Le Prix courant : journal du commerce, 22 juin 1900, vendredi 22 juin 1900
Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Prix Courant Page(s) manquante(s) LE PRIX COURANT , REVUE HEBDOMADAIRE Commerce, Finance, Industrie, Propriété Foncière, Assurance Piiblt6 par Alfbed et Heiîbi LiorfAia, éditeurs-propriétaires, au No 25 rue Saint-Gabriel, Montréal, Téléphone Bell Main 2547, Boite de Poate 917.Abonnement» : Montréal et Banlioue, $2.00 ; Canada et Etata-ünls, $1.50 ; Franoo et Union Postale, 15 francs.L'abonnement est considéré comme renouvelé, à moins d'avis contraire au moins 15 jours avant l'expiration, et ne cessera que sur un avis par écrit- adressé au bureau tncille du Journal.Il n’est pas donné suite à un ordre de discontinuer tant que les arrérages et l’aunéo en cours ne sont pas payés.Adresser toutes communications simplement commosult: LE PRIX COURANT.MONTREAL, Cnn.Vol.XXVIII VENDREDI, 22 JUIN 1900 No 12 LA BANQUE JACQUES CARTIER Depuis que la banque Jacques Cartier a rouvert ses portes au pur blic et que l’assemblée des action-uaires de cette institution a donné son approbation à une réduction du capital social ancien et à la formation d’un capital nouveau composé du solde de l’ancien capital et du produit d’une émission d’actions, nous avons cessé d’examiner la situation mensuelle de cette banque.Ou nous reproche notre silence, ou, pour être plus exact, on nous fait des compliments qui, s’ils étaient mérités, seraient loin d’être flatteurs pour nous et pour notre journal, Le Prix Courant.En effet, comme, depuis assez longtemps, nous avons cessé de nous ’occuper de la banque Jacques Cartier, plusieurs personnes ont cru devoir nous féliciter d’avoir pu rentrer dans une partie des fonds que cette banque a indûment prélevés sur la succession Lionais—nous adoucissons les termes employés par ceux qui nous adressent leurs félicitations.s Eu un mot, cela voudrait dire, en bon français, que la banque Jacques Cartier, nous a achetés et que c’est là la raison de notre silence.Si on ne nous avait adressé qu’une seule fois ce genre de félicitations, nous aurions pu garder le silence et ne pas amener la question devant nos lecteurs, mais depuis quelques jours, on nous félicite un peu trop, et à peu près dans les mêmes termes, pour qu’il soit devenu nécessaire de couper court à une caloiuùie qui, si elle devait se propager, nous obligerait à en chercher la source.La banque Jacques Cartier n’a pas acheté notre silence et elle ne nous a rien restitué.' Elle n’a pas acheté notre silence, pour la bon ne raison qu’il n’était pq£ à vendre.Nous avons dit il y a quelques mois, qu’elle n’avait pas assez d’or dans ses coffres pour nous acheter.Sa situation n’a pas tellement changée depuis, qu’elle soit même eu mesure de nous offrir de nous restituer une partie de ce qu’elle doit à la succession dont nous avous le contrôle.Est-il donc si difficile de comprendre la raison de notre silence ?La banque Jacques Cartier n’est aujourd’hui qu’un mythe, destiné à perdre son nom le mois prochain.Elle va, dans quelques jours, tenter de se refaire nne virginité sous le nom de Banque Provinciale du Canada.Nous n’avons pas à piétiner sur uu cadavre, mais si la banque ancienne réapparaît trop dans la banque nouvelle, nous aurions à nous occuper de cette résurrection.La banque Jacques Cartier est si bien morte que la Gazette du Canada n’a pas publié l’avis de convocation te papier snr lequel est imprimé “ Le Prix Courant ” est fabriqué par la Canada Paper Co.Montréal. LE PRIX COURANT !>10 iwjmm mm fmwmmmmmmw, m il ¦.if Saumon ^gg^^-^en Conserve 1600 Caisses, chacune de 4 douzaines, boîtes hautes.~ Saumon Sockeye de la Fraser River, marque “EMPRESS” $1*30 ladoz.HH C'est dans la Rivière Fraser que se pêche le meilleur saumon de la Colombie Anglaise, et le Saumon “ EMPRESS ” est de la meilleure qualité qui s’y trouve.Nous ne pourrions coter à moins de $1.50, le même article de fabrication 1900.Hihh.Heist 1 Die Montréal LE PRIX COURANT 1)11 des actionnaires pour la nomination des directeurs qui, en vertu de l'Acte des banques, doit se donner obligatoirement tous les ans.Et puis, depuis longtemps aussi, notre rôle auprès des actionnaires et des créanciers de la banque Jacques Cartier a pris fin.Nous les avons tenus au courant de la situation de leur débitrice, nous (leur •avons sqggéré les moyens propres à obteniTTles éclaircissements de la part de la direction,et jusqu’au jour où l’assemblée des actionnaires a pris des résolutions que tout le monde connaît, nous n’avons cessé de renseigner nos lecteurs sur ce qui ressortait des rapports présentés au gouvernement fédéral par les directeurs de la banque.L'assemblée des actionnaires a eu lieu ; ils ont accepté les yeux fermés, comme l’aurait fait un noyé saisissant une planche de salut, toutes les propositions que leur tendaient les directeurs : Diminution et augmentation de capital, changement de nom, etc.Nous avons rendu compte de cette assemblée en temps voulu et nous avons même fait remarquer avec quelque détail, combien il serait difficile aux directeurs d’appliquer leur programme de garantie aux déposants, de placement de fonds et autres opérations et de réaliser en même temps des bénéfices, non seulement pour don ner des dividendes aux actionnaires, mais aussi pour liquider un vieux passé, une queue dont la nouvelle banque devra porter le poids.Ayant dit cela, il ne nous restait plus rien à dire ; la seule chose que nous avons à faire est d’attendre le départ de la Banque Provinciale du Canada.Nos lecteurs peuvent avoir l’assurance que,comme par le passé, nous leur dirons en toute indépendance et en toute liberté ce que nous pensons de cette banque,comme d’ailleurs de toutes les autres institutions financières._ Nous aimons trop notre liberté et notre indépendance pour l’aliéner à quelque prix que ce soit.Nous eu avons donné des preuves dans le passé et nous continuerons dans l’avenir.LE CHEMIN DE FER DU KLONDYKE Il semblait que la Nature, plus prévoyante que les hommes, eut voulu opposer une infranchissable barrière aux convoitises des chercheurs d’or qui allaient mourir de faim et de froid dans les solitudes stériles et désolées de l’extrême nord du continent américain.Les aventuriers qui voulaient se rendre dans l’Eldorado glacé, récemment découvert sur les bords du Klondyke et du Yukon étaient obligés d’entreprendre une véritable exploration polaire.Us n’éprouvaient aucune difficulté sérieuse pour arriver jusqu’à Dyea, à l’extrémité du golfe improprement appelé le canal de Lynn, qui pénètre profondément dans l’étroite zone du territoire dont les frontières mal délimitées donnent lieu à d’incessantes contestations entre jes Etats-Unis et le Canada.Mais à peine les voyageurs étaient-ils débarqués sur le littoral de la nouvelle terre promise que des obstacles parfois insurmontables leur barraient le chemin au début même de leur expédition.Tantôt c’étaient lès Indiens, dont ils avaient besoin de s’assurer les services pour le transport de leurs vivres et de leurs bagages de l’autre côté de la passe de Chilkoot, qui exigeaient une rémunération exorbitante ou qui faisaient entièrement défaut, tantôt c’était l’extrême rigueur de la température de l’hiver ou le commencement de la fonte des neiges sous les rayons plus chauds du soleil de l’été qui, sous peine de mort, interdisaient au pionnier le 912 LE PRIX COURANT ;//> && vw G G O O Cfl G G 0) » o &/) E-h L- «2 « 0 t_ 03 .— « OQ 03 cO CO taû 03 oo CO 03 a o LU -I _J < H CD O (T û LJ OC PP co 03 0-1 03 CO co 03 0-1 4 4 4 4 4- a> 4 a» * c 0 > 0 Ph "D ¦ 1 E—i w GO - 0 D) < 4 4 4 4 4 4 4 4 4 •$ 4 C/D 4 LJ O O _ I 5 4 4 4 L." ij.4 4 4 4 4 it 4* 4 4 4 4 if 4* 4 4 4 4» 4» 4 4 4 4*4* 3* D23B LE PRIX COURANT «»•> Nous n’oublions pas en effet que la mesure ne peut être générale et absolue pour tout le monde et partout, comme le voulait le règlement municipal dont les écbevins de Montréal ont, il y a deux ans, voulu doter le commerce.Les marchands sont meilleurs juges de leurs propres intérêts que les échevins.Si, jusqu’à présent, il ne s’est pas fait un mouvement plus prononcé entre marchands pour une entente commune c’est que beaucoup ont cru que cette entente pouvait être brisée à tout moment par le premier d’entre eux qui aurait quelque regret de ne plus faire d’affaires le soir.Si maintenant il était certain que tout marchand signataire à l’engagement de fermer à une heure déterminée est tenu de se conformer au dit engagement, il n’est pas douteux que l’idée de la fermeture à bonne heure ferait son chemin chez les marchands qui comprennent la nécessité d’un peu de repos à certains moments de l’année pour eux et pour leurs employés.C’est ce que nous souhaitons et nous serions heureux que le fait ci-dessus raconté soit pris en considération par les marchands qui, loin de s’opposer à la fermeture à bonne heure, la réclament comme une mesure utile et presque nécessaire dans certaines circonstances.Pour coller du cuir sur du caoutchouc Prendre trente parties de caoutchouc coupé en petits moroeaux «t dissoudre dans cent quarante parties de sulfure de carbone en plaçant sur un bain-marie à 30° degrés centigrades.Faire fondre, d’antre part, dix.parties de caoutchouc avec quinze parties de colophane, puis ajouter 36 parties d’essence de térébenthine.Quand le caoutchouc est dissous, mélanger les deux liquides.Cette colle doit être conservée dans une bouteille bien fermée.LK STOCK De ce que les prix de la plupart des marchandises sont très élevés et qu’ils ne peuvent plus, pour beau-, coup supporter une avance nouvelle, il ne s’ensuit pas qu’une baisse soit imminente.Les prix comme nous l’avons déjà établi précédemment, pevvent fort bien se maintenir pendant quelque temps et même longtemps.La rareté de la matière première, la cherté de la main-d’œuvre, une production limitée, une demande croissante, sont autant de causes qui maintiennent les prix élevés des marchandises.Le commerçant a toutes raisons de savoir la situation exacte des articles qui font l’objet de sqjq commerce.Pour être renseigné, il lui faut étudier, lire les journaux qui traitent spécialement de l’objet de leur négoce.Ces journaux travaillent pour eux, leur évitent des déplacements, des frais de correspondance des recherches, du travail et de la peine, par conséquent.Pour le prix minime de l’abonnement, le marchand obtient une foule de renseignements précieux que lui même ne pourrait pas se procurer peut-être, même à grands frais.Ces journaux donc demandent à être consultés ; d’autant-plus qu’en examinant la situation des divers marchés, ils ne manquent pas de faire pressentir les hausses et les baisses probables.C’est à l’aide de ces prévisions toujours raisonnées que le marchand peut baser son attitude présente au point de vue de ses achats.Achètera-t-il ou n’achètera-t-il pas maintenant ?Telle est la question qui se pose devant lui quand il se présente un voyageur de.commerce., Il est évident qu’il achètera toujours une certaine quantité des mar- 922 LE PR^X COURANT 5gS5||; sà€*.ssii! BEI EBE llllï l> Æf n '1 » Profits et l’.-rt- s.Fonds île garantie do - e n' ployé*.Dividendes non réclamé*.Dividend • pis able u 1 r juin, lJO’f.2.5 i t 03 2)010 O’.7-7 02 :72A'i > St -S2/255,051 76 •Dû à d'antres banipie.* A-igleiei-re cl eu pays ___ cl rangers.• ¦ 16,337 31 Dû à d'autres 1) ni;] les e i t.’anaita.111 13 Rilin'.* de la li s u le en cirenlat-inn.1.337 763 00 Dépôts ne port.ml pas iule ré l .1.4-S.51.7 37 Dépôts port nt.in été.4.-’61,lit L2 Traites d,-.s ng-nr s SU1-1 i __ _ ts.rcau Olnf im.iuy.oi.'4 SI3 87 Acir Orel nrg’nl.3 103.6D H Billets du la l'ii’siauen— 121.7*1 00 11,11 t* ni.chiij tel d’autres na-,inii.;»-r- .Di liar il’vu très ba .q-ies au Canada.liû par d’vitre.11 vnrrUA en Angleterre .•• liü pa- d’ui.ri.bv-iq ms en paysêtra igars.’.- • Dibentares d< H l'uiv Mince .1-1 Cumula.Réb ii-iuriîs fie I.l'ruvin e fie Q léb ic .J’rôts u fi rniin le sir ne- ions et déliiiiii.ur js.Dépôt* «u gouveriiniiie -t ••n garanti j ».o la e rcu-latle.l.ST.lfO 103 .73 $913.1,1*5 29 457176 16 43/ 22 47 S.’, 36 03 267,317 4 2 4:7,200 17 273,0.0 44 126.111 86 53 .12' m $3,229,878 74 934 LE PRIX COURANT C “Hand in Hand” f A ü -— ^ La marque de commerce des “ mains entrelacées ” sur un paquet ou un baril de Bicarbonate de Soude constitue une garantie .de la United Alkali Company of Great Britain (une des plus grandes manufactures du monde entier) qu’il y a 9S(-50°0 de Bi Carb.de Soude pur.Mais ce n’est pas là tout ce que représentent les mains enlacées — elles représentent une qualité égale qui ne varie pas d’une année à l’autre.Pureté, égalité dans la qualité, force — pouvez-vous demander davantage ?Là marque “ Hand in Hand ”—(mains entrelacées) représente tout ce qui est bon, pur, blanc et fort.VI/ Arthur P.Tippet & Co., Agents, 8, Place Royale, Hontréal VI/ VI/ VI/ Vf/ V!/ $ Vl/ VI/ VI/ VI/ VI/ f Vf/ VI/ Vf/ K*rLl£ REGLISSE en bâtons cannelés Y.& S., paquets 80 à la boite de boia; caisses de 20, boites, breveté 20 août 1899 ; une nouveauté unique et désirable en bâtons de réglisse.Réglisse en bâtons Y.& S.(ordinaire), boite de â lbs.et en' » lv, ttnwc uc ou cl 125 lbs.net.Pastilles de réglisse Acme, boîtes de 5 lbs.et paquets de 5 cts.Losanges de réglisse Y.& S., bottes.de 5 lbs.et flacons de 5 lbs.Manhattan Wafere (Réglisse mou) empaqqeté en boites de 2}-lbs,, un délicieux bonbon en réglisse.Vendus par les Droguistes en gros du Canada.Catalogue sur demande adressée aux manufacturiers.Etablis en 1845.YOUNG & SMYL^E, Brooklyn, N .Y. 935 LE PRIX COURANT Billets escomptés courants.*5,951,653 23 Billets en souffrance (pertes déduites).3,733 05 Autres dettes garanties par hypothèques ou autrement.54,838 76 Hypothèques sur proprié- -
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