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Titre :
Cinéma Québec
Revue d'analyse, de critique et de promotion du travail des artisans du 7e art qui vise au renforcement de la cinématographie nationale québécoise. Elle accueille des contributeurs de grande qualité.

[...]

La revue Cinéma Québec est fondée en 1971 par Jean-Pierre Tadros, alors critique de cinéma au quotidien Le Devoir, pour accompagner l'émergence et le développement d'une cinématographie québécoise de qualité, qui reflète les réalités de la société québécoise.

Pour atteindre cet objectif, Tadros rassemble des collaborateurs diversifiés : Jean-Pierre Lefebvre, André Pâquet, Francine Laurendeau, André Leroux, Patrick Straram, Michel Euvrard, Pierre Demers, Yves Lever, Jean Leduc et Richard Gay. Cette pluralité démarque Cinéma Québec de la revue Champ libre (1971-1973), qui aborde le 7e art sous la lorgnette du marxisme.

Cinéma Québec devient rapidement un espace privilégié de diffusion des débats sur le cinéma et la société. Les numéros sont parfois articulés autour de thèmes tels que le cinéma social, le cinéma régional, national et étranger, le documentaire, le cinéma au féminin, les politiques de développement culturel, etc.

Une place importante est accordée dans Cinéma Québec aux cinéastes et artisans pour la présentation de leurs oeuvres et de leurs perspectives sur leur travail. En plus de ces entretiens, la revue propose des portraits d'acteurs, des dossiers exhaustifs de cinéastes, des informations sur les événements de diffusion, locaux et internationaux, ainsi que de nombreuses critiques de film et de livres.

Source :

SABINO, Hubert, Le cinéma québécois vu par ses critiques entre 1960 et 1978, mémoire de maîtrise, Université de Montréal, 2010.

Éditeur :
  • Montréal, Québec :[Cinéma Québec],1971-1978
Contenu spécifique :
Mai
Genre spécifique :
  • Revues
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Références

Cinéma Québec, 1975, Collections de BAnQ.

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I.4, no 3 une semaine de cinéma augpicôis cinéma direct et cinéma peW@igique bresson et le cinématographe iearLcIaude labrecque et 'les vautours au Festival International du Film de Cannes 10-23 mai Cinéma Vox 76, rue d’Antibes Cinéma Canada Bureau Hôtel Carlton Chambre IIS Téh 99.5700 Cinéma Canada Kiosque Hôtel Carlton Rez-de-chaussée cinema québec sommaire mai 1975 .vol.4, no 3 Photo couverture: Une scène de Rappelle-toi de Vartkes Cholokian et Mireille Dansereau.Libre Opinion Direction: Jean-Pierre Tadros Comité de rédaction: Michel Euvrard, Richard Gay, Francine Laurendeau, Yves Lever, Jean-Pierre Tadros Collaborateurs: Pierre Demers, Guy Hennebelle, Jean Leduc, André Paquet, Pierre Val-lières.Conception graphique: Louis Charpentier Administration: Connie Tadros Secrétariat: Louise Desiauriers Archiviste: Jocelyne Falardeau Publicité, promotion: Robert Paradis et Associés Inc., C.P.309, Station Outremont, Montréal 154, Québec Tél.: (514) 849-9297 Index: Cinéma/Québec est indexé dans Pé-riodex, Radar, l’Index international des revues de cinéma, et Film Literature Index.Abonnements: Canada, un an (10 numéros): $8.00; étudiant: $7.00.Etats-Unis, ajouter un dollar Etranger, un an (10 numéros): $10.00; étudiant: $8.00.Adresser chèques et mandats poste à l’ordre de: Cméma/Québec C.P.309, Station Outremont Montréal 154, Québec.Téléphone: (514) 272-1058 La revue s’engage à considérer avec la plus grande attention tous les manuscrits qui lui seront adressés.Les manuscrits non acceptés ne seront rendus à leurs auteurs que si ces derniers en font la demande.La revue n'est pas responsable des manuscrits qui lui sont envoyés.Tous droits réservés.Toute reproduction d’un extrait quelconque de la revue par quelque procédé que ce soit et notamment par photocopie et microfilm, est interdite sans autorisation spéciale de la direction.Courrier de la deuxième classe.Enregistrement no 2583.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.4 Attachez vos ceintures! par Claude Fournier Cinéma québécois Semaine du cinéma québécois 6 Bilan-critique, par Michel Euvrard et Richard Gay 9 “La Semaine” à vol d’oiseau 14 Festival du cinéma artisanal 15 “Des personnages qui me sont chers" - Jean-Claude Labrecque Propos recueillis par Francine Laurendeau Les vautours 19 Pour continuer l’exorcisme du Duplessisme, par Yves Lever Claude Gauvreau poète 21 Profil d'un poète méconnu, par Gaston Imbeau Le combat des sourds 23 Cinéma direct et cinéma pédagogique: Michel Brault et Michel Moreau, texte et photos par jean-claude boudreault 28 Le cinéma catholique, par Pierre Demers Robert Bresson Propos du réalisateur de Lancelot du lac 33 Robert Bresson et le cinématographe 34 Le cinéma de derrière l’émulsion, par Jean-Pierre Lefebvre Texte Théorique 37 La sémiologie, elle tourne en rond mais., par Gilles Thérien Ciné-Livres 40 Pierre Perrault ou un cinéma national, de Michel Brûlé 41 Livres en vrac Critiques 43 Alice Doesn’t Live Here Anymore 46 Le Fantôme de la liberté 46 Godfather II 48 J’irai comme un cheval fou 49 La femme de Jean 49 Funny Lady cinéma/québec 3 libre opinion ATTACHEZ VOS CEINTURES I par Claude fournier Je ne vais jamais au cinéma pour travailler, mais pour me détendre.C’est peut-être pourquoi je comprends mal les critiques qui acceptent de sacrifier au travail la détente extraordinaire d’un bon film.Ce doit être au fond parce que je les plains que j’en suis arrivé à les trouver inutiles.Le propre de tout spectacle, mais peut-être surtout du cinéma, qui nous abstrait brutalement de l’environnement habituel et nous plonge dans le noir, est de nous transporter dans un autre monde.Tous les films qui réussissent bien ce miracle de cent-vingt minutes et plus marchent en général très bien.S’il y a donc une recette du succès, elle doit être là.Quand Cinéma/Québec me demande de parler de Scènes de la vie conjugale de Bergman, des problèmes précis surgissent tout de suite à mon esprit.Pourquoi est-ce que ça marche?Pourquoi un Bergman fait-il tout à coup au Dauphin (500 places) $16,891 la première semaine, $20,424 la deuxième; à l’Atwater II (238 places) $8,448 la première semaine et $9,339 la deuxième?Pourquoi ces chiffres-là vont-ils continuer d’augmenter et peut-être rejoindre ceux de l’exploitation d'“Emmanuelle’’, du moins à Montréal?Scènes de la vie conjugale réussit à perfection le miracle du transport du spectateur.Tellement bien, que cela inquiète.On n’a pas l’impression d’avoir passé la soirée au cinéma, mais plutôt l’illusion d’avoir passé la soirée chez des gens que l'on ne connaissait pas et qui ont généreusement déballé leur vie intime pour nous.Nos hôtes ne sont même pas extraordinaires, mais ils sont suffisamment volubiles pour se faire profondément connaître en trois heures.On va même jusqu’à s’insérer dans leur peau, au fil des circonstances de leur vie.C’est difficile d’aller plus loin dans le transport du spectateur que sa réincarnation dans les personnages de l’écran.Une fois ce tour de passe-passe réussi, Bergman n’a plus qu’à rester assis chez lui tranquille et fumer sa pipe en espérant que de par le monde les chiffres qui lui parviendront seront aussi précis que ceux que je donne plus haut et que les exploitants et distributeurs lui rendront sa part.On pourrait chercher beaucoup plus loin, établir un parallèle avec Ibsen et Strindberg; essayer d’expliquer cette habileté phénoménale d’investigation de l’âme de la femme et du couple qui avec ce Bergman semble être devenue une spécialité Scandinave, mais je ne crois pas que l'on répondrait mieux à ma question: pourquoi est-ce que ça marche?Les gens qui courent voir le film n’ont pas besoin de cette exégèse.Scènes de la vie conjugale et Emmanuelle (deux films qui ont le même dénominateur commun: le succès) me font aussi me poser plusieurs questions sur notre ciméma et notre métier d’auteurs de films.Est-ce qu’il faut souffir au cinéma (comme spectateur j'entends).Cette année, un seul film québécois jusqu’ici a fait des profits.Un autre a assez bien marché.C’est tout! C’est donc que le public commence à trouver pénible de payer trois dollars ou plus pour aller s’asseoir avec son pop corn et attendre vainement qu’on le transporte dans un autre monde.Il doit y avoir des analogies avec le transport puisque dans le jargon du métier on dit souvent d’un film qui ne marche pas “qu’il s'est écrasé’’ comme un avion.Il a failli à sa tâche de transporteur.4 cinéma/québec La maison de location la plus grande et la plus complète au Canada Distributeurs canadiens exclusifs pour: CINÉVISISN —f=>A NA VISION Panavision Reflex Blimps portatifs — Pan - Arris ANAMORPHIQUESd 2 35) * Choix de 10 importantes lentilles partant de 25mm à 1000mm.Lentilles à Haute-Vitesse et Macro.Zooms: 45 95mm 50-500mm SPHERIQUES 0.85, 1.66, T.V.375) * Choix de 16 importantes lentilles partant de 15 à 1000mm.* Nouvelles lentilles à Haute-Vitesse, 28 à 150mm.* Nouveaux zooms CANON: K-35 Macro Zoom.25-120mm T.2.8.Focus à 2" de l'élément frontal.2x Rallonge de zoom télé 300mm et 500mm (50-240mm).Montures Mitchell ou Arri.HELEVISION: Système Albert Morisse.Monture d'hélicop tère.CAMERAS Reflex SPR Arriflex 16 et 35mm."Blimps" 400'-1000' Arriflex Eclair-16mm, NPR et ACL SON Nagras Senheisser EleCtrovoice GENERATEURS Groupe électrogène insonorisé AC et DC jusqu'à 1 500 amp Distributeurs canadiens pour: SACHTLER & WOLF SAMCINE-Monture Limpett.ECLAIRAGE Ligne complète de et vendeurs pour Mole Richardson Colortran Westinghouse Roscolene STUDIOS DE SON 2000 rue Northcliffe, Montréal, (514) 487-5010 2264 ouest, boul.Lakeshore, Toronto, (416) 252-5457 2280 Folkstone Way, Vancouver Ouest, (604) 926-7784 Je pense aussi qu’on peut transporter le public où l’on veut -ça n’a pas d’importance- à compter du moment où tout l’exercice se passe bien.On peut même aller plus loin, soit le très bien transporter et ne le faire arriver nulle part: Towering Inferno, voyage dans le luxueux 747 de la technique et de l’épate.“All the fun is getting there’’.On peut offrir un petit avion (Scènes de la vie conjugale, 16 mm.gonflé, 4 ou 5 acteurs, pas de décors) mais faire atterrir le voyageur sur l’île merveilleuse de l’intimité d’un couple.Emmanuelle (budget très réduit), même principe, mais cette fois le voyageur atterrit dans une sorte de Club Méditerrannée.A la veille de commencer un autre film, j’analyse maintenant les possibilités.Je ne pense pas que la situation économique actuelle du cinéma québécois permette l'avion de grand luxe qui ne nécessite pas qu’on arrive où que ce soit.Il reste donc les petits.Ils sont assez nombreux, mais pour vendre le voyage avec succès, il faut découvrir les îles inexplorées (ça se raréfie) ou bien trouver des endroits archiconnus que l’on fera découvrir d’une autre façon.Dans tous les cas, pour que ça réussisse - il faudra bien que le spectateur n’ait pas l'impression de passer son heure et demie les pieds englués dans la graisse de je ne sais quoi qui traîne toujours sur les planchers des cinémas.Depuis un certain temps, les films que nous faisons ont amené les spectateurs jusque sur leur siège; quelques-uns leur ont même fait attacher leur ceintures dans l’espoir d’un décollage imminent.Cela a dû s’arrêter là puisque l’on entend personne raconter ses voyages! Pourtant ils ont besoin de voyager.Ils se précipitent tous à l’agence de Bergman entre autres.Ces mêmes gens que le cinéma québécois a beaucoup fait travailler s’attendent peut-être enfin se voir offrir des vacances.Nous avons à notre disposition le même genre de petits avions que Bergman, les lies existent.Pour survivre, le cinéma québécois devra coûte que coûte se découvrir un peu du flair et du génie de Bergman.On se fatigue, la ceinture attachée, dans un avion qui ne décolle pas.cinéma/québec 5 cinéma québécois semaine du cinéma québécois BILAN-CRITIQUE ÜI11 -V J J ;iüili - >‘ y " V »§§§§&: : .m mm 'f?\x : B8^K4::|Éiiï par michel euvrard et richard gay La dernière neige cinéma/québec cinéma québécois La semaine du cinéma québécois a eu lieu cette année du 14 au 19 avril.Cet événement a pris place pour la première fois en 1973 et s’était déroulé alors à la salle Emile-Legault du Cegep St-Laurent, grâce à l'initiative d’un groupe de professeurs et d’étudiants du Cegep.La réponse du public et du milieu cinématographique fut si encourageante lors de cette première tentative, qu’on décida de la répéter en ‘74, puis de nouveau en ‘75.Cette semaine qui existe donc maintenant depuis trois ans cherche à répondre à l’urgente nécessité de montrer le cinéma québécois qui diffère des produits tels que Pousse mais pousse égal et Tout feu, tout femme et qui encore aujourd'hui, reste plus souvent qu’au-trement sur les tablettes.Une manifestation culturelle de cet ordre exige un travail de préparation assez imposant.Cette année Cari Mailhot et Claude Cartier, qui depuis trois ans rendent possible cette semaine du cinéma québécois, ont travaillé pendant trois mois pour préparer l’événement, soit penser le plan de la semaine, obtenir les films, préparer les salles, faire la publicité, etc.Une semaine comme celle-là ne s’organise pas non plus sans argent.Le budget de cette année était de $21,000 dollars et ces dépenses, comprenant entre autres la location des salles, sont en partie couvertes par une subvention du Conseil des Arts.Les salles En trois ans, cependant, la Semaine a évoluée et s'est transformée.Une des transformations majeures à souligner cette année réside dans le fait que les films n’étaient plus montrés dans une seule salle, mais, avec un jour de décalage, dans deux salles différentes, soit la salle Emile-Legault et celle du cinéma Chevalier.Les responsables de la Semaine justifient cette innovation en insistant sur le fait que l’addition du Chevalier permet en principe à plus de gens de voir les films et que l’utilisation de cette salle de la rue St-Denis rend la Semaine plus accessible.Confinée dans la salle Emile-Legault, la manifestation se coupait automatiquement d’un certain public et ce, principalement pour deux raisons.Tout d’abord parce que le Cegep St-Laurent est loin d’être au centre-ville et aussi parce que tout événement présenté dans un Cegep prend tout de suite un caractère étudiant et marginal qui n'attire en rien le grand public.Or en fait, même avec l’utilisation de deux salles dont une située en plein centre-ville, la Semaine n’a pas attiré cette fois-ci autant de spectateurs que les années précédentes.D’après Cari Mailhot, l’événement aurait à peine rejoint 60% du public atteint l’an dernier.La salle Emile-Legault, contrairement à l’expérience de 1973 et 1974 n’a jamais été pleine: le samedi midi, par exemple, on n’y comptait que quatre spectateurs au début de la représentation de Franc Jeu de Richard Lavoie.Sans être toujours aussi décourageante, l’assistance à la salle Emile-Legault n'a jamais compté plus de deux cents spectateurs.Cari Mailhot explique cette désaffectation par le prix d'entrée pour la Semaine qui, cette année, était de $2.50, comparativement à un dollar l’an dernier, par la non-politisation des étudiants du Cegep, et aussi par le fait que les professeurs du Cegep St-Laurent n’auraient pas suffisamment encouragé leurs étudiants à une participation active à cette semaine du cinéma québécois.Enfin, l'insuccès a été tel à la Salle Emile-Legault qu’il ne semble plus être question, dans l’esprit des organisateurs, d’utiliser cette salle dans les années à venir.Par contre, l’expérience de la salle Chevalier semble avoir été positive: si le public n’y était pas toujours aussi nombreux que souhaité, il était souvent diversifié, ce qui rejoint le but visé dans le choix d’une salle au centre-ville.On y retrouvait des gens du milieu et des étudiants bien sûr, mais aussi des spectateurs qui ne seraient jamais venus à la Semaine du cinéma québécois si les films n’avaient été présentés qu’au Cegep St-Laurent.Enfin il est sûr que le centre nerveux de cette Semaine était au Chevalier et non à la salle Emile-Legault.Les couloirs La répartition des films dans des couloirs horaires -films de l’ACPAV et de l'OFQ de 12 à 13:30, productions Via le Monde sur les pays latino-américains, de 13:30 à 14:30 hres, films des Ateliers audio-visuels et de Richard-son-Fournier sur les Amérindiens de 14:30 à 15:30 hres, etc.- répondait à la préoccupation de créer une constante, une référence tout au long de la Semaine et de faciliter le choix des spectateurs; on pensait que nombre de professeurs et d'étudiants, par exemple, intéressés à l’Amérique Latine et à l’ethnologie réserveraient leurs débuts d’après-midi pour les films de Via le Monde et des Ateliers audio-visuels du Québec.Cela ne s’est pas produit.En fait, cette répartition, qui remplaçait l’organisation par thème journalier de la première année et la distribution film par film de la deuxième, a été la cause de certaines des critiques adressées à la Semaine: à cause d’elle, les flms de l’ONF, déjà les plus nombreux, ont bénéficié en outre du couloir sans doute le plus fréquenté, de 20 à 21 hres, et même dès 19:30 hres si on compte les dessins animés, tous de l’Office, sauf deux.C’est encore à cause de coupage de l’horaire en tranches de une heure et demie que Franc Jeu, par exemple, a été projeté dans une version tronquée d’une vingtaine de minutes, ce qui est inadmissible même si l’OFQ y avait consenti.Enfin, un couloir succédant au précédent pratiquement sans intervalle, aucune animation, rencontre avec l’équipe du film, discussion ou table ronde n’était possible.Cette expérience n’est donc pas une réussite, et ne sera pas renouvelée.La sélection Les organisateurs ont choisi, cette année, de ne pas attirer le public avec des films naïfs tel qu’il l’avait fait l’an dernier avec des réalisations comme Aurore, l’enfant martyre et de ne pas non plus assurer le succès de la Semaine avec des films connus, présentés à des heures plus particulièrement accessibles.Un seul couloir était réservé à des longs métrages de fiction et ces films étaient présentés à quatre heures de l’après-midi.En fait, les responsables de la Semaine ont cherché à viser le plus possible leur objectif principal, soit montrer des films québécois qui risquent de ne pas être distribués dans des salles commerciales.Pour ce faire, ils ont demandé aux maisons de production leur participation.L’ONF s’est montré particulièrement intéressé et a effectivement présenté quelque trente-cinq films dans le cadre de la Semaine dont certains de la série Tout le monde parle français créée avant tout pour les canadiens-anglais.On peut penser que l’ONF qui jouit de d’autres moyens de distribution a exploité d’une manière un peu abusive les bonnes intentions des organisateurs.Par contre, selon ceux-ci, les autres maisons de production se sont montrées hésitantes.Radio-Canada, qui devait présenter des émissions tirées de ses tout débuts, s’est finalement désisté devant certaines cinéma/québec 7 cinéma québécois exigences techniques.Cinak s’est décidée à la dernière minute quant à la présentation de Llle jaune.Enfin, plusieurs maisons considèrent que la Semaine ne constitue par une bonne rampe de lancement, et que les spectateurs qui y voient leur film deviennent des spectateurs en moins lors d’une future distribution.Cette attitude, en plus de desservir une manifestation comme celle de la Semaine du cinéma québécois, nuit à l’ensemble du cinéma québécois autant dans son présent que dans son avenir.ONF: 35 films, dont 18 dessins animés OFQ: 11 films ACPAV: 8 films Via le Monde: 5 films Loyola: 4 films et des films des Ateliers audio-visuels du Québec, Cinak, Fournier-Richardson, Président Films, Prisma, Québeclove, U.Q.A.M., etc.Les problèmes techniques Les deux premiers jours à la Salle Chevalier, la semaine entière au Cegep St-Laurent, ont été émaillés d’incidents ou de défauts techniques de projection qui, pour être “indépendants de la volonté des organisateurs” n’en sont pas moins fâcheux.Certes, nombreuses sont les salles commerciales où le film passe hors foyer, où le son est déformé, où l’addition d’un zoom à la lentille de projection occasionne une perte sensible de définition et de luminosité; certes la conscience professionnelle de la maison de location de matériel retenue est à l’épreuve, douteuse; certes l’équipe d’organisation de la Semaine, trop peu nombreuse, a été dépassée par les événements.Il n’en demeure pas moins que la qualité technique des projections devrait être, dans une entreprise qu’on veut d’initiation et de sensibilisation d'un public populaire, au-dessus de tout reproche.Avenir?La désaffection des étudiants du Cegep, le demi-succès remporté à la salle Chevalier, les réticences et les hésitations de certaines compagnies de production et distributeurs privés et le risque d’accaparement, notamment par l’ONF, qui en découle, le poids de la préparation et de l’organisation aussi, font que les organisateurs, Cari Mailhot et Claude Cartier pour la Semaine, Régis Painchaud pour l’A-tem, s’interrogent sur la forme que devrait prendre la manifestation l’année prochaine.Faut-il, comme l’envisage Cari Mailhot, la transformer en une sorte d’exposition itinérante, ou faut-il, comme le croit Claude Cartier, heureux que la Semaine ait été mieux “couverte” par le Journal de Montréal que par le Devoir ou même la Presse, poursuivre le travail à peine commencé cette année et “défricher” le public populaire montréalais?Il faudra en tout cas trouver des collaborateurs plus nombreux, pour être en mesure de substituer à la publicité par affiches, inefficace, une campagne de distribution de tracts et de vente de macarons par des équipes de la Semaine, de contrôler la rédaction et la mise en page des dépliants réalisés par d’autres organismes (comme il n’a pas été possible de le faire cette année pour le carton de la soirée d’ouverture), de veiller à la qualité technique des projections.Il faudra aller chercher des films en dehors des catalogues officiels, tenter de découvrir un cinéma sauvage, des films dont on ne sait rien sinon qu’il en existe.Il faudra enfin assurer une animation qui accentue le caractère de fête du cinéma québécois qu’on souhaite voir de plus en plus à la Semaine.Quelques tendances Nous sommes loin d’avoir vu tous les films; est-il malgré cela possible sinon de porter des jugements d’ensemble, du moins de dégager des tendances?Osons-le! Le cinéma québécois semble prêt à se donner une branche historique et une branche réaliste populaire, avec chacune ses rameaux, et se chevauchant par bois l'une l’autre.Branche historique, style réaliste: Les vautours, La dernière neige.— tendance rétro: Elisa 4; premier et deuxième épisodes de Trois fois passera; séquence de l’orchestre dans le garage des Vautours; — Claude Gauvreau, poète, par les photos de la jeunesse de Gauvreau et le rapport avec Les vautours; - Les ordres.Branche réaliste populaire: troisième épisode de Trois fois passera, Les indroguables et Par une belle nuit d’hiver.— Les films d'André Forcier, - tendance naturaliste-misérabiliste: Pauline.Le film policier “naturalisé québécois” se diversifie; il n’est ni chez Arcand (La maudite galette) ni chez Godbout (La gammick) policer au premier degré: dans un schéma policier presque abstrait à force de maigreur, Godbout insère une parole volubile par laquelle Chico Tremblay tente de donner consistance à son rêve crevé.Dans Une nuit en Amérique, Chabot conserve les apparences du récit, du suspense policier, le style haletant, contemporain de l’image et du montage, mais c’est pour les ruiner par en-dedans: les indices ne mènent nulle part, l’enquête des policiers (qui se prennent pour des super-cops) est interrompue par les gags, par les initiatives des personnages populaires québécois qui n'observent pas les règles du jeu mais qui en sont victimes, et dérape finalement dans un délire grandiose, sanglant, désespéré.Si certaines de ces tendances récentes sont des culs-de-sac, des fuites, d’autres sont responsables, enrichissent notre cinéma; toutes témoignent de sa vitalité.Encore faudrait-il que celle-ci soit encouragée, protégée, qu’il lui soit assuré des débouchés.La Loi-cadre n'en donne pas les moyens C’est pourquoi des semaines du cinéma québécois, mieux organisées, donc plus efficaces encore, restent plus nécessaires que jamais.?8 cinéma/québec cinéma québécois «LA SEMAINE* À VOL D’OISEAU W t t 0 Un film québécois d’Arthur Lamothe.Images: Guy Borremans assisté de Suzanne Gi-guère.Musique: Jean Sauvageau.Son: Arthur Lamothe.Montage: Danielle Gagné.Interprètes: Avec la collaboration des Indiens de la réserve St-Augustin.Production: Ateliers audio-visuels du Québec.Caractéristiques: 16mm, couleurs.Durée: 55 minutes.Dans ce deuxième film de la série Carcajou et le péril blanc, Lamothe et Savard relatent deux journées passées avec un groupe d’Amérindiens quittant leur réserve de St-Augustin (la plus à l’est du Québec, juste au nord de Terre-Neuve) pour aller camper quelque temps à la manière traditionnelle.Ceux-ci remontent la Pakuashipu (nom original, signifiant “rivière sèche”, de la rivière St-Augustin) et installent leur campement sur une de ses rives.La première journée est presque entièrement occupée au montage des tentes et à l'installation générale.De la seconde, les cinéastes retiennent surtout la confection des repas et la répartition de quelques coutumes et quelques chants de l’ancêtre du groupe.Quand on a déjà apprivoisé le sujet (et les sujets), quand on sait comment et quoi regarder, quand on sait questionner selon le style propre à l’interviewé, 55 minutes de film peuvent suffire pour transmettre une série imposante d’informations.Pour Pakuashipu, Lamothe était assisté de l’anthropologue Rémi Savard.On sent continuellement sa présence dans la qualité et la pertinence des détails ethnologiques enregistrés.Mais ça n’en fait pas un film d’observation universitaire pour autant.Tout au contraire, la caméra vivante et mobile devient de plus en plus participante aux menus événements (au moment du repas, on n’aurait pas été surpris de voir une Indienne lui offrir un morceau de porc-épic) et s’intégre tout doucement à la vie commune.Cela donne un film passionnant et très chaleureux.Un film de véritable communication, car la contemplation de l’insolite s’arrête très vite pour laisser place à la rencontre des personnes.A ne considérer que les chaloupes et les hors-bord, les fusils, les tentes de toile, les tapis de polythène, les vêtements de confection, etc., on peut penser que la “manière traditionnelle” des Amérindiens n’existe à peu près plus.Un film comme Pakuashipu montre que malgré la transforma- tion des techniques, ceux-ci ont conservé un essentiel savoir-vivre basé sur l'homme et sa dimension communautaire.A ce niveau, tout le monde blanc a beaucoup à apprendre.Le film de Lamothe et Savard a ce grand mérite de nous rendre curieux de la vie.Yves Lever L’ile jaune Un film québécois de Jean Cousineau.Scénario: Jean Cousineau.Images: Martial Fi-lion.Musique: Hélène Prévost.Son: André Dussault.Montage: Jean Cousineau et Marguerite Duparc-Lefebvre.Interprètes: Frédérique Collin, Michel Sébastien, Jean-Pierre Saulnier, Francine Morand, Denise Morel, Pierre Gobeil.Producteur: Marguerite Duparc-Lefebvre.Production: Ci-nak.Caractéristiques: 16mm, noir et blanc.Durée: 90 minutes.Distribution au Canada: Disci Inc.Le court échange qui a suivi la première projection publique de L’ile cinéma/québec 9 695082 cinéma québécois jaune au cégep St-Laurent fut beaucoup plus intéressant que le film lui-même.Première question au réalisateur: “Qu’est-ce que tu as voulu dire avec ton film?”.(Sic).Deuxième question: “Pourquoi avoir situé ton film en octobre ’70?” Réponse: “Pour justifier le fait que les policiers per-quisitionnement, interrogent et arrêtent des gens sans mandat.ces actions policières ne sont elles-mêmes qu’un prétexte pour forcer les protagonistes à “fuir” dans leur univers intérieur vers leur enfance.” Voilà pour l’intention du réalisateur et pour l'anecdote de L’Ile jaune.Les deux premières séquences lancent le spectateur sur deux pistes intéressantes: l'impact d’octobre 70 sur un couple d'amoureux, lui, jeune professeur de français révolutionnaire (sic) dans un cégep et elle, chômeuse: de plus, ces amoureux sont frère et soeur: l’inceste fait son apparition dans notre cinéma! Mais aucune de ces deux pistes n’est suivie: surgissant dans le décor un peu comme des extra-terrestres, indifférents au monde qui les entoure et agissant en tous points comme n’importe quel couple ordinaire, Suzanne et Clément s’enferment dans des rêves naïfs et refont les châteaux de sable de leur enfance.Une assez jolie photographie en noir et blanc de Martial Filion confère un brin de poésie aux scènes extérieures, surtout sur la grève de l’île.C’est à peu près tout ce qu'on peut souligner de positif avec ce film.Avec son scénario insignifiant et détestable par son utilisation racoleuse d’Octobre 70, avec une interprétation déficiente chez deux des trois principaux personnages (le recto tono et le manque d’expression de Michel Sébastien, les tics que Jean-Pierre Saul-nier promène d’un film à l’autre), et à cause de son décrochage complet par rapport à la situation québécoise de 1970 et d’aujourd'hui.L’Ile jaune apparaît comme un film complètement inutile.Qu’il soit le premier long métrage d’un jeune réalisateur et que-sa production n’ait coûté que $50,000.(aide de la SDICC), n’est pas une excuse valable.Y.L.Franc jeu Un film québécois de Richard Lavoie, assisté de Marc Bourgeault et Rita Zizka.Images: François Gill, Yves Maltais, Paul Vézina, Georges Jardon, Richard Lavoie, assistés de Claude Racine, Jocelyn Simard, Denis Fréchette, Robert Martel.Machiniste: Guy Bélisle.Son: Jean-Guy Bergeron, Hugues Migneault, Pierre Pelletier.Direction technique: Claude Lavoie.Montage: Richard Lavoie et Claude Lavoie assistés de Jean-Guy Bergeron, Marielle Frennette et Pierre Pelletier.Producteur délégué: Claude Roussel.Producteur exécutif: Georges Jardon.Production: Richard Lavoie Inc.Caractéristiques: 16mm, couleurs.Distribution au Canada: Office du Film du Québec.Le documentaire que Richard Lavoie a réalisé sur la Superfrancofête tenue dans la ville de Québec, au mois d’août dernier, retient de cette manifestation culturelle et sportive un certain nombre d’événements clés qui soulignent en grande partie l'euphorie des participants et des spectateurs présents.Il fallait, de toute évidence, même si tous les quotidiens du Québec en ont parlé, même si tous les autres media en ont rendu compte, faire revivre en images sonores les moments forts de la Superfrancofête.Comme les cérémonies d’ouverture, sous le signe de la contestation politique; le spectacle de Leclerc, Vigneault et Charlebois, sous le signe de la fraternité des peuples et de la liberté nationale: la censure de la pièce Les Nègres, sous le signe de l’impérialisme culturel et de la pseudo-francophonie: et cette rencontre globale du rythme musical québécois et africain, sous le signe du retour aux sources.Mais les trois équipes de tournage de Franc Jeu ne se sont pas limitées à filmer les spectacles et les rencontres culturelles et sportives, ils ont surtout circulé dans la foule de la Superfrancofête, parmi les Québécois de passage et aussi parmi les délégations é-trangères pour mieux rendre compte de cette fête réussie, en somme pour mieux évoquer le climat de sympathie collective de cette première réunion de la jeunesse francophone (“Un film pour revivre la Superfrancofête” par Claude Daigneault, Le Soleil, samedi 25 janvier 1975).Et les équipes de cinéastes de Franc Jeu ont recueilli des séquences qui témoignent bien sûr de ce soleil d’août 74 sur la ville de Qué- bec, mais également des séquences beaucoup plus éloquentes (à mon point de vue) sur ces drôles de francophones que sont les Québécois.Ceux-ci placés dans des circonstances particulières comme une fête internationale, ou la visite d’un personnage historique (le général de Gaulle ou la Reine) réagissent curieusement et se révèlent à eux-mêmes et au reste du monde comme des citoyens trop ouverts, trop spontanés, d’une naïveté presque puérile.Les Québécois que l’on voit et que l’on entend dans Franc Jeu sont de la même espèce que ceux qui hurlaient d’admiration et se bousculaient sur le passage du général dans le film de Jean-Claude Labrec-que.La visite du général de Gaulle (1968).Ou encore, le maire de St-Jean-Port-Joli ou de Québec qui accueille les Africains dans sa ville, le gérant du shopping center de Ste-Foy, le robineux qui se prend pour un train sur la terrasse, et les curieux qui questionnent les artisans francophones au Village des arts, nous font autant sourire que les zouaves pontificaux du film de Marcel Carrière, Avec tambours et trompettes.Les Québécois que Richard Lavoie et son équipe ont filmé lors de la Superfrancofête sont chaleureux, accueillants à l’excès, toujours drôles malgré eux et portés vers un irrésistible besoin d’exprimer à ceux qui veulent les entendre leur identité collective.En plus donc de révéler à eux-mêmes les Québécois, Franc Jeu nous offre une image aussi révélatrice des A-fricains qui ont participé à la Superfrancofête.Quand les tams-tams se sont tus, quand le folklore touristique ne sert plus à certains diplomates et politiciens en mal d’exotisme, l’Africain se retrouve face à lui-même, perdu dans une galère qui a nom francophonie, alors qu’il sait très bien que c’est la face cachée de l’impérialisme culturel occidental.Avec un film comme Franc Jeu, le cinéma québécois se fait témoin des contradictions culturelles et politiques des nations africaines et québécoises.Peut-être sans trop le vouloir, un organisme comme l’Office du Film du Québec vient de produire avec Franc Jeu un documentaire qui contribuera à sa manière à rendre les Québécois (et les Africains) plus vigilants et aussi plus conscients de leur maturité.Somme toute, le cinéma québécois comme le cinéma africain doit passer surtout par l’identification culturelle 10 cinéma/québec cinéma québécois avant de passer par l’identification politique.Franc Jeu de Richard Lavoie reste d’abord une contribution honnête et sincère à ce genre de cinéma d’identification nationale.Il révèle autant l’homme québécois que l’homme africain.En outre, Franc Jeu rend la francophonie anachronique, donc amusante et sans lendemain.Ce film est déjà un document d’archives, car je doute que la Superfrancofête se répète.Une preuve de plus qu’il faut filmer notre histoire au vol et prévoir ces événements-catalyseurs.Le cinéma se fait alors mémoire nationale.Pierre Demers Cher Théo Un film québécois de Jean Beaudin.Scénario: Jacques Jacob et Jean Beaudin.Images: Pierre Mignot assisté de Serge La-fortune.Son: Claude Hazanavicius.Montage: Jean Beaudin.Interprètes: Julie Morand, Germaine Lemyre, Nathalie Naubert, Pierre Gobeil.Producteur: Paul Larose.Production: Office national du film.Caractéristiques: 16mm, couleurs.Distribution: Office national du film.Les indroguables Un film québécois de Jean Beaudin.Scénario: Jacques Jacob.Images: Pierre Mignot, assisté de Martin Leclerc.Musique: Pierre S.Brault.Son: Jean-Guy Norman-din.Montage: Sidney Pierson.Producteur: François Séguillon.Production: Office national du film.Caractéristiques: 16mm.Durée: 26 minutes, 5 secondes.Distribution au Canada: Office national du film.Trois fois passera.Un film québécois de Jean Beaudin.Scé- nario: Jacques Jacob.Images: Pierre Mignot, assisté de Serge Lafortune.Musique: Don Douglas.Son: Claude Hazanavicius.Montage: Jean Beaudin.Producteur: Jacques Bobet.Production: Office national du film.Caractéristiques: 16mm, couleurs.Durée: 35 minutes, 6 secondes.Distribution au Canada: Office national du film.Par une belle nuit d’hiver Un film québécois de Jean Beaudin.Scénario: Jacques Jacob.Images: Pierre Mignot.Musique: Don Douglas.Son: Claude Hazanavicius.Montage: Jean Beaudin.Interprètes: J.René Ouellet, Julie Morand, Marcel Sabourin, Luce Guilbeault, René Caron, Denis Drouin, Mariette Duval, Denise Proulx, Elie Van Roussau, Lucie Martel.Producteur: Paul Larose.Production: Office National du Film.Caractéristiques: 16mm, couleurs.Durée: 33 minutes, 5 secondes.Distribution au Canada: Office national du film.Ces trois courts métrages de fiction, ainsi que le moyen métrage cher Théo, assez différent de style et de ton, constituent une des découvertes heureuses de cette semaine.Vus ensemble, ils composent une petite fresque populaire québécoise d'un esprit très particulier, très personnel, proche par certains aspects du “ti-pop”, du cinéma naïf, des fridolina-des de La Dame aux Camélias, la vraie, de la télévision, mais irréductible à aucun d’entre eux.La vulgarité parfois, la naïveté, l’auto-satisfaction, la médiocrité de beaucoup des personnages, gens ordinaires dont l’éventail social va du chômeur non qualifié au petit homme d’affaires en passant par le curé, mais défroqué (Trois fois passera), sont signalées, mais Beaudin n’en prend pas prétexte pour se sentir supérieur à eux, les mépriser ou leur faire la leçon; il peut se moquer d’eux, mais tendrement, avec une in- Les indrogables dulgence amusée.C’est qu’il les juge inoffensifs: les indignations comiques, les contradictions des spectateurs de l’émission de télévision sur la drogue n'auront aucun impact sur le problème; le bruit, les jeux idiots, les querelles pour rire du party chez Bijou n’empêchent pas le garçon et la fille dans l’appartement du dessus de mener leur rencontre jusqu’au lit du garçon et de goûter la beauté et les plaisirs de la nuit (Par une belle nuit d’hiver).Beaudin dénonce par contre fermement, sans grand éloquence mais avec malice, les puissants et les riches s’ils sont sadiques et hypocrites comme les frères enseignants de Trois fois passera, snobs et de coeur sec comme la mère de Julie dans Cher Théo, paternalistes et racistes comme les anglophones, dans Trois fois passera encore.Chose rare, la façon de filmer de Beaudin correspond à la délicatesse de son attitude morale; il ne se permet le gros plan qu’avec les personnages jeunes, et seulement aux moments de tendresse: les enfants du premier épisode de Trois fois passera, les deux jeunes gens de Par une belle nuit d’été, la jeune fille dans Cher Théo; quand le visage est marqué par l’âge (Madame Couture dans Cher Théo) ou par la vie (les trois protagonistes dans la dernière partie de Trois fois passera) le plan moyen suffit; de même quand les personnages sont vus d’un oeil légèrement satirique; à plus forte raison quand ils sont antipathiques: ainsi la mère de Julie est-elle photographiée de plus loin que le père de celle-ci (Cher Théo).\ mü ! cinéma/québec 11 cinéma québécois Par une belle nuit d’hiver Ces films sont parmi les seuls que je connaisse (avec la séquence du logement ouvrier dans le mépris n’aura qu’un temps où la télévision est toujours allumée sans que personne la regarde — mais ça n'est qu’une notation) à entretenir, à plusieurs niveaux, des rapports intelligents avec la télévision; cela est important dans un cinéma où la télévision est constamment présente comme une donnée de fait, comme un poste dans l’image, un écran sur l’écran, et sur lequel elle a exercé une influence désastreuse à tous les niveaux, scénario, décors, formes de narration, composition de l’image, utilisation des acteurs.Il faudra donc revenir sur cet aspect du cinéma de Beaudin, comme il faudra tenter de déterminer l’apport des principaux membres de l'équipe avec laquelle travaille le cinéaste, le caméraman Pierre Mignot et surtout le scénariste Jacques Jacob; Jean Beaudin indique lui-même: “Une chose qui me semble importante en ce qui concerne ces quatre films, c'est la constance de l’équipe technique” — cette constance semble le meilleur gage de la cohérence d’une oeuvre à venir.Michel Euvrard Pauline Un film québécois &e Paul Tana.Scénario: Paul Tana.Images: Robert Wanherwghem assisté de René Daigle.Son: Dominique Chartrand.Montage: Jean-Claude Coul-bois assisté de Monique Leclerc.Interprètes: Hélène Loiselle, Amulette Garneau, René Caron, Gabriel Arcand, Jacques Bilodeau.Producteur: Claude Bonin.Production: Association coopérative de productions audio-visuelles.Caractéristiques: 16mm, noir et blanc.Durée: 23 minutes.Distribution au Canada: ACPAV + Faroun Films.Ce premier des deux “contes de la rue Berri” aurait pu être intéressant si Paul Tana avait cherché à décrire et à animer le petit monde d’une épicerie de quartier, soit dans la ligne d'un cinéma “ti-pop”, soit dans celle du réalisme exaspéré d’un André For-cier.Il a préféré un naturalisme démodé, un misérabilisme de l’image et des sentiments, il a accumulé les poncifs mélodramatiques: Pauline, la propriétaire du magasin, est devenue muette; elle a un jeune frère retardé mental; sa soeur, avide et envieuse, venue la soigner, est après son argent, dont le beau-frère cherche à découvrir la cachette en tapant sur les murs.L’image est gris sale; certains cadrages, certains angles — personnage pris en contre-plongée dans un escalier avec un éclairage très contrasté — prêtent à sourire; bref, ce film censé se passer aujourd’hui apparaît, involontairement, rétro et caricatural.M.E.Rappelle-toi Un film québécois de Vartkes Cholokian et Mireille Dansereau.Scénario: Mireille Dansereau, Carol Faucher, Dominique Blondeau.Images: François Protat.Son: André Blondeau.Montage: Ulla Ryghe.Interprètes: Luce Guilbeault, Marcel Sabou-rin, Manuel Aranguiz.Producteur: Vartkes Cholokian.Production: Les Productions Vartkes Cholokian.Caractéristiques: 16 mm, couleurs.Durée: 53 minutes, 20 secondes.C’est une nouvelle cinématographique dont la protagoniste est une femme d’une quarantaine d’années, actrice et chanteuse dont la vie matérielle est confortable et la carrière réussie; on la sent pourtant tendue, désemparée, obsédée par le suicide d'une amie: elle chante une chanson sur elle, sa photo est glissée sur le miroir de sa loge à côté d’une grande affiche de Marilyn.Chez elle, elle tourne, passe d’une pièce à l’autre, mange compulsive-ment plusieurs morceaux de gâteau, allume puis éteint sans les avoir fumées cigarette sur cigarette.Téléphone: “Vous êtes à Montréal?.Oui, vous pouvez coucher ici, mais je suis très fatiguée, je vais me coucher.Vous prendrez la chambre en face de l'escalier.“Le visiteur arrivé, elle redescend pourtant et lui prépare quelque chose à manger; c'est un jeune acteur chilien, réfugié politique, venu de Toronto pour un bout d'essai.Plus tard la même nuit il surprend une conversation téléphonique entre son hôtesse et un amant avec lequel elle a rompu et qui la poursuit; elle semble à bout; dans la salle de bain, il trouve une bouteille de somnifères vide.Très inquiet, il se précipite dans sa chambre.au moment même où elle allait se jeter par la fenêtre, l’en empêche, la force à se coucher, la calme.elle s'endort.Les derniers plans montrent l'ac-rice dans une tempête de neige, dans un parc, marchant d’un pas qui semble incertain, sans qu’on puisse décider si c’est à cause de la tempête ou si c’est dû à son état mental.Cholakian aime Tchékov, les couleurs chaudes et harmonieuses, les étoffes douces, les vieux meubles polis, la clarté des lampes.Il a cadré ses personnages dans le décor et composé ses images avec beaucoup de soin et d’amour pour créer une atmosphère close, feutrée et tendue en même temps.Il est un peu moins heureux dans l’indication des thèmes: celui du suicide est lisible trop tôt, trop clairement; ensuite, la mise en rapport du “drame” privé de la chanteuse avec le drame politique — le Chili, l’exil — introduit par surprise dans un tissu fragile, apparaît arbitraire et un peu forcée.C’est sans doute une des difficultés de la nouvelle cinématographique que tout doit signifier, que la narration est forcément très serrée, et qu’il n’y a donc pas place pour les séquen- 12 cinéma/québec cinéma québécois ces apparemment gratuites, pour les inventions, les fantaisies qui font respirer un film.Luce Guilbeault, à coup sûr, aura été la “vedette” de cette Semaine; on l’aura vue suicidaire dans Rappelle-toi, folle dans La dernière neige, tendre, et inquiète d’une quatrième maternité non souhaitée dans Le temps de l’avant où elle fait un duo intéressant avec une autre comédienne intelligente, Paule Baillargeon (qu’on ap-perçoit en religieuse dans Les vautours!), épouse querelleuse et gaillarde d’un Marcel Sabourin obsédé sexuel dans Par une belle nuit d’hiver.Elle se révèle enfin réalisatrice attentive et modeste dans un petit film prometteur, Denyse Benoit, comédienne.M.E.Pélo le magnifique Un film québécois de Valmont Jobin et Pierre Lacombe.Images: Jacques Tougas, Martin Leclerc, Daniel Fitzgerald, François Roux, Jocelyn Simard, Charles Bernier, Monique Crouillère, Suzanne Gabou-ry.Son: Serge Beauchemin, Jacques Blain, Serge Leblanc, Paul-Emile Mongeau.Eclairage: Guy Rémillard, Maurice de Ernsted.Montage: Valmont Jobin, Pierre Lacombe.Mixage: Jean-Pierre Joutel, Richard Besse.Producteur: Raymond-Marie Léger.Production: Les Productions Prisma, Office du film du Québec.Caractéristiques: 16mm, couleurs.Durée: 46 minutes, 6 secondes.Distribution au Canada: Office du film du Québec.Ni la projection — qui massacra le son et l’image — ni l’atmosphère de la salle ne facilitent une appréciation sereine et équilibrée de Pélo le magnifique.Certains spectateurs s’instituant défenseurs sourcilleux du souvenir de Claude Gauvreau, n’appréciaient pas que Péloquin lui fût associé en cette soirée d’ouverture de la Semaine, fut-ce par simple voisinage.Péloquin lui-même, qui prit brièvement la parole pour remercier l’équipe du film et apparut tendu et quelque peu agressif, les indisposa davantage en soulignant cette association entre Gauvreau et lui.Le film présente Péloquin, sur scène, dans les coulisses, nu dans son bain, habillé, costumé, maquillé en vieillard, davantage comme une “célébrité” faisant son numéro, et comme son propre agent de publicité, que comme le poète véritable et l’être hyper-sensible et angoissé qu’il est avant tout, quels que soient les déguisements et les outrances dans lesquels il se fuit.Les réalisateurs ont jugé bon de passer les séquences qu’ils avaient tournées à la moulinette et de les monter en tranches fines à peu près dans n’importe quel ordre.M.E.La dernière neige Un film québécois d'André Théberge, d’après un conte de Jacques Ferron, “Retour à Val d’Or”.Scénario: André Théberge.Images: Thomas Vamos.Son: Raymond Marcoux.Montage: André Théberge.Interprètes: Luce Guilbeault, Jacques Godin, Martine Pratt, Chantal Jenne, Charles Jen-ne, Jean-Pierre Masson, Jacques Bilodeau, Yvan St-Onge.Producteur: Jacques Bobet.Production: Office national du film.Caractéristiques: 16mm.Durée: 46 minutes, 5 secondes.Distribution au Canada: Office national du Film.Un fait accompli Un film québécois d’André Théberge.Scénario: André Théberge.Images: Pierre Letarte assisté de Serge Lafortune.Musique: André Paul.Son: Joseph Champagne.Montage: Verner Nold.Interprètes: Serge Thériault, Pierre Thériault, Mariette Duval, Josée Labosière, Martine Pratt.Producteur: Paul Larose.Production: Office national du film.Caractéristiques: 16mm, couleurs.Durée: 23 minutes, 12 secondes.Distribution au Canada: Office national du film.Un fait accompli est un banal épisode de télé-roman au cours duquel un garçon de dix-neuf ans qui a quitté le Cégep décide de quitter aussi la maison pour aller vivre avec son amie, et informe ses parents de cette décision; petit drame familial, réaction contraire du père et de la mère.Elle se comporte en mère jalouse et en maîtresse de maison puritaine: surprenant (!) les caresses de son fils et de son amie, elle chasse celle-ci de la maison et.va se coucher avec une migraine.Lui, plus démissionnaire, puis plus compréhensif, finit par se retrouver dans son fils tel qu’il était à son âge et, mis en demeure par lui de “communiquer”, le laisse, après une conversation “d'homme à homme”, partir avec sa bénédiction, non sans que le fils, bon fils au fond, ne soit monté embrasser sa mère (“qui a déjà tout deviné” dit le père).La dernière neige, adaptation autrement ambitieuse du conte “Retour à Val d’or” de Jacques Ferron, souffre de la proximité de la projection d’Un fait accompli: si Théberge est capable de la niaiserie bien intentionnée de l’un, quelle importance accorder aux ambitions de l'autre?Une famille de cultivateurs de l’Abitibi a dû quitter la ferme; lui (Jacques Godin) trouve du travail dans un garage et son patron lui loue une maison dans un rang.Elle (Luce Guilbeault) s’ennuie à la maison, elle néglige le ménage, la cuisine et laisse la fille aînée s’occuper des deux petits; malheureuse ici, elle voudrait rentrer à Rouyn et à défaut s’évade dans une rêverie où elle voudrait que son mari la rejoigne, aussi tente-t-elle de le retenir à la maison, et plus précisément au lit.Lui et la fille aînée font semblant de ne pas s’apercevoir que la mère est “folle”; mais le patron-propriétaire, qui veut garder son ouvrier, fait venir le curé et le médecin dans l’espoir de faire certifier et enfermer la jeune femme.La réalisation de Théberge cherche à associer la recherche d’une poésie insolite (utilisation du décor et du son, personnage joué par Luce Guilbeault), la violence dominée du personnage joué par Jacques Godin, dominé, de l’intérieur, par le puritanisme et l’éthique du travail, et, de l’extérieur, par les nécessités économiques et la hiérarchie sociale, enfin un parti pris de caricature sociale; le médecin est ivrogne, le curé idiot (ou il fait semblant) et le propriétaire — double de Duplessis — madré et concupiscent.cinéma/québec 13 cinéma québécois Le temps de l’avant Un film québécois d’Anne-Claire Poirier.Scénario: de Louise Carré adapté par Marthe Blackburn et Anne-Claire Poirier.Images: Michel Brault assisté de Suzanne Gabori.Musique: Maurice Blackburn.Son: Joseph Champagne.Montage: Jacques Gagné.Interprètes: Luce Guilbeault, Paul Baillargeon, Pierre Gobeil.Producteur: Anne-Claire Poirier.Production: Office National du Film.Caractéristiques: 16mm, couleurs.Durée: 88 minutes.Distribution: Office National du Film.Anne-Claire Poirier qui, avec les Filles du roy, avait tourné le meilleur film jusqu’ici de la série En tant que femmes, déçoit amèrement avec ce dernier morceau de la même série.On peut penser que le film communiquera de façon assez claire auprès du public féminin auquel il s’adresse tout d’abord un certain nombre de réflexions sur le problème de l’avortement, mais il faut reprocher à Anne-Claire Poirier le ton sermonard du film que cache mal un scénario trop squelletique, la forme du récit qui sauf dans quelques séquences, laisse une impression de déjà vu, les situations, les décors et les plans qui trop souvent cherchent à plaire en cajolant le regard et finalement une approche trop individualiste du problème de l’avortement qui oublie presque complètement ses implications politiques ici au Québec.Richard Gay Les "troubbes” de Johnny Un film québécois de Jacques Godbout.Scénario: Marcel Sabourin.Images: Thomas Vamos.Son: (dialogues) Claude Ha-zanavicius.Montage: Pierre Lemelin.Interprètes: Robert Gravel, Dorothée Berryman, Marcel Sabourin, Paul Buisson-neau, J.-Léo Gagnon, Ian Ireland, Yves St-Onge, Jacques Bilodeau, Michel Forget.Producteur: Marc Beaudet.Production: Office National du Film.Caractéristiques: 16mm, couleurs.Durée: 20 minutes, 43 secondes.Distribution au Canada: Office National du Film.Ce court métrage constitue un bon exemple d'une tendance adolescente qui se manifeste périodiquement chez Godbout, celle qui consiste à s’amu- ser avec le cinéma, à tenter des trucs, à dire les choses d’une manière un peu primaire.Avec l’argent de l’ONF, Godbout s’est payé le luxe d’un film-brouillon.R.G.Elisa 4 Un film québécois de Jean Leclerc.Scénario: Jean Leclerc.Musique: Walter Bou-dreault.Interprètes: Jill Frappier.Production: Les Productions du Vieux rêve.Caractéristiques: 16mm, noir et blanc.Durée: 30 min.Du cinéma kitsch qui intéresse dans les premiers moments par sa reconstitution d’une sorte de Hambourg à la von Sternberg et par son personnage à la Marlene Dietrich.Mais rapidement cet exercice tourne à vide et se retourne contre lui-même dans la mesure où il fait preuve de prétentions que la réalisation a du mal à soutenir.R.G.FESTIVAL DU CINÉMA ARTISANAL Le festival a pour but de promouvoir et d’encourager les recherches de nouvelles perspectives d’expression cinématographiques Règlements de participation Les organisateurs avaient offert à l’Atelier d’expression multi-disciplinaire, organisateur au début de l’été dernier de la Semaine du film sur les tablettes, un “couloir” de deux heures.L’Atem se chargea donc dans le même esprit de la mise sur pied d’un festival compétitif de cinéma artisanal doté d’une bourse de $5,000 et de prestations de services, de la sélection des films et du choix des membres du jury.Si les cinéastes admis à concourir ont effectivement connu les noms de ceux-ci (Robert Daudelin, Gilles Groulx, Jacques Leduc, Luc Perreault, Patrick Straram) avant le festival, la plupart d’entre eux connaissent suffisamment le milieur pour savoir quelle serait l’orientation d’un jury ainsi composé, et ils pouvaient soit protester, soit retirer leur film.Quoi qu’il en soit, Robert Daudelin devait annoncer dès la soirée d'ouverture que le jury, après visionnement des trente films sélectionnés, renonçait à attribuer le prix; les raisons de cette décision étaient exposées dans un texte rendu public le même soir.Les réalisateurs, évidemment déçus, eurent l’occasion de discuter avec les membres du jury, notamment le 16 avril à l'Atem, devant un assez nombreux public qui comprenait plusieurs cinéastes, dont Jean Chabot, Roger Frappier et Arthur Lamothe.A la fin de cette rencontre, un malentendu subsistait entre eux: les réalisateurs insistaient que leurs films reflètent la réalité québécoise (y compris l’apathie, la démission) et que leur demander davantage était du “dirigisme”; les membres du juty, persuadés que toute production “artistique” reflète nécessairement la société au sein de la quelle elle est produite, estiment, à juste titre, je crois, qu’ils ne pouvaient distinguer qu’une oeuvre allant au-delà du simple reflet.N’ayant pu voir ces films, je ne peux évidemment juger le débat sur le fond.Mais si l’Atem peut organiser une deuxième projection, ce que je souhaite, l'ensemble des cinéastes artisanaux - et pas seulement celui ou ceux qui auraient été primés - auront bénéficié d’une publicité.inattendue.Michel Euvrard 14 cinéma/auébec ' - I» jean-claude labrecque gauvreau et (
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