Le Prix courant : journal du commerce, 4 janvier 1895, vendredi 4 janvier 1895
LE PRIX COURANT REVUE HEBDOMADAIRE ___JQuComm8Pee,delaFinanee,del’Iniliistpie,delaPpopFiétéFoneièpeetdesAssüpaneés^^ VOL.XV MONTRÉAL, VENDREDI 4 JANVIER, 1896 No 18 Œil et là.Llaventeur des D’après 1© Colour-allumettes mun’s Journal, le véritable inventeur de l’allumette phos-phorique serait un hongrois nommé Jauos Irinyi.En 1835, il était étudiant à l’Ecole Polytechnique de Vienne,'il avait 19 ans et avait pour professeur de chimie le professeur de Meissner.Il fut frappé d’une expérience que fit Meissner devant lui qui consiste à enflammer par frottement un mélange de peroxyde de plomb et de soufre et s’aperçut que l’énergie de la réaction est considérablement augmentée si on remplace le soufre par du phosphore.Il ne dant plusieurs jours ; un de ses amis se rendit à son logement pour prendre de ses nouvelles, trouva la porte fermée ; il frappa, mais Irinyi ne le laissa pas entrer.“ Geh’weg, Schwab, ich mach’eine Erfinduug.” —“ Va-t-en, Schwab, je fais une dé couverte.” Quelque temps après, Irinyi, revint au cours, les poches pleines d’allamettes qu’il amusait à enflammer devant ses camarades en les frottant contre les murs.Il les avait préparée en solution con centrée dans de la colle forte avec du peroxyde de plomb, et il avait enduit préalablement le bois d’une couche de soufre.Il vendit son invention moyennant 700 livres sterling à un négociant nommé Romer d’où l’invention a été fréquemment attribuée à ce dernierrIrinyitérait encore de ce monde et vivrait retiré dans le sud de la Hongrie.Pétrole Des expériences qui ont en été faites avec des briquet-r quettes te8 pétrole solidifié, à bord de bateau, employés dans le port de Marseille, il résulte que poids pour poids la chaleur produite par la briquette de pétrole est fois' plus considérable que celle produite par la briquette ordinaire 'le charbon, et il y a beaucoup moins de fumée.Il paraît donc très inté cessant, de pousser à fond ces expériences qui ont une importance con- Semaine du 28 Décembre 2214 SS 2244 dont 616 à Québec.Ce tirage est égal sinon supérieur à celui de n’importe quel autre journal de commerce français.Nous avons à Québec au moins 200 abonnés de plus que n’importe 'quel autre journal de commerce français ou anglais.sidérable au point de vue surtout de la navigation, les bateaux pouvant briquettes Il est probable que le pétrole solidifié ne tardera pas à faire l’objet d’une considérable exploitation.Il y a une vingtaine d’années qu’un chimiste M.Pcllieux nous a rap porté le premier échantillon de pé trole qu’il avait solidifié sous forme de boule de savon.Il n’a pas pu réussir à tirer parti de son invention et nous ignorons ce qu’il est devenu.« Statistique D’après VInsurance He-générale raid, les frais d’exploitation des compagnies d’assurances contre les incendies, pendant les 14 dernières années, ont été de 34^ p.c.où est On rapporte d’Allemagne l’assuré7 ua cas très extraordinaire d’assurance.Une explosion terrible se produisit dans la grande usine des produits chimiques de Mulhouse, faisant-sauter les réservoirs d’acide qui s’y trouvaient au moment où un homme du nom de Conrad Wuchner y faisait son entrée avec une lanterne allumée et ce fut tout ce que l’on vit de l’infortuné Wuchner.Sa disparition fut absolue et totale; on ne trouva pas le plus petit morceau de ses effets ni le moindre fragment d’os ou de chair.L’homme était assuré, mais la compagnie refuse de payer, alléguant qu’il n’y a pas de preuve de sa mort.Exposition proobaino U y aura, l’an-ù Amsterdam née prochaine, à Amsterdam, uue Exposition internationale de tout ce qui concerne la vie d’hôtel et les voyageurs.Les assurances seront aussi représentées par des statistiques, des tables et des prix courants des compagnies d’assurances contre l’incendie, sur la vie, contre les accidents, contre les vols, etc._____ •* Un nonvoi L’aluminium est eu soi explosif parfaitement inoffensif ; il en est de même du bioxyde de sodium, cette poudre blanche nuancée de vert et de jaune, actuellement einployée dans les laboratoires______et_ qui n’est autre chose que de la soude caustique pourvue d’une quantité double d’oxygène.Eh bien, mélangez du bioxyde de sodium il de l’aluminium en poudre, et vous aurez devant vous un explosif redoutable, dont la formule 11’est toutefois pas destinée il enrichir la chimie anarchiste, l’exploisif en question n’étant pas maniable.Non seulement, en effet, il s’enflamme au con tact d’une goutte d’eau, mais la déflagration se produit par le simple fait d’enfermer la poudre explosible dans un cornet, l’imperceptible dose d’humidité contenue dans le papier suffisant à provoquer l’inflammation du mélange.L’anarchiste qui porterait cet explosif dans sa poche ou sous le bras n’aurait pas fait cent pas que l’humidité attirée par le mélange aurait allumé son engin Ou ne saurait recommander trop de prudence aux personnes • tentées d’essayer le nouvel explosif, car il ne brûle pas, à l’état libre, avec la même lenteur que la dynamite, mais il projette dans toutes les directions, instantanément, une flamme d’une clarté éblouissante qui dévore les tissus organiques et suffit môme à fondre un fil de cuivre.Bcurro La Commission sénato-ot riale française chargée de Margarine pexamen (|u projet de loi relatif aux fraudes dans le commerce des beurres est d’avis d’interdire aux fabricants de margarine le mé- Le papier sur leqnel est imprimé “ LE PRIX COURANT " est fabriqué par la Canada Paper Co., Montréal 554 LB PRIX GOURANT lange du lait et du beurre avecl'olèo-margarine.Ce mélange permettant seul la production du simili-beurre, la Commission estime avoir trouvé le moyen pratique de sauver d’une concurrence déloyale le beurre naturel.Un mot à no* leotenr* La maladie qui avait cloué au lit la semaine dernière, notre rédacteur en chef, a causé un certain désarroi dans là matière de notre dernier numéro et nous a forcés de suspendre un instant certains’services de renseigne ments.Notre rédacteur étant maintenant sur pied, notre journal va reprendre sa marche ordinaire ; les ventes enrégistrées omies la semaine dernière sont incluses dans le con tingent donné cette semaine et les autres renseignements seront aussi complets que possible.Nous espérons que nos lecteurs nous pardonneront les lacunes ctu numéro précédent et ne tiendront pas rigoureusement compte à.notre rédacteur d’avoir été malade ; ça ne lui est pas arrivé souvent, et il fera de son mieux pour que ça lui arrive le pins rarement possible.Dieu merci, nous n’avons pas à nous plaindre de la manière dont .nos efforts ont été appréciés jusqu’ici ; nous'én sommes profondément' reconnaissants à notre clientèle d’annonceurs et de lecteurs.Nous y trouvons un encouragement dont nons-saurons-nous-rendre-digne^en-restant à la hauteur de notre devise: Toujours en Avant.Bonne année Nous souhaitons, un peu tardivement, mais pas moins sincè rement, une bonne et heureuse année à tous nos lecteurs et amis Nous leur souhaitons un heureux inventaire ; des échéances fidèlement honorées, une clientèle toujours croissante, et un succès continu.Ce qui pourrait nous faire le plus grand plaisir, ce serait d’apprendre que tous, les uns après les autres se sont retirés des affaires après fortune faite ; car— il y a de l’égoisme dans les meilleurs sentiments—ils ne man queraient pas de conseiller à leurs successeurs de faire comme eux d’annoncer dans le Prix Courant de lire attentivement le Prix Cou rant et de l’encourager de toutes le]L façons, __„ ,___ .Pour notre part, parmi les bonnes résolutions que nous avons prises au début de cette année, figure en première place celle de faire, comme par le passé, tout ce qui sera humainement possible pour être utiles à nos patrons et à nos lecteurs.Nous ne voulons point ici faire des promesses risquées ; nous dirons seule ment à ceux qui ont pu juger des progrès accomplis depuis dix-huit mois, que nous sommes loins d’avoir apporté à notre journal toutes les améliorations inscrites dans le programme que nous nous sommes tracé, et que les progrès de 1895 seront aussi remarquables et aussi importants que ceux de 1894.Leohevrean fronçai* Le chevreau mat et le* Américain* fabriqué en France ne provoque plus aux Etats-Unis qu’une très faible demande.Ilf a huit ou dix ans encore, les fines chaussures américaines se faisaient exclusivement en chevreau français.Aujourd’hui, on n’en consomme plus relativement qu’nne petite quantité.La majeure partie de la consommation est produite dans le pays même, principalement dans la grande fabrique de Philadelphie.Dans ces fabriques, où on occupe beaucoup d’ouvriers français, très habiles dans la fabrication du chevreau ; leur nombre s’accroît de plus en plus.- .Ou ne peut empêcher les ouvriers de s’expatrier et de porter laires payés par nos voisins étaien en moyenne de $270 par employé tandis *que nous, ne payions aux nôtres, en moyenne, que $217.50.Mais là où la différence s’accentue tout à fait, c’est dans les chiffres de la production.Les fromageries d’On -tariOpAvec-un-capital-double seulement de celles de Québec, ont pro duit trois fois plus que ces dernières, $7,269,225 contre $2,362,595 seule ment.Et cette différence provient, non seulement de la qualité du produit, mais aussi de la quantité, car les fromageries d’Ontario ont travaillé pour $4,971,773 de lait, tandis que les nôtres eu travaillaient pour $1,736,794 seulement* Les relations qui s’établissent entre ces chiffres prouvent que chaque fromagerie représentait en moyenne un capital • Pour Ontario, de $1,863 Pour Québec, de 1,333 leurs connaissances dans les pays étrangers; mais il n’en est pas moins pénible de penser que la France, ce berceau de l’industrie, alimente le monde de praticiens qui livrent d’emblée pour quelques forts appointements momentanés tous les secrets de sa fabrication.Petite* Plusieurs des conférèn-Fromagerte* ciers à la dernière convention de l’Industrie Laitière, ont insisté sur le désavantage du fractionnement de cette industrie en petits établissements, dont les inconvénients principaux sont : lo l’augmentation relative des frais de fabrication ; 2o la diminution des ressources disponibles pour payer un salaire convenable à un bon fabricant ;_3o et conséquemment; la qualité inférieure presque forcée de la production.Notons en outre qu’il est toujours plus difficile de vendre le fromage d’une petite fromagerie que d’une grande.• Le recensement de 1890 constate en chiffres éloquents l’infériorité où nous sommes sur ce point vis-à-vis nos voisins d’Ontario.A cette date, Ontario avait 898 fromageries et Québec 617, nous n’étions inférieurs en nombre que de 25 p.c.Les fromageries d’Ontario représentaient un capital de $1,669,853 et celles de Québec un capital de $822,626 ; infériorité de 50 p.c.Le nombre d’employés à Ontario était également double du nôtre : mais les sa- Différence.$ 530 Chaque fromagerie recevait, en lait, une valeur moyenne Pour Ontario, de $5,567 Pour Québec, de 2,814 Et' la production chaque fromagerie était : Pour Ontario, de $8,140 Pour Québec, de 3,829 Donc, avec un plus grand nombre de vaches pour chaque fromagerie, on diminue le coût relatif de fabrication de chaque livre de fromage ; on peut ainsi payer plus cher et avoir un fromage plus compétent ; et enfin, on peut obtenir un fromage de meilleure qualité, se vendant un meilleur prix.Nous ne demandons pas la clôture des petites fromageries, à moins qu’elles ne soient si rapprochées qu’il n’y ait réellement pas moyen de développer leur champ d’exploitation ; mais nous demandons qu’on se mette à l’œuvre pour que chaque patron augmente _son troupeau et mette au service de la fromagerie autant de vaches que sa terre peut en nourrir; et, surtout, qu’on augmente le nombre des patrons.La Pulpe 20,000 journaux, sur le continent américain emploient le papier de pulpe de bois d’épinette.La pulpe de bois est également employée pour les usages suivants : boîtes de cigare, moulures, roues de conduit pour la vapeur et l’eau, poteaux de télégraphe, couvertures de maison, seaux, bassins, cercueils, bateaux, porte-cigares, manches de crayon, tapis et matelas (en partie) et pailles artificielles pour boire des boissons glacées.' . LE PRIX GOURANT 555 iAenvre Trois projets occupent agricole beaucoup la députation, tous troisâatéressant l’agriculture, ce sont :- ' lo.La garantie du gouvernement de l’intérêt au taux de 4 p.c.sur 9500,000 durant J2£Lans_pour—Uéta-blissement d’abattoirs et d’une ligne de steamers pourvus de réfrigérateurs.2o.La continuation sur une plus grande échelle des primes pour la fabrication du beurre en hiver, et 3o de la culture de la betterave.Ces trois projets rencontrent quelques adversaires mais beaucoup plus de partisans'.UN TARTARIN DE QUEBEC Qui donc a prétendu que Québec était située au Canada t Si l’on juge de l’arbre par ses fruits, Québec n’a pu vraiment croître le long du St Laurent ; les sources de la Garonne ont dû arroser ses racines, à moins que ce ne soit le Rhône.Car, de Tarbes à Tarascon, de Marseilles à Bordeaux, vous ne trouveriez Gascon ni Provençal plus menteur nL plus vantard que notre excellent confrère, la Sefnaine Commerciale, dont les bureaux sont pourtant, n dit-on, au pied de la Côte de la Montagne à Québec.L’ingénieux confrère, à qui nous demandons en vain crédit pour les articles qu’il nous emprunte, a cru pouvoir se tirer d’affaires en nous accusant.vous ne devineriez jamais !.en nous accusant de le singer ! Ca y .est en toutes lettres, à la page 3, dernière colonne de son numéro du 28 décembre.Nous croyons devoir donner des indications précises afin que l’on puisse vérifier.Ce qu’il y a d’outrecuidance effrontée dans l’article que nous signalons, c’est vraiment difficile à concevoir 1 Nous avions plus de cinq cents abonnés à Québec lorsque parut pour la première fois la Semaine Commerciale ; eh bien, voici ce que le confrère écrit à ce sujet: A peine eut-il appris que Québec se payait le luxe d’un journal de commerce qu’il s’est mis à prêcher pour sa paroisse auprès du commerce québec-quois.En voilà une bonne” n'est-ce pas î Il nous accuse de cacher, pour lui faire pièce, le prix de notre abonne ment.Cependant, chaque numéro porte toutes les indications nécessaires sur ce point ; et pour ne parler que du numéro du Paix Courant qui a précédé l’article en question, on n’a qu’à tourner »la page 522 du numéro du 21 décembre 1ère colonne, pour avoir une autre preuve de l’effronterie du confrère.Mais ce qu’il y a déplus drôle, c’est qu’il prétend avoir inauguré, inventé, créé, toute unesérie de renseignements de première nécessité pour les gens d’affaires! Voyons quels sont ces renseignements : jo Enrégistremeuts.Voilà bientôt sept .ans et demi que le Prix Courant donne un relevé, autrement intéressant et complet, autrement utile pour ses abonnés, des ventes enrégistrées à Montréal et unestatistique des prêts hypothécaires.Quel innovateur que ce petit bonhomme de la Côte de la Montagne.2o Procédures judiciaires.Il y a quatre ou cinq ans déjà que M.Alfred St.-Laurent, de Québec, a commencé ce service.Voilà une dizaine d’années que Montréal est pourvu d’une feuille quotidienne donnant toutes les procédures judiciaires du district.Quel génie d’invention chez le confrère ! 3o Ventes judiciaires.Corn me pour les enrégist,remonta, te Prix Cdurant n’est encore en avance que de plus de sept ans sur le confrère, en ce qui concerne les ventes par le shérif.• Maintenant, voici un petit bouquet qui mérite d’être détaché.L’idée était tellement bonne que le Prix Courant B’ost vite aperçu qu’il était inutile de songer à lutter avec nous s’il ne faisait au moins semblant d’en îairo autant, Aussi dans son dernier numéro annonçait il pompeusement que lui aussi donnait à ses abonnés de Québec le menu des bureaux d’enrégistrement et les ventes par shérifs Seulement, détail essentiel, il oubliait d’insérer un seul renseignement de cette nature.Or, aux pages 505 et 512 du numéro cité par le confrère, on trouvera précisément et exactement ce que le confrère n’a pu trouver.En passant, nous pourrions bien faire une petite comparaison entre nos renseignements, et ceux du confrère ; elle serait intéressante : SEMAINE COMMERCIALE Québec Ventes, etc.19 déc —Quittance subrogative par Dame Vve Eleusippe Larue à Soc.de construction d’un montant dû par Dame Ls.7> Jopcas.20 déc.—Chs.Durand à François Du-chesneau 21 déc.—Donation par Robert B.Rogers à Ellen B.Rogers.Vente à réméré par J.B.Jacques à Dame G spard Dion.22 déc —Théophile Levasseur à Louis D’Assylva.Jacques Auger à Elzéar Anger.Succession Sir N.F.Belleau à Hector Grenier.Olivier Gagnon jr.à Gaudiose Beaupré.— LE PRIX COURANT.-VentesenrégistrëêfT^ de Québeo.Pondant la somaino terminée lo 22dâoom1)re , 1894.QUARTIER 8T JEAN Rue Richelieu.—Lots3258 et 3267, avec bâtisses, terrain 4 4 x 68.Elzéar La-france à la Société de Prêts et Placements de Québeo ; $825 [93208], Rue St-Jean.—Lot 3U)3, avec maison, etc , terrain 55 x 60.Succession de Sir N.F.Belleau à Hector Grenier; $5,0n0 [93239], Rue Richelieu —Lots 3351 et 3352, avec maison, eto,, terrain 36 x 64.Olivier Gagnon, junior, à Gaudiose Beaupré ; $2,600 [93241], QUARTIER JACQUES CARTIER Rue St Jérôme.—Lot 1409, aveo manu - - facture, maison, etc., terrain 20 x 60.Chs.E Roy à FrB Moisan & Oie.(Bail avec promesse de vente) ; $1760 [93218].Rue Fleurie.—Lot 1817, avec maison en brique, etc., terrain 4080 pieds en superficie.Théophile Levasseur et al, à Louis Dassylva ; $2,000 [93235].__________ST-BAUVEUR________________ Lot 1342,livëcmaison etc.terrain 40 x 60.J.B.Jacques à Dame Gaspard Dion (à réméré) ; $56 [93232].Avenue Lesage—Lots 2346-39 et 234540 avec bâtisses, terrain 53 x 75.Jacques Auger à Elzésr Auger ; $800 [93236] BEAUPORT Partie du lot 198.F.X.Glroux à Théophile Gravel ; $50 [93207].Lot 216, 7 pchB 6 pds.x ;8.16.Jean Léon Ohalifour à J.Bte Glroux ; $10 [93208].ST-AMBROISE Partie du lot 610, avec maison etc., Charles Durand à François Duchesneau ; $400 [93227], Est-ce qu’ou n’y découvre pas une légère différence l Mais il a eu une idée vraiment géniale : une idée neuve, enfin, tout ce qu’il y a de plus neuve.Et il s’attend à ce que nous poussions des cris d’admiration,prosternés devant son * génie inventif.Voici ce dont il s’agit; nous lui laissons la parole, il dit si bien : * Aussi, nous allons fournir à notre imitatif confrère une magnifique occasion de déployer ses grâcesslmlesques.Nous le prévenons loyalement que c’est notre intention de fonder dans notre journal une colonne spécialement consacrée & la construction, sous le titre bref et précis : v COLONIE DES ENTREPRENEURS Notre confrère sera surpris de la quantité d’informations précieuses qui peuvent aller sous cette rubrique eéTntéres-ser non-seulement les maîtres ouvriers en tous genres, mais aussi les capitalistes en quête de placements, les ingénieurs et architectes, les agents d’assu* rance contre le feu-,-etc., enfin une classe nombreuse de lecteurs encore inconnus du Prix Courant. 556 LE PRIX COURANT Nous ne doutons pas que notre confrère ne se dise alors : M iis I en ont-ils de l’imagination, ces débrouillards de Québec ?Vite, embîitona le pas I ' Nous lui indiquerans dès aujourd’hui le chemin.Par ici, docile confrère ! • C’est bien cela, n’est-ce pas.Le confrère n’a jamais vu nulle part qu’on publiât les nouvelles intéressant la construction,' pas même dans les colonnes du Prix>Coubant (qui dès 1887, méritait un vote de remer-ciments de l’Association des Entre-preneurs^de Montréal pour son service de renseignements de ce genre.Il va, sans doute, comme nous le faisons depuis des années avant sa naissance, visiter les bureaux d’architectes et publier les permis de construire.' Voilà de l’invention, voilà le trait, le 8ceau (attention]-typographes !), la marque du génié inventif.Au moins, va-t-il donner des renseignements inédits, et par conséquent, ayant le mérite du travail nécessaire pour les récolter 1 B.ih ! A quoi bon 1 Dans son premier bulletin, il signale : une demande de soumissions qui a été publiée dans notre numéro du 14 décembre ; deux incendies de fabriques ; une Nous ne jalousons certes point la Semaine Commerciale en tant qu’entreprise de publication.Qu’elle fasse son chemiir;~Ie-8oleil luit ponr tout le monde, et s’il y a place pour elle et pour nous à Québec, elle est bien venue à prendre cette place.marchands déprécier leur marchandise 1 Que la crise affecte les transactions foncières, la Presse pourra le cons Seulement, elle s’apperçoit, ce dont elle enrage, que nous sommes Solidement établis à Québec et que nous entendons y rester.C’est notre droit, c’est notre devoir envers, nos abonnés ; et nous prendrons les moyens nécessaires ponr cela, quand mêmeil en résulterait, -pour la Semaine un sort semblable à celui de la défunte Revue Commerciale, éphémère précurseur.-y-,.* tater en consultant la statistique que nous donnons chaque semaine des ventes et des prix de vente, ainsi son Encore la loi Augé “ Si la loi Augé, dit la Presse, a eu pour effet de causer une semblable crise, cette crise à dû surtout se faire sentir dans les transactions foncières qu’elle devrait affecter d’une manière beaucoup plus directe que les transactions commerciales.Or, nous lisons ce qui suit dans le Real Estate Record de J.Cradock, quelles sommes prêtées sur hypo thèques.Ces chiffres sont assez élo quents par eux-mêmes ; mais, s’ils ne suffisaient pas, nous pourrions référer Le confrère aux grands pro priétaires de terrains, les Delisle, les David, lesBagg.lesMainwaring.etc ; aux coinpagnies de prêt, Trust and Loan, Co.Crédit Foncier Franco-Canadien, Montreal, Loan,& Mortgage Co., etc.Quant à l’affirmation de M.Augé, qui, en sa qualité d’avocat et de politieienyne se croit-pasyçans-doute défendu d’employer l’hyperbole,s’il la croit utile à la cause qu’il défend, elle est tellement contraire à la vé ri té, qu’elle ne vaut que la peine d’être signalée.Un des partisans de sa loi, un marchand de bois, fournisseur de matériaux et député, M.D.Parizeau nous a avoué lui-même qu’il s’était fait moitié moins de cons tractions cette année que Vannée demi annonce de terrain à vendre ; une liste de trayaux en préparation au bureau de M.Ouellet, architecte, qui ont été successivement mentionnés par nous dans nos numéros du 3 octobre, 23 novembre et 30 novembre derniers.Et c’est tout ! Les négociants qui ont suivi le développement du journalisme commercial au Canada, savent que c’est à l’initiative du Pkix Courant que le commerce doit la variété des renseignements qne l’on trouve aujourd’hui dans la presse commerciale.C’est nous qui avons inauguré la publication des ventes enrégistrées, la statistique des placements hypothécaires, le service des renseignements intéressant la construction jetc., etc.Des confrères ont essayé de nous suivre sur ce terrain : le Trade Review et le Moniteur du Commerce ont cru bon de nous imiter en certains points j mais ni l’un ni l’autre n’a eu l’audace d’en réclamer l’inven tion.Il fallait pour cela une feuille qui n’a pas encore six mois d’existence et qui—n’a guère encore qu’une circulation d’essai.Car, tandis que tous nos abonne-meuts à Québec sont certifiés par des bulletins portant la signature des abonnés, le confrère donnait, il y a quelques jours, avis à ses lecteurs qu’il considérerait comme abonnés tous ceux qui ne lui avaient pas renvoyé son journal.Simpson & Co.7 “ En dépit de la dépression qni sévit généralement dans les affaires, la valeur foncière s’est assez bien maintenue et l’empressementdea prêteurs d’argent à avancer de forts montants snr la propriété urbaine, à Montréal, à de faibles taux d’intérêt, prouve la force du marché.Il n’y a ancnn doute, cependant, que les placements fonciers seraient pins populaires près des capitalistes s’ils ne craignaient une augmentation de taxes, découlant des méthodes financières de la présente administration civique.” M.Augé, défendant sa loi, l’antre jour, à Québec, allait plus loin ; il déclarait que l’industrie de la cons truction n’avait jamais été aussi florissante que cette année à Mon tréal ! , - Nous répondrons d’abord, que la citation du Real Estate Rtcord me fait que constater-deux choses que nous avons nous-mêmes ' souvent constatées dans notre Revue Immobilière : lo que malgré la crise, la valeur de la propriété s’était maintenue d’une manière remarquable.2o que les prêteurs d’argent, n’osant plus prêter sur la propriété en cons truction, recherchent davantage les placements sur propriétés bâties à de faibles taux d’intérêt.Mais si l’on voulait généraliser l’optimisme de l’entrefilet cité du .Record,il nous suffirait de signaler le fait que ses éditeurs, MM.J.Cradock Simpson & Co.sont agents d’immeubles et courtiers de placements hypothécaires.Quand a-t-on vu des ère, qui était déjà en diminution sur l’année précédente.Les ouvriers avec qui'nous avons discuté la question, n’étaient pas si enthousiasmés des opérations de la première année de la loi Augé, l eur seul argument était celui-ci : “ Que l’on donne le temps aux propriétaires de terrains et aux capita listes de se faire aux exigences delà nouvelle loi et vous verrez que la construction reprendra de plus belle.” Et ils demandaient qu’on en continuât l’essai encore une an née.C’est comme si le cordonnier à qni vous reprocheriez qne ses chaussures vous font mal au pied, vous répondait : “ C’est possible ; mais si vous continuez à les porter encore une couple de mois, vos pieds s'y feront et elles lie vous feront plus de m.al.” .Que l’arrêt de la construction ait profité à ceux qui ne possèdent que des propriétés bâties et rapportant revenu, nous ne le disputerons pas.On avait trop bâti à Montréal, nous l’admettons et nous ne sommes pas prêts à dire que la suspension de la construction pendant une année n’ait pas produit un bon résultat en ce sens.Nous nous sommes exprimés de la même façon sur ce point de la ques tion dès le début, c’est à dire dès la mise en vigueur de la loi.Mais nous ne nous attendions pas à rencontrer cet argument chez le confrère.Pour 557 LE PRIX COURANT l’organe des ouvriers, ce bon résultat de là loi Augé ne devrait être considéré qne comme lè triomphe du capital fixe, immobilisé, qui ne pro duit rien pour l’humanité,,aux dé pens du capital actif, du capital j industriel, qui circule et fait vivre I (^travailleur^—-.- Si nous transportions sa théorie I dans un autre champ djiudustrie, la chaussure, par exemple, il en ver-1 rait du premier coup Ja portéequ’il n’a pas l’air »de soupçonner.Il se! faisait beaucoup trop de chaussures j à Québec, l’été passé ; la crise est venue ; une douzaine de fabriques out fermé leurs portes ; celles qui restent n’en sont que plus prospères ; mais que deviennent les ou-vrier8 de celles qui sont en faillite î Et si la crise de la chaussure à Québec pouvait être attribuée à une législation particulière, ne serait-il pasle premier à en réclamer le rappel T Mais encore, si nous admettons que la suppression de la construction ait pu produire un bon résultat à un certain point de vue et pour une certaine classe de capitalistes, nous n'en sommes pas moins convaincu que, si elle se continuait, oHe provo^ querait des désordres économiques beaucoup plus sérieux pour la société, en général et principalement pour les ouvriers.“ La loi Augé, dit encore le confrère, ne fait que consacrer un principe que les négociants cherchent eux-mêmes à mettre en force.La garantie du paiement des matières premières et de la main-d’œuvre qui les transforme.” Les négociants n’ont jamais demandé à conserver leur privilège de fournisseurs, ou de manufacturiers sur la marchandise passée entre les mains des tiers.A ce sujet, nous I signalons au confrère les résolutions | du Board of Trade, demandant que les fournisseurs de matériaux fus-1 sent exclus du bénéfice de la loi Augé._____._ _ ; _ j Le Board of Trade, que le confrère reconnaîtra sans doute comme repié-sentant bien les négociants de notre ville, ne voit pas pourquoi les four-' nissenrs de matériaux seraient plus protégés que les fournisseurs d’au-1 très genres de marchandises.Que l’on donne à l’ouvrier et aux1 fournisseurs de matériaux toute la j protection possibleuious en sommes ; mais pas aux dépens d’intérêts tout aussi dignes de protection, mais pas aux- dépens des intérêts • de l’on ! 'fier lui-même ! Nous serions bien étonné si notre '•onfrère pouvait publier une résolution du Conseil Central des Métiers de la construction, exprimant la satisfaction de ce conseil à propos des résultats obtenus jusqu’ici par la loi Augé.• ?• LA SITUATION DES BANQUES Le compte rendu des opérations du onzième mois de 1894 que nous trouvons dans le tableau de la situation des banques, publié par nous la semaine dernière, nous »{5^)orte la confirmation de nos prévisions ; la circulation, au lieu de continuer i\ augmenter, diminue ;le mouvement des récoltes étant terminé pour lu saison, les banques n’ont plus l’occasion de faire circuler leurs billets dans nos campagnes ; au contraire, ces billets commencent il revenir à leur source après avoir, en chemin, servi à acquitter les dettes du cultivateur au marchand, du marchand au manufacturer ou au fournisseur de gros, et sont finalement' retournés à leur banque d’émission, soit en paiement de billets éehus, soit en dépôt.Le paiement des dividendes dûs le 1er décembre en fera peut-être ressortir un certain nombre, imrreleurexcursion sera,pourlarprfus grande partie, de courte durée et il n’en restera pas beauconp de trace au 31 décembre.Les dépôts ont augmenté pendant le mois de novembre de plus de $3.000.000.118 sont iftftintenant de Dépôts en compte co|^ - rant.69,364,659 Dépôts à intérêt.113,842,322 Total.$183,206,981 C’est.à-dire que les banques ont à leur disposition, en fonds apparte ,nant à leurs clients, plus du double de leur capital et de leur réserve réunis.Il faut remarquer que, pendant que les dépôts aux banques augmentent ainsi d’une façon continue, les dépôts aux caisses d’épargne du gouvernement diminuent avec la même constance, quoique sur une moindre échelle.Il est donc évident qu’une partie des épargnes qui allaient autrefois aux caisses d’épargne du gouvernement, se dirigent maintenant vers les banques, depuis que le gouvernement a baissé son taux d’intérêt.Et cela nous amène à la question du taux d’intérêt que les banques paient à leurs déposants.Devant l’impossibilité de trouver placement des fonds déposés à plus de 4 p.c.en dehors de la demande, assez limitée, de l’escompte commercial, presque toutes les banques de notre ville s’étaient entendues pour fixer à 3 p.c.le maximum de l’intérêt sur leurs dépôts., La banque du Peuple n’a pas cru de Voir acquiescer d’une manière absolue à cet arrangement qui, en conséquence, n’a pu être mis à exécution.La banque du Peuple, nous a expliqué son prési-dentra obtenu, i\ sa succursale de la rue Ste Catherine Est, près d’uu million de piastres do dépôts, en partie enlevés il des institutions concurrentes, par la promesse d’uu intérêt de 4 p.c.Elle était bien prête il accepter l’arrangement, limitant l’intérêt il 3 p.c.mais poulies nouveaux comptes seulement, croyant que ce serait manquer il ses engagements envers ses déposants antérieurs si elle réduisait le taux convenu avec eux.Mais revenons à nos moutons.Nos banques se sont acquittées de leur dette aux banques anglaises jusqu’à concurrence do $1,500,000; elles ont augmenté le montant de leur capitaux placés aux Etats-Unis de $2,600,000.La souscription de l’emprunt de cinquante millions des Etats-Unis, qui a été la cause de ces déplacements de, fonds, leur •/( par conséquent fourni une nouvelle occasion de faire fructifier leurs capitaux.Imitant l’exemple des banques des Etats-Unis, elles ont gardé leur stock d’or et ont fait racheter en or par le gouvernement fédéral $1,000,000 de ses billets, pour souscrire à l’emprunt.Voici un tableau comparatif résumé de la situation des banques au 31 octobre et au 30 novembre 1894.PASSIF.Capital versé.Réserves.Circulation.Dopôts des gouverne- nieuts.Dépôts publics reœb.à demande.Dé)>ôts publics remboursables après avis.Dépôts ou prêts d’autres - banques garantis.Dépôts ou piéts d’autres banques non garantis., lklancis dites à d’autres banques au Cannda.Balances .dûes à d’autres banques à l’étranger.Balances dûes à d’antres banques en Angleterre.Autres detbs.31 octobre 30 novembre 1804 1804 $62.207 «85 $02.207,«85 27,201,749 27,287,520 $34,510,661 $33,070,868 4,004,442 6,134,883 67,950,583 69,304,660 111,885,357 113,842.322 62,645 - 27,820 2,825,081 2,947,418 167,984 1'8 087 118,887 160,752 4,502,018 3,089.477 218,628 799,620 Totaux, passif,.$225,912,318 $228 597,870 .ACTIF.’ „ Espèces.$ 7,845,940 $ 7,958,432 Billets du Dominion.15,672,011 14,790,407 Dépôts en garantie de la circulation.1,821,271 1,810,736 Billets etchèquesd’autrcs banques.7,285,106 7,343,825 Prêts fi d’antres banques en Canada, garantis.06,661 27,820 Déiiôts faits fi d’autres banques au Canfidn.4,112,540 3,789,940 558 LE PRIX COURANT j Dû à d’autre» banques sur échanges journaliers.180,819 146,324 Balances dûi-s par banques étrangères.22,604.212 25,274,626 Balances dûea par banques anglaises.4,216,625 4,401.819 Obligations fédérales,.3,110,349 3,124 844 Valeurs mobilières.18,240,485 18,608,488 Prêts sur titres et valeurs 16,955,122 17,722,666 Escomptes et avances en cours.198,888,480 195,823,961 Prêts aux gouvernements.-662,166- 1,296,720 Effets en souffrances.3,363,376 8,457,178 Immeubles.940,941 893,260 Hypothèques.621,850 603,896 Immeubles occupés par les banques.5,478,259 5,459,813 Autres valeurs.1,796,240 1,741,267 Totaux, actif.$313,762,224 $314,176,123 Le paiement des dividendes qui a fait passer du crédit au débit des banques plus de$2.000.000au 30 novembre explique pourquoi l’augmentation de leur actif n’est que de $400.000 tandis que leur passif a augmenté de $2,600,000.NOS PRODUITS AGRICOLES Débouchés nouveaux.Rapport du sous-comité de Vagriculture.Deux projets : celui de M.Bender et celui de M.Jde L.Taché avaient été renvoyés par le comité de l’agriculture à un sous-comité.Il s’agit, chés nouveaux pour nos produits agricoles.Le sous comité vient de présenter le rapport suivant : Assemblée Législative.Québec, 21 décembre 1893.Le comité de l’agriculture et de la colonisation a consacré plusieurs séances à étudier les moyens d’assurer de plus amples et de meilleurs débouchés à nos produits agricoles.Après avoir entendu l’opinion de personnes compétentes sur la possibilité d’exporter directement sur le marché anglais nos beurres frais, nos viandes de porc et autres, nos œufs, nos volailles, nos fruits, etc., etc., dès qu’un service de transport rapide dans des réfrigérateurs pourrait être établi ; Attendu qu’il a été exposé devant ce comité qu’une compagnie puis-saute est à se former dans le but d’établir à Lévis des abattoirs et des entrepôts réfrigérants pouvant recevoir et expédier tels produits ; .Attendu que telle compagnie se propose d’avoir à sa disposition ,uu service suffisant de paquebots munis de compartiments réfrigérants et d’investir $500,000 dans le dit établissement à Lévis ; ¦ Attendu que les promoteurs de Bentreprise sollicitent une subvention provinciale sous forme de garantie d’intérêt annuel à 4 p.c., sur le capital investi dans l’installation de tels abattoirs et dépendances durant l’espace de dix ans, la dite compagnie s’engageant à tenir le dit établissement en pleine opération durant le dit laps de temps, tout en expédiant chaque année au moins 50,000 tonnes de tels produits : .Votre comité recommande que tel 1 e subvention soit accordée par le gouvernement à telles conditions qu’il plaira au lieutenant gouverneur en conseil d’établir aux fins de protéger les intérêts de la classe agricole et ceux de la province en général et de telle manière que la dite compagnie atteigne le but exprimé par la Société d’industrie Laitière dans sa requête soumise à ce comité.Le tout humblement soumis, (signé) B.Beauchamp, Président., LES LICENCES - M.Alexandre Archambault, greffier des commissaires des licences, a adressé la circulaire suivante aux épiciers qui n’ont pas jusqu’à présent rempli les formalités légales : “ Si vous désirez obtenir une licence de magasin pour la vente en~ détail des liqueurs enivrantes durant l’année commençant le 1er mai 1895 et finissant le 30 avril 1896, vous êtes obligé de produire votre application à ce bureau, avant le 20 janvier 1895, et de mettre le timbre des licences de $2 ; le tout tel que pourvu par le statiit.A défaut de vous conformer aux termes de la loi, aucun certificat de licence ne pourra vous êtes accordé après cette date.” On s’est basé sur le statut qui se lit comme suit : “836b.Dans la cité de Montréal, tous les certificats et demandes de licences annuelles doivent être produits au bureau de l’autorité compétente le ou avant le vingt janvier de chaque année ; 57 Vict.c.13,_8.4.-”.______ .MODES ET NOUVEAUTÉS LAINES Marchéd’Anvers.—La moins bonne marche des enchères de Londres et des avis de faiblesse à Buenos-Ayres, où la hausse de la prime sur l’or facilite les achats, nous valurent un recul des prix.Tout ce qui fut offert trouva toutefois un placement rapide.La situation resté précaire.On signale diverses suspensions de paiements en France et il y a des craintes que d’autres suivent.Les prix des peignés à terme à Roubaix-Tourcoing se sont cependant bien soutenus dans ces derniers temps.L’Industrie en Allemagne et en Angleterre, restent dans un état satisfaisant sous le rapport de l’occupation et l’on pent espérer qu’avec le renouvellement de l’année, les ordres pour l’exportation devenant plus nombreux, les affaires recevront une impulsion favorable.COTONS Marché de Manchester.—Les ventes de la semaine A Liverpool -se montent à 54,400 balles.Pendant les premiers jours de la semaine les prix des numéros gros à moyens, matière Amérique fils simples et doubles, étaient bien tenus ; mais depuis mercredi la tendance a été plus faible à cause des rapports moins fermes de Liverpool et en tous les cas, les filateurs auraient accepté les prix d’il y a huit jours.Les transactions de la semaine ont été peu importantes ; car, quoiqu’il y eut des offres assez nombreuses de plusieurs débouchés continentaux et asiatiques, les prix étaient trop bas__ pour trouver placement.Filés Jumel en général ne sont que peu demandés, mais les prix sont fermement tenus.En filés simples plusieurs bonnes affaires ont été traitées.Les filateurs sont fermes, et plusieurs demandent une avance ; parce que la matière brute est à la hausse à Alexandrie.SOIES Marché de Lyon.—Dans la seule condition de notre ville il est entré en moyenne, et cela depuis plus de trois mois, 20,000 kilogrammes environ de soie par jour ! Nous enga geons vivement les partisans de la baisse, dit Le Moniteur des Soies, si toutefois il y en a, ce que nous ne pouvons guère admettre aux prix actuels, ainsi que les vendeurs trop timorés, à faire le-même calcul-pour toutes les autres places de consommation.Ensuite qu’ils veuillent bien puiser à bonne source des renseignements précis sur la position du marché de l’étoffe.Après ces deux études qu’il est de leur intérêt de faire consciencieusement,' nous n’avons aucun donte, sur leur retour à une idée plus vraie de la situation réelle de l’article.Nous sommes certains qu’ils ne se laisseront plus impressionner par _ ce stock dont on se plait à vanter faussement l’énormité.Nous nous répétons, nous le savons.Mais cela ne nous empêchera pas d’insister là LE PRIX GOURANT 559 dessus parce que c’est le principal argument pourvue pas dire l’unique, dont on se sert pour peser sur la matière première et l’empêcher de reprendre les cours auxquels elle aurait tous les droits dans ce moment; -L’état—de—notre—Fabrique,-déjà très bon, ne cesse de s’améliorer.Non seulement les ventes sur banque sont toujours aussi nombreuses, mais encore les commissions-prennent de jour en jour, plus d’importance.On estime que nos fabricants ont du travail assuré pour plus de ¦ trois mois, sans compter ce qu’ils pourront encore recevoir pendant ce laps de temps.Et l’on voudrait qu’avec une perspective pareille nos soies puissent rester au niveau actuel t C’est absolument impossible, et nous avons la ferme conviction que dès le début du semestre prochain, si ce n’est, avant, nous verrons des cours plus élevés.Les cocons de France valent de 8 à 8.50, ceux de Syrie de 7 à 7.50, rendement 4 pour 1.Comme pour la soie, la hausse est à prévoir dans un délai peu éloigné.C’est encore une dépréciation que.nous avons à annoncer sur l’argent, et celle ci est une des plus sérieuses que nous ayons eues depuis le commencement de la baisse.On a-coté à Londres de 27 15^16 à 28 9^16 ; à New-York, de 61 £ à 62$.Les changes en Orient ont fait de même.Le marché des soies fines, surtout des grèges, a été encore plus animé que d’habitude.Les Syrie ont été particulièrement demandées.LES BATEAUX A GAZ Un essai intéressant vient d’être tenté par un ingénieur du Hâvre, M.Capelle pour remplacer dans la propulsion des bateaux la machine à vapeur par le moteur à gaz.Les avantages de cette substitution sont nombreux, D’abord, le moteur àj*az ne nécessitant ni chaudières ni approvisionnement de charbon, mais seulement des réservoirs à gaz comprimé, diminue considérablement la charge du bateau et occupe moins de place que la machine à vapeur, ce qui permet d’emmagasiner beaucoup plus de marchandises.En second lieu, le personnel se trouve réduit par la suppression des chauffeurs.Rufin le moteur à gaz a des rendements plus avantageux que la machine à vapeur.L’idée d’employer le gaz d’éclairage comme force motrice nVst d’ailleurs pas nouvelle puisque l'inventeur du gaz, Philippe Lebon, dans ses brevets, envisageait surtout les applications à la production de la force, l’éclairage n’étant pour lui que l’accessoire.L’industrie construit aujourd’hui des moteurs à gaz très perfectionnés et dont la puissance atteint 400 chevaux.Il était d’autant plus natürel de les essayer sur les navires que leur allure rapide les rend très propres à actionner une hélice et qu’on s’y procure aisément l’eau froide nécessaire à leur fonctionnement.L’installation de gazogènes à bord des navires pour alimenter le moteur ne semble pas pratique ; il est certainement préférable d’emmaga-niser dans des réservoirs, en le comprimant, le gaz fabriqué à terre.L’emploi du gaz ne paraît môme pas convenir, en raison du volume énorme de ces réservoirs, aux navires qui font de longues traversées.Mais il en est tout autrement pour la navigation côtière et surtout pour la navigation intérieure, sur les fleuves et canaux, parce qu’alors l’approvisionnement de gaz peut se faire facilement et à des points très rapprochés.Le bateau de M; Capelle, Vidée, construit à Rouen sur les chantiers Mallard, est un bateau porteur, taillé en chaland, de 280 tonneaux de jauge.Le moteur à gaz, de la maison Hatter & Cie pèse 5 tonnes et développe 40 chevaux ; il est à 2 cylindres avec volant.Les réservoirs de gaz sont au nombre de 45 ; ce sont des tubes de fer de 4 mètres de long sur 228 millimètres de diamètre et leur épaisseur est de 8 millimètres ; ils pèsent ensemble 8 tonnes.Ces tubes sont disposés en 4 batteries sous le pont.Le gaz est comprimé à une pression comprise entre 100 et 160 atmosphères ; la provision est suffisante pour le voyage du Hâvre à Paris, aller et retour.L'Idée a exécuté trois voyages, sur le canal de Trancaryille, en rade du Hâvre, et enfin de Trouville au Hâvre avec retour.,.Dans ce dernier essai, la durée de la traversée a été de 1 h.10 à l’aller et de 1 h.20 au retour, au milieu d’un fort orage ; la quantité de gaz consommée a été de 180 livres.Il faut bien remarquer que si la vitesse constatée n’a pas été grande, cela tient en grande partie aux formes du bateau qui, comme nous l’avons dit, sont celles d’un chaland.Au point de vue pécuniaire, l’entreprise semble pleine d’avenir.Il faut songer que le gaz d’éclairage, en lui-même, ne coûte presque rien, le sous-produits (coke, goudron et eaux ammoniacales) couvrant à peu près complètement le prix de la houille.S’il est vendu si cher aux consommateurs dans les conditions habituelles, c’est en raison des frais considérables qu’eutraînent la canalisation, les branclyemejjts et l'installation.- Un établissement qui produirait lui-niême son gaz pour le comprimer dans les réservoirs de ses bateaux n’aurait pas à supporter ces frais., M.Capelle estime qu’avec 10 ouvriers et 15 manœuvres on produirait assez de gaz pour alimenter une Flotille de 60 bateaux ; lessous-i produits permettraient de payer le I personnel et suffiraient, en outre, à l’amortissement de l’usine et au paiement des intérêts des capitaux engagés.Pour 60 porteurs on ferait ainsi une économie de.'500,000 francs par an.Il ne serait môme pas nécessaire que les résultats financiers fussent si brillants pour que les expériences de M.Capelle méritassent d’être suivies avec intérêt par la batterie ; celle-ci peut en effet y trouver le moyen de rendre plus rapides—et- ports par eau.LE POISSON GELÉ C’est depuis 1868, dit un confrère, que les pêcheurs des grands lacs fournissent les marchés de l’est de poisson gelé—poisson blanc et truite des lacs—après la clôture de la saison de pêche.Avant cette date-; lorsque la glace prise dans les détroits et dans les ports arrêtait la navigation pour l’hiver; les expéditions de poisson frais cessaient presque complètement.En 1868, on fit geler artificiellement quelques tonnes de poisson blanc et, depuis cette époque, ce commerce n’a faitqu’aug-menter.En 1893, on évaluait à 5,000 tonnes, la quantité de poisson gelé mis sur le marché.Pour mener à bonne fin l’opéra tion, il faut que le poisson soit bien frais, qu’il soit gelé rapidement et à une basse température ; car la congélation n’améliore pas la qualité du poisson ; elle ne fait qu’en empêcher la décomposition.Avec les bassins Davis, la congélation se fait généralement en six heures, lorsque les bassins sont convenablement garnis.Ces bassins sont faits de tôle galvanisée Junietta No 24; ils ont 28 pieds de longueur 14 pouces de largeur et 3 pouces de profondeur ; le couvercle a 2£ pouces de creux.Les coins du bassin et du couvercle doi- 560 LE PRIX COURANT vent être tournés l’un sur l’antre, rivés et soudés, pour être bien étanches.On empile le poisson dans ces bassins, le dos en l’air, de façon que, lorsque le cou\ ercle est posé, il est en contact avec lëpoîssôïï; Ce point est très important, car, pour une -congélation—rapide,—ib-faut-que-le poisson soit en contact avec la tôle et ,1a mixture réfrigérante en contact avec le métal.Après que l’on a rempli les bassins de poisson, on les place dans des caisses non-conductrices de là chacun, entre des couches déglacé pilée et de sel.On emploie environ 30 livres de sel pôur 100 livres de glace.On étend la glace et le sel, bien mélangés, en couches d’environ quatre pouces d’épaisseur, dessus et dessous les bassins, qui sont placés par deux, l’un sur l’autre.On obtient ainsi une température de zéro F.à la surface extérieure des bassins et l’on conçoit que, à cette température, le poisson qui est en contact avec la surface intérieure, soit rapidement congelé.Cette opération terminée, on emporte le poisson et on le met dans la glacière.Comme il se trouve collé par l'a congélation au-dessus èt au-dessous du bassin, on verse dans le •bassin un peu d’eau froide qui dégèle suffisamment le métal, pour qu’on puisse en détacher le poisson sans en enlever une écaille.Mais avant de mettre le poisson dans la glacière, il est bon de le plonger un instant dans l’eau froide.Au contact de ce corps gelé, l’eau vient se congeler à sa surface et y forme une mince couche de glace d’à peu près un quart de ligne d’épaisseur.Si froide que soit la température de la glacière, il s’y produit toujours une certaine évapora tion et là couche de glace empêche, tant qu’elle dure, cette évaporation d’enlever le jus de la chair du poisson.Le poisson gelé de cette façon, enduit en suite de glace et tenu à une température de 12 degrés au-dessous du degré de congélation de l’eau, peut se conserver quatre à cinq mois en parfaite condition.S’il n’est pas muni de sa couche de glace, il se décolore bientôt et perd sa saveur.La température de la glacière doit être d’environ 20° ou 12° en dessous de la gelée.Il est bon d’empaqueter le poisson dans des caisses ; où il se conserve mieux, étant moins exposé à l’évaporation.Il est toujours préférable de geler le poisson aussitôt que possible après qu’il est sorti de l’eau; car plus le poisson est frais, plus son goût eBt fin et cette finesse de goût est conservée par la congélation.Il est impossible d’obtenir un enduit dë glace, surlepoisson, assez épaisic pourdurer plus que le temps mentionné piüs haut, à cause de l’évaporation incontrôlable qui se produit-dans-la glacière;— La congélation fait perdre environ deux et demi pour cent du poids du poisson ; mais l’enduit de glace ajoute au poids environ cinq pour cent.Il n’est pas nécessaire de vider le poisson avant de le faire congeler.Moins le poisson est manié, plus il reste ferme.Le poisson à l’état naturel paraît mieux et est plus facile à manier que le poisson vidé.Voici un autre procédé breveté en 1880.Il consiste à mettre le poisson dans les bassins à congeler, comme dans le premier procédé, mais en comblant les vides du bassin avec de la glace pulvérisée très fin.Lorsque la cotfgélation'est complète, le poisson se trouve solidement pris dans un bloc de glace dont il fait partie, il se trouve hermétiquement scellé, pour ainsi dire, dans la glace et tant qu’il reste'ainsi, il conserve toute l’apparence du poisson frais, car il reste absolument dans les mêmes conditions physiques, que lorsqu’il était en vie dans son élément naturel, sauf que la vie est partie.Il conserve de la manière la plus complète sa couleur, le grain de sa chair et la finesse de son goût.Il pourrait rester ainsi des siècles sans subir le moindre changement.On raconte, en effet, qu’un chasseur sibérien a trouvé, au commencement de ce siècle, un mastodonte complètement enchâssé dans la glace.Les chairs, les muscles et tout le corps du monstre étaient en parfait état de conservation, tellement qu’on a pu étudier ses tissus au moytn du microscope.Le squelette de ce mastodonte est actuellement au musée de St Peters-bourg.________ _______________— COMPTES-RENDUS Chambre de Commerce dd District de Montréal Le conseil de la Chambre de Commerce s’est assemblé, sous la présidence de M.H.Laporte, vendredi.—Présents;-MM.—D.-Rolland,-Haynes— Contant, J.H.Perreault, ; Stanislas Côté, secrétaire.Ce comité chargé ;de s’occuper du traité franco-canadien fait rapport et demande qu’avant d’envoyer une délégation en France, un comité de spécialistes dans les différentes industries soit chargé de faire une étude particulière et-très élaborée^de nos produits d’exportations; et donflé ce travail à une délégation spéciale qui sera envoyée en Europe aux frais du gouvernement.M.J.H.Perreault est opposé à ce projet.Le gouvernement, dit-il, n’accordera jamais les fonds nécessaires à une pareille excursion.M.Laporte est d’opinion que la chambre de commerce doit envoyer deux ou trois délégués, mais rien n’empêche cependant que toutes les personnes, -membres de cette chambre, soient investies du titre de délégués, lors même qu’ils iraient en France pour y faire des transactions privées.Après quelque discussion, le rapport est finalement adopté et M.J.X.Perreault déclare qu’il se décharge de toute responsabilité concernant le projet.La question soulevée parM.fiarnnd Des tuyaux en p&te de bois sont fails par un procédé consistant à agiter la p&te en suspension dans l’eau en la roulant autour d’un tube.Après qu’une épaisseur suffisante s’est réunie autour du tube, et que l’excédent d’eau est égoutté, on place rle tube sur une extrémité et le moule intérieur est retiré, laissant le tube en p&te de bois que l’on fait sécher Bur des supports convenables jusqu’à ce que toute l’eau ait été évaporée.On plonge ensuite le tube dans une solution très chaude d’asphalte, ou autre matière analogue qui pénètre, complètement la substance.Les extrémités sont ensuite ajustées, filetées, comme on le fait habituellement pour les tuyaux en fer pa tendant à abroger la loi des trois jours de grâces pour les billets promissoms est renvoyée à une séance subséquente vue la maladie de M.Qarand.Puis la séance est ajournée au 11 jan vier prochain.PETITES NOTES 5.000 tonnes de phosphate ont été extraites de nos terrains miniers dans les provinces de Québec et d’Ontario.Sur ce nombre^ 2,600 tonnes ont été expédiées en Europe, 1,800 aux Etats-Unis et environ 700 tonnes ont été utilisées dans le pays.La Papierzeitungannonce qu’on fabrique à Berlin des brosses dans lesquelles le bois est remplacé par del’aluminium.Oes brosses sont destinées à l’industrie des papiers peints.L’inconvénient du bois est de se gauchir et quelque fois même de se fendre sous l’influence de la chaleur à laquelle on est forcé' de le soumettre de temps en temps après qu’elles ont été imbibées de solutions aqueuses de couleurs.Par l’effet de ces gondolements et de ces déchirures, les crins finissent par se déta-oher.Les brosses en aluminium sont exemptes de ces inconvénients.De 1809 à 1811, on payait sur le marché de Paris, 12 œufs, 6 cents ; une dinde grasse 72C ; june tourterelle, 2c ; une livre de porc, 6o ; une livre de veau, 4c ; 1 livre de vache, 4c; un canard, 14c ; 5i livres de pain bis, 12 cents.L’indigestion était à Don marché.Par exemple, la livre de.café coûtait 90c, cèlle du sucre 70c. LE PRIX COURANT S fil LE CALENDRIER EXPLIQUÉ Beaucoup de personnes, en recevant, à cette époque de l’année, un calendrier, hommage du facteur intéressé, jettent assez ordinairement les yeux sur les termes qui s’y rencontrent, tels que comput, nombre d’or, épacte, etc., sans se rendre compte de ce qu’ils signifient.Nous croyons donc qu’il n’est ^pas inutile de donuer.à cet égard, quelques détails qui auront au moins lé mérite de l’à-propos.ORIGINE DU CALENDRIER On a donné le nom de calendrier aux tableaux de distribution du temps que l’homme a établis pour eon usage, qui comprennent les séries des jours, des semaines, des mois et des saisons de l’année, et qui viennent du mot calendes, qui désignait les assemblées tenues sur les places publiques touB les premiers des mois chez les Romains, et dans lesquelles les pontifs annonçaient au peuple les grandes fêtes et.les foires.LE COMPUT ECCLÉSIASTIQUE.Le comput ecclésiastique est le nom donné à la supputation du temps, par le calendrier de l’Eglise, ou le calcul qui sert à régler l’année ecclésiastique : il comprend le nombre d’orl la lettre dominicale, le cycle solaire, l’indiction romaine, la période Julienne, l’épacte et les cycles de l’Eglise.LE NOMBRE D’OR.Le nombre d’or, que l’on appelle aussi qui renferme les 235 variations différentes qui peuvent se rencontrer dans les époques des nouvelles lunes, par rapport aux jours du mois.Les Athéniens, ayant reconnu cette circonstance remarquable des retours périodiques et uniformes des nouvelles lunes après cette révolution de 19 ans, parce qu’alors le soleil et la lune se retrouvent toujours, par rapport à la terre, dans les mêmes circonstances et aux mêmes points du ciel que 19 ans auparavant, accueillirent cette découverte avec enthousiasme, et en firent pour l’usage des citoyens, graver le tableau en lettres d’or sur les places publiques.LES LETTRES DOMINICALES Les lettres dominicales sont les sept premières lettres de l’alphabet, dont on se sert dans le calendrier de l’Eglise pour marquer les dimanches, et les relations des jours de l’année avec ceux de la semaine ; et pour donner^ ceux-ci un ordre perpétuel, on a désigné les sept premiers jours de l’année et leurs correspondants de sept en sept par les lettres A, B, C, D.E, F, O, de telle sorte que lorsque la lettre dominicale est A, les dimanches de l’année, sont le 1er janvier, le 8janvier, le 15 janvier, le 22 janvier, etc’., comme les dimanches sont les 2, 9, 16, 23 janvier, lorsque la dominicale est le B.Or, dans une année de 365 jours, il y a 52 répétitions de 7 jours, en totalité 364 jours ou 52 semaines, plus un jour ; donc après avoir épuisé l’année par les 62 semaines nécessaires, on retrouve encore un jour qui va recommencer une autre 8enàaine pareille, et par conséquent, excepté dans les années bissextiles, le dex-mer jour de.l’année doit être le même que le premier, jour qui a commencé l’année et toutes les semaines ; d’où l’on voit que l’année ordinaire qui BUit un> autre année ordinaire commence toujours un jour plus tard que l’année qui la précède.LE CYCLE SOLAIRE.Le sycle solaire est une période de 28 ans qui renferme toutes les variations différentes qui peuvent se rencontrer dans l’ordre du retour des sept lettres dominicales par rapportraux~sept~pre^ miers jonrs ae l’année ou à la première semaine.Oe nom de cycle solaire n’a rien de commun avec le soleil, rien d’astronomique comme celui de cycle lunaire, qui dépend des révolutions de la lune, et 11 a été donné à cette révolution de 28 ans parce qu’elle sert à déterminer les dimanches de l’année, et que les Romains appelèrent le dimanche," dies softs, le jour du soleil.L’INDICTION ROMAINE.L’indiction Romaine était une période de 16 ans instituée par les Romains, et dont la première année indiquait les époques auxquelles revenaient les différents conciles et d’autres assemblées dans lesquelles était discutée la perception de certains impôts, période que l’on reproduit encore par habitude dans nos calendriers, quoiqu’elle ne présente plus aujourd’hui la même utilité.LA PÉRIODE JULIENNE La période Julienne est une période de 7,980 ans, qui a été inventée pour simplifier les calculs chronologiques ; ” " iée-des-tFoi8-cyelesA9r28T45r pour substituer il l’élastique produit naturel quelque chose de similaire : l’acier donne d’assez bons résultats, mais il y a des incouvé-i nieuts eu cas de déformation per; manente ou de rupture.'*’ Un inventeur de Hambourg, M.Munek, i préconise le remplacement des fa-j-nonsTecoupés- paT“-dB5_lsïnî5rês-dë_ peau traitées de la façon suivante : La peau est tout d’abord dépilée et soumise i\ l’action du sulfure de sodium.Puis on la fait macérer peudant 24 ou 36 heures dans uuo dissolution très faible de sulfate de potasse, et on la tend sur un cadre ou sur une table, afin qu’elle no se contracte pas en séchant.Ou laisse la dessiccation s’opérer lentement au grand jour, puis on expose la peau il une température de 50 il 60 degrés, .L’influence de la lumière, combinée avec l’action du sulfate de potasse qui.e-t absorbé par la peau, rend la gélatine insoluble dans l’eau et prévient la putréfaction, l’humidité étant d’ailleurs complètement chassée.Ainsi préparée, la peau est soumise il une forte pression et elle possède alors il peu près la dureté et l’élasticité de la véritable baleine.Avant, on après l’opération du nombre d’or, du cycle solaire et de l’indietion romaine, lesquels, multipliés l’un par l’autre, donnent ce chiffre de 7,980.L'HÉGIRE L’hégire est une période de trente années qui a été adoptée dans le calendrier des mahométans.L’OLYMPIADE L’olympiade était une période de quatre années chez les Grecs, qui lui avaient donnée ce nom parce qu’elle revenait avec la célébration des jeux olympiques.L’ÉPACTE L’épacfe est en général le nombre de jonrs ajoutés à l’année lunaire pour égaler l’année solaire, et cette différence étant de 365 moins 354 ou 11 jours, pour obtenir l’épacte d’une année, on ajoute d’abord le nombre 11 à l’épacte de l’an-.née précédente ; si la somme est 30 ou moins que 30, c’est le chiffre de l’épacte; si la somme est plus forte que 30, alors l’épacte est le nombre qui est au-dessus de 30, et que l’on a l’habitude d indiquer en chiffres romains dans le calendrier L’épacte sert à indiquer pendant toute l’année le chiffre de la nouvelle lane, et par suite la fixation annuelle des fêtes mobiles.de la dessiccation, on peut lui don- ner la couleur voulue au moyen de l’immersion dans un bain de teinture.Il est bon aussi de lui donner de la résistance à l’humidité en la recouvrant de vernis hydrofuge ou d’uue légère couche de laque.TROIS MILLIONS DE CHEVAUX NOUVEAU DÉBOUCHÉ POUR LE CUIR PARCHEMINÉ Il y a beau temps que les baleines du pôle Nord ne suffisent plus à la consommation forcenée que les dames font de leurs fanons pour en garnir leurs corsets.Les industriels' spéciaux font toutes sortes d’efforts D’après une statistique récente, la France possède trois millions do chevaux, représentant une valeur totale de un milliard trois cent soixante et un millious de francs ! Chose curieuse ! la population chevaline des villes (800,00.0 -bêtes environ), tend sans cesse à augmenter dans une proportion encore plus rapide que la population humaine.Cela tient sans nul doute à la multiplication des moyens de transport pour les voyageurs.Il n’est pour ain-d dire aujourd’hui pas une seule ville de province qui n’ait plusieurs lignes de tramways.En ce qui concerne Paris, sa cavalerie, qui comprenait 70,000 chevaux, il y a vingt-cinq ans, atteint aujourd’hui 120,000, dont le travail moyen équivaut quotidiennement, en mettant bout à bout les kilomètres u couverts ” sur le pavé de la grande ville, à deux fois et demie le tour du monde par jour. 562 LE PRIX COURANT BEVUE COMMERCIALE ET FINANCIÈRE Montréal.3 janvier 1895.finances.________ Le tanx de l’escompte à Londres sur le marché libre pour les billets de 30 jours à 3 mois, est de } p.c.La banque d’Angleterre maintient son taux à 2 p.c A New-York, les taux des prêts à demande sont de IJ, à 2 p.c.Les effets de oommerce y sont escomptés au taux de 3 à 4 p.c, -'- A Montréal, les prêts à demande se font à 4 p.c.Les banques escomptent les billets de leurs clients à 7 p.c.sauf pour quelques favorisés qui obtiennent le taux de 6 p.c.dans certaines institutions.Le change sur Londres est ferme.Les banques vendent leurs traites à 00 Jours à une prime de 9î & 9} et leurs traites à vue à une prime de 10} à 10}.Les transferts par le câble sont, à 10} de prime.Les traites à vue sur New-York font de ljl6à } déprimé.Les francs valaient hier à New-Ydrk, '5.16j pour papier long et 5.15 pour papier oourt.La bourse n’a eu depuis notre dernière vue, que deux séances, hier et aujourd’hui ; les transactions ont été actives, surtout pour la Gaz et les Chars Urbains ; les b; _ ont été cotées à des cours assez fermes La banque de Montréal fait 219, la banque des Marchands 164, la banque Mol son 170.La banque Ontario continue à descen-cre d’une manière dangereuse.Il est bon de se rappeler que ses billets sont ga rantis par le dépôt collectif des ban ques entre les mains du gouvernement et qu’ils porteraient intérêt à 6 p c.au cas de suspension de paiement.La der niêre vente de la banqtie Ontario a été faite à 80.La Banque du Peuple & eu des ventes hier et aujourd’hui, a 112.Les banques canadiennes sont cotées en olôture comme suit : tempête de neige et de vent qui nonB a apporté enfin le véritable hiver ; qui nous a gelés tout vifs comme dans le bon temps d’autfefois, et qui a rétabli les communications entre la ville et la campagne.Signe infaillible du temps, les bijoutiers, les marchands de jouets, les marchands de nouveautés et les marchands de fourrures ont fait cette année de 10 à 25 p.c.plus de ventes que l’année dernière.—Nousneparlonspas des marchands de provision, qui ont eu d’autant plus de demande pour,leurs marchandises qu’elles étaient à très bon marché; ni des marchands de vin et de wiskey dont la marchandise trouve un écoulement facile à cette époque tous les ans.Tout est donc pour le mieux, dans le commerce de.,détail ; et comme le gros Vend.Banque du Peuple.112 ' * ~ " 120 125 Jacques-Oartier Hochelaga .Nationale.Ville-Marie Ach 110 114 123 56 îU .70 Le Gaz a fait hier 192} ; en baisse de p.c.sur la semaine dernière.Les lars Urbains, très actifs hier, ont at teint un instant 170 et ont ensuite baissé à 168} pour les anciennes actions ; les nouvelles actions se sont vendues jus qu’à 167}.Le Télégraphe, ex-dividende est à 155, et le Câble à 141}.Le Riche lieu fait 84} et 84}, et le Pacifique 57} et 58., COMMERCE.On commence à se remettre un peu après la semaine, de fêtes et, lorsque l’on se prend à jeter un coup d’œil sur le résultat des affaires faites pendant cette semaine, on est tout surpris de constater que, après tout, on a fait Leaucoup mieux qu’on ne s’y attendait, be fait est que tout le commerce spécial des fêtes a été fait, généralement, pendant la semaine de Noël, grâce à la vvujiuvivv uv^ucvau • ou wuiuiv io giwu est toujours tranquille à cette saison, i) n’a pas à se plaindre de ses ventes ; il commence même à ressentir l’effet des ventes du détail et à encaisser le paiement de factures retardées, ainsi que des échéances courantes.Et, malgré la marasme des affaires dans le ^ernier semestre de 1894.nous rencontrons partout, aujourd’hui, des visages plus sereins, portant la marque d’.un esprit plus confiant dans l’avenir.Les affaires reprennent aussi plus de vigueur aux Etats-Unis.Nous tie savons trop, cependant, à quoi attribuer l’augmentation sensible des faillites de 1a province d’Ontario.Dans notre province, les faillites diminuent en nombre et en importance, quoique le commerce d’épicerie en ville soit encore essez éprouvé.___________• otre revue des différentes branches de oommerce sera nécessairement plus courte que d’habitude : il y a peu de changements à noter dans le commerce de gros lorsque le gros ne fait rien ou presque rien.Bois de construction.—La.neige atten due avec tant d’impatience dans les chantiers va enfin permettre de com mencer sérieusement les opérations de l’hiver.NN.DeLong et Seaman, marchands commissionnaires de Boston, cotent le marché de leur ville tranquille, pour le bois de sciage, mais avec bonne pers pective pour le commencement du prin temps parceque les stocks sur place sont très modérés.Quant au marché anglais, le Timber Trades Journal signale les démarches que font les exportateurs de Suède pour placer leurs bois à livrer au printemps et mentionne des prix pratiqués au des sous des cours actuels, ce qui serait de bon augure pour nos propres expor tâtions, - -.Chaussure s.—Les voyageurs partent en ce moment ou vont partir lundi pour faire le tour de la province avec leurs échantillons du printemps.La hausse des cuirs affectera certaines chaussures fines, comme les chaussures vernies etc., qui vont être offertes à un prix un peu plus élevé.Quant aux chaussures communes, comme il y avait éncore en stock des cuirs coupés payés à l’ancien prix, il est probable qu’elles se vendront aux prix antérieurs., Cuira et peaux.—Les cuirs fenduB sont toujours très chers èt le marché en est à peu près dépourvu, Nous connais sons unp maison qui a dû payer de 2 à 3c de plus pour refaire un stock épuisé, et qui, naturellement, vendra plus cher encore.Les cuirs à semelle, quoique moins rares, sont tenus aussi très fer mes.Nous réviserons complètement pour notre prochain numéro, notre liste de prix qui se trouve actuellement au dessous des prix réels pour plusieurs articles.Les peaux de bœufs sont toujours en bonne demande et à prix fermes ; mais les moutons sont négligés.Draps et nouveautés.—Calme complet dont_ on profite pour préparer les échantillons anx voyageurs qui partiront la semaine prochaine.On a reçu, dans le gros, les marchandises canadiennes dont on commencera la livraison après c[ue l’on aura reçu avis du résultat de l’inventaire chez leB acheteurs.Epiceries — Les épiciers de gros se reposent et commencent à préparer l’inventaire.Rien à signaler dans les mar-chandists, sauf la faiblesse continue des sucres qui fait prévoir la possibilité d’une nouvelle baisse.Fers, ferronneries et métaux.— Fontes tranquilles à des prix soutenus : fers en barre et acier, ferblancs et tôles sans mouvement.Les combines ont eu leur réunion annuelle et il en est résulté, pour ce que l’on connaisse actuellement, un changement de ia liste des fers à cheval.Les fabricants de cflou coupé auraient, diton, convenu de revenir au prix de base de $2.10 ; • mais comme aucun avis officiel n’en a encore été donné, les marchands canadiens vendent encore sur la base do $1.05.A nos abonnés d’en profiter.Huiles, peintures et vernis.Les huiles de poisson sont assez bien tenues et même fermes.Les évènements de Terre-neuve auraient nécessairement produit une baisse sur cet’article, par l’empressement que les détenteurs auraient mis à convertir leurs stocks en argent comptant à tout prix ; mais il faut qu’il n’y ait plus de disponible à St-Jean, puisque les représentants ici de maisons de Terreneuve achètent sur le marché.D’ailleurs, la navigation close, les exportations de St-Jean se feraient plutôt sur l’Angleterre que sur le Canada.Rien de nouveau dans le pétrole ni dans les huiles végétales, essences, pein -tures, etc.On se prépare cependant à la Reprise des affaires et l’on a déjà reçu l’annonce de la visite des voyageurs américains en essence de térébenthine en produits chimiques.La Banque du Peuple doit, dit-on, ouvrir une succursale au Lac Mégantic.SI VOUS VOULEZ Vous procurer les- Dernières Nouveautés en MEUBLES DE MENAGE Et aux plus Bas Prix du Marché -ALLEZ CHEZ- RENAUD, KING & PATTERSON 652 rue Craig, Montréal.Réductions spéciales aux acheteurs hors de Mont-r éalqui mentionneront le “ PRIX COURANT." LE PRIX GOURANT - 5HB Revue des Marchés Montreal 3 janvier 1895.GRAINS ET FARINES MARCHÉS DE GROS dit de Afçirfc Lane Exprès8,de Lpndree, dans sa revue du marché anglais lundi dernier : “Le marché a été assez actif et les prix sont généralement les mêmes qu’avant les fêtes.Aujourd’ui, les blés anglais et étrangers sont fermes, quoique les ventes soient restreintes Le maïs, l’avoine et l’orge à moulée Bont en baisse de 3d.Les farines américaines sont en hausse.L.Norman & Cie, écrivent de Londres à la daté du 17 décembre : “Depuis notre dernier rapport du 10 courant, le marché du blé a été en général tranquille avec des prix plus faibles.Les acheteurs se sont presque tous retirés du marché et les ventes sont restreintes.Les stocks dans le Royaume Uni ont encore diminué et Beerbohm estime que, au 31 décembre, ils seront de 1,950,000 quarters seulement, contre 3,600,000charters à la même date de l’année dernière.Beaucoup d'offres de blés anglais, mais l’atmosphère humide affecte la condition des livraisons, de sorte que, dans quelques cas, on a accepté des prix en baisse de 6d a ls.Les blés _ étrangers sont soutenus, mais sans farm» ^ bourres d’Irlande MARCHÉ DH MONTRÉAL Quelques meules de fromage d’hiver se sont vendues, avec peine, aaus les 8g et 9c la livre.Les commerçants vendent aux détailleurs le bon fromage d’antomne aux cours de 10 à 11c, ce dernier prix ponr les petites meules._ .ŒUFS PORCS ABATTUS Au char, on vend de $5.25 à $5.40 pour les gros porcs et jusqu’à $5.76 pour les petits, par 100 livres Au détail le prix varie de $6.00 à $6.25.FOIN PRESSE ET FOURRAGES A Boston on cote : Choix à fancy en grosses balles $14 50 à $16 60 très fins, 80 à 90s dô fins 70 à 80s.” « .MARCHÉ DH MONTRÉAL Les quelques lots de beurre d’hiver qui nous àrriyeut ne sont pas de toute première qualité et sont maintenant cotés au dessous des beurres de septembre et octobre.On les-paie aux fabricants gde 19 à 20o, rSndus & Montréal, suivant mérite.Les beurres d’automne sont eu demande modérée en détail ; mais ne donnent lieu A aucune transaction en gros, les fournisseurs de l’épicerie étant suffisamment approvisionnés.Le détail paie de 20 & 21c pour les beurres de beurreries d’hiver et jusqu’à 22o pour les beurres d’automne de choix.Les beurres de juillet et d’août se détaillent entre 19 et 20o.• On ne trouve guère que ça et là quelque petite tinette de bon beurre des townships qui Vaut pour le détail'dans les 18c la livre.Pour le beurre de l’oueBt, les prix varient de 14 à 10o ; mais il y en a plus au dessous de 15c qu’au dessus.Les beurres en rouleaux s’ils sont de bonne qualité, valent 16c.FROMAGE New York et Doston sont plus fermes; les œufs frais y sont haussé de 4 à 5c la douzaine, et si les œnfs frais du Sud n’arrivent pas bientôt én abondance, il y aura probablement bientôt de la demandé aux Etats-Unis ponr les œufs canadiens.Sur place, le marché est à peu près soutenu, avec demande satisfaisante pour la saison.On cote les œufs chau-més de 13 à 14c la douzaine.0 FRUITS Marché tranquille après les fêtes ; comme ou s’y attendait.La tempête de la semaine dernière et la “vague froide” sont descendues très bas vers le sud des Etats Unis et ont détruit dit-on, presque toute là récolte d’oranges de la Floride.Ue là renchérissement de ce fruit sur nos marchés Les citrons sont moins chers, les atto-cas ont considérablement haussé.VOLAILLES ET GIBIER Les fêtes terminées, il n’est pas resté de surplus de Btock sur le marché, les bas prix ayant stimulé la demande et la Choix à fancy- en petites balles 13 5C à 14 50 Beau à bon 12 00 à 13 00 Pauvre à ordinaire 10 00 à 12 00 Mêlé ; 9 00 à 12 00 Paille de seigle.u.10 00 à 1160 “ d’avoine 7 60 à 8 00 Arrivages de la semaine 325 chars de foin et 22 chars dApâillè ; semaine précédente 432 chars de foin et 30 chars de paille.A Montréal, le marché est tout à fait tranquille tant dans le gros qu’au détail ; l’exportation se continue sur une toute petite échelle, les expéditeurs payant à la campagne de $5.00 à $5,26 pour le No 2 et de $6.00 à $6.75 pour le No 1 suivant le fret.Les marchés anglais sont faibles i le foin canadien à Londres se vend d’après les dernières dépêches.63s la tonne.Il eef eu cononrrence aveo des foins de France, d’Algérie, de Rassie et de Hongrie.Nons cotons an détail : Foin pressé No 1, la tonne 8 00 à 8 50 do do No2 do .6 00 à 7 0' do do ,No3, do .0 00 à 00 00 t’aille vieille do .3 50 & 4 60 MARCHÉS ANGLAIS On écrit de Liverpool : “Il y a une bonne demande dè la consommation, mais, à l’approche de iNoël, les négociants ont fait leurs provisions pour uüe quinzaine de jours.Tout de môme, les détenteurs sont très fermes et pour certaines marques favorites ils demandent des prix plus élevés.Ou cote : septembre extra fancy, blanc, 51 à 52s ; coloré, 52 à 53s, août 50 à 5ls ; beau fro- mage d’été 48 à 60s.” On écrit de Bristol : “Vu l’approche des fêtes, il ne se fAit que très peu de chose en fromage.Les prix sont sans changement.Fromage d’automne, 1er choix 61 à 63s ; août 49 à 51s ; fromage d’été, 46 à 47s.consommation.On cote aujourd'hui à peu près les mêmes prix qu’avant : dindes 8 à 9 jo ; poulets 6 à 8c ; canards 7 à 8Jo ; oies 5 à 6j.Perdrix 65 à 60c la couple, pour no 1 et 30 à 35c pour no 2; lièvres 20 à 25c la conple.POMME8 DE TERRE.Le marché est encore suffisamment approvisionné de pommes de terre par les arrivages de l’ouest qui se vendent au char, de 50 à 65 c.par 90 lbs, et au détail de 65 à 70 c.la poche, livrée.A Boston on cote : Hébrons, le minot de 58 à 60c Roses, le minot .de 55 à 58c White Stars et Burbanks de 53 à 55c Rouges du Dakota.de 48 à 50c De l’île de P.E de 53 à 55a [Moulée, extra la tonne 00 00 à 24 00 do No 1 do 00 00 à 22 00 do No 2, 00 00 à 20 00 Grn blanc do 00 00 à 21 00 do No 2, do 00 00 à 20 00 do No 8, do 00 00 à 18 00 Son (Manitoba) du 00 00 à 18 00 do (Ontario) dô 18 00 à' 18 50 do au char 16 60 à 17 00 Blé-d’inde jaune moula 00 00 à 23 00 Farine de blé-d'inde, granulée 100 lbs 1 70 à 1 75 Farine de blé-d’inde commune i 100 lbs 1 20 à 1 25 r Blé-d’inde broyé, la tonne 00 00 à 24 00 MARCHE AUX BE8TIAÜX 5 II y avait lundi, aux abattoirs de l’est : Bêtes à eprnes 350 Montons et Agneaux 200 Veaux 20 AS?NOS ALIMENTS NATIONAUX Blé Roulé, Désèché.Avoine Roulée, Désèchée, Orge "Snow Flake,” Roulée, Désèchée.~ En paquets de 2 lbs 2 doz.à la caisse FARINE DE SARASIN PREPAREE, Ces marchandises sont sans égalés et rempllsent la demande pour des aliments d'une qualité supérieure pour le dejeuner.Donnent SATISFACTION à vos pratiques, AUGMENTENT votre COMMERCE, Vous donnent un bon PROFIT.C’est avec plaisir que nous envoyons nos échantillons, nos prix et tous les détails voulus.Mcnlionntz “Le Pkix Courant." 1 aïs commandes par la malle reçoivent une attention immédiate.Nous sollicitons votre commande.«ualit”! The «ELAND NATIONAL FOOD CO’Y SATISFACTION, i n,.“‘T” " PRA^oTTincs J ^ Aliments pour le Dcjcuncr 1! Possédant les moulins du genre les , profit.iKistlÆœ TORONTO, Ont. LE PRIX GOURANT 565 «5 Noua pouvons donner les prix suivante comme prix moyens : .Bétail pour exportation la lb.00 à 00c “ de boucherie, Ire quai.“ 3$ à 3Jc “ “ 2e “ “ 2Jà3Jc “ “ 3è “ 2 .à 2$c Moutons, exportation.“ 3 à 3Jc “ de boucherie.“ 2Jà3c Agneaux.••.“ 2 à3Jc -Veaux____:________laiête$3.0Ûà $10.00 Porcs gras, sur pied, les 100 lbs.$4.40 à $4.50.• ' MARCHÉ AUX CHEVAUX v Le marché est actuellement tout à fait tranquille; la vente récente de la cavalerie des Chars Urbains a donné cependant d’assez bons prix, mais elle a rassasié la demande.Et quoique les prix demandés aux écuries de vente soient très bas, les acheteurs font la sourde oreille.Un manufacturier canadien de tapis, M.James P.Murray, de la Toronto Carpet Manufacturing Co., a si bien réussi à faire un article supérieur de son “ Imçeratrix Axminster ’’qu’une compagnie vient d’être formée à Philadelphie, pour y établir une fabrique de ce tapis pour le marché des Etats-Unis.La Compagnie d’Assurances Générales sur la vie, une compagnie française, poursuit, devant les tribunaux de Paris, la Mutual Life, de New-York.La Générale reproche à la Mutual Life de lui faire une concurrence déloyale et lui réclame des dommages-intérêts à fixer par état,.Ces deux compagnies sont probablement les plus puissantes du monde entier Les actions de la Générale l\ie) de 1600 francs sont cotées à 73,000 francs, et rapportent un revenu annuel de 1900 francs.La Mutual Life tour du monde.—Nouveau Journal des voyages.—Sommaire de la 1770e livraison 18 décembre 1894.) —Voyage à Madagascar, par M.le docteur Louis Catat, ancien vice-résident à Majunga, chargé de mission par le Ministère de l’Instruction publique.—VoyngeVxécuté de 1889 à 1891.—Texte et dessins inédits.—Treize dessins de MM.Taylor.A Paris, gravés par MM.Bazin, Berg, Ruffe.—33hfrque numéro, 60 cent.Abonnements : Un an, 20 fr, Six mois, 13 fr.Bureaux à la librairie Hachette et Oie., boulevard Saint-Germain, 79, à Paris.A VIS DK FAILLITE Dana l'affaire do EDOUARD DENIS Rlgaud.Dans Ontario, la laiterie et l’élevage des porcs ont été cette année les opérations les plus profitables de la ferme.Les cultivateurs deviennent déplus en plus convaincus qu’il lqur faut, changer le mode de culture et que ce qui paie le mieux maintenant n’est pas le blé et l’avoine, mais l’industrie laitière l’élevage des porcs, les volailles et les fruits.Les élections du cercle agricole de WottoD pour 1895 ont donnéle résultat suivant : Rév.H.C.Hamelin, président vice-président, Joseph Bourque ; directeurs, Moïse Lemire, Eugène Allard, Frs Grégoire et P.J.O’Bready, secrétaire-trésorier., est, comme on le sait, une compagnie sans capital, mais qui a un revenu annuel de près de $42,000,000, en primes et revenus de placements.La cinquième assemblée annuelle de l’Association Minière aura lieu les 9, 10 et 11 janvier, dans une des salles de l’hôtel Windsor.Un grand banquet suivi d’un concert sera donné le 11 janvier.Durant la convention on procédera à l’admission des nouveaux membres, à l’élection des officiers et des membres du conseil pour l’année 1895-90.On discutera l’affiliation de l’association avec celle du collège McGill ainsi que le rap- port de l’associalion minière du Canada et les notes et statistiques de l’industrie minière de la province de Québec durant l’année 1894.Mercredi, le 9^ Janvier 1895, A 11) h.a.m.aux salles d'encan do Marcotte Frères, No.69 ruo St -Jacques, Montréal, 1 actif du failli, savoir: lo—Fond de commorco.fl Rlgaud, consistant on marchandises sèches, chapeaux et fourrures.$3 791 0K Epiceries et provisions.1,126 M Fcrronnories et ferblanteries .1,08.107 Chaussures .911 72 Vaisselles et pnpclerles.339 *1 Ameublement 41} 141 155 : 1531 452-451— 193 192 6 7 6 10 85 98} 981 Clotuhk DU 1 Jnnv.189.) Vendeurs.223 90 Achotoura 112 260 1641 157 139 58 4 12 169 1661 1411 156 -+55— 192} 135 60 100 60 110 ' 148} 86 125 65 130 99 218 Ü6’ 163} 152 127 56 100 '8* j 7GJ 571 3 8i 168 166} 140 155 45T 192 50 84} 991 99} 1091 99 FOURRURES CLOTURE PRÉCÉDENTE.Vondours.220 87} 114 170 260 164} 157 140 59} 4 12 166 163} 142 157 455“ 193 140 60 100 60 110" 143 148} 85 125 65 130 99 99} »" Acheteurs 218} Ü2 1631 152 127 56 100 '8* 175 59 v 3} 9 165i 162} 192} "50 ' 130 "83 119} 55 95 98 FOURRURES Assortiment complet des Modèle* les plus nouveau* en fait de MANTEAUX, COLLERETTES, GARNITURES, MANCHONS, BOAS, Etc., Etc.Spécialité de MANTEAUX et COLLERETTES EN SEAL POUR DAMES.—Modèles Exclusifs.' , , Toujours en mains un assortiment considérable de .• PEAUX DE LION, TIGBE, LEOPARD, OUK8 POLAIRE, BUFFLE et antre* - PRIX ENVOYÉS SUR DEMANDE 35 EX 37 RUE RUADE, QUEBEC. 574 LB PRIX COURANT PRIX COURANTS.—Montréal, 3 Janvier 18P5.Alltunettea.Prix en Télégraphe, la oatsse, Tiger " .Telephone “ .Star No.2 “ .•.Carnaval " .Parlor ** .IiOnlsevllle " .$2 50 à Dominion “ .Allumettes Nelson.Steamship.la oalsse.Railroad.:.“ Artloloa divert.Brlquos à couteaux, doz.$U 37] 0 40 Bouchons communs gr.0 20 0 30 Bleu Parisien.0 11 0 13 Brûleurs pour lampes - No 1, doz.0 90 No 2.“ *• “ 0 00 No 8.“ “ “ 0 00 70 3 40 3 SO 2 60 2 80 1 78 2 68 2 28268 2 76 1 00 080 0 70 0 13 0 11] 0 19 0 21 0 23 Bougie Paraffine, lb.0 12 " London Sperm.0 00 “ Fournier.¦ 0 18 “ “ trouées.0 00 “ •' couleur.,.0 00 Chandelles suif, lb.0 91 0 00 ~ ‘ - 2 60 0 35 0 00 0 40 0 68 0 70 0 00 0 00 0 00 0 00 0 00 0 38 000 0 22 0 15 0 13 3 45 Cartes à louer, doz.0 40 Camomille, lb.0 25 Kplnglea à linge, bt.6 gr 0 60 Lésais concentré, corn.“ pur.,.“ Qreonbankdoz.Mine Royal Dome g." James g.“ Rising Sun large doz “ “ smalldoz." Sumbeam large doz.“ " emalLdoz.Silverine grande-, doz.Mèches à lampe No.1.• No.2.• No.3.Savons, boite.1 00 Savon de Marseille [Castille] lb.0 08 Câble coton 1 pce., lb.0 18 “ Manilla, lb.0 12 “ Sisal, lb.,.0 38 Ficelles 3 fils, 30 pieds_ " 40 ' 48 0 38 0 00 0 00 1 70 2 40 0 70 0 40 0 70 0 00 0 78 0 18 0 00 0 12 72 100 0 10 0 22 0 14 0 08] 0 48 0 60 0 70 0 85 1 00 1 25 Ficelles 6 fils, 30 “ ' 40 “ 48 “ 60 “ 72 “ 100 •• Vernis h harnais, gai.“ doz.“ â tuyaux, gai.“ Parisien, aoz.“ .Royal polish, do Pipes,en boites., draine de lin, lb.“ moulue, 1 “ canari, lb.** chanvre, lb.- “ Râpé, lb.“ canari paq.,lb.Pr.x eu 0 00 1 10 0 00 0 70 000 0 68 0 00 0 00 0 05 0 00 0 00 0 00 gros 0 75 1 00 1 20 1 40 1 60 2 10 1 80 1 20 0 90 0 75 1 25 0 90 0 03] 0 01 0 08] 005 0 07 0 07 Balais H.A.Nelson
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