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Titre :
Le Prix courant : journal du commerce
Journal de commerce de Montréal qui informe sur les affaires et les marchés en général, et sur la construction en particulier.
Éditeur :
  • Montréal :Compagnie de Publication des marchands détailleurs du Canada Limitée,1887-1957
Contenu spécifique :
vendredi 3 février 1899
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Quincaillier
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Le Prix courant : journal du commerce, 1899-02-03, Collections de BAnQ.

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Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Prix Courant Page(s) manquante(s) LE PRIX COURANT REVUE HEBDOMADAIRE Commerce, Finance, Industrie, Propriété Foncière, Assurance Publié par Alfbkd et Henri Lionaib, éditeurs-propriétaires, au No 25 rue 8alnt-Gabrlel, Montréal, Téléphone Bell Main 2547, Boite de Poste 917.Abonnements : Montréal et Banlieue, $2.00 ; Canada et Etats-Unis, $1 50 ; France et.Union Postale, 15 francs.L'abonnement est considéré comme renouvelé, & moins d'avis contrairo au moins 15 jours avant l'expiration, et ne'cesscra que sur un avln pnr écrit, adressé au bureau même du journal.11 n'est pas donné suite é un ordre de discontinuer tant quo les arrérages et l'année en cours ne sont pas payés.Adresser toutes communications simplement comme suit : LG PRIX COURANT, MONTREAL, fnn, Vol.XXIII VENDREDI, .‘I FÉVRIER 1899 No 6 Les Magasins à Départements Dans quelques jours, viendra devant la Législature Provinciale, la discussion de la taxe spéciale sur les magasins à départements, inscrite dans la nouvelle charte de la Cité de Montréal.Le moment est opportun ponr remettre devant les yeux de nos lecteurs les extraits des principaux articles que nous avons publiés sur la question des magasins à départements.Les marchands, les propriétaires, les contracteurs, les commis et les ouvriers mêmes sont victimes des grands bazars.Chacun a besoin de savoir ce qui l’attend si la Législature Provinciale refuse de voter la clause leur imposant une taxe spéciale : Fermeture d’un grand nombre de magasins ; quantité de commis sur le pavé ; propriétaires ruinés ; arrêt dans la construction ; chômage des ouvriers ; perte de taxes pour la Cité, etc.tels sont les maux qui nous frappent déjà et nous frapperont davantage encore, bientôt, s’il n’y est immédiatement porté remède.Il est bon de le redire, c’est ce que nous faisous eu reprenant ce que nous avons écrit par le passé.Nos législateurs pourront relire avec intérêt, nous n’en doutons pas, les lignes qui suivent.Ils comprendront mieux alors la responsabilité qui pèse sur leurs épaules./ s ’ Qu’ils la.com present, c’est ce que nous souhaitons.Le papier sur lequel tti iaprtad “ Le Prit Courant’’ est fabriqué par la Canada Paper Co.lunliéal. LE PRIX COURANT ‘ :î2h Le 15 novembre 1895, le Prix Courant consacrait aux “ Bazars ” un article dont nous détachons le passage suivant : Montréal est envahi à son tour par cette excroissance parasitaire du commerce de notre fin de siècle, les grands bazars, où l’on trouve réunis sous le même toit, sous la même administration, quatre ou cinq genres de commerce difiérents.Le commerce d’épicerie de détail de la partie ouest de la ville se plaint vivement de la concurrence déloyale que lui font quatre ou cinq grands magasins de nouveautés où, pour attirer la clientèle et lui vendre des étoffes à des prix surfaits, on donne des articles d’épiceries, de ferblanterie, de quincaillerie, etc., quelquefois au prix de manufacture ou d’importation, mais souvent au-dessous des prix de revient.En ce qui concerne l’épicerie, il se vend, dans ces magasins, des produits de la maison Cross & Blackwell : marinades, confitures, gelées, ete, à des prix plus bas que les épiciers les paient eux-mêmes dans le gros Ces magasins, non-seule ment sacrifient ainsi leur propre argent, ce que, après tout, ils auraient le droit de faire, mais ils font en même temps un tort considérable au commerce régulier d’épicerie, ce qui n’est plus dans leur droit.Si encore ils vendaient les articles d’épiceries à un prix raisonnable, légitime, ce serait de la concurrence peut-être mal inspirée, mais que l’on ne pourrait taxer de déloyale.Mais ce n’est plus cela ; on donne pour rien, Ïiour ainsi dire, ces articles 'dont on en-ôve la vente aux épiciers, et dont on gâte pour longtemps le prix.C’est à juste titre que les épiciers dénoncent cette manière de faire du commerce et nous approuvons fort la résolution qu’ils ont prise de ne donner leurs votes, aux prochaines élections munici-ales, qu’aux cendidats qui s’engageront empêcher ces procédés déloyaux.Le 3 janvier 189b, nouvel article du Prix Courant, sous le titre : Pour les Epiciers.Nous voyons par un article du Canadian Manufacturer que les grands nu-gHSins de Toronto sont venus en collision avec les manufacturiers Uu manufacturier de médecines patentées s’est adressé aux tribunaux pour obtenir une injonction, défendant à uu grand magasin de vendre à neuf cents la boite des pilules dont le prix annoncé est de 25c.Le confrère, arguant la question pour le manufacturier, affirme que c’est lui faire du tort que de vendre la marchandise qu’il fabrique au-dessous du prix coûtant.Oela lui enlève nécessairement la vente de marchandise à un prix qui lui permette de vivre.Malgré les frais énormes de publicité que font les grands magasins, pour faire savoir au public qu’ils vendent leur marchandise à un prix ruineux de bon marché, il y a cependant des magasins réguliers qui vendent à aussi bon marché que les grands bazars.Mais le public est facile à duper et les propriétaires de bazars connaissent la valeur de l’annonce.Le problème des grands magasins, continue le confrère, n’a pas encore été élucidé.Il y a là deux éléments à considérer : le propriétaire et le public.On peut laisser au propriétaire le soin de ses propres intérêts; mais le publio y est aussi grandement intéressé.Naturellement, tous les acheteurs désirent obtenir le plus possible pour leur argent; et ceux qui fréquentent les grands magasins y sont poussés par l’idée qu’ils pourront obtenir le maximum de marchandise les jours de vente spéciale (bargain days) et au comptoir des articles à prix réduits.Quelquefois, ils pourront acheter pour 5o un article qui vaut 10c ; mais, plus souvent, ils paient 25o un article qui n’en vaut que 20.On prétend que ces magasins donnent de l’emploi à un grand nombre de commis qui, autrement, seraient sur le pavé, uet argument ne tient pas debout, car les grands magasins ont amené la disparition d’un, nombre considérable de petits magasins, qui donnaient de l’emploi à des commiaet à d’autres employés.Que ces employés des petits magasins fussent payés convenablement ou non, il est certain que Ips salaires payés par les grands magasins sont si bas que l’on ne sait commeut les employés font pour vivre.Si les demoiselles ds magasin sont forcées, pour vivre convenablement, de sortir de la vie honnête, est-ce que le public ne doit pas en prendre sa part de responsabilité ?Il n’y pense généralement pas.Mais, s'il y réfléchissait, continuerait-il à patrouner des établissements où les jeunes filles sont obligées de se tenir debout au comptoir, onze à douze heures par jour, pour le salaire de trois ou quatre piastres par semaine?Si le public exigeait que le travail des employés soit convenablement rétribué, les propriétaires de ces grands magasins ne seraient pas en état de faire de si “ grands sacrifices ” qu’ils prétendent les faire. LE PRIX COI’RANT Le 18 mars 1898, le Prix Courant signalait au commerce local, la campagne de la Single line Dealers’ Association contre les magasins à départements.Nous citons : Nous recommandons à l’Assèciatlon des Epiciers et à l’Association des Marchands de nouveautés la lecture de la dépêche suivante, de Buffalo : “La chambre des reviseurs a adopté une résolution hier, après-midi, préparée par l’association connue sous le nom de “ Single Line Dealers’ Association ” qui gouverne et restreint les droits des magasins à départements.Le bill qui doit être soumis au sénat de l’Ztat,cette semaine, pourvoit à la classification du commerce en diverses catégories.“ Les taux sont comme suit:—Première catégorie, $1; deuxième, |100 ; troisième, $5.000 ; quatrième, $10,000 ; cinquième, $20,000 ; sixième, $40,000 ; septième, $80,000; et pour la huitième et autres catégories, $103 000 par année.Ainsi un marchand faisant des affaires ou commerçant sur des marchandises iuclues dans une seule des catégories, aurait à payer une licence de $1.En ajoutant d’autres classes de marchandises, on aurait à payer de $100 à $100,000 dans le cas où l’on vendrait des effets ôn imérés dans toutes les huit catégories ou départements.“ Le bill pourvoit à ce que la somme de $100,000 soit la limite du montant qui pourra être collecté comme taxes d’af falres.“ Les commerçants de Montréal, en s’unissant, peuvent arriver à obtenir des mesures ressemblant à celles cl-dessus et s’assurer ainsi l’existence.Le 2S novembre 1898, le Prix Courant consacrait aux Magasins à Départements, l’article suivant: Malgré notre amour sincère de la liberté du commerce, nous comprenons que la liberté s’arrête là où elle devient un danger.Et nous considérons que les grands bazars sont un danger réel pour l’existence des petits commerçants de détail à spécialités, pour les employés, voire même p sur les ouvriers.Nous ne savons comment les auteurs du nouveau projet de charte, qui out cependant fureté dans tous les coins pour établir de nouvelles taxes, n’ont pas été frappés de l’appoint que peuvent fournir au revenu muuicipal les magasins à départements.En les taxant un peu fort il n’en résulterait pas grand mal et la ville pourrait ** ainsi soulager qaeiques contribuables plus intéressants ou au moins, si elle ne veut rien lâcher sur les autres, aurait-elle plus de ressources pour le nettoyage et l’arrosage des rues, ce qui serait encore un bienfait.Mais pourquoi, dira-t-on, taxer plus lourdement les migBsins à départements que les épiciers, les merciers, les tailleurs, les quincaillers et les autres marchands ?D’abord, parce qu'ils sont épicierp, merciers, tailleurs, etc.tout à la fois et qu’ils tiennent ainsi la place occupés par plusieurs genres de commerce.Parc9 qu’ils sont la ruine des petits marchands établis d ms leur v lisi-iags, à qui ils ne laissent guère que la c'.ieu-tèle qui ne peut faire eei achats au comptant.Demandez aux épiciers, aux marchands de chaussures, aux papetiers, aux marchands de meubles, a ix pharmaciens, s’ils n’ont pas vu leur chiffra d’affaires notablement diminué par 11 concurrence effréaée des magasins à départements.¦ Et si vous demandez à ces marchands pourquoi la clientèle va aux magasins à départements, il vous diront qu s les raisons en sont multiples.D’abord, ils achètent directem°nt leurs marchandises du producteur et lèsent les intérêts des marchands de gros.Ils ont une plus grande variété de marchandises de toute nature et occupent moins d’espace proportio i-nellement que les marchands dont ils accaparenb les affaires ; partant, ils o .t proportionnellement moins de loyer à payer.A part quelques employés qui ont des salaires raisonnables,'les commis ne reçoivent que des salaires dérisoires et iis emploient plus de femmes que d’hommes, parce que les femmes se contentent de moins Mais leur action pernicieuse s’éte id plus loin encore, car pour les travaux de lingerie, de confections, de mod—, etc , qu’ils font faire au dehors ou dans leur propre maison ils imposent des prix ridicules qui permettent à peine de vivre à ceux dont ils emploient la maiu-d’œ ovre.Comment, dans ces conditiina, 1 — petits dé ailleurs peuvent ils résister ?Nous l’avons dit déjà : c’est p ires qu'il leur reste la clientèle qui n’achète p as au comptant.Ajoutons également : parce que le détailleur laisse son magasin ouvert le soir quand les magasins à départements ont fermé leurs portes.Le détailleur ordinaire prendrait volontiers son repos ainsi que ses commis, mais avant tout ils doivent vivre et c’est 330 LE PRIX COURANT pourquoi nous nous sommes opposés de toutes nos forces au règlement de la fermeture & huit heures, que le conseil municipal voulait imposer à tous les marchande.Si ce règlement eut été mis en vigueur, c’était la mort du petit commerçant.Il y a quelques années il peine, le détailleur éloigné des magasins à département pouvait encore compter pur la clientèle du quartier, mais-aujourd’hui, avec les facilités de transport que donnent les tramways électriques, tout cela a bien changé.En quelques minutes on se rend d’un boot à l’autre de la ville et sans sortir du même magasin, la ménagère achète son fll et ses aiguilles, ses épiceries, ses chaussures, ses casseroles, sa vaisselle, son papier à lettre, même ses livres et du sirop pour le bébé qui tousse ou tait ses dents.Combien de marchands le magasin à départements n’a-t-il pas remplacés pour les achats de cette unique ménagère ?Autantde marchands quiont des commis et qui paient loyer.Autant de marchands qui achètent dans le commerce de gros dont ils font' vivre les employés.Autant de marchands qui paient des taxes et qui doivent vivre.Le nombre de ces marchands diminuera si on n’y prend garde.Et les propriétaires seront en quête de locataires pour leurs magasins inoccupés, et la ville verra se creuser sa caisse parce que les taxes payés par ces commerçants ne rentreront plus.Et les commis chercheront de l’emploi, et les ouvriers qui travaillent pour ces propriétaires, ces marchands et ces commis resteront désœuvrés.Cependant ce sont les femmes de ces propriétaires, de ces marchands et de ces commis qui forment la clientèle de ce< magasins à départements dans leurs chasse aux “bargains ” et dans le désir de se donner un peu moins de trouble et d’éviter quelques pas.En débutant, nous nous étonnions qu’on n’ait pas songé à imposer davantage les magasins à départements.Oela tient sans doute au mode de perception des taxes qui reposent entièrement sur la valeur du loyer.Aveo le remaniement'"de la charte ne pourrait-on pas apporter quelque modification au système en vigueur ?Il ne faudrait pour cela qu’adopter la licence pour chaque genre de commerce, comme la chose se pratique, d’ailleurs, déjà en certains pays.On pourrait alors frapper de taxes ohaque département de oes grands bazars, la ruine des propriétaires, des détailleurs, des commis et des ouvriers.Le 16 décembre dernier, le Prix Courant publiait le plaidoyer des magasins à départements paru dans la presse quotidienne sous les auspices de M.Wm.Darlington.Les magasins à départements ont trouvé un défenseur auprès du comité de revision de la charte municipale.Nous donnons ci-dessous le plaidoyer présenté par M Wm Darlington en faveur des grands bazars.Nous croyons que nos lecteurs nous sauront gré de reproduire les motifs invoqués par la défense pour éviter le } aiement des taxes spéciales à appliquer aux magasins à départements.Nous nous proposons de reprendre un à un tous les arguments invoqués par M.Wm Darlingtou et d’en démontrer la fausseté.Dans ce but, nous commencerons, dès le prochain numéro, une série d’articles qui mettront sous son vrai jour, la situation que créerait au commerce de détail la tolérance sans frein dont ont joui jusqu’à maintenant les magasins à départements.Voici donc, aujourd’hui, le beau côté de la question présenté parM.Darlington : lo Les magasins à départements sont une conséquence inévitable de l’évolution du système industriel.2o II est prouvé qu’ils sont une aubaine pour la classe ouvrière, à qui ils épargnent beaucoup de temps et d’argent, en ayant dans la même bâtisse une si grande variété de marchandisesqu’ils offrent à des prix beaucoup plus bas que dans les magasins ordinaires.3o Ils ont dom é un exemple à toute la ville, en fermant de bonne heure, permettant ainsi à leurs employés d’avoir un peu de loisir et de se récréer au sein de leur famille.4o C’est dans les magasins à départements, que l’on paie aux commis de nouveautés les salaires les plus élevés.5o II eèt impossible de définir ce qui constitue un département distinct, suffisant pour rapporter bénéfice à la cité, sans nuire aux petits marchands.C’est à-dire que si l’on accorde aux petits magasins les mêmes privilèges dont ils ont jtîui jusqu’ici, on peut réduire en deux sections les magasins à départements : nouveautés et épiceries.Il y a en effet aux deux extrémités de la ville, nombre de petits magasins qui tiennent une telle variété d’effets divers, qu’il est facile de prouver qu’ils ont tout ce qui est vendu dans les magasins à départements, et cela sous le nom de nouveautés ou d’épiceries. LE PRIX COURANT 331 Il y a des petits magasins de marchandises sèches qni vendent aussi des chapeaux, des bonnets de fourrure, des habillements d’hommesetd’enfants, des chaussures, des effets en caoutchouo des bijoux et beaucoup d’autres choses qui ne peuvent être classées sous le nom de nouveautés.Il y a aussi des épiceries qui vendent de la quincaillerie, de la vaisselle, de la viande fraîche, des articles de fantaisie et antres qui n’ont aucun rapport avec l’épicerie.Ces articles sont tenus pour obliger la pratique qui achète à crédit, souvent an mois, et c’est un avantage pour l’acheteur à qui l’épicier a confiance.Maintenant si l’on fait une délimitation rigoureuse et que les différentes branches sont subdivisées en départements, il faut qu’en justice on fasse la même chose pour tous, pour les petits magasins comme pour les autres.Il arrivera alors que les propriétaires de ces petits établissements seront obligés dp fermer, ce qui donnera aux grands capitalistes encore plus de chance d’écraser ceux qui sont plus faibles- On a dit souvent que les magasins à \ département vendent des marchandises au-dessous du prix coûtant afin d’attirer "~\la clientèle.Mais y a-t il une loi qui peut empêcher une personne de sacrifier ce qu’il lui plaU, ; d’autant plus que la chose se fait aussi dans d’aut res établissements que les magasins à départements, et cela dans le même but d’augmenter les pratiques et d’étendre le commerce.Il ne faut pas oublier non plus que nous sommes dans un siècle de compétition, et il n’est pas plus illégitime ou frauduleux, pour un magasin à départements, de vendre au-dessous du prix coûtant que cela ne l’est à un magasin ordinaire, tous deux ayant le même objet en vue.Je comprends que le comité dans tout cela, a en vue la taxe nouvelle devant mettre fin à une perte de revenu, mais on ne réussira qu’à enlever le trafic aux petits magasins au bénéfice des grands.Il s’en suivra une dépréciation de la propriété immobilière dans tous les petits magasins, sans que la ville puisse d’autre part, se dédommager suffisamment de cette perte de revenu.Cela est facile à prouver.Il suffit d’examiner la valeur des propriétés avant et après qu’il y eut des magasins à départements, sur les dites propriétés.La propriété où se trouve la maison -Morgan, était estimée, avant qu’nn grand établissement fut construit à $35,000.- .' A présent, elle est évaluée à f300,000.La propriété entre la Côte du Beaver Hall et la rue Lamontagne a triplé de valeur, depuis 7 ans.Le “ Queen’s Block,” par exemple, a été vendu par la succession Allan pour $137,000.11 est actuellement estimé à $300,000.La place Wiley, près de la maison John Murphy et Ole, a été offerte à M.Morgan en 1886 pour $1.75 le pied.Elle vaut maintenant $10 le pied.La Banque de Montréal a constaté que l’établissement Morgan seul motivait l’établissement d’une succursale de ce côté-là.M.Boas, un grand propriétaire, a admis que l’établbse-ment Morgan, proche de sa propriété, avait doublé la valeur de celle-ci.A l’endroit où est actuellement la maison Hamilton se trouvait autrefois une église.Le coin opposé s’évaluait autrefois à $300, par année, maintenant il donne au-delà de $2,000 par année de taxes.Les autres magasins, tels que les librairies, etc, sont en parfaite sympathie avec les grands magasins à départements, qui sont un ornement pour la ville.Imaginez ce que ce serait, bî la maison Carsley fermait ses portes demain, par exemple.Cela créerait le désastre, et une panique, à raison de la dépréciation de la valeur de la propriété environnante qui en serait la conséquence.Les chiffres que je viens de citer parlent par eux-mêmes, d’ailleurs, et ils n’ont pas besoin d’être commentés II est connu que la valeur de la propriété aux alentours des mrgasins à départements a augmenté de 300 p.c.Lour présence a donc été tout à l’avantage de la cité, loin d’être une perte pour elle.Il est évident alors que le projet de législation qui a pour but d’imposer de nouvelles taxes aux magasins à départements n'est pas justiable.Il n’est approuvé, d’ailleurs, que par un petit nombre de marchands qui le poussent à l’avant, parce qu’ils y voient leur avantage./ Il est vrai que quelques petits magasins sont absorbés par les grands, mais ce n’est que le résultat du progrès qui s’est fait, en tout ce qui appartient au commerce et à l’industrie.Par exemple, le cordonnier a été supplanté par le manufacturier de chaussures, et aujourd’hui on ne se sert du cordonnier que pour les raccommodages.Le petit machiniste ne peut plus maintenant faire des engins avec profit, parce que le grand capitaliste est capable d’employer des machines améliorées pour la confection des engins.Le tailleur ne fait pas,10 p.c.des habits qui sont portés, et cela à cause du grand manufacturier. LE PRIX COURANT :i:s2 Le cultivateur ne peut pas éiever des chevaux avec profit, à cause des chars, électriques qui rendent les chevaux inutiles ; mais qui aimerait aujourd’hui à se remettre à la merci des petits capita’ istes et revenir en arrière vers l’ancien état de choses qui existait il ÿ a 10 on 20 ans ?Qui voudrait renoncer aux accommodations, aux facilités que nous avons ?Il est notoire que les magasins à départements ont été un succès pour leurs propriétaires et qu’ils ont répondu aux besoins et aux désirs du public.S’ils peuvent vendre meilleur marché, c’est parce qu’ils achètent comptant et en grande quantité, et tout l’avantage en retourne au public, en général.Les taxer serait taxer l’industrie et l’esprit d’initiative.Il ne faut pas perdre de vue, ton plus, qu’ils emploient nombre de travail eurs, faisant ainsi bénéficier le producteur et le consommateur.D’ailleurs, chacun sait que plusieurs établissements industriels solides et payant de lourdes taxes ont été chassés de Montréal et se sont placés ailleurs pour éviter ces lourdes charges.Il ne serait pas alors patriotique de grever de nombreux impôtB, les industries et le commerce qui sont déjà surtaxés.Pour soutirer le revenu césessaire à la bonne administration de la ville, il n’v a,selon moi, qu’un seul moyen équitable à prendre, , c’est de taxer les terrains vagues qui ont augmenté et augmentent encore en valeur, grâce à l’esprit d’entreprise des hommes d’affaires qui y élèvent des usines, manufactures, etc.Dans le même numéro, 16 décembre 1898, le pbix Coubant, dans un article sous le titre “Association des Epiciers de Montréal ” nous découpons le passage suivant qui a trait aux magasins à départements : “ Mais, les fêtes terminées, le travail redevient normal.Après avoir donné toute leur attention aux affaires personnelles : à la clientèle, aux ventes, aux achats et à la finance, les épiciers pourront plus que jamais accorder quelques - heures par mois aux intérêts de la corporation dont ils font partie.La discussion des intérêts communs à tous ne peut qu’aider à la sauvegarde des intérêts particuliers à chacun C’est une vérité qui ne saurait être contestée.A une époque cù les magasins à départements empiètent toujours davantage sur le terrain d’autrui, les marchands réguliers d> ivent s’unir et combattre pour leur propre existence.Lis épiciers en travaillant en commun, aux moyens à-employer pour détourner la raine dont ces magasins les menacent, travailleront en même temps chacun pour soi.Nous sommes bien certains que beaucoup d’épiciers songent depuis longtemps aux remèdes à appliquer au mal des magasins à départements : quelques-uns ont assurément d’excellentes idées à ce sujet, idées qui pourraient et devraient être mises en pratique.Ce sont ces idées qu’il faudrait apporter devant l’Association cù elles seraient discutées, amendées au besoin et poursuivies par l’Association.Ce qn’un individu ne peut faire seul, une collectivité le peut souvent.C’est pourquoi, tous ceux qui ont une idée devraient la faire partager à leurs confrères, et, le meilleur-moyen est de venir la développer aiyk réunions de l’Association.I Le 23 décembre 1»98, le Pbix-Coueant, conformément à sa promesse, reprend le thème de M.Darlington, dans l’article suivant : Nous avons donné dans notre dernier numéro, le plaidoyer présenté par M.Wm.Darlington devant le comité de revision de la charte, en faveur des magasins à départements.lo Les magasins à départements sont une conséquence inévitable de l’évolution du système industriel.Nous aurions mieux compris système commercial que système industriel.Nous ne chicanerons cependant pas sur l’expression, tout impropre u’elle nous paraisse, et bien qu’une istinction soit nécessaire entre les deux mots, nous admettrons que l’auteur confond dans une même pensée système industriel et système commercial.Ceci posé, nous ne contesterons pas que les magasins à départements sont la création qui répond le mieux au désjr du commerçant de détail qui veut acheter à bon marché, vendre beaucoup pour pouvoir vendre à petits profits, tout en réalisant de gros bénéfices, eu égard au capital employé.N’est-ce pas là d’aiileurs le but de tout commerçadt ?Tout homme dans les affaires cherche ou doit chercher à faire produire à son capital tous les fruits qu’il en peut honnêtement tirer.Les magasins à départements ne font pas autre chose sous ce rapport que les petits marchands de détail à commerce spécialisé, ils n’ont rien innové en vendant à bon marché pour vendre beaucoup et, partant, pour faire rouler sou- LE PRIX COURANT vent et renouveler le même capital.0’est une règle de bonne administration et d’entendement des affaires qui est vieille comme le commerce.Si par évolution du système industriel, on a voulu que la tendance soit que le fabricant cherche de plus en plus à supprimer les intermédiaires pour atteindre directement le consommateur, nous admettrons que les magasins à départements sont un pas dans ce sens, mais alors il restera à prouver si ce pas est réellement un bien.Nous y viendrons plus tard.Le pas pourrait être plus grand et l’industriel devrait—si c’est un bien— pour se rapprocher encore d’avantage du consommateur, supprimer l’intermédiaire du magasin à départements et s'adresser directement à celui qui consomme les produits de sa fabrication.2o II est prouvé qu’ils (les magasins à département) sont une aubaine pour la classe ouvrière, à qui ils épargnent beaucoup de temps et d’argent, en ayant dans la même bâtisse une si grande variété de marchandises qu’ils offrent à des prix beaucoup plus bas que dans les magasins ordinaires.La classe ouvrière, peut, en effet, comme toutes les classes de la société d’ailleurs, trouver avantage à rencontrer sous un même toit toute une varié; é d’articles.Mais est-ce bien la classe ouvrière proprement dite qui fait le fond de la clientèle de nos grands magasins à départements ?Nous est avis au contraire, que cette classe a généralement moins d’argent que de besoin de crédit.Et ce n’est pas le magasin à départements qui fait crédit à l’ouvrier, c’est le petit magasin de détail.Nous ne craignons pas d’être démenti sous ce rapport.Mais on a espéré attendrir Je cœur des échevins en leur parlant de la classe ouvrière.A une époque plus rapprochée des élections, qui sait si le paragraphe ci-dessus n’aurait pas arraché quelque larme à nos édiles si dévoués aux intérêts de l’ouvrier.Il reste la question des prix.Il nous semble que l’avocat des magasins à départements s’est beaucoup trop avancé dans ses affirmations en disant des magasins à départements qu’ils offrent à 'tes prix beaucoup plus bas que dans les magasins ordinaires.Nous serons beaucoup plus près de la vérité en disant que les magasins à départements sacrifient quelques articles dont ils font des attrappe-nigauds.Ils vont même jusqu’à vendre ces articles au-dessous du prix coûtant, mais ils se rattrappent Bur d’autres articles qu’ils :ku vendent au-dessus de leur valeur réelle de détail.Les magasins à départements u’ouvrent pas levirs portes par humanité, par charité, il ont un capital à faire fructifier et ne se font pas faute de prélever des bénéfices au moins aussi grands, si ce n’est plus grands que les petits magasins, sur la majeure partie des articles qu’ils mettent en vente.Les magasins à départements qui donnentgratultement un flacon d’odeur, une épinglette, ou quelqu'autre objet à toute personne qui achète une paire de gants, par exemple, donnent-ils réellement cet objet gratuitement?Non,.assurément.l’objet est grassement payé dans le prix de la paire de gants.Mais comme ils connaissant le faible de la masse pour les petits cadeaux qui ne coûtent rien ou ont l’air de ne rien coûter, ils exploitent la crédu'ité' et l’irréflexion des acheteurs.Nous ne prétendons pas qu’au point de vue commercial ce mode de faire soit rppréhensible ; mais d’un autre côté qu’on ne vienne pas dire que les magasins à départements sont une aubaine pour la classe ouvrière.Si, en réalités, la classe ouvrière achète autant qu’on vou Irait le faire croire, dans les magasins à départements, n’y a-t-il pas à craindra que dans ces véritables bazars la temation ne soit un peu trop forte pour la femme de l’ouvrier qui, se sentant quelque argent dans son portefeuille, va voir s’éveiller chez elle une infinité de besoins plus imaginaires que réels.On a dit depuis longtemps et on répète toujours que les magasins à départements sont le tombeau où vont s’engloutir les économies du ménage.Osla fait bien l’affaire da bazar, mais est-ce bien celle de l’ouvrier ?Si vous voulez voir l’avantage pour l’ouvrier, cherchez si, à côté, ne se trouverait pas un désavantage plus grand.3o Ils ont donné un exemple à toute la ville en fermant de bonne heure, permettant ainsi à leurs employés d’avoir un peu de loisir et de se recréer au sein de leur famille.O’est-à-dire que, pour pouvoir vivre, les autres magasins sont tenus de rester ouverts le soir, quand les bazars sont ferméB et que, si les magasins à départements n’existaient pas, tous les autres détailleurs et tous les employés de ces détailleurs pourraient profiter beaucoup plus tôt et tous les jours, au sein de leur famille, d’un repos et de réjouissance que la concurrence leur enlève.Oe qui veut dire encore que les magasins à départements qui, plus haut ven-daientsi bon marché leurs marchandises, LE PRIX COURANT ont besoin d’une jonrnée moins longue de quatre à oinq heures que les petits marchands pour arriver aux mômes résultats.Franchement, nous sommes surpris què l’avocat des magasine & départements ait cru devoir Invoquer un argument qui tourne contre eux.4o O’est dans les magasins à départements que l’on paie aux commis de nouveautés les salaires les plus élevés.Pour certains emplois, oui.Les chefs de dénartements sont parlote assez for-temeujbétribués ; mais il ne faut pas faire-flrexception la règle, ni se con-tenterfrafflrmer sans rien prouver.Cependant, admettons un instant qu’à nombre égal d’employés, les magasins à départements paient en salaires une somme plus forte que les petits magasine, il n’en restera pas moins vrai que les magasins & départements emploient proportionnellement moins de commis que les petits magasins pour le même chiffre d’affaires et que, par conséquent, ils dépensent en réalité, des sommes moindres à titre de salaires : ils fjnt vivre moins d’employés que les petits magasins.Et puisqu’il est reconnu que les magasins à départements sont la cause directe de fa fermeture d’un grand nombre de petits magasins, il est bien permis de songer que les patrons des etits magasins qui restent debout ne emandent qu’à vivre, eux aussi.Ajoutez le nombre des patrons des petits magasins à celui de leurs commis et ditea-nous si les salaires payés aux commis des magasins & départements l’emportent sur cenx nécessaires à l’existence du personnel des petits détailleurs ?Sous ce rapport encore, les grands bazars n’ont pas à parler trop haut, s’ils paient des salaires plus élevés—ce/ qui reste toujours à prouver d’ailleucsr —ils nourrissent moins de monde et affament ceux qu’ils jettent sur le pavé.Le 20 décembre, nouvel article du Prix Courant, continuant la discussion.Le voici : Le défenseur des magasins & départements, après avoir indiqué Àeur côté ntile—selon lui—aborde la question de la taxe proposée au comité de révision de la charte municipale.Voici ce qu’il dit: “ 60 II est impossible de définir ce qui oonstitue un département distinct, suffisant pour rapporter bénéfice â la olté, sans nuire aux petits marchands.O’est-à-dire que si l’on accorde aux etits magasins les mômes privilèges ont ilsont joui jusqu’ici,on peut réduire en deux sections les magasins à départements : nouveautés et épiceries.Il y a en effet aux deux extrémités de la ville nombre de petits magasins qui tiennent une telle variété d’effets divers qu’il est facile de prouver qu’ils ont tout ce qui est vendu dans les magasins à département, et cela sous le nom de nouveautés ou d’épiceries.“ Il y a des petits magasins de mar-dises sèches qui vendent aussi des chapeaux, des bonnets de fourrure, des habillements d’hommes et d’enfantp, des chaussures, des effets en caoutchouc des bijoux et beaucoup d’autres choses ui ne peuvent être classées sous le nom e nouveautés.Il y a aussi des épiciers qui vendent de la quincaillerie, de la viande fraîche, des articles de fantaisie et autres qui n’ont aucun rapport avec l’épicerie.Oes articles sont sont tenus pour obliger la pratique qiïi achète à crédit, souvent au mois et c’est un avantage pour l’acheteur à qui l’épicier à confiance.Maintenant, si l’on fait une délimitation rigoureuse et que les différentes branches sont subdivisées en départements, il faut qu’en justice on fasse la même chose pour tous, pour les petits magasins comme pour les autres.Il arrivera alors que les propriétaires de ces petits établissements seront obligés de fermer, ce qui donnera a x grands capitalistes encore plus de chance d’écraser ceux qui sont plus faibles.” D’autre part, voici ce que nous lisons jians La Presse de mercredi soir : “ Le conseil de ville a adopté, hier, un amendement des échevins Archambault et Gagnon, imposant sur les grands magasins, dénommés sous le nom de magasins à départements, une taxe supplémentaire ne pouvant excéder 10 p.c.du loyer évalué de la bâtisse occupée.O’est à dire que les grands magasins pourront payer une taxe de 7J pour cent de leur loyer.En faisant voter cette taxe, on a oublié de dire dans la loi ce qu’était un magasin à départements.On laisse, par conséquent, aux échevins, aux évaluateurs, le soin de désigner quels seront les magasins qui auront des départements et cenx qui n’en auront pas.Oette absence d’explications pourrait bien annuler la taxe.Oe qui est certain c’est que si là taxe est appliquée suivant la motion Archambault et Gagnon, les petits magasins où l’on vendra du fil & côté de bonbons et de tabac paieront la double taie.de môme que les êpioerieB où l’on vendra de la I LE PRIX COURANT mercerie, des jouets, etc.En un mot, la motion adoptée frappera plus durement les petits que les gros, les débutants que les parvenus.Heureusement, le Parlement de Québec est là ! ” Eb bien ?tout le monde sait cequ’eBt uu magasin à départements et personne n’ignore la différence qui existe entre ces immenses bazars qui ruinent le petit commerce et ces modestes magasins aux deux bouts de la ville où l’on vend de tout.' Si, en votant la taxe ou plutôt le projet de taxe, le conseil municipal n’a pas défini nettement ce qu’il entend par magasin à départements susceptible dé payer une taxe additionnelle sur chacun de ses départements, il a eu soin de déclarer que cette définition serait présentée dans un réglement ultérieur.De la discussion qui a eu lieu à l’Hôtel de Ville, il ressort clairement que les petits magasins vendant un peu de tout ne sont nullement visés par la taxe.Aucun échevin ne rêve la perte de ces petits magasins puisque, au contraire, un des motifs de l’apposition d’une taxe spéciale sur les grands magasins à départements est qu'il faut mettre un terme à la ruine qu’ils sèment dans le petit commerce.Le Conseil municipal qui voit, chaque année, la ville s’étendre a besoin pour les divers services de revenus d’année en année plus élevés, évitera d’en tarir la source en frappant de taxes qu’ils ne pourront supporter, les petits commerçants, que les besoins de leur clientèle, leur site et la classe de leurs clients obligent à tenir une grande diversité d’articles.Pour ne pas frapper à tort le petit commerçant, il est facile de définir, peut-être pas très logiquement mais pratiquement, ce qui vaut mieux; ce que le conseil entend par magasin à département, au point de vue de la taxe.11 peut se baser sur le chiffre du capital des magasins qui ne s’en tiennent pas à la vé-ite d’une seule catégorie de marchandises, comme ils peuvent aussi viser simplement la valeur locative des locaux occupés par les dits magasins.Le défenseur des intérêts des grands bazars peut donc ee rassurer sur le sort des petits magasins, la tare spéciale ne les frappant pas, ils ne seront pas obligés de fermer pour cause d’augmentation détaxé.La taxe—nous ignorons si la taxe de 10 p.c.est suffisante, l’avenir seul nous le dira—doit avoir pour effet, bien au ;M5 contraire, de permettre au petit commerçant de subsister et de mettre obstacle à l’augmentation "du nombre des bazars déjà existants.Il est un côté de la question qu’on semble n’avoir pas envisagé, c’est précisément l’augmentation possible du nombre des magasins à départements.Pour ceux existant actuellement, une taxe spéciale modérée, comme celle proposée et acceptée au conseil muni-pal, peut et doit les atteindr >, sans les affecter outre mesure.Mais il n’est pa9 nécessaire d’avoir les mêmes ménage-meuts pour ceux qui seraient tentés dans l’avenir de s’implanter dans la cité.Supposons un instant qu’il se crée encore cinq ou six gros magasins à départements dans les limites de la ville—c’est autant et peut-être même plus qu’elle n’en peut alimenter — que deviendront alors les milliers de petits magasins qui nourrissent patrons et commis et leurs familles ?Ils seront fermés.Où prendre alors les revenus nécessaires à la ville ?Chez les propriétaires?Ils ne pourront plus payer puisque leurs magasins ne seront pas loués.Est-ce que les dix ou douze magasins à départements pourront à eux seuls produire la taxe des petits magasins ruinés et fermés ?Poser la question c’est li rés J idre.Il serait donc sage de prévoir car, en vérité, les grands magasins à départements préparent des ruines et des désastres dont il est difficile de mesurer toute l’étendue.Le G janvier 1809,.le Pkix Cousant, dans un article intitulé “ Après les U êtes s’exprimait ainsi : Maintenant que les jours de fêtes sont passés, les ventes dans lo commerce de détail vont subir un bon moment dë ralentissement forcé.Il faut profiter du calme pour mettre ordre à ses petites affaires, affaires personnelles et affaires de famille.Quand nous disons affaires de famille, nous comprenons que l’Association qui réunit dans son sein un certain nombre de commerçants doit être considérée ' par ses membres comme une famille envers laquelle ils ont certains devoirs à remplir.Les associations de commerçants ont été fondées dans le but de prendre en mains les intérêts des corporations dont les adhérents font partie.Il arrive souvent que ces Intérêts Bont menacés par LK PRIX COL’RA NI :w»i une corporation d’autres commerçants ; c’est le cas di s pharmaciens contre les épiciers.Paifois, le commerce de détail est mis en péril par des entreprises à gros capitaux, comme actuellement les marchands de nouveautés et les épiciers par les magasins à départements.Dans le premier cas, c’est le monopole & abattre et dans le second c’est l’accaparement à terrasser.L’action d< s associations corporatives se fait smtir de diverses façons.Elles peuvent lutter avec succès contre les projets de loi des gouvernements et les règlements des munipalités.L’impôt provincial ou la taxe d’affaires imposée par le gouvernement de Québec n’a pn tenir devant les protestations des diverses associations commerciales et financières.Si ces mêmes associations n’avaient pas lutté avec autant d’énergie qu'elles l’ont f§it contre le règlement de la fermeture à bonne henre, la municipalité de Montréal aurait demandé & la législature une loi lui permettant de mettre en vigueur le règlement adopté, il y a deux ans, et que les tribunaux ont déclaré ultra vires.Il n’est qas douteux que, plus nne association de ce genre compte de mem* bres, plus aussi elle est forte et puissante pour lutter avec avantage contré les embarras, les mesures vexatoires on onéreuses et les périls suscités à chacun des membres de la corporation.Dans ces conditions, c’est un devoir/ pour chaque commerçant de faire partie d’une association.O’est l’intérêt de chacun en particulier et l’intérêt de tous en général.Un épicier qui fait partie de l’Association des épiciers et un marchand de nouveautés qui s’est enrôlé dans l’association des marchands détaillenrs de nouveautés font chacun leur devoir envers eux-mêmes et envers leurs confrères.Seuls, ils seraient incapables de lutter ni même de faire entendre leur voix.Unis à leurs collègues, ils représentent une puissance, celle du nombre, et le nombre a toujours nne voix assez forte pour se faire écouter.Que les marchands s’unissent pour la défense de leurs droits, de lenrs intérêts et de leurs libertés.Que ceux qui ne font pas encore partie de l’Association fondée par leurs confrères ne tardent pas à se faire inscrire, et que les membres actuels de ces associations ne négligent auoun effort pour attirer lenrs camarades à eux.Nous souhaitons que dnrant l’année 1899, l’Assooiation des Eploiers de Montréal et la Société des Marchands Détaille urs de Nouveautés, augmentent considérablement le nombre de leurs adhérents : plus les rangs des combattants sont serrés, plus l’ennemi éprouve de difficulté à les rompre.Dans le même numéro, Le Prix Courant consacre l’article suivant aux Magasins à Départements : Le défens9nr des grands bazars vient déclarer devant le comité de révision de la Charte ; “ Je comprends que le comité dans tont cela, a en vue la taxe nouvelle devant mettre fin à nne perte de revenu, mais on ne réussira qu’à enlever le tra-flo anx petits magasins an bénéfice des grands.Il s’en enivra nne dépréciation de la propriété immobilière dans tous les petits magasine, sans que la ville puisse d’autre part, se dédommager suffisamment de cette perte de revenu.Cela est facile à prouver.Il suffit d’examiner la valeur des propriétés avant et après qu’il y ent des magasins & départements, sur les dites propriétés.” Nous ne comprenons pas qn’en frappant d’une taxe plus lourde les grands magasins à départements et en ne changeant rien anx impôts qui pèsent actuellement sur les petits magasine, ceux-ci puissent perdre du trafic.Evidemment l’avocat des bazars tient à confondre les petits magasins—au point de vue .des taxes spéciales à appliquer à l’avenir—des extrémités de la ville, où forcément il se tient un peu de tout, avec les véritables magasins à départements.Nous avons déjà dit qu’il y avait une distinction à faire entre ces deux sortes de magasios, et que le Conseil municipal avait catégoriquement déclaré qu’il qu’il n’était nullement question de frapper ces petits magasins ; nous n’y reviendrons donc plus.Par le fait, tombe cette prédiction qu’il s’en suivra une dépréciation de la propriété immobilière par la suite de la taxe.Ce qal pourrait causer une dépréciation—et nous l’avons déjà démontré—ce qui la cause déjà même en certains quartiers de la ville, o’est l’existence de ces magasins à départements qui minent les petits commerçants.On peut bien venir nous citer l’augmentation de la valeur des propriétés près et autour des grands magasins à départements ; nous n’avons nul doute que les chiffres cités par leur avocat ne soient exacts, mais de ce qu’nn coin de la ville où s'entassent ces magasins ait bénéficié de cet état de choses, il ne s’ensuit pas que le gain compense les pertes subies ailleurs du fait de ces mêmes», magasins à départements.Une partie LE PRIX, COURANT :i:i7 de l’ouest de la ville a pu y gagner, mais tout l’est et, one antre partie de l’oueet y a perdnJ- Y a-t-il des endroits plus désolants à.voir au point de vue des .magasins non loués que la rue Notre-Dame à l’est et la rue Bleury, pour ne citer que ces deux-là ?Si l’on demandait aux propriétaires, à la masse des propriétaires, ce qu’ils en pensent des magasins à départements ils ne diraient pas comme M Wm DarÜDgton qu’ils sont un bienfait pour eux,ils montreraient la diminution constante du nombre de magasins dont ils tiraient autrefois des revenus et qui leur sont maintenant une charge.Mais M.Darlington s’en console facilement : “Il est vrai,’’dit-il, “ quequel-ques petits magasins sont absorbés par les grands, mais ce n’est que le résultat du progrès qui s’est fait en tout ce qui appartient au commerce et à l’industrie.” Malheureusement, ce n’est pas quelques petits magasins qui disparaissent, puisque nous voyons des rues devenir désertes, sans vie.sans commerce, tandis que toute l’activité va se concentrer sur des points isolés, ceux-là mêmes qu’occupent les grands bazars.Il ne s’agit pas de détruire ceux-ci, mais bien de les empêcher de ruiner ceux-là, c’est pourquoi nous demandons qu’une taxe spéciale imposée auxvma-gasins à départements soit assez lourde pour qu’ils puissent rendre à la ville le revenu qu’ils lui font perdre d’autre part, assez forte pour qu'a les petits magasins ne soient pas écrasés par leurs concurrents aux puissant capitaux.Le 20 janvier Le Prix—Courant publiait la note suivante : Nous tenons de bonne source que les propriétaires des magasins à départements ont retenu les services d’avocats éminents et très.- haut cotés dans le monde politique qui est à la tête du gouvernement, pour faire échec aux taxes auxquelles ils seraLntastreints en vertu de la nouvelle charte municipale proposée.Nous savons également qu’ils sont prêts à faire le sacrifice de plusieurs milliers de piastres pour pouvoir continuer à ruiner le petit commerce sans concourir plus qu’ils ne le font actuellement aux recettes du Trésor Municipal.Nous mettons l’Association des Marchands Détailleurs de Nouveautés et l’Association des Epiciers en garde oon-1 re les agissements des propriétaires des magasins à département.A elles de se remuer, d’agir et de faire preuve de force et de vigueur.Que chacun mette la main à la poche le sacrifice sera léger pour chacun, et que tous se mettent enfla à la besogne pour conquérir l’existence.Qu’on ne l’oublie pas, c’est la lutte pour la vie ou la mort du patit commerce.Eofiu, les 27 janvier dernier, on lisait encore dans le Prix Courant, sous le titre “ Les Magasins à Départements ’’ : La législature provinciale est appelée àse prononcer sur une proposition de taxe municipale concernant les magasins à départements.Le Prix Courant a, depuis longtemps, réclamé pour le commerce de détail la protection contre la ruine et la dévastation que sèment autour d’eux les grands bazars.On peut remonter loin dans la collection de notre journal et on y trouvera la proposition d’une taxe spéciale à appliquer aux magasins à départements pour assurer l’existence des autres magasins, des différents genres de commerce de détail.En effet, dans notre numéro du 15 novembre 1895 dans un article intitulé “ Pour les épiciers ” avec le sous titre les bazars,” nous terminions ainsi : “ Tout ce que le conseil municipal peut faire, en dehors de la réglementation des commerces qui intéressent la santé et l’ordre publ.c, c’est de prélever sur les commerçants une taxe proportionnelle à leur commerce, ce qui se fait actuellement au moyen de la taxe d’affaires établie sur la base de 7J p.c.sur le loyer de l'établissement commercial.“ Oe serait donc dam la répartitioi de cette taxe qu’il pourrait le plus légitimement intervenir.Or voici ce qu’il pourrait faire, et ce qui, après tout, serait de la plus stricte équité : exiger de ces grands magasins une taxe d’aff lires pour chaque genre de commerce qu’ils cumulent avec leur commerce principal.On dira: mais une simple taxe d’affaires, c’est bien peu.Permettez; ces magadns occupent des locaux dont le loyer est très élevé ; prenons,par exem- Ele, la maison Henry Morgan, dont la âti888 coûte un demi-million au bas mot.Le loyer doit en être évalué sur la base, au moins, de 4 p.c.sur le coût, soit $20,0 0.Or 7$ p c.sur $20,5’0 représentent juste $1,500 La maison Morgan qui, avec so'n commerce de nou- LE PRIX COURANT Trésor Municipal de la Cité de Montréal ?Nous ne le croyons pas.Devant la marée montante des fermetnres de magasins aux environs des grands bazars ils se croiront dans l’obligation de protéger le commerce de détail à spécialités, qni ne demande la mort de personne, mais qui veut vivre.Oe r.e sont pas les épiciers seulement, mais les marchands de nouveautés, les marchands de chaussures, de meubles, de quincaillerie, de vaisselle, de ferblanterie, de parfumerie, de papeterie, de musique, etc., c’est-à-dire tous les marchands de détail qui doivent soutenir le projet de taxe contre les magasins à départements.Puisque tous les commerçants de détail ont intérêt à ce que la Cité soit autorisée à taxer les magasins à départements, pourquoi ne se joindraient-ils pas tous, quel que soit leur genre de commerce, en une vaste union afin de se protéger ?Pourquoi les commis menacés de perdre leur emploi si la plaie des grands bazars peut s’étendre sans bornes et sans limites ne se joindraient-ils pas à leurs patrons ?Pourquoi les propriétaires, menacés de voir leurs immeubles sans locataires, ne feraient-ils pas chorus avec les marchands et leurs commis ?Nous l’avons dit dans notre dernier numéro, les magasins à départements n’épargneront rien pour éviter la taxe qui doit les atteindre.Le commerce de détail doit faire la contre-lutte ; pour cela il ne faut épargner ni temps, ni peine, ni argent.' Le commerce peut voir que, depuis longtemps, le Prix Courant veille à ses intérêts.Depuis 1895, nous n’avons cessé de combattre pour l’existence du commerce de détail, existence menacée par les Magasins à Départements.Les ruines qu'ils ont déjà amoncelées autour d’euxAe se comptent.plus, et il a fallu bien longtemps aux intéressés pour .voir clair à la situation.Nos avertissements, cependant, n’ont pas manqué.Quelqu’un du commerce de détail oseia-t il maintenant nier l’utilité de notre journal et lui refuser le crédit auquel il a droit 1 Car nous pouvons le dire bien haut, la campagne que nous avous menée contre les Magasins à Départements, de même que celle que nous avons soulevée en faveur des épiciers contre les pharmaciens, est absolument de notre propre initiative.Nous aurions certainement fait œuvre plus utile encore, si les diverses associations commerciales avaient compris qu’elles ont toujours à leur disposition nn organe actif, vigilant et indépendant, sans cesse prêt à combattre pour la justice et l’équité.D'autres questions intéressant le commerce naissent tous les jours.Que les marchands n’oublient donc pas qu’ils peuvent compter sur nous et qu’ils nous apportent sans crainte leurs vues et leurs lumières sur tout ce qui peut les intéresser.Tout le monde y trouvera Avantage et profit.9 veautés, fait, comme accessoires, le commerce d’ameublement, de ferblanterie et de quincaillerie, de vaisselle et de parfumerie, aurait à payer; Pour la nouveauté.$1,500 “ les meubles.1,500 “ la quincaillerie et ferblanterie.1,600 “ la vaisselle.1,500 “ la parfumerie.1,500 Soit un total de.$7,500 Or ces commerces accessoires n’étant, en réalité,que des moyens de publicité,et ne produisant intrinsèquement que des pertes, il nous semble que, si on y ajoutait une charge de $7,500 par année, la maison Morgan trouverait que cette an-nçnce lui revient cher et chercherait d’autres’moyens de publicité qui n’auraient pas l’inconvénient de faire du tort à leurs concitoyens.Et ce ne serait,comme nous le disions, qu’une taxe équitable, après tout, puisque la maison en question enlève les affaires qu’elle fait dans chacune de ces lignes à des marchands épiciers, quincailliers, etc, qui, eux, paieraient chacun une taxe d’affaires à la ville.Enfin, après trois ans d’attente, l’idée a fait son chemin.Le conseil municipal s’est décidé à appliquer le remède au mal, et, comme nous le disions plus haut le sort du commerce de détail est maintenant entre les maina de nos Législateurs de Québec.Nos Législateurs se laisseront-ils influencer par le capital, sacrifieront-ils les intérêts du commerce et ceux du LK PRIX cor RA XT AUX EPICIERS RE GROS Un projet de loi est actuellement déposé devant le Parlement Provincial afin d’amender P Acte de Pharmacie.Cet acte de 1890 met les épiciers de détail qui vendent des médicaments brevetés, des drogues et des produits chimiques à la merci des pharmaciens.Ceux ci, en effet, veulent avoir le monopole de la vente de ces articles et n’épargnent aucun effort pour conserver le droit de les vendre seuls.Ce droit que leur confère injustement l’Acte de Pharmacie de 1890 est combattu par les épiciers de détail, vos clients.Vous savez quelle importance a acquise la vente des drogues et des produits chimiques et quelle importance encore elle est destinée à acquérir avec les travaux et les progrès constauts de la chimie.Les arts, les industries et les soins du ménage emploient journellement des quantités énormes de produits chimiques et de drogues,qui sont de vente courante dans l’épicerie.Enlever à votre clientèle d’épiciers de détail la vente de ces produits, c’est porter atteinte à leur commerce et nuire à leurs affaires sans que l’intérêt public y gagne rien.Vous avez tellement bien compris la situation qui en résulterait pour votre clientèle, que, l’an dernier, vous avez cru devoir aider les épiciers de détail auprès de la Législature.Cette année, la lutte est plus accentuée encore.Les pharmaciens n’ont rien négligé et ne négligent rien pour conserver un monopole qui a trop duré.Grâce à l’influence dont vous jouissez dans le monde commercial et auprès des pouvoirs publics qui, lorsqu’ils veulent vivre, doivent prêter une oreille atteutive aux justes réclamations du commerce, votre voix sera entendue des législateurs.Les épiciers de détail espèrent que vous voudr.z bien vous intéresser il leur cause et les aider à faire triompher le principe de la liberté commerciale.LE PRIVILEGE DES PHARMACIENS ET LA LIBERTE COMMERCIALE.Les Pharmaciens ont un privilège, le privilège exclusif de la vente en détail des poisons et de la préparations des ordonnances.de médecins.Il serait contraire â l’intérêt public que tout commerçant pût vendre au détail des poisons et préparer des prescriptions médicinales.Cette raison d'intérêt public prime toutes les autres, d’autant plus qu’ici il s’agit de la vie même des citoyens.Une erreur de pesée ou une substitution de produit peut être fatale et entraîner les plus graves conséquences, parfois même la mort.Personne n’a jamais invoqué le principe de la liberté commerciale pour récriminer contre ce privilège si sage que la loi accorde aux pharmaciens.La liberté commerciale, comme d’ailleurs toutes les libertés, doit s’incliner devant la raison supérieure de l’intérêt général.Mais, si ce même intérêt général n’est pas contrarié, la liberté commerciale reprend ses droits et le législateur doit bien prendre garde de la violer, sous peine de”consa-crer l’injustice en favorisant des intérêts particuliers au détriment d’autres intérêts particuliers et même du bien public.Antérieurement à l’Acte de Pharmacie de 1890, les pharmaciens, en dehors du privi- LE PRIX COURANT.:mo lègo (le la vente au détail des poisons et de la préparation des ordonnances de médecins, étaient au point de vue de la loi, sur un pied d’égalité avec les autres commerçants pour la vente des drogues, produits chimiques et médecines brevetées.L’Acte de Pharmacie de 1890 est venu, et, par lui, les pharmaciens ont obtenu un privilège que ni l’intérêt public, ni l’intérêt de certains commerçants ne réclamaient.Bien au contraire, la loi allait à l’encontre de ces intérêts q’elle devait respecter et violait en même temps le principe de la liberté corn-' merciale.En effet, avant la loi de 1890, il était permis à tout commerçant, pharmacien ou non pharmacien, de vendre au détail drogues, produits chimiques et médicaments brevetés, sans qu’il en soit résulté aucun in-° convénient pour ceux appelés à en fuire usage, c’est-à-dire pour le public.Comment d’ailleurs pourrait-il en être autrement 1 Drogues, produits chimiques, plantes, graines, huiles, médicaments brevetés sont d’un emploi connu de tous ceux qui s’en servent.Leur emploi même' est si généralement répandu que pas un art, pas une industrie, pas un ménage ne peut se passer de certains d’entre eux.On se demande alors pourquoi tous ces articles ou produits dont la plupart sont iuoffensifs ne pourraient se vendre ailleurs qu’en pharmacie.Ou est d’autant plus surpris de l’interdiction qui pèse sur les commerçants, autres que les pharmaciens, de vendre certains produits, que l’Acte de Pharmacie de 1890 déclare formellement que la vente du vert de Paris et du pourpre de Londres est absolument libre.Or ce sont deux produits véné- neux au premier chef et si le législateur en a permis la vente librement, c’est qu’il n’ignorait pas que tout le monde en connait l’usage et les dangers.Pourquoi la loi ne permettrait elle pas la vente de produits aussi connus qui n’offrent ancun danger ou en présentent moins ?La réponse est simple : la législature provinciale a voté une loi préparée par les pharmaciens et les pharmaciens y ont mis ce qu’ils ont voulu, ou plutôt, ils ont enlevé de l’ancienne loi, une cédule qui permettait aux non-pharmaciens de vendre les produits qui n’étaient pas considérés comme poisons dans le sens de la loi.C’est par un tour d’escamotage que l’Acte de Pharmacie do 1890 permet ou semble permettre aux pharmaciens d’exercer des poursuites contre les épiciers qui vendent au détail des produits chimiques, des drogues et des médicaments brevetés.Cet Acte manque de clarté, de précision, il ne permet pas mais ne défend pas non plus la vente de certains articles, son ambiguité est voulue, calculée, semblerait-il, et c’est pourquoi il doit être remanié.Mais il est nécessaire qu’en l’amendant dans la forme, le législateur y apporte les modifications de fond réclamées par le public en général et par les commerçants eu particulier.- La loi doit être large, et pour cela elle doit tenir compte du vœu si souvent exprimé que le commerce doit être libre chaque fois que la liberté commerciale n’est pas un obstacle à l’intérêt public.Montréal, 1er février 1899.M.Armand Chaput a été admis membre de notre société.L.CHAPUT, FILS & CIE LE PRIX COURANT GAREl Pour empêcher les épiciers de s’intéressej comme ils le devraient à la lutte pour la liberté du commerce qui 6e livre actuellement à la Législature de Québec, les pharmaciens disent que ce u’est pas à eux, les épiciers, qu’ils en veulent, mais à un Tel et à Tel autre.Pour les épiciers, ils Sont tout de miel à les en croire, ils n’ont pas-de querelle avec eux, Et bercés par cette douce illusion les épiciers ne se remuent guère.Ils devraient pourtant avoir quelques doutes sur la sincérité des déclarations intéressées des pharmaciens.Ils devraient se demander si, malgré les paroles doucereuses que les pharmaciens font entendre en ce moment à l’adresse des épiciers, ceux-ci n’auront pas leur tour plus tard.Ils devraient se demander si, une fois que les pharmacien?auront réussi à faire consacrer leur monopole par les tribunaux et à faire fermer certains établissent nts qui les gênent tout particuliérement, ils ^ n’entreprendront pas une campagne en règle contre les épiciers.Si les épiciers veulent être sages et prévoyants ils n’écouteront donc pas les protestations actuelles des pharmaciens ; mais, au contraire, ils remui root ciel et terre pour faire amender la loi de pharmacie dans le sens de la liberté du commerce.Mais il y a un point sur lequel nous appelons particulièrement l’attention des épiciers.C’est qu’ils ne sont pas en sûreté : même en supposant que les pharmaciens soient sincères,lorsqu’ils disent qu’ils n’ont pas l’intention de les molester.Et pour s’en convaincre, ils n’ont qu’à lire l’article 4040 des statuts refondus de Québec (loi de pharmacie).Cet article dit : Les poursuites instituées pour le recouvrement des amendes imposées en vertu de cette section peuvent l’ôtre 341 par l’Association , ou par toute autre personne, dont le juge des sessions, le Magi-trat de Police ou le Recorder dans les cités de Montréal et de Québec, ou devant un magistrat de district ou un juge de paix de l’endroit où l’offense a été commise, dans les autres parties de la Province, ou devant tout autre tribunal compétent de la localité où l’of-fen-e a été commise, par simple action civile en la manière ordinaire.” Comprend-on bien ce que cela signifie î Cela veut dire que, quand même l’Association Pharmaceutique n’attaquerait pas les épiciers, ceuxci seront toujours exposés à des poursuites, sous la loi actuelle ; car toute personne quelconque peut instituer des poursuites en vertu de la loi actuelle ! Un épicier a un ennemi qui veut se venger.Cet ennemi, ce jaloux, n’aura qu’à faire acheter chez celui qu’il veut persécuter une bouteille d& Pain-Killer ; puis à lui intenter une action.Résultat pour l’épicier : $25 d’amende et les frais pour la première offense ; $50 d’amende et les frais pour chaque offense subséquente ! Les épiciers veulent-ils, oui ou non, que cet état de choses subsiste plus longtemps 1 Raccommodage du cristal Oomposezun mastic transparent avec de la poudre de talc dissoute dans de l’esprit-de-vin boulliant, et s’en servir pour recoller les morceaux de cristal.Les incendies de théâtres Durant la période de cent trente-cinq années, qui s’est écoulée de 1751 à 1885, ii s’est produit, dans le monde entier, 730 incendies de théâtres, ayant occasionné la mort de 6,673 victimes.Les incendies les plus meurtriers out été ceux des théâtres de Oappo-d’Istria (1,000 morts), de Philadelphie (97)'.de St-Petersboug '(800), de Canton (l,670i, de Québec (2001, de' Vienne (460).et l’inoendie de l’Opéra-Oomique de Paris avec 68 morts. 342 LE PRIX COURANT COMMERCE, INDUSTRIE, FINANCE Nos industries canadiennes : .Un échantillon du premier fer conlé sortant du Haut Fourneau de Ileseronto, nouvellement établi, a été expédié vendredi à Sir Henri Joly de Lotbinière Le fer paraît de superbe qualité.*** M.Joseph Picard qui, pendant de nombreuses années appartenait à la maison Naz.Turcotte & Cie, vient de former une société avec M.Nap.Drouin, chef de la maison Drouin, Frères & Cie, pour la création à Québec d’une manufacture de tabac sous la raison sociale “ The Rock City Tobacco Company.” La manufacture sera érigée sur la rue Dorchester et sera pourvue d’un outillage perfectionné.Le Bill relatif aux pharmaciens est entre les mains du comité suivant : MM.Cotton, Cardin, Delaney, Chênevert, de Grosbois, Flynn, Pelletier, Normand, Marion, Chicoyne, Béland, Chaurest, Panneton, La-londe et l’hon.Charles Langelier.*** Le rapport annuel de la Compagnie Richelieu et Ontario sera prêt dans /une quinzaine de jours, et montrera une augmentation notable dansl les recettes sur l’année 1S97, dit-otb /- ^ *** Le comité spécial chargé d’exa miner la charte de Montréal, nommé après la deuxième lecture dn bill, est ainsi composé : MM.Bickerdike, Rainville, Gouin, La-combe, Atwater, Guerin, Chaurest, Décarie, Stephens, Cherrier, Nan-tel, LeBlanc, Champagne, Tellier et de Grosbois.*** Les élections générales de la Chambre de Commerce du District de Montréal auront lieu le 9 février courant.Les Messieurs dont les noms suivent ont été réélus, vendredi, officiers du conseil de la Chambre de Commerce : L’hon.M.Alphonse Desjardins, réélu sur proposition de M.Pierre Doucet, François Martineau, Joseph Hayes et Ubald Garand.M.L.E.Geoffrion, réélu 1er vice-président sur proposition de M.A.C.H.Catelli, A.Gagnon, H.A.A.Brault et L.A.Caronr Il y aura élection pour le 2me vice président entre MM.N.T Gagnon, proposé par M.F.Sauvageau, G.Léveillé, F.Daoust et L.Coutlée, et Damase Masson, proposé par MM.H.A.A.Brault, L.E.Morin.Joseph Haynes et D.C.Brosseau.M.Ubald Garand a été réélu trésorier sur proposition de MM.Frs.Martineau, A.J.Corriveau, Joseph Lambert, J.Lorange et G.F.Léveillé.M.S.Côté a été réélu secrétaire sur proposition de MM.F.D.Shallow, Alph.Aumond, G.Ménard, N.F.Gagnon, Jos.Contant, F.Courte-manche et U.Garand.Voici les noms des candidats à l’élection des membres du Conseil qui se compose de 20 membres seulement.MM.Alex.Prud’homme, mar chand ; Joseph Fortier, imprimeur ; C, P.Chagnon, L.Achille Dufresne, Guillaume Boivin, Réal Angers, Thomas Gauthier, L.N.St-Arnault, exportateur; Arthur Gagnon, comptable ; J.B.A.Lanctôt, manufacturier ; Chas.A.Catelli, Joseph Lambert, fils, président delà Chambre Syndicale des entrepreneurs ; Hou.Tréfilé Berthiaume, C.L.; François Martineau, marchand ; Honorius Laurencelle, Damase Brissette, Joseph Paquette, industriel ; F.Cour-temanche, manufacturier ; J.A. LE PRIX COURANT Vaillancourt, exportateur ; Jos.Archambault, marchand ; H.A.A.Brault, Alcide Chaussé, Gordien Ménard, J.B.Gratton, contracteur; Félix Sauvageàu, contracteur ; G.Léveillé, manufacturier ; Armand Lalonde, Gaspard Deserres, Lawrence A.Wilson, Joseph Ttyrte, Jos.Haynes, C.A.Prévost, entrepreneur ; L.J.A.Surveyor, G.N.Ducharme, Th.Daoust, architecte ; A.J.Corriveau, D.C.Brosseau, J.L.Coutlée, Pierre Doucet, Hon.J.D.Rolland.Le dépôt des bulletins se fera de 9 heures à 5 heures.Le dépouillement du scrutin se fera à dix heures du matin, le 10 février, par MM.S.Robitaille, J.Lorange et A.F.Gagnon, scrutateurs.*** M.Joulie a signalé récemment à la Société des sylviculteurs de France et des colonies une nouvelle industrie du bois qui paraît intéressante.On fait maintenant, d’après ce spécialiste, avec du bois blanc, des bouchons employés même pour.le champagne et les eaux gazeuses à haute pression.Ces bouchons sont formés par un petit cylindre de bois tourné, évidé à l’intérieur, de façon que ses parois soient plus minces au bord qu’au fond.Lors du bouchage à l’aide d’une machine, cet évidement permet de le comprimer légèrement, et, une fois entré, la pression du gaz intérieur tend à agir sur lui comme sur un cuirabouti, le faisant adhérer avec une très grande force.Si bien que, pour le champagne, on met simplement un fil de fer par-desggs et qu’on peut même, paraît-il, s^en dispenser.Pour lè-débouchage, il suffit de prendre le bouchon avec une pince et donner quelques petits mouvements en relevant.Le bois employé est le peuplier ou le saule.-, *** Un million à gagner : L’industrie électrique réclame, 343 avec raison, un bon isolant industriel, et la fortune est certainement acquise par avance à celui qui le découvrira, car tous les isolants connus et employés jusqu’à ce jour ont de grands défauts qui limitent leur emploi : la porcelaine et l’ardoise sont fragiles, la fibre est hy-groscopique, l’ébonite, souvent très falsifiée, se détériore arec le temps.Les isolants moulés se travaillent mal à l’outil et le mica ne résiste qu’aux efforts de compression.Il est d’ailleurs assez coûteux.L’isolant rêvé devrait être homogène, conserver sa structure à température élevée, présenter une graude résistance mécanique à tous les efforts et résister longtemps à l’humidité.Si toutes ces conditions étaient remplies, les propriétés isolantes n’auraient pas besoin d’être exceptionnelles pour permettre à l’heureux inventeur de décrocher son million." *** Les progrès que depuis quelque temps a faits l’industrie américaine, dans le domaine surtout de la métallurgie, ne peuvent qu’inspirer dé vives inquiétudes aux industriels anglais et affaiblir quelque peu les sympathies que les anglais manifestent aujourd’hui pour leurs cousins d’Amérique,et qui s’expliquent surtout par des intérêts d’ordre économiques qui sont communs aux deux pays.C’est par les méthodes de travail et par l’application de plus en plus étendue du machinisme que les industriels de l’Amérique, aidés d’ailleurs par le travail intelligent de leurs ouvriers, ont atteint une production plus grande, qui leur permet de faire une concurrence qui devient de jour en jour plus redoutable aux capitalistes des autres pays.Ainsi, tandis que l’importation des produits de l’industrie métal- 344 LE PRIX COURANT lurgique en Angleterre augmente de pins en plus, on voit, au contraire, aller en diminuant l’exportation des produits similaires non seulement aux Etats-Unis, mais aussi dans les autres pays d’outremer où la concurrence américaine commence à se manifester.*** L’honorable M.Blair aurait, diton, décidé de soumettre aux Chambres un projet de loi pour l’achat de la ligne du “Canada Eastern” entre Chatham et Frédéricton au prix d’un million—tout rond.M.Alcide Chaussé, architecte de notre ville vient d’être admis membre correspondant de la Société Nationale des Architectes de France et de la Société Centrale d’Architecture de Belgique.Nous félicitons cordialement M.Chaussé de l’honneur conféré par ces importantes associations.*** Un certain nombre de fabricants de beurre et de fromage de la Province de Québec, se sont réunis vendredi après-midi rue St-Jacques, 92, pour examiner les moyens d’établir une chambre de ventes pour les produits de la ferme.M.J.D.Le-clair présidait l'assemblée, M.L.E.Morin y remplissait les fonctions de secrétaire.Etaient présents, MM.J.D.Leclair, deSt-Hyacinthe, Samuel T.Boy, Sàbrevois, Geo.Bennett, New-Glasgow, John H.Croil, Montréal, J.H.Leclair, St-Polycarpe, - F.X.O.Trudel, Saint-Prosper, Théo.Corbeil, St-Lin, L.E.Morin, Montréal.Les comtés de Terrebonne, de Soulanges, de l’Assomption et de St-Jean étaient représentés.Le président a expliqué les principales clauses d’un projet de Cons- titution très élaboré, il fut suivi de MM.Bennett et Trudel, qui parlèrent tour ù tour des avantages que présente une telle institution.Le bureau de direction est com posé des Messieurs suivants : Président, J.D.Leclair ; secrétaire, L.E.Morin, er.; Membres du comité, MM.Samuel Roy, Sabre-vois ; G.Bennett, New-Glasgow ; J.H.Croil, Montréal; J.H.Leclair, St-Polycarpe ; F.X.O.Tru del, St-Prosper, et Théo.Corbeil, St-Lin.Sur la proposition de M.Leclair, la société sera reconnue sous le nom de l’Association Canadienne des Fabricants de Beurre et de Fromage de la Province de Québec.Avant l’ajournement, l’on a adopté la ré solution suivante : Il est résolu : qu’une circulaire exposant le but de l’organisation, soit expédiée à chaqqe fabricant de beurre et de fromage de la province, et demandant son adhésion.*** La Maison L.Chaput, Fils & Cie vient de s’adjoindre un nouvel as socié dans la pérsonne de M.Armand Chaput, fils de M.Charles Chaput.La maison L.Chaput, fils & Cie a été fondée en 1842 par le grand père du nouvel associé.M.Armand Chaput a un bel avepir commercial devant lui ; il n’a pas encore atteint ses vingt-quatre ansi Ses débuts dans la maison L.Cha put, Fils et Cie remontent à 5 ans déjà, après un cours d’études au collège Ste Marie, suivi d’un cours commercial.Avant d’être appelé à faire partie de la société, M.Armand Chaput a passé successivement par les différents départemenfiT'cle cet important établissement.Nous offrons au nouvel associé nos sincières félicitations. LE PRIX COURANT 345 Mercredi matin ont eu lieu à"l’Eglise St Louis de France les obsèques de notre regretté confrère Léo Sabourin, fils de M.Napoléon Sa-bonrin copropriétaire du Monde Illustré, au milieu d’un grand concours de parents et d’amis du défunt si prématurément enlevé à l’aifection des siens.Nous offrons à M.Sabourin et à sa famille l’expression de nos respectueuses condoléances.*** L’Association Pomologique a fait l’élection de ses officiers.Tous les candidats ont été élus à l’unamité.Voici leurs noms : Président-honoraire, sir Henry Joly de Lotbinière ; 2ème vice-président, l’honorable Sydney Fisher ; 3ème vice président M.A.Dupuis ; président, M.O.P.Newman ; vice-président,Dr Wood ; directeurs, MM.Patterson, J.M.Fisk, N.Carter, Dr Bolduc, J.C.Chapais, R.Hamilton, W.Tremblay, R.W.Shepperd, R.Brodie ; secrétaire-trésorier, W.W.Dunlop.*** Les élections du Board of Trade sont terminées, En voici le résultat : Président, Charles F.Smith (acclamation) ; 1er vice-président, Robert Mackay ; 2e vice-président, Henry Miles ; trésorier, Fred.W.Evans.Conseil : Hormisdas Laporte, R.W.MacdougaîpWilliam McMaster, Arthur J.Hodgson, John Macfar-lane, M.J.A.Prendergast, Thomas Harling, James W.Knox, David Robertson, Hon.J.K.Ward, James McBride.Bureau d’Arbitrage : E.B.Green-sljields, James Crathern, Andrew F.Gault, John McGergow, W.W.Ogilvie, A.G.Thomson, Robert Archer, Robert Bickerdike, Charles P- Hébert, Edgar Judge, David Watson, Charles McLean.L’ENLEVEMENT DES VIDANGES La commission des finances du conseil municipal a décidé que l’enlèvement des vidanges se ferait désormais par contrat.L’expérience du passé nous a appris ce que nous pouvons attendre de l’entreprise privée dans ce service dont l’importance n’échappe à personne.Les citoyens ont été payés ou plutôt ont payé pour savoir ce que vaut un tel contrat au point de vue de la propreté et de l’hygiène de la ville.Il nous semble que la proposition faite récemment par l’ingénieur sanitaire, M.Doré, méritait d’être prise en sérieuse considération.Nous nous demandons si l’ère des jobs ne serait pas en train de refleurir à l’Hôtel-de- Ville.La charte nouvelle proposéé à la Législature contient un certain nombre de dispositions nouvelles qui augmenteront les recettes municipales.Est-ce que certains éche-vins p’ escompteraient pas déjà l’avenir 1 On prétend, il est vrai, que le service des vidanges coûtera moins cher s’il est fait par un entrepreneur que par la ville.C’est une question à voir.Sus ce point, qui sera étudié en temps et lieu, il faudra voir clair.Mais pour être fait par un entrepreneur le fervice sera-t-il mieux fait que si la Ville s’en chargeait î Nous répondrons sans crainte : Non.Un entrepreneur, même si l’argent de son contrat lüi reste en entier dans les mains, c’est-à-dire s’il n’a pas de pots de vin à distribuer à ses amis du Conseil Municipal, ne peut pas, ne doit pas pouvoir remplir toutes les conditions qui lui sont imposées par son contrat sans qu’il lui reste quelque bénéfice pour prix de son travail, pour la rému- 346 LE PRIX COURANT MAISON DE GROS EN EPICERIES.VINS ET LIQUEURS Importations direotes des lieux de provenance, de tous les articles qui font l’objet de son commerce.Assortiment complet en marchandises de pre- * mière nécessité, telles que .Thés, Cafés, Suepes, Mélasses, Sirops, Fruits Sees, Poissons, Eté., Grande variété de fines denrées, et choix considérable de Vins et Liqueurs des meilleures marques dont elle a le monopole de plusieurs.\ Hudon, Hebert & Cie, 41 rue St=Sulpice, et 22, rue De Bresoles, MONTREAL.Un grand nombre de mets déllotenx peuvent etre préparés en employant le Benson's Canada Prepared Corn (Farine de Blé-d’Inde préparée) Pour Blanc-Manger, Flancs, etc.Pas de falsification.Pendant 40 ans sur le marché, et sa qualité toujours sans rivale.Einpols'SILVEH GLOSS e général dans tout l’ouvrage — et — fin de Buanderie.Evitez les EMPOIS SATIN DE BENSONimitation8- Le tout manufacturé par EMPOIS ENAMEL DE BENSON Un empota parfait & l'ean froide ponr devants de ehemlaes, aux cols, man-ohettes, où l'on désire anrtout ' obtenir de la raideur et dn fini, on bien, lorsque l'on vent obtenir un lustre brillant.AUSSI.J De la GltXCOSe de qualité supérieure à l’usage des confiseurs, et un Sirop de Table d’un parfum agréable.THE EDWARDSBURG &TAP CO., Ltd. LE PRIX COURANT -U7 nération des capitaux eiigagés et pour les responsabilités qu’il as sume.Or il ue peut raisonnablement pas entreprendre l’exécution de son contrat sans exiger au moins le montant que la ville dépensait pour le même service.Cependant, le contraire a lieu puisque le Comité des finances déclare que la ville fera une économie sur la dépense.Si l’entrepreneur demande moins que la ville était obligée de dépenser, c’est que le service en souffrira.Il n’y a pas de milieu.PAUVRE TAXE ! Nous voyons chez un de nos confrères quotidiens exprimer le désir qu’une taxe spéciale de $500 à $1,t assurée avec une température relativement moins élevée, de façon que la durée du tonneau est prolongée considérablement.Notre changement de format COMMENT IL EST ACCUEILLI (Suite).HÜDON, HEBERT & OIE., Importateur* et épiciers en gros.Montréal, 2 février 1899 MM.A.et H.Lionais, Ed.-propriétaires du Paix Courant, En ville.Messienrs, J’aurais voulu être le premier à vous féliciter de l’henreuse transformation que vous avez faite du Paix Courant.Malheureusement, au moment même .ù paraissait votre premier numéro, m >u médecin m’avait condamné à garder la chambre.Je tiens cependant à vous féliciter de votre esprit d’initiative.Sous son nouveau format, le Prix Courant est d’une lecture plus facile, plus agréable et surtout plus pratique.On le lit plus à l’aise eton le consulte plus volontiers.L’aunonce y paraît avec plus d’avantage, encadrée dans d’excellents articles d’actualité.A tous les points de vue, le Paix Courant m’intéresse beaucoup.Avec mes compliments, agréez, messieurs, mes cordiales civilités.Albert Hébert, De Hudon, Hébert & Cie. 364 LE PRIX COURANT 4 , 4 4 4» 4444444444 4 4 4 4 4 4 * * 4» 4444444444 4» 4» 4» 4» 44444444444444444444 Ces Deux nains “ Les deux mains enlacées”—c’est la vignette que vous trouverez profit à rechercher lorsque que vous achèterez du Bicarbonate de Soude.Ces deux mains signifient 98/V0 de Bicarbonate de Soude pur dans la marque ‘‘Hand in Hand.” Et aussi, c’est la marque qui ne varie jamais dans l’uniformité absolue de sa grande force.Parce qu’il est si pur il est vraiment blanc.Il maintient le commerce—” le commerce ne veut pas l’abandonner parce qu’il ne le désire pas.” Il maintient la clientèle fidèlement.Vendu par les principaux marchands de gros.4 4 4 4* 4» 4» 4» 4 4 4 rlr rlr 4 4* A.P.Tippet & Cie, Agents Generaux, Montreal.L Qui désirent tenir ce qu’il y a de mieux devraient avoir en magasin les.Eaux Gazeuses 3 4 4 A 4 4 44444444444444444444 K444444444444444444444444444& 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 4 ¦gTnger ale „ 50DA WATER &e.« Timous Médailles et Diplômes obtenus pour l'excellence et la .qualité.4 4 4 4 4 M.TIMMONS & SON 90-92 COTE D'ABRAHAM, QUEBEC.^4*44444444444444444444444444*'^ 4 4 4 4 4 4 4 LE PRLX COURANT 355 M.l’Echevin H.B.Rainville, Président du Comité des Finances de la Ville, parlant en présence d’nn groupe de Commerçants dimanche dernier, admirait le nouveau format du Prix Courant qu’il trouve très pratique et très agréable tout à la fois.M.O.B.Séguin de Saint Paul l’Ermite trouve le Prix Courant très intéressant et très commode à lire et à consulter sous son nouveau format.M.L.H, Gaudry, 101 rue St-Jean, trouve notre nouveau format on ne peu plus commode et apprécient hautement l’initiative que nous avons prise.Yamaska, 28 janvier 1899.Le Prix Courant, Mes félicitation* pour le changement du format.Votre etc., Antoine Camiré.St Tite, 25 janvier 1899.Le Prix Courant, Montréal.Inclus vous trouverez mon abonnement à votre journal Le Prix Courant, avec toutes mes félicitations pour votre nouveau format.Bien à vous , J.Aristide Lambert.Warwick, 27 janvier 1899.Le Prix Courant, Montréal Messieurs.—Recevez, avec mon abonnement, mes souhaits de prospérité pour votre journal, je vous félicite de son nouveau format.Votre tout dévoué.F.Baril.Montréal, janvier 31 1899 Le Prix Courant Montreal, Messieurs.—Recevez mes félicitations, pour le changement de format du Prix courant, ainsi que pour l’excellent service de bons et utiles renseignements, que vous offrez chaque semaine au commerce canadien-français.Bien à vous Jules Bourbonniere.Secretaire de La Cie de Lumière Electrique Impériale.St Hyacinthe, 28 janvier 1899 Le Prix Courant, Montréal Messieurs —Veuillez trouver ci-inclns ui mandat-expr< ss en règlement de mon abonnement, pour jusqu’à la fin de l’année 99.Vous souhaitant de nouveau succès.Je demeure votre bien dévoué.E.Brodeur.A.Grenier, épicier et marchand de vins.Québec, 26 janvier 1899 Le Prix Courant, Montréal.Messieurs, Veuillez trouver inclus un mandat de poste pour l’abonnement de votre journal.Je vous félicite de la bonne Idée que vous avez eue en en changeant le format, car je trouve qu’il est plus commode.Votre bien dévoué, A.Grenier.Montréal 27 janvier 1899.MM.A et H Lionals „ Editeurs du Prix Courant, Montréal.Je suis avec attention et je lis avec plaisir Le Prix Courant.Son nouveau format me plait beaucoup ; il facilite la lecture et met l’annonce en relief, ce qui est un avantage pour le lecteur comme pour l’annonceur.Je vous félicite bien sincèrement de votre esprit d’entreprise et je suis convaincu que le commerce secondera vos efforts.Je le souhaite, dans l’intérêt même du commerce que vous défendez avec nne rare vigueur.Bien à vous Alphonse Racine.^ TOUR DU MONDE.— Journal des voyages et des voyageurs.Sommaire du No 3 (21 Janv.1899).lo Le voyage d'un Anglais aux régions interdites (Le pays sacré des Lamas) par M.A.-H.Savage-Landor.— 2o A travers 1 - monde : Les fermes d es sais aux Colonies, par P.Boundarie.-Les chemins de fer dans l'Indo-Chine française.—35 Questions politiques et diplomatiques ; L'enclave de Llivia — ïo La France A l'Etranger : Lee régions du Haut-Tonkin ; Noies sur la région de Ha-Ulang, Dar Ned Noli.—5o Livres et Cartes.—6o L'Armée autour du monde : France : La tenue de l'artillerie de marine aux colonies ; la cuisine militaire.—Belgique : Les fortifications d’Anvers.—Allemagne : Les progrès militaires; une innova'ion danB la marine allemande ; augmentation des troupes au Kameroum.—Espagne : La réorganisation de l’armée péninsulaire.—Etats-Unis ; Le rapport du major-général Miles.—Suisse ; L’assurance militaire nans l’armée Abonnements : Un an, 26 fr.Six mois, 14 fr.Bureauxà la librairie Hachette & Cie, 79, boulevard Saint-Germain Paris. 356 LE PRIX COURANT * * * * 4 4 4 4 4 4 4 4 * * * 4 * * * * 4 * * * * 4 * * * * 4 * La Cie Royale Electrique TORONTO, ONT.MONTREAL, QUE.— Manufacturiers — d'Outillages et d’Appareils d’Electricité Seuls Fabricants su Canada du Systeme4 * * * * * * ll^||^|,! 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mais certaines valeurs ont été assez haut cotées pour qu’elles subissent un moment d’arrêt dans leur ascension ; une inflation ne pourrait que leur être préjudiciable.Une action nouvelle a été mise sur notre marché, celle de la Twin Oity Street Railway Cy.Cette compagnie exploite les lignes électriques de St.Paul et de Minneapolis et jouit d’un privilège perpétuel d’exploitat on.Son capital est de $15,000,000 en actions ordinaires et de $3,000,0u0 en actions préférentielles ; elle a émis des obligations au montant de $11,000,000.En 1897, ses recettes brutes ont été de $1,960,000 et en 1898.jusqu’à fin novembre ses recettes brutes ont été de $1,819,178 et en novembre de $177,620.Mardi, les actions mises sur la liste ont ouvert à 64J et fermé à 65f ; aujourd’hui, eu clôture, elles sont à 67J, vendeurs et à 67, acheteurs, 226 actions vendues à ce prix cet après-midi.Les principales valeurs ont réalisé les prix suivants aux dernières transactions: War Eagle $3.46; Duluth pref.11; Duluth ord.4| ; Payne Mining, $3.30; Montreal Qas, 213; Chars Urbains de Toronto, 113J ; Chars Urbains de Montréal, (nouvelles), 2901 ; (anciennes), 293 ; Dominion Cotton, 110J ; Coloured Cotton, actions, 77J, bons 106 ; Montreal Cotton, 169 : Cable Commercial 292J ; Montreal Telegraph, 176 ; O.^ R , 86J; Richelieu et Ontario, 107*; Royal Electric, 162.COMMERCE Kraver®e maintenant très facile.„Dt ^ u?e rivre à l’autre, devsorte que nr ™arc^and8 viennent en plus grand ore s’approvisionner dans le commerce de gros.Nous sommes informés cependant que les communications ne sont pas partout aisées à la campagne.Ainsi, on bous dit qu’à une trentaine de milles de Montréal, on est contraint de se servir de voitures d’été, de sortequeles transports sont rendus impossibles à une certaine distance où des voitnres d’hi ver sont indispensables.L’approche dn carême se fait sentir dans le commerce d’approvisionnements de bonche, mais modérément et en rapport avec les adoucissements apportés parles autorités ecclésiastiques aux règles habituelles concernant le jeûne.En remerciant Sa Grandeur Monseigneur l’Archevêqne de Montréal d’avoir fait connaître sa décision à ce sujet avant l’époque où le commerce fait ses achats pour le carême nous sommes l’écho de nos lecteurs et certainement aussi du commerce tout entier.La température plus froide dont noos jouissons a été favorable au commerce de détail qui se ressent néanmoins du calme habituel des affaires qui suit les fêtes et se prolonge jusqu’aux derniers jours de la saison rigoureuse.des temps de calme ne sont pas perdus cependant car les marchands s’organisent pour les luttes présentes et fu -tures.D’une part, ce sont les épiciers qui se défendentcontreles pharmaciens; d’un autfe côté c’est tout le commerce de détail qui se ligue pour obtenir de la Législature provinciale la taxe réclamée contre les magasins à départements.Les propriétaires se joignent au mouvement et une campagne sériqnse qui entraînera certainement les commis et les ouvriers se poursuit pour le bien de tous.Inutile de dire que nous sommes de tout cœur avec ceux qui combattent pour l’existence.Nous avons fait pour eux mieux que des vœux platoniques ; nous continuerons, comme par le passé, à leur donner des preuves réelles de notre sympathie et de notre dévouement.Cuir s et peaux—Les prix des cuirs sont fermes ; la tannerie parle toujours de hausser ses prix mais n’en fait rien.La même tactique a été employée l’an de/-, nier avec succès au moment des gros achats dss manufacturiers de 'chaussures et du commeroe de gros.Les tan neurs, au lieu d’obtenir des ordres mor-ce és, enlevaient la commande entière des quantités nécessaires pour les besoins de la saison, ce qui leur permettait de {mieux diriger leurs achats ds matière première et d’organiser leur 358 Lfc] PRIX COURANT Pouvez-vous vous exposer à tenir en stock des marques inconnues de vernis pour les fourneaux (stove polish) dont vos clients n’ont jamais entendu parler, des marques qu’ils ne demandent pas, dont la qualité est inférieure,- ne leur donne pas satisfaction et dont la vente a pour conséquence de jeter du discrédit sur votre magasin V Votre meilleur jugement répond NON! Alors vendez Th e Modem STOVE POLISH.En Pâte, en Pain ou en Liquide Si vous êtes en affaires pour réaliser des bénéfices, vous trouverez votre profit à tenir tous nos articles.J L PRESCOTT & CO., NEW-YORK.$ * . LE PRIX COL’RA NT » travail dans les meilleures conditions possibles.Cette année, les tanneurs suivent la même marche, ils prennent des contrats à longue échéance et garantissent les prix.De gros ordres ont été données par les manufacturiers de chaussures et les négociants en cuirs, dans ces conditions et il est certain qu’ils n’ont pas mal opéré car rien ne fait prévoir une baisse d’ici longtemps.Les peaux vertes sont sans changement à notre liste de prix courants.Celles de bœuf No 1 sont fermes à 9o la lb et on paie parfois 9Jc atfx bouchers.Draperies et nouveautés.— Le commerce de gros a maintenant terminé l’inventaire; il est généralement satisfait des résultats de l’année écoulée.Le chiffre des ventes a été supérieur à la moyenne des quatre ou cinq années précédentes et a laissé des bénéfices plus réels car le nombre des faillites a diminué dans de larges proportions.L’année 1899 a eu un bon début, les ventes sont plus fortes et en n’a pas eu en janvier les pertes habituelles.Les voyageurs sur la route sont satisfaits de l’état des affaires et prévoient une amélioration pour un prochain avenir.Ls commerce de détail à la ville pourrait être meilleur ; le plus gros des achats se fait dans les magasins à départements qui accaparent de plus en plus la clientèle qui peut payer au comptant.Espérons que la taxe proposée sur leB grands bazars aura l’effet voulu et que le marchand do nouveautés retrouvera bientôt son client un moment égaré.Epiceries, vins et liqueurs.— Les sucres jaunes raffinés Creams ont été baissés de lOcpar 100lbs.Nous cotons, à Montréal, les jadnes raffinés de $3.80 & $4 20, au lieu de $fc80 à $4 30.L’écart était trop minime entre les creams à $4 30 et les extra granulés _?blancs à (4.35, c’est là la seule raison qui a amené les raffineurs à baisser leurs prix.Les poivres sont en hausse sur les marchés primaires mais sans changement ici, du moins pour le présent.Les fruits secs sont à prix stationnaires ; cependant nous indiquerons qn’il est offert actuellement, but le marché, des raisins de Valence de la récolte de 1897, très bien conservés aux prix de 2Jc -, à 3c la lb.- La glucose a fait une avancede Je par lb, on la cote suivant emballage de 2fc à 3c lalb.Fer, ferronneries et métaux.— Les clous de broche ont fait une avance de 10c.par 100 lbs.Les fabricants ont pour prix de base $1.95.et on s’attend, comme nous l’avons déjà annoncé, à une hausse jusqu’à $2.00 et peut-être même davantage.Le commerce de gros vend encore aux anciens prix, c’est-à di>-e sur la base de $1.86, grâce à des achats faits avant la première hausse Le fil de fer poli et brûlé, se trouve à peu près dans les mêmes conditions, ceux qui ont du stock acheté au bon moment vendent encore avec un escompte de 37J p.c.mais ceux qui sont obligés d’acheter en fabrique pour remplir les commandes de leurs clients ne peuvent vendre qu’avec un escompte de 30 et 5 p.o.Pour le moment nous ne changeons pas nos listes de prix pour les deux articles ci-dessus.Ou annonce comme presque certain une bau°se sur les boulons.Huiles, peintures et vernis.—L’huile de pétrole canadienne fait une avance de Je par gallon ; elle vaut au gallon 13Jc par quantité d’un char et 14Jo par quart.Poisson—La demande s’est un peu fait sentir, pas assez cependant pour influencer les prix quoique les stocks sur place soient relativement importants.Produits chimiques et drogueries—Une hausse sensible est à signaler sur le sulfate de cuivre ou vitriol que les uns cotent de 6 à 8c et les autres de 6} à 7 J c la lb, tandis que la semaine dernière on l’obtenait depuis 4Jc la lb.Salaisons, saindoux, etc.— Rien de particulier dans le commerce des provisions, qui est tranquille et sans changement de prix.Si votre première annonce ne réassit pas, essayez-en une autre.Une publicité constante Apporte le succès ! ! ! ¦o-y-T-r Comment le monde saurait-il que vous possédez quelque ehose de bon si vous ne le faites pas connaître ?' LIi PRIX COURANT 3«0 FARINE, SON, MOULÉE, GRAINS.Nous invitons ies.BOULANGERS et les MARCHANDS DE GRAINS à venir nous voir.Nos prix les intéresseront certainement.J.B.PELLETIER & CIE, 232 Rue Saint-Paul, Moi tréal.S’occupent également do Grandos Glaces (Plate Glass', Miroirs et Biseautage.^ \»/ \sx \«/ \t/ \«/ \s/ \«/\t/ vs/ six \«/ \s/ \s/ s>/ M/ M/ \«/ M/ \â/ vâ/ \â/ \>/ s>/ \S/ \S/ \*/ M/ \S/ x * * * * * 6flOG(MT H La Grande Popularité des Gfl6fl0 et ite Est due à sa pureté absolue et à.son excellence.Ils devraient se trouver dans toutes les maisons.Chaque épicier du Dominion devrait les avoir en magasin.DÉPÔT DE GROS : 209 rue McGill, - Montréal./ïs /W\ /*\ /«\ /,\ /S\ .Le “WALLA GÂLLA” on Thé de le Croix Bouge Vendu en paquets, à 40c., 50c.et 60c.par livre.Clubhouse (Enregistré) Vendu en Canistres de 2 livres et en bottes de (erblano de 50 et 100 livres.Ce sont les thés les plue choisis qu’il y ait au Canada.Tous les épiciers trouveront leur profit à les vendre.The Empaquetés et mélangés par Cowan, Ramsay Co, Ltd., Toronto./%S /*\ ?SS /*\ /»\ /,\/*\ /*\ /SS /T\ /s\ /SS XCêO ¦ (©y.(US/)) (uS))) ( V©), (v®)y CC®1')) [C(3lvV CC®0) iéSi)) (C®)) (uSi)) tUSi)] (U©)/(fis)); fC®)j (C© Téléphone Bell Main 2461.Boite Poste 62. J* :- ?© ¦S-f N © - -C te ft».^ © ® © «e •s'- h a fl : o : « u o > 3 « o *3 u' -r Jr .j M©t- 0 0©«K-fiC®XHO Hr.W OOOr.HOoWOCOHO O©© 0000o©000°0o0 i=s fi= = - = k : o g \u bS0" QÇ fl © liï3 aftw ©I fl s B °- B «a ÉOOOOiûO^XiOXCOCiOJÎ jOHNiQf'ÎIOOOO^t'NHH ^HrtHHHNOOOOOOOOO .J J ® © © © o © © x © •»* © © © x e* cifi>'XOr- ôz 5 5 = - 2=s : s s « *8 2 a LE PRIX COURANT :S7 «ft^ OOOOOOOOC NCOOCOOO «I o ¦©•O TJ ; :-2 * 5 K-S 2 : : : '™£&2£Z-° ‘ :g)^>8ôfl| :©•* : : ; 5 c_-^3 a a^§ 2^« *5 ® e ©! *•£ J : • OOOOOONOOOOOOOCO i» J1,?oooow^r-^iooîoâoiooâor^oieo «lûOMHO-tOHOiOXOOOOCI OOOOOOOïOOOOOOOOO £3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 3 .© a i91^9 :«& aS-sl-g |5 j^fçsiajs «nil's! ni S d si 3 S S a- So: :î?=üü®fee| g3 «c^mnnnno ou ^COOCO « © ^2 K.O b O O O 0 goOOcO B B B O© OO 6 0OOOO s U CDOiO-^'-f g •S'* MO -© honxo fl«î00t~04 ta fl ^ flx Ps L.fl ÎC t— 0 CD 2 0- r-ir^n m © fl 3 h 5 o, 0) — 0.^.9» 9 >; & 0- rH r-i 9» Socioco ^OOt»NO 3 6 NO ë® igrf C © P gO°op ©OoOO ¦p »« ÎO *0 CO ^ fl i— I k.04 a — ass V' °Ê mCCcooo fl PH 0 0-#» eJ » N © 0 : 0-9» .- 0 1 0.» CNN © fl) *s fl ï J û ë © N h © © a ft fl -ft 05 ® £ ?•• « 3 © ¦ A) H £ m iir si.fl'O-SSo A S S ^ P 3 95raflO o O W û 0- 0- CU ÿ '/3 I s Z rÎN«VlO à o.-.CO Z * - ‘ «s H ^ = .S i" 8 M a> a .© ri -I g” *> * 304 m ©Üî -» — a o 3 a^goZ £ adS»'>“o ^ o oc^ !6 ZS5Z : .g :, ; ¦?tA s 5 Is Z s 0 ïig" 15 « fo S -e 1 = J! a* g K m g -H A •£ 3 o sc *•*35 I c ¦ « rs » ¦> S 1 fl fl c ^5 C I « L 2 s fl O So ~ ‘,TJ • O J N [¦ O ™ S“5g« r-( « CI , © .'J _ mu^jn0,0 1 .rf© © © w : 2*0 btj n-o ** .w O p fl^-tî^ O m a.© c B « Ü 2 I I o p © © CD © o S 5 S ® n J1,0 _ s-î00°s°^s;s « ».s O .TJ .5 ™ ® j P « , 2 ifl> fl ftgft’E o a»i*4)n«i ~ O p fl p p O 3 O 3* - - w 5 o g-* g-o g-o "s m n m a ; t : : : : ; 9 & : : g jj g N N N - 5 • -P OOQOO^ «3 N N © ^N-fOCN 3 *y O 0*0 «.?2 ’¦= «-S ¦a • - * - „ B » s : ! ‘O % .fl © * 3- * - - ^ £ 2 o * - - * © p « 0-0.- A3 OO-fWnOOOOar-iû NOr*Hr-)«aNOOHH S' *0 OOOOOt'-•H ^ûOoON O rt—OOOO f-«Nc:©:*:c~c*H-iffH 00«N0000000-f NOr-nCNr-ÇJClOr WKHHfHNNr-NHOÛ O O t - © ** ¦ ?C |Ss s5i 5*5 .S « g :.i.: Ota -fl «*3 •« .**©• : 08 ON «• t* 2 « " Ç * “•3 2 Cm 2 a og£5g2ü ïS; B fi- : : : : :fi= C4NN045ï«0»» 5X« a |Ss:?lifi 00C O-E-t- ?g : - •* 2 - 2 ta * - ©- .¦'.2 .S : • ; ; ;s • c8 fl , • ® i i|ils i = ^ a ’ *s r: N- © n°° oflJ* -Stj S~ S3 g; = : fl) © fl «P 5 :î3t£_ ;g ¦* a o - SSg= £ = « a 9 £££ £ 6- S S' g o C 0- 0- 2 3 O Û1 W ______: £ g- : hn : ¦» “ — - © * © ; s © © — S5: HS gr ï£ b5 £ SSs £=' SS S £ 5 2a ë: OogjjCB ~ fl p fl P © O M 4» • e* o © 3 «2c a »._ « o H*2f V r r P ,Jg .a: 3 ' w et CD ' Hg'i; .ï“§-3 .° 2m a ' ®o eS oaH rHOÏt'OM'OC.OO fir'î’ï’ï'r'fi': .h!N2î-?hO -^ 04 ^5 P r-t *“« c S* g* % I 2 ® I .- flJ - TJ * ts ï H de potasse 378 LE PRIX COURANT "«V0" BOUCHER & ROFFEY Coin des rues St-Pierre et Notre-Dame, TMéphono Main 1548.MONTREAL.LES fljlOUÏÏlRDES PURES DE hUNN — I II Isont fabriquées avec I des graines choi-1 I sies, toutes W J I lécorces enlevées! 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Së°g3 8§*JS g£ a a §S ¦gom g?g g§ |-= !s-s= gg S Hcn o cdoq • - R fi: - : ï: S := Pi ^ - • ?o £: îc»o S h _¦?» : S » o J» ' «r I ' er : j A » « fl s-f-lS, ssii* « altSjj oao hhiooo J •O ©*5N t- »oitt-HHO :s£|sl|l2ô|g^£ •; ; fi! :: :i:||£ >l:§ :** '•§§£ : ©~© .teStfc “ aO*=£ .?;©£ • - q.»û .zi -ZZ±izi •¦*£ :°- ° o 1 * fl & ax 'rj sS^-sa :a~s© 36 «iiîffi i«g««3.e gfl«s £- l«s'« §^Sagag£gs|«g3 SSÏ.s3^1S *!>««« "< « I S S fc 4fS^5 >¦«: = 5 = = « a (u : 2 zSa Jks*o® _N J O C ‘O 'f'C o’*© OOiQO, J O* Skmn®1 o.* N © ®«COW * o ® © n î.'j(e3l.© ©© o© ©MX© M C* h- -.© O © S Cri © S .© s .- ô"x: ; : o-Zi - S— Z = © - © © • .~ 0 Ç b 3 U .et * * .O , : : o a © .s> ® © 3 O • : ® 2 • o © « c ® o 3t=3 .g E C £ C E .° >: § i.: O 32 S*?C2iC'- O H.o «Wü ccicir.inccficin © © © © ci D Ci M »ft © NO^iO,ff.pH^3 » : S- ÎS C «s o : j SSS!St Is| o o «j » ©XQ OAOOKoooooominoooinociooioiQAooosooc t'X®iO'if^ioœoHCi>r ¦ B:’B''B||BiiBnBiiBMBi|B,iBllBi,BdB'lB|lB|iB''B Stores a îenstres, unis, a dados,.a Garniture de dentelle et a franges Fabriqués a la main The HUGMAN WINDOW SHADE Co.120 et 122, rue William, Montréal, P.Q.Téléphone Main 2771.Ne fonrnit qu'au commerce_ Boite de Poste 649.Demandez échantillons et prix.unnc ÇAVnNS ,|uc les temps sont durs, que l'argent est rare, les crédits longs, là collection nUUu OH "U 110 clifHciie et nous avons marqué nos prix en conséquence.Nos échantillons de -^Chaussures de Printemps sont supérieurs é tous ceux qui les ont précédés, et.nos prix sont plus que raisonnables.Malgréqu« la majorités© plaint du peu de commerce qu’il y s, NniK KINDRON^ ce H }««dd"-*r-< *-r-.HddCO •ÏW HW« o •
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