Le Constitutionnel, 12 juin 1882, lundi 12 juin 1882
i5BME ANNEE TROIS-RIVIERES, LUNDI 12 JUIN 1882 / t '• NO 61; , * JSr.ff pH|i| jjfADONIVEfflEïVT ,HrABIABLKM*l»T PAYABLE D'ÀVÀNCI.Edition S.ml-QuotWl.nn., 12 £$•;;;;;•••¦ $3.0 edition Hebdomadaire» 12 mois.1.0 Edition x» pour,osEtatg.Un|s.EdltlonBoml-Quolldlonno, 12 mol.4.00 BLei°SaU déport p'our lo Canada payée par l,Tidl.lî?a*chargé 60 contins do surplus pur SfiBBi nui no paieront pas d’avance.*Sax nul veulent discontinuer, doivent on rfnnnïr avis au moins un mois avant l’expira-*i«Sn.iu tnrmo do leur sbonneraont, qui no sera ÜKmnindJS de lU rnolff Pour l’Edition Somi-oaVüdlenno et* «• ™ «nols pour l’Edition hebdomadaire01 l»s arréragea acgulttéH.ftHllletoii du “ Conslilulioiiiiel’ A, Asraesress.:/iOrr i Edition Semi-Quotidienne, première insertion, Urevière.*.fOO.V) S.! Do Insertions subié«ajienU*Jv.•••••., ?®.Oi 12mois.Une colonne pour 12mois.•"fMt>qagv De do 6mo1i.S67ÔO Do do 3 moll.*00 Edition llebdomadatTe, à forfait.*.Toutes annonces sans eondltttnt,* seront “ ' à 10 et tels- la EDITION SEMI-QUOTIDIENNE.BRUNO DUVAL., Editeur-Proprietaire insérées Jusqa’tnontra-ordra I lfns.ToutordrV oo a r diito&ttl doit être par écrit.Toute* eorrespondaneea.ftf ___ adressées an propriétaire dm, ü**m*K*mtk s affranchies et manies d'une iU»ttunwMt^/ sable.1 .NO.IO RUK CHAH LA LOUVE DEUXIEME PARTIE.DA SORCIERE renseignements.—Je sais, je sais ! le diadème do per -les dans les boucles soyeuses d’une adorable chevelure noire, le trOnc entouré de girandoles, le fumeux manteau d’hermine et tout co qui s’ensuit.Avant d’avoir l'âge de raison, touteB ces fables me donnaient la fièvre, et j’aurais sacrifié dix ans de ma vie pour voir les merveilles do la Fosec-aux-Loups 1 —Maintcnont que vous avez l’âge de raison, interrompit Martio Bias en changeant de ton, vous êtes devenu sceptique ?C’est la mode.Laissons là ccs histoires qui ne nous regardent pas, et parlons un peu de vous, mou jeune maître.Il lui prit la main affectueusement et ajouta : —Est-ce que nous aurions envie {Ventrer dans lu forêt, pour employer le langage du jour ?—Au contraire, répliqua Raoul,je veux Ctro soldat du roi.—Cherchez-vous dc9 recruteurs dans oes haillicrs ?—Si je vous disais mon histoire, vons vous moqueriez do moi, mou gentilhomme.—Non, sur l'honneur ! —Et vous auriez peut-être, rnison, fit Raoul , tout peusif.— Il n’y a pus de peut-être, rectifia Mugloire entre haut et bus, rnuis il va lui incoutcT tout de même son histoire 1 .-Jesuis pauvre, commença en effet Raoul ; jo u'ui point do parents 1 j’habite à Rennes une chambrctto dont la fenêtre B’ouvro vis-à-vis de l’hôtel do ltohun-Folduc, —Où demourent Ica deux demoiselles Feydeau, murmura Martin Bias.—Dans ce grand hôtel de Rohan, pour suivit Raoul, il y avait une jouuo fille» orpheline comme moi, et dont le petit, réduit, perdu daus les combles, fui-ait ficc justement à mon humble croisée.Feydeau et Rohun-Polduc ne vont plus faire bientôt qu'une famille, cur M.le «ôuc-clial est en iustuncu auprès du parlement pour adopter les deux sœurs du feu sa femme, ofiu qu’elles aient le droit de por ter le noui de ltaliuu.Le parlement oppose je ne sois ou'elle difficult légale, mais l'intendant Feydeau a des millions.La pauvie orpheline a été lu compagne d’enfance des demoiselles Feydeau.-—Elevée par charité, qnoi / grommela Mugloire.—Avez-vous ouï parler, poursuivit Raoul en relevant la tête tout à coup, de cette noble dame qui est venue de Paris l'hiver passé, et qui éclaire comnio un soleil les fêtes de la jeunesse bretonuo ?Martin Bias ne répoudit point, mai* scs yeux prirent une expression étrange.—Lu comtesse Isuure, parbleu I fit Magloirc, une rien du tout 1 —La comtcsso Isuure, répéta Raoul, la reine des enchantements, celle à qui Yintendunt royal donnerait sou immense fortune pour un sourire I —Il est temps ! pensait Raoul.La comtcsso Isauro m’a dit : *• Avani la chû-te du jour.” —Si vous voulez, chuchota Magloiro à l’oreille do Martin B as», je vous la dirai, moi, son histoire.et la mienne par-dessus le marché, et bien d’autres encore 1 Don Martin le regarda pour la première fois avec attention.L’aspect do oette figure moitié nigaude, moitié futé*, fit uaîtro un sourire »oub sa moustache.—Tu sais donc bien de» histoires?dit- il.—Tout- la noblesse de Rennes sc fournissait chez mon patrou, répondit Magloirc.Don Martin se rapprocha do Raoul, qui était debout, les bras croisés, au bord de la rampe, et qui regardait fixement la toiture blanchâtre du moulin.Don Martin pensait : —Si je ne l’avais pas interrompu, peut-être aurais-je trouvé par lui celle que je cherche.—Men jouuo maître, reprit-il tout haut et d'un ton affectueux, je crains de vous avoir blessé.—Pas le moindre du monde 1 répliqua Raoul avec uu reste de froideur.—Doutiez-ui'en la preuve.Je ne vous demande plus vos p> tits secret» ; j'espère les couuaître par la suite en devenant votre ami.Ce qu’il me faut, c’est des renseignement».—A vos ordres 1 -Vous parliez tout à l'heure de la comtesse Isuure ; je viens de loin, et je suis ohargé d’intérêts bien graves.Connaissez-vous assez la comtesse Isauro pear savoir où elle vu quand elle ne passe poiut la nuit eu son hôtel ?—E»t-ce que vous êtes venu de votre pays lointain tout exprès pour causer do la comtesse Isauro ?demanda Raoul, qui eut à sou tour dans la voix uue petite poiutc d'ironie.—Jo suis vcuu pour cela, répondit don Martin sérieusement.—Eh bien ! mon gentilhomme, roprit Raoul, je puis faire mieux que répondre à vos questions, mais service | our service.J*»i besoiu d’Gtro seul ici.Trouvez uu prétexte pour me débarrasser de ce garçon pendant une heure, et je vous dirai où je me rendrais ce >oir moi même, si j’avais besoin de parler à la comtesse Isuure.COMMERCE Marché de Trois-IIIvivres.Trols-Riviôrcs.12 Juin i882 CrriRé tous les Lundis, Mororedts ot Samedis FARINE.VI Ferine do Blé, do la camp.par 100 Farine d’avoine Farine de Blé d'iudo SarraHln S c 3 00 2 40 2 00 2 00 è à à à $ o, 3 2 0 j 2 60 2 25 , 2 20 viandes « Bœuf ù lu livre 0 08 à 0 10 Lard do 0 10 à 0 12 Moutonau quartier 0 40 à 0 50 Agneau do 0 75 à 0 80 Veau à la livre 0 00 h 0 00 Lard frais par 100 5 50 à 6 00 Bœuf par IÔ0 livres.4 00 à 5 00 Patates par mlnot 0 50 k 0 éo Sucre d’érable à la livre 0 9 à 0 10 Sirop d'érable au gallon 0 80 à 1 00 Miei à la livre 0 10 à 0 15 Œuf» trais à la douzaino.0 15 b 0 20 Beurre frais A la livro 0 20 h.0 25 Bourre salé lo 20 h 0 22 Saindoux do 0 13 i\ 0 15 Fromago do 0 15 à 0 17 Lin do 0 02 à 0 00 GRAINS» Blé par minot .1 20 à i 5° Poi» do 0 90 k 1 30 Orge do 0 50 à 0 90 Avoine do 0 35 h 0 50 Sarrahin do 0 50 h 0 40 Lm lo 1 00 à 1 70 Mil do 2 00 à 2 00 Blé-d’Indo par minot 0 80 à 0 90 VOLAILLER Dindes au couple 1 50 A 2 00 Oies au couple 0 80 à 1 00 Canards au couplo 0 45 5 0 50 Poules au couplo 0 60 à 0 80 Pouletsau couplo 0 30 à 0 50 LEGUMES.PommcRftu quart., 3 50 h 4 00 Fèves pnr tninot.* 0 80 à 1 OO Oignons par minot 0 EO à 1 00 Foi n • • ¦ .$10.00 lo conl Paille do PRIX DU MARCHÉ DE DETAIL DE DENTISTE Le Dr.LABONTÊ, chirurgien dentiste, n l’honneur d'informer ses nombreux amis do la Tille et de ln jours lo et de U campagne qu’il continue tou.à pratiquer la chlrurgie-dcutaire au ‘ “ No.175, Rue NOTRE-DAME TROIS-RIVIÈRES.Ancienne place du Dr Locat, au-dessus de la Banque ITochelaga.M.La bonté s’occupera d'une manière toute spèciale de la pro-thèvc.dentairo, toi que l’extraction des dents (sans douleur) aussi plombage dos dents, eu or, argent, amalgame, clnunt, etc.Il portuia un soin tout particulier à la pose des dents artificielles, à dus prix très-rai.sonnailles.JâTN’oublicz pas lo No.175, me Notre-Dame.LE NOEL Don Martin Blus fronça le sourcil.Je n’ai pahgé qu’une nuit à Rennes, proaoDça-t-ii ù voix basse, et je suis déjà que cetto comtesse Isuure n’a pas la bon — no renommée qui vaut mieux que cAntu-te dorée.• —Moi jo no sais pns cola, continua lia oui, je sais que j’ai vu souvent la foule n0s gentilshommes la suivre et lui faire Vn c°rtégc d’honneur ; je sais quo j’ai vu le pavé des rues 6c joncher de fleurs B'Jrfcon passage ; jo sais que los plus fié— fe?» les plus nobles, les plus belles, sont jaouses de ton radieux bonheur.A cet enthousiasme, dit Martin Bins, out la voix prenait pour la première fois UQ0 DUunce d’amertume, jo devine que le ®®ur de mou jeune compagnon est fort «barrasaé.D’un côté, il y u cette »yrô-i la comtesse Isuure,do l’autre, lu jeune fiUe dont j’ignoHe nom.#n ! -l ^cste> pnrdienne ! fit Mngloire lo tiruni pur la mauohc, uno fillo de la mpagoo, uno Ccndrilloo, uno pauvres- B i^a0U^ rC^6VU ÊOn fur Martin * ^oa5 nc devinez rien, mon .gentil, mme, dit—il presque sévèrement, et jo vous raconterai pas mon histoire.•Pourquoi cela ?pyS^~"^arce ^uo V°U8 ne la comprends!» ViroL^ t
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