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Titre :
Le courrier du livre
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Éditeur :
  • Québec :Léger Brousseau,1896-[1901]
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
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Le courrier du livre, 1897-07, Collections de BAnQ.

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Deuxième année.No.18.—JUILLET 1897 Le Courrier du Livre REVUE MENSUELLE BIBLIOPHILIE ET DE BIBLIOGRAPHIE % Paraissant !e 25 de chaque mois PUBLIÉE PAB UN GROUPE DE BIBLIOPHILES CANADIENS RAOUL RENAULT, Directeur QUÉBEC RAOXJI, RENAUI/f Editeup-Proppietaipe 1897 Le Gourrier du Livre REVUE MENSUELLE DE BIBLIOPHILIE ET DE BIBLIOGRAPHIE Abonnements : Un an : Canada et Etats-Unis, $2.00 Union Postale, $2.40.TARIF DES ANNONCES ; 1 insertion 6 insertions 12 intentions 1 page.510 oo.$40 oo.$gu oj y„ “ ou une colonne____ 7 50.25 00.40 00 % “ “ % “.5 00.20 00.30 00 % de colonne.3 00.10 00.18 00 , Les annonces seront insérées sur le couvert du journal ou sur des feuilles de papier de couleur et devront n_>us parvenir le ou avant le 15 du niuis.Les remises devront être faites par mandats sur la poste ou par toute autre valeur payable au pair à Québec.Toutes correspondances concernant l’administration devront être adressées à RAOUL RENAULT, Directeur-Propriétaire Boîte de poste, 142 Québec, Canada.LA PRESSE UNIVERSELLE Organe de l’Union de la Presse périodique Belge Revue Mensuelle illustrée publiée par MM.J.B.Vervliet, à Anvers, et G.Mertens, à Bruxelles.Prix de l’abonnement : 4 francs pour les pays de l’Union postale ; 5 francs pour les autres pays.Pour tous renseignements s’adresser au Directeur-Rédacteur en chef, M.J.-B.Vervliet, 61, rne du Bien-Etre, Anvers (Belgiqu Tirages limités : Bibliographie de Sir James-M.LeMoine : Brochure in-8 avec portrait, imprimée sur papier de luxe et tirée à 40 exemplaires numérotés.Prix : $0.50.Mémoires et documents historiques.Notice bibliographique.Brochure in-8, imprimée sur papier de luxe et tirée à 50 exemplaires numérotés.Prix : $0.50.Faucher de Saint-Maurice : son œuvre.—Brochure in-8, avec portrait, imprimée sur papier de luxe et tirée à 75 exemplaires.Prix : $0.50.RAOUL RENAULT, Boîte de poste, 142 quebec. LISTE DE LIVRES CANADIENS HISTOIRE DE L’HOTEL-DIEU DE QUEBEC, ïpar l’abbé H.-R.Casgrain.—Volume de plus de 400 pages avec une gravure sur acier de la Vénérable Mère fondatrice.Prix : $1.VOYAGE AU CANADA, par J.C.B—Important pour ceux qui étudient l’histoire.Un beau volume de 275 pages.Prix : 75 centins.JOURNAL DE L’ÉDUCA1T0N, année unique, 1881.—Ce volume contient 12 cantiques en musique.Prix : $1.HISTOIRE DE LA PAROISSE DE SAINT-AUGUSTIN, par A.Béchard.Prix : 50 centins.VŒUX DE BONNE ANNÉE, par Louis des Lys.—1 joli volume, édition de luxe.Prix : 15 centins.VIE DE N.-S.JÉSUS-CHRIST, par le Révérend _ Père Frédéric de Ghyvelde, O.S.F., Commissaire de Terre-Sainte.Cet ouvrage, approuvé et recommandé par tous les Archevêques et Evêques de la Puissance, a atteint un succès sans précédent dans les annales de la librairie canadienne.Nous venons de terminer l’impression du dix-huitième mille.Imprimé sur papier de luxe.33 gravures hors texte.Prix : 80 centins.LES 14 NAUFRAGÉS DE ST-ALBAN, par le R.P.Frédéric de Ghyvelde, O.S.F.—Récit complet de la catastrophe du 27 avril 1894.Prix : 12 centins.HISTOIRE DE LA Vble MERE MARIE DE L’INCARNATION, première supérieure des Ursulines de la Nouvelle-France, par l’abbé H.-R.Casgrain, docteur ès Lettres.3 vols, d’environ 300 pages.Prix : $1.ROME ET JÉRUSALEM, par M.l’abbé J.-F.Dupuis, d.t.—Un beau volume in-8.Broché, $1 ; demi-reliure chagrin, $1.75.VIE DE C.-F.PAINCHAUD, prêtre, fondateur du collège de Ste-Anne.par le Dr N.-E.Dionne.—Un fort volume imprimé sur papier de luxe, LES NOCES D’OR DE S.E.LE CARDINAL TASCHEREAU.—’ Superbe volume sur papier de luxe javec magnifique portrait de Son Eminence.UNE 'FLEUR DU CARMEL, par le R.P.Braun.—1 beau volume.Prix : 75 centins.HISTOIRE DE LA PAROISSE DU CAP SANTÉ, par l’abbé F.-X.Gatien.Prix : 5& centins.LE BREVET DE CAPACITÉ ET LES CONGRÉGATIONS ENSEIGNANTES, [seconde édition], par l’honorable ThsChapais.Prix : 10 centins.LES FETES COLOMBIENNES.—Un beau volume contenant les discours des Hons.MM.Routier et Chapais.Prix : 30 centins.UN MANIFESTE LIBÉRAL.Première partie : M.L.-O.David et le clergé canadien ; deuxième partie : La question des écoles du Manitoba, par P.Bernard.Deux magnifiques brochures.Prix : 80 centins.LA CAMPAGNE POLITICO-RELIGIEUSE DE 1896-97, par Justicià.Jolie brochure bien imprimée.Prix : 30 centins.LEGER BROUSSEAU, Il & 13, RUE BUADE, QUEBEC. L’ECHO du PUBLIC -«» - Paraissant tous les samedis, est un journal de publication loute récente et nuûrépond à un besoin universel.Il ne contient que des questions posées par ses lecteurs, et des réponses émanant également d< s lecteurs.C’est un merveilleux instrument d’information sur toutes choses, et qui ne tardera pas à se trouver dans toutes les mains.Quiconque est embarrassé par un renseignement qui lui manque sur n’importe quel sujet n’aura qu’âfaire insérer gratuitement sa question dans I’Écho nu Public ; dès qu’un autre lecteur aura communiqué une réponse, elle sera insérée à son tour, gratuitement aussi, bien entendu, et l’auteur de la question aura ainsi reçu satisfaction.Littérature, Sciences Arts.Commerce, Industrie, Théâtre, Vie intellectuelle, Vie mondaine.Vie pratique, Curiosité pure, etc., etc., trouveront leur place, au gré des lecteurs eux-mêmes, dans I’Echo dit Public, dont la collection deviendra bientôt l’un des recueils encyclopédiques les plus curieux du monde entier.L’Echo du Public BASAIT LE SAMEDI.Les bureaux de l’Echo du Public sont situés a Paris, 54, rue de la Victoire.Abonnements d'un an, 6 francs ; de six mois, 8 fr.50.Pour l’étr.i ngrr.le port en sus 10 centimes, le numéro.DES CHERCHEURS ET CURIEUX (fonde en 1864) INTERMEDIAIRE Directeur littéraire : M, GIRARD DE RIALLE P.upriéUire-Gérante : Mme la Générale ITJNG, 38, Avenue de Wagram.Le système de Questions et de Réponses sur lequel repose l’Intermédiaire est des plus simples, des plus utiles et des plus pratiques.Le but de VIntermédiaire est en effet de prêter sa grande publicité au travailleur et au curieux embarrassés.Parmi les littérateurs, érudits, gens du monde, professeurs, artistes, collectionneurs de tableaux et d’objets d’art, bibliophiles, amateurs d’estampes et d’autographes, archéologues, numismates, etc., il n’est pas un travailleur qui n’éprouve, à un moment donné, ses propres lumières épuisées, le besoin de recourir à la science d’autrui.Il a tout consulté autour de lui, ses amis, ses collections, la bibliothèque de sa ville, les sociétés savantes de sa région ; il a écrit nombre de lettres auxquelles on n’a pas daigné répondre ; il n’a pas obtenu les renseignements qu’il désirait.C’est ici qu’intervient VIntermédiaire.Il accueille la question qui lui est soumise, la transforme en circulaire ; il va frapper à la porte de tous les érudits, des correspondants autorisés qu’il possède en France comme à l’Etranger, et dans l’un des numéros suivants, il apporte la solution tant attendue, aussi complète, aussi satisfaisante qu’on l’exige.L’Intermédiaire parait les 19, 20 & 30 de chaque mois.Chaque numéro est composé de quarante-huit colonnes soigneusement imprimées en caractères elzéviriens.Le tout forme, à la fin de chaque semestre, un élégant volume qui ne contient pas moins de mille colonnes, avec des tables destinées à faciliter les recherches.Abonnements : Un an.Etranger, 18 fr.—Six mois.Etranger, 10 fr.— Trois mois.Etranger, 6 fr. Le Courrier du Livre No 15.— Juillet, 1897.LA BIBLIOTHEQUE DE LA LEGISLATURE » LE FONDS-CHAUVEAU («> III EDITIONS PRINCEPS N entend par édition princeps celle qui met pour la première fois un ouvrage au jour, par le moyen de l’imprimerie.La plupart des incunables sont des éditions princeps.D’autres ont été publiées à des époques diverses, et jusqu’à notre temps ; mais les plus recherchées sont, en général, celles qui sortent des célèbres imprimeries des Aide et des Estienne.M.Chauveau possédait deux ouvrages de cette espèce, que nous allons décrire.i.Poetæ Christiani.C’est un ouvrage en trois volumes paru successivement en 1501, 1502 et 1504, et publié par Aide l’Ancien.Le troisième volume contient les poésies de S.Grégoire de Naziance en grec et en latin.Le second renferme tout ce qui est marqué dans la table, c’est-à-dire plusieurs opuscules religieux, dont l’énumération deviendrait fastidieuse.Il y a d’une écriture ancienne sur la première page ces mots : Collectif curiosa et rara atque antiquitatis Chnstianœ insigne monumentum.(1) Pour le commencement de cette étude, voyez le Courrier du Livre de mai et juin, 1897, pages 7 et 33. 66 LE COURRIER DU LIVRE Cet ouvrage n’est pas imprimé en italique, comme le sont les Aides généralement.Les lettres majuscules ont été peintes en rouge ou en bleu dans le second volume.Les majuscules des alinéas sont toutes petites, afin de laisser la place des enluminures qui n’ont pas été faites.C’est en l’année 1501 et en imprimant le Pétrarque que Aide l’Ancien s’est pour la première fois servi des caractères italiques pour un livre italien.C’est dans le second volume qu’il s’est servi pour la première fois de l’ancre et du dauphin devenu si célèbre.On serait tenté de croire le troisième volume incomplet, parce que l’évangile selon S.Jean qui se trouve au milieu des cahiers en grec et en latin, n’est point terminé.Cela se trouve expliqué comme suit : Aide voulait que l’on pût réunir'ou séparer à volonté le texte grec et la version latine.Il imprimait en conséquence les deux langues séparément, et à la reliure on les réunissait en entremêlant les cahiers de manière qu’après le grec A on mettait le latin A, après le grec A2 onmettaitle latin A2.Quand le premier cahier avait commencé et fini par du grec, pour le second cahier on commençait par une feuille latine, dont la première page était la version de la dernière page grecque du cahier précédent ; et successivement ainsi jusqu’à la fin du volume.Mais au milieu d’un cahier latin et d’un cahier grec, alternativement il restait deux pages blanches en regard, qui devenaient inutiles.Aide, pou les employer, s’avisa du bizarre expédient d’y imprimer un autre ouvrage.Cet arrangement est une véritable énigme pour ceux qui n’en sont point prévenus.On est désagréablement surpris de trouver deux pages de l’évangile de saint Jean à travers une pièce de poésie, et on désire au moins savoir la cause d’une si étrange intercalation.Cet évangile n’étant pas fini avec le dernier cahier, Aide, dans l’index, annonce qu’il en donnera la suite avec la version latine du Nonnus Panapolitci in Joannem, dont le texte grec est imprimé depuis trois LE COURRIER DU LIVRE 6 J ans.Mais cette version latine n’a jamais paru, et la fin de l’évangile de saint Jean est pareillement restée là.Renouard dit en parlant des Poetæ Christiani : “ Collection infiniment rare et précieuse, dont la description détaillée est d’autant plus nécessaire que le peu d’exemplaires qui restent sont presque tous plus ou moins incomplets.” Brunet cite un exemplaire complet de l’ouvrage avec le Nonnus vendu douze louis douze chelins sterling, à une vente en Angleterre, mais il paraît que la valeur de l’ouvrage complet est beaucoup plus grande aujourd’hui.2.Mercurii trismegisti poemander, seu de Potestate ex sapientia divinci.Parisiis, 1154.Apud Turnebum.1 vol.in-8 en veau marbré, doré sur tr., texte grec.Le texte n’avait jamais été publié : la traduction latine l’avait été par les soins de Corne de Médicis.C’est donc pour le texte grec l’édition princeps.Ce livre a été imprimé partie par Turnèbe, partie par Morel.Il est conforme au passage suivant de XImprimeur des Estienne par Renouard (p.309) : “ C’est depuis l’Eusèbe que Robert Estienne se qualifie imprimeur du Roi, Typographies Regius, sans y ajouter l’expression restrictive in Hebraicis et Latinis litteris.Sur les volumes grecs il met Pypis Regiis ; lorsque ces livres sont de première classe et publiés d’après quelque manuscrit grec de la bibliothèque du Roi, il met sur le titre : Ex Bibliotheca Regia—-ce qu’ont fait aussi Charles, son frère, et plusieurs imprimeurs de Paris qui, dans ces mêmes temps, ont, comme lui, donné des éditions premières d’après des manuscrits de cette Bibliothèque.” Ces livres grecs des Estienne, des Turnèbe, des Morel, etc., imprimeurs du Roi, ont presque tous une même marque typographique : un thyrse entouré d’un rameau d’olivier et d’un serpent, au-dessous de ces mots en grec tirés d’Homère, et en latin Régi bono fortique bellatori. LE COURRIER DU LIVRE Robert étant le premier qui ait fait usage de ce sym bole, on peut croire que c’est lui qui l’a imaginé.LES ÉDITIONS ALDINES Aide Manuce, dit l’Ancien, est le chef de cette illustre famille d’imprimeurs italiens, et qui fonda une imprimerie à'Venise en 1490.Il devint célèbre par ses éditions princeps des chefs-d’œuvre grecs et latins ; c’est lui qui réforma les caractères gothiques, répandit les caractères romains, inventa les lettres italiques, améliora la ponctuation, employa le premier les deux points et le point et virgule.La marque de son imprimerie est une ancre dont un dauphin enlace la tige, de chaque côté de laquelle on lit ces deux syllabes : AL DVS.“ Ce qui donne du prix à ses livres d’un extérieur modeste, dit Brunet, c’est qu’ils sont assez correctement imprimés, et que le papier en est d’une bonne qualité.Mais ce sont principalement les éditions grecques qui perpétueront la gloire des trois Manuce, et surtout celle d’Alde l’Ancien, cet infatigable promoteur des études de la littérature hellénique.” La bibliothèque-Chauveau renferme cinq ouvrages sortis des imprimeries des Aide.En voici la description : 1.PoeTÆ Christiane Voir éditions princeps.2.Herodiani Historiarum libri VIII pariter et latine.Venetiis MDXXIII, in ædibus A ldi.Ce volume est en tout conforme à la description qu’en donne Renouard dans ses Annales des Aide, Paris, 1834, (p.98), à l’exception de la préface du texte grec qui 11e s’y trouve point.3.Actii Sinceri Sannazarii de partit Virgznis.Lamentatio de morte Chnsti.Aldus, 15 2 7* C’est la première édition aldine des poésies de Sannazar.4.Cornelius Tacitus exacta cura recognitus et emen- LE COURRIER DU LIVRE 69 datus, Aldus, MDXXXIII.Très bien relié en veau glacé, dentelle filigrane, doré sur tr., armes cnllées sur papier : H.B.Saunderson, avec un autographe et une CARICATURE DE MIRABEAU MIRABEAU-TONNEAU U) :-ïw :*Mf 1 i'SH son mm note manuscrite.Cet ouvrage est tout en italiques.Voici ce que Renouard en dit : “ Copie de l’édition donnée à Bâle en 1533 par les soins de Rhenamus, aidé d’un manuscrit meilleur qui avait servi à celle de Rome, 1515, in-folio.Cette édition romaine est un livre recherché et de très haut prix, tandis que le volume cle Bâle, si supérieur sous tous#les rapports littéraires, est maintenant oublié et presque sans valeur." (1) Cette carricatufe de Mirabeau que non5 publions est repro laite, avec la bienveillante permission de M.Godefroy Mayer, marchand d’étampes à Paris, de son Descriptive and Illustrated catalogue of Portraits and Historical Prints relation to America. 70 LE COURRIER DU LIVRE Outre le mérite d'avoir été imprimé par les Aide, ce volume a aussi celui d’être réellement supérieur à l’édition romaine tant vantée.5.Florilegium diversorum cpigrammcitum in septem libris.Venitiis ctpud Aldi Jîlios 1550 {in fine 1551).D’après Brunet et Renouard, cette édition, la troisième faite par les Aide, quoique la moins belle et la moins rare, est la plus correcte, la plus complète et la meilleure.D’après Brunet, cette édition s’est vendue 61 et 99 Danes (environ $12 et $20).LES ELZÉVIR Elzévir ou Elzévier est le nom d’une célèbre famille d’imprimeurs et de libraires hollandais, originaires de Liège ou de Louvain.Des recherches minutieuses ont constaté d’une manière positive, suivant Brunet, que, depuis 1580 jusqu’en 1 71 2, quatorze membres de cette illustre famille ont exercé en Hollande, soit le commerce de la librairie seulement, soit la profession d’imprimeur jointe à celle de libraire.Il résulte de recherches sur les éditions des Elzévir, que le nombre total des ouvrages publiés par cette laborieuse famille est de 1207, dont 96S sont en latin, 44 en grec, 22 en langues orientales, 120 en français, 32 en flamand, 11 en allemand et 10 en italien.Tous les ouvrages format in-12, imprimés en Hollande depuis l’année 1640 jusqu’à l’année 1681, et publiés par ces éditeurs, sont généralement désignés sous le nom d’elzévirs.Il est constant, dit Brunet, que la belle exécution typographique d’une partie des livres sortis des presses de ces habiles imprimeurs leur a acquis une célébrité presque populaire ; au point que la première question qu’on adresse ordinairement à un homme qui passe pour aimer les beaux livres, c’est de lui demander s’il a des LE COURRIER DU LIVRE 71 elzévirs.Ou’on ne croie pas cependant que les éditions de ces typographes, et même les meifleures, soient des livres bien rares.Ce qui peut les rendre précieux, c'est particulièrement la belle conservation de leurs marges ; un ou deux millimètres de plus ou de moins en fait varier le prix à l'infini.Voilà pourquoi quelques personnes se sont attachées à en former des collections qui ne sont jamais assez complètes à leur gré, et dans lesquelles, trop souvent, le nombre l’emporte sur la qualité.Pour les compléter il leur a fallu quelquefois payer bien cher des livres qui, certes, ne méritaient guère cet honneur.Ne médisons pas trop pourtant de la fantaisie qu’ont eue les amateurs, et des plus distingués sous tous les rapports, de réunir ainsi tout ce qu’un imprimeur célèbre a produit de bon et de mauvais, de payer même au poids de l’or de simples opuscules composés de quelques feuillets, par le seul motif que ces pièces portent ou l’ancre aldine ou un fleuron elzévirien, ou enfin parce qu’elles sont d’une grande rareté ; car si le besoin de satisfaire cette manie,, la plus innocente peut-être de toutes celles qui peuvent s’emparer d’un homme bien né, a rendu à la circulation des livres tout à fait insignifiants, nul doute aussi que ce même besoin a fait sortir de la poussière ou ils restaient ensevelis, plus d’un document utile pour l’histoire, plus d’un opuscule d’un certain mérite littéraire, ou tout au moins curieux par sa singularité.La bibliothèque-Chauveau ne renferme pas moins de dix-neuf ouvrages imprimés par les célèbres Elzévir vers le milieu du dix-septième siècle.Les in-1 2 sont les • plus recherchés par les amateurs.En voici la liste avec une courte description de chacun d’eux.î633.—Novus ORBi seu Descriptions Indiæ occi-dentalis libri XVIII Auctore Joanne de Làet.Antuert.Ludg.Batav.(Leyde) apud Elzevirios, 1633.Superbe frontispice, nombreuses cartes et gravures.Ce volume a appartenu aux deux Cuvier. 72 LE COURRIER DU LIVRE 1639.—Velleius Paterculus cum notis Gerardi Vossii.Lugd.Bat.ex officina Elzeviriana, 1639.Beau frontispice représentant Enée avec Anchise sur ses épaules.Cet exemplaire est de la première édition, d’après la date de la préface, comme le comporte une note manuscrite de M.Pieters dans celui qui se trouve dans la bibliothèque du Parlement à Ottawa.C’est l’édition la plus estimée et un des plus jolis elzévirs.1640.—Justlxi Historiarum ex Trogo Pompeio.Lugd Bat.ex officina Elzeviriana, 1640.Texte encadré de rouge, beau frontispice gravé.Brunet dit que cette édition est très recherchée.1644.—Corvini jurisprudent^ Romana-Amsterdami apud Ludovicum Elzevirium.Acheté à la vente des livres du juge en chef Stuart, ayant son autographe et ses armes.1644-45.—Ger.Joam.Vo-.sii grammatica latina Lugd.Bat.ex officina Bonaventuræ et Abrahami Elzévir, 1644 et 1645.1650.—Claudiani quæ restant Lugd.Bat.1650.—ex officina Elzeviarana.Bel exemplaire, édition rare.1652.—Plauti comœdiæ.Amstelodami, typis Ludovici Elzeviri, 1652.Frontispice gravé.Donné à M.Chauveau par Faucher de Saint-Maurice.1657.—Hesiodi Asræi quæ exstant.'Amstelodami, typis Ludovici et Danielis Elzeviriorum, 1657.1658.—Les caractères des passions par le Sieur de La Chambre—à Amsterdam, chez Antoine Michel, l’an i658.Michel est un pseudonyme de Daniel Elzévir.Ce volume a été donné à M.Chauveau par M.L.-J.-C.Fiset.1660.—Florus cum notis integris Salmassii.Amstelodami, ex officina Elzeviriana, 1660.—Très beau frontispice.• • LE COURRIER DU LIVRE 73 1664.—CoRViNi Digesta per aphorismos—Amstelo-dami, ex offiicina Elzeviridina, 1664.Cet exemplaire a appartenu à Sir L.-H.LaFontaine.1664.—Martialis ex Museo Scriverii.Ams.typis Danielis Elzeverii, 1664.1665.—Tm-Livn historiarum quod extat.Apud Lud.et Dan.Elzevirios, 1665.Trois volumes in-8.Superbes frontispices.1669.—La Chambre.—L’Art de connaître les hommes.Amsterdam, chez Jacques le jeune, 1669.Lejeune ainsi que Antoinè Michel sont des pseudonymes de Daniel Elzévir.1670.—Quinti-Curtii Historiarum libri-Amstelodami, ex officiana Llzeviriana, 1670.1663.—CoRvrNi jus canonicum—Amst.1663—D’après Pieters, c’est un faux elzévir.1679.—Rohault.Traité de physique.Amsterdam, chez Jacques Le Jeune, 1672.Le premier volume seulement sur quatre.M.Chauveau s’exprime ainsi au sujet de ces elzévirs : “ J’ai collationné tous ces elzévirs avec les descriptions données par Pieters dans les Annales clés impressions elzéviriennes.Gand, 1S52, et j’ai trouvé tous les ouvrages conformes, à l’exception du nombre de pages dans un des Corvinus et à l’exception de l'édition de 1669 de VArt de connaître les hommes, l’auteur ne mentionne pas celle de 1660.Peut-être ne connaissait-il pas l’autre.D’après Pieters, le Quinte-Curce serait un faux elzévir et le Plaute paraîtrait douteux, quoiqu’il ne le dise point clairement.Le Velleius Paterculus est donné comme la meilleure édition, et le Rohault comme une jolie production des presses elzéviriennes d’Amsterdam.(à suivre) N.-E.DIONNE. 74 LE COURCIER DU LIVRE UNE DEDICACE EXCENTRIQUE (1) “ A très haute, très puissante et très noble Dame la “ Sacrée Vierge Marie, mere de Dieu, rayne des Anges, “ emperiere du Ciel, thresoriere de grace, advocate des “ pécheurs, etc.t “ Puis qu’il faut (trèsillustre et serenissime Princesse), “ à l’exemple de tant d’autres, se ietter sous la clientelle “ et patronaque de quelque ferme appuy et asile de “ seurté, pour ne faire triste nauffrage, parmi tant de “ dangereux escueils et dots tourbilloneux de ceste “ douteuse navigation, ayant donc long tems recherché sur ceste masse ronde sous qui ie me pourrais retirer “ en seurté, dont Ja force peut soustenir ma foiblesse “ et bénignité supporter mes imperfections, et ayant “ trouvé finalement que : Omnis caro fcenum, et gloria “ eius sicut flos agri.A qui me pourrois-je mieux adresser “ pour tous les deux qu’à vous (très honorée Dame) “ tant pour les rares et excellents mérites dont vostre “ grandeur a tantsurpassé les vivants sur la terre, comme “ au ciel vous surmontez les esprits Angéliques et âmes “ bien heureuses en gloire, ioint aussi pour l’extrême “ besoin que i’ay de vostre ayde et suppoit, non seule-“ ment (Madame) contre les homeromastics de ce mien “ petit labeur que i’appens humblement aux sacrez pieds “ de vostre grandeur, car ce m’est peu de chose d’en “ estre loué, ou vitupéré, ab humanodie, mais bien pour “ m’impetrer la grace de ce vostre cher Pere-Fils, “ devant qui ie dois comparoir, pour subir son iuste iu-“ gement, de m’y préparer tellement, que par vos “ sainctes prières ie puisse miséricordieusement recevoir “ le bien que mes pechez me veulent faire denier de sa “ iustice, à ce que, cum aliis prœdicaverim, avec ces “ miens petits et rudes escripts, neantmoins pour ne les “ observer moi mesme, ne reprobus efpciar ; faisant (1) Pour le commencement de cet article, voyez le Courrier du Livre de juin, page 52. LE COURRIER DU LIVRE >1 r / I) “ comme le flambeau, qui esclairant autruy se consomme “ soy-mesme.Recevez donc, Madame, recevez ces “ miennes petites arres pour tesmoin asseuré de la ferme “ et constante volonté que i’ai de me consacrer à vostre “ S.service de tout temps qui me reste en ceste vallée “ de larmes.Aussi bien ce mien petit avorton appartient.“ de droict à vostre Excellence, pour la luy avoir dédiée “ avant sa conception : donc comme marraine tenez s’il “ vous plait (suivant l’ancienne coustume de l’Eglise) “ lieu de pere et mere en son endroict par la libérale “ distribution de vos grâces à son auteur, qui pense “ retirer (comme il n’en sera frustré s’il ne tient en “luy) quelque commodité de cette nouvelle affinité, à “ laquelle i’étais ià comme astreint par tant de vieux et “ recens benefices surcomblants la mesure de mes “ mérités, receus de vostre seule bonté, desquels l’hum-“ ble recognoissance ne pouvant mieux, tiendra lieu ‘ (s’il vous plait) de satisfaction.Encor est il vostre, veu ‘ que si ie l’oze confesser, d’un sacrilege larrecin i’ ai “ soustrait beaucoup de temps dédié au service de Dieu, “ pour l’employer ici, veniam confesses criminel posco, “ avec la restitution que ie fais, sinon du temps, au moins “ de f ’œuvre qui l’a consommé : et espérant de trouver “ toute faveur et support aux pieds de celle qui n’a iamais refusé que celuy qui ne s’y est présenté.le “ prierai Dieu non pour vostre serenissime Maiesté, qu “ prie pour tous les autres, mais bien pour moy, qui ay “ besoin des prières de tous, et notamment des vostres “ pour m’impetrer la grâce, qu’en me repaissant des “ petits fragments qui tomb-nt des corbeilles de vostre “ perfection pleines de graces et de vertus, ie puisse “ parvenir en cette immortelle gloire dont après la ‘‘ divine et Saincte Trinité vous estes le principal ornement, pour louer à jamais celuy qui par sa grace vous “ aeslevée en telle splendeur.“ De Vostre Maiesté le vil et abiect vermisseau, “ J.SERCLIER/’ 76 LE COURRIER DU LIVRE Cette formule, de la plus humble obséquiosité, vaut mieux que toute la dédicace, et je ne sache pas que l’on en trouve ailleurs de plus singulière : de Vostre Maiesté le vil et abiect vermisseau.Aux yeux de la Divinité ne sommes-nous pas de chétifs insectes ?et le bon homme Serclier avait raison de s’abaisser devant la majesté de l’Eternel.Mais que d’écrivains, à plus juste titre que lui, auraient dû, au bas de leurs dédicaces vénales, placer le vil et abiect vermisseau ! Quant au poème de Serclier, ce qu’il y a de mieux à en dire, c’est qu’il est beaucoup plus long que la dédicace, et, partant, bien plus ennuyeux.L’auteur avait eu le dessein fort louable de frapper de terreur, en traçant de l’enfer des peintures effrayantes.A coup sûr, il a réussi à frapper du plus profond ennui ceux qui auront eu le courage de lire ses 664 pages d’alexandrins.Il faut cependant savoir gré à Jude Serclier d’avo’r introduit dans son œuvre une méthode qui évitera bien des commentaires et des conjectures aux Saumaises futurs, lorsque, dans quelques siècles, il prendra fantaisie à quelque savant oisif d’exhumer le Grand Tombeau du Monde du sein de l’oubli, et de le réhabiliter paradoxalement.Le chanoine de Saint-Ruf a pris soin d’illustrer ses vers d’un commentaire dans lequel il explique les allusions cachées, illumine les obscurités poétiques, en un mot accomplit la tâche du plus infatigable scholiaste.L’érudition dépensée dans ce commentaire est immense ; les textes tirés de l’Ecriture Sainte, des Pères et des Poètes de l’antiquité grecque et latine, se pressent en masse et dans le pius miraculeux désordre.Toute cette œLivre enfin, tant vers que prose, est - assez hybride, incohérente, souverainement fastidieuse, pour qu’elle soit digne d’être mise en lumière un jour, vantée et acclamée comme une merveille jusqu’alors inconnue, par un homme d’esprit qui voudra se railler de ses lecteurs, ou par un sectaire ingénu dont les lecteurs se railleront.OLLIVIER JULES. LE COURRIER DU LIVRE 77 LES TIMBRES CANADIENS(1) TIMBRES-POSTE I CANADA Nous étudierons d’abord les timbres-poste du Canadat c’est-à-dire des provinces de Québec et d’Ontario avant a Confédération canadienne, car avant 1867 les provinces du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Ecosse et de l’Ile du Prince-Edouard avaient leurs timbres particuliers, ainsi que la Colombie Anglaise avant son entrée dans la Confédération en 1870.Lorsque nous aurons énuméré tous les timbres-poste du Canada, depuis leur première émission en 1851 jusqu’à nos jours, lorsque nous aurons fait connaître tous les détails qui les caractérisent, lorsque nous aurons donné leur valeur respective, nous aborderons les timbres-poste des autres provinces, et nous étudierons ensuite les différents timbres émis soit par le gouvernement fédéral, soit par les gouvernements provinciaux.La première émission a été faite en 1851 et elle consistait en trois timbres : 3 pence, 6 pence et 12 pence.Le trois pence était rouge, rouge brun et rouge vif.Il représentait un castor surmonté d’une couronne et des lettres : “ V.R.”, le tout logé dans un oval horizontal autour duquel étaient inscrits les mots : “ Canada Postage ” au haut, et “ Three Pence ” au bas, avec le chiffre “ 3 ” dans chaque coin.Le six pence était lilas, violet foncé et noir.Il représentait le prince Albert dans un oval perpendiculaire, autour duquel on lisait : “ Canada Postage ” au-dessus, et “ Six Pence ” au-dessous, avec le chiffre “ 6 ” dans chaque coin.Le douze pence, le (1) Pour le commencement de cette étude, voyez le Courrier clu Livre de mai, page 11. 78 LE COURRIER DU LIVRE1 plus rare de tous les timbres canadiens, était noir.Il représentait la reine Victoria dans un oval perpendiculaire, avec l’inscription : “ Canada Postage ” et “ Twelve Pence ”, et le chiffre “ 12 dans chaque coin.A venir jusqu’à 1885 ou 1886, ce dernier timbre était considéré comme une pièce falsifiée par un grand nombre de collectionneurs, mais on a acquis depuis la certitude de son authenticité.La meilleure preuve n’est-elle pas le prix exorbitant auquel il se vend.Catalogue Papier vergé mince Ko.Date Description Neufs Oblitérés 1.18.51.3 p.rouge brun.12 50 1 50 2.3 p.vermillon.12 50 1 50 3.“ .6 p.violet.150 00 6 50 4.“ .6 p violet foncé.150 00 7 50 5.“ .6 p.noir.150 00 7 50 G.“ .12 p.noir.600 00 450 C0 Papier uni mince 7.1852.3 p.rouge.4 00 35 8.“ .3 p.vermillon.4 00 50 9.“ .3 p.rouge brun.4 00 50 10.“ .6 p.noir.60 00 8 00 11.“ .6 p.violet.60 00 5 00 12.“ .6 p.violet foncé.60 00 8 00 13.“ .6 p.lilas.60 00 5 00 14.“ .12 p.noir.600 00 500 00 En 1855, deux nouveaux timbres furent émis : le I penny et le 10 pence.Le dix pence était bleu foncé et représentait le buste de Jacques Cartier, le découvreur du Canada, dans un oval perpendiculaire, autour duquel on lisait : “ Canada Postage”, “ Ten Pence ”, avec dans les coins supérieurs “ 8 stg.” et dans les coins inférieurs : “ 10 Cy.” Le | penny était rose et représentait le profil de la reine Victor’a dans un oval perpendiculaire, avec au-dessus “ Canada Postage ”, et au-dessous “ One-half Penny ”.Une nouvelle émission du 3 pence fut mise en circulation. LE COURRIER DU LIVRE 79 Catalogue Papier uni mince 15.1855.10 p.bleu foncé.8.50 50 Papier uni fort 1G.1855.3 p.rouge foncé.10 00 50 17.“ .3 p.vermillon.10 00 50 18.“ .3 p.rouge brun.10 00 50 19.“ .G p.lilas.60 00 5 00 20.“ .G p.lilas brun .60 00 8 00 21.“ .6 p.lilas noir.60 00 8 00 22.“ .G p.noir.,.G0 00 8 00 23.“ ?.G p.rouge violet.G0 00 5 00 24.“ .10 p.bleu foncé.75 00 30 00 Papier côtelé 25.1855.5 p.rose.15 00 7 50 26.“ .3 p.vermillon.10 00 1 50 27.“ .6 p.lilas.75 00 8 00 Un nouveau timbre fut lancé en 1857 : le 7I pence.Il était semblable quant à l’effigie au 12 pence, mais dans les coins de droite on lisait : “ 6 d.stg.” ; dans les coins de gauche : “ 7f- d.Cy.” Ce timbre était vert.Catalogue Papier uni mince 28.1857.^ p.rose.15 00 7 50 29.“ .£ p.rose foncé.15 00 7 50 30.“ .6 p.violet foncé.60 ( 0 G 00 Papier uni fort 31.1857.-^p.rose.15 00 7 50 32.“ .7^ p.vert.75 00 22 50 33.“ .G p.violet.75 00 8 00 Papier uni très fort 34.1857.6 p.violet.75 00 8 00 Papier vergé 35.1858.p.rose.50 00 15 00 36.“ .3 p.rouge.15 00 2 50 8o LE COURRIER DU LIVRE Tous les timbres que nous venons de citer ne sont pas perforés.La machine à perforer n’était pas encore connue dans notre pays, et ne fit son apparition qu’en 1858.C’est alors que les premiers timbres perforés furent émis et ce fut en même temps la dernière émission de timbres dont la valeur était définie par les pence.Catalogue Papier côtelé 29.1858.\ p.rose foncé.50 00 15 00 80.“ .3 p.rouge.:.15 00 2 50 Perforés Papier vergé mince 31.1858.3 p.vermillon.15 00 3 50 32.“ .3 p.rouge.20 00 33.“ .3 p.rouge-brun.15 00 3 50 Papier uni mince 34.1858.i p.rose foncé.15 00 8 50 35.“ .3 p.vermillon.15 00 3 50 36.“ .3 p.rouge.15 00 3 50 37.“ .6 p.lilas.60 00 35 00 En 1859, grâce au changement dans la dénomination de l’argent, cinq nouveaux timbres furent émis avec leur valeur en centins.Ces timbres étaient : le 1 centin, rose, pour remplacer le J penny ; le 5 centin, vermillon, pour remplacer le 3 pence ; le 10 centin, violet, pour remplacer le 6 pence ; le 12J centin, vert, pour remplacer le 7 pence ; et le 17 centin, bleu, pour remplacer le 12 pence.Ils étaient tous semblables respectivement aux timbres substitués, à l’exception de la valeur qui était donnée en centins, au lieu d’être désignée par pence.En 1864, un timbre de 2 centins, rose, fut émis.Il était semblable au 1 centin.Catalogue Papier vergé 38.1859.1 c.rose.7 50 39.1859.5 c.rouge.4 00 LE COURRIER DU LIVRE 8l Papier côtelé 40.1859.5 c.vermillon.4 00 Papier uni fort 41.1859.1 c.rose.50 12 42.1859.5 c.rouge.40 06 43.1859.5 c.rouge variété.15 00 44.1859.10 c.violet foncé.15 00 2 50 45.1859.10 c.violet.3 00 50 46.1859.10 c.violet brun.3 00 50 47.1859.10 c.lilas rouge.5 00 60 48.1859.I25C.vert.2 50 40 49.1859.* 17 c.bleu.3 50 1 50 50.1864.2 c.rose.2 50 1 00 Une nouvelle émission fut lancée en 1868.Elle comprenait les dénominations suivantes : 1 centin, noir ; 1 centin, jaune brun ; 2 centins, vert ; 3 centins, rouge ; 6 centins, brun ; 12J centins, bleu ; 15 centins, violet.Le dessin de ces timbres, qui sont uniformes, peut être décrit comme suit : Portrait de la reine Victoria regfar-dant à droite ; dans un cercle, au-dessus : “ Canada Postage ” ; au bas : le mot “ cents ” avec la valeur de chaque côté en chiffres.Les timbres de 1 centin et de 3 centins ont de plus les chiffres “ 1 ” et “ 3 ” aux deux coins supérieurs.Toute cette série est perforée, et se trouve sur différents papiers.Catalogue Papier uni fort 51.1868.2 c.noir.20 20 52.“ .1 c.ronge brun.75 20 53.“ .2 c.vert.50 10 54.“ .2 c.vert jaune.1 00 20 55.“ .3 c.rouge.50 04 56.“ .3 c.rouge vif.50 04 57.“ .6 c.brun.1 25 10 58.“ .12^c.bleu.1 50 25 59.“ .15 c.violet.35 05 60.1870.1 c.orange.50 12 82 LE COURRIER DU LIVRE Papier uni mince 61.1869.1 c.rouge brun.75 25 62.“ .le.jaune.1 50 30 63.“ .3 c.rouge vif.60 10 64.“ .]2â c.vert.1 50 30 Papier • ji li.gr JH é 65.1860.1 c.rouge brun.10 00 2 00 66.“ .2 c.vert.15 00 3 00 67.“ .3 c.rouge.10 00 2 00 68.“ .6 c.brun.25 00 12 50 69.“ .12.J c- vert.15 00 5 00 70.“ .15 c.violet.25 00 10 00 • Papier vergé 71.“ .i c.rouge brun.40 00 15 00 72.“ .le.jaune.73.“ .3 c.rouge-vif.12 00 5 00 74.“ .3 c.rouge.10 00 4 00 Papier côtelé 75.1868.1 c.brun.50 00 15 00 76.“ .2 c.vert.75 00 25 00 77.“ .3 c.rouge.300 00 75 00 En 1870, une nouvelle série de timbres, dont le dessin était à peu près le même que la série précédente, fut mise à l’usage du public.Cependant, cette nouvelle émission différait un peu de celle de 1868 : le format était un peu plus petit.Les dénominations étaient comme suit: i-, 1, 2, 3, 5, 6, 10.En 1875, un 5 c- de même format que les timbres de 1868 fut émis ; mais il fut remplacé l’année suivante par un 5 c.de même format que les autres timbres de la série.Le 15 c.resta le même jusqu’en 1873, alors qu’il fut changé de couleur.Catalogue Papier uni 73.1870.1 c.jaune orange 10 02 79.“ .3 c.rose pâle 10 02 80.“ .2 c.rose 10.02 81.1872.2 c.vert 05 01 82.“ .6 c.brun pâle .o4 LE COURRIER DU LIVRE 83 83.1873.3 c.rouge.05 01 84.“ .10 c.rose.50 05 85.“ .15 c.ardoise.75 10 86.1875.5 c.vert olive (grand).2 50 75 87.1876.5 c.vert ardoise (petit) .25 03 88.1877.15 c.gris bleu.50 10 89.1880.15 c.violet.30 10 90.1882.I c.noir.03 02 91.“ .3 c.brun (erreur) (1).2 00 2 00 92.“ .le.jaune pâle.03 01 93.1883.1 c.jaune orange.05 02 94.1888.3 c.rouge vif.03 01 95 .1889.3 c.carmin (2).05 01 96.1889.10 c.laque.05 01 97.1889.2 c.vertfoncé.05 01 98.1890.15 c.gris bleu.50 10 99.1891.6 c.brun foncé.10 03 100.1892.20 c.vermillon.36 15 .101.1892.50 c.bleu foncé.85 35 102.1893.8 c.ardoise.15 03 103.1896.8 c.gris-lilas.20 05 Papier vergé 118.1889.1 c.jaune.5 00 2 00 119.2 c.vert.5 00 2 00 120.“ .3 c.rose.2 00 1 00 121.“ .5 c.vert ardoise.5 00 2 00 122.“ .6 c.brun.7 50 3 00 123.“ .10 c.laque.2 50 1 50 Papier vergé 104.1888.le.jaune.5 00 2 00 105.“ .2 c.vert bleu.6 00 2 00 106.“ .3 c.laque.2 00 1 00 107.“ .5 c.gris-vert.5 00 2 00 108.“ .6 c.brun.7 50 3 00 109.“ .10 c.rouge carmin.2 50 1 50 Papier pelure 110.1890.1 c.orange 111.“ .2 c.vert.111.“ .3 c.rouge.(1) Imprimé en brun par erreur.Il n’y a eu que peu de ces timbres en circulation.(2) Ce timbre a été en usage quelques semaines seulement. 84 LE COURRIER DU LIVRE 113.1889.3 c.rouge vif.114.“ .5 c.gris ardoise.115.“ .10 c.laque.116.“ .15 c.lilas.117.1889.1 °- noir.(à suivre) RAOUL RENAULT.VARIETES BIBLIOGRAPHIQUES EXTRAITS, NOTES, SOUVENIRS Je relève dans un petit livre de morale publié à Lyon, en 1561, la curieuse sentence que voici : Ouatre choses sont très malicieuses en ce monde : L'aspic.Le scorpion.Le crapaud.La femme.Il a été publié, à Lyon, en 1635.un curieux ouvrage dont voici le titre : La poste royale du Paradis, très utile à chacun pour heureusement s’y rendre ; recueillie des sacrez Docteurs qui curieusement en ont traicté ; par Arnoulx, chanoine de Riez, en Provence.Lyon, Nicolas Goy, 1635.In-12.Cet ouvrage est divisé en quatre-vingt-quinze chapitres.On trouve au chapitre quatre : “ Poste dressée en ce monde par Satan, pour aller en Enfer.Le chapitre suivant se lit ainsi : Poste pour aller en Purgatoire, qui est faubourg du Ciel, et la basse-cour du Paradis.Et l’ouvrage se termine par ce quatrain : Millies laus Jesu, Millies laus Maria, Millies Benedictio Régi Gallico. LE COURRIER DU LIVRE 85 Un livre publié à Rouen, en 1701, intitulé : Prophétie du comte Bombast, (in-8,31 p.), contenait la prophétie-acrostiche qne nous reproduisons plus bas sur Louis-le-Grand : tr'eonum
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