Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Constitutionnel
Éditeur :
  • Trois-Rivières,1868-1884
Contenu spécifique :
lundi 6 août 1883
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
trois fois par semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Constitutionnel, 1883-08-06, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
9H8V ' ¦ 5ft* -’i.r .vt ; - - , •• ' wiu5#r'Tt *•* #,i .L' '1 • ^*v • Vitu 4* 4a r.rl.ana »• • rs • KPWHTrRfW «*»» .•.TSAv*.uw.,T.' .«vr'.ijr/S-f• 4"'v » J V* S ^v,r.a1’ «i»** ‘ -f\Vf v\ .A* t *v'#fcA • ;;;V.i—' ¦ 16EMJ5 AN NEK TROlS-RIVlEREb.LDNDI 6 AOUT 1883 NO 82 PH1X DUBONIIENeNT (grAlIABlimiT PATAlL«X>»âVlBC«.«»»Seml-Qaotidl®nn©tl2inoj«.$J*J0 dl ooa®mi h «» 6 mois-.lAo „.,Hon Hebdomadaire» 12 mol*.;.°A) gilt ion « Poflf lei Etats-Unis.dtUonSemi 44 »6 moii.2.00 fljidon U«bdOiaAdAirei 12 mois*.• 2.00 tïwîid* port pour le Canada payés par ^f^ier/'oharfé 50 eeotios d© surrlus par «/« à ceux «lui n© paieront pas d'avance.*%?.?* nul veulent discontinuer, doiventen entier avis au moins un mois avant r«pûs-.lu tormo d© lour abonnoment.qui no sera * °?moindre do six mois, pour l'Edition Serai-fiootldUnne ©t d© 12 mois pouV l’Edition fl5bdom*dair©,l«s arrérages aoquittés.EDITION SEMI-QUOT [D I EN NE BRUNO DJVA.L, Editeur-Rroprieteii e A^rOTOKrei58.Par 111 n Edition Homl-Quotidionne, première inRortion.llrovièro.|0 15 i)oInsertions HubKlquontoff,.0 (N) linooolontio pour 12 mois.50 oo Do do Minois.85 00 Do do 3 mol s.18 ÜO Edition Hcbdouiftdniie, \ forfait.Toutes annonces sans conditions.fera insérée*jusiju'Aoontro-urdrc a lOetttot* i 1 ixno.Toutordro pourdisaontlr.uoruneannonc© doit ôtro par écrit.Toutes correspondances o te., doivent étro adressées au proprielairo du Constitutionnel nfTrnncliies ot munio» d’une signature respon ublo.NO.IO RUE CRAIG.n n Feuilleton du ° Constitutionnel-” i [ADAME DE TREVES.LXXI1I Arrive aux communs, il sella et brida rapidement Stop, le cob irlandais que le cousin de Max montait de préférence, jeta une couverture sur la selle et conduisit en main le cheval au fond du parc prés du tir.Là il rattacha par la bride à un tronc d’arbre, mit la couverture sous son bras, entra dans le pavillon garni de râteliers d’armes, et en ressortit presque aussitôt, portant un objet de forme oblongne enveloppe dans la couverture.Il détacha Stop, le fit sortir du parc par la petite porte, se mit en selle et partit-au galop.A cent mètres de là, il croisa la voiture qui venait de conduire à la gare Mme de Trêves et son cousin et qui rentrait au pas.£n moins de vingt minutes il at-tcignitla gare de Chantilly où, donnant son cheval à tenir à un employé qu’il connaissait, il tira son ardoise et écrivît ces deux questions : i° A quelle heure passera un train pour Be ami'ai s ?2° A quelle heure ce train arrive-ra-t-il à Beauvais ?Puis il s’avança vers le guichet et y frappa.Le guchet s’ouvrit et le sous-chef de gare demada : —Que voulez-vous ?Jacques Habert lui tendit son ardoise.Le sous-chef lut les deux questions —Le train de six heures quinze minutes vient de passer.—Le prochain ne passera qu’à neuf heures dix-sept minutes.—En le prenant vous arriverez à Beauvais à onze heures moins cinq minutes.Le muet poussa un grognement sourd et tendit la main pour rentrer en possession de son ardoise.Le guichet se referma.Jacques regarda l’horloge de la gare.Le cadran indiquait six heures trente-cinq minutes.— Il n’y a que neuf lieues d’ici à Beauvais par la route.— se dit-il, —Stop les fera en moins de deux heures.Sartant aussitôt de la gare il se ïemit en selle, et rendit la main au cob irlandais qui partit comrpe un trait.A huit heures trente minutes Jacques l’arrêtait à Beauvais, à la porte d’une auberge, le conduisait à l’écurie, lui faisait donner sous ses yeux double ration d’avoine, et sortait de|l'aubergc en emportant l’objet de forme oblongue enveloppé dans une couverture.A ce moment précis, une voiture s’arrêtait devant la porte.Une glace s’abaissa.Une tête de femme parut à la portière.L’aubergiste sc trouvait sur le pas de la porte.La prison de Beauvais, monsieur, je vous prie ?—lui demonda l'inconnue.—Sur la grande place, madame.au bout de cette rue.—Merci, monsieur.—Il n'y a pas de quoi, madame.La glace remonta dans ses rainures et la voiture partit.Jacques Habert avait écouté machinalement.En entendant parler de la prison, il trafssaillit et essaya de distinguer le visage caché sous une voilette, mais la voilette était taop épaisse, et il ne vit rien.Nous ne suivrons ni le muet, ni l'inconnue, et nous rejoindrons Mme de Trêves et M, de Nerville.Pendant le trajet de Chantilly à Beauvais, pas une parole n’avait été échangé,- entre la jeune femme et son cousin par alliance.Léonide, appuyait sa tête à l’angle capitonné du wagon et les yeux clos, semblait dormir.Elle était bien éveillée cependant, et sou âiuc s’abandonnait à des pensées noires dont il nous parait superflu d'indiquer la nature.* f Le train stoppa en gare.—Nous sommes arrivés, chère cousine.—lui dit Georges, Mme de Trêves descendit en chancelant, et M.de Nerville dut la soutenir jusqu'à la sortie où stationnaient plusieurs voitures.—L’une d'elle une calèche anti* que—s’approcha.Léonide s’assit sur les coussins poudreux et le cocher reçut l’ordre de toucher à l’hôtel de l’Oise.Les chambres étaient prêtes.—Madame et monsieur dîneront sans doute /.—demanda l’hôtesse.—Mon cousin dînera.—.répondit Mme de Trêves—Je prendrai seulement, moi, un.bouillon et un verre de Bordeaux que vous voudrez bien me faire monter dans ma chambre.—Madame veut-elle monter tout de suite ?—Oui.— Je vais conduire nr.dame.L’hôtesse aida Léonide à gagner le premier étage et l’introduisit dans l’appartement retenu pour elle.En franchissant le seuil, Mme de Trêves jeta les yeux vers la fenêtre avec une sorte d’épouvante.La maîtresse de la maison avait suivi la direction de ce regard qu’elle interprétait à sa guise.—Oh ! madame peut-être bien tranquille.—dit-elle vivement.— Madame verra le mieux du monde et sera contente.—C’est un peu cher, mais du moins les curieux en ont pour leur argent, et c’est le principal.—On dressera l'échafaud juste en face.Léonide en entendant ces paroles, chancela, ferma les yeux et se sentit prête à défaillir.Georges courut à elle, la fît asseoir et d’un «geste enjoignit* à l’hôtelière de se retirer.La bonne femme obéit, ne comprenant absolument rten à l’effet qu’elle venait produire.—Eh bien ! chère cousine, comment vous trouvez-vous / —demanda M.de Nerville au bout d’un instant, en faisant respirer un flacon de sels anglais à la jeune baronne qui répondit d’une voix distincte ; —Cela va mieux.—C’était une faiblesse passagère.—Je suis tout à fait remise.—Maintenant, inonami, laissez-moi, je vous en prie, —Vous n’avez besoin de rién ?• — De rien absolument.—Vous souhaitez rester seule ?— Oui.—Cependant.—Je le désire.je le veux.—interrompit Léonide,—Votre chambre, sans doute, est voisine de celle-ci f —Les deux pièces se touchent et voici la porte qui conduit de l’une à l’autre.— Les verrrous et la def sont de votre côté.Merci.—Je vous appellerai demain matin.—A demain, chère cousine ; je vous souhaite une bonne nuit.Mme de Trêves ne répondit pas,, mais un sourire d’une expression navrante vint à ses lèvres.M.de Nerville quitta la chambre.A.ussitôt seule, Léonide, lentement, s’appuyant aux meubles, se traîna vers la croisée dont elle écarta les rideaux, et appuya contre le vitrage son front brûlant.Elle ne .vit rien.’ Des ténèbres opaques envahissaient la place ;—quelques pâles lumières brillaient à d'étroites fenêtres de l’autre coté.Léonidc demeura là, immobile, cramponnée à l'espagnolette, jusqu’au moment où une servante apportant un bouillon, un petit pain et une bouteille de vin de bordeaux, plaça sur une table le plateau éraillé qui supportait ces diverses choses vt demanda les ordres de Madame.—Je n'en ai pas à vous donner.—répondit la jeune femme, * —Faudraril éveiller madame demain matin ?.—Non.—Je n'aurai pas besoin qu’on méveille.—Je souhaite une bonne nuit à madame.' —Merci.La servante sortit et referma la porte.Léonidc but les trois quarts du bouillon que contenait le bol, se versa la valeur d’un demi-verre de vin de Bordeaux puis tombant à genoux, enfouit sa tête dans ses mains et se mit à prier pour l'innocent qui le lendemain, au point du jour, allait mourir.N {A Continut t ) 1 FAITS DIVERS.j.Emi‘oisonnkmkxt-11 y a quelques * jours,-‘dit I.û 'A/i/itrve, un boucher CRISK CONJUGALE.—Hier entre 11 apportait chez M.L.O.Beaueho-heures et midi.Horace Shepard et min, fils, libraire, domicilié sur la sa femme ont été trouvés morts dans rue Dorchester, de la viande que leur chambre, no 2 u Vingt-deuxiè- ce dernier avait acheté quelques me rue Ouest.Tous deux ont été heures auparavant; c'était qualités par un coup de pistolet dans la ques livres de bnf sir,il: qu’on de-téte, et l’opinion de la police, que le vait préparer pour le déjeuner, pistolet a été décharge par le mari, A l’heure ordinaire lu famille se se trouve cofirmée par la lettre sui- mit à table ; M.Ueuucliomin, son vante, trouvée dans sa poche et épouse, l’aillé des enfants mungô-adressée au Rev.Shepard, a Say- rent de ce bnuil’ qu’ils trouvèrent J^ouveau y/ANZER , ATTAQUES D’EPILEPSIE brook, Connecticut.44 Chers père et mere, Kittiect moi nous avons été mariés secrètement.Il ne serait rien révélé de la cérémonie.Nous avons avons été très heureux ensemble pendant notre vie, mais nous serons plus heureux dans la mort, qui semble si agréable.Notre dernier vœu est qu'on nous laisse reposer ensemble.Avec tout notre amour et notre dévouement, nous sommes vos fils et fille affectueux.— Signé ; K et tic et PI or ace Shepard'.' Horace Shepard était âgé de 23 ans, et sa femme avait environ deux tendre et bon , mais que M.Beau-chemin trouva d’une couleur étrange.Une heure après avoir déjeuné* M.Beaiiçheinin lut tout à coup pris de nausées et de douleurs cuisantes ; quelques instants après, Mme Beaiichemin éprouva les mêmes douleurs et une demi heure après l'en faut se plaignit de la même chose.Seule, la fille cadette qui n’avait pas mangé de cette viande n’éprouvait rien.On trouva lacho.se élrannv s-r.is m ou I-1*: HAUT MAI., * n 111 ife o* 164 Notre Daine ans de plus.Employé de la Herring i terriides et ex * r mai, il a quitté la pension n° 5 Tren- lleauchcinin iv 1 • • u; , d* ! tième rue Est, où il avait vécu jus- Pal I éi.range, coincid *n • • d • tonies que-là, pour s’installer dans la chain- circonstances extraordinaires, bre où s’est .accompli le drame de manda aussitôt le Dr .1 toi tôt.l’avant dernière nuit et il 11’avait fait ^ savant médecin trouva M.connaître à personne sa nouvelle Boaucheinin surtout sérieusement adresse.malade et constat a.tous les symptô- Lc Rév.Shepard a été prévenu mes de l’empoisonnement, et dit on par le télégrapne.même temps que ce malaise subit ' * et de mène nature sur chaque iudi- SUITE DES NOYES.— trois petites vida pouvait être le résultat de filles de 10 et 15 ans, Susie H imil- queriqu’autre cause encore inton, Annie Hamilton et Maud Schra- ; connue.der, jouaient dimanche soir sur un i Néanmoins le docteur adminis-rocher surplombant la rivière de trait des contre-poisons, l’Hudson, au pied de la Deux contj M.Beaiichemin se dit beaucoup deuxième rue, près d’Inwood.L’une mieux qu’il n’était , mais il est 011-d’ellcs, perdant tout à coup l’équili- core bien faible, bre, est tombée dans la rivière.Ses Mme Beaucliemiu a été beaucoup compagnes sc sont avancées au bord moins malade (pie son époux ; mais, extrême du rocher pour essayer de chose extraordinaire, un jeune en-lui porter secours, mais à leur tour faut de quelques mois et que Mme elles ont glissé dans l’eau.Plusieurs Beavichemin’nourrit elle-même a été personnes, qui avaient vu l’accident beaucoup plus malade que sa mère, d'une certaine distance, sont accou- 1 A part de M.Beauchcmin tous rues, «ais elles n’ont pu que recqu- j sont heureusement parfaitement vrer les corps de Susie Hamilton et rétablis, Maud Schrader.Celui d’Annie Hamilton n’a pas été revu.Le meme soir Michael Lynch, âgé de 20 ans, est tombé accidentellement dans la rivière de l’Hudson, en face de Garmansvillc, d’un bateau à voiles dans lequel il faisait une promenade avec son frère et deux autres amis.Il s’est englouti immédiatc-¦ ment et n'a pas reparu à la surface.SouGjtAlNE.-^On sc demande ce que ce faroqche Indien e$t devenu.Suivant, toute probabilité, il a gagné la profondeur des bois dans la direction du Nprd, et les rigueurs de l’hiver seules le forceront à manifester sa présence.Il sait que la justice hmnaine le réclame.Ce qui le prouve, c’est que la dernière fois qu’on i l’a vu, à Sainl-Alban de Fortneuf, il est entré furtivement et avec beaucoup d’hésitations dans une maison, en disant que la police le cherchait., D’une part, il parait qu’il redoute la rencontre des Indiens de sa tribu, qui lui feraient un mauvais parti.Un pénible accident est arrivé, avant-hier après-midi, à la montagne de Bélœil.Un jeune Lafontaine, fils d’un cultivateur de Saint-Hilaire, était aile cueillir dés bluets avec deux amis, sur le flanc de la montagne, lorsqu'il entendit tout à coup le bruit que fait une pierre en descendant du sommet.Convaincu qu’un morceau de roc s’était détaché de la montagne et arrivait sur eux, il avertit ses amis de prendre gaîde et se jeta lui-même dans une direction opposée, La pierre, qui était énorme, arrivait en effet sur eux, mais dans sa rencontre avec une autre elle sc sépara en trois morceaux et l’un des fragments atteignit le jeune Lafontaine à la tête, le tuant instantanément.La nouvelle de.ce terrible accident a causé une.pénible sensation à Saint-Hilaire.TRorè-HlVlERES.a.e mm & co.) il «lérouvt ri 1 .manlèro filtre fou 0 1 «i n* r leur ftl/icuitio a Coudre S ms iju’ollü 110 produise aucun bruit.COUCOU iis DUS uu couatBjjCJe Seule médaille au Cunada en compétition avec les premières macliiucs américaines et canadicupcâ.1S80 A Montréal, premier prix et diplôme comme le meilleur.1-2 Aucun prix offert à Montréal pour machines c >udro, SH«I.A I.SS» Premier Prix partout où des premier* prix étaient offerts., 200 FOIS ! î Paris, Angleterre, Australie,’ Dublin, Philadelphie, Montréal, Toronto, cto., etc.Seule machine on Canada avec bras haut et mécanisme en acier.GARANTIE POUR 5 ANS.HAOJCALEMEXT U U KM—P AS l)f, /.> U b,—r.t\ faitiiut itsayr pt/uluiil un tnot.s < e» t •:Ubrc» cl h[t\ulliLlcs l'outlrttcOHhi V ly>hpnc.du /)¦/{.t.iftlJIrAUh.l'ottr ê**i»vwiticr** •put lent s < hBP ONSTITUTIONNEL.Tuois-IiiviÈiiEw, (j Août 1888 4.Cependant, n’est-il pas déplora- $4.90 ; superfine $4.15 ; farine en ble de voir avec quelle légèreté, et Bac< Ontario $2.80 ; Montréal $2.95 souvent, avec quelle mauvaise foi, j p.100 lbs.ALERTE.Le leu est aux poudres au Nord-Ouest, grâce à la mauvaise loi, à la violence employée par le cabinet libéral Mow at.Ce cabinet, dans le double but de créer des embarras au gouvernement fédéral, et aussi, nul doute, pour se créer un certain nombre de votes en laveur de son candidat dans le district d’Àlgoma, cherche à s’emparer par la violence d’une partie du territoire du Manitoba.JL)ei^s deux ans, le gouvernement Mowat menace de s’emparer par la violence du Portage au liât, érigé en municipalité parla législature du Manitoba.On a d’abord ri de ces menaces, mais elles sont maintenant passées à l’état de lait accompli |>ar l'intrusion des grits d’Ontario au Portage du Hat.Naturellement, le gouvernement du Manitoba ne veut pas se laisser spolier, réclame ses droits et proteste énergicpiement contre la violence d’Ontario.11 est soutenu par les autorités fédérales qui vont porter la question des frontières d’Ontario et du Manitoba devant le Conseil privée d’Angleterre, qui sera chargé de juger en dernier ressort.?Sir John a déjà proposé jadis ce reglement de la question à M.Mowat, qui refusa péremptoirement, et c’est à la suite de ce refus que le Portage au liât fut annexé au Manitoba.En n’acceptant pas ces propositions de >Sir John, le gouvernement d’Ontario donnait par le fait même la preuve qu’il n’avait pas une foi robuste dans ses prétentions.Voila, nul doute, la raison qui le porte à employer la violence.Si nous ne donnions l’alarme, la Province d’Ontario s’agrandirait de telle sorte, qu’elle conduirait ensuite les autres province à sa guise.C’en serait fait de la confédération.Le serment.Qu’est-ce que le serment Y C’est un acte solennel, par lequel on prend Dieu à témoin do la vérité de ce que l’on aiÜrine, sur la place que l’on prétend en paradis.C’est donc un des actes les plus importants de la vie, puisqu’il a des rapports qui se rattachent aux destinées éternelles] de l’homme.Le premier élément de la vie so" cialo d’iui peuple repose sur le serment.Le Gouverneur de ce pays, avant d’assumer la responsabilité de sa charge, de même que les ministres de l’état, et le simple mandataire du peuple, prêtent le serment exigé par la constitution.Le Juge, avant do révêtir l’henni-jie, jure, devant Dieu, d’être le fidèle administrateur de la justice.Les avocats, les médecins, les notaires et autres professionals, n’entrent en office que sous la loi du serment., En un mot, tous les fonctionnaires publics font aussi serment de bien remplir leurs devoirs.La fortune des familles, la réputation du prochain reposent aussi sur le serment.Nous avons donc raison de dire que elest l’acte le plus sérieux et le plus important dé la vie sociale.l’on s’acquitte de ce devoir ?L’expérience de choque jour nous enseigne que les plus graves conséquences résultent de l’abus qui se l'ait du serment, dans toutes les classes de la société.La cause principale, sans doute, de ce mal, vient de ce que la conscience est émoussée et finit par dépérir complètement, sous le poids des iniquités qui se commettent au nom de la loi jurée.Enfin, la manière routinière et peu solennelle avec laquelle on administre le sermeut devant nos tribunaux, est aussi une des causes de cet abus.11 arrive souvent que i’oii ne récite plus même qu’une partie de la formule solennelle, d’une manière précipitée et souvent peu intelligible pour la personne illettrée à qui elle est déférée.Les vieilles formules, la bonne foi de nos vieux pères ne sont guères plus considérées que comme des banalités.U tempora, ô mores ! Les hommes inuris par l’âge et l’expérience ; les principes mêmes ne sont plus que des vielleries devant ce siècle de progrès ! Trouons y garde ! Commerce La faillite de la grande tannerie de M.M.Sliaw & Brothers, de Boston, a cause une panique parmi les maisons du même genre qui faisaient affaires avec les M.M.Shaw & Brothers.Le désastre se limite heureusement aux Etats-Unis.Inutile de dire qu’un grand nombre de faillites, moins considérables, ont été la conséquence de celle de M.M.îSliaw & Brothers._ fc>i nous en croyons les experts en pareille matière et les informations qui nous arrivent, la récolte des grains dans Ontario atteindra une bonne moyenne, sinon le chiffre de l’année dernière.Dans la province de Québec, l’on constate également une amélioration notable.Si l’on considère avec cela que la récolte du foin est assurée et plus que considérable, l’on n’a pas lieu d’entretenir des inquiétudes.On doit donc s’attendre à la reprise des alfaires et de nombreuses transactions avant l’automne.• La confiance renait donc un peu partout et nous n’avons qu’à nous en féliciter.Epiceries.—La même stagnation se constate dans cette branche d’aT 4 foires, mais ce calme disparaitra sous peu, le commerce étant assuré maintenant de l’excellence de la récolte.11 n’y a p .s de changements pour les sucres blancs raffinés, mais les sucres blonds se cotent suivant la couleur de 7^ & 8J.Les molasses sont au calme plat, en dépit de la baisse sur les lieux de production.Les Barbades se cotent de 49$ à 50c.p.gallon.Pures affaires de détail dans les cafés et les thés.Los valences, sans changements.Les corinthes fermes de 8 à 8Jc.la livre.Les sardines sont en baisse de 10 à 12c.p.quart.Le sel de Liverpool vaut de 45.à 47 Je.par sac» 11 à la tonne.Oit AI NS ET FARINES.—Oil croit toujours à une récolte abondante en Europe, d’après les nouvelles reçues.Aux Etats-Unis, les prix sont en baisse à cause de la récolte de blé d’hiver.Au Canada, il ne se fait rien encore pour l’exportation, la meunerie seule peut payer les prix demandés.Nous cotons : Blé roux d’hiver $1.16 ; blé blancs $1.13 ; blé de printemps $1 .16.Les pois sont en hausse à $1.00 par 66 lbs ; seigle 65c ; avoine, suivant qualité 35 à 36c.p.boisseau.Les farines sont changement et peu demandées : sup.extra $5.20 ; e*tra suj>.$5.05; extra priutçwps PRODUITS DE LA FERME.—Le beurre est sans changement et les quantités de beurre en tinettes qui nous arrivent ont beaucoup diminué sur le marché._ • Nous cotons : • Beurre frais en pains 25 c à 28 c.la livre ; Beurre frais en tinettes 16 à 18c.la lb ; œufs frais, pris au panier 22 à 25 c.la douz ; œufs frais emballés 16J à 17Je.Les viandes, les volailles et les poissons, aucune amélioration daii6 les prix, quoique ceux-ci se maintiennent aussi élevés.Nous cotons, bœuf 10 à 12c.la livre ; mouton de 8 à 12c- do ; veau de 12 à 15c.do ; porcs parés de $8.75 à $9,00 les 100 lbs.Marché aux Bestiaux.—À la Pointe St Charles, il y a demande excellente en animaux (l’exporta- 4 tion ; les prix 'varient de 6 à 6Jc.la livre poids, suivant qualité.Les porcs sont très-actifs à $7.00 pour les beaux choix et de $6.50 à $6.75 pour les qualités ordinaires.200 animaux au Carré Vigor, qui laissaient beaucoup à , désirer.Naturellement, les prix ont été en conséquence de la qualité : Animaux de choix, 5c.la lb.Animaux ordinaires, 3A à 4Ac.la lb.600 moutons et agneaux ont été ollèrts en vente la semaine dernière sur le même marché et vendus à prix élevés.Moutons par 100 lbs $5.50.Agneaux, suivant qualité par tête, $2.50 5 $3.50.Veaux suivant qualité, par tête, $3.50 à $5.00.Marché au x cue vaux,—L’exportation -de la semaine dernière, comparée avec la même période en 1882 est comme suit : Chevaux Valeur l'iix moyen 1883 22 $3,009.00 $136,77 1882 .Il se lait un grand mouvement d’importation de chevaux de reproduction, tant à Québec qu’à Ontario.Le mouvement est cependant, plus considérable chez la province voisine.I [/excursion d’hier à bord du Canada.Vers trois heures du matin, hier, le vapeur Canada touchait au quai de la compagnie du Richelieu portant à son bord 500 excursionnistes venant de Montréal.Ce voyage avait été organisé par Bunion française des typographes de Montréal, qui s’était assurée le concours du corps de musique “ L’Harmonie ” et du'chœur de l’église Ste Anne—ce dernier est plus connu sous le nom de u Chœur des Montagnards ”— Ces choristes portent un très-joli costume, culotte courte et habit gris zouave, gilet en satin rouge, bas bruns et souliers à boucles, feutre mou avec plume noire et rougç.Le corps de musique porte l’uniforme des Voltigeurs canadiens Peu de temps avant la Grand’-Messe, le “ Chœur des Montagnards, ” drapeau on tête, sur lequel on voit un castor, et précédé du corps de musique “ L’Harmonie, ” sc dirigeait vers la cathédrale où il était attendu pour chanter une messe de Gounod, avec accompa gnement d’orgue et d’orchestre.Tandis que les chanteurs prenaient le chemin de la tribune de l’orgue, le corps de musique jouait sur la place devant la cathédrale, un des plus beaux morceaux de son répertoire.Nous savons—renseignement pris à source officielle—que “ L’Harmonie, ” qui compte un effectif de 45 musiciens, n’était représentée, hier, que par vingt-cinq de ses' membres.Par la musique que nous avons entendue hier de la part de ce détachement, nous pouvons juger que ce corps de musique au complet peut rivaliser avec les meilleurs musiciens de ce genre au Canada.11 est dirigé par M, Edm.Hardy.La messe de Gounod a été littéralement enlevée par les Montagnards, soucia direction de M.Arthur Renaud, qui tient, en quelque sorte, ses chanteurs dans sa main.Certes, c’est un musicien, celui-là, aussi bien que les membres de son chœur.L’espace nous manqué pour donner une idée du caractère de cette messe et duraient déployé par les Protecteur de la mission de l’Afrique divers solistes.Centrale, voulant témoigner sa re- Nous regrettons cette force ma-, connaissance à .Jgr TÀrchévêque, à jeure qui ne nous permet qoed’en M.le vicaire-général Légaré et à donner la liste.messieurs les curés de l’archidiocèse,1 Au GLORIA—Gracias agimus, solo pour.l'extrême bienveillance et la par M.S.Labelle, une belle Voix haute charité avec laquelle ils ont dç tenor.Qui toüis, solo par M.accueillit le Révd Père Bouchard, U.Denis, avocat, un baryton des Procureur Général de la mission, plus distingués.Cum sàncto, parfai- vient d’envoyer à Mgr l’archévêque tement rendu par M.A.Renaud.un décret par lequel Elle confère à Au Credo—Et incarnatus est, M.le vicaire-général Légaré le titre trio par M.M.S.Labelle, U.Denis de chanoine honoraire de sa cathé-et O.St.Cyr, ce dernier, que voix drale, avec tous les priviélges et hon-de basse-taille remarquable.| neurs qui sont attaches à ce chapitre L’orgue était tenu par M.James sfancien et si distingué.Wilson, organiste de l’église Ste- j Anne, qui nous a donné un échan- MM.Levasseur, président, et D.tillon de son talent dans son împro- j)jonnç> secrétaire de la Presse asso-visation de la sortie sur des airs cj^e de ja province de Québec, ont canadiens.préparé le programme suivant pour A L’OFFERTOIRE, on nous a don- ja exception et excursion de la P res-né, avec un goût exquis, un Pater se d’Ontario, qui aura lieu la semai-Noster, de Lambillotte.Sanctificetur ne prochaine.nomen tuum, quatuor, M.M.Labelle, Mercredi,- 8 août.—Réception à &fc.Cyr, Bérubé et G-eri ait*.l'arrivée du vapeur de Montréal et dé- &ANCTUS Benedictus, duo, M-.M.par^ p0ur le Saguenay par le vapeur S.Labelle et St.Cyr.i Union, .* Agnus dei— Dona nabis jmcern, jeudi 9 août.—Réception par solo par M.A.Renaud.! je COpseil municipal de la Rivière du Immédiatement après la messe, Loup Banquet à l’hôtel Larochel-îios braves chanteurs et les musi- le Discours par sir John A.Macdo-ciens do M L’Harmonie se sont na|d> visite à Cacouna et h Notrc-formés en corps pour aller sérénader ])amc du Portage, les Messieurs de 1 évêché et Son , Vendredi, 10—Réception par le Honneur le Maire.Ils se sont en- • çonseji municipal et banquet.Prosuite rendus à Y Hôtel Iiichelieu.l menade à la Baie de Ha / Ha / La pluie, qui ne nous quitte pas Samedi, 11—Réception par la cor-depuis quelque temps, nous a pri- poration de Québec et banquet.Visi-vés, du concert que “ L’Harmonie te du hâvte> sur notation des devait donner à 1 issue des vêpres commissaires du havre de Québec.au Carré Champlain.Dimanche, 12—Service divin et A quatre heures et demie, une repOS# partie de la ville était rendue sur le ! ^Lu'ndi ,3„Excursion à St.Ray-boulevai d et sur le quai pour saluer ; mond par le chemin de fer du lac les excursionnistes au départ.Au Saint.jean Excursion au Lac St.Jo-moment où le bateau s ébranlait,, seph banquet donné par la Presse des hourras frénétiques partaient du ; associce de Ouébec.Canada a 1 adresse des trifluviens, j Mardi 14—Retour à Montréal, tandis que ceux-ci répondaient par, M.A R McDonald,, surinten-des bravos et le cri.Au Revoir !.dant dc Tlntercolonial à la Rivière du Loup, vient de télégraphier au président de la Presse à Québec, qu’un train spécial sera gratuitement misa la disposition de la presse d’Ontario et de Québec, en excursion, vendredi, le 10, et qu’il y aura dîner, chemin faisant, le soir, à ht Chaudière.Avec la gracieuse permission du Les excursionnistes sont partis enchantés de leur voyage et se promettant bien de revenir.INFORMA TI O NS.Une commission composée du Dr.Miles, de M.Faucher de Saint-Maurice et de M.Dawson, libraire de j Lt.Col.Cotton et des officiers dc la Montréal, siège en ce moment pour Batterie A, et la sanction de Thon, constater l’étendue des pertes subies A.P.Caron, ministre de la milice, par la bibliothèhque provinciale lors j l’excellent corps de musique de la du dernier incendie du parlement.Batterie,sous la direction de M.Vézi-j na; accompagnera les excursionnistes L’honorable ministre de la marine j dans leur voyage au Saguenay et à et des pêcheries a fait cadeau, de la 1 Riviere-du-Loup, part du gouvernement canadien, à S.A.R.le prince dc Galles, du bateau de pêche de la Nouvelle-Ecosse, *** Le vaisseau-amiral Northampton, avec le’ Canada et le Di do, partiront grandeur naturelle, construit par MM.vraisemblablement de Halifax pour Gundric et fils, de Pert Hawkesbury, “ C.B.pour l'exposition internat ona-lc des pêcheries, à Londres.Le prince avait beaucoup admiré le bateau à l’exposition et il a gracieusement accepté le cadeau.#*# * Plusieurs résidents de Normandie.’ lac Saint-Jean, ont adressé au ministre des terres de la couronne, une requête dans laquelle ils se plaignent qu’un grand nombre de personnes éloignées possédant des terres dans la localité, n’ont pas rempli les condi-.tions exigées par la loi, qu’elles ne font ni fossés, ni clôturés, ne défrichent pas et sont cause par leur négligence que Normandin n’a ni école, ni moulin à farine, au grand détriment des péfitionnaires.* Le dernier courrier européen a apporté plusieurs lettres des pèlerins canadiens, écrites à leur arrivée à Liverpool.M.Sentenne, curé de Notre-Dame de Montréal, a reçu une lettre de M.Siméon Mondou, qui agissait, comme secrétaire des pèlerins.La plus grande cordialité - n’a cessé de régner entre ces derniers et les passagers appartenant à d\iuire.i croyances religieuses.Le salon de XOrégon a été transformé en une chapelle pour la com- #Québec, le 20 du présent mois.Le prince Georges sera à bord du Canada.Il a débarqué à Halifax, hier, à 4 heures de l'après-midi.A Berne Suisse 5.24 p.m A Dublin Irlande 4.20 p m A Edimburg Ecosse 4.41 Pi’m A Hambourg Allemagne 6 0', m* 1 P* A Jérusalem Judce 7.15 p.m A Stockholm Suède 7.06 n m A Boston E.U.12.10 p.m.A Charlottetown Ile du P.u, Edouard 12.42 A.m.flCc A Frédéricton New-Brunswick 27 p.in.A Halifax N.Ecosse 12.40 D A Rio Janeiro Brésil 2.01 p, m A Québec 12.09 p.m.' A la Havane Cuba Antilles 11 ,.a, m.'4 A Hong Kong, Chine i2,, , m.• ¦ a- A Mexico Mexique 10.18 a.m A New-York E.U.11.58 a.m A Ottawa 11.51 a.m.A Pekin,.Chine 12.40 a.m.A Toronto, 11.37 a.m, A Washington 11.46 a.ni.A Yedo, Japon 2.15 a.m.I.o prochain congrès forestier américain.*** M.Joseph Maire, autrefois attaché à la rédaction du National] de retour à Montréal, depuis quelques semaines, d’un voyage en Europe, est parti, mercredi.de New-York par le steamer La Normandie pour la France.M.Maire a été appelé subitement par un cablegrunine auprès de son père qui est dangereusement malade.La famille de M.Maire habite Lyon.:r * * M, Demers,du Canadiena reçu une dépêche de son frère, qui esta Rome, l'informant que lui et plusieurs autres pèlerins Canadiens ont eu une entrevue avec le Pape et ont reçu la communion dc scs mains.- • * .* * L’honojable M.Mackenzie revicn- • dra au Canada en septembre pro! chain.Dans une lettre adressée a un 1 ami de M.Mackenzie dit que son ! voyage d’Ecosse a sensiblement amé-j lioré sa santé.* ! *** .Sir Hector Langevin vient de donner instruction à M, Dion dc conti-nvier des travaux qui ont été commencés, J’an dernier dans le but de modité des excursionnistes, grace à* conserver ie vieux fort de Chambly.l’obligeance du capitaine Willi un*.Il \ sc disait tous les matins deux ou • 0n se demanda souvent quelle ro,s messes basses auxquelles assis- hcure est en Europe, quand midi ta.ent tous les pc erms et mêmes les : sonilc chc2 llüUS.L‘ *stion a éu; protestants qui étaient cd.hés pur le adrcssée ;iu Mo)llie (ic 4 Montréa| ct spectacle de la pieté de ceux-ci.voici cu notre confrère répond.JrlJJ ZPmeU dC ™ Z ' lCr’ Q^nd il est midi à Montréal, il excepte parmi les dames.De.- con- : certs ont été donnés à bord, sous la ! direction du professeur Fowler, les ! principaux artistes étant MM.Cham- Nous publions avec plaisir la lettre suivante que l’hon.M.Joly adresse à la presse du pays.Pointe-Platon, 30 juillet 1883.Cher monsieur, Le congrès forestier américain est convoqué à St.Paul (Minnesota ) pour le 8 août.Il y a plusieurs Canadiens, de toutes les parties du Dominion, parmi les membres de cette association.Tous ceux d'entre nous qui portent intérêt à la cause forestière ont été reconnaissants au congrès américain d’avoir choisi Montréal pour sa réunion l’été dernier, réunion qui a eu le très encourageant résultat d’éveiller l’attention publique et de stimuler en même temps l’entreprise’ privée.A notre tour maintenant ; nous devons rendre à nos amis américains leurs courtoise visite ; nous devons à notre propre pays de nous associer à leurs efforts dans le sens de la conservation et du renouvellement des forêts de ce continent, œuvre qui doit nous tenir tant à cœur.C’est l’intention, m’a-t-on dit, de quelques-uns de nos gouvernements provinciaux de se faire représenter au congrès;il est à espérer que le gouvernement fédéral ne restera pas en arrière : il y a tant à faire en ce sens dans les prairies du Nord-Ouest, aujourd’hui dépourvues d’arbres.La possibilité de reboiseï ces prairies ne laisse plus de doute aujourd’hui, et nous pourrons constater par nous-mêmes, sur la route de Saint Paul, ce qu’on déjà pu opérer en fait de reboisement dans des conditions analogues les chemins de 1er ainsi que l’entreprise privée.c M’est-il permis d’espérer que vous exercerez votre précieuse influence, afin d’engager les membres canadiens du congrès à assister à la réunion en aussi grand nombre que possible, ^et que les autres grands organes de l’opinion publique uniront leur propagande à la vôtre Y .Tous les chemins de 1er américains ont fait preuve de la plus grande libéralité à l’égard des membres du Congrès, en leur offrant des facilités de transport sur la route de Saint-Paul, et j’ai toute confiance que le Grand-Tronc et les autres lignes canadiennes ne voudront pas être en reste de générosité.Croyez-moi Votre etc., II.G.Joly, Vice-Président du Congrès forestier américain* Notes Locales, est poux, Demers, M.l’abbé Mathieu, Mlles Prévost, Lamothe et Golclic.A l’arrivée du paquebot à Liverpool, les pèlerins ont présenté une adresse de félicitations au capitaine.A Paris France 5 03 p.ni.A Londres Angleterre 4.54 p.m.A Vienne Autriche 9 hrs.p.m.A Berlin Prusse 5.47 p.m.A St.Pétersbourg Russie 6,55 p.Les Sociétés musicales de Qu£* bec travaillent, en ce moment, à h préparation d’une grande -démonstration qui aura lieu dans les pr^* miers jours d’Ootobro prochain, » l’occasion de la visite à la vieille cité de Champlain de plusieurs célébrités artistiques étrangères, bette Solennité aura lieu au Skatmgj Ring rue Stlxmis avec un très-gran éclat.m.111.A Rome Italie 5.44 p.m.A Madrid Eipig ne 4.39 p.m.A Constantinople Turquie 6.50 p., # *** .Les journaux de Québec annon- 1 A Bruxelles Belgique 5.11 p.m.cent que Son Eminence le cardinal1 A Amsterdam Hollande 5,14 p% de Canossa9 évêque de Véronef Italie, 01$ " Une foule de gamins ont élu ^ uiiçile, tous les soirs, sur le marc *» au loin, près de la pesée, et tro blent, par leurs cris, le sommeil t paisibles habitants dc la .* Philippe.Avis le plus pressaut a poüçç. LEf CONSTITUTIONNEL Le RévcT.P.Garceau est parti jjjer i>our la maison-mère des Jésuites à Montréal, où il séjournera deux années.* Il sera le directeur musical du chœur du Gésu.* Le cure-mole est arrivé la nuit dernière et est maintenant ancré a^ant la ville.Les travaux vont cSnmencer incessamment.M.Ovide Brière, du Cap de la JJagdeleine,sur 4 arpents de terrain, ft récolté l’année dernière pour $500.00 de pommes de terre.C’est prodigieux, comme on peut le voir.Nous publions, sur notre première page, plusieurs faits-divers très-intéressauts.Le conseil du Barreau de cette ville s’est réuni, vendredi soir, pour nommer un sténographe, tel que voulu par la nouvelle loi.Nous "avons déjà eu l’avantage de dire les progrès que fait chaque jour la charmante petite ville de Louiseville, grâce à l’esprit d’entreprise de ses principaux citoyens, et nous signalerons, notamment M.Gabriel Caron, marchand, qui vient d’en donner une nouvelle preuve.Voici les faits : La rue qui part de la gare du chemin de 1er et se conduit en droite ligne, s’arrête au pâté de maisons qui font face à trois terrains vacants.Ces trois terrains appartiennent respectivement à Mme.Vve.Dame.MM.Tétreault, avocat, Lamirande.Labonté et G.Caron, chez ce dernier, se trouve riiippodrome (terrain des courses) sa propriété.M.G.Caron a mis une requête devant le Conseil-de-ville, demandant que la rue du Chemin de fer soit continuée jusqu’à son hippodrome.M.Caron s’engagede la construire et de l’entretenir à ses frais.11 offre de plus, avec une générosité extrême, d’ouvrir, si le Conseil-de-Ville adopte sa proposition,une rue de 13 arpents de longueur et de GO pieds de largeur qui conduirait au Carré Pie lï, construit il y a trois ans, par M.Thérien de l’endroit, et M.U.1’.Bureau, de Trois-Rivières.M.Caron donnera de plus un terrain de quatre arpents, si la ville consent à.y construire un second carré, l’embellir et qu’il reste à perpétuité promenade publique.En outre, son hippodrome restera ouvert tous les jours aux amateurs de sport, ce qui aura pour effet d’amener une foule de visiteurs des sources de St.Léon et des autres paroisses, au grand profit de la ville.Nous ne doutons pas un seul instant que les membres du Conseil, de Louiseville hésitent à remplir leur devoir en cette circonstance.Les propriétaires ci-haut nommés, -sur le terrain desquels sera ouverte la rue demandée par la requête, également ne peuvent s’opposer à la demande de M.Caron.Ce serait faire preuve, de leur part, d’une parcimonie d’autant plus grande, que l’offre de M.Caron est plus généreuse.C’était hier soir à la cathédrale la clôture des exercices du Triduum en l’honneur des noces d’argent de la société St.François de Sales qui compte au-delà de deux mille membres dans la ville.• Il y a eu magnifique chant et excellente musique.Nous regrettons de n’avoir pu nous procurer les noms des solistes.L’office s’est terminé parla bénédiction du St.Sacrement.On vient de placer, à la cathédrale, les deux magnifiques statues du Sacré Cœur de Jésus et de Marie.Nous aurons occasion d’en parler de nouveau.C’est le Révd.M.Baril, du.Sémi-laire, qui a dominé hier le sermon la cathédrale.Nous avons eu le plaisir de re-' •cevoir hier M.Rémi Tremblay, ci-devant rédacteur en chef du Courrier de Montrcul et M.J.M.Hai- .• « • • nault, agent de Y Etendard, 31, rue ?St.Jacques.• ' • SIcItgrapjjic (Knuralc.Londres, 4.—On a fait le procès de 10 juifs à Nicerghazza, Hongrie, accusés d’avoir assassinée une jeune fille dans une synagogue.Ils ont été acquittés.Parlant des précautions à prendre çoqtre les cargaisons de guenilles, Sir A.Dike a dit hier aux Com munes qu*il était satisfait de l’état sanitaire du pays.Il y a plusieurs enfants de morts à Londres.Les précautions ont été prises contre le choléra et elles seront maintenues tant qu’on croira qu’il y a du danger.Une boîte* de dynamite a été trouvé dans une grande manufacture en Ecosse.On pense qu’elle a été mise là par les féniens.La police veille.Ou dit que de Lesseps a dit qu’il était prêt à recommencer les négociations avec l’angleterre au 6ujet du Canal de Suez, sur des bases plus libérales.Un correspondant de Hong-Kong dit que les négociations entre la France et la Chine à propos du Tonquin ne sont pas finies.L’opinion générale est que l’attitude agressive de la France et la nomination dè M.Tricou comme ministre de la France en Chine ont été une politique malheureuse.On croit qu'il ne sera pas possible de s’entendre.Les Chinois croient que la France veut prendre Annam et lait la guerre.« Les français ne pourront pas agir avant le mois de novembre, la saison n’étant pas favorable.Il y a beaucoup de maladie dans l’armée française.Les hôpitaux ne suffisent plus.* On a tenu un conseil de guerre le 27 juillet.L’amiral Magor va bientôt se rendre à Canton avec trois vaisseaux.Vienne, 4—Les médecins du Comte de Chambord annoncent qu’à moins que sa situation n'empire, ils ne donneront plus de bulletins.Naples, 4—Sept anglais ont été tués par le tremblement de terre.Mlle Van Allen l’une des victimes est de San Francisco.Alexandrie, 4—Trois décès causés par le choléra hier.Le London New, dit qu’il y a eu 1G,000 décès causés par le choléra en Egypte.On dit que la maladie est moins maligne parmi les troupes anglaises.Sur dix qui sont frappés de la maladie, six en réchappent.Caire, 4—Température à l’ombre 100°.Plusieurs personnes ont des coups de soleil- Londres, 4.—Au procès des juifs cette après-midi, le gouvernement a été condamné à payer les frais.Un banquet a été donné ce soir en l’iionneur du Dr Green, président de la compagnie de télégraphe Western Union.Ce sont les directeurs de la Eastern Telegraph Co et de la Eastern Telepraph Extension Co qui ont donné ce banquet.M.John Pender présidait.Dans son discours M.Green a dit que la télégraphie était encore dans un état d’enfance.On pourra s’en servir plus tard dans une foule de circonstances très importantes comme par exemple, dans le commerce de banques pour les lettres de chance.Elle servira aussi a amener des relations commerciales et de spéculations plus intimes entre les deux pays, l’Angleterre et l’Amérioue.Les heures de l’échange à Londres et à New-York doivent se concorder de manière à ce que les bourses de ces deux villes siègent en même temps.Le résultat des opérations serait alors transmis par le câble.M.Green n’a pas dit un mot de la grève actuelle des opérateurs aux Etats-Unis.Londres, 4.—Le nombre des déj cès causés par le choléra en Egypte jeudi a été de 702, en y comprenant 196 au Caire.Londres, 4.—Lord Granville a donné des instructions au ministre britannique à Monacco de laire le plus chaleureux appel auprès du Sultan pour l’engager à considérer s’il ne serait pas maintenant opportun de placer son pays sur un pied d’égalité avec les autres pays civilisés en abolissant l’esclavage.Augoulême, 4.—Il y a eu une explosion dans un moulin à poudrfe ici aujourd’hui.Six personnes ont été tuées et un très grand nombre ont été blessées Les pertes sont de un million de francs.* .• Berlin, 4.—Les journaux ici demandent une enquête sur les circonstances de la mort de fou le professeur Putblitz.Quelques jour-n aux prétendent que c’est un avo-j cat juif qui l’a provoqué en duel.I Vienne, 4.—Le conseil municipal de cette ville a voté quatre mille florins pour venir au secours des victimes du tremblement de terre d’Iscliia.è • i I L’Empereur et l’Impératrice ont souscrit la gemme de huit mille florins.I ' • .» • démis.L’nncien ministre des GRANTED LICENCES finances formera un nouveau ca-; r1( n i7 ,, .binet.I.ty/ f,l(i Collector oj the Provpi- Nalssnnces et décèw.Voici d’après les.statistiques un : tableau comparé des naissances et des décès dans quelques villes du monde : ce Revenue for the District of Three-Rivers, from \st Muy lb83 to \4lh July 1833, Nais- Décès sauces Montréal 47.5!) 27.12 Berlin 42.6f) 29.24 Glasgow ‘ 37.04 22.53 Toronto 37.31 18.10 London 34.12 22.14 Boston 28.03 23.75 New-York .20.82 20.47 Philadelphie 22.91 20.91 May 1 ) 1 (4 .1 It (( camarchandises i une grande réductioa.De plus ; les nouveaux nch ts farts avec précautions vous montreront un as-sortimeut varié, tels quo Tweed*, oerge, Draps, étoffes A robes, soies, Bûtiu, et uue spécialité daus les coton nudes ct les mérinos noirs pour rob^s ct pour soutanes.Une isito est ro$p§ctuuufoment sollicitée uvaut d'aoheter ailleurs.A.LAFLAMMJi 1er Mai 1883—lu " • .- 'L*: ?L; if ' • 3 Yr* ' ' r.-: .r>- •> .,V- vEi- •••/ ‘F: v-'^ï-S'V '\\J >./“/( ¦' / .j y* *V « y * -•,•* V 5 ' * ytiWfwJteï'' * * i *.¦ * -* *.• • 11 .\ ' ; )>.» *.i >•>—?• ' > * '•, *,» : v> ’ i ^ ^ .S ‘ ^ • .• .- ¦ ; 7f * WJ’ '5L"P ";*
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.