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Titre :
Le Prix courant : journal du commerce
Journal de commerce de Montréal qui informe sur les affaires et les marchés en général, et sur la construction en particulier.
Éditeur :
  • Montréal :Compagnie de Publication des marchands détailleurs du Canada Limitée,1887-1957
Contenu spécifique :
vendredi 10 février 1899
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Quincaillier
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Le Prix courant : journal du commerce, 1899-02-10, Collections de BAnQ.

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Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Prix Courant Page(s) manquante(s) LE PRIX GOURANT REVUE HEBDOMADAIRE Commerce, Finance, Industrie, Propriété Foncière, Assuranee Publié par Alfred et Henri Liokais, éditeurs-propriétaires, au No 25 rue Saint-Gabriel, Montréal, Téléphone Bell Main 2547, Boite de Poste 917.Abonnements: Montréal et Banliene, $2.00 ; Canada et Etats-Unis, $150 ; France et Union Postale, 15 francs.L'abonnement est considéré comme renouvelé, A moins d'avis contraire au moins.15 jours avant l'expiration, et ne cessera que sur un avi« par écrit* adressé au bureau meme du journal.Il n'est pas donné Balte à an ordre de discontinuer tant que les arrérages et l'année en cours ne sont pas payés.Adresser toutes communications simplement comme suit : LE PRIX COURANT, MONTREAL, Can, Vol.XXIII VENDREDI, 10 FÉVRIER 1899 No 6 COMMERCE, INDUSTRIE, FINANCE Toutes les personnes qui s’intéressent aux choses de la Bourse se rappellent encore lë fameux Krach des cuivres qui a provoqué dans le monde des spéculateurs un certain nombre de suicides et qui a entraîné des ruines sans incalculables.M.Francis Laur, un homme politique en vue doublé d’un financier, jette le cri d’alarme.Il vaut la peine de l’écouter : “ Je vois revenir la chimère qui hanta le cerveau de M.Secretan et faillit en faire an homme de génie et nn milliardaire.Je veux parler de l’accaparement du cuivre dont j’avais prévu un an & l’avance l’avortement tragique.“Oeite fois, ce n’est pins un homipe seul mal appuyé par un grand financier qui tente l’aventure, c’est un trust américain.La chose est plus sérieuse, car là, on aura tout Fafgent qu’il fautât la combinaison Secretan a échoué, on le sait faute de millions nécessaires.” Des avis de Boston confirment qu’une combinaison de capitalistes de New York monopolise la production du cuivre des Etats Unis et a commencé à acheter tous les titres disponibles des Compàgnies cuprifères en vue d’un syndicat.L’affaire sera constituée en compagnie d’ici à deux mois ; le capital sera de 200 à 500 millions de dollars et les cercles financiers de l’étranger seront mis en demeure de participer à la souscription.Les Comqagnies dans cette fusion sont : Calumet, Butte, Boston, Boston et Montana, Anaconda, Montana, Ore, Arcadian, Osceola et Demarack.C’est-à-dire, environ les 3/5 de la production du monde.Le coup semble bien monté, car ce trust monopolisant le marché américain tout entier, pèsera beaucoup plus sur le marché qu’un trust ayant l’ambition d’acoaparer le cuivre du monde entier.*** En effet, dans ce cas, chaque petit producteur se croit en position de faire “ chanter ” le grand trust et demande pour une mine insignifiante des conditions énormes.Peut-on être maître du cours avec les 3-5 delà production du cuivre î Cela est certain.Ce ne sont pas les marchés du Chili et du Japon qui peuvent Lutter^jaans.connater jjue le Japon sera très accessible à une entente.Je vois donc, cette fois, un danger sérieux et avec les emplois toujours croissants du cuivre, je crois à une surélévation du cours de 80 livres et plus comme on l’a vu du temps de M.Secretan.Le remède à cela, c’est de rechercher des mines de cuivre chez nous; il faut pousser partout aux*travaux ayant comme objectif le enivre.Produisons, produisons ! et le grand trust américain ira rejoindre les autres corners et combines.Le papirr sur lequel est imprimé “ Le Prix Courant” est fabriqué par la Canada Paper Co.Montréal. 412 LE PRIX COURANT En 1889, ce sont les “ vieux cuivres,” les vieux métaux qui ont eu raison de la coalition.En 1899, que ce soit le métal neuf qui remporte la victoire ! *** Il va s’établir à Chicoutimi, diton.une nouvelle manufacture pour la fabrication de boîtes, tinettes pour beurre et fromage et boîtes pour le lait conservé.MM.Paradis et Belley sont les promoteurs de cette nouvelle entreprise.Un arrêté royal vient d’être pris _ au sujet de la veute du lait en Belgique;- Il est ainsi conçu : “ Le lait privé d’une partie de sa crème ne pourra, dorénavant, être vendu ou transporté pour la vente que dans des récipients portant, sur tout le contour extérieur, une bande de couleur bleu foncé, de 2 pouces au moins de largeur, se détachant sur un fond blanc ou sur une autre bande de couleur blanche.Ces récipients ne pourront être utilisés pour la vente du lait complet.‘' Les voitures clo-es avec ou sans compartiments pourront également être utilisées pour le transport du lait écrémé en vue de la veute, à condition de porter au-dessus du robinet de débit l’inscription “ lait écrémé,” tracée sur fond blanc en caractères tdeu foncé de cinq centimètres au moins de hauteur et dégagée de toute autre mention.” *** La compagnie Eddy (The E.B.Eddy Co., Hull.Qué.) se propose de construire incessamment une nouvelle manufacture de pulpe.*** Pendant que plusieurs éditeuis de journaux s’agiteut auprès de la Commission Anglo Américaine pour obteuir dans le nouveau tarif douanier l’entrée en franchise de droits des papiers à journaux, afin de pouvoir eux aussi “ se réjouir des avantages que possède le Canada par ses provisions de bois et ses forces motrices,” les partis contraires, parmi lesquels les fabricants de papier, trouvent que ce bonheur ne leur est nullement nécessaire et d’autant moins que beaucoup de ces derniers ayant engagé de grands capitaux dans leurs entreprises, se soucient fort peu de subir la concession des Canadiens qui travaillent à meilleur compte et avec des matières premières moins cher.A 2cts la livre le papier à journal est assez bon marché, dit un fabricant.La Société des Commis-Epiciers a tenu son assemblée annuelle dimau che après-midi à la salle de l’Union St Joseph, rue Ste Catherine, sou la présidence de M.T.J.Waylaud, président sortant.Au début de la séance, le secrétaire donne lecture de son rapport qui fait spécialement mentiou des progrès qu’a faits la société dans le cours de l’année.De brillantes fêtes en ont fait connaître l’importance, et la société occupe aujourd’hui un rang qu’elle n’a jamais occupé dans le passé, .Le trésorier a soumis son rapport qui a été trouvé des plus satisfaisants et adopté.Malgré les dépenses éuormes faites pour l’organisation de démonstrations pendant l’année,il reste en caissejjn surplus de $300.Les deux rapports sont adoptés à l’unanimité et l’on procède ensuite à l’élection des officiers.Deux eau-didats étaient sur les rangs pour la présidence.Ce sont MM.E.Migne-ron et G.N.Robert.Le vote, quoique très contesté, a été très amical, et lorsqàe le nom du vaiuquenr a été proclamé, le candidat défait a été le premier ;i tendre la main à son heureux adversaire.Tous les 412 LE PRIX COURANT autres officiers ont été élus par acclamation.Voici le résultat complet de l’élection : Président, E.Migneron ; 1er viee-président.O.Langlois ; 2e vice-président, J.O.Villeneuve ; secrétaire archiviste, N.Bisson ; assistant secrétaire archiviste, J.C.Marchand ; trésorier, J.Fortier : assistant trésorier, E.Bazinet; secrétaire correspondant, E.Turgeon ; collecteur, J.B A.Poirier ; 1er commissaire ordonnateur, J.Martineau • 2ème commissaire ordonnateur, J, M.Paradis ; visiteur des malades, P.Joly ; aumônier, M.l’abbé Bédard ; médecins conjoints, F.X.Plouffe et G.E.Asselin ; avocat, F.J.Bisaillon, C.R , L’élection terminée, M.Migneron a pris la parole et dans une charmante allocution a remercié ses amis du travail qu’ils s’étaient im posé pour assurer son élection.Il s’est immédiatement concilié les sympathies de ses adversaires en remerciant M.N.Robert et ses amis de la courtoisie qu’ils avaient apportée à la lutte.M.Migneron a promis de consacré toute son énergie à l’avancement et à la prospérité de la société des commis épiciers et il n’y a au eun doute que ses ad versai res d’hier feront tout en leur pouvoir pour seconder ses efforts.Après quelques mots du président sortant de charge, M.Wayland, la séance est levée.Il y a eu cinquante ans le 1er janvier que l’on mit eu usage les premiers timbres-poste français.La Société française de timbrologie vient d’adresser au sous secrétaire d’Etat des postes et télégraphes une intéressante requête pour que cette date importante dans l’histoire économique et administrative de la France ne passe pas inaperçue.Elle propose d'ordonner à cette occasion la réimpression et La mise en vente, pour une période de trois ou six mois, de la série des timbres-poste à l’effigie de la Liberté, émise au cours de l’année 1849 et en février 1850.Le Trésor retirerait de cette réimpression un bénéfice très appréciable, car on fixe au chiffre de 500,000 le nombre de collectionneurs de timbres poste.;*** La Compagnie de Navigation Richelieu et Ontario demandera au parlement fédéral à sa prochaine session un acte modifiant l’acte constitutif de la Compagnie et les actes qui le modifient, comme dit la formule officielle, et lui permettant d’augmenter le capital-actions, de posséder et de construire das hôtels d’éteudre les pouvoirs de la Compagnie d’acquérir et tenir des biens-fonds, etc.*** On vient de procéder en Allema gne à la fabrication de tonneaux dont les fonds et les douves «ont en bois de peu d’épaisseur mais revêtues d’une couche de liège.De cette façon le tonneau perd considérablement de son poids et devient ainsi d’une grande légèreté ; le liège protèg/, en outre, le contenu contre les changements de température, le mauvais goût, ptc.*** Sait on que Cuba, à présent américaine, faillit devenir, sous le règne de Louis-Philippe, une possession française î Voici en quelles circonstances : La reine Christine avait offert à la France de lui vendre ses principales colonies pour combler le déficit de la métropole espagnole.C’est aux Tuileries qu’eurent lieu de mystérieux pourparlers entre M.Campuzano, envoyé d’Espagne, le banquier Aguado, le prince de Talleyrand et Louis-Philippe.Il paraît que le traité proposé 414 LE PRIX COURANT comprenait deux parties : la première, qui cédait Cuba à la France, moyennant trente millions, fut signée sans difficulté.Mais la seconde, relative à Porto-Rico et aux îles Philippines, fit rompre les négociations.L’Espagne demandait dix millions.Louis Philippe eu offrait sept, alléguant que la vente des Philippines pourrait engager la France dans une guerre contre l’Angleterre.L’envoyé espagnol rompit alors les négociations MM.Andrew Allan, Hugh A.Allan, Joseph Ovide Gravel, John Jones McGill et John Brillie ont été incorporés le J février sous le nom de “ The Dominion Oil Cloth Company (à resp.limitée) avec un capital actions de $50,000 divisé en 5C0 actions de $100.La nouvelle Compagnie a acquis le commerce et l’actif de la Dominion Oil Cloth Co et va manufacturer et vendre des prélarts, du linoleum, des tapis de liège, du drap-cuir, du papier huilé et verni, des étoffes et habits imperméables, des tissus caoutchoutés, veloutés, figurés, huilés, coloriés, brochés et enduits^ des burlaps et des bougrans décoratifs ; des peintures, huiles et vernis.Quelques chiffres sur le mouvement maritime de la Grande Bretagne.En ls9S, les ports britanniques ont rei,‘u un tonnage de 34.515,804 tonneaux, contre 34,015,151 tonneaux, eu 1807.Les sorties se sont élevées à 30,302,642 tonneaux contre 39,30S,276 tonneaux.Dans l’ensemble du mouvement, le pavillon anglais a couvert 75 0/0 du tonnage total.Les importations de la Grande-Bretagne ont atteint le chiffre de 410,004,198 livres st.contre 451,028,960 livres en 1897.Les exportations anglaises se trouvent moins bien traitées avec un total de 233,390,792 livres st.contre 234,219,708 liv.st.*** Une succursale de la Merchants Bank of Canada a été ouverte à Markdale, Ont., sous la direction de M.W.A.Burrows.*** La Imperial Bank of Canada a ouvert uue succursale à Listowell, sous la direction de M.Robert Arkell.*** La fortune de la Papauté, placée surtout en bons du Trésor anglais, représente un capital de 250 millions.J Les fonds de la Papauté étaient gérés par le cardinal Manning, fils d’un ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre; ce cardinal fut, jusqu’à sa mort, le conseiller financier de Léon XIII.Quant.au Pape, il n’est pas sans quelque bien.Il possède de grandes terres à Haggerstow, près de Londres, et beaucou p d’immeubles dans les quartiers pauvres de la Cité.Mais c’est un propriétaire doux à ses fermiers et les locataires de ses immeubles, choisis parmi les plus besogneux et les plus méritants, s’étonnent, quand ils n’ont pu acquitter leurs loyers, de ne pas être expulsés de leur domicile.Ils ue savent pas qu’ils doivent cette libéralité à Léon XIII.On annonce que la Canadian Manufacturer Publishing Company de Toronto va, très prochainement commencer la publication d’une édition spéciale de The Canadian Manufacturer, destinée à faire con- LE PRIX COURANT '415 naître à l’étranger, le Canada et ses immenses ressources.Bon succès à notre confrère ! La Commission du Commerce de la Chambre des représentants américains a reçu dernièrement à Washington, les délégués de la Compagnie du nouveau canal de Panama.Ceux-ci ont fait observer qu’en rai-sou des conditions futures du canal et vu le traité entre les Etats-Unis et la Colombie, ils avaient le droit de dire que le canal de Panamaétait un facteur nécessaire dans la solution du problème Us ont nié que la nouvelle Compagnie fût placée sous le contrôle de la France, ou qu’ils aient été influencés par les intérêts des chemins de fer américains.Il s’agit d’une entreprise privée et la Compagnie ne cherche pas l’appui financier des Etats Unis.D’autre part, le Sénat américain a pris en considération le projet de loi du canal de Nicaragua.La lumière électrique en poche ! voilà un rêve que bien des gens ont caressé ; il serait en effet si agréable d’avoir pour entrer chez soi le soir, pour s’éclairer dans une salle, où se trouvent des gaz explosifs, une lampe électrique portative.Certes, dans cette voie, plusieurs tentatives ont déjà été réalisés, don nant plus ou moins de satisfaction, mais toutes sont dépassées maintenant par un appareil en usage aux Etats-Unis.C’est un cylindre de 9 pouces de long, d’tfn peu plus de 1 pouce de diamètre, ressemblant fort à une lunette d’approche repliée.Cette lampe ou mieux cette lauterne, n’a pas de fil conducteur ; elle est combinée de telle façon que l’on peut s’en servir dans les milieux les plus explosifs ; elle contient trois éléments donnant une tension de plus de 3 voltes, et est pourvue d’un réflecteur grossissant.Quand la batterie est épuisée, elle peut être remplacée par une autre batterie.Cette lampe ingénieuse est très utile, le soir dans une bibliothèque, lorsqu’on a des recherches à faire et peut rendre de grands services en bien des circonstances.** La compagnie de chemin de fer du Grand Tronc va considérablement s’outiller cet hiver sous le rapport des wagons pour transporter les marchandises.L’ordre vient d’être donné auï ateliers de la compagnie à la Pointe Saint Charles, pour la construction dans le plus bref délai possible, de cinq cents nouveaux wagons de fret.La compagnie va nécessairement être obligée d’augmenter son personnel d’ouvriers afin d’avoir ses wagons le plus vite possible.Les nouveaux wagons auront une capacité moyenne de 60 tonneaux.*** Le Yukon nous réserve de nouvelles surprises.Le consul McCook de Dawsou City, dans un rapport au département d’Etat à Washington, annonce que l’on vient de découvrir de riches gisements de platine dans la région du Yukon.1 *** On mande de San Francisco, Cal.que l’organisation d'un syndicat ou combine pour l’accaparement du commerce des pruneaux deCalifornie est terminée.Le nouveau syndicat compte contrôler 75 pour cent de la production et dicter ses prix au commerce.Le capital est de $1,000,000.Le nom de ce nouveau combine est: “ Pacific Coast Fruit Association ” avec siège social à San-José, Californie. 41 LK PRIX COU RANI PHARMACIENS vs EPICIERS Un pharmacien qui signe J.W.L.écrit dans La Presse de samedi dernier à propos de l’Acte de Pharmacie et essaie, cela va sans dire, de justifier l’inique monopole dont jouissent les pharmaciens depuis 1890.Nous nous attendions à quelque argument sérieux de la part des pharmaciens au moment même où l’issue de la bataille est imminente et tout ce que nous avons lu des écrits, lettres ou articles, des pharmaciens ou des médecins, n’offre même pas l’attrait de la nouveauté.Ce sont toujours les mêmes redites, les mêmes lieux communs auxquels il a été cent fois répondu.Comme les autres J.W.L.fait jouer la corde de l’intérêt public.Il dit, en effet.Dans toute cette affaire, c’est l’intérêt public qui est principalement en jeu et qu’il importe à tout prix de sauvegarder.E->t-il.en effet, dans l’ordre purement matériel, quelque chose qui puisse être d’un intérêt plus immédiat pour le public que la préparation et la vente des remèdes ?Les garanties que l’on exige pour l’exercice de la médecine se-r ient int fflcaces et illusoires, si le débit des substances employées dans la thérapeutique n’était soumis à aucun contrôle.Pour guérir les malades, les talents et l’expérience du médecin ne suffisent pas ; ii faut encore des remèdes soigneusement préparés, et pour obtenir ce résultat, il faut confier la préparation et le débit des médicaments à des hommes ayant acquis des connaissances spéciales et qui soient munis de diplômes, donnant au public toutes garanties désirables.Mais, où J.W.L.a-t-il vu qu’il est quection d’enlever aux pharmaciens la préparation et la vente des remèdes T Nulle part, saus doute.A quoi doue sert ce petit hors-d’œuvre, sinon à allonger' sa lettre ou à embrouiller la question.En effet, il ajoute sans désemparer : “ Le projet, il est vrai, ne laisse au commerce libre que la vente des médicaments brevetés et des drogues sim-les, mais le médiqament, parce qu’il est revoté, perd-il sa nature, sa qualité de médicament ?Une telle affirmation serait absurdité La vente doit donc en être faite par des personnes compétentes.Les épiciers ont-ils cette compétence ?La vente, par les épiciers, de médicaments brevetés qni n’ont pour la plupart connu, dans leur composition, le contrôle d’ancnn bureau de médecins —que d’ailleurs, ces derniers dédaignent souvent et à bon droit de nrescrire, offre-t-elle les garanties suffisantes ?N’est-elle pas plutôt une source de dangers ponr la santé publique ?Nombreux Bont |les médicaments brevetés qui, contenant des poisons violents, ne doivent être employés qu’avec beaucoup de prudence, dans des cas qni ne sauraient être connus que des médecins et des pharmaciens.L’épicier peut-il distinguer ces cas ?Peut-il dire qae le médicament breveté qn’il vend contient des ingrédients nuisibles ?Evidemment non.Toutes ces choses sont du domaine du pharmacien qui, à l’aide de ses connaissances spéciales, acquises par quatre années d’étndes sérieuses de la chimie, de la matière médicale, etc., est seul compétent en la matière.Vient-il jamais à l’acheteur l’idé# de demander & son épicier le mode d’emploi qu’il faut faire du remède breveté qu’il achète.Il sait fort bien à quoi s’en tenir sur les connaissances de son vendeur à ce sujet.” Non, le médicament breveté, puisqu’il est breveté ne perd pas sa nature de médicament et personne n’a affirmé une pareille absurdité, J.W.L.peut en être certain.Mais ce que tout le monde sait, c’est que bon nombre de pharmaciens, font des imitations de médicaments brevetés et tentent de substituer l’imitation au produit original qui leur est demandé.“ C'est tout aussi bon et ça coûte moins cher,” vous disent-ils en faisant la bouche en cœur Mais ce qn’ils ne disent pas, c’est que la vente des médicaments brevetés permise aux non-pharmaciens, gênerait passablement la vente des imitations sortant de l’officine des pharmaciens.Certains médicaments brevetés LK PRIX COURANT 417 contiennent des poisons violents, c’est possible et même vrai, mais ces poisons sont dosés et le patient qui suit les indications étiquetées sur la bouteille n’a pas d’accident à redouter.Si l’épicier ne peut pas dire à son client si le médicament breveté contient des ingrédients nuisibles, comme question de fait, le pharmacien ne le dit pas davantage à son client ; il se contente de prendre sur la tablette la bouteille ou la boîte demandée et d’en recevoir le prix.Si le client demande le mode d’emploi du médicament, le pharmacien comme l’épicier dit invariablement à sera client : les directions sont sur la bouteille, et s’il eu a le temps et s’il veut faire preuve de savoir, il répète textuellement le mode d’empfOl indiqué sur l’étiquette, et rien de plus.Dans ces conditions, l’épicier ou le premier colporteur venu peut débiter des médicaments brevetés au même titre que le pharmacien.Le pharmacien se targue de ses quatre années d’études.Elles lui sont aussi utiles pour la vente des médicaments brevetés que pour la vente d’une paire de lunettes ou d’une brosse à cheveux.Mais, ajoute notre pharmacien : “ Ce qui est vrai des médicaments brevetés l’est aussi des drogues simples.Vendues sans directions précises, elles sont aussi dangereuses pour la santé publique.” Dangereuses ! la graine de lin, l’huile de foie de morue, la gomme arabique et tant d’autres articles dont les pharmaciens voudraient conserver le monopole t Allons donc! 1 Si parmi les drogues et les produits etiimiques dont le commerce réclame la libre vente, il en est qui peuvent à bon droit passer pour dangereux, tout le monde en con-nait et l’emploi, et l’usage et le ma- niement.Il n’y a donc aucun danger à faire courir à la société en en permettant la vente par d’autres commerçants que les pharmaciens.D’ailleurs n’est-il pas vrai que le vert de Paris et 1 e pourpre de Londres, deux poisons au premier chef peuvent être vendus en toute liberté par les non pharmaciens ?Pourquoi le législateur a-t-il fait exception pour ces deux poisons, sinon pareequ’il n’ignorait pas que chacun sait se servir de ces deux produits vénéneux et peut avec quelque précaution en éviter les dangers ?Pourquoi alors faire exception pour des drogues et des produits chimiques dont chacun sesertetqni n’ont pas les mêmes inconvénients que le vert de Paris ou le pourpre de Londres î C’est ce pourquoi auquel nous aurions voulu que les pharmaciens répondissent.Nous demandons que l’Acte de pharmacie du Canada soit conçu dans un sens aussi libéral que l’Acte de Pharmacie existant en Angleterre, mais nous ne voulons pas des peines sévères que réclame J.W.L.pour ceux qui se livrent à la vente des médicaments brevetés et des drogues.La conclusion de J.W.L., mérite d’être citée : “ Sans une protection efficace et utile, la pharmacie ne peut que péricliter et tomber au ni veau qu’elle occupe dans les pays où elle n’est pas à l’abri d« lois sages.Par exemple, daus '-ertains E ats de l’Union américaine, où les pharmaciens ne sont, lègle généra e, que des buvettes et des débits de tabac, leurs propriétaires étant obligés d’avoir recours à tons les moyens pour pouvoir subsister.Un tel état de choses n’est guère propre à relever le niveau delà science et ne comporte nul avantage pour le public.“Lés amendements projetés sont donc contraires & l’esprit de progrès da siècle; an lieu d’un avancement, ils constituent une rétrogradation ; de ce fait, ils doivent avoir le sort qu’ils mé- 418 LE PRIX COURANT ritent.Dans tons les pays où l’on a amendé la loi snr l’exercice de là pharmacie, on l’a fait toujours poor y ajouter de nouvelles restrictions et la rendre plus sévère.B “ Pourquoi veut-on qu’il en soit autrement, chez nous?N’avons-nou8 pas comme ceux-là des raisons importantes de garder à la pharmacie des privilèges qui sont une sécurité pour le client?”• Nous y voilà donc, c’est la protection du pharmacien, c’est le privilège, le monopole en un mot que les pharmaciens veulent.Ils admettent pour eux la liberté de tout vendre, mais interdisent aux autres commerçants la vente de produits et de médicaments qui ne sont cependant pas l'œuvre de pharmaciens.Avec le monopole dont ils jouissent déjà ils ont ajouté à leur commerce de pharmacie quantité d’articles de toute sorte qu’entre les pharmaciens de la province de Qué bec et ceux de certains Etats de l’Union américaine, il n’y a pas grande différence.Cependant les pharmaciens de Québec ne croient pas que le niveau de la science ait été abaissé parce qu’ils vendent de la parfumerie, des brosses, des éponges, du savon, du papier, des timbres-poste, des lunettes, de la vaisselle, du savou, des bonbons, etc.Nous ne voyons pas, d’autre part, que les amendements projetés à l’acte de Pharmacie soient “ contraires à l’esprit du siècle et qu’au lieu d’un avancement, ils constituent une rétrogradation.Nous iguorions que la vente par les épiciers des médicaments brevetés et des drogues peut retarder les progrès de la civilisation.Nous en demandons bien pardon à J.W.L.mais en Angletei re quand on a amendé l’acte de Pharmacie, loin de lé rendre plus sévère et d’y ajouter de nouvelles restrictions, on en a fait une loi qui consacrait le principe de la liberté commerciale, comme il convenait à un pays libre.Pour l’édification de o’.W.L.et de ses confrères nous ajouterons que bientôt l’Acte de pharmacie existant actuellement en France sera amendé et qu’il le sera dans un sens très libéral.Partout on tend à supprimer les privilèges, les monopoles, c’est-à-dire les abus qui entravent le commerce sans aucun profit pour l’intérêt public.C’est ce que la présente législature fera en amendant l’Acte de Pharmacie qui a été fait à l’avantage d’une poignée de commerçants et au détriment du commerce en général et de la totalité des consommateurs.CHATAIGNE (CH ESN UT) Fruit du Châtaignier, genre de plante delà famille des castauéacées répandu dans l’hémisphère boréal des deux mondes.L’espèce type est un bel arbre forestier, propre aux terrains siliceux ; ses fruits, bien connus sous les noms de châtaignes et marrons, constituent un aliment sain et nutritif, en raison de la grande quantité de fécule qu’ils renferment.Les châ aigniers et marronniers sont surtout cultivés en France, dans la région centrale et en Auvergne, Ces fruits eutrent pour une assez large part dans l’alimeutation des habitants des Cévennes et de la Corse, soit cuits à l’eau, réduits en purée, mélangés avec d'autres aliments, soit enfin sous forme de galette et de pain.L’épicerie vend des châtaignes et marrons en coques et secs.La venie des châtaignes et des marrons n’a lieu que pendant une saison (en hiver), après laquelle ils ne se conservent pas.Les châtaignes et marrons secs, peuvent, au contraire, être débités toute l’année. LE PRIX COURANT 419 L’UNION DES EPICIERS A l’assemblée régulière du 1er décembre de l’Association des Epiciers de Montréal, il avait été décidé, sur proposition de M.Narcisse Lapointe, de diviser la ville en un certain nombre de districts et de nommer, pour chacun d’eux, une délégation de membres de l’Association chargés de recruter de nouveaux adhérents.Les divisions suivantes avec les noms des délégués ont été adoptés : Partie Ouest, de la rue McGill jusqu’aux limites de la ville, entre la rue Ste Catherine et le bord de l’eau : MM.Vital Raby, Narcisse Larfpoiûte, M.De Repentigny, E.W.Farrell et H.Bélisle.Pointe St Charles : MM.P.B.Ménard, J.B.Deschamps, E.Upton, l’échevin Turner et P.O’Brien.District, St Laurent: MM.John Scanlan, John Robertson, M.P.La-verty, C.Authier, H.Poirier, S.Demers et A.S.D Fraser.District Est, entre les rues Sherbrooke, Craig.St Laurent et Amherst: MM.G.Latfeille, J.Jubin-ville, F.O.Boucher et P.Daoust.Rue Amherst, jusqu’aux limites Est de la ville : MM.Joseph Pepin, O Ricard', I.Fillion, A.D.Paquette et D.Véroneau.Nord de la ville, à partir de la rue Sherbrooke, entre les rues St „ Denis et les limites Ouest : MM.J, P.Dixon, J.Lanctôt, A.I.Clément, W.Willison et J.Johnston.Nous sommes heureux de rappeler les noms des délégués car ils ont donné la preuve de leur dévouement aux intérêts de l’Association par un travail sérieux qui a donné des résultats tangibles.En effet, à l’assemblée de jeudi dernier, les délégués ont pu présenter à leurs collègues une liste de 103 nouveaux adhérents ayant payé d’avance leur cotisation.Pareil chiffre a son éloquence et nous adressons nos plus sincères félicitations aux zélés délégués qui n’ont marchandé ni leur temps ni leurs peines pour augmenter la force et la vitalité de l’Association des Epiciers de Montréal.Parmi les nouveaux membres, il en est d’actifs et entreprenants ; ils se dévoueront de tout cœur aux progrès et au développement de l’Association.En entraînant quelques-uns de leurs amis dans ses rangs, ils contribueront à ses succès.L’Association des Epiciers de Montréal a un bon noyau d’adhérents tant au poiut de vue de la quantité que de la qualité de ses membres.Il n’y a pas de raison pour que les épiciers qui ne font pas encore partie de l’Association des Epiciers s’en tienne longtemps éloignés.La cotisation est une bagatelle puisque moyennant le versement de $1.00 les nouveaux adhérents n’auront aucun paiement à faire jusqu’au mois d’octobre prpchain.L’Association fait tout en son pouvoir pour recruter de nouveaux membres dans l’intérêt des épiciers eux-mêmes.C’est aiusi que, pour cette année, elle a abaissé de $2.00 à $1.00 le montant de la cotisation.II n’y a pas un épicier, croyons-nous, qui ne fasse par jour une piastre de profits sur la vente des médicaments brevetés et des produits chimiques que les pharmaciens veulent interdire au commerce d’épiceries.Chaque épicier a donc intérêt à apporter sa part contributive à l’Association des Epiciers de Montréal pour soutenir la lutte contre les pharmaciens.Si tous les épiciers comprenaient bien lenrs intérêts, ce n’est pas 103 nouveaux membres, mais un millier que l’association aurait enregistrés dans sa dernière séance.Si les zélés délégués avaient partout rencontré des gens de bonne volonté, comprenant bien la situa- 4‘JO LE PRIX COURANT tion dans laquelle la corporation doit lutter, la liste que nous publions d’autre part s’allongerait démesurément.La corporation des épiciers de Montr.al doit présenter à l’ennemi un front de bataille serré.Elle a pour elle le bon droit ; sa cause est juste et équitable, mais elle a besoin de parler haut et ferme en présence des agissements des pharmaciens.L’union de tous les épiciers donnera à l’Association la force avec laquelle on brise tous les obstacles, c’est pourquoi nous demandons à nos amis qui n’en font pas encore partie de s’unir, sans tarder davantage, à leurs confrères de l’Association.ANNULATION DES COMMANDES Il arrive quelquefois qu’un marchand de gros ayant reçu une commande d’un de ses clients de campagne est avisé par lettre que la dite commande doit être aanulée.La plupart du temps, celui qui annule ainsi un ordre, le fait sans explication aucune.Si le marchand de gros va au fond des choses, s’il veut avoir le cœur net des motifs qui ont pu causer le retiait de l’ordre, il apprend neuf fois sur dix que le voyageur d’une maison concurrente étant, passé apiès son propre voyageur, le client a commis l’indélicatesse de montrer au voyageur du concurrent les prix convenus avec le premier voyageur.Il est évident qu’un marchand qui aunule une commande dans ces conditions ne peut passer pour un négociant sérieux.Nous comprenons le désir du marchand d’acheter dans les meilleures conditions possibles, c’est-à-dire au plus bas prix du marché, mais pour arriver à ce résultat, pas n’est besoin d’être indélicat.Une commande donnée d’une part et acceptée de l’autre est un contrat qui lie les deux parties : acheteur et vendeur.Il faut un motif bien grave pour en arriver à la résiliation d’un tel contrat et un marchand qui, sans autre raison qu’une légère différence de prix obtenue après coup et par des moyens indélicats, annule un ordre régulièrement donné et accepté, fait un tort réel à sa réputation de commerçant.Nous lui demanderons ce qu’il penserait d’un client qui, ayant acheté un objet chez lui, irait le montrer aux autres marchands de la localité en leur disant le prix qu’il l’a payé et le rapporterait ensuite sous prétexte que son concurrent lui vend le même article à un prix plus bas.Le voyageur qui passe chez un marchand après la venue d’un collègue a tout intérêt lorsqu’il sait les prix faits par ce dernier, à baisser lés siens.En opérant ainsi il laisse au marchand cette impression que la maison qu’il représente vend moins cher que ses concurrents et attire parfois, de cette façon, de nouveaux clients à sa maison.Le voyageur n’est pas à blâmer, car son intérêt et celui de sa maison est de profiter de toutes les occasions et de toutes les circonstances qui peuvent augmenter la clientèle.Mais le marchand n’a pas d’excuse qnand il annule une commande dans les conditions ci-dessus.C’était à lui à rechercher les prix les plue bas auprès des différentes maisons de gros qui vendent les articles dont il a besoin.D’autre part, c’est presque une trahison que de donner à un fournisseur les prix de son concurrent sans le consentement de celui-ci.Un marchand pent dire : j’achète à tel prix ; mais il ne doit pas dire : un tel vend tel article à tel prix ; encore moins doit-il montrer une LE PRIX COURANT 421 liste «le prix ou l.i copie d’uu ordre avec prix.En le faisant, il cause un tort certain à la maison dont il dévoile les prix.Est-ce qu’un voyageur ou un marchand à qui on livre ainsi les secrets d’une maison concurrente ne cherchera pas à en tirer avantage t C’est évident.Quel profit le marchand tire-t-il de son indiscrétion f II aura, c’est possible, une différence de quelques dollars en annulant la première commande, mais il perdra bien davantage moralement.Ses fournisseurs, connaissant ses procédés indélicats, se méfieront de lui et la méfiance n’est pas nn gage de crédit.Respectez donc vos engagements.Une commande signée, nous l’avons dit, est un contrat qui vous lie.Agissez donc en conséquence.Mais si vous voulez obtenir par des procédés honnêtes et véritablement commerciaux les meilleurs prix pour les articles que vous devez acheter, un moyen bien simple est à votre disposition : Envoyez à vos fournisseurs une liste des articles et des quantités dont vous avez besoin et demandez leur leurs prix ; vous passerez alors votre commande à qui vous aura coté le meilleur prix.C’est simple, pratique et commercial.L'Ammaire américain des'journaux dans son édition de déoembre est, comme d’habitude, très précieux aux point de vue des informations qu’il donne sur la circulation des journaux, INSPECTION DES BKUKRKRIE8 ET DES FROMAGERIES Cette semaine, l’Association du beurre et du fromage s’est réunie au Board of Trade.Le but de la réunion était d’obtenir qu’nne délégation de l’Association fût envoyée à Québec pour appuyer auprès du gouvernement pro vincial la demande d’une augmentation de subvention faite par la Société d’industrie' Laitière.M.J.A.Vaillancourt, le nouveau président de cette société, a exposé, dans cette réunion, que la «lemaude d’une augmentation de subvention était justifiée par la nécessité d’avoir un inspecteur compétent pour les beurreries.Il demande que la subvention soit portée au chiffre de $5,000, ce qni permettrait à la Société d’industrie Laitière d’établir-dès la prochaine saison, un service d’inspection ne laissant rien à désirer tant pour le beurre que pour le fromage.- ?L’Association du Beurre et du Fromage a décidé que trois de ses membres, MM.Clément, Wieland et McLagan la représenteraient et se joindraient à la délégation de la Société de l’Industrie Laitière qui se rendra à Québec et dont la demande a tout l’appui de l’Association.Hods sommes assurés que la délégation sera bien accueillie par le gouvernement qui ne peut se désintéresser de l’industrie la plus répandue de notre province.Nous pourrions aussi ajouter la plus florissante, si nous ne savions que beaucoup de progrès restent à accomplir sous le rapport de la qualité des produits.D’ailleurs si nos produits de la laiterie avaient atteint lè degré de perfection exigée sur les marchés d’exportation, la demande d’une subvention plus forte n’aurait pas sa raison d’être. 422 LE PRIX COURANT C’est justement parce qae la Société d’industrie Laitière n’ignore pas les défauts existants qu’elle songe à y porter remède par la création d’un nouveau poste d’inspecteur général et spécial.Le service des inspecteurs de fromageries a donné des résultats que toute la population agricole a pu apprécier et que le gouvernement connaît.Un service d’inspection du beurre serp, également d’un grand secours aux propriétaires et aux patrons des beurreries.Le gouvernement sachant combien son intervention au moyeu de subventions a été utile aux fromageries ne voudra pas refuser son appui aux beurreries qui eu ont grand besoin.Nos exportations de beurre ne sont pas ce qu’elles devraient être et la cause principale provient du défaut de qualité.La majeure partie des crémeries pourrait faire mieux qu'elle ne fait, il faut donc instruire les fabricants.Un ins pecteur spécial qui visite les crémeries et signale les défauts de fabrications et les qualités exigées pour les beurre* d’exportation, est à même de rendre des services réels à notre commerce d’exportation, c’est pourquoi nous avous confiance dans le succès de la démarche conjointe de la Société d’industrie Laitière et de l’Association du beurre et du fromage.M.J.A.Vaillancourt qui est son président pratique et actif a déclaré à l’Association du beurre et du fromage que, cette année, les inspecteurs généraux au lieu d’aller passer quelques jours à l’Ecole de Laiterie de St.Hyacinthe devraient venir à Montréal et s'enquérir à la source même, c’est-à-dire auprès des commerçants et des exportateurs des qualités requises et des défauts à éviter dans la fabrication du beurre et du fromage.L’idée du président de la Société d’industrie Laitière sera bien ac- cueillie partout et on ne tardera pas à en voir les heureux résultats quand les inspecteurs auront visité les fabriques auxquelles ils feront part des instructions que leur auront suggéré leurs entrevues et leurs discussions avec les commerçants.DEFICIT OU TAXES Dans son discours du budgetl’Hon F.G.Marchand rappelle qu’en prenant les rênes du gouvernement le parti libéral avait pour maudat de rétablir “ l’équilibre financier ” de la province par la diminution de la dépense au moyen de l’économie et par l’augmentation du revenu sans l’imposition de nouvelles taxes.L’économie est évidemment nu remède facile à appliquer là où elle est possible et, si nous en croyons le gouvernement, il a réalisé dans le cours de l’année toutes celles qu’il pouvait faire sans nuire à la bonne gestion des affaires.Mais les économies de traitëments, de personnel, etc.ont une limite et si cette limite a été atteinte, il est malaisé de compter sur de nouvelles écoùomies pour équilibrer un budget dont les recettes n’augmentent pas, selon les termes mêmes de l’Hon.M.Marchand, “ proportionnellement à la multiplicité des demandes que le gouvernement reçoit pour les fins de l’éducation, de l’administration de la justice, de l’agriculture et de la colonisation; et cela à cause de l’accroissement du chiffre de la population.” Eu d’autres termes, les revenus restent à peu près stationnaires quand forcément les dépenses doivent être augmentées.C’est à dessein que nous disons doivent être augmentées et que nous ne disons pas augmentent.Les besoins de l’éducation, de l’agriculture et de la colonisation sont grands et bien piètre est le LE PRIX COURANT 423 budget de ces trois services, comparativement à leurs besoins.Cependant, l’éducation, ou mieux l’instruction devrait être partout répandue et ceux qui la donnent mieux rétribués.L’agriculture a besoin d’encouragements, et les industries qui en découlent méritent d’être stimulées.Il s’est fait des progrès sérieux dans le passé, grâce à l’initiative gouvernementale ; il en reste encore de grands à accomplir qui ne peuvent l’être que si le gouvernement vote les sommes nécessaires, c’est à-dire un budget de dépenses suffisant pour réaliser les espérances des classes agricoles.Plus tôt elles le seront et plus tôt aussi nos campagnes connaîtront le bien-être et la prospérité.L’initiative privée ne peut pas tout et le devoir du gouvernement est de lui venir en aide.La colonisation mérite également la sollicitude du gouvernement et toute dépense pour repeupler les centres plus ou moins désertés depuis quelques années et pour peupler les riches parties de la province qui n’ont pas encore été habitées est une dépense utile et nécessaire.Il n’est donc pas étonnant que le discours du budget fasse mention de la multiplicité des demandes pour les fins de l’éducation, de l’agriculture et de la colonisation, puisque ces demandes répondent à une nécessité de temps et de lieu.Une dépense nécessaire ne peut être indéfiniment ajournée, il arrive un moment où forcément il faut y faire face.Actuellement, les revenus, d’après le Trésorier provincial, sont insuffisants pour faire face à ces dépenses nécessaires et puisque le gouvernement ne veut pas créer de taxes nouvelles il pourra rester longtemps dans la même situation.A moins toutefois qu’il ne décide de recoarir aux emprunts.Mais emprunter quand déjà les intérêts et charges de la dette publique enlèvent plus du tiers du revenu de la Province serait empirer le mal dont souffre le Trésor.Il faudrait ajouter aux $1,570,411.54 nécessaires pour acquitter les intérêts et autres déboursés des emprunts antérieurs.Les dépenses augmenteraient sans que les revenus changent, ce qui n’est pas un moyen d’améliorer la situation puisque déjà le budget se solde par un excédent de dépenses sur les recettes.Le Trésorier annonce qu’avec le temps il pourra parvenir à rétablir “ l’équilibre financier.” S’il a déjà réalisé toutes les économies compatibles avec une bonne administration, si les dépenses obligées augmentent par la force même des choses, comment y parviendra-t il sans créer de nouveaux revenus?Or, ces nouveaux revenus ne peuvent provenir que de nouvelles taxes et le gouvernement au pouvoir s’est engagé à s’en passer.Aussi, Pilon.M.Marchand n’ose-t-il trop s’avancer dans ses promesses d’équilibre budgétaire pour l’année 1899-1900.Si même nous prenons les chiffres que nous avons sous les yeux pour réels, nous voyons un déficit de $419,669.01 comme suit : Revenus de toutes provenances, $4,204,899.42.‘ Dépenses : Or linaires et extraordinaires.§4,177,755.97 A compte du capital.446,812.46 4.624,586.43 §419,619.01 En outre, dans les dépenses ne figurent pas les subsides non encore acquis mais qui pourront l’être dans le cours de l’exercice pour construction de chemins de fer.La province est responsable pour $900,000 de ces subsides non encore acquis.Nous ne faisons pas ici le procès du budget établi par l’Hon.M.Marchand.Nous n’avons d’ailietfrs 424 LE PRIX COURANT devant les yeux que le discours du trésorier tel qu’il est publié dans tous les journaux et c’est peu pour -une étude sérieuse du budget.Ce que nous avons voulu établir dans les lignes qui précèdent, c’est que le gouvernement ne peut avec les ressources actuelles faire face aux dépenses auxquelles la Province est tenue.Il a besoin de revenus supplémentaires qu’il ne peut trouver que dans la création de taxes nouvelles et malheureusement il s’est de lui-même fermé la seule porte ouverte par laquelle il eût pu sortir de l’impasse dans laquelle il devra continuer à se débattre.COMMISSION DU HAVRE Les commissaires du havre ont eu, mardi après midi, une séance sous la présidence de M.Robert Mackay, Après la lecture et l’adoption des minutes de la dernière séance, l’on renvoie à une séance ultérieure la considération de la demande du Grand Tronc, pour un octroi de 200 pieds de terrain de plus, à la Pointe du Moulin à Vent, sur les propriétés de la commission du havre.Le secrétaire donne lecture des lettres des honorables J.I.Tarte et D.G.Blair, en réponse à l’invitation qu’ils ont reçue d’assister à la séance de la commission qui aura lieu jeudi, le 9 courant, assemblée dont le Prix Courant a indiqué le but dans le numéro précédent.Les deux ministres déclarent qu’ils feront tout leur possible pour être présents.Le rapport du comité des améliorations est aussi lu et adopté.Ce rapport recommande la nomination de M.W.L.Scott, comme inspecteur du nouveau dragueur que la commission fait actuellement construire aux usines de Carrier et Lainé, à Lévis, à raison de $120 par mois.Le devoir de cet inspecteur sera de veiller à ce que les stipulations du contrat soient fidèlement remplies.Dans ce rapport, M.Kennedy recommande aussi la construction de deux nouveaux chalands.Le secrétaire lit plusieurs lettres des autorités des principales villes des Etats-Unis visitées par la commission du havre, accusant réception des remerciements qui leur ont été votés par les commissaires, à leur avant dernière réunion.M.Kennedy annonce qu’il est à mettre la dernière main à son rapport de la visite des commissaires aux principaux ports américains, ainsi qu’à son rapport annuel, puis la séance est levée.La commission aura une assemblée spéciale, jeudi, à 2 heures p.m., où l’on discutera des questions de la plus haute importance, concernant les améliorations du port de Montréal et notamment l’établissement des voies ferrées sur les quais et d’un élévateur pour les besoins de l’Intercolonial.Pour faire du bon café La première condition est d’avoir de la bonne graine, naturellement, et de la bien rôtir.Mais ceci ne suffit pas.Il faut encore savoir faire le café, et une condition importante est la qualité de l’eau dont on se sert.La meilleure eau est l’eau distillée (non pas bouillie, mais distillée dans l’alambic).Les eaux ordinaires renferment en effet des carbonates qui détruisent une partie dn tannin dn café et altèrent sa saveur.Par la distillation, ces sels sont séparés de l’eau, et restent dans la chaudière ; et voilà pourquoi l’nau distillée est la meilleure pour la confection du oafé.En passant, rappelons que le grain ou la poudre de café ne doit jamais être fardé dans le voisinage de substances odeur forte, comme l’eau-de-vie, l’esprit-de-vin ou de bois, le poivre, les essenoes.Le café en prend le goût et ne le perd plus.Un navire a eu sa oar- f;alson de café perdue parce qu’on avait oint au chargement quelques sacs de poivre.Il ne suffit pas d’enfermer le café en boite, ii faut tenir la boite loin i ou Ibé de la Croix Bouge \ Vendu en paquets, à 40c., 50c.et 60c.par livre.Clubhouse (Enregistré) Vendu en Canistrea de 2 livres et en boites de L£ ferblanc de 50 et 100 livres.Ce sont les thés les F plus choisis qu’il y ait au Canada Tous les (Ç épiciers trouveront leur profit à les vendre.^ The Empaquetés et mélangés par Cowan, Ramsay Co, Ltd,, Toronto.^ if \ /ï\ /Wn \ /Vv /IN /¥n /Vs ^èN ^fN /'ÉN /f\ /IN /fN /IN /V^ /%\ /V\ /f \ Mal de Tête?Essayez le LE TONIQUE FRANÇAIS IDEAL POUR LE CORPS ET LE CERVEAU Depuis 1863.Approuvé par la Faculté de Médecine.Immédiat, Dupable, Efficace, Agréable.568 LE PRIX COURANT 443 46o, et l’huile paille, de nouveau sur le marché, est cotée de 36 à 40c le gallon.Poisson — La demande s’est nn peu améliorée ; bien que les stocks sur place ne paraissent pas trop élevés, les.détenteurs ont baissé leurs prix afin de réaliser au plus tôt ; les rigueurs du carême ont été adoucies cette année, c’est sans doute la raison qui nous fait coter des prix plus bas.Les harengs shore et Cap Breton font $4.65 au baril et $2.60 au } baril.La morue sèche vaut de 3} à 4c la lb, suivant qualité et la morue verte No 1 en quart est cotée 2}c.Les antres poissons restent aux prix indiqués à notre liste.Produits chimiques et drogueries— Bon conrant d’affaires dans ces ligoes.Le crème de tartre est en hausse sur les marchés primaires, ici les prix ne varient pas encore.Salaisons, saindoux, etc.— Affaires tranquilles, pas de changement de prix à notre liste.Revue des Marchés Montréal, 9 février, 1899.GRAINS ET FARINES MARCHES ETRANGERS Le marché de Liverpool était fortement à la baisse d’après les derniers avis reçus.Le blé, option de mars, a baissé de }d à 67s 7}d le matin et, à la clôture on enregistrait une nouvelle baisse de }d.L’option de mai ouvrait à 6s 7}d en baisse dé |d et perdait }d dans le courant de la journée, fermant à 5s 7d.On lit dans le marché français du 21 janvier : “ Les conditions météorologiques ne se sont pas sensiblement modifiées pendant cette semaine ; la température a été exceptionnellement douce, et les plute8ontété abondantes,se prolongeant parfois dorant des journées presque entières.Des inondations ont été, dans plusieurs régions, la conséquence de ce régime d’extrême humiaité.Un froid un peu prolongé est toujours vivement souhaité par les agriculteurs, car la persistance de l’huçoidité commence à inspirer des appréhensions relativement aux semailles d’automne qui se présentaient jusqu’ici sous an bon aspect, mais que l’on redoute de voir jaunir et qui sont de jour en jour plus en butte aux mauvaises herbes et aux déprédations de la vermine.Aujourd’hui pourtant, le temps est seo et la nuit s’annonce comme devant être froide, mais une simple saute de vent suffirait encore pour anéantir cette espérance.Et pourtant; un changement de température serait maintenant nécessaire non seulement pour l’agriculture, mais aussi pour les intérêts de la meunerie, car beaucoup d’usines sont actuellement gênées par les hautes eaux et d’autre part la consommation du pain tarde trop à reprendre son importance normale.” Au début de la semaine les marchés à blé américains étaient faibles et en baisse.A Chicago, de fortes réalisations provoquaient un déclin de le jeudi dernier ; une baisse à peu près égale se firoduisait le lendemain en présence de a faiblesse des marchés étrangers, du peu de demande à l’exportation et de forts chargements dans la République Argentine.Le samedi, même antienne avec de fortes réalisations.Le lundi, leton est meilleur en présence des achats de la meunerie et du découvert, mais le lendemain on reperd pius que l’avance de la veille et il faut arriver à la date d’hier pour retrouver un marché plus ferme.Le blé au comptant a perdu, durant la semaine, 3c à Chicago, fc à Duluth et }c à Détroit.A Chicago, l’option de mai a perdu d’un mercredi à l’autre l}o et celle de juillet }c.On cotait hier, le blé disponible sur les différents marchés des Etats-Unis : Chicago, No 2, rouge.71 New-York, No 2, rouge.83} Duluth, No 1 du Nord.69* Détroit, No 2 rouge.72} Les.principaux marchés de spéculation ont fermé comme suit, à la date d’hier : Mai Juil.Chicago .72} 71} New-York.76} 76} Duluth.’.7J| 72} Détroit.758 73} Voici les prix en clôture sur le marché de Chicago pour chaque jour de la semaine écoulée pour les livraisons futures : Mai Juillet Jeudi.73} 71} Vendredi.73} 71 j Samedi.72} 70} Lundi.72} 70} Mardi.72 70} Mercredi.72} 71} On cotait hier en cloture, sur le marché de Chicago : 444 LE PRIX COURANT pouvez-vous vous exposer à tenir en stock des marques inconnues de vernis pour les fourneaux (stove polish) dont vos clients n’ont jamais entendu parler, des marques qu’ils ne demandent pas, dont la qualité est inférieure, ne leur donne pas satisfaction et dont la vente a pour conséquence de j'-ter du discrédit sur votre magasin ?Votre meilleur jugement répond NON! Alors vendez Ënameliite The Modem STOVE POLISH.En Pâte, en Pain ou en Liquide Si vous êtes en affaires pour réaliser des bénéfices, vous trouverez votre profit à tenir tous nos articles.J L PRESCOTT & CO., NEW-YORK.V©/! V®)) V©!/ V®)) vOv ((©)/ ((@)i \@)j ((©)) ((©)) ((©)) ((®)) ((©)) ((©)) ((©)) ((©)) ((©)) ((©)) ((©)) ((©J) ((©)) ((©J) ((©) J ft©)) f(@) j ((© Téléphone Bell Main 2461.Boite Poste 62.dp (U) N.F.BEDARD MARCHAND ET COMMISSIONNAIRE EN BEURRE, FROMAGE, ŒUFS, Etc.ET NEGOCIANT DE Foupn tupes et Matériaux poup les Fromageries et Beurreries BOIS DE BOITE A FROMAGE, PROVENAIT DES MEILLEURS MOULISS D OSTARIO.Couvions spéciales pour quan'ités d'un char ou plus livrées dans toutes les parties de la province.SANS RIVALE Ganistre EMPIRE.STATE,, PRIX MODÉRÉS ET CONDITIO! N.F.BEDARD, 32=34 rue Foundling, Montreal AU CANADA.PRIX MODÉRÉS ET CONDITIONS FACILES.dp (p dH -ac ; les betteraves de 20 à 25n le panier; les oignons du pays de $21)0 à $2 50 le quart ; et les patates sucrées de $3 0J à $4.00 le quart.Les pommes de terre se vendent suivant quantités 65 à 70c le sacde90lbs.et de 68 à 60c en lots de char, suivant qualité.E» primeurs des Etats-Unis, on cote: céleri de Californie de 65 à 70c la doz : de paquets ; fèves vertes $4.50 la boite ; épinards.$3 50 le quart; concombres, $2.40 la doz ; tomates, $6.00 la caisse et cresson 90c la doz de paqu ts.On offre en gros des champignons du Haut-Canada et de la Côte' des Neiges, de 75 à 80c la lb et qui se détaillent à $1.00.FRUITS VERTS Lbb atocas valent de$6 à $7.60 le baril; 1 les bananes ont renchéri, nous l-s cotons de $2.25 à $2.75.Les raisins de Malaga ont avancé et valent de $7 00 à $8.50 le baril ; ils sont très rares sur le marché.Les oranges de Valence ont baissé de 25 à 50c par caisse ; celles de Messine ont disparu du marché .Les citrons de Messine sont à prix 1 plus durs, nous les cotons de $2.00 à $2 50.VOLAILLES ET GIBIER.La demande est assez bonne, spécialement pour les dindes et 1rs poulets frais.Les arrivages de gibier diminuent, la vente des perdrix et des lièvres devant cesser le 15 de ce mois et la chasse en étant prohibée à partir du 1er courant.On cote : perdrix No 1, 60c et No 2 de de 35 à 40c la paire ; lièvres, de 10 à 15c la paire; dindes non gelées, de 10à 10Jo la lb et gelées de 9 à 10c ; poulets, de 7 à 8c ; canards, de 7 à 9c, et oies de4 à 6c.PORCS ABATTUS En lots de chars les gros porcs valent de $5.00 à $6 05 ies 100 lbs ; et par lots de détail, on vend les gros de $5.16 à $6 25 et les petits de $5 25 à $5.60 ; les arrivages sont modérés.FOIN PRESSE ET FOURRAGES Les arrivages de la semaine dernière ont été 400 chars de foin et 18 chars de paille et 161 chars pour l’exportation.La semaine correspondante l’an dernier, 281 chars de foin et 30 chars de paille et 19 chars pour l’exportation.Nous ne changeons pas nos cotations pour le foin, mais il y a un peu de détente dans les prix, par suite des forts arrivages et une demande tranquille.Gela s’applique à toutes les qualités de foin.Le stock disponible s’est quelque peu accumulé depuis notre dernier rapport.La paille de seigle est soutenue.Nous cotons : Grosses baltes: \Petiles balles.Foin, choix $12.50 à $13.00-1 $12 00 à $12.50 - No 1 11.00 à 12.00 10 00 à 11 00 — 2 9.00 à 10 (0 9.00 à 10 00 — 3 6.9O à 8.00 6.00 à 8.00 — mél.de trèfle.7.00 à 8.00 7.00 à 8.00 — trèfle.6.00 Paille de seigle, long.8.00 à 8.50 seigle mêlée 7.00 à 8.00 7.00 à 8 00 — d’avoine 6 50 à 7.00 6.50 à 7.00 Sur le marché de Montréal les prix sont aisés, sauf pour le foin de choix qui tient généralement son prix.Il se fait un bon courant d’affaires à l’« xportation au point de vue de la quantité, mais il y a peu de profits à récolter.“ Nous cotons : Foin pressé No 1, la tonne .0 50 à 7 50 do do No 2 do .5 50 à 6 00 Paille d’avoine do .3 5» à 4 où Monlée.extra la tonne 00 à 20 00 Grn blanr do 00 à 18 00 do No 2, do .16 00 à 17 00 Son (Manitoba) do 00 à 16 00 do an char (Ontario) 00 à 00 00 Blé-d’inde jaune monln 00 à 00 00 Et an char : Foin pressé No 1 à choix .5 50 à 6 50 do do No 2 ., 50 à 5 00 do mél.de trèfle .4 00 à 4 50 Paille d’avoine .2 50 à S 50 452 LE PRIX COURANT LE.ET LE CACAO CHOCOLAT DE FRY -250 Médailles d’Or et Diplômes.D.Masson & Cie., Agents, Montreal.on A IUP nr oniriinr Blé Manitoba, Blé Russie, Avoine Banner, Merveilleuse, lin A N N ||r \ r M P 11 11P Manitoba.Sen.Orge Sarrasin, Pois, Blé d'Inde à silos, UlinillU wtHItllUl» Lentilles.Graine du MU canadinrnc et américaine, Graine de Trèfle rouge, blanc, alsike, Mammoth, Vermont.Plâtres terre.Fngrals chimiques, (le pins hautement recommandé).Assomment des plus complets.____ Spécialité pour Cercles Agricoles.JT.B.REXAUD & O XXI, Négociants en gros.Farines, Provisions, Etc.126 - 140, rue St-Paul, QUEBEC .596.RUE ST-PAUL, MONTREAL.Achète le Beurre, le Fromage, les Œufs et les Provisions Générales.ENTREPOT FRIGORIFIQUE SUPERIEUREMENT INSTALLE.Kent La Farine Hongroise de Kent est la farine la plus blanche qui soit sur le marché, si l’on considère sa force.Farine Forte à Boulanger de Leitch Bros, est reconnue w • i d comme la meilleure.Ou fabrique àn délicieux pain blanc I AI T m élan géant ces deux sortes,“tintes deux se valent à * peu près.Prix cotés, livrable dans n’importe quelle localité, fournies sur demande, chars assortis une spécialité, adressé à JOHN WILKINS, Agent de Meunerie, 44 rue St-Jean.Montréal.Nous sommes acheteurs de toutes sortes de Grains aux prix les plus hauts du marché, quelque soit la quantité dont vous disposiez.Nous faisons un grand commerce d’exportation : faites-nous vos offres.MICHAUD FRERES & CIE CHAMBRE 202, BOARD OF TRADE.38, rue St-Sacrement, MONTREAL LE PRIX COURANT 453 Distinction méritée Il n’est guère de oaD&diena qui n’aient entendu parler de leur compatriote Joseph Ledonx, de Dawaon, un des pionniers du Yukon.Les Américains ont fait de Joseph Le-doux, Joseph Ladue, ce qui ne les a pas empêchés de le choisir comme président et gérant général d’une compagnie de mines connue sous le nom de “ The Joseph Ladue Gold Mining and Development Oo.of Yukon.” Oette compagnie, au capital de $5,000,000, compte parmi ses directeurs des hommes éminents, comme l’Hon.ChaunceyJ M.Depew, M.Eli A.'Gage, l’Hon.Thomas L.James, etc.Nous apprenons avec plaisir que cette Compagnie qui compte au Canada un grand nombre d’actionnaires vient de choisir un nouveau directeur canadien résidant à Montréal.Le choix *de la Compagnie s’est arrêté sur M.L E.Geoffrion, de la maison L.Ohaput, fils & Cie.• Nous le prions d’accepter nos sincères félicitations pour une pareille nomination qui lui fait le plus grand honneur et que lui ont value ses qualités d’homme d’affaires.£ Pour les plantes d’appartement Les plantes d’appartenant coûtant fort cher, il est naturel qu’on tâche de les conserver le plus possible, en leur donnant de la vigueur.On obtiendra ce résultat en déposant, de temps en temps, au pied de ces plantes, UDe pincée d’un mélange formé de deux parttes de salpêtre et d’unq partie de superphosphate de chaux, puis en arrosant légèrement.Les plantes feuillues se trouveront particulièrement bien de ce régal chimique.__________ Pour garder les fleurs fraîches Asperger légèrement le bouquet avec de l’eau fraîche, puis le mettre dans un vase contenant de l’eau de savon.On retire chaque matin, le bouquet de cette eau, et ou le met en Liais, sa tige entrant d’abord, dans de l’eau pure ; on l’y tient pendant deux minutes, on le retire et on l’asperge encore avec de l’eau pure, puis on le replace dans de l’eau de savon, qu’on aura soin de changer tous les trois jours.Soignés ainsi, les bouquets peuvent se conserver frais pendant plus d’un mois.NOTÉS SPECIALES MM.LeTourneux, Fils & Oo, infirment leurs clients de la campagne qu’l Is recevront prochainement la visite de leur voyageur, et les prient d’attendre son passage avant de donner leurs ordres ailleurs.La maison L.H.Hébert rue Saint-Paul 297 et 299, vient de recevoir ses outils de jardinage et de culture de la ferme.Grand assortiment de Faulx, Fourches, Rateaux, Grattes, etc.Demandez la liste des prix.La maison Hector Lamontagne & Oie 304 rue St Paul a installé uu département spécial pour les réparations des valises, sacs, malles pour voyageurs etc.Le travail se fait rapidement, les prix par conséquent, ne sont pas élevés.On prend à domicile les articles à réparer et on les délivre réparés à domicile, sans aucun frais supplémentaire.La vogue des tabacs à cigarettes “ Le Caporal ” et “ Count Dufferin ” s’explique facilement par le soin énorme apporté à leur choix, à leur préparation et à leur fabrication par la maison B.Houde & Oie de Québec, médaillée aux différentes expositions et qui fait le plus grand commerce du Canada en fait de tabacs coupés.Les voyageurs de MM.A Racine & Oo marchands de marchandises sèches, sont sur la route avec une collection complète et splendide des articles de nouveautés et de marchandises de vente courante pour la saison du printemps.Les marchands de la campagne ont Intérêt à attendre la visite des voyageurs de cette maison avant de placer leurs ordres.Si vous êtes un de ces hommes facilement satisfaits, parfaitement contents, ayant une foi absolue dans les traditions du bon vieux tempa^vous u’avcz pas besoin de finir la lecture de cette petite note, donnez votre attention à quelqu’ antres parties du journal.Parceque cette note a trait au thé moderne, Salada ” le thé de Ceylan.Le thé absolument pur, le thé qui est préparé proprement et cultivé dans le sol le plus riche du monde, l’Ile de Ceylan.Les personnes qui sont dans le mouvement en font un usage constant parcequ’il est hygiénique et d’une saveur incomparable. 454 LE PRIX COURANT Le système de blutage “ Girator ” adopté récemment par la Kent Mill Oo de Chatham et dont nous avons parlé dans notre dernier ¦ numéro est tout nouveau au Canada.Il est considéré parles experts comme de beaucoup supérieur aux systèmes ordiDaires généralement en usage en ce moment, dans la relation des rouleaux au procédé de mouture à la mehle La farine fabriquée par le système “ Girator ” est plus forte, et lorsque l’on moud du blé rouge d’hiver comme c’est le cas à Chatham, il faut peu de blé dur du printemps, si tant est qu’il en faille, pour rendre la farine égale et, sous certains rapports, supérieure pour la fabrication du pain, à la farine forte à boulanger.La farine patente hongroise de Kent a r* çu la seule médaille d’or (pour la farine) décernée à l’Exposition de Chicago en 1893.La valeur actuelle de la *¦ Kent ” est à peu près la même que la meilleure farine forte à boulanger.Toutes les demandes recevront notre meilleure attention, et des cotations seront envoyées pour chars complets de farine ou pour chars assortis de farine, son, gru, farine d’avoine, farine de blé d’Inde, fèves etc-, délivrés à n’importe qu’elle station de chemin de fer dans les provinces de Québec, du Nouveau Brunswick ou de la Nouvelle.Ecosse par M.John Wi kins, agent des meuniers, 44 rue St-Jean, Montréal.Les éditeurs de journaux qui déclinent, lorsqu'ils en sont requis, de donner un état certifié de leur circulation, n'ont à blâmer personne qu’eux-mêmes, si le chiffre de tirage qui leur est accordé ne lefur donne pas satisfaction.De tous les journaux de eommerce de la Province de Québec, LE PRIX COURANT est LE SEUL qui donne les chiffres de sa circulation.IMPRIMERIE- RELUIRE.JOBI JOB1 100,000 TETES DE COMPTES A Imprimées pur lot do 5000, $1.00 du IOOO, D’ICI AU 1ER MARS C.A.MARCHAND, Tel.Bell main 2U35.“ Marchand 9G8.38, cote St-Lambert F.E.JODERY& CO.Marchands a Commission — POl/R LA VKNTK DK — Beurre, Fromage, Œufs, Volailles et tous autres Produits de la Ferme.Nous vendons seulement a commission et agis sons pour le compte de nus clients comme s’il sa gissait de la vente de nos propres marc^ indises, rendons un compte tidele de nos ventes.Grande experience.Localité centrale.Références : Merchants’ Bank of Canada, Montreal.8 et 10 RUE LEMOINE MON TREAL.AUX MARCHANDS DE CHAUSSURES Nous avons en mains, environ $4,000 de chaussures qu’il nous faut disposer de suite, ETANT OBLIGE de livrer le magasin pom le commencement d'avril.Nous avons aussi quantité dt machineries à vendre, tels que Naumkeag Machine, Brester Scourer.Moulin à Cheviller.Moulin à Sabler, Brosse électrique, Dies, Eormes, et quantité d’autres petits outils.Le tout pour être vendu à sacrifice.J.C.HEIOND & Cie 1483, puc Notre-Dame LE PRIX Col'RANT 455 Chronique de Québec Mercredi, 8 février 1899.Qui l’emportera dans ce duel engagé entre les pharmaciens et les épiciers devant la législature de Québec ?C’est difficile à prévoir jusqu’à présent, les uns et les autres ayant des protecteurs nombreux et puissants parmi la députation.Les deux partis m-ttent dans la discussion, en chambre et au dehors, un acharnement qui dépasse souvent les bornes raisonnables, et qui démontre qu’outre l’intérêt public il y a enjeu de fortes influences, de côté et d’autre, soit pour restreindre soit pour étendre le commerce des drogues et médecines brevetées, Les épiciers ont pour eux la généralité des consommateurs, le bon sens populaire, et, pardessus tout l’inévitable nécessité qui, ne pouvant assurer les bienfaits d’un établissement pharmaceutique, à chaque village de chaque municipalité de la province, forcera les marchands ou à s’abstenir de vendre ces médecines où à les vendre en contravention à la loi.A Québ-ic où se livre ce combat d’intérêts contradictoires, l’opinion publique paraît être favorable aux épiciers.Nous n’avons pas besoin d’ajouter que des intrigues puissantes sont mises en œuvre dans les sphères politiques pour en arriver à une solution.Mais c’est de la chronique commerciale qu’il nou- faut faire ; nous ne nous aventurons pas ailleurs.' Semaine de grand calme dans les nouveautés et dans l’épicerie en gros.Le détail se seut peu de la du du Carnaval mais est généralement tranquille.Les nouveaux adoucissements apportés à la loi du carême par les autorités religieuses ont eu leurs influences en faisant fléchir un peu les prix du poisson.Un changement assez important à signaler dans le commerce des huiles de charbon : On nous informe que depuis quelque temps il a été établi comme règle générale, que les barils vides ne seraient plus chargés au compte à $1 00 et retournables, mais que le prix actuel de l’huile de charbon inclut le quart gratis, et le vendeur paiera 40 contins pour chaque quart vide retourné.C’est un changement qui rend plus facile4|je crois, les échanges entre les marchands détailleurs et ceux du gros.Suc res: Jaunes $3 75 à $4.25 les cent livres ; Extra ground, 6$ à 6Jc ; Granulé, $4.35 à $4.60; Paris lump, 6J à 6fcc.Sirops : Barbades pur, tonne, 33 à 35c ; tierce 36 à 38c.Conserves en boites : Saumon, $1.45 à $1.60 ; homard, $2.50 ; tomates, 95c à $1.00 ; blé-d’inde, 86c à 90c; pois, 90c à $1 00.Beurre : Frais 14 à 15c ; Marchand 12o à 13c; de Beurrerie, 18 à 20c.Huile de charbon: 16jc quart compris, 20Jc i our huile astrale do Allumettes: Dominion, $2 25 à $2 60 ; Raisins : Valence, 5c à 8c ; *• Sultana,” 6C à 10c ; Californie, 7c à 8c; “ C.Cluster,” $2 20 ; lmp.Cabinet, $2.00.Pruneaux de Californie, 8$ à 10’.Tabac Canadien : En feuilles, 9 à 12 ’, ; Walker “ Wrappers,” 17c; Kentucky, 16c et le White Budy, 15 à 17c.FARINES, GRAINS ET PROVISIONS Farines (en poches) : Fine $1 30 à $1.50; euperflne, $160; Extra, $170; Patent, $1.80 à $1.65 ; S.Roller.$1.76 à $1,80 ; Forte à levain, $2.10 à $2 16 Grains : Avoine (par 34 ibs) Ontario, 40c ; Province, 33$ à 34c ; Orge, 50c ; Son, 80c ; Gruau,$2 00 à $2.10 ; Blé d’inde, 50 à 52e ; Pois, 90e; èves, $1.10 Sel: En magasin, 40c; tin, $ de sac, 32c ; gros sac, $1.15.Lard : Short Cut, $16."0 ; Clear $16.50 ; Saindoux pur, en seaux, $1.65 à $1.85 ; Composé, $1.20 à $1.4ü ; en chaudière, $1.15 à $120.Poissons : Morue salée, $1.65 à $6 50 ; saumon, $15 60 à $17.0; harengs, $4 50 à $5 00 ; anguilles, $3.75 à 4 00.L’état général du commerce d’après les renseignements puisés ch* z les gérants de banques, acc use une situation financière solide et de uatur à inspirer confl ince.Les quelques petites faillites qui se produisent à la ville ou à la campagne n’ont aucune portée sérieuse sur le crédit de nos maisons d’affair s.Ce sont pour la plupart, des accidents prévus.Ce qui paraîtrait être plus grave, c’est la demande de liquidation récemment faite par des manufacturiers de chaussures à une compagnie incorporée par lettres patentes pour faire le commerce de la chaussure.’ Les détails manquent encore.Nous nous refusons à croire, toutefois, ce qui se chuchotte Un peu partout.Quant à la condition des affaires dans -le commerce et la manufacture de chaussures, des gens se plaisent à répéter que le travail y est encore assez rare dans plusieurs établissements et qu’un grand nombre d’ouvriers sont inoccupés.Nous savons personnellement, de notre côté, que certaines fabriques ont des commandas en abondance et qu’il leur est même difficile de les remplir toutes.Nous saurons mieux à quoi nous en tenir sur tous ces racontars dans qnelq ues jours.L.D. LE PRIX COURANT 45(> .Hotel.Jacques • Cartier J.B.BUREAU & CIE, PROPRIETAIRES Place Jacques-Cartier, ¦ Montreal Al' CENTRE DES AFFAIRES , Lunch Extra pour hommes d’affaires et hommes de professions.Cuisine Supérieure.Service rapide et soigné.Les primeurs de la saison.CHAMBRES SPACIEUSES BIEN ECLAIREES HT BIEN CHAUFFEES.PRIX RAISONNABLES.FARINES, GRAINS, MOULÉE rb- Provisions générales de toutes ™ sortes, aux plus bas prix du marché.Demandez nos Prix avant d'acheter.CHS.LACAILLE&CIE Epiciers en Gros IMPORTATEURS DE Mélasses, Sirops, Fruits Sees, Thés, Vins, Liqueurs, Sucres, Etc., Etc.Spécialité de Vins de lease de Sicile et Tarragtme.G.G.GAUCHER MARCHAND DE PROVISIONS EN OROS S3 et 85.rue des Commissaires, et 22, Place Jacques-Cartier, Montréal (Si 329 rue St-Paul et 14 rue St-Dizier MONTREAL Ouel bon marché ! />?Combien sont exquises les PORK & BEANS A LA SAUCE TOMATE, Marque de Clark La Compagnie JOHN L.CASSIDY, Limitée importateurs de Porcelaines, Faïences, Cristaux, Argenterie, Coutellerie, Articles d’Eclairage, Etc., Etc.339 et 341 Rue St-Paul, Montréal. LE PRIX COURANT 467 • _j - SB g Z* “ ¦ o — S= « - m3 al 3 «O.le 5^ S'3 £8.S® “i g| SI O, es B *¦ a *• *» ü » 3 BV g O ° O ftft ” ° .O- = £ fl &2 • - e 5 » 0 ogftjâ e8b "S JioM - ® o g a 2~ o g® |Sfv.§ 2 ?« A O* d a) ÎZ -r 0 « © s *• W §S o 11 ¦o S «S a -cg,a-?c ® gïS'gâ 2-£sS ; » s 0 ?0-*«Sï ¦J—® ft £5«t S 3oiï 1 5^5* i= ¦S ô®-* .0 c0 a 3 ® M ® B ® m © -^ÇD^ ©“£ s l.— 3 £ 3 b 3-S © ca 3^0 ‘ 5x“ ^ïa 0.0 °5 «©-tS P fi S 040 © fl : o S"0 ® 0! fl *3 ® 3 ¦O 2 fl TJ ® ® P ® ® TJ-flTJTJTJ- 3oon:— ooc5î: ._I 3 „ „ ?» fl o'* -5 ai.g * ta • fl * Q.' a®22 : Hîfl ¦ £- B ® ® .*'• û.©- >•* ’8Ilrsl I * «oo©©©©©©©©© K gOOONOOOOO'OCD CrtXNiOt'KOOOOiOTjiri© G ' hhhh P O JOOOÛIOOOOOOO , Et^04iOXC4X©00©0 "’“QhhhOhhOOOOO g ! : '.ææà n « • i a — fl >GOo O © • •S «£ •'J'j'-œœg : ^ il is g s I- ¦a «B- :S- - o O ES « "a'-seT* « |SS8 S si* « a£ o i5-®® £: 1*8 i a2i.- © «fl©0 § =1|§" ' 5 Il| W«PhPh W www :cooooo©©© "oOOOiflO Tf TfOtt-© ^ J »0®©©©OtT«M©^©»0©0©© t'OiûOchOOOOOot'OOoio TT 34 »û © *C « © © © © O © TJI 0 o X *û JP t-o 0©0©^«0©©00®©©00 NOOOOOoOOOlûooOo : : IS©^^ *• *• .— 3 ^ & • 2 c?-sel ¦" *î* rH »H g »Zfl üfl.•» © 25 s = = Bs = 5 = = 11 ^T CD tT Tf r-*> w © © ü1e • Œ fi K E-* i5 o o o «a s ; ® *>»«, -B Soi* : c c ® o -o - :q~ .© : So E -® •a © M 3 o 8 ga 85 2 g-g g.iEI 3“£=gS © * ZZs^Z ® B B C a, a ¦“* O £ = S > o- J= t ir s « S a ® M °££ p en © A U 9} On eS *S5: : 3 c •** 2 ® £ E .£ t; 3 £ n 2 2 -«-O; .œ B-° 0.5 SsSïItàiS -H 3 t* t- J* © — C 3 3 S >iocn5' 04 rN C © = s Ift © © © © - 01 X T* IC © ^ coWificcc:cc Of-«©©OOi—t©OC.O'CÏO H 0 N _ , rH r-« N Oï (N ff» a 0©©o c © o .04 © ©^ Q Î004 rif-•d O© ©O 2 S©, © © o © O- 3 : £ :2 *5 4* *3 •© I© •© ; : g ;04 ;« «s Joseph Lefebvre.Quebec—Le lot 1220 situé rue Ste Hélène avec bâtisses.Vente le 17 février à 10 h.a.m.au bureau du shérif.DISTRICT DE 8T-HYACINTHE John Moody vu James Moody et N.Hayes.Sb Mathias — Les lots 126 et 126, avec bâtisses.Vente le 16 février, à 1 h.p.m., à la porte de l’église paroissiale.Pour faire de la colle de riz.On délaie à l’eau froide de la farine de riz, et on la fait cuire sur un fju doux jusqu’à ce qu’elle soit prise.Cette colle est d’uu beau blanc, et devient presque transparente eu sè-ohant.Sa force est telle que les papiers collés par son moyen se déchirent plutôt que de se détacher.Pour guérir les brûlures.Appliquez sur la brûlure, aussitôt que possible, une compresse imprégnée d*aeido pierique.—La douleur d^abord disparait c>mme par enchantement.Ensuite la plaie se cicatrise très vite, et cela sans ampoules.La peau, il est vrai, sera teinte en jaune, mais en quelques jours on fait disparaître cette coloration par des lavages à l’eau boriquée.Imperméabilisation des chaussures.Plusieurs abonnés nous ayant demandé un complément de renseignements au sujet d’un article paru dernièrement, nous profitons de l’occasion fiour rééditer one recette destibée à ’imperméabilisation de là chaussure au moyen d’une dissolution de paraffine.Prendre 100 grammes de paraffine et la faire dissoudre dans un litre de benzine.C’est avec cette dissolution que l’on enduit la chaussure et principalement les coutures de la semelle.La Construction Contrats donnés Chez W.E.Doran, architecte, rue'St Jacques.No 180, une bâtisse avenue Columbia, Westmount, à 2 étages, formant un logement.Maçonnerie, John Quinlan.Charpente et menuiserie, Beckham & Scott.Couverture, G.W.Reid.Plombage, The.O’Connell.Chauffage, do Brique, Alfred Gauthier.Enduits, Knott & Gardner.Peinture et vitrerie, G.O.Smith.Electricité, O.W.Dutton.Chez le môme architecte, une bâtisse rue de la Montagne à un Stage, formant un logement.Maçonnerie, Payette & Labelle.Charpente et menuiserie, J.B.Grat-ton.Plomhage, T.Christy.Chauffage, do Brique, John Sheehan.Enduits, J.E.Lefebvre.Peinture et vitrerie.C O’Brien.Propriétaire, Patrick Wright.NOTES M.Joseph Forget Dépatie, architecte, prépare les plans et devis pour les réparations à faire à un bloc de maisons sur la rue des Seigneurs et dont M.D.Guilbaulü est propriétaire.M.Joseph Venue a demandé des sou-miiminna pmir l’agrandissement de l’église de St Louis du Mile-End.Pour vérifier le vinaigre.Le vinaigre n’est que trop souvent falsifié avec de l’acide sulfurique au détriment de l’estomao du consommateur.Pour reconnaître cette falsification, voici le moyen que l’on recommande.On verse quelques cuillerées du vinaigre soupçonné dans une assiette eu porcelaine, et l’on y met tremper quelques bandelettes de papier àflltrer blanc, puis on pose l’assiette sur un poêle et on laisse l’évaporation se produire.Y a-t-il de l’acide sulfurique dans le vinaigre, le papier noiroitet se charbon-ne.Mais si le vinaigre est pur, le papier reste blanc.L’épreuve est aussi infaillible que facile à pratiquer.- Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Prix Courant Page(s) manquante(s)
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