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Titre :
Le Prix courant : journal du commerce
Journal de commerce de Montréal qui informe sur les affaires et les marchés en général, et sur la construction en particulier.
Éditeur :
  • Montréal :Compagnie de Publication des marchands détailleurs du Canada Limitée,1887-1957
Contenu spécifique :
vendredi 6 février 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Quincaillier
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Le Prix courant : journal du commerce, 1903-02-06, Collections de BAnQ.

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Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Prix Courant Page(s) manquante(s) - w »?— I III ¦ I Ml ¦¦¦¦ Il ^ II Mil III Ml III I ¦¦CM ¦ III ¦III ¦ m— I Commerce, jfmaitce, Ifnbustrte Vol.XXXV VENDREDI 6 FEVRIER 190; No 0 LE PRIX COURANT REVUE HEBDOMADAIRE Publié par La Compagnie de Publications Commerciales ( The Trades Publishing Co.), au No 25 rue St-Gabriel, Montréal.Téléphone Bell - Main 2547 Boîte de Poste - - - 917 PRIX DE L’ABONNEMENT : Montréal et Banlieue > $2.00 Canada et Etats-Unis - 1.50 Union Postale - - frs.15.00 Il n’est pas accepté d’abonnement pour moins qu’une année complète.L’abonnement est considéré comme renouvelé si le souscripteur ne mous donne pas avis contraire au moins quinze jours avant l’expiration, et cet avis ne peut être donné que par écrit directement à nos bureaux, nos agents n’étant pas autorisés à recevoir tels avis.Une année commencée est dûe en entier, et il ne sera pas donné suite à un ordre de discontinuer tant que les arrérages ne sont pas payés.Nous n’accepterons de chèques en paiement d’abonnementfqu’en autant que le montant est fait payable au pair à Montréal.Tous chèques, mandats, bons T-~- de poste, doivent être faits payables à l’ordre de “ Le Prix Courant.” Nous nous ferons un plaisir de répondre à toutes demandes de renseignements.Adresser toutes communica-! tions simplement comme suit : TRAVAUX DE VOIRIE Le Conseil Municipal a décidé de dépenser un peu plus d’un million cette année en travaux de voirie et d’égouts.Il est temps de songer à ces travaux de salubrité publique et d'embellissement de la cité.Montréal croît en population, en commerce, en industrie, tout ce qui est fait dans le but d'améliorer les conditions sanitaires de la ville, de donner aux piétons et aux voitures des facilités de passage ne peut être vu que d’un bon oeil par la mas^g des citoyens.Le commerce a eu fort à se plaindre dans ces dernières années de l’état des grandes voies d’accès qui ont été absolument négligées et demandent de grosses réparations.Les trottoirs en bois.de maintes rues sont dans un état pitoyable et un danger permanent pour les piétons.Les réparations coûtent cher, coûteront cher; l’entretien des trottoirs en bois est dispendieux; il n’en devrait plus être fait à l’avenir, de même qu’il ne devrait plus être fait de pavage en bois qui n’a pas de durée sous notre climat.Nous demandons que dans les contrats pour travaux qui seront donnés à l’avenir, on exige des garanties sérieuses des entrepreneurs et qu’en dehors de cette garantie les travaux soient étroitement surveillés pendant leur durée.Cette surveillance est d’absolue nécessité quand on voit en quel état de délabrement se trouve la chaussée en asphalte de la rue Notre-Dame qui n’offre que plaies et bosses.Nous avons confiance qu’avec le Conseil Municipal actuel les errements — pour ne pas dire plus—du passé ne se renouvelleront plus et que l’argent, des contribuables ne sera pas gaspillé en pure perte.Notre ville, avec l’argent déjà dépensé pour les travaux de voirie devrait être une des plus propres du continent américain; elle est malheureusement l’une des plus sales et nos rues ne peuvent donner à l’étranger qui flous visite une bonne opinion de notre administration municipale.— .'/ LE REFERENDUM Les chiffres officiels du vote dans le referendum sur l’acte des liqueurs dans la province d’Ontario sont maintenant connus.Il y a eu 199,749 voix en faveur de l’Acte de prohibition et 103,542 contre; le total des votes enregistrés est de 303,291 sur un total de 590.934 noms inscrits sur les listes de vote.Les prohibitionnistes devaient donner, pour remporter la victoire, environ 213,000 voix, soit 50 pour cent des votes enregistrés dans la dernière élection générale.Les choses restent donc dans leur ancien état, ou devraient rester telles qu’elles sont aujourd’hui puisque le parti de la prohibition n’est pas arrivé à la pro: portion des votes pour qu’un changement soit obligatoire.Cependant, le Premier d’Ontario a déclaré qu’en présence du grand nombre de voix exprimées en faveur de l’Acte de Prohibition le gouvernement était dans la nécessité de tenir compte du voeu de la majorité et qu’il présenterait des mesures en conséquence à la Législature.PARTIALITES Un câblogramme de Londres annonce qu’à la suite d’une conférence entre le Right Hon.Robert Wm Hanbury, Président du Conseil d’Agriculture et Sr Dominguez, ministre de la République .Argentine en Grande-Bretagne, les ports anglais seroni_ouverts au bétail argentin qui jusqu’ici en était exclus.La République Argentine est mieux traitée que le Canada, colonie anglaise.Sans doute, les éleveurs anglais pensent avoir moins à craindre de l’élevage argentin que du bétail canadien.C’est une .bonne note en faveur de notre élevage, mais nous n’en avions pas besoin.Le gouvernement anglais n’a pas pour principe de donner sans compensation; il est évident qu’il a obtenu des avantages en échange du traitement de faveur accordé au bétail argentin.Lesquels, nous ne saurions le dire, mais nous sommes assurés qu’il n’a rien don- Le Prix Courant, Montréal.le papier sur lequel e»t imprimé “ Le Prix Courant ” est fabriqué par la Canada Paper Co., Montréal. 4 Nous avons tout donné à l’Angleterre, s’il n’ar ienrreçu.sans mêmqj\iu’elle nous le demande ; nous n’avons donc plus rien à lui offrir.Il est temps de revenir à une politique d’affaires, à une politique d’intérêt, le temps de la politique de sentiment n est plus.Ce que nous avons donné, nous pouvons le reprendre, nous devons le reprendre.La préférence accordée aux manufacturiers anglais au détriment de nos propres industries ne cadre nullement avec nos aspirations de voir “ Le Canada aux Canadiens ”.Nous n’avons à accorder aucune préférence à qui ne nous en accorde point et encore moins à la mère-patrie qui tiaite mieux des étrangers que ses propres enfants.L’UNION DES EMPLOYES DE LA M.S.R.Les employés de la compagnie des chars urbains de Montréal sont en voie d’organisation pour former une union de protection, et malgré tous les obstacles que la compagnie a, dit-on, suscités aux organisateurs, les employés sont sur la voie du succès.Le public semble voir d’un bon oeil cette organisation qui, si elle tient ses promesses, l’aidera à obtenir un meilleur service sous bien des rapports et lui donnera aussi plus de sécurité.Il y a quelques mois à peine, le PRIX COURANT faisait pressentir la formation de cette organisation en exposant une partie des griefs des employés de la Compagnie des chars urbains et quelques jours après on annonçait que, de son propre mouvement, la Compagnie avait augmenté de 10 pour cent les salaires de son personnel.Nous savons que ce mouvement du coeur a été un peu forcé, puisque nous disions quelques jours avant cette augmentation de salaires que, si la Compagnie ne se rendait pas au désir de ses employés, elle courait le risque d'une grève.S’il faut en croire certaines rumeurs elle serait aujourd’hui exposée au même danger si elle se montre hostile à la nouvelle organisation.La Compagnie a pu pendant longtemps s’opposer à l’union de ceux qu’elle emploie, il semble qu’il n’en est plus de même aujourd’hui.Le mieux pour elle est de faire “ contre fortune bon coeur.” + * * Ces quelques lignes étaient écrites quand nous lisons dans un journal du matin une déclaration du surintendant de la Compagnie des chars urbains.Nous y trouvons entr’autres ceci: “La Compagnie n’est pas pour s’amu- tegjBgftü^ifr ser à parlementer avec des étrangers et elle ne reconnaîtra pas une association d’employés congédiés et qui n’ont par .conséquent aucun droit de se représenter comme employés de la compagnie ”.¦ Les employés de la Compagnie paraissent absolument déterminés à se former en union.Ils se plaignent précisément que la plupart des renvois qui ont eu lieu depuis quelque temps n’ont eu d’autre but que d’éliminer du nombre des employés de la Compagnie ceux qui prenaient une part plus ou moins active à une propagande d’union.Les employés ont le droit de s'unir, la Compagnie ne peut leur contester ce droit.D’autre part la Compagnie a le droit de ne pas reconnaître l’union.Nous comprenons qu’une compagnie, comme un particulier, peut et doit pouvoir choisir son personnel où bon lui semble et qu’il est loisible à chacun de conduire ses propres affaires comme il l'entend, pourvu qu’il n’opprime personne.La Compagnie des chars urbains craint sans doute que l’Union ne devienne oppressive; mais elle l’est elle-même, si elle congédie des employés qui ne commettent d’autre faute que celle d’exercer un droit.Si, comme le dit le surintendant, l’Association ne se compose que d’employés congédiés, il est évident que la compagnie n’a pas à traiter avec eux et à prendre en considération un ultimatum que pourraient lui adresser ces employés.Mais ces employés démis pour leurs idées unionistes n’en sont que plus ardents dans leur propagande et sont des apôtres d’autant plus zélés qu’ils ont tout à gagner à faire partager leurs idées par ceux qui n’ont pas été congédiés.Les employés des chars urbains ont été invitést.à une assemblée où la question d’union sera nettement posée et probablement résolue par l’accord entre les congédiés et les non-congédiés.En un mot, il paraît assuré que l’Union sera un fait accompli après l’assemblée.Si les employés s’entendent, que fera la Compagnie?Refusera-t-elle de reconnaître l’Association?Si oui, c’est la grève en perspective.Grève qui serait préjudiciable aux intérêts de la Compagnie, aux intérêts du public.Mieux vaudrait reconnaître l’Union qui, s1 elle désire obtenir^ et conserver la sympathie du public, ne devra se montrer ni trop exigeante,.ni intolérante.Si elle a des droits elle a aussi des devoirs, tout comme la Compagnie'des chars urbains.Nous attirons l’atteniion de nos lecteurs sur l’annonce de la maison E.D.Marçeau ; les marchandises offertes sont de nature à intéresser le commerce.LES MARCHANDS DE CHARBON Une compagnie qui arrive bien à son heure et qui a toutes nos sympathies est celle qu’organisent les marchands de charbon au détail.L’objet en vue des 125 détailleurs qui s’unissent po^r 'former une compagnie est d’éviter la répétition de ce qui s’est passé, de ce qui se passe encore pendant cette crise du charbon.I.e public a été rançonné, exploité par des marchands sans entrailles qui ont pour ainsi dire le monopole de certaines qualités de charbons; le commerce de détail n’a pu s’approvisionner à ses sources habituelles; on lui tenait la dragée haute, quand on ne lui refusait pas péremptoirement d’alimenter son commerce, quand on n’allait pas jusqu’à abuser de la situation afin de lui arracher sa clientèle pour plusieurs années à venir.La compagnie en voie de formation a, dès le premier moment, pour $100,000 de souscriptions sur le capital de $1,000,000 qu’elle juge nécessaire pour éonstituer des stocks suffisants afin de pouvoir en tout temps répondre aux demandes du public.Nul doute que le capital sera promptement souscrit, car les Montréalais comprendront quelle sécurité leur donnera une compagnie puissante poulies futurs approvisionnements de charbon et pour la stabilité des prix modérés.Feu M.W.Dorval M.Wilfrid Dorval, premier receveur de la banque d’Hochelaga a succombé aux suites d’une opération nécessitée par une maladie des reins, dont il souffrait depuis quelque temps.Il s’est éteint, mardi soir, à neuf heures et dix minutes, entouré des siens.Toutes les ressources de l’art avaient été employées en vain pour assurer la guérison.Finalement, les médecins décidèrent de l’opérer, mais sans succès.C’est une véritable perte pour la banque, qui avait en lui un employé fidèle, et le public commercial un serviteur affable, toujours prêt à rendre service.M.Dorval n’était âgé que de Trente-neuf ans.Il laisse une veuve inconsolable et quatre enfants en bas âge.Il était le beau-frère de M.Gérin-Lajoie, un de nos confrères.Coupe-fromage de Templeton Voici une invention qui est appelée à révolutionner le commerce du fromage: c’est >e coupe-fromage de Templeton, vendu avec facilités de paiements mensuels par The Computing Scale Co.do Dayton, Ohio, E.U.A.Avec cet appareil la coupe du fromage est nette: pas de miettes.Le fromage reste taujodrs frais.On tranche d’un coup n’importe quelle quantité requise, un quart, une demi-livre, une livre, deux livres ou plus, évitant ainsi les excédents de poids ou les pesées trop légères.i L’appareil fonctionne automatiquement et en économisant 50c sur Chaque fromage, rembourse rapidement son prix coûtant. 5 UNE INDUSTRIE MONTREALAISE ¦«¦ip pii n Qp .wm.» mm ï.mmm séllps » 1 S m M.John Carsley, propriétaire des usines Michel Lefebvre, fait construire, avenue Mont-Royal, la plus grande fabrique de marinades et de confitures du pays.M.JOHN CARSLEY Comment on fabrique les marinades et le vinaigre.Les lecteurs du PRIX COURANT connaissent déjà l’esprit d’entreprise de M.John Carsley, dont nous les avons entretenus à différentes reprises.Nous som-» mes heureux de voir nos confrères de la presse quotidienne s’intéresser d’une manière suivie au mouvement industriel ¦du pays, et, persuadés que la lecture de la monographie consacrée par “ La Patrie ” à l’établissement de M.John Cars- m m .X L’EMBOUTEILLAGE DES CORNICHONS ley sera lue avdfc profit par tous ceux qui nous font l’honneur de nous lire, nous la reproduisons in-extenso.* M * “ Le Canada, à l’heure actuelle, im-l>ertj^ d’Angleterre des marinades, dont ¦ làT matière première vient de France, d’Alllemagne, de Belgique et de Hollande.Cela me paraît absurde, alors que nous avons ici et spécialement dans l’île de Montréal, le terrain et le climat convenables à la production des fruits et des légumes de première qualité.Au lieu d'importer ces marinades," nous devrions en exporter.Il en est de même pour les Sciées, les sauces et les confitures.” Ainsi nous parlait hier M.John Carsley.le nouveau propriétaire des Michel Lefebvre Vinegar Works.M.Carsley n’a pas encore trente ans, croyons-nous.mais il est déjà rompu aux affaires, C’est le flis {je m Samuel Carsley et l'un M.MAURICE LEFEBVRE des associés actuels de la grande maison de nouveautés Carsley.Il est aussi fortement intéressé dans la compagnie Ozo.M.Carsley a à sa disposition une grande fortune, une énergie considérable et de nombreux spécialistes.Il est à installer, coin de l’avenue Mont-Royal et de la rue Drolet, une fabrique qui sera en son genre la plus considérable et la mieux aménagée du Canada, et peut-être du continent et où on fabriquera en même temps que le vinaigre, toutes les variétés de marinades, sauces, gelées et confitures.Cette fabrique, terminée, devra coûter dans les cent mille piastres.Presque toutes les machines ont été ou seront achetées au Canada.M.Carsley veut faire de son oeuvre une chose essentiellement canadienne.La nouvelle fabrique On sait que depuis trois ans, la compagnie Lefebvre avait transporté Avenue Mont-Royal sa fabrique de vinaigre.En mai dernier, M.Carsley a acheté les intérêts de MM.Lefebvre et en juillet il se rendait acquéreur des droits de la maison D.C.Brosseau.La fabrique originairement élevée par MM.Lefebvre LA FABRIQUE DE MARINADES ET DE CONFITURES, (en construction).3 et encore occupée comme fabrique de vinaigre, mesure 66 pieds par 76, est à trois étages, avec façade sur la rue Drolet.Elle est située sur un terrain de 290 pieds par 75, que M.Carsley se propose de couvrir entièrement de bâtisses.On estime qu’au mois de mai, les bâtisses suivantes seront en parfait ordre: fabrique de vinaigre—bâtisse actuelle—; fabrique de marinades et confitures—en construction—, 75 pieds par 60 et cinq étages, façade avenue Mont-Royal ; entrepôts, 65 pieds par 30 et deux étages; abri pour les cuves, 110 pieds par 75; abri pour les barils, 66 pieds par 75.Les usines emploient actuellement un peu plus de trente personnes—on sait que le vinaigre se fait pour ainsi dire tout seul—; elles en emploieront de 75 à 100 dès le mois de mai et ce nombre sera augmenté suivant les besoins de l’industrie.La majeure partie des employées sont aujourd’hui des jeunes filles occupées à la préparation et à la mise en bouteille des marinades.Les usines disposent d’une force de cent cinqnante chevaux-vapeur produite par trois chaudières.L’importance l’oeuvre Il serait difficile de prédire, à part le.travail employé à la fabrique même, le •bien que fera dans notre région une pareille industrie, qui s’occupera jusque de la préparation du sucre d’érable.Un exemple en donnera une idée: dimanche, à l’issue de la grand’messe, l’agent de la compagnie achetait à l’avance plus de deux cent cinquante tonnes de concombres à Sainte-Rose.En ce moment-ci, la fabrique de vinaigre est parfaitement montée, mais celle des marinades a dû être installée à la diable, “ sample ’’ pour ainsi dire, à cause du manque d’espace, et pourtant elle a absorbé l’an dexDi.êr deux cent cinquante tonnes de concombres, cent tonnes d’oignons et une vingtaine de tonnes de choux-fleurs.Cette aflrnée, elle a déjà des contrats pour un million de tonnes.• Le prix de la tonne de concombres varie de $20 à $40 suivant la qualité, celui de la tonne d’oignons de $15 à $30 et celui de la tonne de choux-fleurs est habituellement de $40.La maison vend déjà ses marinades de l’Atlantique au Pacifique.Elle en a expédié jusqu’au Kootenay et au Yukon.Partout elles ont reçu le meilleur accueil et maintenu la haute réputation de la maison' Lefebvre, de même que le vinaigre, l’on sait que la maison Lefebvre date de 3849 et a été la première à fabriquer le vinaigre au pays.Propriétaire et gérant Si la fabrique recueille précieusement l’expérience et les services des anciens —le surintendant technique de la fabrication des marinades, M.Samuel Désy, s’est fait depuis dix-huit ans, une spécialité de cette besogne— elle compte aussi fortement sur les énergies jeunes.Le propriétaire n’a pas trente ans, et le directeur général, M.Maurice Lefebvre, est à peine âgé de 26 ans.C’est le fils de M.Michel Lefebvre et l’ancien surintendant de la fabrique de Saint-Jean.La fabrication des marinades Les concombres sont pesés en bloc à leur arrivée, puis salés dans des cuves de neuf pieds de profondeur par quinze de diamètre et qui peuvent contenir, chacune, seize tonnes de concombres.Ceux-ci peuvent être salés pour être utilisés dans trois ou quatre mois, ce qui permet de profiter des bonnes années.Quand on a besoin des concombres, on les dessale.C’est l’affaire d’une nuit —on les .coupe à la main, puis on les passe dans de nouvelles cuves pour les mêler et rincer et on les met finalement dans les bouteilles, les seaux et les barils.Les qualités les moins coûteuses sont jetées pêle-mêle dans les bouteilles les autres sont méthodiquement placés à la baguette, un par un, Ce plaçage est l’une des besognes qui demandent le plus de dextérité de main; elle est aussi l’une des plus fatigantes, car l’ouvrière doit constamment tenir la bouteille droite sur la paume de la main gauche, à la hauteur des yeux, pour suivre le travail de la baguette que manie sa main droite.Les marinades sont placées dans des bouteilles de dix types différents, qui sont ensuite mises en boîtes, dans des seaux d’une, deux et trois livres, ainsi que dans des barils de cinq, dix, vingt et quarante livres.Bouteilles et barils sont de fabrication canadienne.La compagnie a actuellement plus de commandes qu’elle n’en peut remplir.Elle emploie au moins cent grosses £e bouteilles par semaine; celles-ci viennent de la Dominion Glass Works.Les marinades se vendent de $1.00 à $3.00 la douzaine, suivant la qualité’.Aussitôt embouteillées, elles sont mises sur le marché.Les heures de travail à la fabrique sont de 7 à 5 heures en hiver; en été, comme on peut.On travaille tout le temps possible.Le vinaigre Le vinaigre de la maison Lefebvre a une réputation sur laquelle il est inutile d’insister.Ce produit se fabrique automatiquement.Des cylindres spéciaux distribuent l’alcool aux générateurs, qui sont de longs cylindres, et en en mêlant goutte à goutte, dans l’eau, des générateurs, l’alcool s’acétifie—et le vinaigre est fait.On le met en barils ou en entrepôts dans des grandes cuves.La maison Lefebvre possède cent générateurs d’une capacité de vingt gallons par jour.Elle fabrique actuellement une vingtaine de mille gallons par mois.Elle possède six cuves d’entrepôts d’une capacité de dix à douze mille gallons chacune.Tout le vinaigre fabriqué dans la maison, l’est sous la surveillance d’un officier du Revenu de l’Intérieur, M.N.A.Ma-randa, qui a son bureau dans la fabrique.Nous souhaitons à M.Carsley et à ses collaborateurs tout le succès que méritent leur énergie et leur esprit d’entreprise.“ La Patrie ”, 3 fév.1903.Une nouvelle distillerie Une .nouvelle distillerie dans la province de Québec, “ The St-Hyacinthe Distillery, Packing and Vinegar Co.Ltd.”, incorporée par charte fédérale doit commencer ses opérations de juin prochain.La compagnie de distillerie est au capital de $260,000 ,dont $160,000, nous diton, auraient été souscrits et payés par les cinq actionnaires suivants: MM.C.Thibault, O.Brouillard, Dr E.Ostigny, L.A.Gendreau et J.-A.Tellier.La compagnie a acheté la manufacture de vinaigre de St-Hyacinthe.Le site de la distillerie sera à proximité du Québec Southern Ry.Les.appareils de distillation capables de produire 250;000 gallons ù’alcool annuellement ont été commandés; le contrat a été accordé à une maison de Toronto.CHRONIQUE: _ D E- Mercredi, 4 fév.1903.De grandes questions d’intérêt public font l’objet des préoccupations de tous ceux qui ont à coeur la prospérité de Québec.Non seulement on les discute, mais elles sont dans le domaine des faits courants de la semaine.Ainsi, la vente du chemin de fer du Grand Nord, destiné à devenir l’un des chaînons du futur Trans-Canada, a été bâclée à Québec, cette semaine même, et les nouveaux propriétaires, déjà en possession d’un réseau considérable dans l’Ouest, n’ont pas dissimulé leur projet de faire de notre ville, dès la prochaine saison de navigation, le port de déchargement et de livraison d’une immense quantité de grains.Ainsi, pour tirer la situation au clair, il faut nous rendre compte que Québec après des études sérieuses de la part de capitalistes propriétaires de voies ferrées, a été jugé le port d’expédition le plus avantageux et que, dès maintenant, nous devons nous attendre à une augmenta tion importante de notre trafic.On parle déjà de travaux, à l’effet de doubler immédiatement l’élévateur du Grand-Nord, et d’autres améliorations accessoires qui s'imposent sans retard.De fait, ce qui frappe l’observateur, c’est la hâte des principaux agents de lignes transatlantiques à prendre leurs précautions et à faire dès maintenant des arrangements afin de pouvoir remplir toutes les commandes qu’ils reçoivent.C’est la croyance commune que le volume des expéditions, soit au dehors soit à l’intérieur du pays, pourrait bien être le double de la dernière saison.L’on se prépare en conséquence.De l’aveu d’hommes d’affaires de l’Ouest et même de Montréal, ii est admis que .les plus grandes facilités offertes pour le commerce d’importation et d’exportation se rencontrent à Québec.Quant à la main d’oeuvre, l’expérience des deux dernières années est suffisante pour démontrer qu’elle est efficace, et qu’on peut se la procurer à ‘ Québec dans d’aussi bonnes conditions .qu’en aucun autre port de mer du conti- j lient.Au double point de vue des avantages naturels et de la main-d’oeuvre, il \ paraît donc que nous ayons conquis une ?place importante dans l’estime des hommes d’affaires, et que la confiance
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