Le Prix courant : journal du commerce, 17 août 1894, vendredi 17 août 1894
LE PRIX COURANT REVUE HEBDOMADAIRE Du Commerce, de la Finance, de l’Industrie, de la Propriété Foncière et des Assurances YOL.XIY MONTRÉAL, VENDREDI 17 AOUT, 1894 No 25 ÇA ET LA.La statistique de l’émigration constate que les Canadiens ont cessé d’émigrer aux Etats-Unis.Il ne faudrait pas attribuer tout le mérite de cette cessation de l’exode de nos Canadiens au travail de nos agents de rapatriement, si méritoire qu’il soit.L’émigration aux Etats-Unis a cessé depuis un an, dans tous les pays, parcequ’il n’y a plus de travail aux Etats Unis et c’est au contraire des Etats Unis vers les autres pays que se produit actuellement le mouvement de la population.Ainsi il y a plus d’ouvriers anglais, français, italiens, etc., qui retournent dans leurs pays, quittant les Etats-Unis, qu’il n’y a d’émigrants de ces pays vers la république américaine.Il en est de même en ce qui concerne le mouvement de la population canadienne.Non seulement elle ne s’en va plus aux Etats Pnis, mais celle qui était là-bas s’en revient au Canada.Mais comme ce rapatriement est dû à la crise commerciale et industrielle qux Etats-Unis, il ne faudrait pas lui attribuer une permanence qu’il ne saurait avoir.Nous sommes persuadé que, la crise passée, l’émigration reprendra son cours régulier comme auparavant.Il y a évidemment des gens qui voudraientobtenirunengagementou tout au moins une promesse pins ou moins formelle du gouvernement fédéral au snjetde la subvention à être accordée à une ligne directe de navigation entre le Canada et la France.On voudrait probablement avoir quelque chose de ce genre à offrir aux capitalistes belges, anglais ou allemands, en vue d’une émission d’actions ou d’obligations.Ainsi la compagnie qui fait un service mensuel entre Montréal et Anvers sous le nom de “ Ligne Columba ” et qui a pu se faire recommander pour la subvention par l’organe du parti ministériel.La Minerve, est en train d’émettre à Anvers des obligations an montant de 4,000,000 de francs ($800,000) et l’on conçoit que l’an- nonce d’uue promesse de $75,000 par année de subvention, ferait un excellent effet sur le prospectus de cette émission.Nous l’avons déjà dit, si nous voulons un service régulier qui nous permette de tirer parti du traité franco-canadien, deorandons-le exclusivement à une compagnie française ou franco-canadienne.Si les tentatives précédentes n’ont pas réussi, tenons compte du grand changement déjà survenu dans nos relations commerciales avec la France, même avant le traité ; et de l’augmentation nécessaire de ces relations lorsque le traité sera ratifié.Mais, pour l’amour de Dieu, n’allons pas confier nos intérêts conjoints à des étrangers dont l’intérêt national sera probablement d’empêcher nos relations avec la France.Nous n’avons pas encore dit un seul mot dans ces colonnes de la conférence intercolouiale qui a siégé il y a déjà plus d’un mois à Ottawa.Qu’aurions uous pu en dire 7 Nous avons suivi avec autant d’attention que possible les rapports puMiés par les journaux quotidiens des séances tenues à huis clos par ces délégués coloniaux qui, voyageant aux frais de leurs colonies respectives avèc Mesdames leurs épouses, nous paraissaient plutôt des politiciens en excursion autour du inonde, que des hommes d’état cherchant à élaborer un projet utile, sérieux et praticable.On y a beaucoup parlé, paraît-il, de fédération impériale et de tarif de faveur réciproque ; deux choses absolument impraticables en ce moment, sans parler de leur utilité plus ou moins contestable.La fédération impériale est impraticable, 1er parceque l’Angleterre n’en veut pas ; 2o parceque les colonies n’en veulent pas.La réciprocité Intercoloniale est également rendue impraticable, d’abord par l’opposition de l’Angleterre, ensuite par les conséquences qu’elle entraînerait dans les rapports avec les nations avec qni l’Angleterre a un traité contenant la clause de la nation la plus favorisée.Il n’est pas bien sûr, d’ailleurs, que les colonies elles-mêmes en veuillent.La seule question d’intérêt réel qui y a été discutée c’est celle de l’établissement d’un câble océanique entre le Canada et l’Australie, n'ultèimdnL que sur des possessions anglaises.Pour bien comprendre la portée de ces derniers mots, il faut se rappeler qu’il y a déjà un câble posé sur à peu près un tiers de la distance à parcourir, soit d’Australie à la Nouvelle Calédonie ; mais ce câble a été construit par une compagnie française et attérit sur une colonie française.Il faut donc, pour ue pas blesser 1 e Jingoïsme de ces Messieurs, non pas continuer jusqu’à Victoria la ligne ainsi commencée, mais construire uu câble nouveau d’un bout à l’autre et surtout qu'il soit exclusivement “ british, you know ! ” ~ Mais même sur cette question qui peut avoir quelqu’intérêt pour l’Australie et pour la Colombie Anglaise, la conférence s’est contenté d’émettre un vœu, de passer une résolution, eu termes généraux, sans élaborer davantage le projet, sans déterminer la subvention à fournir par les deux pays, et sans s’inquiéter, du reste, si l’exploitation de ce câble pourra couvrir ses frais.Il est vrai qu’il serait très utile, en cas de guerre, au gouvernement impérial ; mais alors que le gouvernement impérial le fasse construire.Il y a, chose extraordinaire, plus d’une semaine que les tramways électriques de Montréal n’ont tué personne.Et déjà il n’est plus question de forcer la compagnie à munir ses chars de garde-corps.Sous l’émotion produite par des accidents entraînant mort d’homme, on s’était procuré quelques garde-corps que l’on avait mis sur le devant de quelques-uns des tramways.Actuellement on se préoccupe de la même question aux Etats-Unis et plusieurs inventeurs offrent les garde-corps de leur invention.Le Scientific American en décrit un qui vient d’être adopté par une grande cité américaine et qui se pose, non Le papier sur lequel est imprimé “ LE PRIX COURANT ” est fabriqué par la Canada Paper .Co., Montréal 700 LE PRIX COURANT pas sur le devant du tramway, mais devant les roues de chaque côté.C’est plus simple et peut être plus pratique.On devrait bien en faite l’essai à Montréal.Nous ne l’espérons guère, cependant, à moins que le propriétaire de l’invention ne trouve le moyen d’y intéresser quelqu’échevin.En attendant, nous nous contenterions du filet actuel qui vaut toujours mieux que rien du-tout.LA CHAMBRE DR COMMERCE DU DISTRICT DE MONTÉAL.L’excursion organisée par la Chambre de Commerce du District de Montréal a eu lieu jeudi de la semaine dernière.Le temps pluvieux de la matinée a malheureusement retenu chez eux u 1 bon nombre de ceux qui se propos lient d’y preu dre part; cependant la chambre peut se flatter d’avoir, malgré ce contretemps, réuni il bord du Trois-Rivières, une société d’élite où la qualité compensait largement le léger dé faut de quantité.Les dames qui ont bravé les menaces du ciel sombre et orageux pour orner de leur présence cette fête de famille, méritent des félicitations spéciales et, hâtons-nous de le dire, la bonne moitié des excursionnistes était composée de représentants du beau sexe.Aussi, tandis que les membres du conseil de la chambre et autres hommes sérieux parlaient de questions commerciales dans la cabine de l’entrepont, le grand salon du premier pont était occupé par des couples animés qui valsaient ou polkaient aux sons d’un orchestre très bien composé.Nous félicitons sincèrement les organisateurs, et spécialement M.L.E.Moriu jr., de la manière très entendue dont tout a été organisé et arrangé et uous souhaitons qu’ils y aient trouvé, outre le succès d’amusement qui est incontestable, un bon succès financier.Mais on ne s’est pas uniquement amusé à cette excursion, ce qui aurait peut-être été préférable car bon nombre de membres de la chambre, occupés ou retenus ailleurs par leurs devoirs sociaux, n’ont pu prendre part à la séance extraordinaire de la chambre qui a eu lieu dans la soirée dans la i-abine des dames.Or, à cette séance improvisée, on a mis sur le tapis un pro jet d’une envergure peu commune et qui a besoin, pour réussir, de l'appui sérieux, actif et généreux de tous les membres.Il s’agit de l’achat d’un terrain tout à fait central, au coin de la rue St Jacques et de la côte St-Lambert, et de l’érection sur ce terrain d’un édifice pour la Chambre de Commerce du district de Montréal.Comme nous sommes du nombre des membres qui n’ont pu assister aux délibérations, nous ne pouvons donner aujourd’hui les chiffres qui ont dû être soumis à l’assemblée.Le terrain dont il s’agitcouvre une superficie considérable que là chambre ne voudrait pas, sans doute, occuper toute ; mais nous savons que, il y a deux ou trois ans, les agents chargés de la vente de ce terrain en demandaient $7.00 du pied.Un site de 50 x 100, soTL 5,000 pieds carrés, coûterait p.ir conséquent $35,000.En supposant que l’on ne payât que $5.00 du pied, ce serait une dépense préliminaire de $25,000.Mettons $125,000 pour y construire quelque chose de convenable, c’est un capital de $150,000 à trouver.Et la chambre n’a certes pas cette somme en caisse.- - Le Board of Trade s’est construit un édifice qui lui a coûté environ un million et, quoiqu’il fut plus riche que la chambre de commerce, il lui a fallu, à lui aussi, trouver des fonds ailleurs.Si nous ne faisons pas erreur, il s’est procuré ces fonds de deux manières : par l’émission de parts ou actions donnant un droit de propriété aux souscripteurs dans l’édifice construit, et ensuite par l’émissiou d’obligations à 5 p.c.garanties par une hypothèque sur la propriété.Ces deux ressources sont également à la disposition de la chambre de commerce ; il ne s’agit, pour elle, que de trouver des souscripteurs.Il nous paraîtrait convenable d’égaliser à peu près les sommes deman dées aux actionnaires et aux obligataires.Si l’on demandait plus aux derniers qn’aux premiers, il serait prudent de ne pas dépasser la proportion de deux cinquièmes pour les actionnaires et de trois cinquièmes pour les obligataires.Dans ces conditions, pourvu qu’il n’y ait ni extravagance ni boodlage dans la construction, les actions et les obligations offriraient un placement sûr pour lequel on pourrait trouver des souscripteurs parmi nos capitalistes canadiens.Pour payer 6 p.c.sur le capital que nous venous de mentionner, il faudrait un reveuu de $9,000 par année, ce qui n’est pas une impossibilité ’avec un édifice convenable dans une position aussi avantageuse.Voila, croyons-nous, sauf les chiffres qui sont de notre cru, les gran- des lignes du projet soumis à la chambre.Il fallait, d’abord, s’assurer du terrain ; moyennant un dédit de $500, on pouvait avoir l’op tion d’acheter d’ici il trois ou quatre mois.Cette somme de $500 a été souscrite séance tenante et nous avons lieu de croire que la chambre est maintènant en possession de l’option.La chambre devra donc ne pas perdre de temps pour organiser la souscription du capital nécessaire à l’achat du terrain.Elle devra, cependant.se faire autoriser par le parlement fédéral pour ces opérations qui dépassent les pouvoirs con férés par l’acte général constituant les chambres de commerce, comme le Board of Trade l’a fait, d’ailleurs.Nous souhaitons le meilleur succès à la chambre, et à son digne président, M.Hormisdas Laporte, qui s’intéresse vivement à la réussite de ce projet, et nous mettons nos humbles services à leur disposition, pour autant que nous pourrons les aider.MODES ET NOUVEAUTÉS Outre la soie de ver à soie, nous avions déjà la soie de bois.Les Italiens remettent à la mode l’antique étoffe de Byssus, ou soie de bivalves.On vend, paraît-il, à Palerme, à Lucques et dans d’autres villes italiennes, des articles résistants, des châles, chaussettes, bonnets, gants, bourses, etc., qui seraient fabriqués avec des fils tirés d’un mollusque très répandu dans la Méditerrannée et connu sous le nom de pinna.Certains coquillages, la moule entre autres, sécrètent pour s’attacher aux rochers des filaments sou pies et très résistants, le byssus, pour employer le mot propre.Ces fils sont d’une grande finesse, mais très courts.Il existe, cependant, des coquilles énormes chez lesquelles le byssus présente des dimensions utilisables.Tel est le cas pour le mollusque pinna, connu en France sous le nom de jambonneau, à cause de sa forme.On trouve ce mollusque abon damment entre la Corse et la Sar daigne, les côtes d’Italie et de Sicile jusqu’à Malte, au milieu de forêts de plantes sous-marines, à une profondeur de 15 à 18 pieds.On détache la coquille avec un crampon en fer ; elle adhère an rocher où elle est attachée par ses fils.On détache la touffe filamenteuse qu’on nettoie à l’eau de savon ; puis ou la peigne pour enlever les fils cassés ou trop épais ; le résultat du peignage se LÈ PRIX COURANT 701 traduit par un tiers de kilogramme de produit fin pour un kilogramme de produit brut.On file ensuite deux ou trois brins avec un fil de soie.Le fil ainsi ob tenu est lavé à l’eau mélangée d’un peu de citron ; il est frotté à la main pour être assoupli et lissé au fer chaud.On obtient finalement un fil de belle couleur jaune brun doré.C’est en utilisant ces fils qu’on fa brique, dit-on, des châles, des chaussettes, etc.Cette industrie est intéressante et il était bon de l’indiquer.La soie marine pourra recevoir de multiples applications dans les régions où le mollusque peut se pêcher en abondance.—Journal delà Bonneterie.Marché de Lyon.— Depuis notre dernier Bulletin, l’état de notre place n’a subi aucun changement digne d’être signalé.C’est toujours le calme dans la demande et la stagnation pourdes cours.Il faut en prendre résolument son parti, s’armer d’un peu de patience, car nous ne croyons pas, que la position puisse s’améliorer d’une manière sérieuse avant le mois de septembre prochain.Notre fabrique a bien reçu quelques ordres, mais ils n’ont pas eu l’importance sur laquelle on comptaient, et pour les remplir elle n’a pas besoin d’avoir recours à de nouveaux achats, car elle a dans ses approvisionnements de matière première faits et à recevoir, largement ce qu’il lui faut pour cela.Il ne faut pas s’illusionner, la saison d’hiver est manquée.Il sera certainement donné quelques suppléments en quantité suffisante pour l’écoulement du vieux stock.Mais pour voir le marché de l’étoffe reprendre un peu d’activité, il est nécessaire d’attendre l’époque des commissions d’été.Les Américains en ont bien fini avec leurs grèves.Mais malgré la promptitude avec laquelle ils se remettent des secousses qui leur sont imprimées, ce n’est pas du jour au lendemain qu’ils pourront se guérir des dernières blessures reçues.En attendant ils sont fort préoccupés par la discussion au Sénat du bill douanier.On espère que grâce à la bonne volonté apportée de part et d’autre, et surtout à l’intervention pressante du Président des Etats-Unis, le vote attendu ne différera pas sensiblement de celui de la Chambre des députés.L’importance de la question de l’argent, ainsi que celfëdes changes qui en découle, est tellement grande que nous croyons absolument utile d’en parler chaque fois dans nos articles.On a fait cette semaine pour l’argent 28 10^16 d.et 28, 11/16 d à Londres et à New-York 62f et 62 Je.Pour les changes en Chine et au Japon, ce sont pour ainsi dire les mêmes que ceux cotés dernièrement.Nous voyons avec peine tous les retards mis dans la solution de cette question du métal blanc.Par exemple celui résultant de la décision prise, d’un commun accord, par notre ministre des affaires étrangères et M.Fougeirol, député de l’Ardèche, de reporter à la cession prochaine l’interpellation qui devait être faite à ce sujet.Notre malheureux article a été trop éprouvé pour que, de tous les côtés, on ne fasse pas l’impossible pour l’aider à se relever.LE TARIF AMÉRICAIN Enfin le bill du tarif a été adopté par les deux chambres du congrès de Washington ; il ne lui reste plus, pour devenir loi qu’a être signé par le président.Comme le bill qui a été adopté est celui du Sénat et non celui de M.Wilson, le président ne doit pas en être très satisfait, mais on ne croit pas qu’il se risque à le désavouer.Il le signera immédiatement et expliquera ses raisons dans un message au Sénat, ou bien il laissera passer dix jours sans le désavouer, ce qui lui donnera, suivant la constitution, le même effet que s’il était signé.On sait désormais à quoi s’en tenir sur les droits que nos voisins feront payer â nos produits exportés.Voick^je qui concerne nos principaux articles d’exportation : MINÉRAUX Minerai de fer.40c par tonne j “ de plomb.}c la livre “ de nickel.enfranchise : Charbon bitumineux.40c la tonne | BOIS I Bois en grume ou équarri, en franchise.I “ de sciage brut, en franchise “ blanchi d’un côté, 60c par 1.000 pds.' •* ¦* “ “ et embouveté I $1 00 par 1,000 pieds.| “ blanchi des deux côtés et embou- veté $1.60 par 1,0 '0 pieds.Cèdre brut ou ouvré, en franchise.' Bardeaux de pin ou d’épinette, en fran-I chise.: Moyeux, lattes, piquets, douelles, eu | franchise.GRAINS ET FARINES ! Ortfb, orge perlé ou mondé 30 p.c.; Malt.40 p.c.' Sarrazin, avoine, seigle.20 p.c.I Farine d’avoinë.15 p.c.! Fèves.20 p.c.Pois en quarts ou sacs.en franchise AUTRES PRODUITS AGRICOLES Y Animaux vivants.20 p.c.Viandes fraîches.26 p.c.Volailles.20 p.c.Suif.Beurre.Fromage.Lait frais.“ condensé Oeufs.Foin.Miel.Houblon Oignons.Ohoux.Pommes de terre.Paille.Pommes fraîches ou sèches Laine brute.Pâte de bois.Fourrures.Crins.3É en franchise 20 p.o.26 p.c.en franchise 6c.par livre 3c.la doux.$2.par tonne 20 p c.20 p.o.20 p.c.en franohise 30 p.c, en franchise 20 p.c.en : 10 p.c.20 p.c.en franohise Les droits sur les sucres sont ceux qui ont été fixés par le Sénat : 40 p.c., sur le sucre brut, £c par livre en sus pour les sucres raffinés.FINANCES CIVIQUES Il manque quelque chose comme 8250,000 il notre budget civique pour joindre les deux bouts.Voilà des des mois que le comité des Finances s’évertue à trouver le moyen de combler ce déficit.Il a songé à l’imposition d’une taxe spéciale sur les immeubles, puis à d’autres taxes variées.Il a même arrêté et fait approuver par le conseil une série de nouvelles taxes qui devaient lui fournir l’argent nécessaire.Puis, l’avocat de la ville l’a prévenu qu’il n’avait le droit d’imposer une taxe spéciale qu’en cas de nécessité urgente et imprévue.Or le déficit du budget n’est pas imprévu.Il s’ensuit que le conseil u’a pas le droit d’imposer une taxe spéciale.Le comité a pris alors le parti d’augmenter la taxe de l’eau.Nouvelle objection au point de vue de la légalité: lo pareeque l’effet serait rétroactif ; 2o pareeque l’augmentation de cette taxe atteindrait inégalement les citoyens.Il y a encore une autre objection (pii s’appliquera à toutes les tentatives de ce genre, c’est que le conseil ne peut, pour les dépenses de ses services ordinaires, dépasser le montant des taxes perçues l’année précédente.Or ce montant est dé-j passé ou tout au moins atteint.| L’Association Immobilière prétend qu’il y a des arrérages de taxes dûes par les citoyens pour au moins 82,000,000 et elle demande que, si l’on a besoin d’argent, on prenne ; les moyens coercitifs nécessaires ! pour percevoir ces arrérages.Mais, | en supposant que l’on perçoive 8200,-i 000 d’arrérages, pjurra-t-on dépenser cet argent cette année 1 C’est là une qùestibn îndiscfëte: Il y a déjà plusieurs années que notre budget est en déficit; vers la fin de l’année, 702 LE PEU COURANT chaque comité se faisait avancer des fonds à prendre sur ses crédits de l’année suivante, et ça marchait comme ça pouvait ; personne ne s’occupait si c’était légal on illégal.Mais aujourd’hui que l’on-se sent surveill^de près par une association de citoyens sérieux, on y regarde de plus près ef l’on n’ose plus se lancer dans'^illégalité.Et pourtant, ce serair^peut-être une solution acceptable que de prendre ce qui nous manque sur les crédits de l’année prochaine et d’imposer dès maintenant les nouvelles taxes nécessaires pour rembourser le budget du prochain exercice.S’il était démontré qu’il n’y a pas d’autre moyen de se tirer d’affaires, personne ne pourrait s’opposer à ce qu’un petit bill légalisât la chose, à la prochaine session de la législature.CHOSES DE QUÉBEC On a fait, ce nous semble, beaucoup trop de bruit autour d’une bagarre causée par quelques têtes chaudes de St Roch et de St Sauveur.Ce n’est pas la première fois que le bas peuple d’une ville se soit laissé monter la tête et ait insulté, des gens dont les cérémonies religieuses lui étaient antipathiques.A Toronto, il n’y a pas bien longtemps que l’on dispersait à coups de pierre une procession de la Fête-Dieu, et les journaux d’Ontario, après avoir blâmé en quelques lignes les fauteurs de ces désordres, se sont bien - gardés d’en entretenir la mémoire chez leurs lecteurs.Notre presse canadienne-française aurait pu en faire autant sans que personne eut le droit de s’en formaliser.Malheureusement, on a voulu faire du zèle, qui dans un but politique, qui dans un but de réclame et l’on a grossi l’affaire à la proportion d’un évènement.N’aurait-il pas valu beaucoup mieux pour Québec laisser l’autorité faire justice des coupables et ne pas rebattre, pendant des semaines, les oreilles des citoyens paisibles, sérieux, occupés de leurs affaires, de nouveaux détails, de récriminations, de polémiques, de personnalités à n’en plus finir ! Les comtés de Chicoutimi et du Saguenay se proposent, dit-on, de faire une exposition spéciale de leurs produits à l’exposition de Québec.C’est une excellente idée.Les immenses territoiresde la vallée du lac St Jean et du Saguenay sont le grenier de Québec, le back-country, le hinterland comme on dit dans la langue cosmopolite des économistes, qui doit faire la richesse et la prospérité de la ville où se trouve le marché central de ses productions.Il est donc important pour Québec de faire connaîtrè et apprécier corn me elles le méritent, les richesses agricoles, forestières et minières de ces vastes et fertiles régions, afin d’y attirer les travailleurs qui manquent.Qu’on fasse donc une large part d’avantages à l’exposition du lac St Jean et du Saguenay, nous avons tout à y gagner.CHAUFFAGE AU GAZ.Ce sujet est un de ceux qui demandent à être envisagés à différents points de vue.Quand le chauffage est intermittent tel que pour la cuisine, les chambres à coucher, les chauffe-bains, etc., le gaz est pratiquement le combustible le moins cher, mais quant il s’agit d’un chauffage continu et régulier à feu visible, le gaz coûte trois fois plus cher que la houille.Une des erreurs les plus répandues en ce qui concerne le gaz est la croyance qu’une quantité donnée de gaz brûlé dans un bec d’éclairage ordinaire donne moins de chaleur que lorsqu’il est brûlé dans un bec de Bunsen ou atmosphérique.Une quantité donnée de gaz développe toujours la même quantité de chaleur quel que soit 1 appareil, la seule différence consiste dans la concentration ou l’application convenable de la chaleur pour un but quelconque.Par exemple lorsqu’il s’agit de chauffer au gaz un espace on peut indifféremment employer des flammes éclairantes, des lampes à récupération, des brûleurs atmosphériques, des chalumeaux ou des calorifères, le résultat est exactement le même dans chaque cas pourvu que l’air soit -maintenu en circulation.La chaleur d’un brûleur atmosphérique est plus efficace que celle d’un bouilleur d’eau à flamme éclairante, parce qu’elle peut être localisée et concentrée sur un point sans qu’une' partie se perde dans l’air ambiant.Dans les circonstances ordinaires c’est dans, la cuisine que les produits de combustion se manifestent eu grande quantité ; ils sont en eux-mêmes exempts d’odeur et ne peuvent nuire, mais ils peuvent devenir un sérieux inconvénient, si un seul point est négligé.Les brûleurs à gaz doivent être propres et la flamme d’un bleu-vert; l’extérieur.des casseroles doit également être très propre.Si l’une d’elles ayant servi sur un feu de charbon était placée sur un fourneau à gaz, elle dégagerait une odeur suffocante par suite de la matière goudronneuse déposée sur son fond par la combustion incomplète du charbon.Les casseroles, etc., contenant une matière grasse ne doivent pas être portées à l’ébullition sur un brûleur parce que l’odeur de la graisse ou d’une matière animale ou végétale est très offensive ; pour la même raison les rôtissoires en étain ne doivent jamais être placées sur une flamme de gaz, soit dans un fourneau fermé ou sur un brûleur à l’air libre.Si l’on veut maintenir la cuisine dans un état parfait, il ne faut pas faire de friture dont l’odeur est désagréable même si la friture est faite par une grille au gaz.Un fait curieux, c’est que le grillage qui est toujours coûteux devant un feu visible ne l’est plus quand il est fait au gaz.Cependant il coûte encore le double de rôtissage tandis que la friture constitue la méthode la moins coûteuse.On peut admettre sans exception aucune que la cuisine au gaz peut être faite, dans une cuisine ordinaire sans ventilation spéciale et sans odeur désagréable et partout où il en existe c’est un signe de fuites, de saleté ou de manque de soins.Quant à la question des chauffe-bains, elle mérite plus d’attention qu’on ne lui a accordée jusqu’ici.La rapidité de chauffage qu’on exige de nos jours, peut entraîner des conséquences dangereuses quand on les néglige.Ce fait est prouvé par plusieurs accidents fatals survenus.Il ne faut pas trop diminuer la consommation de gaz ni trop raccourcir le temps du chauffage, sans quoi l’air du local devient irrespirable en quelques minutes et le seul remède est d’établir une ventilation.Ce n’est pas une petite affaire dans les locaux où il n’existe pas de cheminée et en admettant qu’il en existe une on n’est pas toujours sûr de réussir.Le meilleur moyen de faire l’acquisition et l’installation d’un chauffe-bain, c’est de s’adresser à un fabricant expérimenté en le rendant responsable du succès ou du manque de réussite.Le fabricant ou l’appa-reilleur qui connaît sod métier verra immédiatement la difficulté, mais, naturellement, il se fera toujours payer un peu cher.En règle générale on peut admettre en principe qu’un chauffe-bain installé dans un local de dimensions ordinaires n’est pas sûr s’il exécute Uouvrage-dn moins de 1 h.£ à 2 h.D’ailleurs les gens ne sont ordinairement pas assez 703 LE PRIX COURANT sales pour avoir besoin d’un bain tontes les deux heures.La rapidité du chauffage est une trèsjolie chose, mais encore ne faut-il pas compromettre la santé ; et, à ce sujet, il y a lieu de faire remarquer que les chauffeurs rapides qui brûlent le gaz en flammes lumineuses sont aussi dangereux, quand l’échappement n’est pas suffisant que tout autre appareil au gaz dans les mêmes cbnditious, quoique certains fabricants prétendent le contraire.La combustion rapide d’un fort volume de gaz enlève nécessairement l’oxygène à l’air ; et, pour cette raison, il faut que tous les produits de la combustion puissent s’échapper.Les appareils au gaz pour une salle renfermant des malades doivent être différents des appareils qu’on emploie dans les appartements ordinaires.Dans une chambre de malades le feu doit être constant et la température modérée.Ces conditions ne peuvent pas être obtenues avec les appareils en fer.Les fibres d’amiante sur une brique plate avec des petits orifices de gaz constituent le meilleur système.En ce qui concerne le bruit fait par l’appareil en fonctions, toutes les flammes atmosphériques en produisent plus ou moins.Le meilleur moyen d’empêcher ce but est un bon régulateur à gaz disposé sur la conduite.On a fait de nombreuses évaluations du coût du' chauffage au gaz, mais toujoui8 en se basant sut l’espace d’air à chauffer.L’absorption de chaleur' varie beaucoup selon l’humidité en suspension dans l’air, mais la majeure partie de la chaleur sert à chauffer les murs du local et pour que le calcul soit exact il faut qu’il soit basé sur leur surface.Quant aux appareils à condensation ou à “ siphon ” comme on les appelle quelquefois, leur pouvoir est relativement minime comparativement aux dimensions et aux prix et les plus grands modèles ne peuvent être employés que dans les petits locaux.Plusieurs fabricants ont caché le conduit d’échappement des produits de la combustion, ce qui a fait croire à bien des gens que ces produits sont condensés.C’est une erreur ; il n’y a que les composés sulfureux ainsi que l’eau de la combustion qui sont condensés, quant à l’acide carbonique, il 's’é-’chappe dans le local.On peut aisément découvrir sa présence en analysant l’air, mais comme il est inerte le seul effet est de réduire le taux pour cent d’oxygène et de causer une certaine incommodité.Les avantages du gaz de chauffage sont non seulement très grands ; mais, dans beaucoup de cas, aucun autre combustible ne peut les atteindre.L’INDUSTRIE LAITIÈRE A L’ÉTRANGER (Suite) ' 80 Suède La Suède est également un pays produisant du beurre ; elle fabrique environ six espèces de fromages.En 1889, elle exportait, rien qu’en Angleterre, 212, 141 quintaux de beurre, soit $0,706,108.Son importation en fromage s’élevait alors à 6,000 ou 7,000 quintaux, son exportation à 2,000.Comme le Danemark, la Suède a enrégistré dans ces derniers temps de grands succès en matière d’inventions : le centrifuge à moteur et à main de Laval, de Stockholm, son lactocrite pour déterminer la richesse graisseuse du lait et son séparateur pour le beürre.En 1883, il a été créé dans ce pays deux écoles supérieures de laiterie, dont celle d’Alnarp existe encore, réunie à une école primaire du même genre ; d’autres écoles de cette dernière espèce existent également à Husa (depuis 1885) et à Roberts-fors (depuis 1889).Les écoles supérieures de laiterie forment des professeurs nomades, des fonctionnaires, etc.* les écoles primaires, le personnel des'fromageries ; pour ce dernier, les laiteries servent également d’établissements pratiques, si l’Etat ou les associations agricoles le demandent.Depuis 1861, il existe en Suède un professeur nomade de laiterie nommé par l’Etat ; en outre, 19 sociétés d’agriculture de district et une société par actions ont récemment nommé chacune un professeur nomade de laiterie.„ Il existe une société, de laiterie à Stockholm; un journal de laiterie est également publié dans cette vil-i le : Nordisk Mejeri-Tidning.1 ' 9o Norvège i Eu Norvège, le beurre est fabri-jqué principalement pour l’exporta i tioti ; il est préparé deux sortes de fromages principalement.; Ce pays possède depuis 1887 un inspecteur de laiterie nommé par 'l’Etat, chargé de toutes les affaires .et questions relatives à l’industrie | laitière ; il existe, en outre, trois maîtres de laiterie “(professeurs no: : mades et conseillers d’insdustrie laitière), l’un depuis 1868 pour le sud de la Norvège, un autre depuis 1881 pour l’Ouest et le troisième pour le Nord, ainsi que des assistants de laiterie (professeurs de fromageries).En 1892, on comptait huit écoles de laiterie ; cinq d’entre elles formaient les jeunes hommes, lés trois autres les jeunes filles se destinant à l’industrie du lait.Dans certaines écoles, on s’occupe surtout de spécialités ; c’est ainsi qu’il existe depuis 1880, il Stokke, une écolo de fromage de gruyère.La Norvège possède depuis 1882 une société de laiterie, le Norske Meieriforening, dont l’organe est le Norsk Laudsmandsblad.I0o Russie Sur la production du beurre et du fromage en Russie, comme sur l’importation et l’exportation de ces deux produits, nous avons peu de renseignements sûrs.La fabrication du fromage a été introduite dans certaines contrées par des fromagers suisses, (bernois notamment) qui ont émigré et réussissent pour la plupart.Les régions principales consacrées à la laiterie sont la Finlande et l’Esthonie.La Finlande possède un institut scientifique pour la laiterie, rattaché à une école supérieure d’industrie laitière, à Mustiala, fondé eu 1881, ainsi que 16 petites écoles de laiterie, comptant de 6 à 12 élèves chacune, dont 2 datent de 1860 ; de plus, dans divers gouvernements, on compte un professeur dame nomade et plusieurs professeurs-hommes nomades.L’Esthonie et le reste de la Russie comptent en outre, deux établissements consacrés àl’industrie de lait : le laboratoire d’Edimonowo (gouvernement de Tver) celui de Soba-kioo (gouvernement de Moscou) 5 écoles fixes de laiterie (celle d’Edimonowo remonte à 1870) et 4 écoles nomades pour la fabrication du beurre (une pour chacun des gouvernements de Smolensk, Pultava, Arckangel et Bessarabie.) Au ministère des domaines, la Russie compte un inspecteur de la laiterie.Il existe deux sociétés de laiterie pour l’encouragement de l’industrie laitière et l’écoulement de ses produits, l’une en Esthonie, l’autre en Livoniej toutes les deux dépendant des associations provinciales qui y ont été fondées en 1888 et 1889.En 1892, l’exportation du beurre de Finlande atteignait une valeur de $5,020,000.'_____ Il paraît à Moscou un journal d’a- 704 LE PRIX COURANT griculture avec une rubrique spéciale pour la laiterie.llo AUTRICHE-HONGRIE L’Autriche-Hongrie prépare principalement neuf espèces de fromages.L’exportation fromagère autrichienne s’élève annuellement à 10,000 quintaux d’une valeur de $307,800 ; l’exportation hongroise à 1,789 quintaux d’une valeur de $54,920,60 ; l’importation autrichienne de fromages se monte à environ 20,000 quintaux par an, représentant $790,000, l’importation hongroise en moyenne à 15,314, représente $632,729,40.L’exportation du beurre s’élève, en Autriche à 50,000 quintaux environ^ dJune valeur de ^ àl£ millions ; en Hongrie, à 3,919 en moyenne, d’une valeur de $124,223.L’importation dans le premier pays est seulement de 1,000 quintaux environ, soit de $32,000 à $36,000 et, dans le second, de 2,584 quintaux, soit de $98,709,80.Les fromages sont préparés à la manière du gruyère et portent le nom de groyer dans le commerce.La production tdtale de la Hongrie en fromages est de 3,000 quintaux d’une valeur de $98,400.L’Autriche possède deux écoles de laiterie, l’une à Pilchern-Marien-hof près de Klagenfurt, fondée en * 1883, l’autre à Sëhle, en Moravie, fondée en 1887, et les cours de laiterie dans les écoles d’agriculture de Rotholz et de Sanct Michele, dans ie Tyrol, ainsi que dans l’école d’hiver d’agriculture et de ménage de Friedland, en Bohême.Dans le spd du Tyrol italien ont lieu chaque année depuis 1885 des cours nomades de laiterie, faits par les professeurs nomades d’industrie laitière nommés par le Conseil d’agriculture du Trentin ; le Conseil d’ar griculture de Bohême a nommé en 1885 un professeur-dame nomade pour l’industrie laitière.En 1891, il s’est formé une société centrale autrichienne de laiterie.L’Autriche possède enfin comme établissements scientifiques de laiterie un institut bactériologique à l’Université de Cracovie et un laboratoire chimique dans le Vorarlberg ; elle compte un conseiller pour la laiterie.La Hongrie entretient un inspecteur de l’industrie laitière.Le Gouvernement a créé sur les deux domaines de Sarwar et de Lancz, en 1890 et 1891, des écoles de laiterie et, de plus, sur le premier, une station d’essais de laiterie ;-enfin A Nagy-Laz et Opressa (Marmaros), une fromagerie d’Emmenthal comme établissement modèle et école, comptant, en 1892, 256 têtes de bé tail des Grisons.Depuis 1892 paraît un journal de laiterie sous le titre de Tejgazdasag.En 1892, l’Autriche comptait environ 400 fromageries, et la Hongrie 45.(A suivre) NOTES SUR LE SAINDOUX Saindoux des bouchers.Le saindoux ou graisse vendu par les bouchers est généralement fait de panne de porc fondue.Il arrive souvent que l’on conserve assez longtemps les débris de panne avant de les faire fondre ; dans ce cas il y a une augmentation A’acîde libre.Ce saindoux est généralement de couleur assez foncée et on y trouve une quantité considérable de mucilage.Saindoux composé.—On a longtemps employé aux Etats-Unis les termes “ Refined Lard ”, ou saindoux raffiné, pour désigner une composition d’huile de coton et de stéarine.Les principaux fabricants de ce produit ont,onaintenant abandonné cette appellation et se servent à la place, du terme ‘‘ saindoux composé Au Canada, la loi concernant la falsification des substances alimentaires, exige que le produit en question soit désigné sous le nom de “ saindoux composé ”.Ce n’est que juste pour les consommateurs qui pourraient être induits en erreur par le terme “ saindoux raf finé”.Les ingrédients qui le composent sont : le saindoux fondu à la vapeur, à l’étatde fusion, la stéarine également à l’état liquide et l’huile de coton raffinée.Ces divers ingrédients sont placés ensemble, dans les proportions vou lues, dans un bassin où ils sont chauffés à la température de 120 à 160 dégrés F.Le mélange se fait dans le bassin au moyen de palettes mûes par la vapeur.Après le mélange, on fait passer le saindoux composé dans des appareils dont la température est artificiellement abaissée ; on l’y fait refroidir rapidement, puis on le met dans les vaisseaux, barils, seaux ou canistres dans lesquels il est mis sur le marché.Saindoux pur.— Les propriétés physiques du saindoux pur sont les suivantes : Pesanteur spécifique.— La pesanteur spécifique du saindoux pur varie avec la température.On ne doit pas faire l’expérience de la pesanteur du saindoux à une température inférieure à 35 ou 40 degrés centigrades (de 64 à 104 degrés Fahrenheit), car en dessous de cette température le saindoux commence à se solidifier.On fait cette expérience généralement à 35 ou 40 de-/ grés C (95 à 104 degrés F) ou bien/ à la température de l’eau bouillant^ c’est-à-dire à 100 degrés C (212 degrés F|.A 40 degrés C, la pesanteur spécifique du saindoux pur est de 0.890 et à 100 degrés C (2i2 F) elle est de 0.860 environ, conparati-yement à la pesanteur de l’eau à 4 degrés C (39 F).Le poids spécifique du saindoux pur ne diffère pas essentiellement de celui de beaucoup d’articles dont on se sert pour le falsifier, mais il est sensiblement inférieur à celui de l’huile de coton et il a une grande importance comme élément d’analyse._____ •— Point de fusion.—Le point de fusion du saindoux pur est uu élément de giande valeur.Le point de fusion de la graisse de porc varie suivant la partie de l’animal d’où elle est tirée.La graisse provenant du pied de porc est celle qui se fond à la plus basse température, c’est-à-direà35 degrésC (95° F).Lagraisse des intestins paraît avoir le plus haut point de fusion, 44 degrés C (lllo Fahr.).Pour la graisse provenant de la tête de l’animal, le point de fusion est 35.5 degrés cent.(96o Fahr.) tandis que celle des rognons se fond à 42.5 deg.cent.(109.5o F).Pour les saihdoux produits à la vapeur, comme par exemple ceux qu’admet la ( haiùbre de commerce de Chicago, on a trouvé, en expérimentant sur dix échautillous, que le point de fusion varie entie 85°.6.F.et 110’ F.En termes généraux, ou peut dire que les saindoux à vapeur se fondent à 99".4 F., point moyeu donné par les dix échantillons essayés.Dans les saindonx purs provenant d’autres localités, on a aussi trouvé que le point de fusion varie considérablement.Un échantillon provenant de la ferme DeerfOot, Southborough, Mass, ne s’est fondu qu’à 112'.6 F., tandis qu’un autre de MM.Sperry et Barnes, New Haven, Cenn., s’est fondu à 102" 2.La moyenne de 18 échantillons a été 105°26 F.Quoique l’on ne puisse, par conséquent, tirer une conclusion certaine du point de fusion quant à la pureté du saindoux, tout écart sérieux de 104 degrés F., peut au moins donner lieu à la défiance, à moins que le saindoux ne provienne que d’iiue certaine partie de l’animal exclusivement.Peut-être ie peu de cas que-l’on fait de ce mode d'essai n’est-il dû qu’à la manière irrégulière dont ces essais sont cou- LE PRIX COURANT 705 doits.M-iis si l’on y met tout le soin voulu, on arrive à y trouver une épreuve indicative d'une grande valeur.Réaction de la couleur.—La coloration produite sur le saindoux pur par certains réactifs peut fournir un diagnostic précieux pour l’épreuve de la pureté d’un article à examiner.Oh a employé pour cela plusieurs réactifs qui produisent une coloration caractéristique ; mais les principaux sont l’acide sulfurique et l’acide nitrique.Le saindoux pur, mélangé à l’un de ces acides, à la densité voulue, prend une légère coloration qui va du rose pâle au brun pâle.- ~— Cette variation dans la coloration provient sans doute de la présence en quantités variables de certains tissus animaux autres que le saindoux._ Par exemple, une différence dans la quantité de substance gélatineuse physiquement mêlée avec le saindoux ou encore des cellules dans lesquelles le saindoux était contenu à l’origine, suffirait pour expliquer cette différence de coloration dans des saindoux dont on connaît la pureté.Il pourrait donc être difficile de s’eu rapporter uniquement à la coloration par les réactifs pour déterminer la conclusion d’une analyse du saindoux, Graisse blanche.—On fabrique un produit appelé graisse blanche de la graisse des porcs morts étouffés ou gelés en route.On se servait aussi autrefois pour cette fabrication d’animaux morts de maladie ; mais cet usage a diminué depuis que les lois des divers Etats exigent la destruction des carcasses de porcs morts du choléra.Cette dernière était produite par la cuisson de l’animal entier, moins les intestins, et elle est connue dans le commerce sous le nom de “ graisse brune ”.La cuisson se fait dans des bassins clos à une haute pression.Le résidu est employé comme engrais.La graisse blanche et la brune sont employées principalement pour la fabrication des huiles de lard de basse qualité et des savons.Graisse jaune.—La graisse^ jaune est produite chez les fabricants de salaisons.Ils jettent au bassin de la graisse jaune tous leurs rebuts, ainsi que les carcasses entières des porcs qui meurent avant l’abatage.La graisse jaune tient le milieu entre la blanche et la brune et sert aux mêmes usages.Stéarine.—La stéarine est la par fie plus solide des graisses animales qui reste après qu’on en a exprimé par la pression la partie fluide.Celle que l’on emploie dans la fabrication du saindoux composé, c’est la stéarine de saindoux, provenant du saindoux ou l’oléo-stéariue, tirée de certaine qualité de suif de bœuf, j La stéarine de l’huile de coton a son emploi principalement dans la fa- ! brication de l’oléo-margarine.REVUE COMMERCIALE ET FINANCIÈRE NOTES COMMERCIALES ET INDUSTRIELLES Il est rumeur que la manufacture de tricot de Coaticook va fermer ses portes pendant quelques semaines.On annonce la découverte en Tunisie d’importants gisements de phosphates dechaux, d’une teneur très remarquable.Neuf rafts de bois Bont descendus d’Ottawa a Ouébec cette année; sur ce nombre, il y en a deux qui étaient restés de l’année dernière., La journée de huit heures (48 heures de travail par semaine) est établie dans tous les chantiers de constructions maritimes dn gouvernement anglais.On dit que le but du voyage de l’hon.M.W.B.Ives en Angleterre est de procurer des fonds pour la construction du tronçon du chemin de fer projeté pour étendre jusqu’à Lévis la ligne du chemin de la rive Sud.Une nouvelle mine de ferchromique a été récemment découverte dans les environs de Thetford.L’autre mine, située à quelque distance, est l’une des plus riches de la province ; la plus grande partie des produits de celle-ci est expédiée à Buffalo.La manufacture de sommiers de Waterville, doit bientôt cesier ses opérations pbur quelque temps.Oette interruption est due au fait que le Grand Tronc devant poser les fondements d’un pont de fer, on va être obligé de baisser la chaussée.On rapporte que le Pacifique Canadien va employer l’électricité pour la traction de ses trains snr la division des Montagnes Rocheuses.Les pouvoirs d’eau aussi nombreux que puissants, que l’on trouve en abondance dans la région, fourniront l’électricité.Les taux dn fret sur les lacs sont très ias cette année, vu la concurrence et la areté des chargements.On dit qu’on dent de traiter a raison de Je, par minot tour un chargement de Chicago à Port luron, ce qui serait le plus bas taux de ret qu’on ait encore vu.Quelques uns de nos abonnés,membres le la Société des Marchands nous de-nandent pourquoi notre journal n’était tas représenté a l’excursion delà Société a semaine dernière.Nous le regrettons .ussi, mais comme nous n’y avions pas té invités, et que nous n’avions même tas été informés qu’elle dût avoir lieu, tous avons craque MM.les marchands déféraient faire cette excursion inco-nito et qu’ils ne tenaient pas à ce que a presse y prit part.Montréal, 16 août 1894.FINANCES.Les fonds disponibles sur le marché libre à Londres sont cotés aujourd’hui de J à 9[16 p.c.Le taux d’escompte de la banque d’Angleterre reste à 2 p.c.A New-York, l’effet de l’adoption définitive du tarif américain a été de rendre la confiance aux financiers ; l’ex-i portation de l’or en a été à peu près supprimée, le change s’est- amélioré avec l’envoi de capitaux anglais pour S lacement en valeurs américaines et la ourse, plus active, a pris un mouvement rapide de hausse.Les capitaux sont encore cependant assez abondants pour que le taux de l’escompte ne soit pas sensiblement changé.Il serait temps que la reprise des affaires s’étendit à Montréal.Depuis que la Chambre de Compensation existe, on n’avait pas encore vu de si petite semaine.Les bordereaux des banques faisant partie de la Chambre ne se montent qu’à $9,373,888, contre $10,079,266 en 1893, $11,664,278 en 1892 et $10,048,012 en 1891., Le taux de l’intérêt sur les prêts à demande est facile, de 4 à 4J p.c.Les banques escomptent à 6J ou 7 p.c.Le change sur Londres est à meilleur marché.Les banques vendent leurs traites à vue à une prime de 9§ à 9;} et leurs traites à 60 Jours à une prime de 9.7;16 à.9§ Les transferts par le câble sont à 91 de prime.Le change à vue sur New-York est de ljl6 à ^ d’escompte.Les francs valaient hier à New-York, 6.181 pour papier long et 6.16J pour papier court.La bourse ^ été plus active avec des cours en hausse pour la plupart des valeurs cotées.Cette hansse a commencé lundi et a duré sans réaction jusqu’à aujourd’hui.En clôture, cependant il y a un peu de réaction en baisse oau-sée par des réalisations de spéculateurs qui veulent toucher leurs profits.La banane de Montréal a fait 222 et clôture & 221 j.La banque des Marchands a été vendue hier à 164J ; la banque Ontario 108ij et 109.La banque Molson est cotée 168) vendeurs et 166 acheteurs ; la banque du Commerce, 146 vendeurs et 140 acheteurs.La banque Hochelaga a été vendue, lundi, à 127 et la banque Ville-Marie a fait aujourd’hui 70.Les banques canadiennes sont cotées en clôture comme suit : Vend.Aoh.du Peuple xd .130 123 Jacaues-Cartier.116 113 Hocnelaga 126 Nationale Ville-Marie Les Chars Urbains ont, comme d’habitude, fourni le principal aliment, à la spéculation.Les anciennes actions ont été poussées jusqu’à 164, et les nouvelles à 149.En clôture, les anciennes actions sont descendues à 163J.Le Gaz s’est vendu 167 puis 166 et enfin 166J.Le Richelieu, estrmonté à 7û, le Télégraphe à 161, le Pacifique Canadien à 68 et le Câble à 142. 706 LE PRIX COURANT r La Colored Cotton Co.a été vendue 65 et la Dominion Cotton Co.à 112.Les obligations deTla Colored Cotton Co.ont été placées aujourd'hui à 98.COMMERCE * Le seul évènement qni pût donner une couleur plus rosée à la perspective commerciale, l’adoption définitive par le coDgrés de Washington, du nouveau tarif de droits de douanes, s’est accompli lundi dernier.Il reste encore & obtenir la sanction du président, mais personne ne parait redouter que le président soit plus entêté que la Chambre dés Représentants, et/qu’il refuse d'accepter le bill tel qu’il est, au' risque de laisser le pays encore un an sous le tarif McKinley.Plusieurs des dispositions du nouveau —tarif qui favorisaient nos exportations ont été remaniées par le Sénat, et sont aujourd’hui moins favorables qu’au début.Aussi n’est-ce pas uniquement de ,l’augmentation de notre commerce avec les Etats-Unis que nous pouvons attendre une bien grande amélioration dans notre commerce, mais c’est plutôt de la reprise des affaires aux Etats-Unis, qui agira par sympathie sur nos propres affaires- Notre commerce de bols eBt directement affecté, vu que le nouveau tarif admet en franchise les bois bruts, ronds ou équ arris et les bois sciés non blanchis.Le commerce de chevaux, qui intéresse tout particulièrement noB cultivateurs, devient beaucoup plus facile avec l’imposition d’un droit de 20 p.c.au lieu de 30 p.c.Nos légumes et nos volailles pourront être exportés sous le nouveau tarif: le droit sur le foin est réduit de moitié; l’orge paiera 30p.c.au lieu de 30o par minot.Au prix actuel, c’est une réduction de moitié à peu près.Toutes ces réductions favoriseront nos cultivateurs et le commeroe en tirera avantage par le plus grand écoulement des produits agricoles et fores tiers; A part cet évènement dont l’effet est encore latent, mais devra se développer bientôt, le commerce canadien est bien tranquille ; les faillites continuent sans diminuer de fréquence.Il y a cependant dans l’air quelque chose qui nous dit que de meilleurs temps vont venir.Alcalis.—Marché tranquille aux prix antérieurs.Potasses premières, $4.00 ; do secondes, $3.70 ; perlasses, $6.60.Bois de construction.—Le marché amé rioain va s’ouvrir tout grand à notre bois ; on s’attend, par conséquent, à des achats considérables pour ce marché.Cependant, vu l’état de tranquillité de la construction aux Etats-Unis, la demande ne sera probablement d’abord qu’assez restreinte et elle ne prendra tout son volume que lorsque les affaires seront sur un pied normal de l’autre côté des lignes.En attendant, les scieries, qui n’ont pas trop de stock, se tiennent sur la réserve et exigent le plein prix de nos {commerçants de bois.OeB derniers auront de la difficulté à se réassortir cet automne, aux prix du printemps dernier et il est plus que probable qu’il leur faudra payer plus cner.Aux clos de la ville la demande est un peu meilleure, mais sans aotivité et les prix stationnaires.Charbons et bois de chauffage.— Le * charboirdur est encore au même prix Le charbon mou également.Le bois de1 chauffage reste rare à des prix fermes.Les commerçants accusent le Pacifique Canadien de mettre des entraves à leur commerce et de faire des faveurs de tarif à ceux qui aohètent le bois sur la ligne du Pacifique, au détriment du reste des régions boisées.Cuirs et peaux.— L’exportation de cuirs fendus continue et les prix de ces cuirs sont fermes.Quand aux cuirs & semelles, ils encombrent le marché et se vendent aux prix des acheteurs.Les cuirs de la sellerie sont vendus par quelques maisons au dessous des cours, mais les maisons sérieuses tiennent leurs prix.-d’autant plus fermes qu’une réduction du prix ne laisserait aucun profit au vendeur.Les peaux de la boucherie sont beaucoup plus actives, avec des prix fermes mais sanb hausse actuelle.Lob agneaux valent 35o la pièce et les veaux 5o la livre.Les tanneurs achetant à 4, 3 et 2c.7 eulvantr la classe et les commerçants paient Je de moins.Draps et nouveautés.—A la campagne les voyageurs de nos maisons -ôe gros, commencent & prendre dq meilleures commandes de marchandises d’automne et les collections deviennent un peu meilleures.Mais le commerce de la ville est peu actif; les maisons de détail ont beaucoup de peine à faire face & leurs échéances et plusieurs sont encore obliges de négocier avec leurs créanciers.J’est le commerce qni fournit le plus de noms à notre liste des faillites.* Epiceries.—Il y a dans l’épicerie un mouvement normal des marchandises ; mais les collections laissent un pen a désirer.Le détail a été obligé de faire beaucoup de orédit en ville cet été, et les détailleurs qui n’ont' pas les reins solides, montrent des signes de faiblesse.Les thés sont assez aotifb.Une maison de gros a reçu avis de son correspondant du Japon qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter des conséquences de la guerre et qu’il prenait sur lui tous les risques d’augmentation de fret et d’assurances.Par contre, la même maison est sans nouvelles depuis un mois de son correspondant de Shanghaï.Le change est encore favorable, mais une hausse légère s’est produite au Japon et une commande répétée n’a été acceptée qu>à une avance ae Je par livre.Les sucres se sont raffermis avec l’adoption dn tarif américain ; nous cotons aujourd’hui le granulé en quarts à 4| et en demi-quarts à 4|c.Les mélasses sont stationnaires ; la baisse qui menaçait n’a pas en lieu.En prévision de la ratification par la France du traité franco-canadien, les maisons de gros poussent la vente des vins qu’elles ont en stock.Rien de nouveau à signaler dans les conserves, le saumon est toujours ferme.Fers, ferronneries et métaux__Malgré la hausse de la tôle en Angleterre, les prix de cet article ici sont faibles.H en a été importé de fortes quantités qu’on écoule maintenant, sur Un marché inactif, du mieux que l’on peut, c’est-à-dire, souvent, avec des réductions.La demande pour la ferronnerie et la quincaillerie du bâtiment est on pen meilleure ; les bâtisses en construction arrivent à la condition où ces fournitures trouvent leur emploi.On s’attend à une guerre de prix sur les clous-dJici à quelques semaines.Huiles, peintures et remis.—Sauf une faiblesse assez marquée dans l’huile à salade, il n’y a rien à dire de ces mar chandises, dont la demande est tranquille et les prix soutenus.Produits chimiques.—La guerre entre la Chine et le Japon a donné du ton à quelques produits employés dans la fabrication de la poudre : le camphre eBt en hausse de 7c en gros ; le salpêtre et le soufre vont probablement hausser aussi.Le camphre, d’ailleurs, est fourni en grande partie parles forêts dn Japon.Poisson.— La pêche est, dit-on, très abondante dans le bas du fleuve et sur le" golfe St Laurent.Mais les stocks disponibles ici se vendent encore à des prix soutenus, qui sont, d’ailleurs, raisonnables et ne pourront guère baisser à moins de surabondance ae l’offre.Salaisons.— Toujours beaucoup de fermeté dans les lards salés ; le lard à Chicago monte constamment et il n’est guère possible de l’importer actuellement en concurrence avec le lard canadien.te—saindoux purde panne est en hausse de 6c.Un journal spécial da Paris signale la saisie à l’abattoir de La Villette de quatre taureaux américains que l’on soupçonne être atteints d’une maladie appelée “ la cocotte.” Nos exportateurs ont bien soin de laisser le marché français au bétail américain.Le conseil de ville de Winnipeg a adopté nn règlement qui viendra en force le 15 courant.Ce règlement obligera les marohands-tailleurs, les bijoutiers, les épiciers, les marchands de ohaussures et les marchands de fer à clore leurs portes à sept heures t ous h s soirs à l’exception du samedi.Il y a 100 ans, la flotte de pêche à la baleine du Pacifique comptait/plus de 600 bâtiments: on n’en compte plus guère aujourd’hui que quarante cinq et encore peu d’entre eux font quelques profits.Lai.baleine paraît avoir ab on -donné les parages où elle abondait autrefois et s’être réfugiée dans les profondeurs de l’océan arctique.Les carrossiers de Montréal vont, à ce qu’on dit, s’organiser en compagnie avec un capital social de $100,000, pour résister plus facilement à la concurrence de l’ouest.Un comité d’organisation aurait été formé dans ce bût, composé de M.M.Félix Mercier, président, Azarie Lamarche, vice-président.Ledoux, Bé-rard, Major et Dansereau, directeurs.Le vapeur Perthshire, arrivé récemment de Melbourne à Londres, avait dans son chargement de marchandises gelées : 70,000 carcasses de mouton, 8Q00 épaules, 9,000 gigots, 660 tonnes de bœuf en carcasse, 760 caisses de beurre, 150 sacs de cœurs de bœufs, 150 sacs de queues et de rognons de bœufs et plusieurs caisses d’huîtres.Le fromage des deux fabriques de la Malbaie ainsi que celui de St-Fidèle, pour la première quinzaine de juillet s’est vendu huit cents et sept huitièmes livré à la Malbaie.Le produit de ces trois fromageries est très apprécié par les acheteurs de fromage.Il y a actuellement treize fromageries en opération dans le comté de Onarle-volx, contre six qu’il y avait l’an dernier.L’industrie laitière a fait un grand pas dans ce comté cette année, et les cultivateurs comprennent qu’il est de leur intérêt de pousser cette industrie. LE PRIX COURANT 707 Revue des Marchés Montréal, 16 août 1894.GRAINS ET FARINE8 MARCHÉS DE OROS Le marché anglais a répondu à la hausse du blé aux Etats-Unis par un ton plus ferme dans les cours, mais sans mouvement marqué de hausse Le fait est que, malgré la hausse des livraisons fixtures, il y avait des offres de blé américain & des prix très raisonnables et en grande quantité.La moisson se fait actuellement en Angleterre et quoique la production anglaise soit peu de chose comparativement à la quantité demandée par la consommation, une bonne récolte locale a cependant l’effet de combattre toute tendance & la hausse.MM.L.Norman & Oo., de Londres, écrivent à la date du 30iuillet : “Depuis notre dernier rapport du 23 courant, le commerce de blé a été tout à fait terne et lés prix ont en une tendance constante à la baisse.Les acheteurs paraissent s’être retirés du marché et leur attitude réservée semble justifiée par les offres libérales du blé nouveau d’Amérique et la presse de vendre des expéditeurs de blé russe.La moisson du blé commence cette semaine dans le nord de la France et, la semaine prochaine, verra la moisson dans son plein dans le sud de l’Angleterre.Il s’eBt fait fort peu d’affaires cette semaine et les cours sont en baisse de 9d à ls.Voici les prix f.o.b.pratiqués cette semaine: La Plata par voilier, 19s.Australie, 22s.6d.Taganrog (Russie) dur, 17s.Californie, 24s.Blé nouveau roux d’hiver d’Amérique, par lbts, 19s.9d.Blé dur de Manitoba—tranquille et offert à meilleur marché ; on a accepté aujourd’hui 23s.6d.c.i.f.pour expédition en août—septembre pour Londres.“Orge à moulée tranquille et lente à se mouvoir en absence de demande, la perspective eu France ,et en Angleterre est belle.L’orge à malter est peu demandée.L’avoine est tranquille avec d^forts arrivages.Pour l’avoine à expédier, quoique les expéditeurs soient près à accepter un prix en baisse, la demande est calme.Pois fermes.Les vendeurs ont fixé leur limite pour les pois canadiens à'25a 6d c i f, mais les acheteurs ne sont pas disposé^ à payer plus de 26s c i f.” La récolte en France, évaluée sur le rendement des battages qui ont déjà eu lieu dans une bonne partie du pays, est évaluée à 15 ou 20 p.c.de plus que l’année dernière, ce qui la placerait aux environs de 120 millions d’hectolitres ou 330,000,000 de minots.Avec cette récolte, qui dépasse la moyenne, la France n’aurait plus besoin d’importer que quelques huit à dix millions de minots pour sa consommation.Elle a, en outre, un stock considérable de blé étranger, importé avant l’augmentation des droits.Mais la meunerie française s’est mise à convertir ce blé en farines en entrepôt, ce qui lui permet de réex-orter les farines sans avoir payé de roit sur le blé.C’est ce qui explique la nouvelle donnée récemment par le câble, que la meunerie française offrait en Angleterre, des farines égales en qualité aux mellleurés "marques américaines à ls de moins que ces dernières.Voici le relevé fait par le Phosphate du 1er août des récoltes dans les divers pays d’Europe: “On n’a pas encore commencé les moissons dans le nord et le nord est de la France, de sorte qu’il est difficile de donner une approximation de la récolte probable.Cependant, si le beau temps continue, on espère une très belle récolte dans le Nord, qui sera environ de 101,600,000 quintaux, alors que l’année dernière, elle n’était que de 88,900,000 quintaux.“ En Angleterre, le temps a étêtrÔ9 incertain et orageux durant la semaine dernière ; on s’en est plaint beaucoup dans le nord, l’est et l’ouest.Il n’y a cependant aucun sérieux dommage; mais il est à désirer que le beau temps revienne.Les moissons dans le sud ne seront guère commencées ' avant une quinzaine de jours.En général, les rapports de toutes les provinces ne sont pas aussi favorables qu’ils l’étaient il y a quelques semaines.Le rendement par acre sera sans doute de 28 minois environ tandis que l’année dernière il n’était que de 23 minots.“ En Allemagne, le rapport officiel estime la récolte du blé comme entre la moyenne et la bonne; elle n’égalerait donc pas celle de l’année dernière.“ En Belgique et en Hollande, une pluie continuelle fait de sérieux dommages dans les campagnes.“ En Hongrie, suivant le dernier rapport officiel, la situation des récoltes s’est améliorée, la qualité du blé et du seigle est extraordinairement bonne ; et pour la quantité, le ministre de l’agriculture estime la récolte du blé à 45 millions 720,000 quintaux au lieu de 60,800,000 l’année dernière.“ En Autriche aussi, la récolte sera bonne.“ En Roumanie, le temps sec et chaud a favorisé le blé au dépens du maïs ; le blé sera de très bonne qualité, mais le rendement sera moindre de 2 pour-'cent ue celui de l’année dernière, qui était e 18,542,000 quintaux, l^a récolte du maïs sera plus ou moins manquée à cause de la sécheresse.“ Les derniers rapports de Bulgarie disent que la récolte du blé sera satisfaisante, tant au point de vue de la qualité que de la quantité, mais celles de l’orge et du seigle sont bien compromises, et celle du maïs sera presque nulle.“ Les rapports officiels de la Russie sont un peu contradictoires.Cependant, l’opinion générale est que la récolte sera probablement au-dessus ds la moyenne.La récolte moyenne du blé, dans la Russie européenne, de 1838 à 1892, a été de 70,000,000 de quintaux.On peut donc estimer celle de cette année à 88 900,900 quintaux ; celle de l’année dernière, qui était de 101,600,000 quintaux, était extraordinairement bonne.“ Le blé a très bien réussi en Espagne.“ En Italie, bien que la qualité soit bonne, la quantité laisse à désirer, surtout, quand on la compare avec celle de l’année dernière.Durant les derniers six mois, l’Italie n’a exporté que 2,197,000 quintaux, alors que l’année dernière l’exportation se chiffrait par 3,982,680 quintaux.‘En Australie, de récentes pluies très abondantes ont de beaucoup amélioré la situition agricole.” La dernière dépêche de Beerbohm cote les cours des chargements comme suit : “Chargements à la c^te, blé soutenu, maïs rien ; chargements en route ou à expédier, blé tenu ferme, maïs ferme, sans activité.Sur Mark Lane, blés anglais et étrangers tranquilles.Maïs américain ferme, do, du Danube soutenu.Farines anglaises soutenues ; do américaines tranquilles.Marchés français de province plus fermes.Beau temps en Angleterre ; en France temps plus beau.A Liverpool, blé disponible tenu à des cours plus élevés mais pas de hausse établie, maïs ferme sans activité.Aux Etats-Unis, la situation du maïs l’emporte en importance pour les spéculateurs sur celle du blé.On désespère de la récolte dans les Etats du sud ; dans ceux du nord, la pluie, si elle arrive immédiatement, fera du bien, mais ne permettra pas un rendement même moyen.Il est donc entendu que nous n’aurons qu’une pauvre récolte dp maïs cette année ; mais cette éventualité est déjà escomptée et les c iurs de ce grain ne sauraient légitimement monter beaucoup -plus haut.-Les dernières cotes à Chicago sont même en baisse sur celles de la semaine dernière.De même pour le blé ; il y a eu une réaction à la baisse, causé par la baisse du maïs et le peu d’emprèssement des négociants européens à acheter.Les arrivages sont assez forts dans tous les centres récepteurs, et, malgré les nouvelles venues de maints endroits que les cultivateurs nourrissaientleurs animaux avec du blé, on ne s’attend pas à une disette immédiate.La visible supply aux Etats-Unis et au Canada, a augmenté de 2,320,000 minots, tandis que les quantités en route pour l’Europe diminuent.Les cours de clôtures des marchés de spéculation ont été : Chicago, blé sur août 54jjc ; sur septembre, 65jjc ; sur décembre 68|c.New York, blé sur août, 58]lc; sur septembre 59Je ; sur octobre, 60}c ; sur décembre 62Jo ; sur mai, 67£c.Au Manitoba, la moisson se fait aussi rapidement que possible et le rendement est bon, sauf dans quelques locali tés où il a souffert de la sécheresse.Les cours à Port Arthur, sont de 61£ à 62c pour No 1 dur; et de 60 à 61c pour No 2.Dans Ontario, on a acheté quelques lots de blé nouveau aux prix de 53 à 54c à la campagne.L’avoine est terne et en baisse, la nouvelle récolte arrive sur les marchés et des ventes ont été faites à 31c.Les pois sont rares et en demande.L’orge à malter a été haussée de 6c par minot à la nouvelle de l’adoption du tarif américain.A Toronto on cote : blé blanc 56 à 00c ; blé du printemps 00 à 58c; blé roux, 65 à 00c : pois No 2, 68 à 68 ; nouveaux, 65c.orge No 2, 40 à 43; avoine No 2, vieille, 31$c ; nouvelle, de 29 à 29£c.A Montréal, le marché des grains est dans la même position que la semaine dernière ; l’avoine ne peut guère bénéficier du nouveau tarif américain ; la nouvelle récolte arrive de plus en plus abondamment sur le marché, elle est de belle qualité et se vend à meilleur marché comparativement à la vieille.La demande pour la vieille avoine est tranquille ; on la cote, en lots de gros, de 39 à 39Jc par 34 lbs, pour l’avoine No2 d’Ontario et 36c.pour l’avoine Mo 3.Il n’y a pas encore de cours en gros pour l’avoine nouvelle.Les pois sont fermes ; on les cote comme la semaine dernière d,e 72£ S' 73c, en magasin.La nouvelle récolte est déjà sur le marché dans le Haut Canada ; ici, quoiqu’il y ait des champs arrivés à maturité, on n’a pas encore vu d’offres de pois nouveaux.L’orge est encore peu demandée, mais 708 LE PRIX COURANT comme elle est rare, elle tient son prix très ferme.On nous dit qu’il faut payer de 48 à 49c pour l’orge à moulée, s! l’on en a bien besoin.Nous n’avons pas ici d’orge à malter ; nos cultivateurs ayant cessé de la cultiver depuis quelques années.Peut-être profiteront-ils de ce que le marché des Etats Unis est de nouveau ouvert là notre orge pour en reprendre la culture.Le sarrazin sur pied est généralement de toute beauté ; il avait besoin de pluie; il a eu cette pluie et il ne lui faut plus maintenant qu’éviter les dommages de la gelée pour donner un bon rendement.Le peu de seigle cultivé dans notre province est aussi très beau.Pour les farines de blé la position ne s’est pas améliorée; nous ne saurions rien en dire sans nous répéter.Les cours sont,jsomme par devant,J;out à fait nominaux.-Les farines d’avoine sont faibles, et en baisse de 10c.Les issues de blé sont en assez bonne demande à des prix soutenus Nous cotons en gros : .Blé roux d’hiver, Oan.No 2.$0 00 à 0 60 Blé blanc d’hiver “ No 2.0 00 à 0 00 Blé du printemps “ No 2.0 67 à 0 68 Blé du Manitoba No 1 dur.0 73 à 0 74 “ No 2 dur.0 71 à 0 72 “ No 3 dur.0 00 à 0 00 Blé du Nord No 2.0 00 à 0 00 Avoine.0 36 à 0 39) Blé d’Inde, en douane.0 60 â 0 61 Blé d’inde, droits payés.0 68 à 0 60 Pois, No 1.0 82 à 0 83 Pois, No 2 (ordinaire).0 72)à 0 73) Orge, par minot.0 48 à 0 49 Sarrazin, par 50 lba.0 46 à 0 48 Seigle, par 60 lba.0 00 à 0 00 FARINES Patente d’hiver.$3 60 à 3 80 Patente du printemps.3 65 à 3 85 Patente Américaine.5 00 à 5 10 Straight roller.3 00 à 3 10 Extra.2 io à 2 80 Superfine.2 50 à 2 60 Forte de boulanger (cité).3 46 à 3 50 Forte du Manitoba.3 36 à 3 45 EN SACS D’ONTARIO Medium.$1 45 à 1 50 Superfine.1 15 à 1 25 FARINE D’AVOINE Farine ‘cf’avoine standard, en barils.4 46 à 4 50 Farine d’avoine granulée, en barils.4 45 à 4 50 Avoine roulée en barils.4 50 à 0 00 MARCHÉ DE DÉTAIL Beaucoup de cultivateurs lundi, au marché de la place Jacques-Cartier avec de l’avoine vieille et nouvelle Les prix réalisés ont été les mêmes quo la semaine dernière ; fie 80 à 95c la poche.En magasin, les commerçants vendent l’avoine de 92J à 95 par 80 livres.Le blé-d’inde jaune des Etats-Unis fait 85c par minot, et le blano 70c.Les pois No.2 valent 70 c et les pois cuisants de 85 à 90c par 60 lbs.La graine de lin par minot de 60 lbs vaut fl à $1.10.L’orge No.2 de la province vaut de $1.00 à $1.05 par 96 lbs.La farine de seigle vaut $2 par 100 lbs.La farine d’avoine vaut $2.35 à $2.40 par 100 lbs., BEURRE MARCHÉ DE NEW-YORK.Le changement de droits sur le beurre dans le nouveau tarif américain rendant possible, dans certains cas, l’exportation de notre beurre^ le marohê de New York devient plus intéressant pour ceux qui font lë commerce de cet artiole.Aussi nous en ferons désormais une courte revue dans ces colonnes.Les arrivages de crémeries de l’ouest à New York sont assez restreintes, la sécheresse ayant beaucoup diminué la production et les prix sont en conséquence fermes avec une tendance à la hausse.Le prix actuel des crémeries de choix est de 23c.Les crémeries de juin se vendent 21c.A la campagne, dans le nord de l’Etat, on a payé de 20) à 22c pour les crémeries.Une lettre 'particulière dit : “Notre marché est ferme à 23o et il sera probablement A 25 o H > O F O ÜL ® Q N d H.a ¦ \ Seuls Agents pour D.E.WHITON MACHINE COMPANY.MECHANICS SUPPLY CO.96 Rue St-Pierre, QUEBEC.10274127 LE PRIX COURANT 713 Chronique de Québec Mercredi, 15 août 1894.J’ai l’embarras du choix dans plusieurs sujets que j’ai notés au jour le jour depuis ma dernière chronique, et dont chacun pourrait suffire à ma tâche hebdomadaire.Je vais en effleurer quelques-uns, m’efforçant de vous donner la physionomie générale des affaires dans leur réalité vivante et actuelle.Le inonde de la finance est celui qui attire d’abord l’attention.Sans être pessimiste, on peut dire que le mouvement y est nul ; les quelques transactions qu’on tente d’y faire n’y réussissent que pour les personnes dont le crédit est au-dessus du soupçon et qui offrent des garanties absolues de solvabilité.C’est à ce point qu’à moins d’être propriétaire d’immeubles non hypothèques, le faiseur ou l’endosseur d’un billet de cent dollars risque de voir son papier refusé aux banques.___Ajoutez a cela — et je tiens ce détail d’une personne bien renseignée—que les divers caissiers et directeurs de banques se font entre eux des misères et une guerre sourde pour détruire la clientèle de "adversaire, et que ces procédés mesquins sont de nature à nuire considérablement au commerce.Cet état de choses fait plus de mal qu’on ne saurait le croire.Autant que possible, les institutions monétaires doivent vivre dans l’harmonie ; si elles cherchent à se ruiner mutuellement, elles blessent l’intérêt public.On à peut-être multiplié à l’excès et sans discrétion les succursales dans les divers quartiers de la ville.Chaque gérant de ces petits comptoirs tient à faire du zèle, à temps et à contre-temps, et, pour grossir sa clientèle, n’a pas scrupule de causer préjudice ft son voisin de la banque rivale par des moyens plus ou moins avouables.Cela demande réforme, On signale une faillite dans la chaus sure ; elle était, du reste prévue depuis quelque temps.D’autres suivront probablement,' car les affaires sont petites, petites, dans l’industrie.Un habitué du quartier Saint-Roch me disait que c’est pitié de voir de grandes manufactures, jadis bruyant et joyeux foyer de fabrication, n’employer aujourd’hui qu’une poi- fnée d’hommes pendant quelques heures e la journée.Hors de là, silence et désert.On compte cependant sur une reprise prochaine.“ Lfindustrie est comme le corps humain,” me faisait remarquer un fabricant dans son énergique et pittoresque langage.“ Vient un temps où elle “ a des humeurs et de la bile ; il lui faut “ alors une bonne purgation.Et c’est ce “ qui arrive chez nous." - Espérons que la convalescence ne sera pas longue, et que, toute trace de maladie ayant disparu, nos industriels consulteront les besoins du marché, mettront de côté quelques-uns de leurs procédés de routine par trop vieillis, et se souviendront qu'une des lois de la production est d’améliorer sans cesse et de créer du nouveau, en vertu de cet adage : “ Qui n’avance pas, recule.” ¦ Le commerce se maintient dans des conditions moyennes.On semble craindre beaucoup les échéances de septembre.Ce ne sont’pas les acheteurs mais les capitaux qui font défaut.D’une manière générale, la rentrée des fonds est très lente.La crème des clients recherche les raisons solides, et il arrive que celles qui auraient le plus besoin de support ne sont patronées que par les mauvaises payes.Ce n’est pas gai pour plusieurs.J’en connais qui croient prudent de diminuer leur train de vie domestique et les dépenses de leurs établissements dans les limites du possible : ils font bien, et leur exemple devrait être suivi.La grande navigation marchande continue d’être au-dessous de la moyenne.Un seul navire a trouvé chargement cette semaine.Le port serait désert, n’était l’arrivée de six vaisseaux de guerre de la Marine Anglaise.¦ r ¦ - Les touristes continuent d’abonder ’ et de surabonder dans nos murs.On dit que le Château-Frontenac suffit à peine à loger tout son monde.Il en est de même au Victoria.Les prévisions sont qûe nous aurons ainsi beaucoup de visiteurs jusque vers la mi-septembre.- ¦ EPICERIES Semaine bonne.Pas de variations dans les cotes : Sucres : Jaune, 3$ à 3ijc ; Powdered, 5jc ; Cut Loaf, 6Jc ; J qrt, 6je; boîtes, 8je ; granulé, 4gc ; ext.ground, 6Jc ; boîte, ôjc.Sirops ; Barbades, tonne, No 1, 29 à 30c ; t(erces, 31à 32c~rquarts, 33 et 34e.~ Raisins: Valence, 6 à 6Jc ; Currants, 44 à 5c.La boîte [22 lbs], de $1.90 à $2.00.Vermicelle : français et pâtes françaises, de 9 j à 10c.Vermicelle de Québec : Boîte 44c.lb.Quart 4jc lb.Riz $3.40 ; Pot Barley $4.00.Amandes : Tarragone, 124c, do écallées, 27c.Les conserves se font plus rares et se vendent 10c de plus par doz.¦ Conserves en gros: ;8aumon, $1.16 à $1.45; Homard, $6.85 à $7.10 la caisse de 4 doz.; Tomates, $1.00 à $1.10; Blé d’Inde, $1.00c; Pois $1.10 : Huîtres $1.45; Sardines domestiques, j bte 6c ; do importées j bte 9 à 12c ; j bte 14 à 18c.Soda à laver, 90c ; do à pâte $2.40 ; Empois, No, 1, 4jc ; do satin, 74c ; caustique cassé, $3.00.Allumettes : cartes, $3.00 à $3.25 ; Telegraph, $3.50; Telephone, $3.30; Dominion, $2.0 ; Lévis, $2.00.'Royales.$2.00.Sel : à flot, 474, en magusin, de 50 à 55c ; sel fin,sacs, $1.30 ; J sac, 35c.Fruits & Légumes Oranges : Rhodi (200) $5 à $0 00.Citrons : (350), $4.50.Bananes : le régime, de $1.25 à $1.75.Pleines : Californie, la caisse $2.00.Pêches : $1.25 à $1.50.Poires : la caisse, $3.00.Melons [paniers de 15 à 18], $5.00 à $7.00.Melons d'eau, 25c chaque.Raisin veil, le panier, $1.00 à $1.25.Tomates fraîches: la boîte [un mi not] 80 à $1.00.Noix : de 9 à 9jc la livre.Oignon: Egyptien, 2c_la livre; Pommes de terre : de 35 à 40c le minot.Pommes : [au baril], $1.50 à $2.50.Charbon et Bois.Egg : $5.75.Stove Chestnut : $6.25 Sydney Steam : $4.25.Les marchands de bois ont fait de bonnes affaires cette semaine.La corde.pds.de $2.50 à $3.00 2.80 3.60 2.50 3.20 3.60 4.00 3.20 3.70 4.50 5.00 3.50 4.00 Commune, $2.40 à $2.50 ; Forte de boulanger, $3.50 à $3.70 ; Superfine extra, $2.80 à $3.00 ; Fine, $2.50 à $2.60.Farines (en poche): Patente, $1.60 à $1.65 ; forte de boulanger, $1.80 à $1.90 ; S Rollei, $1.50 à $1.55; Extra, $1.40 à $1.45 ; Superfine, $1.25 à $1.30 ; Fine, $1.20 ; Commune, $1.15 à $1.20.Grains ; Avoine, Ontario, par 34 lbs, 41 à 45c ; Province de Québec, par Ht lbs, 40 à 42c ; Son, 80 à 85c; Orge, le ininot, 65 à 0()c ; fèves blanches, $1.00 ; Pois No.1.85 c.; No.2, 80c ; Gruau, $2.25 à $2.40 ; Gru, $1.10 à $1.16 ; Blé d’Inde jaune, 70 à 72jc ;-do blanc, 70 à 724c ; do jaune,moulu, $1.40 à $1.45.Lards : Short Cut de $18.00 à $18.50 ; en carcasse.6 à AJc la lb., en gros.Sahuloux: Pur, $2.00 à $2.40 le seau ; composé, de $1.60 à $1.00 le seau ; üot-tolene, en seau de 20 lbs, 9jc la lb.Poisson ; Morue verte, salée.$4.50 le quart ; saumon en gros, frais, 8 à 10c la lb.; au détail, 12 à 15c.Huiles : Loup-Marin-Straw de 30 h 324c; de morue, 321cj de pétrole, 11c.Jambon : de lOAllc ; sucré, de 13 â 16cv Beurre frais, de crémeries, 18 à 20c.Le beurre de ferme, de première qualité, fait 18 à 20c : le moyen, de 16c.Iaj beurre est très ferme.On cote : les œufs en gros, 10c à la doz ; au détail, 12c.Les œufs sont à la baisse.Le fromage se cote : grosses meules, 04c ; moyennes, 10; petites meules, lbs, 2 lbs, 11c.Les affaires dans le fromage sont lentes.Tabac canadien : en gros, de 10 à 12c ; détail, de 15 à 18c.Plume .de 10 à 12c la lb.J.T.Cyprès 3 Epînette rouge 3 Bouleau 3 Mérisier 3 “ 24 Erahle 3 “ 24 FARINES, GRAIN8 ET PROVISIONS Farines en baril : Farine (patente,) $3.40 à $3.60 ; Farine de cylindre, $3.20 à $3.30 ; Extra, $3.00 ; Superfine, $2.60 à $2.75 ; Louisville possède 18 grandes tanneries, dans lesquelles 11 se fabrique an-annuellement 6,000,000 de cuirs forts à semelles et de cuirs lissés de qualité si -pôrieurement belle, puis environ 2.000,000 de peaux de mouton.Oes fabriques réprésentent une valeur de 15 millions de dollars et elles occupent 600 ouvriers.La valeur dés articles établis annuellement dans les grandes selleries de la vi'-le se monte à 5 millions.Cette industrie y occupe un rang élevé.La fabrication de chaussures s’y développe de pins en plus.C’est lâ une des branches industrielles susceptibles de s’étendre indéfiniment._ On écrit d’Australie ; La conférence qui va se tenir à Ottawa dans le Canada, conférence qui aura pour but de nouer des relations commerciales entre l’Australie et le Canada, préoccupe déjà nos négociants et nos fabricants, qui songent aux mesures à prendre pour profiter des facilités offertes, même si cette conférence n’aboutissait pas à un changement de* tarifs douaniers ; car un meeting international de ce genre ne pourra manquer de rapprocher com-j mercialement les deux pays en question.Quelques grandes maisons australiennes ont résolu d’envoyer un représentant au Canada pour étudier la situation et ouvrin des débouchés pour les produits australiens.L’une de ces maisons a déjà nommé son délégué canadien, qui prendra le steamer sans délai.D’autres délégué» suivront et représenteront sans doute des syndicats de producteurs australiens.Nona rappelons à nos abonnés que le prix de l'abonnement est striotement payable d’avance. V14 LE PRIX COURANT NOTES SPECIALES.Il n’y a pas déraison pour que l’on „ fl.00 de pins par caisse pour des allumettes qui ne valent pas mieux que paie les "Dominion”, simplement parcequ’-elles sont contrôlées par une maison très puissante.Les allumettes "Dominion”, dont la fabrication a été grandement améliorée, depuis deux ou trois ans, sont maintenant, sinon supérieures au moins égales aux meilleures marques qu’il y ait sur le marché.Pour être certain d’obtenir'le véritable article, adressez-vous an gérant de la Bucoursa-le de Montréal, M.Lefebvre, No 276 rue St Paul.Tour du monde.— Nouveau Journal des voyagea.— Sommaire' de la 1762e livraison (4 août 1894)—Au Dahomey, par M.Alexandre L.d’Albéca, administrateur colonials—Vovage-exéculé_de 1892 & 1894.—Dessins d’après les documents et les photographies de l’auteur ét des officiers du corps expéditionnaire.—Texte Inédit.—Treize dessins de Berg, Bazin, Devos, Barolay, Berteault, Riou, A.Paris, Mme Paul urampel—Chaque numéro, 60 centimes.Abonnements: Un an, 26 fr.Six mois, 13 fr.- Bureaux & la|librairie Hachette et Oie, boulevard Saint-Germain, 79, à Paris.VENTES PAR LE SHÉRIF Pour la semaind^Irochaine DISTRICT DE MONTRÉAL Jones t>.Hannan.Rue William— Lots 1690 et 1691 quartier Ste-Anne, terrain de 00 en iront, 96.9 en arrière x 148 d’un côté et 163 de l’autre, deux bâtisses t n pierre à 2 étages, rue William Nos 22 & 26 une bâtisse à 2 étages en bois et brique, rue King Nos 116 à 117, deux bâtisses en brique Nos 111 et 113 rue King.Evaluation civique $22,000.Vente au bureau du shérif le 24 août à lOh.a.m.Un très curieux rapprochement peut Être fait aujourd’hui.Il tendrait à démontrer que depuis 26 ans environ, le prix des métaux par rapport à l’argent, n’a pas varié beaucoup, .o’est-à-dire que leurs rapports aveo le métal blanc restent les mêmes, et que tous les métaux inférieurs, sauf l’or, suivent l’argent et subissent les mêmes fluctuations que lui.Actuellement, la valeur réelle de l’ar- fent correspond à quelques* *unités près cinquante fois la valeur de l’étain ; cent fois la valeur du cuivre : deux cent Cinquante fois la valeur du zinc, quatre oents fois celle du plomb et sept cents fois la valeur du fer et de l’acier.Or, avant 1870.si doub regardons les cours des différents métaux, nous trouvons le rapport, la ratio comme disent les Anglais, à peu près la même.Soit pour 1 lb d’argent.60 lbsd’étain “ .“ " “ .s 100 ‘ de cuivre “ “ “ “ .260 ‘ de zinc “ “ “ *¦ 400 ' de plomb .700 « de pion fer.Ge fait de l’équivalenoe constante et l’argent vis-à-vis des métaux inférieurs CBt encore en théorie un peu vague, de ne reposant pas sur un assez grand nombre de faits, mais elle est intéressante et demande à être observée de près.O’est ce qu’on pourrait appeler la théorie de l’équivalent économique des métaux.• Nous croyons donc très sincèrement oy quels sort ae tous les métaux usuels est intimement lié à celui de l’argent aue nous pourrions appeler leur véritable étalon naturel.Toutes lèB grandes industries extractives, les vraies créatrices de la' richesse, sont donc & notre avis intéressées au relèvement du métal blano.-—:-:-: FRANCI8 LAUR.P.S.—Si l’on voulait le rapport actuel des différents métaux à l’or, il faudrait multiplier les chiffres oi-dessus par 36, puisque ln rapport réel pour l’or n’est plus de 16.6 d’argent,mais de 30 environ, c’est-à-dire qu’au cours actuel on obtiendrait: -;- Pour ldivre d’or •t \ m Robson, vous pouvez facilement rendre àvotrecbevc-lure sa couleur naturelle et fatro disparaître cesel-gnes d’uno décrépitude précoce t lion seulement le restaurateur do Robson restltuo aux cheveux leur cou leur naturel le, mais 11 poseèdodo plus la préclcuso propriété de les assoupllr.de ldur douner un lusiro Incomparable, et de favoriser leur croissance, qualités que ne possèdent pas les teintures à cheveux ordinaires.Cette preparation est hautement recommandée par des personnes comitetentea, plusieurs médecins et antres.- -:o:- 3largue de Commerce.En vernie partout—50 centins la bouteille.II.ROBITAILLE, Proprietaire.•loliette, P.Q., Canada.BOIS DE Bureau IA GE 512 Lagauohetière MONTREAL.Clos, Canal Lachine BASSIN No 3.VisA-vis rue Ottawa.Tél.Bell No 8808.Tél.BeU No 667A G.G.GAUCHER Farines, Provisions, Produits de la ferme SEUL AGENT EN CANADA DE LA POUDRE ENGRAISSIVE et NOURRISSANTE pour les Chevaux et bêtes 5 corue.TONIQUE.STOMACHIQUE, DEPURA-TIVE et VERMIFUGE.91 et 93 Rne des COMMISSAIRES MONTREAL.tue EDWARD GAVÀNÀGH co r Manufacturiers et Importateurs -DE- Q UINCAILLERIE8, HUILES, PEINTURES, CHARBONS, Etc., Etc.2547 à2553 rue Notre-Dame, Coin de ^ rne es Seigneurs.Joli TéL 8025._ MONTREAL.T A.MORRISON & C0 Fonmitures pour Contractas Briques Pressées, Briques 5 bâtir, Briques Poreuses 5 l'épreuve du feu en Terra Cotta, Lattis Mé- ' talliques Bostwick 51’épreuve du feu.-AGENTS DE- LAPRAIRIE PRESSED BRICK CO, - 118 rue St Pierre, MontréaL Téléphone 2147.N.F.& V.QUERTIIN .IMPRIMEURS CT FABRICANTS DC TELEPHONE 27»» • • • LIVRES BLANCS T9 Rue gt-Jaoquco SOLLICITENT VOS COMSIANDES OUVNAOE OE SMZMICN ONONE Prix modérés A2C LE PRIX COURANT 723 PETITES NOTES Lob chûtes de Niagara déchargent 10,000,000 de pieds cnbes d’eau par minute.Il est plus facile, dit un philosophe, de calculer le p'rix coûtant que de le.payer.‘ Les laitiers de Winnipeg, à qui l’on veut imposer une licence, parlent de résister et, au besoin de se mettre en grève.Les Philatélistes .vont être heureux ; les Etats-Unis sont sur le point d’émettre une nouvelle série de timbres-postes.La naissance, le baptême et les diverses cérémonies qui ont signalé l’entrée dans la vie du duc de York, ont coûté $1,000,000 à l’Angleterre.La machine à peser l’or qu’emploie la banque d’Angleterre est si délicate que le poids d’un timbre-poste fait monter l’aiguille de 6 pouces sur le cadran.Les négociants des Etats-Unis travaillent activement pour obtenir l’établissement d’un département du Commerce & Washington, ayant à sa tête un ministre." .- .Un traité vient d’être conclu entre la Norvège et l’Espagne en vertu duquel le poisson norvégien sera admis en franchise à Cuba, et si c’est possible à Porto Rico.Le pont suspendu le plus long et le plus ancien du monde est celui de King-tung, en Chine, qui est suspendu sur des chaînes et forme viaduc d’une montagne à l’autre.Un Américain du Dakota Sud propose de faire les cadrans des montres en couleur noire et les aiguilles en métal blanc, afin qu’on puisse mieux voir l’heure dans l’obscurité.L’idée est bonne et originale.Le Dr Selwyn, chef du service géologique, est parti avec une petite troupe d’experts en gisements de pétrole, pour Athabaska Lauding, Territoires, ou l’on croit pouvoir trouver cette huile précieuse en quantité suffisante pour l’exploitation.Depuis 1886, on estime que 30,000 familles canadiennes sont allées s’établir dans le nord de la province d’Ontario.Pendant Iob trois derniers mois seulement 300 familles canadiennes y ont pris des terres, dont 67 familles à la Cnûte aux Eturgeons.Une maison de Berlin a pris un brevet d’invention pour une lampe à incandescence contenant trois ûls de carbone qui peuvent être rendus incandescents ensemble ou séparément, de sorte que l’on peut obtenir de la lumière à trois degrés d’intensité.- Le calendrier grégorien n’est pas mathématiquement exact ; la différence est très légère ;|mais si l’on n’y prend garde, la répétition de cette différence fera que leB mois de décembre, janvier et février tomberont en plein été dans 720,000 ans.Il est vrai qu’on a le temps d’y voir.Le soufre brut est extrait des mines de Sicile par des particuliers, généralement peu riches, qui vendent au fur et à mesure à des entreposeurs, lesquels, rien qu’à laisser le soufre exposé à l’air, bénéficient d’uue augmentation de 1 à 2 p.c., produite par l’absorption de l’humidité.Une voleuse à la tire de Paris avait l’habitude de porter avec elle, dans ses visites aux magasins,jin baby artificiel dont la figure était en cire et le corps en cuir et creux.C’était le réceptacle où elle cachait les articles sur lesquels elle avait pu mettre la main à l’insu des commis.La roue Ferris, une des curiosités de l’exposition de Chicago, va être transportée à New-York.Elle donne, démontée, 3.000 tonnes de métal, et il faudra pour la transporter cinq trains de trente wagons chacun.Le coût du démontage et au remontage sera d’environ $l6b,000, y compris le coût du transport.Dans le comté de Wayne, N.Y., on cultive en grand la menthe poivrée pour en extraire l’essence.Or il parait que la récolte de cette plante parfumée est menacée par les ravages d’une petite sauterelle.Les cultivateurs désireraient trouver un liquide qui tuerait la sauterelle sans nuire à la production d’essence.Un horloger français, établi à Genève, vient d’imaginer un chronomètre qui parle les heures au lieu de les sonner.C’est là une curieuse application du phonographe; lorsqu’on appuie sur le poussoir, une plaque phonographique se met à tourner, nne pointe qui en suit les sinuosités vibre et ses vibrations se traduisent par des phrases : il est cinq heures, il est six heures, il est huit heures et demie.Les électeurs du comté de Northumberland, Ontario, sont en instance auprès du gouvernement fédéral pour obtenir l’établissement d’une saison prohibée pour la pêche des grenouilles.Il paraît que cette industrie a pris un tel développement par suite de l’exportation des cuisses de grenouilles aux Etats-Unis qu’il est devenu nécessaire de régler l’époque de la pêche pour empêcher la destruction complète des grenouilles.La Chine et le Japon achètent des armes et des munitions de guerre aux Etats-Unis, mais ne savent trop comment se les faire expédier.Les compagnies de navigation anglaises et américaines n’osent pas se charger de ce transport, qui constituerait une violation de la loi des neutres.Il faudra, par conséquent, ou que les belligérants achètent en même temps des navires pour transporter leurs achats ou qu’ils les envoient chercher par leurs propres navires.- i On vient d’inaugurer en grande pompe la nouvelle horloge du Town Hall de Philadelphie.Bon cadran, qui a 33 pieds de diamètre, est éclairé toute la nuit à l’électricité et peut être vu de tous les points de la ville.L’aiguille des minutes ne mesure pas moins de 12 pieds, et l’aiguille des heures 10 pieds de long.La cloche pèse 25 tonnes.Détail curieux : l’horloge est remontée chaque jour au moyen a’une machine à vapeur placée dans le sous-sol de la tour.Une horloge grande comme la moitié d’une maison et qu’on remonte tous les jours à la vapeur, est-ce assez fin-de-siècle ?On vient de remarquer à Londres sur la planète Mars, des projections brillantes dont on stoccupe beaucoup dans le monde savant Ces projections n’avaient encore jamais été remarquées et les circonstances dè' leur découverte sont exceptionnellement favorables à l’hypothèse que les habitants de Mars cherchent à nous faire des signaux.Les seules autres causes probables admises, de ces projections lumineuses, sont qu’elles seraient le résultat d’une aurore boréale ou de gigantesques feux de forêts ; mais les savants semblent pour le moment considérer ces dernières hypothèses comme moins probables que la première.On propose de répondre par un signal semblable.w STATISTIQUE.Le nombre de oigares fabriqués aux Etats-Unis en 1893-94, a été de 4,066,217,433.En 1892-93, la fabrication avait produit 4,814,202,116 cigares.Il y a donc diminution de 747,284,683 cigares.La crise est sans aucun doute responsable de cette diminution.Les exportations de pétrole des Etats-Unis pendant l’année terminée le 30 iuin dernier, ont été de 898,763,163 gallons, soit une augmentation dë 98,322,221 gallons sur l’année précédente.On voit que la concurrence du pétrole russe n’a pas encore beaucoup gêné le pétrole américain.ASSURANCES.La New York Life, pour fêter ses noces d’or, fait faire un examen spécial de toutes ses polices par un comité, composé des commissaires d’assurances « de divers Etats.La plus grosse police d’assurance contre l’incendie est probablement celle que vient de prendre la compagnie du chemin de fer de Santa Fé Valley elle est de $17,000,000 et porte une prime de $170,000.La Compagnie “ Star,” d’assurance sur la vie de Londres, va bientôt venir prendre des risques au Canada.Son agence ici sera sous la direction de M.J.F.Jeffers, qui a été précédemment à l’emploi de la compagnie Dominion et de la Germania.Cette compagnie a déjà beaucoup de capitaux placés sur hypothèque à Montreal.v Noos rappelons à nos abonnés Que le prix de l’abonnement est strictement payabled’avance. 724 LE PRIX COURANT.PROPRIÉTÉS , Ai LOTS A BATIft A Vendre An Mois Résidences d'Eté A Vend» ou à Loner Prêts Négocié* aux Plus BaëPrlx Assurances Evaluations .t / 1627 Hue Notre-Dame TéL Bell, 2985, MARCOTTE FRERES ENCANTEURS -BT- John James Browne, Architecte.John Jambs Browne & Son, Agents d’immeubles SI von* désires acheter, vendre on acquérir de* DPH.IBTHS Adressez-vous & JOHN JAMES BBOWNE & SON 207 RUE ST-JACQUES, MONTREAL (Bâtisse Nordhelmer) Evaluation de propriétés.Règlement de pertes d’incendie Agents d’immeubles Avances faites sur consignations.Emprunts négociés sur hypothèques.No 69 rue St-Jacques, .MONTREAL.JOHN MORRIS ABÉNT D’IMMEUBLES issuances Contre le Fen, Prêts sor Hypotheques 126, BUE ST-JACQUES Téléphone 2290.MONTRÉAL J.A.GRENIER Arpenteur-Ingénieur Civil SOLLICITEUR DE PATENTES 107 Rue St-Jacques, - - Montréal.R.A.MAINWARING Courtier d’immeubles ET PLACEMENTS -BUREAUX- 147 St.Jaeques 12858 Ste Catherine MONTREAL, Téléphone Ben 2433 J.CRADOCK SIMPSON & CIE AGENTS D’IHausunLES ET DE FINANCES.OFFRENT Eli VENTE.— Résidences de première olasse ; 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