Le Prix courant : journal du commerce, 1 février 1895, vendredi 1 février 1895
LE PRIX GOURANT REVUE HEBDOMADAIRE Du Commerce, de la Finance, de l’Industrie, de la Propriété Foncière et des Assurances VOL.XV MONTRÉAL, VENDREDI 1er.FÉVRIER, 1895 No 22 (Ca et là.La taxe de La perception de la taxe lean de l’eau à Montréal, par versements trimestriels, est certainement un progrès sur le mode actuel de perception et un acheminement vers l’adoption du mode de perception par versements pour toutes les taxes.En France, où les impôts sont perçus avec une exactitude rigoureuse, on reçoit le paiement de toutes les taxes par douzièmes ; ce qui n’empêche pas ceux qui veulent le faire, de payer toute la taxe d'un seul coup.C’est également une excellente idée, que nous avons nous même préconisée, d’installer dans chaque quartier un bureau qrour la perception de la taxe.i/augmentation de la dépense sera plus que compensée par l’augmentation de la perception.—La privation du service d(Tl’eau devient une véritable barbarie dans nombre de cas, avec le système aciuel, lorsque le journalier sans travail, la veuve à qui l’on ferme ainsi l’eau, doit se procurer une somme relativement considérable pour se mettre en règle ; tandis que, mais nous vonlons donner , , .^ , , ., ! I proportion de phosphate tribasique lustre ministre, on se met à la culti- F l ~ 1 , .,’ j i Ti i nécessaire pour le former.Ou se ver eu plein champ dans le Llmou-i , , y F demande souvent si Je phosphate u ne- îu- j D i / - : soluble obtenu du phosphate ininé- En 176o, Mgr du Barrai, éveque , , .valeur au uoint de de Castres, en distribue aux curés f ., , .p .de son diocèse et leur euseitrne l i vue fert,hsanfc 9ue le Phosphate ob-ue son diocese et leur euseigne u fc d 08 L petit tableau que manière de la cultiver.! , .,* , , 1 nous donnons ci-dessus du changement chimique qui se produit fera comprendre—àr—rrus—lecteurs' Enfin, en 1778, Parmentier entre prit son oeuvre de vulgarisation que con naît.superphosphate minéral a valeur qu’un superphosphate qu’un la même d’os.Les banques de Londres, Angleterre, ont été forcées, par le bon marché de Bien des causes peuvent inttuen-cer sur la proportion du phosphate argent, de réduire leur dividende pour ! soluble dans un engrais.D’abord la 1894.Celui de la London & Westminster j richesse du produit brut, puis le Bank a été réduit de 11 à 9 p.c.; celui de degré de finesse de mouture, en effet la City Bank, de 10 à 8 p.c.: celui de la London Joint Stock Bank, de 10 à 9 p.c.; celui de la Union Bank of London, de 10 à 8} p.c.si le phosphate n'est pas suffisant ment moulu, l’acide ne peut pas être assimilé et, par conséquent, pro duire tout son effet ; secondement, la proportion de l’acide employé a une très grande importance, naturellement, si la quantité d’acide est insuffisante, on n’obtient qu’une décomposition partielle.On ne saurait trop recommander aux acheteurs d’être très prudents eu ce qui concerne le dosage des engrais qu’ils achètent.Un dosage moyen est de 26 à 28 pour cent.Plusieurs agriculteurs ont dénié l’importance du phosphate soluble eu disant que ce produit, une fois appliqué sur le sol, forme un préci-, pité avec certaines matières renfermées dans la terre et de nouveau adopté une composition que l’eau est incapable de dissoudre.Ceci est vrai, mais il est facile il corn prendre que, avant que ce changement ne se produise, l’action de l’humidité dissout la matière soluble et la fait pénétrer dans tous les molécules de la terre.De plus, lorsqu’il se forme un précipité, le phosphate est divisé à un degré de finesse impossible à obtenir avec aucun moyen mécanique, ce qui le rend beaucoup plus assimilable pour les plantes qui ont des racines délicates- Ainsi donc l’assimilabilité est augmenté par la solubilité ; d’un autre côté le précipité, sous une forme insoluble, offre un avantage manifeste en empêchant la perte du produit par le drainage.Ce que l’on boit de bière en Europe La production annuelle de là bière en Europe est estimée à 138millions d’hectolitres.C’est, l’Allemagne qui eiLfabrique fa quantité la plus, con -sidérable : 47,602,939 hectolitres, dont 28,655,975 pour l’Allemagne du Nord; 15,325,791 pour la Bavière ; 3,153,511 pour le Wurtemberg; 2,508,704 pour le grand-duché de Bade et 759,258 pour l’Alsace-Lorraine.La Grande Bretagne vient après l’Allemagne dans la production générale de la bière : 38,852,991 hectolitres.Puis vient l’Autriche : 13,728,431 hectolitres; la Bohême à elle seule est représentée dans ce chiffre par près de 5 millions d’hectolitres et la Basse-Autriche, où se trouve Vienne, par plus de 2 millions.La France occupe le quatrième rang avec 10 millions d'hectolitres, chiffre absolument identique à celui de la Belgique.C’est naturellement dans le Nord que se consomme la plus forte quantité de bière Lille arrive en tête hectolitres par an ; puis arrivent avec 486,000 696 LE PRIX COURANT dans l’ordre : Paris, avec 263,000 hectolitres ; Roubaix, 199,000 ; Saint-Quentin, 104,000, Tourcoing, 97,800; Galais-Saint-Pierre, 74,800 ; Amiens, 6ô,000 ; Dunkerque, 60,000.Chacune des autres villes boit moins de 60,000 hectolitres de bière par an.Quant à la consommation par tête, elle peut être dressée comme suit : Lille, 3 hect.39 litres; Saint Quentin, 2 hect.40 litres; Saint-Pierre les-Calais, 1 hect.41 litres.Toutes les autres villes consomment moins d’un hectolitre de bière par an et par tête.Si nous recherchons les villes où il se consomme le moins de jus de houblon, nous trouvons : Nîmes, 6 litres ; Toulouse et Lyon, 6 litres ; Nantes et Angers, 4 litres.Après la France et la Belgique, vient des pays où la quantité de bière fabriquée est considérable, relativement à la population, mais où les chiffres prennent une place moins importante dans la production générale : le Dauemark, dont la fabrication est estimée à 2,186,000 hectolitres, et la Norwège 1,712,445.Notons ensuite parmi les contrées d’Europe: la Russie (2,928,573 hectol.), la .Suisse (1,186 J.X.Perrault, F.D.Shallow, Jos Contant, J.D.Rolland, L.E.Geoffrion et S.Côté, sécrétaire.Il a été résolu qu’à la demande de la Chambre de Commerce de Joliette, une délégation de la Chambre de Montréal se rendra à Joliette, le 6 de février prochain, pour parler d’affaires avec les commerçants de cette dernière ville.Puis on agita dç nouveau la question d’une délégation en France pour provoquer un courant commercial plus actif.M.Stanislas Côté, le secrétaire, sou met à la Chambre l’idée de suggérer au gouvernement canadien l’établissement, a Paris, d’un haut-commissariat comme celui qui est chargé de protéger, en Angleterre, nos intérêts commereianx.Ce commissariat s’étendrait à la Belgique à l’Italie, à l’Allemagne et à l’Espagne.M.Perrault fait remarquer que le Haut Commissaire, à Londres, est accrédité auprès du gouvernement et a une situation officielle reconnue tandis que, à Paris, le représentant du gouvernement canadien ne pourrait avoir aucune situation officielle.Ce qu’il nous faudrait à Paris, ce n’est pas un homme de parole, pour assister aux dîners officiels et aller danser dans les salons ; mais un homme d’affaires connaissant son métier et prêt à répondre à toute demande de renseignements sur le commerce et l’industrie-des deux pays.La proposition de M.Rolland que le Comité chargé d’étudier les différents produits que le Canada peut exporter le30 de janvier courant,à4 heures p.m a été adoptée.Parlant sur l’ordre du jour “Questions d’intérêt général” M.Damass Parizeau pense qu’il est à propos de renseigner la Chambre sur ce qui a été fait par le comité chargé de rencontrer l’honorable M.Beaubien, ministre de l’agriculture, au sujet de la culture de la betterave dans la division Montarvil-le.Il dit qu’une grande assemblée doit avoir lieu, le 13 de février prochain, à Longueuil, dans la salle du marché.Des conférenciers des d fiférentes parties de la province seront invités.Il y en aura de Berthier où fonctionne l’Espagne (1,025,000 hectol.), l’Ifca lie (137,715 hectol.), la Turquie (140,000 hectol.), la Roumanie (100,000 hectol.), le Luxembourg (93,254 hectol.), la Serbie (93,000 hectol.), la Grèce (6,693 hectol.).Il est curieux de constater qu’en dehors de l’Europe la bière n’est produite qu’aux Etats-Unis, dont la fabrication est estimée à 36,918,614 hectolitres; au Japon, où elle se chiffre par 220,712 hectolitres ; en Australie, où l’on eu produit 1,611,-' .‘’rli'arg w» M www.«w fabrique une moyenne annuelle 25,000jiectolitres.de COMPTES-RENDUS Chambre de Commerce Beauharnois de L’élection des officiers de la Chambre de Commerce do Beauharnois vient d’avoir lieu avec le résultat suivant : Thos.Préfontaine j r, président ; N.Lan gevin, vice-président ; L.Marchand, secrétaire ; membres du conseil, Théo- Soli8, R S.Joron, Geo.M.Roy, Zéph.Boyer, Eusèbe Dion et L J.H.Langevin.CHAMBRE DE COMMERCE DU DISTRICT de Montréal Vendredi le 25 janvier, avait lieu la réunion hebdomadaire du conseil de la Chambre de Commerce du district de Montréal, sous la présidence de.M.H.Laporte président.•^Etaient présents : MM.J.D.Parizeau, G.Boivin, J.Haynes, C.H.Catelli, L.E.Morin, sr., Townships de l’Eit, de Québec et de Pile de Montréal.Cette assemblée sera très probablement présidée par Sa Grandeur Mgr l’Archevêque de Montréal.- Cultivateurs, industriels, commerçants, enfin tous ceux qui s’intéressent à cette industrie qui doit prendre un grand développement, seront invités.La Chambre de Commerce a pris l’initiative de ce mouvement, dit M.Parizeau, et elle devrait être représentée à catte assemblée par son président et par les membres qui désireront faire partie de la délégation." e président, M.Laporte, dit qu’Il-s’y rendra avec plaisir, et pluàieurs membres se joindront à lui.Après quelques affaires de routine la Chambre s’est ajournée.CHAMBRE DE COMMERCE DE MONTRÉAL L’assemblée générale annuelle de la Chambre de Commerce de Montréal ( Board of Trade) a eu lieu mardi, le 29 janvier dernier.Etaient présents : MM.W.W.Ogilvie, président sortant de charge, au fauteuil R.O.Adams, W.D.Aird, James Allen, Andrew Baile, John Baillie, O.J.Bond, John Baird, R.Bickerdike, O.H.Binks, T.Binmore, John Black, E- L.Bond, W.Booth, H.Bragg, T.Braidwood, T, C.Braimerd, A.J.Brice, M.Brossard, James A.Ciantie, Frank Caverhill, J.N.Chabot, E S.Clouston, W, W.Craig, James Crathern, W.W.L.Ohipman, C.F- Dawson, J.F.Doran, R.M.Esdaile, S.W.Ewing, W.B- Evans, M.I.Foley, A.E.Gagnon, O.E.Gault, H.P.Granger, Jac lues Grenier, Ceo.Hogne, Edgar Judge, A.L.Kent.J.B.Lear-moüth, D.L.Lockerby, J.H.Major, Wilfrid Marsan, O.A.Morin, L.E.Morin, A.G.McBean, John McKergow, Hugh McLennan, D.A.McPherson, H.Prévost, J.E.Quintal, J.D.Rolland, J.Oradock Simpson, G.W.Stephens, S.St-Onge, A.A.Thibaudeau, John Torrance, ;j.A.Vaillancourt, J.O.Villeneuve, etc., etc.MM.Henry Bragg, O.B.Esdaile, R.T.Routh, James Shaw, J.C.Simpson et R, E.Wright furent nommés scrutateurs.Avant de proposer l’adoption du rapport, le président voulut donner quelques détails sur l’administration de l’éiiflce appartenant à la Chambre.Quoiqu’il y ait encore des bureaux à louer pour un montant de (5.000, les loyers actuels suffisent, non seulement pour payer l’intérêt sur les obligations et pour administrer convenablement^ l’édifice, mais pour donner un surplus5 de (1200 De sorte que, lorsque tout sera loué, la Chambre en tirera un revenu net de (5000 au moins, ce qui, avec (5.000 de cotisations des membres lui donnera un .>que- l’on pourra employer à l’amortissement des obligations.’ Puis il proposa l’adoption du rapport annuel, dont nous donnerons un résumé dans un prochain numéro.Cette proposition fut appuyée par M.J.H Joseph.Le rapport ayant été adopté à l’unanimité, l’assemblée s’ajourna au lendemain, mercredi à midi, pour recevoir le rapport de3 scrutateurs et la réception des bulletins de vote commença L’assemblée s'étant réunie de nouveau mercredi, à midi, le président a déclaré élu les messieurs suivants : Président, M.James A.Oantlie ; 1er vice-président, M.John Torrance ; 2e vice-président, M, John McKergow ; Trésorier, 1M.O.F.Smith.MEMBRE8 DU CONSEIL MM.Geo.Childs, W.H.Meredith.Geo.Hogne, David Robertson, G F.C Smith,J.T.McBride, Wm.Njvin, David Macfarlane, Wm.McNally, James E.Rendell, Arçhibaid Nicoll, Henry Mlles.BUREAU D’ARBITRAGE MM.E.B.Greenshields, Robert Archer, WW.Ogilvie, Hugh McLennan, JameB P.Cleghorn,Edgar Judge, James Slessor, John B.McLea, H A.Bndden, John Baird, F.M.Henshaw, Charles Chaput.Dans la République Argentine, deux provinces, la province de Mendoza et celle de San Juan, font de la viticulture une spécialité et commencent à donner de grosses récoltes.Ainsi, l’année dernière, la récolte de vins de ces deux provinces a été de 900,000 hectolitres, (18 millions de gallons) environ, de vin qui est évalué à 33,760,000, pesos papier, soit environ (11,000,000.C’est le seul pays d’Amérique; avec la Californie, où l’on cultive la vigne à la française, o’est-à-dire pour faire du vin naturel LE PRIX GOURANT 65)7 REVUE COMMERCIALE BT FINANCIÈRE Montréal, 81 janvier 1895., finances; Le taux de l’intérêt dea capitaux disponibles^ Londres, sur le marché libre, est en hausse à } p.c.pour les prêts à 30 ou 90 jours.Les prêts à demande sont à $ p.c.Le taux d’escompte de la banque d’Angleterre est de 2 p.c.La rente anglaise 2$ p.c.(consolidés anglais) est montée à 105 11(16, cours extraordinairement élevé, qui témoigne bien de la dépréciation de la puissance productrice d’intérêt du capital monnayé.* A New-York, les exportations continues de l’or du trésor fédéral n’affectent pas le marché financier.Les prêts à demande restent à 1 p.c.les piêtsà terme se font aux taux de 2 à 31 p.c.suivant l’échéance et les effets de commerce sont escomptés au taux de 3 à 4 p.c.Sur notre place les prêts à demande sont faits à 4 p.c., par les banques, et à un peu moins par quelques autres institutions ; les banques escorriptent aux taux de 6 à 7 p.c.Le change sur Londres est ferme.Les banques vendent leurs traites à CO jours à une prime de lu à lu$ et leurs traites à vue à une prime de 10$ à lof Les transferts par le câble sont à 10$ de prime Les traites à vue sur New-York font de Ijl6 à $ de prime.Les francs valaient hier à New-York, 5.15f pour papier long et 5.14f pour papier court.La bourse a encore été active cette semaine, la spéculation continuant sur les Chars Urbains, le Gaz, le Richelieu et le Toronto Street Railway.La campagne de hausse n’a pas continué avec autant de vigueur que les semaines précédentes; il y a eu des réalisations qui ont, par moments, affaibli les cours, et donné du courage aux baissiers ; mais les haussiers défendent leur terrain pied àpj.edet, quoiqu’ils, aient été obligés de reculer, la victoire reste-encore indécise.Les banques ont été assez tranquilles.La banque de Montréal est à 220, en baissé de 1 point.La banque Molson se tient à 170 ; la banque des Marchands à 164$ la banque du Commerce à 138, la banque de Québec à 127f et la banque Ontario à 9ô.La banque du Peuple s’est vendue 120 et 120$.La banque Ville-Marie fait 70.Les banques canadiennes sont cotées en clôture comme suit : Banque du Peuple.122 120 “ Jacques-Cartier.117 112 “ Hochelaga.- 125 m IT Nationale.;.100 65$ “ Ville-Marie .85 70 Les Chars Urbains ont eu à supporter les réalisations de spéculateurs pressés de toucher leurs bénéces et une leur atta que furieuse des baissiers.Ils sont descendus, savoir les anciennes actons à 181$ et les nouvelles à 179$, puis la hausse a repris et ils font ce soir ; anciennes actions 184$ ; nouvelles actions 182$.- Le Câble a fait 140 puis il est remonté à 143.Le Richelieu a atteint le pair à deux reprises, vendredi et lundi ; il est s ensuite descendu à 97 et il clôture à 99$.Le Gaz est monté à 195.La Royal Electric s’est vendue aujourd’hui dé 137 à 138$.Le Toronto Street Railway est descendu hier à 73$ ; puis il est remonté à 77$ et 78 Le Pacifique est en baisse à 61$ et 61$.La Compagnie de Téléphone BelLs’est maintenue à 155.La Dominion Cotton Co est à 93 et la Montreal Cotton Oo à 118.COMMERCE.Il est clair que les temps sont durs pour tout le monde, ou à peu près.Il n’y a que bien peu de maisons de commerce dans n’importe quelle ligne,qui puissent se vanter d’avoir fait un profit raisonnable en 1891, beaucoup ont fait des profits bruts satisfaisants, mais les pertes ont réduit les profits nets à rien ou presque rien.Les inventaires de détail ne sont guère mieux sous ce r apport que ceux du gros, et l’échéance du 4 février-lundi prochain — va probablement être la pierre d’achoppement d’un certain nombre de marchands, Le mois de février, cependant, devra compléter à peu près la liquidation des situations compromises en 1894 et celles qui pourront y survivre auront toutes les chances d’obtenir un répit suffisant pour reprendre leur assiette, sic’est possible.Dans la province d’Ontario, la liquidation se poursuit activement : la liste des cessions de biens est longue,longue.Les élections du Board of Trade de Montréal viennent d’avoir lieu.Pas un 8f-ul nom canadien ne figure parmi les celui de M.Chapuo, se trouve dans le nombre des membres du burea u d’arbitrage.Nous revendrons sur ce sujet.Le commerce en général est encore tranquille ; mais les commandes augmentent peu à peu.La campagne a été à plusieurs reprises, dernièrement, privée de ses voies de communications par le dégel et la pluie, puis par la tempête de neige et de vent, de sorte que la distribution des marchandises en a été entravée.Alcalis.—Les arrivages de potasses sont toujours légers et, en l’absence d’affaires, les cours sont nominalement stationnaires.On cote ; potasses premières, de $4,05 à $4,10 ; do secondes de $3,70à-$3,75; perlasses, environ $8,40 par 100 livres.Rois de construction.—Il y a maintenant assez de neige dans les bois pour permettre le transport des billots à la rivière et les chantiers sont très actifs.Le marché du bois de sciage, à Ottawa, est encore tranquille mais ferme et en bonne situatiou pour attendre la demande de l’étranger.D’après le Timber Trades Journal, l’ouverture de la prochaine saison d’im-portaiion en Angleterre, 0 se présente sous de bons auspices- Les Blocks en premières mains sont légers et la demande parait devoir être nonne.Le marché local est absolument tranquille.Cuirs et peaux¦—A la fin du mois, les achats pour la fabrique de chaussures deviennent plus restreints ; on n’a pas énormément de commandes en avant et l’on ne travaille que sur les commandes, c’est-à-dire que l’on ne coupe pas beaucoup de cuir.Mais la situation dn marché est telle que la moindre reprise de l’activité aurait vite fait monter le prix d s cuiis à semelle et des cui s fendus.En attendant, les tanneurs maintiennent bien leurs prix.Les peaux vertes, d’ailleurs, sont toujours chères comparativement et les commerçants paient à la boucherie 6o pour les peaux légères No 1, et 5$o pour les steers Les autres peaux n’ont pas varié.Draps et nouveautés.—Lee voyageurs en tournée envoyant toujours quelques commandes ; ils trouvent d’ailleurs les stocks d’été passablemt réduits et ils comptent qu’ils leur faudra vendre un peu plus que l’anuée dernière pour refaire les assortiments.Les paiements se ralentissent un peu.Quant au commerce des villes, il est encore mauvais.- Epiceries — Comme nous le faisait prévoir l’accaparement des stocks de mélasses de Barbade-i, dont nos lecteusr ont été tenus au courant, le prix de ces*-article a été haussé.Aujourd’hui on le vend 31$c.le gallon,en lotsdelô tonnes; 32$c.en tonnes, et 35c.en quarts et barriques.11 y a, sur le marché, des sucres granulés, bruts et raffinés, à des prix variant de 3 à 3$.Ainsi on peut acheter un granulé de Berthier, couleur un peu terne, à 3c ; un granulé No 1 de Berthier à 3$e ; le granulé allemand entre 3$ et 3$c un granulé No 2de la raffinerie du St-Laureut à 3$c en enfin, le grunulé ordinaire des raffi icries à 3$e avec 1 [16c d’escompte sur les lots de 15 quarts.C’est le moment pour les épiciers de faire des runs avec du sucre à bon marché.Les conserves et lés fruits secs n’ont qu’un mouvement modéré.Les thés sont actifs à des prix formes.Les lots de 25 à 50 caisses sont assez fréquents dans les commandes.On vient de reprendre le mouvement pour combiner le gin de Kuy per en draft ; cette fois, cela pourrait bien aboutir.Fers ferronneries et métaux.—Les affaires en ferrouneries n’ont pas de mouvement bien prononcé.Les manufactures ont peu de travaux courants et les commandes du gros sont prudentes.Les manufacturiers ont baissé de $o, le prix du fil de fer barbelé (broche piquante) etlaJiste dts fils de fer en général a été baissée.Les fontes sont bien tranquilles, avec quelqnea-ventes-de-petits- lots de Sum- merlee aux prix de $20.50 à 21.00.Huiles, peintures et vernis.—Peu de transactions dans les huiles de poisson, non plus que dans les huiles végétales ; prix stationnaires.Le marché du pétrole aux Etats-Unis est à la hausse ; aussi les prix de vente de l’huile de pétrole américaine a été haussé de ljc.à 18Jc.JUUUIV».- i,o moi eut) uüb minet* aux Etats-Unis est plus actif, les manufactures de lainages ayant repris le travail font ai heter sur les marchés de New-York et de Boston à des prix plus élevés.Des acheteurs américains sont venus-sur le marehé-de Montréal—et nous ont acheté des laines longues, laines peignées, à des prix en hausse, payant plus cher que ne peuvent le faire nos propres manufacturiers.On nous a parlé de 25c la livre pour de la laine longue arrachée.Poisson —La morue est décidément en hausse.On cote, en quarts, de 200 livres, la morue No 1 petite, de $4 75 à $5 00 ; le No 1 grande, de $6 00 à $6.50 ; le No 1 en draft.$7.00.Les autres poissons n’ont pas varié.Bonne demande.Salaisons.—Marché tranquille et prix 698 LE PRIX COURANT Revue des Marchés Montréal 31 janvier 1896.GRAINS ET FARINES MARCHÉS DE GROS 'Mark Lane Express de lundi dans sa revue hebdomadaire des marchés anglais, dit: “Les blés anglais ont baissé de 6d ; les blés américains et russes de ls ; le maïs et l’orge, de 0d, et l’avoine, de 3d.Aujourd’hui, les blés ont meilleur ton ; le blé 41e Californie, enroule, s’est vendu 24s 3d.L’orge à moulée est en hausse de 6d.Le maïs est facile, l’américain se vend 18s 6d.Les farines ont perdu 6d ; la graine de coton est cotée ls 3d.L’avoine, les haricots et les pois sont tranquilles.” Le Marché Français, du 14 janvier, décrit la situation comme suit : “ Le dégel commencé hier est aujourd’hui complet à Paris ; le temps est resté doux pendant toute la journée.“ La tendance du blé reste farme sur nos marchés de production, avec apports un peu plus suivis et avec bonne demande.“ A la Bourse de commerce de Paris, les affaires ont éié calmes aujourd’hui pour les farines, que nous retrouvons à peu près aux mêmes prix ; le blé est assez soutenu, sans changement notable.Aujourd’hui, à Londres, les blés sont itenufl.lea avis fnvorahlpR Ha l’Amà rique rendent les détenteurs plus réser vés, principalement pour les provenances de la Plata et les sorte blanches.“ A Berlin, la tendance est soutenue et les prix eu hausse de 6 centimes pour le courant du mois et de 3 centimes pour le livrable ; le seigle s’est relevé de 6 à 9 centimes.“ A Vienne et Budapest, le blé est calme et en légère baisse ; le seigle est également calme, mais assez bien tenu ” Le Phosphate, de Paris, nous donne l’aperçu suivant de la situation des récoltes en Europe au 16janvier: Dans l’Ouest et dans le Nord-Ouest de l’Europe, le temps est tout à fait de la saison.Dans le nord de l’Angleterre, - on a en de violentes teg^pêtes de-neige, mais dans le sud et dans l’est de VAngleterre, bien que le froid soit très vif, il n’y a pas de neige.Tous les cultivateurs sont heureux de la rigueur du froid qui va débarrasser le sol des insectes nuisibles et arrêter un peu la trop rapide croissance du blé.Une pluie très abondante est tombé en Espagne ces jours derniers.En général toutes les semailles d’automne, en Europe, viennent dans de trÔH bonnes conditions.En Tunisie et en Algérie, le froid est très vif et il y a de la neige.La situation n’a pas changé en Russie où les récoltes se présentent dans de très bonnes conditions.Les derniers avis- reçuB—par-eâble-gramme à la Chambre de Commerce rapportent le marché de Londres comme suit : Blé à la côte, sans affaires ; en route, tranquille et facile.Marchés anglais de province, tranquilles, mais à la côte, sans affaires ; en route, tranquille et soutenu.Blé disponible à Liverpool, ferme, pauvre demande.A livrer, blé soutenu.Marchés français de province, fermes.Il intéressera peut-être nos lecteurs d’apprendre que les chambres-françaises sont saisies d’un projet de loi de M.Caze, député, qui demande que l’on regarde le droit actuel sur le blé, 7 francs par 100 kilos, comme le tarif minimum et que l’on impose un tarif maximum de 12 francs sur le blé provenant de pays qui n’ont pas de traité de commerce avec la France.Il n’est pas probable que ce projet de loi soit adopté ; mais il est possible qu’il le soit ; et s’il l’était, il aurait pour effet de fermer le marché français aux blés des Etats-Unis.Pour le moment, en Europo les marchés sont tout au plus soutenus, à des prix plus bas que lors denotre dernière revue et il n’y a rien, dans la situation des récoltes, quipuisse aider à un mouvement de reprise.Il n’y a guère de favorable que la statistique deô stocks de blé sous voile ou enentre-pôt, qui diminuent lentement mais avec avec persistance.O’est surtout aux Etats-Unis que cette diminution paraît lente.On s’y dit que, de ce train, on n’arrivera pas à réduire ces stocks à un chiffre raisonnable avant la prochaine récolte.Aussi le ton y est-il carrément à la baisse, les détenteurs de certificats d’élévateurs se hâtent de réaliser et l’on arrive à coter 49c à Chicago pour le blé livrable en janvier, c’est-à-dire d’ici à demain soir.Le Trade Bulletin de Chicago évalue le blé encore entre les mains des cultivateurs, à 42,0 >0,000 de minots de moins que l’année dernière, résultat de l’emploi du blé pour la nourriture des animaux ; mais il trouve les stocks visibles plus forts de 21,000,000 de minots que dernière.Il reste, d’après lu L- Du blé blanc a été vendu à 60c sur le 0.P.R.L’orge No 2 est cotée dans l’est de 46 à 47c et de l’orge pesante No 2 a été cotée de '44 à45c, à la campagne.L’avoine mélangée vaut de 27 à 28c dans l’ouest ; on la cote en gare à Toronto, 31}c pour la mélangée et 32c pour la blanche.Les pois sont à 63c à la campagne.A Montréal, il se fait un léger mouvement en avoine, pour la consommation locale et les prix ont regagné la fraction qu’ils avaient perdu la semaine dernière.On paie l’avoine No 2 d’Ontario de 36} a 36Jc et l’avoine No 3 de la province, 36c.Peut-être, si quelqu’un était forcé de vendre, aurait-il de la peine à réaliser ces prix, mais les détenteurs qui sont en bonne position ne vendent pas à moins.L’orge se tient toujours ferme, avec un mouvement modéré.Un char d’orge à moulée de Manitoba a été vendu hier à 47c, livraison à la station de Mile-End.On demande de 48 à 50c pour l’orge en entrepôt.Les pois, le sarrazin n’ont pas de marché en gros.Les farines ont un mouvement bien léger, la baisse des prix du blé, aux Etats-Unis, a pour effet d’empêcher la boulangerie d’acheter plus que sa provision de la semaine, quoique cette baisse, n’affectant pas les prix du blé au Canada, n’ait rien à faire avec le coût de la farine ici.Les meuniers tiennent leurs prix* Rien de changé aux prix des farines d’avoine.69.000.000 de minots disponibles pour l’exportation d’ici au 1er juillet.Les stocks en Europe sont en déficit de 23,000,000 de minots et les stocks disponibles de l’Argentine, en déficit de 12 à 16.000.000 de minots.Mais tous ces calculs n’empêchent pas qu’il n’y a pas d’acheteurs pour le surplus de blé des Etats-Unis ; malgré qu’on l’offre aux prix suivants, pour blé livrable immédiatement : A Chicago, blé du printemps No 2 de 52} à 64Jo ; A New-York, blé roui d’hiver No 2, de 561 à 57} A Milwaukee, 60}c ; à St-Louis 48}e : A Détroit, 66}c ; à Duluth, 57c, pour No 1 dur.Les marchés de spéculation ont clôturé aux prix suivants : Chicago,• blé sur janvier, 50|c ; sur maij 1>3§c ; sur juillet, 64}o.New-York, blé sur janvier, 57c ; sur mai, 58|c ; sur juillet, 68}c.Au Manitoba, on paie au cultivateur généralement de 50 à 52c le minot pour le No 1 dur, quoique, dans certaines localités, on paie jusqu’à 57o, grâce à la concurrence locale que se font les acheteurs.Cependant les livraisons ne sont pas abondantes.Les achats de blé de Manitoba à Buffalo ont jeté un peu de faiblesse sur la situation et si le gouvernement avait permiB de réimporter ce blé en franchise, il y aurait eu baisse à Winnipeg.Les.meuniers du Haut- Canada font des offres de 80 à 83c pour le blé de Manitoba ce qui est de 2J à 25c de plus que le prix des blés d’Ontario ; ce qui prouve que ces meuniers ont absolument besoin du blé de Manitoba.On estime qu’il y a, au Manitoba, dans les élévateurs de la campagne et à Fort William, environ 3.400.000 minots de blé.‘ Dans le Haut Canada, le marché est tout à fait terne.On offre des blés blancs et rouges à 57o sur le G.T.R.dans l’ouest et du blanc à 58c sur le Northern.Nous cotons en gros : Blé roux d’hiver, Can.No 2.f0 00 à 0 68 Bléblanc d’hiver “ No 2.0 00 à 0 68 Blé du printemps “ No 2.0 57 à 0 68 Blé du Manitoba No 1 dur.0 80 à 0 83 “ No 2 dur.0 00 à 0 00 “ No 3 dur.0 00 à 0 00 Blé du Nord No 2.0 00 à 0 00 Avoine No 2.0 36 à 0 36) Blé d’inde, en douane.0 00 à 0 00 Blé d’inde, droits payés.0 C0 à 0 00 Pois, No 1.0 82 à 0 83 Pois, No 2.0 66 à 0 66) Orge, par minot.0 48 à 0 50 Sarrazin, par 60 lbs.0 46 à 0 46 8eigle,par 66 lbs.0 49 à 0 60 -FARINES -—- Patente d’hiver.f3 60 à 3 75 Patente du printemps.3 75 à 3 90 Patente Américaine.0 OO à 0 00 Straight roller.2 85 à 3 00 Extra.2 60 à 2 75 Superfine.„.2 45 à 2 55 Forte de boulanger (cité).3 75 à 0 00 Forte du Manitoba.3 40 à 3 75 EN SACS D’ONTARIO Medium .$1 60 à 1 Superfine.1 25 à 1 FARINE D’AVOINE w Farine d’avoine standard, en barils.:.3 85 à 3 90 Farine d’avoine granulée, en barils.3 85 à 3 90 Aoine roulée en barils.3 86 à 3 90 MARCHÉS DE DETAIL Le marché delà place Jacques Cartier était bien achalandé mardi ; il y avait de l’avoine en abondance et la demande étant bonne, on l’a vendue aux prix précédents : de 80 à 85c la poche.Les pois se sont vendus 80c le minot et le sarrazin, 85o la poche. LE PRIX GOURANT 699 En magasin, les commerçants vendent l’avoine de 85 à 90c par 80 livres.Le bié-d’inde jaune des Etats Unis fait 80c par minot, et le blanc 85c par 60 lbs.Les pois No 2 valent 70 à 75c et les pois cuisants de 80 à 85c par 60 lbs.La graine de lin par minot de 60 lbs vaut $1.05 à $L10.L’orge No 2 de la province vaut de $1.00 à 1.05 par 96 lbs.BEURRE MARCHÉS ANGLAIS On écrit de Liverpool: “La demande a été assez bonne, pour le beurre du continent, mais pas aussi active que pendant la semaine précédente Les consignataires, pour se débarrasser, ont commencé & réduire leurs prix et le marché clôture tranquille à des prix en baisse sur le commencement de la semaine.Il y a une bonne demande pour les tinettes de Hambourg, qui prennent la place des beurres de fermes d’Irlande.Il y a peu de crémeries irlandaises, sur le marché et l’on ne peut se procurer de beurres de ferme frais Le marché clôture facile.On cote : Danois extra fancy, 115 à 118s ; Hambourg, 95 à 97s, Crémeries d’Irlande environ 115s, Beurres de ferine, Tipperary 1er choix, 93 à 95s ; do second choix, 76 à 80s.” marcBé de nëw-york Le beurre est soutenu à New- ïork pour les bonnes qualités de crémeries fraîches, qui se vendent de 23$ à 24c.Les crémeries d’automne de l’état et de la PennBylvanifliflfl_gandanL-ri«—OfLiMqr.Le beurre de ferme de l’état, frais, vaut 19c.Les beurres moyens sont faibles, ceux de l’ouest ne valent guère que de 10 à 15c, quelques-uns même se vendent à 8c la livre.MARCHÉ DE MONTREAL Aucune amélioration dans l’état du marché qui, sauf pour les bonnes qualités de crémeries d’automne et d’hiver, est complètement à terre.Les acheteurs n’osent pas faire une offre, car ils sont certains qu’on les prendra au mot.Les beurreries d’automne se détaillent encore entre 21 et 22c ; mais les beurreries d’été, pour lesquelles on demande, sans trop insister, de 18 à 20c n’ont que fort pinède mouvement»—- - - Quant aux beurres de fermes, ils sont complètement négligés.L’Association du Beurre et du Fromage, qui a fait élire un de ses membres vict-présiüent et un autre membre du conseil du Board of Trade, déviait bien saisir cette organisation dont la voix est écoutée avtc respect, de la question des compartiments frigorifiques sur les steamers qui vont faire le service de notre port le printemps prochain.FROMAGE MARCHÉS ANGLAIS On écrit de Liverpool : “La demande cette semaine n’a été que du détail et les détenteurs de gros stocks devraient consentir à une réduction pour faire des affaires.Le marché clôture tranquille.On cote: Septembre extra fancy, blanc, 50s6dî coloré, Sis 6d ; do fin d’été, 46s à 49s.” MARCHÉ DE MONTRÉAL Les exportateurs qui ont encore du fromage à vendre en sont bien embarrassés.On nous dit qu’ils accepteraient volontiers 9$c pour le fromage de Québec d’automne et 10c» pour celui d’Ontario.Le marché est très faible en Angleterre.Le prix du détail varie fort peu ; cependant nous croyons qu’on peut acheter assez facilement le meilleur fromage à 10$c à la meule.ŒUFS Les œufs ont pris tout d’un coup il y a une couple de jours, une hausse assez marquée aux Etats-Unis et nos commerçants qui commençaient à s’inquiéter, ont pu en expédier plusieurs chars qui leur ont rapporté peut-être un peu pjus que le marché local.Ainsi, il a été vendu des œufs chauméa de Montréal à 18 et mime 19 ; avec 3c de droit à payer, le fret et la commission, c’est à peu près l’équivalent de 14c à Montréal Pour le marché local, on n’a pas encore haussé les prix : c’est de 13 à 14c pour les œufs chaumés de Montréal, de 10 à 12c pour ceux de l’Ouest, 10c pour les œufs d’automne; de 20 à 25 pour les œufs strictement frais.FRUITS Aux ventes publiques de la semaine terminée le 18 janvier à Liverpool, les pommes canadiennes ex-steamer Oregon se sont vendues, pour celles qui étaient en bonnes conditions : Kings -îj-v—-19 à 21s .— 'Greenings.14 à 17s Baldwins.16 à 22s Pippins .12 à 19s Ben Davis .15 à 17s Russets.15 à 21s 6d Spys.16 à 17s 6d Sur le marché local, les pommes sont j fermes et en bonne demande ; les autres fruits sont tranquilles et sans changement de prix.VOLAILLES ET GIBIER Marché assez actif, avec prix plus fermes.On vend les dindes de 8 à 9c la livre ; les poulets, de 6 à 8c ; les oies, 5 à 6c et les canards de 7 à 8c.On dit que l’on peut obtenir jusqu’à 9c pour les beaux poulets de Sorel.Les perdrix se donnent; on les cote faibles à 35o la paire.Les lièvres traînent les rues aux prix de 10c la paire.POMMES DE TERRE.' Le marché des pommes de terre est soutenu ; on peut coter de 62 à 54n par 60 lbs au char, en gare et de 66 à 70c la poche en plus petits lots A Boston on cote : Hébrons, le minot.de 65 à 60c Roses, le minot.de 53 à 55o White Stars et Burbanks.de 53 à 55o Rouges du Dakota.de 00 à.50o De Plie de P.E.de 53 à 00c PORCS ABATTUS Au char, on vend de $5 25 à $5.30 pour les gros porcs et jusqu’à $5.60 pour les petits, par 100 livres.Au détail, le prix varie de $5.50 à $6.70 FOIN PRESSE ET FOURRAGES A Boston on cote : Choix à fancy -en grosses- balles.$14 00 à $15 00 Ohoix à f ancy en petites balles.!.13 00 à 14 00 Beau à bon.11 00 à 12 00 Pauvre à ordinaire.9 00 à 11 00 Mêlé.9 00 à 11 00 Paille de seigle.10 00 à 11 00 “ d’avoine .7 60 à 8 00 Arrivages de la semaine 405 chars de foin et 16 chars de paille ; semaine précédente 347 chars de foin et 18 chars de paille.Sur les arrivages de la semaine 77 chars étaient en transit pour l’exportation., Le marché empire, si c’est possible, au llêii de s’améliorer.La demande est très lente.Les arrivages sont toujours considérables et les stocks invendus augmentent toujours.Il y a tant de foin aux différentes gares, qu’il est impossible de le décharger et de le vendre promptement ; et l’on presse tant les ventes que les prix sont très irréguliers, l’acheteur ayant plus d’autorité sur les 3 K I! S3 * ï; I The TORONTO RADIATOR M’F’li Co.(Limited) FABRICANTS DES- RADIATEURS BREVETÉS de SAFF0RD Pas de BOULONS, PAQ UJET AGE, FUITES.Meilleurs et moins chers que les registres en tuyaux.H.McLAEEN & CO., Représentants 700 RUE CRAIG, MONTREAL. 700 LB PRIX COURANT prix que le vendeur.Le foin de premier choix estcomparativement mieux tenu, mais il faut qu’il soit sans reproche pour atteindre nos prix forts.Les autres qualités sont tout à fait ternes.A Montréal, le marché au foin est tout à fait calme, et les prix se maintiennent à peine.L’exportation est bien petite et il y a encore beaucoup de foin à la campagne.Nous cotons an détail : Une école d’horticulture vient d’être fondée pour les femmes en Allemagne.On se propose d’enseigner toutes les branches du jardinage et de la culture des fruits._______ ” Deux étrangers ont fait connaissance.“Votre ville est-elle éclairée à l’électricité?- —Oui, Monsieur ; lorsqu’il y a un orage la nuit et qu’il fait des éclairs.« Renseignements Commerciaux PROVINCE DE QUEBEC DISSOLUTIONS DE SOCIÉTÉS Montréal.—Emond et Cie, hôtel.Gunn & O’Malley, chaussures.Robt.Macintosh & Co., agents.J, A.Renaud et Cie, décorateurs.Chartier et Sauvageau, épiciers.Pelletier & Desjardins, restaurant.Kieffer & Quesnel, machinistes.Williams & Johnston, farines.Déliés O.& E.Champagne, modistes.Desjardins et Pagé, pianos et musique.St-Onge et Rochon, bouchera.Québec.—Plàmondon & Chassé,farines en gros.Servais & Fraser, hôtel.A.J.Auger, et Cie., bois de sciage.Granby.— Savage & West, épiciers.St-Raymond.— Nap.Génois et Cie., briquetiers.NOUVELLES 80CIÉTÉ8 Montréal.— E.D.Baron, tailleur ; Ada Lacroix, épse de Elz.Baron, seule.Théo.- & T.Delage, entrepreneurs; Théodore Delage etTélesphore Delage.George Langwell & Son, verres et métaux; George Henry Langwell, seul.J.T.Ushtrwood & Co., peintres ; Janet Elizabeth booth, épse de Job; T Usherwood,seule Kieffer Bros,machinistes ; Félix Kieffer seul.Matheson, Cameron & Matheson, entrepreneurs ; Duncan Matheson, Angus "Cameron et John Matheson.Monireal Deutal Supply & Manufacturing Co.; Peter BrowD, seul.Vézina & Descroiselle, plombiers ; Jos.Vézina et François Descroistlle.Williams & JohnBton, farines ; John C.WilliamB, seul.American Brace Co., bretelle s ; Judah Rosenthal et Mlle Salia Sanft.Geo.Barrington & Sons, fabricants de valises ; Geo.Barrington, seul.The British American Overall Co.; Hiram Levy seul.Chaplin & Prieur, grain etc.; Francis L.M.Chaplin et Rosario Luc Prieur.T.W.Ness & Co., fournitures électriques; Thos W.Ness et N W.McLaren.J.E.Perrault & Cie., fabricants d’eau de^Javelle, Jos.Perrault, Ephrem Per rault,"et Victor Tëveeque.~ The Plymouth Rock Tailoring Co.; Abraham Weisburg, Georgians W.Vogt, épse de Reginald Graves, Maurice Weisburg et John O.Taylor.Thos Sonne, jr & Co., tentes, voiles & auvents; Thos Sonne, jr et J.Qolbec.The Thos.F.G.Foisy Piano Manufacturing Co., fabricants de pianos et orgues ; Thos.F.G.Foisy, seul.Grenier Frères, plombiers ; Pierre Vital H.Grenier et Frs Xavier Eug.Gre-n er.Lawandenten, Stem, Singer Co, bouchera ; Lazar Lawandenten.Mose Stern et Jos.Singer.Lefebvre Frères, chaussures ; Alf.Patrie, seul.Mme J.Tyler & Son.pâtissiers ; Dame Jane McLeod, épse de Wm Tyler et Henry Tyler.’ Rock Island.— Globe Suspender Co.; Jas.A.Gilmore et Benj.P.Bail Danville.— L.N.Bourgeois et Cie., mag.gnl., Marie Alvina Vigneux, épse de L.N.Bourgeois, seule.- Québec —Plàmondon et Cnassé.fari: nés en gros ; J.A.Plàmondon seul.Lord & Fraser, hôtel ; Damase Lord et Philippe Fraser.Foin pressé No 1, la tonne 8 50 à 9 ro do do- No 2 do 6 00 à 7 on do do No 8, do U 00 à 00 00 Paille vieille ’ - do .U 60 à 4 50 Moulée, extra la tonne 00 00 à 24 00 do No 1 do 00 00 & 22 00 do No 2, .• 00 00 à 20 00 Gru blanc do 00 00 h 21 00 do No 2, do .00 00 h 20 00 do No 8, do 00 00 h 18 00 Son (Mauitoba) do 00 00 h 17 00 do (Ontario) do 17 60 à 00 00 do au char la 00 à 16 50 Blé-d’inde jaune moulu 00 00 à 23 00 Farine de blé-d ’iude, granulée 100 lbs 1 70 à 1 76 Farine de blé-d 'inde commune 100 lbs 1 20 t i 1 25 Blé-d iude broyé.la tou ne 00 00 à 24 ÔO MARCHE AUX BESTIAUX Il y avait lundi, aux abattoirs de l’est : Bêtes à cornes.325 Moutons et Agneaux.450 Veaux.26 Marché assez actif et prix plusfarmes que la semaine dernière.On peut coteivcomme-prix-moyens-^ La crise financière à Terreneuve est sur son déclin.La banque de Montréal et la banque de la Nouvelle Ecosse y ont établi des succursale» et la banque Union de Terreneuve va rouvrir ses portes.Il parait qu’avant longtemps il sera fashionable de se bâtir des maisons en verre.On donnera au verre la couleur désirée, et ce seront des maisons indestructibles coûtant moins que la pierre ou la brique.Un bateau à vapeur de 400 pieds de long, pour la navigation des grands lacs, est en construction aux chantiers de la Chicago Ship Building Co.On calcule qu’il coûtera $225,000.Il devra être prêt à lancer le le juillet 1895.Bétail pour exportation la lb.00 à 00c de boucherie, Ire quai.“ 34 à 3ïc “ “ 2e “ “ 2ïà3o Moutons, exportation.“ 3 à 3Jc “ de boucherie.“ 3à3jc Agneaux.3J à 4c Veaux.la tête $2.00 a $8 00 Porcs gras, sur pied, les 100 lbs.$4.25 à $4.30.- ._ AU COMMERCE GRAIN ET FARINE.— Comme il y a une hausse considérable sur les farines, grains, etc., etc.Veuillez demander nos échantillons et prix et nous vous donnerons un avantage sur les prix actuels du marché.Nous avons beaucoup de farines et grains achetés avant-la-hausse actuelle^.—-.E.Durocher & Cie.97 Commissaires.Dans la Nouvelle Zélande, le gouvernement concède les terres publiques, en lots de 60 à 100 acres, fournit les fonds nécessaires au défrichement, cette dé- PETITES NOTES Il y a aux Etats-Unis plus de 2000 brevets d’inventions se rapportant à la fabrication du papier.Après la loutre de mer, c’est la fourrure du renard argenté qui est la plus dispendieuse.Uue seule belle peau se vend jusqu’à $500.Un cheval-vapeur, converti en gaz, doune un éclairage de 12 bougies ; converti en électricité, il donne un éclairage de 1,000 bougies.La Norvège, la Suède et la Finlande, province russe, expédient en Angleterre, non seulement de la pulpe de bois, mais aussi beaucoup de papier à journaux qui se vend à très bon marché.Les fabricants de papier de la Grande-Bretagne se plaignent beaucoup de cette concurrence.pense étant ajoutée au prix de vente qui est payé par versements faciles.Et ce système a produit d’excelleuts résultats.Le produit de l’octroi de Paris, en 1894, a été de 149,692,537 francs isoit environ $29,800,000) en déficit de 885,000 francs sur 1893.Les principales recettes proviennent des articles suivants : boissons, 66 millions de francs ; denrées alimentaires, 31 millions ; combustible et éclairage, 13 millions ; liquides, autres que les boissons, 17 millions de francs.Les autres articles sujets aux droits l’octroi sont les matériaux de construction, le fourrage et le bois de service.Le doyen des commis'-voyageurs aux Etats-Unis réside à Racine, Wisconsin.O’est M.Delos S.Mills.Il est né en 1819 et il a commencé à voyager en 1844.L’année dernière, il célébrait ses noces d’or de voyageur de commerce, Il est encore sain de corps et d’esprit et peu de jeunes gens peuvent le dépasser sur la route._ Voici, d’après la circulaire de MM.Merton, la statistique des cuivres au 31 décembre 1894 : Ressources visibles en Angleterre et en France : 31 décembre 1894 : 54,664 tonnes ; 15 décembre 1894 : 52,676 tonnes ; 30 novembre 1894 : 82,295 tonnes ; 31 décembre 1894 : 47,295 tonnes ; En augmentation pour la 2e quinzaine de décembre, 1,938 tonnes, soit 2,369 pour décembre.Importations pendant le mois de décembre.11,839 tonnes.Livraisons .9,470 — Prix de la tonne : 31 décembre, i^4L— 14 décembre, £40 7(16.— 30 novembre, £39 15(16.— Les importations pendant l’année 1891 ont été supérieures à la consommation de 7,369 tonnes. LE PRIX GOURANT 701 The Quebec News Oo.; Frances Eleo-nor Wright, épse de Andreas K.Hanson, seule.Sherbrooke.— 8.Lebouvreau et Oie, hôtel ; Sylvestre Lebouvreau et Archie Turner.Clifton.—John Duffee & Co., carrossier ; Oordélia O.Gollup, épse de John Duff4) “ en boite de 5 lbs 0 20 0 00 “ “ 10 lbs 0 40 0 00 Lait concentré, dos.1 90 0 00 Nestle’s food, doz., fi p.c.4 50 1 65 Rolled oats, le sao.2 35 0 00 Dessicated wheat, le sac 2 25 2 40 Pois fendus, qrt.196 lba.4 00 1 25 Chocolat des gourmets fin la livre.0 00 0 31 Farine préparée, Brodie ¦ XXX, 6 lbs.2 30 " “ 3 “ .1 20 " superb 6 “ .2 10 •• 3 “ .1 10 Farine d’orge, doz.2 00 " de seigle, doz.2 00 “ de Gluten lot, doz.3 00 Biscuits Gluten, lb.012) Pâte Cook'a Friend : .No.1, 4 doz.paq.& ) caisses— $2 40 "26 “ “ .0 80 “3,4 “ “ .0 45 “ 10, 4 doz.) caisses.2 10 “ 12, 6 “ •• .0 70 1 lb.—2 doz.on boite ferblanc, ch 3 10 ) “ 3 “ “ .1 75 J •• 4 “ “ .1 10 Poissons.Harengs Shore.brl.0 00 5 00 >• .?.) brl.0 00 3 00 " Labrador —brl.0 00 4 75 “ “ —4 b.0 00 2 9.1 Harengs Cap Breton.brl.4 75 0 00 “ “ ’ )brl.0 00 2 93 Moruo sèche.cwt.4 75 5 50 “ No 1 en quart.lb.0 00 0 2J “ No 1 largo quart, lb.0 00 0 3 “ No l Draft lb.0 00 0 3) Moruo désossée.lb.6 00 6 50 Poisson blano lac Sup.) brl 0 00 5 53 Truite des lacs.fqt.0 00 4 59 Saumon Labrador., .brl.0 00 12 50 Saumon do .)brl.0 00 0 00 Maquereau No 1.brl.0 00 0 00 “ ' No 2.brl.0 00 0 00 “ No 3.brl.0 00 0 00 Saumon Colombie A.) brl 0 00 6 00 do do baril 0 00 11 00 Anguille.lb, 0 00 0 00 Produits de la ferme.(Prix payés par les épiciers.) Beurre.Townships frais____ “ 0 18 0 19 “ 2dequal.*• 0 14 0 IG De l’Ouest.“ 0 12 0 15 Rouleaux.“ 0 00 0 15 Bourre de beurrerios d’automno .“ 0 20 0 22 Fromage.De l’Ouest,.la lb.0 10 0 10) De Québec.“ 0 10 0 10) Petites meules.“ 0 10 0 10) Œufs.Mirés à la caisse.0 00 0 00 Chaumés à la caisse.0 10 0 14 Frais.0 22 0 25 Birop et sucre d’érable.Sirop d’érable en qrts la lb.0 00 0 00 “ en canistre.0 60 0 65 8ucre.lalb.0 05 0 08 Miel et cire.Miel coulé.la lb.0 06 0 07 Miel blanc nouveau •• 0 08 0 09 Miel en gateaux— “ 0 13 0 14 Cire vierge.“ 0 25 0 27 BU.sacs ) sacs poches a J.1 à 4 sacs.3 95 4 00 4 05 6 9 3 90 S 95 4 00 4 05 10 24 3 85 3 90 3 95 4 00 25 et plus.3 80 3 85 3 90 3 95 B.1 à 4 sacs.3 45 8 50 3 55 3 60 5 9 3 40 3 45 3 50 3 55 10 24 3 35 3 40 3 45 3 50 25 et plus.3 30 English style.3 35 3 40 3 45 En sacs de 250 lbs.Prix on gros 1 à 4 sacs.3 30 6 9 .3 25 10 24 .:.3 20 25 et plus.3 15 Rit " Crystal " En sacs do 25 lbs “ 50 le Bao, 1 35 .“ 2 60 Salaisons, Saindoux, eto.Lard Canada Short Cut Mobs le quart .15 00 16 00 “ “ " le ) quart.7 75 8 00 Short Cut Clear - • le qt.15 0) 15 50 .le | ’’ 7 75 8 00 Saindoux : Pur do panne en seaux.I 70 2 00 CanistreB do 10 lbs.“ "6 “ .I« «< g l» Composé, “Swan,’ en Beaux Canistre de 10 lbs.•¦ “ 6 “ .3 8) 9 8) 9 81 9 1 55 7)0 7)0 07) Jambons, lalb.10 10) Saindoux Standard, en seaux.1 45 Globe, “ .1 40 Divers : Lard fumé, la lb.0 10 0 11 Lard Balé de l’Ouest le qrt 18 00 00 00 Lard Mess do l’Ouest, 15 00 16 00 Spécialités dejos.Quevillon
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