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Titre :
Cinéma Québec
Revue d'analyse, de critique et de promotion du travail des artisans du 7e art qui vise au renforcement de la cinématographie nationale québécoise. Elle accueille des contributeurs de grande qualité.

[...]

La revue Cinéma Québec est fondée en 1971 par Jean-Pierre Tadros, alors critique de cinéma au quotidien Le Devoir, pour accompagner l'émergence et le développement d'une cinématographie québécoise de qualité, qui reflète les réalités de la société québécoise.

Pour atteindre cet objectif, Tadros rassemble des collaborateurs diversifiés : Jean-Pierre Lefebvre, André Pâquet, Francine Laurendeau, André Leroux, Patrick Straram, Michel Euvrard, Pierre Demers, Yves Lever, Jean Leduc et Richard Gay. Cette pluralité démarque Cinéma Québec de la revue Champ libre (1971-1973), qui aborde le 7e art sous la lorgnette du marxisme.

Cinéma Québec devient rapidement un espace privilégié de diffusion des débats sur le cinéma et la société. Les numéros sont parfois articulés autour de thèmes tels que le cinéma social, le cinéma régional, national et étranger, le documentaire, le cinéma au féminin, les politiques de développement culturel, etc.

Une place importante est accordée dans Cinéma Québec aux cinéastes et artisans pour la présentation de leurs oeuvres et de leurs perspectives sur leur travail. En plus de ces entretiens, la revue propose des portraits d'acteurs, des dossiers exhaustifs de cinéastes, des informations sur les événements de diffusion, locaux et internationaux, ainsi que de nombreuses critiques de film et de livres.

Source :

SABINO, Hubert, Le cinéma québécois vu par ses critiques entre 1960 et 1978, mémoire de maîtrise, Université de Montréal, 2010.

Éditeur :
  • Montréal, Québec :[Cinéma Québec],1971-1978
Contenu spécifique :
No 55
Genre spécifique :
  • Revues
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Références

Cinéma Québec, 1978, Collections de BAnQ.

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cinema québec LA RELEVE, DU COTE DES ARTISANS À FORCE DE COURAGE',’ "LE GRAND REMUE-MENAGE LE CINEMA DES FEMMES EN LUTTE BROSSARD.GUILBEAULT, SERREAU.KNUDSEN I OFFICE NATIONAL DU FILM • NATIONAL FILM BOARD CANADA COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT À LA CINEMATOGRAPHIE • GOVERNMENT FILM COMMISSIONER Chaque Canadien peut à bon droit partager la fierté ressentie par les employés de l'Office national du film du Canada car, en vérité, c 'est le Canada tout entier qui a remporté les Oscars de VAcademy décernés à Beverly Shaffer pour I'LL FIND A WAY et à Co Hoedeman pour LE CHATEAU DE SABLE.Lors de la réception de leurs trophées à Hollywood, les deux réalisateurs ont affirmé leur foi dans l'ONF "une institution extraordinaire qui permet aux cinéastes de s'exprimer culturellement.et d’explorer toutes les techniques d’animation et de production de films." Ils ont remercié le peuple canadien "qui appuie l’ONF et en fait un lieu unique et spécial où créer des films.” L'Office a reçu d’innombrables messages de félicitations de tous les points du Canada et de nombreux pays étrangers où on apprécie hautement les oeuvres de l’ONF.Je remercie tous ceux et celles qui nous ont exprimé leur fierté et leur satisfaction envers ce que fait l'Office pour la cause de la cinématographie et de la culture canadienne, tant au pays qu 'à l'étranger.André Lamy Commissaire du gouvernement à la cinématographie • w Direction: Jean-Pierre Tadros.Comité de rédaction: Michel Euvrard, Richard cinema - - - — - -“ Gay, Francine Laurendeau, Yves Lever, Jean-Pierre Tadros.Collaborateurs: Claude R.Blouin, Pierre Demers, Pierre Grégoire, Guy Hennebelle, André A.Lafrance, André Pâquet, Roland Paret, Michel Pouliot.Secrétariat de la rédaction: France Sauvageau.Conception graphique: Louis Charpentier.Administration: Connie Tadros.Publicité: Yvan Girouard, France Sauvageau.Abonnements; Sylvie Gaüpeault.é~' -&• ?j ’i " î tè Index: Cinéma/Québec est indexé dans Périodex.Radar, l’index International des Revues de Cinéma, et Film Literature Index.La revue s’engage à considérer avec la plus grande attention tous les manuscrits qui lui seront adressés.Les manuscrits ne sont pas rendus; on invite donc les auteurs à en conserver une photocopie.La revue n’est pas responsable des manuscrits qui lui sont envoyés.Les opinions exprimées à l’intérieur de la revue n’engagent que leurs auteurs.Tous droits réservés.Toute reproduction d’un extrait quelconque de la revue par quelque procédé que ce soit et notamment par photocopie et microfilm, est inter- No 55 (volume 6, no 5) dite sans autorisation spéciale de la direction.ISSN 0317-2333 5 LES DESSOUS DE L’AFFAIRE BRONSWIK par Jean-Pierre Tadros BILAN D’UNE SEMAINE DE CINEMA QUEBECOIS 9 RENAISSANCE DU "DIRECT” CHEZ LES ARTISANS par Yves Lever 13 D’UN FILM A L’AUTRE par Pierre Demers et Pierre Grégoire 19 LE CINEMA FACE AU SPECTACLE TELEVISUEL par Paule Beau grand-Champagne, Jean-Pierre Lefebvre et Jacques Godbout 24 LE COLLOQUE ROSSELLINI (3e partie) 31 LE CINEMA DES FEMMES EN LUTTE par Michel Euvrard et des entretiens avec Luce Guilbeault, Nicole Brossard, Mette Knudsen et Coline Serreau L’une des victimes de “L’affaire Brons-wik” que l’on pourra voir à Cannes, en compétition officielle, dans la catégorie des courts métrages.Et la chronique du Super-8 d’Andçé A.Lefrance (page 37); le 16mm par Pierre Grégoire (page 38); la chronique de Patrick Stra-ram le bison ravi (page 39); le cinéma artisanal par Viateur Caston -guay (page 40); action/réaction: Jean-Pierre Lefebvre et Pierre Valcour (page 42); les critiques par Roland Paret et Pierre Demers Photo couverture: un montage extrait de “L’affaire Bronswik” de Robert Awad et André Leduc (page 45).750 exemplaires de ce numéro seront distribués au Festival de Cannes à la presse internationale et aux prqfessionnels du cinéma (voir page 50).Adresser chèques et mandats postaux à l’ordre de : Cinéma/Québec Abonnements (10 numéros); Québec/Canada: $10.00 Etudiants: $850 (adresse québécoise seulement) Compagnies: $15.00 Bibliothèques et institutions: $15.00 Etranger: $15.00 Publicité: Yvan Girouard France Sauvageau (514) 272-8462 Toute correspondance sera adressée Abonnements: Sylvie Galipeault (514) 272 1058 à: Cinéma/Québec C.P.309, Station Outremont Montréal, Québec H2V 4N1 Téléphone: (514) 272-1058 Volumes reliés: volume 1 : $25 Distribution: Kiosques, tabagies (514) 931-4221 Librairies: (514) 272-1058 Courrier de la deuxième classe.Enregistrement no 2583.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.volumes 2, 3 et 4; $20 chacun volume 5: $15 Tarifs, spéciaux pour les abonnements groupés ou les achats en bloc de numéros de la revue.Anciens numéros disponibles sur demande.Les abonnements ne sont pas remboursables.cinéma/québec 3 .¦> ¦ m" t ;w“3 S3P> ¦- ¦¦¦St's :~A>T ; • 1 » : •* wmm 1 i i i i ^ [ ¦* 1 1 /> r C’est beaucoup dire mais pour les gens dans l'industrie du film, cela sip Bellevue Pathé .automatiquement.Ce qui prouve que les bonnes nouvelles se répandent vite dans un domaine où il faut produire — ou mourir.C'est aussi une indication de la qualité.Nous nous imposons un degré d'excellence plus haut que celui du client le plus exigeant.Nos gens ont a compétence technique et notre équipement a les plus recentes innovations techniques.Ensemble, ils font des amis de nos clients.Et cest une au re indication de qualité, comme: Productions Mutuelles - Cinévideo - Video ilms -O N F.- Cinepix - Paramount - 20th Century Fox - Columbia - CBC - Warner Bros.- United Artists • MCA - Universal - Agora Films - Les Productions Cinak.Notre cercle d'amis et de clients ne cesse de grandir.Parmi nos récentes productions et réalisations originales.Angela Rimbaud est Mort Panique Les Maléfices -Cathy's Curse In Praise of Older Women Blackout Jacob Two Two The Uncanny Rituals L'Ange et la Femme Two Solitudes Kings and Desparate Men Film récemment doublés: Eric Les Mensonges que mon Père me Contait Massacre à la Scie Ils étaient Cinq U PLUS CRA ND LABORATOIRE DE FILMS ET ORGANISA VON DE FILMS SONORES AU CANADA Le Chien Enragé Duddy Kravitz L'Autre Versant .de la Montagne Lancer, frappé Brrr Visage de la Peur Ces Adorables Victoriennes A bout de Nerf BELLEVUE ieCpathé «SION DE ASTRAL BELLEVUE PATHE LTD ,'LTEE MONTREAL 2000, av.Northcliffe Montréal.Quebec H4A 3K5 (514) 484-1 186 TORONTO 720 ouest, rue King Toronto, Ontario M5V 2T3 (416) 364-3894 Pathe Sound Studios 121, rue S.tsPatrick Toronto, Ontario M5T 1V3 (416) 598-2521 Cj L’AFFAIRE AWA-n TüT LEDUC £ES DESSOUS SE «EAEE&nUB BRONSWIK" UNE EXCLUSIVITE “CINEMA/QUEBEC” grâce à l’aimable collaboration de nos multiples corps policiers Méfiez-vous! Et surtout ne vous laissez par tromper par les apparences car les ramifications de la ténébreuse “affaire Bronswik”, pour l’appeler par son nom, sont nombreuses.De sources absolument bien informées, nous avons appris que la Gendarmerie royale du Canada et sa vaillante police montée (qui a su faire les délices des cinéphiles du monde entier il y a quelques années) sont de nouveau sur l’affaire.Le dossier “Bronswik” est ouvert à nouveau, et les premiers suspects ne seraient nul autre que Robert Awad et André Leduc.Les sources policières se disent naturellement fort embarrassées de la présence à Cannes de L’affaire Bronswik.Habitués à travailler dans l’ombre, nos fins limiers craignent que cette diffusion trop rapide de cette oeuvre éminemment suspecte ne favorise les visées subversives de la bande Awad-Leduc.Aussi, ont-ils décidés de prendre les devants.Cinéma/Québec a en effet appris que l’escouade spéciale des activités pro-télévisuelles avaient longuement interrogé les deux suspects à Montréal, avant leur départ pour Cannes.Mais comme tout le monde a appris à s’en rendre compte ces derniers mois, les fuites sont nombreuses chez ce corps policier d’élite.Cinéma/Québec a donc pu se procurer une retranscription de l’interrogatoire.Et dans notre constant souci de tenir la population cinéphilique informée, nous publions ci-après de longs extraits de cet interrogatoire dont nous avons cependant pris la peine d’épurer les questions.Le flic: Qui vous a mis au courant de l’affaire Bronswik?Leduc: On travaille à l’ONF.Awad: Oui, on est de l’Office national du film du Canada.Leduc: C’est ça, mais seulement des pigistes.Leflic: Oui, on connaît ça les trigistes; toujours la même recaille, ça va mettre le trouble partout.Bon! Combien on vous a payé pour ça?Awad: (inaudible) Le flic: Ca ne vous rendra pas millionnaire à ce que je vois.C’est pas payant, alors pourquoi avez-vous succombé à la tentation?Leduc: Pour l’fun, vous comprenez.Et puis, c’est seulement 20 mois qu’on a travaillé là-dessus.Awad: Remarquez qu’on n’savait pas que ça allait prendre autant de temps.Nous, notre estimation c’est quand un an, l’affaire était dans le sac.Le flic: Oui, oui, toujours les mêmes, ça se prend pour d’autres et puis ça s’étonne qu’on ne les prend pas au sérieux.Mais au fait, l’affaire Bronswik, c’est quoi au juste?On a fait tout nos dossiers, on n’a rien trouvé.Ca s’pourrait que Vdossier ait disparu, ils nous en manque quelques-uns, c’est le métier; mais c’est quoi cette patente-là dont vous parlez?Leduc: Enervez-vous pas, monsieur.C’est très simple, il s’agit d’une télévision.Le flic: Une télé.Mais pourquoi donc?vous a-t-elle fait du mal, la petite?Awad: Vous n’avez rien compris, on voulait passer à la télé alors on a fait un film sur !a télé' Leduc: C’est ça, comme on en avait marre de voir nos films traîner sur des tablettes, alors on s’est dit qu’il valait peut-être mieux tenter notre chance du côté de la télé.Mais pour allez sur le petit écran, faire un petit film d’une dizaine de minutes c’est pas bon.Alors on a voulu faire un gros coup, et on est tombé sur l’affaire du siècle, la Bronswik.Le flic: Encore elle!.Leduc: Il fallait donc faire un film d’une demi-heure.En animation, c’est pas mal compliqué, alors on a pensé mélanger les séquences réelles et les séquences animées.Et puis, le film demandait ce mélange de réel et d’animation.Mais tout le tournage “réel”, dans L’affaire, va être traité quasiment en animation.Ce n’est pas le genre de film qui serait venu d’un réalisateur de tournage réel; c’est un film pensé par des animateurs.Awad: Dans le fond, on a toujours fait de l’animation à partir du réel.André a fait de la pixillation; et moi, mon film précédent (Truck) était cinéma/ québec 5 L’AFFAIRE construit à partir d’un mélange de tournage réel et d’animation.D’ailleurs, même en animation, j’utilisais des techniques photographiques, parce que je ne dessine pas.Donc, à partir de ces techniques que l’on connaissait bien tous les deux, et comme on voulait faire un film qui avait une longueur de trente minutes, on s’est dit que la façon idéale de le faire, c’était précisément de mélanger les deux.Le flic: Et vous pensiez comme ça nous abuser! Mais vous ne nous aurez pas aussi facilement; la presse elle a beau raconter des histoires su notre dos, mais on a le nez fin, pareil.Awad: Non, non.C’était pas pour vous mêler, au contraire.Parce que le réel et l’animation, on les a mélangés d’une façon spéciale.Le flic: (grognement bizarre devant, sans aucun doute, signifier, qu’on ne la lui fera pas, à lui).Awad: Le problème, au départ, c’était d’arriver à marier l’animation et le réel: parce qu’en général ce sont toujours des flops.Alors on s’est dit qu’en utilisant précisément la technique photographique, en animant donc des photos de personnages qu’on voit en réel, cela permettrait d’établir très V JL i mÊ Le premier suspect: Robert Awad, Acadien d’origine libanaise, a déjà réalisé un film d’animation tendancieux: “Truck”.Signe particulier-' humour corrosif.vite un certain lien entre les deux styles.Et pour mieux renforcer cette impression de départ, on a indiqué au début des premières séquences animées que c’était de la “simulation”.Le flic: Ah! C’est pas moi qui vous l’a fait dire: vous aviez quelque chose à “dissimuler”.C’est bien ce qu’on pensait.Awad: Mais non, vous n’avez encore pas compris; mais c’est pas grave, on va vous expliquez ça.Quand on a indiqué sur les premières séquences d’animation que c’était une “simulation”, cela faisait supposer aux spectateurs que toute l’animation avait pour but de reconstituer une réalité qui n’existait malheureusement pas sur film.Et puis, il y a le mélange de noir et blanc, de films d’archives, de vieux films, d’interviews.on ne sait plus ce qui est en couleurs et ce qui est en noir et blanc; ce qui est animé et ce qui ne l’est pas.Finalement, tout se mélange.Le flic: Oui, oui, je vois.Leduc: Mais c’était aussi le souci de faire un film qui soit la synthèse d’une problème.Et avant d’en arriver à ce scénario-là, on a travaillé pas mal longtemps.Awad: Oui, on était écoeuré que nos films ne soient pas distribués.C’est de là que l’idée part.On a donc décider de faire des films pour la télévision.Pour qu’un film soit vu et connu, il faut qu’il passe à la télévision.Et pour qu’il passe à la télévision, il faut qu’il ait un format télévision.A partir de ce moment, on s’est dit qu’il fallait aussi qu’on choisisse un sujet qui puisse attirer l’attention, comme la télévision, la voiture, la religion, ou la nutrition.Donc faire une série de films pour la télévision qui mélangerait l’animation et le réel.Et le premier sujet qu’on a décidé de traiter, c’est la télévision.Et on s’est mis à scénariser.On a commencé en février 1976, mais c’est juste au mois de mai qu’on a eu l’idée de faire un film documentaire sur un faux appareil de télévision.Et en l’espace de deux mois, on est arrivé à ramasser toutes sortes de gags, d’anecdotes sur la télévision comme objet commercial ou comme agent commercial.La difficulté aura été de structurer tout cela; de donner au film une colonne vertébrale.Au début, on était beaucoup plus influencé par Monty Python; c’était plein de gags mais ça n’avait pas de structure.Aussi, à un moment donné, on s’est dit qu’il fallait bien essayer de structurer notre affaire.On a alors imaginé une toute petite histoire mais qui a très vite grossi avec le temps.C’était l’histoire d’un téléviseur qui avait certaines propriétés maléfiques.On l’a appelé Bronswik.Autour de ce téléviseur maléfique, on a décidé de créer une histoire qui se passait en 1964, et de faire un faux documentaire sur une situation qui aurait été réglée aujourd’hui afin de pouvoir dire tout ce que l’on voulait sur la télévision d’une façon qui soit condensée.D’autre part, en faisant un film documentaire, cela nous permettait d’utiliser toutes sortes de techniques, comme par exemple des photos.Parce qu’un documentaire est fait d’éléments qu on va chercher ici et là.Et toutes ces choses peuvent faire partie intégrante d’un film sans que cela paraisse boîteux.Maintenant, pour ce qui est du traitement proprement dit du film on a adopté le style de la télévision: c’est véritablement un documentaire dans le / -Jg?Le second suspect: André Leduc.Québécois s’il en est.A réalisé plusieurs films d’animation: dont les plus célèbres sont “Tout écartillé” et “Monsieur Pointu”.6 cinéma/ québec L’AFFAIRE style de ceux qu’on voit à la télé: le nom des protagonistes apparaissent en sous-titrage; le micro apparaît par moments; l’éclairage est le même qu’à la télévision; le rythme aussi.Ce n’est pas un film qu’on verrait normalement dans un cinéma.Jusqu’aux commerciaux qui sont identiques à ceux que vous verriez à la télévision! Leduc: Pour résumer tout cela en une phrase on peut dire qu’on a utilisé le langage de la télévision pour parler de la télévision, en cinéma.Le flic: On a fait son petit malin, quoi?Leduc: Ce qui est dangereux, car on s’est aperçu qu’on pouvait dire n’importe quoi, faire croire aux gens n’importe quoi.Il suffit juste de le faire sérieusement d’une manière qui apparaisse sérieuse, dans les normes.Alors, on peut vraiment créer des paniques, un peu comme Orson Welles avait fait un utilisant la radio.Awad: Et ça nous a obligé à beaucoup regarder la télévision.D’ailleurs, à l’époque où l’on scénarisait, il y avait une série qui passait à ce moment-là “C’était hier” d’Henri Turenne.On regardait ça le soir et ça nous donnait des idées pour le style des commentaires, et des idées pour la description des événements, la manière dont ces événements devaient être décrits.Le flic (perplexe): Mais dites-moi, entre nous, c’est quoi au juste “l’affaire Bronswik” Awad et Leduc (en coeur): C’est un faux documentaire sur une affaire qui aurait pu être vraie! (propos retranscrits, épurés et adaptés par Jean-Pierre Tadros) A !«*> V /S /s ou vous ATTCUP! 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