Le Prix courant : journal du commerce, 22 juin 1906, vendredi 22 juin 1906
Bibliothèque et Archives nationales Québec Le Prix Courant Page(s) manquante(s) LE PRIX COURANT 3 * ' - •• f "h- Marque “CROWN” Est insurpassable comme Sirop de Table.Il est fait au Canada avec le Blé d’Inde le plus fin et le plus choisi.Mis en canistres, il est à l’abri de toutes les impuretés de l’air et, par conséquent, le plus sain et le plus hygiénique PAR CAISSE Boites 2 lbs., 2 doz.par caisse.$1.90 B - 1.2.85 (Les boites de 5, 10 et 20 lbs.ont une anse en dl métallique.) Barils.2 Demi-barils.•.2 Quarts de baril .3 Seaux, 38‘4 lbs.chacun.$1.80 25 “ “ .90 Fret payé sur 5 caisses et plus à toutes les stations de chemin de fer à 1 Est de North Bay.EDWARDSBURG STARCH CO., Limited .ETABLIE EN 1858.53 ru» Front Est, Usln.s : l«4 ru» St-J.oqu»», TORONTO, ONT, CARDINAL, ONT.MONTREAL, P.Q. LE PRIX COURANT L’Unique DECAUVILLE LIVRAISON IMMEDIATE Garantie pour 365 jours CARROSSBRIB de.LUXE PNEUS MICHELIN DOUBLE PHAETON ' Entrées Latérales.Capote Amérloalne Ordinaire.“ Rien ne sert de courir, il faut arriver à point.” Avec une Decauville on arrive toujours au but.Nous pouvons fournir sur les châssis Decauville t8us les Modèles de Carrosserie qui nous sont demandés.Sur demande nous envoyons le catalogue franco, ainsi que tous renseignements désirés.The Canadian Motor Car Company Bureaux: 25 rue St-Cabriel.Salle d’Exhibltion : 4“a“c't.MBÎï!S‘SïïiD''"’- ' _ MONTREAL.i LS PRIX COURANT Empaquetage 1906 Notre empaquetage 1906 de -Fruits, Légumes et Viandes sera, comme d’habitude, de la toute meilleure qualité.Nos fabriques sont surchargées de travail et la machinerie la plus moderne est installée là où cela est nécessaire.Nous avons maintenant plus de trente des fabriques les mieux outillées du monde.( Nos manufactures étant situées au milieu de la Culture Fruitière et Maraîchère du Canada, il s’ensuit que les marchandises sont empaquetées au meilleur moment.Nos opérateurs ont une expérience de plus d’un quart de siècle dans la fabrication et la mise en boîtes des conserves.Qualité et Propreté, telle est la règle rigide en vigueur dans chacune de nos trente fabriques.Notre empaquetage 1906 sera le meilleur qui ait jamais été fait où que ce soit.Nous garantissons la qualité de toutes nos marchandises.RAPPELEZ-VOUS les marques “Canada First,” “Auto,” “Little Chief,” Log Cabin,” “Horseshoe,” “Lynn-valley,” “Maple Leaf,” “Kent,” “Lion,” “Thistle,” “Grand River,” “Jubilee,” “White Rose,” “Deer,” “Globe,” etc.Si vous voulez plaire à vos clients, tenez-vous en exclusivement à nos marques.CANADIAN CANNERS, Limited. 6 LE PRIX COURANT Une Economie réelle en Fourrures.B' rIEN des gens commettent une grande erreur en supposant que les deux qualités principales en fourrures sont l’apparence et le bas prix.Quoique l’apparence d’un vêtement en fourrures et le bas prix auquel vous pouvez l’avoir jouent un grand rôle dans la vente, il y a cependant encore beaucoup d’autres points à considérer».1er—l/animal doit être tuédans la bonne saison, c’est-à-dire quand la fourrure est très épaisse.2e—La peau d’un animal pris au piège n’est pas trouée par les balles.3e—Les peaux vertes doivent être bien préparées, étirées également et soigneusement coupées.4e—Elles doivent être teintes convenablement afin de garder leur couleur et leur lustre.5e—Les coutures doivent être assez larges pour éviter les déchirures.6e—Les experts qui connaissent à fond ces différents procédés ne donnent pas leur travail pour rien.Maintenant, c’est bien beau de dire: “Tout ce que je veux, c’est de faire de gros profits.” Et les nouvelles commandes, y pensez-vous ?Croyez-vous que la dame qui achète un manteau en fourrure aime a le voir se déchirer en morceaux, avant la fin de l’hiver ?Voulez-vous que l’homme qui vient de vous acheter un casque ou des gants en fourrures aille ailleurs quand il aura besoin d’un paletot doublé en fourrure?Non, n’est-ce pas, si vous pouvez l’empêcher ! Eh bien, si vous avez l’intention de rester en affaires, d’étendre, d’agrandir votre commerce, il sera de votre intérêt d’acheter des fourrures sur lesquelles vous pouvez compter — des fourrures garanties donner satisfaction — des fourrures préparées par des experts, qui les prennent peaux vertes et les font passer par tous les procédés qui en font un article fini et cela, dans la manufacture la plus vaste du Canada, la seule du pays où toutes les opérations se font sous lé même toit.Cela ne vous paierait pas de faire des affaires avec une maison qui n’est pas * assez considérable pour vous donner tous les avantages possibles.Les fourrures de Paquet ne sont pas d’un prix très élevé non plus ; elles vous laissent un bon profit sur toutes vos ventes, vous procurent des clients satisfaits et une avalanche de nouvelles commandes.L’un de nos 18 voyageurs ira vous montrer nos différentes lignes si vous ledésirez.Ecrivez-nous Une carte postale immédiatement ! J.ARTHUR PAQUET, Québec.Succursales à Winnipeg, Toronto, Ottawa, Montréal et St-Jean, N.B.AUX EDITEURS ET IMPRIMEURS Nous fabriquons ce qu’il y a de tout à fait supérieur en fait de Caractères d’imprimerie Filets Laiton en Feuillard Filets en Laiton coupés sur mesure Filets en Laiton poup diviser les colonnes Cercles en Laiton Points de conduit en Laiton.Coins arrondis en Laiton Interlignes et Cadrats en Laiton Galées en Laiton Bordures en Métal Accessoires en Métal coupés sur mesure Interlignes et Cadrats Points de conduit en métal Espaces et Cadratins, 6 à 48 points Coins en Métal, etc.Vieux filets à diviser les colonnes retapés et rendus aussi bons que des neufs, moyennant une faible dépense.• _ Nous vous prions de remarquer que nous ne faisons partie d’aucun Trust, ni d’aucune Combinaison et que-nous pouvons tourner à votre grand profit toute transaction avec nous.Un exemplaire de notre Catalogue vous sera fourni volontiers sur demaude.' PHILADELPHIA PRINTERS’ SUPPLY CO.Fabriqua da Caractères at da Matériel d’imprimerie de Haute Qualité.Propriétaires PENH TYPE FOUNDRY.39 Neuvième Rua Nord.PHILADELPHIE 'JT LB PRIXCoURiVNT Commerce, finance, gmmjcitrte, attirance, propriété 91mmobiUere, €tc.( THE PRIC^ CURRENT > REVUE HEBDOMADAIRE EDITEURS! LA COMPAGNIE DE PUBLICATIONS COMMERCIALES ( The Trades Publishing Co.) 25.Rue Saint-Gabriel, - MONTREAL Telephone Bell Main 2547__________________ I MONTREAL ET BANLIEUE - $2.50 I CANADA ET ETATS-UNIS • £.00 PAR AA.| UNION POSTALE - - Fus 20.00 | U n’est pas accepté d’abonnement pour moins qu'une année complète.L abonnement est considéré comme renouvelé si le souscripteur ne nous donne pas avis contraire au moins quinte Jours avant l’expiration, et cet avis ne peut être donné que par écrit directement à nos bureaux, nos agents n’étant pas autorisés à recevoir do tels avla Une année commencée est due en entier, et il ne sera pas donné suite à un ordre de discontinuer tant que les arrérages no sont pas payés.Nous n’accepterons de chèques en paiement d’abonnement, qu’en autant que le montant est fait payable au pair k Montréal.Jons chèques, mandats, Dons de poste, doivent être faits payables k l’ordre de i ”LE PRIX COURANT.” Noua nous ferons un plaisir de répondre k toutes demandes do renseignements.Adressez toutes commtyilcations simplement comme suit : LE PRIX COURANT, Montréal.L’INSPECTION DES FABRIQUES DE CONSERVES Le gouvernement fédéral a pris une très sage mesure en nommant un inspec teur des fabriques de conserves au Canada et en lui ordonnant de commencer immédiatement son inspection.Après la relation des faits dégoûtants relevés par une enquête dans les fabriques de conserves de Chicago, le public a pu croire que l’industrie des conserves est une de celles qui demande à être surveillée de très près par les pouvoirs publics.Le .public n’a pas tort, car aujourd’hui tout le monde sans exception fait un usage plus ou moins grand des conserves do viandes, de poissons, de légumes et de fruits.Ces conserves préparées avec soin et avec des produits sains sont d’une grande ressource quand il est impossible de trouver à l’état frais les produits dont on fait les conserves, ou quand ce3 mêmes produits frais sont d'un prix élevé.Tout le monde ne peut pas s’offrir des primeurs, mais tout :e monde peut aujourd’hui, grâce au procédé Appert, mettre sur sa table les viandes, les poissons, les fruits ou les 15 gumes qu’il aime et varier en tout temps, en tout lieu et à l'infini son menu quotidien.Mais comment le public saura-t-il que le contenu de la botte ne recèle pas au lieu d’un aliment sain et hygiénique, un pro duit mal préparé et quelquefois dangereux.Il n’a jusqu’à présent aucune ga rantie.Les accidents provoqués par l’ingestion de.conserves malsaines sont heureusement rares, très rares, mais '1 est possible, il doit être possible d’éviter qu’il s’en présente jamais.Nous voulons bien croire, nous sommes même persuadés que le3 fabricants de conserves au Canada n’emploient dans leur Industrie que des produits irréprj-chables, absolument sains et que leurs procédés de fabrication sont eux-mêmes à Vabri de tout reproche.La concurrence, du reste, leur fait une loi de n’offrir â la consommation que des produits parfaits; le fabricant qui se négligerait s'en ressentirait vite dan® ses ventes.Toutefois, le public ne peut être complètement rassuré que s'il est certain que les fabriques de conserves sont rigoureusement surveillées par des inspecteurs officiels absolument indépendants des fabricants.Il est d’aiLleurs de l’intérêt des fabricants eux-mêmes que leurs usines soient inspectées, car avec l’assurance qu’il ne peut être mis en vente que des produits excellents, le public consommera plus d i conserves qu’il n’en, consomme actuellement.MONTREAL OU JOLIETTE ?L’embranchement du G.T.P.Nous enregistrons (Tautre part, avec une véritable satisfaction, les déclarations de l’Hon.M.Brodeur, Ministre de la Marine et des Pêcheries, relatives aux travaux que se propose de faire le gouvernement pour que le port de Montréal soit véritablement le port national qu’il devrait être par sa position sur le Saint-Laurent et par l’importance de son commerce et des revenus qu’il procure au gouvernement._ Nous n’avons aucun doute que les jalousies de clocher finiront par disparaître complètement, quand on comprendra mieux ce que déjà l’on commence à comprendre, que les intérêts du port de Montréal et ceux du Canada sont absolument solidaires les uns des autres.Nous sommes persuadés en outre que, dès maintenant, le gouvernement éprouvera peu de difficultés, s’il en rencontre, à obtenir des Chambres les.sommes nécessaires pour remplir le programme que nous a tracé le Ministre de la Marine et des Pêcheries.Toutefois, i'1 est à remarquer que le Comité des Chemins de fer de la Chambre des Communes ne paraît pas se rendre un compte exact des besoins du commerce du pays^ de la nécessité des transports directs, rapides et à bon marché qui inspirent le gouvernement dans ses projets de développement des chemins de fer et des voies fluviales.Nous en avons une preuve évidente dans sa décision de forcer le Grand Trunk Pacific à raccorder par voie de Joliette son embranchement à la ligne principale, ce qui, pour amener le fret de l’Ouest à Montréal, obligerait la marchandise à faire un parcours inutile d’une cinquantaine de milles; d’où perte de temps et augmentation des frais de transport.Pourquoi le Comité des chemins de fer n’a-t-il pas accepté le parcours primitif proposé par le G.T.P.?Là est le mystère.Il est particulièrement regrettable que le Comité ne rentre pas dans les vues du gouvernement en ce qui concerne la rapidité et le bon marché des transports.' Les récriminations contre la décision de ce Comité ne manqueront pas et nous croyons qu’il lui sera difficile de la maintenir sans jeter un défi à la raison et au bon sens.LES ABATTOIRS PRIVES Une taxe nouvelle Le Conseil Municipal de Montréal vient de frapper d’une taxe de $500, tous les abattoirs de la Cité agrandie par les annexions récentes.A l’aide de cette taxe proposée par le Dr Dagenais au Comité d’Hygiène, la Ville se créerait des ressources nouvelles qui lui permettraient de nommer un plus grand nombre d’inspecteurs et de leur payer leur traitement.Nous ne récriminerons certainement Pour vos En-tâtei do Lettros.do Complot, BNIsts, domondox à votr.Imprhnoor lot paplart “Burmooo Bond,” "Wlqdoor MIHi Speolod” au “ IHvtr 8tr*am. 8 pas contre l’augmentation du nombre des Inspecteurs de produits et denrées alimentaires qui, depuis longtemps, est no toirement insuffisant.Mais nous nous demandons s’il est juste de frapper d’une taxe les propriétaires d’abattoirs privés situés en dehors des anciennes limites de la ville et notamment les cinq ou six abattoirs privés des villes de St-Henri et de Ste-Cunégonde récemment annexées à Mont réal.Cette taxe n’est-elle pas établie au mépris de contrats passés entre les propriétaires des abattoirs et les municipalités annexées?On prétend que oui.Il serait surprenant que le Conseil Municipal de Montréal ne respecte pas davantage les engagements pris par ces municipa lités, car la Ville en prenant possession de'St-Henri et de Ste-Cunégonde a par le fait même assumé les obligations qu’avaient contractées ces deux municipalités.Il ne saurait y avoir deux sortes de morale.La seule, la vraie morale, dans l’espèce, est que la Ville de Montréal ayant pris les lieu et place des municipalités de St-Henri et de Ste-Cunégonde, la Ville de Montréal doit tenir les engagements de ces deux municipalités.Et encore, pourquoi cette taxe sur des abattoirs privés, alors qu’il est au su de tous que les abattoirs publics actuellement existants sont absolument insuffisants et n’ont pas l’outillage nécessaire ni les accommodations voulues pour répondre aux nécessités de l’abatage de la ville agrandie?Les abattoirs privés sont bien tenus, dans un état parfait de propreté, comme d’ailleurs le Bureau d’Hygiène l’a lui-même reconnu.Nous en parlons en connaissance de cause, car nous-même avons visité quelques-uns de ces abattoirs et nous avons pu nous convaincre que, sous aucun rapport, ils ne laissaient à désirer.Deux fois par jour des voitures viennent enlever tous les déchets et matières de facile décomposition qui seuls pourraient faire courir quelque danger à la santé publique! Nous comprendrions mieux qu’on fasse disparaître les abattoirs privés s’ils étaient un danger pour la santé publique, mais le Bureau d’Hygiène a lui-même constaté leur bonne tenue et la Ville n’a rien à offrir pour remplacer ces abattoirs qui rendent de réels services.Si ces abattoirs privés n’existaient pas, il nous faudrait recevoir des masses de viandes abattues au dehors et tout le monde sait ce que cela veut dire par les chaleurs que nous traversons en ce moment.Le souci de la santé publique exige donc aussi qu’on maintienne, au moins dans les circonstances actuelles, ces abattoirs privés plutôt que de les frapper de taxes aussi Injustifiables qu’onéreuses.».LE PRIX COURANT LA ROUTE DU 8T-LAURENT ET LE PORT DE MONTREAL Déclarations du Ministre de la Marine Au banquet qui lui a été offert lundi dernier à Montréal, l’Hon.M.Brodeur, Ministre de la Marine et des Pê-cheries, a fait des déclarations relativement à la navigabilité du St-Lau-rent et au port de Montréal, que pous sommes heureux d’enregistrer: u Le grand effort du gouvernement actuel depuis 6es débuts, a déclaré le ^linistre, a été de trouver la meilleure solution au gros problème de la transportation.Il a nommé une commission d’enquête pour étudier à fond la question et aviser aux moyens de la régler au meilleur des intérêts en cause.En attendant son rapport, le gouvernement a donné au ministre de la Marine pleins pouvoirs pour exécuter les travaux que nécessitent le développement de notre commerce maritime et l’augmentation du tonnage des navires.Je n’ai pas à entrer ici dans de fastidieux détails, mais je puis dire que le département dont j’ai la direction continuera ses efforts pour outiller nos ports le plus complètement possible.Notre désir est de rendre la voie du Saint-Laurent, qui est l’objet de critiques souvent injustes et imméritées, aussi sûre pour la navigation de nuit que pour celle du jour.Nous voulons que les navires du -plus fort tonnage puissent naviguer sans accidents dans le Saint-Laurent.C’est pourquoi le creusement du chenal sera poursuivi avec toute la célérité et toute la vigilance que nous pouvons y apporter.Je me plais à ajouter que les travaux propres à assurer les facilités d’approche, de chargement et de’ déchargement dans le port de Montréal, et tout ce qui peut- améliorer le service de transport et de fret, tout ce qui, en un mot, tendra à mettre Montréal sur un pied d’égalité avec les ports les mieux outillés des Etats-Unis, seront l’objet de ma sollicitude et de mon attention les plus empressées.Me permettrez-vous, messieurs, de déclarer à ce sujet qu’il ne saurait y avoir place ici pour aucune jalousie, aucune rivalité, aucune querelle de clocher.L’amélioration du port de Montréal, l’outillage de la route du Saint-Laurent sont d’un intérêt général pouf tout le Canada.Montréal est la capitale industrielle et commerciale du Canada, et le développement rapide qui en fait une des principales villes du continent, nous impose des sacrifices *qui, nous en sommes sûrs, seront récompensés.Il y a un siècle à peine, petite ville sans importance dans une région essentiellement agricole, la pla- ce où Maisonneuve planta le premier sa tente est aujourd’hui la cité la plus importante du Dominion.L’industrie s’est développée peu à peu et en cinquante ans des fabriques se sont élevées au point d’en faire un des grands centres manufacturiers du continent américain.De tels progrès n’ont pas été faits sans efforts.Montréal, ai-je besoin de le dire, est le grand entrepôt du commerce canadien entre l’est et l’ouest.C’est le grand port d’arrivée du commerce maritime et le.port terminus du commerce des grands lacs.C’est le centre par excellence des communications intérieures et extérieures, le foyer principal des importations et des exportations canadiennes.Tout le trafic de l’est et.de l’ouest, tout le trafic dos grands laos passe par Montréal.Et quelle en est la conséquence?La conséquence en est, messieurs, que tout ce qu’on fait et tout ce qu’on entreprend en faveur du port de Montréal, toutes les améliorations que l’on apporte cl toutes les facilités que l’on procure à la navigation entre l’océan et Montréal, c’est, en somme, à l’avantage du commerce de tout le pays et pour le pays lui-même que l’on agit et que l’on travaille.Aussi quand le trafic augmente dans le port de Montréal, c’ést- un signe certain que le trafic augmente également dans les autres parties du Canada.De même encore lorsque le port; 3e Montréal chôme et souffre, le commerce du pays chôme et souffre aussi.Vous n’ignorez pas d’ailleurs que le tiers des recettes douanières totales du Dominion est perçu au port de Montréal.Si donc vous constatez que ces recettes s’accroissent ou diminuent, von-pouvez être certains que le commère du Dominion s’accroit ou diminue d’autant.Que de changements depuis soixante ans ! Nous voyons par les journaux de la Chambre qu’en 1841 une pétition a été présentée par le Bureau de Commerce de Montréal demandant de creuser le lac Saint-Pierre.Un comité spécial de la Chambre avait été formé dans le but d’étudier cette question et nous constatons que 97 navires d’outre-mer étaient entrés dans le port de Montréal l’année précédente, leur tonnage collectif était de 28,000 tonneaux.Les navires dans ce temps-là, étaient obligés de supporter des frais considérable» de touage ou de remorquage en montant et en descendant, et aussi des frais d’allègement.Pour 42'navires, ces frais s’étaient élevés à 6,000 louis.La capacité moyenne des vaisseaux d’outre-mer de cette époque-là était de 250 tonneaux.- Il me semble, en effet, messieurs, 000000000000000000000000000 LE PRIX COURANT 9 ^00000000000000000@@@@ Conserves Alimentaires MARQUE QUAKER Tout le monde, commerçants et consommateurs, indique cet empaquetage comme le NEC PLUS ULTRA de la PERFECTION.Le marchand qui fait son approvisionnement de bonne heure, s’assure une ligne qui ne demeure pas sur ses rayons.Ces marchandises plaisent à ses clients; elles attirent et retiennent la clientèle.Pas de Stock hors de Saison avec la “ Marque QUAKER.” Empaquetage fait avec le soin le plus scrupuleux, d’après notre propre procédé, Etiquette attrayante ; on peut s’y tier sous tous les rapports.Nos manufactures, munies d’une machinerie augmentée, sont situées dans la section produisant des fruits et légumes de tout 1er choix.Donnez un ordre de Bonne Heure.Les Empaqueteors des Conserves QUAKER BLOOMFIELD, ONT.___________ _ fa W@@¥0¥¥ÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏÏ¥ÏÏÏÏÏÏÏÏ^ d LE PRIX COURANT 10 que nous aurions bien travaillé pour notre commune patrie, que nous aurions fait acté de bon sens et fait .preuve de largeur de vues, si tous tant que nous sommes, que nous appartenions à l’Ontario ou aux provinces maritimes ou aux provinces de l’ouest, si tous, citoyens d’un même et cher pays, nous comprenions que ce qui profite à une partie du Dominion, à une ville, à une province ou à un grand port comme Montréal, profite en même temps au pays tout entier, et que, d’autre .part, tout ce qui nuit, tout ce qui porte préjudice aux intérêts d’une province, d’une ville, de quelque fraction du pays, nuit et porte préjudice par là-même, au développement, à la prospérité, à la grandeur du Canada tout entier.Laissez-moi vous assurer, messieurs, que je n’épargnerai ni mon temps, ni mes forces pour mener à bien l’oeuvre dont je viens d’esquisser les grandes lignes.Je m’y consacrerai de tout coeur, je m’appliquerai à réaliser les projets que mes prédécesseurs avaient élaborés, mais je compte que mes humbles efforts seront puissamment secondés par le concours du Parlement et la bonne volonté du public.“Si je puis “réussir à rendre la navigation absolu-“ment sûre et libre sur toute la roule “du Saint-Laurent et à faire de Mont-“réal un port parfaitement équipé et “accessible à tous les navires, j’aurai “conscience d’avoir travaillé pour le “progrès, pour l'expansion et pour l’a-“venir de notre cher Canada.” L'ARRANGEMENT DES VITRINES Vous êtes-vous jamais demandé combien de personnes passent devant la devanture de votre magasin chaque jour ?Il ne vous faudra pas longtemps pour vous en rendre compte approximativement.Prenez le nombre moyen de personnes qui ipassent dans une minute ou dans dix, suivant l’importance du trafic et multipliezJe par le nombre de périodes semblables contenues dans les huit heures les plus affairées de la journée.Ceci vous donnera un estimé approximatif de la valeur de votre vitrine au point de vue de la publicité.Si on compare la vitrine à d’autre9 moyens de publicité, on lui découvre un certain nombre d'avantages distincts.En premier lieu la vitrine offre assez de place pour y établir les principales lignes en un nombre suffisant pour intéresser une personne en une seule fois.Ces lignes peuvent être disposées en un étalage aussi attrayant que la nature des marchandises le permet, dit “The Commercial”:' •Dans une annonce dans un journal, on ne peut représenter les marchandises que par des gravures, et les meilleures gra- vures ne les représentent qu’imparfaite-ment.L’étalage dans une vitrine offre à la fois perspective et coloration et montre les marchandises commé elles sont réellement en grandeur, en forme, en matière et en fini.Un point important à se rappeler dans l’arrangement d’un étalage, c’est qu’il faut y mettre de la nouveauté.Cela n’implique pas nécessairement un étalage de nouveaux articles chaque fois qu’on y fait un changement, mais veuf dire simplement qu’il faut mettre de la nouveauté dans la disposition de l’étalage.Rien n’intéresse moins le public que la monotonie.Un annonceur qui connaît son affaire change la copie de son annonce chaque fois que paraît le journal dans lequel il fait de la publicité, et le marchand devrait suivre cet exemple pour sa vitrine en changeant aussi souvent que possible son étalage.De petits étalages peuvent être changés tous les jours, tandis que l’étalage d’une grande vitrine, jlpit nécessairement demeurer plusieurs'jours, à cause du temps qu’îl faut pour le refaire.Le fond de la vitrine et les garnitures, peuvent parfois demeurer en place plus longtemps, car les marchandises peuvent être déplacée3 sans les déranger.LA PUBLICITE ET LA DEMANDE Un des forts arguments généralement invoqués en faveur de la publicité, c’est qu’elle crée la demande — c’est-à-dire qu'elle rend le public conscient de désirs dont H n’avait pas conscience auparavant.Cela est vrai en grande partie ; cependant il ne faudrait pas prendre cette vérité trop à la lettre.On ne peut pas dire, par exemple, que la publicité crée une demande pour un produit alimentaire.Cette demande a toujours existé.Toutefois, l’homme est enclin à se fatiguer des choses qui lui sont familières et, en conséquence, demande du nouveau.Si donc on l’abofde avec l’annopc.e d’une nouvelle spécialité alimentaire, il est très probable que son intérêt sera excité, d’où deande pour cet article particulier.M.ais la demande à l'origina ne s'adressait pas à ce produit spécial; elle était simplement pour un produit quelconque, nouveau et attrayant.-Il en est de même de beaucoup d’autres lignes, dit “Advertising World”.L’immense commerce des automobiles a donné naissance à" d’innombrables demandes.Des centaines d'esprits ingénieux ont été et sont encore activement employés à inventer des accessoires et des appareils destinés à donner plus de sécurité à l’automobilisme, à rendre l’automobile plus rapide, plus attrayante et plus confortable.La nature de ce spor* a montré comment ces accessoires peu vent être employés avec avantage, et la publicité faite à leur -sujet a créé une demande consistant uniquement à montrer aux automobilistes qüé cès articles sônt désirables.Ce sport a créé une demande par lui-même; la publicité n'a fait que révéler cette demande.A mesure que le genre humain crée de nouvelles distractions ou e garder fort longtemps.Lorsque Dama-Sippe donna à dîner à Cicéron, il lui fit boire du Falerne de cent ans; et ic grand homme, après avoir goûté du premier verre, fit.de-.ln.tâte urt signe d’approbation en disant: Benè oeta-iejn fert (il porte bien son âge).11 n’y a qu’une voix dans l’antiquité en faveur de ce roi des vins: il avait, ditop, la couleur de l’ambre.Horace en avait dans son cellier un tonneau do .soixante années.______._________________ Caton, le sévère Caton, aimait beau-cptipTe Falerne’.’ * On citait encore, quoique dans un rang inférieur, le Sahinum (vin noble), le Surcntinum.l’Albanum, le Se-tinum (vin favori d’Auguste), et io Nomentanum, recommandé par saint Paid à Titus pour son estomac; il était semblable au Bordeaux ordinaire.Le Venafre.le Spolette, d’une couleur Brillante et dorée; le Mamertîn, le Pallium de Syracuse, le Césoene.de Ligurie, le vin de Vérone, les vins de Mar-r seîlle et de Narbonne, le muscat violet de Vienne et celui du Languedoc.¦Tl paraît avéré que les anqiens n’é-¦aîent pas moins gourmets de vin que îous, et comme ils n’avaient pas de droits d’octroi à paver, ils ne s’en tenaient pas toujours à une.pinte.Mel-aissédechpétait bon buveur.Homère w du vin un pompeux éloge: en con: liseur expérimenté, il l’appelle un divin breuvage.Nestor réchauffait ses ;rois âges d’homme par un vin de .douze jins.Ulysse se délectait de .certain yieux nectar dont il eût pu offrir à Jupiter._ Achille mettait, de Tèau dans pop vin quand il dînait en garçon ou J)ién en intimité avec Briséis et Patro7 çle-; mais quand il recevait des convives, il faisait apporter les grandes ur-jies, et l’on buvait sec.Nâlisieaa elle-même, la fille d’Alcinoiiç, roi.des Phé-acieiis, avait à ses ordres un cellier d’ou elle tirait un vin virginal qu’elle buvait avec ses jeunes compagnes.Le prix des vins anciens paraît avoir varié, comme celui des nôtres, suivant l’âge et la qualité.L’espèce la plus commune se vendait ($(5.00) l'amphore (48 setiers).Les maîtres en donnaient à leurs serviteurs environ une pinte par jour.Une amphore du meilleur vin de Chio coûtait 1,500 numnics romains ou petits sesterces ($37.50), quelquefois quatre mines attiques; la mine va-• lait $10.00.Les Komains, comme leur climat lu porte à croire, buvaient généralement leur vin froid; mais quelques-uns, les vieux débauchés surtout, dont l’estomac affaibli ne pouvait plus supporter les boissons froides, ne le prenaient que chaud.’ C’est de là que Néron était ap-pmé Claldus Néro, et que Tibère avait le sobriquet de Tiberius Caldus.Ces deux empereurs buvaient chaud.Le médecin d’Auguste lui défendait cette boisson; il lui permettait le vin cuit.qu’on faisait d’abord bouillir et qu’on mettait ensuite refroidir dans de la neige.Un raffinement de Néron sur l’ancienne coutume était de laisser fondre des morceaux de glace dans son Amystis (sa grande coupe).L’eau favorite était celle qui provenait de IV queduc appelé Aqua Martia, à ètfucu .près.L’Angleterre est le pays du monde où la consommation du .sucre est considérée comme la plus forte.Cela est dû à l’immense quantité de sucre employée à la fabrication des confitures, des conserves et des pâtisseries.L'Allemagne, avec ses 00 millions d’habitants, ne consomme que 33 livres par tête; l’Autriche, avec 4!) millions d’habitants, 21 livres; la France, avec 39 millions, 34 livres; la Russie, avec 110 millions, 20 livres; l’Italie, avec 33 millions, ne colisoinme que 7 livres par tête.Comme le public Connaît de plus'en plus la valeur du sucre comme aliment et comme les prix du sucre baissent, la consommation augmentera 'certainement licaucoup, et elle devrait augmenter dans de larges proportions dans les pays d’Europe dont l’industrie sucrière a été développée suffisamment par leurs primes d’exportation, dit “The"' Louisiana Planter.” lx's prix bas et les petits profits ou les [X'rtcs réelles, amèneront sûrement ies hommes d’état européens à s’occulter avec soin de leurs propres industries sucrières ;et à .faire des efforts pour augmenter la consommation de leur pays.De la sorte, nous pensons qu’une aide considérable peut être obtenue et qne le prix du sucre titrant !)(>, qui est maintenant inférieur à 2 cents sur les marchés du monde et qui peut varier- de 1 3-4 à 2 cents, ne descendra plus bas.Si l’Allemagne, la France et l’Autrioho remaniaient leurs taxes sur le sucre, de manière à abaisser matériellement les prix de cet article dans ces,pays, elles pourraient réussir à maintenir le statu quo, ce qui est très douteux si la consommation n’augmente pas.L’USAGE DES VINS Le "Lancet” de Londres, le'princip il journal médical d’Angleterre, si ce n’esi du monde enti'er, à publié récemment mu long article sur les vins du district de l.i Gironde, France, dit “ American Win ! Press ”, et il y conseille fortement l’usagj modéré et journalier de vins du type clairet, qui ont bon goût, sont hygiéniques et doivent être préférés à la bière ou cu whiskey.L’auteur dit: “ Il serait intéressant que les hommes de science qui condamnent l’usage de l’alcool sous toutes ses formes fissent des recherches expérimentales pour reconnaître s’il est juste d’affirmer que l’effet de l’alcool sous forme de vin est le même que lorsqu’il est pris pur.Il est hors de doute qu’un vin léger, naturel est infiniment moins nuisible physiology quement, que de l’eau-de-vie.A l’appui de ce dire, on ne peut pas citer de meilleure preuve que le fait suivant: dans les pays où le peuple est buveur d’alcool, le’ crime et les maladies imputables à l’alcool sont la règle générale, tandis quo dans les^pays où l’on consomme des vins légers, les maux ayarrtr pour origine^ 1> boisson sont l’exception, et l’ivrognerie y est à peu près inconnue." Chose curieuse, le vin clairet est très souvent considéré comme un vin acide.En réalité, c’est le moins acide de to is les vins, il est certainement moins acile que le vin blanc.Le clairet est le plus sec des vins; il ne contient presque pas de sucre qui déguise son léger degré d’acidité.La saveur des vins mousseux tels que le champagne, est considérablement diminuée, quand le vin est excessivement sec, et Ils semblent très ac!t[
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