Le Prix courant : journal du commerce, 29 juin 1894, vendredi 29 juin 1894
LE PRIX COURANT REVUE HEBDOMADAIRE Du Commeree, de la Finanee, de 1" ' ' de la Propriété Foncière et des Assurances VOL.XIY MONTRÉAL, VENDREDI 29 JUIN, 1894 No 18 ÇA ET LA Parmi les bills présentés récemment à la Chambre des Communes d’Ottawa et dont nous avons reçu copie, se trouve le bill ratifiant le traité de commerce entre la France et le Canada.Sir John Thompson s’est enfin décidé à remplir ce devoir de bienséance internationale et, comme il commande une majorité sullisante dans les deux chambres, il ne tient qu’à lui d’assurer l’adoption de ce bill.Il est donc probable que le traité sera ratifié avant la fin de la session.L’assassinat de M.Sadi Carnot, président de la République Fran çaise, par un anarchiste italien, est uu grand malheur pour la France.M.Carnot, sans être un génie, a fait preuve, pendant qu’il occupait la première magistrature dans sa patrie, de qualités beaucoup plus précieuses quelegénie : le respect de la loi, l'impartialité, Ta dignité et l’amour de la paix.Son pays lui doit les plus tranquilles années qu’il ait passées sous la troisième république et la population canadienne sympathise cordialement à la douleur qui vient de frapper sa mère-patrie.be procès et la condamnation de M.Era8tus Wiman doit être une leçon pour tous ceux qui ont àadrnL ¦'istrer les affaires des autres.M'.Wiman, n’a jamais sans doute, eu 1 intention de voler les fonds qu’il prenait à la caisse de son patron ; mais les trois quarts des caissiers et .commis qui ont été envoyés au pénitencier pour abus de confiance étaient absolument dans le même cas.Us 0nt prjs d’abord des sommes (iu i s étaient sûrs de pouvoir remet-'fc : puis d’autres, puis d’autres —éttetrre ; un-beau jour, ils s’aperçoivent qu’ils sont allés bien au delà de leurs moyens ; ils perdent la tête, spéculent, font des faux, s’enfuient ' "nt se faire arrêter de l’autre (-l|té de la frontière.bu question delà constitutional^ dgja taxe commerciale ayant été décidée dans l’affirmative " par la Cour d’Appel, le gouvernement de Québec nous prie de prévenir le commerce qu’il u’a plus aucune raison pour retarder la perception des arrérages de la taxe et qu’il a, en conséquence, donné instruction aux percepteurs du revenu de faire rentrer ces arrérages, par tous les moyens que la loi met à leur disposition.Déjà plusieurs poursuites ont été prises à Montréal.i LES CAISSES RURALES Entre la banque populaire et la caisse rurale, il y a cette différence que la banque populaire, système Schulze, se fonde au moyen d’actions, possède un capital et escompte en dehors de ses actionnaires.Sans vouloir prétendre que cette forme du crédit populaire ne puisse pas être administrée de manière à faire beaucoup de bien au petit industriel, au petit commerçant et même à l’ouvrier, nous n’en voulons pas pour la campagne où la complexité de son fonctionnement la rendrait impopulaire et stérile en résultats.Au congrès du Crédit populaire de Lyon, tenu du 4 au 7 mai 1892, les deux formes de crédit furent étudiées avec soin.Voici comment l'Economiste Français rend compte des travaux de ce congrès : “L’activité du congrès s’est principalement portée sur la forme des banques populaires, sur le type le mieux approprié aux besoins de la France ; ou le type urbain allemand, le type Schulze Delitsch, ou le type Raiffeisen, dans lequel domine la mutualité, type qui s'est spécialement propagé dans les campagnes.A la suite d’une très intéressante conférence de M.Raiffeisen fils, sur les banques fondées par son père, et d’un rapport de M.Contini, avocat à Milan, le congrès se prononça en faveur du type Raiffeisen et, pour accentuer ses préférence-», déclara que ce type pourrait être adapté aux banques populaires urbaines.” Nous reviendrons sur ce type des banques populaires urbaines qui pourrait probablement saqs doute être mis en fonctionnement ici, avec les modifications que nécessitent les conditions économiques spéciales de notre pays.Nous craignons cependant qu’un souvenir encore assez récent ne lui nuise dans l’esprit de notre population ouvrière, le souvenir des sociétés de construction qui, par le principe et parle fonctionnement général, se rapprochaient beaucoup de la banque Schulze.La caisse rurale type Raiffeisen, dont nous avons décrit le fonctionnement dans notre premier article sur le sujet, se rapproche plutôt du syndicat agricole avec qui elle a cela de commun qu’elle aide ses membres à se procurer à meilleur compte les instruments, le bétail, les engrais ' etc., dont ils ont besoin.C’est, pour ainsi dire, la décentralisation du syndicat agricole, avec le crédit en plus.Elle ira donc parfaitement àî-Jbugisson avec le -eerole- agricole Âont- elle sera le- fructueux développement.On a dit, dans la Presse et dans un autre journal, que la caisse rurale avait pu réussir en Europe, dans des pays-où les conditions de la population étaient toutes différentes des nôtres et qu’elle ne s’adaptait pas du tout aux conditions de notre population rurale.En effet, il existe des différences sensibles entre le paysan français, allemand ou italien,- presque toujours fermier et ne possédant de capital que son matériel d’exploitation et son bétail de ferme, et notre cultivateur qui est presque toujours pro priétaire de la terre qu’il cultive.Mais si la caisse rurale fonctionne avec avantage parmi une population de fermiers pauvres, elle aurait encore plus de chance de succès parmi une population de cultivateurs, non pas riches, màis possédant un foqds responsable et n’ayant besoin que d’argent comptant pour augmenter leur production.Dans ces pays d’Europe, nous objecte-t-on, le paysan n’a pas, comme ici, des succursalei de banques à sa portée et, en eût-il, son crédit n’est pas suffisant pour qu’il puisse y Le papier sur lequel est imprimé H LE PRIX COURANT ” est fabriqué par la Canada Paper Co., Montréal ^ • 5ôo LE PRIX COURANT emprunter ; il est par conséquent à la merci des usuriers qui l’exploitent et le ruinent; c’est ce qui y a rendu populaire la caisse rurale et eu a assuré le succès.Il est vrai que nos banques canadiennes ont établi de nombreuses succursales dans nos centres ruraux, et que ces succursales escomptent assez fréquemmenées billets des cultivateurs.Mais le plussouvent, ces billets ne leur viennent que par le canal du préteur d’argent, qui a uu crédit ouvert à la succursale et qui profite seul de l’avantage du crédit mis il la portée de la population rurale.L’usurier, nous le disons en toute connaissance de cause, habite aussi nos campagnes ; tantôt il est cultivateur lui-même, tantôt c’est un homme de profession ou un commerçant.Mais, sous quelque déguisement qu’il se cache, il n’en est pas moins rapace, et les petites commissions qu’il ajoute aux intérêts, la prime pour le renouvellement, les frais de protêt et autres, n’en ruinent pas moins le malheureux cultivateur qui s’est laissé prendre entre ses griffes.En outre, il n’y a pas de succursale de banque dans chaque paroisse, ni même dans chaque comté, et les gérants de ces succursales, ne sont autorisés à escompter que du papier portant au moins deux signatures, dont une doit leur être personnelle- paiements.Ou bien encore pour paye! l’intérêt sur le billet qu’il a donné au préteur d’argent, ou sur l’hypothèque qui grève sa terre.Le marchand n’a quelque chose qu’après tous les autres.Avec une caisse rurale en fontiounement dans la paroisse, le cultivateur paiera sa faucheuse argent comptant et, par conséquent, bien meilleur marché ; il n’aura que de faibles intérêts à payer et pourra ain9i beaucoup plus facilement régler régulièrement ses comptes avec le marchand.C’est pourquoi nous demandons la coopération active du commerce de la campagne à la réalisation du projet d’établissement partout des caisses rurales.CHAMBRES DE COMMERCE DANS LES DISTRICTS RURAUX Un mouvement considérable s’est produit, il y a trois ou quatre ans, dans la province d’Ontario, vers la création d’associations de eommer çants.Ce mouvement a eu pour résultat, dans toutes les villes qui n’étaient pas déjà pourvues d’june chambre de commerce, de former des “ Associations d’hommes d’affaires ” Business Men Associations, dont l’influence n’a pas été sans se faire sentir dans une foule de direc- donc impossible à ces institutions, si pleines de bonne volonté qu’en soient les gérants, de remplir, même approximativement, le rôle que nous voulons donner à rurale.Elles pourront bien, par exemple,se rendre utiles à la caisse rurale, de même qu’elles pourront en tirer parti pour répandre leur circulation, pour augmenter leurs affaires, es tions.meut connue ccrmtnesolvable -U est-Dans—notre—province,—quelques- p centres ruraux ont vu se former des chambres de commerce ; mais dans le plus grand nombre il n’existe ni chambre ni association qui puisse la caisse ; représenter la classe commerçante j de la ville ou du district devant les autorités politiques ou municipales.Autant que nous sachions, il n’y a dans la province que Montréal, Québec, Sorel, Trois Rivières, Val-leyfield, St Hyacinthe, Lévis et Ar- il est encore temps, peut-être pas sans doute de faire rappeler la taxe sur le commerce, mais de prévenir le retour de semblables mesures d’exception, et de donner aux corps constitués en autorité.l’opinion au torisée du commerce de la province.La procédure à suivre est très facile, les conditions ne sont pas onéreuses et il faudrait bien peu de travail de la part d’un ou deux commerçants intelligents pour organiser une chambre de commerce dans chaque district, ou même dans chaque comté.Four aider à ceux qui voudraient se charger de ce travail éminemment utile, nous publions dans ce numéro, l'acte fédéral concernant la constitution des chambres de commerce, avec les amendements faits à la présente session du parlement ; nous nous mettons à la dis position des promoteurs pour leur fournir les formules et les renseignements dont ils auraient besoin et nous mettons, en outre, notre journal à leur service pour la publication des procès-verbaux de leurs réunions.Nous enverrons gratuitement à tous les commerçants dont l’adresse nous sera fournie, un exemplaire du présent numéro du Prix Courant Voici le moment où le commerce prend des vacances ; quelle meilleure manière d’employer ses loisirs intles vacances que_de travail 1er à l’organisation d’une chambre de commerce T TAXE IMPÉRIALE SUR LES SUCCESSIONS comptes et dépôts; car loin de croire j thabaskaville, qui aient des chambres à une concurrence possible entre ! de commerce.Pourquoi n’en exis elles et la caisse rurale, nous ne j te-t-il pas à Joliette, à Sherbrooke, ’ " à Hull, à Terrebonne, à St Jérôme, à Berthier, à Ste Marie de Beauce, à Fraserville, àRimouski, à Chicoutimi, à Coaticooke, à Beauharnois, voyons que la probabilité d’unecolla-boration avautageuse de part et d’autre.Nous voulons signaler, ici, en passant, à nos lecteurs, marchands de la campagne, un point qui les intéresse particulièrement.Legrand désavautage du commerce de et dans une foule d’autres centres où l’on pourrait facilement grouper un nombre plus que suffisant de la commerçants t cam pagne c est la difficulté de faire —Nous demandons à nos lecteurs la rentrée des fonds.Le cultivateur n’a d’argent comptant que lorsqu’il vend ses produits, et le premier emploi de cet argent, c’est pour payer le versement échu sur sa faucheuse, sa moissonneuse, qu’il a achetée à long terme, à très haut prix, et qu’il craint de se voir enlever s’il n’est pas exact dans ses de tons les districts que desservent les centres que nous venons dénommer, si l’opposition faite par le commerce à la taxe provinciale n\ût pas été infiniment plus forte et probablement beaucoup plus fructueuse, étant appuyée par des résolutions des chambres de commerce de tout le pays î Les débats de la chambre impériale des Communes, tels que rapportés par les journaux d’après les dépêches de la Presse Associée, ont pu créer chez les lecteurs canadiens une impressicn erronnéeau sujet de la taxe proposée par le gouverne ment anglais sur les successions dans les colonies.Il ne s’agit pas de taxer toutes les successions qui s’ouvrent dans les colonies pour le bénéfice du trésor impérial.La mesure propdSée est ex actement ceci : La taxe sur les succès sions exigible lors de l’envoi en possession des héritiers, en Angleterre.-portera, non plus—seulement sur les_ biens meubles et immeubles de la succession situés dans le Royaume Uni, mais aussi sur tous biens, capitaux, propriétés, droits, etc., situés à l’étranger ou dans les colonies.Voici un exemple.Supposons que Lord Mount Stephen meure en Angleterre, où il est domicilié.ts‘>3 -v héritiers auront à payer au fisc au- LE PRIX COURANT 501 glais les droits de succession non seulement sur les biens situés en Angleterre, mais sur les propriétés de Montréal, les actions du chemin de fer du Pacifique et autres valeurs canadiennes, de même que sur les actions du Minneapolis, St-Paul et Manitoba* et des autres chemins de fer américains qui fefoiit partie de la succession.Seulement,à la demande des représentants des colonies, le gouverne ment anglais a fait une exception eu faveur des colonies anglaises.Lorsqu’une partie de la succession sera située daus une colonie où il existe déjà une taxe sur les successions, le montant payé au gouvernement colonial pour cette taxe sera déduit du montant de la taxe exigible par le fisc impérial.Ainsi la succession de Lord Mount Stephen aurait le droit de se faire déduire de la taxe à payer eu Angleterre, le montant qu’elle aurait payé au trésorier de Québec pour la taxe provinciale.Lorsque l’on songe qu’une bonne partie des capitaux anglais est placée à l’étranger ; que plus de la moitié du capital des chemins de fer américains appartient à des Anglais, que ces capitaux ont construit des voies ferrées, des qpais et des ports dans tous les états' de l'Amérique du Sud, au Mexique, en Portugal, en Italie, en Turquie, en Afrique, en Chine et au Japon, on s’aperçoit que te ministre des finan ces de Lord f ltoseberry, a frappé là une source éuorrne de revenus pour l’échiquier impérial.Il est probable, cependant, que l'ingéniosité des^hommes de loi au-glais trouvera moyen d'éviter cette taxe en ayant recours aux fidéi-commis, aux trust deeds et autres actes de transmission plus ou moins simulée qui obvieront à la nécessité de faire enregistrer la transmission réelle à chaque décès.ACTE CONCERNANT LA CONSTITUTION DES CHAMBRES DE COMMERCE aussi tout district électoral tel que constitué pour les élections à l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, dans et pour lequel une Chambre de Commerce est établie.(5) L’expression “chambre de commerce” comprend un conseil du commerce.2.tfn nombre quelconque de personnes, de pas moins de trente, composé de marchands, commerçants, Courtiers, industriels, artisans, fabricants, gérants de banques ou agents de compagnies d’assurance, et domiciliées dans quelque district ayant une population d’au moins deux mille cinq cents âmes, pourront s’associer ensemble comme chambre de commerce, et nommer un secrétaire.3.Les personnes qui s’associeront ainsi ensemble comme chambre de commerce feront une déclaration, sous leurs signatures et leurs sceaux, spécifiant le nom que prend l’association et sous lequel elle sera connue, le nom du district, ainsi que ci-dessus défini, où elle est établie et poursuit ses opérations, ainsi que le nom de la personne élue par elles comme secrétaire de cette chambre de commerce.„ 4.Cette déclaration sera attestée devant un notaire public, un commissaire chargé de recevoir les alïi davits, ou un juge de paix, par le secrétaire de.la chambre de com- 3ré- T Sa Majesté, par et avec l’avis et le consentement du Sénat et de la Chambre du Canada, décrète ce qui suit: ' I- Dans le présent acte, à moins une inter- que le contexte n’ëxige prétation différente.'") L’expression “district” signifie toute cité, ville, village, comou district judicaire dans et pour lesquels une Chambre de Commerce (;st établie en vertu du présent Acte ; et par rapport aux Territoires du Nord-Ouest, signifie et compreud taire d’Etat, qui la fera consigner dans un régistre tenu à cet effet ; et une copie de cette déclaration, dûment certifiée par le Secrétaires de l’Etat, fera loi de l’existence de cette association.5.Les personnes désignées dans cette déclaration comme organisateurs de la corporation, et toutes autres personnes qui se joindront à elles par la suite, sont par le présent autorisées à réaliser les objets en vue desquels l’association aura été créée, et à exercer les pouvoirs et privilèges conférés par le présent acte ; et elles et leurs associés, successeurs et ayant cause, seront, sous les nom et raison mentionnés dans la déclaration, un corps politique et constitué, et auront pouvoir d’acheter, vendre et transporter toutes propriétés foncières nécessaires aux objets de l’association.2.Lorsque la corporation pré- sentera à cet effet une demande revêtue de son sceau corporatif et signée de son président et de son secrétaire, le nom de la corporation^ pourra être changé«i le Gouverneur en conseil est convaincu que ce changement n’est pas “ recherché ” dans un but illégitime et n’est pas autrement susceptible d’objection.” 3.Tout changement de nom de cette nature deviendra définitif par l’insertion que le Secrétaire d’Etat fera d’un avis du changement à la Gazette du Ounada 4.Il ne sera apporté aucune innovation aux droits ni aux obligations de la corporation par le changement de son nom, opéré en conformité des dispositions du présent article ; et toute action commencée par ou contre elle avant ce changement, pourra se continuer par ou contre elle sous son nom primitif.6.Le lieu ordinaire des assemblées de la corporation sera réputé son domicile légal, où pourra se faire la signification de tout avis ou pièce de procédure judiciaire.7.Les officiers de chaque chambre de commerce seront un président, un vice-président et un secrétaire, lesquels, avec au moins huit autres membres, formeront un conseil qui sera appelé.‘*Le Conseil de la Chambre de Commerce de (ajoutant le nom du district, tel que ci-dessus défini), qui sera revêtu des pouvoirs et remplira les devoirs ci-dessous mentionnés ; et lorsque les dispositions qui précèdent auront été suivies, une majorité des personnes nommées^comme organisateurs de la corporation dans la déclaration pourront tenir une assemblée pour ’élection d’un -président ,-' gagner.Le mouvement du commerce de la semaine a été tranquille.J’ai interrogé plusieurs marchands quant à la rentrée des fonds, et leurs réponses indiquent, d’une manière générale, une moyenne satisfaisante.EPICERIES Décidément, les sucres sont à la hausse avec une avance de $ de centin sur les jaunes et Je sur les blancs.Par contre, les sirops faiblissent un peu, la cote restant la môme, mais on coupe les piix.Sucres: Jaune, 3A à 4jc ; Powdered, 5gc ; Cut Loaf, 0Je ; J qrt, 08c; boîtes, Ojc ; granulé, 4jjc ; ext.ground, Ojfc ;boîte, Ogc.Sirops ; Barbades, tonne, No 1, 29c ; tierces, 31c ; quarts, 32Jc.Raisins : Valence, 0 à Ojc ; Currants, 4J à 5c.Vermicelle : français et pâtes françaises, de 9J à 10c.Vermicelle de Québec : Boîte 4Ac.1b.Quart 4Jc lb.Riz $3.40 ; Pot Borley $4 00.Amandes : Tarragone, 12Ac, do écallées, 27c.Conserves : Saumon, $1.05 à $1,35 ; Homard, $1.85 ; Tomates, 90 à $100 ; Blé d’Inde, 90c; Pois $1.00: Huîtres $1.35; Sardines domestiques, J bte 5c ; do importées J bte 9 à 12c ; J bte 14 à 18c.Alcalis : Soda à laver, 90c ; do à pâte $2.40 ; Empois, No.1, 4Jc ; do satin, 7Jc ; caustique cassé, $3.00.Allumettes : cartes, $3.00 à $3.25 ; Telegraph, $3.50 ; Telephone, $3.30 ; Dominion, $2.00 ; Lévis^ $2.00.Sel : A flot, 47c ; en magasin, île 50-à 52J ; sel fin, en magasin, de $1.25 à $1.30 le sac ; J sac, de 32J à 35c.Il y a un nouveau navire en déchargement.Fruits Nous ne cotons pas cette semaine certaines espèces d’oranges qu'on ne trouve plus dans le marché.Beaucoup de fraises qui vont se donner bientôt car la récolte actuellement de 8 à 12c la boîte.Oignons : Egyptiens, 2J à 3c la livre.Oranges : Messine, boîte.$4.00.Citrons : $1.50, $2.50, $3.00, .$3.50 ; Pommes évaporées, 15c ; Cocos, $5.00 le cent.Pruneaux 7c ; Figues, 9 à 12c j Dattes, 5c.Bananes: le régime, de 80c à $1.25.Ananas :25c.’ Choux : nouveaux.$2.50 le baril.Les pommes de terre nouvelles ont fait leur apparition, mais ne peuvent être cotées.Les anciennes perdent graduelle ment de leur valeur.Marché peu considérable.On vend la pomme de terre des Bermudes à raison de $4.(XI le baril.Tomates fraîches: $2.50 à $3.00.Fèves et Pois : $2.50.Pêches : $2.50.Abricots: de $1.50 à $2.00.Prunes: $2.00.FARINES, grains et provisions Commerce tranquille dans les farines.On a signalé une hausse passagère de 12 à 15c par baril il y a quelques jours, mais les achats se font aujourd’hui aux mêmes prix que d’habitude.Quant aux ventes, il est à remarquer qu’il est difficile d’indiquer une tfôte fixe.Après avoir pris l’opinion de plusieurs marchands, je me suis convaincu qu’il y a une marge assez considérable entre le prix apparent et le prix réel des ventes, ce dernier étant plus bas, de manière à satisfaire la clientèle.Il y a concurrence sérieuse.On cote ; .Farinesen baril : Farine (patente,) $3.30 à $3.75 ; Farine de cylindre, $3.20 à $3.30 ; Extra, $2.90 à $3.0!) : Superfine, $2.00 à $2.75 ; Commune, $2.40 à $2.50 ; Forte de boulanger, $3.50 à $3.70 : Superfine extra, $2.80 à $3.00 ; Fine, $2.50 à $2.00.Farines (en poche): Patente, $1.05 à $1.75 ; forte de boulanger, $1.80 à $1 86 ; S Itollei, $1.5.) à $1.00; Extra, $1.40 à $1.60; Superfine, $1.30 à $1.40; Fine, $1.20 à $1.25 ; Commune, $1.20 à $1.25.Grains ; Avoine par 34 lbs 42 à 45c ; Son, 90c ; Orge 55 à 00c ; Gruau, $4.25 à $4.50 ; fèves $1.35 à $1.60 ; Pois No.1, 85 c.; No.2, 75 à 80c ; Gru, $1.00 à $1.10 ; Blé d’Inde jaune, 00c ; do blanc, 05c.Lards : Short Cut épais, $18.00 à $18.50 ; mince, $17.(K) à $17.50.Saindoux : canadien, en seaux, $2.25 à $2.50 ; en chaudière, 8A à 9c la 11) ; Cotto-lene, en seaux, $1.50 à $1.00.Jambon: frais, 8c ; fumé, 10 à 11c.Le sainiin frais se vend en gros à 12c la livre, et, au détail, à 14 et 15c.Il se fait de bonnes affaires dans les fromages.Quelques marchands en expédient des quantités dans les provinces maritimes ' et môme sur le marché de Montréal.Prix du gros : 8J à 8?c.Au détail : 10J et.lie.rois .Il y a beaucoup de bois.de construction et de bois de corde srtr les quais et dans les cours des marchands qui exploitent ce genre d’affaires.Il en arrive constaminent par le chemin de fer du Lac"Saint-Jean et par voie maritime, mais le placement en : est difficile.On expédie une bonne quan! tité de madriers en pays étrangers, et, à l’heure qu’il est, il y a trois vaisseaux en chargement.Le marché d’Europe est cependant très faible ; les ordres sont peu lïombreux et les prix peu rémunérateurs pour le moment.On cote, au détail, pour le marché local .Epinette et cèdre, ffc le pied courant.Quant au bois de corde, le marché en est encombré.Voici les prix actuels: Cÿprès'f3 pieds, $2.40 la corde.' Epinette, Bouleau, Merisier, « « Erable, 3 pds.$2.00 à $2.70 3 3 2* 3 2J 3.IK) 4.00 3.50 4.50 4.00 La mire récolte continue d’ôtre le point de de tonies les espérances.Le foin promet d’être encore en abondance cette année.Il est coté très bas.On parle de former un syndicat pour en faire des expéditions dans l’ouest américain.La quest on de l’Exposition provinciale est encore ouverte à la discussion nu moment où je vous écrit.On attend une solution favorable.J.T.CHAREST & JULIEN FABBICANTS DE HARNAIS Coin des rues du Pont et du Roi ST.KOCH, QUÉBEC.200 harnais de travail valant 80.50 pour $4.50.200 harnais de travail valant $10 pour $6 50.Harnairt de fantaisie depuis $8.00 à $100.00.ZûT Une visite est sollicitée.CHAREST & JULIEN A l’enseigne de la BRIDE D’OR. LE PRIX COURANT 510 BOURSE DE MONTREAL.Cotes rie MM.L.J.Forget & Cie, Courtiers, 1715, rue Notre-Dame, à Montréal.VALEURS.ACTIONS.Capital.Capital versé.MANQUES.Rank of Montreal.x
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