Le courrier du livre, 1 avril 1900, Avril
Vol.IV.April —1900 — Avril IVo 4L8 LE COURRIER DU LIVRE CANADIANA : PUBLISHED MONTHLY PUBLIE MENSUELLEMENT IN FRENCH AND ENGLISH EN ANGLAIS ET EN FRANÇAIS CANADIAN HISTORY, ARCHAEOLOGY, BIBLIOGRAPHY, NUMISMATICS, PHILATELY AND GENEALOGY HISTOIRE, ARCHEOLOGIE, BIBLIOGRAPHIE, NUMISMATIQUE, PHILATELIE ET GENEALOGIE CANADIENNES SUBSCRIPTION ABONNEMENT : Canada & United States, \ Canada et Etats - Unis, $2.00 per year \ $2.00 par année Postal Uuion.10 shilling's \ Union Postale.12 francs Invariably payable in advance ) Invariablement payable d'avance QUÉBEC RAOUL RENAULT Directeur-propriétaire 1900 hâ American Notes and Queries A MONTHLY JOURNAL - OF - Mutual and general information - Devoted to - American and Canadian History, Biography, Bibliography, Archaeology, Ethnography, Numismatics, Philately and Curiosa.Interchangeable communications by way of Queries and Replies opened to every reader.NORTH AMERICAN NOTES AND QUERIES will be to North America and the North American people what the well known London Notes and Queries are to Great Britain and Britishers.Lists of Books wanted inserted at the rate of 5 cents per line, exclusive of address ; Books for Sale or to Exchange, at the rate of 10 cents per line.\ Canada and United States.$2.00 per year.SUBSCRIPTION : j postai Union.2.50 “ After the publication of the first number, the subscription will be $3.00 per year.10 copies will be issued on papier de luxe, uncut.8 copies opened for subscription at $5.00 per year.North American Notes and Queries will contain not less than 32 to 48 pages reading matter, will be printed on nice ancient paper, the size will be quarto.A portrait will be given in each issue.120,000 copies of the prospectus number will be printed.Further particulars concerning advertisements, etc., will be cheerfully furnished by the undersigned.RAOUL RENAULT, QU EC — Canada. A NOS LECTEURS La livraison d’avril du Courrier du Livre est un peu en retard.Ce retard est dû à des contrats considérables que nos imprimeurs avaient à livrer dans le cours du mois d’avril.La livraison de mai paraîtra incessamment, Nous commençons, avec la présente livraison, une intéressante critique historique de M.René de Kerallain, un des descendants de Bougainville.Nous devons de nouveau prévenir nos lecteurs, afin qu’il n’y ait pas de maleutendus, que le Courrier du Livre est une tribune libre, que chacun de ses collaborateurs est responsable de ses assertions.MONTCALM, BOUGAINVILLE ET L’ABBÉ CASGRAIN T E Courrier du Livre, à l’occasion d’une curieuse polémi-JLÀ que contre l’Abbé Casgrain,(l) prenait texte récemment, pour mettre en relief ses procédés ordinaires dans les questions qui se rapportent à l’histoire Canadienne, d’un petit mémoire que j’avais publié en réponse aux attaques de son principal ouvrage contre le souvenir de Montcalm et de Bougainville.M.Gagnon, l’un des polémistes “ameutés”— suivant la vieille expression du pays—contre cet abbé remuant, faisait heureusement ressortir son étrange et prudent silence devant les accusations nettes, précises, que j’avais portées sur (1) u Le Monument Champlain ; histoire de son inscription,” (Février-Mars 1899.) Le Courrier du Livre, Vol.IV, No 48.24 378 LE COURRIER DU LIVRE sa bonne foi, accusations dont, tout compte fait, je regrette de ne rien voir à rabattre.Néanmoins, tout en insistant sur cette observation caractéristique du personnage auquel nous avions affaire, M.Gagnon avait cru devoir exprimer sur mon travail des réserves d’une parfaite courtoisie mais qui, naturellement, ne me paraissent point justifiés au même titre.Le Courrier du Livre, en me communiquant ses légères critiques avec une gracieuseté spontanée dont je lui suis reconnaissant, a bien voulu du même coup m’ouvrir ses pages pour que je pusse m’expliquer sur les reproches qu’on m’adresse.J’en ai reçu d’autre part, en France, qui sont de nature aussi vague ; et je saisis volontiers l’occasion de répondre en une fois aux contradicteurs bénévoles qui m’ont fait l’honneur de lire ma brochure.De ces reproches il en est,—peu nombreux, —qui visent immédiatement ma protestation, personnelle en quelque sorte, pour y relever certaines inexactitudes de fond ou de certaines naïvetés de forme.D’autres blâment l’esprit général avec lequel je souhaite qu’on envisage les rapports des Français et des Canadiens au siècle dernier, et craignent le trouble qu’apporterait dans les idées reçues un genre d’appréciation empreint de quelque scepticisme, s’il venait à se répandre sur ce chapitre spécial de l’histoire.Malgré l’ennui réel que j’éprouve à parler en mon nom, et à continuer de mettre mes sentiments propres en évidence,, sur des questions d’une portée générale, où je ne puis me flatter d’avoir jamais une autorité sérieuse, je n’hésite pas à reprendre et fortifier ma thèse.Mais encore convient-il, puisqu’on la critique, que j’en accepte la responsabilité.Je prie le lecteur, avec mainte excuse, de bien croire que, en lui soumettant ces pages, je désire seulement aider au triomphe de la pure vérité, dont nous devons tous tenir à cœur le succès décisif.Je ne crois pas avoir dépassé les limites permises ni rigoureusement appuyées par les documents.Les retouches dont mon petit mémoire serait, à mon sens, vraiment suscep- LE COURRIER DU LIVRE 379 tible, ne sont point celles qu’on a proposées.Loin donc de “ plaider coupable”, comme on dit en Angleterre, j’ose demander qu’on ne juge point la cause définitivement sans y réfléchir; et, puisque la circonstance me le permet, j’introduirai dans le dossier un nouveau grief contre l’Abbé Cas-grain, sur un détail dont ou appréciera l’importance pour la mémoire de Montcalm, à propos d’un texte essentiel, son Journal, que je n’avais point à ma disposition au moment où j’imprimais mon travail, en 1895.I l’abbé casgrain et ses critiques Tout d'abord, nous ne saurions trop, les uns et les autres, mettre, autant que possible,hors du débat, la personne privée de l’Abbé Casgrain.Il n’y a lieu d’éprouver à son endroit aucune animosité : ce n’est point tout à fait sa faute s’il est atteint de cette infirmité péremptoire que l’on a spirituellement appelée “le mal constitutionnel de l'inexactitude”.S’il ne mérite point les louanges qu’il réclame, il ne mérite pas davantage l’indignation ni l’antipathie de ceux qui ont pratiqué ses œuvres et connaissent ses petites iniquités sur le terrain de l’histoire.Il ne convient de lui accorder proprement “ Ni cet excès d’honneur ni cette indignité.” Ce n’est point un méchant homme, je le suppose; et l’on ne peut mieux le définir que par la formule familière dont se servait un de ses adversaires : “Un grand enfant qui se gobe ”.Son cas n’est pas rare.Il a eu des ancêtres.On lui en trouverait deux au moins, du siècle dernier, dont le souvenir nous revient invinciblement en mémoire à son propos, et dont il descend sûrement en ligne directe, quoique tous deux fussent prêtres comme lui.L’un pérorait dans les 380 LE COURRIER DU LIVRE jardins publics, dessinait du bout de sa canne des plans stratégiques sur le sable et tranchait toutes les questions politiques de l’Europe en envoyant généreusement, par hypothèse, 30,000 hommes de ci, 30,000 hommes de là, d’où le nom d’abbé trente mille hommes ” sous lequel il est connu dans l’histoire médisante.L’autre abbé, moins inoffensif en son genre, fut le fameux Abbé Tourmont, prédécesseur de Pierre de Bougainville à l’Académie des Inscriptions.Tourmont, parti en Grèce pour y recueillir des documents épigraphiques et piqué de la tarentule glorieuse, voulut s’élever un piédestal unique avec les plus précieux débris de l’antiquité.Il n’eut de cesse qu’après avoir démoli tous les monuments qui lui avaient permis d’ajouter quelques textes à sa récolte, afin que la postérité fût contrainte d’en chercher le souvenir dans ses livres ; et, qui pis est, encore que cette collection eut pu suffire à sa gloire, il eut le nouveau tort d’y glisser des inscriptions fabriquées de toutes pièces, si bien que, la fraude une fois éventée, on finit par tenir en méfiance les parties les plus authentiques de son recueil.Je crains qu’il n’arrive un peu de cette mésaventure à l’Abbé Casgrain, hors ceci qu’on le peut croire incapable, au double point de vue moral et scientifique, d’imaginer un faux complet.Mais il tronque volontiers les textes ; et il a beau enrôler des thuriféraires à sa suite, faire nombrer, jusque dans les pages delà Revue des Deux, Mondes, les trente et quelques traversées qu’il a accomplies sur l’Océan pour venir fouiller dans nos archives (2) il n’en reste pas (2) Il faut lire, dans la Revue des Deux Mondes, du 16 mai 1S98, l’article de Mme Th.Bentzon, (Mme Blanc) qui s’ouvre par un délicieux éloge de l’abbé Casgrain, “ l’un des représentants les plus distingués de l’Amérique française.-.pèlerin annuel aux pays d’Europe.” Mais les deux pages de dithyrambe où se répand l’auteur et qui ont dû chatouiller l’amour-propre de l’Abbé, avaient été obtenues par d’adroites manœuvres: “ Un hasard auquel il prétend avoir aidé un peu,” dit ingénument Mme Bentzon, “ le plaça, dès le premier soir de la traversée, à la table où je me trouvais.Il eut vite fait de se déclarer lecteur assidu ¦de la Revue des Deux Mondes ; tel fut le début de ce que je lui demande LE COURRIER DU LIVRE 381 moins, d’une part, suspect de s’arranger pour qu’on s’en rapporte à l’édition qu’il en donne (3) ; et, d’autres part, il se tire si mal de sa tâche qu’on est à se demander si tout ne sera point à refaire après lui.On en trouvera plus loin de nouveaux exemples topiques.S’il a plu jusqu’ici à des journalistes badauds de l’appeler “ l’historien national du Canada ”, il paraît que, vérification admise, le titre de “ brouillon national ” lui conviendrait mieux (4).Il entend toucher brutalement à toute l’histoire de son pays, pour laisser partout son nom et sa trace, au lieu de s’en tenir à quelque terrain limité où il creuserait le sillon d’un honnête érudit avec les ambitions restreintes qui conviennent à son talent borné.Ainsi que l’a remarqué M.Gagnon, nous le disions plus haut, l’Abbé Casgrain a fait prudemment le mort, en apparence, devant les critiques que nous nous sommes vu dans respectueusement d’appeler notre amitié.” (pp.313-319.) L’Abbé manœuvrant pour voisiner avec une rédactrice de la Revue des Deux Mondes, dont il se déclare aussitôt le lecteur fidèle, quoique ce recueil fût, il y a peu de temps encore, tenu en haute suspicion par le clergé français, et bien qu’assurément il ne paraisse pas y avoir lu jamais une ligne des belles études qu’y publie depuis vingt ans le duc de Broglie, sur le règne de Louis XV, la scène est d’un comique achevé.On ne s’étonnera pas qu’avec un pareil cicerone.Mme Bentzon n’ait vu, d’ailleurs, le Canada que d’une façon assez incomplète et que ses impressions se ressentent de la direction partiale qu’elles ont subie.(Wrong.Rev.of Hist.Publ.relat.to Canada, III.123-4.) (3) On assure que ses fructueuses recherches—et les Rapports officiels le prouvent aussi bien,—n’ont pas enrichi beaucoup jusqu’ici le dépôt Central des Archives d’Ottawa.(4) C’est ainsi que dans son volume récent sur les Sulpiciens et les Prêtres des Missions Etrangères en Acadie (1897), après avoir annoncé son intention de “ donner une esquisse biographique” de chacun des premiers missionnaires en cette partie (p.20), il oublie presque aussitôt sa promesse et continue son livre sans nous présenter la plupart d’entre eux.Il en est pourtant sur lesquels on aimerait posséder quelques détails circonstanciés.La Revue Canadienne de février 1898 a relevé les erreurs systématiques de cet ouvrage.Elle y a mis une courtoisie que ne justifient guère les sorties violentes de l’auteur contre un rival qui lui désagrée, le P.de Rochemonteix. 382 LE COURRIER DU LIVRE l’obligation de lui infliger.Peut-être s’était-il flatté que son nom “ Connu dans l’univers et dans mille autres lieux ”, comme celui de l’illustre Docteur Fontanarose, le dispensait de répondre à un obscur détracteur.Peut-être, aussi, a-t-il pensé que mieux valait payer d’audace et suivre le conseil d’Emile de Girardin : “ Répéter toujours les mêmes choses, et ne s’arrêter jamais aux objections.” “ ’Tis the note of the jujub ! Keep count, I entreat ; “ You will find I have told it you twice.“ ’Tis the song of the jujub ! The proof is complete, u If only I’ve stated it thrice.” Il a donc publié en France, sous les auspices de la librairie Marne, une grande édition illustrée de son livre à l’usage delà jeunesse, (5) édition maintenue conforme, avec un admirable entêtement, à celle que nous nous étions permis de critiquer.Sans doute, à bien chercher on y découvre quelques allégements.Le public est libre de croire que ces coupures incidentes ont pour but de mettre l’ouvrage à la portée de l’enfance ; mais un examen plus attentif montre que l’auteur a simplement jeté, par-dessus bord, en faisant traverser à l’ouvrage la mer océane, quelques passages où.il lui était difïïcile de maintenir son équilibre et dont la disparition d’ailleurs, (5) Tours, 1898—1 vol.gr.8° de 392 pp—L’édition est copieusement illustrée, mais avec une inégalité d’exactitude et de valeur artistique surprenante, comme si l’abbé lui-même en avait dirigé la mise en œuvre.“ Ainsi les planches des pp.43, 93, 193, 281, etc., semblent empruntées à des romans d’Aymard ou de Cooper; l’image p.349 [Marche de VArmée sur Ste-Foije~\, représente une expédition en marche vers le Pôle ; et, p.301, c’est un Charles XII débarquant devant Copenhague, qui représente Wolfe surprenant Québec ! P.133, sous une gravure montrant un gros Monsieur qui porte un toast, on lit : “ Cette société aveu-11 glée dansait sur un volcan ! ! ” (Rev.historique, mai 1898, p.114.)— Noter qu’un éditeur intelligent n’avait qu’à s’adresser aux Magazines Américains, par exemple au Harper's, pour obtenir des bois infiniment plus curieux, artistiques, et documentaires, aux yeux du lecteur français. 383 LE COURRIER DU LIVRE • ni tirait pas à conséquence (6).Pourvu que l’économie générale de son livre demeurât intacte, et que sa haute paresse ne fût point obligée de le récrire, peu lui importait de légers et indispensables sacrifices.Mais, sur les points capitaux où une nouvelle étude plus consciencieuse des documents l’eût sans doute contraint de faire volte-face, il se renferme dans une attitude dédaigneuse, impassible, héroïque.Son siège est fait,—celui du fort Guillaume-Henri par exemple.—Son histoire est achevée : Sit ut est, aut non sit.Inflexible comme l’honnête homme d’Horace, impavidum ferlent ruinæ, fussent les ruines de son œuvre ! Cependant, à y regarder de près, on s’aperçoit qu’il n’a peut-être point la conscience aussi solide qu’il voudrait nous le faire croire.Il tâche de replâtrer en sourdine une ou deux graves lézardes qu’on lui a signalées dans l’édifice ; mais il ne serait point l’Abbé Casgrain s’il ne remédiait à une bévue par une bévue plus grosse encore.C’est pourquoi, à propos de la reddition du fort Guillaume-Henri, voulant à toute force que Bougainville demeure responsable du massacre qui eut lieu,—ou qui aurait eu lieu, dit-on, car nous n’avons là-dessus guère d’autre témoignage que celui du P.Roubaud,—dans les casemates du fort, il bafouille de la façon la plus amusante avant de rendre au colonel Bourlamaque, ainsi qu’il y était contraint, le commandement de la place.Le commandant fut “ Bourlamaque, d’après Montcalm ”, dit-il à regret, sans vouloir renoncer complètement aux renseignements étourdis de Lévis, qui nomme Bougainville.‘‘ Cette contradiction est peut-être plus appa- (6) Ainsi, l’Abbé Casgrain a supprimé la préface, où nous lui reprochions de plagier un peu trop Parkman_Il n’accuse plus Bougainville d’avoir dissimulé, dans son Journal, le massacre des prisonniers anglais égorgés durant la nuit du 2 août 1797, (édition canadienne, I, 298 ; éd.française, 122).Il ne lui attribue plus la lettre où Montcalm fait l’éloge de Bigot, pour l’accuser ensuite plus facilement de duplicité, (éd.can., I, 336 ; éd.fr., 132). 384 LE COURRIER DU LIVRE rente que réelle.Il est probable que Montcalm et Lévis décidèrent d’abord ensemble de nommer Bougainville, mais qu’ensuite Montcalm changea d’avis et nomma Bourlamaque premier commandant, sans avoir eu l’occasion d’en parler à Lévis.“ La présence de Bougainville ” ajoute-t-il avec fermeté, “ n’en était pas moins requise à cause de sa connaissance de l’anglais, de fait, sinon de droit, il remplissait le rôle que lui assigne Lévis.” (7) Cet ingénieux point de vue serait plausible si l’on pouvait admettre que Lévis écrivit son Journal le matin, avant de savoir ce qui se passerait dans la journée.Car il est difficile que, le 9 août 1797, Lévis dans la joie inespérée de cette grande victoire, n’en ait point su tous les détails et se soit trompé sur ce point autrement que par un lapsus calami.Quant à vouloir que la présence de Bougainville fût nécessaire en qualité d’interprête, il faudrait démontrer d’abord que lui seul dans l’armée française possédait la connaissance de l’anglais, ce qui n’est point puisque nous savons au moins le nom d’un autre interprête, le capitaine Wolff qui se trouvait précisément à l’armée de Montcalm.(8) Mettons d’ailleurs que Bougainville fût le seul Français capable de parler couramment la langue de l’ennemi, sa place n’était-elle point à la tête du camp retranché où s’étaient retirés les débris de la garnison du fort, plutôt qu’à la tête du fort même où ne restaient désormais que quelques malades et blessés?Et, dans ce cas, enfin, pourquoi Montcalm l’envoya-t-il le soir de ce jour porter à Montréal la nouvelle du succès au lieu d’attendre que sa responsabilité de général en chef fut éteinte, et que tous les Anglais valides eussent quitté le terrain, évacués sur le fort Lydius?(7) Note, p.112.(8) Journal de Montcalm, p.274. LE COURRIER DU LIVRE 385 Pareillement, comme il faut que Bougainville, la bête noire de l’abbé, devienne responsable en majeure partie de la perte de la bataille d’Abraham et, par suite, de la chute de Québec et de la perte même du Canada, notre historien persiste à lui reprocher d’avoir, contre toute raison, renvoyé le Régiment de Guyenne dont la présence, dans la nuit fatale du 13 septembre 1759, eût probablement fait échouer le débarquement des Anglais.Ce régiment fut retiré, maintient-il, “ dans la soirée même du 12 d’après Vaudreuil.“ Je fis ” dit le Gouverneur, dans sa lettre au ministre, du 5 octobre, et répète avec empressement l’Abbé Casgraiu, “ rester l’armée au “ bivouac la nuit du 12 au 13.Je comptais beaucoup sur le “ bataillon de Guyenne, je le croyais toujours sur la hauteur “ de Québec ; mais M.de Montcalm l’avait rappelé le même “ jour, à l’entrée de la nuit, sans m'en prévenir.” (9) On demeure confondu de l’ingéniosité ou de l’ingénuité, — je ne sais trop comment appeler cette douce insistance,—avec laquelle l’historien s’efforce de se tromper lui-même, ou de • tromper le lecteur, en invoquant une pièce où le gouverneur, pour se disculper, écrit au ministre, six semaines après l’événement, une impudente série de mensonges que démentent ses propres lettres écrites au jour le jour, dont j’ai donné de nombreux extraits, et que l’Abbé Casgrain possédait lui-même à sa disposition,—lettres qui montrent que Vaudreuil fut le premier à réclamer le retour du bataillon de Guyenne et s’empressa d’en accuser réception dès l’instant même de sa rentrée.(10) i (9) Note, p.309_Si c’est Montcalm qui l’a rappelé, ce n’est donc point Bougainville qui l’a l’envoyé.(10) La correspondance de Bougainville pendant la guerre, comprenant un peu plus de 400 pièces, se trouve maintenant complète aux archives d’Ottawa.Elle y a été transcrite sur une copie envoyée d’Europe que je garde pour mon usage personnel, après l’avoir collationnée scrupuleusement, en indiquant toutes les fautes et variantes possibles.La copie de l’Abbé Casgrain, faite à une époque où les pièces non datées 386 LE COURRIER DU LIVRE Le seul critique qui ait essayé de prendre contre tant d’accusations formelles la défense de l’Abbé Casgrain, M.l’Abbé Pisani, professeur à l’Institut catholique de Paris, m’a objecté qu’ “ un froissement d’amour-propre [de famille] n’est pas une raison suffisante pour traiter de calomniateurs et de faussaires les gens dont on ne partage pas les manières de voir.” (11) n’étaient point encore classées à leur place, a d’ailleurs été transcrite par un copiste d’occasion, ignorant l’histoire du Canada et peu versé dans le déchiffrement de ces écritures parfois difficiles.Je dois ici des remerciements aux Archivistes de l’Ecole des Chartes qui ont bien voulu m’aider de leurs conseils, MM.Jean Lemoine, aujourd’hui bibliothécaire au ministère de la Guerre, et Gourde de la Rogerie, archiviste départemental du Finistère.(11) Bulletin critique, 5 mai 1896_M.l’Abbé Pisani m’a adressé deux ou trois autres légères critiques que je relève uniquement pour ne rien laisser échapper, il m’a reproché, tout d’abord, de n’avoir pas voulu suivre le conseil de la Revue Historique et de n’avoir point supprimé, dans mon mémoire, les parties qu’elle n’avait pas cru devoir insérer comme étant trop violentes.A cela, la Revue Historique elle-même a répondu qu’elle ne m’avait fait aucune observation et que l’étendue seule de ce mémoire l’avait empêchée de l’imprimer tout au long, (juillet-août 1896, p.403.) Il suffit d’y jeter un coup d’œil, en effet,pour constater que les passage imprimés dans la Revue sont tout aussi rudes pour l’adversaire, et que les passages éliminés ont une valeur historique ou critique non moins essentielle pour l’objet de la thèse__M.l’Abbé Pisani me reproche ensuite d’avoir une érudition de seconde main et de citer Plutarque, notamment, d’après un livre du Dr Corre.Le malheur est que le Dr Corre ne parle point de Plutarque ; et le rapprochement que je faisais en esprit entre un passage de Plutarque sur les Grecs et les Romains, et un passage similaire du Dr Corre sur les Français et les Indo-Chinois, m’était bien personnel__Enfin M.l’Abbé Pisani trouve qu’en indiquant un lien possible entre la famille de Moncalm et celle de Mme Hérault, j’établis une généalogie quelque peu tirée par les cheveux.J’ai simplement voulu dire,—ce que savent tous les gens qui ont vécu dans le monde,—que deux personnes, se découvrant un intermédiaire d’amitié ou de parenté, si éloigné qu’il soit, sentent croître aussitôt leur intimité et leur confiance mutuelles.Je n’aurais point crû qu’il fut nécessaire de l’expliquer plus au long.Mais, puisque l’Abbé Pisani assure que mes réflexions parfois sont dignes de M.de la Palisse, je crains qu’il n’ait démontré, sans le vouloir, que M.de la Palisse ne perdrait point son encre à écrire pour nos contemporains.Du reste, dès qu’on touche aux affaires de l’Abbé Casgrain, il s’en dégage une telle atmosphère de fantaisie que ses amis et défenseurs les plus sagaces finissent par lui emprunter quelques-uns de ses défauts et par perdre le sentiment de la réalité. LE COURRIER DU LIVRE 387 Sans aucun doute.Garder son opinion distincte n’est pas mentir ni calomnier.Mais je crois avoir amplement prouvé, au point qu’on n’y peut sérieusement contredire, que l’esprit de mensonge et de calomnie anime facilement la plume de l’Abbé Casgrain.Le mauvais vouloir dont il fait étalage dans l’édition nouvelle de son livre sans “ raison suffisante ” à l’appui de sou entêtement, le montre au delà du nécessaire.“ Quelles que soient les divergences d’opinions et les tendances personnelles ”, écrivait récemment, à propos d’une polémique, un collègue de l’Abbé Pisani, à l’Institut catholique, le R.P.Bulliot, “ il est au moins une chose qui doit “ se trouver la même chez tous, c’est le récit exact des faits “ matériels.” Qu’il entre dans le cas de l’Abbé Casgrain une grande part d’inconscience et d’irréflexion, je le veux sans peine, mais il n’en reste pas moins qu’une illustre figure comme celle de Montcalm serait déshonorée si l’on ne mettait ordre aux étourderies de l’auteur.On verra plus loin la raison très grave que j’ai d’insister ici et d’intervenir à nouveau.M.l’Abbé Pisani “ discernera ” peut-être, cette fois encore, dans mon intervention une querelle de famille ; mais je n’ai jamais fait mystère de mes intentions, et pas n’est besoin de se mettre en frais de sagacité pour les connaître.(A suivre.) RENÉ DE KERALLIN.TABLEAU D’HONNEUR LES MILICIENS CANADIENS-FRANÇAIS DE 1812-1815 EN 1875, le Parlement du Canada vota une somme de cinquante mille piastres pour être distribuée aux miliciens survivants de 1812-1815.La bonne aubaine fut annoncée 388 LE COURRIER DU LIVRE partout, et trois mille vingt-quatre demandes ont été faites au département de la milice, “deux mille cinq cents (2,500) ont reçu chacun la somme de $20, après avoir justifié de leurs droits comme suit : “ 1° Par une comparaison satisfaisante de leurs propres déclarations avec les documents officiels déposés dans les archives de ce département.“ 2° Par le fait que leur nom se trouve inscrit sur la liste de ceux à qui il a été accordé des lots de terre en récompense de leurs services pendant la guerre de 1812-15.“ 3° Par une déclaration solennelle de la part de chaque milicien constatant son identité.“ 4° Par une déclaration solennelle de ses services et aussi par une déclaration constatant son identité par un autre vétéran ou quelque autre personne qui avait eu une connaissance personnelle de ses services pendant la guerre de 1812-15 ”.Cette liste des réclamants à la gratification du gouvernement a été publiée en 1876 par le département de la milice.(1) Naturellement, cette publication officielle a été mise au même rang que les autres livres bleus, et elle est assez rare aujourd’hui.Il en est de même des premiers Rapports sur les Archives.Dans le Rapport qu’il fit au chef de son département, M.C.-Eug.Panet, alors sous-ministre de la milice et de la défense, dit : “ Dans le but d’aider ceux des requérants qui ne pourraient pas eux-mêmes donner les informations indispensables, deux (1) Etat indiquant les noms, âge et résidence des Miliciens de 1812-15, qui ont demandé à ’participer aux gratifications votées par le Parlement en 1875, ainsi que le corps ou division et le grade dans lequel ils ont servi.Ottawa, 1876.In-8, V1I-95 p. LE COURRIER DU LIVRE 389 officiers de ce ministère furent envoyés pour visiter les parties intéressées et leur faire subir un examen à ce sujet.“ Le lieutenant-colonel John Macpherson visita laprovince d’Ontario, et moi je visitai la province de Québec.“ Un grand, nombre de ceux qui, au premier abord, ne pouvaient pas eux-mêmes justifier de la légitimité de leur réclamation, et qui cependant avaient servi pendant la guerre furent ainsi en position d’établir leurs droits.“ Il a été constaté dans plusieurs des cas que ceux qui avaient droit de participer à cette gratification accordée par le Parlement, étaient dans l’indigence, et que même un grand nombre d’entre eux, n’ayant personne pour les aider, vivaient entièrement de la charité publique.” “ Le nombre des miliciens sous les armes dans le Bas-Canada pendant la guerre, dit encore le Rapport, ainsi qu’il a pu être constaté par les documents déposés dans les archives du ministère de la Milice et de la Défense, était réparti comme suit : 1er bataillon de milice incorporé 1,030 2ème * do 3ème do 4ème do 5ème do 6ème do Votigeurs Chasseurs Col.Deschambeault do 862 do 883 do 917 do 680 do 640 do 567 do 538 do 500 6,617 390 LE COURRIER DU LIVRE “ Six autres bataillons ont fait le service dans le Bas-Canada, mais seulement pendant quelques mois ; ils étaient aussi répartis comme suit : 1er bataillon, Québec, 863 2ème do do 834 3ème do do 614 1er do Montréal, 450 2ème do do 576 3ème do do 296 3,638 “ Il y eut environ 12,606 miliciens sous les armes pendant de courtes périodes variant depuis deux jours à deux mois, ce qui donne un total de 23,525 miliciens.” Dans le Haut-Canada, environ 5,455 hommes ont servi de 1812 à 1815, ce qui, ajouté à ceux qui ont servi dans le Bas-Canada, donne un total, en chiffres ronds, d’environ 29,000 hommes.Ces vingt-neuf mille patriotes ont défendu bravement leur pays contre les envahisseurs et les ont chassé delà frontière canadienne.La patrie a attendu un peu tard pour leur témoigner de sa reconnaissance ; car soixante-deux ans * après la signature du traité de Gand, la mort en avait fauché au delà de quatre-vingt-dix pour cent.Mais les noms de ces vétérans, presque tous sexagénaires et nonagénaires en 1876, méritent d’être conservés dans un tableau d’honneur et sauvés de l’oubli où ils sont à jamais condamnés dans la publication officielle.Par le temps qui court, la loyauté des Canadiens-Français envers la couronne britannique est si souvent mise à caution, que nous avons cru utile de démembrer de la liste officielle les noms de tous nos coriipatriotes qui ont demandé leur part des cinquante mille piastres votées par le Parlement.Cette LE COURRIER DU LIVRE 391 liste couvrira plusieurs pages de notre revue, mais nous espérons que la monotonie de cette statistique sera amplement rompue, pour nos lecteurs, lorsqu’ils trouveront un de leurs vieux parents au nombre des réclamants.Nous donnerons d’abord le nom du réclamant, l’âge qu’il avait en 1876, l’endroit où il demeurait à l’époque de sa demande, le grade qu’il occupait dans les milices de 1812-1815, et le bataillon auquel il était attaché.Sans plus de commentaires, nous commençons l’énumération de cette vénérable phalange de soldats patriarches : 1.François Allié, 82 ans, Saint-Thomas, comté d’Yamaska, soldat, 4ème bataillon.2.Charles Allard dit Biron, 80 ans, Montréal, soldat, 6ème bataillon.3.Marc Allard, 89 ans, Saint-Léon, comté de Maskinongé, soldat, 3ème bataillon.4.François Allard, 78 ans, Furuharn, comté de Missisquoi, soldat, 1er bataillon.5.Paul Allard, 80 ans, Contrecœur, comté de Verchères, soldat, compagnie de Saint-Denis.6.Charles Alarie, 85 ans, Saint-François-du-Lac, comté d’Yamaska, soldat, 1er grenadiers.7.Louis Alary, 84 ans, Saint-Jérôme, comté de Terrebonne, soldat, compagnie de Berthier.8.Jean-Marie Alary dit Labelle, 81 ans, Saint-Jérôme, comté de Terrebonne, soldat, compagnie du capitaine Brown.9.Chris.Allaire, 80 ans, Saint-Ours, comté de Richelieu, soldat, compagnie de Saint-Ours.10.Joseph Amelote, 79 ans, Saint-Ours, comté de Richelieu, soldat, 3ème bataillon.11.Joseph Ainelotte, 78 ans, Saint-Pie, comté de Bagot, soldat, 3ème bataillon. 392 LE COURRIER DU LIVRE 12.George A niable, 84 ans, Moulinette, comté de Stor- mont, soldat, 1er bataillon de Stormont.13.Jean-Baptiste Amyot, 81 ans, Montréal, soldat, Volti- geurs.14.Frs Amyrauld, 79 ans, Montréal, soldat, compagnie de Joliette.15.Louis Ancwarion, 88 ans, Caughnawaga, comté La- prairie, sauvage, compagnie de la Pointe-Claire.16.Simon Annance, 77 ans, Pierreville, comté d’Yamaska, sauvage, Sème bataillon.17.Joseph Aulotte, 89 ans, Saint-Michel, comté d’Yamaska, soldat, 5èmc bataillon.18.Albert Asselin, 82 ans, Saint-Polycarpe, comté de Sou- langes, soldat, compagnie de Vaudreuil.19.Augustin Asselin, 77 ans, Saint-Polycarpe, comté de Soulanges, soldat, compagnie de Vaudreuil.20.François-S.Ayotte, 81 ans, Saint-Stanislas, comté de Champlain, soldat, 3ème bataillon.21.Louis Augé, 83 ans, Lotbinière, comté de Lotbinière, soldat, 4ème bataillon.22.Jean-Baptiste Asselin, 84 ans, Saint-Urbain, comté de Charlevoix, caporal, 5ème bataillon.23.H.Archambault, 85 ans, Saint-Damase, comté de Saint- Hyacinthe, soldat, compagnie de Berthier.24.Aut.Archambault, 81 ans, Saint-Antoine, comté de Verchères, caporal, compagnie de Saint-Denis.25.C.Archambault, 96 ans, Saint-Barnabé, comté de Saint-Hyacinthe, soldat, compagnie de Saint-Hyacinthe.26.Antoine Aubertin, 83 ans, Saint-Hyacinthe, soldat, 2ème bataillon.27.François Ayotte, 92 ans, Saint-Justin, comté de Mas- kinongé, soldat, compagnie de l’adjudant Henderson. LE COURRIER DU LIVRE 393 28.Basile Ayet dit Malo, 86 ans, Saint-Paul-de-Lavaltrie, comté de Berthier, soldat, 3ème bataillon.29.Alexis Aubin, 80 ans, Saint-Félix-de-Valois, comté de Joliette, soldat, compagnie de Berthier.30.Joseph Aubry dit Thèque, Saint-Jérôme, comté de ¦ Terrebonne, soldat, compagnie de Terrebonne.31.Charles Auger, 83 ans, Pleasant Hill, comté de Norfolk, sergent, compagnie de Lincoln.32.Jean-Baptiste Aubertin, 83 ans, Varennes, comté de Vercbères, soldat, 1er bataillon.33.Joseph Ayet dit Malo, 78 ans, Varennes, comté de Vercbères, enseigne, compagnie de Vercbères.34.Marc Audet, 78 ans, Saint-Ansel me, comté de Dor- chester, soldat, 1er bataillon.35.François Aubry, 80 ans, Caughnawaga, comté de Laprairie.36.Amable Assiginack, 90 ans, Manitowaning, comté d’Algoma, sauvage.37.Sarvatis Arnoken, 78 ans, Caugbnawaga, comté de • Laprairie, sauvage, voltigeurs.38.Jean Arseneau, 90 ans, Saint-Ours, comté de Richelieu, soldat, compagnie de Saint-Ours.39.Pierre Arseueault, 83 ans, Madisco, comté de G-lou cester, (N.-B.), soldat.40.François Bachand, 80 ans, Vercbères, comté de Ver- chères, soldat, Sème bataillon.41.Toussaint Basinet, 81 ans, Sweetsburgh, comté de Mis- sisquoi, soldat, 5ème bataillon.42.Charles Barbeau, 80 ans, St-Thomas, comté d’Yamaska, soldat, 4ème bataillon.43.Joseph Bazinet, 90 ans, Saint-Hyacinthe, comté de Saint-Hyacinthe, caporal, 4ème bataillon.44.Joseph Baril, 80 ans, Saint-Narcisse, comté de Cham plain, capitaine, 3ème bataillon.25 394 LE COURRIER DU LIVRE 45.François Baril, 83 ans, Sainte-Geneviève, comté de Champlain, soldat, 4ème bataillon.46.Louis Bastelette, 79 ans, Sainte-Adèle, comté de Terre- bonne, soldat, 2ème bataillon.47.Augustin Baribeau, 84 ans, Rivière-du-Loup, comté de Maskinongé, soldat, 1er bataillon.48.François Bacquet dit Lamontagne, 82 ans, Saint-Antoine- de-Tilly, comté de Lotbinière, soldat, 1er bataillon.49.Louis Barbe, 78 ans, Saint-Martin, comté de Laval, soldat, compagnie de Deschambault.50.Jacques Barduas, 83 ans, Sainte*-Julie, comté de Ver- chères, soldat, voltigeurs.51.Louis Barbeault, 80 ans, Fond-du-Lac, état de "Wiscon- sin, (E.-U.), soldat, voltigeurs 52.Louis Baudry, 89 ans, Saint-Eugène, comté de Pres- cott, (Ont.), soldat.53.Etienne Bacon, 80 ans, Sainte-Anne, comté de Mont- morency, tambour.6ème bataillon.54.Antoine Bazinet, 82 ans, Longue-Pointe, comté d’Ho- chelaga, soldat, 2ème bataillon de Montréal.55.Louis alias, Jean Louis Barette, 79 ans, Saint-Rémi, comté de Napierville, soldat.56.Peter Barnabé, 83 ans, Farnham-Ouest, comté de Mis- sisquoi, soldat, 13ème bataillon.57.Gabriel Bouberin, 81 ans, Saint-Edouard, comté de Napierville, soldat, compagnie de Beauharnois.58.Chas Babineau, 85 ans, Kingsey Village, comté de Drummond, soldat.59.Thady Basbarache, 83 ans, Boutouche, comté de Kent, (N.-B.), soldat, 2ème compagnie de Northumberland.60.Pierre Barabé, 80 ans, Milton, Etat de Vermont, (E.-U.), soldat, 4ème bataillon. LE COURRIER DU LIVRE 395 61.Denis Barrière, 97 ans, Saint-Jean, comté de Saint-Jean, soldat, voltigeurs.62.Ambroise Barrette, 81 ans, Charlesbourg, comté de Québec, soldat, voltigeurs.63.Jean-Baptiste Beauchemin, 81 ans, Portneuf, comté de Portneuf, tambour-major, 2ème bataillon.64.Paul Beauchamp, 82 ans, Saint-Lin, comté de L’As- somption, soldat, compagnie de Blainville.65.François - Xavier Bergevin, 77 ans, Sainte-Julie-de- Somerset.66.Michael Bezeau, 78 ans, bTapanee, comté de Lenox, (Ont.), soldat, 2ème bataillon.67.Joseph Beaucaire, 84 ans, Montréal, soldat, artillerie royale.68.Louis Beaupré, 75 ans, Kamouraska, comté de Kamoü- raska, aspirant de marine, sur le Duck of Gloucester.69.Joseph Bernier, 80 ans, Pierreville, comté d’Yamaska, instructeur, compagnie de la Rivière-du-Loup.70.Jean-Baptiste Bégin, 85 ans, Saint-Evariste de Forsyth, comté de Beauce,'soldat, 1er bataillon.71.Jean-Baptiste Beliveau, 86 ans, Saint-Grégoire, comté Hicolet, caporal, 5ème bataillon.72.Jean-Baptiste Bédard, 82 ans, Sainte-Marie-de-Monnoir, comté de Rouville, soldat, 7ème bataillon.73.Louis Bercier, 87 ans, Sainte-Anne-de-la-Pérade, comté de Champlain, soldat, 4ème bataillon.74.François Bernier, 83 ans, Matane, comté de Rimouski, soldat, 4ème bataillon.75.François Bel val, 81 ans, Saint-Damase, comté de Saint- Hyacinthe, compagnie de Verchères.76.Louis Beaudreau dit Graveline, 86 ans, Saint-Roch, comté de Richelieu, soldat, compagnie de Saint-Ours.77.François Bertrand, 81 ans, Québec, soldat, 6ème batail- lon. 396 LE COURRIER DU LIVRE 78.Joseph Béseau, 80 ans, Québec, soldat, 6ème bataillon.79.Joseph Beaudet, 84 ans, Saint-Grégoire, comté de Nico- let, soldat, 1er bataillon.80.François-Xavier Belisle dit Chevrefils, 78 ans, Saint- Guillaume-d’Upton, comté de Drummond, soldat, 1er bataillon.81.Louis Beauvais dit Vanasse, 84 ans, Saint-Guillaume- d’Upton, comté de Drummond, soldat, Sème bataillon.82.Pierre Bédard, 83 ans, Sainte-Tite-des-Caps, comté de Montmorency, soldat.83.Isaac Berichon, 81 ans, Ottawa, soldat, compagnie de Deschambault.84.François Bédard, 82 ans, Brome, comté de Brome, soldat, 1er bataillon.85.Toussaint Beaudry, 85 ans, Saint-Alexis, comté de Montcalm, soldat, compagnie du colonel Coburn.86.Alexis Belisle, 83 ans, Berthier, comté de Berthier, soldat, compagnie du capitaine O’Connor.87.Stanislas Bédard, 84 ans, Charlesbourg,comté de Québec, soldat, 2ème bataillon.88.Edouard Bessette, 84 ans, Saint-Grégoire, comté d’Iber- ville, soldat, compagnie de Sainte-Anne.89.Joseph Berlinguet, 81 ans, Como, comté de Vaudreuil, soldat, compagnie de Vaudreuil.90.Joseph Bédard, 81 ans, Rigaud, comté de Vaudreuil, soldat, compagnie de Vaudreuil.91.Pierre Bellevalle, 90 ans, Sainte-Geneviève, comté de Berthier, soldat, 3ème bataillon.92.Louis Beaulieu, 85 ans, Saint-Denis, comté de Saint- Hyacinthe, soldat, bataillon de Saint-Denis.93.Pierre Benèche dit Lavictoire, 81 ans, Saint-Augustin, comté de Deux-Montagnes, soldat, compagnie de Berthier. LB COURRIER DU LITRE 397 94.Edouard Beaulieu, 81 ans, Bienville, comté de Lévis, soldat, 5ème bataillon.95.Julien Bessette, 84 ans, Iberville, comté d’Iberville, sergent, 2ème bataillon.96.François Bertrand, 80 ans, Saint-Stanislas, comté de Beauharnois, soldat, compagnie de Deschambault.97.Joseph Beaudry, 98 ans, Saint-Sauveur, Québec, soldat, 2ème bataillon.98.Pierre Belleau dit Larose, 81 ans, Saint-Henri, comté de Lévis, soldat, 4ème bataillon.99.François-Xavier Benoit dit Vaillancourt, 84 ans, Sainte- Scholastique, comté des Deux-Montagnes, soldat, 2ème compagnie de Montréal.100.J.-B.Bertrand, 92 ans, Saint-Jérôme, comté de Terre- bonne, soldat, Fencibles.101.Joseph Beauchamp, 80 ans, Saint-Eustache, comté des Deux-Montagnes, soldat, compagnie de Deschambault.102.Jean-Baptiste Benard-Carignan, 84 ans, Boucherville, comté de Chambly, caporal, compagnie de Boucherville.103.Pierre Benoit, 83 ans, Ryegate, comté d’Essex, (Ont.), soldat, bataillon de Laprairie.104.François Bédard, 79 ans, Charlesbourg, comté de Québec, soldat, bataillon de Québec.105.Joseph Bégin, 83 ans, Saint-Henri, comté de Lévis, soldat, 4ième bataillon.106.Etienne Beaudoin, 83 ans, Saint-Cyprien, comté de Hapierreville, soldat, voltigeurs.107.Benoit Belly dit St-Louis, 81 ans, Sainte-Anne, état de l’Illinois, (E.-U), caporal, 4ème bataillon.108.Antoine Beauchemin alias Raiche, 82 ans, Saint-Camille, comté de Wolfe, soldat, 1er bataillon. 398 LE COURRIER DU LIVRE 109.François Beauchamp, 79 ans, Montréal, soldat, bataillon de Blainville.310.Jean-Baptiste Bérubé, 83 ans, Sainte-Anne-de-la-Poca-tière, comté de Kamouraska, soldat, 4ème bataillon.(A suivre.) RAOUL RENAULT.NORTH AMERICAN NOTES AND QUERIES CONTENTS OF THE FIRST NUMBER Prospectus ; Canada’s First Boy Baby, by George Johnson, Chief Canadian Statistician ; The Acadians in Louisiana, by Thomas O’Hagan, M.A., Ph.D.; Where Wolfe and Montcalm fought, by the Editor, with plan and fac-simile reproductions ; An Episode of the Invasion of Canada in 1775, by Lt-Col.Ernest Cruikshank ; Our Portrait Gallery.— Admiral Edward Boscawen, by Kodak, with portrait.Notes and News : Franklin’s Printing Press.—Republicanism in Canada.—Plagiarism.—The Gutenberg Celebration.—A Japanese Author.—Franklin and Nova Scotia.— Forthcoming books.—The Author of “ The Habitant.”— Dr Jim.—French Canada in Song and Story.Curiosa : Exaltion of Ale.—A Book-Mark.—A Satirical Poem.—Eels and Drunkards.Notes and Queries : Yankee Doodle.—Copper Coins for Canada.—Havre.—Works of Haliburton.—French Genea-l°gy America.—Free-Masons of Royal Descent.—Oldest jj0USe.—Madame St.Laurent.—Name of Author wanted.— Ghost Scene in Hamlet.—Women disguised as men.— William Penn’s Descendants.—Origin of Epithet “ Factotum.—Madoc’s Expedition to Canada.—American Riflemen.—Use of Cotfins.—Charges against Sir George Prévost. LE COURRIER DU LIVRE 399 New Important Books : American,English, French, Canadian ; Books Wanted.Illustrations : Portrait of Admiral Edward Boscawen (Frontispiece).—Fac-simile of Deed granting a Concession to Abraham Martin.—Plan of the Battle of the Plains,by Arthur G.D.Doughty, copied by G-eo.St.Michel.—Fac-simile Seal of the Company of New France.ITS CONTRIBUTORS Bourinot, Sir John.—K.C.M.G., D.C.L., Lit.D.(Laval), of Ottawa, Ont.Author of : History of Cape Breton.— Builders of Nova Scotia.—Canada during the Victorian Era.—Bibliography of the Members of the Royal Society of Canada.Chamberlain, Alexander F.—M.A., Ph.D., Lecturer on Anthropology, Clark University, Worcester, Mass., Associated Editor “ American Antiquarian.” Author of : The Eskimo Race and Language.—Kootenay Indians.—The Child and Chilhood in Folk-Thought.—Etc.Chapais, Honorable Thomas—M.L.C., LL.D., D.Litt., of Quebec.Author of : Conférences et Discours.—Etc.Cruikshank, Lieut.-Colonel Ernest—of Fort Erie, Out.Author of : Documentary History of the Campaign on the Niagara Frontier, 1814.—Battlefields of the Niagara Peninsula, 1812-1814.—Administration of Governor Simcoe.— Early Traders and Trade Routes.—Etc.Dionne, N.E.—M.D., F.R.S.C., of Quebec, Librarian of the Legislative Library of the Province of Quebec.Author of : Jacques-Cartier.—La Nouvelle-France de Cartier à Champlain.—Samuel Champlain.—Etc.Doughty, Arthur G.—M.A., of Quebec.Author of : The Battle of the Plains.—Nugæ Canoræ.—Life and Work of Tennyson.—Etc.Drummond, W.H.—M.D., of Montreal.Author of : The Habitant and Frencli-Canadian Poems.—Madeleine de Ver-chères.—Etc.Farnham, C.H.—of New York.Author of : The Mon-tagnais.—Canadian Voyageurs on the Saguenay.—Etc. 400 LE COURRIER DU LIVRE Fitzgibbon, Miss Mary Agnes.—of Toronto, Ont.Secretary of the Women’s Historical Society.Author of : A Veteran of 1812.—A Trip to Manitoba.—Etc.Gagnon, Philéas—of Quebec,Curator of the Judicial Archives of the District of Quebec.Author of : Essai de Bibliographie Canadienne.—Etc.Garman, Samuel.—Museum of Comparative Zoology, Cambridge, Mass.Griffin, Appleton P.C.—Chief of the Bibliographie Division of the Library of Congress, Washington, D.C.Haggard, Lieut.-Colonel Andrew C.P.—D.S.0., London, England.Author of: Hannibal’s Daughter.—Tempest Torn.—Under Crescent and Star.—Etc.James, C.C.—B.A., M.A., of Toronto, Out.Deputy Minister of Agriculture (Ontario).Author of : Bibliography of Canadian Poetry.—Etc.Johnson, George.—of Ottawa, Ont.Chief Canadian Statistician.Author of : Place-nomenclature of Canada.—Etc.LeMoine, Sir James M.—F.R.S.C., of Sillery, P.Q.Author of : Maple Leaves.—Picturesque Quebec.—Quebec Past and Present.— Chronicle of the St.Lawrence.—Ornithologie du Canada.—Etc.Longley, Honorable J.W.—Q.C., D.C.L., F.R.G.S., F.R.S.C., Halifax, H.S.Author of : Love—Socialism, its Truths and Errors.—A Material Age.—Altruism.—Etc.Macdonald, Miss Blanche L.—of Montreal.Author of : Diane of Ville-Marie.—A Romance of French Canada.Etc.O’Brien, His Grace Archbishop—Ph.D., D.D., F.R.S.C., of Halifax, FT.S.Author of : Philosophy of the Bible Vindicated.—Mater Admirabilis.—After Many Years.— Saint Agnes, Virgin and Martyr.—Aminta (a poem).— Memoirs of Bishop Burke.—Etc.O’Hagan, Thomas.—M.A., Ph.D., of Paisley.Out.Author of : “A Gate of Flowers ”.—In Dremland.—Songs of the Settlement.—“ Studies in English Literature,” etc.Quackenbos, John D.—A.M., M.D.Author of : A History of Oriental and Classical Literature.—Etc.Stewart, George—D.C.L., F.R.G.S., F.R.S.C., LL.D., D.Litt., of Quebec.Author of : Canada under the LE COURRIER DU LIVRE 401 Administration of the Earl of Dufferin.—Essays from Reviews.—Evenings in the Library.—Etc.Suite, .Benjamin.—F.R.S.C., of Ottawa.Author of : Histoire des Canadiens-Français.—Histoire des Trois-Rivières.—Histoire de la milice Canadienne-Française.—The Origin of the Erench-Canadians.—Etc.Thwaites, Reuben G.—Secretary of the State Historical Society of Wisconsin.Editor of : The Jesuits’ Relations and allied Documents.—Whither’s Chronicle of Border Welfare.—Wisconsin Historical Collections.Author of : The Colonies ; 1492-1750.—The Story of Wisconsin.—Historic Waterways.—Etc.Wilson, General James Grant.—D.C.L., President of the Hew York Genealogical and Biographical Society.Editor of : “ Appleton’s Cyclopædia of American Biography.” Author of several historical Monographs, etc.Subscription: Canada and United States.$3.00 per annum.Foreign Countries.3.50 “ Edition de Luxe.6.00 “ 20 copies are printed on papier de luxe, of which 11 are still to be subscribed for.Advertising rates upon application.f^gP All communications to be addressed as follows : RAOUL RENAULT, Quebec, Canada. 402 LE COURRIER DU LIVRE BIBLIOGRAPHIE CAHADIAHA-AMERICANA REVIEW OF HISTORICAL PUBLICATIONS RELATING TO CANADA.Edited by George M.Wrong, M.A., and H.H.Langhton, B.A.Volume IV.Publications of the year 1899.The University of Toronto: Published by the Librarian, 1900.Royal 8vo., XI1-229 p.This fourth volume contains very good notices of hooks, papers and society proceedings relating to Canada.The analysis and criticism of the books reviewed are generally made in a very impartial manner and can be relied upon.It praises whoever deserves praise, and criticises whatever has to be criticised.The works of real merits are thoroughly studied and ample quotations are made from them.This publication is a valuable addition to our poor stock of reference books and should be found in the shelves of every student’s library.3,800 MILES ACROSS CANADA, by J.W.C.Haldane.London : Simp-king, Marshall, Hamilton, Kent & Go., Ltd., 1900.12mo, cloth, XXIII-344 p., map.and 45 illustrations.During a recent extensive tour throughout Canada, the author gathered much special information regarding its boundless resources for Trade and Commerce—Its immense Field for the Industrious and Enterprising—Its Travelling facilities—Its Scenery—Incidents of Travel—Its Engineering features, and everything else calculated to make this volume useful and interesting to all, many places of importance having been visited and carefully noted.Besides this book Mr.Haldane is the author of several very popular Lime-light Lectures, including those entitled : — “ Origin and Development of Steam Navigation”; “ Life at Sea in a Peninsular and Oriental Mail Liner ” ; “ Ocean Bed Scenery ” ; “ Origin and Development of the Railway System ” ; and “ 3,800 Miles from East to West on British Soil ”, the information and lantern slides for which were gathered during the tour referred to.COL.JOHN BAYARD.A Colonial Soldier and Statesman.By Gen.James Grant Wilson.A Paper read before the New Jersey Historical Society at Newark, May 20, 1897.Paterson, N.J.: “ Press" Printing and Publishing Company, 1900.8vo, 17 p., portrait.This monograph by the President of the Hew York Geneo-logical and Biographical Society puts in its true light the life of a brave soldier and a great statesman. LE COURRIER DU LIVRE 403 Bayard is descending from the Huguenots fugitives driven from France by the revocation of the Edict of Nantes.He was born on the 11th of August, 1738; he died on the 7th of January, 1807.A RIDICULOUS COURTING and other Stories of French Canada, by G.M.Fairchild, jr.Chicago, R.R.Donnelley & Sons Company, 1900.16mo, 2t'd p., portrait.This nicely gotten-up little book contains ten French-Canadians stories by the well-known raconteur, Mr.Geo.M.Fairchild, jr.They are entitled : A Ridiculous Courting ; The Return of Little Papita ; Mamselle Jarbeau’s Burglar ; The Tragedy of Anse aux Canards ; At St.Therese ; Two Old Soldiers ; Love Transferred ; The Apotheosis of Paddy Lar-risey ; The Story of Lacksley ; The Romance of Rutherford’s Flat.The author has made use of French words here and there.For instance, he writes : ma ÿtiteange, for “ mon p’tit ange ” ; bottes sauvage, for “ bottes sauvages”, etc.THE HUMAN MACH TNE.Its Care and Repair ; or how to develop the body, preserve the health, meet emergencies, nurse the sick and treat disease, by twelve authors.Edited by W.E.McVey, B.S., M D.Topeka, Kansas.Herbert S.Reed.19UÜ.8vo, cloth, 848 p., illustrated.The names of the eminent physicians and surgeons who have co-operated in making “ The Human Machine” give the highest guarantee of its reliability as a medical adviser.I wish to call particular attention to the value of its chapters of a medico-moral character.Their exhibition of the physiological effects of stimulants and narcotics—statements not of enthusiasts but of impartial science — ought to be sufficient to deter any one from entering upon habits of inebriety.These illustrations from the dissecting room are the most eloquent of all pleas for temperance.So also are the chapters, most delicately but frankly written, on subjects relating to personal purity of inestimable value.Every boy and girl, under wise direction, should be required to read them, that they may be saved from evils into which thousands of young people fall through ignorance upon subjects on which they have not been instructed because of a false modesty.As a part of essential education, every one should be taught to have an intelligent reverence for his own body, and made to see how mercilessly nature takes revenge for sins of unchastity.Parents should welcome this book as helping them to wisely discharge this delicate but imperative obligation of instruction which they owe to their children. 404 LE COURRIER DU LIVRE THE RIDDLE OF EXISTENCE SOLVED, or An Antidote to Infidelity.Being an Answer to Professor Goldwin Smith’s “ Guesses at the Riddle of Existence.” By W.J.Fenton.Toronto : Henderson & Co., 1898.16mo, 276 p.SCHOOL ROOM DECORATION.An Address to Canadian Historical Societies.By J.George Hodgins, M.A., L.L.D., Librarian and Historiographer of the Education Department for Ontario.Toronto : Warwick Pro's and Rutter, MCM.12mo, 26 p., ill.VARIA ST.PETER IN ROME and His Tomb on the Vatican Hill, by Arthur Stapylton Barnes, M.A.London, Swan Sonnenschein & Co., 1900.Ry 8vo., cloth, V1II-395 p., 30 full-page plates and several text illustrations.This splendid work, somptuously edited, is dedicated by the author “ to His Holiness Pope Leo XIII ” by his gracious permission.This work, although prepared from a Catholic standpoint, has a real intrinsic value for students in its historical and archeological researches.It is divided into fifteen chapters, dealing with the life and martyrdom of St.Peter, the wanderings of his body and the discovery of his tomb, and several matters of interest connected with the first and pathetic days of the Catholic church.PSYCHOLOGIE DE LA COLONISATION FRANÇAISE dans ses rapports avec les sociétés indigènes, par Léopold de Saussure.Paris, Félix Alcan, 1899.In-12, 311 p.LA PIÉTÉ ÉCLAIRÉE PAR LA FOI, ou exposition de la doctrine chrétienne, par le R.P.Pierre Cobei.Paris, P.Téqui, 1900.In-12, 427 p.SAINT-GILDAS DE RUIS.Aperçus d'histoire monastique, par Marius Sepet.Paris, 1900.A Québec, chez Pruneau & Kirouac.In-1 2, 416 p.Le nouvel ouvrage de M.Marius Sepet intitulé : Saint-Gildas de Buis.Aperçus d’histoire monastique, n’est pas une * monographie détaillée d’histoire locale.C’est, en prenant pour centre une des plus anciennes et plus illustres abbayes de France, une série de descriptions, de scènes successives et variées d’histoire ecclésiastique et d’histoire des mœurs, depuis le curieux tableau de l’émigration bretonne en Armorique au sixième siècle jusqu’aux étonnants épisodes de la période révolutionnaire et de l’histoire des Chouans.L’étude sur Abélard, qui forme une notable partie de ce volume, jette un jour nouveau sur les origines du haut enseignement en France et sur les mœurs scolaires du douzième siècle.Le lecteur y prendra une idée juste de la société LE COURRIER DU LIVRE 405 cléricale du temps de Louis le Gros, des mouvements, des.passions intellectuelles, et aussi de la ferveur de renaissance religieuse qui l’agitaient.L’auteur a tenu à être impartial, à présenter les choses comme elles ont été.“ L’histoire, dit-il, n’est ni un panégyrique, ni une satire ; c’est un tableau.La moralité qui en dérive tient à son exactitude même.” Nous espérons que le public fera un accueil bienveillant à cet ouvrage, comme il l’a fait aux précédents écrits de l’auteur, notamment à ses livres si connus sur saint Louis et sur Jeanne d’Arc.MA DüULGE FRANCE, par Charles de Ricault d’IIéricault.Paris, 1900.Québec: Pruneau & Kirouac.ln-12, 326 p.Voici un livre de combat, mais de combat pour la meilleure des causes.Le bon combat que nos pères n’ont cessé de livrer pour Dieu, la religion et la patrie ! La vieille lutte des bons Français, le sourire aux lèvres, l’épée au poing et lançant dru leurs estocades aux ennemis éternels : l’irréligion, l’esprit révolutionnaire.Et ce, non pas sous forme d’austères sermons, de lourds articles de polémique.Non.—Ch.d’Héricault néglige ces armes pesantes.C’est par de gracieuses, d’amusantes anecdotes, par des souvenirs vécus ; c’est aussi en racontant les fêtes et les joyes du foyer de nos ayeux, c’est en mettant en scène les mœurs pures de ceux de nos contemporains, et ils sont nombreux, qui ont conservé le culte du passé, que notre auteur prouve par mille exemples l’heureuse persistance de cette antique Foi chrétienne.C’est elle qui lit- la force de notre chère patrie, qui engendra l’aménité des mœurs, la courtoisie des formes, l’honneur et la gloire de notre race.Il montre, par de vivants récits, comment les fêtes sacrées de Noël et de Pâques sont toujours célébrées pieusement par la nation, comment ces fêtes du foyer domestique, la première communion des enfants, le gai festin des Rois, le sont par les “ honnêtes gens ”.Il met la bourgeoisie allègrement en scène avec le peuple, le vrai peuple.Non pas celui du cabaret et des réunions de la libre-pensée, mais celui qui dans nos campagnes suit avec une joyeuse dévotion les nombreux pèlerinages qui illustrent tant de nos obscurs villages.Il prouve enfin que l’esprit de nos pères, non seulement persiste, grâce à Dieu, mais encore qu’il progresse de nos jours, dans cette contrée bénie, que Ch.d’Héricault, appelle, lui aussi, Ma doulce France, comme l’appelaient nos pères.Un regret, mais bien vif, une douleur, mais bien profonde, étreindra cependant les nombreux lecteurs de l’œuvre de 406 LE COURRIER DU LIVRE d’Hericault.Ma doulce France est un des derniers volumes sortis de cette plume alerte et féconde qui, pendant cinquante ans, a su instruire les érudits, charmer les délicats, et toujours en attaquaut franchement, à visage découvert les éternels ennemis de la patrie, de la religion.Son œuvre est une, comme le fut son caractère, comme le fut sa foi ! LA LUTTE CONTRE L’EXPLOITATION et la Réglementation du Vice à Genève jusqu’au 22 mars 1896.Histoire et documents par Alexandre Guillet.Genève.Ch.Eggimann & Cie, 1899.In-12, X-322 p.' Ce titre de livre indique suffisamment le sujet qu’il traite.L’auteur est membre du comité de l’association abolitionniste genevoise.L’ANNÉE DE L’EGLISE, 1899, par Ch.Egreinont.Deuxième année Paris, Victor Lecoffre, s.d.in-12, II1-664 p. TABLE DES MATIÈRES TEXTE Pages BÉDARD.Lettre de E.Bédard à P.Gauvreau.200 BIBLIOGRAPHIE.46, 87, 118, 150, 183, 214, 246, 275, 309, 342, 374, 402 CANADIANS AFFAIRS.1827-1839 .265,302 CANNIBALS (The) of the North West.Ill CHRONICLE and Comment.113 CLARK (Professor William;.118 DIONNE (N.-E.) Le plus beau des livres.Inventaire Bibliographique .121 — Les “ Voyages ” du Baron de Lahontan.314 — Around a date.The American attack on Quebec .345 DOBSON (Austin).To an old missal.85 DOCUMENTARY HISTORY.Extracts from a memoir concerning the present state of Canada.366 HUGHES (Rev.Thomas).Quebec and the French Canadianss.132 HULL (General) and his army.Their arrival in Montreal, as prisoners.36 KER ALL AIN, (René de).Montcalm, Bougainville et l’abbé Casgrain.377 LAURENT.Un ami du Canada.L’abbé A.-P.Gaulier.232 MARTEL.Lettre de Etienne Martel à J.-F.DeBlois.172 MISCELL A NÉES.244 NOTES.85, 116, 212 O’HAGAN (Thomas).The old mission church at Tadousac, Quebec.153 PAPINEAU (L.-J.).Une lettre de.104 PARENT.Lettre de Etienne Parent à.François DeBlois.141 — Lettre de Etienne Parent à J.-F.DeBlois.237 PERRAULT (C.-N.).Annual address delivered before the Quebec Medical Society, on Monday, the 7th December, 1829.202 PYSON.The Bibliomaniac and the Bibliophile.120 QUARITCH (Bernard).300 RENAULT (Raoul) Notes historiques sur Saint-Thomas de Mont- magny.A travers les registres.38, 92, 194, 249, 291, 338 — Une vente importante.La collection d’Americana de M.C.- Edward Pratt.83 408 TABLE DES MATIERES Pages.RENAULT (Raoul).Excursion to Anticosti.101 — Bibliotheca Canadensis.Notes pour servir à la Bibliographie du Canada .144 — Incunables Canadiens.162 — Sir George-Etienne Cartier.177 — The loyalty of the French-Canadians.218 — Galerie Canadienne.Sir Etienne-Pascal Taché.240 — French-Canadian Songs.281, 327 — Jean Gutenberg.Son cinq centième anniversaire.1400-1900.350 — Thomas O’Hagan, M.A., Ph.D.361 — “ North American Notes and Queries.”.364, 398 — Tableau d’honneur.Les miliciens Canadiens français de 1812-15.387 SHEA (John Gilmary).The New York Expedition of 1690.190 SULTE (Benjamin).La Bataille de Châteauguay.5, 49 — Canadian Exile’s song.89 — Société Royale du Canada.Section I.Littérature française, histoire, archéologie, etc.Liste des ouvrages publiés dans les volumes de 1882-1898.185 TACHÉ.Lettre de Sir E.-P.Taché à F.-M.Derome.273 VIGER.Lettre de Jacques Viger à J.-F.DeBlois., .235 WASHINGTON.Extract from a letter of General George Washington to Congress.236 ILLUSTRATIONS CHATEAUGUAY, Plan de la Bataille de .frontispice — Monument sur le champ de bataille de Châteauguay .64-65 DENONVILLE.Jacques-René de Boisay, Marquis de Denonvilie.Portrait.120-121 FAC-SIMILE.Canadian Exile’s song.89 FRONTENAC.Anne de la Grange-Trianon, Marquise de Frontenac.136-137 LANIGAN (George T.) Portrait.88-89 O’HAGAN (Thomas).Portrait.360-361 SALABERRY, Monument de.:.58-59 TACHÉ (Sir E.-P.) Portrait.217-218 Imprimé par L.-J.DEMERS & FRERE, Québec. Librairie AUBANEL FRÈRES .Imprimeurs «le X.S.P.le Pape .• ¦ AVIGNON (France) VIENNENT DE PARAITRE : Le Cardinal Wiseman Méditations sur la' Passiou de Noire-" Jésus - Christ Avec tine préface du Cardinal VA UGHAN Traduit de l’anglais par l’abbé Gaudron APPROUVÉ PAR SA GRANDEUR MONSEIGNEUR l’ÉVÊQUE DE MEAUX Un très beau volume, in-16 jésus, de 300 pages ; impression de luxe avec têtes de chapitres, lettrines, vignettes, sur beau papier teinté.PRIX BROCHÉ : 3 francs.LE LIVRE DE PIÉTÉ DE LA JEUNE FILLE AU PENSIONNAT ET DANS LA FAMILLE par l’auteur des “ Paillettes d’Or ” Ouvrage liouoré de la bénédiction de Sa Sainteté Un beau volume in-16 raisin, de 900 pages, format très pratique et peu volumineux-Edition illustrée de dessins originaux de Paul Avril, gravés par Pannemaker.PRIX BROCHÉ, en portefeuille, 15 francs anaa DES CHERCHEURS ET CURIEUX (Fandé en 1864) L’INTERMEDIAIRE Directeur littéraire : M.GIRARD de RI ALLE Propriétaire-Gérante : Mme la générale IUNG — 38, AVENUE DE WAGRAM Le système de Questions et de Réponses sur lequel repose 1’ “ Intermédiaire ’ ’ est des plus simples, des plus utiles et des plus pratiques.Le but de T “Intermédiaire” est en effet de prêter sa grande publicité au travailleur et au curieux embarrassés.Parmi les littérateurs, érudits, gens du monde, professeurs, artistes, collectionneurs de tableaux et d’objets d’art, bibliophiles, amateurs d’estampes et d’autographes, archéologues, numismates, etc., il n’est pas un travailleur qui n’éprouve, à un moment donné,ses propres lumières épuisées,le besoin de recourir à la science d’autrui.Il a tout consulté autour de lui, ses amis, ses collections, la bibliothèque de sa ville,les sociétés savantes de sa région ; il a écrit nombre de lettres auxquelles on n’a pas daigné répondre ; il n’a pas obtenu les renseignements qu’il désirait, (’¦’est ici qu’intervient P u Intermédiaire ”.Il accueille la question qui lui est soumise, la transforme en circulaire; il va frapper à la porte de tous les érudits, des correspondants autorisés qu’il possède en France comme à l’étranger, et dans l’un des numéros suivants, il apporte la solution tant attendue, aussi complète, aussi satisfaisante qu’on l’exige.L’ “Intermédiaire ” paraît les 10,20 et 30 de chaque mois.Chaque numéro est composé de quarante-huit colonnes soigneusement imprimées en caractères elzéviriens.Le tout forme à la fin de chaque semestre, un élégant volume qui ne contient pas moins de mille colonnes, avec des tables destinées à faciliter les recherches.Abonnement : Un an, Etranger, 18 fr.—Six mois, Etranger, 10 fr.—Trois mois, Etranger, 6 fr.^ téÊT You will find it to your interest to make inquiries about the)/'' uebecilake It lotm% THE NEW ROUTE TO THE FAR-FAMED SAGUENAY And the only rail line to the delightful summer resorts and fishing grounds north of Quebec, and to Lake St.John and Chicoutimi THROUGH THE "«CANADIAN ADIRONDACK^»- Trains connect at Chicoutimi with Saguenay Steamers for % QUEBEC & LAKE ST JOHN RAILWAY » / The New Rouie lo tne FAR-FAMED SAGUENAY.{Tadous?St Rocb L islet Tadousac, Cacouna, Murray Bay, and Quebec.A round trip unequalled in America, through matchless Forest, Mountain, Biver and Lake Scenery, down the majestic Saguenay by day-light and back to the Fortress City.Touching at all the Beautiful Sea-side Resorts On tlie Lower St.Lawrence, with their chain of Commodious Hotels.Hotel RobervaljLake St.John,has first-class accommodation for 300 Guests, and is run in connection with the Island House, at Grand Discharge, of Lake St.John, the Centre of the Ouananiche Fishing Grounds.Magnificent Scenery— :: :: —Beautiful Climate.¦—i- Apply to the Ticket Agents of all Principal Cities.A beautifully illustrated Guide Book free on application.ALEX.HARDY, J.G.SCOTT, Gen.Pass.Agt., Quebec.Secy.& Manager.Imprimé par L.-J.DEMERS & FRÈRE, Québec.—
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