Le Prix courant : journal du commerce, 7 décembre 1894, vendredi 7 décembre 1894
LE PRIX COURANT REVUE HEBDOMADAIRE Du Commerce, de la Finance, de 1' ' , de la Ppopriété Foncière et des Assurances VOL.XV- MQNTBéAL7^VRNT)RRnT_7_BÉnTCATTO.Ti',r-rRfl4^ NoTF Un Epicier, ?¦ .qui pèserait sa marchandise arec des balances fausses, et, Un Marchand.?.de nouveautés qui mesurerait ses .étoffes_avec-une-aulne- n^ayant-pas la longueur voulue se rendraient coupables de vol.-V : - d’un journal qui fait croire à un tirage que son journal n’a pas; se rend aussi coupable de vol vis-à-vis - de ses annonciers.”7 Le Prix Courant.?eit le seul de tous les journaux de commerce qui publie le CHIFFRE RÉEL de son tirage.La semaine dernière, .‘50 Novem-.bre, nous avions 2258 abonnés réguliers dont 622 à Québec.Notre tirage total est égal, si non supérieur, croyons-nous, à celui de n’importe quel autre Journal Commercial Français.NouS>avons à Québec au moins 200 abonnés de plus que n’importe quel autre Journal de Commerce, anglais ou français.\ Nos listes d’abonnés, nos livres et " bulletins d’abonnements, nos comptes d’impression et de papier sont à la disposition de nos annonciers actuels et de ceux qui pourraient le devenir—pour appuyer nos prétentions et justifier notre dire.©a et là.Délégation La Chambre de Commerce on du District de Montréal a rBooe chargé une commission d’étudier le projet d’envoyer en France une délégation du commerce canadien, accréditée par la chambre, pour s’aboucher avec les chambres de commerce, les chambres syndicales et autres corps représentatifs du commerce et de l’industrie de la France.Cé projet, qui-émane de M.J.X.Perrault, mérite une étude sérieuse, car, s’il peut être mené à bien, nous sommes convaincu qu’il produira d’excellents résultats an point de vue des relations commerciales entre les deux pays.Nous sâ-vons.que-laXhambre de Commerce française de Montréal l’approuve cordialement et est disposée, non seulement à accréditer elle même les délégués,jnais àleur adjoindre quelques-ünsde ses propres membres.‘ La principale difficulté à surmonter est de trouver les fonds.La chambre n’étant pas assez riche pour payer sur sa caisse le voyage de ses délégués.M.Perrault croit que ces Messieurs consentiraient à en faire eux-mêmes les frdis.A première vue, la chose ne paraît pas impossible; seulement nous aime rions que la délégation fût, au moins, subventionnée par le gouvernement ou que partie de ses frais fût couverte par souscription.Il nous semble qu’elle serait ainsi plus représentative, si l’on nous passe l’expression, que le commerce canadien s’y intéresserait davantage et que le commerce français y verrait plus, volontiers les représentants officiels du commerce canadien.La disposition ÜD abonné d’une ville do pas bien éloignée de l’Etaiaga Mcmtiéai nous a fait demander de lui indiquer un ouvrage traitant de la manière de disposer les marchandises dans les vitrines d’un magasin.Nous ne connaissons pas de traité sur ce sujet; s’il en existe, notre abonné pourra probablement savoir où se le procurer en s’adressant aux éditeur$_de Printer's Ink, New-York.Mais nous croyons que le meilleur traité ne suffirait pas pouj faire un bon étalagiste.Il faut pour cela des aptitudes que l’on ne trouve pas chez tous les patrons ni chez tous les commis.11 faut, d’abord, du goût, de l’œil, une certaine science de l’harmonie des couleurs, une imagination fertile en conceptions originales.Ajoutez y une connaissance des principes de l’art, qui s’acquiert par le raisonnement aussi bien que par l’étude.Partez de cette idée que le but de l’étalage est d’attirer la pratique, qu’il faut, par conséquent, lui montrer quelque chose qui l’intéresse et qui lui plaise, tant par la disposition que par le choix des marchait -dises.Si vous avez une grande Va- riété de marchandises à montrer, étalez-les successivement plutôt que d’encombrer la vitrine.En tout, cas, il vaut mieux renouveler souvent et la disposition et les marchandises, car l’acheteur qui verra toujours le même étalage du premier de l’an à la saint Sylvestre, finira par ne plus le regarder du tout.Ces quelques données pourront aider celui qui possède les aptitudes nécessaires, à composer de beaux étalages et à en tirer le bénéfice qu’il en attend.La lot Augé Nous avons été à même, l’autre jour, de constater de visu une des beautés de la loi Augé concernant les privilèges d’ouvriers.Deux ouvriers ont fait enrégistrer leur privilège, l’un pour $14.00 l’autre pour $8.00 sur la propriété de leur débiteur, un entrepreneur qui construit pour revendre.Cette propriété est un morcellement d’un lot du cadastre ; ce lot, situé à la Côte St-Antoine, a été vendu à trois acheteurs différents qui y ont, chacun, élevé une construction.Or la déclaration—rédigée sans doute pqr un avocat qui, n’attendant que de petits honoraires, a voulu faire vite, désigne le lot tout entier comme-étant affecté par le privilège de oes deux ouvriers.L’Editeur.Le papier sur lequel est imprimé " LE PRIX COURANT " est fabriqué par la Canada Paper Co., Montréal ^ —430- LEPRIX COURANT Ainsi; les deux autres propriétés se trouvent grêvées de la même hypothèque privilégiée ; et lorsque les deux autres propriétaires voudront faire quelque transaction sur leurs propriétés respectives,-le.certificat du bureau d’enrégistrement devra porter mention de ces deux privilèges, s'ils n’ont pas été radiés à temps;—Pourle8f'aireTadier,ilicur faudra rechercher les ouvriers, leur faire signer une main levée et faire enrégistrer cette main-levée.Coût : $8.00 à $10.00 pour chaque propriétaire.Et s’il arrivait qu’un de ces ouvriers s!absente du pays, s’en aille, par exemple, travailler aux Etats-Unis, quelle nouvelle source de trouble pour les deux autres propriétaires ! Est-il étonnant, après cela, que la loi soit devenue si rapidement impopulaire, même parmi les ouvriers de la construction à qui elle a si terriblement diminué le travail cet été r LE COLPORTAGE Nous commençons aujourd’hui la publication de quelques unes des nous ne pourrons pas les publier toutes, mais nous avons tenu A blier les premières reçues pu- qui témoignent de la plus graude somme de zèle chez leurs signataires.Nous profitons de cette pour prier nos abonnés que leur font passer certains colporteurs mal appris ou mal Intentionnés en l’absence de leurs maris qui sont au travail.Il est bien entendu qu’il n’y a pas de règle sans exception et qu’il y a desgenB honnêtes dans cette classe comme dans les autres classes de lp société.Alors cette loi protégera cés honnêtes gens, tout en nous enlevant l’inquiétude de penser que nos femmes peuvent être maltraitées pendant notre absence, par certains individus qui,-sôïïi^prélextë de commercer s’amusent à insulter les personnes qui ne veulent pas acheter d’eux.Votre tout dévoué O.E.Fournier, 379 rue Drolet, Montréal.vernement contrôle colportage.J’espère que vous les ferez parvenir à leur adresse et je voue prie d’accepter les remerci-ments de tous les signataires et en particulier de votre serviteur soussigné, 'pour l’aide généreuse' que vous avrr bien voulu nous donner par le moyen de cès requêtes.Votre tout dévoué Eug.Parrot St-Valier, 28 nov.1894.Monsieur, Laissez-moi vous dire que je n’ai eu de la place que pour faire signer les personnes les plus près, accompagnées de quelques cultivateurs ; mais tous sont très désireux d’être délivrés de cette plaie des colporteurs.- Votre etc., 8.G.Vallière.Farnham, 27 nov.1894.Le Prix Courant, Montréal.Vous trouverez sous ce pli un mandat poste pour $1.50 en paiement de mon abonnement à votre journal.Vous trouverez, de plus, les quatre requêtes qüé vous avez eu l’obligeance d^atta^ accompagnant l’envoi de requêtes cher à votre journal pour faire signer signées.Il est bien entendu que^ dans chacune de-nos-localités^ respec St Constant, 1er déc.1894 Monsieur l’Editeur du Prix Courant Comme votre journal, le demande, je suis bien aise de vous offrir les trois requêtes ci-inclusts, en vous remerciant d’avoir pris cette ipffiative qui est toute dans notre intérêt.' Bien à vous O.S.Gervais.tives.Ces requêtes portent la plupart des signature s de nos marnhmrls.T’an occasion de ne pas trop tarder à nous renvoyer les requêtes qu’ils ont encore entre les mains.Notre intention est de les classer par comtés et de faire présenter à la chambre d’assemblée celles de chaque comté par le député qui le représente.Il nous faut, par conséquent, attendre qne nous en ayons reçu un certain nombre d’une même division électorale, pour ouvrir le feu.Pour produire un effet utile, dès cette cession, il est nécessaire que ces requêtes soient présentées de bonne heure.Que l’on veuille donc bien se presser un peu afin que nous puissions commencer dès la semaine prochaine.y Montreal, 25 nov.1894.Monsieur J.Monier, Monsieur.—Voua trouverez ci-inclus les requêtes couvertes de signatures, aveo mes,félicitations sur l’initiative que vient de prendre Le Prix Courant.Je crois que, si vous réussissez, vous ferez un grand bien pour le commerce et que vous épargnerez à nos femmes bien des transes et de mauvais quarts d’heure rais pu en trouver plus, mais je n’alpas eu le temps suffisait.Veuillez accepter, par mon entremise, les plus sincères félicitations de tous les hommes d’affaires de Farnham, pour le dévouement que vous portez à cette cause, surtout en—je pourrais dire—poussant les marchands, tant des grands centres que de la campagne, à demander au gouvernement sa protection contre un abus de la part de ces colpolteurs qui sont devenus une vraie plaie commerciale et une nuisance publique.Aussi, Messieurs, je suis convaincu que cette démarche vous méritera davantage l’estime et le patronage de la classe des hommes d’affaires.Je demeure avec considération, Votre respectueux A.Decelles.Messieurs.—La liste ci-incluse contient toutes leB signatures des marchands et des principaux hommes d’affaires du village de St Joseph, Beauce.%Totre obéissant serviteur M.Fiset, ‘ marchand.St Joseph, Beauce, 28 nov.1894.Leclercville 29 noy.1894 M.le Rédacteur du Prix Courant, Montréal.Monsieur—Vous trouverez ci-inclus trois piastres pour réabonnement à votre journal—et aussi inclus trois requêtes, signées par les marchands de notre localité et les principaux hommes d’affaires, demandant protection au jgou- 172 rue St-Jean.Québec, 28 nov.1894.Monsieur, Je vous envoie avec la présente les Requêtes avec quelques noms.Comme tout le monde comprend que cette plaie des Juifs est une terrible épidémie, voua pourriez faire signer 99 p.c.des personnes à qui vous en parlez.Je crois que l’idée que vous avez eue, de voua adresser à vos abonnés, devra être fructueuse en signatures et avoir un bon effet auprès des législateurs.: Votre très oDlige, ' ~~ T.Béland.-Contrecœur, 1894- Le Prix Courant, Montréal.Ci-inclus deux requêtes que je voua envoie.Je vous ferai remarquer qu’en tête d’une d’elles, se trouve le nom du Curé, du maire et des gens les plus influents de ma paroisse.Je vous remercie beaucoup du trouble que vous voua fionnez dans notre -intérêt et j’espère que vous allez réussir.En attendant, je demeure V.o.s., UlricStJean, Marchand.Il y a 40 ans, les journaux de commerce, à part quelques essais se rapprochant beaucoup de la circulaire et publiées par des maisons de commerce pour leurs clients, étaient complétera en t inconnus.Le marchand, d’autrefois croyait à la discrétion et était horriblement jaloux de ses concurrents.L’idée de publier des nouvelles concernant le mouvement des affaires n’était pas précisément très bien appréciée.On De se souciait nullement de voir publier les prix ou les termes de vente et l’on ne songeait guère à annoncer.Les pionniers du journalisme commercial ont eu une rude besogné à accomplir pour faire triompher les idées modernes.Mais tout est bien changé.Il n’y a guère d’industrie qui n’ait son journal ou ses journaux et le succès de ces publications, au point de vue des affaires, est le meilleur témoignage de la valeur des services qu’ils rendent.—Roof & Shoe Recorder. LE PRIX GOURANT 431 LA PULPE DE BOIS Les latins disaient : genus irrita-bilevatum.Il n’y a pas que les poëtés, de nos jours, qui soieut irrascibles au point de considérer toute critique comme une insulte personnelle.Lps ingénieurs eiv.ila.-OU—incivils-paraissentratteiuts^de-la même manie.Nous qui sommes habitués aux coups, nous avons l’épiderme moins seusible et, si nous rencontrons un écrivain novice, comme M.Lefebvre, qui se croie permis de répondre à une critique courtoise par des grossièretés, nous eu voulons plutôt mettre la faute sur le manque d’habitude que sur le manque d’éducation.• A ce point de vue, nous aurions été charitable envers M.Lefebvre en ne publiaut pas sa lettre.Cependant, nous croyons lui rendre service en exposant au public sa manière de faire.La leçon lui sera plus profitable.Voici la chose : Montréal, 28 novembre.A M.le Rédacteur du Prix Courant, Monsieur i -;-—¦- “ Nos lecteurs, ajoutez-vous, se rappelleront que nous avons, à plusieurs reprises, écrit des articles sur la pulpe de bois \ le dernier ne date que du 20 juillet dernier.” Soutiendriez-vous, par hasard, que cet article du 20 juillet, que vous réclamez comme de votre crû, a été intégralement et originalement écrit par -vous-?—Soutiendriez-vou8~cela~en~" ‘ ^ sence~du~rédàcteur du journal Le Bois, jîe Paris'?M’est avis qu’en retranchant de cet article du 20 juillet ce qui appartient au Bois, il n’en"'reste pas long.Notre article du 20 juillet cite le journal français Le Bois ; uous u’a-vons pas pu avoir l’idée d’eu réclamer la paternité absolue.Nous n’avons pas, comme M.Lefebvre, la science des statistiques infuse et lorsque nous empruntons à un confrère des données, des chiffres, des renseignements particuliers, nous lui en donnons crédit.Dans un autre article sur le même sujet, publié le 22 février 1889, nous citions le Wood-PutjrNews, de New-York et le Paper Trade Review, de Londres, deux autorités que M.Lefebvre a pillées sans vergogne, mais qu’il se garde bien de nommer.M.Lefebvre avait la prétention, évidemment, d’avoir découvert Vous voudrez bien me permettre, je l’espère, de répondre dans votre journal même A ce que vous avez püblîéTe 16 novembre au sujet des notes que j!ai eu l’honneur de lire devant la Chambre de Commerce du District de Montréal sur l’industrie de la pulpe.Réglons d’abord ce qu’il y a de personnel dans votre écrit: none aborde rocs ensuite le mérite de la queetion.Bien à tort, Vous paraissez croire que j’ai voulu faire de la réclame pour un journal de cette ville et évidemment piqué de dépit, vous dites que j’ai “ dé-buié assez maladroitement en affirmant que, de tous les journaux du pays, le Canadian Trade Review était le seul qui se soit occupé de cette industrie.” Si vous étiez présent quand j’ai parlé, vous m’avez as-urément mal compris, sans quoi je serais torcé de croire que vous faussez de propos délibéré le texte et le sens de ce que j’ai dit.Voici les paroles mêmes que j’ai prononcées : “ Le Canadian Trade Réview est le seul journal qui, jusqu’à présent, ait traité pratiquement cette importante question de l’industrie de la pulpe.” Le mot “ pratiquément,” vous l’ad mettrez, a ici une portée qu’il importe de ne pas négliger ; il est pour le moins singulier que vous n’en ayez tenu aucun compte, puisqu’il fait ressortir toute l’idée que j’ai voulu exprimer.Il y a donc une grande diflérence entre ce que j’ai dit et ce que vous me faites dire.Bon.Nous comprenons que M.LefebVrea voulu Aire11 pratiquement”.S'il ne l’a pas dit, il avait du moins l’intention de le dire.Donnons-lui acte de ses bonnes intentions.J’ajouterai que même après avoir lu le Prix Courant, je persiste dans cette opinion.Plus loin, vqus verrez pour quoi.^ z ' cprSziz t’induSÈrie de la pulpe ; nous ne sommes ni si prétentieux ni si., mal informé.Mais au lieu de m’attarder à rechercher la patermtArde“ceFAcrit, le vais vous démontrer qu’il n’y a pas lieu de s’en glorifier, ce qui est plus en harmonie avec le but que je veux atteindre.Entre autres choses drôles, dénotant une ignorance complète des éléments de cette question de la pulpe, il est dit dans cet écrit que “ parmi les essences qui conviennent le mieux—à la fabrication de la pulpe—sont le sapin, puis, le tremble, le pin et le bouleau.” En Amérique, les gens du métier pré fèrent l’épinette blanche à toutes les autres essences, et dans un écrit sérieux, l’omission de ce bois est tout simplement impardonnable.C’est à sa supé rlorité que nous devons la supériorité de notre pulpe qui, en Angleterre, est plus recherchée et se vend plus cher que celle venant de Suède et Norvège, faite avec les bois que vous mentionnez, sauf le bouleau.Quant à cette dernière essence, aucun fabricant de pulpe en Amérique ne songe même à l'employer.Demandez-leur ce qu’il faudrait de force motrice pour actionner un déflbreur auquel on donnerait du bouleau à moudre! Si vous pouvez me citer une usine, une seule, qui fait de la pulpe avec du bouleau, en Amérique du moins, ce sera assurément du nouveau pour les gens du métier.Vous dites que “jusqu’ici la plus grande partie de notre pulpe prenait le chemin des papeteries des Etats-Unis.” Si vous voulez bien vous donner le trouble de vous renseigner un peu, vous constaterez ce qui suit : les usines à pulpe du Canada produisent, ou plutôt sont capables de produire, 200 bonnes de pulpe par 24 heures.De ces 200 tonnes, 60 au plus sont destinées à l’exportation, aux Etats-Unis et ailleurs.Au lieu de “ la plus grande partie,” comme vous le prétendez, ce n’est pas même le sixième de la production possible de nos usines qui prend le chemin des Etats-Unis.Si M.Lefebvre savait le français, il aurait pu constater que ce qu’il apjielle l’épinette-hlanche—eat^-eon prise dans'"la nomenclature qu’il , cite; quant au bouleau, il ne niera pas qu’on en tire une excellente pulpe chimique.Pour ce qui regarde la direction prise par nos exportations de pulpe, nous opposerons à, notre contradicteur les chiffres donnés parles Tableaux du Commerce et de la Navigation : 1892 Exportation aux Etats-Unis|204,711 Autres pays.1893 Exportation aux Etats-Unis (454,263 “ en Angleterre.1,640 Autres pays.Nous prions M.Lefebvre, de remarquer que ces -chiffres se rapportent à une période où, d’après lui, le tarif des Etats Unis, étaitab-solument prohibitif et nous fermait l’accès de leur marché.Mais c’est encore trop.Il y a d’autres marchés, surtout pour les usines de la partie—tat^du -Oanada^ qui-sont- blerr meilleurs que celui des Etats-Unis.Oes marchés, ce sont ceux de France et de Belgique, et surtout celui de l’Angleterre.Sur le marché anglais le prix de la pulpe, surtout de la pulpejnécanlque, est généralement beaucoup plus élevée qu’aux Etats-Unis.Pour la partie est de notre province, le transport de la pulpe n’est pas plus coûteux pour l’Angleterre que pour les Etats-Unis, en sorte qu’il y a incontestablement avantage à expédier en Angleterre.Le travail que j’ai lu devant la Ohambre de Commerce àvait en grande partie pour but d’attirer l’attention sur ces avantages.Il est pour le moins singulier que vous ne vous en soyez pas aperçu.D’abord, il nous semble que le travail de compilation lu par M.Lefebvre devant la Chambre de Commerce avait pour but de faire adopter les résolutions qui ont été proposées à la suite et qui ne re^ gardént aucunement notre exportation en Angleterre.Ces résolutions préparées par lui, sur des feuilles écrites au typeicriter comme sa lettre, étaient-elles, oui ou non, la conclusion de sa conférence ?Pour le 16 novembre en Angleterre, et le 24 aux Etats-Unis, on trouve les quotations suivantes, ponr la grosse tonne, 2,240 livres : •Angleterre Ktnts-L'nls Pulpe mécanique : (21.90 à (25.00 (18.80 à (22.40 Pulpe chimique : Au sulfite, non blanchie : (40 20 à (56.00 (36,70 à $63 20 Au sulfite, blanchie : (75.43 (78.40 A la soude non blanchie : (42.58 à (53.53 (56.00 A la soude, blanchie : (60.83 à (68.13 (66.00 à (67.20 432 LE PRIX COURANT Il n’y a pas de droits à payer en Angleterre, mais il y a 10 p.o.ad valorem à acquitter aux Etats-Unis.Si tous retranchez ceB 10 p.o., pour avoir le prix net, vous trouverez les chiffres suivants pour les marchés des Etats-Unis : Pulpe méoanique.$16.12 à $20.16 Pulpe chimique.Au sulfite,' non blanchie.33.03 à 47.88 blanohle.70.66 vince.Lequel, de nous était le plus près de la vérité 1 Nous allons laisser M.Lefebvre se mieux informer encore.Si de deux il est monté à 27 sur une première contradiction de notre part, il finira sans doute >ar en trouver encore quelques au-res avant longtemps.A la soude, non 60.40 fait actuellement aux Etats-Unis est basée sur le prix de $12.00 la tonne sur le marché canadien.C’est sur cette base que l’on acquitte les droits.On paie donc $1.20 par tonne au lieu de $2.50, la moitié moins.Est-ce une erreur grave ou non 1 Voyons vous savez pourtant qtie — le droit ad valorem est établi, non pas sur le prix du marché des Etats Unis, mais sur le prix du marché du lieu d’importation.C’est-à-dire que le droit est payé sur la valeur de la marchandise et non sur le coût du transport.Pourquoi alors, prétendre que les droits actuels' sont les mêmes que ceux du tarif McKinley, si ce n’est pour vous excuser d’avoir oublié la substitution du tarif Wilson à celni-là.• \ On défend comme on peut une mauvaise cause et nous avons vraiment-pitié de vous.—Nous en resterons là si vous le voulez, n’est-ce pas 1 Et dans votre prochain tra vail sur la pulpe de bois, vous tâ cherez de vous rappeler qu’il y avait, avant vous, des gens qui ont entendu parler de cette indnstrie blanchie.60.40 à 60.48 Oes chiffres sous les yeux, admettrez-vous que le marohé d’Angleterre est pins avantageux que celui des Etats Unis ?Ces chiffres sous les yeux, comment expliquez-vous que sur $456, 000 d’exportations en 1893, il ÿ en ait eu $1,600 pour l’Angleterre et $454,400 pour les Etats-Unis 1 Est-ce que la différence du coût du transport ne ferait pas pencher la balance du côté des Etats-Unis Non seulement le coût du transport, mais les facilités d’expédition, de vente et de paiement, balancent évidemment, et au delà, tout l’avantage que donnent les cours plus élevés en Angleterre.D’après vous, “il y a actuellement une cinquantaine, au moins, de moulins à pulpe épars sur nos cours d’eau de la .province.“De plus, dites-vous encore en parlant de moi, il a induit son auditoire dans une grave erreur en affirmant que les droits imposés par les Etats-Unis sur la pulpe de bois sont de $2.60, $6,60 et $7,00 la t onne, suivant la qualité.’’ Oui, Monsieur, j’ai dit cela, je le répète et je vais vous montrer que celui de nous deux qui induit le public en erreur, à propos du tarif américain, n’est pas moi.Les chiffres, vous savez, n’ont d’égards pour personne.Le tarif Wilson frappe toutes les pâ tes de bois étrangères d’un droit ad valorem de 10p c.Si nous prenons les quotations du 24 novembre, mentionnées plus haut, le prix de la petite tonne est de $16 & $20 fiour la pulpe méoanique, $50 à $60 pour a pulpe chimique préparée à la soude et blanchie, et $70 pour la pulpe au sulfite, blanchie, 10 p c.sur ces prix forment respectivement $1,60 à $2,00, $6,00 à $6,00 et $7,00, ce qui n’est pas loin de $2,50, $6,60 et $7,00.En quoi ai-je donc induit le public en erreur ?U5 est-elle donc cette grave erreur dont vous parlez ?Auriez-vous la complaisance de me l’indiquer d’une maniôre préciae ?___ Jusqu’à nouvel ordre, je maintiens que je^uis-dans-ifrvralefrquetï’eBtrvou» qui êtes dans l’erreur grave.Je connais (maintenant) parfaitement l’arlicle 303 du tarif Wilson, qui impose un droit de 10 p.c.sur la pulpe importée aux Etats-Unis.Mais ce que je connais aussi, c’est que pratiquement, le tarif Wilson n’a pas changé ta quotité des droits sur la pulpe, qui sont restés les mêmes.Tout le changement se réduit à la substitntioa d’un droit ad vatbrem, au droit spécifique qui existait boub le tarif McKinley.O’est pour cela aue les fabricants d s pulpe des Etats-Unis n’ont fait aucune objection à l’article 303 du tarif Wilson, qui leur donne la même groteotlon que l’article 615 du tarif Mc-llnley.Prenons la palpe mécanique, celle dont il est question dans votre con férence, la seule pour laquelle nos cours d’eau,notre main-d’œuvre etc.nous donnent un avantage incon testé.Eh bien, en se basant sur vos chiffies, voici la conclusion à laquelle on en arrive, pour peu qu’on sache compter : Vous dites, dans votre conférence que l’on pourrait mettre de la pulpe-mécanique sur le marché anglais à $15.00 ou $16.00 la tonne.Dédui sez le fret, qui, pour uue marchan dise encombrante comme la pulpe, ne saurait être moindre de $4 à $5.00 par tonne, et vous avez, comme valeur nette au Canada, de $11.00 à $12.00 la tonne.D’ailleurs, l’exportation qui se Le ton d’assurance que vous prenez §our faire cette affirmation ne saurait étruire les faits, et sur ce point la conteste ne sera pas longue.*~ II n’y a pas cinquante moulins à pulpe sachant cela, vous prendrez plus de soin de vos chiffres.dans tout le Ganada—il n’y en a que 27 —et encore bien moins dans notre province.En voici la liste pour la province de Québec et je vous invite à nommer les autres^ s’il en existe : Capacité lbs par jour Pulpes Mécan.1 Buckingham.16,000 2 Praserville.16,000 3 Grand’Mére.100,000 4 Hull.40,000 6 Maddington Falls.5,0»0 6 Portneuf.3,000 7 St Antonin.3,200 8 Ste Jeanne de Neuville.4,000 9 St Jérôme, Terrebonne.6,000 10 St Raymond.„.18,000 11 Ste Ursule.'.6,000 LE SUCRE DE BERTH 1ER 216,200 Pulpes Chimiques 12 East Angus .16,000 13 Hochelage.16,000 14 Valley field., 247,200 Il y a loin, comme vous le voyez, de la réalité à ce que vous donnez pour la «-réalité.Il est étonnant que pour un homme qui veut faire la leçon anx autres, vous soyez aussi mal renseigné sur un point de cette importance.Daus sa conférence, M.Lefebvre nous disait qu’il n’y avait que deux moulins à pulpe au Canada.Au jourd’hui il en trouve 27, dont quatorze dans la proviuce.Nous avons dit, sur la foi de fabricants de pulpe, qu’il y avait unecinqnan taine d’établissements dans la pro Un confrère commercial anglais a publié la semaine dernière un article tout à fait injuste envers la sucrerie de Berthier.On dirait que cet article est inspiré parles mêmes sentiments qui font de M.Drummond et des grands raffineurs des adversaires acharnés de l’industrie du sucre de betteraves.On y dit que le sucre de Berthier est de mauvaise qualité, inférieur, de fait, au sucre allemand importé en concurrence avec nos sucres raffinés ; que la couleur eu est jaunâtre et que l’on pourrait le prendre pour un sucre jaune raffiné.Nous ne comprenons pas pourquoi cette querelle.Le sucre de Berthier se vend sur son propre mérite; s’il est de couleur un peu inférieure au granulé de Redpath, il se vend aussi un peu moins cher; n’est-ce pas naturel 1 Dans tous les cas, ce serait au commerce de détail et aux consom mateurs à s’en plaindre, et ce ne sont pas eux qui se plaignent.Au contraire, il est très bien reçu par la clientèle des détailleurs et par conséquent, il est populaire parmi les épiciers.On reproche à la sucrerie de Ber thier la prime de 2c par livre que lui^ donne le gouvernement. LE PRIX COURANT 433 Mais la raffinerie Redpath n’a t elle pas été protégée jusqu’à près de 3c par livre au début de la - politique protectionniste et n’est-elle pas encore protégée de près de le par livre 1 La prime n’est qu’une contrepartie du droit proteçteur ; et —eomme—1»—sucrerie de betteraves-tire sa matière première du pays même, elle a doublement le droit d’être protégée.L’article dit que le sucre de Ber-thier est inférieur même au sucre allemand ;orle résultat des analyses faites par les chimistes du gouvernement pour établir le montant de la prime a donné presque toujours 100 p.c.de sucre pur et le plus bas résultat a été de 99.8 p,c.Autre erreur du confrère ; la pulpe épuisée se vend $1,00 la tonne et non $1,50.Les MM.Lefebvre, propriétaires de la sucrerie de Berthier, ont pris une action en dommages de $50,000 contre le confrère en question.LES „ .IMPORTATIONS DE ÈEURRE -EN^ANQiÆTERRE—- Tandis que nous nous préoccupons sérieusement de la.diminution de noa_ex.portations-de—beurre-surde marché anglais, la France, qui a été longtemps le principal fournisseur de beurre de l’Angleterre et dont les exportations ne tiennent aujourd’hui que la seconde place, cherche, elle aussi, les moyens de regagner le terrain perdu.' Le gouvernement français attribue, avec raison, la marche rétrograde des exportations françaises à deux causes : l’augmentation de la concurrence et la dépréciation de la qualité des beurres français comparés à ceux des pays compétiteurs.Pour faire disparaître cette seconde cause,.la seule sur laquelle il peut avoir quelqu’influence, le ministre üe l’Agriculture, M.Viger,a déposé devant les chambres françaises un projet de loi concernant la répression de la fraude dans le commerce du beurre et la fabrication de la margarine.Nous trouvons dansl’ex-posé des motifs qui accompagne ce projet de loi, une étude très intéressante, sur la statistique de la production du beurre, depuis uncertain nombre d’années, dans les pays qui fournissent le marché anglais, et nous en extrayons les données suivantes •.En France, le nombre de vaches s’est accru en moyenne de 200,000 par période décennale ; il est actuellement de 6,600,000 à 6,700,000 et la production du lait qui était, en 1882, de 1,496 millions de gallons atteint aujourd’hui 1,760 millions de gallons.• En Angleterre (Royaume-Uni) le nombre de vaches était en moyenne de 1876 à 1880, de 3.724.000 têtes : il-¦estaujourd’hui de 4,120,000 têtes.En Danemark, il y avait, en 1874, 807,000 vaches ; il y en a maintenant près de 1 million.° La Belgique a augmenté ses effectifs dans le même rapport.L’Autriche avait 4,138,000 vaches, en 1880 ; elle en a 4,254,000 en 1890.L’Allemagne en avait 8,960,000 en 1873 ; elle en a 9,087,000 en 1893.Aux Etals Unis, le nombre de vaches était, en 1870, de 9 millions de têtes ; il a atteint, en 1893, le chiffre de 16 millions et demi.Au Canada la progression a été la même.En Australie, l’effectif des bêtes à cornes, qui était de 8,230,000 en 1886, était, cinq ans après, de 11,872,000 ; l’accroissement a été de plus de 700,000 animaux par année.En 1872, la France àpprovisiou-nait encore l’Angleterre du tiers de son importation totale ; c’était son plus gros fournisseur.J3n J-883, l’exportation française ne comptait plus que pniir-Le^qnajt-et, eh 1892, pour le cinquième de la quantité totale importée en Angleterre.Jusqu’à 1879, la France tenait encore le premier rang ; à ce moment, elle fut dépassée par la Hollande"; mais en 1887, le Danemark prit la première place et la Hollande passa à la troisième, la France restant au second rang.Cependant cette perte de rang s’est faite sans que les exportations françaises aient sensiblement diminué, par le seul fait de l’augmenta tion des exportations des autres pays.La moyenne annuelle des exportations de France en Angleterre, pendant la période décennale de 1872 à 1881 a été de 59,130,000 livres ; et de 1882 à 1892, elle a été de 55,220,000 livres, mais cette perte est due à quatre mauvaises années, de 1885 à 1888; car pendant la période de 1889 à 1892 la moyenne remonte à 59,900,000 livres.Les exportations de la Hollande ont autrement varié.En voici les Chiffres : En 1872 Livres ,.29,700,000 il 1875 .39,600,000 II 1880 .89,400,000 II 1886 .39,600,000 U 1889.a .16,600,000 l i 1892 .15,500,000 Les exportations du Danemark ont été constamment en augmentant : Elles ont été : - Livres En 1872.19,100,000 ______“ 1876.flajSOOftOO-— “ 1886.30,800,000 ; “ 1891.96,700,000 “ 1893:.103,200,000 La part de l’Allemagne, dans les importations anglaises a été à peu près constante : Livres Eu 1872 .13,800,000 “ 1881 .12,300,000 “ 1886 .13,100,000 “ 1892 .13,700,000 Mais ce sont les exportations australiennes qui tendent surtout à prendre une grande extension.D’immenses beurreries se sont établies dans ce pays et de gros navires ont été appropriés et munis d’appa-.reils frigorifiques pour le transport, à basse température, des beurres à destination d’Angleterre.Ainsi, tandis que la valeur totale du beurre importé dans le Rovaume- Uni passait de $49,401,824 en 1889, à $58,744,346 en 1893, la part prise dans ce commerce par les colonies australiennes et la Nouvelle Zélande s’élevait de $362,834 en 1889, à $4,141,002 èn 1893.Les progrès de l'exportation de la province de Victoria sont les plus Frappants ; sa valeur a représenté, en 1893, 87 fois celle de 1889.La Nouvelle Galles du Sud a exporté 28 fois plus de beurre en 1893 qu’en 1889.Le Cap de Bonne Espérance lui-même commence à apparaître sur le marché de Londres où il a expédié en 1893 pour $144,750 de beurre et de margarine.M.Viger fait ressortir en outre le rôle que joue la margarine dans ces variations des exportations de beurre.Ainsi, il attribue l’exportation énorme du Danemark, petit pays grand comme trois ou quatre de nos comtés et ne possédant qu’un million de vaches, au fait que la-margarine y a remplacé le beurre dans la consommation locale, ce qui fait que l’on ne fait plus pour ainsi dire de beurre en Danemark que pour l’exportation.D’après M.Inglis, consul anglais à Copenhague, la consommation de la margarine en Danemark dépassait déjà, en 1890, 12 millions de livres par année.En Hollande, au contraire, on semble conserver le beurre pour la consommation locale et exporter la margarine.Pendant que les exportations de beurre diminuaient comme 434 LE PRIX COURANT ou l’a vu plus haut, les exportations de margarine se montaient en 1893 à 11)0,000,000 de livres, dont 130,000,000 pour l’Angleterre.En 1893, le Royaume-Uni d’Au-gleterre et d’Irlande a importé en chiffres ronds 293,721,000 livres de "¦ beiirre“et~140'000;000-de-iivre8“de margarine.Il nous paTaît évident que cette immense importation de margarine diminuant d’autant la consommation du beurre, a pour effet d’éliminer complètement du marché anglais les beuçres de ferme de qualité commune ou moyemre que le Canada et les Etats-Unia'y exportaient autrefois.Il n’y a ne place sur le marché anglais que (pour des beurres de bonne, ou mieux, de première qualité ; car pour la clientèle pauvre en Angleterre, à prix égal, la bonne margarine est préférée au beurre commun.Nous n’avons pas à répéter ici les chiffres si souvent cités de nos exportations de beurre canadien ; nous savons, malheureusement, qu’ils accusent une diminution à peu près constante, qui démontre que nous sommes, sur ce point, dans la même position que la France, ayant à lutter contre la marga-ri ne et coutre les beurres du Danemark et d’Anstralie.___ — Maintenant, M.Viger a l’espoir de rendre à la France son ancien prestige et au beurre français son ancienne prépondérance en réprimant la falsification du beurre au moyen de la margarine.Nous ne savons trop s’il ne s’abuse pas sur r efficacité de son moyen, mais il est évident qu’il n’a rien à faire avec notre situation.Nous* ue falsifions pas nos beurres, pas «lu moins avec la margarine dont la fabrication et l’importation sont prohibées par la loi.Nous avons, au contraire, constamment travaillé à améliorer notre fabrication, quoique certains experts prétendent que nos beurres de beurreries actuels ne valent pas ceux d’il y a quelques années.Nous avons augmenté notre production.Et cependant nous exportons moins qu’il y a dix ans, Le moyen, qui seul peut être employé par nous, doit donc être celui qui nous permettra de mettre sur le marché anglais du beurre qui plaira autant aux consommateurs anglais que celui du Danemark ou d’Aus-¦—^ tralie."''Que M.Gigault et ceux qui, comme iui, q; $ pu étudier la ques tion sur le marché, même de Londres, nous indiquent, .ce-i^oyen nous avons assez, de confiance bur l’esprit d’entreprise de nos fabri- cants dé beurre, pour être convaincu qu’on fera sans tarder un effet consciencieux et persévérant pour l’appliquer.• L’abondance exceptionnelle de la récolteide la betterave en Europe a dérangé tous les calculs des statisticiens ët désorganisé les opérations des spéculateurs.Licht, le statisticien allemand que l’on considère comme là plus haute autorité en ces matières, constate aujourd’hui un excédant de la production sur la consommation de près d’un million de tonnes de sucre.Cette abondance extraordinaire a permis aux fabricants de sucre allemands de se départir de leurs anciennes habitudes quant au coin merce extérieur; au lieu de vendre leur sucre brut^ comme autrefois, ils l’ont raffiné eux-mêmes et, avec l’aide de la prime à l’exportation qu’ils reçoivent de leur gouvernement, ils ont pn offrir ce sucre raffi né aux Etats Unis eu concurrence avec les raffinés—domestiques, nwl-gré une protection de £c.par livre en faveur de ces derniers.Lé syndicat des 'raffineurs américains uJa pu,_en-eonséqueuee, profiter du droit protecteur pour hausser ses prix ; après quelques jours d’une hausse initiale très modérée, il lui a fallu baisser graduellement ses prix jusqu’au point de vendre actuellement ses raffiués au même prix à }c.près, que lorsque le sucre brut entrait en franchise.Et cela, malgré que le sucre brut paie aujourd’hui 40 p.c.soit de le.à 1 2il0c.par livre.Tant que les raffi ueries ont pu travàiller sur les stocks énormes accumulés avaut la mise en vigueur du nouveau tarif, le syndicats’en est tiré i\ peu près sans perte ; mais au moment où, ces stocks étant épuisés, il fallait coin mencer à travailler sur du sucre brut ayant payé le droit, voilà que s’ouvre la dernière session du congrès démocrate.Or des membres influeqts de ce congrès avaient pro mis de ramener sur le tapis la ques tion de l’admission en franchise des sucres raffinés.Devant cette menace, le Syndicat n’a pas hésité; il a fermé toutes ses raffineries, jetant 50,000 ouvriers sur le pavé.C’était un argument d’une grande portée contre la législation projetée des démocrates.Mais le message du président Cleveland a été publié lundi et l’on n’y trouve aucune meution d’une modification des «Iroits sur le sucre.Rassurés, les raffiueurs ont rouveit leurs établissements.Us n’ont plus rien à craindre des législateurs dé- ‘ mocrates dont les pouvoirs expirent eu quelques jours ; et le nouveau congrès, dont la majorité est répu blicaine, saura les protéger.-Au-Canada,-noS-raffineur8_ontjeu___L_ aussi à lutter contre le sucre allemand ; et ils ont dû à plusieurs reprises consentir à baisser leurs prix pour soutenir cette concurrence.Ils auraient droit à nos sympathies, qui sont toujours en faveur d’une indus trie nationale contre la concurrence étrangère, si l’on ne-pouvait pas les accuser d’avoir inspiré à un journal commercial anglais de cette ville une attaque aussi violente qu’injuste contre la sucrerie de Berthier.Si le raffinage «lu sucre est une industrie canadienne dont nous devons favoriser le développement, l’industrie betteravière mérite doublement notre sollicitude, puisque, non seulement le raffinage du sucre y est fait par des Canadiens, mais la matière première elle-même est un produit du sol canadien.Maintenant, il est évident que, -dans les circonstances, on ne peut, pas s’attendre à voir hausser les prix des sucres sur notre marché.Et nos-leeteurs devront, s’ils veulent nous eu eroire,régler leurs-achats -en prévision de la continuation de la faiblesse dans les prix.Quoique, cependant, comme la navigation est close et que nous ne pourrions plus recevoir de sucres allemands que par Halifax, St Jean ou Portland, il ne soit pas probable qu’il y ait de nou velle baisse.MODES ET NOUVEAUTÉS LAINES Marché d'Anvers.—Des avis «le Buenos-Ayres annonçant que l’on y établit iiTTr., sans frais le lavé convenable à la production de notre type B et ceux d’Australie, accusant des prix en faveur des acheteurs, provoquèrent une nouvelle baisse sur notre marché.Arrêtée un moment sur des rachats «lu découvert, elle reprit dans la suite, lé Nord et le Havre n’ayant pas répoudu à l’avance de 5[7c 4 acquise ici pour le peigné.Il est encore impossible de dire quand cessera le désarroi qui règne dans l’article etdontles principales causes semblent résider dans une surproduction et dans le mauvais état des affaires en général.Il n’y a rien de nouveau à signaler de l’Allemagne, où l’on travaille en plein et même au-delà dn temps LE SUCRE LR PRIX GOURANT 435 normal.L’Angleterre a reçu d’Amérique d’assez fortes commandes en tissus pour livraison en décembre, de même que Reims eu accuse de plus importantes que l’an dernier en nouveautés.Par contre, Roubaix et Verviers se plaignent beaucoup — de l’insuffisance—désordres.Oëtte situation pourra se modifier en s’améliorant, les élections, aux Etats-Unis étant finies.’cotons Marché de Manchester.— Notre marché a été assez calme pendant toute la'semaine.Quoique les ventes aient été peu considérables, les prix 'des filés se sont assez bien maintenus pendant les premiers jours de la semaine, mais les rapports de Liverpool continuant très faibles, les filateurs ont été plus disposés à accepter des limites refusées il y a quelques jours et plusieurs contrats ont donc~pu être placés.SOIES Marché de Lyon.—Pendant la huitaine qui vient de finir, nous avons la certitude que les achats faits au -jour-le-j diatement employés ont été plus nombreux que par le passé.En ex am i nan t les ch iffresd e la condi-tion, il est facile desë rendre-comp- te de l’exactitude de ce que nous affirmons.C’est donc, de ce côté, une légère amélioration à constater dans l’état de notre marché.Pour les cours, ils sont stationnaires avec tendanc e à la fermeté.Chez nos fabricants les ventes sur banques contin aent, les commissions sont de plus en plus nombreuses.Quantité d’acheteurs sont ici ou font arriver.La saison étant très avancé, ils ne peuvent plus reculer leurs achats ni leurs ordres encore à donner.Il n’est pas possible qu’avec des éléments de travail sembla blés à ceux que possède ou possédera notre Fabrique, la matière première puisse en rester là, et comme transactions et surtout comme prix.Nous croyons que ce n’est qu’une question de temps, ainsi que de patience, dt la part des détenteurs.On se plaint de la lenteur avec laquelle lesEtats-l’nis se remettent aux affaires.Ces plaintes ne nous paraissent pas pleinement justifiées.Nous en avons Pour preuve, dit le Moniteur des finies, non seulement cette grosse vente de rubans faite dernièrement aux enchères et qui a très bien réussi, mais encore des achats de soie au -lapon et ailleurs ; ainsi que les ordres assez importants en étoffes donnés sur notre place.Du reste ce n’est - Pas en quelques jours que ce pays loin voit, la production est encore d’atteindre la consommation.La cueillette des amandes se fait rarement à la main, en Californie.On place ordinairement un drap ou un morceau de toile quelconque sous > un peut se remettre complètement des épreuves terribles qu’il a supportées pendant ces derniers temps.Les prix de l’argent à Loud res et à New-York sont les mêmes que ceux de la semaiue passée, c’est-à-dire 29^ à 29$ ei^ Angleterre et 63 jj l’minniiior_, à' 64j} en Amérique; Les changes en rendement moyen dans les bonnes Oiient n’ont subi aucun change i années est de dix livres par arbre ; ment.La question du métal blanc mais quelquefois on en obtient jus-ne fait aucun progrès, malheureuse- j qu’à 40 ou 50 livres.L’amande ment pour notre commerce eu géné comme la noix, est recouverte d’ ral et celui des soies en particulier.[ brou, qu écorce charnue qui enve Une commission, nommée par le ; loppe l’écorce ligneuse dans laquelle gouvernement allemand, vient de.se trouve le noyau—l’amande proconclure au maintien de l’étalon prement dite.Les planteurs califor-d’argent.Les arguments mis en niens demandent à grands cris une avant par les partisans du bimétalis- ; machine propre à enlever ce brou, me ne- lui ont pas paru suffisants car il leur en coûte 2c parlivreac-pour eu changer.Que, du reste, tuellement, pour faire la cueillette, c’était à l’Angleterre à donner l’ex- enlever le brou et blanchir les aman-emple, etc., etc.des, tandis qu’avec une machine, ils - croient pouvoir réduire ces frais à Une vente de peaux de-loup ma-Uc pavlivre.-• rin aux enchères a eu lieu jeudi et i Les amandes, une fois débarras-vendredi de la semaine dernière à 1 sées de la première écorce, sont pla-Londres.La vente comprenait 128,- j cées sur des claies et séchées au so-470 peaux de la côte Nord Ouest, | leil.Quelques producteurs blau-16.030 peaux de l’Alaska, 27.300.de1 chissentles amandes en les exposant, l’île Copper et 16.030 des îles Lobos.i un peu humides, à la fumée du sou- ux offertes j fre.Cette opération, qui a pour but a produit une baisse de 20 à 25 p.c.de les rendre plus présentables, la dans les prix réalisés pour les peaux ; clientèle préférant Les amandes de la côto Nnrd-Oncst et u ne-baisse ; claires1 à cellea_.qni de ISA 20 p.o.dans celles des îles 1 présente quelque danger qualité du fruit Copper et l’Alaska se ordinaires.o.dans celles des Lobos.Les peaux de sont vendues aux prix soTTt~foncées, pour la et doit être faite avec grand soin, car si le soufre pénètre à l’intérieur, l’amande est gâtée.Il ne reste plus ensuite qu’à assortir et à emballer pour le marché.En France et en Italie, les amandes vertes, encore tendres, les deux L’amandier est un arbre de petite écorcés avec le noyau, se mangent L’AMANDE AUX ETATS-UNIS taille, atteignant rarement plus de 8 à 10 pieds de hauteur, à écorce lisse et à feuilles lancéolées d’un vert' pâle.Il fleurit de très bonne heure, ce qui, tout en lui permettant de produire régulièrementdans le midi i de la France et irrégulièrement dans L le centre, a empêché qu’on pût.le naturaliser aux Etats-Unis sous des latitudes beaucoup moins élevées.La côte est des Etats-Unis, en effet, est exposée à des gelées tardives qui, presque chaque année, ruinaient les premiers essais de plantation.¦ Le climat de Californie, plus régulier, lui a mieux réussi et la culture de l’amandier y a pris, depuis quelques années, une réelle importance.On a réussi égalementà l’acclimater dans l’Utah et dans l’Arizona.On estimait en 1891 la récolte d’amandes en Californie à 1.000.000 de livres, valant à peu près $100.000.• Les importations d’amandes pendant l’année du recensement avaient été de 7.500.000 livres, en chiffres ronds, évaluées à $990.000.Comme on le comme une friandise aussi des marinades.on en fait COMPTES RENDUS CHAMBRE DE COMMERCE DU DI8TRICT • DE MONTRÉAL Le conseil de la Chambre de Commerce du District de Montréal, a tenu sa réunion hebdomadaire vendredi dernier le 30 novembre, sous la présidence de M.H Laporte.Etaient présents MM.J.D.Rolland, vice-président ; Chas.Desmarteau, trésorier; 8.Côté, secrétaire ; Alphonse Racine, L.B.Qeoffrion, A.Anmond, O.Faucher, Job.Contant, J.X Perrault, L.E.Morin père, Guillaume Boivin, J.Haynes, ainsi que M.Théodule LeiVbvre de la maison Michel Lefebvre & Cie.Après lécture du procès-verbal, la comité chargé de s’enquérir du but poursuivi par l’association du Bon Gouvernement, fit rapport que le but de l’association, détaillé dans son programme dont des copie?jnt été remises, est tout à fait louable et que la chambre peut lui prêter son appui.A ce moment une délégation de l’association, composée de MM.Frank J Hart, un des vice-présidents et II.B ¦ ‘436 Le jPRBE OOÜBANT Ames, secrétaire, est introduite et les délégués exposent au conseil le but qu’ils se sont proposé et les moyens qu’ils veulent employer.Après qu’ils se sont retirés, le conseil, par résolution, unanime, approuve l’association et in* vite les membres de la chambre à en faire partie.¦ Puis M.le président communique & la chambre des documents qui lui ont été -transmis-par-MIViT-Miohel—Lefebvre—& ^eorétaire-de-Passociatio dit qu’il est consultation avec le ministère de la justice pour déterminer quels sont les pouvoirs ân parlement fédéral en cette matière.MM.Judge et Hart, représentant l’Association du Bon Gouvernement, demandent au conseil son approbation.Le conseil donne à l’association son appui le plus cordial et ordonne que cette résolution soit communiquée an Oie, les fabricants de sucre deÆêrthier.Oes documents consistent en un article da Trade Bulletin, attaquant violemment la sucrerie de Berthier ; et de lettres et certificats des principales maisons d’épiceries de gros de Moàtréal: L.Obaput fils & Oie, Hudon, Hébert &.Oie, Laporte Martin & Oie, N.Quintal et fils, Hudon et Orsali, A.Robitaille, Pigeon Gendron & Oie, témoignant de la bonne qualité des sucres de Berthier.M.Lefebvre produit ensuite des certificats deB analystes du gouvernement constatant le degré de pureté de ses sucres.Ces certificats constatent presque toute 100 degrés de pureté, le plus bas constatant 96.80 degrés.• Le conseil adopte alors une résolution regrettant la publication d’attaques fausses et de nature à faire un tort considérable à l’industrie du sucre de betterave dont l’importance pour notre pays ne saurait être estimée trop haut.Puiq.M.J.X.Perrault présente sa motion dont avis a été donné la semaine précédente.Considérant que la ratification du traité franco-canadien aura pour résultat uu accroissement considérable des rela~ tion8 d’affaires entre la France et le Canada, à condition toutefois qu’il soit créé une ligne transatlantique reliant les i^leuxpaya et qü’on fasse^connaitreen France quels sont les produits que nous pouvons exporter ou échanger des produits français importés au Canada.Il est proposé par M.J.X.Perrault, appuyé par M.Oontant et résolu unanimement : Qu’il est opportun qu’une délégation représentant les maisons de commerce de Montréal les plus importantes, soit nommée avec instruction de se mettre en rapport avec les différentes Chambres ae Commerce de Franoe, pour les engager à renouer aveo le Oa nada les relations d’affaires d’autrefois et de faire toutes les démarches nécessaires pour assurer la oréatlou immédiate d’une ligne transatlantique directe entre les deux pays.Résolu : Qu’une commission d’étude, composée de MM.Rolland, Parizsau, Haynes, B sivin, Aumond, du proposeur et du secondear, soit chargée de faire rapport sur les mesures jugées nécessaires pour.mettre ce projet à exécution.Cette motion est adoptée à l’unanimité.Chambre de Commerce de Montréal M.W.W.Ogilvie, président de la Chambre de Commerce (Board of Trade) occupait le fauteuil à la réunion du conseil de mardi dernier.Etaient aussi présents, MM.James O.Oantlie, Edgar Judge, J.D Rolland, Chas.P.Smith, A.A.Thibaudeau, David Robertson, John MoKergov’, D.A.McPherson, Thos.J.Drummond, John Baird, E.S.Olouston, Frank J.Hart et D.L.Lockerby.Lu une lettre de l’hon.M.J.J.Curran au sujet de la demande d’amendements à la charte de la chambre, lui donnant le pouvoir d’établir un tribunal d’arbitrage, comme à Londres.M.Curran La présentation du cadeau & M.Robert Archer est fixée au lendemain, mercredi, à midi et demie.M.T.O.Davidson, de Thomas Davidson & Co, est admis membre de la chambre.Le président rapporte que le seul magasin vacant dans l’aile ouest vient d’être loué, et qu’il ne reste plus & louer que quelques bureaux par ci par là II est probable que to as seront loués d’ici au 1er mai.QUELQUES NOTES SUR LE CAOUTCHOUC Nous extrayons les tes sur le caoutchouc notes suivan-d’une conférence donnée au Merchants’ Club dé Boston, par M.A.H.Alden, cour tier de marchandises.Le caoutchouc est la sève durcie de toute une famille de plantes dont i est le Siphonia~Ela8tica, mais qui a de nombreuses variétés, arbres, arbustes, arbrisseaux, lianes industrie consiste à recueillir le caoutchouc.La récolie se fait sur le Haut Amazone pendant la saison sèche.Au commencement de la saison, les vapeurs y amènent les ouvriers qui s’en retournent dans les régions plus sèches, la récolte terminée.Les ays^abitentHles-hut— tes en bambous perchées sur des poteaux élevés, afin d’être à l’abri des crues énoripes do la rivière.On entaille l’arbre à caoutchouc à peu de chose près comme on entaille ici les érables ; la sève coule en jus laiteux et est recueillie chaque jour dans des calebasses, puis on la verse dans des moules où on la fait durcir sur un feu de bois.Le moule était d’abord une botte ou un soulier, ou encore une bouteille ; le caoutchouc durcissant prenait la forme du moule et était ainsi mis sur le marché.Puis au lieu de se servir de la- botte elle-même; on lit un moule en terre glaise de la même forme.Aujourd’hui, on a adopté un moule en bois où le caoutchouc prend la forme de la palette d’une rame.Les forêts d’arbres à caoutchouc sont appelées serinQo».Un obtient une concession de seringos, du gouvernement provincial, comme ici du caoutchouc utilisable dans l’industrie ; il n’y a pas jusqu’à la sève blanche du laiteron des champs qui ne puisse fournir un caoutchouc pas sable.Mais on n’exploite guère que les arbres du Brésil, du Pérou, de l’Amérique Centrale, du Mexique, de l’Afrique et de l’Inde.Le meil leur article en caoutchouc brut est celui que l’on désigne sous le nom de “biscuit fin de Para” et qui vient du Brésil.Celui qui provient d’Afrique est inférieur en qualité, et, par dessus le marché est souvent fraudé.L’arbre à caoutchouc que l’on exploite au Brésil croît surtout dans les terrains marécageux qui bordent le cours supérieur du fleuve Amazone et de ses affluents.Le climat chaud et humide de ces ré gions paraît lui être nécessaire, car on n’a pas réussi à le faire produire dans d’autres pays sous la même latitude.Cette grande et belle vallée de L’Amazone, où la forêt est d’une luxuriance inouïe et où les bois d’é bénisterie, les bois de teinture, les noyers du Brésil, les arbres àcaout chouc, etc., témoignentde la fertilité inouïe de ce sol merveilleux, est grande comme les Etats-Unis ; mais elle est très maigrement peuplée par une population moitié sauvage, moitié métisse, dont la principale cessionnaire se fait alors avancer les fonds pour faire la moisson, par les banques de Para ou de Manaos, qui prennent une hypothèque sur la concession et qui ont, naturellement, un privilège sur le produit de la récolte.Le “ biscuit” de Para est durci par petites couches ; l’ouvrier verse d’abord sur son moule une couche mince de sève et l’expose un instant à la fumée, ce qui la coagule iftuné-diatement ; il y ajoute une autre couche en trempant le moule dans la sève, la fait de nouveau coaguler, et en répétant cette opération jusqu’à ce que l’on ait obtenu l’épaisseur voulue, on obtient le morceau de caoutchouc brut sous sa forme commerciale.Le moule est dégagé en fendant le caoutchouc sur la longueur.¦ Le caoutchouc brut ainsi produit contient encore 56 p.c., d’eau ; cette eau doit être complètement éliminée avant qu’on puisse l’employer dans l’industrie.L’élimination se fait par l’évaporation pendant le transport au marché et pendant le séjour en magasin.Les balayures, les fonds des bas sins et autres débris sont réunis ensemble, et roulés en forme déboulés qu’on appelle “ têtes de nègres.” Dans l’Equateur, on mélange à la LE PRIX 00 UK ANT 437 sève diverses substances étrangères, cendres, etc, qui facilitent la coagulation et augmentent le poids.Au Nicaragua, on recueille la sève dans des bassins en fer blanc, etion y ajoute, par la coaguler, des feuilles broyées d’une plante qui croît dans les environs.- .is^énSuisent-le-eorps- -soumissh de sève et reviennent au camp avec un “complet” de caoutchouc.La production de la vallée de l’Amazone, a plus que doublé depuis dix ans.En 1878, elle était de 7,598 tonnes ; celle, de l’année dernière a été de 15,725 tonnes.La consommation de caoutchouc brut de toutes provenances aux Etats-Unis a été, en -1893, de 30,000,000 de livres, évaluées à $15,000,000.Au Cauada, elle a été 608,997 livres évaluées à $223,904.En 1892 elle avait été de 932,829 livres, évaluées à 8257,702.______ ______ Les gouvernements provinciaux et le gouvernement central du Brésil perçoivent des droits d’exportation qui se montent à 22, p.c.de la valeur aux cours du marché ; ces droits ont produit en 1893 à peu près $5,000,000.Dans la fabrication des articles en caoutchouc, on emploie au moins autant, eh '• i>oidaf'-.kAJoaadeu.i.^é> talliques—et—de- - carbonate» • an outre, on y ajoute une grande quantité de matières terreuses, principalement pour en augmenter le poids.Les tissus de coton et de laine qui y sont ajoutés, représentaient l’année dernière, aux Etats-Unis, 20,000,000 de livres.On a aussi [employé chez nos voisins, l’année dernière, du caoutchouc dévulcanisé et refondu au montant de 25,000,000 de livres.Le vieux caoutchouc vaut de 8c à 30c la livre, suivant qualité.Si les manufactures de caoutchouc n’avaient jpas cette source d’approvisionnement, le prix dé leurs articles serait beaucoup pins élevé.C’est aussi ce qui explique la grande prospérité des manufactures canadiennes^ Les vieiHes claques percées que l’on jette,,am baril d’ordures, ont, comme on le voit, une valeur qui est loin d’être négligeable, et celles que l’on laisse chez le marchand de chaussures sont bonnes à autre chose qu’à être jetées au feu.Nos abonnés de la Campagne recevront cette semaine, leur facture et nous espérons qu’ils y répondront comme il convient.Nous leur rappelons que l’abonnement est payable d’avance.- - ' NOTES COMMERCIALES Les tanneurs de Toronto sé sont organisés en association affiliée à la.oham-bre de commerce.¦ ' i La.cité de Winnipeg demande des peurl’éclalrage de ses rues au gaz ou.à l’électricité, ou avec les deux systèmes combinés.Des dépêches de la presse associées annoncent l’achat par un syndioat anglais de plusieurs fabriques de conserves de saumon - de la Colombie Anglaise.Pas de détails.La récolte des pommes de terre, dans Ontario, se conserve, dit-on, admirablement.On n’entend presque pas parler de la maladie.Il n’y a donc pas lieu de craindre une famine de ce tubercule.L’Association du Beurre et du Fromage de Montréal nie .catégoriquement l’accusation portée contre ses membres d’avoir livré du fromage d’été sur des contrats faits pour du fromage de septembre.Elle demande qu’une enquêce soit faite sur cette acousatlon qui, probablement.a pris son origine aux Etats.Unis._ L’on nous annonce la mauvaise-nou velle que la mine d’aebeste de Danvi! aeraferméela semaine prochaine pour tout l’hiver.Que vont faire les 150 hommes qui dépendaient là-deasus pour vivre ?Manger de la misère probablement.L’on dit que le bas prix de l’as-beste et leB temps durs sont la oause de cet arrêt dans les travaux.H a plu à Son Excellence, par et avec l’avis au Conseil privé de la Relue pour le Canada, d’ordonner, que le taux de quaiage prélevé sur les madriers placés sur les quais, jetées et brise-lames de l’Etat pour être exportés dü Canada, sera de 10 contins par 1000 pieds mesure de madriers au lieu de lOo par 1000 pieds mesure de planche.Les difficultés entre les exportateurs de blé de Montréal et les marchands de grains de Winnipeg sont loin d’être aplanies.Au contraire, an négociant de grains de Winnipeg vient de déclarer que, & l’avenir, tout le blé exporté de Winnipeg sera dirigé sur New-York.Pourquoi avons-nousdonc construit le Pacifique Canadien?.Le stock actuel de champagne, dit Caterer de Londres, dans les oaves du pays champenois est de près de 170,000,000 de bouteilles.C’est le plus fort stock que l’on ait encore constaté.Cela est d’autant plus satisfaisant que de nombreuses taches de phylloxera ont été observées dans le vignoble du département?de la Marne, et que le temps passé à combattre cet insecte pourrait bien causer une diminution de la production pendant quelques années.La défaite du gouvernement de Lord Roseberry dans l’élection de Forfarshli e en Ecosse, est due en partie, paratt-il, à la prohibition de l’importation du bétail oanadien vivant en Eoosse.Les Ecossais avaient-l’habitude~d’importer notre bétail .maigre et de l’engraiBser pour le marché.Puisse cette leçon ouvrir les yeux au gouvernement' impérial.____________________• .Le Monetary Times signale un fait assez rare.Un M.Henry Bigelow Williams de Boston a fait faillite en 1878, avec un passif de près de $200,000.Quoique la cour de faillite l’eût débarrassé de ce passif, il vient de le payer jusqu’au dernier sou, avec 0p.'o,.d’intérêt.A oeux des créanciers qui refusaient d’accepter l’intérêt, se montant & presque autant que le capital.M.Williams a dôolarô qu’ils devaient accepter tout ou qu’ils n’auraient rien.Un marchand de drap, qui connaît à fond la pratique commerciale en Angleterre et au Canada^ raoonte un confrère, disait que7~en~Angleterre, 90 p.c.des détailleurs réussissent, tandis que, au Oanada 90 p.c.des détailleurs font faillite.|1 attribue ce contraste, d’abord à l’éducation commerciale, à llapprentissage, nécessaire en Angleterre et dont on ne s’occupe pas au Oanada; et aussi à la diversité de la manière de faire les affaires.Les propriétaires des nombreuses et grandes scieries mécaniques d’Ottawa et deiHullemploiântDOOOho mm es dans” les bois et 5,600 dans les scieries, faisant une armée de travailleurs de 14,600.De plus ils emploient 5,314 ohevaux, qui mangent 7,970 tonnes de foin et 478,125 mlnots d’avoine par année.L’année dernière les chantiers de l’Ottawa ont consommé 12,750 barils de lard, 31,875 sacs de fleur, 5,314 minots de fèves, 2,602 minots de pois, 638 tonnes de bœuf et 1,596 tinettes de beurre.Il parait que ce.sont tous des gens de bon appétit._________________ Les exportations d’œufs de Montréal en Angleterre, pendant la saison de navigation ont été ; .Expéditeurs Caisses Geq^ Wait.11.676 Chas Langlois.3.933 Hislop Meldrum & Oie.1.192 -Exportations de l'Ouest Par G.T.R.28.177 Par Pacifique Oanadien.6.029 Total.49.907- En 1893.38.617 En 1892.84.384 Un journaliste se retirant des affaires donnait comme suit la raison de sa retraite : “Un enfant naît, le médecin de la famille, reçoit $10 ; le journaliste en fait mention dans sa feuille et reçoit 0.L’enfant est baptisé ; le ministre reçoit S4.(K), le journaliste le note et reçoit 00.Plus tard il se marie ; le ministre reçoit un autre honoraire et le journaliste reçoit une tranche de gateau, soit 0001 L’enfant vient à mourir ; le médecin reçoit de $5 à $10 ; le ministre reçoit encore $4.00, l’entrepreneur de pompes fu- 488 - —- r-^PBEE'ÜOBRAiïT1—-—— ' •¦¦¦\" '.- nèbres, de $25 ft $60 ; le journaliste publie an article nécrologique et reçoit 0000—aveo le privilège de publier gratis une lettre de remerciements.BEVUE COMMERCIALE Voici l’es imâ âa nombre de pieds ds bois scié dans les divers moulins de la vallée de l’Ottawa, durant la dernière saison.-, , / J.B.Booth, Ottawa, 90.000,00a;JBron-son et W eaton^Ot fcaway78;000,©00 rBuellf Orr et Hardman, Hall, 70,000,000, W.O.Edwards et Oo., -Rockland, 66,000,000 ; Hawkesbury Lumber Oo, $65,000,000; UcLaohlin Bros, Arnprlor, 50,000,000 ; Gilmour et Hognson, Hull, 40,000,000 ; MacLaren et Tate, Buckingham, 39,000,* 000 ; W.O.Eiwards, New Edimbarg,25,-000,000 : Gillies Bros, Araosiâe, 25,000,000 ; Ross Brps.Buckingham, 10,000,000.Total, 688,000,000.- Un confrère calcule que le coût d’un train en marche eBt d’environ $1.00 par mille, sans compter l’usnre du matériel ni l’Intérêt sur le capital.Les entrepreneurs de l’aqueduc de Toklo, Japon, ont acheté aux Etats-, Unis $400,000 de tuyaux en fonte.Les fondeurs américains ont pu vendre ainsi leur produit & meilleur marohé que ceux d’Europe.NOTRE NUMÉRO D’AUTOMNE OE-Q’ON -EN -PENBEUINS LE PUBLIC Un emprunt russe de $20,000,000 envi- ron qui va être placé lundi sur les principaux marchés d’Europe, Londres et Paris, a fait raffermir le taux de l’intérêt des fonds disponibles sur le marché libre, & Londres.• Le taux est maintenant de 1 p.c.pour' les avances à 80 ou 90 jours et de } p- o.pour les prêts à demande.Le taux delà banque d’Angleterre ne varie pas : 2 p.o.A New-York, les prêts à demande sont encore à 1-p.c^ Les avances à, courte échéanoe se lont entre 2 et 3 p.c.et celles à longue éohéance, entre 2 } et 3} p.ô.Lés meilleurs effets de commerce sont escomptés entre 3 j et 4 p.o Stir nôtre plaçe, les prêts & demande sont faits & 4 p.c.par les banques.- Les effets de commerce sont escomptés ft 0} ou 7 p.o.- " Le change sur Londres est plus ferme, Les banques vendent leurs traites ft 60 Jours ft une prime de 9| & 9} et leurs traites ft vue ft une prime de 9.16(16 & 10.16(16.Les transferts par le cftble sont i 110} dé primé.Leatraiteeft vueaur New-York font de } à } de prime.Les francs valaient hier ft New-York, 5.16} pour papier long e.t 6.16' pour 'papier court.:• ' Le Prix CouRANÏdonne un numéro de luxe, oette semaine.O’est un signe de prospérité dont nous le félicitons.Il a l’air en effet, de faire son chemin ft merveille, et nous nous en réjouissons.Sans partager toutes ses idées, nous reconnaissons qu’il ocoupe une position très avantageuse dans le monde commercial, Oe succès eBt dû ft l’énergie et au travail de ses propriétaires et rédacteurs, que cet exemple profite dono tous oeux qui se lancent dans une entreprise.—Le Courier du Canada.Le dernier numéro du Prix Gourant fait véritablement honneur ft ses édi tears, MM.A.et H.Llonais.Le dernier numéro de oe journal commeroialnous arrive aveo une belle toilette d’automne et une série d’artioles des plus Intéres sants.Eu feuilletant cette volumineuse pu blioation, nous y relevons les noms les plus marquants du commerce canadien le Prix Gourant, jouit d’un brillant patronage.Ses progrès sont, d’ailleursy uniques dans les annales du journalisme commercial.De 1,060 abonnés, le 1er septembre.1893, oe journal eBt arrivé, en douze mois ft 2,150 abonnés I “ Toujours en avant I ” telle est la devise du Prix Gourant.—Le Franco-Canadien.ET FINANCIÈRE Montréal.6 décembre 1894.¦ FINANCES.COMMERCE.v • ; ¦ % .V; .Nous sommes en plein., dans la tranquillité.Le gros fait ou prépare son inventaire de fin d’année,, très peu dérangé ’par les quelques commandes d’assortiment repues par la poste on venant de la ville ; les commis voyageurs sont de retour et aident ft l’inventaire ; après quoi ils sè prépareront à repartir au mois de janvier.Les affai-reB-sérleuses-sont-doue, généralement demain, Là bonne a repris de l’activité depute lundi, avec plus de fermeté dans les coun des actions de banques.La ban que de Montréal s’est vendue depute 218} vendredi soir, jusqu’& 220} ce matin ; hausse, 2} p o.Cependant la banque Ontario a baissé, elle ne fait plus au- {ourd’hui que 106} au lieu de 107.La tanque des Marchands fait 164 en hausse de 1 p.o.La banque du Commerce s’est maintenue ft 138.La banque Molson été vendue aujourd’hui 166.La banque Jacques Cartier a fait 109 ; mardi, puis elle est 'remonté ft .112 et clôture a 110.La banque du Peuple a fait 124 lundi et aujourd’hui.Les banques canadiennes sont cotées en olOture comme suit : ___———^ ¦ Vend.:, Ach Banque dû Peuple.126 123 “ Jacques-Cartier.118 110 “ Hochelaga.’ 127 ., «»¦— Nationale.‘.> 55 i “ Ville-Marie 70 Les Chars Urbains, anciennes actions sont en hausse & 169} et 159f ; les nouvelles actions sont également en hausse & 167.Le Gaz Be maintient entre 185} et 185}.Le Cftble est en hausse ft 140}.Le Paoiflque a perdu un peu; il fait au jour d’hui 69}.' Hier, le Télégraphe faisait 154 ; le Téléphone Bell 153} ; anciennes actions et 163 nouvelles actions.Le Richelieu a fait mardi,83.• La Montréal Cotton Oo, s’est vendue vendredi dernier, 126.Des obligations de la Colored Cotton Oo se sont vendues 98} ; et du 7 p.0.de la cité de Montréal 176.variant, remises, non.pas ST mais ft l’année prochaine.La convention del’Industrie Laitière ft St Joseph, Beauoè, qui a lieu en ce moment, mérité l’attention dû commerce & plusieurs points dé vue.O’est le parlement agricole, l’assemblée générale de l’industrie de nos campagnes ; ce sont tes comices de' cette ndustrie qui a transformé notre agriculture et nos agriculteurs, qui: a sauvé déjft, ft plusieurs reprises, le.commerce de nos campagnes d’une crise très sérieuse, et qui par conséquent' a fait beaucoup de bien au commerce de nos villes, gros et détail, ft nos manufactures et ft nos banques.Nos lecteurs, par conséquent, quelque soit leur genre d’affaires, devront lire aveo intérêt le compte fendu dés délibérations de cette qpnventlon.- ) .• • • Alcalis.—Le marché est tranquille et les prix faibles.On cote les potasses >remiôres $410 ; do.secondes $3.50 i : 3,60 ; perlasses $6 60 par 109 lbs,- .Boit de Conetruotiovo-— Marché bien _ ~ ’aux olos- de la'ville.Les ventes aux clos ne sont que de petites affaires de détail.; Le marché ànglàlâust très èalme en ce moment, avec des prix «nntenna, rependant.et quoique la construction ne soit pas très active, par lft non plus, on compte sur une bonne reprise d’affaires après lès fêtes.^ Le marché américain s’améliore peu & peu, par degrés presque imperceptibles, mais qui sont cependant réels et dont la succession constante encourage le commercé.’ , Pour notre marché local, la perspective, n’est pas éncorë dégagée, on ne sait trop comment va se présenter le printemps prochain; il en dépendra beaucoup, nous dit-op, du sort de la loi Augé.' \ Charbons.— Rien encore de changé danB les prix de notre marohé.Les prix ft New-York ont été baissés de 10 à 15c §ar tonne, ft la Suite d’une convention es propriétaires de mines qui se sont entendus pour limiter la production.Il Eo orrait donc se faire, il est même pro-able que les prix' actuels vont être maintenus jusqu’au printemps;.-, Cuirs et peaux.—Lés cuirs sont toot à fait tranquilles, sur notre mhrché, les manufacturiers, qui préparent leur inventaire, n’achètent que ce qu’il leur faut pour couper immédiatement.Un : acheteur anglais a fait l’acquisition ces jours-ci, d’un bon lot de cuirs ft semelles et de quelques petits de buffs et de cuirs fendus.^—-—.-—- Les-prix restent fermes, mais sans changement.La demande, en peaux vertes est encore active aux prix de la semaine dernière, on paie & ta boucherie des peaux légères ^aur la base de $4 00 ft $4.60 par 100 livrés pour Nô 1.Les autres sortes abut également fermes. LB PRIX GOURANT 439 Drap» et nouveau tés.——Le commerce de gros est absolument calme; on prend livraison dea marchandises canadiennes du printemps, afin d’être en mesure de les livrer anx Clients aprè|s l’inventaire de janvier.Il n’y a aucun changement de pria dans , les lignes régulières de lainages ; quoique parfois, des soldes puissent se vendre avec quelques concessions.Les cotonnades sont faibles ; nous avons déjà signalé une 'haïsse de 1 & Je sur les ootonnad blanchies, calicos, etc.- • • : > Les paiementsse fontaveoun pende négligence j mais, en somme, on est encore asses satisfait de la campagne-La ville est.moins payeuse.Epicerie».—La demande de marchan-dises pour les fêtes est commencée ; vins et liqueurs, fruits secs et confits, spéri-tueux, sucres et mélasses, participent & l’activité.Nous cotons les snores granulés en baisse nouvelle de Je ; ils sont maintenant à 4£c en quarts et 4Jo en demi-quarts.Les sucres de Berthier sont aussi baissés, SJo pour No 2 et 3|o pour leNol.^ :V .\ Les fruits secs se maintiennent.Lcb amandes de Tarragone së[ vendent le de plus que l’ancien, stock ; les dattes valent 6c la livre ; les raisins sont stationnaires.Lob noix de Grenoble, que l’on cote en hausse de le, sont, none dit-on, de mauvaise qualité ; il y en a beaucoup qui sont gâtées.Quelques consignations ont été refusées.Revue des Marchés r Montréal 6 Décembre 1894.' GRAINS ET FARINES MARCHÉS DH OBOS Mark Lane Exprès», du 3 décembre, dit “Les blés anglais ont été plus chers pendant la semaine ; les Dlés étrangers ont haussé de 6d.—-Des~char*~ les-j-gements-de Californie se sont vendus à 24s.9d.et ceux de Duluth & 24s.3d.Les farines américaines ont haussé-île 6d.L’avoine a perdu 3d.Le maïs et l’orge à moulée ont gagné 6d.Les haricots, les pois, la graine de Un et la graine de coton sont a des cours en faveur des acheteurs Le son a haussé dè 5s.par tonne.> Aujourd’hui, les prix Be sont maintenus.’’ MM L.Norman et Oie, de Londres, écrivent & la date du 19 novembre : “ Le commerce de bléaété ferme, depuis notre dernier rapport du 12 oourant et de fortes transactions ont été faites à des prix en faveur des vendeurs.Les meuniers ont continué & acheter des blés étrangers, & cause de la rareté des blés anglais qui ont enréglBtré une nouvelle hausse de ls.sur la semaine.“Blés étrangers fermes, surtout les blés blancs dont il y a peu de vendeurs.La Plata—voiliers à la côte vendu 21s 7Jd, et chargement à livrer en novem-bre-âéoembre, vendu & 21s 4Jd Un chargement de la nouvelle récolte par vapeur a été vendu 21s ljd.Californfe-Un chargement de No l en rnnie a.Nos lecteurs trouveront dans ce numéro la nouvelle liste de prix des, balais, wisks,cuvettes, laveuses .et seaux de la maison H.A.Nelson & Bohl • - - ' Nous recommandons aux épiciers de Montréal, d’avoir soin de produire à temps leur demande de licence.° Fer» ferronnerie et métaux.—Affaires calmes dans cette branche ; les lignes de coutellerie, patios etc-, n’ont encore que peu de demande.- Pas de changement de prix à noter.Huiles peintures et remis.—L’huile de pétrole canadienne est ferme ; l’huile américaine est en hausse de Je par gallon.Lés autres huiles, peintures, verres à vitres, etc, sont sans changement et sans demande.Poisson.—Marché actif; prix fermes La morueest enhausse deJeparHirre Produit» miniers—Le phosphate canadien est coté, livré à un port de l’Atlantique ou de la Manche, à 1 fr.26 par unité de phosphate par tonhe, soit ponr des phosphates dosant de 8Ô & 86 oio de 124.00 à $26.00 la grosse tonne.Salaison».—Le lard salé est toujours faible, mais lea fabricants de salaisons demandent encore les mêmes prix quitte à faire des concessions.Le sain-donx est stationnaire ; les jambons sont en baisse.re- Nos abonnés de la Campagne ,«• cevront cette semaine, lenr facture et nous espérons qu'ils y répon* dront comme il convient/ Nous leur rappelons que l’abonnement est payable d’avance.vendu à 24s lOJd.Les blés d’Australie ont été en bonne demande ; on a payé 238 9d pour des lots de Victoria, expédition: no vembre-déoembre ; et 28s 10J d lés de 'Russie—se sont bien vendus, mais surtout sur le continent.Les blés américains sont tenus & des prix trop élevés et il y a peu d’offres.Pendant la semaine un beau lot a été vendu à 21a lOjd.Aujourd’hui on demande 22s 7Jd pour expédition en novembre-décembre.Canada — Les blés dé Manitoba sont fermes et en hausse.Un petit lot vient d’être vendu à 24s 3d.Pour ex-> pédition en novembre-décembre, on demande 24s 10Jd avec acheteurs à 24s 6d.“ Orge.—Les bjrasbeurs ayant fait leur approvisionnement pour quelque temps, l’orge à matter est tranquille.Les orges à moulée sont rares et plus obères aveo meilleure demande.L’avoine est ferme, A raison du péu d’exportation de la Russie et de l’approche de la oulture de la navigation.Les pois sont sans .demande et n’offrent pas de changement dans les prix.“ Foin.—Il ne se fait rieu ou peu de chose en foin étranger.Le foin canadien vaut nominalement 70s, sain et livré; et le Russe, de 66 à 70s.Le Phosphate de Paris, du 21 novembre donne les nouvelles suivantes des récoltes en Europe.“La situation au point de vue agricole, reste stationnaire.Presque toute l’Europe a souffert des pluies et des tempêtes ;-en—France, comme du reste dans presque toutes les semailles sont achevées.En Angleterre, la terre a été tellement détrempée d’eau que dans certains comtés on ne pourra Cère ensemencer avant le printemps.navigation était arrêtée âCronstadt, la semaine dernière, mais la tempête d’hier a cassé la glace et les navires circulent de nouveau’’.“ Les prix du blé, dit l’Economiste Français du 17 novembre, continuent à se raffermir & l’intérieur.Les apports de la oulture restent faibles et la vente s’opère plus facilement.Au grand marché de meroredi, la hausse qui B’était produite la veille sur les farines de consommation et sur le marché des douze marques a eu pour effet de restreindre encore les offres du commerce et de la oulture ; la meunerie__ étaitTnolna réaeEvéeL-dana-BflB-anhftts-efc— les détenteurs ont de nouveau relevé leurs prix de 26 à 60 oentime3 1 “ Les échantillons offerts laissent encore à désirer sous le rapport de la sic-cité du grain, mais les besoins étant assez pressants, les prix demandés par les Vendeurs,ont été aoceptés sans beau- .coup de difficulté.~ “ Les blés exotiques sont restés fermement tenus aveo demande assez suivie, mais toujours pour de petits lots.’’ Beerbohm, dans sa dépêche du 6 oourant, continue à coter les marchés anglais en hausse, tant pour le disponible que pour le livrable ; mais pour ce dernier, il y a un temps d’arrêt dans la demande.Le câble publio cote le blé tranquille en petite demande, mais avec peu d’offrèB également.En somme, la situation en Europe est encore ferme ; les exportations plus restreintes ont permis ae diminuer les stocks disponibles de façon & les rendre plus faciles & contrôler et les détenteurs ressentent maintenant directement l’ef-fét de la demande de la part de la consommation.Après une moisson hum ide nomma la H^rniAra^lftB-hlAa-nnnypnn v- ne_8ont4)rnpresA-donner-de8-farine8-de- haute qualité qu’au bout d’un certain temps, et encore eBt-on souvent obligé , «oo ,w.u de les mêler aux blés étrangersj c’est ,bre-janvier.ce qui est arrivé encore cette année, où • - la demande de blés étrangers, en Angle- terre, a été la plus aotive dans les deux ou trois mois qui ont suivi la moisson.Aux Etats-Unis, le marché a été ferme aveo une hausse qui a porté le blé sur décembre, à Ohicago, à 66J, la fermeté s’est maintenue tant que les nouvelles d’Europe sont restées a la hausse ; mais, vers la clôture hier, un mouvement de baisse s’est produit, qui laisse cependant les cours de clôture en hausse de le environ sur la semaine dernière.La situation statistique est celle-ci : la “ visible supply ’’ a augmenté de 898,000 minot9 ; mais les ventes de disponible pour l’exportation ont été actives à New-York : les frets sont tombés très bas, 8c par minot et même ont dit que des chargements ont été pris gratis.O’estsurtout ce qui a activé l’exportation.Le rapport du gouvernement pour le mois ae novembre sera publié demain ou après-demain ; on s’attend à ce qu’il constate une-consommation de 40 millions de minots de blé sur la ferme, pour les animaux, sans compter ce qui a été consommé moulu.Si ce chiffre se confirme, il est probable que le marché se relèvera encore un peu.Les cours de clôture des marchés de spéculation ont été :.Chicago, blé sur décembre, 66Jc : sur mai, 60Jo ; sur juillet, 61o.New-York, blé sur décembre, " .mai, 63Je.604c ; sur janvier.61o ; sur n Les cours du disponible ont été -.A New-York, No 2, roux d’hiver, 60J à 60 Je; à Chicago, No 2 du printemps, 60 à 61Jc.L’avoine disponible se vend à New-York, No 2, 34| â 34J ; & Chicago, de 29J â 29}c.:.Au Manitoba, la semaine dernière, on apayé de 69 à 60o pour No 1 dur à Fort William, pour dore la saison de navi- ,¦ -/-v:,-;- ;, i V * ¦ , ' ¦ ' ' ,'_.¦ 440 JLEJÉBIX COURANT gation.Le prix payé anx cultivateurs est de 41 à 43e suivant les frets.Les exportations de blé de la nouvelle récolte ont été approximativement de 9,000,000 de mlnots.- ' ¦ • ' \ L’avoine est payée aux cultivateurs de Manitoba de 22 à 23c par mfnot de 34 lbs ; on cote au char, en gare de Winnipeg de 23 & 24o.Dans le Haut Canada, le blé est soutenu.On offre des blés blancs et des -TourdanB-rOnest & B7c.lBEr détenteurs demandent 68c.Deux chars d’orge No 1.pesant 60 lbs ont été vendus dans l’est à 44c ; on cote la No 2 dans l’ouest à 40c.L’avoine est cotée de 28 & 29o pour la blanche, ft la campagne et à 31c.en gare de Toronto.Des pois ont été vendus à 62c & la campagne.A Montréal, lë marché du blé est clos, l’avoine a quelque demande cle la part de commerçants qui y voient un achat à faire ; mais les détenteurs ont profité de cette demande pour hausser leurs prétentions.-Aussi, il ne s’est pas fait beaucoup d’affaires, en dehors de quelques chars pour la consommation locale.On peut coter l’avoine No 2 de 36 à 37o par 34 lbs.le dernier cours, cependant, ne parait pas_avoir_encorejété réalisé.' L’avoine No 8 vaut 35c.en élévateurs.L’orge à moulée est tranquille ; pas destock surplace, peu de demande : les cultivateurs de la province ne veulent pas vendre.On cote nominalement de 45 & 46o en élévateurs.Les polé sont un peu plus fermes, en sympathie avec une hausse de jd & -Liverpool p mais il n’y a pas de trans- actions courantes.-—Le stook-en entre- Î)ôt a augmenté de quelque 6000 minots a semaine dernière.Les cotes sont nominales : de 66 à 67c par 66 lbs.Les farines ont été plus tranquilles ; l’exportation est arretée par la hausse dn ooût du transport et elle ne reprendra que lorsque les prix en Angleterre auront gagné la différence entre le fret d’hiver et celui d’été.La demande looale est câline ; les prix sont soutenus, ou à peu près.Des maisons de commission offrent des fortes de Manitoba à $3.40 en lots de gros." Le son est plus faible ; nous le baissons de $1.00 la tonne.Les farines d’avoine sont plus fermes ; la granulée et l’avoine roulée ont haussé de 6o.Nous cotons en gros : ' -Blé roux d’hiver, Oan.No 2,$0 00 à 0 66 Bléblano d’hiver - “- No 2.0 00A 0 56 Blé du printemps “ No 2.0 65 à 0 56 Blé du Manitoba No 1 dur.2 76 à 0 77 “ No 2 dur.0 00 à 0 00 “ No 3 dur.0 00 à 0 00 Blé du Nord Na.2.*~____.OOOàO 00 Avoine No 2.0 30 & 0 37 Blé d’inde, en douane.0 00 à 0 00 Blé d’inde, droits payés.0 00 & 0 00 Fois, No 1.;.0 82 à 0 83 Pois, No 2.0 66 à 0 66J Orge, par minot.0 46 à 0 46 Sarrazln, par 50 lbs.0 46 à 0 47 Seigle, par 56'lbs.0 49 à 0 60 .FARINES- Patente d’hiver.$3 65 à 3 70 Patente du printemps.3 65 à 3 70 Patente Américaine.0 00 à 0 00 Straight roller.3 00 à 3 05 Extra.2 60 à 2 70 Superfine .U».2 50 à 2 60 Forte de boulanger (cité).3 60 à 3 65 Forte du Manitoba.,.3 50 à 3 55 BN SACS ^ONTARIO Medium • «yi?*û**»j*cu60 Superfine.^.1-25 à 1 80 FARINE D’AVOINE- - .Farine d’avoine standard, en barils.3 85 à 3 90 Farine d’avoine granulée, en barilB .3 90 à 8 95 Aoine roulée en barils.3 90 & 3 95 MARCHÉ DE DÉTAIL Pas beaucoup dé grains mardi, au marché de la place Jacques Oartier.L’avoine s’est vendue de 75 à 85o la poche et le sarrasin de 85 à 90c la poche.En magasin, les commerçants vendent l’avoine de 85 à 90c par 80 livres.Le blé-d’inde j aune des Etats-Unis fait 80c par minot, et le blanc 85c.Les pois No 2 valent 70 à75cet lespois cuisants de 90 & 95c par 60 lbs.La graine de lin par minot de 6s lbs vaut |1.05 & $1.10.L’orge No 2 de la province vaut de 6 à $1.00 par 96 lbs.-—-—-— BEURRE marchés anglais On éorit de Bristol : “ Le marohé est resté sans changement quant aux prix et à la demande ; les commerçants n’achètent que pour leurs besoins immédiats et les stocks de beurres d’Irlande et du Canada sont considérables.Voici les prix pour disponible.Waterford et Limerick, 1er choix, 88 à 92s ; crémeries canadiennes, 98 & 102s ; Australie, 90 & 106s.” On écrit de Liverpool: “La demande our-les-premières-qualités-de-beuri continent s été bonne et les stocks se qualités.- Demandez les -prix anx sont bien écoulés.Les quarts de Ham bourg arrivent avec meilleure .qualité et rencontrent une bonne demande à raison des hauta prix des benrres^du Danemark.Lës crémeries d’Irlande ont eu un mouvement actif.On cote : Danois extra fancy, de 128 à 132s ; du seconde qualité, de 116 à 120s ; crémeries d’Irlande, de 125 à 128s.MARCHÉ DE MONTRÉAL Il n’y a encore de demande chez les commerçants de gros qne pour les beurres de beurreries les plus frais ; pour lesquels on a payé cette semaine de 20J à 21c., parce qu’ils sont plus rares, maintenant, et que le marché local peut les payer un peu plus cher.Mais les beurres de septembre et octobre ne peuvent pas se vendre plus de 20c.Un exportateur a fait la tournée chez leB commerçants en quête de beurres d’été bien conservés.On nous dit qu’il ARGENT A PRETER SurtîTopSZtS de ville et de campagne, à 5J et 6 p.c - Ventes et achats d'immeubles.' - A.DUBAEUEL, Notaire, 16 St Jacques, Montréal.HELLO! ECOUTEZ-DONC ! V Lorsque vous lirez cette annonce, rappelez-vou» que vous pouvez acheter toute espèco de slcigha dont vous pouvez avoir besoin, des meilleures manufactures et aux plus bas prix possibles, chez R.G.LATIMER,592 rue St-Paul.Votre choix sur un' stock de 800 et des termes tt des prix à votre convenance.PORTE » ORDURE A LONG MANCHE PLIANT Le manche se plie guette comme sur la vl-ol-contre.t Lorsqu’on s'en sert, le m&nohe reste droit, assujetti en place.marchands de gros, ou directement" A la maison., ; t _____SUPPORT POUR DESSUS D0REUUR3 a pu en acheter quelques centaines de tinetteB dans les prix de 18 à 18Jc suivant qualité.Oe sont les seuls beurres que leur prix permet d’exporter sur les marchés anglais ; et l’on comprend qu'ils n’y font pas une très belle réputation an beurre canadien.Les épiciers paient 22c pour le beurre tout frais, et de 20 à 21o pour les aûtrés beurres de beurrerie.Fresque pas de bons townships sur le marché ; ces beurrés Be vendraient, dq 18 à 19c aux détailleurs.Le beurré commun vant de 16 & 17c.Le beurre dé l’.Ouest, en tinettes, vaut de 16 à 17o ; en rouleaux, de 15 a 17q.FROMAGE MARCHÉS ANGLAIS , On écrit de Bristol: “ On a coté une nouvelle hausse sur le prix des lots à expédier ; mais cette hausse est due principalement -an fait qne lés frets et l’assurance sont pins élevés; les fro- Trois qualités qui se détaillent & 25,60 et 75 cents.On sollicite une commande comme échantillon.TARBOX BROS., Toronto.v VIS DE FAILLITE .» Dans l’affaire de FKRKEAULT & CIE.Marchands de la cité de Montréal.Failli.Les soussignés vendront par encan public, en bloc, Lundi, 10 Décembre 1894, à U hrs a.m , à leur salle d'encan, No 69 rue St-Jacques, tout l'actif mobilierdes dits faHUs/savoirr— Stock de meublesil.$1,536.08 Garnitures de magasins.72.40 Roulant.:.¦.:••• $2,059.73 Les dettes de livres d’après listes seront .-—vendues séparément., ; .v,.—.-¦-.-¦-$5,310.10 ¦ .'MssSjàiiti*, t'’339-83 Le magasin Nol510 ruèSteCatberinû'sera ouvert pour l’inspection du stock, vendredi, lé 7 décem-ore 1891.- .\r.X" .' *> •' v* V.- .g*.% • -• Pour autres informations, s’adresser à CHS.DÉSMARTEAÛ, Curateur, ,j : , No.1598 rue Notre-Dame^ ' '.- .", Monté»*- MARCOTTE FRERES, Encantours.' 11 Noos rappelons.& nos abonnés que le prix de l’abonnement est-strictement payable d’avance. -'••• • : •: -se faire aujourd’hui dans d’excellentes - conditions.Le maire surtout, a, dans un discours nourri de chiffres et d'argumenté, démontré que les charges ne seraient pas ' augmentées ét que, dans l’intérêt de la cite, il fallait pourvoir immédiatement à T la construction de l’hôtel de ville, te résultat du vote était prevu, mais il est re- , grettable que le nombre des dissidents ait été aussi fort.11 semble qu’en pareille oc.currence mieux eût valu faire taire des animosités personnelles, ou des intérêts ).de clocher.Quoiqu’il en soit, les travaux seront maintenant bientôt commencés et _ rouvriers ; qui chôment présentement.J___Le conseil central des métiers est forte- ment organisé à Québec et fait d’excellente besogne.Nous ne pouvons qu’en féliciter les membres qui suivent avec intérêt les questions économiques ét mettent à contribution toutes .les influences religieuses, politiques et autres, dans le butrd’améliorer le sort des classes ouvrières.Cette association a déjà fait beaucoup, dé-bien à Québec, et il nous fait plaisir de constater qu’elle travaille toujours dans le sens de l’appaisemeut, tout Vos articles sur lé colportage des Juifsont produit leur effet à Québec.Le commerce et les sociétés ouvrièréas’orgauisent pour demander au gouvernement de légiférer pour fairecesser unoexploitation qui est la ruine de l'industrie honnête» Et il y a tout lieu de croira que leurs demandés jointes à celles des autres villas- seront favorablement entendues, ' - - : ¦ ' ' EPICERIES Le commerce d’épiceries marcha toujours tant bien que mal, car il faut man-' ger, mais la concurrence et le crédit réduisent les profits à leur plus simple expression.Si l’on en croit quelques journaux spécialistes, la qualité des effets en vente serait loin d’être satisfaisante.Il n’en pourrait être autrement si l’on considère le bon marché.exceptionnel —j’allais dire ridicule—auquel on détaille certaines denrées ; jusqu’aux thés qui sont sacrifiés aujourd’hui.Et à ce sujet, il paraît qu’il se débité sous ce nom un article qui u’a qu’une ressemblance de forme avec la véritable plante de thé, mais qui n’eu possède aucune des propriétés digestives et toniques ; c’est au contraire un astringent dangereux.Comme là des marchands de thé donnent des présents aux pratiques pour les.solliciter à consommer davantage, on devine les conséquences fatales que peut avoir ce commerce.; Peut-être l’inspecteur officiel des denrées alimentaires à Québec àuralt-il -là-une bonne occasion de rendre service au public.J’invite le lecteur à constater tout spécialement la baisse dans les sucres; il y a un grand chaugëment à noter dans les dernières cotations : • .Sucres: Jaune, Si à 4c; Granulé, 4jc ; Powderedré|c-;GutrLot£f,6ît;-T|qrtr6icr~ botte, Sic ; ext.ground, 5jc ; boîte; 0c.: Sirops ; Btr hades, tonne.No 3D à 31c; Tierces, 31, à 32c ; quarts, 33ét34c-Ily a, mè ditson, une marque de sirop,Barbades actuellement dans le marché dont il est bon dé se‘ défier.Cto.siropeatelassé comme No 1 Barbades etoffert en vente à 29c.Qu dit que sa qualité est* bien inférieure au vrai No 1 kBO-ehST; avis à qui de droit.• ’• * ; ¦ VsrmicelU : françaiaetpâteefrançaises, dé 9} à 10c,-V-;-;-7— Vermicelle de Québec : Boite 44c.1b.Quart 44c 1b.: ¦ ¦ Riz IfæàfcUû; Pot Barley «4.00.Conserves en.gros.: Saumon, «ji.2.à $1.35; Homard, «1.60 à «1,75 ; Tomates, 95c ; Blé d’Inde, 95c; Pois Mut Huîtres «1.46 ; Sardines domestiques, î bfc* 45c ; do importées Jbte 9 à 12c ; fbte l4 à 18c.Soda à laver, 90c ; do à pâté «2.40 ; Empois, No.1, 4Jc; do: satin, 7Jc ; caustique cassé, «3.00.: ; , .Allumettes : cartes, «3.00 à $3.25; Telegraph, «3.50 ; Dominion, Lévis et Royales.«2.00.¦ .¦ .Sel: en magasin.52Ac ; sel fin, sans, «1.30 ; * sacT Raisins : Valence, fine.” off stalk ” 44c; Do, Selected Do, Layers 7c; Currants Farines de tomes pautés^ ;!PLAMONDON & CHASSE FARINE.GRAINS et PROVISIONS, en lots, à la satisfaction des clients ; Blé, Trèfle, Farines par char, Lard, Saindoux, Poissons, MO, Foin Pressé.Fleur Préparée^eto.^ ^ CORRESPONDANCE SOLLICITÉES.Goln des mes ST.AHDRE, DALHOQSIE et BELL’S LARE, Québec.Les “ POMPES DROLET ” brevetées - g£}i .¦ , Allnmctto».Prix en gros Télégraphe, la oatase.$3 70 Tiger “ 8 40 Telephone “ .140 ‘tarNo.8 .2 40 • MWl.“.«,.2 80 ig ¦¦¦¦ “ .;.174 lé •• .$2 40 h 2 84 O " .2 25 _TJutiuttta Nelson.Steamship,.la caisse.2 64 Railroad." 2 74 : .Articles dlvoro.¦ -Briqués.A contoaux.dos.«ü 371 0 (0 Bouchons communs gr.0 20 0 30 Bien Parisien .0 U 0 U Brûleurs pour lampes No 1,dot.0 00 1 00 Not ¦ i : “ " 0 00 0 80 Notr¦" 'ooo 070 Bougie Paraffine, lb.0 12 0 18 ‘*London8p«nn.«.,,.0 00 0 111 • ", Fournier.016 0 19 “ ¦ - ¦ (rouées.0 00 0 21 *1 couleur.0 00 0 23 Chandelle» suif.lb.0 VI 0 10 Cartes s louer, dos.0 40 2 60 * Camomille, lb.0 23 0 35 Epingles S linge, bt 5 gr 0 60 0 QO kesslsconcentré,oom.0 35 0 40 rV^lT.V : K' - pur.0 00 0 64 " Greenback doz.0 00 0 70 Vint Royal Uohie g.1 70 0 (K) i‘.James g.2 M 0 00 Rising Sun large doz 0 70 0 00 1 .,r smalldoz.0 10' 0 00 ^ " Sumbeam large doz.0 70 0 00 ‘-V “ t • small doz.0 00 0 35 „Sllterine grande, doz.^J-76-O 00 _ Mébhes àilampeNo.1.0 18 0 22 r '’;\ .“ ; No.2.0 00 0 15 „î “ , .No.8.0 12 OIS ¦gévons,boite.1 00 8 44 .Rayon de Marseille [Cas.nttllejlb ,.0 08 0 10 Cable ooton) poe., lb.0 18 0 22 Manilla,lb.0 12 OU .Sisal, lb.0 » 0 08J _*• Jute, lb.0 08) 0 09 Ftoelles 8 nia, 80 pieds.o u sr 48 00 -Æ- .060 .0 70 .084 1 00 T 47 Ficelles 8 (Ils, 80 “ V M M.« » " 00 “ .72 - “.100 •• Vernis à harnais, gai "dos 000 .110 S tuyaux, gal.1.0 00 Parisien, .dos.0 70 " Royal polish, dos 0 00 Pipes,en boites.064 Graine de Un, lb,.0 00 O 03) I' ?moulue, lb.O 00 0 04 " canari, lb.0 05 0 04) " chanvro.lb.0 00 0 05 “ Râpé, lb., .0 00 007." oanar< paq.,lb .0 00 0 07 Pr.xei.groe .075 .100.1 20 1 40 160 2 10 180 1 20 090 0 74 125 090 Ètüais H.A.Nelson A Sons.dons.Rose 4 cordes, manche rernis |3 25 Pansy 4.3 00 Thistle 4 “ « •• 1 Maple Leaf A1 o.325 B 4 cordes, stained 2 20 Shamrock A4 “ ¦ ¦ vernis 2 65 •* B4 •• stained 2 40 Daisy A3 '* vernis 2 40 —«-B8 ".stained 210 Tulip No.1 8 “ « 101 " No.8 3 , •• “ 160 Curling, 4 cordes; choisi.3 50 " ordln.2 65 Pour moulin ou écurie, très tort.3 10 WUks H.A.Nelson A Bons.-4-Nlokolrl corde,•m’ehe-nlckelérrt'65' 8 " 2 " 1 50 1 “ avec anneau, 1 o.,m.nie.1 45 2 " " .2c., " .1 60 5 • “ “ 3 c.paille choisies 00 1 Os, 1 c’dc, m'che en os, p.“ 1 60 8 “ 2 " • “ •• 2 io 3 “ 8 “ “ •• “ a 40 Beaver, S o'dcs, manche sculpté, paille choisie.S 20 Llttlo Gom, manche argenté.4 1 l’iuclio, épuulup’cho, p, choisie 2 il 2 " " " 2 50 8- “¦ “ • " 3 00 1 Travoiler, 1 corde, étui on ouïr 2 25 2 • "-2 "-" -2 50 .Prix engroe 1 LaBeUë, 1 o .Velours, p.oholsle 1 CO 2, “ 2 o., " “ 120 3 “ 3o., “ “ 1 M A m.émaillé, 1 c.velours, “ 1 00 B ; “ - 20.,—"- " 1 20 se,, i «o X “ 1 o„ ordln,p.moycnno 0 90 * ' “ 1 00 1 10 1 00 1 15 1 30 p.choisie !; U0; " T00 XX " 2c„ XXX “ Je.1 Wiro, 1 o., vol.et fll 1er, 2 *• 2c.“ 3 “ 3 c.lP6cket,lc, 2 ." 2 o._ .No.10,2 o., velours, p.moyenne 0 90 No.6.I o., ordln., paille de mais 0 50 1 Barbers, 3 edes, velours, p.fine 1 95 2 Barbers, m'che émaillé, 3 c'des, pluche, paille fine .1 70 O.P.R, 2 o'des, velours, p.flné 1 70 Parlor Hearih, 2 cordés, velours, 'vpallle choisie .T 30 t'Heartb, 2 o., velours, p.cholslo 1 30 2 \ “ 2 o., ordinaire, p.flue.' 1 15 3 \" l e., " p.moyenne 0 90 A Jong mnnohe, pour plafonds.2 00 38o— 3t)o 31)o Café*.Cafés i Standard Java.Old Gov.V' .Imperial *1 .Arabian Mocha.36c Pure “V.• 330 Standard Java et Mocha.37o Old Gov.Java et Mocha.35)c Java Siftings.;.31jc Jamaïque.—27o Confiture* *2 Gelées Confitures : Crosse et Blackwell, doz.2.40S 2.50 lie Michel Lefebvre et .Cie : Cardstresdelet21be.lalb.0 13 do 3, 4 et 6 lbs.V 0 12 do _ 6,7ctlOlbs_t!-—0 U Seaux de 7 lbs.1* lb, 012 do 14“.*i 011) do 28 “." 0 11 Tumblers de8onoea.laaons.«l 25 —Ro—del lb.” 1257 Prix en grue Celées: Michel Lefebvre et de : .Canistresdelet21bs.lalb.OU do 3, 4eUlb*.0 10 do- K 7 et10lbe.“—(TON- Seaux' dé 7 lbe.la lb.0 10 do 14“.“ 0 00) do 28“.“ 0 09 Tumblers de 8onoes.ledoux.$1 25 do de 11b.“ 2 25 Divers : ' Citrouilles.«0 80 0 90 Marmelades.TTr.r —.r.f 102 15 Conserves alimentaires.Légumes: .¦.-* : • .- Blédlnde.doz.0 85, 0 96 “ Yarmouth21bs “ :0 00.0 00 “ Windsor ." ; “ 0 85 0 95 Hoegg Baked Beans.J.; 1 35 - 0 00 Windsor “, .,'185 0 00 Haricots de Boston.“ ; 2 10 825 Pois canadiens 2 lbs.“ 0 85 0 95 Petits pola français.boite 0 10 0 11 “ extra fins, bol te 0 15 0 16 " extrasurflns 17 018 Tomates.doz.0 85 0 95 Harloots verts.086 1 10 Champignons la balte .0 15 0 24 Truffes la doux.2 26 2 40 Olives.-; 2 25 8 80 Poissons: Clams, 1 lb.doz.1 40 1 50 Homards .“ 1 90 3 00 .de boite plate.“ 2 50 t 80 Huîtres, 11b.“ 1 M 1 60 •' 2 lbe.* l Pi onde* en conserve : en gros 00 8 85 00 1 05 50 8 00 Corned Beet 11b.dos.1 811*.,_____ ." 1411».Dinde, lib.Langue, 11 b^.-.Latine do basnf, i lb.Knglleh Brawn Boeuf émietté soc.PAtéa de foie gras.'.Pieds de ooohon, 1 lb.Poulets,!lb.Soupes amorties, 11b.Marinade» : Marinade»Morton.dos.8 “ Crosse ft Blackwell, doz.0 “ 8aflblk,90os.V.dos.1 “ Suffolk, 18o*.dot 0 Cornichons arom., A.C.Dionne.i.dot 0 Sauce»: Sauoe Worcester,* chop.8 ¦*' “ .chop.6 " Harvey, *chop.8 Catsup de tomate».1 “ de champignons.1 8auce aux ancbol».S Sauoe Chili.3 Empois et Pécules.Canada Laundry lb, eao.3p.o Canada White Laundry la lb.Benson’s No.1 White la lb.« «• Blue lalb.Lily White Oloe» en livres “ Benson’s en lb», la lb.; “ enjlb “ .8t» Lawrence en lbe la lb ___ Brantfbrd Rloe St’chen lb» lalb Berger en 1 lbe lalb ,r en ft* ta lb.«15 170 70 8 75 00 0 00 00 880 00 4 00 00 7 00 00 .7 00 00 886 00 150 00 8 75 00 8 00 00 8 80 00 8 80 0) 8 80 80 8 85 00 8 85 00 8 10 00 .180 00 8 50 60 8 76 25 6 50 25 8 50 00 3 50 S0 8 40 85 3 50 75 4 00 Canada Corn Staroh ta lb.Durham “ Challenge “ British America Com St'oh ta lb Benson’s No.1 St.Lawrence Na 1 J* Xplees pures._ Prix en gros Poivre blanc, lb.0 20 o 00 noir, lb.0J5_0 00 000 0 80 020 0 12 035 020 0 00 000 065 000 WW.», U »4» Cannelle, lb.___ 0 18 Clous de girolle, lb.0 25 “ ronds,lb.:.0 15 Cassia en nattes.0 10 0 25 Gingembre Jam.moulu.^ “ raolnot.0 00 0 00 000 000 000 •** Afrique moula " - •• racines.Muscade blanchie.“ non blanohle._______________ Macis.0 621 0 70 Piment .'.;__ 0 10 0 00 Anls.0 08 0 10 Fruits Sees.Raisins nouv.Valencalb.“ Eleme.“ “ Looee Muscatels, bte “ London Layers." • Black Baskets.“ “ Imperial Cabinet.•• Connoisseurs dns- ten.*• Blaok Crown____“ “ Fine Dehesa.“ 44 Sult&rià •.,1b.“ Corinthe nouv.** Prônes Atlas.“ Amandes 1 molles." • mollet.“ Noisettes.“ Noix Marbot.lb.Grenoble 0 04 0 00 1 70 2 10 000 2 30 0 05* 000 1 75 2 20 3 00 2 40 2 65 2 75 0 00 0 00 8 75 4 00 0 05 0 06 0 031 0 04 0 05 0 — Peanuts rôtis .Pecan.do polies.Figues, layon.t* en paillons.Dattes, en bottes.” en paillons.Pommes séchées.Pommes évaporées.1 007 008 0 08 0 081 0 081 0 15 0 10 OU 0 05 0 07 0 06 0 051 0 041 0 05 0 06 0 07 0 00 0 91 Fruits Verts.Cttxonsde Messine, bte.|S 60 à $4 50 Orangeade Jamalq.qrt.0 00 à 0 00 " Floride 2 25 à 2 75 t* de Valence, caisse 5 00 à fl 00 ~MedlUin Banane», le régime .2 50 à 3 00 „ .Prix en gros Coooe, le oent.100 h 3 C0 Oignons rougea,le quart 175» 2 Ou “ jaunes.'* 2 25 k 2 75_ BaUin».' .7 00 - „ 0 (0 Californie, caisse.1 5J 2 00 Malaga, le quart.5 C0 à Raisin Catawba, la lb 0 C0 FruU» du pays.Poires, le quart.(fcûO à Atocas, le quart.8 00 k , Pommé».Pommes hâtives,ie qrL .0.00 k “ Fameuses, •* 1 75 é “ SL LauronL” 0 00 k “ d'hiver, '* 2 25 k 0 00 y ou o oo 3 oo 0 00 3 00 Grains et Farines QRAIN8 Blé roux d'hiver Can.No 2 Blébtano ** •* “ Blé du printemps " " Blé du Manitoba No 1 dur.“ No 2 dur.- •• No S dur.Blé du Nord No 2.Avoine.Blé d’inde, en douane.Blé d'Inde, droits payés.Pois No 2, ordinaire.fhige, par mlnoL.Sarrasin, par 50 lbs T^.r.Seigle, par 66 lbe.0 (6 0 CS 0 50 0 77 0 00 0 00 000 0 37 0 00 000 0 00 0 00 000 0 55 0 76 0 00 0 00 000 0 30 0 00 000 0 00 0 66 o eu 0 45 b 46 0 46-0170 «9 0 50 FABINSS Patente d'hiver.3 o5 3 70 Patente du printempa.3 65 3 70 Patente Américaine.'.0 00 0 00 Straight roller.3 00 3 ns Extra.2 60 2 70 Superfine.2 50 2 60 Forte de bo ___________ir.oiK.7T50 ST5 Forte du Manitoba.SCO 3 55 IN 8A08 D’ONTARIO Prix en gros FARINES D'AVOINE Farine d'avoine standard, — en barils.3 1)0 4 00— — do en sacs.1 90 1 95 .Farine d'avoine granulée, en barils.S 90 3 95 do en sacs.1 9) 1 92* Avoine roulée on barlla.3 90 3 05 do do en sact.1 DO 1 92* ISSUES DE BLE ,.Son d’Ontario au ohar, L.17 00 00 00 •* de Manitoba “ .,16 00 16 50 Grue •• .18 00 17 60 Moulée •* .22 00 14 00 Huiles et graisses.HUILES.Hulled, morue T.N.gai.|0 40 k “ loup-marin rom." 0 38 ** paille "0 85 " de lard, extra' " 0 65 " ** " No.1," 0 80 “ d'olive p.maéh.“ 0 80 " k salade, " 0 70 " d'ollvok lampion" 1 20 " de Bpermaoetl *’ 1 40 *' de marsouin “ 0 60 — " de pétrolo, par char p.20 qrt.le 1 k 19 qrt " Américaine, par char,." " par 10 qrt." " ; par 5qrL " “ par qrt.Huile olive Barton 5t O.qia fl 00 pints Possol.qrts “ pint 4 dos, i “ Loubon, la caisse 2d.Plagnlol o.0 00 000 0 00 000 1 40 600 |0 16 046 0 37} 0 75 0 70 1 00 0 85 2 00 1 60 060 0 000 12* 0 13 000 0 16* 0 16* 0 16* 8 30 920 2 75 S 50 3 76 1 50 950 Laveuses, eto.Laveuses.Ro^al Lily flfro.).LjO- Jubilce “ .2 20 Royal Rose “ .1 45 “ ' N’th’n Queen “ .2 22 “ P’sso Loulso " .2 25 Seaux No.1, 2 cercles, clalrs ou __peints k l'Intérieur.¦ .—1-60- LE CÉLÉBRÉ EMPOIS GLACÉ » ROWE Produit un blanc d'ivoire et lustré sur toutes les étoffés empesée», .¦ .- ' - ' F.W.ROWE k Ce., Msnuficturlsrt, 639 ru* Lsgiuchttlér», Mentréki.H.B.MUIR&Co * FOURNITURES ElV GROS No 1, RUE SAINTE-HELENE, MONTREAL.SYNDICAT D’AGENCES, 60 RUE ST-PIERRE, - - - - QUEBEC.' l La POUDRE A PATE Est une Marchandise hon nêteet justement l’article : avec lequel on peut établir qu étendre un commerce.Les premières maisons d’éoi ceries se font une loi d’en tenir constamment en stock; ~ de McLaren IMPORTATEURS EN GROS D’ARTICLE S -TELS QUE - DE FANTAISIE Album» Bottes à Ouvrage, & Gants, à Mouchoirs, et de Toilette ; Bouteilles pour Parfum, Boîtes pour Colleta et Poignets, et Triple-Miroirs pour la toilette, et aussi un assortiment complet de toutes sortes de jeux, Traîneaux, Chevaux Berçants, Jouets en Fer et Ferblanc, Jouets Mécaniques.Jouets à Vapeur et beaucoup d’antres articles.que vous pouvez voir en demandant notre catalogue d’automne.¦ 89 & 6$ RUE ST-PIERRE, MOITBEIL—H.Jk.NELSON Ac FILS-SB a 58 RUE PROMT, TOROIIO m 452 LE PRIX COURANT .•_ -.PRIX COURANTS.—MONTRXXL,R DEOKKBRR KM.Prix en gros Seaux No.2,3 cercles, do 1 65 Seaux on paplor .2 80 Demi-soaux .1 25 .Quart-seaux, pour 7 lbs do cdnfl-—— turcs.0 85 •Seaux, joujoux pour enfants— 0 70 Seaux du rebut, noueux, non •points.1 20 Doml sosux, do ,.- 1 15 .• pnrnlds Nids do 3 cuvettes, Nos.0,1 et 2.T.80 ’’ II ¦* ¦ 1, 2ot3.1 60 " t “ 0, l,2 0t:t.2 20 “ 8 » là8.2 60 " 9 “ 0 à 8.3 20 Cuvettes NoO, ladouz .9,60 “ l, •• r.8 00 •* 2.“ .'7 00 “ 3, “ .6 00 ” 4.M 3 75 "¦ 5." 3 03 - - ” 8, , •’ .t 35 ." 7.•’ .-.165 “ 8, •' .1 20 Seaux à cercles d'acier, points et gralnés.1 85 Cuvettos Ko.1 do do 8 60 ¦• " 2 do do 7 60 — 8 do do 6 30 i Liqueurs et spiritueux.Brandies.(droits payés.) .Hennosay* calsso.12 00àl2 50 " V O “ .16 00 0 00 " gallon.8 75 0 00 Martel * cause.12 25 0 00 “ gallon.0 00 6 50 Jules Rlzat caisse.10 60 0 00 " gallon.3 00 0 00 Marceau caisse.9 60 0 00 Baudet et Brissot calsso.10 75 0 00 Jockey Club * ?* caisse.7 50 0 00 -•• “ V.O.8 75 0 00 “ V.8.O.“ 10 00 0 00 : V.S.O.P.•• 1200000 “ W.V.8.O.P.“ 17 00 0 00 P.Rlohard carte blanoha.12 qrta 8 60 “ " 24 pts 9 60 " " 484 Pts 10 50 .*.oarte d'or 12qrtsl2 00 “ ", 24 pts 13 00 ".: .» « • .484 pts 14 01 “ , Imp.flasks U) à la e.lO-Oa ' .Prix en gros.Derby, caisse.7 00 0 00 blsquit Débouché, caisse.8 75 0 00 “ « gall.4 00 4 25 Renault & Cle.caisse.15 00 0 00 -J-h-™ sas 4 15 8 95 4 15 9 25 10 00 14 00 15 00 16 00 16 00 gai Quantln &Cio, gall Harnett & Fils, * caisse •< VS O •• •• V 8 O P " _ Rhums.Jamaïque gallon.Hurara (Ma artlniq.) calsso gallon.St Georges " 4 75à8 00 Diamant “ White Bail " de l'Ecu “ 00 10 60 0 00 3 90 12 lit 0 00 12 00 24 1 pts lmp.12bout.12 “ .U '• .12 Ut.14 00 ,7 60 .7 80 1160 13 75 ÇHns Caisse verte, rouge.Jno.Dd Kuyper 1 c.à 24.6 “ 25 4 49 0.6 " 60 c.et plus 6 MelobersotEaglo le.a24.4 “ 264490.4 “ 50c o t plus 4 Vlssor.là 21c.6 “ .25c et plus 5 “ .gallon.'Méeus.6 Jno.DeKuyper caissebL.“ .gallon .2 Méeus, gallon.2 Vaugban, Jones D.G.caisse, Nicholson, Old Tom M Sir Rob.Burnett .¦ Whiskeys importés.11 00 10 96 10 90 9 95 9 85 9 75 10 60 10 10 280 900 3 30 3 00 2 80 i.pts.7 60 qts.8 30 pts.7 25 qts.8 25 pts.7 60 qts.8 80 H.Falrman&Co' Royal Eaglo ShorlfFs _ TS 76 caisse 9 00 " 9 25 gallons .Prixengroe Mackle'sR.0 sp Scotch o'se 10 00 10 60 “'¦¦SSI" M 8 00 8 “ — Higl'd ' 8 " “ gallons Glenllvet * ' caisse.8 .h .••• h ,,,i, 9 “ old gall!!!!!! 4 Watson old Scotch, caisse ¦ qts.7 " “ " pts.8 J Jameson St 8ons * Ir.!• 8 II si •• M « |J ' II It « • • ( 41 11 ) 0 Geo Rae & Co • " " 8 ¦ ii • • ii •• g Banagher • 9 " * “ gal.3 DunvUle & Co .“ o'se 7 Watson old Irish,caisse qts 7 .pta 8 60 8 66 40 3 65 75 9 00 76 TO 00 00 6 00 00 800 00 9 00 60 10 00 25- 0 00 00 12 50 76 00 00 60 10 25 60 10 00 75 4 00 60 7 75 00 800 00 9 00 .Spiritueux Canadiens, pat.imp.Esprit de vin, 65 O.P.S 86 4 00 " 600.P.8 60 3 60 “ 26 U.P.1 90 2 00 Rye " .1 90 2 00 Toddy " .' 1 85; 2 00 Malt “ .1 90 2 00 Vieux Rye, 4 ans.2 05 2 20 " 5 ans.2 25 2 60 " 6 ans.’.2 86 2 60 “ 7 ans.2 66 2 70 • .! Caisse.000 000 Corby I.X.L.8 26 " X.T.C.6 25 Imperial 1888 qts.7 26 0 00 • " “ flasks.7 76 0 00 " " 4 flasks.Club “ ‘ qts.8 76 flasks.925 4 flasks.8 23 0 00 O 00 0 00 9 78 0 00 8 25 3 86 925 9 75 ______ fifc=4=àû=fcVenni Apéritifs.Angostura,caisse2dot.00 00 15 00 OrangeBernord,caiese.6 60 4)00 Vermouth NoiUy Prat.o.0 00 6 60 louthltailèBT— Ligueurs Ousenier.Prix en gros Crème de Menthe glaciale verte.10 75 13 00 Curaçao.,.,.00 00.10 30— Prunelle.00 00 13 50 Kummeldoux.00 00 12 00 Crème de Cacao.00 00 14 60 Anisette, caisse./.11 00 13 00 Cherry Brandy, caisse.00 00 11 00 Crème de Noyau, Moka, Vanille, etc., caisse.00 00 10 60 Absinthe supér.caisse.00 00 11 00 Vermouth, caisse.:.6 00 6 50 Kirsch de oom.caisse.0 00 10 00 Kirsch fin.10 60 11 00 Ligueurs Saintoin Frires.Curaçao triple seo.o'se f17 60 0 00 Curaçao vert." 14 00 0 00 Marasquin de Zara.'* 13 60 0' 00 Ligueurs Uarspoil à Oie." ' Menthe glaciale.c'se |12 60 0 00 Plppermlnt.“ 12 60 0 00 Kirsh vieux." 12 60 D 00 Maro vieux.'.a." 12 60 0 00 Chartreuses etc.12 Ut.24 J lit.Du Couvent do la G'de Chartreuse Jaune, c’se.f22 00 23 00 Verte .;.26 00 27 00 de l’Abbaye de la Chaise.- Dieu.jaune.00 00 15 60 La Gauloise,Jaune, o’se.16 00 .17 00 Verte, caisse.20 00 21 00 Bénédictine.:.,.18 00 19 00 Ligueurs Rouviire Fils.12b'L üjbtl.Crème de Cassis, calsae.fl0 60 * 0 00 Fleur de Cassis, " 12 00 0 00 Cassis Rouvière Seo " 13 60 0 00 Cassis Savary.“ 11 00 0 00 Kirsch Cétc d'Or, 1er ch.10 00 13 00 Kirsch Cète d’Or ?** o.12 60 15 50 Kirsoh Savary.“ 11 00 0 00 -CrèmedeFrambolse-" 16 00 0 00 PruneUe 8uperflne.“ 16 60 0 00 Guignolet .“ 10 60 0 00 DijonnaisaJaune.“ 16 00 17 60 Sirop de Framboise.8 00 0 00 ipdo Groseille.8 00 0 00 •r 44 JJAL.CA.0îT^4.XDXEIT3iTÊ *” COMPAGNIE D’ASSURANCE SUR LA VIE, Bureau Principal, 107 Rue Saint-Jacques, Montréal, ÉDIFICE IMPÉRIAL, BUREAUX 80 et 81.Président, Hon.J.G.LA VIOLETTE, M.O.L.; Vice-Président, F.X.MOI8AN ; Gérant et Secrétaire, P.GARON.f.A .Situations vacantes pour agents et collecteurs., S'adresser personnellement ou par lettre à N.B.—En faisant votro demando, mentionnez Le Prix Courant.P.GABON, Gérant.Fondée en 1887.BRODIE & HARVIE Marchands de Farine Manufacturière de la Farine Préparée de Brodie & Harvie Io810 et 12 Rae BLEUET, Montreal.Farine d’avoine.Farine Graham, Blé Cassé, Farine de Seigle, Mais plié, Farine de Blé d’Inde, 8oc, Grains d’aumentation.**- w V * L.W.TELOSÆQSSE & CIE -— — — 8ttflfQMroii~d>rOÉwiMf ÿftipowd , * ' • _____^ Importàteurs cTEpiceries, Vins, Liqueurs, Conserves Alimentaires, Etc 87 et 89 rao des Commissaires, 942,944 et 948 rue St-Paul, MontréaL N.B.-Nous faisons une spécialité des Vins de Messe, SioUe, Tarragonne, et nous tenons constam-meut en mains loa vins de 8aiuterne et Clarets.> • ' .' - .‘tiVf ¦ ¦ ¦ AND.BRISSET & FILS IMPORTATEURS EN GROS DE VINS, LIQUEURS ET PRODUITS FRANÇAIS EAU DE CONTRBZEV1LLE ' ; ' -SOURCE DU PAVILLON:____ .-v • ,V Bue comme eau de table, prévient et guérit la gravelle, la goutte, le diabète et les maladies des voies urinaires.¦ .21, as et as rue Gosford et rne du Champ de Mars, Montréal.-gtSTüISTHlty kV ESTABLISHED ' En vente che?tous lea Epiciers et Marchande de Liqueurs. 453 IA PRIX OOURANT PRIX COURANTS.—Montbxjuu 8 Decembrx 18M Prix en gros Barbades tonne .gaL 0 29 0 30 -——- tierce.^,^^0 334 0 00" quart.0 00 0 334 Antlgoa.0 00 0 00 Trinidad.0 28 0 28 Moutardes.Moutarde Keens, 4 lbs.Coleman, 41b.• 1 lb.1,1b.Moutarde Coleman, jars.Durham, Jars.Poney.Impérial, dos.11b.Ilb.11b.lbs ti 0 43 040 0 39 0 72 0 43 0 40 0 39 0 72 0 00 0 70 0 95 0 44 0 42 0 40 0 76 0 44 0 a 0 40 0 75 0 65 0 75 1 00 Pâtes et denrées alimentaires Macaroni Importé, lb.011 0 00 Vermicelle “ " .OU OOO Macaroni du Canada.-.0 04 0 011 Vermicelle “ .0 04 0 044 ** en boite de 5 lbs 0 20 0 00 “ “ 10 lbs 0 40 0 00 Lait concentré, dos.1 90 0 00 NeaUe’s food, dos., 5p.c.4 60 4 65 RoUed oats, le sao.2 35 0 00 Desslcated wheat, le boo 2 25 2 40 Pois tendus, qrt, 196 lbs.4 00 4 25 Chocolat des gourmets fin la livre.0 00 0 31 Farine préparée, Brodie XXX, 6 lbs.2 80 “ « 8 “ .1 20 " superb 6 “ .2 10 “ 3 •* .1 10 Farine d'orge, dos .2 00 “ de seigle, doz.2 00 “ de Gluten lot, dos.3 00 Biscuits Gluten, lb.0121 Pâte Cook'8 Fritnd: No.1, 4doz.paq.& J caisses.¦¦ >2 40 -î-fr—«-••—.0 «7 “ 3,4 “ “ .0 45 *' 10, 4 doz.1 caisses.2 10 "12,6 “ “ .0 70 1 lb.—2 doz.on boite ferblanc, ch 3 10 ,4 “ 3 “ ________il_____.1 75 1 " 4 E " .1 10 Harengs Shore .bri.** brL Harengs Cap Breton.irL “ - “ JbrL Morue sèche.cwt.“ No 1 en quart.lb.:: &terrt::lb: Morue désossée.lb.Poisson blaho lac Sup.4 brl Truite des lace.èqt.Saumon Labrador.bri.Saumon do .J brl.Maquereau Nql.brL ‘ No 2.brL No3.brL Saumon Colombie A.4 brl do do baril Anguille.lb, 000 O 00 OO 4 75 0 00 4 75 0 00 000 000 600 0 00 000 600 3 00 475 2 90 04)0 2 90 560 0 21 0 2} 0 OU 6 60 5 50 4 50 0 00 12 50 0 00 0 00 0 00 0 00 0 00 0 00 0 00 0 00 000 600 0 00 11 00 000 000 Produits do U ferme.(Prix payés par lai épiciers.) Beurre.0 19 0 17 0 18 0 00 Townships frais.“ 0 18 “ 2dequai.•• 0 15 De l’Ouest.*• 0 16 Rouleaux.“ 0 00 Beurre de beurrerlee frais.» 0 191 0 22 Fromage.De l'Ouset,.la lb.0 10 0 11 De Québec,.“ 0 104 0 11 Petites meules.“ 0 10} 0 11 (Baft.Mirés fc la caisse.Chaumée à la oalsse.Strictement frais.000 0 00 0 00 0 14 0 18 0 20 Sirop et s were d’irable.Sirop d'érable en qrts la lb.0 00 0 00 “ _en_canlstra.60—0 65 Sucre.lalb.0 06 0 08 Miel et eire.Miel,coulé.lalb.0 06 0 07 Miel blanc nouveau " 0 08 0 09 Miel on gatoaux." 013014 Cire viergeTTT.:.r~
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