Le Constitutionnel, 24 février 1881, jeudi 24 février 1881
¦1/* uùi'b ifl 4’4V/,e LA P  T R Q^cb Ce HECTOR TREPANIER & Cie.Editeur-Proprietaire.1 EDITION HEBDOMADAIEE, Toutes Communications devront être Adressées a HECTOR TREPANIER A Cie.- [ KOSSUTH DUVAL, Redaeteur-en-Chef.«s^cn7Kcuts?«i3r.suca,5* *ji Volume XIII Trois-Rivières, Jeudi S4 Février 3.881 FSÏÏX&LBTON.arm- LA FEfi DES GREVES rAU TAUL FEVAL.C Suite XXII fRERR BRUNO.Et comme, au même instant, Mc-loir sc leva brusquement, poussant des cris inarticulés sous son bâillon, .Aubry se vit perdu.—Qu’a donc ce maître fou ?s’écria cependant le bon frère Bruno.Sire chevalier, donnez-lui du plat de votre épée entre les deux épaules ! Méloir s'était élancé vers la porte.Il cherchait à mettre son visage en lumière et à se faire rconnaître du moine convcrs.Mais celui-ci se tournant vers Aubry : —Je n’ai jamais vu le prisonnier comme cela 1 dit-il, vous 1 aurez donc fait boire, sire chevalier ?en l’an trente-neuf, nous avions un captif du non: de Thomas Çrréveleur, qui devint maniaque dans ce meme cachot, j’ai envie de vous conter son histoire.Figurez-vous que ce Thomas Grévélcur.Méloir sc démenait furieusement, —Sortons ! dit Aubry qui était tout pâle et qui s’étonnait que la méprise du frère put se prolonger ainsi, Le bon Bruno fit retraite aussitôt, et comme Méloir s’attachait à lui, le bon Bruno ne crut pouvoir moins faire que de communiquer à ce prisonnier récalcitrant un coup de poing paternel.C’était un digne poignet que celui du bon moine, La poitrine de Méloir sonna comme un tambour.Il chancela et tomba sur la paille.— Voire ! dit Bruno indigné, ce n’est pas ma besogne que de caresser les fous ! je m’en suis fait mal à h deuxième phalange du doigtannu-fil Ti US ••••*• Aubry av^it passé le seuil.Bruno le suivit, parlant toujours et grondant de plus belle.Il ferma la porte avec soin.Cela fait.il se prit les côtes à deux mains et regarda Aubry en éclatant de rire.: • ' ; : > Aubry ne savait que penser.——Oh 1.oh ! ••••••«•«oh ! disait le frère Bruno dont les yeux se remplissaient de .larmes ;.j’en mourrai, messirc Aubry, j’en mourrai / Voilà une histoire, Seigneur Dieu 1 une histoire comme on n’en a jamais raconté !• Vous m’aviez donc reconnu ?balbutia Aubry déconcerté.—Bon Jésus 1 pensez-vous * que j’aie la berlue ! Oh 7 oh / les côtes / les côtes ! il s’est déshabillé de lui-même.—Ah ça.cst-cc que vous le voyiez ?Le trou de la serrure, donc, mes-, nire Aubry 1 Je le voyais comme je vous ai vu toute la journée d hier limer votre barreau, et j’avais bonne envie de vous apporter une ; escabelle pour tenir vos pieds, car vous deviez fatiguer dans cette position-là, Aubry le regardait ébaudi, -rrEh bien 1 mon jeune seigneur, reprit- Bruno, quand vous nj’aurez regardé avec des yeux d’une toisçj! J’aime les bonnes histoires, moi ! Et je la raconterai encore dans vingt ans si je vis.D’ailleurs, vous savez bien : j!étais .un soldat entier vertubleu ! avant d'etre une ,(moitic de môine.Lu vieux Maurcver m’a gagne le cœur en venant jusquhqi rabattre for gueil d’un.meurrr\cv>Vous m’avez g* gué leccenr.vo;us,.ep bu®*^ votre épée pour ne la point déshonorèi f\ Et r/.de Méloir m'échauffa leo oreilles quand il fit le chien couchant ce jour-là.Or tout ceci me rappelle une assez gaillarde histoire qui sc passa en l’an vingt-huit, derrière Bcllesmcs, en Normandie.—Mon bon frère Bruno, interrompit Aubry, le plus pressé est que je sorte de l’enceinte du monastère i vous me conterez votre histoire dehors.—Je puis vous la conter en chemin, messirc Aubry, C’était le chevalier Potlion de Xaintraillcs qui voulait entrer dans Bellesincs, de nuit, malgré l'Anglais.Durham était dans Bellcsmes, avec quatre cents archers du Nord, qui auraient tué une alouette à cinquante toises.Aubry serra tout à coup le bras du frère couver?.Ils étaient sortis du corridor et débouchaient dans le cloître,ou quantité de moines se promenaient Bruno changea de ton soudain.—Oui, sire chevalier, dit-il aver toutes les apparences d’un respect profond ; les trois cachots se font suite l'un à l’autre et sont creuses dans le roc vif.Dom Nicolas Fami-got, vingt-quatrième abbé du saint monastère, fit, en outre, redorer la statue tournante de saint Michel, archange, qui est au sommet du campanile.Son décès eut lieu le dix-neuvième jour de mars, en l’an 1272, et ie cartulairc rapporte.Le cloître était traversé.— Du diaWe si ie sais ce que rapporte le cartulaire, messirc Aubry, reprit Bruno ; le cartulahc 11e contient point de bonnes aventures comme celle dont j’ai été témoin aujourd’hui.Ah 1 laisscz-moi rire encore un petit peu, je vous en prie.Quelle figure il avait ce Méloir ! et ses regards piteux !.Ah !.ah /.ah ! .Et (maintenant, je donnerais *bien deux ou trois deniers pour savoir quelle vie il mène tout seul dans votre cachot ! Aubry 11c pouvait partager l’expansive hilarité du frère servant, Son casque n’avait pas de visière.Méloir avaft dû amener quelque suite avec lui au couvent : Aubry craignait de rencontrer dca hommes d’armes sur son passage et d’être reconnu, Mais Bruno avait contre sa crainte des arguments sans réplique.— Les soudards, se.disait-il ; ah ! ah 1 je les ai vus ce sont d’assez bons drilles.C’est moi qui les ai menés au réfectoire des laïques.Ils y sont, entrés sur leurs jambes ; mais il faudra les en tirer sur des civières, oui bien ah ! ah / j’ai été soldat et je fais penitence.V Frcre Bruno passa sa langue sur scs lèvres, ému au souvenir de quelque bonne aventure.Ils descendirent le grand escalier, traversèrent la salle des chevaliers, le réfectoire des moines, et arrivèrent au seuil de la salle des gardes.— La tête haute ! dit frère • Bruno qui était un observateur ; l’air insolent, le point sur la hanche, c’est comme cela que marche le Méloir ! Les gardes firent avec rcspe:t le salut des armes.La porte extérieure s’ouvrit.—Je suis chargé, dit le moine servant au portier, de montrer la chapelle Saint Aubert au digue chevalier Méloir.—Que Dieu vous accompagne ! souhaita le frcre tourier.Et ils passèrent.Aubry respira bruyamment.Le frère Bruno était aussi content que lui, ;» —Maintenant, reprit-il, ou allez-vous mon cher seigneur ?.—Je ne puis vous le dire, répliqua Aubry.—Ah ! si fait, si, fait ! s’écria Bruno, puisque je vais svcc vous.—Comment ! vous venez avec moi ?— Mais votre habit mon frère ?.—Jq n’ai pas fait de.vœux, messirc Au,bry, je vous j’aj dit : je ne suis qy'une moitié de moine, et je ne me , soucie pas beaucoup de-vous rempla- cer dans le cachot creuse par Dom Nicolas Famigot, vingt-quatrième abbé du mont Saint-Michel,—bien que ce soit un foit bei ouvrage.—Vous croyez qu'on vous rendrait responsable ?.—Le chevalier Méloir parlerait du coup de poing,.Un beau coup de poing, messirc, avez-vous vu ?Et ce soir je coucherais sur la paille.A ce sujet-là je sais une histoire qui va véritablement vous bien divertir, du moins, je l’espère.C’était en l’an.attendez donc !.l'année m’échappe, mais c’était bien sûr avant l’an quarante, pârccque j’avais encore mes trois dents de devant qui me furent cassées d’un méchant coup de masse d’armessous Hennebon.Et celui qui me gâta ainsi Ii mâchoire en mourut .Il arriva que le sire de Villaine qui tenait la seigneurie de Landevan.— Mon frète Bruno, interrompit Aubry, je vais en un lieu où je n’ai pas le droit de vous emmener.—Tournez ici, messirc Aubry, répondit Je convers ; mieux vaut entrer un peu en grève que de marcher dans ces roche*.diaboliques qui usent en deux jours de temps la meilleure paire de sandales.Comme ça vous ne vouiez pas de mon histoire ?C’est bon, niessire Aubry ; quant au lieu oû vous allez, si vous ne m’y menez, pas, moi, je vous y mènerai.— V ous sauriez ?.— Croyez-voc.*» que le troisième carreau de mon compagnon Alain, l’archer qui veillait sur la plate-forme i! y a deux nuits,n’aurait pas mieux touché but que les deux premiers ?Mon compagnon Alain n’a jamais manque trois coups de suite en sa vie.Et Dieu merci, on voyait la jeune fille au clair de la lune comme je vous vois, mesure Aubry, Heureusement j’avais écouté au trou de la serrure, pendant: que vous causiez avec elle —Ah ça ! tu es un diable, toi ! s’écria le jeune liomnio d’armés, moitié riant, moitié lâche.— Plaignez-vous ! Je sais le bras d'Alain, mon compagnon, et je lui dis : Voici un gobelet de vin que Saint-Michel envoie à son fidèle gardien.Et maître Alain de relever son arbalète pour prendre la tasse.La tasse était profonde.Quant Alain mon compagnon l’eût retournée, la demoiselle Reine de Maurcver était à l’abri derrière l’angle de la muraille ‘ Aubry lui prit la main et la serra vivement.Frère Bruno s’arrêta et releva les manches larges de son froc.—Regardez-moi ça, dit-il en montrant des bras d’athlète ; quand les soudards de-Méloir viendront chercher le vieux Hue de Maure ver là-bas, à Tombelène, ces bras-là pourront leur faire encore bien du chagrin Je tiens joliment une épee.Quand je n’ai pas d’épee j'aime assez un gourdin.Quand jeji’ai pas de gourd n tenez, je m’en tire comme je peux.Il avait saisi à deux mains une grosse roche qu’il balança un instant au-dessus de sa tête.La roche partit comme si elle eut été lancée par une machine de guerre, et s’eu alla briier un poteau dans le sable à trente pas de là.—Frère Bruno rourit bonnement.—:Suppo.*>ez-lc, Méloir, en place du poteau, dit-il, ça lui aurait bien sur, ôté l'appétit pour longtemps.—- Mais dites-moi, mon jeune seigneur, reprit-il soudainement, avez-vous jamais ouï conter l’aventure de Joson Oreliii, bedeau de la paroisse de Sàint-Jouân-dcs Guércts c* XXIII.COMMENT JOSON DR ELI.N BUT LA RIVIÈRE DE RANCH.Tout en parlant, Aubry de Kerga-riou et frcre Bruno avaient fait le tour du Mont.Ils se trouvaient à peu prés en face de Tombelène.Aubry réfléchissait.Bruno racontait.—Joson Drclin, disait-il, en son vivant bedeau de la paroisse de Saint-Jouan-dcs-Guércts, était un vrai compère qui sc connaissait en cidre, comme le pauvre monsieur Gilles de Bretagne .dont Dieu ait l’âme, se connaissait en vins de Fraucè, Ft après tout, messirc Aubry, se connaître en rubis gascon est le fait d’un chevalier, comme sc connaître • * en jus de pomme est le fait d'un bedeau, c’est moi qui dis cela sauf le respect d’un chacun et la révérence-pari er, Donc, au baptâme des cloches de Saint-Joiian-des-Guérets, en l’an quarante-trois, ou quatre, car la mémoire n'y est plus.Ah dam ! je n’ai plus vingt-cinq ans, non, ni trente non plus : ctre et avoir été, ça fait deux ! Je disais donc qu'en l’an quarante-trois ou quatre, Joson Drclin sonna tant qu’il but beaucoup.S'il sonna tant, c’cst que le sonneur était malade ; s’il but beaucoup, c’cst qu’il avait grand soif, pas vrai ?M’écoutez-vous, messire Aubry ?Aubry ne répondît point.11 pressât le pa*\ car il avait grande hâte de voir ceux qu’il aimait.Et après’tout, il ne pouvait pas renvoyer ce brave homme, qui s’était compromis pour le sauver.Pourtant intio luire un étranger dans !a retraite du proscrit ! Aubry hésitait parfois.—C'éit bon ! je vois bien que vous m'écoutez, cette fois, continuait ic bon frère servant, qui siiaitj qui souî-flait, qui bavardant tant qu’il pouvait ; et ça ne m’étonne point, l'his-toireétant agréible, quoique véridique en tout point.Pour avoir bu beaucoup, il advint qu’un soir, Joson Drclin se trouve un1 peu ivv.Sa ménagère lui dit : Couche-toi.Jo ,0 i.mon bon homme ; comme ça tu sera*, sûi de ne point battre et de n’cire point battu.Joson Drclin, justement, n'avait pas sommeil.— Holà ! dit-il, la fenrne, donne-moi la paix ou je vais reboire ! — Reboire / tu n'avalerais pas seulement plein mou dé de cidre, tant tu es rond, mon pauvre bon homme Jo on ! Quant â cela, chacun sait bien que les femmes sont sur la terre pour nos péchés.Défier un homme de boire ! Avez-vous vu chose pareille ?Joson Drclin ainsi tenté parle démon de son chez soi, prit la rage ; il appela des métayers qui passaient sur le chemin et leur dit : —Hé / les chrétiens / foulez-vous voir un homme boire toute l’eau de la rivière de Rance ?Les métayers s’approchèrent.Voila ce que c’est, reprit Joson Drelin, mes vrais amis, écoutez-moi bien.I a femme dit que je ne boirais pas plein un dé de cidre ; moi je parie boire toute l'eau qui présentement coule en rivière de.Rance, de Floue; jusqu'à Saint-Suliac.Les métayers haussèrent les épaules.L’un d’eux avait un sac de cuir plein de pièces d’argent, parce qu’il avait vendu ses vaches au marché de Châteauneuf.Joson Drelin lui dit : — Ton argent contre nia maison 1 Qui poussa les hauts cris ?Ce fut la ménagère.,.,N ,• Mais l’homme au sac de cuir regarda la maison, qui était bonne et répondit bien vite.— Pope ! Ta maison contre mon argent., • Les autres métayers dirent : —C’cst topé la main dans la main ! Qui renie est un failli coq ! —Au fait, s’écria Aubry répondant à scs propres réflexions, un brave soldat de plus, dans la bagarre, c’cst quelque fois le salut.-—Oh Nur ma foi messire Aubry, repartit Bruno Joson Drclin, était Bedeau non point soldat du tout, je v ous l'assure.I —Allons l marchons ferme, frère Bruno ! La mer monte, et il nous faut passer à Tombelène.—Je sais bien, messire, je sais bien.Mais vous n’avez donc pas fantaisie de connaître comment fit Jo- IXTo.8 là, mon frère ! — Bon, bon, messire Aubry, ne vous fâchez pas / Je ne conte mes anecdotes qu’à ceux qui les demandent.Et encore, bien souvent je me fais Drier, témoin m nui rriwa »*ii aïs prier, témoin ce qui m’arriva en son Drclin pourboire toute lean qui l’an quarante-cinq, au pardon de coulait en rivière de Rance, depuis Noyal-sur-Scîche .Ploucr jusqu’à Saint-Suliac f C’cst pourtant là le merveilleux de l'histoire.Et je me souviens que le frère Pacômc, second sommelier du temps de l’abbé défunt.*.Oh ?oh / mais c’est ce frère Pacômc qui eut une bonne aventure en i’an trente-sept I Figurez-vous que la veille de Noël il était allé quérir le vin des trois messes.—Allons / disait Aubry qui voyait venir la mer; pressons le pas / —Saint-Sauveur /je vais pourtant de mon mieux / frère Pacômc sc trouvait être sourd d’une oreille depuis l’an vingt-huit qu’il avait été piqué d’un insecte malfaisant dans les blés normands.En allant chercher le vin des trois messes, il rencontra maître Olivier Choucsnel, syndic des peaussiers et mégisscurs de la ville d'Avranchcs Savez-vous comment il s’était marié, ce maître Olivier Choucsnel ?Mais il ne s’agit pas de maître Olivier Choucsnel.Revenons à frère Pacômc c'est-à-dire, finissons auparavant afin de procéder par ordre l'histoire de Joson Drclin, bedeau de Saint-Jouan des Gucrets'; les autres viendront ensuite à leur tour.Une belle paroisse, messirc Aubry, où j’ai commun vicaire qui sc nommait Melin Moreau, et qui fatiguait bellement les chantres au lutrin quand il voulait.Son frère cadet vendait du lard au lutrin Pré-Botté de Rennes, du lard et des œufs cuits durs, saindoux, savons, fromages et beurre assaisonne Il mourut des coups que lui avait donnes sa troisième, femme.— Oh / la maîtresse femme / L’année qu’il trépassa, je me souviens que le feu prit en l’église Saint-Sulpice, à Fougères, et que mon oncle Mathieu, hallcbardier de fa chanoine, eut la jambe cassée par un cheval fou.Donc, Joson Drclin était bien empêché quand il fallut tenir.sa gageure de boire la rivière.Sa ménagère sc lamentait et pleurait, disant : Que Dieu ait pitié de nos vieux jours 1 Nous voilà .sam* maison et sur la paille / Frère Bruno eu était là de son re'-cit, lorsque Aubry le saisit rudenjert par les épaules et le poussa avant.La mer arrivait dans le lit du ruis-' scau-qui sépare les deux monts, et frè re Bruno avait déjà de Peau jusqu'aux mollets.Or, dans ces sables, quand on a de l’eau jusqu’aux mollets, la tête y passe souvent.Frère Bruno se mit à rire quand il fut à pied sec.Messirc Aubry, diVjl# je vous rends grâce.Voilà ce que c’cst que de bavarder: je ne regardais pas mon chemin.Cela me rappelle l’histoire du vieux Martin de Saint-Jacut qui fut noyé en chantant ma mèti l'Oie.Donc la fern,ne de Joson Drelin.—Morbleu / mon frcre / s’écria Aubry, nous allons nous fâcher si vous ne laissez là une bonne fois Jo-sôn Drelin et sa femme / — Bruno le regarda stupéfait.«—L’histoire ne vous plaît pas, messirc ?dit-il1 : c’cst surprenant.Mais cJcs goûts, il ne faut point discuter, et je vaisi alors, vou^ ’achever l'aventure de Pacômc, sccodd sommelier de l'abbé défunt.• .—Ni cette aventure ni d’autres, mon frère / Avalez votre langue, et mettez vos jambes au trot, car la mer va nous entourer.* —Oh î répliqua le moine servant.* j’aurai toujous bien le temps de vous conter ce qui advint à maître Olivier Chouesncl.syndic des péaussiers et mégisscurs de la ville d’Avranchcs,; le jour de scs noces.—rUn mot dç plus: çt je voûsflaissc Aubry .n’en voulut point entendre davantage.Il prit sa course* ètriè’ frère Bruno resta seul dans les tangues —Oh /oh! fit-il : pareille-chose m’advint en Basse-Bretagne avant la guerre.Je voulus raconter l’histoire du meunier Rouan, qui vendit son âme au Malin pour une paire de meules, niais., .~-Oh î oh ! fit-il encore en sautant voici la mer pour tout de bon !j Cette fois il n’entama aucune»histoire, et prit ses jambes à son çou.La forteresse que les Anglais a-vnient construite au mont Tombèlènc, était considérable, et pouvait contenir nombreuse garnison.En partant quelques mois avant les événements que nous avons sous les yeux du lecteur, Knolle ou Kernol, le lieutenant de Bembrœ.qiii cbjjt resté le dernier à Tombelène, avec cent ou cent cinquante homines d’arme-**, fit sauter les ouvrages de défense, rasa le château et mit le merit a nu.l .Il ne restait debout que la partie-occidentale des murailles, flanquée par la tour demandée où nqus'Ia'Vons vu monsieur Hue de Maurcver ;dor-mir sort épee entre les jambes.,, j Ces murailles, la tour, une couftme*.élevée de plusieurs pieds au-dcssiu du sol, çt le bâtiment intérieur dont le rez-de chaussée n’avnît été'dcîmo* li qu’eu partie, formaient encore» une retraite assez vaste, qu’il ctqibôlrè»-facilc de clore et de mettre à .Kabri d’un coup de main, surtout à cause de cette circonstance, que le reste de l’îlc était complètement décolivcift.Au moment où Aubry de Kérga-riou et le frère Bruno traversaienTla grève, il y avait bien des yeux- inquiets fixés sur eux derrière les murailles en ruine.Monsieur ijfic de Maurcver, qui ctpit restési longtemps-seul sur le rdc abandonné, avait maintenant de lâ compagnie, pliis-'bqu’il n’en eût voulü peut-êlje.i-jij ¦ ( A Continuer.) LS CONSTITUTIONNEL .j‘j U ro Jaoa Lundi, Mercredi ot Vendredi, NO IO RUS CRAIG dm •jj) nirx DrA n oxxemext 131 VARIABLEMENT PAYABLE D’AVANCK.Edition àemiiQ^ntfdlcnno ltvnlolB.Ô3.0U " Tr ., _ «mois.,,.i.5o Edition Hobdomadalra 12 mois_____ 1.00 Ponr leu KlAts-UuIfl: • Edition ScwiiQnotidleuné 12 n*ôl*.v.V'-fJi%0© „ 'll v • -:i ,fl moll .2 OO Edition Tîcbdcmindfilro'' nTfcraoll H.ftO Leu frais'do.port pour toi Canada, ^bityita'imr ’Editeur.•li aero charge' 50 ccttllHî de tnirphiB pur n6o à ceux qui;no'paieront par djnvunqy, Ceux qui veulent discontinuer, doivent donner uvis.au moins un mois îttAnBhâpira tiou du ternju de lcpr abonnement,oui am «tr* pas moiqure dèlgix mois: pour l’Edition 8emf-.Quotidienne et do 12 mois pour l'EdftioW Heb-dymudairo, les arrérages acquittés.Toutes correspondances rte.y 'doWâht être adressées at propriétaire du ÇonHil^nnel, af- frtuebies blo.et munies, d‘une'signature rosponsa-.U ln -»• «j rci .1 uisvdi , üoJuoJ cup iJnlïmjUgao IpmoM SsMi-QoonmaxxB, première.: :: Insertlbnmj&révttm.* ; vP/VJ Ji.lO'$0o.i 0 Do Insertions subséquentes,,.^.».;.00.03 Une Colonne pour 12 mot*.:™!™^ *00.00 Do do .è'moiap/;pjjiU 35.00 „ Do do 3 mois.*18.00 P.THTIOX HSBDOtf ADÀIRK( à fortÜltV.Y.J • • Toutes annonces sans conditions seront In série*.Jusqu’il contrc-ottlro jù-jj.0 jiV;3bct«, 1 I*«â V Tout ordre pour discontinuer une n uonco doit être par écrit.1 Ofi ‘yiJ.'O SECTOR TREPANIER *jJ'jj*»ü> dxiiî ! ‘jup Funr.Fôb « Le Constitutionnel—edition Hebdomadaire %; mtr.mme Mr.JH- BATES Agert d’annonces, 41 Park ( Times Building), New-Yol'k, est autorisé à faire annoncer dans le Constitutionnel aux conditions les plus avantageuses- MAY nr.FOUNT) ON FILK AT «KO.1*.ltOWIUili A ( ü'IÜ THIS PAPER NEW YORK Newspaper Advertising Bitrcau (10 Sl’HUCtt 6txi:kt;.w^bkk Ar>- YKxrriai-a corn-mors uiny bu buido lur U lu Le Constitutionnel TB0IS-B1VIEBIS 24 Février 1881 JL* Crédit-Foncier Franco-Canadien : L’échcc que vient de subir le Cré- \dlfc-Foncier du Canada auprès du gouvernement, assure à notre institution provinciale le monopole qui lui avait été accordé par la législature •de Québec.Cette decision de l’autorité fédérale, attendue avec tant d’impatience .par tous nos concitoyens soucieux des droits de leurs province, dissipe 'bien des craintes et ranime la confiance générale, Nous sommes heureux qu’ort ait tenu compte, à Ottawa, des énergiques protestations de la presse conservatrice contre les tentatives faites par certains capitalistes, aidés des organes libéraux, pour engager le pouvoir supérieur à désavouer un acte pa>sé par une législature locale dans la limite de scs attributions.Grâce au respect qu’ont nos gouvernants pour la constitution qui nous régit, notre autonomie un moment menacée par las faits et gestes d’effrontés spéculateurs, a été respectée.Maintenant notre crédit-foncier, destiné à rendre de si grands services à nos concitoyens, sursout à la classe agricole,n’a plus à craindre que des ambitions rivales lui disputent le succès de scs opérations dans la province de Québec.On n’apprendra pas avec moins de plaisir que uotre institution financière vient d’obtenir une charte d’incorporation de la législature d’Ontario.Notre province-sœur fournira un nouvel aliment à la légitime ardeur spéculative des membres de notre Crédit-Foncier.Les bureaux de celui-ci sont en activité à Québec et \Mont- r^l» , v .Il y a déjà plusieurs prêts d’efife-tués, et bon npmbre d’autres en négociations, .s i successeur a ld plaisir de déclarer nu parlement et au pays, avec preuves à l’appui de sa déclaration, que la nouvelle politique fiscale a déjà attlent le but pour lequel elle a été adoptée .* le rétablissement des finanCesVt la restauration de l’industrie.En effet, le nouveau tarif a non-seulement augmenté notre revenu, comme le prétendent malhonnêtement les ennemis du progrès, il a aussi protégé l’industrie nationale.La preuve de ce que nous avançons se trouve dans le fait que les Importations ont diminué de douze millions et les exportations augmenté de quinze millions pendant le dernier exercice.Personne ne peut nier, si ce n’est ceux qui sont mus par un triste esprit de parti et de rivalité, que l’in dustrie, ruinée par la concurrence américaine sous l’administrarion libérale, s’est largement de'vcloppéc sous l’influence du tarif protecteur, Nos fabriques qui avaient dû former leur portes, et celles qui ont surgi dans toutes les parties du pays, ont fourni de l’emploi à plusieurs milliers d’ouvriers de plus, dont la plupart sont à la tête de nombreuses ta-milles, I Le vieux Narbonne est âge de soixante-dix-sept ans et est un peu - sourd.C'est un vieillard encore vigou-1 reux.Sa femme est âgée de soixantc-! quatre ans.Elle est de petite stature avec des épaules et un buste très large pour sa grandeur.Elle est aveugle depuis quelque temps.Sa figure est loin d’être agréable.Ses traits sont ramassés et irréguliers.Elle fait l’effet d’une de ces vieilles sorcières dessinées dans les livres de comtes pour les enfants.La tripe exécution aura lieu vendredi matin entre 8 et 9 heures.ACTUALITÉS- La résignation probable de M.Chs, Langclier va nécessiter une nouvelle élection dans ls comté de Montmorency.On dit que M.Achillas Mercier persiste à se porter candidat dans le comté de Bellcchassc.M.Ouimet , député de Laval, doit présenter un projet de loi pour rétablir le double mandat, M, Richard Dickinson, notaire, de Bedford, est nommé seul législateur du comté de Missisquoi, position qu’il occupait conjointement avec M,.L.J, Demers, décédé.Les citoyens de Toronto ont décidé de faire une réception publique à Hanlan à son retour d’Europe, MM, Beaudry et Nelson sc disputent la mairie à montréal, Toutes les chances de succès paraissent être en faveur du premier.La Chambre n’a pas siégé samedi dernier.La Cour Suprême a commencé, hier, à .s’occuper des causes de la Province de Québec.Une dépêche au Herald annonce que M.Morissctte a été nommé temporairement avocat du Crédit-Foncier Franco-Canadien Québec.UN PAUVRE DISCOURS : M.P, B, Bennett, député de Cham-bly à la Chambre des Communes, a été nommé par le bureaude direction du Crédit-Foncier Franco-Canadien, chef d’inspection pour les propriétés rurales de la division de Montréal, Cette division s’étend des Trois-Rivières aux limites ouest et sud de la.province, Sir.Richard.Cartwright a faiblement répondu au ministre, des finances, véhdrédi dernier.Son discours, de l’aveu de tous, a été très-pauvre., Le tactique de - l’ex-ministrc, dont on a'*connu Xhabilité comme finaii- *,*v«|| *i a• i'i •*'* '• wî *, / * *n / M*.• « • «, ciér, consiste à attribuer le rétablissement des finances publiques à l'augmentation' seule • des droits de douanes sous prétexte de protéger l’industrie nationale, Pour lui le tarif protecteur n’est qu’un tarif de revenu.Voila tout .Ui.Prenons les faits, ils sont plus éloquents que toutes les théories des politicienS, à quelque parti qu'ils appartiennent.' ; ., Tandis que M.Cartwright regret-1 tait d’avoir à annoncer après chaque session depuis celle de 1876, qu’il était incapable de rétablir l’équilibre entre nos revenus et nos dépenses, de prévenir de nouveaux et énormas déficits, et qu’à la session de 1878,1! déclarait que la taxe directe était le «seul remède au| mal existant son Les Narbonne.—Mi le shérif Rou-scille, assisté parson député, M.Grignon, ont fait tous les préparatifs pour Texécutiôn des trois assasins d’Arundd.Quinze demandes ont été 'faites pour la place de bourreau, entr’autres celle d’un cultivateur du comté des Deux Montagnes qui prétend avoir fait son*coup d’essai aux Etats-Unis.La potence de montrcal est déjà rendue dans la cour de la prison de Ste Scholastique, elle a déjà servi à 12 executions.( ‘ *, Le fils Narbonne ne semble pas croire que le gouvernement le laissera pendre.Il se promené avec des chaînes aux pieds dans le corridor près de sa cellule.Toutes les précautions ont été prises pour empêcher les condamnés de s’échapper.Le jeune Narbonne ne veut pas entendre parler de confession et ne prête qu’uiic oreille distraite aux exhortations du vicaire de la paroisse qui est chargé de le préparer à la mort.Il est âgé de 24 à 25 ans.Il jouit d’une santé robuste et sa taille est un peu au-dessous de la moyenne.Scs traits sont réguliers et un peu durs.Il est peu communicatif, et il semble avoir une intelligence moins que médiocre.Il n’a été baptisé que dernièrement, lorsqu’il a épousé une jeune fille de quinze ans.Sa femme quelque temps ayant le procès à fait environ 25 milles à pied pour aller lui faire visite.P£YiTE CHf^OftilQUE- Avcc une plume toute rouillée, un papier qui me tombe sous la main comme par enchantement et un encrier antique rempli d’une encre qui se lit à peine, je commence cette petite chronique.En sus, chroniquer est chose qui ne m’est pas familière, comme le lecteur s’en convaincra.Vingt fois ma plume s’y est refusé,et c’est encore avec hésitation que je m’exécute aujourd’hui.On médit : “ Pouah 1 il n’y a pas tant de cérémonies, il y en a bien d’autres qui ne font pas mieux,—envoyé ! envoyé / N’y a-t-il pas un commencement partout ?et Paris ne s’est pas fait en un jour 1 ”—T rès-bien / Mais je suis d’avis que tout ces écri-vailleurs-là—moi le premier—devraient, pour casser ainsi la tète du lecteur, payer un impôt.à la Corporation.Ça mérite considération.*** Notre petite ville vient de pisser par une période de tranquillité—sous le rapport des amusements—presque assoupissante.N’cût été de deux soirées à 1*Hôtel-de-Ville, le temps du Carnaval passait inaperçu.Outre ce qui a été dit du concert de Mlle Morisson-Fiset, un dernier mot ne sera pas superflu : Il y avait foule.Le public triflu-vicn a voulu lui faire un accueil sympathique et il l'a bien fait.D’un autre côté, rarement soirée musicale n’a été plus solennelle et mieux remplie L’élite y était et les bouquets n’ont pas fait défaut.En somme, succès complet sous le rapport artistique et pécuniaire.Mlle Morisson-Fiset, qui a fait partie de la Société Philharmonique de j New-York, est une cantatrice de I choix, elle charme par sa voix et vocalise avec une merveilleuse facilité.Son chant est plein de sentiment, ce qui est le caractère particulier des artistes.M.J.E, Locat a aussi en lui de l’étoffe pour faire un artiste.Quant aux autres, je crois être l’écho de tous ceux qui ont assisté au concert, en disant que nous souhaitons les entendre de nouveau avant longtemps.* * * Quelques pensées prises ça et là : —L’expérience des autres ne se compte pas pour nous, parce qu’on ne tient qu’à ce qui coûte cher.—On fait du mariage ce que les enfants font de leurs tartines .* on commence par manger les confitures; il ne reste plus que le pain sec.—Définition du bonheur en ménage : Un mari sourd, une femme aveugle.* —Q’cst encore un doux rêve que de s’endormir dans l’amour et de se réveiller dans l’amitié.Zoulou.tés aux propriétaires des journaux qui ont b.en voulu envoyer gratuitement leurs feuilles a la société ; et demande leur est faite de vouloir bien continuer cette faveur à la société comme ils l'ont fait par le passé.Proposé par L, A.L.Dcsaulniera, secondé par C.Z.Duplessis, et résolu : Que M.F.X.Rivard soit nommé directeur des choeurs de la société Ste, Cécile .au lieu et place de M, N, Marchand, directeur-démissionnaire.Les répétitions de chant auront lieu comme à l’ordinaire, tous les mercredis de chaque semaine, à 7 hrs.P, M, aux salles de la société ; tous les membres sont pries de s’y rendre régulièrement, J.E.Baribeau, Secrétaire.S.S.C.T.- R PARLEMENT FEDERAL CHAMBRE DES COMMUNES.Séance du 21 février.M, LANDRY.—Est-ce l'intention du gouvernement de faire une exploration par la commission géologique dans cette partie de la province de Québec où il y a de l’hydrogène carbure et plus particulièrement à Varenncs, Louiscville et Yamachichc et le long de St-Maurice.Sir L.TILLEY.—La question a déjà été soumise au gouvernement et elle recevra la considération qu’elle mérite.• ^ M, BOURBEAU demande un état des licences accordées pour du tabac cultivé en Canada, depuis le icr mai 1880.Sir L.TILLEY propose que le jeudi soit un jour où les propositions ministérielles aient la préséance.Plusieurs demandes de documents sont adoptées, puis la séance est levée à dix heures p.m.Désertion, On mande de Qublin que le prestige de la ligue agraire a diminué sensiblement ‘et que le peuple la craint beaucoup mois que ci-devant.Le paiement de l'affermage augmente considérablement.^ II y a eu à Clara une grande assemblée qui a été présidée par un j prêtre.15,000 personnes environ assistaient à cette assemblée à laquelle Parnell a adressé la parole.Il a conseillé au peuple et en particulier aux tenanciers, de tenir ferme.Rome, 20.—On rapporte que Sa Sainteté a exprimé son indignation à l’égard des relations que Parnell et autres chefs de la ligue ont nouées, à Paris, avec Rochefort et autres radicaux.Berlin, 20.— Une synagogue a été détruite par un incendie, en Poréma-nie* 'Munich, 20.—A un bal masque d’étudiants qui a eu lieu à l’académie de peinture, les costumes de plusieurs danseurs ont pris en feu et quatre d entre eux ont été brûlés à mort.Huit autres ont reçu des brûlures plus* ou moins dangereuses.Parnell a eu une entrevue avec Louis Vcuillot, ce qui est plus de nature a rassurer les catholiques que les précédents populaires de l'agitateur irlandais avec Rochefort et Victor Hugo.La fuite la plus audacieuse et la plus désespérée qui soit jamais arrivée au pénitencier de Kingston a eu lieu dimanche soir entre six et huit heures, Quatre prisonniers nommés Wright, Blake, Shiotte et Rapson étaient enfermés dans les cellules solitaires de l’enceinte au pied de la prison, C’étaient tous des caractères désespérés et ils avaient été confinés dans ces cellules pour mauvaise conduite, Blake était une personne idiote et en proie à des passions terribles, Il avait assailli des prisonniers, des gardes, et le sous-gouverneur.Il avait aussi frappé le gouverneur Brcighton avec une fourche, Depuis ce temps il était enfermé ; on considérait comme dangereux de le laisser en liberté.Wright est de London.Il subissait une peine de dix ans pour avoir vole des gardiens de barrières.Un de sc.*» camarades fut tué lors de son arrestation.EUROPE.A assurance Financière.M.J.O.Plcau, agent de l’Assurance Financière pour le district des Trois-Rivières*, nous informe que MM.Forrest, Patcnamle & Cic, agents généraux pour le Canada de de l’Assurance Financière de Paris (France), viennent de recevoir du bureau principal de T Association une somme de•*‘$70.000, pour déposer comme garantie entre les mains du gouvernement canadien.C’est là une preuve nouvelle de la solidité de cette institution et de lasû reté de ses opérations.Ainsi, les assurés n’ont rien à craindre,- croyons-' nous, pour le remboursement intégral de leurs polices,suivant le mode et les conditions prévus par les règlement, tels que nous les avons fait connaître à nos lecteurs il y a quelques semaines; .SOCIÉTÉ Ste CECILE.Paris, 19.—Deux nouveaux ouvrages ont paru ce matin, les Lettres de Prosper Mérimée à M.Panizzi et les critiques dramatiques de M.Emile Zola réunies sous ce titre : “ le Naturalisme au Théâtre.” Mme Rattazzi a également pnblié un livre dont on parle depuis longtemps et qui a pour titre 41 les Souve-venirs de Rattazzi.” On a définitivement prohibé l’importation en France, du lard salé et fumé et du jambon américain; Un village de la Savoie a été complètement détruit par une avalanche.Quinze personnes ont perdu la vie et les dommages matériels sont estimés à 200,000 francs, L’Allemagne a donné son adhésion à l’idée-d’une exposition électrique internationale qui aurait lieu à Paria au mois d’août Le conseil municipal de Marseille j Chers Frères, le moyen le plus simple a annulé par 33 voix contre une, la et le plus facile de remédier^ à tous décision accordant un emplacement, ces maux (l’usure, l'intempérance et' pour y ériger une statue à M.Thiers, le luxe) et à tant d’autres qui déso-pour la raison qu’il était l’ennemi des lent notre pays autrefois’Si heureux ; QUELQUES rOTiSIDERATIONS SUR LES RAPPORTS DE LA SUCÏÏKTH CIVILE AVJSO LA RELIGIO.V ET LA FAMILLE (4 Suite ) ARTICLE XXVII Obligation pour te prêtre d'éclairer le fidèle sur la gravité de scs devoirs d'électeur.Le Créateur procède à l’organisation sociale d’un peuple et à l’établissement régulier de son gouvernement d- deux manières : 10, par une intervention surnaturelle et directe, mais bien rare ; 20, plus souvent par une intervention naturelle et conforme aux lois ordinaires de sa Providence.Telle est la conclusion que nous pouvons légitimement tirer de ce que nous avons dit dans les articles précédents.Ce que nous avons dit sur la responsabilité des citoyens dans l’exercise de leurs droits d’électeurs, est suffisant, pensons-nous, pour faire comprendre que c’est réellement un mandat que la Providence leur a confié.De ce mandat découle l’obligation d’exercer le droit qu’il confère toutes les fois que le bien de .ia nation le demande.De là aussi le devoir rigoureux d’apporter dans l’exercise de ce droit toute la dfscrc tion et toute la prudence que l’on apporte ordinairement dans les af faires les plus importantes de la vie.Car du choix des représentants de la nation dépend la bonne ou la mauvaise législation, de Ce choix dépend également la bonne .ou la mauvaise administration de la chose publique par les hommes charges de présider à nos destinées nationales.Or, la première condition donc qui nous paraît nécessaire pour une bonne élection, c’est que ceux qui-, sont chargés de la faire soient, bien convaincus que, pour eux, c’est avant tout une affaire de conscience très-grave, sur laquelle ils doivent ^s’attendre à rendre un jour un compte rigoureux au tribunal de'Celui qui les jugera tout aussi bien comme citoyens que comme individus et membres de famille.• .C’est bien ainsi que l’entendaient les Pères du trosième concile provincial de Québec, qui disaient, dans leur lettre pastorale adressée aux fidèles de la - Province : 44 Vous avez en matnpNos Très- radicaux, c’est de toujours faire de bonnes élee- Petits Commencements—Grands Développements.En comtemplant tous les ouvrages de la Nature, le fait le plus saillant c’est le petit commencement Je se* plus grandes productions, Le chêne gigantesque a commencé par un gland, et l’animal le plus robuste aveç quelque chose que la tête d’une épingle pourrait couvrir.Il en est souvent ainsi dans les affaires de la vie—de grandes richesses ou de grandes distinctions originent souvent des plus petits et des plus humbles commencements.Parmi nos premiers marchauds, combien d’exemples ne pourrions-nous pas citer, de ceux qui se sont rendus fameux ?Il y en a un, cependant, dont la carrière est une des plus remarquables des temps modernes.Il y a quarante ans passés, le nom de Thomas Holloway était inconnu.’ Il était confondu dans la foule.Mais maintenant que sa réputation comme médecin, des plus distingués est bien établie par les remèdes qaril a inventés, son nom est répandu dans tout le Royaume-Uni et dans presque toutes les villes du monde entier.Le Roi de Siam non-seulement faisait constamment usage des remèdes de Holloway mais même invitait scs ambassadeurs à visiter le Professeur à son établissement.C’est ce qu’ils firent dans un des carosses de la Reine et lui présentèrent un magnifique ornement de joyaux d’un grand prix .au nom du Roi.Les Bajahs de l’Inde * ont de même souveut visité le Professeur Holloway ; ainsi que le secrétaire du célèbre Sir JamsetjccJcr-jecbhoy, qui fut fait chevalier par la Reine.D’autres princes étrangers ont jugé à propos de visiter le fameux établissement, où leurs sujets ont obtenu leurs remèdes les.plus approu- • vés, et l’un deux écrivit son autographe en langue Persane et Hindou pour qu’elle fut publiée par tout l’Inde comme une marque de recommendation par son Altesse, Telle e*t la carrière de Thomas Holloway— l’un des exemples les plus saillants du grand développement des petite; choses.— The man about Town.Une députation de la ligue agraire tions.c’est-à-dire de n’envoyer pour a communiqué à M.Parnell un cer-1 vous représenter en parlement » que tain nombre de résolutions lui dcinan- des hommes disposés à réprimer le dant de passer cïi Amérique.M.Par- vice et à favoriser le bién ; de ne ncll a donné à la députation une ré- choisir pour maires et conseilliers ponse par écrit qui sera lue devant municipaux que ceux de vos co-pa-unc réunion de la ligue à Dublin.! roissiensque vous savez être capables Londres, 20.—Le gouvernement a de faire rogner le bon ordre.Aussi décidé d’envoyer un nouveau détache- devez-vous toujours procéder à cew* ment de 350 hommes à Durban, au élections avec le sentiment de la commencement de mars.( grande responsabilité qni pèse sur Un steamer est parti de Woolwich, vos cousciences, puisque vous répon-hier, pour le cap, avec 164 artilleurs drezde tout le mal causé par les et 148 fantassins.hommes que vous aurez élus avec la Le Times dit que les Bœrs ont fait certitude qu’ils étaient incapables de A une assemblée des membres de leurs ou verturc.s de paix au général remplir les devoirs de leurs charges, la Société Ste.Cécile, tenue le 15 du r Colley, par l’entremise de M.Brand, - ——~ courant, les résolutions suivantes fu- président de l’état libre d’Orange.l£5T Nos lecteurs voudront bien rent lues e$ adoptées à l’unanimité.^ Quoique leurs propositions ne soient lire l’annonce dans une autre colonne, Proposé par L, A.L, Dcsaulnicrss pas très-explicites, elles tendent tou- de Mr.U.P.Bureau, agent des cél£- secondc par L.E.Sârasin et résolu : j fois à obtenir le retrait de; ; troupe; bres machines à coudre de Wheekf Que des remerciements soient vo- ‘ anglaises du Transvaal.& Wilson.* » ' Un malheur.—On nous écrit d’Angoulêmc, 29 janvier ; # Un épouvantable malheur c*t arrivé sur la ligne d,u chemin de fer d’Orléans, entre Montinoreau et Cha-lais, le 19 de ce mois, à sej^ heures et demie du soir environ.’ • » h., ., , Un jeune ecclésiastique, d’origine pyrénéenne, agrégé au diocèse d’An-goulcmc, comptant trop sur son agi-leté a eu la malheureuse idée de descendre du train pendant qu’il était en marche.Il n’a agi de sorte que pour éviter un trajet de 3 kilomètres ; mais cette fatale imprudence lui a coûté la vie.Il e*»t difficile de savoir au juste comment ce pauvre jeune homme c.xt tombe, n»ais à ce moment, le train en retard marchait à toute vitesse et la tête a dû frapper yiolcment le sol.car l’infortuné a perdu une énorme quantité de sang par les narines et la bouche.„ .C’est à ueuf heures qu’il a été trouve par un garde de nuit, non loin d’une maisonnette.Le garde a fuit le nécessaire afin que le malheureux ne fût pas broyé par les antres trains ; il a informé aussitôt le garde-barrière, et tous deux ont pensé bien faire en s’en allant à Chalais, à trois kilomètres de là, informer Ja justice et chercher des médecins, mais on assure qu’aucuq de ceux-ci n’a voulu sc déranger.On s’est pourtant adressé plusieurs.^ *_ • Sous l’absurde prétexte d’observer nous ne.savons quels règlements et quelles, formalités, croiriez-vous que le pauvre jeune homme, poussant des cris déchirants, a été laissé toute là nuit %ur le sol, après une journée, de pluie abondante suivie d’une gelé* de 9 degrés au moins, * 7 Ce n’est qu’à sept heures çt demie du matin, douze heures »après sa chute, qu’il .a été.conduit à l’hôpital de Chalais.C’est en arrivant sur le seuil de cet établissement qu’il a rendu le dernier soupir san.vqu’.un 5cul.de ceux qui l’entouraient,—ils ont été quinze à un moment,—ait Songé ni a appeler de scs confrères, ni à lui donne» quelques soins, qui l’auraient peut-•être rappelé à la vie.j: l’Onguent ktles ' Pilules D’Halloway sont les.remèdes le:; plus efficaces, les meilleurs marché et les plus populaires pour toutes les saisons et dans toutes les circonstance^.On peut en faire usage avec la certitude d’en retirer du profit.Les E* ruptions et les maladies de toutes sorte de la peau, maux, ulcères et brûlures pour guérir par ces médicaments purificateurs.L’ongqent appliqqc sur , l’abdomen arrête l'irrifàtfon de.1: ins-i testins.H^urnc la diarrhée et tou» I Uj désordres des intestins auquel* f tous sônt sujet» dans la saison de Tété etdcs fruits. i • • Le Coustitutioiiiiel—Edition Hebdomadaire to* Assurance financière CAPITAUX ASSURES: 300 MILLIONS J)L FRANCS—RESERVE 9,105,300 FRANCS Un IMncre 8nge.° Diacre Wilden, j'aimerai* que vous me fissiez connaître par quels ( wêntîJéT «tondSre.qu“nd,SQOIBIE MUTUELLE DE RECONSTITUTION DES nous tous nous avons été si malades et _ .^ „ avons eu si souvent la visite des mé- 3, x-uo Loms-le-Graïul, Pûiis.decins." 44 Frère Taylor, la réponse est bien facile, j’ai fait usage du HOP BlTTERS on te nos opportun, et.par ce moyen jSi ténu ma famille cri bonne ‘ ànté et me suis exempté des comptes de médecin:».Pour trois piastres de ce remède, nous avons conservé la santé, et nous avons pu travailler tout le temps et je suis certain, qu’il vous en a coûté ainsi qu’à la phnv.it de vos voisins de un à «v, *‘ piastre* chacun, le em • .;; :-,né.'tvez malades*Je pa \r.*rc iv ou vous prendrez mon .«• .** V oir ;ine autre colonne.CAPITAUX, El LA MAISON t .pr»- tout est un grand • ecin.E.ie taolp: dans son sein gé-•jx tous le* secret" irchandiH( s pourra recevoir.do non fournisseu-, sans autro déboursé, le même montant e _ __ 4o.Quand l’acheteur a, en sa possession, pour 20 dollar* do ces 'Ron**, il peut réclamer gratuitement au bureau de l’.4».iurunee Financière une Police du cette Assurance pour le mémo montant ; et autant de qu’il a de fois 20 Dollars en Bons (l’Escompte, go.C«îh Polices «ont numérotées et remboursables eu entier ù une époque déterminée et par anticipation au moyen de tirages qui au font plusieurs fols jwirnn.f , ,, _ , flo.Le marchand qui achète des Bons, pour donner h sa clientèle, reçoit aussi, quand il a acheté pour 20 dol.ar», uno PollCO du mémo montant.„ ., 7o.Les PrimesrP^yé
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