Le Prix courant : journal du commerce, 20 janvier 1899, vendredi 20 janvier 1899
Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Prix Courant Page(s) manquante(s) LE PRIX COURANT REVUE HEBDOMADAIRE Commerce, Finance, Industrie, Propriété Foncière, Assurance Publié par àlfbed et Hknbi Liovaxs.éditeurs-propriétaires, au No 25 rue Saint-Gabriel, Montréal, Téléphone Bell Main 2547, Boite de Poste 017- Abonnements: Montréal et Banlieue, $2.00 ; Canada et Etats-Unis, $1 50 ; France et Union Postale, 15 francs.L’abonnement estconsidéré comme renouvelé, à moins d’avis contraire au moins 15 Jours avant l'expiration, et ne cessera que sur uu avise par écrit, adressé au bureau même du Journal.11 n'est pas donné suite é un ordre de discontinuer tant que les arréraq -s et l’année en cours ne sont pas payés.Adresser toutes communications simplement comme suit: LE PRIX l’Ol’RAXT, noXTKEAL, Cnn, Vol.XXIII VENDREDI, 20 JANVIER 1899 ^ No 3 EPICIERS, A L’ŒUVRE ! Les épiciers n’ont pas l’air de beaucoup se remuer pour la défense de leurs droits et de leurs intérêts.Il semblerait qu’il manque une direction à la tête du commerce d’épiceries de détail.-> Les fêtes sont maintenant terminées ; les épiciers peuvent disposer d’une partie de leur temps pour s’occuper des intérêts de leur corporation qui sont en même temps les intérêts particuliers de chacun.Il semblerait naturel que l’Association des Epiciers de Montréal fit preuve de vigueur dans les circonstances présentes et qu’elle prit courageusement et virilement en mains la cause des épiciers en lutte contre le monopole des pharmaciens.Cependant l’Association ne bong© pas, ne se remue pas.Si les épiciers s’endorment pendant que les pharmaciens veillent et travaillent, ils arriveront aux mêmes résultats que l’an dernier.Car les pharmaciens travaillent à conserver leurs privilèges, nous pouvons l’affirmer hautement.Lundi de cette semaine, un certain nombre d’entre eux a fait à Québec le siège des membres de la Chambre et on peut être certain qu’ils continueront à assiéger les députés et les Conseillers Législatifs jusqu’à ce que le projet de loi tendant à abolir leur monopole vienne en discussion devant les Chambres Provinciales.C’est le moment ou jamais pour les épiciers de travailler ferme à obtenir la liberté pleine et entière de leur commerce.S’ils consentent à se laisser dépouiller de la vente des produits chimiques, des herbes, racines et plantes, des drogues et des médecines patentées, libre à eux ; qu’ils restent tranquilleruentderrière leurs comptoirs et la chose se fera toute seule, les pharmaciens du rnoius se chargent de la besogne.Si, au contraire, ils veulent pouvoir vendre tous ces articles en toute sécurité qu’ils s’agitent, qu’ils se réunissent et qu’ils partent à Québec en grand nombre pour contrecarrer le travail des pharmaciens.La victoire est certaine pour les épiciers, s’ils veulent l’obtenir, ils ont pour eux le bon droit ; leur cause est juste et équitable, encore doivent-ils la faire comprendre de ceux qui ne la connaissent pas entièrement.S’ils n’entendent que les arguments des pharmaciens, pourquoi donneraient-ils raison aux épiciers dont ils savent plus ou moins les récriminations contre l’état de choses actuel.A l’heure qu’il est, une pétition couverte des signatures de tous les épiciers devrait être entre les mains des Députés et des Conseillers Législatifs.Cependant, nous n’avons Le papier sur lequel est imprimé “ Le Prix Courant ” est fabriqué par la Canada Paper Co.Montréal. 1()8 LK PRIX COURANT pas connaissance que quelqu’un s’occupe, à Montréal, de faire signer cette pétition.• C’est à se demander si réellement il existe une Association des Epiciers.Depuis un certain temps nous cherchons à réchauffer et à provoquer le zèle des membres de cette Association, nous voyons qu’il faudra encore continuer dans leur propre intérêt.C’est, en effet, l’Association des Epiciers qui doit prendre en mains la cause des épiciers ; nul autre qu’elle ne dispose des moyens d’action propres à entraîner le mouvement nécessaire dans la lutte qui se poursuit.Elle, et elle seule, peut faire une propagande efficace tant auprès de ses adhérents qu’auprès des épiciers qui ne font pas encore partie d» l’Association.Ou n’a rien à refuser à un confrère qui vient demander aide et protection au profit de la corporation.• Ceux là même qui ne vendent pas les produits dont les pharmaciens prétendent avoir le monopole seront heureux de mettre leur nom au bas d’une pétition réclamant, pour leurs confrères dans l’embarras, une liberté qu’ils auraient toujours dû posséder.C’est le moment d’agir.Déjà les pharmaciens sont moins unis qu’au-trefois pour le maintien-du privilège inom dont ils jouissent.Parmi eux, quelques-uns ne veulent pas continuer la lutte et sont ennemis des poursuites qui ont été dirigées contre les épiciers et les marchands de produits chimiques et de mêdica ments brevetés; nous en connaissons Montréal.De plus, on nous écrit de Québec que sur 15 pharmaciens, (î seulement font cause commune avec les monopoleurs, les autres, c’est-à-dire les deux-tiers moins un, ont refusé de répondre à l’appel de leurs collègues, voulant rester neutres dans le débat.La cause de la liberté finit toujours par triompher, il y faut quelquefois du temps, mais on peut hâter le moment du triomphe en se donnant un peu de peine et de travail.A l’œuvre donc et que la session présente nous délivre du privilège odieux des pharmaciens ! La dette publique des différents Etats On répète avec une certaine complaisance qu’une grosse dette publique n’est point une mauvaise chose pour une grande natiou, que l’on peut constater |lu contraire qu’elle marche généralement de pair avec la prospérité du pays.Nous nous permettrons de ne pas partager cet avis : ces emprqnts faits par les gouvernements alimentent des dépenses absolument improductives, et il n’en faut pas moins que le contribuable sorte de sa poche chaque année une forte somme pour payer les intérêts des dettes contractées.La France vient à la tête de tous les pays du monde pour l’importance de sa dette,qui dépasse $6,000,-000,000.Après elle, mais assez loin, vient la Grande-Bretagne, qui ne doit à ses créanciers que $3,200,000,000 environ : encore consacre t elle chaque année de fortes sommes à l’amortissement de cette dette.Nous trouvons ensuite l’Autriche Hongrie, qui offre presque le même chiffre que le Royaume-Uni, quoiqu’elle soit bieH moins florissante ; puis la Russie, un pays neuf pour-tànt, et qui doit -déjà près de $3,000,000,000 ; l’Italie la suit de très près.Au sixième rang vient l’Espagne, au septième sont les Etats-Unis, et terminons par l’Allemagne, dont la dette n’est que de $100,000,000 à peu près. LE PRIX COURANT ltiit HAUTS ET BAS PRIX Les dégels répétés de l’hiver actuel n’ont guère été favorables à l’écoulement des produits de la ferme, en ce sens qu’ils ont rendu en maints endroits, pour ne pas dire partout, les transports et les char-royages impossibles.C’est souvent un mauvais calcul, nous avons eu trop de fois à le constater déjà, que d’attendre à la dernière extrémité pour vendre les grains et autres produits de la campagne.Ceux-là seuls qui sont en moyens peuvent attendre à leur gré, mais la généralité des cultivateurs n’est pas riche et pour ces derniers, il est presque toujours préférable d’apporter les produits sur les marchés alors qu’ils sont prêts pour la vente.Aujourd’hui, avec le télégraphe et les autres moyens faciles de communication, on est vite au courant de la production dans chaque sorte de produits ; les journaux reproduisent les statistiques dressées dans tous les pays, concernant les récoltes et les besoins de la consommation.Il n’y a pour ainsi dire plus de surprises et celui qui se tieut au courant de la situation sait désormais assez exactement à quoi s’en tenir sur les plus hauts et les plus bas prix possibles qui se présenteront d’une récolte à l’autre.La spéculation, il est vrai, déjouequelque-fois les calculs, mais ce n’est ni bien souvent ni pour longtemps.Ce qui prévaut toujours c’est la loi de l’offre et de la demande : récolte inférieure à la consommation, hauts prix ; consommatii n inférieure à la récolte, bas prix.En supposant, bieu entendu, que les approvisionnements restant des récoltes antérieures soient normaux et que les perspectives de la récolte future soient celles d’uue récolte normale.Sans spéculer sur leurs produits, les cultivateurs n’ont pas tort,quand leurs ressources le leur permettent, pe choisir leur moment de vente en vue d’obtenir les plus hauts prix.Parfois ils se trompent et regrettent de n’avoir pas vendu plus tôt, ils ne perdent généralement qu’une légère différence et ils ont cette consolation d’avoir vendu aux cours du marché.Parfois aussi ils ont bien calculé et, par leur attente, ils ont réalisé des bénéfices.Mais les cultivateurs qui vivent dans un état de gêne et quelquefois de misère, quand leurs granges sont pleines, ne peuvent passer pour des gens raisonnables.‘ Ce sont ceux qui attendent toujours une hausse sans trop savoir pourquoi.La hausse vient-elle à se produire, ils ne vendent pas parce que, dans leur esprit et même sans l’apparence de raisons, ils s’imaginent que la hausse s’accentuera davantage.Il y a malheureusement trop de gens qui ne sont jamais satisfaits des prix qui leur sont offerts pour leurs grains et leurs produits etse croient volés s’ils n’obtiennent pas celui qu’ils demandent.Ils oublient que les prix sont établis, uon par caprice mais, comme nous l’avons dit plus haut, par la loi de l’offre et de la demande.Si le vendeur cherche à obtenir le plus haut prix possible de sa marchandise, l’acheteur veut de son côté payer le moins cher possible ; il s’établit alors une certaine balance entre les deux intérêts opposés.Mais c’est en réalité le consommateur qui règle les prix.Le consommateur n’achète que ce dont il a besoin, la consommation est donc limitée.Si la production a été en excès de la consommation, ce qui reste n’a pas d’emploi et, par conséquent, pas de valeur, pour le consommateur.' Mais les bas prix sont un stimulant pour la consommation et si les 170 LE PftrX COURANT prix du blé sont relativement meilleur marché que les autres produits, on consommera plus de blé et moins d’autres produits plus chers ou trop chers.On demandera donc plus de blé.- De même, si les prix du blé sont trop élevés pour la masse des consommateurs, ceux ci en restreindront l’emploi etdemanderontmoins de blé.C’est donc, en réalité, l’offre et la demande qui règlent les prix, voilà ce que tout le monde devrait savoir et se rappeler au bon moment.Le cultivateur doit donc bien comprendre qu’il n’est pas maître isolément de vendre son grain au prix qui lui convient, pas plus que le spéculateur en grains ne'fait la plnie et le beau temps sur les marchés.Nous conseillons toujours aux producteurs de vendre qnand leurs produits sont prêts pour le marché, en dehors de toute spéculation.Pour raviver les couleurs Rien de plus désagréable que les couleurs “ passées,” et l’on sait si elles se fanent rapidement avec nos procédés de teintures éphémères ; les peluches, notamment, passent très vite.Ponr les revivifier, il suffit d’éponger la matière avec le chloroforme méthylé.On devra éviter de respirer en trop grande quantité les vapeurs pendant l’opération et surtout ne pas opérer à la lumière, ce liquide étant trè inflammable.Pour protéger les vis Contre la rouille, l’huile ou la graisse ne suffit pas, quand la vis doit rester quelque temps en place,—ce qui est généralement le cas,—elle se rouille, et s’il s’agit de ’dévisser, l’opération est très difficile.Employez un mélange d’huile et de graphite.Le graphite est en outre nn excellent lubrifiant, de sorte qu’au bout d’un temps très long vous dévissez facilement, et trouvez votre vis intacte.Si une porte grince et si vous manquez d’huile, frottez simplement le gond avec un crayon mou, et la porte se taira aussitôt.FAUSSE CONCLUSION h’Erènement du 18 courant publiait la note suivante, évidemment inspirée par un pharmacien, membre de l’Association Pharmaceutique de la province de Québec : UN REMÈDE DANGEREUX.Le 16 décembre dernier, le Dr A.G.Belleau tenait une enquête sur la cause de la mort de Félix Emile Marois, un enfant qui était mort subitement, et le verdict a été : “ Mort d’asphyxie.” Le docteur Vallée, professeur de toxicologie à l’Université Laval, a fait l’analyse du sirop que l’on avait fait prendre au bébé.Il a constaté que ce sirop contient un demi-grain de morphine pour une once de sirop ; ce qui équivaut à un seizième de grain pour une cuillerée à thé de sirop.Le Dr Vallée a fait aussi rapport que ce sirop était vendu par les épiciers, et déclare que si le gouvernement permettait la vente de telles préparations en dehors des pharmacies, il exposerait le public à de grands dangers.Le docteur Vallée voudrait il bien nous faire savoir quelle garantie plus grande aurait le public si le sirop, dont nous regrettons de ne pas savoir le nom, était vendu chez les pharmaciens seulement î C’est sans doute encore d’une médecine patentée qu’il est question et le Dr Vallée ne doit pas ignorer qne les médecines patentées se vendent en pharmacie à qui les demande, sans ordonnance de médecin, en un mot sans aucune restriction.La mort de l’enfant n’aurait elle pas été causée plutôt par une ingestion trop grande du médicament ! Si la dose donnée au jeune Marois était trop forte pour son âge, si les directions—évidemment imprimées sur le flacon—n'ont pas été suivies, ce n’est pas le médicament lui-même qu’il faut accuser, mais une imprudence ou une erreur possible de la part de ceux qui l’ont administré.Dans sa carrière dé médecin, le Dr Vallée n’a-t-il jamais rencontré des accidents dûs à un abus des LE PRIX COURANT 171 prescriptions de médecins préparées par des pharmaciens ?N’a t il jamais eu connaissance d’accidents causés par des ordonnances de médecins mal exécutées par des phar maciens 1 S’il n’en connaît pas, nous en connaissons.Et, s’il veut en savoir plus long à ce sujet, il n’a qu’à consulter certains jugements de Cour.La conclusion du Dr Vallée est sans valeur, car le médicament qu’il condamne chez les épiciers ne perdra aucun de ses effets nuisibles à haute dose, s'il est vendu par les pharmaciens exclusivement.Un peu de logique de la part du savant professeur de l’Université Laval ne nuirait pas en la circonstance.La résistance d’une bouteille de champagne Le bruit seul que fait en sautant en l’air le bouchon d’une bouteille de champagne vous dit combien l’acide carbonique est comprimé à l’intérieur de ce récipient de verre ; mais ou n’imagine pas d’ordinaire quelles précautions sont prises pour éviter tout accident, et quelle solidité présente cette bouteille où l’on enferme le vin pétillant.M.Maumené estime qu’une bouteille à champagne, telle qu’elle arrive de la verrerie, est en état de soutenir une pression interne de trente atmosphères, autant qu’une chaudière métallique de grande résistance.Pour s’assurer qu’elle mérite toute confiance, chaque bouteille est essayée au moyen de l’appareil appelé élasticimètre, et on lui fait subir brusquement une pression de dix-sept atmosphères.Le vin qu’on y mettra ensuite sera loin de lui imposer pareil effort, et il ne faut pas s’étonner si l’on n’a pour ainsi dire point d’exemple de bouteille de champagne éclatant.CHEZ LES COMMIS-MARCHANDS L’Union des Commis-marchands mérite d'être proposée comme modèle aux Associations diverses des marchands.En effet, cette union a des réunions hebdomadaires régulières et bien suivies.Ses membres, qui comprennent l’importance de l’association, sentent le besoin de se rencontrer aussi souvent que possible et d’échanger leurs vues.Us ont fait de leurs séances des réunions utiles et agréables auxquelles les commis vont avec plaisir et entrain.Nous n’en pourrions pas dire autant des séances de toutes les associations qui ont pour but, du moins dans leurs statuts, de veiller aux intérêts de leur corporation.Ces jours derniers, l’Union des Commis-Marchands a eu son assemblée régulière sous la présidence de M.Arthur Roy ; il a été décidé de s’adresser au Président de l’Association des Marchands de Nouveautés dans le but d’obtenir de ces derniers, qu’à l’avenir, les engagements de commis se fassent en janvier, afin que les commis qui changent de patrons puissent également changer de résidence, pour se rapprocher de leur nouvel emploi, s’ils ont intérêt à le faire.Les patrons et les commis, nous sommes heureux de le constater ici, vivent en parfaite harmonie et il n’y a pas de doute que les commis recevront satisfaction à leur demande qui ne semble présenter aucun inconvénient sérieux pour les patrons.AAcette réunion, les Commis-Mar-chauds ont décidé d’organiser annuellement une fête intime comprenant bal, concert et banquet.La première de ces fêtes aura lieu le dimanche 29 courant ; une centaine d’invitations seront lancée.;.Nous souhaitons aux Commis-Marchands un plein succès pour leur fête 172 'LE PRIX COURANT de famille.C’est une excellente idée qu’ils ont eue de se délasser ensemble, car iis prouveront de cette façon à leurs collègues qui n’en font pas encore partie qu’on ne s’ennuie pas dans l’Union.S’il y a des réunions sérieuses, il y en a de gaies aussi et, quand elle sait joindre l’utile et l’agréable, une Association s’assure de longs jours de prospérité.Pour blanchir l’ivoire jauni Lorsque les objets en ivoire ont pris ube teinte jaunâtre, on peut les régénérer en les enduisant tont d’abord au pincean ou avec nn morceau de flanelle d’une légère conche d’essence de térébenthine ; puis on les expose au soleil pendant trois on quatre jours.Us redt viennent d’nn blanc immaculé.Conduites d’eau crevées En toute saison il arrive aux conduites d’eau de se fendre et de laisser couler dans le sol ou dans les maisons de l’eau qui pent occasionner de graves dégâts.Après un hiver rigoureux ces accidents sont fréquents si les conduites sont restées pleines et ont été mal protégées, on si elles ont été mal purgées.L’eau se dilate en se congelant et fend le tnyau, qu’il soit en plomb ou en fer.Dès qu’une fuite est reconnue, il faut en cheroher le siège en fouillant le sol au besoin,et si on n’a pas de plombier sous la main, il faut se bâter d’agir.Si le tuyau est en plomb, marteler celui-ci au niveau de la fissure de façon à en rapprocher les bords: il est facile de la boucher complètement.Uu autre excellent moyen, et très peu peu connu, est le suivant: Prenez de la farine de graine de lin sèche, mettez-en une poignée sur la lente, et liez solidement avec un chiffon et une forte ficelle autour du tuyan.La farine forme une sorte de ciment qui suffit à arrêter la fuite pendant plusieurs heures au moins.Ce procédé est applicable à toutes les fuites d’eau.Il va de soi que s’il y a moyen d'arrêter l’écoulement dans le tuyan par la clôture d’un robinet en amont il faut se hâter de fermer celui-ci.Si en ouvrant un robinet en aval de la fuite on peut la réduire, il faut profiter de cette ressource, surtout si l’inondation est considérable et risque d’occasionner des dégârif sérieux dans les fondations, etc.ASSUREZ-VOUS Souvent un marchand de gros demande à son client qui sollicite du ^ crédit, s’il est assuré.Nous avons vu aussi à différentes reprises, imprimée en lettres rouges bien apparentes sur les factures de maisons de gros, la mention suivante : Assurez vos marchandises ; ou bien encore : êtes-vous assuré T Evidemment, il ne viendra à l’esprit de personne que c’est dans un but de réclame au profit des compagnies d’assurance que les fournisseurs s’adressent ainsi aux marchands de détail.Quel est donc le motif qui les guide, si ce n’est le désir de se protéger contre les risques d’incendie possible, et d’induire les marchands à se protéger eux-mêmes ponr le stock qu’ils possèdent en toute propropriété.Car il est encore, cela est malheureusement trop vrai, des marchands qui ne sont pas assurés et qui s’exposent à perdre en une heure, en moins de temps même, le fruit de nombreuses années de travail et d’économie.Un incendie pour eux, c’est la ruine.Un peu de prévoyance, de prudence, les aurait mis à l’abri.Mais on dit : les taux d’assurance à la campagne sont très élevés, les eompaguies demandent des primes qui nous coûtent cher.C’est exact dans un sens, cependant il faut convenir que les assureurs calculent les primes d’après les risques, et les risques sont grands, et les moyens de combattre les incendies primitifs, dans les campagnes.En conséquence, plus les risques sont grands, plus les difficultés de sauver ses biens sont réelles et plus aussi le marchand est tenu de se garantir.Il se doit à lui-même, il doit à sa famille et il doit à ses créanciers d’assurer son magasin. LE PRIX COURANT “Vis-à-vis de ses fournisseurs, l’assurance le cote bien ; ils sont plus disposés à lui faire crédit, car ils voient en lui un homme d’ordre et de précaution qui prend ses mesures pour protéger ses créanciers et son propre avoir." Le marchand devrait donc toujours assurer son magasin et l’assurer pour sa pleine valeur.Pour conserver les citrons frais Faites sécher du sable.fin près du feu ou dans le four.Une fois sec et refroidi, mettez-en une couche au fond d’une caisse, et disposez sur le sable un lit de citrons, placés la queue en bas, enveloppés chacun dans un morceau de papier, et séparés par un petit intervalle où l’on coule du sable.Au-dessus de la couche de citrons faites une couche de sable, et continuez jusqu’à ce que la caisse soit pleine, recouverte d’un lit de sable.Ponr les personnes qui baillent Il est parfois bon de bailler, à condition de bâiller lentement, en respirant le mieux possible ; cela procure un soulagement aux muscles fatigués de la tête et de la gorge, parfois môme de tout le corps.Si on en éprouve le besoin et qu’on désire provoquer des bâillements, le moyen suivant, fort simple, roduit presque toujours cet effet : rendre à la main des ciseaux et, de fa-jon distraite, les ouvrir et les fermer entement.Enlèvement des taches de bougie Le gaz, l’électricité, l’acétylène, le pétrole et autres éclairants ne sont pas encore parvenus à faire disparaître la bougie et, par suite les taches sur les vêtements qui peuvent résulter de son emploi, aussi croyons-nous bon de donner ici un procédé qui permet d’enlever ces taches malencontreuses.Il convient, pour cela, de bien mouiller la tache avec de l’esprit de vin, la bougie devient alors pulvérulente ; on laisse ensuite évaporer l’alcool, puis l’on secoue à l’aide de quelques chiquenaudes et l’on brosse.Il faut absolument laisser l’alcool s’évaporer à loisir eans quoi la brosse ferait pénétrer dans le |drap la bougie pulvérulente., 17:i COMMERCE, INDUSTRIE, " FINANCE Un fabricant a obtenu du gouvernement de Terre-Neuve la concession de l’exploitation des forêts de toute l’île et forme à cet effet une Société au capital de 2 millions de dollars, qui doit construire une fabrique de pâte, près de Grand-Lake, devant faire 90 tonnes par jour.Jusqu’ici l’île de Terre-Neuve ne possède qu’une seule fabrique de pâte mécanique, quoique le pays abonde en sapin (spruce) d’excellente qualité.Voilà une concurrence pour le Canada.* * * La montagne d’alun Fan-Shan, probablement unique au monde, en son genre, se trouve en Chine, à une quinzaine de milles du village de Liu-Shik.Elle a environ 10 milles de circonférence à la base et une hauteur de 850 pieds.Les habitants du pays exploitent depuis plusieurs siècles cette richesse naturelle et en extraient annuellement plusieurs centaines de tonnes.Les procédés employés à cet effet sont t'rès rudimentaires ; les naturels ramassent les pierres qu’ils traitent d’abord dans de grands fours, puis dans des cuves remplies d’eau bouillante.L’alun se cristallise alors de lui-même formant une couche d’environ 6 pouces ; refroidie, cette matière est débitée en morceaux pesant une centaine de livres.Signalons une découverte toute récente relative au laitage.M.André Avenel, professeur d’agriculture, est convaincu des avantages qu’offre le lait des vaches castrées.On sait combien l’estomac des nouveaux-nés est délicat, combien les nourrissons, surtout ceux qui sont élevés au biberon, sont sujets à 174 LE PRIX COURANT cette terrible diarrhée verte qui désole les mères.Pour l’éviter, on a conseillé le lavage des biberons à l’eau boriquée, l’emploi du lait stérilisé, et, dans les campagnes, on a soin de donner à l’enfant du lait de la même vache, c’est-à-dire un aliment d’une composition à peu près identique.Mais cette composition n’est pas toujours constante.Pendant la gestation, le lait devient de plus en plus pauvre en phosphate.11 conviënt, par conséquent, de moins en moins à l’allaitement des nourrissons, qui ont tant besoin de phosphate pour constituer leur squelette.Le lait de la beuvonne conserve toujours la même composition.Il ne subit pas l’influence des ruts, de la gestation, du vêlage et n’aya'nt pas de fœtus à nourrir, la vache castrée doit donner un lait plus riche en phosphates que celui des vaches pleines.Pour toutes ces raisons, dit M.Avenel, ce lait paraît devoir être précieux et, à ce titre du moins, la castration peat rendre des services.Il résulte d’une communication du consul général d’Angleterre à Se-rajevo, (Bosnie) que les premières prunes séchées de la saison ont fait récemment leur apparition sur le marché de Breka.La récolte est abondante et le fruit est, paraît-il, d’excellente qualité.On estime que la quantité disponible pour l’exportation S’élèvera à environ 400,000 quintaux.Les prix varient actuellement entre 12 et 26 florins par charge de 260 livres.- *** Quand “ sortira ” le nouveau louis d’or français du graveur Chaplain 1 Dans deux ou trois mois, probablement.Cette pièce, dont le type définitif figure au musée de la Monnaie, re- présente sur une face une tête de la République, ceinte de laurier ; sur -le revers, un coq gaulois.Ce n’es pas bien neuf.L’artiste met actuellement la dernière main aux diverses pièces d’outillage qui doivent servir à la frappe.Quant aux pièces de cinq francs de Roty, ce n’est pas de sitôt qu’on les verra dans les caisses publi-queSj car aux termes de la convention monétaire de 1885, aucune des nations latines qui ont signé cette convention ne peut frapper des écus ; et si, à la Monnaie, en France,.on a préparé les coins, c’est simplement pour faire face à toute éventualité.La chaussure à boutons délaissée anx Etats-Uuis depuis quelques années au point qu{il-eût été difficile d’en trouver une seule paire chez la plupart des détaillants, paraît vouloir reprendre pied parmi les hommes cités comme s’habillant bien.Il est de fait qu’une chaussure à boutons allant bien, avec des extrémités raisonnables et un semelage de poids moyen, est un article con-, fortable et de belle apparence.La Chambrc-d-fogriculture de Papeete s’est occupée de vulgariser dans la colonie la connaissance des méthodes rationnelles de cueillette et de préparation de la vanille.M.Ed.Drollet, zélé propagateur de cette culture, estime que la na ture du terrain est pour beaucoup dans la qualité de la vanille; mais la préparation achève l’œuvre du sol.Or, les Tahitiens cueillent la gousse ou trop verte ou trop mûre.Ils ont aussi le tort de sécher la vanille < n plein soleil, sans prendre la précaution de la mettre entre deux couvertures de laine sombre dont l’effet est d’entretenir dans la masse LE PRIX COURANT 175 une chaleur constante et égale.Enfin le séchage doit se terminer à l’ombre et sur des claies qui laissent circuler l’air autour des gousses.M.Salmon a proposé la rédaction d’une brochure de propagande destinée à enseigner aux planteurs les procédés de culture et de préparation de la vanille.Cette proposition a été adoptée.*** Certains épiciers de Chicago utilisent, paraît-il, un nouvel auxiliaire pour la défense de leurs magasins : c'est le hibou ! Les épiciers, les bouchers et les gardiens des marchés de cette ville les emploiraient eu guise de chats pour la|destruction dès rats, des souris et autre vermine.Les propriétaires et les concierges des grandes maisons de la cité ont suivi cet exemple.Les 41ns et les autres tiennent le hibou dans leurs caves durant la journée, et leurs locaux dès qu’il commence à faire nuit.Voilà le chat détrôné aux Etats-Unis à moins que tous ces hiboux ne soient des canards ! ce qui est bien possible et même très probable, après tout.*** Les pourparlers pour la formation en Allemagne, d’un syndicat de fabricants de sucre et de raffineurs se poursuivent et paraissent devoir aboutir d’ici peu.Dans une réunion d’intéressés, on a déjà calculé que le bénéfice que procurerait ce syndicat à la collectivité de ses membres, atteindrait $10,341,750.On vient de faire, en Allemagne, une nouvelle invention pour la fabrication de la margarine.Ellecon-siste dans l’emploi du lait d’amande au lieu de lait naturel.Ainsi on peut fabriquer la margarine à un prix de revient inférieur de 10 p.c.au prix actuel.Le lait est nécessaire pour transformer les matières grasses en petits globules du même caractère que ceux qu’on trouve dans le beqrre naturel, et qui jouent un rôle important, parce que c’est grâce à eux que les matières grasses deviennent digestives et nutritives comme le beurre.L’emploi du lait naturel à la fabrication de la margarine est restreint par la loi allemande à la moitié du poids.Ou a voulu ainsi limiter, de cette manière, la concurrence faite au beurre par la margarinè.Dans les années 1894 1890, les usines de margarine ont, en Allemagne, employé annuellement 50 millions de litres de lait, ce qui, à 3c la pinte, représente une valeur de $1,500,000 ; en 1897, on emploie 10 millions de pintes d’une valeur de $1,750,000.Eu 1897, les fabriques de margarine représentaient un capital total de 10 millions de dollars et la valeur du produit était de $23,625,000 contre $6,000,000 seulement en 1887.*** M.Balland a présenté récemment à l’Académie des Sciences à Paris, une note sur la composition et la valeur alimentaire des fromages.En voici la conclusion : “ Malgré les réserves qui s’imposent lorsqu’il s’agit de produits dont la composition varie nécessairement suivant leur-ancienneté et suivant une foule de circonstances locales, nos analyses viennent à l’appui de tout ce qui a été dit sur la valeur des fromages français.Si l’on prend, par exemple, le gruyère fabriqué dans les départements qui avoisinent la Suisse, on trouve que 3^ onces de ce fromage contiennent, sous une forme concrète, autant de matières grasses et azotées qu’une pinte de laify soit plus de substances nutritives qu’il n’y en a dansi livre de viande de boucherie à 75 pour 170 LE PRIX COURANT 100 d’eau.Ce fromage, dont le transport est facile, pourrait, donc joner un rôle important dans l’alimentation de l’armée.” En terminant, M.Balland constate qu’en ajoutant le gruyère au pain de guerre sous forme de panade, on aurait un aliment substantiel qui serait vraisemblablement mieux accepté du soldat que la plupart des potages ou des pains à base de graisse, de viande ou de gluten, qui ont été proposés depuis 1870.Il y aurait là un nouveau débouché important pour la production laitière.— .*.* * ua première exposition universelle au Japon est fixée à l’année 1902.Le gouvernement se prépare à faire lés premiers pas.Il s’agit tout d’abord de choisir l’endroit où l’exposition aura lieu.D’après le Courrier international, l’annonce officielle aux puissances étrangères sera faite par le gouvernement japonais au printemps proche ***_________________ Au cours delajsaisuu xoab-1897, l’Europe, les Etats-Unis etles Indes ont consommé 11,330,000 balles de coton, contre 4,229,000 en 1860-1861.On voit quelle progression énorme depuis trente-six ans, et la décomposition des chiffres totaux n’est pas moins éloquente : f Consommation en^ r A PAYS 1860-61 1896-97 Grande-Bretagne.2,091,000 3,224,006 Europe (continent).1,379,000 4,388,000 Etats-Unis.807,000 2,738,000 Indes.62,000 1,000.000 Ces chiffres de détail montrent bien comment la consommation tend à se déplacer.Dès maintenant l’Europe continentale passe avant la Grande-Bretagne ; à quand sera-ce le tour des Etats-Unis de distancer le vieux continent t On y eompte déjà* 17,350,000 broches en activité.Il est probable que les arbitres, chargés d’évaluer la valeur des bâtisses et des améliorations faites parla Compagnie d’Exposition de Montréal, sur les terrains appartenant à la ville de Montréal, termineront leurs travaux à la fin de cette semaine.M.Hutchison représente la compagnie d’Exposition.M.Gauthier représente le gouvernement.Le troisième arbitre, M.G.E.Tanguay, architecte de Québec, a été nommé_par la Cour Supérieure.___________„ 'ft*** *' L’Association des Voyageurs^de Commerce d’Epiceries en gros donnera son banquet annuel à l’hôtel du Boi^tde l’Ile, le 8 février.On fait de grands préparatifs pour cette occasion.Les membres de l’Association se rendront à l’hôtel par les tramways du*chemin|de^fer de ceinture _ _ Les propriétés'exemptes de taxes à Montréal représentent $35,361,000 Il y a dans le quartier Ste-Ânne pour $16,394,000 de propriétés non-imposées ; Dans le quartier St-Jacques, pour $3,921,000 ; Dans le quartier Ste-Marie, pour $3,019,000 ; Dans le quartier Est, pour $2,672,000 ; P Dans le quartier St-Laurent, pour $2,008,000 ; ¦ Dans le quartier Centre, pour $1,842,000 ; Dans le quartier St-Louis, pour $1,708,000.Les autres quartiers forment la balance des $35,361,000 de propriétés exemptes de taxes.A défaut de mieux, voilà toujours un sujet de méditations sérieuses pour les contribuables de Montréal. LE PRIX COURANT 177 M.Herménégilde Godin, administrateur-gérant de La Presse vient d’avoir la douleur de perdre sa mère, Madame Marie Flavie Van-dale-Chalifoux, veuve de M.Cyprien Godin.Le service a eu lieu mercredi matin à l’église Notre-Dame au milieu d’un nombreux concours de parents et d’amis.Nous offrons à M.H.Godin et à sa famille nos respectueuses condoléances dans le deuil qui vient de les atteindre.*** • Les directeurs de la compagnie des Chars Urbains ont décidé de transférer àvHochelaga les ateliers de construction de la rue Côté où 600 hommes sont occupés actuellement.Les ateliers de la rue Côté serviront provisoirement pour les réparations aux chars.On dit qne la compagniea l’intention d’établir au printemps une fonderie de cuivre pour la fabrication de toutes les pièces employées dans la construction de ses chars.On dit également qu’elle se propose de créer une fonderie pour les roues de ses chars et autres pièces en fonte utilisées à la construction de son matériel.*** L’assemblée annuelle de la Ed-wardsburg Starch Co.a eu lieu hier.M.G.F.Benson, le président, occupait le fauteuil.Les rapports présentés accusent un état très satisfaisant des affaires de la compagnie.Voici les noms des officiers éins de la compagnie : Président, M.G.F.Benson, vice-président, M.Wm.Strachan ; directeurs, MM.C.R.Hosmer, Robert Mackay, Augus Hooper, Robert Cunningham et Dr J.D.Reid, M.P.*** Là distillerie de Berthier dont l’installation du matériel est aujour- d’hui complètement terminée, vient de commencer ses opérations.On distille maintenant, et les premiers essais ont donné d’excelleuts résultats.A l'assemblée annuelle récente de la section des Banquiers du Board of Trade, le président sortant de charge a appelé l’attention sur le fait que Montréal, d’après le volume de ses compensations a dépassé Cincinnati et atteint rapidement San Francisco qui occupe le huitième rang parmi les villes des Etats- Unis.Les élections ont donné le résultat suivant : M.J.A.Prend'ergast représentant du Board of Trade, A.M.Crombie, présidentde bisection ; H.V.Meredith, J.S.Meredith, James Walker, T.Bienvenu, W.Weir, F.Kennedy, T.How, E.L.Peasé, G.H.Balfour, L.DeGuise, J.Penfold, J, Elliott.M.Arthur Weir a été nommé secrétaire-trésorier de la section à la place de M.W.L.Chipman, démissionnaire.La section a voté son affiliation à la Canadian Bankers Association.Le banquet des notaires aura lieu à l’hôtel de la Place Viger le (1 février prochain.Au nombre des personnages distingués qui assisteront à cette fête, on cite les noms des juges Lacoste, Tait, Mathieu, Langelier et le bâtonnier du barreau, M.Carter.On mande de Halifax, N.-E., que les directeurs de la Royal Mail Ship ping Co, se proposent d’établir un service de steamers entre la Jamaïque et le Canada.La Compagnie se propose de demander des contrats pour le service rapide entre la Jamaïque etNew-York. 178 LE PRIX COURANT L’Oceanic de la Cie White Star a été lancé samedi dernier à Belfast en présence de pins de 5,000 spectateurs.C’est le plus gros steamer qui existe.Le Great Eastern avait 680 pieds de long et une force motive de 27,000 chevaux-vapeur ; il jaugeait 19,000 tonnes ; lé Kaiser Wilhelm der Grosse avait 648 pieds de long, un tirant d’eaü de26 pieds, jaugeait 14,000 tonnes avec une force motive de 30,000 chevaux-vapeur ; l’Oceanic à 704 pieds de long, un tirant d’eau de 26 pieds ; il jauge 17,000 tonnes, avec une force motrice de 45,000 chevaux-vapeur.L’Oceanic peut contenir dans ses soutes assez de charbon pour faire •le tour du monde sans prendre de nouveau charbon.*** .Les dernières mises en nomination pour les élections du 31 courant, sont, pour le conseil du Board of Trade, celles de MM.Robt.Ironsides, proposée parM.Robt.Bicker-dike, de T.R.McCarthy, par M.James McShane, de J.B.McLea, par J.E.Bendell, J.W.Knox, par H.H.Lyman.*** En 1898, il y a eu 351 maisons nouvelles de construites, représentant 669 logements, 18 magasins, 6 manufactures, 1 hospice, 2 théâtres, 3 bureaux, 1 banque.La valeur de ces bâtisses nouvelles s’élève à $1 ,729,150.En 1897, il y a eu 408 nouvelles maisons évaluées à $1,414,300.C’est donc pour 1898 une diminution dans la quantité de 57 maisons, mais une augmentation dans la valeur de $300,000.Nettoyage des patins Essuyer avec un ÜDge de façon à bien sécher toutes les parties, et ensuite frotter aveo un chiffon fortement imbibé de vaseline et pétrole.Les patins resteront brillants et ne se rouilleront pas.LA BANANE (Dictionnaire de VEpicerie de A.Seigneurie).Fruit du bananier, d’un vert foncé lorsqu’il n’est pas mûr, jaune pâle lorsqu’il l’est tout à fait.Ce fruit allongé, recouvert d’une peau peu épaisse et qui s’enlève avec facilité, renferme une chair d’un blanc jaunâtre, pâteuse, sucrée et légèrement parfumée.Culture.—Les bananiers qui, malgré leurs dimensions, ne sont que de grandes plantes herbacées dont la tige.est presque constituée de gaines de feuilles portant une volu mineuse grape, dénommée régime, composée d’un grand nombre de fruits, ne croissent que dans les ré gions tropicales et dans les localités suffisamment abritées, chaudes et limpides.Ces plantes sont, croit-on origi-ginaires de l’Asie méridionale d’où elles auraient passé en Afrique et en Amérique.Le bananier estaujourd’ni cultivé dans tous les pays chauds et se multiplie au moyen de se$ rejetons.Chaque pied ne fructifie qu’une fois, aussi a t on soin d’échelonner les plantations de façon à avoir du fruit toute l’année.On compte un certain nombre de bananiers.L’espèce de fruits la plus estimée porte le nom de figue-banane.La nature renferme peu de végé taux aussi utiles que le bananier : les feuilles sont enployées soit à la nourriture des animaux, soit à la fabrication d’un textile dont on fait des étoffes et du papier, et les fruits sont consommés également par les hommes et les animaux domestiques.Un hectare de terre propice planté en bananes peut produire 180,000 kilgr.de substances alimentaires, soit quarante fois plus que s’il était planté en pommes de terre et cent trente fois plus que s’il était en fro- LE IMUX COURANT 179 ment ! Dans les pays où la banane croît à l’état sauvage ou est cultivée, la farine est complètement inconnue.Consommation, commerce.— Dans les pays de production, les bananes sont, suivant qualités, employées à la nourriture des hommes ou des ani maux, lessortessupérieuressont considérées comme un dessert exquis.Coupée et séchée en tranches, la banane produit une fécule alimentaire se rapprochant beaucoup de celle du manioc.On prépare avec la figue banane des pâtisseries et des beignets estimés.BENZINE La benzineest un liquide incolore, d’une saveur légèrement sucrée et d’une odeur éthérée.C’est an hydrocarbure extrêmement volatile extrait du goudron de houille.La densité de la benzine est de 0.85.Elle bout à 86 ° et se transforme à 0° en une masse blanche cristallisée.Fabrication, usages.— La benzine s’obtient par la distillation du goudron de houille dans’ des cornues spéciales.Elle dissout une quantité très grande de substances organiques, la plupart des matières grasses, la cire, la gutta percha, le caoutchouc, etc.On forme avec elle et différents acides des produits composés employés dans l’industrie.Son principal emploi est celui qui consiste à se servir de ses propriétés dissolvantes pour le détachage des étoffes.Commerce.—La benzine et ses dérivés sontvendus parles fabricants aux négociants en produits chimiques et aux industries qui l’emploient.L’épicerie débite la benzine pour le détachage des étoffes dans des flacons de diverses tailles et diverses marques, elle s’en pourvoit chez les fabricants de produits chimiques et les négociants en droguerie.BIERES On donne le nom de bières à diverses boissons généralement peu alcooliques obtenues au moyen de fermentation et d’infusions diverses de céréales germées et de plantes aromatiques.Les bières les plus communes ont l’orge et le houblon peur matières premières; mais il s’en fabrique également au moyen du blé, de l’avoine, du seigle, du mais, etc.On substitue également au hou-blou d’autres plantes aromatiques ou simplement amères.Historique.— La préparation des boissons analogues à la bière remonte à la plus haute antiquité.Il en est fait mentiou dans les plus' anciens manuscrits-connus.Les anciennes peuplades asiatiques, les Egyptiens, les Grecs, les Romains et les Gaulois en faisaient usage.Nos ancêtres désignaient cette boisson sous le nom de cervoise.Elle n’était alors composée que d’orge fermentée à laquelle on ajoutait parfois une infusion de gingembre et d’autres épices.La consommation de la bière et l’industrie de la brasserie (fabrique de bière) firent surtout de rapides progrès en Allemagne vers la fin du dix-septième siècle.La production considérable du vin et du cidre en France arrêtèrent pendant bien longtemps la production et la consommation de la bière.Elle est cependant devenue peu à peu assez considérable, mais ne paraît pas devoir jamais dépasser celle de nos boissons nationales.Fabrication.—La fabrication de la bière donne lieu, surtout en Allemagne et en Angleterre, à de considérables industries.Il existe également èn France, surtout dans l’Est, de grandesjbrasseries.Il faut pour fabriquer la bière : lo Une matière transformable en 180 LE PRIX COURANT alcool sous l’iufluence d’uu ferment (céréales, sucres, glucoses, matières amylacées) ; 2o du houblon ; 3o de l’eau ; 4o un ferment (la levure de bière).L’orge est employée de préférence aux autres céréales, à cause de sa valeur généralement inférieure et de sa germination facile.Le houblon, employé généralement dans la brasserie, est la fleur femelle de Vhumulus lupulus, plante de la famille des urticées.La qualité de l’eau employée par les brasseurs a une importance capitale sur celle de la bière produite.On choisit autantque possible des eaux très douces de sources, de puits ou même de rivières, ne contenant pas de matières organiques en suspension.__________' -La-fabrication'de la bière comporte cinq opérations principales : le le maltage ; 2b le brassage ; 3o le houblonnage ; 4o la fermentation ; 5o le traitement nécessaire à la clarification ou à la conservation.Maltage.—L’opération du maltage en comporte elle même quatre autres : Le nettoyage au moyen de machines perfectionnées, pour enlever toutes les poussières étrangères.Le mouillage consistant à donner à l’orge la quantité d’eau nécessaire pour la germination.Cette opération, qui est soumise à des règles étroites pour obtenir l’effet voulu : température de l’eau, quantités et écoulement au moment' opportun, fait absorber au produit traité de 35 à 50 p.c.d’eau.La germination a pour but d’amener la formation dans le grain d’une substance dénommée diastase, dont la propriété est de saccharrifier les matières amylacées.Elle consiste à entasser l’orge mouillée dans des conditions étudiées, pour que la radicelle puisse rapidement se produire ; à surveiller cette production et à arriver, au moyen de éonti- nuelle8 manipulations, à ce que le développement de l’embryon ne dépasse pas un point voulu.Il existe des germinoirs mécaniques et pneumatiques qui économisent beaucoup de main-d’œuvre.La dessication du grain germé est faite à l’air libre et nécessite une nouvelle série de manipulations au moyen d’instruments nommés tou-raïlles.Brassage.— Il consiste en une nouvelle série d’opérations, qui sont : La mouture du grain, qui est effectuée dans des moulins spéciaux.L’empâtage consistant à mouiller cette farine spéciale avec de J’eau chauffée à différents degrés, selon la nature du liquide que l’on veut.ob-:tenir,-—- Des infusions ou coctions successives sont nécessaires, pendant lesquelles le liquide est continuellement remué.$ C’est cette opération, extrêmement longue et pénible, qu’on appelle brassage, et qui donne le nom à l’industrie du brasseur.Cette opération se fait maintenant presque toujours au moyen de procédés mécaniques perfectionnés.Houblonnage — Il s’opère ensuite ; le moût est mis à cuire, et, lorsque la cuisson arrive à sa fin, on y ajoute la quantité de houblon nécessaire.Fermentation— Le moût ayant été refroidi, on procède à l’opération de la fermentation.On ensemence le moût de levures diverses, selon que l’on veut procéder à la fermentation à haute ou basse température.Dans les premiers cas, il suffit de surveiller la fermentation •, dans le second, il faut placer les moûts dans des caves froides, où la température nécessaire est maintenue au moyen d’appareils réfrigérants.Il ne reste plus ensuite qu’à clarifier la bière au moyen du collage ou du filtrage, à la laisser reposer dans 181 LE PRIX COI'RA NT des foudres et il la livrer à la consommation.Les bières destinées à être exportées au loin, et surtout dans les contrées tropicales, sont souvent suralcoolisées on contiennent des produits antiseptiques.Commerce.—Le commerce de l’épicerie, qui débite une quantité considérable de liquides, vend relativement peu de bières.Cependant, les épiceries de luxe vendent couramment des bières en bouteilles, surtout des bières anglaises fortes : pale ale, stout, etc.Dans certaines régions, et principalement dans le nord et le nord-est, toutes les épiceries débitent de la bière de ménage en litres et canettes» BLANC D’ESPAGNE On donne le nom de Blanc d’Espagne à une variété de carbonate de chaux qui a subi une préparation spéciale.Dans beaucoup de terrains et particulièrement aux environs de Paris (Meudon ou Bougival), en Champagne et dans beaucoup de provinces espagnoles, le carbonate de chaux se rencontre en quantité.On l’extrait de carrières sous forme de craie qui, découpée en bâtons, est employée pour écrire sur les tableaux noirs.Ce carbonate de chaux est, pour la fabrication du blanc d’Espagne, délayé dans l’eau.On laisse précipiter les matières étrangères, puis on décante le liquide laiteux, qui tient le blanc en suspension.Emplois industriels.— Commerce.— La production du borax atteint dans le monde entier environ 6,000 tonnes, dont 2,500 fabriquées au moyen de l’acide borique.Il ne tarde pas à se déposer.On laisse sécher ce dépôt et lorsqu’il est parvenu à la consistance voulue, on le moule en forme de pains.Le blanc d’Espagne sert il une foule d’usage ménagers, mais principalement pour le nettoyage du verre et de divers métaux.L’épicerie s’en pourvoit auprès des fabricants ou de revendeurs spéciaux.BORAX Le borax ou biborate de soude est une matière blanchâtre qui se présente sous deux formes distinctes : soit en gros prismes hexagonaux, soit octaèdres réguliers.Les premiers renferment généralement une quantité d’eau très supérieure aux autres.Le mot borax ou biborate de soude est un nom très ancien qui signfflaitr autrefois soudure ou vernis de terre.Il paraît dériver d’un motsémitique.Extraction, fabrication.—Le borax existe à l’état naturel dans une foule de contrées du globg et principalement dans la Californie, le Pérou, l’Inde, l’île de Ceylan, la Perse, la Chine, etc.Il est cependant nécessaire de le raffiner pour le priver des impuretés qu’il renferme.Aujourd’hui, une notable partie du borax employé par le commerce est fabriqué au moyen de l’acide borique.On doit rechercher le borax naturel dans les terrains volcaniques, car c’est là surtout où il prend naissance.Autrefois il était extrait de la chaîne du Thibet et importé à Venise sous le nom de Tinkal.Là il était raffiné par des procédés secrets et expédié ensuite dans le monde entier.L’emploi du borax b’étant rapidement répandu dans l’industrie, peu à peu la production en devint plu6 considérable.Les Hollandais introduisirent dans leur pays le raffinage du borax et firent concurrence aux Vénitiens.A l’exploitation du borax du Thibet vint ensuite se joindre celui des lacs des Montagnes Rocheuses / t 182 LE PRIX COURANT qu’il eat nécessaire de purifier et de cristalliser.Le borax de l’Asie Mineure se rencontre sbus forme de gisements de borate de chaux disséminés en rognons dans le gypse.Ce minerai doit être traité d’une faqon particulière pour produire le borax ou biborate de soude.En Toscane la fabrication du borax s’opère au moyen de l’acide borique.Elle consiste à traiter cet acide par le carbonate de soude pour l’en saturer dans de notables proportions.Cette satuiation se produit par deux procédés différents : par la voie sèche et la voie hnmide.Le borax est employé dans un grand nombre d’industries, dans la verrerie et la céramique.Il sert à décomposer ou fondre les métaux,, à la fabrication de vernis, à apprêter les étoffes, à souder, etc.Ils sert également à la fabrication des bougies, et il est enfin un antiseptique précieux.Le borax est débité par l’épicerie, et les épiciers en sont pourvus, quoique la vente soit fort peu importante dans ce commerce.Cet article leur est fourni par les négociants en drogueries.BLEU Nous parlerons seulement du colorant spécial pour azurer le linge, connh sous le nom de bleu d’outre-mer qui, seul, est débité par le commerce de l’épicerie.Autrefois les épiciers débitaient couramment l’indigo, matière végétale courante, retirée de la feuille, de l’écorce et delà tige de l’anil ainsi que de celles de plusieurs plantes appartenant au genre indigotier, originaire de l’Inde.Aujourd’hui l’indigo, dont le prix est assez élevé, a été avantageuse ment remplacé par les couleurs minérales, et il n’est plus guère tenu que par les droguistes.Le bleu dit d’outremer qui sert maintenant à l’azurage .du linge a été découvert par Jean-Baptiste Guinet, chimiste distingué, qui naquit à Voiron, le 2 thermidor, au III (20 juillet 1795).C’est en 1826 que Guinet découvrit l’outremer artificiel.La simplification de ses procédés de fabrication lui permit d’abaisser le prix de son outremer et de le rendre accessible à diverses indus tries qui n’auraient pas pu l’utiliser auparavant.L’éclatante beauté de cette couleur la fit entrer dans le domaine de la mode ; la modicité de son prix en multiplia l’emploi ; les demandes devinrent de jour en jour plus nombreuses.Il commença dès lors à soupçonner que sa découverte pourrait devenir une source de fortune.Dans cette pensée, il songea à quitter l’administration dans laquelle il occupait le poste important de commissaire des poudres et salpêtres.Il donna sa démission en 1833, puis revint à Lyon fonder l’établissement de Fleurier-sur-Saône, et bientôt il vit l’industrie, créée par son génie, prospérer au-delà de ses espérances.C’est depuis ce temps que le bleu, dit d’outremer, est vendu par les épiciers aux ménagères, sous forme de boules, de tablettes ét en poudre.Il existe aujourd’hui de nombreuses fabriques de bleu d’outremer ; mais la plus importante est toujours celle fondée par l’inventeur à Fleurier-sur-Saône.Elle est aujourd’hui dirigée par M.Emile Guimet.Quoique tous les épiciers soient pourvus de bleu d’outremer de.toutes qualités, l’importance de la vente n’est pas assez considérable pour qu’ils aient avantage à se pourvoir directement en fabrique ; aussi s’ap provisionnent-ils généralement de cet article auprès du commerce de la droguerie ou de l’épicerie en gros. LF, PRIX cor R ANT 18.1 LA COLONISATION AL CANADA FRANÇAIS Noue reproduisons avec plaisir l’article ci-dessous de la Quinzaine Coloniale sur lequel nous reviendrons dans un très prochain numéro.La Quinzaine Coloniale -est l’organe de l’Union Coloniale française, c’est-à-dire le porte-drapeau du parti colonial en France.L’appréciation très flatteuse que fait l’auteur de l’article, des Canadiens-Français comme colons est d'ailleurs méritée, nos lecteurs nous sauront gré de l’avoir reproduite.La Province de Québec mérite à peine le nom de colonie, si l’on considère l’indépendance presque complète dont elle jouit ; elle le mérite plutôt deux fois qu’une si l’on jette les yeux sur les immenses territoi-rés qu’il lui reste à mettre en valeur, en un mot à coloniser.Beaucoup de pays nouveaux manquent de colons.Ce n’est pas le cas ici, et le Canada français peut se passer d’immigrants tant la merveilleuse natalité de ses habitants lui fournit de citoyens énergiques et industrieux.Les nombreuses familles canadiennes sont devenues légendaires ; on en trouve fréquemment de douze à quinze enfants, eu rieux phénomène t\ observer, chez des descendants de la race française qui ne brille plus précisément, aujourd’hui par les mêmes qualités ! C’est qu’au Canada la vie est autrement libre que chez nous ; la forêt vierge n’est pas loin, deux bras sont un capital, et sur ces frontières de la civilisation, tout homme actif trouve à gagner sa vie.Le père de famille ne s'embarrasse guère de laisser un héritage ou une situation à ses enfants.Divisée en quinze ou vingt parts, une fortune, même jolie, est réduite à peu de chose.Aussi l’économie est elle fort peu à la mode sur les bords du St Laurent ; les paysans se traitent bien, ont de belles maisons, de jolies voi- tures, dépensent tout ce qu’ils gagnent ,et souvent plus, à vivre dans l’aisance, de sorte que chaque génération doit refaire la fortune ébauchée par la génération précédente.Aussi la ri* bosse est-elle fort rare, tandis que l’aisance est générale.Les eufants ne peuvent songer à rester au foyer paternel, il n’y a point de place pour eux, et comme les vieilles terres sont occupées, ils sont obligés d’aller au loin en chercher de nouvelles.Ces eufants de Canadiens sont les vrais soldats de l’armée colonisatrice.Toutefois, beaucoup d’entre eux désertent ; le voisinage des Etats-_Uni» eiU ujie , et en eanistres de fi lbs.EST L’EMPOIS FAVORI DES MENAGERES.» The Brantford Starch Co.Limited, Brantford, Ont. LE PRIX COURANT lot DROLET & ALARIE, National Assurance Oo.of Ireland, 20 rne St-Jacqnes, Montréal Montréal, 19 Janvier 1899.Monsieur le Rédacteur, Votre journal sous sa nouvelle forme est pour nous l’idéal du journal commercial, joignant l’agréable à l’utile.Vos biens dévoués, Drolet & Alarie.Québec, Il janvier 1899.Le Prix Courant, Montréal.Messieurs—Je prends plaisir & vous dire que votre journal dans sa nouvelle toilette, a été très bien reçu ici ; et je crois être l’écho de tous vos lecteurs Québécois en vous présentant mes sincères félicitations pour l’heureuse idée que vous avez eue.A vec mes meilleurs souhaits, Je demeure.Votre dévoué, L.Deszhônes.Marie Caroline : O.W.A : La Nneva : Primeros : Qold Crown : Gold Star : Washington : Columbus : H D.B.: LaDelicia: La Rosade de Castilla.Henri D.Barry Manufacturier de cigares fins, 158 à 159 rue d’Aiguillon, Québec, 18 janvier 1899.Le Prix Courant, Montréal.Messieurs: “ Fin de siècle ” est bien le mot qu’on doit dire du nouveau format de votre journal.Il est plus commode pour lire, pour emporter, etc-Votre dévoué, H.D.Barry.A.McKim & Co., Newspaper Advertising Agency, 224 &227 Board of Trader- Montreal, Jan.17, 1899.Le Prix Courant, Montreal, Que.Dear Sirs — Permit us to compliment you upon the greatly improved appearance of your publication.' The new magazine form is not only an improvement in appearance but enables the reader to turn more readily to the information he wants and -gives each advertiser a position opposite a page of reading matter which greatly increases the value of your advertising space.Wishing you a very prosperous New Year, ' We are, your truly, A.McKim & Co.ELZEAR COTE, Entrepreneur Général, 1613 rue Notre-Dame, Montréal 13 janvier 1899.Aux propriétaire du Prix Courant, Montréal.Messieurs, Vous avez eu une très bonne idée de changer le format du Prix Courant auquel j’attache une grande importance.Aussi, j’y applaudis de tout cœur et vous offre toutes mes félicitations.Au moins le nouveau format me permettra de faire relier cette intéressante revue à la 2n de chaque année 6t de lui donner sa place dans ma bibliothèque.Vous souhaitant succès, je vous prie de recevoir, Messieurs, les salutations de votre bien dévoué.Elzêar Coté.Traduit de la partie sténographique du Sténographe Canadien “ Le Prix Courant vient d’adopter le même format que celui du Sténographe Canadien.Heureuse idée qu’a en notre confrère d’en agir ainsi, car, nous n’en doutons pas, cette transformation a dû réjouir tous ses lecteurs “ Grâoe à oette forme peu encombrante, nous pouvons désormais mettre & notre portée, dans notre bibliothèque, cette revue qui nous est très souvent d’une utilité absolue.“ Nous croyons devoir recommander d’une manière toute spéciale Le Prix Courant aux professeurs, aux élèves de nos collèges commerciaux, persuadés que nous sommes que tous y puiseront de très-bonnes choses.Laporte, Martin & Oie, Epiciers en gros, 72 à 78.rue 8t Pierre, Montréal, 18 janvier 1899.MM.A.& H.Lionais, Prop.Le Prix Courant, En ville.Messieurs — Nous vous félicitons do changement apporté dans le format de votre intéressant journal.Ce format, est en effet le plus avantageux, sous tous les rapports, pour le lecteur et l’annonceur.Nous vous souhaitons tout le succès que méritent vos efforts et nous n’avons aucun doute que ce changement sera apprécié à sa juste valeur par vos clients.Bien à vous, Laporte, Martin & Oie. 192 LE PRIX COURANT La qualité des Pickles coproduits Alimentaires de Heinz fait que l’on trouve les prix bien raisonnables.QUELQUES-UNES DE NOS SPÉCIALITÉS : Marinades Sucrées.Baked Beans, sauce aux Tomates.India Relish.Chutney aux Tomates.Ketchup aux Tomates.- EN VENTE PAR- Hudon, Hébert &,Cie, MONTREAL H.P.Eekardt & Co., MEDAILLES-* PAR18 CHICAGO ANVER8 ATLANTA ETC Jhe^pFNU/NE atwayïtesr this -y" Keystone trade-mark.M La Réglisse Y & S, 4, 6, 8, 12 ou 16 batons à la livre, empaquetée dans des feuilles de laurier, 25, 50 et 125 lbs net à la caisse.Il n’y a rien qui fasse un étalage plus attrayant chez les pharmaciens qu'une caisse de cette marchandise.Ventes promptes et profits très rémunérateurs.Les préparations à la réglisse de Young & Sm\xie sont très efficaces pour les maladies de la gorge et sont délicieuses comme bonbons.En vente chez tous les pharmaciens de gros.Catalogues illustrés sur demande.Etablis en I84S Young & Smylie, Brooklyn, N.Y. LE PRIX COL R A NT MK! BEVUE COMMERCIALE ET FINANCIÈRE FINANCES Montréal, 19 janvier 1899.La bourae de Montréal a été assez active cette semaine; mais, par coût re.elle a donné quelques signes ae faiblesse.• Le C.'P.R a baissé d’un point' On le cote aujourd’hui 84$ Les actions Montreal Street RR.anciennes se sont vendues aujourd’hui 292$ ex-div.Elles étaient, la semaine dernière, à 296$ coupon attaché.Les Tramways de Toronto, à la suite du rapport des directeurs, présentant une augmentation des récettes dans le dernier exercice, sont en meilleure position à 109 5/8 au lieu de 108$ la semaine dernière.Le Gaz de Montréal qui était & 164$ la semaine dernière est retombé à 211 J.L’action Royal Electric de 164$ est revenue à 161$.Le Richelieu et Ontario a perdu $ point il est coté à 102$c.Le Gable Commercial qui a été actif a perdu $ points.Les actions des manufactures de coton ont été recherchées.La Dominion Ootton gagne 2 points à 110 j la Montreal Cott >n 1 à 156 et la Coloured Cotton 79$ à 79$.L’action War Eagle a remonté de 310 à 318.• COMMERCE ¦ Il y a plus d’activité dans le commerce de gros et dans presque toutes les lignes.Les voyageurs qui ont, comme nous l’avons dit, repris leurs tournées envoient des ordres assez ronds et nombreux.En fait, on n’a pas à se plaindre.Les transports ont encore été gênés par l’état des chemins, à la campagne et à Montréal même nous avons failli être privés de communications avec le rôtésuddu fleuve par un commencement de rupture du pont de glace.De nouvelles gelées ont heureusement réparé les dégâts.Les collections sont toujours un peu dures." Cuirs et peaux — Les prix des cuirs sont très fermes, les cuirs à semelle sont rares, et les peaux nécessaires à la tannerie pour cette sorte de cuirs sont difflciles à se procurer.Il y a évidemment une forte tendance à la hausse pour les gros cuirs.Pour les autres sortes, les prix sont également fermes, mais cependant on peut encore trouver à acheter dans d’assez bonnes conditions des petits tanneurs qui ont besoin d’argent.Drapa et nouveautés — Le commerce de gros fait de bonnes affaires pour voyageurs, mais les visites de clients dans leB magasins sont encore rares On tient d’un agent de manufacture de coton les renseignements suivants : *• Nous croyons devoir vous aviser que par suite de l’avance rapide dans le prix des cotons égyptiens et par suite aussi de la difficulté d’obtenir un coton américain convenable pour la fabrication des marchandises fines, il est fort probable que tontes les catégories d’étoffes en coton fin vont augmenter de prix.En conséquence, nous prenons la liberté de vous conseiller de vous baser sur les renseignements.” Epiceries, vins et liqueurs.—Les sucres blancs des raffineries canadiennes ont été de nouveau baissés de 5c par cent livres pour rencontrer la concurrence américaine qui se fait toujours sentir.Les sucres jaunes sont sans changements.On pense que cette nouvelle baisse aura pour effet de rendre à la vente des sucres canadiens l’activité qui lui manquait.Nous pensons également que les prix actuels resteront établis pour quelque temps sans hausse ni baisse.Les mélasses sont sans changement de prix ; demain l’Association des Epiciers de Gros doit avoir une réunion afin de considérer la condition de cet article.Plusieurs maisons sont d’avis qu’il faudrait monter le prix, la situation le permettant, d’autres maisons, au contraire, sont d’avis que pour enrayer la spéculation, ou, du moins, pour ne pas faire son jeu, les prix actuels doivent être maintenus.Nous sommes de ce dernier avis et nous croyons qu’il prévaudra demain à la réunion.Armour a changé sa liste de prix des conserves de viandes, nous rectifions notre liste de prix en conséquence.Il y a une bonne demande dans les thés à prix sans changements.Les fruits secs ont une demande modérée ; il est offert des noix de Grenoble et des noix façon Grenoble à dès prix au-dessous de nos cotes.Fer, ferronneries et métaux.— Le prix des vis à bois a changé.Nous rectifions notre liste de prix en conséquence.Le changement est une augmentation d’environ 14 pour cent sur les prix de l’ancienne liste et la fermeté de cet ar- U-: prix (.'orrant 1(4 Force dans le Soda de Bicarbonate de Soude donne une ’ force sans égale à la marque qui ne varie jamais d’une qualité — type — la plus haute.Et celle-là.c’est la marque “ Hand in Hand ” fabriquée par la United Alkali Company of Great Britain.Elle n’est jamais en seconde ligue ; elle est toujours à la tête.La marque “ Hand in Hand” de Bicarbonate de Soude.A.P.Tippet & Cie, Agents Généraux, flontréal.4t *1 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 LE Qui désirent tenir ce qu’l l y a de mieux devraient avoir en magasin les.Eaux SfGÏNGER ALE fâODA WATER &c 4 « 4 4 4 Gazeuses | de — 4 4 4 4 4 4 4 4 Timmons Médailles et Diplômes obtenus pour l'excellence et la qualité.M.TIMMONS & SON 90-92 COTE D’ABRAHAM, QUEBEC, 4 *$4444444444444444444444444443* LE PRIX COURANT 195 tide est telle que les manufacturiers ne veulent prendre d’engagements anx prix nouveaux que pour janvier seulement.Huiles et graisse.—L’huile de fuie de morue de Terreneuve vient encore de monter de 2}c par gallon, on la cote de 40 à 46c.Poissons—Les harengs shore se vendent de $4.75 le baril et $2.60 le demi-baril, soit 25c et 15o respectivement de moins que les anciens prix.Oette difference est due à la concurrence et pas à d’autres causes.Produit8 chimiques et drogueries— Bon courant d’affaires par voyageurs et prix sans changements- Salaisons, saindoux, etc.—Le marché est un peu plus actif que par le passé.A cettesaison d’ailleurs, on consomme déjà un peu plus de lard en attendant le carême qui ralentira la demande.Les prix sont sans changements.Revue des Marchés Montréal, 19 janvier, 1898.GRAINS ET FARINES MARCHES ETRANGERS La dernière dépêche reçue de Londres par le Board of Trade, cote comme suit les marchés du Royaume-Uni, à la date d’hier : Londres —Chargements à la côte, blé, acheteurs indifférents, on opère à 3d de réduction ; maïs, tendance à plus de fermeté.Marchés anglais de la campagne, en partie en baisse de 6d.Liverpool — “ Blé disponible ferme ; maïs disponible, tranqnille ; No 2 ronge d’hiver disponible, 6s 2}d ; maïs mélangé américain disponible, 3s lOd vieux; farine première à boulanger de Minneapolis, 19s 3d.Futurs, blé, 6s 9}d mars, 5s 7Jd mai; maïs lourd.3s 9jd, vieux, janvier ; 3s 7Jd mars.A Paris, le blé est à frs.21.80 janvier ; frs.21.75 juin et la farine frs.45.55 janvier et frs.45 80 juin.Marchés français de la campagne, tranquilles.” Nous lisons dans le Marché Français du 31 décembre 1898 : *¦ La dernière semaine de l’année a débuté dans des conditions météorologiques absolument conformes aux voeux de la culture ! dimanche et lundi, en effet, ont été deux magnifiques journées claires et froides et déjà i’on espérait voir se continuer les fortes gelées, efficaces à assainir les terres et à les purger des mulots et de la vermine dont les dégâts commençaient à être apprécia- bles.Mardi nous réservait une déception : un régime du vent du sud-ouest commençait modifiant l’état de l’atmosphère et ramenant une température douce et humide peu favorable aux récoltes en terre.Jusqu’à vendredi, le régime pluvieux s’est maintenu, mais heureusement, depnis la nuit dernière,la température est redevenue sèche et plus rudè ; au moment où nous écrivons ces ligues, la neigs commence à tomber et tout serait au mieux si elle survenait assez abondamment pour former une bonne couche et abriter les céréales.En oe qui concerne les affaires, nous n’avons rien da bien particulier à enregistrer cette semaine ; à Paris, toute l’attention s’est trouvée concentrée sur les opérations de fin de mois ; en province, le calme a été presque complet sur nos marchés, la culture s’est efforcée de maintenir ses prix, mais la fin de l’année étant peu propice aux achats et la meunerie étant prise par ses inventaires, la demande a été en général fort calme.” Les nouvelles de la République Argentine sont meilleures que les précédents câbles le faisaient entrevoir.On parle maintenant d’un surplus pour l’exportation de 50 millions de minots, ce qui, en somme, indiquerait une bonne récolte moyenne.La Russie a repris ses exportations sur une assez vaste échelle.Les marchés européens sont plus faibles ; le câble de -Liverpool indique un marché tranquilleetbien approvisionné.Le visible est en augmentation et les apports de la cultnre augmentent peu à peu ; en même temps la deminde pour le comptant est à Deu prêt nulle et il se fait très peu d’affaires dans les ports dVxportation.Si les spéculateurs à découvert n’étaient là pour aider à maintenir les prix, les cours auraient faibli plus qu’ils ne l’ont fait pour l’éloigné sur les marchés américains.Le blé a, au contraire gagné quelques fractions, à New-York, à Chicago et à Détroit.On cotait hier, le blé disponible sur les différents marchés des Etats-Unis : Chicago, No 2, rouge.70} New-York, No 2, rouge.-.80} Duluth, No 1 du Nord.671 Détroit, No 2 ronge.70} Les principaux marchés de spéculation ont fermé comme suit, à la date d’hier : .Mai Juil.Chicago.7('i 68} New-York.75} . : V*/ M/ Viy M/ Vy> M/ Vy \A/ VA/ \t/ V/ M/ NA/ LE PRIX COURANT 1»() Pouvez-vous vous exposer à tenir en stock des marques inconnues de vernis pour les fourneaux (stove polish) dont vos clients n’ont jamais entendu parler, des marques qu’ils ne demandent pas, dont la qualité est inférieure, ne leur donne pas satisfaction et dont la vente a pour conséquence de jeter du discrédit sur votre magasin ?Votre meilleur jugement répond NON! Alors vendez Enamellite TheModem STOVE POLISH.En Pâte, en Pain ou en Liquide Si vous êtes en affaires pour réaliser des béijéfices, vous trouverez votre profit à tenir tous nos articles.J.L PRESCOTT & CO., NEW-YORK.¦ S»/ \>/ St/ \«/sa/\«/ S»/ M/ V/ \«r y»/si/a.' 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ils sont tombés jusqu’à 67}c et ont monté jusqu’à 6?}c mais pour revenir à la clôture de chaque marché à 68c.Le blé base 1 dur livrable en mai, est aux environs de 72 à 72jc.La différence entre le No 1 dur et le No 2 dur ou le No 1 du nord continue à être à 3}c au-dessous du prix du No 1 dur ; le No 3 dur, le No 2 du nord et le No 1 du printemps sont à 7c en dessous du prix du No 1 dur.Le commerce est très désappointé par l’incertitude au sujet des prix du blé germé, humide ou mouillé, avant comme après le séchage.Il n’y a pas de demande pour cette qualité de blé et paB de prix marchand.On s’attendait à une réunion du bureau des experts avant cette date pour fixer les “Standards” (types) du blé séché, mais elle n’a pas eu lieu encore.On s’attend à ce qu’ils puissent se réunir la semaine prochaine.Le retard est causé par suite de l’absence d’échantillons suffisants des différentes espèces de blé séché.A l’occasion il se vend sur notre marché des chars de blé germé, mais les prix ont varié de 2c à 10c par minot-audessous de la valeur du même type en bonne condition, ce qui fait qu’on ne peut pas donner une cotation certaine.La dépêche de Toronto, cote comme suit les marchés d’Ontario, à la date d’hier : “ Farine : Patente d’Ontario en sacs, $3 60 à $3.80 ; Straight rollers, $3 26 à $3 35; Patentes de Hongrie, $4.00 à $4.10 ; à boulanger du Manitoba $3 70 à $3.80.—Blé : rouge et blanc d’Ontario, 69,nord et ouest ; blé à volailles,70c ; No 1 Manitoba,dur,79 à 80c à Toronto et No 1 du Nord à 74c.—Avoine.Blanche, cotée à 29c ouest—Seigle : Coté à 61c.—Orge : plus facile, cotée de 46c à 47c ouest — Sarrasin : Ferme à 46c nord et 48c Est — Son : Marché local, $14.00 — Gru : à $16.00, en lots de chars à Toronto.— BlÉ-d’Inde : Canadien, 35c à 36c, ouest; Américain, vieux 44}c, Américain, nouveau 43}c sur rails, ici.— Pois : fermes à 66o, nord et ouest, en lots de chars.— Farine d’avoine : lots de chars d’a-voioe roulée en sacs, sur rail à Toronto, $3.60; en barils, $3.70.” Le marché aux grains à Montréal est tranquille, par suite de la nullité des arrivages.Le mauvais état des chemins a mis obstacle aux transports et les transactions s’en ressentent.Les prix restent soutenus.L’avoine blanche vaut en magasin de 32 à 32}c ; mais le local paie de 32} à 33c pour des quantités moins importantes que celles en lots d’exportation.On cote, comme la semaine dernière, les pois de 69 à 70c en magasin, pour lesquels il y a une bonne demande.Le sarrasin est très aisé, on le cote de 45 à 48c ; il y a, ou le voit une marge, mais cette cote est purement nominale car il n’y a pas de ventes.Les farines du Manitoba sont un peu plus aisées, celles d’Ontario sont soutenues aux prix de la semaiue dernière.Les farines d’avoine ont un courant d’affaires très modéré aux anciens prix.Les issues de blé ont une demande .moins active, les stocks sont toujours bas et les prix fermer ” GRAINS Blé roux d’hiver, Oan.No 2.$0 f>o à 0 00 Blé blanc d’hiver “ No 2.0 00 à 0 00 Blé du Manitoba No 1 dur.0 79 à 0'80 “ No 2 dur.0 00 à 0700 Blé du Nord No 1.0 78 à 0 79 Avoine blanche No 2.0 32 à 0 33 Blé d’inde, Américain.0 44}à 0 45 Orge à engrais, 48 Ibs.0 34 à 0 36 Pois, No 2 par 60 lbs.0 69 à 0 70 Sarrasin, par 48 lbs.0 45 à 0 48 Seigle,par 56 lbs.:.0 00 à 0 56 FARINES Patente d’hiver.$3 75 à'4 00 Patente du printemps.4 15 à 4 20 Straight rollers.3 50 à 3 65 198 LE PRIX COURANT * 4 4 * 4 4* 4 4 4 4 4 * * 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 * * 4 4 4 4 * 4 4 La Cie Royale Electrique MONTREAL, DUE.- Manufacturiers - TORONTO, ONT.d'outillages et d’Appareils d’Electricité Seuls Fabricants au Canada du Système‘*f\.K.P.11 Diaphase § ^ * 4 De Générateurs de Courants Alternatifs, ___ de Moteurs et dé Transformateurs 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 Au moyeu duquel les lumières incandescentes, les lumières à arc et les forces peuvent être fournies par le même dynamo et le même circuit.J Dynamos à coupant direct, Moteurs à courant direct, Générateurs pour Tramways, Outillage complet de Tramways, Dynamos pour lumière à arc, Lampes à Arc, par série ou multiples, Fils de toutes sortes, Fournitures d'électricité.?— AGENT AU CANADA POUR 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 I incandescente ‘ Royal BeaCOn ’ $ 4 4 4 4 4 4 4 4 4 Four Stations centrales, Tramways, Transmissions de Force, Appareils, Travaux de Mines et Moulins de tout genre.Spécialité d'Appareils Electriqaes complets pour Fabriques.AST" Correspondance sollicitée £$^4*4444444444444444*4*4*44*4*4*44*4*$?4 4 4 4 4 4 LE PRIX COI'RANT l'.i'i Porte de boulanger (cité).3 90 à 4 00 Porte du Manitoba,seconde 3 50 & 3 70 FARINE D’AVOINE Farine d’avoine standard, en barils.$3 60 à 3 75 Farine d’avoine granulée, en barils.3 60 à 3 75 Avoine ronlée.en barils.3 60 à 3 75 FROMAGE MARCHE anglais MM.Hodgson Brothers nous éorivent de Liverpool le 7 janvier : “ La demande a été de peu d’importance et bien que le marché accuse de la fermeté, il y a cependant quelques détenteurs montrant des dispositions à accepter des prix un peu plus faciles.Nous cotons, fromage canadien coloré, choix, septembre, octobre 49s & 50s ; blanc, 49s à 60s ; canadien, août, coloré et blanc, 45s 6d à 47s 6d ; Etats-Unis, choix, blanc et coloré, 48s à 49s.Les articles de fabrication ancienne -sont-en—bonne demande- de 37s à -42s, tandis que les qualités inférieures sont lourdes,—offertes de 26s à 32s par cent livres.MM.Marples, Jones & Oo.nous écrivent de Liverpool le 6 janvier 1899 : “ La demande- eontinue à être tranquille, sur le marché local comme à la campagne, bien qu’il.y ait eu quelques affaires de spéculation là oû les détenteurs ont cédé quelque peu sur les prix, autrement la position reste la même.“Nous cotons: s.d.s.d Moyens (rare et et demande) 28 0 à 34 0 Canadien et E- U., de vente courante.38 0 à 41 0 Canadien et E U., coloré, de vente courante.39 0 à 42 0 Canadien, blanc, choix.43 0 à 45 0 Canadien,coloré,choix.44 0 à 46 0 Canadien, blanc, choix, sept.48 0 à 49 0 Canadien,coloré,choix, sept.49 0 à 50 0 Importations du Canada et des Etats-Unis : 34,235 boites.MARCHE DE MONTREAL La situation du marché au fromage n’a pas changé sur notre place quant an .mouvement d’affaires.Les détenteurs sont toujours fermes dans leurs vues, mais en présence de la baisse du cable de Liverpool les transactions sont rendues plus difficiles- On cote maintenant à Liverpool 49s pour fromages blanc et coloré, le prix, quoique nominal, est à 10c.Les acheteurs prétendent qu’ils pourraient ne payer que 9|o pour la meilleure qualité de fromage, de la province de Q iéboc, ce qui ne nous parait guère probable.MM.Marples, Jones & Co.nous écrivent de Liverpool le 6 janvier : “ Les marchés ont éié généralement plus fermes qu’on ne s’y attendait ; cela est dû à ia perte d’un steamer d’Australie.Lorsque ces derniers beurres seront arrivés, les prix seront plus faciles, mais pas beaucoup.Les ladies continueront à être à bas prix.“ Nous cotons : Ladies des Etats-Unis, tinettes et boites.65 à 70s Crémeries.Etats-Unis, choix, > tinettes.80 à 85s Beurre d’Irlande, manufacturés, boîtes.87 à 93s Crémerie Canadien, choix, boîtes.92 à 96s Crémerie Canadien, fabrica- • tion récente, choix.100 à 106a Crémerie d’Australie, choix.100 à l"69 Crémerie Danois, en baril», choix et grand choix.112 à 120s Importations du Canada et des Etats-Unis J7,J750paquets:-1— BEURRE MARCHÉ ANG)LAIS MM.Hodgson Brothers nous écrivent de Liverpool le 7 janvier 1899 : Le beurre est en baisse pour les qualités de choix, les arrivages des centres de production étant plus abondants et la demande plutôt restreinte.Nous cotons aujourd’hui : Crémerie canadien frais, choix, en boîtes 98s à 102s ; qualité au-dessous, moLns abondante 84s à 95s ; Etats-Unis,choix, 88s à 90s ; Ladies et crémerie canadiens et beurre de ferme canadien en demande constante de 65s à 76s ; Danois fin, de 100 à 112s ; beurre d’Australie de 100s à 104s ; Cork* premiers, 100s ; seconds, 90s ; troisièmes, 85s par cent livres." MARCHÉ DE MONTREAL Le commerce de beurre est inactif.On paie les beurres de crémerie de fabrication nouvelle de 18cà 18jc la livre, et le beurre de ferme est coté de 13c à 15c suivant qualité, ŒUFS On nous écrit de Liverpool le 6 janvier.“ Les œuf» canadiens, bien que l’approvisionnement soit faible, sont à prix plus facile, par suite d’arrivages importants d’œufs d’Irlande et du continent.Nous cotons les œufs canadiens frais de 7s 3d & 8s 6d ; les œufs canadiens conservés 69 6d à 7» 3d ; les œufs du continent de 6s 6i à 83les œufs d’Irlande, de 10s & 10s6d.” A Montréal, les œufs frais sont de 23c 200 LE PRIX COURANT Eau de Javelle supérieure pour le lavage.Annoncée dans les journaux quotidiens.La favorite des ménagères.Rend le linge blanc comme neige.JOHN BROADHURST & CO., 708 m St-Laorent, Montréal ( Voii• nos prix courants) ou Téléphonez: Bell East 172.POUDRE A PATE Coot's Friend Le Nec Plus Ultra de la Qualité.Amène la clientèlo et la maintient.•lia*1 TOUS LES EPICIERS DE CROS VENDENT DE LA Coot's Friend Seule Véritable.Fabriquée par W.D.McLARRN, MONTREAL.BERNIER & CIE, GRAINES DE SEMENCES, GRAINES FOURRAGERES, ETC., ETC.MARCHANDS DE GRAINES - BUREAU ET ENTREPOT : - Presjeja fly Grand TrOOG, ST-HYACINTHE.CORRESPONDANCE SOLLICITÉE.courroies»» OC Tanné au Chêne M anufacturées par- Sadlep & Haworth (Ci-devant ROBIN, SADLER & HAWORTH.) 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[,!•; prix o>rrant •-’•h àj28o la douzaine ; les œufs chaulés de la ville & 16c et ceux d’Ontario à 15c.FRUITS VERTS Les fruits sont à la baisse, par suite d’une demande très limitée'.-On este atocas, de $6 à $7 le baril; baqanesde$2à $2.25 le régime; pommes de $2.25 à $4 suivant espèces et qualités.Oranges navels de 75c à $3 26 la boîte, seedlings $2 la boîte ; Jamaïque $3 25 le baril ; Mexique $2 60 la boîte ; citron de messine de $2.25 à $2.50 la caisse.LEGUMES NouscotonB: Salades 40c à $1.25 la doz ; carottes 25c le panier ; choux, de 76 à 80s le quart.Les haricots triés à la main valent de 90 à-$1.00 par lots de char et de $1.10 à $1 20 par minot suivant quantités pour lots de moindre importance.Les prix d’aujourd’hui sont : le céleri ~ de 25 H 60c la donzatne de paquets-^ les navets 40 à 50c le sac ; les betteraves de 20 à 25o le panier; les oignons du pays de $1 75 à $2 25 le quart ; et les patates sucrées de $3 00 à $4.00 le quart.Les pommes de terre se vendent suivant quantités 65c le sac de 901bs.etde 54 à 60c en lots de char, suivant qualité.En primeurs des Etats-Unis, on cote: céleri de Oalifornie de 65 à 70c la doz : de paquets ; fèves vertes $1.50 la boite ; épinards, $3 50 le quart; concombres, $2.40 la doz ; tomates, $6.00 la caisse et cresson 75c la doz de paqu*ts.On offre en gros des champignons du Haut-Canada et de la Côte des Neiges, de 76 à 80c la lb et qui se d étaillentà $1.00.GIBIER ET VOLAILLES.On cote, cette semaine : perdrix No 1, 60c la paire ; perdrix No 2, 30c.Lièvres, 20c la paire.Dindes, de 10c à 11c la livre ; poulets, de 5c à 7c la livre ; canards, de 7c à 8c la livre ; oies, de 6c à 7c la livre.PORCS ABATTUS Hier, il a été offert un char de porcs à $5.40 qui a été vendu à $5.35.• Pour lots de chars nous croyons pouvoir coter de $5 à $6.25 pour gros porcs et de $5.26 à $5 50 pour petits.En lots de détait, 25c de plus par cent livres.FOIN PRESSE ET FOURRAGES MM.Hosmer Robinson & Co, nous écrivent de Boston, le 12 janvier 1899 : Les arrivages pour la semaine dernière sont de 291 chars de foin et 16 chars de paille et 40 chars pour l’exportation.La semaine correspondante l’an dernier, 266 chars de foin et 23 chars de paille et 3 chars de foin pour l’exportation.Notre marché est en bonne condition, vu que la demande a été largement égale aux arrivages, et il il n’existe pas ici l’accumulation destock que nous' constatons habituellement au mois de janvier.Nous ne nous attendons pas à des changements d’ici quelques jours.La paille de seigle continue tranquille et sans changement.Nous cotons : Grosses balles.Petites balles.Foin, choix $12.50 à $13.00 $12.00 à $12.50 - No 1 11.00 à 12.00 10 00 à 11 00 — 2 9.00 à 10.00 9 00 à 10 00 — 3 6.00 à 8.00 6.00 à 8.00 — mél.de trèfle.7.00 à 8.00 7.00 à 8.00 — trèfle.6.00 i * Paille de seigle, long.8.00 à 8.50 seigle mêlée 7.00 à 8.00 7.00 à 8.00 — d’avoine 6.50 à 7.00 6.50 à 7.00 Nous n’avons rien à changer à nos cotes précédents pour le marché de Montréal qui est toujours inactif.L’exportation qui, dans ceB temps derniers, a été active va probablement souffrir d’une baisse de prix sur les marchés européens.“ Nous cotons : Foin pressé No 1, la tonne, do do N o 2 do Paille d’avoine do Moulée, extra la tonne.Gru blanr do .do No 2, do .Son (Manitoba) do .do an char (Ontario).Blé-d’iude jaune mouln 7 00 à 8 50 0 00 à 6 50 3 60 à .4 0010 00 à 20 00 17 00 à 18 00 16 00 à 17 00 15 00 à 16 00 00 00 à 00 00 00 00 à 00 00 Et an char : Foin pressé No 1 à choix.6 00 k 7 50 do do No 2 4 50 à 5 00 do raél.de trèlie.4 00 é 4 50 Paille d’avoine.2 50 à 3 50 La population de la ville de Londres est de 6,291,697 et celle de New-York seulement de 3,389,753.Cependant l’administration municipale de la ville de Londres ne coûte que 65 millions, tandis que celle de la ville de New-York coûte 138 millions par an.PariB dépense $72,700,000 avec une population de 62,511,629. 202 T-F, PRTX COURANT TVTT!Tm A En magasin POUTO - RICO, FAJARDO.NAZAIRE TURCOTTE & Cie, Négociants, 51-58, rue Dalhousie, Basse-Ville, QUEBEC PARK, BLACKWELL l CO., Ltd., MARCHANDS DE PROVISIONS EN GROS, Empaqueteurs de Lard/y TOTOfltO Ollt et de Viandes de Bœuf.V\ Faitos l'essai d’un baril échantillon de nos JAMBONS FUMES et DOUX ainsi que notre BACON pour le déjeuner.Ce qu'il y a de plus délicieux et appétissant mm ffuile de Charbon W “ PERFECTION,” “ CROWN ACME,” '™« •' Ces marques sont manufacturées A notre nouvelle raffinerie, la pins grande, la plus complète et la mieux outillée en Canada.Demandez nos prix et nos échantillons avant d'acheter votre approvisionnement d'automne.Mouvons intéresserons.Nous donnons une attention toute spéciale aux commandes reçues par la malle.THE BUSHNELL CO-, Ltd.- RAFFINEURS - Btirenn : Bâtisse du Board of Trade, MO IN T BEAL Registered Trade Mark, iFondee en 1849- La pins grande manufacture du genre en Canada.MARQUE IION “ L” MARCHANDISES PURES ARTICLES INDISCUTABLES.Les principaux marchands d'un Ocean à l’autre les ont en magasin VINAIGRES PURS, MARINADES, MIXTURES, GELÉES, MARMELADES ET CONFITURES.TOUS ARTICLES DE PREMIERE CLASSE SOUS TOUS RAPPORTS.MICHEL LEFEBVRE & Cie.Manufacturiers Bronze!*58 Ü.îao’ Premiers FTix.'-^MONTREAL LE PRIX COURANT 20» AUX EPICIERS Monsieur Comme vous le savez, l’Association pharmaceutique de la Province de Québec, représentant les pharmaciens, a exercé et exerce encore des poursuites contre ceux qui, n’étant pas pharmaciens, vendent des médecines patentées, des drogues, des herbes et des produits chimiques dont tout le monde connaît l’uBage et l’emploi.L’an dernier, les pharmaciens ont fait circuler chez les épiciers, dont ils demandaient la signature, une pétition dont le but était de leur conserver un monopole que l’Acte de pharmacie de 1890 leur a donné et contre lequel le commerce s’insurge à bon droit.Pour obtenir la signature des épiciers, les pharmaciens leur promettaient de ne pas les poursuivre, prétendant que leurs armes n’étaient dirigées que contre les magasins à départements.Cette tactique a réussi auprès d’un certain nombre d’épiciers qui se plaignent à juste titre de la concurrence ruineuse des magasins à départements, mais qui n’ont pas compris qu’en signant la pétition des pharmaciens ' " aient des armes qui pouvaient un jour se tourner contre eux r I si tous les épiciers ne vendent pas des médecines brevetées, quel qui ne tient pas en magasin des produits chimiques dont les pharmaciens réclament le monopole 1 Les épiciers n’ont que faire de la tolérance des pharmaciens quand ils peuvent obtenir de la loi la liberté de vendre des produits dont tous les ménages, les industries et les arts font un continuel usage.C’est donc à la Législature que le commerce d’épicerie doit s’adresser pour obtenir le redressement de la loi en vertu de laquelle les pharmaciens poursuivent les autres commerçants.Nous vous conseillons donc dans votre propre intérêt et dans l’intérêt de vos confrères, envers qui vous lient les liens de la solidarité, de ne signer aucune pétition que les pharmaciens pourraient vous présenter et qui irait à l’encontre de vos droits.Au contraire, nous vous prions, dans l’intérêt réel de votre commerce, de signer la pétition que vous présente Le Prix Courant et qui consacre les principes de la liberté commerciale qui ne.saurait souffrir un monopole abusif.\ Vos dévoués, “ LE PRIX COURANT.” 204 LE PRIX COP U A XI REQUETE À Son Honneur le Lieutenant-Gouverneur, Aux Honorables Ministres, Aux Honorables Conseillers Législatifs.A Messieurs les Membres du Parlement Provins -cial de la Province de Québec.Messieurs, Les soussignés, épiciers de la Cité de Montréal, ont l’honneur de vous exposer : lo Que l’Acte de pharmacie, Statuts Refondus, 48 Vict.ch.36, et son amendement, 53 .Vict.ch.46, semblent ne pas autoriser les commerçants non-pharmaciens à vendre les médecines patentées, certains produits chimiques, herbes, racines, plantes, semences et extraits de ces herbes, racines, plantes, ou de minéraux généralement désignés sous le nom de drogues, bien que tous ces produits minéraux ou végétaux soient d’un usage courant dans les arts et dans les industries et d’un emploi constant dans les ménages.2o Que se basant sur l’interprétation, inexacte selon nous, de la loi, et notamment de l’Acte de pharmacie de 1890, 53 Vict.ch.46, l’Association pharmaceutique de la province de Québec a exercé et exerce actuellement des poursuites contre des marchands non licenciés en pharmacie pour vente des dits produits, herbes, racines, plantes, semences, ou drogues.' 3o Que ces poursuites n’auraient pas lieu, si les termes de l’Acte de pharmacie étaient plus précis et s’ils consacraient le principe de la liberté commerciale qui veut que, quand l’intérêt public ne s’y oppose pas, aucune classe de commerçants ne soit privilégiée aux dépens d’une autre et que le consommateur puisse s’approvisionner où bon lui semble, suivant son intérêt ou sa fantaisie. LK PRIX cor II A NT •_’< l.'i 4o Que si l’interprétation donnée à l’Acte de pliai macie par l’Association pharmaceutique de la province de Québec était exacte, il constituerait en leur faveur un monopole contre lequel il est de notre devoir de commerçants de protester.Car les pharmaciens ne sont ni les manufacturiers, ni les fabricants, ni les préparateurs habituels des médecines patentées, herbes, racines, plantes, semences, drogues ou produits chimiques que nous vendons ou sommes à même de vendre à notre clientèle qui nous les demande.« Comme nous, les pharmaciens les achètent tout préparés des producteurs, fabricants et manufacturiers ou de leurs intermédiaires.Comme nous, ils ne sont, pour la vente de tous ces produits que le trait d’union entre le commerce de gros, ou le fabricant et le consommateur.Les pnarmaciens ne sont sujets à aucune restriction d’ordonnance de médecins, d’inscriptions dans des registres spéciaux, ni à aucune autre formalité pour la vente des dits produits.La liberté entière dont les pharmaciens jouissent à ce sujet est une preuve que le législateur a cru ne devoir prendre—en dehors de la vente de poisons, bien entendu—aucune mesure de précaution en 'faveur de l’acheteur de ces produits, parce qu’il savait que leur manipulation et leur emploi sontbien connus de ceux qui peuvent les utiliser et que beaucoup même sont absolument inoffensifs.Dans ces conditions, la vente au profit exclusif des pharmaciens constituerait pour nous un grave préjudice, sans aucun profit pour la sécurité du public, pour le bien du commerce et de l’industrie en général.Au contraire, le monopole des pharmaciens aurait pour résultat d’empêcher la concurrence légitime et, partant, de provoquer la cherté factice des produits indispensables aux industries, aux arts et aux ménages, ce dont souffrirait grandement le public à qui la loi doit aide et protection.5o Que les villages et paroisses de campagne n’ont pas pour la plupart, de pharmacie, c’est à-dire de magasins tenus par des licenciés en pharmacie et que l’intérêt des campagnes exige que ses habitants, sans être obligés de faire de loDgs parcours dans des cas parfois pressants, puissent .s’approvisionner des médecines patentées, produits, herbes, plantes, racines, semences et drogues dont tous connaissent bien l’usage et l’emploi.' Les magasins généraux des paroisses de campagne sont tous.plus ou moins pourvus de ces articles et en font une vente courante sans que i’A8sociation pharmaceutique de la province de Québec ait jamais songé à molester les marchands des campagnes.Elle a réservé toutes ses rigueurs et exercé ses poursuites contre les marchands des villes seulement.S’il n’était pas prouvé plus haut que l’intérêt public n’a rien à gagner, mais beaucoup à perdre du fait du monopole des pharmaciens pour la vente des médecines patentées, herbes, plantes, racines, semences et drogues, nous pourrions tirer la conclusion que les pharmaciens, en poursuivant à la ville et en laissant faire à la campagne, n’ont qu’un but de lucre en terrassant la concurrence là où elle existe et en laissant subsister la liberté là où il n’y a pas de pharmacie.60 Que les pharmaciens ne peuvent alléguer : (a) l’intérêt public, puisqu’ils vendent eux-mêmes les articles ci-dessus, sans contrôle, à n’importe qui et en n’importe quelle quantité. 206 LE PRIX COURANT (b) une garantie de qualité, puisqu’ils se fournissent aux mêmes sources que les épiciers ou marchands généraux.(c) -JjL nécessité de connaissances spéciales, puisque les médecines patentées/'les produits chimiques, drogues, etc., sortent des manufactures ou des maisons de gros absolument prêts à l’emploi.Pour toutes ces raisons, nous vous prions respectueusement de reconsidérer l’Acte de pharmacie 53 Vict., ch.46, de façon à consacrer le principe de la liberté commerciale, en enlevant du dit Acte tout ce qui peut être considéré comme un monopole en faveur des pharmaciens ; en dehors de la préparation des prescriptions et de la vente des poisons énumérés en la Cédule A.Ce faisant, vous donnerez satisfaction aux vœux légitimes du commerce qui réclame une loi équitable et juste abolissant un prétendu privilège qu’aucun intérêt public ou privé ne saurait justifier.Et uous ne cesserons de prier. LE PRIX COl RANT Chronique de Québec Mercredi.18 janvier 1899.Il s’est agi cette semaine, de grandes questions qui intéressent le présent et l’avenir de Québec.D’abord, ce permis donné par la Commission du Havre de construire sur la jetée Louiee un nouvel élévateur de la capacité de 1,000,000 de minots, indique bien qu’il se fait sentir de nouveaux besoins pour faciliter le commerce, et que les avantages de Québec comme port d’exportation sont appréciés de plus en plus par les' hommes d’affaires.Nous y voyons pour notre part, du travail en perspective pour notre population, dans un avenir rapproché, et un regain d’activité dans les opérations maritimes de notre ville, en attendant que nos capitalistes y trouvent, à leur tour, l’occasion de faire des placements lucratifs.L’on a calculé qu’il y a près de 3,000 ouvriers sans emploi à l’heure actuelle.C’est un chiffre considérable pour Québec.Il ne faut cependant pas s’exagérer le mal.A cette saison de l’année, le chômage est habituel parmi une classe nombreuse de notre population ; ce serait mal interpréter la situation que de la croire plus critique que les années dernières, et surtout que d’en tenir les pouvoirs publics responsables.La vérité est que des centaines de journaliers, accoutumés à aller travailler durant l’hiver dans le sud des Etats-Unis, ne s’y sont pas rendus cette année parce que l’ouvrage y fait défaut.Pour rémédier à cet état de choses, le conseil de ville a ordonné des travaux importants et le gouvernement fédéral, par l’entremise d’un de ses ministres qui représentent le district de Québec,a aussi procuré de l’emploi à un certain nombre de mains.Sir Wm Van Horne,président de la Cie du chemin de fer du Pacifique Canadien, a fait d’importantes déclarations aux citoyens de Québec, dans un banquet qui'lui a été offert cette semaine, et dans une entrevue qu’il a eue avec une délégation de la Chambre de Commerce.Cette dernière désirait protester contre la suppression d’un train journalier du C P.R.Les explications de la Compagnie à ce sujet ont été franches et raisonnées, mais les remarques des représentants de la Chambre de Commerce avaient leur raison d’être en plusieurs points II nous parait ressortir du rapport de l’entrevue publié par les journaux que les hommes d’affaires qui représentaient les intérêts de Québec, étalent parfaitement au courant de la situation et qu’ils ont fait valoir, avec force et unanimité, les droits de notre vil'e à un traitement équitable.Au Banquet en l’honneur de Sir William.celui-ci a fait voir l’insuffisance du service transatlantique pour le transport du fret et des passagers par voie canadienne.Les déclarations à ce sujet étaient appuyées Bur des documents officiels et but des chiffres incontestables.Elles établissent que les voies ferrées et les expéditeurs du Canada subiesent des pertes constantes par le fait que le trafic est détourné vers les ports américains.Il faut donc, et promptement, un service de steamers rapides, le meilleur que puissent donner la science et le capital.- Tout porte à croire que le CP.R.se chargerait de ce service moyennant une subvention gouvernementale.Ce qu’à dit son président ne laisse aucun doute à ce sujet." __ Les deux ministres fédéraux présents sont restés datra leur rôle en ne faisant aucune déclaration de nature à engager le gouvernement.Il devient évident, tout de même, que l’heure est venue où cette question doit être résolue définitivement dans l’intérêt général du pays.Ce qui s’est passé cette semaine à Québec peut être considéré comme l'une des plus importantes manifestations de l’opinion publique en faveur du projet.Il nous répugne d’ajouter que, dès le lendemain du banquet, les journaux quotidiens agitaient déjà la question du terminus d’été de ce service rapide, et le faisaient arbitrairement, les uns à Montréal et les autres à Québec, comme s’il dépendait d’eux de déraDger le cours naturel du commerce.EPICERIES La semaine a été paisible.On a fini l’inventaire à peu près partout.Il ne reste guère plus en arrière que ceux qui n’en font jamais.Les prix sont assez fermes sane chan-gemeot.Sucres: Jaunes S3 85 à $4.25 les cent livres ; Extraground, 6|à 6Jc ; Oranulé, $4.40 à $4.50 ; Paris lump, 6} à 6§e.Sirops ; Barbades pur, tonne, 33 à 35c ; tierce 36 à 38c.Conserves en boites : Saumon, $.1.45 à $1.60; homard, $2.50; tomates, 95c à $1.00 ; blé-d’inde, 85c à 90c ; pois, 90c à $1.00.Beurre : Frais 14 à 15c ; Marchand 12c à 13c ; de Beurrerie, 18 à 20c.Allumettes : Dominion, $2.25 à $2.60; Raisins : Valence, 5c à 6c ; “ Sultana,” 9c à 10c ; Californie, 7c à 8c; “ O.Oins- 20â LE PRIX COURANT r LE.ET LE CACAO GHOGOLAT DE FRY £50 Médailles d’Or et Diplômes.l: D.Masson & Cie., Agents, Montreal.LEDUC & DAOUST «AMBA1DS DE DRAMS et de PRODUITS CN GROS ET A COMMISSION Spécialité: Beurre, Fromage, Œufs et Patates.1217 ET 1210.RUE AVANCES LIBERALES FAITES SUR CONSIGNATIONS.CORRESPONDANCE SOLLICITEE.SAINT-JACQUES, MONTREAL Blé Manitoba, Blé Russie, Avoine Banpor, Merveilleuse, Manitoba, &c.Orge.Sarrasin, Pois, Blé d’Inde à silos, , .Lentilles, Graine de Mil canadienne et américaine, Graine de Trèfle rouge, blanc, alsike, Mammoth, Vermont.Plâtre a terre.Pngrals chimiques, (Iè plus hautement recommandé).Assortiment des plus complets.Spécialité pour Cercles Agricoles.J.B.REIVA.TJD & CIE, Négociants en gros.Farines, Provisions, Etc.126 - 140, rue St-Paul, QUEBEC GRAINS DE SEMENCE 596.RUE ST-PAUL, MONTREAL.Achète le Beurre, le Fromage, les Œufs et les Provisions Générales.ENTREPOT FRIGORIFIQUE SUPERIEUREMENT INSTALLE.Capacité des monllns représentés : an delà, de 3,000 barils par jour JOHN WILKINS AGENT DES MEUNERIES No 44, RUE ST-JEAN, - MONTREAL • i Nous sommes acheteurs de toutes sortes de Grains aux prix les plus j hauts du marché, quelque soit la quantité dont vous disposiez.j Nous faisons un grand commerce d’exportation : faites-nous vos offres.5 MICHAUD FRERES & CIE I CHAMBRE 202, BOARD OF TRADE.38, rue St-Sacrement, MONTREAL j A. 5 aî ! s*H Ils » r U - r, Ç fl je «j ¦j CS 3«> C ¦« O'-1 e iîfi .o"0®3 3 3 ”5 ® CD ü ^3 .?£ S'-pg®J ¦ I-r*! «g3 §§*§§3 8- e S < 0®3« OG©flft> 03.SI:;!!*" >S::.¦’° “5 » oj?.S- ~= ^ gs sgj-ï.l ~ gso § ° hS" ° “ •S 3-S >s ?© *s 0 flcr«2 5o 1 c3 5^.2 ft*-" ü £§ ta?So.«o o.?H .® ® « ç'-'r' i © © .d-oS *• >2 1 Si?n>n ooop«hoono©OhO OOO OOOCoOoOO°OoO .S' S' ®oooooowcD-fr-ooco«ea jjiûi'XCH-oooor.tOHHH eoOOOOHHOOOOOOOOo e> .n n ." .2 £i,° S"ê:::«É: = =Ë s :.é “I ?.xt :lll cEL' ® OoS ® o O X ¦r « ” es 5 £ ® • • • © ft © ® 3^eï« ü oig|ô6< 3g c S el t-.: = = : : : o s,o ° o > ^ u aZZlÉ ; »• fl .o w • fl _ _ © tx fl ft-oZr 2 a *3 © 2.Ü 9 2 -“S “SlB- “ la3 o(XS Üü Z-4 55 ® - *3i « -8 5 fl 214 LE PRIX COURANT ¦ÿM BOUCHER & ROFFEY Coin des rues St-Pierre et Notre-Dame, Téléphone Main 1548.MONTREAI_ LES MOUTARDES PURES DE rvUNN A I 11 I sont fabriquées avec I des graines choi I i sies.toutes V 11 lécorces enlevées! 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