Le Prix courant : journal du commerce, 6 juillet 1894, vendredi 6 juillet 1894
REVUE COURANT HEBDOMADAIRE Du Gommepee, de la Finanee, de l'Industrie, de la Propriété Foneière et des Àssuranees VOL.XIY MONTRÉAL, VENDREDI 6 JUILLET, 1894 • No 19 LES CAISSES RURALES Nous avons dit en passant, l’autre jour, que la caisse rurale était la décentralisation- du syndicat agricole, et qu’elle ira à l’unisson du cercle agricole.Nous voulons revenir sur ce côté de la question qui nous paraît mériter plus de déve loppement.Le syndicat agricole, tel- qu’il fonctionne en France et qu’il a été reproduit ici, n’est pas précisément en faveur auprès des commerçants.Son but est de grouper les acheteurs en société coopérative, afin de pouvoir acheter en gros, et même en manufacture, l’outillage, la semence, les engrais dont ses membres ont besoin.Il cherche donc à supprimer pour ses membres l’intervention du marchand en détail et se rapproche par ce côté de la fameuse société des Patrons de l’Industrie, dont nous avons déjà entretenu nos lecteurs.La caisse rurale ne souffre pas la __meme objection ; limitée dans scs opérations, elle est forcée de s’adresser à ceux qui remplissent les utiles fonctions de distributeurs des marchandises aux consommateurs, c’est-à dire au commerce local.Plie a, par conséquent, les mêmes avantages que le syndicat sans en avoir les défauts.Si le syndicat évite à ses adhérents l’obligation de payer le bénéfice deFintermédiaire, la caisse rurale évite à ses membres la nécessité d’acheter à crédit, avec des paiements échelonnés sur plu sieuTS années, comme cela se pratique presque toujours.Et l’on sait quelle différence de prix le manufacturier d’instruments aratoires peut faire en faveur de l’acheteur au comptant.Le syndicat agricole est utile au cultivateur qui a de l’argent comptant ou du crédit personnel ; la caisse rurale rend les mêmes services au cultivateur qui n’a pas d’argent comptant ni de crédit ouvert à ‘ la banque.Le syndicat groupe l’aristocratie de l’agriculture et la caisse rurale, la démocratie.Le cercle agricole pénètre plus avant dans la masse dè la popula- tion rurale que le syndicat ; mais ses fonctions, telles qu’on les comprend et qu’on les pratique ici, sont toutes d’éducation.Au moyen du cercle agricole, on fait pénétrer dans chaque paroisse les saines notions de l’agriculture, on encourage la bonne culture, on donne des conseils aux routiniers, et surtout on prêche par l’exemple.Mais pour que.l’enseignement du cercle agricole porte tous ses fruits, il faut que les cultivateurs soient en mesure de l’exécuter.C’est là que commence le rôle de la caisse rurale.Un cultivateur sans argent pourra bien constater que son voisin, plus fortuné, a pu sauver sa récolte de grain eu bonne condition, parcc-qu'il avait une moissonneuse-lieuse qui lui a permis de faire sa moisson en très peu de temps.Mais en quoi cet exemple peut-il lui profiter, s’il n’a pas les $300 à $400 nécessaires poujr acheter une lieuse î ».Voici deux cultivateurs dont les terres sont côte à côte.L’un, qui a "de 1 argent^ s’est acheté-inmragnU fique troupeau de vaches canadiennes ou demi sang, et il retire du lait envoyé à la fromagerie, $20 à $25 par vache, par année.Son voisin voudrait bien en faire autant, mais il n’a que deux ou trois vaches et il ne sait ou trouver les $50 à $60 par vache qu’il lui faudrait pour augmenter et améliorer son troupeau.La caisse rurale est donc le complément nécessaire du cercle agri cole ; c’est le couronnement de ce magnifique mouvement en avant de notre agriculture, que nous avons vu se produire sous l'impulsion énergique d’un ministre pratique de l’agriculture, de l’honorable M.Beau bien.Aussi nous espérons que le gouvernement donnera à la vulgarisation de cette institution tout l’encouragement possible.L’encouragement, d’ailleurs, que l’on demande au gouvernement, est celui de ses sympathies, avec peut-être l’aide de quelques uns de ses conférenciers.L’œuvre ne doit pas être subventionnée, car elle per drait une grande partie de sa valeur.La caisse rurale doit être ex- clusivement agricole, c’est un des éléments essentiels de son existence ; c’est la plus sérieuse garantie que se donneront mutuellement ses membres et c’est le meilleur moyen d’en bannir la spéculation.Elle doit être, par conséquent, aussi indépendante du gouvernement que du curé, tout en réclamant l’encouragement sympathique, mais platonique, de l’un et de l’autre.- — — RÉSERVES DES BANQUES A part le fonds de réserve, qui n’est' après tout qu’une forme du capital appartenant aux actionnaires et ne touchant apparemment aucun dividende, il y a dans la pratique de la banque ce qu’on appelle la “ réserve ” et qui consiste en une certaine proportion de l’actif placé de façon à être constamment disponible à une heure d’avis.Tels sont les placements que l’on groupe quelquefois sous le titre de “ actif immédiatement réalisable ” et qui comprennent, outre lès espèces~raün-nayées, les billets du gouvernement et d’autres banques, les traites à vue de banquiers, les avances faites aux spéculateurs et remboursables à demande.On y inclut aussi les valeurs mobilières cotées à la bourse et pour lesquelles on trouve toujours acheteurs au comptant.Dans le système des banques des Etats-Unis, une clause rigoureuse oblige les banques nationales à tenir constamment en caisse et en portefeuille un montant de réserve d’une proportion d’au moins tant pour cent sur le passif.Lors de la préparation de la loi canadienne actuelle sur les banques, il avait été suggéré au gouvernement d’insérer dans la loi une clause concernant la réserve.Parmi les banquiers les plus favorables à l’insertion de la clause, on comptait M.Hague, de la banque des Marchands.C’est un sujet sur lequel M.Hague a souvent exposé ses vues dans ses conférences et dans ses discours aux actionnaires.A la dernière occasion qu’il a eu d’exprimer cette idée, il n’y a pas Le papier s or lequel est imprimé “ LE PRIX COURANT ” est fabriqué par la Canada Paper Co., Montréal 532 LE PRÏX COURANT manqué.“ A propos du numéraire ¦'ou de la réserve disponible, aucun banquier ayant conscience de sa responsabilité,niera l’importance de se tenir toujours dans une forte position ; et je partage entièrement l’opinion exprimée dans un .autre endroit, qu’il est bon, dans un pays comme le Canada, d’avoir une partie de la réserve placée de telle sorte qu’on puisse la réaliser sans jeter le désarroi dans les affaires du pays Pour être plus explicite, M.Clouston, de la banque de Montréal et M.Hague, de la banque des Marchands, estiment qu’il est prudent de tenir une partie de la réserve en actions et obligations cotées à Londres et à New-York.Voilà la théorie.En pratique, la banque de Montréal, énumère dans son actif : Obligations du gouvernement fédéral.$ 640,000 Effets publics canadiens, anglais et autres.1,324,120 Actions et obligations de chemins de fer.2,263,076 Soit en ton!.$4,127,196 placés en valeurs dont la totalité, si nous en croyons les explications de Sir Donald A.Smith, est cotée soit à Londres, soit à New-York et peut être, en cas de besoin, vendue sur l’un ou l’autre marché, sans déranger notre marché canadien.Voyons maintenant la pratique de la banque de M.Hague : Obligations du gouvernement________ fédéral.$1,078,132 Effets publics canadiens, anglais et autres.394,974 Actions et obligations de chemins de fer.133,237 Total.$1,606,343 A part les titres des emprunts fédéraux, M.Hague ne paraît pas avoir cherché beaucoup à mettre eh pratique sa théorie sur la réserve.Les quelques centaines de mille dollars qu’il a placés en fonds d’états, de provinces ou de municipalités, et en titres de chemins de fer, semblent plutôt le résultat de~rachats de valeurs laissées pour compte pàr des emprunteurs, que celui d’un système étudié de placements.Allons plus loin dans cette direction et poussons jusqu'à son plein développement la théorie que prêche M.Hague et que pratique M.Clous ton.Peut-on considérer comme ré serve réalisable à volonté les fonds fédéraux, provinciaux et municipaux du Canada t Disons tout de suiêe que les fonds d’emprunts des petites villes ne sont guère cotés ni appréciés en dehors de notre propre marché ; restent les fonds des emprunts de Montréal, Toronto et Québec, qui,—en temps ordinaire,— peuvent se vendre facilement à Londres.Mais la réserve est faite précisément pour pouvoir s’en servir en temps de crise.N’est-il pas évident que si nos banques étaient forcées par une crise subite de mettre leurs titres des emprunts fédéraux, provinciaux et municipaux sur le marché dq.Londres, il en résulterait une telle dépréciation de ces valeurs qu’on ne pourrait les vendre qu’à une perte considérable.Cette dépréciation aurait dné double cause, d’abord l’affluence des titres sur le marché et ensuite la crainte que la crise affectant les intérêts privés ne se propage jusqu’aux intérêts publics, et que la banqueroute privée n’entrainât la banqueroute des gouvernements.Donc, pour constituer une réserve ayant réellement les qualités que désirent MM.Clouston et Haghe, il faudrait la chercher dans des place ments en fonds d’états étrangers, en titres de chemins de fer étrangers, en valeurs enfin dont la cote à Londres ou à New York, n’ait aucune relation avec la prospérité ou l’état de crise de notre pays.C’est à cette catégorie de placements, par conséquent que s’appliquent les remarques de M.Clouston approuvées par M.Hague.Or tandis que la bauque de Montréal en a pour $.1,263,073, la banque Molson le pour $297,609, la banque de M Hague n’en a que pour $133,237.Ce n’était vraiment pas la peine de s’en vanter.Quoique ces placements ne soient guère à la portée de nos petites banques canadiennes, nous aimerions les voir, suivant en cela l’exemple de la banque d’Hochelaga, faire quelques souseriptions d’em prunts ou conserver comme placements quelques valeurs de bon aloi qui leur seraient restées à bon compte.Toutefois, nous préférons encore les voir s’abstenir que spéculer.LA MONTREAL WATER AND POWER CO.La question de la Montreal Water and Power Company approche de sa solution.Deux courants d’opinion se font remarquer, l’un désintéressé et l’autre.qui ne l’est guère.Le premier demande que l’on fasse annuler le contrat avec la compagnie ou bien que l’on exproprie les tuyaux qu’elle a dans le quartier 8t Denis.Le second voudrait l’ex- propriation,mais de tout le système, y compris le réservoir delàCôtedes Neiges (qui n’est pas étanche) les travaux de Pile Perry etc.Ce dernier prétend que l’on ne saurait exproprier que les tuyaux du quartier St-Denis,que ce ne sont pas là toutes les machines et appareils de la com pagnie servant à approvisionner d’eau 1e' quartier St-Deriis, que le réservoir et la prise d’eau du San It doivent être compris dans ces machines et appareils.Nous avons été assez étonné de voir La Presse, soutenir cette dernière opinion.Comme question de droit, la ville n’est'tenue d’exproprier que le matériel employé à la fourniture de l’eau au quartier St Denis ; c’est parfaitement clair, n’est ce pas 1 Maintenant, comme question de fait, ni le réservoir de la Côte des Neiges, ni la prise d’eau du Sault au Recollet n’ont jamais rien eu à faire avec la fourniture de l’eau au quartier St Denis.Sous quel prétexte pourrait-on alors forcer la ville de les acheter 1 On dira sans doute : mais les tra vaux ont été entrepris dans le but de fournir l’eau au quartier St Denis.C’est possible ; mais comme ce but n’a pas été atteint et que le délai accordé pour l’atteindre e$t expiré depuis longtemps, ce serait un véritable vol des deniers civiques que d’acheter des travaux si mal conçus et si mal faits,que la com pagnie elle pas, mais ne croit pas qu’il vaille la peine de les achever.Mais nous dira-t-on ensuite, si vous n’expropriez que pour le quartier St Denis, il faudra que vous recommenciez pour chaque municipalité qui s’annexera par la suite.Et pourquoi pus î Dans l’état actuel des finances de la ville, ne vaut-il pas mieux ne s’engager que pour le nécessaire et laisser le contingent pour les budgets futurs î Nous soin mes déjà en déficit, pourquoi irions nous contracter des engagements dont la nécessité ne se fera sentir peut être que dans cinq ou dix ans ?Il y aurait une autre réponse à faire, et si nous la risquons, nous voulons auparavant en demander pardon aux amis de la compagnie “ puissante et bien administrée ".La compagnie n’a pas d’argent ni de crédit ; elle est complètement incapable de terminer ses travaux : elle est même incapable de faire face à ses dépenses courantes ; puis qu’elle ne paie pas l’eau qu’elle reçoit de la ville.Qu’on retarde encore de deux ans l’annexion d’une municipalité adjacente et la Mon 1 treal Water and Power Company, pour I LE PRIX COURANT 533 aura cessé de vivre, naturellement, par anémie, et la ville en sera com plètement débarrassée.C’est ce qui explique l’insistance que l’on met actuellement à faire acheter par la ville tout le système de la compagnie, dans la situation où il est, c’est à dire inachevé et incomplet, avec des contrats dont chaque clause a déjà été violée et qui seraient annüllés à la "première poursuite, au lieu de lui faire terminer son réseau et se présenter devant la ville avec un système complet, fonctionnant convenablement, avec des contrats solides,en un mot, avec une propriété ayant une valeur réelle.Nous prions tous ceux des éche-vins qui ne sont pas actionnaires de la Montreal Water & Porter Company, d’ouvrir un œil seulement sur les agissements de ceux qui se trémoussent en faveur de la compagnie.Ils verront comme nous que c’est pour elle une question de vie et de mort.Elle ne peut aller plus loin.Qu’on la laisse donc mourir en paix.MODES ET NOUVEAUTÉS Sans faire semblant de rien, voilà la tournure qui reparaît.Neuf robes sur dix ont un petit coussin en crin dans le haut de la jupe, en arrière, pour relever les basques du corsage.De petits thermomètres circulaires montés sur des plaques d’argent.Des devan ta de vestes en soie avec revers garnis de dentelles.Des épingles-poignards en écaille de tortue, garnies de pierres du Rhin en grappe.Des écrins à bijoux en métal ajouré, garnis de satin.Des manteaux de satiu blanc avec jougs de dentelle blanche.Des ceintures en peau de lézard avec boucle assortie.Des chapeaux de paille coulèur feu, garnis de dentelle dorée ou de broderie.De nouveaux chapeaux d’été en paille blanche ou colorée.Des boucles de ceintures et des agrafes pour le collier en nacre garni d’argent mat.Des bonnets de dentelle noire garnis de nœuds de rubans de satin noir.Des bas de soie couleur bronze avec coup de pied garni de dentelle.Des corselets de velours brun-tabac, avec agrafe en acier travaillé.Des crochets pour gants en argent oxydé avec chaîne et pendants.Des chemises de soie avec des ruches ou des festons de tulle sur les coutures.L’INDUSTRIE DU BEURRE EN AUSTRALIE La dentelle est toujours extrême ment popnlaire, et hipn pmi H> clés de toilettes se font sans cette garniture.Jusqu’à la bande du collet de la nouvelle veste Marie Antoi nette qui a un bouillon de guipure s’épanouissent en deux pointes sur le devant et dans le dos.C’est le noir qui domine dans tnutes les garnitures de chapeaux légers d’été ; on l’emploie avec les couleurs blanche ou crème ou rose pii le.Les magasins de nouveautés de New-York étalent en ce moment les marchandises suivantes : Des mousselines à points avec raies bayadères.Des corsages en chiffon fronçésur une doublure de soie.Des collets de batiste brodée couleur crème.Des chapeaux de soie pour enfants a rebords en dentelles.Des petits sacs (réticules) pour 'lames eu imitation de pead de lézard.Des écrans en toile à tamiser montés en bambou, .» Dl ^TU Le consul de Belgique, à Melbourne, constate que le développe-ent donné -à-dâr production du beurre et du fromage, par suite de la possibilité d’un transport rapide dans les glacières des Mail Steamers, a beaucoup amélioré la condition des métayers australiens.La production du beurre a fait d’énormes progrès par suite de l’introduction des machines les plus perfectionnées permettant la fabrication avec le minimum de manipulation.Les fermiers établis dans un rayon déterminé s’associent, en général, pour établir une crémerie.Cet établissement est placé sous la direction d’un expert qui dirige les opérations, entretient les machines, etc.Les appareils sont actionnés soit par une machine à vapeur locomobile servant à d’autres travaux de ferme, soit par un moteur à pétrole.Le lait est délivré deux fois par jour, soumis aux épreuves du lactomètre, mesuré et puis livré à la machine centrifuge qui sépare la crème du lait ; ce dernier est alors remis au fermier qui l’emploie à nourrir des veaux et des porcs en y ajoutant du son et de la farine de maïs.Chaque semaine, tous les fermiers reçoivent le paiement de leur lait à un prix fixé.Aussitôt qu’il y a suffisamment de crème proprement conditionnée, celle-ci est battue dans la baratte, toujours à la machine, et, dès que le beurre est produit, le liquide passe sur un tamis qui laisse échapper le lait et qui dépose le beurre dans un bac tournant arrosé d’un courant continu d’eau fraîche, où des rouleaux le pressent et en extraient toutes les matières étrangères.Le beurre ainsi lavé est alors placé sur une table tournante où l’eau est extraite par la pression, et il y est mélangé d’une certaine quantité de sel fin.Puis le beurre est livré à une autre machine qui le presse en blocs d’une certaine dimension et le livre aux emballeurs.Les caisses d’emballage préparées d’avance sont construites avec un soin extrême ; tous les joints sont parfaitement hermétiques ; elles sont doublées de papier parchemin blanc, et les blocs sont déposés" en couches qui sont saupoudrées légèrement de sel.Lorsque la caisse est pleine, il ne reste pas une crevasse où l’air puisse pénétrer ; on place alors du papier par-dessus, le couvercle est vissé et la caisse est mise dans la glacière jusqu’au moment du transport.Toutes ces opérations ont lieu avec le plus grand soin et la plus grande propreté.Le chemin de fer fournit des wagons spéciaux frigori-fères, et le beurre est finalement délivré audépét central, ^ portMel- -bourne, où chaque caisse est ouverte, examinée par un commissaire expert du gouvernement et puis emmagasinée dans la glacière, en attendant l’arrivée du vapeur à quai.Si la qualité n’est pas suffisamment bonne, le commissaire rejette la partie entamée, qui est alors vendue sur place, d’après sa valeur.Si la qualité est bonne, une marque spéciale est apposée qui sert de garantie pour l’acheteur.Chaque caisse contient 56 lbs et la valeur à Londres varie de 90 à 112 sh.ou plus le quintal, suivant le prix courant du marché.Le gouvernement fait un contrat annuel avec les compagnies malle-poste et le fret est uniforme.En outre, le gouvernement se charge de la surveillance et de la réalisation moyennant une commission fixe aux agents employés à ce service.Le fermier (ou l’association de fermiers) obtient une avance de fonds de son banquier en attendant le compte de vente de son produit.Plusieurs fabriques sont établies en ville même, et, chaque jour, 134 LE PRIX COURANT la crème, qni est amenée par chemin de fer, est déposée dans des cuves en fer blanc et en cuivre, en /orme de bouteille, et immédiatement transformée en beurre.Cela évite le long transport du beurre par chemin de fer et, en outre, permet l’emploi de machines à gaz ainsi que de l’eau de la distribution à la ville.En outre, ces établissements, ayant de grandes glacières, peuvent suppléer à la demande locale au moyen d’un produit toujours uniformément bien conditionné.Londres est le meilleur centre pour ces affaires et toutes les informations nécessaires peuvent s’obtenir auprès de l’agent général de la colonie de Victoria, Westminster, Londres.LES PEUPLIERS Parmi les essences permettant d’utiliser les terrains rebelles à la culture agricole, les peupliers méritent particulièrement l’attention.'Us réussissent spécialement dans les terrains humides, ou du mortis conservant une certaine fraîcheur.Pourvu que la terre ne soit pas trop forte, ni.trop compacte, ils font bon marché de ses qualités chimiques.Ils peuvent venir à bien dans des sols médiocres et y rendre de réels services.Indépendamment de leur bois, les peupliers fournissent bien des produits utiles, notamment un bon fourrage—d’hiver,—donné par les feuilles des jeunes rameaux coupés à la fin de l’été.Ajoutons que si les semis réussissent mal, la grande facilité de multiplication par dra-geonhement, marcottage, boutures et plançons les rend précieux pour les repeuplements.Enfin leur croissance rapide compense amplement l’infériorité de leur bois.Les peupliers font partie des végétaux amentacés, dont les fieurs ont la forme de châtons et sont dioïques, c’est à dire que les lieurs de chaque sexe se trouvent^sur des pieds séparés.Le Tremble de nos bois n’atteint que des dimensions ét une longévité médiocres.Les feuilles, disposées verticalement, donnent prise au moindre vent et tremblent continuellement, d’où le nom donné à l’arbre qui les porte.Son abondance, la rapidité de sa croissance, enfin s;t persistance à drageonner vigoureusement, le rendent envahissant dans les forêts.Il constitue un combustible recherché pour la boulangerie.Le peuplier blanc Ypréau ou blanc de Hollande est un grand et bel arbre dont l’écorce, d’un blanc verdâtre et d’abord lisse, se couvre plus tard de pustules qui finissent par former des crevasses longitudinales.Les feuilles, d’un vert sombre en dessus, blanches et cotonneuses en dessous, sont larges, triangulaires, fortement échancrées.Il peut atteindre en hauteur de 95 à 105 pieds sur 9 à 10 pieds de tour à base ; sa lougévité est de plusieurs siècles.Sa tige est cylindrique, suffisamment droite, la cîme large, bien ramifiée, moyennement touffue.v L’aubier est blanc, parfois légèrement teinté, peu étendu ; au centre, le bois parfait est rougeâtre et lus tré.Ce bois est d’autant meilleur qu’il a crû sous un climat plus méri- ! dional.Le peuplier blanc se rencontre en Europe du sud de la Norvège au nord de l’Afrique.C’est surtout dans les sols frais et arrosés qu’il se développe, mais il peut venir, dit-on, partout, et il paraît probable qu’un terrain sec, s’il pousse moins vite, il est de meilleure qualité.On dit communément de ce peuplier qu’il doit rapporter 20c par an, c’est-à-dire que, parvenu à son exploitabilité, chaque pied doit valoir autant de fois 20c qu’il compte d’années.Son bois est recherché pour boiseries intérieures, charpente de meublés, pour panneaux et coffres de voitures; les tourneurs, sculpteurs et lavetiers en font aussi une grande consommation.Le peuplier du Canada ou de Virginie, originaire de l’Amérique du Nord, est aussi appelé, en Europe, nous ne savons pourquoi, peuplier Suisse.Les arbres mâles de > cette espèce sont plus grands et plus vigoureux que les pieds femelles ; cette différence les a fait considérer longtemps comme deux espèces différentes, les pieds femelles gardant le nom de peuplier de Virginie, et celui de peuplier du Canada étant attribué aux pieds mâles.Ces derniers paraissent ajouter au blanc de Hollande une rusticité plus grande, une longévité plus étendue et des di-1 mensions en diamètre, sinon en hauteur, plus considérables.— L'Echo Forestier.La peste noire est en décroissance eu i Chine.A Hong Kong, il est mort 1700 Chinois, mais pas un seul Européen n’a été attaqué, grâce aux précautions ! énergiques que prend cette partie de la population.Une proclamation affichée a Canton, déclare que si les Anglais détruisent le quartier chinois à Hong Kong, les Chinois mettront le feu au quartier anglais, sur l’île Sha-Mien, à Canton.LE BÉTAIL CANADIEN EN ANGLETERRE .Quelques uns de nos confrères ont annoncé, sur la foi d’une dépêche mal interprétée, que le gouverne ment impérial avait rappelé la pm hibition de l’importation de bétail vivant du Canada.Voici simple ment ce qui s’est passé.On sait que le bétail importé du Canada, jouis • sait, jusqu’à il y a deux ans, d’un privilège très important; on pou vait le débarquer et le vendre vivant en Angleterre, tandis que le bétail de toutes les autres prove nances devait être abattu en débarquant et n’était vendu qu’en carcasses.A la fin de l’année 1892, sur le rapport d’un des vétérinaires du gouvernement anglais qui prétendait avoir trouvé, en examinant les poumons d’un animal provenant du Canada, les symptômes de la pleur» pneumonie, maladie très conta gieuse, le gouvernement abolit le privilège des Canadiens qui durent se soumettre aux règlements ordinaires.Après avoir discuté le cas, négo cié, fait faire nn rapport sur l’état sanitaire du bétail au Canada par M.McEachran, toute l’année dei nière, le gouvernement canadien obtint que le bétail canadien fut débarqué dans un abattoir à part et soumis à une inspection rigoureuse ; le gouvernement impérial faisant espérer que si cette inspection ne faisait découvrir aucune trace de maladie, il rendrait au bétail canadien sa position privilégiée antérieure.C’est ce qui s’est fait depuis le printemps.Le gouvernement anglais a probablement cru que l’expérience avait assez duré, et il a en conséquence rapporté l’arrêt ordonnant l’abattage à part des bestiaux canadiens.Mais il laisse le bétail canadien dans la même position que celui des autres pays, et en ordonne l’abattage dans les abattoirs publics, en débarquant du navire.Pendant la dernière période d’olt servation, deux poumons d’animaux ont été signalés par les deux ex perts du gouvernement comme por tant les symptômes de la pleur»-’ pneumonie.Un autre expert nommé par le gouvernement canadien : prouva que les symptômes indiqués n’étaient pas ceux de la maladie contagieuse ; mais le gouvernement paraît s’en être tenu, simplement à la déclaration de ses propres experts.Pour nous, il n’est pas douteux que l’on a cherché en Angleterre, dans toute cette affaire, un prétexte LE PRIX COURANT 535 pour empêcher le Canada de vendre du bétail vivant en Angleterre et que, tel étant le cas, il sera impossible de faire revenir le gouvernement impérial sur sa décision.Il n’est pire sonrd que qui ne veut pas entendre.Il faut donc faire notre deuil du commerce d’animaux maigres que l’on exportait pour les faire engraisser en Ecosse 5 nous n’aurons à exporter que du bétail gras, et comme ce bétail perd beaucoup à la traversée, il nous sera peut être encore plus profitable d'abattre les ani-nianx ici et de les exporter en carcasse.Dans tous les cas, puisque l’on nous refuse "définitivement l’admission de notre bétail vivant en Angleterre, il n’y a plus de raison de refuser le passage en transit du bétail américain par le Canada.Ce refus était une précaution prise contre la contagion du bétail américain, au temps où nous avions'le privilège perdu.Nous privions ainsi notre marine d’un trafic considérable, vu que l’expédition du bétail par Montréal et Québec est beaucoup plus avantageuse en été que celle par Boston ou New-York à cause de la fraîcheur de notre climat.Comme il n'y a plus de raison d’être à cette exclusion, on devrait le rapporter au plus tôt.TÉKÉBENTETINEDU CANADA Une espèc&~d«- genre sapin, le baumier du Canada, Pin us balsa-«tea, L., Ab'esbalsamea, DC, donne la térébenthine ou baume du Canada, désignée par les Anglais sous le nom de “ faux baume de Gilead ”.Comme dans le sapin commun ou sapin argenté qui donne la térében thine de Strasbourg, le produit résineux de cet arbre s’accumule dans des utricules situées daus les zones corticales externes qu’on perce pour le recueillir.Caractères.— Cette oléorésine, qui d’abord est nébuleuse, s’éclaircit par le repos et devient transparente.Elle est d’un jaune pâle ; son odeur, assez pronoi cée, est agréable, mais Sa saveur est âcre et amère.Elle est siccative et prend la consistance pilulaire avec un seizième de magnésie calcinée.Elle est, enfin, soluble daus le chloroforme et incomplète nient dans l’alcool.Composition.—Sa composition est la suivante, d’après Fliickiger : essence, 24 ; résine soluble dans l’ai-eeol absolu, 59,8 ; résine insoluble dans l’aJcool et soluble dans l’éther, 16.2.’ Usages.—Le baume du Canada est peu employé en Europe.Il est utilisé soit pur, soit dissous dans le chloroforme, pour la conservation des préparations microscopiques.TÉRÉBENTHINE COMMUNE La térébenthine commune est pro duite par diverses espèces de Pins : le pin maritime, Pinus maritima, Lam.ou pin pinastre, Pinus pinaster, Solander, qui croît, en France, dans les Landes et aux environs de Bordeaux ; les Pinus austrataça, L,.Syyvestris, L., et Rotundata, Link., qui sont coiumuus en Allemagne; les Pinus tœda, L , et .4us/mlis Mich., propres â l'Amérique.Les canaux résinfères sont situés dans l’écorce et dans les zones ligneuses externes.Sortes commerciales.— Térébenthine de Bordeaux.La térébenthine de Bordeaux est celle qu’on rencontre le plus communément dans le commerce.Pour l’obtenir, on pratique sur le tronc une entaille ou V care d^,3 pouces de largeur, qui pénètre jusque dans l’aubier, et qu’on augmente toutes les semaines jusqu’à ce qu’elle ait atteint une hauteur de 20 pouces environ.11 s’en écoule une térébenthine brute nommée “gemme” dans le pays et qu’on reçoit dans des vases ou dans une cavité pratiquée au pied de l’arbre.Lorsqu’une care ne fournit plus rien, on en fait une autre à côté.L’oléo-résine~ ainsi-^obtenue—estr d’abord fluide et transparente, mais elle ne tarde pas à devenir visqueuse, blân-châtre et opaque.On la purifie, soit en la faisant fondre dans une chaudière et en la passant à travers un filtre de paille, soit en l’exposant au soleil dans des caisses en.bois percées de trous.Celle qui est obtenue par le premier procédé est dite “térébenthine à la chaudière,” et l’autre” térébenthine an soleil.” Elle a la consistance d’uu miel épais, est lactescente, grenue, et se sépare avec le temps en deux couches : l’une supérieure, .transparente, plus ou moins foncée et semi-fluide ; l’autre inférieure,blan châtre, résineuse avec l’aspect cris tallin.A l’examen microscopique on aperçoit, eu effet, de nombreux cristaux d’acide sylvique.La térébenthine de Bordeaux a une odeur forte, désagréable et une saveur âcre, amère, nauséabonde ; elle est très siccative et prend la consistance pilulaire avec un 1[28 seulement de magnésie calcinée.Enfin, elle est complètement soluble dans l’alcool, l’éther, le sulfure de carbone, les essences et les huiles fixes, et elle abandonne, à la distillation avec l’eau 25 p.c.d’une essence incolore et très fluide, dont l’odeur est forte, dont la saveur est chaude, sans âcreté ni amertume et qui, soumise à un courant de chlore, donne une substance blanche, solide, cristalline, nommée “camphre artificiel” ou camphre de térébenthine”.Térébenthine d’Allemagne.—La térébenthine commune d’Allemagne est obtenue par des moyens analogues.Ses caractères physiques, chimiques et mycroscopiques sont à peu près semblables.Têrcbentliine de Boston.—Il n’en est plus de même de la térébentliinç commune d’Amérique dont l’Angleterre importe une quantité considérable et qui arrive de la Virginie et de la Caroline par Boston.Elle est jaune blanchâtre, transparente ou opaque ; présente la consistance du miel coulant et ne se sépare pas par le repos, en deux couches distinctes ; mais elle renferme, comme les précédentes, de nombreux cristaux d’acide sylvique et rappelle, par son odeur et par sa saveur, la térébenthine de Bordeaux.Elle donne enfin, 17 p.c.d’essence dont l’odeur est tout à fait caractéristique.Usages.—La térébenthine de pin participe des propriétés générales des térébenthines.Elle est employée en médecine, surtout pour usage externe, en peinture et dans divers arts.Par la distillation, les térébenthi nés du c-iirunerce, spécialement colles de Bordeaux et de Strasbourg, donnent une huile essentielle désignée sous le nom “d’essence de térébenthine” et laissent un résidu qui porte les noms de “ colophane ” “colophoue”, “ arcansou ”, “ brai sec” et qui est soluble dans les huiles grasses et volatiles, l’alcool et l’éther.On rencontre dans le commerce deux sortes de colophane : celle de Bordeaux, qui est en masses friables, jaune, pâle ou brune, et celle d’Amérique qui est tout à fait transparente et de couleur jaune légèrement verdâtre.La colophane de qualité inférieure foncée en couleur et plus ou moins opaque, porte plus spécialement le nom de “ brai ” brassée avec de l’eau elle constitue la “résine jaune” ou “poix résine”.Par la combustion du tronc et des branches des pins et des sapins, on obtient deux produits d’un grand intérêt commercial : la “poix noire’’ ou “poix commune”, et unjjproduit moins pur le “goudron”., Le goudron végétal est un liquide brun noirâtre, épais et granuleux, partiellement soluble dans l’eau, soluble dans l’alcool, l’éther et les LE PRIX COURANT J536 LES LAITS FERMENTÉS essences.Il est brun rouge lorsqu’il est vu en couche mince par transparence, son odeur est franche et il rend acide l’eau dans laquelle il a bouilli.C'es caractères permettent de le distinguer du goudron de houille qui, vu par transparence.est verdâtre, dont l’odeur est désagréable et qui, bouilli dans l’eau, la rend à peine acide.Le goudron est un produit très 1 lactique ; fermentation obtenue dans complexe dont on retire une grande des conditions déterminées, en opé-quantité de corps utilisés dans l’in- rant sur le lait des juments des dustrie.^ steppes de la Russie Méridionale.Par la distillation du boij de ge-1 L’été, ces juments se nourrissent névrier oxycède, Juniperus oxy- d’herbe et l’hiver, de foin et de ocdrns, L.qui croît dans l’Europe farine.Quand on soumet le lait à la fermentation alcoolique, on obtient trois produits particuliers : 1 e kumys, le kéjir et le galazyme, sur lesquels nous allons donner quelques indications : Kumys.— On obtient le kumys par une fermentation alcoolique et méridionale, on obtient l’(‘huile de cade,” espèce de goudron bru- j nâtre, ayant la consistance d’uné huile épaisse, possédant une odeur analogue il celle de goudron de pin et de sapin ou, plus exactement, celle de viande fumée, et qui est employée en médecine contre les ophthalinies scrofuleuses et contre les affections cutanées de l’homme et des animaux.Enfin, eu brûlant les produits ré-; Sineux de qualité inférieure, on pro- ; duit une fumée abondante, qui entraîne une grande quantité de charbon très divisé, qu’on utilise sous le1 nom de “ noir de fumée,” dans la peinture et dans la fabrication de l’encre d’imprimerie.On mélange dans les tonneaux : Lait de jument.10 volumes Kumys.1 “ On agite bien 2 ou 3 heures, puis on laisse la fermentation se terminer dans de fortes bouteilles en verres, bien bouchées, où l’on en ferme le kumys.COMPOSITION D’UN KUMYS (après 9 jours) .Acide carbonique libre.0.480 p.c, “ “ dissous.Sucre.Alcool.1.Acide lactique.0.Graisse.0.Matières protéiques.1.Sels solubles etinsolub.0.La quantité d’alcool augmente avec le temps.que l’on a préalablement lavé avec une eau légèrement alcaline.Après un jour ou deux de contact dans un vase ouvert que l’on a agité de temps à autre, on filtre et on cou serve dans des bouteilles incomplètement remplies et maintenues bien bouchées à une température inférieure à 50 degrés cent, mais supérieure à 10 degrés.Galazyme.—C’est un lait renier mant environ 1 p.c.d’alcool et employé comme aliment tonique.Dans une pinte de lait on verse : Levure haute de grains.4 grain.(4 drne-li.i Sucre en poudre.10 “ 24 Eau.Q.S.La bouteille est bien fermée, puis ficelée.Le lait ainsi préparé peut s’employer dès le lendemain.LA PRODUCTION DES POULKS 0.373 0.77 90 71 12 82 20 Les diverses races de poules 4$ produisent pas toutes le même nombre d’œufs ; voici le tableau de rendement annuel des" principales races ; mais elles n’atteignent pas toutes le même poids, et il est nécessaire, pour bien apprécier leur | mérite, comme pondeuses, de les ramener à une valeur uniforme.Voici ce qu’elles produiraient par livre de viande, d’après la Renie des sciences naturelles appliquées : galipot Voici la composition t , ,, , : après trois semaines : —La récolte de Ja^ térébenthine deJ____- Bordeaux se fait de mars en octobre;1 .mais les plaies faites aux arbres laissent encore écouler pendant j l’hiver, une résine très pauvre en [ essence, qui se dessèche sur le tronc.; Caractères.—On donne les noms de “ galipot” et de V résine de pin ” : ù ce produit blanc jaunâtre, concrété 1 en larmes stalictiformes, friables et! légères, remplies de cristaux micros- dicament copiques qui lui donnentl’apparence grenue.11 s’amollit sous la dent d’un kumys W742p7K Alcool.2.29 “ Graisse.1.20 “ Caséine.0.79 “ Albumine.0 32 “ Peptones .0.70 “ Acule lactique.1.00 “ Sels solubles et insolub.0.35 “ Le sucre est complètement dis-1 paru.Le kumys est employé comme mé ! on prétend qu’il se digère j Production an- Nomln-i- nuolle d'œufs principales racks d'œufs ri-l.i en nombre de poui.ks tivcim-ni absolu.______•___________________au jiuiil- 100 70 100 160 160 160 160-200 160 176 60 Brahma blanche et cochinchine perdrix .7 Brahma foncée.8 Cochinchine noire, noire et fauve.8 Houdan.8 La Flèche.7 Espagnole noire.7 Italienne.9 Hambourg.:.9 Polonaise.9 Bentam.16 ECUME DE MER Lès premières pipes d’écume de mer ou Kummer Hongrie, datent probablement du commencement dit plus facilement que le lait.Aussi la l, tRussie a t elle ses villes de kumys; brûle en répandant une odeur rési- comme en France nous avons nos neuse désagréable et il est complè- ; villes d’eaux.Il est aussi bon goût tement soluble dans l’alcool.jet aussi utile à Saint-Petersbourg, Sortes commerciales.—On distingue d’aller faire une saison de Kumys,! dans le commerce deux sortes de j qii’il est utile et de bon goût à Pâris, ; _ galipot : le Galipot en larmes qui est d’aller faire une saison à Vichy.| siècle dernier.Deux spécimens de en morceaux choisis, blancs, secs, Kéfir.—Le kéfir est un lait fer- j pipes, fabriquées en 1724 dans un exempts d’impuretés et le Galipot en1 menté, mais contenant moins d’al- j bloc d’écume de mer apporté de sorte, recueilli tel qu’il découle de cool que le kumys.On le prépare j Turquie, figurent au museum de l’arbre et chargé, par conséquenï^-dêJjdCus" te Caucase avec du lait de Pesth.On trouve des blocs de ce débris végétaux.- ; vache ou de chèvre, au moyen d un | précieux minéral dans trois dépur , Usages.—Cette résine est utilisée : ferment spécial également appelé ' tements de la France, ainsi qu’en pour la lubrication des vernis.Bras- kéfir.Italie, en Espagne, en Grèce et en sée avec de l’eau, elle devient jauue En Russie, tous les pharmaciens ' Crimée ; mais les plus fius dépôts de pâle, opaque et prend le nom de “ résine jaune” ou poix résine.” Ce produit est également obtenu avec les brais ou résidus inférieurs de la distillation des térébenthines.vendent du kéfir se présentant sous forme de morceaux d’un jaune brunâtre.Voici comment on prépare le kéfir : Dans une pinte de lait on ajoute 4 cuillerées de kéfir solide ce inagnésite se trouvent en Auato lie, Asie Mineure, où ou l’extrait des mines comme le charbon.Sortant de la terre, il est si mou qu’on peut le couper avec un LE PRIX COURANT 537 couteau.Sa couleur est d’un blanc jaunâtre.Les morceaux à l’état brut sont soumis au séchage et subissent plusieurs préparations avant d’être expédiés à la ville de Eskee Shehr, où on les dégrossit, on les polit et on les glace.Cette dernière opération consiste à les frotter, pendant qu’ils sont humides, avec un linge de laine imprégné de graisse de mouton.Puis on les classe, suivant la qualité, en sublimes, supérieurs, première classe, seconde classe, etc.On ne trouve que rarement de gros blocs sans défaut.On emballe dans des caisses du poids moyen de 60 à so livres.Moins il y a de morceaux dans la caisse et plus elle est précieuse, car alors les morceaux sont plus gros.Quoique les prix varient suivant l’abondance de l’extraction, ils sont en moyenne de $120 à $160 la caisse pour les basses qualités, et de $360 à $400 pour les plus fines.COMPTES RENDUS CHAMBRE DE COMMERCE DE TROIS-RIVIÈRES L’assemblée générale annuelle de la Chambre de Commerce de Trois-Rivières, a eu lieu, mardi dernier, le 10 juin, dans les salles de la Commission du Hâvre, sous la présidence du vice-président M.N.E.Lajoie.Après lecture du procès-verbal de l’assemblée précédente, le secrétaire-trésorier, M.Geo.Balcer, fit lecture de son rapport annuel sur l’état du commerce de notre district, pour 1893.Ce rapport démontre que les affaires ont été bonnes l’anuée-aernière etr que le commerce est meilleur' que Tes années précédentes.On procède ensuite à l’élection des officiers pour l’année courante, qui donne le résultat suivant : Président: M.N.E.Lajoie.Vice-président: M.P.A.i rolet.' Secrétaire-Trés.: Geo.Balcer.Assist.-Sec.-Trés.: J.A.Prigon.Directeurs: MM.T.E.Normand, J.C.Malone, T.Bournival, J.A.Gagnon, R.W.Williams P.E.Panneton, F.Valentine et Ls.Brunelle.Des remerciements furent votés aux officiers, sortant de charge.J.A.Frigon, Asst.-Sec.-Trés.CONVENTION AGRICOLE DE NICOLET Nous extrayons du compte-rendu publié par le Courrier de 8t Hyacinthe, de la convention agricole de Nicolet, les parties suivantes qui se rapportent à deux questions intéressantes : l’Industrie Laitière et les Caisses Rurales.Du discours de l’honorable M.Beaubien : “ L’orateur insiste sur les avantages de l’industrie laitière, qui au dire des grands banquiers de Montréal, a sauvé la province de la crise financière qui a sévi chez nos voisins ; pour réussir dans l'industrie laitière, le ministre recommande la culture des fourrages verts pour l’alimentation du bétail, dès que les pâturages commencent à souffrir de la sécheresse j.leur emploi empêche les vaches de baisser en lait et les y maintient fort avant dans l’hiver ; c’est une grande erreur du passé que d’avoir limité la production du lait à la saison des pâturages ; l’hiver le beurre se vend mieux ; Montréal a dû.au commencement de cette année acheter du beurre aux Etats-Unis; c’est autant d’argent sorti du pays que nos cultivateurs pourraient garder dans leurs poches ; il faut dans chaque paroisse transformer une bonne fromagerie en beurrerie pour l’automne et le printemDS et faire en sorte qu’un certain nombre de vaches vêlent l’automne ; pour encourager la production du beurre l’hiver le gouvernement donne une prime ; on dit que c’est cher de nourrir les vaches à l’étable l’hiver ; mais avec l’ensilage on peut le faire avec profit.” Du discours de M.E.Oastel, secrétaire de la Société d’industrie Laitière : “ M.E.Castel aborde en quelques mots la question du crédit agricole, posée par le Révd M.Côté, à la convention des cercles agricoles de St-Hyacinthe; elle a depuis été traitée dans le Courrier de St-Hyacinthe, le Moniteur du Com merce, le Prix Courant, la Presse et la Patrie ; le moment semble .arrivé de tirer des conclusions et de choisir un système ou un autre: celui des Caisses rurales Raiffeisen, qui depuis 50 ans fait ses preuves en Allemagne, en Russie, en Italie et en Suisse et qu’on préconise en ce moment en France, parait avoir de sérieux avantages ; il est conçu en faveur des cultivateurs, exclut toute idée de dividendes ou de gains pour les administrateurs et directeurs, dont les fonctions ne sont pas rétribuées ; il re pose sur la garantie solidaire de tous les associés, qui, appartenant tous à la même paroisse, Be connaissent parfaite ment et sont à même d’apprécier sûre ment la responsabilité et la solvabilité des emprunteurs ; les caisses rurales ne sont point des banques, mais bien plutôt des institutions de secours mutuels, où la charité de ceux qui possèdentvient en aide aux concitoyens moins fortunés, à la condition qu’ils soient honorables, de bonne conduite et travailleurs ; la caisse rurale fait surtout les prêts destinés à produire de l’argent entre les mains de l’emprunteur, qui doit faire connaître le motif de son emprunt, dont les chances de succès sont jugées par les directeurs.“ Le conférencier soumet à l’assemblée le vœu suivant : “ La Société d’agriculture et les cercles du Comité de Nicolet, prenant en considération le Sème vœu de la convention des cercles agricoles du diocèse de St-Hyacinthe, ainsi conçu: “qu’en “ vue de donner suite â l’excellente idée “ formulée par le Révd M.Côté, d’étu-“ dier au plus tôt la question du crédit “ agricole pour notre province, le co-“ mité exécutif de la société d’industrie “ laitière soit prié, avec l'aide de M.“ Côté et des financiers amis de l’agri-“ culture, de mettre la question à l’étu-“ de et de faire rapport.” Approuve ce ce vœu et prie rëspectueusement MM.les Missionnaires agricoles de profiter de leur prochaine réunion à Québec, le 4 juillet prochain, pour s’entendre avec, le comité de la Société d’industrie lai tière et procéder à la formation du comité chargé d’étudier la question du créait agricole dans la province de Québec et de rapport." “ Secondé par l’Hon.F X.O.Méthot, O.L.,le vœu est adopté sans observation." CHAMBRE DE COMMERCE DE QUÉBEC Le 3 juillet a eu lieu l’assemblée hebdomadaire du conseil de la Chambre de Commerce de Québec.Etaient préients : MM.E.B.Garneau, président de la Chambre de Commerce.F X.Berlin-?uet, R.R.Dobell, E.Dupré, R.Turner, V.Ohâteauvert et J.E.Martineau.Le secrétaire soumet le rapport annuel de l’association commerciale d’Oporto, Portugal, pour l’année 1893.Il est décidé qu’une lettre soit adressée à l’honorable Mackenzie Buwell, ministre du commerce, demandant de nouveaux renseignements au sujet de la visite des délégués impériaux et coloniaux à la conférence intercoloniale dans les principales villes du Canada et spécialement Québec.Lu une lettre de la Chambre de Commerce de Montréal demandant la coopération de la chambre de Québec à l’établissement à Québec d’un musée commercial.Une résolution a été adoptée unanimement encourageant le projet qui est d’une grande importance pour les grandes villes du Canada.La question de l’exposition provinciale est aussi venue sur le tapis.Une résolution a été passée pour insister au- f»rès du gouvernement provincial pour ui démontrer la nécessité de nommer sans retard un comité permanent, de façon à ce que le travail de l’organisation de l’exposition commence sans retard, afin d’assurer aussi le succès de cette exposition.Les membres passent ensuite une résolution convoquant le comité des faillites pour vendredi, le 6 juillet, à 3 heures p.m.pour la considération de certains documents se rapportant au bill des faillites tel que proposé par le gouvernement fédéral.Les vignerons et les empaqueteurs de raisins de Californie se sont entendus cqtte année pour maintenir l’uniformité Une grande majorité des ôpioiers détailleurs de Montréal, a signé la requête pour la fermeture des magasins de bonne heure.Q Par ce temps chaud, il se fait une énorme consommation de citrons ; aussi les prix se raffermissent.Il n’y en a pas trop dans le marché.L’Association des Epiciers de Montréal, recevra avec plaisir et reconnaissance, les présents qu’on voudra bien lui donner pour être distribués en prix aux vainqueurs des courses et jeux à son prochain pique-nique.La Peninsular and Oriental Steamship Company, qui fait le service entre l’Angleterre et les Indes, avec une ligne sur l’Australie, a une flotte de 73 vapeurs remorqueurs, et allèges, d’un tonnage total de 236,364 tonneaux.La ville de Victoria, C.A., demande des souscriptions pour trois séries d’obligations ; l’une de $35,000, une autre de $25,000 et la troisième de $100,000, toutes portant 4J p.c„ jouissance août et février, remboursables en 25 ans.Les souscriptions seront reçues jusqu’au 17 d’abût.; 588 LE PRI& COtrRAN^r FARINES de toutes qualités^ EN POCHES ET EN QUARTS prh lot' ou char.4 4 Demandez mes prix avant d’acheter.S'adresser à • ID.E.DROLET, 50-62 Rue Dalhousle, QUÉBEC.PLAMONDON & CHASSE MAROHAUTPS BK O-RQB FAHINE, GRAINS et PROVISIONS, on lots, h la satlsfacUonl'nes clients ; 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les puisards sont remplis et déversent sur la jetée où se sont formées de grandes flaques d'eau bourbeuse qui parfois envahissent jusqu'aux trottoirs.Et je ne vous dirai pas quand finira ce déluge, car rien ne peut le faire présager.Je me perds à rechercher la cause de ce phénomène qui reste le secret d'en ha ut, et je vais me contenter de vous en indiquer le résultat sur le com nerce de Québec.J'ai visité Saint^Roch) et le faubourg' Saltlt-Jean, et les quartiers aristocratiques de la haiite ville, et la basse-ville, centre par excellence des affaires.Partout j’ai observé et interrogé, voulant prendre sur place une impression exacte de la situation commerciale.C’est d’une tran-uuillité et d’un marasme désespérants.J’ai vu des commis de magasins dormir sur leur comptoir ; de grandes maisons de commerce ou il n’y avait pas un seul acheteur et où le personnel de bureau semblait désœuvré ; et quand j’ai voulu connaître le pourquoi de tout cela, on m’a répondu : “ Le mauvais temps tue les affaires.” Il n’y a pas que cela, malheureusement.Les nouvelles qui nous arrivent du bas du fleuve sont loin d’être encourageantes.Par suite de ce que l’on n’a pu opérer le flottage des billots au printemps, de grands établissements, comme celui des Price, à GhicOutimi, sont aujourd’hui fermés.C’est un gain de pas moins de - $2,000 par semaine que perdent les ouvriers, au nombre d’a peu près 300.Et pour combler la mesure, des centaines de jeunes gens, qui s’étaient volontairement - exilés aux Etats-Unis, en sont revenus sans pouvoir y trouver d’ouvrage et sans en rapporter d’argent.La peispective des affaires dans cette région est donc très mauvaise, et le com-ni-ree de Québec devra nécessairement en ressentir le contre-èoup.^ A la rivière Pentecôte, lès travauttsont également arrêtés dans un établissement ou l’on devait scier de 40,000 à 50,000 billots.qui n’ont pas été amenés sut les lieux, par suite de l’insuffisance des eaux.Et sur la rive sud, en bas de Riinotiski, si nos rapports sont véridiques, la sécheresse se serait fait sentir durant tout le mois de juin, mettant la récolte en grand danger.Pomme res diverses régions s’alimentent à Québec et y font un échange constant de leurs p oduits, il en résulte une dépression générale qui se manifeste de toutes manières.Ainsi, je tiens de bonne source qu’une fabrique do chaussures, dans Saint-Roch.ne livre au commerce que 10 caisses par Jour : a même date, l’année dernière, elle en livrait de 60 à 70.} ne autre grande manufacture ne fournit que deux ou trois jours d’ouvrage par pmiaine.Il n’y a pas de quoi entretenir le Personnel plus longtemps.J eusse voulu laisser ces faits dans l’om-nrc, car il n’est pas bon d’exhiber sa mi-ser,è Peut-être, cependant, vaut-il mieux eyeillür dès maintenant l’attention que il at tendre que le mal soit irréparable.^ o va exagération, la presse locale, que tes choses intéressent particulière-ntent, prendra Ja défense de Québec et dé- montrera avec preuves à l’appui, que notre industrie est prospère.Nul n'en sera plus flatté que notre serviteur.11 y a, par exemple, des compensations.Le commerce de gros, en nouveautés, a certainement mieux fait en juin qu’en avril et qu’en mai.L’amélioration serait sensible, dit-on, dans ln région de lu Beauce, où, les voyageurs de commerce auraient fait, en ces derniers temps, d’excellentes affaires, tandis qu’au contraire il y aurait une certaine dépression sur la côte nord de Québec il Trois-Rivières.On se plaint cependant que les rentrées d’argent sont un peu lentes.C’est, du reste, une plainte générale.Un marchand de farines me disait tont-à-l’heure : “ I) m’est arrivé de la campagne, ce matin, cinq commandes importantes de gens qui ont des comptes ouverts chez moi, qui me doivent, mais ne m’envoient pas un centin.Mes magasins se' vident, mais l’argent n’entre pas, et je suis à me demander si je dois expédier la marchandise.” Cette remarque d'un homme considérable en affaires est plus éloquente que bien des phrases.Au bureau des Pilotes, on me dit qu’il y a dix arrivages tie plus qu’à la meme aate l’année dernière.La paie de juillet promet d'être très forte et est attendue avec anxiété par les marchands qui ont fait des avances aux pilotes pendant la saison d’hiver.Les quais, à l’embouchure de la rivière Saint-Charles, sont couverts de bois de chauffage, à tel point que les goélettes nouvellement arrivées ne peuvent être déchargées, faute d’espace, ("est assez vous dire, qu’on peut actuellement faire son approvisionnement de bois d’hiver à bonnes conditions.Mais il n’y a pas de demandes.- EPICERIES Le marché des sucres et des sirops continue d’être très ferme, avec tendance à la hausse.Ou cote comme la semaine dernière : lucres: "Jaune, 3J à IjcJ Powdered, 5gc; Cut Loaf, 6jc ; J qrt, 6jfc; boîtes, 6jc ; granulé, 4gc ; ext.ground, Ojjc ;boîte, 6gc.Sirops ; Barbades, tonne, No 1, 30 à 31c ;tierces, 32c ; quarts, 33 et 34c.Raisins: Valence, 6 à 6Jc ; Ourrapts, 4J à 5c.Vermicelle : français et pâtes françaises, de 9J à 10c.Vermicelle de Québec : Boîte 4 Je.lb.Quart 4$c lb.Riz $3.40 ; Pot Bcrley $4 00.Amandes : Tarragone, 12Jc, do écallées, 27 c.Conserves: Saumon, $1.05 à $1.35 ; Homard, $1.85; Tomates, 90à$I(X); Blé d’Inde, 90c; Pois $1.00: Huîtres $1.35; Sardines domestiques, j bte 5c ; do importées £ bte 9 à 12c ; J bte 14 à 18c.Soda à laver, 90c ; do à pâte $2.40 ; Empois, No.1, 4Jc ; do satin, 7Jc ; caustique cassé, $3.00.Allumettes : cartes, $3.00 à $3.25; Telegraph, $3.50; Telephone, $3.30; Dominion, $2.00 ; Lévis, $2.00.Sel : En magasin, de 50 à 52J ; sel fin, en magasin, de $1.40 a $1.50 le sac ; J sac, de 30 à 39c.Fruits A Léoumes Oranges : Floride, Valence, $7,00 ; Messine, (100).$4.00 ; Blood (80), $2.50 ; Californie, (100) $3.00.Citrons : $3.00, $3.50.¦ Bananes : le régime, de 75c à $1.25.Ananas : de 15 à 20c la caisse.Cpcos : $5.00.Prunes : $2.00 la caisse.Pêches : Californie, $2.00.f) Abricots : $1.50.Figues : de 0 à 12c la livre.Dattes : 5J à 0c.Cerises : $1.50 le panier.Fraises : de 5 à 8c.Tomates /ratelles : $3.00 â $3.50 la caisse.Fèves : en cosses ; $2.50 le panier.Pois : en cosses ; $1.60 le sac.Noix : de 9 à 9Je la liyre.Oignons : Egyptiens; 2J à 3c la livre.Pommes de ferre : Nouvelles ; $3.00 la baril ; vieilles.60e la poche.Choux :$2.50 le crate.Charbon.Eg g : $5.75.Stove & Chestnut : $0.25.Sydney Steam : $4.25.Scotch : $4.50: Arrivages considérables.FARINES, GRAINS ET PROVISIONS Farinc8cn baril : Farine (patente,) $3.25 à $3.00 ; Farine de cylindre, $3.20 à $3.30 ; Extra, $3.00 : Superfine, $2.60 à $2.75 ; Commune, $2.40 à $2.50 ; Forte de boulanger, $3.50 à $3.70 : Superfine extra, $2.80 à $3.00 ; Fine, $2.60 à $2.00.Farines (en poche) : Patente, $1.00 à $1.05 ; forte de boulanger, $1.80 â $1.85 ; S Rollei, $1.5/) à $1.55; Extra, $1.35 à $1.40 ; Superfine, $1.20 à $1.30 ; Fine, $1.20 ; Commune, $1.15 à $1.20.Grains ; Avoine, Ontario, par 34 lbs, 40c ; Province de Québec, par 31 lbs, 42c ; Son, 87J à 90c ; Orge, le minot, 65 c ; fèves blanches, $1.50 ; Pois No.1, 85 c.; No.2, 80c ; Gruau, $2.20 à $2.25; Gru, $1.10 à $1.16; Blé d’Inde jaune, 00 à 02c; do blanc, 05 à 70c; do jaune, moulu, $1.25 à $1.30.Lards : Short Cut de $18.00 à $19.00; Mess, $17.00 t\ $18.00 ; en carcasse, 7c la lb.Saiiuloux : Pur, $2.00 le seau ; composé, $1.50 à $1.00 le seau ; Cottolene, en seau de 20 lbs, Oÿc la lb.Poisson frais : Morue verte, $4.50 le quart ; saumon en gros, 12c la lb.; au détail.15c.Huiles : Loup-Marin-Straw de 33 à 35c ; de morue, 34c ; de pétrole, 11c.Jambon : de 11 à 12c ; sucré, de 13 a 15c.Beurre frais, de crémeries, Î8'à 18Jc ; do de ferme, 14 à lflc ; salé, 14 à 17c.Œuf s la doz.en gros, 10J à 11c ; détail 12c.Fromage -Tandis que le beurre est à la baisse, le fromage est très ferme et fes demandes sont considérables.On.va en faire prochainement de fortes expéditions en Angleterre.On cote: grosses meules, de 8J à 9c ; J meules, de 9 à O.fe ; petites meules, 2 lbs, de 9J à 10c, pour le premier choix.Le sel se vend en magasin 52Jc.Il n’y en a pas à flot, mais on attend de nouveaux arrivages sous peu.Le sel fin est coté : sacs, de $1.45 à $1.50 ; J sacs, de 37c à 39c.i Le foin est encore en abondance et bo:n marché.Je vous ai signalé les nombreiix arrivages de bois de chauffage, mais lès prix nont guère varié depuis les dernières cotes.’ • Cyprès, 3 pds.$2.40 la corde.Epi nette, 3 pds.$2.00 à $2.70 Bouleau, 3 ' “ 3.00 Merisier, 3 “ 4.00 - ** ** ti ryi Erable, 3 “ 4.50 “ 2J “ 4.00 Bien souvent j’ai entretenu vos lecteurs du projet d’une exposition à Québec, (l’eût été la fortune dans les temps malheureux que nous traversons.'La ville avait besoin de se refaire une réputation au dehors et, en forçant les étrangers de venir chez elle, c’eût été leur donner une occasion précieuse de faire valoir les rts-sources dont elle dispose. 540 LE PRIX COURANT Il a uffi d’un vent de discorde pour dissiper toutes les belles espérances si longtemps caressées.Tant de mains se sont mises au'plat—gouvernement, comité des citovcns, conseu-de-ville, syndicat de particuliers—qu’à la fin la sauce s’est trouvée gâtée.Et maintenant que le mal semble sans remède, on s’accuse mutuellement, chacun cherche à faire peser sur le voisin la responsabilité de ce qui arrive._ Nous regrettons et blâmons ces discussions.De malheureuses questions d’inté-rôt et de pression politique semblent avoir accentué de jour en jour la division entre divers groupes et amené finalement la catastrophe.Chacun prétend avoir raison, naturellement.La grande majorité du conseil-de-ville a adopté l’avis du maire qui paraît avoir eu en vue, dans cette affaii e, l’intérêt bien entendu de la ville de Québec, et les citoyens, convoqués en assemblée spéciale, ont à leur tour, à la pres-qu’unanimité, appuyé le maire et son Conseil, et prié le gouvernement de la province de consentir à ce qu’une commission, formée de membres nommés par lui et par la ville, fut instituée sans délai, selon les prescriptions légales, pour les fins de l’exposition.La réponse du gouvernement a été né gative.Il va se dépenser maintenant beaucoup d’encre, de talent et de paroles en justifications et récriminations, plus qu’il n’en aurait fallu pour faire de ^exposition un magnifique succès industriel et financier.Tout cela est bien peu pratique.Si encore la leçon pouvait porter ses fruits 1.J.T.REVUE COMMERCIALE ET FINANCIÈRE on NOTES SPECIALES.Il n’y a pas de raison pour que l’on paie $1.00 de plus par caisse ponr des allumettes qui ne valent pas mieux que les “Dominion”, simplement pareequ’-elles sont contrôlées par une maison trôs puissante.Les allumettes “Dominion”, dont la fabrication a été grandement améliorée, depuis deux ou trois ans, sont maintenant, sinon supérieures, au moins égales aux meilleures marques qu’il y ait sur le marché.Pour être certain d’obtenir le véritable article adressez-vous au gérant de la succursale de Montréal, M.Lefebvre, No 275 rue St.Paul.____________ La maison Drouin Frères & Oie, de Québec, offre en vente trois qualités de tabac en feuilles naturelles préparées d’après un nouveau procédé dont cette maison possède seule le secret.Les tabacs offerts sont de toute première qualité et ont été récoltés sur les meilleurs fermes des comtés de Montcalm et de Joliette.MM.Drouin Frères et Cie garantissent que leurs tabacs donneront toute satisfaction à ceux qui les essaieront : Ils sont très nets, exempts complètement de toute terre et de sable,par conséquent faciles à couper contrairement aux autres tabacs ordinairement mal nettoyés.t - Les tabacs sont mis enboîtes de 100 lbs, toutes les feuilles sont de même longueur et d’égale couleur.La feuille est naturelle, exempte de toute composition et de trace de vapeur, son arôme est exquis,aucun tabac de la Province de Québec ne peut rivaliser aveo ceux de MM.Drouin Frères et Cie dont l’annonce se trouve tjans une autre colonne.Demandez-leur des prix et des échantillons.> Montréal, 6 juillet 1894.FINANCES.Le taux d’escompte de la banque d’Angleterre reste à 2 p.c.; sur le marché libre, le taux de l’escompte pour les effets de 1 à 4 mois est de 1J p c._ L’encaisse métallique de la banque d’Angleterre a augmenté de £412,439 pendant la semaine.Celle de la banque ae France a augmenté de 26,000,000 de francs, or et de 1,976;000 francs, argent.Les consolidés anglais clôturent à 101.3|16 ; le 3 p.c.français à 100 72}.A New-York, les prêts à demande sont à 1 p.c.; les prêts à terme, de 1 à 3 p.ensuivant l’échéance,et l’escompte des effets de commerce, de 2} à 3 p.c.Le mouvement des fonds par l’entromise des banques est en diminution de $1,800,' 00 sur la semaine correspondante de 1893.Le change sur Londres est un peu plus facile.Les banques vendent leurs traites & vue à une prime de 9§ à 9} et leurs trai tes à 60 Jours à une prime de 9} à 10.Les transferts par le câble sont à 10 de prime.Le change à vue sur New-York est du pair à Ijl6 de prime.Les francs valaient hier à New-York, 5.16} pour papier long et 5.16 Ijl6 pour papier court.La bourse n’a pas siégé lundi, jour de fête légale ; non plus qu’hier, en l’absence de rapports des bourses de New-York et de Londres qu’a interceptés la fête du 4 juillet.Aujourd’hui, il y a eu une assez bonne activité à des cours soutenus.La banque de Montréal a fait 2191 et -220-4 Ja banque des Marchands,-^} et J-£'-uViT,« ,OB ouv"er91au ^oruirrn 162 ; la banque Hochelaga fait 1271.Pacific onTdu suspendre leurs travaux.- ¦ & * - Les établissements industriels de Chi- cago, déjà si éprouvés par la grève dta charbonniers se trouvent privés di matières premières; les immenses abattoirs, les énormes fabriques de salaisons ont renvoyé leurs ouvriers ; c’est une population ouvrière de plusieurs millions d’hommes qui se trouvent arrêtés Les chemins de fer perdent, de $250 non a $300 000, par jour.Tout le commerce est paralysé.Mais pendant que les troubles ouvrins viennent ainsi retarder le retour de la .prospérité aux Etats-Unis, nous avons mensuels avec intérêt de 6 p.o.Elles ! salué avec joie, à Montréal, la réouver-seront partagées entre les actionnaires | ture des ateliers du Grand-Tronc, qui à raison de 1 action nouvelle pour 8 ' en donnant de l’ouvrage à un millier de anciennes.Cette opération qui don- j pères de famille, va produire un chau-nera à la banque un capital de $108,000 ! gement très favorable dans le commet e dont $90,000 seulement recevront desdi-1 ae détail de la ville, videndes, lui fait réaliser un joli petit! Le commerce de la campagne, eu lait bénéfice de $18 000, tout en lui permet- de ventes, se trouve un peu plus actif-tant d’augmenter sa circulation de près ! les travaux des semailles étant t ci nude $100,000.Ce sera bien le diable si elle ! nés et ceux des foins n’étant pas encore ne trouve pas, avec $180,00 ' de plus â sa commencés d’une manière régulière, les disposition, le moyen de payer 7 p.c.de : cultivateurs font quelques achats ta dividende sur $90,0 K) et de garder du ' ' ' " ' COMMERCE Encore une'semaine tranquille à ajouter aux autres.A force de regarder à l’horizon si l’on ne pourrait point v poindre l’aurore de jours meilleurs, a fini parse persuader que nous aurions peut-être un peu de reprise lorsque la Question du tarif aux Etats-Unis strait définitivement réglée.Or le Sénat de WashiDgton vient de voter définitivement, ces jours-ci, l’ensemble du tarif mais comme le projet du Sénat comporte de nombreux amendements sur celui delà chambre des RepréseUants, ces amendements dtvront revenir devant cette dernière chambre; si celle-ci ne les approuve pas tous, il faudra une conférence entre les deux chambres et le vote de tout le congrès.Comme on le voit, le projet a encore une carrière assiz longue et assez ardue à parcourir avant d’avoir définitivement force de loi.Mais comme nous espérions aussi bénéficier de la reprise des affaires aux Etats-Unis, même sans tarif, nous tommes encore désappointés par la terrible désorganisation commerciale, financière et agricole que produit la grève des employés de chemins de fer à Chicago a dans les états environnants.Cette grève, la plus considérable qu’on ait vue aux Etats-Unis, a une origine bien mince.Il existe des difficultés entre Pullman, le propriétaire des wagons de ce nom’ avec ses ouvriers à Pullman, 111 Le propriétaire refiise de soumettre les difficultés à l’arbitrage d’étrangers La dessus les ouvriers déclarent l’établissement en quarantaine et l’Union des employés de chemins de fer, prenant fait et cause pour les ouvriers de Poll-man, déclare grève contre tous les c he-minsdefer se servant de wagons Pullman.II en est résulté une grève qui a réduit à l’impuissance une vingtaine lignes de chemins de fer rayonnai.t tour de Ohicago; couvrant une dizain» d’Etats de l’Union, s’étendant jusqu’à Winnipeg où les ouvriers du Norihcrn Les banques canadiennes sont cotées en clôture comme suit: Vend.Ach.Banque du Peuple .124 110 “ Jacques-Cartier.117} 100 “ Hocnelaga .130 126 “ Nationale 60 “ Ville-Marie ré- dJ m La banque d’Hochelaga a décidé d’émettre des actions pour $90.000 de ma- J nière à porter son capital à $800,000.] Cette émission sera faite au taux de 120; les actions seront payées par versements bénéfice pour la réserve.Les nouvelles actions du Téléphone ont fait 144 ; celles des Chars Urbains ! 144} à 144} ; le Gaz s’est vendu à 168 et 167}; le Télégraphe à 149}; le Câble à ; 139} et les Chars Urbains, anciennes actions, à 149} et 150.La compagnie de Coton de Montréal i s’est vendue 119 et la Dominion à 104.nouveautés, en ferronnerie et outihage surtout Les achats aux commis-voyageurs se font également sur une éèhel s plus libérale ; lesapparences .de b.récolte s’affirmant de plus en plus dn côté de l’abondance et donnant plus d’espoir aux marchands comme à leurs clients.Il serait temps que cette reprise de l’animation s’étendit jusqu’à notre industrie ; peut-être est-ce plus proche LE PRIX COURANT 541 qu'on ne le croit.La stagnation des affaires, d’ailleurs, parait avoir produit son plus grand effet, car le nombre des faillites diminue.Alcalis.—Peu de mouvement dans les potasses cette semaine et pas de changement dans les.prix.Potasses premières §4 1" à $4 15 ; de secondes, $3.86 ; perlasses, $0 25 à $0 60.flots de construction.—Notre correspondant de Québec nous écrit que la plupart des grands établissements du bas du fleuve sont sans ouvrage, parcequ’on n’a pu descendre les billots ce printemps, les eaux étant trop basses.A Ottawa, la descente a été mieux réussie ;« mais l’incendie de l’établissement Booth a réduit la capacité des scieries de sorte que, pour une cause ou pour une autre il faut s’attendre à une diminution considérable de la production cette année.Quoique les stocks disponibles soient considérables, si le marché américain—le sénat ayant mis le bois scié en franchise—peut reprendre ses achats, il y aufa très probablement de la rareté avant l’hiver et les prix pourraient bien hausser.On est du moins, à peu près sûr qu’ils resteront ' très fermes.Le commerce de la ville est toujours calme.Charbons et bois de chauffage.—Le charbon anthracite vient encore de hausser de 16c par tonne à New-York.Le prix ici n’a pas encore été changé, mais comme il y a généralement une hausse de 26c tous les ans au mois de juillet, il est fort probable que cette hausse sera décidée avant peu de jours, peut être même avant la publication de notre prochaine revue.Les exactions des chemins de fer gênent.toujours l’approvisionnement de notre ville en bon bois de chauffage.Le bois mou est plus abondant ; à Québec, 4e-bois de-corda.est ^surabondant et.à bis prix, mais ce n’est pas généralement la qualité qu’il faut pour notre marché.Cuirs et peaux.—La chaussure n’a pas repris d’activité et n’achète pas encore, l’exportation prend toujours quelques lots dôbufl0es,de ouirs fendus et decuirs il semelles, mais le commerce conserve son caractère général de tranquillité, n’attendant guère de changement avant le mois prochain.Les peaux vertes se vendent toujours a :i.J, 2j et ljc aux commerçants qui ont de la difficulté à revendre aux tanneurs à leur taux ordinaire de commission.Les agneaux sont payés maintenant de -ô è 30c la pièce, les veaux, 6c la livre, les moutons tondus, 20c.La saison des veaux est à peu près terminée, il n’en vient que peu sur le marché, mais les offres d’agneaux deviennent plus considérables.• Draps et nouveautés.—La mise sur le m irché du stock très considérable de la Compagnie Générale des Bazars, va peut-être donner de l’intérêt au commerce de détail ; mais il est probable qiopeude marchands seront en position d’offrir un prix suffisant pour une quantité si forte de marchandises.On s’attend à ce que le tout retourne à l’nn des anciens propriétaires.Le commerce de gros voit un peu plus de ventes de marchandises d’automne à la campagne, et il reçoit de meilleures remises de ce côté.La distribution des produits de la vente du fromage au 1er juillet se fait déjà sentir.La ville achète moins et ne paie pas très régulièrement.Épiceries.—Le marché des sucres se tient assez ferme ; les sirops et les mélasses ont une demande très tnodérée.Les raisins secs sont toujours rares, pour les bonnes qualités de raisins d’Espagne : Valence et Malaga.Les ommes sèches sont presque disparues u marché de gros.Lob pommes au gallon sont très fermes.Les autres fruits secs ont une demande normale à des prix soutenus.Rien de nouveau à signaler dans les conserves de légumes et de poisson.Fers, ferronneries et métaux.—Nous signalons cette semaine, une baisse de le par livre sur l’étain, et une baisse de 6c par boite sur la petite tôle Canada plate.La demande en ferronneries est assez active, tant pour la ville que pour la campagne et la collection est passable.Huiles, peintures et vernis.— Rien de nouveau dans ces lignes.L’huile de loup marin nouvelle est en offrç et pèse un peu sur les prix, mais il n’y a pas de cote possible au-dessous de 40c pour la raffinée.Laines.—Le marché des laines est toujours très faible et il n’aura de l’activité qu’après le vote définitif du tarif américain., Salaisons.—Les lards eont toujours fermes.Les maisons de gros ont haussé de 6c le prix de la graisse pure et de 4c le prix des jambons.Revue des Marchés Montréal, 6 juillet 1894.GRAINS ET FARINES MARCHÉS DE GROS Mark Lane express du 2 juillet, danB sa revue hebdomadaire du marché des grains, dit : “Les blés anglais sont tranquilles.Sur le marché de Londres, il y a eu une hausse moyenne de 2d par quarter pour les blés étrangers.Les Californie sont fermes, cotés à 26s en route; No 3 roux d’hiver, sur place, 22s.Le maïs est un peu plus cher.Des chargements de maïs américain se sont vendus à 17s 9d.L’orge et l’avoine eont soutenus.La graine de lin a haussé de 6d.Aujourd’hui les marchés sont lems.Il y a beaucoup d’offres en blé anglais et les blés étrangers sont plus fermes.Le blé roux d’Amérique est en baisse de 3d.Les Californie sont fermes ; le maïs rond baisse de 3d ; l’orge est terne.Les prix des haricots et des pois ont été bien tenus.’’ Il y a un instant d’arrêt dans le mouvement de hausse en Europe, surtout pour les achats à livrer; c’est en ce moment que se mettent sur le marché les premiers blés d’hiver de la récolte des Etats-Unis et l’on attend là bas d’avoir des nouvelles définitives du rendement afin de savoir de quel côté vont se diriger les cours ; aussi les marchés sont tranquilles, tant en France au’en Angleterre, avec des prix plutôt faibles pour le futur.MARCHE DE CHICAGO Blé— Semainb.Plus Plus bus.haut.Clôture.Clôture précé- dente.Comptant.Juillet 572 59j .38 582 -eptembre.Décembre .59J 621 612 6li 60j 612 691 63‘ Maïs— Comptant.J uillet 111 418 411 411 Septembre .Décembre.111 4H 412 111 Avoink— Comptant.Juillet 33 378 2U2 372 3GJ 29J >eplembre.Décembre.‘281 282 Lakd— Comptant.Juillet 12 20 12 50 12 57 12 6 i Septembre.Décembre.12 50 12 69 12 6) 12 70 Saindoux- Comptant.Juillet — 6 62 6 70 6 7) 6 70 Septembre.Décembre ?i 70 6 8) 6 77 G 82 Fla.vcs— Comptant.Juillet .0 4'J 6 45 6 45 6 50 Septembre.Décembre.6 45 G 50 6 50 6 55 VIS DE FAILLITE DANS I.'AKKAIRK DK N.ROYER & CIE, Québec.Les soussignés vendront par encan, au magasin No il î ue Notre-Dame, Québec, .Meroredl, le 11 Juillet 1894, a onze heures, Fonds de commerce de Marchandises sèches.*7,832 18 Fixtures .162 90 Dettes do livres d'après liste *7,995 38 1,089 58 Le magasin sera ouvort le 10 courant.OCT.LEMIEUX & CIE, Encanteurs.KENT & TURCOTTE, 97, rue St-Jacqucs.La dépêche de Beerbohm en date du 4 juillet, dit: “Chargements à la côte, blé, peu d’offres ; maïs, rien ; chargements en route ou à expédier, blé roux terne, blé blanc tenu ferme,do étranger, tranquille ; maïs ferme.Mark Lane, blé anglais ferme, do étranger tranquille ; maïs américain ferme, do du Danube aoutenu.—Farines anglaises et américaines lentes.Blé d’Australie à la côte, 23s 6d, présent mois et suivant 24s 6d Blé de l’Argentine, ex-vapeur, 23s 6d, présent mois et suivant, 22s.Li-verpool, blé sur place, très peu de demande, do maïs tranquille soutenu.” Nos échanges de France nous apportent des nouvelles jusqu’au 20 juin.La température, par là bas, était un peu plus favorable qu’au dernier rapport, mais il y avait encore du danger et, dans tous les cas, il y avait déjà du dommage qui ne pouvait se réparer.Voici ce qu’eu dit le Phosphate de Paris dans son numéro du 20 juin : “ Les surproductions et les stocks ne i sont pour rien, je ne cesserai de le ré- f>éter, dans les bas prix des céréales ; es causes sont ailleurs, je ne suis pas seul de cet avis, et particulièrement de j l’autre côté du détroit.On s’en préoc-j cupe et on cherche à y remédier.“ Il existait, dans le monde entier, en blés, d’après Beerbohm, en quarters de 8 minots.“ Assurément, même avec les perspectives d’une bonne récolte, la situation n’est pas surchargée en France et en Angleterre ; maintenant que le froid et la pluie nous valent et la rouille et la verse, la hausse des prix devient tout à fait probable si le temps ne change pas promptement et complètement en nous donnant la chaleur sans eau.De tous côtés, l’épiage et la floraison se font mal et, au lieu d'une récolte prëcooe, on peut s’attendre à un peu de retard. 542 LE PRIX COURANT “ En Angleterre, les dent également de la fermiers deman-_ chaleur dont les blés et l’orge ont grand besoin.L’avoine continue à bien se présenter “ En Allemagne, on se plaint beaucoup de l’excessive humidité, surtout pour le seigle qui en a souffert pendant la floraison.¦ “ En Hongrie, les espérances que l’on concevait si belles pour le blé ont disparu et les derniers-rapports officiels ne montrent plus qu’une récolte passable.Celle de colza promet cependant devoir être meilleure que l’année dernière.“ En Autriche, les plaintes vont également en augmentant, surtout en Bohême.“ En Italie, d’après les plus récents avis officiels, les intempéries causent des plaintes ; les mauvaises herbes sont très abondantes et le développement excessif de la paille est nuisible aux épis.“ En Espagne, la récolte de blé ne sera pas plus que moyenne et probablement moins.“ En Belgique et en Hollande, les récoltes ont fait peu de proprès par suite du mauvais temps, mais les plaintes ne sont pas encore graves.“ En Roumanie, les avis sur la récolte sont très favorables ; celle de colza promet l’abondance.Les vents chauds annoncés d’Ibraïl par dépêche du 8 juin ne paraissent pas avoir nui beaucoup aux récoltes.“ En Russie, l’excès des pluies a fini par causer de sérieuses inquiétudes ; d’Odessa, une dépêohe parle de dommages causés aux récoltes dans la Grimée, dans plusieurs districts, il y aurait eu des dommages causés par la pluie et les vendeurs se retireraient ”.Aux Etats-Unis, les mouvements du blé nouveau d’hiver attirent l’attention de tout le monde.Une dépêohe de Toledo, Ohio, du 2 juillet dit: “ Dans ces quatre derniers tours, MM.0.O.King & Oie, ont reçu des réponses de 3588 marchands de grains et meuniers fiables, qui couvrent tout le territoire des six princi- fi aux états à blé d’hiver où se produisent es denx tiers de la récolte totale des Etats-Unis.On a maintenant la pers pective d’une récolte au dessus de la moyenne.L’Ohio est le mieux partagé j sur 720 rapports de cet état 22 seulement rapportent une perspective au dessous de la moyenne.L’indiana, promet presque autant.L’Illinois, le Michigan et le Missouri ont une bonne perspective.Les rapports du Kansas sont irréguliers et la récolte y sera probablement inférieure à la moyenne.Quatorze cents cultivateurs disent qu’ils vendront aussitôt que possible ; 400 disent qu’ils sont forcés de vendre : 718 disent que l’on vendra tout de suite à peu près la moitié de la récolte et 886 autr.s disent qu’ils ne veulent pas vendre aux prix actuels.On est plus disposé à vendre dans l’Illinois, l’indiana et le Missouri, que dans l’Ohio et le Kansas.Il y a moins de vieux blé chez les cultivateurs que l’année dernière.” Les marchés de spéculation sont ternes ; mercredi était fête ; mardi, la bourse était c1ob6, de sorte que led'cotes, les plus récentes que nous puissions donner sont celles de lundi.Ce jour là, le blé a clôturé à Chicago: sur juillet à 58, sur septembre à 80J et sur décem bre a 631o.A New York, blé sur juillet, 61c, sur août, 62}c, eur septembre 63Jc, sur décembre, 07jc.Ces cours sont en baisse sur ceux d’il y a huit jours, en conséquence des bonbonnes apparences de la récolte en blé d’hiver.Au Manitoba, on a enfin eu de la pluie en quantité suffisante mais elle est arrivée trop tard pour une partie de la province et des territoires ; l’opinion générale des cercles les mieux informés est que la récolte est irrévocablement de sa position et que, avec un temps favorable d’ici àln moisson, le mieux qu’on puisse attendre, c’est une récolte modérée.C’est du moins ce que nous en apprend le Commercial.Le marché à Winnipeg a été plus faible, sous l’influence de la température favorable et de la baisse à l’extérieur ; les prix ont perdu ljc sur le plus haut; on avait fait 64c au début pour le No 1, que l’on ne cote plus en clôture que 62Jc comptant, livré à flot à Fort William." Dans le Haut Canada., la meunerie to-cale achète assez activement du blé, mais il n’y a pas de demande pour l’exportation.L’avoine a encore haussé de le par miuol mais elle l’a ensuite perdu.L’orge et les pois n’ont de demande que pour la consommation locale.A Toronto on cote : blé blanc 58 à 60c, blé du prinlemps 00 à 60c ; blé roux, 68 à 60c ; pois No 2, 55 à 66$ ; orge No 2, 39 à 41c ; avoine No 2, 37 à 00.Le marché de Montréal est bien calme; il n’y a guère eu d’exportation que pour les pois.Le prix des pois étant monté à 6s ld à Liverpool et les exportateurs ayant pu obtenir du fret à bou marché, il a été vendu environ 35,000 minots qui ont été expédiés immédiatement, partie Eour Liverpool et partie pour Londres.et|prix ont été à la parité de 71J à 72c, eu entrepôt soit de 72* à 73c à flot.Les détenteurs, dont quelques uns ont du stock depuis deux ans, paraissent décidés à profiter de la demande actuelle pour liquider leurs opérations en pois.L’avoine No 2 d’Ontario est encore assez bien tsnue, mais un peu moins demandée, dans les prix de 42* à 43c ; la demande est toute locale.L’avoine No 3 qui est la plus belle de notre province est absolument sans demande, quoiqu’on l’offre à 4c même 5c au-dessous de l’avoine No 2, c’est-à-dire, de 38 à 39 le minot de 64 lbs.En orge, il n’y a pas d’offre et il y a peu de demande aux prix nominaux de 46 à 48o par 48 lbs pour l’orge à moulée.Le sarrazin n’a pas de marché en gros Les farines sont un peu plus demandées de la part de la campagne qui a épuisé ses stocks ; quant à la boulangerie.elle continue à vivre au jour le jour.Les cours sont toujours nominaux.Les farines d’avoine sont fermes à $4.60 pour toutes les sortes.Nous cotons en gros : Blé roux d’hiver, Can.No 2.$0 no à 0 60 Blé blanc d’hiver “ No 2.0 00 à 0 00 Blé du printemps “ No 2.0 58 à 0 60 Blé du Manitoba No 1 dur.0 75 à 0 76 ‘ No 2 dur.0 73 à 0 74 “ • No 3 dur.0 00 à 0 00 Blé du Nord No 2.0 00 à 0 00 Avoine.;.Q 39 à 0 43 Blé d’Inde, en douane.0*00 à 0 00 Blé d’inde, droits payés.0 62 à 0 63 Pois, No 1.0 82 à 0 83 Pois, No 2,(ordinaire).0 71 à 0 73 Orge, par minot.0 48 à 0 48 Sarrazin, par 50 lbs .0 46 à 0 48 Seigle, par 66 lbs.o 00 à 0 0Ô FARINES Patente d’hiver.$3 60 à 3 80 Patente du printemps.3 66 à 3 85 Patente Américaine.6 00 à 6 10 Straight roller.3 00 à 3 10 Extra.r.2 00 à 2 80 Superfine.2 60 à 2 60 Forte de boulanger (cité).3 46 à 3 60 Forte du Manitoba.3 40 à 3 50 EN SACS D’ONTARIO Medium .$1 45 à 1 50 Superfine.l 16 à 1 25 FARINE D’AVOINE Farine d’avoine standard, en barils.4 60 à 0 00 Farine d’avoine granulée, en barils.4 60 à 0 00 Avoine roulée en barils.4 60 à 0 00 MARCHÉ DE DÉTAIL Malgré la pluie de la veille et de la nuit, un bon nombre de cultivateurs avaient apporté du grain, mardi dernier, au marché Bonsecours.Quoiqu’on ne puisse guère prévoir l’arrivée de la nouvelle avoine sur le marché avant une couple de mois, on commence cependant à vouloir se débarrasser de ce qui reste de la vieille et les offres sont considérables.Les prix payés mardi ont été de 85 à 90c la poche, lorsque l’on prenait toute la charge, et de 95c à $1, lorsqu’on ne prenait qu’une poche ou deux.En magasin, les commerçants vendent l’avoine de 95 à $1.00 par 80 livres.Le blé-d’inde jaune des Etats-Unis fait 60c par minot, et le blanc 65c.Les pois No.2 valent 70 c et les pois cuisants de 86 à 90c par 60 lbs.La graine de lin par minot de 60 lbs vaut fl à $1.10.L’orge No.2 de la province vaut de $1.00 à $1.06 par 96 lbs.La farine ae seigle vaut $2 par 100 lbs.La farine d’avoine vaut $2.36 à $2.40 par 100 lbs.BEURRE MARCHÉS ANGLAIS On écrit de Bristol : “ Le marché du beurre est inactif, malgré les bas prix.Les cours restent sans changement notable.Les crémeries d'Irlande sont cotées de 92s à 96s ; les Waterford et les Limerick de premier choix de 8* à 90j ; do fins, 80 à 86s.Les prix cotés par le câble pour beurreries canadiennes à expédier immédiatement, n’existent aucun intérêt parmi les acheteurs, quoique, d'habitude, il se fasse quelques forts achats de cet article à cette saison de l’année.” On écrit de Liverpool : “ Il n’y a aucun changement dans la demande, pour les beurrts du continent et le marché est très lent.Il n’y a de demande que pour les qualités très fines.En beurre d’Irlande, il n’y a qu’une demande de détail, mais, comme les marchés de production sont fermes, les prix ici sont sanB changement.Le marché clôture tranquille.MARCHÉ DE MONTRÉAL Le marché local pour le beurre de beurrerie est soutenu ; on paie le beurre de juin 19c, à la campagne, pour la consommation locale et l’on revend 20c à l’épicier.Mais il y a/encore quelques spéculateurs qui offrent une fraction de plus que 19c et qui réussissent parfois à acheter de bonnes beurreries, dont ils mettent le beurre en glacière en attendant qu’on puisse l’exporter.Pour l’ex- LE PRIX COURANT 543 portation actuelle, il ne peut en être question, le prix de notre marché étant plus élevé que celui du marché anglais.En fait de beurre des townships, il n’y a pas beaucoup de stock de première qualité; mais la demande n’est pas active et l’on a juste l’écoulement de ce qui s’offre.Les prix sont sans changement.Les beurres de l’Ouest sont encore moins demandés.FROMAGE MARCHÉS ANGLAIS On écrit de Liverpool : “La demande se maintient active; il n’y a pas d’accumulation de stock; et même, en général, on remplit les commandes avec le fromage qui arrive et qu’on livre sur le quai, au fur et à mesure du débarquement.En conséquence les importateurs sont très fermes, surtout en conséquence de la hausse des offres faites par le câble.On croit géné-ralëment que les prix ont touché le fond.Le marché clôture ferme.Nous cotons r Canadien coloré extra fancy 46 à 47s do, des Etats Unis, 45s 6d à 46b 6d ; canadien blanc, 45s 6d à 46s 9d ; do des Etats Unis 45s à 46s ; très fin, 44s à 45s 6d.” On écrit de Bristol: “La demande de là compagne s’est ralentie un peu.Les cours pour le disponible sont plus faciles et les canadiens de choix arrivés par l’Alcides, et le Mexico sont offerts de 46s à 47s.Pour future expédition, il y a moins de disposition à acheter, les prix courants ne donnant aucun changement signalé.Les rapports du Canada disent que la production sera très considérable.Cependant les importateurs ne poussent pas la vente et leurs idées ne coïncident pas toujours;” MARCHÉS DBS ETATS-UNIS.Canton, 30 juin.Dix-huit cents fromages vendus à 8$c et 1500 à 8{jc.Ogdensburg, 30 juin—Tout ce qui était en vente ce matin, 2244 meules, a été vendu à 9c Bauf un lot de 117 meules qui n’a fait que 8Je.Utica, 2 juillet—Ventes aujourd’hui 318 meules à 8c 5585 à 8jjc, 2916 à 8Jc, 568 à 8|jc, 976 à commission.Little Falls, 2 juillet—Ventes de fromage 565 à 7i}o.7680 à 8o, 1820 à 8Jc, 720 à commission.MARCHÉS D’ONTARIO London, 30 juin—Vingt-six fromageries ont mis en vente 4,043 meules.Ventes, 60 à 8jc ; 240 à 9c ; 120 à 9.1 [16c ; 1,088 à 9|c.Marché actif.Belleville, 3 juillet—Vingt-cinq fromageries ont mis en vente 1,830 meules de fromagé blanc et 1,090 de coloré ; ventes: 325 blancs à 9c ; 180 à 9.1[16c ; 205 à 9Je ; 315 colorés à 9c ; 210 à 9.1[16c ; 225 à 9Jc.Ceci comprend tout ce qui reste de juin.Ingereoll, 3 juillet — En vente aujourd’hui 2,030 meules de la fin de juin.Ventes, 420 à9.1[16c.Les fromagers demandent 9Jc.MARCHÉ DE MONTREAL Le marché s’est maintenu ici aux mêmes taux que la semaine dernière et, s|il y a quelque différence c’est que la situation est un plus forte aujourd’hui.Il y avait en offre, lundi, au quai, environ 5,000 meules arrivées tant par bateaux que par chemins de fer.Il en a été disposé sur la base de 8Jc pour les meilleurs lots, sauf deux^ou trois qui ont obtenu 8Jc sauf vérification.Il s’en est vendu nus9i à partir de 81c La qualité des arrivages cette semaine était à peu près la même que la semaine précédente, c’est-à-dire que la chaleur en avait endommagé plusieurs meules Mais si l’on considère que le fromage d’OgdenBburg s’est vendu à 9c et celui de London à 9 1[16 et 9Je on-ne peut manquer de s’étonner de la différence qui n’est certainement pas justifiée par la différence dans la qualité.Le fait est connu que des exportateurs ont fait des offres à livrer du fromage de juin à de très bas prix eu Angleterre ; ces offres ont été acceptées, t les vendeurs sont maintenant en demeure de s’exécuter.Or ils n’ont pu exécuter toutes leurs commandes et cherchent maintenant à acheter plutôt sur les marchés d’Ontario ou des Etats-Unis que sur celui de Montréal, espérant ainsi se réserver le marché de Montréal pour compléter leurs achats aux meilleures conditions possibles.Quoiqu’il en soit, les prix sont fermes et il est probable, qu’ils ne baisseront pas d’ici à lundi.Les exportations de la semaine dernière ont été : Par Pour Fitiijinpvj Bourru Mongalian.Liverpool.5,196 Oregon.“ 3,896 Lake Superior “ 1,747 Hibernian.Glasgow.3,291 Amarynthia.“ .1.583 Memphis.Bristol.Il’177 183 76 Sur les arrivages de la semaine 48 chars sont pour l’exportation, ce qui en laisse 286 pour le mart hé local.Les arrivages ne sont pas très forts pour la saison ; cependant ils sont encore en excès sur la demande.Il y a de très forts Btocks dans les gares, que les compagnies forcent les consignataires à enlever.Nous cotons le marché terne, faible et en faveur des acheteurs.Comme d'habitude avec un pareil marché, les prix sont irréguliers.Il y a bien peu de foin assez bon pour atteindre nos cotes- extrêmes.Les cotes pouf les autres qualités sont nominales.A Montréal, le marché pour l’exportation est nul, sauf quelques achats d’un char ou deux, de temps à autre, pour les Etats-Unis, aux prix de $5.60 pour le No 2, et de $7.00 pour le No 1, livré sur wagon >- Le marché anglais permettrait peut-être d’exporter sur la base de ces prix d’achats, avec un fret à bon marché ; mais il n’y a guère en ce moment 'entre les mains des exportateurs de foin qui coûte moins de $7.00 la tonne pour le No 2, et de $8.00 pour le No 1.Dano ces conditions, l’exportation ne se fait qu’à perte, ou du moins sans profit.Le marché local est très calme et passablement faible.Nous cotons au détail : Totaux.27,700 258 Sem.corresp.1893.45,421 831 Exportations à date : ' 1894.349,731 1 919 1893 .309,529 1,998 ŒUFS Le marché des œufs est stationnaire quoique plus ferme de tendances ; les œufs mirés se vendent quelques fois jusqu’à 11 Je, mais le prix du marché est de 10J à 11c.FRUITS Les oranges, les bananes et les citrons sont en grande demande et se vendent à des prix fermes.Il a été vendu, lundi, plusieurs chars de fruits de Californie, qui ont obtenu de bons prix ; les détenteurs, voyant aujourd’hui que la grève empêche les expéditions suivantes d’ar- j river j ont haussé les prix pour les dé- ! tailleurs; de sorte que les pêches et les | prunes sont plus chères, ainsi que les abricots.POMMES DE TERRE.Les retardataires s’empressent d’offrir leur reste de stock qui ne rencontre qu’une petite demande.Les piix maintenant sont nominaux, le marché de la récolte de 1893 est fini.FOIN PRESSÉ ET FOURRAGES A Boston on cote : Choix à fancy en grosses balles.$16 00 à $17 00 Choix à fancy en petites balles.16 00 à 16 00 Beau à bon.14 00 à 15 00 Pauvre & ordinaire.il 00 à 13 00 Mêlé.10 00 à 12 «0 Paille de seigle.14 00 à 14 60 “ d’avoine .8 50 à 9 00 F.iin pressé No 1, la tonne.;., Un Jo No 2 do .,.8 00 h 0 00 ilo do No 3, do ., .0 00 à 00 00 l’aille vieilli! do .3 50 é 4 60 Mnilli-e - extra la tonne .-22 .00 il 23 00 Uo N o 1 do tlo No 2, Gru blanc do
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