Le courrier du livre, 1 septembre 1897, Septembre
Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Courrier du Livre Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 BERNARD QUAR1TCH Bibliophile rM- .¦ sK* V ¦:v ¦ ; ' A>.- ¦ •••.¦'.'¦ •a i': ' .• V .•' •.v • ' V : ' ¦: .: ¦ v Z&M, .ISm 1 .¦ .¦ -j.epS'"- Le Courrier du Litre : ' ¦ .' ' • *; • ¦ •; •• ¦' ' •' • u- .f ' ) ; C / j No.17.—Septembre, 1897.LA BIBLE DE MAYENCE BERNARD QÜARITCH ! A récente mise à l’enchère, à Londres, à la vente de la bibliothèque du comte de Ashburnham, d’un exemplaire de la Bible dite Gutenberg ou de Mayence, et son adjudication au célèbre libraire londonien Bernard Quaritch, pour la somme de 4,000 louis sterlings, attire de nouveau l’attention des bibliophiles du monde entier.On prétend que cette bible est le premier ouvrage imprimé en caractères mobiles.D’un autre côté, on réclame la priorité pour la Bible Mazarine et la Bible dite Schelhorn.D’après Hain, l’impression de la Bible Mazarine, par Albrecht Pfister fut terminée à Bamberg vers 1401 ; la Bible Gutenberg a été imprimée à Mayence entre 1453 et 1455 (1).On a donné le nom de Mazarine à la Bible imprimée à Bamberg, parce que la première description qui en fut faite est celle de Guillaume Francois De Bure, bibliographe, d’après l’exemplaire de la bibliothèque du cardinal Mazarin.(1) Consultez à ce sujet le travail élaboré de Karl Dziatzko, de Gottingen : “ Gutenbergs früheste druckerpraxis auf grund.vergleichung der 42 zeiligen und 36 zeiligen Bible rgedastellt.Karl Dziatzko.Berlin, A.Aseher & Co., 1890.In-8 JX-136 p,, 8 fac-similé. 132 LE COURRIER DU LITRE On connaît au-delà de trente exemplaires de la Bible de Mayence.Voici une liste de quelques-uns des heureux possesseurs.Exemplaires sur vélin 1.Bibliothèque Nationale, Paris.2.Bibliothèque Royale, Berlin.3.British Museum, Londres.4.Earl of Ashburnham, (maintenant en la possession de Bernard Quaritch.) 5.Bibliothèque de Leipzig.6.Heinrich Klemm, Dresde.7.Bibliothèque de Dresde, (un fragment seulement.) 8.John Pierpont Morgan, de New-York.Exemplaires sur papier 1.Bibliothèque Nationale, Paris.2.Bibliothèque Mazarine, Paris.3.Bibliothèque Impériale, Vienne.4.Bibliothèque Publique, Treves.5.Bodleian Library, Oxford.6.Advocates Library, Edinbourg.7.George III Library, British Museum, Londres.8.Bibliothèque du duc de Devonshire.9.Rylands Library, Manchester.10.Bibliothèque de T Université, Gottingen; 11.Lenox Library, New-York.12.Bibliothèque de John Fuller.13.Lloyd’s Library.14.Bibliothèque de Munich.15.Bibliothèque de Leipzig. LE COURRIER DU LIVRE 133 16.Bibliothèque de Francfort.17.Hanover Library.18.Bibliothèque de l’Empereur de Russie.19.Bibliothèque de Mentz.20.Huth Librarv.»/ 21.Bibliothèque de J.-W.Ellsworth, de Chicago.22.Theodore Irwin, de Oswego, N.-Y.(513 feuilles seulement).Dans l’espérance d’intéresser nos lecteurs, nous dirons un mot des prix auxquels la Bible de Mayence s’est vendue depuis quelques années.En 1884, l’exemplaire de Sir John Thorold fut acheté par Quaritch pour 3900 louis.Le duc de Sussex a payé son exemplaire 160 guinées.A la vente de ses livres, en 1844, l’évêque Daly, de Cashel, en devint l’acquéreur pour 190 louis, et en 1854, Quaritch l’acheta pour 595 louis.Cet exemplaire passa entre les mains du comte de Crawford, et Quaritch le racheta, en 1888, pour 2650 louis.A la vente de la bibliothèque Perkins, Quaritch en acheta un exemplaire sur papier pour 2690 louis.Au mois de janvier de cette année, Quaritch en offrait un exemplaire sur papier pour 4000 louis.Cet exemplaire avait appartenu à Johann Vlyegher, d’Utrecht.A la fin des deux volumes, on trouve une déclaration testamentaire, signée par Johannes Roberi, notaire public à Utrecht, attestant que Vlyegher, en -sa présence et en présence de deux témoins, léguait cet exemplaire au couvent de Sainte-Marie, à Zural, près •d’Amersford, où il devait être enchaîné pour toujours.Cet exemplaire est relié par le célèbre relieur parisien Thouvenin. 134 LE COURRIER DU LIVRE A la vente Perkins, à Londres, en 1893, le comte-d’Ashburnham avait payé 3400 louis l’exemplaire que Quaritch vient d’acheter au prix de $20,000.Cet exemplaire renferme deux feuilles en fac-similé.11 avait été volé, en 1793, à la bibliothèque de l’Université de Mentz, par Merlin de Thionville, qui le vendit à un libraire de Londres du nom de Nicol.Nicol le vendit à Henry Perkins.Heinrick Klemm de Dresde, a payé son exemplaire 66,000 mars, ($16,500.) L’exemplaire de la Lenox Library de New-York est sur papier, et provient de la bibliothèque de George Hibbert qui fut vendue à Londres en 1829.M.Lenox l’a acheté en 1848 pour $2500.L’exemplaire de M.Ellsworth fut d’abord acheté à la vente Brinley, en 1880, par Hamilton Cole, pour $8,000.A la vente de la bibliothèque de Plamilton Cole, en 1885, Brayton Ives en devint l’acquéreur pour $15,000.Et à la vente Ives, M.J.W.Ellsworth, un riche marchand de charbon de Chicago, l’acheta pour $14,800.On dit que l’exemplaire que Quaritch vient d’acheter est pour M.Robert Hoe, le célèbre manufacturier de presse à imprimer, de New-York.Ces prix fabuleux payés pour un seul livre ne sont-ils pas de nature à faire rêver la plupart de nos lecteurs ?Pour notre part, en lisant tous ces détails, nous sentons notre amour pour la bibliophilie s’accroître et, dans un téméraire enthousiasme, nous nous disons qu’un jour nous pourrons peut-être palper une Bible de Mayence, ou tout au moins une Bible Mazarine. LE COUREI ER DU LIVRE 135 LA BIBLIOTHEQUE DE LA LEGISLATURE LE FONDS-CHAUVEAU (1) II OUVRAGES SUR L’AMÉRIQUE La collection générale d’ouvrages sur l’histoire des deux Amériques formerait à elle seule une bibliothèque ou un cabinet très étendu.Aussi, ne doit-on pas s’attendre qu’un particulier, avec des ressources modestes, puisse avoir la prétention de colliger les membres épars de cette grande masse de volumes publiés généralement en espagnol, en italien, en français et en anglais.Qui pourrait parvenir à se procurer, même à prix d’argent, tous ces vieux auteurs qui s’appellent Barcia, Benzoni, Diaz, Garcilaso de la Vego, Gyomara, Herrera, Las Casas, Wytfliet, Navarette, d’Acosta, pour ne citer que les noms les plus connus ?Comment pourrait-on facilement reunir dans de mêmes rayons les riches collections de Bry, Humboldt, Beilin, Rochefort, Ternaux-Compans, Hakluyt, les voyages célèbres du P.Labat, de Weld, de Jean de Léry, les relations de Claude d’Abbeville, d’Yves d’Evreux, les ouvrages d’André Thevet, de Pierre Bergeron, de Pierre Martyr, etc.Toute cette fortune réunie ne constituerait encore qu’une faible partie de ce que nous appelons une bibliothèque d'ouvrages américains.L imprimerie n’a été introduite en Amérique que longtemps après sa découverte, car le premier livre qui y vit le jour, le Vocabularis En Langua Castellam y Mexicana, du missionnaire^ Alphonse de Molina, date de l’année 1555, environ un siècle après l’impression du premier livre européen.Fait assez étrange, la plus ancienne Bible impri- (1) Pour le commencement de ce travail, voyez le Courrier du Livre, vol 11, pages 7, 33, 65 et 109. 136 LE COURRIER DU LIVRE mée dans le nouveau monde ne le fut qu’en 1661.Elle était traduite en dialecte mohican.On remarqua alors comme une singularité que cette version eût été écrite par le traducteur avec une seule plume.Avant que l’imprimerie fît ses premiers essais à Québec, l’on imprimait à Cambridge, près Boston, depuis l’année 1638, à Boston même depuis 1673, et à New-York depuis 1693.L’art de l’imprimeur eût bientôt envahi le continent américain, et la découverte du nouveau monde produisit une telle commotion dans toute l’Europe, surtout en Espagne, en Portugal et en France, que l’Amérique servit pendant longtemps de thème aux écrivains de ces trois contrées.Les géographes et les cartographes se disputèrent l’honneur de buriner sur leurs cartons les pays révélés au monde par Christophe Colomb et ses illustres compagnons.C’est à cet engouement facilement explicable que nous sommes redevables aujourd’hui de cette masse de travaux sur l’Amérique qui étonnent les bibliophiles.Que l’on mette en ligne de compte l’énorme appoint des ouvrages américains proprement dits et qui depuis un siècle surtout inondent la vaste surface des deux continents, l’on aura une idée approximative de ce que serait-une collection riche en ouvrages américains.Sans être considérable sous ce rapport, la bibliothèque Chauveau renferme cependant un excellent choix qui suffit presque au chercheur pour l’objet de ses travaux.On y trouve une bonne partie de la collection Ternaux-Compans, surtout remarquable par ses relations sur les conquêtes du Mexique, du Pérou et du Brésil.L'Histoire du Paraguay, du Père Charlevoix, malgré sa prolixité, contient des observations très intéressantes sur un pays où la civilisation française brilla autrefois d’un si vif éclat.La Louisiane, la Gruyane, les îles du golfe du Mexique, la Floride, y sont décrites dans des ouvrages spéciaux et généralement bien faits.Les ouvrages récents de Pierre Margry sur les établissements des Français dans l’Amérique du Nord, LE COURRIER DU LIVRE 137 méritent une attention toute particulière.Comme ouvrages anciens et d’une haute valeur, signalons le voyage de Maldonado en 1588, les voyages de Kalm, de Lambert, du P.Labat, de LaRochefoucault-Liancourt, de Jean de Léry, les décades de Pierre Martyr, les voyages de Bossu, le Novus Or bis, de Jean de Laet, le Journal Historique du voyage de Cavalier de la Salle par Joutel, les Historiarum Indicanum libri du Jésuite Maffée, les Novœ Novi Orbis Historiée d’Urbain Chauveton.* Outre les voyages et les ouvrages historiques, la bibliothèque Chauveau possède d’autres volumes précieux et rares, entre autres, la description des plantes de l’Amérique par le R.P.Plumier (Charles).Ce religieux y décrit 106 genres de plantes, auxquelles sont rapportées 700 espèces.Ces descriptions sont accompagnées de 40 planches de détails analytiques, aussi précis que le permettait alors l’état de la science.Le lecteur verra à la nomenclature qui suit des principaux ouvrages de la bibliothèque Chauveau, que celui qui en a fait le choix a eu la main heureuse et le goût d’un érudit de haute distinction.Adair.—History of the American Indians, by James Adair.London, 1775.In-4, rel.veau glacé.Caruers.—Travels through North America in the years 1766-67 & 68.London, 1778.— Il y a une version française qui parut à Paris en 1734.Charlevoix.—Histoire du Paraguay, avec carte de d’An ville, 1757.6 vols, in-12.La première édition est de 1756.Crèvecœur.—Lettres d’un cultivateur américain adressées à W.S.on Esqr, depuis l’année 1770 jusqu’en 1686, par M.Saint-John de Crèvecœur.Epitre dédicatoire à M.le Marquis de LaFayette.Traduite de l’anglais par Lacretelle.Paris, 1787, 3 vols.in-8.C’est la seule édition importante.Il y en eut deux autres auparavant qui sont très incomplètes.Gayarré.—Histoire de la Louisiane.Nouvelle-Orléans, 1846.2 vol.in-8. 138 LE COURRIER DU LITRE Hennepin.—Description of Louisiane.Traduction de J.-G.Shea.New-York, 1880.Jeffreys.—The natural and civil history of the French Dominions in North & South America, etc.London, 1160.In-folio.Jogues.—New Belgium : an account of the Netherland in 1643-44.New-York, 1862.Martyr (Pierre).—Do Rebus Oceanicis et novo orbe decades très etc.Colonia, 1754.In-8.Cette édition ne contient que les trois premières décades de Pierre Martyr, qui en a publié dix dans les éditions postérieures.Ouvrage rare.Chauveton (Urbain).—Novæ Novi orbis Historiæ, etc.Genève, 1581.Petit in-8, veau fauve.Don de M.l’abbé Verreau à M.Chauveau.Cet ouvrage s’est vendu 20 francs ; la traduction française 120 fr.et l’original italien 80 fr.Toutes ces éditions sont très rares.Barrère (Pierre).—Nouvelle relation de la France Equi-noxale, contenant la description des côtes de la Guyane, de Liste de Cayenne, etc.Paris, 1743.In-12.Bossu.—(Le chevalier).—Nouveaux voyages aux isles occidentales.Paris, 1768.2 vol.in-12 reliés en un.Bossu.—Nouveaux voyages dans l’Amérique Septentrionale.Amsterdam, 1777.In-8 avec figures.Bossu est arrivé à la Louisiane en 1750, et il l’a parcourue pendant douze ans.Dans une série de lettres écrites à l’un de ses amis, il lui fait part de ses observations durant ce premier séjour.Beauvois (E).—Les Porte-Croix de la Gaspésie.La découde l’Amérique.Paris, 1877.Deux ouvrages du même reliés en un seul.Léry (.Tean de).—Historia Navigations in Braesiliam quæ dicitur America.a Joanne Lerio Burgundo Gallice scripta.Nunc v.ero primum Latinitate donata et nariis figuris illustrata.Deuxième édition.Genève, 1594. LE COURRIER DU LIVRE 139 Cette édition est devenue rare : Les éditions latines sont plus rares que l’édition française originale.Dans l’édition présente, la planche pliée fait défaut.Un exemplaire de l’édition de 159.4, s’est vendu 50 frs.à Paris en 1873.Lepage du Peutz.—Histoire de la Louisiane, etc.Paris, 1758* 3 vols, in-12, 2 cartes et 40 gravures.jLafitau (J.-F.), Jésuite.—Mœurs des sauvages amériquains comparées aux mœurs des premiers temps.Paris, 1734.4 vol.in-12.Lafitau.—Mémoire présenté à S.A.P.Mgr.le Duc d’Orléans, concernant la précieuse plante du Gring-Seng de Tartarie, découverte en Canada.Paris, 1718.In-12, riche reliure.Cet ouvrage a été réédité à Montréal en 1858, et M.Chauveau en possède deux exemplaires reliés.Laet (Jean de).—Novus orbis, seu Description^ Indiæ Occidentale.Elzévir, 1663.In-folio, avec mappes et gravures.Ouvrage que l’on peut encore consulter avec fruit.(Vide au chapitre des elzévirs).Kahn (Peter).—Travels into North America, etc., traduction anglaise par John Reinhold Forster.Warrington, MDCCLXX.3 vols.in-8.Deuxième édition.Ouvrage intéressant pour l’histoire du Canada.Lambert (John).—Travels through Canada and United-States.London, 1816.2 vols.in-8.Troisième édition.Laudonnière.—L’histoire notable de la Floride située ès Indes Occidentales, etc, mise en lumière par M.Basanier, gentilhomme français, mathématicien.Paris, 1853.In-12.Cette histoire avait été publiée en 1586, en un volume in-8, chez G-uillaume Auvray.Elle est très rare ; elle a été insérée en latin, et par extrait, dans la collection de Bry. 140 LE COURRIER DU LIVRE La Salle.—Journal historique de son voyage dans le golfe du Mexique, par Joutel, rédigé et mis en ordre par DeMichel.Paris, 1713.Petit in-12.Joutel était l’un des compagnons de voyage de M.de la Salle, et le seul de sa troupe sur qui il pût compter.Le Sage.—Les aventures de M.Robert Chevalier dit de Beauchêne, Capitaine de Flibustiers dans la Nouvelle France.Amsterdam, 1733.2 vols reliés en un seul.LaRochefoucault - Liancourt.—Voyage dans les Etats-Unis d’Amérique, en 1795-06-97.Paris, l’an VII.8 vols in-8.Labcit (J.-B.) Dominicain.—Nouveau voyage aux îles de l’Amérique, etc.LaHaye, 1724.2 vols in-4.A appartenu au Commandeur Viger.Blome (Richard).—L’Amérique Anglaise ou description des îles et terres du Roi d’Angleterre dans l’Amérique, avec cartes.Amsterdam, 1788.Traduite de l’anglais, publié à Londres en 1673.Relié en parchemin.Maffre, S.J.—Historiarum indicarum libri XVI.1590.In-8.Maldonado.—Viaggio dal mare atlantico al pacihco par la via del Nord-Ouest, 1588 Milan, 1811.Margry (Pierre).—Les navigations françaises.Paris 1867.Voyages des Français sur les grands lacs.1879.Lettres de Cavalier de la Salle.1879.Recherches des bouches du Mississipi.1879.Origine française des pays d’outre mer.1881.2 vols.Cette collection de 6 volumes est très riche en documents sur l'histoire d’Amérique.Chauveton (Urbain).— Novae Novi Orbis Historiæ, i, e, Rerum ab His panis in India Oecidentali hactenus gestarum, etc.Libri tres.-His ab eadem (Chauveton) adjuncta est De Grallorum in Floridam expiditione.MDLXXXI.In-12, richement relié.Don de M.l’abbé V erreau- Rarissime. LE COURRIER DU LIVRE 141 Irving (Washington).—Voyages des compagnons de Colomb.Paris, 1864.Traduit de l’original de 1«31.Kane (Elisha Kent).—Artic explorations in search of Sir John Franklin, in 1853, 1854 & 1855.Washington, 1859.Lavaysse (J.J.Dauxion).—Voyages aux Iles de Trinidad, de Tabago, de la Marguerite, etc.Paris, 1813, 2 vol.in-8.Long (J.).—Voyages chez différentes nations sauvages de l’Amérique septentrionale.traduits de l’anglais par Billecocq, citoyen îrançais.Paris, 1810.Mémoires des commissaires du Roi et de ceux de Sa Majesté Britannique, sur les possessions et les droits respectifs des deux couronnes en Amérique.6 vols.Antiquities Americanœ Seu scriptores septentrionales rerum ante-Colombianarum in America, .Copenhague, 183Y.Amérique.—Essai sur les populations d’Amérique.Amsterdam, 1667.5 vol.O' Callaghan (E.B.).—The documentary History of the state of New-York.Albany, 1849.3 vol.in-8.O’ Callaghan.—History of New-Netherland.2 vol.Shea (J.Gf.).—Ouvrages réédités avec notes et éclaircissements : 1.Discovery and exploration of the Mississipi valley with the original narration of Marquette, Allouez, Membré, Hennepin, and Anastase Pouay.New-York, 1853.In-8.2.Journal de la guerre de Micisipi contre les Chicacas en 1739 et 1740-1850.3.Expedition of Don Diego de Penalosa, governor of New-Mexico, from Santa-Fé to river Moschipi, and Qui vira in 1662, as described by Father Nicholas de Freytas, O.S.F.New-York, 1882.Ternaux-Compans.—Voyages, relations et mémoires originaux pour servir à l'histoire de la découverte de l’Amérique, publiés pour la première fois en français.Paris, de 1837 à 1840. LE COURRIER DU LIVRE 143 « “ INDEX LIBRORUM PROHIBITORUM ” U Index Librorum Prohibitorum que l’on confond souvent avec Y Index Librorum Expurgandorum ou Eupur-gatorius, (manuel dans lequel sont catalogués les ouvrages qui peuvent être lus pourvu que certains passages spécifiés soient retranchés), est un fort volume de 419 pages in-12.Il renferme les titres de 20,000 volumes qui, soit à cause de leurs doctrines ou de leur immoralité, sont condamnés par l’église catholique, qui en défend la lecture ou la possession à ses enfants sous peine de la censure ecclésiastique.Huit mille auteurs y figurent Tous les ouvrages de Renan sont condamnés, ainsi qu’une partie des oeuvres de Voltaire.U Histoire delà littérature anglaise, par Taine, figure dans Y Index, mais ses études sur la révolution française n’ont pas été incluses, dit-on, à la demande de Sa Sainteté Léon XIII.Tous les ouvrages de Cousin sont condamnés, quatre de Lamartine.Le Juif Errant et les Mystères de Paris d’Eugène Sue sont tous les deux à Y Index, ainsi que tous les ouvrages des deux Dumas ; les Misérables et Notre-Dame de Paris de Victor Huo’o.o La tâche de reviser Y Index jusqu’à ce jour est actuellement entre les mains de la Congrégation de l’Index.Ce catalogue est loin d’être une nomenclature complète des ouvrages contraires à la doctrine catholique ; c’est ce qui lui enlève un peu d’intérêt pour le bibliographe.L’Eglise catholique a inauguré ce système de prohiber des livres quand le Concile de Nicée a condamné aux flammes les écrits d’Arius.Constantin lui-même avait menacé de mort ceux qui en étaleraient des exemplaires.Le même sort échut aux oeuvres de Nestorius au Concile d’Ephèse, et plus tard, à celles'd’Eutyches, à LE COURRIER DU LIVRE 144 Calcédoine.Les ouvrages païens furent prohibés par le par le Concile de Carthage, en l’an 400.Aristote fut défendu par l’Eglise au XIIIe siècle.On trouve une liste de livres prohibés dans le décret d’un concile tenu à Rome en l’an 494.En 1515, le Concile de Latran nommait des censeurs pour examiner tous les ouvrages avant leur publication.Le pape Paul IV publia un décret, en 1543, ordonnant que tout ouvrage fût soumis à l’inquisition avant d’être publié, et les libraires étaient requis d’adresser leurs catalogues.Brunet signale une liste d’auteurs condamnés, préparée sur l’ordre du pape Charles V, et imprimée à Bruxelles en 1540.Cette liste est la plus ancienne connue.Le premier Index de la Cour de Rome fut publié en 1558.La question fut longuement discutée au concile de Trente, qui accorda au pape le droit de revision, et le résultat de cette décision fut l’apparition, en 1564,* de Y Index Tridentius de Pie IV, qui fut imprimé à Rome par un des Aide.Pour la bibliographie des ouvrages prohibés- en général, consultez les manuels suivants : Klotz.—De libris auctoribus sais fatal ibus.1761.Struvius.—Bibliotheca H is h.Letter., vol.111, ch-9.Schlliiorn.—Amœnitates Literariœ, vol.VII.Brunet.—Livres supprimés et condamnes.Peignot.—Dictionnaire critique et bibliographique des principaux livres condamnés au feu, supprimés, ou censurés Paris, 1806.2 vols.Petzholdt, dans sa Bibliotheca Bibliograpliica, donne une liste complète des catalogues de la congrégation de l’Index, et l’ouvrage de Scheîhorn, cité plus haut,, renferme de curieux détails à ce sujet. LE COURRIER DU LIVRE 145 PRESSOPHILIE O) Cependant ce sont les grands journaux quotidiens publiés à Montréal et à Toronto qui dominent cette foule de petits journaux locaux et leur donnent le ton.La presse purement littéraire et scientifique n’a pas encore d’existence bien assurée, et nombreux sont les disparus dans la grande nécropole du journalisme canadien, qui avaient tenté de vivre uniquement de littérature et de science ! Des tentatives dans ce genre sont faites souvent, bien souvent, et quelques-uns auraient mérité autre chose que la mort, après un ou deux numéros ! Mais la littérature canadienne des deux langues a à subir la triple concurrence des littératures anglaises des Etats-Unis et d’Europe et de la littérature française de Paris.Il se publie, au Canada, plusieurs revues scientifiques.La meilleure —la seule en langue française—-est sans contredit, le Naturaliste Canadien, commencé en 1868 par feu l’abbé Prevancher et qui est aujourd’hui si dignement continué à Chicoutimi, P.Q., par l’abbé V.A.Huard, président du séminaire.En langue anglaise, d y a le Canadian natural science news (Baden, Ont), de fondation récente.Il y a aussi plusieurs grandes revues anglaises dans l’Ontario, en général bien écrites : le Lounger, publié à Ottawa ; le Canadian magazine, le Canadian Home journal, Our monthly, le Canadian Queen, et d’autres, à Toronto ; le Journal of education (officiel) ; plusieurs journaux pédagogiques, dont le Canadian Teacher (Toronto) ; de nombreux journaux de jurisprudence, (1) Pour le commencement de cette étude, voyez le Courrier du Livre, volume I, page 155 et volume II, page 15. 146 LE COURRIER DU LIVRE de médecine, d’agriculture, de modes, sans compter les innombrables publications périodiques, ayant! de près ou de loin un caractère religieux.Les autres provinces anglaises ont également plusieurs journaux quotidiens et hebdomadaires, dont l’importance dépasse rarement les frontières locales.Les revues littéraires et scientifiques y sont rares et de peu d’importance, mais en revanche les magazines des diverses sectes religieuses y pullulent.La province de Québec est aussi bien partagé sous le rapport du nombre et de la diversité des journaux.Les plus anciens journaux anglais qui se publient actuellement sont en dehors du Daily Mercury (Québec), qui est le patriarche de la presse anglaise, le Witness (1845) de Montréal, le Journal (1845) de Staustead, Y Examiner (1878), de Sherbrooke, le Chronicle (1847) et le Telegraph (1875), tous deux de Québec.Toutes les autres gazettes anglaises et françaises sont de fondation récente ou peu reculée.Inutile d’ajouter que tous les genres sont représentés dans la presse de la province.L’excellente revue mensuelle, la Revue Canadienne, considérablement rajeunie et enjolivée, a atteint sa trente-troisième année d’existence ; il y a plusieurs journaux de médecine, le Canada Medical and Surgical Journal (Montréal), Y Union Médicale clu Canada (id), la Clinique (id), le Canada Medical Record (id), le Medical Journal (id), la Revue Médicale (Québec) ; plusieurs revues de jurisprudence et de législation : la Revue Légale (Montréal), le Canadian Jurist (Montréal) ; quatre journaux illustrés hebdomadaires : le Dominion Illustrated, le Monde Illustré, le Cyclorama Universel et le Samedi, tous publiés à Montréal ; un journal satirique, le Canard (Montréal) ; plusieurs journaux de musique : Y'Art Musical, le Mir- LE COURRIER DU LIVRE 14T liton, le Passe-Temps, tous à Montréal ; une foule de gazettes et publications consacrées à l’agriculture et à l’industrie, ainsi que plusieurs revues religieuses catholiques et protestantes.Nous nous réservons de faire, plus tard, une excursion plus ou moins prolongée dans la nécropole de nos anciens journaux aujourd’hui disparus et perdus dans l’oubli, et d’en exhumer les plus intéressants.Disons dès à présent que les progrès de la presse canadienne, tout en étant considérables, quant au nombre et à la diversité des écrits, nous paraissent inférieurs par rapport à la valeur réelle.Dans ce siècle soi-disant de lumières, tout marche à la vapeur et à l’électricité, et il n’est pas étonnant que le monde de la presse s’en soit ressenti un peu.Les Bédard, les Blanchet, les Morin, les Parent, les Brown sont morts, et, pour les remplacer, qui trouve-t-on ?Mettant de côté J.P.Tardivel et l’hon.J.I.Tarte—le Veuillot et le Rochefort de notre presse canadienne—quels autres journalistes ont réussi à faire leur marque ici ?11 ne nous reste ici qu’un tas de journalistes qui se figurent être des Cassagnac ou des Drumont, et dont les journaux, aussi mièvres que ridicules, endorment les rares lecteurs qui s’aventurent encore à les lire, et qui doivent une dizaine d’années d’abonnement ! HENRI T1ÉLEMA.NS. 148 LE COURRIER DU LIVRE ECHOS ET NOUVELLES The Raeburn Book Company, 185 Grand St., New-York, vient de publier un très intéressant petit volume intitulé : Burns Almanac.Cette brochure sera adressée gratuitement aux lecteurs du Courrier du Livre qui en feront la demande.%* %.Le Caxton Club, de Chicago, va tenir prochainement une exhibition de livres rares et d’autographes précieux, propriété de ses membres.%* % Le livre qui s’est vendu le plus cher de nos jours est le Psalmorum Cedex, qui a atteint 4,590 louis sterlings.A la vente Ashburnham, à Londres, un exemplaire de la Bible dite de Gutenberg a été acheté pour 4,000 louis par M.Bernard Quaritch, le libraire-antiquaire bien connu de Londres.On s’attendait à ce que cette Bible se vendît un prix plus élevé.Comme on demandait à Anthony Hope s’il écrirait ses impressions sur les Etats-Unis, il a répondu avec bonhomie : “Je vais être trop longtemps parmi vous pour écrire mes impressions.J’ai toujours compris qu’un voyageur qui restait plus d’une semaine dans un pays ne pouvait pas écrire ses impressions, et je vais y séjourner trois mois.” Le Dictionnaire de Médecine de Bouchut et Després est le plus complet et le plus pratique des -ouvrages similaires qui puisse être mis entre les mains, non seulement des médecins et des pharmaciens, mais encore des chefs de famille.Aussi, nous ne saurions trop en recommander l’achat par livraisons, qui permet de compléter ce dictionnaire en quelques mois avec une ¦dépense hebdomadaire insignifiante. LE COURRIER DU LIVRE 149 Le Dictionnaire¦ comprendra vingt-six livraisons de 64 pages à 1 fr., avec de nombreuses gravures dans le texte.On peut se le procurer en s’adressant à l’éditeur, M.Félix Alcan, à Paris.On vient de vendre, à la Ferté-Milon, en France, la maison de Racine, né dans cette petite ville en 1639.C’est une vaste et imposante demeure, un logis ayant grand air avec ses sculptures de la Renaissance, et dont on doit la construction au grand-père de l’auteur d’Athcdie- C’est dans cette vieille maison que La Fontaine vint épouser la cousine de Racine, Mlle Marie Héricart.Le logis fut1 ensuite habité par la soeur de Racine, Mme Rivière, femme du receveur du grenier à sel de la Ferté-Milon.Nous reproduisons, au frontispice de la présente livraison, le portrait de Bernard Quaritch, le célèbre libraire londonnien qui vient d’acheter, dans une vente publique, un exemplaire de la Bible de Mayence, au prix de $20,000.Nous devons nos remerciements à M.Geo.D.Smith, de New-York, éditeur du Bi-Monthly Price-Current of Books, qui a bien voulu nous permettre de reproduire ce portrait.Nous accusons réception, avec remerciements, d’une nouvelle publication de M.Pierre-Georges Roy, l’infatigable directeur du Bulletin des Recherches Historiques.Ce nouveau travail est intitulé : Galerie des membres du Conseil législatif et des députés de V Assemblée législative.C’est un joli petit volume, imprimé sur papier de luxe et relié ,en toile, renfermant, outre quelques notes biographiques, une excellente reproduction phototypique du portrait de nos législateurs : Le prix de l’ouvrage est de $1.00. 150 LE COURRIER DU LITRE Petit Intermédiaire questions 36.J’ai besoin d’éclaircissements sur le fait historique suivant ; « Au mois de mai 1754, un corps considérable de troupes ¦anglaises, commandé par le colonel Washington, envahit le territoire Canadien.Un officier français, M.de Jumonville, fut chargé d’aller, avec trente hommes, à sa rencontre pour lui déclarer qu’il était sur le territoire français’etjle sommer de se retirer.Le 17 mai, au soir, Jumonville s’était abrité dans un vallon profond et obscur, il y fut découvert par des sauvages, qui allèrent prévenir Washington.Washington marcha toute la nuit et, au point du jour, sans sommation préalable, sans pourparlers, en pleine paix, surprit les Français au bivouac et commanda le feu.Jumonville et dix de ses compagnons furent tués.»—lo.Le colonel Washington commandait-il des troupes anglaises ou américaines ?—2o.Etait on alors réellement en temps de paix ?—3o.A quel endroit du Canada s’est passé cet évènement ?—4o.Et quel était le but du colonel Washington en envahissant ainsi le territoire français ?—J.-H.A.Beauparlant.37.Je serais désireux de connaître tous les ouvrages qui ont été publiés sur l’Alaska et le Klondike.—Bibliographe.38.Quel est l’origine de ce proverbe : tirer le diable par la queue ?—Badluck.39.Quel est le premier journal quotidien ?—Pressophile.40.Un nouvel éboulis a eu lieu dernièrement à Saint-Alban et on craint de nouveaux désastres.Je désirerais savoir si l’ébouliset l’inondation de 1894 sont les premières catastrophes qui soient arrivées à ceUendroit.—Curieux.41.Je lis dans le Rapport du comité spécial nommé parle Parlement, en 1824, pour s’enquérir de l’état de l’Instruction Publique dans la Province, (p.209), sous- l’en-tête suivante : O An Inventory of the effects seized by the Sheriff of the District of Quebec to and for the use of IDs Magesty, belonging lo the deceased Reverend P'ere Cazot, as representing the late Order of Jesuits in the Province of Lower Canada, in virtue of the King's Writ to him directed, bearing date the 8th day of March 1800 « The following ¦delivered by Mgr Joseph Octave Plessis, Coadjutor of Quebec^ LE COURRIER DU LIVRE viz : )) —Puis vient une longue liste de meubles, ustensiles de cuisine, livres et ornements d’église, etc., déposés apparemment nu collège des Jésuites.Après cette liste, on lit l’item suivant : « A Parchment Folio Book, the first leaf beginning : Continuation des Registres précédents dans lesquels tous les Recteurs de ¦ce collège ont écrit ce qui s’est passé de considérable en ce pays, etc.» — Qu’est devenu ce « Parchment Folio Book ?» Suppléerait-il à ce qui manque au texte du Journal des Jésuites que nous avons?—J -M.LeMoine.REPONSES NOUVELLES A LA MAIN.—(4, vol.II, p.31.)—Ces gazettes autographes prirent naissance en France bien avant 1728, mais continuèrent de vivre jusque sous le règne de Louis XV.Ce journalisme manuscrit, souvent claudestin, était une sorte d’opposition au gouvernement absolu d’alors, ou une façon plus commode de répandre sans vergogne des dénonciations, des épigram-mes, ou même des faits scandaleux.Le gouvernement les employa ou les combattit tour à tour jusqu’au jour où le Roi donna à Renaudot le privilège de « gazetter ».—Consultez Eug.IJatin : Bibliographie de la Presse.— Henri Tiélemans.TOUT HOMME A DEUX PAYS —(23, vol.Il, p.90).Cette expression vient sans aucun doute de \a Fille de Roland de Henri de Bornier, quand Charlemagne, un souverain qui veut conquérir le monde et l’appeler du nom de France, dit que Tout homme ait deux pay.?, la France et puis le sien.LÉON XIII ; OUVRAGE A L’INDEX—(24, vol.Il, p 125).L’ouvrage de Léon XIII, condamnée par la congrégation de l’Index, avant son avènement à la papauté, a pour titre : Le sang précieux de Marie.Jean de Bonnefon, dans son article: La reforme de l'Index, en fait mention.(Voir le No.3028, 12 mars, de VEclair.— L’abbé R.SNOB, SNOBISME, JINGOISME.—(25, vol.II, p.125).— Le mot snoè, qu’on emploie maintenant dans la langue française, un peu à tort et à travers, a perdu sur le continent quelque peu de son exacte signification.En Angleterre, on désigne sous le nom de snob, l’individu qui cherche à pénétrer dans la bonne société, qui s’efforce de copier ses bonnes manières, mais qui, malgré ses vêtements taillés à la dernière mode et la correc- 152 LE COURRIER DU LIVRE lion de ses mouvements n’arrivera jamais à posséder les sentiments de délicatesse, de droiture et d’honneur qui sont innés chez celui qu’on appelle un gentleman et dans la peau duquel le snob voudrait entrer.Le mot jingoïsme vient de l’anglais jingo, qui signifie Jupiter dans l’argot de cette langue et que nous employons sur le continent lorsque nous parlons du chauvinisme anglais.Au moment de- la guerre des Achantis, on chantait à Londres une chanson dans laquelle le mot jingo,, dont a fait jingoïsme.revenait sans cesse : For we don’t want to fight, but by “ juigo ” if we do, We’ve got the men, we!ve got the ships, we’ve got the money too, etc.Roger Anceau.ORIGINE DU MOT YANKEE.—(26, vol.II, p.155).—C’est à tort que l’on désigne, en bloc, sous le nom de Yankees, les neveux de l’oncle Sam.Le mot « Yankee » ne doit s’appliquer qu’aux habitants d’une petite partie des Etats-Unis, la Nouvelle-Angleterre, c’est à dire les Etats du Maine, New-Hampshire, Vermont, Massachusetts, Rhode-lsland et Connecticut, Le nom en question fut donné originairement par les Indiens qui estropiaient la désignation « English » dont ils faisaient « Yengesse », par corruption « Yankee ».'Mai?cette appellation ne se généra-lisajamais.—F.A.Steenackers.DÉSINFECTION DES LIVRES—(27, vol.II, p.125).—Voici un procédé absolument efficace et inoffensif pour la désinfection des livres.Il repose sur l’emploi de l’aldéhyde formique, qu’on trouve dans le commerce sous le nom de formaline (solution d’aldéh.formo.à 40% environ).Des expériences faites méthodiquement ont montré qu’un centimètre cube de formaline suffit à désinfecter en 15 minutes un livre placé dans un espace clos de 300 centimètres cubes.Il suffit d’une boite en bois de capacité connue et d’une bouteille de formaline.(Pacific Med.Journal, février 1807, p.85).En France, la désinfection à l’aldéhyde formique par le procédé Trillat est pratiquée par la Société Française de désinfection à domicile, 14, rue des Pyramides, Paris.—Dr Rousseau.VOLAPUCK.- (29, vol.U, p.125)—La langue universelle ou volapück, et non volapuck, a pour inventeur M.Schleyer, de Constance.Le mot signifie langue universelle (de puk, langue ; vol, univers), littéralement universi lingua.On trouvera tous les LE COURRIER DU LITRE 153 renseignements relatifs à cette langue dans la Langue Com'mer-¦ciale universelle, ouvrage publié par la librairie H.Le Soudier.R.R.PREMIERE CARTE DE FRANCE.—(30, vol.II, p.155).-La première carte de France a été commencée par César-François Cassini de Thury, et terminée par son fils, Jean-Dominique.R.R.SUPPRESSION DE LETTRES—(31, vol, II, p.125.)—Je puis citer l’ouvrage suivant : Voyage autour clu monde sans la lettre J, par Jacques-Etienne-Victor Arago.Paris, A la Librairie Nouvelle.1853.la-16.Prix : 50 centimes.—A.Vial et G.Capon.Extrait du Petit Journal du 19 décembre 1896 : Le Voyage autour du monde sans la lettre A, par Jacques Arago, a été imprimé en 1852, à Paris, chez Boulé et Cie., rue Jacques-de Brosse, 10, fut édité et vendu, au prix de 50 centimes, à Paris, par la Librairie Nouvelle, boulevard des Italiens, en 1853.C’est une pièce de trente pages, de petite dimension, écrite sous forme de lettre et sans un seul a pendant vingt-neuf pages.Seule, la réponse d’une inconnue, Caroline, qui termine l’opuscule, possède les a du langage ordinaire.Le Voyage autour du monde ainsi fait, sur commande, est signé J.cques r.go.— Jacques Arago, sans A.UNE COMÉDIE SANS LA LETTRE A.—Voici les renseignements que je puis donner, attendu que j’ai en portefeuille un petit travail préparé sur cette pièce.La pièce est intitulée : La piece sans A.Elle est en un acte et en prose, et fut jouée aux Variétés, en décembre 1816.L’auteur était un nommé Rondeîon Rondeii-Brunet lui-même n’est pas sûr du nom.Elle n’alla pas jusqu’à la fin, vu le peu d’intérêt qu’elle présentait et peut-être aussi à la malice de Mangozzi, qui jouait dans cette pièce avec Duval, et qui dans une phrase substitua l’exclamation Ah! à l’exclamation Eh ! Ce qui, joint à l’ennui du public acheva de tuer la malheureuse pièce.—A.Nalis.ÉPREUVE AVANT LA LETTRE.- (34, vol.II, 125.)—Le mot le dit : l’artiste termine son travail sur le métal ou le bois par la légende, qu’il confie parfois à un élève ou à un spécialiste-L’épreuve d’une gravure, d’un portrait, d’un paysage imprimée sans cette légende, sans ce titre, est appelée épreuve avant la Lettre.Cet état est préféré par les amateurs, car la planche est supposée moinsfatigée par le .tirage.—R.R. 154 LE COURRIER DU LIVRE DESIDERATA Le Courrier du Livre, Québec Nos abonnés qui ne conservent pas la série du Courrier du Livre, nous obligeraient infiniment en nous retournant le No.d’Août.A.Growoll, Box 943, New-York Lectures to Travelling Managers, by Brandt and Bruce.Indianapolis.New England Historical and Genealogical Register, vol.12.The Antiquary, vol 31, 1895.Raoul Renault, Boite 142, Québec Spading.Pays catholiques et pays protestants comparés.IrrB, Montréal, 1876.Tout ouvrage canadien ou sur le Canada.Manuscrits, autographes, ex-libris.John Wright, 383 E.9th St., St-Paul, Minn.Aitkin Testament.Phila , 178i.Stead’s Truth about Russia.Common Prayer, 8 vo J.S.Potter & Co.1882.“ “ “ Harper et Bro., 1845. LE COURRIER DU LIVRE 155 BIBLIOGRAPHIE CANADIANA ET AMERICANA HISTORY OF THE COUNTY OF ANNAPOLIS including Old Pori Royal and Acadia, with memoirs of its representatives in the Provincial Parliament, and biographical and genealogical shetches of its early english settlers and their families, by the late M.A.Calnek Edited and compiled by A.W.Savary.With Portraits and illustrations.William Briggs, éditeur, Toronto.In-8, toile, XIV-660 p., cartes, portraits et gravures.Cette histoire volumineuse du comté d’Annapolis, dans la Nouvelle-Ecosse, de Port Royal et de TAcidie en général, ne peut être critiquée dans une simple notice bibliographique.Nous n’en dirons donc, pour le moment, qu’un mot en passant.Nous avons chargé un historien qui connaît l’histoire de cette partie du pays de nous en faire une critique approfondie, et d’y relever, s’il y a lieu, les erreurs ou injustices qui peuvent s’y être glissées.L’auteur de cette histoire, M.Wm.-A.Calnek est mort en 1892 L’éditeur, M.le juge M.-A.Savary, a entrepris la tâche de livrer cette étude au public.Il l’a augmentée en maints endroits ; il a ajouté un grand nombre de notes qui éclaircissent le récit.Quoiqu’il en soit, ce volume doit se trouver sur la table de tout homme d’étude, et il n’est pas un historien canadien ou américain qui ne trouvera pas son profit à la consulter amplement. 156 LE COURRIER DU LIVRE CAMP AND LAMP.Rambles in realms of Sport, Story, Song, by Samuel Mathewson Baylis.Wm.Drysdale & Co., éditeurs, Montréal.In-12, toile, 316 p., gravures et enluminures.Ce volume est un des plus beaux specimens de typographie qui soit sorti d’une presse canadienne, et les imprimeurs, la Witness Publishing House, de Montréal, méritent nos plus sincères félicitations.M.Baylis a réuni dans ce volume plusieurs pièces, prose et vers, légendes et histoires, qu’il a publié ici et là depuis quelques années.La première partie est consacrée au sport ; dans la seconde, sont groupés des poèmes et des ballades, des sonnets et des rondeaux ; la troisième partie renferme une légende des troubles de 1837, intitulée “Rebel or Patriot” ; dans la quatrième partie, sont toutes sortes de bouts rimés ; enfin, dans la cinquième partie, est une étude sur les sports d’hiver du Canada : la raquette, la glissoire, le patin, le hockey'et le curling.Comme nous le disions en commençant cette notice, ce volume est irréprochablement imprimé, sur papier de luxe, avec titres de chapitres en deux couleurs.Il est habillé d’une reliure originale et élégante.Il a été tiré à cinq cents exemplaires numérotés et autographiés par l’auteur, THE MAMMOTH CAVE OF KENTUCKY.An illustrated manual by Horace Carter Hovey and Richard Ellswork Call.John P.Morton and Company, éditeurs, Louiseville.In-8, 107 p., gravures hors texte.La “Mammoth Cave” du Kentucky est une caverne immense qui a attiré tous les ans une foule de touristes.Cette caverne est entourée d’une foule d’autres de dimensions moindres.Ce manuel nous en donne une description détaillée avec notes historiques et scientifiques. LE COURRIER DU LIVRE 157 THE GOLD FIELDS OF THE KLONDIKE.Fortune seekers guide to the Yukon region of Alaska and British America, by John W.Leonard.A.N.Marquis & Company, éditeurs Chicago.In-12, 216 p., nomb.grav.et carte.Ce volume est un des plus pratiques qui aient été publiés sur le Klondike et ses merveilleuses mines d’or.Tous ceux qui ont l’intention d’aller tenter la fortune à cet endroit devrait lire cet ouvrage en entier et l’avoir à la main pour consultation.GUIDE TO THE KLONDIKE and the Yukon gold fields in Alaska and Northwest Territoires.In 16, 115 p., ill.et carte ALASKA, its history and ressources, gold fields, routes and scenery, by Miner W.Bruce.Lowman & Hanford Stationary and Printing Co., éditeurs, Seattle.In-8, 128 p., ill et carte.La littérature sur le Klondike abonde.Il nous en vient de tous côtés.Les deux publications qui nous occupent sont celles qui doivent avoir, à notre point de vue, le plus d’autorité.Le premier est un guide bien fait, profusément illustré et pourvu d’une carte détaillée récemment dressée.Le second est fait au point de vue historique, descriptif et statistique par un mineur d’expérience.Il renferme une foule de belles illustrations et une grande carte.KLONDIKE, and ail about it, by a Practical Mining Engineer.Excelsior Publishing House, éditeurs, New-York.In-12, 143 p., carte.Cet autre volume sur le Klondike n’est pas aussi complet que les précédents ; mais il n’en est pas moins aitile, car il renferme une foule de détails que les autres n’ont pas.Achetez-le et il vous intéressera. 158 LE COURRIER DU LIVRE LE PERE HECKER, fondateur des “ Paulistes ” Américains (18I9-Î888), par le Père W.Elliott.Traduit et adapté de l’anglais avec autorisation de l’auteur.Introduction par Mgr Ireland, préface par l’abbé Félix Klein.Victor Lccoffre, éditeurs, Paris.In-12, LV—430 p.La vie du P.Hecker est pleine des enseignements les plus précieux, les mieux présentés, les plus éloquemment appuyés.Elle instruira et elle plaira par les horizons nouveaux qu’elle ouvre.Le P.Isaac-Thomas Hecker est né à New-York en 1819, d’un père incroyant et d’une mère méthodiste.11 s’ est fait catholique en 1844 et il a été ordonné prêtre en Angleterre, le 23 octobre 1849.Il retourna à New-York en 1859.La Préface de l’abbé Klein, et Y Introduction de Mgr Ireland, archevêque de Saint-Paul, nous présentent l’ouvrage et le complètent.Nous accusons réception des publications suivantes : DOXETS GUIDE TO SAN FRANCISCO and the pleasure resorts of California.William Doxey, éditeur, San Francisco.In-12, XII 208 p.nombreuses illustrations et plans.ANNUAIRE DU SÉMINAIRE DE CHICOUTIMI (Saguenay, Province de Québec) pour l’année scolaire 1896-97.Elz.Vincent, éditeur, Québec, ln-8.PUBLICATIONS DIVERSES HISTOIRES DES SYSTÈMES ÉCONOMIQUES ET SOCIA.LISTES, par Hector Denis.Charles Rozez, éditeur, Bruxelles.In-12, 275 p., diagrammes.Cette étude des systèmes économiques et socialistes est très approfondie, si elle ne donne pas toujours la note juste par rapport au socialisme catholique.Mais elle est tout de même intéressante et instructive, et LE COURRIER DU LIVRE 15î> ceux qui s’occupent des questions économiques et sociales devront nécessairement la consulter.PRICED CATALOGUE OF STAMPS OF THE BRITISH EMPIRE, (1897) In-16, toile XL-176 p., vignettes.PRICED CATALOGUE OF STAMPS OF FOREIGN COUNTRIES.(1897) In-16, toile VIII-414 p , vignettes.PRICED CATALOGUE OF ENVELOPES AND WRAPPERS, Post cards and Letter Cards.(1897).Stanley Gibbons, éditeur, Londres.Jn-16, toile VIII 280 p., vignettes.Ces trois catalogues de Stanley Gibbons sont remarquablement bien faits.La reproduction des timbres est parfaite.Ils sont imprimés sur un papier de luxe, et l’impression ne laisse rien à désirer.Nous les recommandons à nos lecteurs.A QUOI TIENT LA SUPÉRIORITÉ DES ANGLO SAXONS, par Edmond Demolins.Firmin-Didot et Cie., éditeurs, Paris.“ La supériorité des Av glo-Saxons ! Si on ne la proclame pas, on la subit et on la redoute ; les craintes, les méfiances et parfois les haines que soulève l’Anglais l’attestent assez haut.“ Nous ne pouvous faire un pas à travers le monde, sans rencontrer l’Anglais.Nous ne pouvons jeter les yeux sur nos anciennes possessions, sans y voir flotter le pavillon anglais.“ L’Anglo-Saxon nous a supplanté dans l’Amérique du Nord que nous occupions depuis le Canada jusqu’à la Louisiane, dans l’Inde, à Maurice, l’ancienne Ile de France, en Egypte.“ Il domine l’Amérique, par le Canada et les Etats-Unis ; l’Afrique, par l’Egypte et le Cap ; l’Asie par l’Inde et la Birmanie ; l’Europe et le monde entier par son commerce, par son industrie et par sa politique.” {Extrait de la préface.) 160 LE COURRIER DU LIVRE Cette étude de M.Desmollins est vraiment bien faite et dit tout haut une foule de vérités que tout le monde pensait tout bas.Les canadiens la liront avec profit.LES GLOIRES CHRÉTIENNES DE LA FRANCE.Les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, appelés ensuite ordre de Rhodes, puis de Malte, par Farochon.Maison de la Bonne Presse, éditeurs, Paris.In-S, 444 p., cartes, plans, portraits.\ L’histoire des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, c’est l’histoire du monde chrétien dans ses rapports avec le monde musulman.Toutes les nations de l’Occident peuvent se glorifier d'avoir donné des fils à cette légion qui faisait vœu solennel de ne jamais fuir le combat, qui devait vaincre ou mourir.Cet ordre militaire était exclusivement destiné à combattre les forces musulmanes envahissantes, et il l’a fait toujours avec l’à-propos, le calme héroïque que donne la défense d’une cause bonne et juste.Ce sont les faits glorieux qui illustrent toute l’existence de cet ordre que M.Farochon a réunis.Son livre est édifiant et distraira.POUM, aventures d’un petit garçon, par Paul et Victor Marguerite.E.Plon, Nourrit et de., éditeurs, Paris.In-12, 290 p Poum, que Paul et Victor Margueritte publient chez Plon, est le récit humoristique des aventures d’un petit garçon.Poum est et restera un type de l’enfance comique et ingénue, avec ses défauts, ses travers, ses ridicules.Il y a dans ce livre des trouvailles de haute drôlerie et d’observation fine.Il ira dans toutes les mains.L’HYSTÉRIE, sa nature, sa fréquence, ses causes, ses symptômes et ses effets, par l’abbé A.Touroude.Imprimerie de N.D.de Montligeon, éditeurs, La Chapelle-Monligeon.In-12, XI-400 p. LE COURRIER DU LIVRE L’hystérie est une maladie commune de nos jours.Elle est la cause dans les familles, aussi bien que dans les communautés religieuses, de beaucoup d’ennuis, d’embarras, et parfois même de grands scandales.: 162 LE COURRIER DU LIVRE GUIDE ILLUSTRÉ DE TIMBRES - POSTE, G.Gelli et R.Tani, éditeurs, Bruxelles.In-12, 367 p., ill.CATALOGUE GÉNÉRAL ILLUSTRÉ et prix-courant des timbres-poste et entiers de Turquie et de tous les autres pays de l'Orient et de l’Extrême-Orient, par Apik Yaremdji./.Tchakidji & Cie., éditeurs, Constantinople.In-16, 127 p., vig.TIMBRE FANTAISISTE M.J.-O Filteau, libraire de cette ville, a reçu der- 7 J 3 nièrement par la malle, de Boston, sans aucune indication de provenance, un timbre que l’on peut décrire ainsi : profil de femme regardant à gauche dans un oval perpendiculaire; autour, encerclés, on lit les mots : u République Canadienne ” au haut, “ Canadian Republic” au bas.Ce timbre est fait d’une mauvaise gravure sur bois et imprimé de trois couleurs différentes : rouge, vert, bleu.On a joint à cet envoi de timbres quelques feuilles de papier à lettre avec entête emblématique : dans une banderolle : “ Dieu sauve le Canada ; ” au dessous, les lettres énigmatiques “ O- L.C.” et une guirlande de feuilles d’érable.Qui est l’auteur de ce timbre et dans quel but a-t-il été frappé ?C’est la question que nous nous posons sans pouvoir la résoudre.Nous allons prendre des in* formations et nous espérons pouvoir donner des explications satisfaisantes dans notre prochaine livsaison.Québec, Imprimerie Générale, rue du Fort, N° 8 CATALOGUES D’ESTAMPES HISTORIQUES ET DE PORTRAITS ANCIENS EN DISTRIBUTION CHEZ GODEFROY-MAYER, Marchand d’estampes 15, RUE PIGALLE, A PARIS, (FRANCE).• [ Catalogue No 20 A descriptive and illustrated catalogue of an extensive collection of old portraits and historical prints relating to AMERICA.106 pages et 2762 numéros.Catalogue fort importait, orné de reproductions des pièces les plus rares.Du plus grand intérêt pour l’iconographie du Canada et des Etats-Uniss Prix de ce catalogue : 25 cents.Catalogue No 21 Catalogue d’une collection importante de portraits et de pièces historiques concernant l’époque de Louis XVI, de la Révolution française, du 1er Empire et de la Restauration.(1770-1820) 114 pages et 3052 numéros.Avec reproductions, tables topographiques, tables des divisions, index des graveurs, peintres, etc.Prix de ce catalogue : 15 cents.Catalogue No 22 Catalogue illustré d’une collection importante de portraits, d’estampes historiques et de vues, de toutes époques, mais principalement des 16e au 18e siècles, 74 pages et environ 2000 numéros, Avec table des matières, index topographique et répertoire des graveurs et peintres cités dans le catalogue.Prix de ce catalogne : 10 cents.Tous ces catalogues ont été publiés tout récemment.Le prix des catalogues, qu’on peut envoyer timbres-poste américains, est remboursable sur la première commande.TIMBROPHILE ATHENIEN le seul ORGANE OFFICIEL DU CERCLE TIMBROPHILE D’ATHÈNES Directeurs-Propriétaires D.SACCORRAFOS, T.G.LECATSAS & Oie Ce journal paraissant mensuellement, publie dans chaque n° des articles philatéliques sérieux, une chronique complète de nouveautés, des renseignements nécessaires, et de nombreuses annonces, Abonnement : 30 contins par an donnant droit à une annonce de 5 lignes.La page fr.12.— | page fr.2.— i “ “ 7.— La ligne “ —20.i “ “ 3.50 Le paiement payable en mandat ou timbres neufs de Franoe, Allemagne, Angle- erre ; les, autres timbres neufs seront reçus avec une perte de 20o/o.Envoyé* vos annonces et abonnements dès le présent.—Circulation 3000 exemplaires.Adressez-vous à D.Saccorafos, Th.G.Lecatsas & Cie, Boulev.de l’Université— Maison Schliemann, N° 2, ATHENES (Grèee) N.B.Numéro spécimen sur demande. 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