Le Prix courant : journal du commerce, 10 novembre 1899, vendredi 10 novembre 1899
Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Prix Courant Page(s) manquante(s) LE PRIX COURANT REVUE HEBDOMADAIRE Commerce, Finance, Industrie, Propriété Foncière, Assurance Publié par Alfred et Henri Lionàis, éditeurs-propriétaires, au No 25 rue Salut-Gabrlel, Montréal, Téléphone Bell Main 2547, Boite de Poste 017.Abonnements : Montréal et Banlieue, $2.00 ; Canada et Etats-Unis, $1.50 ; France et Union Postale, 15 francs.L’abonnement est considéré comme renouvelé, à moins d’avis contraire au moins 15 jours avant l’expiration, et ne cessera que sur un avis par écrit, adressé au bureau meme du Journal.Il n’est pas donné suite à un ordre de discontinuer tant que les arrérages et l’année en cours ne sont pas payés.Adresser toutes communications simplement comme suit: I,K IMtl.Y COÏT RA XT.IIOXTRKAIj, Can.Vol.XXVI VENDREDI, 10 NOVEMBRE 1899 No 6 L’ACCAPAREMENT Nouse mpruntons l’article suivant aux Notes et Petits Traités d'un économiste éminent, M.Joseph Garnier.Il est écrit depuis longtemps, mais il est encore bon à lire aujourd’hui : L’accaparement n’est autre que la spéculation qui consiste à retirer de la circulation le plus possible d’une denrée.afin que, la rareté sur le marché amenant la hausse du prix, on puisse vendre avec un fort bénéfice.Usuellement le mot est pris en mauvaise part et s’applique plus spécialement aux spéculations en grains.Il s entend tantôt de l’accaparement partiel, tantôt de l'accaparement total.L'accaparement ne diffère pas au band de la spéculation, et la spéculation elle-même n’est autre que l'opération commerciale.Tvn quoi consiste le commerce?N est ce pas à acheter pour revendre ?Duel motif, porte les hommes à prendre cette peine, à courir la chance 'le perdre, à se donner cet ennui, cette ?préoccupation ?N’est ce pas l’espoir -il- revendre a-ve& avantage-?- Dans tout achqt on spécule, c’est-r.- iire qu’on risque plus on moins de i ; r,lre.pour courir plus ou moins la 1 aauce de gagner.Tout achat est donc nn accaparement ; car tout achat a pour effet de retirer de la circulation une quantité plus ou moins grande d’un produit, avec le désir dele raréfier; avec l’espoir d'en voir hausser le prix, avec l’intention de profiter des besoins des consommateurs.L’analyst la plus élémentaire montre donc ce qu’il y a d’illogique, d'absurde, d’erroné et de dangereux dans le préjugé populaire qui, en condamnant l’accaparement, condamne la spéculation, l’opération commerciale ou l’échange, et qui, en condamnant l’échange, viole la liberté et la propriété.Suis-je, en effet, bien maître de ma 'propriété ?Suis-je bien libre, si je ne puis disposer de ce que je possède comme je l’entends, si je ne puis l’aliéner contre autre chose dont je suppose la possession plus avanta-' geuse ?Ainsi, le droit d’accaparer, c’est le droit de commercer, c’est le droit de propriété ; et toute mesure faisant obstacle à ce droit, est la violation de ce droit, en même temps que du prin- -cipé de-justice.____________________ II Les choses ont été heureusement ainsi faites que ce.droit se limite de gggggggggggggggggggggggggggggg 404 LE PRIX COURANT Les Marchandises “Standard” Sont les plus vendables, Lorsque vous diminuez la qualité, vous êtes sûr de perdre de la clientèle, — veuillez vous rappeler cela^—Ou n’imite que les bons articles.Et f imitation est la forme la plus sincère de l’éloge.' * Le SEL WINDSOR a établi le “ Standard ” de la plus haute qualité — ce “Standard *’ aussi pur que le SEL WINDSOR signifie ce qu’il y a de mieux en fait de sel.La pureté, la blancheur, l’état sec du SEL WINDSOR ont pour ain-i dire passé en proverbe.Le mode de procédé dit “ vacuum process ” est employé dans sa préparation — le procédé le plus sûr que la science connaisse.Les marchandises “.Standard” SOnt les plus faciles à vendre.Demandez à votre fournisseur de gros le SEL WINDSOR.The Windsor Salt Co., Limited, WINDSOR, Ont. LE PRIX COURANT 405 soi-même, et que plus la liberté et la possibilité d’en'user sont grandes et plus ses inconvénients pour le consommateur diminuent.Pour accaparer une certaine niasse de denrées, il faut des capitaux qui ne se réunissent pas sans peine, et qui ne se réunissent qu’en vue d’un bénéfice ; or pour obtenir ce bénéfice, il faut revendre ; et le besoin de revendre, excité par l’appât du profit, par la crainte de perdre, par la nécessité de ne pas augmenter les frais d'intérêt et autres, estjle correctif naturel de l’envie d'accaparer.Ajoutez l’action de la concurrence qui pousse d’autres capitalistes, -d’autres spéculateurs, dans la même voie, et qui, en précipitant la vente, fait ceesser l’accaparemennt eu faisant baisser les prix.• Le fait de l’accaparement un peu c disiclérable est donc des plus rares, non seulement à cause du capital qu’il nécessite, mais du prix qui s’élève.Tout le monde pouvant acheter, l’accapareur, s’il voulait pousser trop loin son ambition, serait obligé de payer très cher pour avoir seul toute la denrée.Ces causes modératrices agissent d'autant plus énergiquement que le commerce jouit de plus de liberté, que le marché est plus étendu.C’est ce que confirme l'expérience.La pratique commerciale montre que l’accaparement n’est praticable et pratiqué que sur des articles dont la quantité est limitée et ne .peut être accrue par de nouveaux arrivages.Telles sont, par exemple, diverses denrées exotiques : les indigos, les épices, etc., d’une provenance éloignée, dont la consommation est relativement peu étendue, qui ne donnent pas lieu à des arrivages incessants et “"Ht l’achat peut être fait par un le concert des capitaux et des spéculateurs est impossible ou n’est pas longtemps possible, ce qui revient au même.III C’est précisément dans cette catégorie que se trouvent les céréales, qui ont le plus souvent donné lieu à des craintes d’accaparement et qui se prêtent le.moins à cette opération, tant à cause des raisons que nous venons de rapporter que par suite de, leur nature propre.Les spéculations en céréales néces-sitenLen général de-grandes sommes,^ elles se font sur des marchés très étendus, très éloignés, et pour les monopoliser il faudrait réunir des capitaux immenses, ce qui n’est pas chose facile ; car pour cela il faut que les possesseurs aient confiance .dans la bonté de l’affaire, dans la probité et ^.habileté de ceux qui les sollicitent, dans la durée des circonstances favorables à la spéculation : toutes conditions qui ne se rencontrent pas à la fois.Supposez les capitaux réunis, il faudrait encore, pour monopoliser la spéculation, exercer une action qui dépasse les facultés des chefs d’une entreprise.A ces difficultés viennent s’ajouter celles qui résultent de la nature de la denrée.Les céréales sont un produit encombrant et susceptiple de s’avarier rapidement par l’action de l’air trop sec ou trop humide, et d’être dévoré par les animaux ou les insectes.De là des difficultés et des frais de transport, de magasinage, de manutention et de garde très onéreux, qui ne tarderaient pas à absorber les bénéfices de l’affaire, où à grossir les pertes, si on ne se parmi petit hâtait de vendre.Il y a plus, c’est nombre de détenteurs plus ou moins concentrés.Daiis le qas contraire, f r-que les approvisionnements se font “ “,ie manière incessante, lorsque les opérations sont fréquentes, lorsque le travail est divisé entre les négociants, qu’en général il faut vendre avant que la future récolte ne vienne faire baisser les prix, et parce que le blé ne peut se conserver longtemps ; de sorte que l’accaparement est sans cesse combattu par la délérioiation incessante LE PRIX COURANT 401).Boite Poste 62 Téléphone Bell Main 2461.Téléphone des Marchands 238.N.F.BEDARD MARCHAND ET COMMISSIONNAIRE EN BEURRE, FROMAGE, ŒUFS, Etc.| ET NEGOCIANT DE Fournitures et Matériaux pour les Fromageries et Beurreries BOIS DE BOITE A FROMAGE, PROVENANT DES MEILLEURS MOULINS D'ONTARIO.# Cota'ions spéciales pour quantités d’un char ou plus livrées dans toutes lcspartles dc la province.6anistre EMPIRE.STATE., SANS RIVALE AU CANADA PRIX MODÉRÉS ET CONDITIONS FACILES.«s' é ¦Æ- m z».N.F.BEDARD, 32=34 rue Foundling, Montreal A.A.Ayer & Cie j .Exportateurs.et de FROMAGE Ne vendez pas votre beurre ou votre fromage sans avoir, d’abord, communiqué -avec nous ou avec un de nos agents, ee»3>ee I ™ ST.LAWRENCE SUGAR REFINING C-1 4 4 * 4 4 4 * * * * * * Sucres Raffinés 4 ¦*••• Li MIT ED •••— _______________MONTREAL.4 | Jaunes Efflorescent | _____________(Bloomy Yellows) ^ FABRICANTS DES QUALITES I.E8 PLUS CHOISIES DE Comprenant nos- Gaîé Clair sucré bout à qi° seulement ; les vapeurs produites se rendent par un tube dans une seconde, chaudière analogue à la première, et servent à chauffer un autre sirop qui s’y trouve; lc> vapeurs de ce sirop servent à leur -LumüLchauffer-un troisième jus sucré-renfermé dans une troisième chau-f *& ^ 4.'i0 LE PRIX COURANT - •$• Les Cigares Populaires par Excellence ! * Composés de 50% Tabac Canadien, 50% Tabac Etranger.de fabrication supérieure.Sont très agréables à fumer et se détaillent à • * * 4* A •V *u •T- 10c.Houet-5 Cigares.fjo •V * «b •V Tous les Marchands de Tabacs, Epiciers, Marchands Généraux tireront un très bon bénéfice de la vente de ces excellents cigares.J.M.Fortier, Montréal f * X ¦T.?I* »!< X Charles F.Clark, president.ETABLIE EN 1849.Jared Chittenden, trésorier.I £’Agence Mercantile Bradstreet! THE BRADSTREET CO., Proprietaires Bureaux Exécutifs: 346 et 348, Broadway, New-York Succursales dans les principales villes des Etats-Unis et du .Canada, du Continent Européen, en Australie et à Londres, Ang.La Compagnie Bradstreet est la plus ancienne et, financièrement, la plus forte organisation on son genre—travaillant dans un seul intérêt et sous une direction unique—avec des ramifications plus étendues, avec plus de capital engagé dans son entreprise et une dépense d’argent plus considerable pour l’obtention et la dissémination d’informations qu’aucune institution similaire au monde.BUREAU DE QUEBEC-Batlsse du Richelieu.BUREAU DE HALIFAX—Métropole Bldg., 191 Hollis St.’ BUREAU DE VICTORIA-Batlsse du Board of Trade.BUREAU DE WINNIPEG—398, rue Main.BUREAU DE VANCOUVER-Batlsse de l’Ecole de Droit.Bureau de Montréal, 1724 rue Notre-Dame.JOHN A.FULTON, SURINTENDANT. LE PRIX COURANT 431 arrête l’opération,' on laisse?rentrer l'air dans l’appareil et par l’ouverture inférieure de la chaudière, on en laisse tomber le contenu appelé masse cuite ou masse d'empli dans les cristal-lisoirsf 5 .Cristallisation.—Dans l’ancien procédé, quand le vesou était arrivé dans • les chaudières à la concentration nécessaire, ou versait la masse dans des récipients nommés rafraichissoirs où elle se refroidissait./Quand les cristaux commençaient à se former, on agitait et on versait le sirop soit dans des formes coniques eu bois, soit dans ‘des “tormeaux-(lôntTlë- fond supérieur avait été enlevé.Les formes coniques possédaient à leur partie inférieure, au somment du cône, une ouverture qu’on bouchait avec une cheville en bois et destmée, après la cristallisation, à l’écoulement de l’excès de sirop.Pour la même raison, les tonneaux avaient leur fond inférieur percé de petits trous bouchés à fausset.Les formes étaient destinées à la production d’un sucre relativement pur; les tonneaux, au contraire, renfermaient le sucre brut ou cassonnade, ' tel qu’il était, cristallisé au sortir des chaudières.Le sucre des formes subissait en effet encore un certain nombre de manipulations destinées à le purifier.Ses principales impuretés se compo-.saient de la mélasse dont ses cristaux étaient enduits.On déplaçait cette —mélasse-en versant sur la base du pain un sirop saturé de sucre pur qui prenait la place de la mélasse, et la faisait écouler par l’ouverture inférieure de la forme.Ces pains, après égout-uLre, étaient enlevés des formes, por- tes a Fetuve.jusqu’à dessiccation par-¦aite, puis concassés en petits fragments.- ' Maintenant, on ne fabrique guère dans les colonies que des sucres roux destinés à l’exportation.Quand le drop contenu dans la chaudière à cuire, la ruasse cuite, comme on l’ap-pellè en termes techniques, est à point, on verse cette massé cuite dans des wagonnets en forme de caisses pouvant obtenir 2,650 lbs de matière ; cette masse cuite représente 13 p.c.du poids de la canne et elle contient 80 p,c.de sucre d’après les rendements actuels.-~ Quaud la cristallisation est effectuée dans les wagonnets, on bascule ceux-ci pour faire tomber le sucre d’abord dans un triturateur mécanique qui réduit les cristaux en poudre, puis dans une turbine dans laquelle la for-_ce centrifuge est-employée pour chas-— ser la mélasse des cristaux.Les parois de la caisse intérieure de la turbine étant constituées par un treillis fin, les cristaux sont retenus tandis que la mélasse qui les souillait passe à travers le treillis par suite de la force centrifuge produite par la rotation de la turbine.Le sucre obtenu ainsi représente 68 p.c.de la masse cuite dont il provient.Les mélasses qui restent comme ré- .sidus de .fabrication sont employées principalement à faire du rhum.Aujourd’hui, en Amérique, on ne fait plus guère de sucre de canne en pains; il n’y a que la République Argentine qui possède des fabriques de ce genre.Mais presque tout le sucre de canne qu’on fabrique est destiné à la raffinerie et envoyé dans ce but, soit aux Etats-Unis, soit en Europe.Là, dans des usines spéciales et par des procédés que nous étudierons au chapitre du raffinage, on purifie ce sucre roux et on le transforme pour en faire les produits blancs et purs que l’on trouve dans le commerce.Raffinage.—.Le _succre de canne n’est livré directement au commercé que s’il est en cristaux bien formés et bien incolores.Il n’y a que les sucres de premier jet qui réalisent ces conditions quand l’opération a été bien conduite.Les sucres de second de troisième jets ont toujours besoin LE PRIX COURANT 432 Ifi-S y, c;* sassy- rrrro VI I /.' I £ J J/,/ Miù*ik pierres, ni poüssière.j ^ LE PRIX COURANT 433 d'être soumis à une purification ou à un raffinage avant d’être consommés.Souvent même, on raffine les produits de premier jet, soit que leur pureté ne soit pas suffisante, soit qu’on veuille ‘ simplement leur donner la forme de pains, qui est beaucoup plus marchande, sans qu’on puisse d’ailleurs bien expliquer les raisons de cette préférence.Les sucres bruts de canne, les cas- * sonades, comme ou les appelle, constituent une poudre plus ou moins colorée, retenant encore de la mélasse, et renfermant de 3 à 4 p.c.de matières étrangères (eau, sable, corps organiques, chaux, potasse), qui leur donnent une odeur désagréable et facilitent leur fermentatiou.Le raffinage a précisément pour but d’éliminer ces substances et de donner au sucre sa forme commerciale.Le plus graud ennemi des raffineries est le ferment alcoolique qui, quand la surveillance 11’est pas assez active, peut altérer les mélasses en détruisant une partie du sucre qu’elles renferment et qui se trouve ainsi perdue pour l’exploitation.fin principe, le raffinage consiste à redissoudre les sucres impurs, à éclaircir la dissolution au moyen de sang de bœuf, à la décolorer par du noir animal, à la concentrer et à la faire cristalliser dans des formes.Nous allons étudier maintenant les diverses opérations du raffinage.Dépotage cl dégraissage des emballages.—Ifis sucres bruts arrivent âT 1 usine dans des barriques ou dans des sacs ; ils sont tout d’abord portés nux magasins en attendant leur em-Pjoi.Quand ou veut les traiter, ou ^ ide les” sacs damTla chaudière à fon- dre.comme nous le verrons tout à J heure ; on gratte les barriques et ‘es caisses de façon à enlever les parties adhérentes, puis on les soumet a 1 action d’un courant de vapeur, no ur dissoudre tout le sucre attaché -mx parois; on lave de même les sacs qui renfermaient le sucre.Le liquide provenant de cette opération est ajouté à celui de la chaudière à fondre.Fonte et clarification.— La fonte, c’est-à-dire la dissolution des sucres bruts dans l’eau se fait dans une chaudière en cuivre, chauffée à la vapeur par serpentin.On la remplit environ au quart de sa capacité d’eau que l’on chauffe.On y fait tomber alors, par une ouverture supérieure, du sucre brut en poids à peu près égal à la moitié de l’eau employée et ou cotiti-nue à chauffer et à agiter jusqu’à .complète dissolution.A ce moment,——$-on ajoute au liquide du noir animal fin, dans la proportion de 3 à 4 lbs.pour 100 lbs.de sucre employé, et du sang de bœuf ou de mouton, à raison de 1 à 2 pintes pour 100 pintes de sirop.On agite de nouveau et on chauffe jusqu'à commencement d’ébullition.Le noir s’empare des matières colorantes du liquide, tandis que le sang, en se coagulant, forme un réseau qui entraîne toutes les substances étaangères du sirop et les réunit sous forme d’écume.On laisse reposer et soutire la liqueur claire par une ouverture inférieure.L’emploi du sang a de nombreux inconvénients ; cette matière, en effet, se décompose rapi lenient, en répandant une odeur très désagréable.Aussi, beaucoup de raffineries ont-elles renoncé à son usage et cher-'-chent-elles à obtenir une bonne purification du sucre par les autres opérations du raffinage.Filtration et décoloration.—Le sirop décanté après la clarification est filtré d’abord dans des filtres Taylor.Ces appareils consistent en de grandes caisses partagées en deux parties iné~ gales par une cloison horizontale, percée d’ouvertures.A chacune de ces ouvertures s’adaptent, par des tubulures convenablement disposées des sacs en feutre ou en coton.La liqueur à filtrer est versée sur la partie supérieure du filtre ; elle pénètre pa 434 LE PRIX COURANT " ' „ Champion MODÈLE 99 Est la seule machine à moudre le grain qui donne entière satisfaction.C’est celle qui coûte le moins et qui fait le plus de travail.Elle est simple et durable.FABRIQUEE EN 4 GRANDEURS.S.VESSOT & CIE, Seuls Fabricants.JOUETTE, Qué.THE JOLIETTE SHOE CO.Tanneurs, corroyeurs et fabricants de chaussures $ ü Demandez le Catalocue.JOLIETTE, Qué ®)) ((©)) R©)) ((©)) K©)) K©)) ((©)) ((©)) ((©)) ((©)) ((©)) i(@ Les Sirops^True Fruit” de Smith, pour fontaine, et ses fruits écrasés n’ont pas de rivaux.En vente chez presque tous les meilleurs Jobbers des Etats-Unis et du Canada.\\f f IÜ1J.HUNÛERF0RDSMITHC0., TELEPHONE 239.L_l h/l ITED MANUFACTURIERS - CHIMISTES, Manufacture: 19,21,23 rue Alice, Toronto, Ont.\\f I w \?St/ w \\l to D++B LE PRIX COURANT 435 les trous dans les sacs qui sont doubles ; le sac intérieur étant beaucoup plus grand que le sac extérieur, s’appuie contre celui-ci, en faisant de nombreux plis qui présentent une grande surface' filtrante.Le sirop passe limpide à la partie inférieure du filtre où on le reçoit.En sortant de là, le liquide encore chaud se rend dans des filtres à noir animal en grains.Ces filtres sont de grands cylindres.Le sirop s’écoule de là parfaitement décoloré et limpide et se rend dans un réservoir.Cuite à cris/allisatioti et réchauffage.De ce réservoir, le liquide décoloré passe par l’intermédiaire d’un monte-jus dans la chaudière à cuire.Un monte-jus est un récipient de la partie inférieure duquel part un tube vertical se rendant dans un endroit déterminé.Un conduit supérieur amène dans le monte-jus la vapeur sous pression qui force la liqueur ren • fermée à monter dans le tube vertical pour se rendre à l’endroit voulu.La chaudière où s’effectue la cuite est tout à fait analogue à celle employée dans les sucreries, c’est-à-dire qu’elle consiste en un grand cylindre chauffé par serpentin et dans lequel on maintient un certain degré de vide au moyen d’une pompe.Des regards vitrés permettent de suivre la marche de l’opération ; enfin, une fermeture à soupape à la partie inférieure de la chaudière permet d’évacuer son contenu.Cjest pendant l’opération de la cuite qu’a lieu Y azurage, c’est-à-dire l’incorporation à la masse sucrée d’une certaine quantité de bleu d’outremer, complémentaire de la teinte jaunâtre partie, se recourbant, forme un faible crochet.A ce moment, on fait tomber le liquide par l’ouverture inférieure de la chaudière dans un récipient qu’on appelle rêchauffoir, et dans lequel le sirop est porté à une plus haute température avant de le mettre en formes pour le laisser cristalliser.En effet, la liqueur pendant sa concentration ne se trouvant portée qu’à la température de 1220 Fahr.environ, il est nécessaire pour obtenir une bonne cristallisation d’élever cette température à 1440 Fahr.; cette opération s’effectue dans les réchauffoirs_____— qui sont chauffés par la vapeur circulant dans un double fond.La cristallisation commence alors ; on la favorise en mouvant la masse au moyen d’agitateurs ou de râteaux mécaniques qui répartissent les cristaux dans tous les points du liquide.•s sucres et qui-permelcUobtenir-des—V.produits blancs qui sont bien plus re- ^ - - ¦’ cherchés." ' Le sirop est concentré dans l’appareil à cuire jusqu’à la preuve du crochet léger, c’est-à-dire jusqu’à ce qu une prise d’essai écartée entre les doigts laisse entre ceux-ci un filet qui doit se rompre de façon que chaque Un rideau select Un rideau en bouchons de bouteilles ! Cette curiosité se voit dans un des clubs les plus élégants de West-End de Londres, où de nombreux visiteurs vont chaque jour l’admirer.Il s’agit, en somme, d’une vaste portière ayant sept mètres de haut sur cinq de large et formée de cLix-huit cents bouchons de champagne empilés artistement sur 24 cordonnets de soie.Entre chaque bouchon, il y a uno grosse turquoise, et, d’un cordonnet à l’autre, les bouchons se trouvent reliés par des rubans de soie auxquels pendent des boules de cuivre doré.Il paraît que l’effet produit est vraiment fort original et in^me artistique.Les bouchons, bien entendu, ont conservé leurs marques distinctives : le Clicquot alterne avec le Rœderer, et le Montebello avec le On a calculé que ces 1,800 bouchons représentent une consommation de 3,400 francs de vin de champagne.Mais ce qui ajoute encore une curiosité de plus à ce rideau déjà unique en son espèce, c’est que chacun des bouchons, avant d’être employé à cet usage, a été revêtu d’un autographe d’une des notabilités du théâtre ou de la littérature.’ • LK PRIX COURANT AUGMENTEZ Le prestige de votre maison en vendant seulement les.JLü: -(ÿVt»»/' I • r m m H!!!H trr’l' &8&rz" msm Mann 106 mm ÎCûÎ?3tâf 051W II® H*39 a&£%3''-: ÉÜSSd*-»:- LE PRIX COURANT 4.Ï7 i èafetefeV* ri RK G t.RtO ^111^ AM* ^ O) m ¥û K & StroNÔ mm I fleAD Omet-§P?R: FOÙNI)LIN(ilFORT_5 pfVTt'J MONTRtÂL.>»*«.A- *- J- J- **C Ro\ \LA\ILL.AONTRbAL.$à«.WINNIPEG Ml LL.WINNIPEG.(ii>\ORA Mill .no n t RP.al .Vf .Sfafokjh Miii.StAFORjH .Ho\ U*hAL(ïlY '\ILI.MON l'I^h-M.**' (.ODERICH '\II1.(J0|)LI-S Le Célèbre ' yv ^ *¦ Dubônnei L’Apéritif sans rival ! CET excellent apéritif à base de quinquina est toujours employé avec succès lorsqu’il s’agit de fortifier l’estomac, de combattre le manque d’appétit, la faiblesse, l’épuisement.C’est un tonique sans égal.Il est exempt de ce goût âcre que possèdent la plupart des apéritifs.Du reste, goûtez-y une seule fois ; vous n’en voudrez plus d’autre.Vous pourrez déguster le Quinquina Dubonnet dans tous les Bars de premier ordre ; vous en commanderez ensuite à votre épicier.' Nous nous ferons un plaisir d’envoyer un échantillon à tous les marchands qui nous en feront la demande.SEULS REPRESENTANTS AU CANADA: l_.Chaput, Fils & Cie, 1 MONTREAL B++D LE PRIX COURANT 443 des moyennes respectives de $io,-804,000 et $2,833,000.Pour les marchandises, la moyenne a été dépassée en 1892, 1894, et pendant les trois dernières années ; pour les monnaies et lingots, en r893 et chaque année depuis et y compris 1895.Notre commerce de réexportation, source de profits pour nos compagnies de chemins de fer et de navigation, est appelé à s’élargir considérablement grâce aux travaux exécutés ou en cours d’exécution particulièrement sur la voie des canaux et du St-Laurent.On n’ignore pas, en effet,.que notre commerce de réexportation est ali-~”menté par les produits des Etats Unis-qui empruntent la voie du St-Laurent et notamment par le beurre, le fromage et les grains.Ou en aura une idée plus nette à l’aide de quelques chiffres empruntés EXPORTATIONS (ARTICLES DE à l’exercice 1897-98, le dernier pour lequel nous ayons les détails de notre commerce extérieur.Voici le montant des réexportations de six articles de provenance des Etats-Unis : Beurre.$ 476 978 Fromage.9‘3.405 Blé d’inde.5.165,955 Avoines .279,140 Seigle.211,434 Blé.4,619,186 A eux seuls ces six articles représentent $11,500,000, chiffre qui est susceptible de décupler avec les travaux entrepris et un meilleur outillage de notre port.Mais le chapitre le plus lutéressant de nos exportations est, sans contredit celui qui a trait aux exportations des produits de provenance canadienne et qui représente 89 p.c.de nos exportations totales : PROVENANCE CANADIENNE.) ________________ Produits des mines.“ des pêcheries “ des forêts.Animaux et leurs produits Produits agricoles.Articles manufacturés.Divers .Totaux.Monnaies et lingots.Grands totaux.1890 4,855,757 8,461,906 26.179.136 25,106,995 11,908,030 5,741,184 82,506 82,335,514 .2,922,072 85,257,586 1891 5,784,143 9,715,401 24,282,015 25,967.741 13,666,858 6,296,249 45,337 85,757,744 3,013,322 88,801,066 1892 5,906,471 9,675,398 22,281,744 28.594,850 22,113,284 7,040,988 71,518 95,684,253 3,654,660 99,338,913 1893 5,329,890 8,743,050 26,359,910 31,730,499 22,049,490 7,693,959 93,692 1894 102,006,490 3,791,767 105,798,257 5,801,009 11,102,692 26,355,448 31,881,973 17,677,649 7,692,755 75,327 100,586 853 3,574,917 104,161,770 Produits des mines.l' des pêcheries .“ des forêts.Animaux et leurs produits.Produits agricoles.Articles manufacturés.-Divers-.Totaux_________ Monnaies et lingots.Grands toîïuix 1895 6,983.227 10,692,247 23,891,160 34,387,770 15,719,128 7,768,875 -85j938 99,528,351 3,556,661 103,085,012 1896 8,059,650 11,077.765 27,175,686 36,507,641 14,083,361 9,365,384 -109,-265 106,378,752 3,536,585 109,915,337 1897 11,298,915 10,314.321 31,258,729 39,245,252 17,982,646 9,522,014 —63;531 119,685j+10 4,274,428 123,959,838 1898 14,463.256 10,841,661 26,511,539 44,301,470 33,063,285 10,678,316 -01,405 139,920,082 5,673,453 145,594,385 1899 13,341,064 9,4447,957 28,025,487 46,688,224 23,014,314 11,457,162 ____201,478- 132,675,691 1,093,286 133,768,977 Nous aimons à connaître la part que prend notre province dans le chiffre total des exportations et aussi ce que nous produisons pour l’étranger.Ces differents points feront prochainement l’objet d’une étude spéciale. 444 LE PRIX COURANT BRANDY J.Courard & Fils1®® Spécialement X X X V.O.V.S.O.P.recommandé.Nous faisons, au Canada, une des plus fortes importations de MARQUES SPÉCIALES de Cognac_ .NOS.Thés Japon Marq„e Signal 1§I§ Première Qualité.Toutes les marchandises revêtues de la mar- ^vvJ/vi que Signal, sont garanties de 1ère Qualité.HUDON & ORSflLI H Importateurs d’Epiceries 278, rue Saint-Paul, 121 et 123, rue des Commissaires, 4440 LE PRIX COURANT 445 CONSERVES ALIMENTAIRES Procédés de conservation des substances alimentaires fondés sur la des truction des germes par la chaleur et le maintien à l’abri de l’air des produits ainsi stérélisés Procédé Appert.—C’est dans les premières années de notre siècle que fut découvert en France un nouveau procédé de conservation des matières alimentaires, tout à fait différent de ceux employés jusqu’alors et fournissant des produits incomparablement supérieurs.L’auteur de cette découverte, François Appert, était confiseur à Paris, dans la rue ' dès Lombards.7 ' 7" Ses premiers essais datent de 179(5, mais ce n’est qu’en 1804 que les résultats qu’il avait obtenus furent constatés à' Brest par une commission officielle.Lai Société d’encouragement lui décerna des médailles en 181(5 et 1820 et lui accorda un prix de 2,000 francs en 1822.Il obtint des médailles d’or il l'Exposition des produits de l’industrie de 1827 et à celle de 1835.Enfin le gouvernement loi accorda une récompense de 12,000 francs, mais à la condition de rendre ses procédés publics.C’est dans ce but qu’Appert publia en 1836 un livre ayant pour titre : L’art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales, dans lequel est décrit, dans les plus petits détails, son procédé de conservation des différents produits alimentaires.La conséquence de cette publication fut qu’un grand nombre d’industriels se mirent à appliquer la nouvelle invention.Quant à Appert, il mourut en 1840 dans une position fort précaire.Aujourd’hui les conserves par le procédé d’Appert sont l’objet d’un commerce considérable.'" ~ Dans son livre, Appert indique de la manière suivante la façon dont il opère : “ Le procédé consiste : “1" A renfermer dans des bouteilles ou bocaux les substances que l’on veut conserver ; -‘’2" A—boucher-.________________________ la plus grande attention, car c’est principalement de l’opération du bouchage que dépend le succès ; “ 3° A soumettre ces substances ainsi renfermées à l’action de l’eau bouillante d’un bain-marie, pendant plus ou mokfs de temps, selon leur nature “ 4° A retirer les bouteilles du bain-marie au temps prescrit.” .Appert expliquait les résultats remarquables que donnait son procédé de conservation de la façon suivante : “ L’action du feu, dit-il, détruit ou itu moins neutralise tons les ferments, gui, dans la marche ordinaire de la nature, produisent ces modifications qui, en changeant les parties constituantes des substances animales et végétales, en altèrent les qualités.Cette explication, comme on le voit, présente une analogie bien frappante avec celle que l’on admet aujourd’hui et qui découle des travaux de M.Pasteur.Appert ajoutait qu’il laissait aux savants le soin d’établir la théorie de son procédé.Gay-Lussac fit dé nombreuses expériences pour trouver la théorie de cette opération.La conclusion de ses recherches fut que le traitement, auquel Appert soumettait les substances alimentaires, avait pour effet de les soustraire à l’influence de l’oxygène, qui, selon lui, était la cause de la fermentation.Guy-Lussac déduisait cette conclusion de l’expérience suivante, demeurée célèbre : Il fit passer sous une cloche pleine de mercure quelques grappillons de raisin bien sains, puis, afin d’éliminer tout l’air qui aurait pu s'introduire avec eux dans la cloche ou rester adhèrent à ses parois, il y fit passer, à plusieurs reprises, du gaz hydrogène.Il écrasa alors les raisins avec une tige de fer recourbée, et abandonna l’expérience à elle-même pendant plusieurs semaines, pendant lesquelles tout resta inerte.Quand il fut bien manifeste qu’aucune fermentation n’avait lieu, il fit arriver quelques bulles de gaz oxygène, et une fois, sur deux expériences, il vit se déclarer au bout de peu de jours, après introduction dé ce gaz, une fermentation vive et régulière.’ _ îe la fermentation du moût de raisin ne peut commencer sans le secours du gaz oxygène.Passant à la méthode d’Appert, Gay-Lussac admit que le chauffage des bouteilles avait pour effet de déterminer l’absorption de l’oxygène que contenait la petite quantité •d’air enfermée dans ces vases, les matières 446 LE PRIX COURANT ¦ «npiMiinpniinr'Mnnîn» nipRimpinQipp X WW'P'W «HP ¦ont en train de monter, par suite de demandes urgentes et d’un déficit dans la réoolte iui Etats-Unis et an Canada.Télégraphiez on écrivez pour les prir, Je puis fournir des chars complets ondes ohars mélangés — Farines pour engrais et Fèves.John Wilkins, Agent des Meuniers, 281 rue des Commissaires, Montréal 1 idllinimllliiuiilSliiiiiililluiniÉlUiiidti>al8lttiA»ell.NSniNfctfEbafiiMSÉtaMfcttklltoalliiifljlftlM MAISON FONDÉE EN 1858.O Cognac Sorin Domaine dn lorlier COGNAC MEDAILLES AUX CONCOURS: 1868-1887-1889 Bouteilles : Carte Bleue, Carte Bouge, Carte d’Or.Flasks : caisse de 24, avec verre.^ Flanks : caisse de 48, avec verre.Fûts, QaartijOotave*,.Demi-Octaves.J.SORIN A CIE, COGNAC.mputaiHTKs P AB A.Robitaille & Cie, 354-350, rue St-Paul, I TELS.: Bell, Main 705 ; Marchands 321.rc |i r\- A IaS ka popularité de nos Chaussures est de bon aloi.Nous sommes encore Uu DOM MIOIa & rencontrer un client qui n'est pas satisfait de nos marchandises.Messieurs les Marchands, si vous 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M.Pasteur prouva que la théorie de Gay-Lussac était erronée, en montrant qu’un morceau de viande non desséché, par exemple, pouvait se conserver indéfiniment, à la température ordinaire et au contact de l’air, pourvu que celui-ci ait été préalablement filtré au travers du coton.Aujourd’hui, on explique l’expérience de Gay-Lussac en disant que les germes de la levure ont besoin d’air pour proliférer.D’autres germes sont dans le même cas : l’oxygène de l’air peut donc jouer un certain rôle dans le phénomène de la putréfaction des matières organiques, mais il n’en est pas moins démontré, comme nous l’avons établi au commencement de cet article, que la cause principale du phénomène est la présence des germes à la surface de ces substances! Nous dirons donc, en résumé, que la théorie du traitement qu’Appert fait subir aux substances alimentaires pour les conserver, consiste : 1° à tuer tous les germes ou spores qui peuvent se trouver dans les vases par une élévation suffisante de la température ; 2“ à empêcher par une fermeture hermétique de ces mêmes vases, la rentrée dans leur intérieur de tout germe provenant de l'air ambiant.t'eci posé, nous allons passer en revue les différents perfectionnements qui ont été apportés au procédé d’Appert.Nous avons vu qu’Appert renfermait les ¦ aliments qu’il voulait conserver dans des bouteilles ou des bocaux en verre.Ces récipients de verre] présentaient les inconvénients d’être lourds, fragiles et d’un bouchage difficile, à cause de la largeur obligée de leur col, lorsqu’il s’agit d’aliments solides qui doivent être conservés en morceaux volumineux.I n grand perfectionnement fut apporté par Collin de.Nantes, qui substitua aux bouteilles de verre des vases en fer-blanc cylindriques." ( es boîtes sont remplies aussi exactement que possible avec les viandes ou les légumes —veut -pnr» couvercle de ces boîtes, puis on les place .~,a"s d® l’eau que l’on porte à l’ébullition, iar suite de la dilatation de l’air enfermé dans le vase et de l’augmentation de la force élastique de la vapeur d’eau, conséquences de 1 élévation de la température, le couvercle de la boite se bombe et devient convexe.Mais lorsque les boîtes ont été retirées du bain-marie et qu’elles sont refroidies, leur couvercle doit présenter une légère concavité, parce que, par suite de l’absorption de l’oxygène qu’elles renfermaient primitivement, la pression doit être moindre à l’intérieur qu’à l’extérieur.Si, pour certaines boîtes, l’on ne constatait pas ces changements dans la forme du couvercle, il faudrait en conclure que la soudure de ces boîtes a été mal faite, et l’on devrait recommencer l’opération après avoir corrigé le défaut qu’elles présentaient.Enfin, lorsqu’au bout d un temps plus ou moins long après la préparation de la conserve, on constate que le couvercle d’une boîte est devenu convexe on peut être certain que l’opération n’a pas réussi.L’augmentation de pression, dont le changement de forme de la boîte est la conséquence, est due au dégagement des gaz de la putréfaction.On voit que, par un examen superficiel de la boîte, on peut reconnaître si la conserve est bonne ou mauvaise.Afin de diminuer la quantité d’air qui teste emprisonné dans les boîtes entre les différents morceaux de viande et d’abréger la durée du chauffage, il est d'usage aujourd’hui, lorsque ces boîtes sont garnies de viande, de remplir les vides soit avec du bouillon, soit avec la sauce dont on désire assaisonner la conserve.Une fois fermées, les boîtes sont plongées dans l’eau bouillante pendant une demi-heure, si le volume de celle-ci n’est pas de plus de quelques litres, et pendant une heure ou deux, si leur volume est plus Çrand.Dans certaines usines, on a apporté au mode opéraroire précédent une modification imaginée par Fastier.Elle consiste à ménager un petit trou dans le couvercle des boîtes.Pendant la cuisson au bain-marie, la vapeur d’eau s’échappe par le trou, en chassant devant elle l’air que renfermait la boîte.Lorsque la vapeur sort avec force, on fait tomber sur l’ouverture une goutte de soudure qui bouche le trou.On retire alors les vases du bain-marie, et à mesure qu’ils se refroidissent, la vapeur se condense ; il se forme un vide, lequel détermine le dégagement des traces d’air qui ^pouvaient se trouver emprisonnées par exeim pie dans les os.On replace ensuite les boites dans le bain-marie bouillant et on débouche la petite ouverture du couvercle.Lorsque la vapeur sort de nouveau par ce trou, on le ferme comme précédemment par une goutte de soudure.Cette modification dans le procédé ordi- 448 LE PRIX COURANT ^V*WVWWWVW\*NiVWWN* noix ; l’hiver donne des oranges, des mandarines, des citrons des pamplemousses, 1 es ananas, des bananes et des goyaves.A ictoria même, les jardins et les vergers qui entourent les maisons sont couverts d’arbres fruitiers d’Europe et des tropiques.Les oranges qu’on y cueille sont comparables à ce-que la Sicile produit de meilleur.Ajoutons que les légume d’Europe poussent dans les jardins toute l’année.L’élevage des bestiaux, chevaux, bêtes'à cornes, moutons et chèvres angoras, se fait sur une grande échelle dans le Transvaal.On n’a pas besoin de faire des récoltes et des provisions, car le bétail pâture toute l’année.On le renferme seulement pendant la nuit dans les enclos il ciel ouvert nommés “kraal”; les animaux de boucherie sont consommés en grande partie dans les mines d’or et de diamants, tandis que les bêtes de trait servent aux Boërs pour le labourage et les transports.L’élevage des autruches est sans contredit l’entreprise la plus lucrative à laquelle un agriculteur puisse se livrer ; mais elle demande un certain capital.Le rendement est d’environ cent pour cent.Il s’est fait des fortunes de plus d’un million avec cet élevage, avantageux surtout quand il est dirigé scientifiquement, ainsi que je le comprends et que je l’ai vu pratipuer.Le capital minimum pour'le début d’une autriche-rie est de §50,000.Plus l'exploitation est grande, moins les frais généraux limitent le bénéfice.Les plus belles plumes s’exportent en Amérique, où on les paie largement.Les autres s’expédient à Londres, d’où elles sont réparties dans toute l’Europe.Ainsi que je l’ai dit plus haut, la main d’œuvre des noirs libres est à bon marché, de sorte que les propriétaires du Transvaal, où, du reste, chacun possède des terres, ne font que .surveiller leurs ouvriers, sans se fatiguer à travailler eux-mêmes comme le font les cultivateurs européens.Le 13oër se fait aussi quelquefois marchand, mais ce n’est que lorsqu’une caravane s’organise pour aller chasser l’éléphant sous les tropiques.Dans ces occasions, plusieurs wagons sont chargés de marchandises courantes, qui sont échangées chez les noirs contre de l’or, de l’ivoire et des plumes d’autruche.Les richesses minières du Transvaal sont inépuisables, et chaque courrier apporte des nouvelles de plus en plus brillantes du succès des mineurs.On parle de pépites d’or, du poids de 21 livres, et l’on ajoute que l'ordre" le plus parfait règne dans les placers, où le gouvernement a établi des commissaires chargés de percevoir les taxes et de prendre soin de l’administration, de la justice, etc.Une impulsion toute nouvelle a d’ailleurs été donnée à l’exploitation des gisements aurifères par la découverte de placers 4(H) LE PRIX COURANT Peintures et Vernis /^v T T l'J /^\T T/"A T llom Canada Paint Co„ Ltd., JT V/ Ivy vJ vJ'X est-il une garantie du contenu de - - ~ chaque paquet portant cette marque ?Parceque *a Compagnie Fabrique Réellement au lieu de T moudresimplementlescouleurs.c’est-àdirequ’elle (a) Exploite ses propres dépôts de Minéraux Canadiens, qui comptent parmi les meilleurs du monde.(b) Fabrique ses propres couleurs avec les produits chimiques primaires.Parceque comme fabricant de ses propres pigments et de — C -sescouleurs.elle a une connaissance-absolue des matériaux qu’elle emploie et l’assurance de leur qualité ; en outre, elle épargne le premier profit et les ''roils de douane que paient les autres fabricants achetant leurs pigments.Parceq Parceq ue ses produits sont soumis à l’épreuve d'experts pratiques qui connaissent leur métier dans tous ses détails.UC grâce à la machinerie la plus perfectionnée et une fabrication en grand, toutes les économies sont réalisées et que l’acheteur en a le bénéfice.Parceque P^us d’un million de paquets de ces articles est p—1-employé chaque année avec une entière satEfac- tion, et que son commerce s’étend d’une, façon soutenue.Vous.avez une garantie, en conséquence, quand c"* 7 vous achetez, pour votre propre usage, un paquet de Peinture ou de Vernis qui porte le nom de The Canada Paint Co., ¦* LI7WITED *• ! 2 LE PRIX COURANT 4til immenses près de la rivière des Crocodiles et de son affluent, la rivière Dekaap.~ Inc population considérable a envahi cos nouvelles mines, qui sont beaucoup plus riches c|uc les anciennes, en partie abandonnées après douze ans d’exploitation.Elles sont aussi plus favorablement placées, car elles se trouvent sur le tracé du chemin de fer.lies millions d’or en sont extraits chaque mois.L’or qu’on obtient par le lavage est plus pur que ne l’a jamais été celui de Californie ou d’Australie, de sorte que son prix est plus élevé.La région exploitée jusqu’ici, située sur le versant oriental de la chaîne cle montagnes du Drakensberg, représente en longueur la distance de Bâle à Genève, et l’on a des preuves certaines que le dépôt aurifère se continue sur un espace de plus de cent lieues, tout le long de la chaîne du Drakensberg juscpinux Meuves Limpopo et Zambèze.Dans une autre partie du Transvaal, le district des montagnes Watenterg, au nord-oust, on vient aussi de découvrir des veines de quartz aurifère.Il existe également destinons pleins d’avenir dansie district de Zout= -pansberg.en sorte que tout ce pays apparaît comme "la terre de l’or par excelleuce,” sans parler du diamant, du cuivre, de l’étain, de l’argent, du fer, du cobalt, du nickel, du charbon, qui s’y rencontrent en grande quantité.Le célèbre géologue et explorateur allemand Mauch a émis l’opinion que c’est dans ces parages d’Afrique qu’il convient dd placer la légendaire Ophir de Salomon et de Hiram, roi de Tyr.son associé pour les expéditions lointaines, et que c’est dans ce pays qu’a été tiré l’or pour le temple de Jérusalem.Mauch a découvert, en effet d’immenses ruines, disséminées sur un espace de deux lieues carrées, aveç des murailles de 30 pieds de haut sur 18 d’épaisseur, bâties en blocs de granit équarris et agencés sans ciment.Les débris d’une tour mesuraient 450 pieds de diamètre.L’endroit on le voyageur a retrouvé ces vestiges s’appelle Zymbadie.H est situé à 160 milles anglais à l’ouest de Sofalu.¦ L’.rilB.,enh,tinn i^Ugnp une origine phéniciennne.Tout près de là se trouvent d anciennes mines d’or, d’où Mauch a i apporté des morceaux de quartz aurifère d une grande richesse.D autres voyageurs, les Anglais Baines et Hartley, ont aussi visité ces ruines et ont dans la même région les vestiges d une autre ville, en partie enfouis sous la '(uMutinn exubérante des forêts vierges.Les nègres désignent cet endroit sous le nom d'Ophir ou Ophar.Il existe parmi cos ruines celles d’un palais magnifique à colonnes phéniciennes, qui semble avoir été bâti d’après le plan du temple de Jérusalem.Les indigènes racontent que ce palais fut jadis celui de la reine do -Saba, qui fut, ajoutent-t-ils dans leur naïveté l’une des femmes du grand roi Salamas (évidemment Salomon).Pour confirmer encore ce (pie la tradition nous transmet, on a trouvé tout près de là d’immenses travaux miniers, datant do la plus haute antiquité ; on y rencontre dos puits et des galeries par centaines, ainsi que les restes do routes pavées et d’immenses tas cle minerai aurifère, alignés régulièrement sur les bords de ces routes et comme préparés pour être cubés et transportés ensuite auprès des machines destinées à leur pulvérisation.Les nègres descendent parfois dans ces mines pour y chercher de l’or ; ils en fondent des bracelets pour les bras et jambes, en moulant la forme dans le sable, comme le font nos fondeurs en bronze ; au moyen de creusets grossiers qu’ils façonnent avec de la terre-ré(ractaire trouv&rsur placer ils parviennent à couler ces ornements avec une habileté surprenante.Parfois, les Anglais échangent avec eux des bracelets d'une valeur de §400 à §600 contre un vieux fusil ou une montre de §4.Le commerce d’importation et d’exportation de la République sud-africaine, ainsi que celui de la République d’Orange et de l’Afrique tropicale a subi une transformation avantageuse et complète par le fait de la construction d’une ligne de chemin de fer qui, partant de la baie Delogoa sur l’Océan indien, aboutit à Prétoria, capitale du Transvaal, pour, de là, se diviser en deux embranchements.L’un de ces embranchements se dirige directement au nord et facilite le commerce avec les pays situés au delà des fleuves Limpopo et Zambèze ; l’autre va vers le sud, et, passant par les mines de diamants a pour objectif Blœmfontein, capitale de la République d’Orange, centre principal de la production des laines.Celles-ci sont de première qualité, d’une finesse et d’une longueur exceptionnelles très appréciées des On peut se rendre^ compte de l’influence que peut exercer sur le commerce l’établissement de chemins de fer dans une immense contrée agricole, où l’on n’avait auparavant reçu les marchandises cBEurope que par des wagons, attelés chacun de 18 bœufs, et qui, une fois arrivés à destination, prenaient comme fret de retour les produits de l’intérieur destinés à l’exportatioii. 462 LE PRIX COURANT Duclos & Payan .Tanneurs.ST-HYACINTHE, P.Q.Manufacturiers de Cuirs Supérieurs dans les lignes suivantes : “ Buff,” “ Qlove Qrain,” Vache à Qrain ou à Chair, Cuirs tannés au Chrome,” Contreforts de toutes sortes et Dongolas^ ^ * * * Notre “ Buff ” s’est acquis une réputation pour sa durabilité et sa qualité toujours supérieure.Ne manquez pas d’employer notre “ Mercury ” pour vos semelles de chaussures de bicycles.Nous recommandons fortement notre “ Chrome Kip ” comme étant le cuir le plus durable et le moins affecté par l’eau et le mauvais temps.Un outillage moderne et complet nous permet de feurnir des Contreforts dans toutes les formes voulues.* * ^ MANUFACTURE ET BUREAU MAGASIN St-HyaGintHe, p,Q, 501 Rue St-Paul, Montréal.I LE PRIX COURANT 463 La Pêche dans la Mer du Nord L’INDUSTRIE DES SOUS PRODUITS LES pêcheurs de Suède et de Norwège, retirent des résidus de la préparation des poissons, et notamment du hareng, de l’huile, de la colle-forte et un engrais d’une extrême richesse fertilisante.Il existe en Suède un assez grand nombre d'usines qui s’occupent de cette industrie.Une statistique dressée en 1896, indique que dans ce pays, la consommation totale du hareng s’éleva à 18,795,000 gallons, qui produisirent 14,169 tonnes de guanos et 12,299 barils d’huile.Tous les déchets des poissons, aussi bien les tètes et les entrailles et les arêtes, sont transformés en produits utiles dans ces usines, et les harengs trop avariés, trop maigres, impropres enfin à la consommation immédiate ou à la mise en conserve, ne sont pas jetés à la mer.Rien ne doit être perdu.four la fabrication des engrais, on accumule les poissons ou les débris dans de grands vases cylindriques en tôle, lesquels sont chauffés et animés .d’un mouvement giratoire, afin que la cuisson s’opère d’une manière complète.L’axe de ces sortes d’autoclaves est muni de dents qui ont pour fonction de dissocier les éléments qu’on y a introduits.Quand la cuisson est terminée, on retire les produits agglutinés pour les presser.Ainsi, ils sont vendus à l’agriculture, qui en fait le meilleur profit.Le savant directeur de la station de pisciculture et de piscifacture de Bergen, M.Henrick Bull, a inventé un apparil, basé sur le poids spécifique, qui sert à déterminer la proportion de graisse contenue dans les harengs. Reçues Fraiohes tous les Jours. LE PRIX COURANT • 4ii5 En Allemagne, l’exemple des Norvégiens a été scrupuleusement suivi—et même on a amélioré sensiblement l’industrie des sous produits provenant de la préparation des poissons pêchés en mer du Nord ou en Baltique.Non seulement les Allemands développent leur outillage de pêche, augmentent, _ grace it des moyens rapides de transport, à des réductions de tarifs, leurs débouchés pour la vente du poisson frais, mais ils ne laissent rien perdre des résidus.Depuis trois ou quatre années, ils se livrent à leur tour à la fabrication de l’huile de foie de morue.Même ils sont passés maîtres dans l’art de la fraude de cette matière médicinale.Ce n’est pas seulement avec des foies de morue tout à fait frais qu’ils produisent de la véritable huile de foie de morue, c'est encore avec des foies de poissons divers ! Leur fabrication se fait eii mer, dans leurs bateaux de pêche à vapeur, dont le nombre va grossissant sans cesse ; sur terre, ils se bornent dès l’arrivée de l’huile impure à l’envoyer au raffinage.Leur production dépasse actuellement 10 tonnes d lntile de foie de morue vraie ou fausse.Notons nue nous sommes en présence d une industrie allemande tout à fait nou 'elle, et qu’il faut s’attendre à ce qu'elle prenne sous peu d’années un développement inquiétant pour les huiliers de Terre-Neuve.A coté de l’huile de foie de morue proprement dite,Jes Allemands fabriquent encore, mais sur une plus grande échelle, avec des foies de poissons, une huile de haleine.Ces.foies, provenant de la préparation en vue de la conserve, sont mis en barils pendant la campagne du bateau pêch'eur, et conservés sur le pont.C’est à Geestemiinde qu'est concentrée cette industrie spéciale.Lutin, comme les Norvégiens, les pêcheurs allemands fabriquent également avec les résidus, du guano et une farine animale.t et te dernière, surtout faite avec les têtes de gros poissons, sert à la nourriture du gros •etail, des animaux de basse-cour et même aux alevins des établissements de pisciculture.La fabrication de cette farine allemande cm fort en progrès, l’élevage en faisant une consommation considérable.Il est même impossible de donner satisfaction à toutes les commandes I Nettoyage des taches faites à l’argenterie H suint en ce cas de frotter les pièces à nettoxer avec un linge doux imbibé d’ammo-"la pie liquide (alcali volatil).Eviter d’aspi-‘n de trop près l’odeur répandue, qui est 1 '"'mute.Lax’er ensuite à l’eau fraîche co scdier La consommation du charbon sur les s Paquebots " D’après un journal spécial allemand, voici ce (pie dépensent les principaux paquebots de la ligne Hambourg-Etats-Unis, tels que l’Avi/nsta-Victoria, la No •mannia, le Prince-dè-Bismarc];, la Colombia.Us brûlent par.jour, en moyenne, de 250 à 500 tonnes de charbon, soit, pour chaque voyage de Hambourg à Nexv-York, un total de 1,750 à 2,100 tonnes.Pour amener à bord cette masse de combustibles, il faut quatre trains de'chemin de fer, comprenant chacun cinquante w agons.Les soutes des navires contiennent d’ailleurs, en prévision dp toute éventualité, le double de la quantité nécessaire.Le personnel des machines comprend 24 ingénieurs et 150 chauffeurs.La ligne Hambourg-Amérique consomme par an environ un demi million de tonnes, ce qui équivaut à un apport journalier d’environ soixante wagons de chemin de fer.Le prix de cette montagne de charbon est d’environ 10 millions de francs.-La science_________________ Un savant, que vous voyez d'ici bien vieilli, bien cassé par le travail, bien ridé par les réflexions, bien jauni par le reflet des grimoires, un savant est dans son cabinet, tout bourré de gros livres ; des bûches flambent dans Pâtre-: —Toc, toc ! -Entrez.C’est une fillette à l’air le plus innocent, le plus simple.Monsieur le savant, ma mère m’envoie vous demander si vous voulez me donner un peu de votre feu pou.allumer le nôtre.—De grand cœur, ma chère enfant ; mais avez-vous quelque chose pour l’emporter?__—Et ! j’ai ma main, pardienne ! —Mais vous vous brûlerez ?, —Oh ! nenni I —Pourtant., —Voyez, comme ça : il n’y a pas de danger.” Et la fillette, se baissant dex-ant le foyei-, emplit de.cendres le creux de sa main, pousse par-dessus deux ou trois petits charbons ardents.Puis se relevant, en faisant la révérence au vieillard ébahi : ——Merci bien, monsieur le savant I ” Et elle sort tranquillement.• Alors le savant, singulièrement dépité contre lui-même de se frapper le front en disant : “ Encore quelque chose que je ne savais pas, et que cette ignorante enfant est venue m’apprendre.Ah ! la science ! la science !.” Et il se remit à étudier. 4G6 LE PRIX COURANT NOTRE OtVISE : PROMPT RETOUR SUR TOUTE CONSIGNATION.BEURRE, FROMAGE, ŒUFS FRAIS, ACHETÉS FERME AU PLUS HAUT FREE DU MARCHÉ.Fournitures pour Fromageries et Beurrerles.Prix spéciaux pour tinettes et Boites à Beurre consignées directement des Manufactures.ST=\RNAUD & CLEMENT, 4 rue Foundling, Montreal PARADIS RUES DALH0US1R ft ST-ASDRK - QUEBEC - IEG0H11T8EK GR’Sde correspondance «oMioiiée.Actueu^ n.Farines, Grains Proviions, Grains de Semmte -cT Lard, Saindenx, Sel, Plâtre à Terre, etc.etc.ment nous avons chars d’AVOINE.Ble Manitoba, Ble Russie, Avoine Banner, Merveilleuse, Manitoba, &c.Orge Sarrasin, Foie, Blé d'Inde à silos, Lentilles, Oraine de Mil canadienne et américaine, Graine de Trèfle rouge, blunc, alsike, Mammoth, Vermont.Plâtre A terre.Fngrala chimiques, (le plus hautement recommandé).Assortiment des plus complets.Spécialité pour Cercles Agricoles.GRAINS DE SEMENCE , J.B.Négociants en gros.Farines, Provisions, Etc.& OIB, 126 - 140, rue St-Paul, QUEBEC LES PURES DE QUIHN I sont fabriquées avec I des graines choi-1écorces enlevées.! 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La bière fut ensuite connue en Grèce; au temps de Strabon, elle des Ibériens.Depuis cet e époque, elle se propagea en Angleterre, eu Allemagne, en Hollande, en Belgique et en France% “• Au treizième siècle, la consommation de la bière était déjà si considérable eu France qu’Etienne 468 LE PRIX COURANT H.W.OARTH.Etablis en 1828.J.H.GARTH.GARTH & Co.' FONDEURS DE CUIVRE ET DE FER ' Plombiers et Fabricants d’Appareils de Chauffage à l’Eau Chaude et à ln Vapeur.Manufacturiers d’appareils d’éclairage au gaz “Cast” et "Wrought," et à l’électricité.Importateurs de tuyaux, accessoires en fer malléable et en fonte, appareils sanitaires en porcelaine, accessoires pour lavabos, etc, etc.' Salles d’Echantlllons : No 2229, rue Sainte-Catherine, Montreal.^- AGENTS ET MANUFACTURIERS DE.- Injactsurs Penberthy.Arrosoirs de Follows pour Pelouses “Llttlq Oient” et ” Twin Cornet.” Tulles” Perfection” de Beaton, pour planchers.Tremont Mfg.Oo.Clefs Anglaises à chaînes, de Breck.Ramoneur, de King, pour Cheminées.Pompes i Vapeur, ->t.de Van Dusen.Syphons Sanitaires “ Newton.” Pompes Aspirantes et é Vapeur, de Braender.Chantepleure auto* matique, de Cornell.• -.Oiepel’s Patent Steam Traps.Compteurs i Eau, de la National Motor Co.Cloches de la Buckeye Bell Foundry Co.Régulateurs de Pression, de Watson.Valves de Jenkins Brothers.Bouilloires en laiton, de Wilhelm).Régulateurs de Pression,de Curtis.McDaniels’ Exhaust Heads, Steam Traps.Accessoires de Bains et de Chambres à Coucher, Bernard A Frank.Verres pour Anémomètre de Pression.536 à 542, RUE CRAIG FONDERIE DE FER : Coin des rues Maisonneuve et Laguuohetière MONTREAL | TELEPHONES : E BUREAU : main 319.FONDERIE : EAST 422.i SALIES D'ECHANTILLONS : UP 2493.IllIflfiUlliWMli} 3 3 3 3 B 3 Demandez ^ .nos Catalogues et g Prix Courants.3 .ai 1—iinimni LE PRIX COURANT 469 Boileau rétablit la communauté des brasseurs, en leur recommandant expressément d’être honnêtes, ce qui prouve que l’art de falsifier les boissons était déjà connu au bon vieux temps.L’usage de la bière s’est conservé et répandu dans toutes les contrées du Nord, trop froides pour -convenir à la culture de la vigne.C’est pourquoi sa consommation est surtout abondante en Angleterre, en Allemagne, en Hollande, en Belgique, eu Russie et dans la France septentrionale.Si nous visitons une brasserie, qu’y verrons-nous ?Tout d'abord on nous conduira dans de grandes caves voûtées tenues très proprement, dont le sol dallé est recouvert de couches de grains d’orge plus ou moins épaisses qui sont en train de subir la gemination.De la nous passerons à un étage supérieur qui reuferme dans diverses salles de grandes cuves destinées à divers usages; ce sont les chaudières à brasser, à houblonner, etc., dans lesquelles on prépare le moût.Enfin, au sommet du bâtiment, on nous montrera une série de bassins rectangulaires peu profonds dans les • quels on envoie le moût avant de lui faire subir la fermentation; ce sont les refroidisseurs.Passant alors dans un autre corps de bâtiment, nous observerons dans les caves et dans les étages supérieurs une série de cuves dans lesquelles le moût fermente.Les caves sont réservées à la fermentation basse ; les autres cuves servent à la fermentation haute; nous verrons plus loin l’explication de ces divers termes technique.trouvera la mise en fûts qui termine la fabrication.Nous examinerons succes-si veinent les matières premières employées en brasserie, puis nous passerons aux diverses opérations de la fabrication de la bière.En brasserie, on a un grand intérêt à employer des forges très riches en amidon et faibles eu matières azotées ; en effet l’amidon rend la bière plus nourrissante et plus savoureuse et lui donne plus de “ bouche ”; et le gluten, en donnant un produit fortement azoté, transforme la bière en un liquide où pourraient se multiplier rapidement des germes de putréfaction qui étoufferaient les levures normales et rendraient la boisson complètement inacceptable.Les caractères extérieurs d’une bonne orge de brasserie sont les suivants : les grains doivent être réguliers afin que le mouillage et la germination puissent se produire d’une façon normale ; leur couleur devra être d’un beau jaune clair, bien franc, sans points bruns, ni piqûres dus à des parasites ; l’amande sera bien pleine et sa cassure sera farineuse et non vitreuse, ce dernier caractère indiquant des grains qui fournissent généralement des moûts troubles.L’orge devant être mise en germination, pour le travail de la brasserie, il est important d’en vérifier le pouvoir germinatif ; pour cela, on fait tremper quelques centaines de graines dans l’eau pendant vingt-quatre heures, et on les maintient ensuite entre des feuilles de papièr buvard imbibé d’eau et dans un local soumis à une douce température.La quantité de graines impropres à germer ne doit pas dépasser 5 pour ioo.Maïs.—Le maïs a une composition un peu analogue à celle de l’orge ; Mais le maïs contient aussi une huile qui, quand on la chauffe, donne naissance à une odeur désagréable et qui risquerait de se communiquer au moût dans la confection duquel entrerait ce maïs.' On peut éliminer cette huile de deux manières : soit par la germination qui se fait comme celle de l’orge et que nous étudierons plus tard ; soit par un travail mécanique qui sépare les enveloppes et le germe de la farine 470 LK PRIX COURANT CONSERVÉS DE FRUITS EST VOTRE STOCK ?Examinez donc la liste ci-dessous et voyez si quelques spécialités ne vous intéresseront pas.NOS PRIX SONT, COMME D’HABITUDE, LES PLUS BAS.CERISES-• Bowlby — (Blanches).21hs “ — Bowlby — (Bouges).21hs PRUNES -• Schenk — (Lombard) “ — Ice Castle — “ “ — Garden City — ‘ ‘ — Ice Castle — (Egg) .“ — Ice Castle — (Greengage) .“ —Ice Castle — (Fancy Blue) FRAMBOISES — Lor Cabin — (Rouges) “ — Lakeport — “—.— Lakeport — (Noires) .Ë R POMMES POIRES — Ice Castle — Flemish Beauty.- “ — Lakeport — 3 lbs 3 lbs 2 lbs 3 lbs 2 lbs 2 lbs 3 lbs.2 lbs.2 lbs 3 lbs 2 lbs — Ice Castle — Bartlbt — Lakeport — 3 lbs 3 lbs Il Bowlby — “ .3 lbs II - Bowlby — “ .2 lbs PÊCHES — Simcoe — 3 lbs et 2 lbs U — Bowlby — 2 lbs U — Ice Castle —(Californie) 3 lbs Il .— Ice Castle —(Canada) 3 lbs et 2 lbs i% — Log Cabin — 3 lbs U — Dunmore — 3 lbs m :' S 4::- BBHMMtD) & H(BLLMtD d A ilCic ’ J' B' PELLETIER & CIE.232 Rue Saint-Paul, Montréal.GRAINS.S'occupent également de Grandes Glaces (Plate Glass), Miroirs et Biseautage.5MÇ Pour le MAL DK TETS, pour la MIGRAINE dont souffrent généralement les hommes ' d’affaires, les médecins recommandent comme donnant les meilleurs résultats, procurant un soulagement rapide et une prompte guérison.Toutes les personnes qui ont fait usage des Cachets W illiams s’en sont bien trouvées anrès avoir essayé inutilement un grand nombre de soi-disant spécifiques qui n’ont fait que leur fatiguer l’estomac.Prix de détail : 25c la boite.Pour les prix du gros, écrivez à R.W.WILLIAMS, Pharmacien, TROIS-RIVIERES.LES MEILLEURES VALEURS AUX PLUS RAS PRIX.Fourrnres, Gants, Mitaines, Pouliers-niou*, Raquettes, Calottes, Chapeau : Paille etFrntre.J, ARTHUR PA QU El Poinle-ani-Lièvres, Ql EBFC.SALLES D’ECHANTILLONS : / 6, Carré Victoria, Montréal-.52, rue Bay, Toronto.—Bue Matn.Winnipeg.338, rue Hasting, Vancouver.Registers Traoc Mark.^FONDEE EN 1849.= La pins grande manufacture do genre en Canada."T “ MARQUE L” MARCHANDISES PURES ARTICLES INDISCUTABLES.Les principaux marchands d’un Ocean à l’autre les ont en magasin VINAIGRES PURS, GELÉES, MARINADES, MARMELADES MIXTURES, ET CONFITURES.TOUS ARTICLES DE PREMIERE CLASSE SOUS TOUS RAPPORTS.MICHEL LEFEBVRE «l'Or, d'Aryen* et de .J» Uifiiiie-r- l’rix.SC Fîî Manufacturiers ^MONTREAL LE PRIX COURANT 475 tants, mais difficile à résoudre, de l’industrie du houblon consiste dans sa conservation.On aurait en effet intérêt dans les bonnes années à emmagasiner des cônes qui pourraient être mis en service pendant les saisons médiocres, quand le houblon est cher ; mais ce produit se conserve mal ; il faut autant que possible le soustraire au contact de l’air et c’est pourquoi on le presse fortement dans les sacs où il est emballé.Le houblon agissant à la fois par sa matière amère et par son tanin, on a cherché à le remplacer en partie par une addition d’un tanin quelconque qui pût jouer le même rôle que celui du houblon ; mais dans ce cas, le parfum de la bière se trouve diminué et sa qualité devient inférieure.Enfin, on a aussi cherché à substituer au houblon un certain nombre de substances amères, parmi lesquelles on ~peut citer l’acide picrique, la salicine de l’extrait de saule, la buxine de l’extrait de buis, le fiel de bœuf ; mais toutes ces falsifications sont bieu délaissées maintenant et ne se rencontrent plus que rarement.Lus Levures.—Si dans une décoction d'orge germée on introduit quelques germes de levure de bière, on voit après très peu de temps une réaction se manifester dans la liqueur ; celle-ci mousse en dégageant d’abondantes bulles de gaz en même temps que l’odeur du liquide change et devient alcoolique.Le gaz dégagé, si on le recueille, est caractérisé pour êtrè de l’acide carbonique.C’est le phénomène bien connu de la fermentation qui se produit ainsi, phénomène qui a pour effet de transformer la glucose de la décoction d’orge germée en alcool —fil» Jeste dans ljLÜqU£UJL-eLacLde_caiL_ bonique qui se dégage.• La fermentation du moût d’orge pour sa transformation en bière peut se taire sous l’influence de deux sortes de ferments étudiés d’abord par-Pasteur, plus tard par Hansen et qui sont maintenant bien connus et qui seuls peuvent communiquer à la bière les qualités que l’on recherche dans cette boisson.Ces deux sortes d’organismes ne travaillent pas simultanément ; ou emploie seulement les uns on les au très pour provoquer la fermentation du moût : les uns agissent entre 34 et 45 degrés Fahr., les autres entre 59 et 68 degrés Fahr.; les premiers constituent la levure basse ; les seconds, la levure haute.La préparation des levures dt .bière pures est devenue actuellement une véritable industrie.Les brasseurs ont un intérêt considérable à employer des ferments purs pour provoquer la fermentation du moût.La plupart des autres levures, eu effet, donnent par leur emploi des bières troubles ou amères-qui ne seraient aucunement marchandes.Enfin si les levures employées contenaient d’autres organismes-oünit’a ütrës bactéries, les inconvénients seraient encore beaucoup plus grands, car ces infiniment petits pourraient provoquer l’aigrissement, la décomposition et même la putréfaction de la boisson.Préparation du malt.—Le malt est constitué par de l’orge germée, séchée et concassée ; sa préparation comprend les opérations suivantes : Nettoyage et classement des grains ; Trempage de l’orge ; Germination ; Touraillage ou séchage ; .Dégermage.Nettoyage et classement des grains.— Les grains d’orge tels qu’ils arrivent à la brasserie sont souillés en quantité plus ou moins considérable par des impuretés et des poussières qui introduiraient des ferments étrangers dans la masse que l’on soumettra ùTif germination et qui pourraient provoquer des fermentations putrides.On nettoie les grains en les faisant passer dans un crible qui enlève les matières étrangères qui les souillent : sable, mottes de terre, etc ; puis dans un 476 LE PRIX COURANT I,.U.I, Les Cigarettes |)oudt’$ Straight gut Sont très populaires : elles sont faites des meilleurs tabacs de Turquie et de Virginie.Les Cigarettes Lord Dufferin Sont fabriquées avec du tabac de Virginie de clïoix; (§) " ¦ ¦ >¦ ¦ ii ¦ • ¦ ¦ H ¦ ¦ ¦ i Tous les fumeurs de cigarettes connaissent et apprécient ces deux marques ., , i» M'U1 rTTwn NOS LIGNES DE.Plaisent généralement aux personnes qui en font usage et se vendent couramment.Pour Prix et Echantillons, écrire à f[ B.Houde & Cie, Quebec.„ ou a leur RtPRt8EHTANT j c.jvïOQUIN, 43 St-Gabniel, Montreal.gnwig 1 ' miu||iinMdmmBmiuBiiiiiifiimia!iii:iiiiiimiiiïmiiiiimi'imiiiâimiiïii'(iiiiiiiifmiiiïiiiiiiiiiiiiii:iiiiiiiiiiiimiiiimiiiiiuimiiiiiimiïimrâiiui:i ! ¦ ini' a ni ¦ • a ¦ '."f Br • a ¦ H a ¦¦""f Tabacs en Poudre NATUREL ROSE ET FEVE ROSE No 1 gt _ ROSE X SCOTCH SNUFF #« ir •»* S«3 3s»v.LICORICL LbZEhCcTj ¦glss&i-i HCm len hâtonS-CAnnelés Y- fe S- pngneta SO à la boite rte hnia; 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LE PRIX COURANT 487 aux foudres se fait au d’une moyen pompe.Les foudres dans lesquels s’effectue la fermentation complémentaire doivent être tenus d’unt façon très soignée ; ils ont une contenance de ioo gallons environ ; ils sont en douves de chêne, très solidement cerclés et munis d’un trou de bonde à la partie supérieure et d’une ouverture avec robinet à la cueillir au moyen d’une sorte d’écumoire ; on peut encore la faire déborder dans des rigoles qui l’amèijent à l’atelier de préparation de la levure.Cette levure est lavée et conservée d’ailleurs comriie la levure basse.La fermentation haute ne dure que de 5 à 8 jours ; quand elle est terminée,'la bière est traitée comme nous l’avons déjà dit pour subir la fermen- parlie inférieure.—Ils sont placés dans—tation complémentaire.-Labière ainsi des caves analogues à celles destinées à la fermentation et maintenues à 41 ° environ par les mêmes procédés.Après quelque temps, le liquide en fermentation laisse sortir par la bonde une certaine quantité de mousses que l’on essuie avec grand soin ; on remplace le liquide ainsi expulsé par addition de nouveau moût fermenté et.après deux ou trois de ces opérations, on peut fermer définitivement la bonde.La fermentation continuant encore, il se développe dans le foudre de l'acide carbonique sous pression qui reud la bière mousseuse.En même temps, les acides et les alcools de la bière réagissent les uns sur les autres pour donner à la boisson son bouquet et sa saveur.Cette bière, si elle est conservée pendant peu de temps, doit être éclaircie artificiellement ; si on la garde plus de trois mois, elle s’éclaircit alors d’elle-même., Fermentation haute.—Cette fermen-.tation s’effectue dans des locaux semblables à ceux destinés à la fermentation basse, le moût étant mis soit dans des cuves, soit dans des tonneaux ; mais ibifest plus nécessaire d’y maintenir une très basse température ; 540 à 590 suffisent ; on obtient cette limite obtenue 11e peut être considérée comme boisson de garde : elle doit être consommée assez rapidement.Conservation et débit de la bière.— La bière, au moment de sa consommation, doit être mousseuse, claire et limpide.La première qualité s’obtient, comme nous l’avons vu, en bouchant les foudres dans lesquels on conserve la bière de façon à ce que l’acide carbonique dégagé par la fermentation complémentaire se dissolve dans le liquide sous pression et se dégage au moment du soutirage.La limpidité de la bière s’obtient spontanément dans les bières de garde quand elles sont conservées assez longtemps en cave.Si, au contraire, la boisson doit être consommée rapidement, on l’éclaircit en employant divers artifices tels que l’introduction de copeaux de bois ou le collage au .moyen de la colle de poisson pu ichtyo-colle ; cette dernière s’emploie à raison de 1 once environ par 15 gallons de bière.Enfin dans le cas où la bière de garde elle-même 11eserait pas d’une limpidité parfaite, on rémédie à cet inconvénient par la .filtration à travers de la pâte de papier ou même à travers des filtres en papier.Cette en plongeant dans le moût des réfri-.filtration est réalisée industriellement gérants analogues à ceux déjà cités, au moyen de divers appareils dans mais dans lesquels circule de l’eau lesquels on fait passer la bière avant fraîche et non plus glacée.de l'introduire dans les fûts d’expédi- fjuelque temps après la mise en le- vain, la fermentation part ; mais la levure qui se multiplie, au- lieu de se déposer au fond des cuves vient pour la plus grande partie surnager au-dessus du liquide, où on peut la re- tion, ou dans les bouteilles.Un a tout intérêt à transvaser la -bière, non pas à l’air libre, mais sous’pression, de façon à éviter le départ d’une partie de l’acide carbonique.Divers appareils permettent de réaliser cette condition. 488 LE PRIX COURANT S' F5- .S «-=> tr* o 43 ra i2 ca §MEimitce)/>c» fi fer en Barres, Aciers, Clous en tous ! ¦ genres, Articles de Quincailleries, etc.jf-j huiles, Peintures et Ucrnis « « « « « ?(* * Agents Généraux pour la vente de la I Pondeuse \ 3.fi.JL Sylvestre $|fri _______ (O «— — • ET DES B-—’ fi Cargems pour Chassis îuSéTS, Cl .^ I Ces Targettes ayant été fabriquées avant la hausse —- «t' f du fer, nous pouvons les vendre à meilleur marché $1.é que les autre genres de Targettes.«!¦.Tl y va de votre intérêt de demander X ! nos Prix avant d’acheter ailleurs.1— •¦tataai •!••••••- .Bureaux et Salies û'Ecuautiiious | li_____ 259 a 265 Rue St-Paul.%.¦ ¦ : - ^.] Entrepots : 5 à 9 Rue Vaudreuil, MONTREAL.m î.“ I i =.I I I- i i i i = i = i i = I = ' i I I ! 2 = i I I I i i - i I ' i = ^BiHliiBiiiii’BliBlIlll' ¦* f ’3f Jf If iff Ilf * * 3f< •ff * * if iff ¦ff •ff iff ¦If 1f l ¦If I ¦if i ¦ff i i •K I •u ! ¦ f ^77242 LE PRIX COURANT 501 bureau de direction dont les membres ont, grâce â leurs talents, à leur travail, à leur situation personnelle, à la considération dont ils jouisseut et au respect qu’ils commandent, conquis la confiance du public.Il e>t évident que quand nous parlons de capital suffisant nous ne vou-_lous pas_dire autre chose que capital nécessaire et utile.Un excès de capital est presque aus^i dangereux qu’un capital trop exigu.Son chiffre droit être proportionné à l’emploi qu'on en veut et qu’on en peut faire et aux ressources qu’offre la localité où la banque opère.Si une banque s’établit dans une ville de 25,000 âmes, il est évident qu’elle n’a pas besoin d’un capital aussi élevé qu’une banque qui se fonderait dans un centre industriel et commercial ayant une population de 250,000 âmes.Et même, dans une ville de cette importance, il est à considérer qu’il existe toujours plusieurs banques concurrentes avec un capital souvent différent et ce n’est pas toujours la banque à plus fort capital qui donnera les meilleurs résultats, à ses actionnaires ni les plus solides garanties à ses déposants, mais celle qui sera le mieux administrée et aura la meilleure réputation de moralité, le meilleur renom de sagesse et de prudence.Ces banques là ne craignent ni inspecteurs, ni inspections, et elles n’en ont pas besoin.Elles administrent les fonds de leurs actionnaires et de leurs déposants—suivant une expres-i sion consacrée—en bon père de fa-f miïbT f Quant aux banques, qui, comme la banque Ville-Marie,—si toutefois il en devait encore jamais exister — voudraient déguiser leur véritable situation, que peut la loi contre elles.Punir les coupables, c’est-à-dire intervenir quand le mal est fait ; c’est-à-dire encore, alors qu’il est trop tard.C est donc dans un sens préventif du mal que la loi devrait intervenir.-Nous l’avons déjà dit c’est par la menace de châtiments que la loi peut compter prévenir le mal et pas autrement.L’acte de 1890 concernant les banques, menace les signataires de faux rapports, de peines très sévères et, on sait, cependant, quelles graves accusations pèsent sur deux des directeurs de la banque Ville-Marie.Cet exemple uous ramène à dire de nouveau que c’est dans la solidité éprouvée d’une banque, dans la moralité de ses directeurs et de son personnel qu’existe réellement et uniquement la garantie que cherchent et les actionnaires et les déposants." A part quelques modifications à apporter à l’acte des banques de 1890, modifications dont nous parlerons en temps et lieu, nous avons la certitude queJa loi qui régit 110s banques incorporées répond aussi bien que possible aux exigences du public et aux nécessités dû moment.Ce n’est pas d’ailleurs quand la prospérité toujours croissantes du pays exige l’emploi de capitaux plus considérables qu’il convient de demander, que la loi force les banques à laisser dormir sans emploi dans leurs coffres tyie forte pirtie des fonds mis à leur disposition.Une pareille mesure entraînerait du reste à trop de conséquences fâcheuses pour croire que le Parlement voudrait même discuter une proposition semblable si elle lui était soumise.Si certaines modifications sont devenues nécessaires dans l’acte des banques, c’est notamment en ce qui à trait aux banques en état de suspension de paiements, mais le moment 11’est pas venu d’entamer ces questions.D’où vient le nom de Yankee donné par les Anglais aux Américains et devenu très usuel ?Le surnom de Yankee (prononcez Iariki) a été donné ironiquement par les Anglais aux Américains, parce qu’il rend assez bien la manière dont les premiers habitants des Etats-Unis prononçaient le mot English.(Anglais). 502 LE PRIX OUR A NT KSSSt JWapchand de I STORAGE.FACTORY! Entrepot t Fabriqi sMmsrnm ORNiTl ¦ÎRNiTUP! i i J,>!«»!• MMM luiUliii'mlll 1 • vxk r s^-V-A^v.i fA TVTTr:: sJ)(11 *tL3'Üi v- iTlif Lies ]VIarc^ands, Lies Honçnçes d’Aîîaires, TROUVERONT A NOTRE ÉTABLISSEMENT TOUS LÉS GENRES D* AMEUBLEMENTS Salles èk Manger, .Chambres à Coucher, ] Salons, ‘ Boudoirs, Bibliothèques.Nous avons un choix considérable de petits MEUBLES de fantaisie, CABINETS, CHAISES, TABOURETS, ÉTAGÈRES, bref, tout ce qu'il faut pour rendre une maison confortable.Nos prix sont toujours raisonnables et supportent facilement la comparaison avec ceux des autres maisons.- ___ 1541, 1547, 1552,1554 RUE STE-CATHERINE, - - MONTREAL LE PRIX COURAIT 603 * Commerce, Industrie et Finance La récolte des raisins, dits de Corinthe, aux iles Ioeniennes est, cette année, évaluée comme médiocre et dans une-proportion de 10 au-dessous de la moyenne.Malgré cette infériorité de production et en raison du stock important qui reste de la dernière récolterdans les magasins du Gou-vernement, les prix de début de la nouvelle campagne qui ont été de 150 drachmes les mille livres sont tombés à 140 drachmes et ont actuellement une tendance à la baisse.*** Nous connaissons les quantités de beurres et de fromages introduites dans Paris en 1808.On a consommé, à Paris, cette année-là.plus de 25,000,000 Ibs de beurre venant de France et 1,000,000 venant de l’étranger, du Danemark principalement.Les beurres de France proviennent dans leur ordre d’im-purtance, des Charentes, de la Normandie, de l'Auvergne, de la Bretagne, de la Haute-Saône, puis du Nord.* Quant aux fratnoges, il en a été consommé près de 15 millions de lbs, les envois de la Suisse et de la Hollande pour les fromages jsecs vont en augmentant.*** Il y a peu de temps encore, tout le monde parlait des prix offerts par les gouvernements des colonies australiennes à ceux qui découvriraient les meilleures méthodes pour dé-barasser le payB de l’invasion des lapins.Aujourd’hui, grâce aux procédés de conservation frigorifique la scène est changée.Le chargement le plus considérable de lapins conservés dàrts la glace vient de quitter la colonie de'Victoria.Le Denton Grange, le premier steamer expédié aux termes du nou-'eau contrat que le Département de l’Agriculture de \ ictoria a conclu avec la “ Federal Steamship Company,” est parti de Mel-"jurne a la fin de juillet avec une cargaison dtrh.iKiti caisses à claire-voie ne contenant pas moins de 3(i0,000 lapins.Dans ces conI 'étions on n est pas surpris d’apprendro que a diminution du nombre de lapins a été si grande que les chasseurs ne peuvent plus gagner leur vie dans les régions avoisinant les villes.*** I armi les nombreux projets que le gou-'erneiueiit de l’Uruguay se propose de pré.-enter prochainement au Corps Législatif, il n est un dont l’importance mérite une men, "n particulière.^11 ne s’agit de rien moins- en effet, que de réservera l’Etat le monopole de la rectification et de la vente des alcools.L’auteur du projet est M.Campistegui, actuellement ministre dés Finannces, qui s’en promet, assure-t-on, un accroissement de recettes de 800,000 piastres au moins, déduction faite de tous-les frais-d’adnnnistration-et d’exploitation du monopole.En dehors des avantages économiques que l’Etat pourrait en retirer,.:1e monopole projeté permettrait aussi di?combattre victorieusement'la consommation d’alcools véné-reux que des spéculateurs sans scrupule n’hésitent pas à vendre ou à employer.Aux termes du projet, les distilleries actuellement établies dans la République seraient les seules autorisées à fabriquer les alcools de première distillation et ne pourraient vendre leurs produits qu’à l’usine centrale de rectification.Après promulgation de la loi — et ceci mérite l’attention spéciale des importateurs de vins étrangers — la graduation des vins de provenance étrangère serait limitée à 13° C sous 15° de température ; l’excédent alcoolique paierait un droit de plus ou moins élevé.Par son importance intrinsèque et.par les conséquences qu’il entraîne surtout, ce projet ne peut manquer d’occasionner d’ardentes discussions.Les monopoles d’Etat n’ont guère réussi jusqu’ici aux Etats Sud-Américains, et c’est toujours chose grave que d’innover en semblable matière.*** La France va prochainement être sillonnée, dans tous les sens, par un nombre incalculable de fils téléphoniques.En effet, le sous-secrétaire aux postes et télégraphes avait, il y a quelques semaines, prié les conseils généraux de lui faire savoir si leurs départements consentiraient à pren-dre-à-frais, cuminuns avec l’Etat l’installation de réseaux téléphoniques permettant aux .communes de communiquer entre elles, ces communes devant être d’ailleurs reliées, grâce à un système nouveau, avec Paris, de même qu’avec toutes les autres villes de France.’ Les réponses n’ont pas tardé à arriver rue de Grenelle.Sur les quatre-vingt-six départements, six seulement se sont montrés récalcitrants : les Basses-Alpes, la Corrèze, les Côtes-du-Nord, le Finistère, la Manche et la Vendée.Les autres ont approuvé le projet. 504 LE PRIX COURANT A L HUILE AU “JAPAN EN TUBES AU VERNIS EN BOITES EN SEAUX en barils Pour BRIQUE Poor PONTS Pour CUIVRE Pour OR Pour PLANCHERS Pour COUVERTURES Au GRAPHITE Peintures (©)) ((©)) S®)) Vernis BATEAUX Pour INSTRUMENTS Pour VOITURES Pour DECORATIONS Pour HARNAIS Pour LITHOGRAPHIES .Pour PIANOS Pour POLISSAGE Pour TUYAUX Les plus grands manufacturiers de Peintures et Couleurs au Canada.The.CANADA PAINT COMPANY Limited.Montreal.Toronto. LE PRIX COURANT 505 Les fr.its île cette amélioration si importante s'élèveront en moyenne, à $8000 par département ; grâce à cette dépense, la France sera dotée du réseau téléphonique le plus considérable du monde entier.*** Les (têcheries de perles File Margarita sur la côte septentrionale du Vénezuela, sont connues depuis environ trois siècles, c’est-à-dire depuis la découverte de l’Amérique.Actuellement encore, cette industrie est surtout pratiquée par les naturels de File, et un estime que la somme totale qu’ils reçoivent annuellement de ce\ chef s’élève à environ 8100,000.Il est «Remarquer toutefois.que cette somme est loin de représenter la valeur des perles recueillies dans ces parafés.' .Les perles sont achetées aux indigènes par un très petit nombre de négociants, qui opèrent pour le compte des maisons européennes.La pêche des huîtres perlières n’est soumise à aucune règlementation au Venezuela, et les barques qui y sont affectées n’ont à paver qu’une taxe annuelle'd’environ $24.On compte environ 400 barques, dont les propriétaires se livrent à cette pêche, mais aucune n’est pourvue d’appareils de plongeurs.Le mode de procéder des indigènes est très primitif ; ils se servent d’une sorte de drague pesante en métal, qui racle le f"nd de la mer et que l’on retire lorsque l’on suppose quelle contient une certaine quantité d’huitres.I) après le Ministre des Etats-Unis à Caracas, les meilleurs bancs d’huîtres perlières du Venezuela se trouvent à proximité de uuelques petites îles situées près de l’île Margarita.Il paraît d’ailleurs que l’on trouve, sur ces îles, d’énormes quantités d écailles, dont une bonne partie pourrait etre utilisée pour la production de la nacre.Liant donné la richesse des bancs d’huîtres perlières du Venezuela, il est assez pro-11 ’'e que des bateaux munis de scaphandres ou de cloches à plongeurs y obtiendraient (•excellents résultats.*** .' h nouvel arbre à caoutchouc; M.Dy-•°"ski, directeur du Jardin colonial, vient p l’fesenter à l’Académie des Sciences de ¦•ris unehiote intéressante sur la possibilté d obtenir une gutta-percha de premier f ru eu cultivant dans certaines colonies raiivaises un arbuste originaire du nord de la L'une, appelé “Eueomia.” • n sait toute l’importance que le déve-i>tIrii1!-,nt .*a bicyclette, de l’automobile e 1 électricité et de ses multitudes appli- cations a donnée à la gutta-percha.Or, jusqu’à présent, la production de cette précieuse matière, dont le prix dépasse souvent $1.50Ja lb.est limitée aux îles de la Sonde.Jusque-là, tous les essais tentés pour introduire l’arbre à gutta de Java dans les colonies françaises n’ont donné que de faibles résultats, car ces plantes ont des exigences telles que les colonies où l’on peut en essayer la culture sont très limitées.La découverte de l’utilisation dlunejiou^ velle plante est donc importante.L’ “ Eueomia ” peut être cultivée’ sous les climats tempérés.La gutta extraite des fruits de cette plante est de très bonne qualité et les fruits en renferment la proportion énorme de 28 pour 100.D'ailleurs, les feuilles et les rameaux contiennent aussi cette substance et peuvent être utiïftés.Voilà donc une plante nouvelle qui va être une source de richesse pour les colonies qui en feront la culture, et le Jardin colonial, qui en possède des spécimens, compte la propager rapidement et l’envoyer tout d’abord en Indo-Chiné, dont le climat sera très favorable à sa culture, puis dans d’autres colonies.Le point curieux est que cette plante, originaire du nord de la Chine, a été étudiée et propagée au Jardin colonial, à Paris, et sera à nouveau expédiée en Orient, où les études du genre de celles qui ont été décrites à l’Académie n’auraient pu être faites.Les Trusts ont rendu les cerveaux inutiles en affaires, un idiot peut maintenant prendre une commande aussi bien qu’un homme doué d’une intelligence supérieure.Aussi, pour diminuer les frais, un génie a-t-il créé le commis-voyageur automatique.Il est en papier-maché et représente un commis-voyageur assis sur sa boite d’échantillons, on l’emballe et on l’envoie aux commerçants.Lorsqu’il arrive, le commerçant le déballe, l’installe sur son bureau, touche un ressort qui déclanche un cylindre phonographique placé à l’intérieur de la boîte d’échan tillons et le voyageur commence son boniment : “Bonjour, monsieur,voici nos derniers articles et les prix auxquels nous pouvons les.vendre, puis la machine énonce la liste des prix des articles du trust que l’automate représente.A l’autre extrémité de la boîte d’échantillons se trouve un trou communiquant à un cylindre récepteur, le commerçant n’a qu’à donner son ordre à haute voix dans le dit trou.Merci, dit l’automate, et maintenant, ajoute-t-il, si vous le désirez, je vais vous raconter deux histoires comiques et 50fi LE PRIX COURANT La Poudre a Pâte “PURE GOLD” (jp ü est aussi bonne que la meilleure Ü marque américaine et à 25 pour jjj cent meilleur marché.De plus, n nous vous aidons à la vendre.f) .ECRIVEZ-NOUS.The Pure Gold Mîg.Co., Limited, • Toronto.©y l(®)j Wv) ((©)) ((®)J ((©)) (@)j ((©); ((©), ((©)) ((©)) ((©)) ((©)) ((©)) ((©)) ((©) ) ((©)) X®)) ((©)) ((©)) ((©)) (C®)) (C®)) ((©)) ((©)) ((©)) (t§))/ ((@ + + PHS DE STOCK COMPLET SANS rf La meilleure à acheter.La meilleure à vendre.La meilleure à employer, LES INGREDIENTS SONT TOUS ABSOLUMENT PURS.La véritable poudre à pâte “ Cook’s Friend,” avec la marque sur chaque paquet, est en vente dans le gros. LE PRIX COURANT 507 vous chanter quelques-unes des dernières créations musicales.Si le commerçant ne se soucie pas de cette partie artistiquo, il tourne une petite tige et l’automate vexé garde le silence.Le commerçant n’a plus qu’à replacer l'automate dans la caisse et à le retourner à la maison expéditrice.De retour au bercail, on retire le cylindre qui a enregistré l’ordre, on en met un neuf et on envoie l’automate à un autre client.L’automate peut parler toutes les langues du globe, "on lia pour cela qu’à y mettre un cylindre impressionné par la langue du client auquel on le destine.C’est un instrument superbe et les avantages qu’il possède sur un commis-voyageur eu chair et en os, sont trop nombreux pour les mentionner, je n’en citerai que quelques-uns, il ne mange pas, il n’a pas de notes d’hôtel à payer et il ne tire jamais sur sa maison.De plus, pensez aux énormes dépenses de chemin de fer qu’il économise.Les temps sont proches, oh ! commis voyageurs, où le vendeur automatique breveté vous jettera tous sur le pavé.fie non è veto vous avouerez que à le ne tromlo.• ¦ *** Champagne à bas prix.—La Société d’Agriculture d’Alger organise un concours pour la fabrication d’un type de vin mousseux, ti bas prix, susceptible d’être adopté comme consommation courante.Le concours s’ouvrira à Alger, au siège do la Société d’Agriculture, à la fin janvier 1900.Les concurrents ne devront pas se faire connaître ; une devise ou un numéro sous pli cacheté permettront de reconnaître le lauréat après la décision du jury.Le jury sera désigné par la Société d’Agriculture.I ne médaille d’or et une médaille de vermeil seront distribuées aux deux types qui rempliront le mieux les conditions visées.La boisson gazeuse à base de vin à l’étude ne devra pas contenir autre chose que du ~rinrdu sucre, dé l’acide citrique, de l’acide carbonique et de l’eau, toute addition d'alcool ou autres produits est interdite.Les concurrents devront faire connaître au jury la composition du produit ; la Société pourra Taire analyser les échantillons présentés.Les concurrents auront la faculté de présenter chacun plusieurs types de mousseux, a formules différentes, à base de vin blanc ou de vin rosé.Le prix de revient devra être indiqué avec les éléments permettant vérification.Lucide carbonique pourra provenir de différentes sources connues dans l’industrie ; acide carbonique liquide, appareils à eaux gazeuses.Les vins mousseux devront être contenus dans des bouteilles de différentes contenances.Le jury tiendra compte dos récipients, du bouchage de l’étiquetage.Les concurrents ne devront pas perdre do vue que le mousseux doit devenir un boisson facile à livrer dans les cafés, restaurants, buffets, cercles, etc.• Quelques notes sur la préparation dos figues sèches, en Algérie, intéresseront les lecteurs du Pkix Courant, au moment même où l’on commence à recovoir les arrivages de ces fruits exotiques.“Le figuier est l’arbre qu’affectionne le Kabyle.Plus de vingt-cinq variétés de figuiers sont cultivés en Kabylie.Les fruits jaune d’or à maturité sèchent sur l'arbre et sont, à ce moment, délicieux.Mais, c'est alors qu’une préparation par trop primitive compromet la valeur de cet excellent fruit.Les figues mûres, à demi-sèches, tombent sur le sol ou sont récoltées sur les branches et entassées dans des corbeilles, sans aucun triage, les figues écrasées avec les figues intactes.La dessication est achevée au soleil, sur des claies ou simplement sur dos nattes ou sur un lit de feuilles de dyss.Généralement des dispositions très insuffisantes sont prises pour éviter les dégâtR causés par une averse, et, tous les ans, une bonne partie de la récolte est perdue et une autre est altérée.Dans les gourbis, construits à cet effet, les figues sèches sont entassées, puis chargées sur les bêtes de somme qui portent le produit au marché.Sur les tas, il est facile d’observer un petit papillon qui dépose des œufs, qui, bientôt, se transforment en une larve qui ronge une grande partie des figues.- Quand on a suivi de près cette récolte, on est facilement amené a concevoir quelques améliorations qui, bien que très simples, au-auraient un effet très considérable.Il serait très utile d’installer, dans les principaux centres de production, des séchoirs perfectionnés.Les figues récoltées, demi-sèches sont facilement transportables du champs au séchoir ; séchées en quelques heures, elles conserveraient un goût très agréable, seraient exemptes de goûts acides et forts dus à des fermentations qui détruisent une partie du sucre.Les figues, séchées par les Indigènes, devraient, avant d’être mis en magasin, subir une véritable désinfection au moyen d’une 508 LE PRIX COURANT JSHSHSb® 8S8 ©• ‘ $ Le Chocolat et le Cacao de FRY $ f * •)|f ifr ONT FAIT LEUÎR MARQUE Dans le Monde Entier i 275 MEDAILLES D’OR ET DIPLOMES D.MASSON & CIE ¦m $ à Seuls Agents pour la Province de Québec et agents conjoints pour les Provinces de l’Ouest.ï ¦" .•• .ü S “Les Thés du Japon’’ Surpassés.S I @4 ©a -Plus de peinture, de colorant on de falsification sons nne forme quelconque.jf| 1 “Salada” jg —Vert, de Ceylan I Feuille Naturelle, Pur, Sans couleur.Semblable, comme arôme, à un thé du Japon, mais beaucoup plus sain et délicieux.Un essai fera de vous son ami ; vous serez converti pour toujours.30c.et 40c.Paquets d’étain scellés seulement.Jamais vendu en vrac.Depot de Gros: 368 rue St-Paul, Montreal LE PRIX COURANT 509 étuve sèche.La chaleur, sans altérer la ti^ue, détruirait les œufs et les larves des teignes, et même les ferments divers.Les figues, ainsi préparées, se conserveraient toute l’année, et, par leurs qualités nouvelles, obtiendraient sur le marché un prix plus rémunérateur.* * * Après l’alcool dont on entend plus beau-coiip parler,_voici venir l’air liquide, mena-— çant à la fois vapeur, pétrole, électricité.La force nouvelle offre ce précieux avantage d’être inépuisable et d’un prix de.revient presque nul, si nous nous en rapportons au récit des expériences qui se poursuivent actuellement sur les applications possibles de l’air liquide, fabriqué industriellement à New-York, on l’on obtient .cette ¦liquéfaction de l’atmosphère d’une façon continue et pour ainsi dire indéfinie.Si vous introduisez, dans le cylindre d’une • machine à vapeur, un peu de cet air liquide, aussitôt le piston se met en marche, avec une force à laquelle n’atteindrait pas le plus puissant jet de vapeur.Cela est très compréhensible.L’air devient liquide à 135 degrés au-dessous de zéro, un froid dont nous n’avons aucune idée.Lu température de l’air au milieu duquel nous vivons est en moyenne de 18 à 20 degrés.En exposant brusquement de l’air liquide à la température ambiante, il bout instantanément et se transforme en vapeur dont la.force de dilatation est énorme.Pour obtenir de la vapeur d’eau, il faut de la houille qui coûte cher et s’épuise peu à peu ; cette houille produit une chaleur parfois intolérable, une fumée asphyxiante, des scories, des cendres, etc.Avec l’air liquide, ni bruit, ni chaleur, ni odeur, ni fumée et cet avantage inappréciable de pouvoir être obtenu en tous lieux, puisqu’il suffit de puiser dans l’atmosphère ! Cette source de force qui ne coûte presque lien permettrait aux grands transatlantiques de pouvoir naviguer sans charbon, sans machine et sans se préoccuper d’avoir des points de relâche où refaire leurs approvisionnements de houille.Les locomotives seraient désormais sans chaudières, et n’auraient plus besoin de s’arrêter ¦ pour “faire de 1 eau.” La solution serait rendue plus facile du problème de la navigation aérienne, puisque nous aurions une force motrice vqui n exigerait plus de lourdes machines.Enfin les automobiles de tous calibres profiteraient largement de cette nouvelle application.' \ *** • *n a beaucoup parlé, dans ces derniers temps, de la fabrication d’un café de figues qui, en Autriche et en Allemagne, tend à prendre une place importante dans la consommation.Ce produit est infiniment supérieur à la chicorée ; avec le lait, notamment, le café de figue donne un aliment réellement très agréable, et les petites graines de la figue, torréfiées et pilées, communiquent un arôme très tin à ce breuvage.Les qualités inférieures peuvent, seules être consacrées à cette fabrication.Les maisons d’Autriche, qui fabriquent en grand, offrent à §3.20 le quintal de figues rendu à Trieste.Les figues de Bougie sont actuellement vendues de 85 ù 80.00.Une fabrication de café de figue, aurait toute chance de réussir à Bougie, en utilisant les déchets des triages, et surtout en achetant aux Indigènes, à très bas prix, les figues de la fin de saison, les figues mal préparées ou de qualités très inférieures.En un mot, la culture du figuier est loin d’avoir, en Algérie, pris la place qu’elle mérite, et quelques améliorations dans les procédés de dessication ou de conservation permettraient de donner une très grande extension à une des rares cultures non menacées de mévente.Il ne faut pas oublier (tue, dans la région méditerranéenne, il existe des variétés de luxe qui manquent à la collection des races kabyles, répondant surtout à la consommation courante pour l’alimentation.Dans les stations si favorables aux figuiers de la région de Seddouk, par exomple, il serait utile d’introduire les figues fines d’Italie, et surtout de Smyrne.*** Le mot de la fin.On demandait à un tanneur de cuir bien connu ; Avez-vous foi dans les trusts ?—Non, répondit-il,—pourquoi donc avez-vous accepter d’entrer dans une organisation de ce genre ?—Que feriez-vous, si quelqu’un vous offrait 250 fr.pour votre cravate ?se contenta-t-il de répondre.Les maisons qui, en quelques années après des debuts modestes, sont arrivées au suoeès, ont généralement réussi grâce à une publicité judicieuse pratiquée dès le début de leur entreprise. 510 LE PRIX COURANT çjç ç$?ç^?9$?9$?9$?9J9 ?J?$$?îjt?9jJ?9^91S$?sj?^ *4?5^ ?j?# Au Premier Rang.^^ Ce Thé Supérieur—le Hibou No 100—est, depuis plusieurs années, le grand favori des gourmets véritablementdignes de ce nom, de ceux qui distinguent entre un arôme naturel et l’arôme factice des thés communs ven-_ dus sous des noms ronflants et sous des étiquettes pompeuses.Le consommateur le plus difficile dans ses goûts y trouve à la fois la force et le parfum, le stimulant agréable de la digestion, l’accompagnement obligatoire d’un fin déjeuner.En un mot, c’est un Thé de Luxe à la portée de toutes les bourses.Thé du Japon “ Hibou ” N2 100 L’EPICIER trouve dans la vente de ce thé exquis, la satisfaction de plaire à sa clientèle, et un profit substantiel.Cl 'é L Chaput, Fils & Cie MONTREAL sJ?sj?% $$?% sj?sj?4?$4?sjç $4?çft?ïjfc ?8?*§>»§> *§>¦&¦€>##•#####«¦# *§> LE PRIX COURANT 511 LA TENDANCE ACTUELLE EN donnant la traduction du discours prononcé à la convention annuelle de l’Association des marchands détailleurs de la Pensylvanie, par l’éditeur de VAmerican Grocer, nous sommes certains d’intéresser nos lecteurs.Combien étrange en eflet, que parmi toutes les choses créées, animées ou inanimées, l’hommq ait été si lent à apprendre que l’intégrité et l’unité est mieux préservée et sa puissance accrue par l’association ou l’union avec les autres unités.Toujours l’univers (’IniqueTour~apjvorte~danB lecommerce de-avecsoneiel-de-minuit a-été une-leçon de détail des changements dus à des causes différentes, mais provoqués surtout par la concurrence, c’est-à-dire par le désir de surpasser son voisin, ou de ne pas se laisser dépasser par lui.Le commerçant est plus éveillé de nos jours qu’il .ne l’a jamais été, il éprouve le besoin de connaître les idées des autres, de se les approprier ou de se les assimiler ; les idées des autres aiguillonnent les siennes propres et c’est ainsi que des méthodes commerciales nouvelles se font jour.Un exposé des “Tendances actuelles” n’est donc pas hors de propos, c’est pourquoi nous empruntons à la Grocer'» Review de Philadelphie les lignes qui suivent : —^ Messieurs de la Convention, Votre honoré président m’a donné un grand sujet à traiter pour un petit homme.Et, dans la crainte qu’on m’accuse de témérité en esquissant “ La Tendance actuelle ” pennettez-moi de vous dire qu’il y a des années on m’apprit à donner une raison pour ma croyance.C’est ce que chacun devrait être préparé à faire en matière de politique, de religion, de gouvernement, de négoce, de commerce ou de tout ce qui est d'intérêt public ou privé.En outre, je désire que vous ne perdiez pas de vue que ma conviction n’est pas faite sur bien des points relatifs aux conditions sociales et économiques actuelles.Si mes remarques devaient se borner à une brève expression d’opinion, je déclarerais sans hésiter que “La Tendance actuelle” dans le monde entier estd’établir solidement les principes énoncés par Jésus-Christ et qui trouvent leur expression dans cette parole : “Que le plus grand d’entre vous soit comme un serviteur.” Etrange à dire, cette injonction a été imposé à mes réHections par un sénateur de l’Etat de New-York qui la considérait comme la clef de tous les problèmes sociaux.C’est-à-dire que le monde s’exalte d’humanité en développant l’individualité et la puissance de l’homme, unité de la société.La “ Tendance actuelle ” dans ce but, réside dans l’organisation et la centralisation.choses, parsemé de corps innombrables soleils de grandeurs inconcevables, planètes, satellites, étoiles de différentes grandeurs, comètes, nébuleuses, tous se mouvant dans leurs rapports de l’un à l’autre avec uno précision et un ordre si parfaits que même S l’homme peut déterminer à une seconde -près le moment de leur apparition et leurs mouvements.Si nous tournons nos regards vers la forêt, le chêne géant répète la leçon.Nous notons sa hauteur démesurée, sa force la puissante étendue de ses branches et de ses racines et quand nous étudions le mys-tère_ de sa croissance, la parenté de ses -! feuilles de ses rameaux, de ses branches, de son tronc, nous trouvons que tous ont leur naissance dans une simple cellule ou unité douée de puissance d’expansion ou de multiplication, chacune de ses unités travaillant en parfaite harmonie avec toutes les unités.Le grand Tyndall nous a dit que chaque atome dans une montagne de granit prend sa place pour obéir à la loi immuable.Chaque particule a une affinité pour les autres particules et travaille avec elles, gagnant ainsi de la force et contribuant à un ensemble parfait.Si nous examinons l’histoire, nous trouvons dans l’église catholique romaine un exemple qui prouve que dans l’organisation se trouve le meilleur moyen de préserver l’intégrité.et l’unité et d’accroître la force.Pendant des siècles ce puissant pouvoir a contrôlé ses unités et elle le fait encore aujourd’hui comme ne le fait aucune autre organisation connue'de l’homme.Les grands partis politiques ont appris que la force réside dans l’organisation, telle qu’elle est comme sous le nom de “machine.” Le seul inconvénient dans cette organisation est que le chef.élu du parti joue trop fréquemment au dictateur et provoque ainsi la révolte ou la décadence.Et malgré ces exemples ou leçons de choses toujours existantes, combien l’homme est lent à reconnaître le principe.N’est-ce pas dû à l’égoïsme, à i’amour du pouvoir, à l’avidité, à la convoitise ?Ces nations ne per-dent-elle pas constamment de vue le principe qui en découle avec ce résultat que la guerre 512 LE PRIX COURANT Cela paie de vendre amr* EH De bonnes viandes.Parceque le public les achètent et en redemande—La première vente n’est pas la seule vente — Le commerce grandit et se développe.Les épiciers qui vendent les Viandes de Clark et les recommandent n’ont jamais à se plaindre de leur commerce de viandes.Les vendez-vous ?C’est le bon temps maintenant.Essayez quelques - unes de nos Spéolalités. LE PRIX COURANT 513 éclate et qu’elle est considérée par l’homme comme un mal nécessaire et, par quelques-uns comme un bien pour un mal.Lysainiées permanentes dévorent la force de la nation parce que les unités sont déplacées.Les Turcs n’ont-ils pas mis obstacle à la marche du progrès pendant des siècles ï Est-ce que l'Angleterre ne regarde pas les Boërs comme une menace pour les meilleurs intérêts de la société, ce qui, dans ce cas, signifie l’Empire de la Grandc-Bn tagne et l’Afrique du Sud f Si le principe émis est accepté, alors-orga^-nisation, centralisation signifient le plus grand bien pour le plus grand nombre, parce qu’il rehausse et exalte le pouvoir de l'unité.Jamais, dans Thistoire du monde, ses habitants n'ont été dans une aussi bonne condition qu’aujourd’hui.L'état de sauvagerie a fait régulièrement place à la barbarie puis avec le temps à la civilisation qui,’ plus tard, s’élèvera à la plus haute condition qui existait avant le péché d'Adatn et d’Eve.Peu m’importe de-quel nom on désigne l'effort organisé : trust, organisation Ou association, tous travailleht à améliorer l’état général.Agir autrement serait une mauvaise politique et provoquerait un désastre.Le monopole est contraire au principe, mais, dans ce pays, aucun monopole ne peut exister, si ce n’est pour une très courte période.La défense personnelle oblige le capital organisé ou l’emploi de la force à respecter les droits de l’unité.Dans une cause récente jugée par les tribunaux de Californie, le monopole a été défini comme suit : „ “ Un monopole existe quand la totalité ou la presque totalité d’un objet de négoce ou de commerce dans qn Etat ou un district se trouve confiné dans les mains d’un seul homme ou d’une organisation d’hommes, de manière à placer pratiquement le maniement ou la production de la commodité ou objet sous un tel unique contrôle, à l’exclusion de la concurrence ou de libre commerce dans la dite commodité.Moins que cela ne constitue nas un monopole.” - ._ En acceptant cette définition, il est impossible de trouver un monopole.Aussitôt-qu’une industrie offre des profits plus qu’ordinaires, elle appelle la concurrence immédiate.L’organisation fait concurrence à l'organisation.Voyez nos grandes cités, et remarquez leurs magnifiques constructions et demandez quels sont leurs propriétaires.On vous répondra que ce sont les organisations qui cherchent à rendre service à tous au plus bas nrix possible.Ce sont les organisations qui fournissent les parcours sur rails à bon marché, les allumettes, la bière, le sucre, le lait, tous les moyens de transport, les banques et les facilités d’opérations financières.Elles demandent un très petit profit avec de très vastes opérations et deviennent riches terriblement vite.Andrew Carnegie prélève $1 par tonne do fer, Swift, un dixième de cent par livre do bieuf.Uil tiers de cent par livre de sucre veut dire 845,000 par jour pour le Sugar Trust et 12 p.c.de dividende à11,000 actionnaires ; au lieu do ces gros profits qui, comme autrefois, se centralisaient dans quelques familles.Dans un discours au Xine-teenth Century Club, Edward Atkinson de Boston, en parlant des changements économiques récents et de la tendance discréditer le capitaliste, appelait l’attention sur ce fait qu'un baril de farine était transporté de Chicago à New-York pour vingt-cinq cents et observait' “Si vous vous opposez à ce que les Vanderbilts deviennent millionnairi s en faisant ce service, prenez alors une brouette et roulez-là vous-même.” Sortons de la théorie et répondons à la question que lîo.urke Cock ran posait à l’hon.W.J.Bryan à la conférence de Chicago : “ Maintenant, qui en souffre et où est le dommage ?Où le monstre s’est-il emparé de sa proie I Sur qui a-t-il passé sa griffe ?< )ù est son repaire 'l J’ai le droit de dire que quand vous appelez une agrégation de capitaux, une combinaison, un monstre à têto d’hydre, un vampire, vous ne jetez aucune lumière tur celle qui illumine ma route.” La vérité est que le monde est fatigué de payer dix hommes pour faire le travail d’un, deux ou trois hommes.Il combat sans trêve pour se débarrasser des surnuméraires.Dans quelques-unes de vos associations vùius avez combiné les unités du commerce en une organisation dans le but de vous débarrasser du jobber et de vous rapprocher du producteur.Preuve du principe énoncé ; cjiaque unité gagne par l’association avec les autres unités.Et maintenant plus spécialement qu.elle est la_“.Tendance actuelle ” en ce qui concerne l'intérêt des épiciers ?C'est de mettre le distributeur, le producteur et le consoin- -mateur plus près l’un de l'autre.En sus des syndicats d’achat mentionnés, nous avons dans les cités plus grandes des hommes qui possèdent un certains nombre de magasins de détail qu’ils approvisionnent d’un magasin central.Ces organisations comprennent parmi l.es épiciers de détail en vue, aux Etats-Unis ; Park et Telford, James Butler avec quatre-vingt-quatre magasins ; Hunter, à Philadelphie avec plus de cinquante ; en Angleterre, Lipton avec plus de 200 planteurs de thé, fabricants de conserves de viande et de confitures ; en Allemagne, une 514 LE PRIX COURANT O.H.LcTGURNBUX, prés.C.LïTOURNEUX, vloe-prée.J.LxTOURNKUX, sec.-tiés LeTOURNEUX.FILS & CIE, Lim., MARCHANDS - FERRONNIERS Nos 269.261, 263 ET 265 RUE 8AINT-PAUL MONTREAL BOUCHER & ROFFEY ““W ROFFEY Coin des rues St-Pierre et Notre-Dame, Téléphone M*ln 1548.“ MONTREAL! imoo rl’Hivor Haute Nouveauté.Faites votre UOStumes a mvgr choix, c’est le bon temps ! ¦> Les étoffes nouvelles pour la saison maintenant prochaine viennent d’arriver chez JOSËPH LAMOUBEUX & CIE, Marchands-Tailleurs Fashionables, 1615 Rue Ste-Catherine, coin St-Hubert, Montréal.Dominion lYlfg.Oo______________________________ Nona sollicitons vos commandos et vous garantissons entière satisfaction.574 ÏÇue Amherst, Ecrivez pour Liste de Prix.Montreal.Reliure à Prix Réduits.* Pendant la morte saison, nous offrons à nos clients en général et aux lecteurs du L Prix-Courant, en particulier, d’exécuter leurs travaux de reliure—ordinaire ou K dtfluxe—à 15, 20 et 25 p.c., au dessous des prix courants, suivant l'importance de L l'ouvrage.- |j ED.LÉVEILLÉ & Cie, Relieurs, Doreurs et Régleurs ^ 35 RUE SAINT-GABRIEL, MONTREAL.£ WW?mm t LES HUITRES ! Pour les ouvrir, il faut un bon couteau.Celui qui est reconnu le meilleur est lé “ Boston ”, vendu en gros et en détail, seulement par L, J.A.SURYEYER, Quincaillier, 6, rue St-Laurent, Montréal. LE PRIX COURANT 51» .organisation monstre possède plusieurs centaines de magasins.Cette dernière manufacture, importe, possèdent ses propres moulins et se paBse d’intermédiaires.: Nous devons savoir que ces exemples sont des exceptions et que le succès est plutôt dû à l’homme qu'au système.L’individualité est un facteur qui s’affirme par lui-même.L’homme qui ne peut réussir sans le secours de l’association, ne réussira vraisemblablement pas avec elle.Il nous faut reconnaître qu’il y a, ^ju’il y a toujours eu et qu’il y aura toujours une différence entre des peuples, des provinces, des voisins, des magasins et des politiques divers.Les circonstances et les conditions varient, mais l’homme qui parvient au succès maîtrise les unes et les autres.Une autre “ Tendance actuelle ’’ c'est la vente des marchandises en paquets qui a ses avantages et ses désavantages.Le remède aux désavantages est entre les mains des associations d’épiciers et on n’en peut donner un meilleur exemple que celui de l’association des épiciers de détail de Colombus (Ohio), qui a régularisé le prix du café au paquet et mis un arrêt à la vente à perte qui démoralisait le commerce.Les marchandises au paquet sont utiles mais plus coûteuses.L'expérience prouve cependant, que le consommateur accepte de payer l’augmentation de prix, avec l'assurance d’avoir le poid exact, une condttion parfaite et un paquet maniable.Les marchandises au paquet, sont une assurance contre la perte qui provient d un surplus de poids, des influences atmosphériques, des déprédations des rongeurs et des insectes.- Elles économisent le temps, le travail et la dépense.Je ne me propose pas de discuter la question de savoir si' le détailleurs doit empaqueter les marchandises qu’il a en magasin ou acheter des jobbers les marchandises toutes empaquetées, c’est l’affaire de chacun ; il n’existe pa3 de règle générale.La “Tendance actuelle” est aux crédits à courte échéance se rapprochant de plus en plus du comptant, particulièrement entre le producteur, le manufacturier, l’importateur et le jobber.La “ Tendance actuelle ” est à une dépense plus libérale .pour la publicité.Les méthodes peuvent varier mais la publicité est un facteur que les détailleurs ne peuvent pas ignorer.Les grands magasins à département seraient sans la publicité un gigantesque insuccès.Et c’est bien ici que les efforts de l’organisation pourraient être effectifs en arrêtant le mal causé par l’annonce de 11 vente d’articles de médecines patentées bien connues à prix d’achat ou au-dessous du prix coûtant.Les coupables dans ce sons se trouvent dans toutes les branches du commerce.• .La “Tendance actuelle” est aux magasins bien décorés, attrayants avec un mobilier élégant.Dans le but de montrer les changements opérés dans cette voie, j’ai, pour les distribuer, des copies du numéro anniversaire de 1'American Grocer, qui font voir l’intérieur des magasins les mieux tenus dans toute l’étendue des Etats-Unis contrastant avec ceux situés dans des parties très peuplées de New-York où subsistent encore la vieille routine des temps passés.Pendant trente ans les épiciers de détail ont cherché à s’organiser dans le but de ré-médier aux maux du commerce.Malheureusement les unités du commerce ne su mettront pas en harmonie pour le bien général.Celui qui coupe les prix, le pirate du commerce, abhorre toute association qui n’est pas sous son contrôle personnel.On no peut obtenir de résultat que par l’organisation et la coopération entre les différentes branches du commerce.Je suis heureux que vous tourniez dans cette direction et j’ai confiance que vous irez de l’avant avec force et enthousiasme.Si nous regardons autour de nous, nous trouvons que la société est forcée par la logique des événements vers une immence organisation de coopération, chaque unité y ayant sa place.Nous dépendons les uns des autres et la question à considérer pour nous, est de savoir si, comme unités, nous faisons notre devoir.Comme conclusion, laissez-inoi engager l’association de cet Etat à prélever un.fond suffisant pour employer un organisateur expérimenté, capable, enthousiaste, pratique, plein de tact énergique et persévérant, et, s’il est possible deux et même trois et à commencer une campagne en faveur d’associations ¦' locales.On peut démontrer que l’organistion met de l’argent dans les poches, diminue les frictions existant dans le commerce, met obstacle au mal, améliore le crédit, décourage toutes les formes de fraudes et en s’y prenant avec adresse et avec énergie, je ne vois pas de • raison pour laquelle la Pennsylvanie ne pourrait pas doubler et tripler le nombre de ses associations locales.De bonnes marchandises se vendent toujours ; les mauvaises ne se vendent qu'une fois.Ne faites dono pas dire d l'acheteur : " Après avoir vanté son vin, 11 nous a vendu du vinaigre.” 61‘i LE PRIX COURANT ! 1 rTv/rXir ¦«V&CMii Ï&TV.Wê&m MÀ.'I?.¦ >¦ SSWtSï -çn ¦?¦ ¦C.ÏV v « : - ’• »i ¦¦¦'¦ cYAt v- S&æs Lia Gie Watsop-poster Montréal.(LIMITEE) H° 834 ECHANTILLONS FOURNIS GRATIS SUR DEMANDE.Ç'E dessin — (style Renaissance .Période Fleurie)—attire l’attention de la clientèle la plus exi-gente par la grande élégance de ses formes et son aspect majestueux.Les ors liquides employés à sa fabrication, ainsi que les coloris lés plus riches et harmonieux sur fonds crème, ivoire, cluny, cuir et chêne, bleu campana, et rouge pékin, aident b< aucoup à rehaus- s de décoration faite avec des papiers de ce genre.—l- La marque “WATSON FOSTER” >ur la Tapisserie est une garantie de qualité supérieure, beauté et originalité.Les marchands et décorateurs feront bien de se rappeler que nous fabriquons la iigne de Tapisserie la plus moderne et profitable en Amérique. 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