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Titre :
Le Prix courant : journal du commerce
Journal de commerce de Montréal qui informe sur les affaires et les marchés en général, et sur la construction en particulier.
Éditeur :
  • Montréal :Compagnie de Publication des marchands détailleurs du Canada Limitée,1887-1957
Contenu spécifique :
vendredi 13 septembre 1895
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Quincaillier
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Le Prix courant : journal du commerce, 1895-09-13, Collections de BAnQ.

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p-n>^ HHHHHHHHHBI iü • _________________/- MMNII AOTOflfIC — ¦ ' Km- F.BEDARD, (HafGhand de Fromage à Commission .ET NEGOCIANT en FOURNITURES FOUR LES FABRIQUES de BEURRE et de FROMAGE SEUL AGENT AU CANADA POUR I La Célèbre Canistre à Lait “EMPIRE STATE" a l’usage des Patrons de Beurrerie et Fromagerie.Le Séparateur à main “MIKADO" le modèle le plus nouveau, le plus perfectionné et le plus pratique.99 LA BARATTE “FAVOURITE,' La meilleure en existence.La plus simple, la plus durable, la plus puissante et la plus facile à entretenir.L’Excellent Extrait de Présure et de Couleur à Fromage.La Poudre “ Préservaiine” les Œufs et les Viandes.Outillage Complet, Machines, Bouilloires, Pompes, Bassin, Presses, Ustensiles, Instruments, Outils Tout ce qu'il faut pour suivre les procédés de fabrication les plus perfectionnés.Fonds, Cercles et Couvercles pour faire des boîtes, et Machines pour les assembler.Prix Modérés et Conditions Faciles.B.de Poste 62.Demandez mon Catalogne Illustre et ma Liste de Prix avant de donner votre commande ailleurs.Tel.Bell 2461.TV.1^.BEDARD, 32 et 34, rue des Enfants Trouvés.Foundling, MONTREAL.— I f- &BDO DU COMMERCE, DE LA FlNANCE^MDlpiL, DE LA PRQPRtETE^FONGIERETET DES ’ASSURANCES.Vol.XVII, No.2.Montréal, Vendredi, 13 Skitkmiiiik 1895.hk™iî,!o™1a„,,n,1 itopi-wuii™.ÇA ET LÀ a nos Le nio's de septembre est, pour “Le Prix lecteurs.Courant,” un double anniversaire : Le g septembre 1887, “ Le: Prix Courant’’ voyait le jour pour la première fois, il entre donc dans sa neuvième année.Il y a deux ans, au mois de septembre également, “ Le Prix Courant ” changeait de mains et prenait le nouveau format qu’il a actuellement.En même temps, de seize pages qu’il avait, il montait d’un coup à 32 pages.Depuis, “ Le Prix Courant ” a été publié à 36, puis à 40 pages et il paraîtra bientôt à 44 pages.C’est notre manière de remercier 110s patrons, abonnés et annonceurs.C’est aussi pour leur prouver que nous reconnaissons l’encouragement qu’ils veulent bien nous donner, que nous leur offrons aujourd’hui un numéro plus important, auquel nous avons cherché à donner un attrait plus spécial tant par le fond que par la forme.Depuis deux ans, le nombre de nos abonnés a plus que doublé et nous voyons avec plaisir qu'ils suivent notre journal avec intérêt et qu’ils l’aiment.Nous en avons souvent la preuve car dès qu’un abondé, mal servi pas la poste, ne reçoit pas un numéro, vite il en réclame un autre.Ces demandes nous plaisent toujours, car tout homme aime à voir apprécier son travail et ses efforts.Nous remercions donc nos abonnés de leur encouragement et de leur fidélité et nous remercions également nos annonceurs du patronage de plus en plus marqué qu’ils nous accordent, et nous souhaitons que nos relations avec les uns et les autres continuent longtemps à notre avantage commun.Inoee“dlos Ainsi que nous le prévoyions, lors de incendiaires, l’arrestation des incendiaires présumés du magasin de Boyd, Gillies et Cie, les compagnies d’assurance ont continué leurs recherches et elles viennent de faire arrêter une dizaine de citoyens, marchands où anciens marchands, sous l’accusaton d’être des incendiaires ou complices d’incendiaires.A Toronto, un citoyen a été arrêté également, la semaine dernière, sous la même accusation, sur la dénonciation d’un confident qui aurait été présent à la perpétration du crime.Décidément, si ces accusations sont fondées, nous étions plus américanisés qu’on le croyait et il était grand temps qu’une épuration se fît dans notre commerce.Notre magistrature, elle, n'est pas américanisée et nous sommes sûr qu'elle fera bonne justice des coupables qui lui seront désignés par le jury.UBiàque Nous avons pris la liberté de poser deux ville Mario.qUCStjons à M.Win, Weir, président de la banque Ville Marie.Par la première, nous lui demandions comment il se fait qu’il soit obligé de renouveler si souvent son bureau de direction.Par la seconde, nous désirions qu’il nous donnât, en confidence, le nom du propriétaire véritable d’un certain nombre d’actions delà banque Ville Marie, représentant un montant considérable du capital de la banque, et qui figurent aux listes officielles aux noms" de Win.Weir et U.Garand, in trust et de Win.Weir, in trust.A ces questions, il 11’a pas jugé à propos de répondre.M.Weir, en outre de sa position de président de la banque Ville Marie, tient également une banque privée sous la raison sociale Wm Weir & Sons.Nous n’avons pas l’indiscrétion de vouloir nous mêler de ce qui se paisse dans les bureaux de sa banque privée.Mais la banque Ville Marie est une institution semi-publique, où un certain nombre de nos concitoyens ont placé leurs épargnes et qui jouit de privilèges considérables conférés y .‘58 LK PRIX COURANT \( FONDEE 1842 CA ' C>.V' Epiciers en Gros "v THES ; Nous donnons une attention toute spéciale a l’importation de nos THES, nous pouvons assurer aux marchands qu’ils sont toujours certains de trouver ce qu’il leur faut et au plus bas prix du marche dans notre stock 7 qui est toujours des mieux assortis.Nous recommandons notre Eau=de=vie, célébré marque “GONZALEZ.” Gin supérieur “ NIGHT CAP.” Seuls depositaires pour les Provinces d’Ontario et Quebec • pour la Lessive “GREENBANK.” MONTREAL \c LXF LI>: PRIX COURANT par la loi des banques.Nous avons le droit de demander des explications sur certaines choses obscures qui se trouvent dans les rapports que la loi exige de la banque, et ces explications, ou nous les refuse.Nous ne cacherons pas à M.Weir que son silence, qui est peut-être très prudent, est mal interprété par ceux qui s’occupent d’affaires financières.Voyons, M.Weir, un bon mouvement ! Parle/., le public anxieux est suspendu à vos lèvres ! La Chambre de La Chambre de Commerce du district duCdi8triotede c^e Montréal a repris, vendredi dernier, Montréal.]e cours de ses assemblées mensuelles.Son président, M.H.Laporte, y a annoncé qu'une charte spéciale lui a été accordée par le parlement fédéral.Cette charte spéciale, tout en la laissant fonctionner, pour les affaires générales, sous l'autorité de la loi générale concernant les chambres de commerce, lui a accordé les pouvoirs particuliers suivants : io D'augmenter le nombre de ses officiers.20 D'émettre des obligations jusqu’à concurrence d’une somme de $500,000, pour se procurer les fonds nécessaires à la construction d’un édifice convenable.La chambre se trouve donc, aujourd’hui, munie des pouvoirs nécessaires pour mener à bien le projet de M.Laporte, de construire un édifice à la hauteur de son prestige.Nous espérons que l’on fera usage de ce pouvoir dans le plus bref délai possible.Et, si l’on nous permet de donner notre humble avis, nous signalerons à M.Laporte une occasion véritablement providentielle qui s’offre en ce moment : L’édifice de la banque du Peuple va être probablement mis bientôt sur le marché, car la banque, lorsqu’elle rouvrira ses portes, aura plus besoin d’argent que de bureaux luxueux.La chambre aurait ainsi l’occasion d’acheter, pour un prix raisonnable, un des plus beaux et des plus spacieux édifices de la ville de Montréal.La banque comptait en retirer 4 p.c.du capital employé : $250.000, et avoir ses bureaux par dessus le marché.Ce calcul placerait le revenu des étages supérieurs à $10,000 par année, sans epmpter le rez de chaussée.Dans ce rez de chaussée, la chambre pourrait se tailler un local amplement suffisant et retirer $2,000 de loyer de ce qui resterait.En payant l’édifice $200,000, la chambre pourrait ao donc se faire un revenu de $11,000 à $12,000, suffisant pour payer 5 p.c.d’intérêt aux porteurs d’obligations et faire face aux charges ordinaires : taxes, assurances, etc, sans y employer le produit des cotisations de ses membres.Il est évidemment préférable, au point de vue du placement, d’acheter une propriété louée, eu plein rapport, que de faire construire sans savoir où l’on pourra trouver des locataires.Dans tous les cas, nous soumettons humblement la chose au conseil de la Chambre.do8apompiors Nos concitoyens de Québec se félicitent parisiens, d’avoir attiré l’attention des autorités françaises qui leur envoient deux officiers du corps des pompiers de Paris, pour y étudier le système de protection contre l’incendie.En Europe, où les villes sont bâties en pierre et en fer, la menuiserie même et les planchers étant souvent en fer ou en acier, les incendies désastreux sont peu fréquents, les commencements d’incendie sont promptement circonscrits et étouffés.Il s’en suit qu’on n’y sent pas le besoin d’une organisation perfectionnée comme au Canada ou aux Etats-Unis, où les constructions né sont souvent qu’un assemblage de matériaux combustibles.Cependant, par la grande étendue des bâtisses, et leur hauteur d’étages, les grandes conflagrations en Europe entraînent presque toujours de nombreux accidents de personnes ; tandis que, dans l’Amérique du Nord, ces accidents sont rares et 11e sont possibles, grâce au service de sauvetage, que lorsque l’incendie a été découvert trop tard.Nous croyons que les pompiers parisiens ne trouveront peut-être pas icide pompiers plus dévoués,plus énergiques, plus disciplinés que chez eux, maisqu’ils pourront constater que tout cela existe également chez nous au plus haut degré.Ce qui leur fournira un fertile sujet d’études, c’est le matériel, l’outillage perfectionné dont nous nous servons, tant pour combattre l’incendic, que pour appeler les pompiers et les mettre en face de l’ennemi.De ce côté, nous 11e craignons point de rivaux et nos pompiers pourront faire ouvrir les yeux bien grands à leurs visiteurs, si ces Messieurs, surtout, poussent jusqu’à Montréal. 40 LE PRIX COURANT IMPORTATEURS DE Marchandises Seches • F rançaises Allemandes iiiîi.Mi4iiimi»u.4 LA CIRCULATION DK LA PRESSE KST NKUF FOLS AUSSI CONSIDERABLE QUE CELLE DK TOUT AUTRE JOURNAL A MONTRÉAL.LA PRESSE EST LUE AVEC INTÉRÊT PAR LE MONDE COMMERCIAL.LE.COMMERCE DE GROS.pN re servant des colonnes d’annonces de LA PRESSE, aura à son emploi le plus puissant agent du Canada, parmi les journaux quotidiens.Administration, Redaction et Annonces: 71 ET 71A Rue St=Jacques NONTREAL, Canada LE PRIX COURANT 43 NOTES AUTOBIOGRAPHIQUES ¦SS^u UN accident nous a fait mettre la main sur de curieuses notes autobiographiques, trouvées dans le fouillis de papiers d’affaires d’un ancien négociant retiré, qu’un clerc de notaire avait été chargé de mettre en ordre pour l’inventaire.Ces notes étaient écrites dans une sorte de calepin dont la mu^iertnr^m cuir jauni attestait un âge considérable.Bien entendu, nous ne donnons ni le nom du négociant, ni les dates exactes, ni la ville où il a exercé son négoce.Octobre i860.—Sorti du collège en juillet, passé les vacances chez le bonhomme.Le vieux ne veut plus payer pour le collège ; il a fallu trouver une place pour gagner ma vie.L’oncle Pierre qui habite la ville m’a trouvé une place de commis dans une grocerie.Entré hier ; le patron paraît pas trop commode ; il y a un autre commis.J’apprends le commerce en allant porter les.paquets.aux pratiques.Pas amusant.Logé, nourri et $5 par mois.Septembre 1862.—Le patron m’a mis à la porte.Trouve que jecasse trop de bouteilles de bière.Entré chez X .à $2.00 par semaine et nourri.Jafivier 1862.—Sorti de chez X .M’a fait des reproches pour quelques cigares.Un mois à rien faire.Le vieux a exigé que je trouve tout de suite une autre place.Entré chez Z .Il faudra faire attention aux cigares et à la boisson.Décembre 1863.—Z .en faillite, encore dans le chemin.J!ai vu comment ça se faisait une faillite.Mai 1864.—Entré chez Y .j’apprends à faire le rye et le brandy.Juillet 1865.—Le vieux est mort, m’a laissé $1,000 par son testament.Mars 1866.—Acheté le stock de N .avec les $1,000 de la succession.Juin 1866.—Marié en séparation de biens avec douaire.Ma femme m'apporte $2,000.Juillet 1867.—Placé les $2,000 de ma femme et $500 d’économies, sur une maison, à son nom.Septembre 1867.—Tlacé $500 au nom de ma temme sur terrain, pour faire bâtir au printemps.Avril 1868.—Bâti belle grocerie, à un coin, maison au nom de ma femme.Déménagerai le 1er mai.Juin 1868.—Le déménagement m’a coûté cher, et la clientèleme vient pas vite.Trop d’autres épiceries dans les environs.Septembre 1868.—Billet protesté.Mauvaises collections des anciens crédits ; pas beaucoup de nouveaux clients.Ça va mal.Prêté $500 au nom de ma femme.Juillet 1869.—Mes créanciers deviennent tannants.Pas moyen de rien mettre de côté cette année.Décembre 1869.—Grocerie brûlée, assurance $2,000.Maison brûlée assurance suffisante.Remonté mon stock avec $1000 comptant et $500 à crédit.Octobre 1870.—Placé $1000 au nom de ma femme.Septembre 1871.—Affaires mauvaises, pas moyen de collecter ; débiteurs s’en vont aux Etats-Unis.Maisons de gros me forçant, j’ai fait faillite.Passif $4,750, actif $1200.Décembre 1871.—Racheté mon stock pour $500 fournies par ma femme ; pris société avec commis, nominalement, pour embêter mes créanciers.Janvier 1874.—Placé $ioooau nom de.ma femme.Vendu $4,500 la première maison qui coûtait $2,500.Acheté bloc pour $5,500.Mars 1880.—La loi de faillite abolie ; comment faire pour avoir ma décharge ?Novembre 1880.—Suis débarrassé de mes anciens créanciers par la prescription de cinq ans.Payé $10 à l’avocat pour cette consultation qui me vaut bien plus que ça.- Janvier 1881.—Vendu bloc $7,800.Acheté deux blocs, $10,000 comptant.Affaires au magasin donnent $1000 net par année ; tout placé au 110m de ma femme.Juillet 1882.—Grand incendie, tout mon stock brûlé.Gagné $2000 sur l’assurance.Décembre 1883.—Acheté, au nom de ma femme, un bloc de $8,000, payé comptant.Janvier 1884.—Mauvaise année procès pour vente de boisson à un mineur, perte d’uu gros compte, client parti pour les Etats.Procès pour falsification de marchandise.Inventaire : actif $10,000 ; passif $7,000 y compris billet de $2,000 à ma femme.Août 1885.—Pas capable de payer billet à ma femme qui me fait demande de cession.Novembre 1885.—Stock racheté par ma femme à 50c, dettes de livres à 10c.Janvier 1886.—Inventaire : actif $12,000, passif$1,560.Janvier 1886.—Ayant environ $40,000 de propriétés qui me rapportent $3,500 par année, fatigué du travail de l’épicerie, et ayant trouvé une bonne occasion, je vends mon fond de commerce $10,000, un quart comptant et un quart par année pendant trois ans avec intérêt.Février 1888.—Candidat aux élections municipales.Election coûte cher : $2,000, élu échevin pour le quartier de .Février 1889.—bénéfices de l’Hôtel de ville, première année d'échevinat, $3,000.Février 1890.—Bénéfices de l’anuée $5,000.J'évrier 1891.—Bénéfices de l’année $15,000.Battu aux élections, je vais vivre de mes rentes., Après une vie active si bien remplie, notre négociant n’a pas pu jouir du repos, qu’il convoitait, probablement plus par dépit d’avoir été battu que par dégoût de la vie 44 ¦ LE PRIX COURANT STRICTEMENT EN GROS H.HEBERT 297 et 299 Rue Saint=Paul et 21 Rue Saint-Jean-Baptiste, 4 Importateur de Ferronneries et Quincailleries achetées directement des manufactures Anglaises, Françaises, Allemandes, Belges, Américaines et Canadiennes.Notre commerce nous permet d'acheter en quantités suffisantes pour avoir le plus bas prix et par là même en faire bénéficier nos clients.Les marchandises sont toujours emballées avec le plus {jrand soin et expédiées avec promptitude.Nous ne veinions qu'aux marchands.Nous avons toujours un grand assortiment en ce qui concerne notre ligne.Une visite personnelle est sollicitée, mais au cas ou vous ne pourriez venir, envoyez vos commandes par la malle et elles recevront une attention toute particulière.Afin d'accommoder nos clients nous tenons constamment des voyageurs sur la route.Ces Messieurs sont : Aug.Brodeur, Eug.Poitevin et Qust.Busseau.QEO.W.SADLER.• ’• OEO.F.HAWORTH.•""#.Robin, Sadler & Haworth, .MANUFACTURIERS DE COURROIES en CUIR ri 4,,,.-.U- ?m Coin des Rues WILLIAM ET DES SEIGNEURS p Montreal.Vue de aotre nouvelle Manufacture a Montreal.)) Manufactures a Montreal et Toronto. LE PRIX COURANT 45 publique ; une courte maladie l’a enlevé à l’estime de ses concitoyens.s Il a laissé une veuve et quatre enfants, déjà assez grands, auxquels il laisse une jolie fortune d'une centaine de mille piastres.Nous n’ajouterons pas qu’il leur laisse aussi l’exemple de ses vertus ; nous avons cru qu’il vaudrait mieux pour eux ne pas prendre connaissance des notes transcrites ci-dëssus ; mais comme ces notes nous ont paru résumer la moralité commerciale pratiquée par un certain nombre de nos hommes d’affaires, nous avons voulu les publier, non comme exemples à Suivre, mais comme choses à vigoureusement condamner.Si l’auteur de ces notes est mort riche et considéré, au moins en apparence, cela ne veut pas dire qu’il en ait été plus heureux ; et, maintenant, (pie lui sert-il d’avoir violé, si habilement que ce soit, les lois divines et humaines ?GRAINS ET FOURRAGES L’ARTICLE qui intéresse le plus la proviuce de Québec, en ce moment, c’est l’avoine.Nous en ( avons récolté une abondante moisson et la qualité, en général est excellente : bonne couleur et bon poids.Il y aura cependant une différence entre l’avoine moissonnée avant les pluies, et celle qui a supporté, soit sur pied, soit couchée dans le champ, les pluies des 17 et 18 août.Dans la région de Montréal, la^us grande partie de la moisson a été faite avant les pluies ; dans les régions plus à l’est, au contraire, la plus grande partie de l’avoine a eu trop d’humidité et a pris, en'conséquence, une couleur plus foncée.Elle n’en est pas moins nourrie et pesante, et donnera le même'"résultat que l’autre soit à la mouture pour la moulée, soit à l’usage en entier pour les animaux.Mais la quantité considérable d’avoine récoltée va nous forcer à chercher un débouché à l’étranger, car Ontario, quoiqu’ayant une récolte moindre que l’année dernière en quantité et en qualité, a cependant assez pour sa consommation ; et s’il lui en fallait importer, c’est Manitoba qui lui fournirait ce qui lui manque.Or, pour l’exportation, trois choses principales sont prises eu considération : le poids, la couleur et la netteté.Le poids, qui indique la valeur intrinsèque de l’avoine comme aliment ; la couleur, qui indique le degré de siccité à la moisson et les risques d’échauffement qui en résultent ; la netteté, qui garantira l’acheteur qu’en achetant de l’avoine, il n’achète pas toutes sortes de graines plus Ou moins sauvages, sans valeur connue aliment.Notre avoine a, cette année, une pesanteur qui lui permettra de se faire apprécier sur les marchés d'Europe, habitués aux avoines lourdes.La plus grande partie aura une couleur au moins passable, n’indiquant pas de •forts risques d’échauffement.Mais, malheureusement, il est bien peu de cultivateurs qui se donneront la peine delà nettoyer convenablement.Il est vrai que, dans l’état actuel de la ctilture en ' général chez nous, ce nettoyage demande un certain travail, avec un outillage un peu plus compliqué que celui dont disposent la plupart des cultivateurs.Mais l’augmentation de la valeur de leur avoine serait certainement beaucoup plus considérable que la valeur de ce travail supplémentaire et l’intérêt sur le coût de quelques passes à ajouter au crible.D’un autre côté, si les cultivateurs prenaient plus de soin de leur terre, s’ils avaient le bon esprit d’établir une rotation qui ferait passer tout à tour chaque partie de la ferme par quelques années de culture sarclée, s’ils faisaient un emploi plus lilx-ral du fumier d’étable et des engrais artificiels, il est certain que leur avoine serait, dès le premier vannage, beaucoup plus propre qu’elle ne l’est aujourd'hui et qu’on pourrait la vendre avantageusement sans nouveau nettoyage.Le grain, d’ailleurs, y gagnerait aussi énormément, par la régularité des bons rendements.C’est encore là une des supériorités de la culture améliorée d’Ontario sur la culture routinière de notre province.Chez nos voisins, les bonnes récoltes sont la règle générale et les mauvaises sont )’exception, due à des conditions atmosphériques absolument défavorables ; tandis que chez nous, malheureusement, les bonnes récoltes sont l’exception et demandent des conditions atmosphériques spécialement favorables.Nous prions nos lecteurs, marchands et commerçants, d’employer leur influence, et, à l'occasion, leur exemple pour faire pénétrer ces idées de progrès chez nos cultivateurs.Ils ne seront pas les derniers à en recueillir des avantages.Nous voudrions aussi faire part à 110s lecteur^ de quelques remarques qui pourront les guider dans leur appréciation de l’avenir des marchés de l’avoine et du foin.Ils ont dû remarquer, comme nous, que, l’année dernière, l’avoine étant rare et le foin abondant, à bon marché, les cultivateurs ont ménagé leur avoine et ont fait manger du foin à leur bétail plus libéralement que de coutume.Il en est résulté ceci que, à la fin de la saison, il était resté à la campagne et en entrepôt plus d’avoine qu’on ne-s’y^attendait, ce qui a produit la baisse que nous subissons depuis le commencement de juillet.Le foin était tellement surabondant que, malgré tout, il en est resté beaucoup à vendre.Cette année, l’avoine est abondante et le foin parait devoir se vendre à des prix plus rémunérateurs.En 46 LE PRIX COURANT Entrée Gratis.L’EXPOSITION DE MONTREAL ^ du 12 au 21 Septembre - Si vous venez à l’Exposition de Montréal, ne manquez pas de venir nous voir en vous y rendant.Nous vous donnerons GRATUITEMENT, des billets d’entrée à l’Exposition pour vous et les vôtres, (pii vous accompagneront.t Si vous aimez à utiliser votre voyage pour faire des emplettes, vous trouverez à notre Salle de Vente l’étalage d’échantillons les plus variés, qu’il soit possible de désirer en articles d’EpiCCPieS, Vins et Liqueurs et vous aurez à votre disposition un personnel nombreux, compétent et empressé.Voici quelques-unes de nos cotations d’aujourd’hui qui vous mettront à même de mger de nos prix en général, soit :— - Sucre Brut en poche, 2\ c.la livre.Cassonades Redpath et St.Lawrence, de c- à c.FRUITS SECS RECOLTE 1894, EN BONNE CONDITION : Raisin de Valence “ Pine off Stalk,’.’Juan Merle.2jc.la livre.' Raisin de Californie “ Loose Muscatels,” trois Couronnes.4tc.la livre.quatre Couronnes .4.^0.“ Raisin de Corinthe ‘‘Prime Provincials,” quarts.3R:.“ • Demi-quarts.3jjc.“ Dattes “ Hallowi ”.3c.la livre.CONSERVES, FABRICATION DE 1896, POUR LIVRAISON EN SEPTEMBRE OU OCTOBRE.Tomates, 3 lhs J.W.Windsor “ Ice Castle,”.75c.la douzaine Tomates, 3 lbs “ Little Chief ”.80c.“ BltVd’Inde, 2 lbs J.W.Windsor “ Ice Castle,”.75c.“ Bld-d’Inde, 2 lbs “Aylmer,”.77$c.“ •Bld-d’Inde, 2 lbs “ Little Chief,”.77Jc.“ Pommes “ Loo Cabin,” gallon______$1.90.— 3 lbs.77ic.— 21bs.,50c.HUDON, HEBERT & CIE IMPORTATEURS et NEGOCIANTS EN GROS Epiceries, Vins S Liqueurs 41 rue ST-SULPICE et 22 rue DE BRESOLES mOpTREAL I LE PRIX COURANT 47 raisonnant par analogie,on pourra prédire avec quelques apparences de certitude que les cultivateurs vont nourrir leur bétail, cet hiver, à la paille et à l’avoine, pour ménager leur foin.D'où il résultera une plus grande consommation sur place de l’avoine et une plus grande quantité de foin disponible pour l’exportation.Et en faisant leurs calculs sur la probabilité des prix an printemps, il leur faudra tenir compte de cette augmentation de la quantité disponible., ." Les marchés du foin dans le Haut Canada et aux • Etats-Unis sont qnainténânt-bien approvisionnes par la récolte locale ; les cultivateurs dans ces deux pays ont trouvé plus avantageux de réaliser leurs foins immédiatement, puisqu’ils en trouvaient un bon prix, et de garder leurs grains dont les prix baissent, comptant sur un marché plus élevé, plus tard, pour ces derniers.Il n’y a donc presque plus de demande de ces deux côtés pour notre foin mais il est probable que nous verrons renaître cette demande avant la fin de l’hiver et que nous pourrons alors écouler une bonne partie de notre surplus, si nous savons éviter l'excitation et nous contenter des prix que ces marchés pourront nous donner.TANNAGE DES PEAUX HUMAINES P-AR le plus grand des hasards, feuilletant l’autre jour le catalogue d’une vente de livres qui eut lieu en 1864, dit un confrère de France, mes yeux s’arrêtèrent sur ces lignes : “ La Constitution de la République française, reliée en peau humaine en 1793.” La curiosité me poussa à m’informer si vérit îb.emcnt LT' peau humaine avait jamais servi à un tel usage avant tt après cette époque célèbre de l’histoire.Mes recherches me révélèrent des choses surprenantes.Ce 11e fut pas seulement pendant la tourmente révolutionnaire que de pareils faits se produisirent, mais j’acquis la preuve qu’au XlIIe siècle il existait plnsieurs livres semblables, entre autres une Bible latine magnifiquement reliée avec une peau de femme.En 1765, l’Encyclopédie française publia une recette pour le tannage de la peau humaine.Le chirurgien Sue, de Paris, avait même offert au roi une paire de pantoufles faite en peau humaine d’après cette recette.Pendant le règne de Napoléon III une copie des Décrétales écrite sur de la peau humaine lut trouvée à la Sorbonne et portée aux Tuileries.Jean Ziska, le célèbre chef borgne des hussites, ordonna qu’après sa mort sa peau fût tannée et convertie en tambour pour que, disait-il, le bruit fait par cette peau effraie ses ennemis et les mette en fuite.• Ce fut cependant sous la Révolution française que ce tannage prit le plus de développement.Un individu se présenta un jour à la barre de la Convention et informa cette assemblée qu’il avait découvert ün moyen simple et original pour avoir du cuir en abondance.Le Comité de salut public lui donna la concession du château de Meudon, où il s’installa et travailla assez mystérieusement.En échange de cette concession, il offrit aux membres du Comité des bottes faites en peau humaine.Cette tannerie de Meudon acquit bien vite une notoriété considérable.Un grand nombre de volumes furent reliés avec ce cuir et Philippe-Egalité, duc d'Orléans encou- ragea cette tannerie, en portant à un bal, qu’il donnait au Palais-Royal, une paire de culottes faite avec de la peau humaine.Le général Beysserqui se rendit célèbre dans les guerres de la Vendée mit à la mode dans l’armée de semblables culottes, en eu portant toujours dans les batailles et les revues.Un vieux soldat qui avait fait presque toutes les campagnes de la Révolution française possédait un vêtement fait d'une seule pièce, en peau humaine ; la finesse de ce vêtement était remarquable.Un architecte, qui fut l'un des chefs de l’infâme bande noire qui, pendant longtemps, terrorisa les campagnes de l'ouest de la France en 1823, portait une veste en peau humaine de belle apparence.Saint Just, sous la Terreur, fit tanner la peau d'une jeune fille et s'en fit faire un gilet qu’il porta jusqu'au jour de sa mort.Les tanneries de Meudon et autres lieux produisirent beaucoup et durent rapporter beaucoup d’argent.Depuis ce temps, cette fabrication est devenue plus rare.Mais Dibdin raconte qu’à une époque relativement 1 récente, un percepteur avait en sa possession : un Traité sur les sports relié en peau de cerf, une copie de XHistoire de Jacques III, de Fox, reliée en peau de renard, et un volume d’Anatomie, relié en peau humaine.En 1837, à Boston (Massachussetts), la Relation des aventures d’un brigand fut reliée avec sa propre peau.On pouvait lire sur la couverture ces mots : “Ce livre a été relié avec la peau de Walton.” ' La peau de Pranzini a aussi fait parler d’elle il y a quelques années.Les musées anthropologiques des foires, sont pour ainsi dire les seuls à posséder, actuellement, des échantillons de peau humaine tannée de nos jours.Ou pouvait en voir une au Hâvre en 1874 dans un de ces établissements ; elle ressemblait à la peau d’un veau, tout en étant plus rude et plus ridée.La figure, les doigts et même les ongles des mains et des pieds étaient parfaitement visibles.D’après le propriétaire du musée, cette peau venait d’un homme de trente ans ; elle avait été fendue sur le côté de la tête, puis coupée au milieu du corps de manière à préserver la.figure et la peau des 48 LE PRIX COURANT CAMPBELL fie BRODIE—( Q uebec MANUFACTURIERS, IMPORTATEURS ET MARCHANDS EN CROS EN BOTTINES SOULIERS CLAQUES MEILLEURE VALEUR SUR LE MARCHE.20 - 5 et 6 °/0 A 30 JOURS SONT LES CONDITIONS QUE NOUS FAISONS SUR LES CLAQUES v •.CE SONT DES CONDITIONS MEILLEURES QUE CELLES OFFERTES PAR LES AUTRES MAISONS.ET, COMME NOUS DONNONS TOUJOURS SATISFACTION, N'ATTENDEZ PLUS POUR NOUS ENVOYER VOS ORDRES EN CLAQUES CAMPBELL & BRODIE QUEBEC LE PRIX COURANT 41) cuisses qui à ces endroits est plus épaisse et d'un grain plus fin.La peau humaine est tannée de la même manière que celle des chevaux et des bœufs, et comme elles, on peut en faire soit du parchemin, soit du cuir.Elle conserve AGRICULTURE LA CULTURE DU UN Dans le désarroi où nous jette l’insuccès temporaire de l’industrie laitière, tous ceux qui s’intéressent à notre agriculture cherchent une nouvelle formule, une nouvelle industrie, un nouveau mode de culture ou d'utilisation des produits agricoles, qui puisse tenir nos cultivateurs en marche vers le progrès et les empêcher de tomber irrévocablement dans la Tgjeille routine.- Sous l’empire de ces préoccupations, nous avons jeté les yeux, non pas sur une nouvelle culture, mais sur une ancienne, que les circonstances ont fait abandonner et qui, pourtant, serait d’un grand secours dans les années où les autres ne donnent pas de bons résultats, nous voulons parler de la culture du lin.Nos grands pères cultivaient le lin, comme leurs ancêtres de France, et de la fibre de cette plante, nosgrands'-mères faisaient, comme eux, la toile forte, inusable, qui servait à façonner le linge du ménage de même que le linge de corps.Avec la laine de leurs moutons, elles fabriquaient l’étoffe du pays, et nos cultivateurs avaient ainsi chez eux, comme leurs cousins de France, et grâce à l’industrie de leurs ménagères, tout l’habillement dont ils avaient besoin.L’industrie anglaise, à force de travail pour implanter ses cotonnades chez nous, a réussi à faire presque disparaître la culture du lin de la province Les cotonnades sont.si bon marché qu’on ne se donne plus la peine de cultiver le lin, de le rouir, de le brayer, de le fi er et de le tisser.Autant de travail de moins, d’ailleurs, pour la femme et les filles des cultivateurs.La toile du pays est presque complètement disparue de nos campagnes, de-même que finira bientôt par disparaître l'étoffe du pays, qui est déjà presque introuvable dans les vilUsetdans les villages, où l’on veut s’habiller de drap, comme les Messieurs.Le mouton même est en décroissance.Cependant le lin, comme le mouton, a deux parties utilisables : la tige pour sa fibre textile et la graine pour son huile.Cette dernière utilisation était peu pratiquée par nos ancêtres qui ne cultivaient guère le lin que pour la fibre.Aujourd’hui, au contraire, il est des pays où l’on ne cultive le lin que pour la graine; cette culture même donne un profit avantageux.Une colonie de Mennonité-, paysans russes attirés au Nord-Ouest par l’appât de la liberté, en fait une de ses principales cultures.Soit que une apparence caractéristique qui lui est propre et à laquelle on 11e peut se tromper.Ce 11’est que lorsque le pareheminier l'étend avec trop tie force, qu'elle perd cette apparence sui gct/rris ; eile ressemble alors à du parchemin ordinaire.le sol ne soit pas propice, soit que le mode de culture 11e s’y prête pas, la fibre du lin des Mennonites n’est pas utilisable comme textile.Ils ire tirent, par conséquent, profit que de la graine.Il en est de même, d’ailleurs, dans les Etats-Unis de l’Ouest.On récolte au Manitoba, 20 minots de graine à l'acre ; or la graine vaut, aux moulins du Hçrilt Canada, $1.00 et plus le minot.A Baden, Ont., il existe uli moulin à graine de lin, qui a payé, l’année dernière, $150,000 aux Mennonites pour leur graine de lin.D’un minot de 60 livres de graine de lin on tire 20 livres d’huile, qui vaut en gros 50c.environ le gallon, et 40 livres de tourteau, que l’on exporte en Angleterre, parce qu’on n’a pas su encore l'apprécier ici à sa valeur comme fourrage pour les animaux.Les quelques wagons de tourteaux qui se vendent chez nous, se paient $20 la tonne.Les Mennonites sèment le lin dans les pièces qu'ils n’ont pas eu le temps de semer eu blé, ou dans la terre neuve qui n'a encore subi qu'un hersage pour tout défrichement.Un demi-minot de graine, semé à la volée, suffit pour un acre (un peu plus d'un arpent).Le sol ne doit pas être trop riche —c’est un défaut bien rare chez nous—pour que la fibre soit bonne ; et on ne doit pas semer le lin après une fumure.La récolte du lin 11e peut pas être considérée comme spécialement épuisante pour le sol, mais la première condition du succès, c'c-st que la terre soit tenue nette.La végétation de la plante est rapide ; quoique semée après les grains, elle mûrit toujours au Manitoba et n’a jamais souffert de la gelée.Il est'donc évident qu’elle n’a pas à craindre non plus de la gelée ici.Nous n’hésitons pas à conseiller la reprise en grand— et non pas par petites pièces comme aujourd’hui— de la culture du lin, qui fournira toujours deux récoltes, dont le marché est toujours actif : la fibre qui, une fois broyée, sera toujours facile à vendre aux fabricants de toiles d’Angleterre ou des Etats-Unis, en attendant qu’il y en ait au Canada ; et la graine dont les moulins sont toujours prompts acheteurs.Nous importons chaque année pour un million de piastres, en moyenne, de toile en pièces, que nous pourrions si bien fabriquer chez nous, car les fabriques ne manqueraient pas de s’établir aussitôt qu’elles auraient la matière première assurée.Nous importons aussi de l’huile de graine de lin pour $350,000, en moyenne par année, tandis que nous devrions en exporter pour des millions.L’Angleterre, d’où nous tirons notre approvisionnement d’huile, 11e produit pas la graine ; elle l’im- 50 LK PRIX COURANT Maison JOBIN & ROCHETTE 1 Fondée en 1880.Manufacturiers de Chaussures et Marehauds en Gros de Claques Marque.* “Jacques-Cartier AUTOMNE 1895.|~ Grande Attraction ! 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LE PRIX COURANT 51 porte du continent européen, principalement de Russie ; elle extrait l’huile qu’elle utilise chez elle et dont elle exporte le surplus et elle emploie le résidu, le tourteau, à l’engraissement de ses bestiaux.EJle n’en a pas assez de ce tourteau ; elle en importe du Canada et des Etats-Unis ; et elle le paie de $18 à 25 la tonne.Il nous semble que, dans ces conditions, la culture du lin, en arrière saison au moins,c’est-à-dire s’il reste une pièce préparée qu’on'"n’ait pas eu .le temps de semer, vaudrait mieux que celle du sarrazin si souvent avariée ou détruite par la gelée ; et que, même comme culture principale, elle serait aussi avantageuse, moins risquée et moins difficile à placer que la plupart des récoltes que la routine impose à nos cultivateurs.C’est une récolte qui demande plus de soin que celle du foin ; mais, est-ce que cela peut arrêter nos cultivateur, si le rendement est proportionnellement plus élevé?La graine est prête pour le marché dès le battage et le vannage ; pour la fibre, il faut une préparation plus longue.On fait rouir le lin, c’est-à-dire qu’on le fait séjourner dans l’eau pendant un certain temps, puis on le fait sécher ; on le braye, c’est-à-dire on le passe sous un instrument en bois qui brise et détache les parties ligneuses et dégage la fibre, la filasse, puis on peigne cette dernière, qui est alors prête à être vendue à la filature.Le rouissage 11e demande que peu de travail manuel, et le brayage ainsi que le peignage pourraient occuper utilement les longues journées de loisir de l’hiver.Comme résultat, on pourrait, croyons-nous, compter sur le rendement suivant par arpent : Graine, 10 minots à $1.00.$ 10 00 Filasse, 2000 livres à 10c.200 00 Total par arpent .$210 00 L’ERABLE EN FRANCE IES bois d’ébénisterie sont moins taxés, à l’entrée en France, que les bois communs.L’érable 111011-cheté, que nous appelons ici érable piqué est considéré comme bois d’ébénisterie et l’érable blanc comme bois commun.Les fabricants français de mécaniques de pianos, qui emploient beaucoup d’érable blanc d’Amérique, ont demandé que ce bois fût classé comme bois d’ébénisterie.Les autorités n’ont pas acquiescé à cette demande.Elles ont motivé comme suit leur refus : “ D’après les explications données par le Comité, l’érable moucheté se distingue, même à l’état brut, par des taches ou moires que le polissage fait ressortir et met en relief et qui le différencient nettement des autre variétés d’érable.En raison même de ses qualités spéciales, il est recherché par les industriels du meuble et de la construction du matériel roulant des chemins de fer, qui l'emploient en placage pour la fabrication des meubles riches et boiseries formant le plafond des voitures de luxe de nos Compagnies de chemins de fer.Enfin, par sa valeur qui varie entre 240 fr.et 280 fr.les 1,000 kilogr., l’érable moucheté se confond avec les autres bois d’ébénisterie, tels que le noyer noir d’Amérique et différentes variétés de cèdres dont les prix s’échelonnent de 250 fr.' à 300 -fe.“ L’érable blanc, au contraire, présente la même con- texture de fibres que les érables communs.La fabrication des mécaniques de pianos, à laquelle il est employé par quelques facteurs, constitue, non de l’ébénisterie proprement dite, mais de la menuiserie fine.La valeur de l’érable blanc d’Amérique 11’est que de 100 à 110 fr.les 1,000 kilog.se rapprochant ainsi de l'érable indigène, qui s'élève à environ 80 fr.“ Par ces motifs, le Comité a conclu au maintien du classement de l’érable blanc d'Amérique parmi les “ bois communs." Nos propriétaires de bois d’érable trouveront dans la note qui précède l’indication de la valeur courante de ce bois sur le marché français.Mais comme cette valeur est exprimée par 1,000 kilogrammes, il leur faudrait se reporter, pour la conversion, aux données fournies par M.Geo.Baker, dans son rapport à la Chambre de Commerce du district de Montréal, sur le traité de commerce avec la France.D’après le tableau du poids moyen d’un mètre cube des diverses essences de bois, tableau employé par la douane française, l’érable pèse 705 kilogrammes, soit 1655 livres par mètre cube.Or 1,000 pieds B.M.équivalent à 2.36 mètres cubes, ce qui donnerait, pour le poids de 1000 pieds d’érable, 1,663 kilos.D’après ces réductions, la valeur, pour la douane fran.çaise de l’érable piqué serait de 400 à 465 francs, soit de $77.20 à $88,75 les 1,000 pieds mesure de planche, et la valeur de l’érable blanc, de 165 à 175 francs, soit de $32 à $34 les 1000 pieds, livrés au port de débarquement.ENTRÉE GRATIS A L’EXPOSITION.VOIR PAGE 4(5 LE PRIX COURANT 52 ass«sga55^05ta5sa5S5s»5 j 5.î^v K'\^r- ’4Îj - «^k“*,yV jS?Jw\ -X-ci^A mzm WmÊt ûù Kr :.;• çSày &SM ftpfSSæi ^Si nij^uro-f n iwat , |BܧE !*i& SMit itSiij.W.- Sv**’* , ?>¦ ¦"¦W! f ->• ' a «PT'TJ mmusi f.VXi > jiviJ £3Ëzfcfel«; ETOS?•'isiua^ gp£ llgfe 3æg SS** -«'¦» jT' W *'î*V V •' .v-: M •->, • -'*?.V ïtO?»fe iS£V*v mm 'tufiSSlW®1'" LÉ PRIX COURANT 53 NOS MINES LES données ei-après sont extraites d’un ouvrage intitulé: “Mines et Minéraux de la Pro-I vince de Québec,” par M.J.Obalski, ingénieur des mines du gouvernement.Il existe dans notre province un grand nombre de gisements et de mines de minerais utilisables dans l’industrie.Parmi ces mines, celles de fer sont les plus importantes au point de vue industriel.MINERAIS DE EER.Nos minerais de fer se présentent sous différentes formes : io Fer magnétique, 20 Fer oligiste, 30 Fer des marais, 40 Fer titanique, 50 Fer chromique, 60 Pyrites de fer.On les trouve dans les régions suivantes : Fer Magnétique.COMTÉS.TOWNSHIPS ET PAROISSES.Argenteuil Grenville, Wentworth Brome Bolton, Brome, Sutton Drummond Simpson Mégantic Inverness, Ireland, Leeds Missisquoi St-Armand Est, St-Armand Ouest, Stanbridge Ottawa Buckingham, Hull, Wakefield Pontiac Bristol, Litchfield Richmond Melbourne Saguenay Betsiamites, Laval, Laflèche, Letel- lier, Musquaro St-Maurice Shawenegan Stanstead Stanstead Terrebonne St-Jérôine, Beresford Wolfe Ham Sud Fer Oligiste.Ottawa Hull, Templeton Fer des Marais.L’Assomption Lachenaye Belleehasse St-Valier Champlain Champlain, Cap de la Madeleine, Bathe tu, Ste-Anue de la Pérade, Radnor Chiçoutimi Bagot Deux-Montagnes S‘.Éustache Drummond Simpson Gaspé York ¦ Joliette Lauoraie, Kildare • Lévis St-Lambert Lotbinière Lotbinière Mégantic Ireland Missisquoi Stanbridge Ottawa Ka rdley Portneuf Cap Santé ' s St-Maurice Pointe du Lac, Caxton .Sherbrooke Ascot Stanstead Stanstead Témiscouata Cacouua, L’Ue Verte, Viger et Wentworth Vaudreuil Rigatid, Vaudreuil Wolfe Ham Sud Fer Titanique.Beauce - Seigneurie Rigaud-Vaudreuil Brome Brome, Sutton Charlevoix St-Urbaiu Chicoutimi Bourget Montcalm Rawdon Saguenay Baie des Sept Iles Terrebonne St-Jérôme Fer Chromique.Brome Bolton .Gaspé Mont Albert Mégantic Coleraine, Leeds, Thetford Richmond Melbourne Wolfe Garthby, Ham Sud, Wolfestown Pyrites de Fer.ï - Terrebonne St-Jérôme Joliette Lauoraie OCRES.Les ocres se rencontrent en dépôts superficiels de quelques pouces à plusieurs pieds d’épaisseur, souvent mélangés de tourbe ou de marnes, ou bien interstratifiés avec ces dépôts.Ils couvrent parfois de grandes surfaces.L’ocre est généralement blanche ou verte au fond, le fer étant probablement à l’état de protoxyde ; elle devient jatfhe et brune à la surface et paraît souvent noire.On la trouve dans les régions suivantes : COMTÉS.TOWNSHIPS ET PAROISSES.Champlain Cap de la Madeleine, Ste-Anne de la Pérade.Chicoutimi Simard 51 LE PRIX COURANT / « ' A ENTIONÜ m® 11 Si m 31 P m ai m s m llll i > U- i apis fflij 511 11 LES PRODUITS DE Z ,'f't'f,+ 'YT'TYTT'i’'Y'Y'+xYV'fY'TYYYYVVVVy'9 T T T T TTTTTTTTT'TTTTTTTTTT TTTTTTTTT’ ALB.C.DIONNE 243, rue Lafontaine, MONTREAL AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA.AAÀÀi.AÜÀA.».i.,l.AAi.t.AAi A xax i x .AAAAAAAaaaa SE TROUVENT DANS TOUTES LES I mm Bonnes Epiceries de Detail Marinades : se W 3E a 3Ê H an ;?'& • >! > ’M >" M ; y: fC ' 3*' v^C & K ; 'K ^ ; ; ' : $ îff : .4 Chow-Chow., Cornichons No i, Cornichons No a.Oignons No i, Oignons No a.Moutardes : Marque A.C.DIONNE, en flacons.Marque CHAS.ALBERT & CIE, en pots.Ketchup Mine “Diamant”: En pâte, large, En pâte, petit.Confitures de Famille: Préparées an sucre granulé, en boites de i et a livres, aux FRAMBOISES, FRAISES, PRUNES; PECHES, Etc., Etc.3E M g a ai n ai m a m il m ai SIROP DE MERISIER COMPOSÉ.de ALB.C.DIONNE Le meilleur Remède contre la Toux, le Rhume, Etc.$1.50 la douzaine.f 91 ai ai fi ai m 51! pi m Kijü^ls SJ«l5 5lllËft3.GUSSSSlS SlHÜIcl 5ll mm K ill LE PRIX COURANT 55 Durhain Chertsey Ste Anne de Beaupré Hull, Hard ley Mansfield Betsianiites, Eseoumains, Iberville, Manieouagan, Islets, Des Monts.Pointe du Lae Yaudreuil CUIVRE.• Les minerais de cuivre se présentent sous la forme depyrites de cuivre, les uns de riche teneur et les autres pauvres, mais contenant, ces derniers, assez souvent une certaine quantité d’argent.Ces pyrites abondent dans tous les Cantons de l’Est.Trois mines seulement sont exploitées : comtés Sherbrooke Brome Wolfe Mégantic PLOMB.TOWNSHIPS, I-AROISSlîS, ETC.Ascot Bolton Garthby Leeds Drummond Montcalm Montmorency Ottawa Pontiac Saguenay St-Maurice Yaudreuil La galène ou sulfure de plomb est peu répandue dans la province de Québec.On la trouve cependant en quantités exploitables dans les localités suivantes : COMTÉS.Gaspé Pontiac Rimouski TOWNSHIPS, PAROISSES, ETC.Gaspé Ile Calumet, Guignes, Duhamel St-Fabieu Le graphite compact se trouve dans Buckingham (Ottawa) et Grenville (Argenteuil).On trouve le graphite disséminé dans le township de Hull (Ottawa).* V AMIANTE.On exploite l’amiante dans la province de Québec depuis 1878.C’est la variété appelée chrysotilc.Elle se rencontre en veine dans la serpentine.Les principaux gisements sont situés dans le comté de Mégantic, townships de Thetford, Coleraine, etc.' Une vingtaine d'exploitations étaient en marche en 1S90.l’IIOSl’IIATE I)E CHAUX.Le phosphate de chaux ou apatite se rencontre dans le bassin de la rivière La Lièvre, affluent de l’Ottawa.Exploité depuis 1875, il a d’abord donné de grandes espérances, puis l'exploitation a été peu à peu abandonnée, par suite de la baisse des prix sur les marchés d’Europe.Nous avons donné dans un récent article les.chiffres décroissants de l’exportation de cet article, qui, de 30,000 tonnes est tombée à 4,000, l’année dernière.MICA.Le mica se rencontre en abondance dans les roches laurentiennes dont il forme parfois un élément constituant ; le plus souvent, on le rencontre dans l'exploitation des mines de phosphate.Cependant, la qualité marchande employée dans l’industrie est relativement rare.Une seule mine est en exploitation ; elle est située dans le township de Villeneuve, comté d'Ottawa.OR.La seule région aurifère de la province, c'est la vallée de la rivière Chaudière et celle de la rivière du Loup, son affluent, dans la Beauce.On a cependant trouvé des indications dans le township de Ditton (Compton) — et dans celui d'Ascot (Sherbrooke).On n’a exploité, jusqu’ici, que l’or alluvial.Le manque de rapports des explorations 11e permet pas de donner la valeur de la production, mais il est certain que, toute imparfaitement outillée qu’elle soit, elle dépasse une moyenne de $100,000 par année.ARGENT.Ce minerai 11’est exploité qu’en mélange avec les pyrites de cuivre des Cantons de l’Est.GRAPHITE.On a trouvé aussi, mais en quantité insuffisante pour l’exploitation, du manganèse, de l'antimoine, du nickel, du pétrole (à Gaspé) et de la houille.MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION.On trouve des carrières d’ardoise dans les Cantons de l’Est, à Rockland, à Cleveland et à Danville.La pierre calcaire abonde partout.Le-grès se rencontre à Lachûte, à Beauharnois, aux Grès sur le St.Maurice, à St.David de l’Auberivière, à Trois-Pistoles, au Cap à l’Aigle, et au Bassin de Gaspé.On a trouvé de la pierre lithographique à Château-Rieher et dans la seigneurie de Mingan.Le granit est présent dans toute la formation laurentienne et dans les Cantons de l'Est.Les argiles forment une bande épaisse dans la vallée du St.Laurent entre Québec et.Montréal, ainsi qu’eu beaucoup d’autres points où elles sont exploitées pour la fabrication de la brique et de la faïencerie.On trouve le graphite (plombagine) à deux états, dans les roches Laurentiennes: 1, à l’état compact, dans des veines et filons ; 2, à l’état disséminé, dans des gneiss ou calcites, dans une proportion de 10 à 5op.,c.MINERAUX PRECIEUX OU RARES.Les pierres précieuses 11e constituent pas une industrie dans la province de Québec ; mais on trouve, notamment 56 LE PRIX COURANT LE VENTILATEUR EOLIEN 'f-P W>MJL.W ¦ ¦ ¦ .¦ J* -¦ -¦ BREVKTE LE 26 MAI 1894.caient aux gélées du printemps, mûrir ses fruits avant les froids nocturnes de la fin d’août : la fraise est presque le seul fruit qui se trouve au Manitoba.Le climat ne convient pas non plus à la grande céréale américaine, le maïs.Restent le blé et l’avoine, à la culture desquels il faut joindre la production du beurre et du fromage ; 60 UE PRIX COURANT LES PIANOS DE LA FEATHERSTON PIANO Co.rQ; Limitée Sont recommandé» par les Professeurs : Kl, ' s v \/\ ¦ .mk " -, mm?-" t&ZSi- ¦ ; ¦¦ •• >•;.* •••,.v.J ‘.Vpv-v.- ' • * • i- • •._, • » • 1 *.• * *• ¦ %»*-*' t LU Cp Notiv i; iltfiYivi.U si Nous m l.oils aux |>c louwaii Catalogue ist préparé ; il contient les.dessins illustrés de nos vies de Pianos .>u.ferons n i devoir de fa:re connaître sans retard nos prix et nos condi-rsonnes qui voudronL bien nous faire la faveur de correspondre avec nous.MANUFACTURE ET SAULES DE VENTES : GEORGE WERNER, Vancoiver.HORACE HARPER, Vancoiver.J.PHILO, 1er Violon de ln Société Philharmonique do Vancouver.guender'kieswetter, Directeur Musical ilo la Compagnie Mason, Nkw-Yohk.J.M.WHITE, ’ I rofesseur (le Musique, Pt-Jean, K.II.ED.CLARKE, Professeur de Musique, Montreal.-J , Montréal.18 juillet.1805.Tus: Keatiierston Piano Co.Ltd.Messieurs, Kn vous disant qucj'étnis au-si surpris qu en-.chaiile.je traduis ex .element l'impression que j’ni eue quand j’ai touche la première fois un Piano Keatiierston, acheté vendredi dcri ier par mi de nu s élèves.L'action et le son ,ont parfai s, et je les recommanderai comme étant dignesde confiance.Accepter, mes souhaits de succès.Mes meilleures suintai ions.Kt>.Clarke, Prof, de Musique 445, rue Saint-Jacques, - MONTREAL The FEATHERSTON PIANO CO’Y, limitée C.MARTEL, Secretaire et Trésorier LE PRIX COURANT car si l’élevage en grand du bétail n’est guère possible dans un pays si froid, la plupart des propriétaires possèdent quelques vaches dont ils vendent le lait aux nombreuses fromageries et beurreries du pays.Cette industrie tend à se développer de plus en plus et les produits s’en exportent, notamment en Colombie britannique et même au Japon ; de tout temps le fromage canadien, qui ressemble un peu à celui de Chester, a été l'un des plus importants articles d’exportation du Dominion : en 1891, l’exportation en atteignait 595,000 quintaux, valant 2,144,000 livres, soit plus de 53 millions de francs.Au Manitoba, c’est cependant toujours la culture du blé qui est la principale occupation agricole : la production a été, en 1894, d’après les statistiques canadiennes, de 6,200,00c hectolitres de froment, 4,300000 d’avoine et un peu plus d’un million d’hectolitres d’orge.Parmi les autres cultures, la seule de quelque importance était celle des pommes de terre (720,000 hectolitres).D'après les données officielles, le prix que le cultivateur touchait pour son blé était de 40 à 43 cents le bushel ; il paraîtrait même qu'il est tombé assez souvent au-dessous de 40 cents ; si bon veut bien réfléchir que ce prix représente 5 fr.50c.l’hectolitre, on comprendra les plaintes qu’exhalaient l'année dernière les agriculteurs manitobains.Les prix des autres céréales étaient en relation' avec deux du blé, 1 orge valant 30 cents et l’avoine 20 cents le bushel.Sur les 6,200,o X X.x x.Nous ajoutons à notre manufacture un département spécial pour la préparation du Saindoux.NOTRE SAINDOUX est entièrement composé de graisse, panne, et lard canadiens, complètement exempt de toute autre graisse ; il ne renferme aucune autre matière et nous le garantissons ABSOLUMENT PUR.Notre procédé de préparation nous permet d’offrir à notre clientèle un Saindoux aussi ferme que les plus renommés parmi les Saindoux Américains, et à Meilleur Marché.Aucune marque sur le marché n’égale celle de notre Saindoux.Nos voitures délivrent nos marchandises dans toutes les parties de la ville.Une attention spéciale est apportée aux commandes de la campagne.t-;-» Lus Marchands oui visiteront L’EXPOSITION DE MONTRÉAL sont priés I)E VISITER NOTRE EXPOSITION AU PALAIS DE CRISTAL.< ¦ » JOS.QUEVILLON & CIE 11,19 et 21 Ruelle Josephat, = MONTREAL. LE PRIX COURANT serait impossible Rivant que la moisson fut faite ! Le pays traversé n’oSje, sauf pendaut Les eënt cinquante ou deux cents premiers kilomètres (et il y en aurait mille) aucune possibilité de culture et l’établissement de la voie serait souvent difficile par suite des marécages ou des rochers.Tout le bruit fait autour de cette entreprise n’est probablement qu’une réclame politique: des élections générales auront sans doute lieu dans six mois au Canada, et la France n’a pas le monopole des chemins de1,fer électoraux.Tel qu’il est, le Manitoba, pour n’être pas un pays de Cocagne, n’en est pas moins digne d’attention de la part des hommes travailleurs et économes qui veulent s’établir dans les pays neufs ; seulement, pour y réussir, il ne faut pas épargner sa peine, ne pas hésiter à mettre la main à l’œuvre soi-même, car il importe d’employer le moins de journaliers possibles dans un pays où ils se paient i ou 1.25 doll.(fr.5.15 à fr.6.40) par jour.Il faudrait aussi que les immigrants ne prissent pas trop vite le goût des habitants actuels pour l’alcool ni leurs habitudes de gaspillage, car, si la vie est très bon marché quand on se contente de la nourriture commune, les meilleurs morceaux de viande de bœuf se vendent 9 à 10 cents la livre (fr: 0.45 à fr.0.50) sur le marché de Winnipeg et les morceaux plus ordinaires 5 à 6 cents ; tout ce qui est un tant soit peu luxueux devient extrêmement cher.Enfin, il 11e faut pas s’attendre, même dans ces conditions, à des profits extraordinaires.Le Manitoba est simplement un pays où il faut travailler comme partout ailleurs et dont l’avantage sur l’Europe est qu'on y trouve à bas prix et en abondance de bonnes terres et les denrées nécessaires à l’existence, le pain et la viande notamment ; ce n’est rien de plus.D’après les statistiques canadiennes du département de l’Intérieur, il serait arrivé, en 1894, dans les ports du Dominion 5,035 personnes déclarant vouloir se fixer au Manitoba, tandis que 2,052 entendaient se porter plus à l'ouest et que 13,500 comptaient rester dans les anciennes provinces de l’est.D’autre part, il y a un certain mouvement d’immigrants se rendant du Canada propre au Manitoba.C’est grâce à cet appoint que le nombre d’immigrants transportés par le Canadian Pacific à destination du Manitoba, du Nord-Ouest et de la Colombie britannique, s’est élevéTan dernier à 13,963.Les Canadiens, habitués à un climat extrême et à une vie plus primitive que les paysans de l'Ancien Monde, sont, d’ailleurs, les meilleurs colons pour le Manitoba, tandis que les Européens feraient peut-être mieux de.s'installer dans les provinces plus densement peuplées de Québec et d’Ontario, où se trouvent nombre de terres déjà appropriées et à proximité de centres importants que l’on pourrait acquérir à bas prix.Les colons du Manitoba appartiennent un peu à toutes les nations du nord de l’Europe : jes Anglais et les Irlandais sont en petit nombre, mais les Ecossais et les Scandinaves ont formé le fond de l’immigration européenne ; il faut y joindre les Irlandais, surtout pêcheurs au bord des lacs, un nombre notable d’Allemands et des Mennouites polonais, professant une religion particulière : ces derniers d’excellents travailleurs qui tendent à abandonner l’organisation collectiviste qu’avaient au début leurs villages.La plus grande partie de la population se compose toutefois de Canadiens anglais d’Ontario.Il est malheureux que les Canadiens français ne se soient pas portés en plus grand nombre de ce côté, au lieu d’aller se perdre dans les manufactures des Etats-Unis ; en 1870, sur les 12,000 habitants dont 9 à 10,000 métis, du Manitoba les deux tiers étaient de langue française.Aujourd’hui, siir plus de 150,000 âmes il y en a 20 à 25,000 à peine qui parlent notre langue.C’est un résultat d’autant plus regrettable qu’une majorité fanatique de prétendus libéraux de race' anglaise prétend enlever aux catholiques leurs écoles séparées où l’on enseignait le français.Il v a en ce moment à ce sujet un conflit entre le gouvernement provincial et-le gouvernement fédéral du Dominion, que ses partisans de langue française somment d’intervenir.Ce conflit menace d’amener de sérieuses difficultés, peut-être même, disent les,pessimistes, la rupture du lien fédéral entre les provinces canadiennes.Les 7,087 immigrants qui en 1894 ont déclaré vouloir se fixer au Manitoba et dans le Nord-Ouest font ressortir une diminution considérable sur le chiffre correspondant, 11,366 de 1893.Pour le Canada entier on constate une diminution semblable : 20,680 personnes seulement ont déclaré en débarquant qu’elles entendaient y rester .c’est 8,000 de moins qu’eu 1894.Cet affaiblissement de l’immigration est dû aux mêmes causes que celui, bien plus considérable, constaté aux Etats-Unis (502,917 immigrants'en 1892-93 contre 314,467 en 1893-94 et, d’après les premiers calculs approximatifs, 250,000 en 1894-95) : crise générale en Amérique et moindre tendance des Européens à rémigration.En résumé, si l’on tient compte du mouvement qui porte les Canadiens de l’est vers les provinces de l’ouest, mouvement mis en évidence par le chiffre d’émigrants transportés par la Canadian Pacific que nous avons cité-plus haut, on est conduit à penser que 8 à 10,000 personnes arrivent chaque année au Manitoba.Il n’y a pas de statistique complète au sujet de celles qui le quittent : je relève seulement, dans le rapport d’un agent de gouvernement dans l’ouest canadien, que 290 habitants de Manitoba sont venus s’établir le long de la ligne du chemin de fer de Calgary, à Edmonton, au pied des montagnes Rocheuses ; étant donnés l’instabilité de ces populations et les prix très bas du blé en 1894, ¦! doit bien y avoir eu au moins 1,500 à 2,000 personnes ayaiq quitté le Manitoba en 1894, peut-être notablement plus.On est donc loin des espérances de 1880 à 1885, alors que, le boom de Winnipeg s’étendant à tout le Manitoba, on traçait de-ci de-là des rues de villes futures en pleine prairie.J’ai vu une de ces cités, Niverville, où l’on a vendu des terrains, il y a douze ans, comme lots urbains : elle a une demi-douzaine de maisons et quelques poteaux marquant les coins des rues peuvent s’y voir encore.Malgré tout, il y a cependant, au Manitoba, un accroissement lent de la population : il est malheureux.qu’une 64 LE PRIX COURANT B IMPORTA T/tf/f ^ 5 et 7 Rue de BRESOLES MONTREAL.v V CAPITAL, ?$150,000.00.Keprçésentation de faisons françaises et gtitan^èites E.de la ROCQUE, Gérant.SEULS AGENTS OE FELIX POTIN & CIE, Paris.Chocolats, Cacaos, Conserves et Epiceries de choix.B.LIET, FILS &Jpie, “Cognac” Cognac fin bois * ** le gallon I3.75 “ carte or * * • la caisse $ 10.50 H.LONCCOURT & Cie, “Cognac” Cognac 1 seule qualité, le gal.$3.25 “ Derby, la caisse .6.00 MARSPOIL & Cie, “ Brioude " Liqueurs fines de toutes sortes en caisses assorties.Voir Prix Courants.SEULS AGENTS DE T.de BEAUVALLON, Saint-Pierre Martinique Rhum» Saint-Joseph et Saint-Félix.Voir Prix Courants.P.LASA & Cie, Bordeaux Vins Rouges en caisses et en fûts.Voir Prix Courants.CH.CHANTEAUD, - - Paris Sedlitz Granulé.S.SHAFFNER, - - - Paris Pepto-Fer Jaillet, Paris.SOCIETE LA TILIA Poudre de viande stérilisée, Cacao et Pâte à la viande, préparée par les RÉVÉRENDES Sœurs de Vaize (Lyon).• REVERENDS PERES DE L’ABBAYE DE LA CHAISE DIEU Chartreuse Jaune, la caisse 24/2 .¦.$15.50 “ Verte, “ 24/2.18.50 «F 4* «F .I France—Paris—20 Rue Richer.Sueeursales de la Cie Générale d’importation Aliemagne-Nuremberg-15 Theresienstrasse.Belgique—Anvers—20 Quai Jordaens.• a , _ La Cie Générale D'Importation assure aux importateurs de gros, des relations directes auprès des maisons représentées par elle et auprèsde toutes celles dont les produits s’importent au Canada sous leurs marques personnelles. LE PRIX COURANT 65 trop grande partie se concentre à Winnipeg qui a gagné io à 12,000 âmes en trois ans et demi, sans raison sérieuse, car, pas plus que le reste de la province, elle ne se prête à la grande industrie : d’assez importants moulins à farine et quelques manufactures locales, voilà tout ce qu’elle possède et probablement elle n’aura jamais plus.Le Manitoba, dans ses vastes plaines, ne dispose d’aucune force hydraulique et, bien qu’on ait découvert à Souris quelques gisements de houille médiocre, ce n’est pas encore suffisant pour en faire un pays industriel, d’autant qu’il ne paraît pas non plus posséder de mines métalliques.Mais comme région agricole, il paraît préférable aux régions des Etats-Unis qui s’étendent au sud : Dakotas et Nébraska, qui n’ont guère plus que lui la possibilité de varier leur cultures et souffrent plus des gelées tardives alternant avec des vents chauds et déséchants.Enfin, la crise de 18931894 et ^agitation folle à laquelle on se livre aux Etats-Unis pour le rétablissement de la frappe liJ>re-eterTâfgent, ont fait ressortir les avantages qu’offre le Canada, plus calme et plus sagement gouverné.Aussi, peut-011 espérer pour le Manitoba et les autres provinces de l'Ouest, un développement plus lent sans doute qu’on 11e l’avait espéré d’abord, mais grtrduel et continu, ce qui est peut-être plus sûr et amèue moins de crises que les booms exagérés.LA CHAPELLERIE L E volume III du recensement de 1890, constate qu’il y avait alors, dans la province de Québec, 91 fabriques de chapellerie et de fourrures, qui était situées : ¦ COMTÉS.Dorchester.Le seul moyen de se rendre un compte approximatif de l’étendue de cette industrie est de se référeraux importations de matière première.Voici quelles ont été les importations de matière première servant à la chapellerie, pendant les années 1891-92 et 1892-93 : Laval.Lévis.Montréal (cité).Nicolet.Ottawa (comté).1 Québec (cité).17 St-Hyacinthe.2 St-Jtan.4 Shefford.1 Sherbrooke.2 Témiscouata.2 Mais sur ce nombre, combien y a-t-il d’établissements qui préparent la fourrure seulement?Le recensement ne le dit pas.Cette confusion de la chapellerie et de la foùrrure, qui aurait pu avoir sa raison d’être à propos des établissements commerciaux, où ces deux articles se vendent invariablement ensemble, est très regrettable -lorsqu’il s’agit de l’industrie; la fabrication des chapeaux et la préparation des fourrures sont deux industries parfaitement distinctes qui n’ont aucun rapport l’une avec l’autre.Il nous est donc impossible de constater quel est le nombre au Canada de fabriques de chapellerie—ce qui comprend le chapeau de paille, le chapeau de feutre, le chapeau de soie et la casquette (casque de drap ou d’étoffe.) 1892 1893 Chapeaux de paille d’Italie NOMIiKK non finis $ 19 $ 82 .I Bandes, bordures, etc.27,170 30.659 • 3 Poil séparé de la peau .10,361 12,501 .2 Bougran pour formes .1,127 402 • • 3 Peluche pour chapeaux .3.912 1,266 .I .6 Tresses en paille et herbes .O i/"l t 49,263 $83,739 $94,'83 Ainsi, nous importons pour moins de $100,000 chaque année de matières servant à la fabrication de la chapellerie.Et, en supposant que le travail fait au Canada ait doublé la valeur de l’article, nous arrivons à la conclusion que cette industrie produit, au plus, pour $200,000 par année.C’est maigre, comparativement à notre consommation.Car voici ce que nous avons importé durant les deux mêmes années : 1892 Chapeaux de soie et de feutre.Chapeaux de paille, etc.Capuchons en manille .Chapeaux, autres .1893 795,098 $ 795D32 41,150 49,263 383 392 198,300 241,729 $1,034,921 $1,086,516 On a beau dire que nous n’avons au Canada besoin de chapeaux que six mois de l’année, puisque nous impôt tons, bon an mal an, pour plus de $1,000,000 de cl peaux, il doit y avoir un vaste champ ouvert àl’indust 66 k~.«- LE PRIX COURANT LA PATRIE JOURNÏÏL rs—>\(i a tj (i 'V Oser Penser Oser Dire Oser Faire LE SEUL JOURNAL FRANÇAIS QUI.OSE SE DIRE CARRÉMENT LIBERAL .EN POLITIQUE CANADIENNE AUSSI .BIEN QU’EN POLITIQUE EUROPÉENNE ' r ‘ .Ho 77 rue St-J acques LE PRIX COURANT Ü7 de la chapellerie, et une marge énorme d’augmentation pour cette industrie qui ne produirait, d’après les données incomplètes que nous possédons, que pour $200,000 de chapeaux.Ajoutons cependant à ce chiffre, pour les manufactures employant des matières premières de provenance canadienne, soit en chapeaux de paille, soit en casquettes de drap ou d’étoffe, encore $200,000 ; et nous arriverons aune consommation de $1,400,000 de chapellerie pour une population de deux millions et demi d’habitants du sexe masculin, ce qui donnerait moins d’une piastre par tête masculine par année.Nous croyons que l’on peut .-e procurer au Canada, en paille, pour lés basses qualités, et en feutre avec le poil de nos animaux sauvages — le poil de lapin, entr’autres, qui est absolument délaissé ici—une partie considérable des matières premières employées dans la chapellerie.Le développement de cette industrie aurait donc pour effet de créer chez nous de nouvelles industries s'occupant de recueillir et de préparer la matière première.Nous serions heureux si ces observations avaient pour effet d’attirer l’attention des capitalistes sur les chances de succès de la fabrication des chapeaux chez nous.Cette industrie est protégée par un droit de douane de 30 p.c.ad valorem, sur le produit fabriqué, la matière première étant admise en franchise à l'importation.NOTRE COMMERCE EXTERIEUR IE Commerce extérieur d’un pays se compose de ses importations et de ses exportations.Les unes et ^ les autres contribuent à sa vie nationale et, en lui créant des relations d’affaires avec les autres pays, il lui faut une place distincte dans le monde.Notre Canada, si vaste eu territoire, si riche en ressources, mais dont la population est encore très clair-semée a un commerce extérieur qui atteint, bon an mal an, près de $200,000,000.Il est donc déjà une puissance commerciale dont la clientèle vaut la peine qu’on s’en occupe.Toute puissance commerciale, comme toute maison de commerce a pour règle, d’acheter sur le marché le plus élevé.Mais l’application de cette règle générale 11’est pas toujours possible, car le libre échange, qui seul permettrait de l’appliquer dans tout son développement, n’est pas très en vogue chez les nations civilisées, l'Angleterre étant aujourd’hui presque seule à en faire la base de sa politique douanière.Les autres pays, comme le Canada, du reste, pour protéger leurs propres industries, élèvent à leurs frontières des barrières que l’on appelle des bureaux de douane, et ferment souvent ainsi aux autres pays le.marché où ils auraient le plus d’avantages à vendre.Quelques uns même, en plus petit nombre, élèvent à leurs frontières des barrières pour empêcher de sortir des produits qui trouveraient, ailleurs, un marché plus avantageux, pour les producteurs individuels, mais dont l’Etat estime que là^sôrt’ie nuirait aux intérêts généraux du pays.Nous ccmùnaissous aussi au Canada, le droit d’exportation ; et nous avons encore en vigueur l’application absolue de cette théorie économique dans la prohibition de l’exportation du gibier.Malgré ces barrières qui, souvent, ont à remplir, outre leur rôle économique, l’office de pourvoyeurs du trésor de l’Etat, les divers pays, sont tous désireux d’écouler aussi avantageusement que possible ce qu’ils ont à vendre.C'est dans ce but qu’on négocie les traités de commerce.Par le traité de commerce, les nations contractantes, se font réciproquement des concessions de tarif, elles abaissent réciproproquement leurs barrières douanières pour certains produits de chacune, pour le plus grand avantage des deux.Il est clair, par conséquent, que la faculté de conclure des traités de commerce est un des plus précieux privilèges d’un pays autonome.En nous donnant le pouvoir de faire nos lois, ce qui est une forme atténuée de l’autonomie, l’Angleterre s'est réservée un droit de veto qu’elle n’exerce que bien rarement.Mais en nous accordant le pouvoir de faire 110s propres tarifs douaniers, même à l'encontre dfe ses propres produits, il est fort probable qu’elle n’a eu en vue que le coté fiscal du tarif, que le moyen de remplir la caisse-publique, car son gouvernement a déclaré à plusieurs reprises qu’on 11e permettrait pas un tari! différentiel en faveur d’un pays étranger, ou même d’une autre colonie et au détriment de la métropole.Le veto impérial opposé au traité Bond-Blaine, entre Terreueuve et les Etats-Unis, est un précédent qui dévoile complètement la pensée politique des autorités de Downing street à ce sujet., Nous avons conclu, il y a trente à trente-cinq ans, un traité de commerce avec les Etats.Unis, par l’entremise du ministre d’Angleterre à Washington.Nous avons également par l'entremise de l'ambassadeur d'Angleterre eu France, conclu un traité —qui 11’est pas encore ratifié —avec ce dernier pays.Mais il est évident que cette nécessité d'avoir recours au représentant du gouvernement imperial, subordonne la bonne volonté du négociateur à la condition que les intérêts commerciaux de l’Angleterre ne lui paraissent pas à tort ou à raison, mis en danger par le traité.• ENTRÉE GRATIS A L’EXPOSITION.VOIR PAGE 40. 'J&JPZJS* 68 LE PRIX COURANT •: sèièft&jReÆ." ‘ : lï a S •:• ¦!'¦: |.¦liallBi.ai,Bil|.B!;Bi:|iiB>>|l,|i;Bi;Biin SS ^ I Grande .*.Exhibition :; Sgg 3WÏ«5W^ :g i- de: -j L'EXTINCTEUR ï-ER-ift.FAITE TOUS LES JOURS A 3-i HEURES P.M.SUR LES r-T ; Terrains’* de* l’Exposition j 3 DU 13 AU 20 SEPTEMBRE.I que: PERSONNE NE MANQUE DE SE CONVAINCRE DK L’EFFICACITÉ DE L’EXTINCTEUR DURAND ET DU GROS EXTINCTEUR POUR LES DÉPARTEMENTS DU FEU.VOUS POUVEZ ACHETER des extincteurs sur les lieux ou ils seront EXPOSÉS, DANS LA BATISSE PRINCIPALE.CHAQUE FAMILLE DEVRAIT S’EN PROCURER UNE COUPLE — ET DIMINUER AINSI SES ASSURANCES.« fabrique: seulement bar "à : fea (gie Canadienne d’§xtinGteuifs, (feîm.) nf \ 7 et 9 RUE ST-PIERRE, - - MONTREAL.fini .I.¦ IUIM II ' 11111 ¦ • ' I I ¦ 111 • a.'B"n:*Ui»fl , ¦ ¦->, nam a a laima », .•ii.-v: i •mimi.i,.i.i.H.n?.iiïiiiiiiBiiiiiiâiiiiiièimiiiui'.».Bi wi i'iminmir ¦imiianiM^i ïiiiiiiï iiiim LE PRIX COURANT Comme partie intégrante de l’empire britannique, nous n’aurions aucunement le droit de protester contre cette subordination de nos intérêts à ceux de l’empire, s’il y avait la moindre réciprocité.Malheureusement il a toujours été de règle—jusqu'à ces derniers temps, que l’Angleterre, en faisant ses propres traités de commerce, stipule en même temps pour nous ou nous ignore complètement, selon son bon plaisir et sans consulter nos intérêts.C’est ainsi que nous nous sommes trouvés lié par des traités conçlus à notre désavantage, tandis que pour d’autres qui nous seraient utiles, nous n’y avons aucune participation.L’Angleterre ayant sur nous un droit de souveraineté, nous ne pouvons, de nous-mêmes, régler cette question.Nous ne pouvons uon plus, dans nos conditions actuelles d’existence nationale, négocier directement avec un pays étranger, chez qui nous n'avons personne d’accrédité, et qui n’a pas de représentant officiel chez nous.Or, pour nous permettre de développer notre commerce extérieur au moyen de conventions commerciales, il faudrait choisir entre deux alternatives : i0 Ou bien qu’il soit entendu que l’Angleterre nous fera participer, suç notre demande seulement, à tous les traités de commerce qu’elle pourra conclure ; 2 0 Ou bien qu’elle complète notre autonomie commerciale en nous reconnaissant, par une loi spéciale, libres de faire des conventions (ii) spéciales directement avec l’étranger par l’entremise de nos propres diplomates ; en s’engageant à ratifier ces conventions et à en assurer l’exécution, en ce qui nous concerne, car autrement aucune nation 11e voudrait négocier avec nous.Et en échange de,cet endossement de nos engagements avec l'étranger, nous serions tenus de lui accorder les mêmes faveurs qu’à toute autre nation avec laquelle nous ferions un traité.Ainsi se trouverait réglée notre situation : ou bien être en compte à demi avec l’Angleterre dans ses affaires, ou bien faire nos affaires nous-mêmes et en notre nom personnel.Rien n’est plus juste, rien n’est plus conforme à là position qui nous a été faite comme nation par l'Angleterre elle-même et rien ne saurait activer davantage le développement de notre commerce extérieur.Nous savons d'ailleurs que les opinions que nous venons d'exprimer sont partagées par nos hommes politiques de tous les partis; nous savons aussi qu’une adresse en ce sens à Sa Majesté en conseil a déjà été votée à l’unanimité au parlement d’Ottawa, et que cette adresse est restée sans résultat.C’est précisément pourquoi il serait bon de la renouveler et de revenir à la charge aussi souvent et àussi longtemps qu’il sera nécessaire pour obtenir justice sur ce point.REGLEMENTS DE DOUANE DEUX clauses des règlements de la douane canadienne occupent en ce moment l’attention du commerce, et en particulier des épiciers en gros.L’une de ces clauses exige que les droits soient payés sur toute marchandise importée, avant l’expiration de deux ans, à compter de la date de l’importation.Cette clause existe depuis longtemps, mais elle était restée lettre morte ; ce n’est que dernièrement que le gouvernement a donné instruction aux percepteurs des douanes aux différents ports d’entrée, de percevoir les droits sur toutes les marchandises eu douane depuis deux ans ou plus.L’autre clause ne permet que deux transferts de propriété pour une marchandise en douane.Ce sont surtout les épiciers en gros et les importateurs de vins et spiritueux qui sont affectés par la mise en vigueur de ces prescriptions de la loi, parce que les marchandises dont ils font commerce paient des droits plus élevés, comparativement à leur valeur intrinsèque, que les autres articles frappés de droits ; et aussi parce que, les vins et les spiritueux ne se détériorant pas, mais se bonifiant au contraire en vieillissant, eux seuls avaient intérêt à laisser en douane, pendant plusieurs années, des marchandises dont ils n’ont pas le placement avantageux à court délai.Une caisse de brandy ordinaire peut coûter de 15 à 20 francs, prix d’achat ; le fret et les commissions y ajouteront peut être 1 franc, de sorte que le coût total de la caisse, rendue à Montréal, serait, disons de 21 francs, soit $4.20.Or, le droit de douane est de $2.25 par gallon impérial d'alcool de preuve ; en pratique cela donne $3.60 par caisse.On voit que pour faire sortir une caisse de brandy de la douane, il faut débourser presque autant que le prix d’achat primitif.Les importateurs et les épiciers ont donc intérêt à ne dédouaner leur brandy qu’au fur et à mesure qu’ils peuvent le livrer, après l'avoir vendu.En raison de cette faculté de se bonifier eu vieillissant, les brandies et les vins fournissent souvent aux épiciers de gros l’occasion de faire des achats ën excès de leurs besoins courants, lorsqu’il leur est offert un lot à des prix favorables.Leur limiter ainsi le temps qu’ils pourront laisser ces marchandises en douane, c’est leur ôter le moyen de profiter de ces occasions et c’est, par conséquent, les priver d’une source de bénéfices légitimes, sans profit pour personne.L’esprit de la loi est que les droits soient payés sur les marchandises importées, lorsqu’elles sont entrées pour la consommation.Pourquoi violenter ainsi l’esprit de la loi, et forcer les importateurs à payer des droits sur des 70 LE PRIX COURANT C.X.TRANCHEMONTAQNE IMPORTATEUR DE aises, Anglaises et Ecossaises \ DRAPERIES TOUJOURS EN MAINS : BEAVER, VENITIEN, m DRAPS et CASIMIR NOIRS, MELTON H FREIZE TWEEDS POUR HABITS ET PARDESSUS, PANTALONS COULEUR ET NOIRS SERGES NOIRES ET COULEUR FOURNITURES POUR MARCHANDS-TAILLEURS ET TWEEDS CANADIENS 67, RUE SAINT-JACQUES Echantillons expédiés sur demande.MONTREAL J.B.IT-A-DELA-TT MANUFACTURIER DE Harnais, Colliers, Bottes et Couvertes POUR CHEVAUX J • 479, RUE WOLFE MONTREAL.© Liste des Prix en Gros Seulëment : Harnais de Buggy.de $6.00 à $5.00 “ de Coupé.“ 18.00 à 75.00 “ simple, de travail.“ 15.00 à 22.00 double, de travail .“ 18.00 à 50.00 “ double, de Buggy.« 15.00 à 75.00 “ double, de Coach.“ 30.00 à 150.00 LE PRIX COURANT 71 marchandises qu’ils ne sont pas prêts à livrer à la consommation ?Si les marchandises conservées ainsi en entrepôt de don me n’étaient sujettes qu’aux droits existants lors de leur impo tation, onjpomprendrait que le gouvernement pût imposer un délai pour les dédouaner, afiu de se protéger contre les importations faites en vue d'une surélévation des droits.Mais comme toutes les marchandises en douane sont frappés des droits existants lors de leur sortie de douane, le trésor public n’a aucun intérêt—si ce n’est celui d’être payé un peu plus tôt—à exiger le paiement des droits au bout de deux ans.Le commerce, croyons-nous, n'a pas la prétention d’exiger qne le gouvernement diffère indéfiniment la perception de ces droits et s'en remette complètement au bon plaisir des importateurs ou de leurs ayant-droits ; mais il considère, avec beaucoup de raison, que ce délai de deux ans est trop court, et il se fait un pétitionne- ment, au Board of Trade, pour demander qu’on le fixe à 4 ou 5 ans.La clause qui ne permet que deux transferts de propriété en douane est une restriction inutile et vexatoire de la liberté du commerce.Lorsqu’un épicier en gros, par exemple, achète une marchandise de l’agence de la maison de production, la marchandise est importée, consignée à l’agence, qui en transporte la propriété en douane à l’épicier de gros.Supposons que ce dernier, à un moment donné, ait besoin de fonds et transporte cette marchandise à une banque en garantie d’avances, voilà le second transfert ; et, les avances remboursés, l'épicier ne pourra reprendre la propriété de sa marchandise sans payer les droits, mên^e si ce troisième transfert est fait bien avant l’expiratiori du délai de deux ans.Le commerce se propose également de faire des repré sentations au gouvernement au sujet de cette clause.LA CONSTRUCTION A MONTREAL JAMAIS, de mémoire d’homme, l’industrie de la construction n’avait été aussi inactive que cet été, à Montréal, nous disait hier 1 inspecteur des bâtisses.Et nous constations avec lui la complète stagnation de cette industrie en feuilletant le registre des permis de construire accordés cette année.Demandez aux maçons et aux menuisiers, aux couvreurs etc , combien d’entre eux sont restés toute la: saison sans travail de leur métier, et ils vous répondront qu’il y en a plus de la moitié.Et, s'il n’y avait pas eu en train un certain nombre d'édifices publics, la proportion de ces sans-travail aurait été des trois quarts.Nous ne voulons pas faire porter à la loi Augé toute la responsabilité de cet état de choses ; car d’autres éléments y ont aussi largement contribué.On avait trop bâti, depuis quatre ou cinq ans, et l’arrêt produit l'année dernière par la loi Augé a été d’autant plus marqué qu’il y avait surabondance de maisons 'pour la demande des locataires.Et cette demande des locataires avait été elle-même diminuée par la suspension des travaux de la municipalité.Le chômage des travaux civiques et le chômage des travaux du bâtiment ont produit le chômage des locataires et les propriétaires de terrains ont vu qu’il valait jinieux garder les terrains inoccupés que d’avoir des mai- sons sans locataires.Ceux qui ont le plus souffert de la crise ce sont, d’un côté, les propriétaires de grands terrains à bâtir, achetés en spéculation et dont ils n’ont pu se défaire, et, d’un autre côté, les ouvriers du bâtiment qui n’ont pas eu d’ouvrage depuis le printemps dernier.La crise commerciale et industrielle paraît en décroissance et inus avons lieu d’espérer pour ces intérêts une situation plus prospère d’ici au printemps prochain ; il est permis de prévoir une augmentation de la demande de logements pour le mois de mai.Et pour permettre à la construction de profiter de cette amélioration possible, il serait nécessaire de modifier, à la prochaine session provinciale, la loi concernant les privilèges d’ouvriers de manière à sauvegarder, tout ou moins, les droits du vendeur du terrain.Cette modification nous a été offerte en termes exprès par l’auteur même de la loi et, si nous ne pouvons obtenir davantage, nous serions heureux de voir, au moins, le vendeur du terrain garanti contre les créanciers privilégiés, de son acquéreur ou de l’entrepreneur de ce-t acquéreur.Nous désirerions aussi voir inscrire dans la loi l’obligation de l’enregistrement d’un avis contre la propriété en construction, du moment où l’on voudrait se prévaloir du privilège de l’ouvrier, et non pas seulement, comme aujourd’hui, dans les 30 jours qui suivent l’achèvement des travaux.Un prêteur pourrait ainsi constater si, à la date où il fait son prêt, il n’y a pas de créance privilégiée ayant priorité sur la sienne, ce qu’il 11e peut faire aujourd’hui.ENTRÉE GRATIS A L’EXPOSITION.VOIR PAGE 46 72 LE PRIX COURANT Nous prenons les commandes “ a arriver ” TOMATES, BLE D’INbE, FEVES AU LARD, POIS, FEVES conserves alimentaires suivantes'K AU BEURRE, SAUMON, MAQUEREAU, POIRES, HOMARD,FRAISES,FRAMBOISES,PECHES, Etc.Toutes de marques de choix, et les plus en vogue sur le marche.Kcrlvez pour cotations avant d’acliotor ailleurs.NOS PRIX DEFIENT TOUTE CONCURRENCE LAPORTE, MARTIN $ CIE, Epiciers en Gros, 72 à 78 RUE ST-PIERRE, MONTREAL MAISON DE GROS .EN.7 ' p Vins et Liqueurs ¦ Importations dlreotes des lieux de provenance, de tons les articles qui font l’objet de son commerce.ASSORTIMENT COMPLET EN MARCHANDISES DE PREMIERE NECESSITE, TELLES QUE THES, CAFES, SUCRES, MELASSES, SIROPS, FRUITS SECS, POISSONS, ETC.GRANDE VARIETE DE FINES DENREES ET CHOIX CONSIDERABLE DE VINS ET LIQUEURS DES MEILLEURES MARQUES DONT ELLE A LE MONOPOLE DE PLUSIEURS HUDON, HEBERT & CIE, ZZ7SX LOUIS GILBERT Saint-Ferdinand d’Halifax, P.Q.AGENT DE FROMAGERIES POUR LA VENTE DES FROMAGES SUR LE MARCHÉ DE MONTRÉAL.COMMISSION POUR LA VENTE DES FROMAGES, 5 CENTINS LA BOITE.f FOURNITURES DIVERSES POUR LA FABRICATION DU FROMAGE, TELLES QUE COTON, PRÉSURE, ETC.».___________________________________ IQ TOUTES LES FOURNITURES NÉCESSAIRES POUR FROMAGERIES V A DES PRIX MODÉRÉS., MANUFACTURIERS DE FONDS, COUVERCLES ET CERCLES POUR BOITES A FROMAGE ET DE BOITES A FROMAGE COMPLÈTES .2803 LE PRIX COURANT 73 TERRAINS VAGUES et TERRAINS BATIS LA quantité de terrains vagues qui restent, jusque dans les quartiers d’affaires, dans les villes amé-I ricaines, témoigne de la rapidité de la construe-, tion de ces villes où chacun est allé se bâtir à l’endroit qui lui a plu, sans s’inquiéter s’il n’aurait pas pu bâtir plus près-du centre.On y trouve aussi la preuve de l’augmentation rapide de.la valeur des terrains à.bâtir, puisque les propriétaires de ces terrains préfèrent payer les taxes sur une propriété qui ne leur rappoite rien, et attendre leur profit du prix augmenté qu’ils en retireront plus tard.Il y a encore des terrains qui restent vagues parce que le propriétaire, les ayant achetés en spéculation, n’a pas le moyen d’y fatre bâtir.Donc, pour établir la situation économique des terrains vagues à l'égard des terrains bâtis à Montréal, on doit les diviser en deux classes : ceux dont les propriétaires pourraient bâtir, mais ne le veulent pas, préférant attendre la hausse et les tiennent en spéculation ; et ceux dont les propriétaires, trop pauvres, pour bâtir, se saignent pour payer les taxes afin de leur éviter la vente par le shérif.Ces~terrains ne sont pas, généralement, situés côte à côte ni dans la même localité.Les premiers sont dans la partie delà ville qui progresse ou qui a une bonne perspective de progrès ; les autres sont dans la partie qui est stationnaire, si elle ne rétrograde pas.En étudiant la proposition faite bien souvent, parlesorganesdelaclas.se ouvrière, de faire porter plus de taxes civiques sur les terrains vagues, il est bon de tenir compte de ces deux classes de terrains.Le terrain non bâti, à quelque classe qu’il appartienne, est déjà chargé de la taxe immobilière de i p.c.et de la taxe scolaire de p.c.Il est assujetti au paiement de toutes les taxes spéciales, pour améliorations, élargissement ou ouverture de rues, creusage de canaux d’égouts, etc, sur le même pied que le terrain bâti, quoique certaines de ces dépenses ne lui apportent aucun avantage immédiat.On a proposé, il y a quelque temps, et l'on proposera probablement de nouveau, soit au conseil de ville, soit dans la presse, pour, combler le déficit laissé par l’égalisation de la taxe de l’eau, de faire payer une taxe d’eau spéciale aux terrains non bâtis.Sous quel prétexte imposerait-on cette taxe spéciale ?Les terrains vagues ne consomment pas d’eau ; l’arrosage des rues ne leur est d’aucune utilité ; la protection’ des incendies ne leur fait ni chaud ni froid.L’argument que Ton fait valoir est celui-ci : en imposant des charges considérables sur les terrains non bâtis, on obligera les propriétaires à y bâtir ; et ceux qui n’ont pas le moyen de bâtir seront forcés de vendre à d’autres qui bâtiront.Et le nombre des maisons augmentant, les loyers seront moins chers, l'ouvrier pourra se loger à meilleur marché.ET l’on ajoute : Les propriétaires de terrains non bâtis profitent de l’augmentation générale de la valeur des propriétés de la ville ou du quartier ; augmentation provenant de ce que leurs voisins bâtissent et, ayant bâti, ont à payer à la ville des taxes plus considérables.Il serait donc juste de faire porter par les terrains vagues une augmentation de taxe proportionnée à l’augmentation de valeur qu’ils acquièrent aux frais et dépens des propriétaires voisins.Ce dernier argument ne tient pas debout.La taxe immobilière étant de i p.c.sur la valeur de la propriété, plus la valeur du terrain vague augmente et plus il paie de taxe.La compensation se fait par conséquent d’elle-mêiue, sans qu’il soit besoin d’une taxe spéciale qui serait injuste.L’autre argument est tiré des doctrines du plus pur socialisme ; c’est l’application déguisée de la théorie de la nationalisation du sol, d’après laquelle le sol appartiendrait à la nation ou à la cité, et le citoyen n’en aurait la jouissance qu’à la condition première de l’utiliser pour l’avantage de la société.Nous qui reconnaissons le droit de la propriété privée, nous ne pouvons admettre que la société ou la cité dicte au propriétaire l’emploi qu’il aura à faire de son bien, que cette dictation soit expresse ou déguisée.Croyant que la loi fondamentale de tout système d’impôt est de faire payer chacun en proportion de sa richesse, et des services qu’il reçoit de l’organisation sociale qui prélève l’impôt, nous sommes d'avis que le propriétaire des terrains vagues doit être taxé en proportion de la valeur de ses terrains et pour les services spéciaux qui en augmentent la valeur.Aller au-delà, c’est commettre une injustice, en lui faisant porter plus que sa part proportionnelle du fardeau de l’impôt.Mais si Ton veut chercher eu dehors des théories socialistes un moyen d’augmenter le rendement de la taxe d’eau sans augmenter la taxe de consommation, voici ce que Ton peut trouver : Le service de l’aqueduc n’est pas-uniquement destiné à la consommation des familles.Il fournit l’eau pour l’arrosage des rues et pour la protection de la propriété bâtie contre l’incendie.Il est donc utile non seulement aux occupants des maisons, mais aux propriétaires de ces maisons, dont il diminue la prime d’assurance et dont il rend la maison plus facile à louer.Il n’y aurait donc pas d’objection économique à soulever contre la répartition sur la propriété bâtie d’une partie du coût du service de l’eau, pourvu que cette partie fût calculée de manière à représenter, aussi exactement que possible, la proportion de ce service qui est utilisée pour l’arrosage des rues et la protection contre l’incendie.* C’est donc plutôt sur les tei rains bâtis que sur les terrains vagues qu’il y aurait lieu d'imposer une légère taxe spéciale pour le service de l’eau. 74 LE PRIX COURANT UN INSTANT S’IL VOUS PLAIT! Vendez-vous de la Fleur?Voulez-vous augmenter Votre Commerce ?.-azLjO:ebs VE1TDEZ “CLOVERLEAF" !p r~® Marque Enregistrée , f C’EST LA FARINE POUR TOUS.ELLE EST CONNUE DE MONTREAL A GASPE-ELLE N’EST PAS CHERE, MAIS J3LLE EST BONNE.E.D.TILLSON, ¦ TILSONBURG, Ont LE PRIX COURANT 75 y UNE CALOMNIE IA dépêche suivante est parvenue à Montréal lundi ~ ^ soir : Londres, 9.—Le “ North British Agriculturist ” dit qu'il tient de bonne autorité qu’une proportion considérable du fromage du Canada, jéputé fait entièrement de lait pur, est en réalité un composé de lait écrémé et d'oléomargarine, qui est très difficile à reconnaître.Il invite le département do l’agriculture à faire une enquête minutieuse, et émet l’idée que c'est la raison pourquoi les Canadiens peuvent vendre leurs produits à meilleur marché que les cultivateurs de la Grande Bretagne peuvent le faire.Us vendent, dit-il, leur fromage quarante chelins les cent livres ou quatre deniers la livre.Lé “ Times ” d’aujourd’hui répète cette accusation avec regret et dit que cela n’est ni plus ni moins que le suicide du commerce canadien.Pour qui connaît la fabrication du fromage au Canada, cette accusation du North British Agriculturist, répétée par le Times, est simplement absurde^ pour la bonne raison, que l’importation et la fabrication de la margarine au Canada sont prohibées par la loi, sous peine de fortts amendes et que, de fait, il n’entre pas une livre de margarine au Canada.Les journaux anglais out bien mauvaise grâce à nous reprocher dé vendre notre fromage à bon marché, puisque ce sont les acheteurs anglais, leurs propres concitoyens.qui nous font les prix que nous sommes bien forcés d’accepter.Cependant, il n’y a pas de doute que cette accusation, si absurde qu’elle soit, est de nature à faire beaucoup de tort à la vente de notre fromage, étant portée par des journaux de l’importance de Y Agriculturist et du Times.Nous espérons bien que Sir Chas Tupper n’aura pas attendu une communication du gouvernement canadien pour y répondre par un démenti catégorique ; mais il vaut la peine que le gouvernement lui-même prenne la parole à ce sujet.Le commissaire de l’Industrie Laitière, M.Robertson, est assez au courant de notre fabrication, il y a été assez mêlé, comme instructeur, directeur de fromagerie, etc., et il a vu assez souvent, à Montréal, le fromage que nous exportons, pour que le gouvernement, sous son autorité, refute victorieusement la calomnie de nos concurrents anglais.Car il est évident que cette calomnie a été faite sciemment dins un but déterminé ; celui de nuire à notre fromage et de protéger d’autant la fabrication anglaise.Il y a quelques années, nous avions déjà enteudu parler de fromage fait avec de la graisse, et qui était exporté des Etats-Unis où on le connaissait sous le nom de “filled cheese ” ; maisjamais on n’avait, jusqu’ici, insi- -I nué que le Canada pût se rendre coupable d’une pareille fraude.Nous avons tout lieu de croire que nous assistons aux débuts d’une campagne dont l’objet est de déprécier notre fromage et d’en faire interdire, si possible, l’importation en Angleterre ; ce qui serait un désastre pour nous, mais ce qui aiderait aux fromagers anglais à vendre leur produit beaucoup plus cher.La tactique est la même qu’on a suivie pour obtenir l’interdiction du débarquement de notre bétail.Et l’on espère, probablement, trouver des analystes aussi complaisants pour le fromage que les vétérinaires officiels pour le bétail.C’est pourquoi il est absolument nécessaire de disposer du premier coup de cette absurde prétention, avant qu’elle ait le temps de s’introduire dans les rapports officiels du département de l’agriculture à Londres.Car, une fois rendue là, on ne sait pas comment ou pourrait l’en déloger.__ L’année dernière, on accusait nos exportateurs de livrer aux acheteurs anglais des fromages d’été pour des fromages d'automne.Cette année, on nous accuse de faire notre fromage avec du lait écrémé et de la margarine.Dans l’un et l’autre cas, notre conviction est que, s’il y a eu fraude, la fraude a été commise, non pas au Canada, mais en Angleterre.Comme le président du bureau d’agriculture ne pourra pas prétendre que notre fromage puisse se changer en oléomargarine pendant le transport en mer, il ne pourra pas nous refuser une enquête faite sur les lieux de fabrication, comme il nous a refusé une enquête sur les lieux d’élevage du bétail.C'est égal, pour un pays qui déserte le libre-échange, l’Angleterre met une singulière hypocrisie à couvrir ses velléités de protectionnisme.Plus récent.—Depuis que nous avons écrit ce qui précède, nous apprenons que le gouvernement fédéral a donné instruction à sir Charles Tupper d’agir avec la plus grande vigueur, d’exiger une rétractation et au besoin de poursuivre au criminel les calomniateurs.Sir Charles est aussi autorisé à faire publier la déclaration officielle suivante : “ Le fromage canadien est fait de lait pur seulement.Il ne se fait pas au Canada une seule meule de filled cheese on de fromage à l’oléomar-garine.En 1893, lorsqu’il a été rumeur qu’une société étrangère se proposait d’établir au Canada une fabrique de filled cheese, le parlement canadien a immédiatement fait une loi prohibitive défendant la fabrication ou la vente de cet article sous peine de fortes amendes, montant jusqu’à $400, dont la moitié payable au dénonciateur.Pas une seule fois cette loi 11’a été violée.La fabrication et la vente de l’oléomargarine sont également prohibées sous peine d’une forte amende ou de prison.La loi défend la tabrication et la vente de produits laitiers imités ou falsifiés.La loi restreint l’usage de la marque “Canadian” aux seuls beurres et fromages fabriqués au Canada.Le Dominion est le seul pays où la fabrication et l’importation de l’oléomargarine et du filled cheese soçt complètement.prohibées.” • , 70 LE PRIX COURANT MÉDAILLE OBTENUE A L'EXPOSITION UNIVERSELLE DE CHICAGO LE BUFFALO^ FOURNAISE A EAU CHAUDE Adoptée par le Gouvernement Fédéral.En usage à Rideau Hall, Ottawa.A la Douane, Moncton, N.ET DANS LES-BANQUES, LES EGLISES, LES COUVENTS ET DANS DES CENTAINES D'HABITATIONS.B.CKTTK fournaise est depuis quatre ans en usage ; période suffisante pour démontrer toutes ses qualités aussi bien que ses défauts.Nous déclarons avoir rémédié à tous ces derniers au fur et à mesure de leur découverte et avoir ajouté une foule d’améliorations utiles, de sorte que maintenant nous pouvons la recommander comme LA FOURNAISE LA MEILLEURE ET LA PLUS ECONOMIQUE DU MARCHE Un de ses avantages les plus marquants est la facilité avec laquelle on la gouverne.Elle ne demande pas un ingénieur pour la chauffer.Un domestique intelligent peut la conduire; .DEMANDEZ NOTRE CATALOGUE IV i H.R.IVES & CO., Rue Queen, MONTREAL TELEPHONE 24-35.ATELIERS DE CONSTRUCTION: St-Columban et Canal.BUREAU : A, & E.LOIGNON .'.INQEN1EURS-CIVILS .Ponts et Charpentes METALLIQUES.9 9 9 Poutrelles on Acier, Fer en U, Fer en Barre toujours en Magasin.9 9 9 Plans et Devis préparés.JAS.W.PYKE (Successeur de feu Geo.Reaves) marchand de FERS et ACIERS 35 Rue St.François-Xavier, • MONTREAL.Tuyaux 4 gaz et à vapeur en fer battu.Tubes de chaudières.Déchets de coton (cotton waste), etc.L.W.TELMOSSE, Dirkcteck-Gékant.LA COMPAGNIE (('Approvisionnements Alimentaires elephone Bell 2899.DE MONTREAL (LIMITEE) Vins, Lueurs, IMPORTATEURS EN GROS DE- Seuls Agents avec Monopole au Canada, des Liqueurs de la GRANDE CHARTREUSE, et de trente-huit MAISONS EUROPEENNES.BUREAUX ET ENTREPOTS DE DOUANE 87,89 RUE ST-JACPS et 64,66 RUE DES FORTIFICATIONS, 1433 LE PRIX COURANT 77 LES PROFITS DES BANQUES NOS compatriotes préfèrent généralement placer leur argent en terres, terrains ou maisons, plutôt qu’en actions de banque ou de compagnies industrielles.C’est conforme à l’orientation de leur caractère ; et, le cri qui, il y a quelques années, retentissait d’un bout à l’autre du pays : “ Emparons-nous du sol ! ” répondait bien à la tendance du Canadien à placer solidement ses économies.Cependant, quelques Canadiens-français ayant amassé des capitaux dans le commerce et l’industrie, sachant par expérience de quel secours peut être, pour le commerçant, l'appui d’une banque, se sont décidés à plusieurs reprises à souscrire les fonds nécessaires à la fondation d’une banque canadienne, Après la banque du Peuple est venue la banque Nationale, puis la banque Jacques Cartier, la banque d’Hochelaga et la banque Ville Marie, saus parler d’essais infructueux comme la banque St-Jean-Baptiste et la banque Stadacona qui ne virent pas le jour.A vrai dire, les résultats acquis jusqu’à ce jour, en général, n’ont pas été de nature à leur susciter beaucoup d’imitateurs.Si aucune de ces banques n’a encore fait faillite, tandis que, dans la seule ville de Montréal, trois banques anglaises ont été obligées de liquider avec perte pour leurs créanciers ; toutes les baaques canadiennes — sauf une seule, la banque d'Hochelaga—ont dû à différentes époques, diminuer leur capital, c’est-à-dire renoncer, comme perdue, à une partie des fonds que les actionnaires primitifs y avaient placés.La banque du Peuple et la banque Nationale avaient chacune un capital de $2,000,000 ; ce capital est maintenant réduit, dans les deux cas, à $1,200,000.La banque Jacques Cartier a réduit son capital de $1,000,000 à $500,000 ; la banque Ville Marie en a fait autant ; de plus, cette dernière a complètement changé de nationalité ; c’est aujourd’hui la banque de M.Weir, une banque écossaise avec un nom français.La banque d’Hochelaga, comme les autres, a eu à souffrir des crises passagères qui ont affecté les banques, mais grâce à l’énergie, à la ténacité et à la prudence de son président et de ses directeurs, elle a réussi à garder intact à ses actionnaires le capital de sa fondation, et même à lui donner une plus value qui se cote à la bourse par une prime de 25 à 30 p.c.sur ses actions.Voilà pour le capital des banques ; les revenus ont-ils du moins, été assez élevés pour justifier les risques encourus ?Il faut convenir qu’ils ont été plus considérables que dans beaucoup d'autres genres de placements, mais pas assez pourtant pour compenser une perte de 40 ou de 50 ^>.c.sur le capital.Les dividendes payés par la banque Su Peuple ont été régulièrement de 7 p.c.La ban-Nationale a payé longtemps 6 p.c., mais depuis quelque temps elle a passé plusieurs dividendes.La banque Jacques Cartier, quand elle a payé des dividendes, a payé 6etpuis7p,c.La banque d’Hochelaga s'en est tenue longtemps à 6 p.c.; eu 1893-1894, elle a distribué en sus un bonus de 1 p.c., et cette année même elle a payé 7 p.c.Nous 11e nous occuperons pas de la banque Ville Marie.Deux de nos banques canadiennes ont accusé, une lois chacune, un chiffre de bénéfices nets considérables : la banque Jacques Cartier, en 1892-93, et la banque d'Hochelaga, en 1894 95.Cette dernière banque a expliqué d’ailleurs, à ses actionnaires, de quelle source lui venaient ces bénéfices extraordinaires ; ils provenaient de la prime gagnée par la banque sur l’émission d’un certain nombre de nouvelles actions.La banque Jacques Cartier s’est contentée de faire dire par sou président à ses actionnaires qu’une partie de ces bénéfices provenaient d’autres sources que des opérations ordinaires de la banque.Elle 11’en a pas indiqué la véritable origine ; c’est donc un secret que, même les actionnaires, n’ont pas été appelés à partager ; le fait est que, s’il n’est pas très édifiant, il est tout au moins instructif.A ce titre, nous nous permettrons, dans un prochain numéro, de lever un coin du voile et de dire la source de ces bénéfices extraordinaires.Nos honnnès d’affaires ne manqueront pas de faire profit de notre indiscrétion.wm ms.•saagfriraa pyv.yyji ismiïà ENTRÉE GRATIS A L’EXPOSITION.VOIR PAGE 40. 78 LE PRIX COURANT Û iM*«'l,EC'* „d »'U*E ^ Binr t go FABRI0ANT8 DE LONDRES, Ang.Produits Supérieurs Qj En PICKLES de tontes sortes.SAUCES “ “ CONFITURES “ “ IMPORTATEURS DE Chutnles Indiens, Pondres de Cnrrle, Câpres Françaises, Olives, Eté., Etc.Proprlâtalres des PICKLES AT A RO R et de la SAUCE.llADUD ?• ?.AGENTS AU CANADA.J.Alex.Gordon & Co.MONTREAL J.G.A.GENDREAU Chirurgien-Dentiste Extraction de Dents sons douleur.Par l’éleotrloité et par l’anesthésie.Dents posées avec ou sans fialais, d’après les procédés es plus nouveaux.No.20 RUE ST-LAURENT, MONTREAL.À.Demurs.TéL 689.C.Brunet.Faisant affaire sons les noms de DRAPEAU, SAVIGNAC & CIE 140 6rande Rue St-Laurent, Montreal FERBLANTIERS.PLOMBIERS, COUVREURS, Et Poseurs d’Appareils de Chauffage Assortiment très varié et complet d’Ustensiles de cuisine, Coutellerie.Lampes, Qazeliers, Brackets, Globes, etc., h des prix très modérés.Ds se chargent de tout ouvrage, tel que Couverture en Ardoise, en Ferblanc, en Tôle galvanisée, et tontes espèces de réparations A des prix très modérés.Spécialité pour la pose et les réparations de Fournaises & eau chaude, A vapeur, haute et basse pression, et Fournaises & l’air chaud.Fournaises à l’eau chaude et & l’air chaud corn binés.Y* «a :Müâ Références des meilleures maisons de la ville.LEMIEUX & GIARD, Peintres d’Enseignes A.ROBY.* f + Atelier: No 119 rue St-Dominique, MONTREAL SUCCESSEURS DE J.A.ROBY.DÉCORATIONS, DORURES.TRAVAUX ARTISTIQUES, ETC.B.DE P.459.Téléphone 1263 Exportateur de Fromages et Marchand a Commission 33, 35.et 37 rue William, MONTREAL et 2 à 6 Harrison St., NEW YORK.ta- SEUL AGENT POUR LA CÉLÉBRÉ PRÉSURE “EUREKA” ET LE 8EL DE BEURRERIE DE WORCE8TER.CHOCOLAT EN VENTE PARTOUT.CACAO D.Masson & Co., MONTREAL., LA BAIE, CO.YAMASKA.Cloture en FIL DE FER.CROISÉ de Kitselman MANUFACTURIER DE LA Cette Clôture a Remporté tous les PREMIERS PRIX partout où elle a été exposéo, CHICAGO.TORONTO.MONTREAL.Sherbrooke et Québec.C’est la Clôture - LA - MOINS DISPENDIEUSE.A l'Épreuve de tous lès Animaux sans exception LE PRIX COURANT 79 NOTES SUR LE MEXIQUE LES Etats-Unis fout un commerce considérable avec le Mexique, avec lequel ils out de nombreux points de contact, par terre et par mer.Le Canada devrait, quoique seaports soient plus éloignés de la côte mexicaine, pouvoir y écou'er aussi quelques-uns des produits de son agriculture, de ses forêts et de ses industries.Le Mexique produit peu ou point de blé, de sorte que toutes les farines que l’on y consomme doivent être impoitées.Il est vrai que le bas peuple y consomme beaucoup plus de farine de maïs que de farine de blé ; cependant nous pourrions, en profitant des leçons fournies par la Jamaïque quant à la qualité et au paquetage des farines destinées aux pays chauds y placer de nos farines en concurrence avec les farines américaines.Il en est de même pour certains légumes, pommes de terre, oignons, etc., en grande partie importés des Etats-Unis.Pour y expédier notre beurre, il faudrait le paqueter dans des boîtes de ferblanc hermétiquement fermées, comme le font les Français qui ont le' monopole de ce commerce.Le Mexique est, en grande partie, couvert de pâturages de ranches immenses où l’on élève de nombreux troupeaux.Rien à faire là pour notre bétail.Les maisons y sont construites en bois ou en pisé ; comme le pays.ne fournit que des bois durs, il y aurait de la place pour notre pin, notre épinette, etc., si nos autres marchés pour ces bois ne suffisaient pas à déboiser assez vite notre Canada.Il n’y a pas au Mexique de fabrique de chaussures ; la consommation se, fournit chez les cordonniers, qui ne pourraient pas, probablement soutenir longtemps la concurrence de nos chaussures de fabrique, si elles étaient faites suivant les modes et les formes du pays.L’agriculture se développe rapidement, dtpuis que la dépréciation de l’argent a rendu impioluctif le travail des mines de ce métal ; les principaux produits agricoles sont le tabac, le café, le sucre et le coton.Les deux premiers articles et le dernier forment, avec les métaux précieux, une partie considérable des exportations.La culture de la canne à sucre n’est pas assez étendue pour donner lieu à un grand commerce.' L’industrie est en grande partie domestique ; mais on commence à y instal- ler des manufactures de lainages, les moutons du Mexique lournissant la plus grande partie de la laine ; ces moutons descendent de mérinos importés d’Espagne en 1541- Le tissage du coton est aussi une industrie domestique, en même temps qu’une des principales industries manufacturières.On y compte plus de 100 filatures en exploitation, qui travaillent environ 37,000,000 de livr.es de coton brut, donnant de l’emploi à 25,000 personnes.Les cotonnades produites sont destinées à la consommation locale.On y fabrique aussi, pour la consommation locale, le rebose ou long châle porté par les mexicaines et des tapis que l’on préfère souvent aux tapis importés, quoiqu’ils n’aient ni la variété de dessins, ni le goût artistique des tapis importés d'Europe.L’art auquel on excelle, au Mexique, c'est la poterie, et les plus artistiques produits de la poterie mexicaine sont fabriqués par des sauvages de Guadolajare.La fabrication des chapeaux de paille est encore une industrie indigène ; on les fait de la côte de la feuille d’un palmier appelé jipi-japa et aussi du palmier de Panama.Il y a aussi des fabriques de chapeaux de soie et de feutre.Dans le Yucatan on fait avec la fibre du Nenequen, une immense quantité de hamacs pour l’exportation.La sellerie mexicaine est appréciée dans l’univers entier.Les richesses minières du Mexique sont légendaires.On y trouve des mines d’or et d’argent dont la richesse n’est pas surpassée.Les montagnes contiennent des minerais de fer facilement accessibles, et l'on trouve dans certains endroits de riches mines de houille, que l’on commence seulement à exploiter.Les terres basses du Mexique, Terras caHcntcs, terres chaudes, produisent sous culture les plus délicieux^ des fruits tropicaux, oranges, ananas, bananes, etc.dont de grandes quantités sont exportées aux Etats-Unis.Dans le sud, on cultive les épices, particulièrement la vanille, puis la muscade, le poivre, le gingembre, etc.Mais dans ces contrées fertiles, la fièvre jaune et le vomito negro régnent en permanence, et le tribut qu’ils exigent de l’étranger non( acclimaté est le plus souvent une maladie mortelle.Cependant, à mesure qu’on s’éloigne delà mer, le sol s’élève par plateaux successifs jusqu'à la chaîne centrale, la Sierra Madré qui continue la chaîne des Montagnes Rocheuses et la relie à la Cordi-lière des Andes, pour former cette espèce d’épine dorsale immense s’étendant du détroit de Behring au détroit de Magellan.Sur ces plateaux le climat est plus tempéré et plus sain à mesure que l’on s’élève, et c’est là seulement que l’on peut sans trop de danger se livrer à l’agriculture.ENTRÉE GRATIS A L’EXPOSITION.VOIR PAGE 4f» .80 LE PRIX COURANT liuggius ouverts et couverts, Phaétona pour médecins et l’haétons de famille.Express d'épiciers 4,65el66), adjacents ci contigus aux dits quatre pieds de largeur, sur la profondeur ci-dessus mentionnée 3o.l’n terrain désigné s us lo numéro soixante et neuf (69) du lot primitif trois cent vingt-ne .f (32S), sur le plan et aux livres de renvoi officiels du village de la Cô'e St Ixsuis, en cette cité, mesurant vingl cinq pieds de largeur sur quatre-vingts pieds de profondeur, mesure anglaise, borné on front ar la rue Dutferin, en arrière par une ruello, avec Atisses dessus construites et de plus, quatre onces de terrain en front sur toute la profondeur e la maison bâtie sur l'arrière partie du terrain sus-décrit.à prendre sur le lot No soixante et dix (70 de la subdivision officielle du lot originaire No trois cent vingt-neuf (329) sus dit, avec servitudes active) et passives, suivant titres à cet effet.Pour conditions de la ' ente et toutesautres informations, s'adresser à CHARLES DESMARTEAU, • Curateur, 1598, rue Notre-Dame, Montréal.MARCOTTE FRERES, Encanteurs. LE PRIX COURANT 89 LA COMPAGNIE D’APPROVISIONNEMENTS ALIMENTAIRES T A Compagnie d'Approvisionnements Alimentaires met sur le ^ marché un article nouveau : le “ l'in Frmii/incu.c," viu possédant des qualités thérapeutiques, d'autant plus précieuses que c’est un vin naturel, n’ayant subi aucune préparation de laboratoire et prenant ses principes ferrugineux dans le sol même où croît la vigne qui le produit.Les cognacs Jockey Club, le rhum “ White Ball " et les autres articles de la compagnie sont maintenant bien établis dans le marché.Les liqueurs de la Grande Chartreuse, du couvent même, et les liqueurs Cusenier se recommandent toutes seules.La compagnie a, en outre, un assortiment complet d’articles d’épiceries.THE CANADA LIQUOR CO.DARMI les marques de cognac qui ont,en peu de temps, conquis L la popularité chez les connaisseurs et les dégustateurs, on trouve au premier rang le cognac Lacrieh, que représente ici la Canada Liquor Co.Ce cognac, d’une qualité exceptionnelle poulie prix, est destiné à être en grande demande dès cet hiver et tous les épiciqrs devraient en être assortis.Nous dirons la même chose d’une autre spécialité de la Canada Liquor Co., le ein Van Leyden.Ce gin, d'un arôme parfait et qui possède beaucoup de corps, est justement ce qu'il faut pour remplacer les gins de Kuyper, etc., qui deviennent hors de prix.CAMPBELL ET BRODIE A célèbre fabrique do chaussures do Campbell et Brodio, de J Quebec, fait une offre spécialo au commerce d'une ligue de de pardessus appelés : Ciilifornin linrk OirrxhoM qu’elle a .mis sur le marché pour l’automne.Celte ligne ost en plusieurs couleurs : noire, brune et grise (drub) et se vend à un prix inoui do bon marché pour la qualité.Le pardessus s’agraffe sur le cou du pied soit par une bouelo, soit par une agraffe ; le bout des orteils est terminé de quatre façons : en rasoir, en pointe, ou rond et en bout largo, de manière à satisfaire à tous los goûts.Nous conseillons fort à nos lecteurs de se faire livrer une ligne complète et assortie de ces pardessus.J.N.DUGUAY La faveur dont jouissent les fromages portant la marque “ Bluo Star,” qui obtiennent toujours le plus haut prix du marché, à Montréal, est bien l’œuvre personnelle de M.Duguay, dont la compétence comme connaisseur en fromage et comme vendeur est au-dessus de toute discussion.Aussi les fromageries regardent-elles comme un privilège do faire partie des syndicats qu'il représente.Aux patrons des beurreries et des fromageries, nous recommandons spécialement la clôture en til de fer croisé de Kitsolman, fabriqué par M.Duguay, à la Baie du Febvre, et (pli est à l'épreuve de tous les animaux.Cette clôture plus effective que lo til do fer barbelé, ne blesse jamais le bétail.MM.ROBIN, SADLER & HAWORTH T ES ateliers de la maison Robin, Sadler et Haworth, de Mont-^ réal et Toronto, fabriquent les plus larges et los plus longues et les plus solides courroies de transmission de toute l’Amérique' On y trouve tout ce que l’on peut désirer en fait de courroies, depuis celle qui transmet la force d'un cheval vapeur jusqu'à celle (jui distribue la force motrice des engins Corliss de 500 à 1,000 chevaux.Nous recommandons spécialement la maison aux propriétaires de fromageries et de beurreries, qui y trouveront un article fait spécialement pour leur usage, de qualité sans réplique et à des conditions favorables., C.X.TRANCHEMONTAGNE Les grandes manufactures de draps, casinnrs, tweeds, serges! etc., de France, d’Angleterre et d’Ecosse, sont représentées à Montréal chez M.C.X.Tranchemontagns, 07 rue 8t.Jacques, par les derniers échantillons de leurs marchandises.Les marchands-tailleurs, les marchands de la campagne et le commerce de nouveautés en général, devront aller examiner ces échantillons, ou bien demander à M.Tranchemontagne de leur en expédier pour les examiner à loisir, ce qu’il fera avec le plus grand plaisir.J.B.NADEAU.M.J.B.Nadeau, manufacturier de sellerie, harnais, expose à l’extrémité du Palais de Cristal, dans l’annexe qui communique avec le bâtiment de la carrosserie, de magnifiques échantillons du travail de son atelier.Tous les propriétaires de chevaux seront intéressés à la vue de cette exposition qui mérite de leur part un examen en détail, pour la solidité comme pour le fini, ces articles ne sont surpassés par aucun autre en ce pays.E.D.TILLSON T ES moulins de M.E.D.Tillson, de Tilsonburg, Ont., fournissent des farines de tout genre, mais chacune de premiere qualité en son genre ; des farineux alimentaires, t.çès appréciés des consommateurs, comme les farines “ Obelisk.” le blé “ Molina,” etc.Les épiciers qui veulent être sûrs d'avoir un bon article en blé roulé, en avoine roulée, en orge mondée ou perlée, en fleur d’avoine ou d’orge, etc., ainsi que des farines de première classe tant pour la boulangerie que pour le commerce des familles, feront bien de demander les produits de M.Tillson, de Tilsonburg, Ontario.LESSARD ET HARRIS "VOS lecteurs trouvaient souvent, quand la construction était plus active, le nom de MM.Lessard et Harris parmi los heureux soumissionnaires à qui étaient donnés les contrats pour la plomberie etc., d’importantes bâtisses.Ces Messieurs.se sont fait une grande réputation par les soins qu'ils donnent à leurs travaux, par la promptitude avec laquelle ils les exécutent et par la modicité do leurs prix.Très bien outillés, ils peuvent entreprendre et mener à bien les contrats les plus considérables.Nous signalerons spécialement leur “ Ventilateur Eolien ”, d’un fonctionnement si facile que la moindre différence de température le met en mouvement.LA COMPAGNIE GENERALE D’IMPORTATION QUEL avantage n’est-ce pas pour un importateur do faire ses achats sur place, d’en j trend ce livraison à son magasin et do n’avoir à s'occuper ni du fret, ni de l’assurance en mer, ni de câbler des fonds en Europe pour couvrir ses achats ! C’est précisément ce qui engage les grandes maisons d’Europe à tenir un représentant autorisé sur les principaux marchés où s’écoulent leurs produits.Eh bien, la compagnie générale d’importation a été fondéo spécialement pour remplir ce rôle de représentant, pour le compte des maisons étrangères dont le débouché ici n'est paH suffisant pour y tenir un représentant spécial et pour l’avantage des acheteurs qui parson entremise, achètent directement de la maison d’Europe, tout en ne prenant livraison (pi’à leurs magasins et en ne payant que sur réception ou aux termes ordinaires du commerce.Nous recommandons vivement à nos lecteurs de se servir de l’agence de la compagnie générale d'importation et ils s'en trouveront bien., H.R.IVES & CIE T A fonderie de MM.H.R.Ives A Cio est un dos établissements 1 J les plus anciens et les mieux connus de l’industrie montréalaise.Elle a fourni des ouvrages en fer à une foule de nos constructions publiques et elle a toujours été renommée pour la supériorité du travail, la qualité des matériaux, le goût et le fini dé tout ce qu’elle a produit.MM.H.R.Ives & Cie offrent en ce moment au public leur fournaise à eau chaude “ liuffalo ” (pii a obtenu une marque de haute distinction à l’exposition de Chicago.La fournaise Buffalo est, au dire des connaisseurs, la meilleure et la plus économique du marché.J.QUEVILLON & CIE C’es„ dans la nourriture, surtout que I on doit prendre toutes les précautions possibles pour n’acheter que des marchandises de bonne qualité, et pures de toute falsification.Les lards, jambons, saucisses, saindoux, etc., de MM.J.Quevillon A: Cie, sont des produits “naturels” provenant exclusivement du porc canadien et donnant toujours satisfaction au consommateur.MM.Quevillon A Cie ont organisé un service de livraison qui leur permet, ce qui est un grand avantage, de tenir leur clientele constamment approvisionnée, sans dérangement pour eux.“ Ils ne font pas concurrence à leurs clients.” LOUIS GILBERT M.Louis Gilbert, de 8aint-Ferdinand d’Halifax, est un vendeur de fromage bien connu à Montréal et qui a toujours su obtenir, pour les fromageries qui ont eu recours à ses services, le plus haut prix du marché.Aussi les fromageries do la région sfempressent de faire des arrangements avec lui pour qu’il se charge de la vente de leurs produits., M.Gilbert a aussi une manufacture de bois de boîtes à fromage et tous les fromagers qui savent ce que vaut, pour la vente, une boîte de bonne qualité et de belle apparence, lui feront des commandes pour le reste de la saison et pour le printemps prochain. 90 LE PRIX COURANT LE PRIX COURANT A.& H.LIONAIS, Éditeurs-Propriétaires t Chambro 402 Bâtisse “ Now ADMINISTRATION.-! Télép^M No 2517.I Boite de Poste No 917.HitmnTinN J 25 02,3 St-Gabriel.REDACTION.j Téléphono 2002.Montréal, Canada.ABONNEMENTS (Strictement payablex d'avance.) Montréal et Banlione un an - - $2.00 “ 6 mois - 1.00 ‘ "3 mois • • 0.50 Canadaot Etats-Unis, un an - - - 1.50 “ “ “ 6 mois • - 0.75 Franco et Union Postale un an (15 francs) - 3 00 LE NUMERO 10 CENTINS.Adrossor toutes communications comme suit : LF PRIX COURANT, Montréal, Canada .SEMAINE DU 30 AOUT abonnés réguliers ^1 Ce tirage est égal sinon supérieur à celui de n’importe quel autre journal de commerce français.Nous avons à Québec au moins 200 abonnés de plus que n’importe quel autre journal de commerce français ou anglais.BEVUE COMMERCIALE BT FINANCIÈRE Montréal, 12 sept.1896.FINANCES.Sur le marché libre, à Londres, le taux de l’escompte sur les avances de 30 jours à 4 mois est de $ p.c.En banque, l’escompte est de 2 p.c.A New-York, les prêts à demande sont à 1 p.c.; l’escompte du bon papier de commerce à 4 ou 4} p.c.et l’intérêt sur les avances à terme, de 2 à 3 p.c.Sur notre place, le mouvement des récoltes n’a pas encore dérangé la situation des capitaux et, comme il y a abondance de ces derniers, on leB prête, sur remboursement à demande, à 4} p.c.Les banques font l’escompte à leurs clients, à 6 ou 7 p.c.Le change sur Londres est soutenu.Les banques vendent leurs traites à60 jours à une prime de 10 à 10J et leurs traites à vue à une prime de 10$ à 10$.Les transferts par le câble sont à 10} de prime.Les traites à vue sur New-York sont au pair.Les francs valaient hier, à New-York, de 5.16$ pour papier long et 6.15$ pour papier court.La bourse n’a été que moyennement active ; mais le ton est resté eu général bien tenu.La banque de Montréal a fait 222$ et 222J ; la banque des Marchands a monté à 1704 et clôture à 109}.La banque du Commerce est cotée 138$ vendeurs et 137 acheteurs ; la banque de Toronto, 244 asheteurs ; la banque Molson, 177} acheteurs, et la banque Ontario, 97 vendeurs, 87 acheteurs.La banque du Peuple a été cotée à 29$ et 20}.Le rapport des inspecteurs conjoints, MM.de Martigny et Chipman, n’est pas encore terminé et ne pourra être soumis aux directeurs qu’après leur retour de Québec où ils sont allés assister à une assemblée de l’Association des Banquiers.Les banques canadiennes sont cotées en clôture comme suit : Banque du Peuple.30 20} “ Jacques-Cartier.110 100 “ Hocnelaga.130 124 “ Nationale.83 76$ “ .Ville Marie .100 73 Les Chars Urbains sont descendus à 211, anciennes actions et 210 nouvelles actions; puis ils ont regagné du terrain et clôturent à 212} et 211 respectivement.Le Gaz est ferme à une fraction au-dessus de 208, clôturent à 208$.Le Pacifique a perdu un peu de son avance à 57.Le Richelieu a fait, dernier cours, 101}.Le Télégraphe est à 166, le Câble à 164$, après avoir fait 166; le Bell Telephone à 169} ; la R-iyal Electric est colée 149 vendeurs et 130 acheteurs.La Toronto Railway est à 84$ L’Intercolonial Coal Co s’est vendue à 30 et Duluth S.S.et A.ordinaire à 7}.La Dominion Cotton Co se vend 95, la Colored Cotton Mills 65 et le Montreal Cotton Co 128$.• COMMERCE Les affaires en général sont encore calmes, on s’attend bien à voir quelques marchands en ville, la semaine prochai ne, à l’occasion de l’exposition ; mais on n’espère pa9 qu’ils feront beaucoup, d’affaires.Quelques-uns ont cependant promis d’apporter de l’argent à leurs créanciers du gros.C’est peut-être pour cela qu’ils oublieront d’aller les voir.Les attractions de l’exposition leur feront perdre la mémoire des affaires sérieuses.s* La saison, d’ailleurs, n’est pas assez avancée pour qu’il y ait autre chose que des achats d’assortiment, s’il y en a.Deux grosses faillites cette semaine, une dans la nouveauté, d’une maison qui n’avait jamais été considérée bien solide, quoique l’un 3èB~associés fût connu comme possédant une jolie fortune amassée dans la construction; mais le fils, chef réel de la maison, ne passait p is pour posséder les qualités nécessaires pour atteindre le succès.L’autre faillite, celle de E.F.Moseley & Cie, est due à des embarras financiers qui datent de longtemps, retrait de capital à la suite du décès du père, incendie désastreux etc.Bois de construction.— Les affaires sont toujours nulh s, aux clos de la ville, en l’absence de toute demande de la part de la construction.L’inspectenr des bâtisses de Montréal n’a pas eu une seule demande de permis de construire depuis plus d’un mois.Charbon et bois de chauffage.—La demande de charbon dur est meilleure et les commerçants font beaucoup de livraisons en ce moment, la plupart du temps pour argent compt int.Le bénéfice est si mince, aux prix actuels, que les commerçants ne peuvent guère cou rir le risque de faire du crédit.Le charbon mou est à bon marché et le bois de chauffage ferme.Cuirs et peaux.— Les cuirs restent fermes ; la demande de la part des manufacturiers prend de l’activité et l’on a pu placer d’assez bons lots la semaine dernière.Les cuirs à semelles ont haussé de l}c à Chicago ces jours-ci, ce qui entretient sur notre marché une forte tendance à la hausse.Les peâux vertes sont plus faibles et quoique les commerçants les paient encore le même prix cette semaine, il est fort probable qu’ils baisseront la semaine prochaine.Les marchés de l’ouest sont à la baisse et les tanneurs de Québjc se croient enfin certains d’avoir atteint leur but.Les agneaux sont â 45c, les veaux, à 8 et 9c la livre et les moutons en laine valent dB 75 à 80c la pièce.Draps et nouveautés.—La plupart de» voyageurs de nos maisons reviennent à la ville où ils croient avoir l’occasion de rencontrer plue de clients qu’â la campagne, la semaine prochaine.Jusqu’i i la vente a été bonne et la plupart des maisons de gi*os sont satisfaites des remises de la campagne.La ville est, comme d’habitude, dans une position peu encourageante.Epiceries.—Les marchés primaires des sucres sont faibles.A la suite des derniers changements de température, la perspective de la récolte de betterave s’e9t améliorée et l’on prévoitpour cette année un rendement moyen.Mais le marché de Montréal est beaucoup plus bas que celui des Etats-Unis et il n’y a guère à craindre de nouvelle baisse.La demande ici est assez indifférente.N os cotes de conserves de légumes sont pour livraison du* stock en mains.On vend à arriver à 5c.de moins par douzaine.Rien à signaler dans les conserves de fruits ni dans les viandes.Dans les fruits secs, il n’y a plus sur le marché de raisins de Malagi, sauf quelques caisses de Connoisseurs Clusters.Ces raisins sont remplacés par ceux de Californie.Les peanuts ont haussé de le ; les noix psean sont très fermes ^ Les pâtes et denrées alimentaires sont stationnaires, mais les org^s perlées et mondées sont un peu plus faibles.Fers, ferronneries et métaux.—Le commerce a discontinué le paiement du fret sur les clous coupés ; mais l’escompte de 10c au char est maintenu.Les fontes ont un mouvement modéré à des prix assez fermes Les tôles continuent à se raffermir.La demande en ferronnerie et quincaillerie est normale et sans excitation.Huiles, peintures et vernis.— Les huiles de pétrole sont sans changement.Le marché anglais accuse uns baisse assez marquée .sur l’huile de graine de lin, mais les prix ici n’ont pas encore changé- _ _ _ Le verre à vitres est toujours fermé.Poisson.—Le marché est mieux approvisionné de hareng,- dont les prix restent cependant stationnaires, la demande n’en étant pas active.La morue est“un peu plus chère.Salaisons—Le lard canadien Short Cut est soutenu, mais le Mess peut être coté à $1 00 de moins.Nous baissons aussi de 50c les lards de l’ouest.Les saindoux n’ont pas changé.Au guichet d’un bureau de poste .—Ce sont des papiers d’affaires, madame, demande l’employé.-—Oui, monsieur.— Sans valeur ?—Sans aucune valeur.c’est mon contrat de mariage. Revue des Marchés - Montréal, 12 sept: 1895.GRAIN8 ET FARINES MARCHÉS DE GROS Mark Lane Express, dans sa revue hebdomadaire des marchés anglais dit : “ Les blés anglais de la vieille récolte ont perdu 6d ; les blés nouveaux sont soutenus.Les étrangers ont baissé de la.Les blés de Californie se sont vendus 25s, ceux de Manitoba, 24s 6d et ceux de Duluth, 24s 9d.Le maïs a été faible; le livrable sur décembre a été coté à 17s et sur janvier à 16s seulement.L’orge a été ferme et l’avoiqe lourde.Seigle, haricots et pois soutenus.Aujourd’hui,tous les grains ont été ternes, clô urant en baisse de 6 1 pour les blés et les farines et de 3d pour le maïs et l’avoine.L’orge à malter à été ferme mais l’orge à moulée étrangère a pef’dtr 3d.Les haricots out été en faveur des acheteurs et les pois et le seigle soutenus.” Les dernières dépêches reçue par les Câble à la Chambre de Commerce, cotent les marchés auglais comme suie: “ Londres, blé à la cote plus facile ; en route fort peu actif.Maïs à la côte, tranquille; en route, terne.Marchés anglais de province, ternes.Liverpool, blé disponible tranquille ; à livrer tranquille.Maïs disponible, ferme; à livrer, tranquille.Faiine de Mineapolis fisrt bakers, 17s 6d.Marchés .français de province tranquilles.Blé "à Paris, Î8 fr.40 sur septembre, 18 fr.60 s ir octobre, farines douze marques, 41fr.85 sur septembre 42 fr.35 sur octobre.Le Marché Français du 31 août dit : .“ Nous venons encore de traverser une semaine excellente pour la culture ; les rentrées sont à peu près terminées partout, sauf dans le Nord.Les battages s’effectuent de même dans le centre et dans nos environs, mais ils ns sont pas encore suffisamment avancés dans cette même région du Nord, pour qu’i soit possible d’établir dès maintenant une évaluation suffisamment exacte de la récolte.Il ne faut pas oublier eu effet que la région du Nord est la plus importante de toutes pour la production du blé ; il importe donc d’être bien renseigné sur le rendement des départements qui la composent avant de mettre aucun chiffre en avant, et c’est pourquoi il convient de n’accueillir qu’avec beaucoup de circonspection les évaluations, plus ou moins hasardeuses, qui pourraient être publiées avant que l’on ait à cet égard tous les renseignements précis indispensables.Pour 1’iu.itant, l’enquête que nous avons commencée se poursuit avec toutes les garanties de sincérité dont nous tenona à entourer ce travail, mais, malgré notrs désir de renseigner nos lecteurs, nous sommes encore obligés dejleur d.mander de prendre patience, plutôt que de nous exposer à leur fournir une appréciation qui ne reposerait sur rien que des probabilités.” On écrit de Russie à un confrère des Etats-Unis: 11 Les rapports reçus de Perdienski disent que dans cette région la perspective n’est pas ausei belle qu’âuparavant ; ceci s’applique surtout à l’Azima ou blé d’hiver.A Odessa, les arrivages de nouveaux grains sont bien secs et il y a encore beaucoup de vieux blé en Russie.” le prix courant Les nouvelles de Buenos-Ayres disent que la récolte de maïs est dans une condition moins favorable qu’auparavant.Le blé eu terre a bonne apparence et les ensemencements sont augmentés.Toutefois, les sauterelles font du dommage dans les districts de Santa Fe et de Uordoba.La récolte de blé, en Italie, est, dit-on, déficitaire de 10 à 13 p.c.sur celle de 1894, et dans nombre de districts la qualité est pauvre.On ne dit rien de bien de la récolte de maïs.Le rapport du département d’Agriculture, à Washington, pour septembre, dit que la condition de la récolte de maïs est tombée de 102.5 à 96.4 pendant le mois d’aoûf.La condition générale du blé, tant d’hiver que du printemps, à la moisson, a été de 75 4 contre 83.7 l’année dernière et 14 en 1893.La perspective de la récolte de maïs a souffert de la sécheresse pendant le mois d’août, dans les Etats1 à Surplus, l’Ohio, l’In-diana, l’Illinoi's, l'Iowa et une partie du Nebraska.Dans l’Indiana, l’Iowa et l’Ohio, il y a eu de la pluie à la fin du mois, mais cette pluie est venue trop tard pour être de beaucoup de profl .La sécheresse a aussi fait dommage à la récolt*1, dins les états de New-York, New Jersey, Pennsylvanie et Maryland.Les nouvelles du sud sont beaucoup plus encourageantes et indiquent que, dans cette région la récolte sera la plus abondante qu’on ait jamais eue.La condition de l’avoine à la moisson était de 86 ; du seigle, 83.7 ; de l’orge, 87.6 ; du sarraziu, 87.5; des pommes de terre, 90.8.La “ visible supply ” accuse une augmentation de 1,361,000 minots sur la semaine dernière ; mais elle est de 32,414,000 minots au-dessous du chiffre de l’année dernière.La quantité totale de blé en vue, tant en stock ici qu’en route pour l’Europe accuse une diminution de 686,000 minots sur la semaine dernière et de 37,630,000 minots sur la semaine correspondante de 1894.Les marchés d’Europe continuent à baisser et la “ visible supply ” augmentant un peu, il n’y a personne pour ainsi dire à la hausse sur les marchés des Etats-Unis.Les prix de blé disponible sont : A New-York,(No 2 roux d’hiver) 62$ à 622c, en élévateurs ; à Chicago iNo 2 du printemps) 66$ à 57c ; àDuluth (No 1 dur) 56c; à Détroit (No 1 bland 59$c.Les principaux marchés de spécula-lion clôturent comme suit : Chicago, sur septembre, 55$c ; sur décembre, 57|c ; sur mai, 61 j •• New-York, sur septembre, 60Jc ; sur décembre, 63c ; sur mai, 66Jc.Duluth, sur septembre, 54Jc ; sur décembre, 55jje ; sur mai, 59Jc; A Winnipeg, il n’y a encore aucun acheteur sur les marchés; et la situation est la même que la semaine précédente, dit le Commercial.Personne ne se soucie de toucher au blé nouveau.Il se fait quelques livraisons à la campagne, dans la vallée, de la Rivière Rouge, mais tout est mis en élévateur.La nouvelle récolte a un bon grain.Des échantillons de la région de Gretna sont noirs et paraissent lessivés ; d’autres venus de la région à l’ouest de Brandon, paraissent avoir souffert de la gelée.Il y a encore 1,000,000 de minots de vieux blé aux Entrepôts des lacs et dans les élévateurs de l’ouest et les meuniers sont bien approvisionnés, de sorte qu’ils ne sont pas pressés d’acheter le blé nouveau.En se basant sur le prix d’exportation, le blé nouveau vaudrait 91 50c en moyenne, â la campagne, avec frets moyens.Mais il n’y a pas d’achats pour établir des prix.On commence à avoir des idées plus nettes sur la condition delà récolte.D’après le Commercial,il y avait encore, la semaine dernière, beaucoup de blé à moissonner dans la partie nord-ouest de Manitoba et dans l’est de l’Assiniboine.Une lettre particulière d’un meunier du Manitoba dit que, dans s i région, 35 p.c.de la récolte sera classée No.1 Northern ; 35 p.c.No.1 Northern mêlé avec le No.1 dur de Manitoba et 30 p.c.sera rejeté comme endommagé par la gelée.D’une autre source nous apprenons que cette appréciation est encore trop favorable et que la proportion de blé gelé est plus considérable.Dans certaines localités, des champs entiers ont été tellement endommagés qu’on ne se donnera pas la peine de les moissonner.Voilà qui va réduire considérablement la récolte utilisable du Manitoba.Sur un rendement total de 25,000,000 de minots, 30 p.c.représentent 7,500,000 minots gelés, ce qui ne laisserait disponible que 17,500,000 minots.La dernière dépêche de Toronto cote le marché du Haut Canada comme suit : “ Marché tranquille.Le blé roux s’est vendu sur le G.T.R.dans l’ouest à 59c et sur le Michigan Central à 66c.Le blé No 1 dur de Manitoba oit offert dans l’ouest à 80c mais les acheteurs se réservent.Le son et le gru sont lents et faciles, le bon marché des grains grossiers affecte ces articles.Les pois sont à peu près soutenus.Des lots de chars ont été.vendus, frets moyens, à 57c.L’avoine est tranquille et facile avec beaucoup d’offres et peu de demande.La mélangée a été vendue dans l’ouest, frets élevés à 22$e, et la blanche à 23$c .L’orge à malter est nominale et l’orge à moulée est cotée de 33 à 34c dans l’ouest Un lot de seigle a été vendu à 41$c dans l’ouest.A Montréal, le marché du grain est tranquille.Cependant, il se fait quelques ventes d’un char ou deux par ci par là, d’avoine nouvelle, qui est mise en élévateurs ; la demande locale se pourvoit sur les marchés de détail et il n’y a pas de demande pour l’exportation.Les prix sont de 33$ à 34c pour la vieille avoine, et 31c pour la nouvelle par 34 livres.Il n’y a pour ainsi dire plus de vieux pois sur le marché ; les nouveaux n’ont pas encore commencéàarriver.D’après leaprix payés dans l’ouest d’Ontario, cet article va être à bon marché.On offre des pois No 2 d’Ontario, rendus à Montréal, à 68c, en gare ou 69c à flot.Il a été fait quelques transactions à ces prix pour l’exportation; mais nous croyons qu’aujourd’hui les exportateurs ne voudraient pas payer plus de 66c par 66 Ibs.L’orge à moulée nouvelle est offerte à 47 ou 48c le minot, sans trouver d’empressement chez les acheteurs qui parient de 45 à 46c.Les farines ont eu plus de demande, ces jours-ci, surtout celles de Manitoba ; la boulangerie et le commerce de la campagne ont pris plusieurs bons lots, et, d’après les dernières nouvelles de Manitoba, ils paraissent avoir bien fait.Les prix 80Dt soutenus, saDS changement.Les farines d’avoine ont baissé ; on attend les premiers chars de farine nouvelle la semaine prochaine. 92 Nous cotons en gros Blé roux d’hiver, Can.No 2.$0 60 à 0 65 Bléblanc d’hiver No 2.0 60 à 0 65 Blé du printemps “ No 2.0 60 à 0 65 Blé du Manitoba No 1 dur.0 80 à 0 85 “ No 2 dur.0 80 à 0 85 “ No 3 dur.0 00 à 0 00 Blé du Nord No 2.0 00 à 0 00 Avoine nouvelle No 2.0 31 à 0 00 Blé d’iude,.en douane.0 00 à 0 00 Blé d’inde, droits payés.0 00 à 0 00 Pois, No 1.••.0 72Jà 0 75 Pols, No 2.0 68 à 0 69 Orge, par minot.0 45 à 0 48 Sarrazin, par 50 lbs.0 00 à 0 00 Seigle, par 56 lbs.0 00 à 0 00 FARINES Patente d’hiver.$4 10 à 4 20 Patente du printemps .4 15 à 0 00 Patente Américaine.0 00 à 0 00 Straight roller.3 70 à 3 80 Extra.3 60 à 3 60 Superflife.0 00 à 0 00 Forte de boulanger (cité).4 00 à 0 00 Forte du Manitoba.3 90 à 4 00 EN SACS D’ONTARIO Medium .|3 70 à 3 80 Superfine.3 20 à 3 40 FARINE D’AVOINE Farine d’avoine standard, en barils.3 60 à 3 90 Farine d’avoine granulée, en barils.4 00 à 4 10 Avoine roulée en barils.3 60 à 3 90 MARCHÉ DE DÉTAIL Il y a toujours beaucoup de grain à vendre au marché de la place Jacques Cartier et les prix restent faciles.L’avoine se vend de 70 à 80c la poche et le sarrazin de 90 à 96c la poche.En magasin, les commerçants vendent l’avoine de 80c à 85c par 80 livres.Le blé-d’inde jaune des Etats-Unis fait 75c par minot, et le blanc 80c par 56 lbs Les pois No 2, valent 70 à 75c et les pois cuisants de 80 à 85c par 60 lbs.La graine de liu par minot de 60 lbs vaut $1.05 à $1.10.L’orge No 2 de la province vaut de 95c à $1.00 par 96 lbs.Le sarrazin vaut $110 par 96 livres (2 minots).BEURRE MARCHÉS ANGLAIS.MM.Marples, Jones & Oie, nous écrivent de Liverpool, le 30 août : “ Les qualités de choix sont fermes et en bonne demande.Nous cotons : Crémeries canadiennes de choix, en boîtes et quarts.89 à 90s “ “ “ tinettes.85 à 86s “ d’Irlande, boîtes.96 à 10i>s “ du Danemark, quartsl02 à 105s MARCHÉ DE MONTREAL ' Nous n’avons pas encore à hausser nos cotes pour le beurre d’août, qui ne trouve d’acheteurs ici qu’à 17c; quelques tinettes fancy pourraient peut-être se vendre 17Jc mais c’est;tout.Pour le beurre de septembre, il n’ÿ a pas encore de prix établi pour de gros lots; les commerçants paient 17Je pour le beurre frais de la semaine et vont jusqu’à 18c lorsque la qualité est de premier choix et le nom de la beurrerie connu sur le marché.Les épiciers paient de 18 à 19c comme pré.édemment.Les beurres des townships se détaillent aux prix de 15 à 16c et les beurres communs aux prix de 12 à 14c.LE PRIX COURANT Les exportations de la semaine der- nière ont été : l’ar Pour Tinettes- Buenos Ayrean Glasgow 513 Memphis Bristol 2170 Total.2,683 Sem.corresp.1894.2,800 FROMAGE MARCHÉS ANGLAIS MM.Marples, Jones & Cie.nous écrivent de Liverpool à la date du 30 août.“ La demande a été excessivement légère pendant la semaine et, malgré la diminution des importations et du stock sur place, il n’y a pas d’activité dans le marché.Les marchés des fromages anglais sont tout à fait démoralisés.Nous cotons : Vieux fromage fort (lent).28 à 32s “ fin d’automne coloré.,34 à 36 Fromage de sept.d’Ontario fancy, coloré.36 à 38 “ “ ' “ blanc.36 à 38 Nouveau, coloré ou blanc, fin.36 à 38 “ échauffé, coloré ou blanc.34 à 36 “ d’Ontario, blanc, parfait-.38 à 39 Nos correspondants nous communiquent les rapports suivants des foires au fromage en Angleterre : Chester.—Cette foire a été une des plus considérables et aussi la plus désastreuse pour les fermiers, qui aient été tenues à Chester.L’offre était de 60 tonnes au moins plus considérable qu’à la même date de l’année dernière.Il y avait un nombre modéré d’acheteurs, mais plusieurs des acheteurs des principales maisons de Manchester étaient absents.On a dit qu’ils avaient préféré se tenir à l’écart de peur d’être tentés d’acheter Les meilleurs lots ont été vendus de 45 à 50 s., deux lots ont fait un peu plus que le dernier prix.Les lots moyens ont été lents à vendra aux prix de 37 à 44s, les communs, de 30 à 36s, et nombre de lots ont dû être laissés à 20s, pour trouver des achetturs.Un facteur prétend avoir battu le record, ayant acheté cinq lots de fromage, dont le plus haut prix a été 25a par quintal (de 120 lbs).Preston, foire d’août—On a offert 745 fromages de plus que l’année dernière ; malgré qu’il y eut un bon nombre de fermiers, de marchands et de commerçants, les affaires ont été lentes à des prix variant peu de ceux du mois précédent.Le fromage commun a fait de 27 à 37s par quintal ; le moyen, de 40 à 47s ; et le meilleur, de 50 à 66s par quintal de 120 lbs.Whitchurch.— A la foire mensuelle, l’offre a été plus considérable que jamais, la qualité, daus l’ensemble, étant meilleure qu’à la foire précédente.Quelques-unes des principales maisons de Manchester, déjà surabondamment approvisionnées,, n’étaient pas représentées.Jamais on n’avait vu de si bas prix.Le meilleur Cheshire n’a pas fait plus de 47s 6d, ce qui est 12s 6d au-dessous du prix de l’an dernier, et les prix en général, sur toutes les classes, ont accusé une baisse de 5 à 7s 6d sur les prix de la foire précédente.Mais comme il n’y avait rien à gagner à garder le fromage, qui était assez mûr, la majorité des fermiers ont été forcés de vendre, quelque ruiueux que fussent les prix.Quelques lots n’ont pu obtenir même une offre ; d’autres ont été vendus à 20s, prix inoui jusqu’ici, les fromages de cette classe, il y a deux ou trois ans, se vendant 45s.MARCHÉS DE8 ETATS-UNIS Ogdensburg, N.Y., 7 septembre.— En vente 1130 meules ; on a offert 7c.Pas de vente.Watertown, N.Y., 7 septembre —Ventes 175 meules à 7Jc ; 1685, à 7c; 580, à 6|c.Canton, N.Y., 7 septembre.—Les gros fromages se sont vendus 7c et les petits 8c.* • Utica, N.Y., 9 septembre.—Ventes : 2865 meules à 6|c, 1275 à 83c, 420 à 7Jc, 811 à commission.Little Falls, N.Y., 9 septembre.— Ventes : 243 meules à 6|c, 490 à 7c, 360 à 7 Je, 430 à 7Jc.MARCHÉS D’ONTARIO London, 7 septembre.—En vente 300 fromages de|juilletet6000 d’août.Ventes: 50 à 7|c, 185 à 7 7/16.Belleville, 10 septembre.—Vingt-huit fromageries ont mis en vente 1645 meules de fromage blanc et 375 de coloré.Ventes, 40 blanc à 7 5jl6c, 100 coloré à 7?c.Inger8oll, 10 septembre.— En vente, 2,670 meules ; pas de vente.MARCHÉS DE QUÉBEC Cowansville, 7 septembre.Vingt-six fromageries ont mis en vente 2,024 meules.Il a été offert pour le tout 7Jc, mais ce prix n’a pas été accepté.Sl-Hyacinthe, 7 septembre — Ventes, 7,000 meules à 7c.MARCHÉ DE MONTRÉAL Il y avait au quai, lundi, 8,000 fromages en vente.La plus grande partie a été vendue à 7 Je, le reste, à 7c et au-dessous.Le tout sujet à inspection, ce ui veut dire qu’il n’y a pns beaucoup e lots qui aient rapporté en définitive plus de 7c.- La demande est tombée net, après la vente du quai, il a été ensuite impossible de trouver un acheteur sérieux.Liverpool a cessé tous ses achats ; il n’y a que Bristol qui prenne encore quelques lots et, pour ce marché, il faut un fromage couleur paille.On peut placer cependant encore à 7c quelques petits lots de fromage de la fin d’août, mais pour ceux de la première quinzaine d’août, pas moyen de rien faire.Dans ces conditions nous serions tenté de conseiller aux fromagers, s’ils peuvent le faire, de garder chez eux leur fromage de s ptembre.Il faudra bien, si ou leur coupe tout à fait les vivres, que les acheteurs anglais se montrent plus raisonnables.Et pourtant, quand on voit que le fromage anglais lui-même, d’après les rapports que nous publions plus haut, subit la même dépréciation que le nôtre, on ne'sâit trop si l’on ne ferait pas aussi bien d’imiter les fermiers anglais et de vendre à tout prix.Les exportations de la semaine dernière ont été : Par Pour Meules.Mongolian Liverpool 4846 Vancouver it 5135 Lake Winnipeg 146 192 171 125 1.37 300 SorignetA 10000 Lanctôt N Germain A étal .Xcumont.G A .Brazeau A Cl é do Montréal .Virtue J.et al .Eux S .Sitinrd .1 .Legault D .Corb 11 E .Bloutfo .1 .DuasaiiH V .Luvlgne L .Roy J.B .Doughty A.G .Curler K .Rena< d A .Bellow H C .Boisvert T .SénénalA Elit eau L 372 244 148 120 20 4 223 345 262 483 322 21X1 7(0 170 200 2011 924 109 190 395 108 500 Hubert Jean.Marslou Sam (' Walsh M lutrin Clark Hugh .Codot Etiillppe Falardeau A.H Willey, J.1* .Nolctte Antin'.Sheflord Tp.Bonin Marie .Wallace .1.J Sillery.Procureur Général Stanstoad.Taylor J.K Stoke.Gnmsby, Royal el ni .Lamonriiix (J Sto Anno.Grandbais J.K Spencer Covo.__Turner R Sutton Tp.Siveel S St Cyprlen.Soc I*.Const d'Iberville' St François de Bcauce.Poulin Jps.el al.Laine D.el al - St Gervals.Cuté Marcel .Horion .1 - St Hyacinthe Berthiaume Moïse .Raymond N Ménard 1 heodule Drieu Dine K St Jean, I O.Blouio M.Eng étal DArteni P.C Sto Forpé.uc.Pinard J B .Pinard Dme R .Sto Sophie do Lévrard.Courteau G .Marcbildtiu C.1 St Valentin.Mnitluux.J.Kdm .El hier E Trois-Rlviérts.Panneton K Valcartler .— Brody Dme M : (10 2IU 109 (kilt 01O 131 1178 2 XJ 100(1 .371 670 107 310 Cour de Circuit •1er val Frank Lumourcux Alb.Leroux .1.M La belle Ulric F.W lis :i;i Mi2 218 Neveu E 12fi Hick i .lo 265 Cour Supérieure.101 171 161 JUGEMENTS RENDUS Dkkkndeuks.Demandeurs.Monta ni Batlacan.Rinfret Ern.Cu erhill J.H.cl ni Dunham.Dulpé Moisc .Deniers Naji Immaculée Conception.Beau grand L.G.Forest S Magog.Lacroix Alfred.Bqr.e Nationale Melbourne.AIRii Henry A.et al .East.Township* Rk Montréal.Abel K.S .Mass' c (J F X Brennan Vvu Arili .Fulton John N BurgosH Thos .G millier.L E Bergeron Ls .Roj Inst, for Adv.of Lcnrng 117 635 .Rossbach J.et al 10582 uTird J.A .Washington BldgTrust Whelan D .Willi >ms E.1*.Wood J.B .Béland Philia * et al _ Bussière J os.et al.i amero'i John D .Fie du Harus de Quebec Drolet Jos.Laberge Ort .: .I .ah ber té J.B .jr .Uinglois Jos .S.» ral .LarucheMc Jean.Leclerc B .Lirette El /.Lortie Edm.l’oiirasJos .Rochette A.U.et al__ To/.er.Richard S.et al Vandry Geo.A.Woods Hy.G .Gr.iham A.H .Beauchamp Dme G .St-Pierre H.C .Contant Dme A .Hannon M .Shaw J Greenshiclds J.N.et al .Clos» Dme M.J .McGarry I) .Oommrs I) .Rcrrault D -.Giroux O Mahon K J .Brady H .Virtue .1.et al Cavcrhill J.L et al .Brandi.n - tg « o Letourm ux tll- & Uo .Upliam R.E .Lillie Dme M.et vir Québec.T repanier J.K .Gosselin D Dudley L.et al Blouin Lsc-t tils .Dcslaiiner» L — Guay 1* .C’ijrriveau M .Melveen C.K .(fuellet O .Thomas 4- E .Sleeson J.el al .Gaboury A .Neilson J .Brulotte A .Gowen H .Turner R Bellingham S.R 17 108 500-:) 845 8633 17600 St Jean.Roy Thos.(ils St-Jean Dist.Luiselle B 111 Martel J.0 : St Laurent.Dubuc A 5.51 Jasmin Vincent E .Brien W 188 St Germain L".esql l.aéaliiéi St-Lazare.Dim* Kug 9.5 R0/.011 Oct .Mungeuuis J.B.A St Léon.3:7 Domphoussc Klie et al .Htlaial 1 220 Nicolet.MulMot Kdm.Martin Jos.A." Notre Dame de Grace Leduc Béni, sr .G rotin Potton Tp.Lcpine Edounid Gilman H- A Richmond Denis L.A.Marshall J.01 al Puitras Dme Lse et \ ir Marshall J.et al Shawvllle.Cox .L cl al Sherbrooke.Therrien ( E .Caiiiphi ll !•' Spring Hill.Carigmin D .Be urn I A Stc-Agathe de» Monts.llanion Alain.Philipps P St-Césalre.Benoit Jos.E .( ollin L.J Ste Cunégondc.MorrNson Hiram Bruno Stephen Uatieii Michel .Goudreaull.G.J.Jandreati Jos Stone Edward St-Denis L.J Blanch, l Herm St Louis da Milo End St Jean Dme .1.L.Auclair I*.et.al St Martin.Barbe Adrien.Migras M St Zotiquc.Mëthot Frs.Jasmin Dine M.és-ql Trois Rivière».Grenier U.& Cie.(ianong Brus Wotton.Bissonnet e Calixte.Vilandreet Frère» Lutuay ^ Kavanagh Calixl L 71 Rcroux J.M 1222 132 M 29 1.5 JUGEMENTS RENDUS Dkkkndki’hs.Dkmandkuks.Montants Bedford Dist.Goyoth* Gilbert .Dorion Dme Tlièrc c 7.Bury.Card R.G .Stokes T • Côto St Paul.Daignault Amedeo.LultrellJ Durham.• .Le Baron ( J A Lacollo.t al .Grégoire T Les Cèdres.• .Massey-Harris Co Longuoull.v .Moineau F Montréal.Stroud D .Demers Dme J.et \ ir .Marin N .David J.B .Lussier A .Atkinson W .H .('un.Pue.H\ (’o Dom.Color Varni.-li Co Cox J.et al 19 11 K) 2.5 86 9.5 17 17 71 II) 20 19."10 20 81 .59 31 30 83 3.5 30 50 23 51 17 U 13 II 33 31 27 29 12 lt 16 50 71 KO 99 29 59 81 15 26 M Pringle.Dme M .Desy'S St Cyprien.Chuput E St Fortunat.Drolet O St Jérôme.,.•.Samuel M'.I) St-Joseph, Soulanges.’I ureotte F.de S St Lambert.» Rcnwick Tiw A.^.WadoA.H St Laurent.IJussauU (;.a ul.(Jirouar.l J.H Tingwlck.Purcell l'atrick Ohaiv-i II Trois Rivières.Lacourse Horaee.Kearney P 16 (Hi 39 !>Sucres: jaunes, 3J à 4c la 11» ; granulé, 4] à 4j;c ; “ Off” granulated, 4* à 4Jc ; granulé allemand, 4J il 4£e ; Extra grouqd, 5.Jc .Powdered.5 ; (’ut Loaf, 5gc.¦Sirops : Barbades, tonne, 37 il33c.; tier ce 33 à 39c.; quart 39 à 4Uc.Vermicelle : français et pâtes françaises, de 9J â 10c.1 Vermicelle de Québec : Boîte 4^c.lb.Quart 4Jc lb.Riz $3.25 à $3.35; Pot Barley $4 25 à $4.30.Conserves en gros : Saumon, $1.50 à $1.00; Homard, $1.75 à $1.80; Tomates, 95c à $1.00 ; Blé d’Inde, 90 à 95c; Pois 95c ; Huîtres $1.45 ; Sardines domestiques, j bte 5c ; do importées 1 bte 9 à 12c ; h b te 14 à 18c.Soda à laver, à 80 90c ; do à pâte $2.40 ; Empois, No.1, 4ic ; do satin, 7Jc ; caustique cassé, $2.50 à $2.75; Gros Drums, 2c a 2je., Allumettes: cartes, $3.25; Telegraph, Jambon: 10 âllc; sucré, de 11 fi 13c.Fruits: Pommes $2.00 fi $3.50 ; Bananes $1.25 il $1.50 ; Oranges $3.00 par caisses de 200; Citrons $1.50 par cuisse de 300 ; Cocos $4.50 fi $5.00.Les quelques ftillites, survenues dans les nouveautés,ont pour effet de démontrer l’urgencs des réformes dans ce genre d’affaires.Certaines audaces ap- Ïielaient répression, et nous savons que j es fournisseurs sont aujourd’hui décidés à puDir les coupables.L’heure est venue d’épurer l’atmosphère et de débarrasser le commerce de certains exploiteurs qui s’en donnaient à gogo, sans respect pour la propriété] d’autrui.Ils ont été une véritable cause de discrédit pour notre classe mercantile, et le plus tôt ils seront mis dans l’impassibilité de nuire davantage, le mieux ce sera pour tout le monde.Il y aurait beaucoup à dire eur la cou-dition du travail à Québec.Dans les manufactures, on est généralement assez actif, la grande fabrique Bresse restant cëpendant toujours fermée.La piastre mexicaine, qui circule beaucoup en Orient, n’a pas la même valeur que le taël chinois, quoique les négociants européens et américains aient l’habitude de les appeler tous deux des dollars.Leuis valeurs respectives en 1894, relativementâ l’or, représenté par la livre sterling, ont été de 2 shillings IJ pence pour la piastre, et de 3 shillings 2 pence pour le taël chinois.Le houblon est, paralt-il, le moyen le plus efficace pour expulser les vers du grain.Son odeur forte déplaît tellement à ces insectes qu’il suffit d’on mélanger une quantité relativement faible avec le blé pour les faire sortir aussitôt.Ajoutons quelehoublon employé peut être de qualité inférieure.Il faut que le grenier soit en même temps bien aéré.Le houblon ne fait aucun tort au grain, il peut meme en passer des parcelles sous la meule ou lecylindre sans porter aucun préjudice à la farine. os LE PRIX COURANT PitIX COURANTS-Montrkal, 12 Skitkmhuk 1895 Allumettes.Prix en groe Télégraphe, la caisse- .?3 59 Tigor " 3 00 Telephone “ .3 31 Slar No.2 " .2 50 (•arnaval " .2 80 Parlor " .1 75 Loulsovillo •• .$2 50 à 2 05 Artlolos divers.Rriques à couteaux, doz.30 ai 0 37J Bouchons communs gr„ 0 18 0 30 Blou PariHion .0 11 0 13 Hrhlourspour lampes No 1, doz 0 90 1 00 No 2.0 00 0 75 No 3, o oo n 70 Rougio Parafllno, lb n h) o ic “ London Sperm 0 10, 0 00 “ Fournier 0 II 0 15 “ trouées.0 00 0 21 “ “ couleur.0 00 0 23 Chandelles suif, lb n oo) n no Cartes é jouer, doz .0 25 3 50 Kpinglcs à lingo, bt.5 gr o 60 n qo Lessis concentré, corn.0 3) 0 40 “ pur.0 00 0 65 “ Grocnbank doz .0 00 0 70 Mine Royal Dome g.1 70 0 00 " James g.2 40 n no f “ Rising Sun large doz “ “ small doz.0 70 0 00 0 10 0 00 “ Sumboam largo doz.0 70 0 00 “ small doz.o oo o ao Sllvorlne grande, doz.0 75 0 00 Mèches à lampe No.1 .0 16 0 20 “ No.2 .0 00 0 15 “ No.3.0 12 0 13 Savons, bolto 1 00 3 15 Savon do Marseille [Cas- tille) lb 0 081 0 10 Savon i acht rounder.par c.183 lbs.lb.0 07) 0 00 Cable coum l pro., lb 0 13 0 00 “ Manilla, lb 0 12 0 H “ Sisal, lb 0 9,1) 0 07) ¦¦ Juto, lb„ 0 08j 0 09 Ficelles 3 dis, 30 pieds .0 10 “ 40 " .0 50 - 48 " .0 6 i " 60 “ .“ 72 “ .0 90 “ 100 .1 25 Prix en gros Ficelles 6 IIP, 30 pieds.0 70 " 10 " .0 90 “ 48 " .1 20 “ 80 “ 1 35 " 72 •• .1 60 ' 100 “ .2 10 Vernis à harnais, gai .0 00 1 80 doz 1 10 1 20 " a ! uvaux, gai .00 0 90 " Parision, doz — 0 70 0 75 " Royal polish, doz 0 00 1 2.5 Pipes, en bottes Graino de lin, lb 0 65 0 90 0 00 0 03) mouluo, lb.0 00 0 01 “ canari, lb.0 C4 0 05 “ chanvre lb 0 04 0 05 “ Râpée, lb 0 06 0 07 " canari paq., lb 0 ro 0 08 Caf6s.Cafis rôtis.Standard Java .36c Old Gov." .31)c Imperial " .31)c Arabian Mocha .36c Sure " .33c Standard Java ct Mocha .26 ^ Old Gov.Java et Mocha .35)c Java Siftings .31 yc Jamaiquo .28c Maracaibo .30c Rio .?5 à 27c Chocolats et Cacaos.Caca oh : Cacao hygiénique do Cow.an on tins de ) lb., la douz .3 75 Cacao hygiénique do Cowan en tin» de J lb.la douz __ 2 25 Cacao hygiénique do Cowan ou tins do 5 lbs., la lb.0 55 K.mooiico do cat a j de Cowan non sucié, en paquets, la dz.1 40 Essence do cacao do Cowan sucré, on tins de ) lb., la dz .2 25 Chocolats Coteau : Queen's dessert, Jet J aib .0 10 ' " 6 div.• .0 12 Mexican Vanilla, J c J la 11).0 35 Prix en gros Frv's Diani nd, J el J, la lb.0 21 " “ fl div., la.lb .0 21 Chocolat Parisien, more, a 5c.lu lb .0 30 Royal Navy, J et J.la lb.0 30 Chocolate icing paq 11b.la dz.2 25 .,., j .i ï5 Pearl Pink Icing “ 1 " “ 1 73 White Icing •* 1 ” 1 1 73 Felix Colin : Prix en grof, Tumblers do 8onces.la douz.}1 25 do de 1 lb .“ ¦ 2 25 Tablettes de Celées, Lazcnby, 13 variétés p.1 20 Tablettes de Celées, Lazenby, 13 variétés, q .2 20 Divers : Marmelades, 11b .1 65 1 90 Chocolat, qualité No 1, lb.0 27.J " " " 3, lb.0 35 Cacao, boite J lb.0 27J Sainfoin »2- •• •• 1891.4,828,173 •• Ufn.3,472 557 •• ' 18*9.3,175,342 » D88.2 914,644 VENTEH PAR LE SHÉRIF pour la semaine prochaine ni strict de Montréal.Star Life Aes.Co.vs.Queen’s Hôtel Co.Bue St Jwques, Montréal.- Partie des lots 716 el 717 du cadastre du quartier St Antoine, terrain irrégulier de 8265 pieds eu superficie ; bât iss f s en pierre, hôtel Queen’s, magasin, etc., Nos 595 à 603 rue St Jacques.Evaluation civique$150,000 Vente au bureau du Shéiif, Montréal, le 16 septembre, à 10 h.a m.NOTES COMMERCIALES L’huile d’olive de l’Andalousie s’exporte principalement pour l’Angleterre et Cuba La France, l’Allemagne et les Etats-Unis n’en reçoivent que des quantités très minimes.Mais le port de l’Andalousie, Séville, exporte chaque année des olives pour$400,000, en moyenne.Une chambre de commerce a été fondée à Hull vendredi dernier Les officiers suivants ont été nommés : MM.Basile Carrière, président ; P.H.Charron, vice-président; George Racine, secrétaire ; E.Doucet, trésorier.La première assemblée aura lieu aujourd'hui.Les horticulteurs de la Colombie Anglaise ont commencé à exporter leur fruit à Manitoba et dans les territoires.Le premier wagon, chargé de 1050 caisses de fruits, est parti l’autre jour de New Westminster à destination de Calgary, ltégina Brandon et Winnipeg.Le chargement consiste en- prunes et pommes.11 paraît, d’après la Semaine Commerciale, que la Dominion Cold Storage Co.de Montréal, est en négociation avec la cité de Québec et les commissaires du Havre de Québec, pour monter son établissement frigorifique sur le bassin Louise.Mais la compaguie demande des faveurs éuormes que nos amis de Québec ne voudront peut-être pas lui accorder.Mais que devient, pendant ce temps, l’établissement projeté à Montréal?V, 11 se fait en ce moment, en France, : une agitation sérieuse contre la pro -—— I chaine exposition universelle de 1900.69,4701 L’opposition vient de province; l’élan a été donné par le conseil municipal de Nancy qui a, par résolution, invité les sénateurs et les députés de son département à voter contre tout projet de loi portant ouverture de crédits pour cette exposition.La presse des départements est partagée en deux camps, l’un pour et l’autre contre l’exposition.Les considérants de la résolution du conseil municipal de Nancy sont que le projet d’une exposition universelle à Paris en 1900 ne paraît correspondre à auctin besoin nai ional de premier ordre ; que l’industrie française n’est pas intéressée à offrir à ses rivales étrangères une hospitalité dont elle sera fatalement dupe ; que la statistique prouve que les expositions antérieures out causé le plus grand préjudice aux commerçants des départements ; et que l’ouverture d’une exposition universelle en 1900 est en contradiction avec le régime (protectionniste) inauguré par les lois douanières de 1892.Au fond, c’est une révolte de l’industrie et du commerce.des départements contre l’industrie et le commerce de Paris.C’est une protestation contre la concentration à Paris de toutes les forces vitales de la France et o’est la première manifestation sérieuse du mouvement de décentralisation qui fait des progrès constants en province.Nous faisons des vœux pour que cette agitation reste stérile car, comme tous ceux qui aiment la France à l’étranger, nous nous faisons une fête d’aller admirer son art et Bon industrie à Paris, en 1900.____ Voici le bulletin hebdomadaire du “ Journal des Fabricants de sucre ” sur les nouvelles de la récolte et de la fabrication : Température moyenne de la huitaine, 16°7 contre 15° en 1894 et 22°4 en 1893.La température humide à l’excès et relativement basse signalée dans non précédents bulletins a subi cette huitaine-ci un revirement complet.Depuis le 15 courant, les pluies ont cessé, le soleil a brillé d’un vif éclat et la température de l’atmosphère est devenue très chaude et conforme à la saison.Ces conditions -météorologiques paraissent devoir donner entière satisfaction aux cultivateurs qui désiraient vivement un temps sec et chaud pour la fin de la moisson, entravée par l’humidité, et pour la croissance de la betterave, laquelle avait, d ins Ci tte dernière quinzaine, une tendance à développer ses feuilles plutôt que sa fiartie souterraine.Nul doute que sous ’influence de l’humidité du aol, de la chaleur et de la lumière solaire actuelles, la plante fasse de rapides progrès en poids et od qualité.Le retard de la récolte comparativement à l’année deruière s’est atténué dans une large mesure et a même cessé d’exister dans beaucoup d’endroiti, de sorte que le déficit cultural admis jusqu’ici résulterait principalement de la réduction des emblaveruents.Dans les autres pays betteraviers européens, on est satisfait des conditions actuelles de la température.La situation de la récolte s'est notablement améliorée depuis douze à quinze jours et on admet maintenant que c’est la diminution dis emblavements qui exercera lâ plus grande influence sur le résultat cultural.Quaut à la qualité de la récolte, l’opinion n’est point encore fixée, quoique jusqu’ici rien ne s’oppose à l’obtention d’une bonne richesse saccharine. Le Fromage Canadien en Avant! 1892*93—fl CHICAGO—1892-93 Les “ BLUE STAR ” ont remporte' 25 prix sur 28 échantillons exposés ! I J.IV, DÜGUAY, | ' La Baie Co., Yamaska, P.Q.I Agent des Fromageries “BLUE STAR” et “JERSEY LILY”; sollicite les applications des I Fromagers qui désirent faire partie de ces combinaisons pour la vente de leurs I Fromages sur le marché de Montréal.I - rnmmi.iinn 5c.par boite, claire de toute dépensé.I Les ventes se feront chaque semaine comme par le passé, et le retour de chaque envoi sera fait aussitôt I après la vente.C’est une occasion avantageuse et profitable pour les bonnes fromageries de vendre leurs produits I aux prix du gros, sans qu’il leur en coûte beaucoup.Les patrons sont surtout intéressés dans ce système de I ventes ; ils ont le plus haut prix, un meilleur rendement et s’assurent, par le fait, la durée de cette industrie, I la seule payante aujourd’hui.I Les ventes sont assurées à des prix avantageux, les marques “BLUE STAR” et “JERSEY LILY” I comptant parmi les plus recherchées en Angleterre.La marque “Blue Star” est réservée aux Fromageries de la I Rive Sud et la “ Jersey Llly ” à celle de la Rive-Nord.I Le fromage fait de lait écrémé, le fromage mal fait ou mal empaqueté ne peuvent faire partie I de ces combinaisons.I Vi Glotte en flü DE FER CROISÉ de Ritselmao.i Cette Clôture a Remporte' tous les PREMIERS PRIX partout oil elle a été exposée, Chicago, Toronto, Montreal, Sherbrooke et Québec.C’est la Clôture .LA .MOINS DISPENDIEUSE A l’Epreuve de tous les Animaux sans exception.MANUFACTURÉE PAR J.|4.DU GU A Y, lia Baie, Co.Yamaska. t H.LAPORTE.J.B.A.flARTIN.J.O.BOUCHER.L.A.DeLORHE.J.ETHIER.\ .naison Fondée en 1870 .(j/ Vs ~~ SEULS AGENTS AU CANADA .POUR .LES flARQUES I fl COGNAC PH.RICHARD.V.O.—V.S.O.—V.8.O.P.IMPORTATION DIRECTE DES i iJOHOfc'M'* CLARET ST.ESTEPHE BARDON.Thés Japon, VICTORIA ET PRINCESS LOUISE.fl î CHAMPAGNE Vve.AMIOT.POUDRE A PATE “PRINCESS.” COGNAC CH.COUTURIER, x-xx-xxx PAYS DE PRODUCTION.% / V„ : CHAMPAGNE COUVERT.EPICIERS EN GROS.72 à 78, t^ue St-Piewe, - |WOflTREflLi.
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