Cinéma Québec, 1 janvier 1978, No 58
C-841 NOS8 nema uébec LE CINEMA ET LES ENFANTS AU QUEBEC FALARDEAU * POULIN GROULX ALLAIRE LE CINEMA DANS LE BOX DES ACCUSES PROCES DU SPECTACLE Location d’équipement cinématographique Caméras-16 et 35mm.Son Eclairage Générateurs Studios de son Vente Réparation •Yfffim /V AN A II I 1-' I O La-N-A- ?>¦1A E - 1_T D 2000 rue Northcliffe, Montréal (514) 487-5010 2264 ouest, boul.Lakeshore, Toronto (416) 252-5457 571 Homer St., Vancouver (604) 687-8351 cinema québec No 58 (volume 6, no 8) septembre/octobre 1978 Direction: Jean-Pierre Tadros.Comité de rédaction: Michel Euvrard, Richard Gay, Francine Laurendeau, Yves Lever, Jean-Pierre Tadros.Collaborateurs: Claude R.Blouin, Pierre Demers, Pierre Grégoire, Guy Hennebelle, André A.Lafrance, André Pâquet, Roland Paret, Michel Pouliot.Secrétariat de la rédaction: France Sauvageau.Conception graphique: Louis Charpentier.Administration: Connie Tadros.Publicité: Yvan Girouard, France Sauvageau.Abonnements: Sylvie Galipeault.Index: Cinéma/Québec est indexé dans Périodex.Radar, l’Index International des Revues de Cinéma, et Film Literature Index.La revue s’engage à considérer avec la plus grande attention tous les manuscrits qui lui seront adressés.Les manuscrits ne sont pas rendus; on invite donc les auteurs à en conserver une photocopie.La revue n’est pas responsable des manuscrits qui lui sont envoyés.Les opinions exprimées à l’intérieur de la revue n’engagent que leurs auteurs.Tous droits réservés.Toute reproduction d’un extrait quelconque de la revue par quelque procédé que ce soit et notamment par photocopie et microfilm, est interdite sans autorisation spéciale de la direction.ISSN 0317-2333 Le cinéma pour enfants, voir notre dossier commençant à la page 24.Photo couverture: Une scène extraite du film d’André Melançon, “Comme les six doigts de la main”.12 “PEA SOUP”, UNE HISTOIRE A FINIR AVEC FALARDEAU ET POULIN par Alain Bissonnette 15 “GRAND REMUE-MENAGE ” POUR UNE FONDAMENTALE REMISE EN QUESTION une entrevue de Jean-Pierre Tadros avec Sylvie Groulx et Francine Allaire 18 RENE VAUTIER, MILITANT OU CINEASTE?par Pierre Lavoie et Jean-Pierre Gariepy 24 LE CINEMA POUR ENFANTS AU QUEBEC un dossier de Marc Sévigny avec des entrevues de Richard Lavoie, André Melançon et François Labonté .Et les ACTUALITES: Surprise à l’ONF: Lamy quitte pour Radio-Canada (page 5); le gouvernement fédéral inquiète Radio-Canada (page 7); les lauréats du 29e Canadian Film Awards, et ceux du 10e Festival du film étudiant canadien (page 8); Rock Demers à l'Institut, Livre bleu sur le cinéma (page 9) ; un dialogue entre M.Ci et M.Néma (page 10).ACTION/REACTION (page 33) ; CINE-LIVRES (page 36) ; la chronique du SUPER-8 d’André A.Lafrance (page 39); CINEMA EDUCATIF (page 40); la chronique de PATRICK STRARAM le bison ravi (page 42); les CRITIQUES (page 44); les NOTULES de Richard Gay (page 49).Adresser chèques et mandats postaux à l’ordre de: Cinéma/Québec Toute correspondance sera adressée à: Cinéma/Québec C.P.309, Station Outremont Montréal, Québec H2V 4N1 Téléphone: (514) 272-1058 Courrier de la deuxième classe.Enregistrement no 2583.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Abonnements (10 numéros): Québec/Canada: $10.00 Etudiants: $8.50 (adresse québécoise seulement) Compagnies: $15.00 Bibliothèques et institutions: $15.00 Etranger: $15.00 Volumes reliés: volume 1 : $25 volumes 2, 3 et 4: $20 chacun volume 5: $15 Publicité: Yvan Girouard France Sauvageau (514) 272-8462 Abonnements: Sylvie Galipeault (514) 272 1058 Distribution: Kiosques, tabagies (5 14) 931-4221 Librairies: (514) 272-1058 Tarifs spéciaux pour les abonnements groupes ou les achats en bloc de numéros de la revue.Anciens numéros disponibles sur demande.Les abonnements ne sont pas remboursables.cinéma/québec gertsiani Befte#te PatHUT.! automatiquement.Ce qui prouve que les bonnes nouvelles se répandent vite dans un domaine où il faut produire — ou mourir.C'est aussi une indication de la qualité.Nous nous imposons un degré d'excellence plus haut que celui du client le plus exigeant.Nos gens ont la compétence technique et notre équipement a les plus récentes innovations techniques.Ensemble, ils font des amis de nos clients.Et c'est une autre indication de qualité, comme: Productions Mutuelles - Èinévidéo - Vidéofilms -O.N.F.- Cinepix - Paramount - 20th Century Fox - Columbia - CSC - Warner Bros.- United Artists - MCA - Universal - Agora Films - Les Productions Cinak.Notre cercle d'amis et de clients ne cesse de grandir Parmi nos récentes productions et réalisations originales: Angela Rimbaud est Mort Panique il Les Maléfices -Cathy's Curse Film récemment doublés: JgP %.• ^ fl Eric Les Mensonges que mon Père me Contait Massacre à la Scie Ils étaient Cinq LE PLUS GRAND LABORATOIRE DE HL US ET ORGANISATION OE FILMS SONORES AU CANADA In Praise of Older Women Blackout Jacob Two Two The Uncanny - • ¦ JS.I • 0 if m % ; s* Le Chien Enragé Duddy Kravitz L'Autre Versant de la Montagne à -«N - Rituals i L'Ange et la Femme Two Solitudes Kings and Desparate Men * •%^ -i $ -"JB i #À\ : 4jC \ : Lancer, frappé Brrr Visage de la Peur Ces Adorables Victorienne# A bout de Nerf BELLEVUE ‘UNE DIVISION DE ASTRAL BELLEVUE PATME LTD /ITSE MONTREAL 2000, av.tforthdiffe Montréal, Québec H4A3K5 WT- CSI 4) 484-1186 • !'•' TORONTO 720 ouest, rue King Toronto, Ontario -WÔV2T3 (416)364*3894 f Pathé Sound Studios 121, rueJ&Patrick Toronto-Ontario ^ M5T1V3 (416)5^8-2521 ^ ! iy ____________________les actualités_________________ Surprise à l’ONF: Lamy quitte pour Radio-Canada L’annonce, mardi le 26 septembre (1) de la récente démission de M.André Lamy de ses fonctions de commissaire du gouvernement à la cinématographie et de président de l’Office national du film du Canada, devait prendre tout le monde par surprise.Pourtant, des rumeurs avaient circulé sur cet éventuel départ durant les semaines qui l’ont précédé.Personne, cependant, n’avait voulu prendre cette possibilité au sérieux.C’était mal connaître l’homme en question; ce que tout le monde reconnaît d’ailleurs volontiers puisqu’on s’accorde généralement à voir en M.André Lamy quelqu’un de profondément mystérieux, dont les intentions échappent souvent.L’on se demande donc toujours pourquoi il aurait décidé de quitter la présidence de l’ONF pour un poste de vice-président aux relations avec l’auditoire à la Société Radio-Canada.Il remplace de ce fait M.Peter Meggs, qui n’avait cependant pas exactement les mêmes fonctions que celles qu’occupera M.Lamy.Faut-il y voir une rétrogradation?“Je n’ai jamais considéré le problème dans ce sens, nous dira-t-il.Pour moi, passer à Radio-Canada représente un nouveau challenge.Et quand, il y a deux mois, le président de Radio-Canada m’a offert le poste, j’y ai vu avant tout la (1) voir Le Devoir de cette date.La démission de M.Lamy avait été présentée le samedi précédent lors d’une réunion du conseil d’administration de l’Office.Elle avait été au préalable soumise au premier ministre du Canada qui l’avait acceptée à condition que M.Lamy reste à son poste jusqu’à la nomination de son successeur.Cette même exigence allait être formulée par le conseil d’administration.; : ssilpf; gflj p possibilité de relever de nouveaux défis et aussi la possibilité d’entrer dans le monde de la télévision dont les relations avec le cinéma vont aller en s’accentuant.” André Lamy préparera-t-il de là-bas l’intégration de l’ONF au sein de Radio-Canada?Ou, à tout le moins, favorisera-t-il un plus grand rapprochement (en ce qui concerne la production et la distribution) entre l’ONF et Radio-Canada?A l’Office, on se pose ces questions et bien d’autres, sans trop savoir quoi en penser.D’autant plus qu’on ignore l’importance que pourra bien revêtir à Radio-Canada ce poste de vice-président aux relations avec l’auditoire, qu’on considérait jusqu’alors comme mineur.Certains y voient en effet une fonction avant tout honorifique; ce qui aurait alors confirmé la thèse d’une “mise sur les tablettes” du commissaire à la cinématographie.Il semblerait cependant que la fonction qu’occupera M.Lamy soit appelée à devenir des plus importantes à Radio-Canada, puisqu’elle englobe les relations avec les gouvernements fédéral et provinciaux.En une époque où Radio-Canada est mise à l’épreuve par les pouvoirs politiques, le rôle de M.Lamy deviendra crucial.Comme il devait d’ailleurs le déclarer au Soleil (du 27 septembre): “En fait, le rôle de commissaire de l’ONF est consacré à 50 pour cent à faire comprendre aux Canadiens (et il faudrait ajouter, à leurs gouvernements) comment l’ONF peut leur être utile.” Il s’agira maintenant de démontrer combien Radio-Canada peut être aussi utile au Canada et aux Canadiens; ce qui demandera, n’en doutons pas, de plus gros efforts de persuasion et de grandes habiletés politiques.M.Lamy était à l’ONF depuis huit ans.Il avait été nommé commissaire adjoint pour une période de cinq ans.Ce mandat coïncidait avec celui de M.Sydney Newman, alors commissaire à la cinématographie.A la fin de ce mandat, il devait accéder à la présidence de l’ONF ; nomination qui n’avait surpris personne.Ce dernier mandat devait expirer dans deux mois.L’année prochaine, l’ONF fête ses quarante années d’existence.Mais le président de l’ONF semble avoir voulu mettre prématurément un terme à son expérience onéfïenne.“C’est une décision personnelle, que j’ai prise en fonction de mon avenir”, nous dira-t-il; “décision qui marque bien mon désir de ne pas retourner dans l’industrie privée.” Cependant, cette démission arrive à un moment où l’on se pose de plus en plus de questions sur l’avenir de l’Office à l’intérieur d’une politique qui cherche toujours à se définir.Cette démission arrive aussi 'quelques mois après le départ forcé de M.Michael Spencer, alors directeur exécutif de la Société de développement de l’Industrie cinématographique canadienne (SDICC), et son remplacement par un jeune mandarin proche du premier ministre.Et puis, n’oublions pas qu’un profond mécontentement règne à l’intérieur même de l’ONF, depuis que des draconiennes coupures ont dû être pratiquées à cause de mauvaises prévisions budgétaires; ce qui a eu pour effet de bloquer tous les projets de films.Tout cela fait que cette démission arrive à l’un des moments les plus explosifs de l’histoire de l’Office national du film.cinéma/québec 5 cine/sync LIMITEE wJ MONTRÉAL — TORONTO DOUBLAGE ET POST-SYNCHRONISATION FOREIGN LANGUAGE DUBBING Philippe Garcia 1025, RUE BLEURY, MONTRÉAL, QUÉ.H2Z 1M7 TÉL: (514) 866-8933 CABLE: TELESYNC Ron Hastings 205 RICHMOND STREET WEST, SUITE 203, TORONTO, ONT.M5V 1V5 TEL (416) 367-0834 FLASH! est une rubrique ouverte gratuitement aux abonnés de Cinéma/Québec.Oui, cette colonne est ouverte à tous ceux: .qui ont besoin d’un appareil, de facilités de production ou de distribution, de documents précis, etc.; .qui veulent vendre appareils, livres, ou revues sur le cinéma; .ou qui voudraient informer brièvement les lecteurs sur certaines activités ou réalisations précises.A ACHETER Achèterais projecteur 16 en bon état et à prix intéressant.Tél: 932-7084 (demandez Yves Pageau) Je désire acheter un bon projecteur 16 mm sonore.Tél: 521-7867 (demandez Jean-François) A VENDRE Caméra super-8 Beauüeu 4008 ZM II (presque neuve, zoom automatique 6-66mm avec mallette en cuir.Tél: 878-451 1 (9h00 à 17h00) Projecteur 16mm sonore, excellente condition à vendre à un prix dérisoire.Tél: 271-2328 (demander Yves Pageau) RECHERCHE Des films amateurs, de tous genres, pour une série d’émissions de télévision.Tous les styles, toutes les époques, tous les sujets sont bons; et on accepte tous les formats.Les films retenus seront recopiés puis restitués à leur propriétaire.Pour plus de renseignements, appelez Philippe d’Hauterive à (514) 861-3085.A tous ceux-là, pour la première fois, il vous est possible désormais de vous adresser directement aux lecteurs de Cinéma/Québec - et cela gratuitement, si vous êtes abonnés à la revue.Pour ceux qui ne seraient pas abonnés, le tarif est de 50 cents le mot.Les textes doivent parvenir par écrit à l’attention de: FLASH!, Cinéma/Québec, C.P.309, Station “Outremont”, Montréal, Québec, H2V 4N1.Seuls des individus peuvent participer à FLASH! La revue se réserve cependant le droit de ne pas publier les textes qui ne correspondraient pas à l’esprit de cette rubrique.Et on demande à tous d’être précis et concis! 6 cinéma/québec les actualités.Le gouvernement fédéral inquiète Radio-Canada Dans une entrevue publiée par le quotidien de Québec, Le Soleil (1), M.Pierre Desroches, vice-président exécutif de la Société Radio-Canada, n’écarte pas la possibilité que les coupures de $71 millions dans le budget 1979-80 de Radio-Canada, annoncées par le cabinet Trudeau, pourraient être une sorte de punition politique.“Je n’ai aucune preuve que cela en soit une.Mais c’est possible”, a déclaré M.Desroches, alors qu’il commentait une opinion largement répandue à divers échelons de la société Radio-Canada, selon laquelle ministres et députés libéraux tenteraient d’affamer ces ondes qu’ils croient en partie responsables de l’élection d’un gouvernement indépendantiste à Québec, en 1976.“Je n’essaye pas de faire de la diplomatie en vous disant cela: c’est bien possible”, a répété M.Desroches.“L’an dernier, par exemple, on n’a pas eu de taux de croissance, mais tout juste les ressources nécessaires pour couvrir les augmentations des frais d’exploitations de Radio-Canada”.(1) Le Soleil, mardi le 3 octobre 1978.Tout en reconnaissant que l’austérité frappe l’ensemble des organismes culturels canadiens, le vice-président exécutif de Radio-Canada a regretté que “la radiodiffusion ne semble pas une priorité pour le Parlement ou le gouvernement en place”.Sous-financée Avec des crédits gouvernementaux qui dépassent $500 millions, Radio-Canada ne se prétend pas “pauvre”, a-t-il souligné, mais “sous-financée” en regard de son mandat canadien, du point de vue de l’extension de ses réseaux et de sa capacité de retenir les Canadiens qui regardent de plus en plus la télé américaine, grâce à une télé-distribution galopante.M.Desroches doute d’autre part que la dénonciation des coupures gouvernementales, qui ont été qualifiées de glissade vers le “colonialisme culturel” américain par le président de la société d’Etat, Al Johnson, soit directement évoquée devant la Commission de la radiodiffusion et des télé-communications canadiennes CRTC, qui a entrepris mardi le 3 octobre, des audiences sur le renouvellement des permis de Radio-Canada jusqu’en 1982.A cette occasion, le président de Radio-Canada a réclamé qu’on interdise aux postes de télévision américains l’accès à la diffusion par câble au Canada.En danger! S’adressant au Conseil de la radio-télévision et des télécommunications canadiennes pour le renouvellement du permis de la société d’Etat, M.Al Johnson a cité une enquête de Radio-Canada pour montrer que la télévision canadienne était en danger.Au Canada anglais, y ap-prend-on, 74 pour cent du temps consacré à la télévision va aux émissions américaines.Il est de 48 pour cent au Québec.Chez les jeunes, 83 pour cent des émissions sont américaines pour les anglophones et 60 pourcent pour les francophones.En plus d’interdire aux stations des Etats-Unis la télédistribution canadienne, M.Johnson a recommandé de retarder d’au moins cinq ans l’avènement de la télévision payante au Canada.C’est que, a-t-il expliqué, “elle serait dominée par le film et le sport des Etats-Unis”.Un moratoire de cinq ans, selon lui, permettrait à la télévision canadienne de devenir plus concurrentielle.M.Johnson a suggéré également: * d’augmenter le contenu canadien de la programmation des heures de pointe à Radio-Canada de 60 à 65 pourcent; * une hausse de 50 à 55 pourcent dans les postes privés; * plus d’émissions canadiennes par câble, comme la diffusion des débats parlementaires.Pour M.Johnson, le prix payé pour la télédistribution devrait être considéré comme un fonds pour les programmes canadiens, tout autant que les revenus des annonces et les subventions gouvernementales.M.Johnson a rejeté la suggestion de supprimer complètement les émissions américaines à Radio-Canada, disant que la société d’Etat se devait de montrer les meilleurs programmes, dont certains étaient étrangers.De plus, a fait remarquer M.Johnson, 15 pour cent des Canadiens ne peuvent écouter que Radio-Canada et il serait injuste de les priver d’émissions étrangères.Il n’est pas question, a indiqué finalement M.Johnson, d’abandonner les messages commerciaux à la télévision, comme cela a été fait à la radio.0 00 U.üï?> < - °- + 0 Lf3 (/) 5 CNI X .22 *03 s _ ! 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