Le Prix courant : journal du commerce, 7 novembre 1902, vendredi 7 novembre 1902
Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Prix Courant Page(s) manquante(s) Commerce, jftnance, Unbustrie ?¦in ¦ in— ¦ Ml 1 — IM "Ml ¦¦H» « III ¦ III ¦ III Vol.XXXIV VENDREDI 7 NOVEMBRE 1902 No 19 A NOS LECTEURS US les ans, à pareille époque, nous offrons à nos lecteurs un numéro spécial en vue du commerce d’automne.Ces numéros spéciaux nous occasionnent et du travail et des dépenses supplémentaires.Mais, si nous nous imposons ce travail et ces dépenses, nous avons un double but : Etre agréable et utile à ceux qui nous accordent leur patronage, et, en même temps, augmenter le nombre de ceux qui nous lisent et qui annoncent dans “Le Prix Courant”.Parmi nos abonnés il n’en est pas un seul qui ne sache que le prix de l’abonnement est inférieur au prix de coût des cinquante-deux numéros qu’ils reçoivent annuellement.Nous pouvons leur fournir à un prix au-dessous du coût des renseignements utiles, grâce au patronage de nos annonceurs.Il est, par conséquent, facile de comprendre que plus nous aurons le patronage de ces annonceurs et plus nous serons en mesure d’améliorer davantage les différentes parties du “Prix Courant”.La partie des annonces n’est d’ailleurs pas la moins intéressante.Il arrive souvent des articles nouveaux sur le marché, il faut les connaître ; il est souvent offert des lots avantageux, il faut le savoir.Du reste, nos lecteurs savent qu'ils peuvent s’adresser à nos annonceurs en toute sécurité avec la même confiance que s’ils allaient eux-mêmes acheter leurs marchandises après examen aux magasins.L’insertion d’une annonce dans “Le Prix Courant’’ est un certificat d’honorabilité pour l’annonceur.Nous ne sollicitons pas et n’acceptons pas les annonces de maisons non responsables.En présence des avantages que nous offrons à nos abonnés, nous nous croyons justifiables de leur demander leur coopération pour leur bien comme dans notre propre intérêt.Nous leur demandons, quand ils écrivent à nos annonceurs, de mentionner qu'ils ont •iu leur annonce dans “Le Prix Courant”.Beaucoup le font sans doute et nous les en remercions.Souvent, cependant, il arrive qu’un de nos lecteurs, à la suite de la lecture d’une annonce, demande des prix, des catalogues, etc., et n’indique pas que c’est dans “Le Prix Courant” qu’il a puisé l'idée de s’adresser à l’annonceur.Nous prions donc nos lecteurs de ne plus omettre, par la suite, le nom du ” Prix Courant ” daus leur correspondance avec leurs fournisseurs.C’est à leur avantage comme au nôtre.LA DIRECTION.Le papier sur lequel est imprimé “ Le Prix Courant ” est fabriqué par la Canada Paper Co., Montréal. 4 * UNE INDUSTRIE A DECOURAGER Ce titre devra surprendre nos lecteurs habitués à nous voir prendre la défense de nos industries et à réclamer pour elles la protection du gouvernement.C'est d’ailleurs pour protéger une industrie existante, prospère et qui concourt grandement à la richesse du pays et à celle de la province de Québec en particulier que nous demandons des mesures sévères contre une industrie nouvelle et parasitaire que nous ne devons pas plus tolérer que nos voisins américains ne l’on fait.Depuis quelques semaines il s'est établi à Montréal une industrie qui consiste à remanier les beurres de mauvaise qualité, rances ou avariés de quelque façon que ce soit dont la vente serait problématique et qui peut-être même seraient condamnés par les inspecteurs d’aliments.Ces beurres remaniés, traités au moyen de procédés que seuls, sans doute, connaissent ceux qui les traitent sont mis en vente sans que rien avertisse l’acheteur que les beurres ont été l'objet de manipulations autres que celles usitées pour la fabrication du beurre naturel.La loi américaine exige que les beurres ainsi remaniés soient étiquetés comme beurres falsifiés (adulterated).Cette simple mesure à laquelle, en cas d'infraction, la loi a ajouté des peines sévères a suffi pour mettre fin à une industrie qui doit évidemment laisser de superbes bénéfices à ceux qui l’exploitent.Chassés de leur pays par une loi sage et protectrice des intérêts de la véritable industrie du beurre, les opérateurs américains sont venus s’installer en plein cœur du Canada pour y exercer un métier qui ne pouvait plus les faire vivre chez eux.Montréal est le grand centre du commerce du beurre canadien, tant pour la consommation du pays que pour l’exportation en Angleterre.Leur lieu d'opération ne pouvait être mieux choisi et pour obtenir la matière à mettre en œuvre et pour y trouver un débouché après l’opération.Le mode d’opérer les produits employés pour rendre au beurre les qualités apparentes d’un produit pur, sain, naturel, n’ayant subi aucun dommage, peuvent n’être aucunement nuisibles à la santé des consommateurs du produit régénéré.Nous l’ignorons, comme nous l’avons dit plus haut, mais il serait bon que ce point soit considéré et dûment examiné par des experts, le gouvernement a, sous ce rapport tous les pouvoirs nécessaires.En attendant que l’expertise ait lieu et qu’on sache si le beurre remanié est nocif ou non, 11 ne peut avoir les qualités exigées du beurre dans son état pri- mitif; le consommateur, à moins qu’une étiquette apposée sur la marchandise l’avertisse de quelle sorte de beurre il se rend acquéreur, est exposé à être trompé sur la qualité de la marchandise vendue; en un mot, il peut être impunément fraudé.Notre beurre n’a pas toujours joui en Angleterre de la réputation qu'il mérite; bien qu’il se fasse depuis longtemps d'excellent beurre au Canada, le peu de beurre de qualité inférieure qui a été expédié en Grande-Bretagne a, dans le passé, jeté du discrédit sur notre fabrication dans un sens général.Les importateurs d'Angleterre sont un peu revenus de leurs idées trop exclusives sur ce produit du Canada, ils nous demandent plus de beurre chaque année, mais nous sommes loin encore d’atteindre le chiffre d’exportation auquel nous pouvons et devons prétendre.Nous avons, en conséquence, à bien prendre garde d’écarter toutes les causes d'arrêt dans le développement de nos exportations de beurre, toutes les causes qui auraient pour effet de compromettre le gain de réputation acquise, reconquise.Nous voyons dans cette industrie du beurre régénéré une menace pour l'avenir de notre exportation de beurre naturel, si, avant que l’industrie nouvelle ne se fasse en grand, il n’est pas pris de mesures radicales pour la décourager ou, si besoin en est, pour l’interdire absolument.Pas une seule boîte, pas une seule tinette de beurre remanié ne devrait être expédié au dehors et pas une seule boîte, pas une seule tinette de ce beurre ne devrait être mise en vente sur le marché local, sans qu'elle soit étampée d’un mot qui désigne nettement que le beurre re-trvaaillé n’est qu'une imitation du beurre naturel.Parmi les nombreuses spécialités de l'épicerie qui font leur apparition de temps à autre, aucune n’est mieux connue ni n’est d’une plus grande consommation que la Poudre à Pâte “ Cook’s Friend.” Elle est sur le marché depuis plus de quarante ans et considérée comme la marque par excellence.L’un des secrets de sa popularité repose sur ce fait que dès l’origine elle à été préparée avec soin pour satisfaire aux nécessités d’un fort commerce de détail qu’avait son propriétaire et qu’on ne s'est jamais écarté de la formule primitive.On s’est toujours servi pour sa préparation des meilleures matières existantes et la forme sous laquelle elle est présentée bien que peu coûteuse est suffisante pour sa conservation.Le Cook’s Friend est depuis longtemps un article de vente courante dans les maisons de premier ordre et comme il est toujours le même il ne donne lieu à aucune plainte de la part des consommateurs.LES CHAMBRES DE MATURATION Le Canada jouit pour son fromage d’une excellente réputation, disait dernièrement à Woodstock, où il visitait la station de maturation, le professeur Robertson, et nous devons veiller à ce que toute parcelle de cette bonne réputation acquise dans les années précédentes ne soit pas compromise dans l’avenir par la moindre négligence.C’est principalement depuis que les producteurs de fromage, encouragés par tous les moyens possibles, ont établi des chambres de maturation froides, que le fromage canadien a gagné en réputation.La différence de qualité entre un fromage qui a passé par la chambre de nia turation froide et un fromage qui a mûri en dehors d’une chambre spécialement aménagée pour ce genre de maturation e$t très marquée.La perte en poids pendant la maturation diffère grandement aussi, selon que le fromage a passé par la chambre de maturation ordinaire ou dans la chambre froide.Ainsi, d'après l’expérience, un fromage mûri dans la chambre ordinaire perdrait jusqu’à deux livres et quatre onces de son poids, alors que mûri dans la chambre froide, il ne perdrait que huit onces.Si nous évaluons en argent la perte en poids, nous trouvons, à 10 cents la livre par exemple, que la chambre ordinaire occasionne au producteur une perte sèche de 17 l-2c par fromage.Pour une fromagerie produisant 500 fromages pendant la saison, il y aurait, par conséquent, un coulage de $87.50.Ce n'est lias tout, comme il est prouvé que la qualité du fromage mûri dans la chambre froide est supérieure, il est certain qu'il obtiendra un prix d'une fraction ou deux plus élevé que le fromage tenu dans la chambre ordinaire.Restons plutôt en deçà de la vérité.Admettons une perte de l-8c par livre avec un poids moyeu de 05 lbs par fromage, nous arrivons pour une fromagerie produisant 500 fromages une perte nouvelle de $40.62 qui nous paraît être un minimum.Perte en poids et perte provenant de la qualité peuvent être en toute sûreté évaluées à une somme supérieure à $!-•’ Cette perte se répétera tous les ans pour le producteur qui persistera à suivre les vieux errements.Nous n’avons rien exagéré; nous sommes resté à dessein bien au-dessous d> la vérité.Maintenant nous allons ( iter un fait rapporté par le professeur Ho-bertson dans sa conférence à WoodstorK Dernièrement, déclare-t-il, il a etc expédié à Montréal dans des chars ordinaires du fromage qui avait été nutn dans une chambre de maturation ordi naire et à la vente il a produit 1 1-r (it moins par livre qu'un fromage similaite 5 fyistÉaülièfr *! 4 4 4 4 4 •} Les cuisinières et les ménagères expérimentés savent que Les Extraits de Jonas sont purs.Les Extraits de Jonas sont riches.Les Extraits de Jonas sont forts.Les Extraits de Jonas sont économiques.Les Extraits de Jonas sont dignes de confiance.O O # Les Epiciers qui réussissent B B B VENDENT » les Produits dont W I KK* le succès est établi, b s v ;> Vendre les produits dont le succès est établi constitue le facteur le plus puissant pour attirer de nouveaux clients et conserver les anciens.Le marchand qui ne tient pas compte de la qualité dans sa poursuite ardente de gros profits ne peut pas s’attendre à commander une bonne et profitable entreprise.C’est parce que les Extraits Culinaires 3De 5onas ont, dès le début, obtenu un grand succès, que les marchands ont du plaisir à les vendre.Ce sont des produits de vente courante—qui ne s’éternisent pas sur les tablettes— ils passent rapidement des mains du marchand dans celle des consommateurs.Pourquoi ?parce que notre ambition de manufacturer des extraits de force, de pureté et de richesse sans égales—les trois éléments les plus essentiels pour des extraits de haute classe—nous l’avons strictement maintenue depuis le jour, il y-a trente et quelques années, où notre première bouteille a éte\plaeée sur le marché.Vous ne sauriez imaginer un meilleur moyen de pénétrer vos clients de l’idée que vous tenez une épicerie de premier ordre qu’en vendant les Extraits culinaires de Jonas.Le marchand qui mesquine avec les produits de qualité inférieure est certain de perdre un grand nombre de bons clients dont il pourrait s’assurer l’approvisionnement régulier en leur vendant les Extraits de Jonas.Les Epiciers qui réussissent tiennent et vendent les Extraits culinaires de Jonas.Manufacturés par Les marchands d’expérience savent tous que Les Extraits de Jonas sont des types de qualité.Les Extraits de Jonas sont des créateurs d’affaires.Les Extraits de Jonas sont profitables.Les Extraits de Jonas assurent de las tabilité de la clientèle.Les Extraits de Jonas sont les favoris.•) MONTREAL ^tVTTTTTTTTTTTTTTTTTTtTTTT 6 provenant d’une chambre de maturation froide et expédié dans un char frigorifique.Si nous avions compté la perte à ce taux nous aurions trouvé plus haut que la fromagerie aurait perdu sur la qualité seulement au lieu de $40.02 une somme de $487.50, c'est-à-dire bien près d’une piastre par fromage.Ce que nous avons voulu démontrer, c’est que, même à l-8c de perte par livre, le producteur a avantage à transformer sa chambre de maturation ordinaire en chambre frigorifique.La saison froide arrive, elle laisse à la campagne des loisirs qui pourront être utilement employés à transformer la chambre à maturation et à faire l’approvisionnement de glace nécessaire.L’ASSOCIATION DES MANUFACTURIERS CANADIENS La semaine dernière on a fait courir le bruit que l’Association des Manufacturiers Canadiens se lançait dans la politique, qu’elle avait en vue l'achat de certains journaux et qu’elle se créait des ressources en vue d'une campagne politique.Voici ce que l’Association des Manufacturiers répond à ces rumeurs, sous la signature de son Président et de son Secrétaire.1.L’Association des Manufacturiers Canadiens ne s’est occupée de politique et ne désire nullement le faire.Au contraire, elle a discuté et continuera à discuter toutes les questions intéressant les manufacturiers à un point de vue national et commercial et à ce point de vue seulement.2.L’Association ne s’est nullement préoccupée ni directement, ni indirectement d’acheter ou d’obtenir le contrôle de quelque journal que ce soit au Canada.3.Aucun fonds politique n’a été ni ne sera créé par l'Association.4.Par un vote unanime des membres présents à la dernière Assemblée Annuelle, l'Association s’est prononcée en faveur d’une révision générale du tarif, pensant qu’elle convenait aux meilleurs intérêts du Canada.Tous les moyens honorables seront mis en usage pour arriver à cette fin tant en éclairant l’opinion publique qu’en nous efforçant de faire prévaloir nos vues auprès du gouvernement.Tel est l’état réel de notre position.Nos résolutions sont connues.Notre ligne de conduite et nos plans ont été établis en public.Ils sont légitimes et honorables en tous points.Notre confiance dans la voie que nous préconisons est inébranlable et nous croyons qu'elle gagne chaque jour du terrain dans la faveur du public pareeque c’est la véritable politique canadienne nécessaire dans le temps présent, sans lien avec le passé et ayant en vue de ne servir d’autres intérêts que ceux de la prospérité du Canada.Les membres de l’Association peuvent compter que cette organisation restera fidèle à ces principes et qu’elle maintiendra son honneur et son intégrité malgré toutes les rumeurs à ce contraires.” LES VENTES DANS LE GROS Nous avons reçu une lettre que nous regrettons "de ne pouvoir reproduire faute d’espace.Elle attire notre attention sur les ventes du commerce de gros faites à des non- commerçants.Nous avons, à plusieurs reprises, traité de cette question et nous y reviendrons d'autant plus volontiers aujourd’hui que l'auteur de la lettre nous dit: “ Je sais que, dans certains cas, ces ventes se font à l’insu des patrons et que les employés prennent sur eux-mêmes la responsabili té de se créer ainsi une certaine popularité.’ Evidemment, comme d’ailleurs veut bien le reconnaître lui-même l’auteur de la lettre, les ventes ainsi consenties à des amis par les employés des maisons de gros ne sont nombreuses, ni importantes.Elles ne sauraient en réalité causer de grands préjudices au commerce de détail.Toutefois, notre correspondant en voit un grand dans la connaissance par un non marchand de la différence qui existe entre le prix du gros et celui du détail.Cet inconvénient est tellement mince, s’il peut même passer pour gênant, qu’il mérite à peine considération.Personne n’ignore que le détailleur a, pour établir son prix de vente, à tenir compte de ses frais généraux, de l’intérêt de son argent et du bénéfice qu’il doit légitimement prélever pour couvrir ses risques de toute nature, se rémunérer de son travail et assurer ses vieux jours.Tout le monde sait, en outre, que la concurrence empêche le détailleur de prélever des bénéfices exorbitants et souvent même simplement raisonnables.Donc, ce n’est pas là que le bât blesse.Où il y a faute, c'est quand le commis d'une maison de gros, veifd au détail à l’insu de son patron, en cachette même de son patron qui, bien souvent, a eu soin, pour se débarrasser d’amis personnels qui voudraient se passer du détailleur, d’afficher dans son magasin une pancarte disant d’une manière quelconque: “Ici, on ne vend pas au détail.” 11 se peut qu’il y ait des employés avides de popularité qui recherchent au détriment de leurs patrons la réputation d’être agréables aux amis ; ce ne peut être que l’exception, la rareté même.Si rares soient-ils, nous leur conseille- rons de ne pas chercher à se rendre po pulaires grâce à des moyens qui pour raient être pour eux la perte de leur po sition ou de la confiance de ceux qui les emploient.Les ventes au détail n’existent plus, à vrai dire, dans le commerce de gros et il est des patrons qui ne badinent pas since chapitre.LA FICELLE D’ENGERBAGE Depuis la mise en vigueur du nouveau tarif des douanes, c’est-à-dire depuis 1897, la ficelle à lier les gerbes qu'emploient les cultivateurs entre en franchise au Canada.Or, depuis ce temps, les manufactures canadiennes de cette ficelle, au nombre d'une dizaine, vont périclitant et si l’entrée libre de ce produit manufacturé doit subsiter quelque peu, cette industrie sera complètement ruinée au pays.La capital investi sera englouti et des centaines d’ouvriers seront privés de leur gagne-pain.La ficelle d’engerbage nous vient des Etats-Unis, elle y est fabriquée avec le chanvre de Manille, c’est-à-dire avec la matière première de l’une des possessions de nos voisins.Nos voisins prélèvent sur cette matière première un droit d’expor tation quand elle est destinée à un pays autre que les Etats-Unis; c'est un pre mier désavantage pour nos manufacturiers.Un désavantage plus grand est que les manufacturiers des Etats-Unis sont corn binés, ils forment un trust gigantesque qui, après avoir écoulé à ses propres prix sur le marché intérieur des Etats-Unis, jette sur le marché canadien le surplus de sa production à des prix où nos propres manufacturiers ne peuvent les suivre sans perte.Le cultivateur canadien peut bénéficier de cet état de choses, mais le pays lui-même en souffre; l'argent qui s'en va aux Etats-Unis est perdu pour nos industries, pour nos ouvriers tandis qu'il profite à nos voisins.Cet argent retiré de la circulation au Canada ne permet pas à l'ouvrier de le dépenser en produits du (’a nada et, en somme, c’est plutôt en apparence que le cultivateur canadien bénéficie de la loi de douanes qui permet I entrée en franchise de la ficelle d’engerbage.Si l'entrée en franchise de cet article doit continuer quelque temps, c'est la ruine irrémédiable de l’industrie dé la ficelle d’engerbage au Canada; il ne subsiste aucun doute à cet égard.Cette ruine serait déjà un fait accompli si, nos manufacturiers confiants dans une révision nécessaire et impérative du tarit "avaient maintenu - de peine et de misèro leurs usines en état de production Le cultivateur n’est pas le moins inté HUDON, HEBERT & CIE, EPICIERS EN GROS IMPORTATEURS ET MARCHANDS DE VINS.MONTREAL, CANADA.SEULS REPRESENTANTS AU CANADA: WRIGHT & GRBIG, LIMITED.- GLASGOW, ECOSSE.WHISKEYS ECOSSAIS BOUTELLEAU & CIE., - - BARBEZIEUX, FRANCE.COGNACS VIOLET FRÈRES, - THUIR, FRANDE BYRRH WYNAND FOCKINK, - - AMSTERDAM, HOLLANDE.LIQUEURS FINES TALBOT FRÈRES, - - - BORDEAUX, FRANCE CONSERVES ALIMENTAIRES SUPERIEURES SEULS AGENTS POUR L’EST DU CANADA: H.CORBY, - - - BELLEVILLE, CANADA.DISTILLATEUR DE WHISKEYS CANADIENS H.J.HEINZ, - - * PITTSBURG, PA, E U A.57 VARIETES DE MARINADES .ET DE CONDIMENTS. ÈfôlÉffiÜSÎÜI&rr ressé à l’existence au Canada de l’industrie de la ficelle d'engerbage; lui-même a besoin que des droits de douane soient imposés sur cet article de première nécessité pour lui.Au premier abord, cela peut paraître un paradoxe; cependant qu’on y réfléchisse et cette vérité deviendra éclatante.Supprimons par la pensée les manufactures de ficelle d’engerbage existant au Canada; nous devenons immédiatement les tributaires des fabricants américains qui imposeront leurs prix; ces prix ne pourront plus être ceux de fabricants ayant à lutter contre des concurrents, mais de gens absolument maîtres du marché, tirant tout le parti possible d'une situation excessivement avantageuse et exceptionnelle pour eux.Nos cultivateurs paieront la ficelle d’engerbage aux prix que leur imposeront les manufacturiers américains et il leur faudra les subir.Le résultat sera que le prix de revient des récoltes de blé au Canada devra être majoré au détriment du producteur, c’est-à-dire du cultivateur, du fermier canadien.Nous ne souhaitons pas que les cultivateurs canadiens passent par cette expérience, c'est pourquoi nous demandons pour eux aussi bien que dans l’intérêt des manufacturiers et des ouvriers canadiens que le gouvernement impose à bref délai un droit de douane sur la ficelle d'engerbage.LE COMPTABLE PUBLIC En feuilletant une revue de Comptabilité américaine, je retrouve un extrait de la préface publiée par les Régents de l'Université de l’Etat de New-York pour l'information des candidats au degré de " Comptable Punlic Certifié ”, émis par un Bureau d’Examinateurs institué d'après une loi de l’Etat dé New-York, en 189ü, et intitulée: “An Act to regulate the Profession of Public Accountants ”.Ce Bureau est composé de trois Comptables Publics Certifiés nommés par les negents de l’Université ci-haut mentionnée.Afin de faire connaître aux lecteurs du Prix Courant i importance que nos voisins attachent à cette profession, j’ai cru devoir reproduire ici la partie de cet extrait ayant rapport plus partieu-l.crement à l'utilité pratique de la profession de Comptable Public, et les services que celui-ci est appelé à rendre au monde des affaires.Ce pamphlet fait d’abord allusion à l’origine de la Science des Comptes, et après avoir dit que la tenue des livres est devenue la science- de la Comptabilité vers le XVe siècle, au temps de la prospérité de l’Italie, .1 continue: “Nous pouvons être certains qu'il n’y aurait pas eu à Florence des Banques dont la renommée était universelle, ni de Rialto dans Vénise, s'il n’y eut eu alors des comptables d'expérience pour tenir correctement les écritures des affaires considérables qui y étaient transigées; car nous savons combien aujourd'hui le succès, la prospérité et l'existence même des grandes entreprises du monde entier dépendent du travail intelligent et soigné, et de 1 intégrité du comptable.Quand il est nécessaire de constater les conditions réelles d’une entreprise; quand une industrie avec son avoir et sa clientèle doit changer de propriétaire; quand l’avoir ou capital d'un chemin de 1er ou de toute autre entreprise doit être établi ; quand la situation d’une vaste institution financière doit être étudiée, c’est le rappou d’un comptable habile qui fait foi du véritable état xies affaires.Même la stabilité d’un gouvernement peut dépendre de l'exactitude, de l'honnêtec- ou de la compétence de ceux auxquels sont confiés les comptes public^.New-York fut le premier Etat de l’Union américaine qui ait reconnu publiquement l’importance du travail des comptables et qui .ait élevé au rang des professions libérales.Dans cet Etat, le Comptable Public Expert, qui établit ses aptitudes pour cette distinction, comme il est dit plus haut, peut être désigné, par l’autorité de l’Etat, du titre de Comptable Public Certifié, et peut rajouter à son nom les lettres C.P.A.( Certified Public Accountant) qu’il a seul le droit de porter, à l’exclusion de tout autre.La loi qui a créé cette distinction non seulement honore la profession, mais protège également le public, en exigeant que le porteur de ce titre soit une personne dont le caractère est éprouvé, et possède une éducation générale élevée et un entraînement technique complet.La position d'auditeur en charge des comptes d’un établissement vaste et compliqué est d’une grande importance et entraîne une grande responsabilité.Il devrait être familier avec les méthodes nouvelles et scientifiques, parfaitement renseigné sur les détails des affaires transigées dans cet établissement, être alerte, soigneux et attentif à son travail, et par-dessus tout d’une honnêteté irréprochable.Le Comptable Public, cependant, a une responsabilité d'un ordre encore plus élevé, et devrait posséder de grandes connaissances et une habileté illimitée.Il est, de fait, un tribunal suprême en matière de Comptabilité.• C’est à lui que se fie son client pour toute information sur la nature du travail de ses teneurs de livres, et c’est à lui qu’ont recours ces derniers pour les diriger dans leurs écritures.L’on s'attend à ce que le Comptable public découvre et corrige les cireurs techniques, indique les erreurs de principes, et mette à jour les fraudes qui peuvent exister.Il est indéniable que les investigations de l’auditeur établissent trop souvent, malheureusement, combien l’homme est fragile, surtout lorsqu'il occupe une position de confiance et lourde de responsabilité.Bien des hommes qui, en d’autres circonstances, auraient conservé une réputation sans tache, ont succombé à la tentation simplement par ce que l’occasion se présentait à eux d’une manière favorable.A ce point de vue, le Comptable Public consciencieux devient une fort e morale dans le monde des affaires en rendant les pratiques malhonnêtes plus difficiles et plus exposées à être découvertes.Dans beaucoup des travaux que le comptable exécute, il sert aussi bien le public que celui qui l’emploie.Ainsi, lorsqu’il s’agit de l’audition des livres d’une Compagnie d assurance, d'une banque, d’une Société de construction et d’autres institutions publiques, son travail est de ce caractère; et quand il est employé par les Compagnies à fonds social, quoiqu’il soit engagé par les directeurs, ses travaux sont réellement pour l’information des actionnaires et des créanciers.Sans vouloir discuter ici les devoirs et la responsabilité du Comptable, nous ne croyons pas trop nous aventurer en disant que, si cette charge ne peut être regardée comme étant une sécurité absolue, cependant elle lie au moins mura lement le Comptable par son exposé des affaires; et son certificat, par conséquent, sans égard pour ceux qui l'emploient, doit être exempt de toute ambiguité et n’établir que la situation vraie Après un exposé si complet et si pré cis des qualifications et des devoirs du Comptable Public; après ce résumé des nombreux services qu'il peut rendre et rend au public, je n'ai rien à ajouter si ce n’est que dans notre province et chez nos compatriotes surtout, on ignore ?v néralement trop les avantages ll,lon peut retirer d’une profession aus.-i mile aux ajaires.GEO.GjXTIIIKI: Consignations de produits de la fermt MM.St Arnaud & Clément reçoivent-comme par le passé, les consignations or produits de la ferme, tels que dindes-oies, canards, volailles, gibier et P'.;4,€ N.B.—Nous offrons actuellement au gallon et à très bon marché, un vin égal, sinon supérieur à des vins similaires embouteillés et vendus très cher pour payer les frais d’une grande publicité.Nous attendons cette semaine de la Morue et des Harengs salés frais, que nous vendrons à bon marché.N’achetez pas vos Thés avant de nous demander à quel prix nous vendons les nôtres.Ne vous gênez pns pour demander des échantillons.A.-Robitmllc & die., 354, 356 Rue SAINT=PAUL, MONTREAL.Ce Cognac - ¦ I BST j Distillé des meilleurs vins I DE LA Région de Cognac IL EST Spécialement recommandé AUX MALADRS POUR SES QUALITÉS HYGIÉNIQUES - et - AUX CONNAISSEURS POUR SA FINESSE ET SON AROME Noub l’rwona : En bouteilles, En flasks, En demi flasks, En fûts.Marque! 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