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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 11 décembre 1937
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1937-12-11, Collections de BAnQ.

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ÿir ,yj.iJ sïtYr.i'i-Qnï*1 vyycy 'Mfr Lliommc qui lira peut-être appelé à sauver la Démoeratie “Écosse et nous —«— I a fêic unnuellc de la Saint-André, que ]‘on célébrait la «semaine dernière, nous rap-pell,.périodiquement que le* Ecossais, dispersés aux quatre coins de l’Empire Britannique, n’ont pas perdu leur identité racique.Reconnaissables, pour un grand nombre, à leurs caractéristique* physiques, ils se «ou-tiennent de leurs montagnes et de leurs dans, racontent volontiers leur intéressante histoire, forment de* associations, paradent dans les rues, jouent de la cornemuse, montrent aux foules étonnées le vieux costume traditionnel de tartan dont la jupe éclatante bat de scs plis lourds sur de* genoux virils et noueux.Ce peuple admirable, qui s’est battu^des siècles durant, pour rester lui-même et n’êtrc pas absorbé par la puissance anglaise, nous fait songer souvent au destin de* Canadiens français perdu* dan* l’immensitc du continent américain et luttant à leur tour pour demeurer.L’histoire se répète, avec le* même* vicissitudes, le* mêmes angoisses, le* même* loi* inéluctable* de la force dreesée loutre l’existcncc du faible.Depuis la cruelle rivalité intre Marie Stuart cl Elisabeth, qui devait sc terminer par la décapitation de la reine d’Ecosse, jusqu'au 1er mai 1707, ce pays tenta vainement de rassembler ses forces séparatistes pour garder sa pleine indépendance en marge d’un empire en formation.Après bien de* soulèvements cl des répressions sanglantes, il dut accepter enfin, il y a 230 ans, l'Acte (TUnion, par lequel on fusionnait deux couronne*, établissait le libre-échange à la frontière anglo-écossaise, fondait ensemble les impôts et dettes, admettait 45 députes écossais aux Communes et 16 pairs à la Chambre des lords.Le drame était consommé.Désormais, Anglais et Ecossais allaient travailler de concert à la création du plus vaste et du plus puissant empire de l’histoire.Battus sur le terrain nationaliste, les Ecossais curent leur revanche.Entres de plein pied dans l’union, avec des droits d’égalité qu’on leur aurait vainement contestés, ils profitèrent de toutes les circonstance* non seulement pour égaler leurs rivaux, mais les dépasser jusque chez eux.Aujourd’hui, on peut dire que ce sont surtout les vaincus d’hier qui gouvernent le inonde.Quand on compte les ministres et premiers ministres qu’ils ont fourni au Royaunie-Uui, les liantes fonctions quils ont remplies dans tous les services, les succès économique*, politique* et sociaux qu’ils ont remportés dans tous les dominions, au Canada, aux Indes, en Afrique, en Australie, en A'ouvellc-Zélandc, on ne peut s'empêcher de penser qu’il* ont merveilleusement tiré parti de la situation, et que leurs qualitéti natives ont eu raison de tout.L’Ecosse est la grande léserve d'énergie du monde britannique.Je suis d’autant plus heureux de le dire, nue je suis toujours fier des quelques gouttes de sang écossais qui sc mêle à mon sang normand et que c’est avec les fils de l’Ecosse que les Français et le* Canadiens de langue française ont fait le meilleur ménage.11 me plaît de rappeler surtout que le destin de nos compatriotes, dans la Confédération canadienne, devra ressembler passablement à celui des Ecossais d'après J707.J’entends par là qu’il nous faudra renoncer forcément aux rêves séparatistes, à la création d un Etat français illusoire — je parle d’un Etat politique indépendant et isolé, c’est-à-dire, «ans force et sans influence, — à une vie économique et sociale sans lien avec le rc*te du pays, pour mettre les précieuses qualités • iairr, le# tendance» «l'une éducation mal orientée, le» faille# d'un certain capitalisme, l'état «l'abjection «Je la population can dienne*fran«;ai»e dan» no# villi*#.Sur le# cause* cl le» rrmixJcs commence le désaccord.M.l'abbé Groulx semble croire, que le nenliment nationaliste — il faudrait dire racique — n'a pas été assez fort, assez éclairé, a»»ez complet, cl que c'e»t de là que provient l'état d'infériorité matérielle qui noue car«ictéri»c.II voit dan» la Confédéré-lion Ira germe# de notre désintégration, ct il voudrait, sinon séparer QuéJiec du reste du pa>s, du moin» constituer une sorte d'Etat trunrui» pratiquement autonome, où nos compatriote* vivraient leur vie propre, c'est-à-dire, exclusivement française ct fortement traditionaliste.Il faudrait un volume entier pour expli* quer les textes, le* commenter ou les réfuter.Efforçons-tioui toutefois «le montrer brièvement, par quelques extraits, la pensée de l’auteur.A la page 55, nous lisons entre autres: HA cet Ktat fronçais, vous concède» sans doute I* droit à tous tea organes d'un Ktat vlatde; et vous admette* en particulier la nétesvllé d'uns certaine Indépendance économique pour la conaetr* vahon de la culture nationale; en outre, cette nécessité, vous la reconnaisses d'autant plus que, «te nos Jours, l'empire se révèle tout-puissant de l'économique sur la vie pollUquc, sociale, morale, Intellectuelle, culturelle d'un peuple; eh Men, du même coup, voue êtes forcés d'admettre qu'U n j a pas de peuple et d'KUt viables, maîtres de leur destinée, que l'Ktat et le peuple maîtres de leur vie économique.II me sera permis, Je ends, de simplifier ma réponse, en ramenant l’autonomie économique d'un peuple k la possession de ces trois sources capitales de richesse: "Un patrimoine national, Je veux dire un soi ct un sous-aol fructifiant principalement pour tea nationaux! "Un travail dirigé prlncipaiemeut par eux et fructifiant pour eu»; "Ieur coup était bien monté.11 a raté.On a tout entendu.11 aurait été vraiment fâcheux qu'on t'entendit rien.Le procès qui était appelé aujourd'hui proposait aux magistrats de dire si M.pozzo dl Borgo, ancien ami du colonel, avait été diffamé par celui-ci au cours d'une réunion du P.S.R, tenue dans la salle Lugdunum à Lyon et où il aurait déclaré "Pozzo rfl Boryo s'est disqualifié en tant que patriote en répandant des accusations qu'il savait fausses".Mais cela c'était le prétexte.La réalité était de savoir si ces accusations étalent vraiment fausses.Le colonel de la Rocque, oui ou non, S-t-il touché l’argent des fonds secrets?.— Oui! est venu déclarer M.André Tardieu.\A procès Pozzo dl Borgo-La Rocque tst devenu un procès Tardleu-La Rocque.Et M.André Tardieu n’a fait qu’une bouchée du malheureux colonel, avec une allégresse de cannibale.Ce fut à la fols pénible et réjouissant.Ce fut surtout décisif.Il est Impossible, après les précisions de M.André Tardieu, de douter que le colonel ait touché.Mais pour le démontrer M.André Tardieu & dû reconnaître que, président du conseil d'un gouvernement de la République, il payait sur les fonds qui lui étalent confiés, un homme dans le but de flanquer Justement en l’air cette République et 11 était bien évident que, s'il le brûlait aujourd’hui, c'est que le colonel de la Rocque avait trahi sur ce point sea aapoirs.Quand le débat se termina, 11 ne restait plus rien du colonel.Pas même une vieille- enveloppe inutilisable au fond d’une corbeille à papier.Quant à M.André Tardieu, assis sur une ehaise, lea poings sur les cutsses, 11 digérait son histoire avec la volupté d’un homme qui, du côté de l'estomac, n’a jamais rien eu à craindre.Et c'était un spectacle assez curieux de les voir ainsi, face à face.L’un avait été le chef du gouvernement, l'autre, maître d’une ligue puissante; On nous les avait représentés comme deux grands patriotes.Et à la lumière du prétoire, on ne voyait plus qu'un corrupteur cynique et lin corrompu offondré.— En 18 mots, Af.de la Rocque est tenu 26 ou te fois cites moi : chaque fois je lui ai remis de l'argent.A la vérité, en constatant que tant de témoins notoires, parmi lesquels M.Pierre LaVal, ne répondaient pas à l’appel de leur nom, on avait craint un lr„tant que le procès en perdit son intérêt.Mais quand le président appela "Monsieur André Tardieu" une voix forte lu fond de la salle, répondit : — Présent.Le colonel de la Rocque était assis à tété de son avocat Me Olivier.C’est un tout petit bonhomme que le colonel.Il lui faudrait au moins un cheval.Mais le banc des prévenus ne l’avantage pas.Il a l’air d'une vieille dame soignée qui *c tient.Quand M.André Tardieu parait, M.de la Rocque se met à manger ses ongles •vcc ennui.M.Tardieu a sa figure des grands Jours.Sa bouche légèrement ouverte laisse apercevoir scs fameuses dents.Il a l'air d'un monsieur plein d'appétit, tout prêt à se mettre à table.OU M.TARDIEU “MANGE LE MORCEAU" Il va d'ailleurs manger le morceau comme un affamé.Quand on lui a demandé sa profession, il a répondu : — Homme de lettres.M.André Tardieu n'est pas fier de son passé politique.— Que penses-vous de Af.Pozzo di Borgo ! questionne d'un ton innocent Me Xavier Vallat.— Je n’ai vu, déclare M.André Tardieu d'un ton posé, Af.Pozzo dl Borgo qu’une fois.Je l'ai reçu en tout* confiance.J’ai regretté que par la suite il ait cru devoir tirer sans mon autorisation un article d'une conversation d hâtons rompus.Un vent d'espoir frôle un instant le banc des défenseurs.Mais déjà, la mâchoire en avant, M.André Tardieu fonce : — Je dois reconnaître que sur ressentie/, il a dit la vérité.Il a commis quelques erreurs sur les dates et les modalités.C'est dans cet article que M.Pozzo di Borgo accusait le colonel d’avoir émargé régulièrement aux fonds secrets.Mo Olivier, avocat de M.de la Rocque, tente une diversion avec une maladresse pitoyable.— On est bien obligé aujourd'hui, s'écrie-t-il, de désavouer l’article de Af.Poszo di Borgo ! M.Tardieu.— Je vous demande pardon.J’ai dit qu'il a rapporté la vérité sur '.'essentiel.Mc Olivier.— Quand II y a des erreurs, ce n'est pas la vérité.Pauvre maitre Olivier ! Il -n’est pas du poids de son adversaire.L'autre continue, impel turbable.M.Tardieu.— Je ne suis qu’un lémoln de moralité (sic).De juillet l'.tiü A mot 10X2, j’ai appartenu, sauf deux courtes éclipses, au Conseil du gouvernement.Pendant cette période de si*- ans, j'ai été en relations avec Af.de la Rocque ; pendant dix-huit mois, su?’ la proposition répétée d'une haute personnalité militaire, je l'ai reçu, alors que j'étais ministre de l’Intérieur.Je l'ai refti an titre de président de l'Association des Croix do jeu.Un temps, M.Tardieu retrousse ses lèvres.Il Jouit de façon diabolique do cette minute et dans le sllcnco, il laisse tomber: — Dés la troisième visite, Af.de La Rocque m’a demandé de l'argent.De rouge d’abord, le colonel de Lu Rocque est devenu blanc.Maintenant il est gris comme la cendre, car le colonel de La Rocque trouve toujours le moyen d'étre tricolore.Cet argent, prélevé sur les fonds secrets était destiné à financer le mouvement Croix de feu et les volontaires na^ tlonaux naissants.— J’étais heureux, explique M- André Tardieu, sans ironie, d’avoir une force d’ordre A opposer aux communistes.La vérité est qu’à cette époque, M.Tardieu cherchait une troupe pour réaliser un coup d'Etat.L'amusant est qu'il la payait avec l’argent des çontdhuablrs! M.Tardieu.— Af.de La Rocque m’a demandé LOSDEL fcV loi.) UMMUH venues me demander ce que je pensais de cette tnste affaire, je n'ai pas cru devoir leur cacher la vérité.C'est ainsi que, sans mon autorisation, des articles ont paru.C’est ainsi qu’il a pu se glisser des erreurs qu’aujourd’hui je ne trouve pas tellement importantes.“M.de La Rocque s'est comporté en bon serviteur*,, ajout*- M.Tardieu, à è à M.André Tardieu, maintenant s'amuse avec des grâces de requin.M.André Tardieu.— On n'a d'abord pas nié.Et Af.Ybameyaray, o ru leur habituel de Af.de La Rocque, a déclaré même : "Si on nous avait offert 100.000 fru.nous les aurions pris".Puis les démentis sont venus.Mais il faut coordonner tes démentis.Af.Ybarnégttray, portant toujours la bonne parole, a déclaré que Af.de la Rocque ne m'avail vu qu’une seule fois, quand j'étais ministre de l’agriculture.M.André Tardieu sourit d'une façon atroce.M.Tardieu.— L’Agriculture, parmi tous les ministères, a toujours eu un aspect d’innocence.Et M.Tardieu continue : — Tout cela est bien contradictoire ; tout cela sent la peur et l'équivoque.Trois points démontrant la certitude de ce que j'avance : 10 Ma déposition, qui est celle d’un homme qui s’est dégagé de toute contrainte politique et qui ne dit que la vérité ; 2o Les dries de Af.de La Rocque qui, pendant dix-huit mois, s'est comporté en bon serviteur.Le mot a claqué et la salle a poussé un oh ! suffoqué.— Troisièmement, continue la voix dure, tes lettres qu’il m'a adressées.Le colonel, méditatif, continue à se mordre les ongles.Les services rendus ?— Je lui ai demandé, raconte M.Tardieu, plusieurs fois de s'opposer au désordre.Entendez par là qu’il fallait manifester contre le régime républicain.— Je lui dois cette justice, il l’a fou-jour» /ait avec ponctualité.A Toulouse, les troupes du colonel ont protégé M.Tardieu.M.Tardieu.— Il y a eu un peu-de remous tout de même.En m'envoyant ce qu’il appelait, en termes militaires, le compte rendu des opérations, Af.do La Rocque m’a promis que Ui prochaine fols il ferait mieux.LE RETOUR DE M.PIERRE LAVAL M.Tardieu, — Mon atni Af.Pierre Laval revenait d-'Allemuync.Je craignais des manifestations A la gare du Nord.J'ai alerté Af.de la Rocque.Ce jour-là, je dois dire, M.Pierre Laval a reçu l'accueil le plus enthousiaste de sa carrière.Et voici maintenant les lettres.M.Taidieu.— J'en ni par hasard consens! une trentaine.Af.de la Rocque m’y marque un débordement d’affection et de docilité, ce qui est rare de la part d'un homme qu’on n’a vu qu’une fols au ministère de l'agriculture.11 se souriait de ma santé, de mon repos.lies collaboratrices m’envoyaient des fleurs et, après mon discours de üiroma-gnp, l'une d’elles m’écrivait qu'elle l’avait trouvé si parfait qu'il lui apparaissait comme une preuve de l’existence de Dieu.(Hilarité dans la salle.) Enfin, Af.de la Rocque nt’écrivait lui-même pour me demander lo jour et l'heure où il pourrait, ouvres le» guillemets ”vc?ilr prendre mes ordres", fermez les guillemets! "Fermez les guillemets" a retenti comme "Fermez (o ban" apres une exécution.FRIPOUILLE VOUS-MEME! Lo pauvre Me Olivier pense qu’il serait temps d’intervenir.— Quand oa quitte le pouvoir au moment oit les pertes sont plus grandes que les profits, commence-t-il.— Qu’est-cc que ça veut dire1 coupc M.Tardieu.Me Olivier tourne court.Mais II rappelle que, dans une lettre, M.Tardieu a traité le colonel de fripouille.— Fripouille, prononce Me Olivier, Un mot i/uc M.Tardieu ne devrait employer que te soir, dans son examen de conscience.Il est en effet assez comique de voir l'homme de la N’Goko Sangha, devenu ermite grognon, jouer les professeurs do vertu — Ne me parles pas d'honneur, continue Me Olivier.Je n’ai pas de leçons d’honneur à ?-ecci'otr de vous.Spectacle réjouissant que d’cnlendro ce.T grands patriotes s’estimer mutuellement à leur juste valeur.Mais Me Olivier s’empêtre bien Inutilement en essayant de savoir si M.de La Rocque a touché, sous Laval comme Il a touché sous Tardieu.— Vous voulez une précisiont triomphe celui-ci.A la demande dr M.IAient, j’ai géré pendant trots mois encoro après mon départ de ta présidence du Conseil, les fonds secrets.J'ai payé dessus M.de La Rocque.Quand les fonds ont été épuisés, j’ai repassé le client à M.Laval.Ceat le mot de la fin.P.B.(De notre confrère "L'Oeuvre" de Paris).AVIS Nous mêlions le public en garde contre tout solliciteurs qui m recommanderaient du “Jour", ou prétendraient appartenir à son personnel, sans être en possession d’une lettre d’autorisation formelle du journal.LE JOUR est édité par la compagnie du Jour Limitée, 263 est, rue 8te-Catherine, Montréal, tél.: PLateau 8471-2.Jean- Charles Harvey, directeur.Imprime par la Cio de Publication La Patrie, Limitée, Montréal.NOSTALGIE De longs cierges éteints sous in voûte d'une pâleur maladive : de tristes bouleaux secoues, au moindre vent, d un accès de roux automnale.A leurs pieds, des branches de buissons nus.hérissés comme des poils sur un visage hirsute et maculé.D innombrables squelettes de fougères souillent la terre et ne se souviennent plus d'avoir abrité, certains jours de soleil, sous leurs palmes architecturales.la joie des bêtes et des hommes.Au fond du ravin, entre des pierres chapeautées de cristal, sanglote un ruisseau dont la voix s'étouffe sous un couvercle de glace.Sous le ciel blafard, sa plainte monte vers notre fenêtre, que masque légèrement.de ses aiguilles luisantes, un sapin noir.Ici.tout près, le feu crépite entre quatre parois de fonte.Tout est calme et doux, dans ce chalet laurcnticn.oit résonnent des paroles aimées.Paroles chaudes et nostalgiques, qui empruntent à la profondeur de la forêt morte, le désir poignant d aller loin, très loin, à la poursuite de la lumière qui fuit, en emportant dans son horizon cruel, sous les prismes de sa robe, la vie brûlante et créatrice.Et l'on rive de l'invitation au voyage.ô Baudelaire.I La flamme qui gronde dans la cheminée donne l'illusion des fournaises océaniques, gui mugissent dans les flancs des paquebots.Il y aurait sous le soleil une terre verte et rouge et parfumée et pleine d'amour, une terre ardente, sur laquelle on sc roulerait comme dans une toison vivante, pour éprouver la volupté pacifiaue et rassurante de la toujours fidèle, de l'éternelle création des êtres, une terre belle et frémissante comme une amoureuse, dont il suffirait de regarder les larges fleurs blanches pour avoir la certitude de sa volontaire fécondité, une terre qui ne serait jamais assou-vie d'absorber de la clarté, des parfums et de la rosée, pour les transformer en générations nouvelles ! Nous partirons.6 mon âme.un jour que le bouleau frissonnera de froid, que le ruisseau aura enseveli toute sa chanson sous la neige et que le noir sapin n'aura plus même une mésange à garder, et nous irons vers cette terre des pollens, où tes flancs avides sc soûleront de.rayons et rapporteront au printemps revenu la véhémence de la Vie ! De ce voyage que rêvait le divin Baudelaire.tu ramèneras le germe infini, qui grandira de nouveau sous le ciel nordique et qui redeviendra le poème de la parfaite Beauté I f.-Ch.H.Une initiative pour développer les arts domestiques C’est avec intérêt que nous notons l’intelligente initiative prise par M.A.Sar-razin, d’organiser aux approches du Jour de l’An, une exposition d’art domestique.Cette exposition ne peut, en effet, qu’encourager l’artisan! familial et faire revivre des traditions charmantes et utiles à la fois.On peut se rendre compte, en faisant le tour des objets exposés, des qualités artistiques de certains de nos artisans, l Cette exposition se trouve abritée par un kiosque qui est la réplique exacte d‘un vieux moulin de campagne et, qui, pour cette raison, a été dénommé "Le Vieux Moulin".En plus d’être un commerçant distingué, M.Sarrazin est bien connu pour ses activités éclairées dans le domaine artistique et social.Procédés de mufles —•— f Il y a quelques jours, l’annoncier d'un poste radiophonique de Montréal, en donnant les nouvelles du matin, clamait à la province entière le fait divers suivant: "Le fils de l’honorable Caban, ancien ministre d’Ottawa, vient d'étre arrêté à Vancou- • » ver.Toutes les personnes qui ont du coeur et chez qui le sentiment familial existe quelque peu.ont sursauté.Nous unissons noire protestation à bien d'autres contre ce procédés de mufles, qui consiste à exploiter la curiosité populaire au point de meurtrir des familles entières dans leur honneur et dans leur sentiment le plus cher.Nous vivons à une époque où la délicatesse, la courtoisie et la sensibilité semblent considérées comme des faiblesses.Nous en savons quelque chose, nous, qui sommes attaqués, par de misérables crétins de feuilles de chou, au moyen du mensonge voulu et de la calomnie calculée.p*rt *6 °*C.fa **°c.5*a* Qu’en pensez-voit s ?La musique (M peut être le seul art qui air atteint L perfect ion.Le réel musicien nous fait entendre non seulement de-, sons harmonieux mai» de plus, nous lait vivre ce qu'il interprète.I.t beaucoup ont compris l'importance de l’éducation musicale, cYst pourquoi de nos jours, tout pays, conscient du bien qu'il peut donner au peuple, n’a pas craint dctablir des centres musicaux rémunérés par l’état.Exception faite de notre pays, raies sont-ils ceux qui n'en possèdent pas et chaque jour ces écoles ne cessent de prouver leur utilité (saul pour les Canadiens, parait-il.) Ainsi l'Australie nous a donne Nellie Melba (et la pêche du même nom), Lionello Cecil; le Pérou, Lucrezia Sar-ria; le Hrésil, Itidu Sayao: l'Argentine, Claudia Muzio, Krnato Zannclli (l'uu des plus remarquables ténors de tous le^ temps), et Pedro Mirassou qui, dernièrement, créa le Cyrano île fingo ne, d'AIfano à llucnos Ayrcs.lit ceux-ci ne sont qu'une faible partie des nombreux artistes qu’ont produits ces jeunes pays (voilà une raison qu’on nous présente souvent).Comme autre excuse (quant aux voix) quelques-uns ajouteront la question du climat.Mais les belles voix, elles fourmillent, seulement nos politiciens craignent tellement de débourser quelques sous que ces talents de chez-nous restent là où ils en étaient.Qu’on établisse des sociétés musicales rémunérées par l'Etat rt vous verrez que notre pays ne manquera pas d'artiste*.Ce qu'il faut, c'est non seulement de l'encouragement, mais aussi de l’argent rt nous n'en manquons pas, mais dite où il va, c’est autre chose.L'éducation musicale ne formera peut-être pas notre bonheur mais du moins elle nous sera des plus appréciables.Une nation sans aucune éducation n'équivaut qu'a rien, je ne veux pas insinuer que notre pays ne compte que des zéros.Vient de paraître ART et COMBAT * * » pur J.-C.Harvey * * à Aux Éditions de l'Action Ca nad icn nc-fni nça isc En vente aux bureaux du Jour Ah, non! au contraire nous avons de grands hommes, niais qu’ils ne sc cachent pas! Ce que vous désirez, demandez-le,.ainsi actuellement l’on nous parle d'établir un centre civique (qui serait sur-, tout aux Canadiens et non aux ctran-gers).C'est Irau, tout ays civilisés.Il est des gens qui les prennent au sérieux: ce sont les faibles (Fesprit.Il en est d’autre qui se tordent de rire: ce sont les cyniques, qui n'ont aucun doute, quant à la valeur morale et intellectuelle de ceux qui les écrivent.Il en est enfin d'autres qui en sont tellemmt écoeurés, qu'ils désireraient être, ne fut-ce qu'une heure, dictateur.Le Huron est du nombre de ces derniers.Seulement, s'il était dictateur, il s’arrangerait pour P être plus qu'une heure, car il y aurait telle-ment de choses à réformer en terre huronne, que la tâche prendrait certainement plus de 60 minutes, même bien comptées.Le Huron, qui n’est pas un Apache, en possède néanmoins, toute la ruse (sans catitèle, s.v.p.).Il estime donc, qu’au XXe siècle, il faut s'appuyer non plus sur les bayonnettes qui piquent les /dus beaux tutus, mais sur les femmes, squau'esques ou autres, qui forment la base de toute société bien ordonnée.Il commencerait donc jtnr un sarrifire propitiatoire en leur honneur et leur accorderait autant de choses quelles pourraient décemment demander, ce qui serait, évidemment, Inaucanp.Il commence-errait par leur donner le droit de vote, ce qui n'aurait aucune importance, le Huron étant dictateur.Il leur concéderait toutes sortes de privilèges, dont le rétablissement, A leur profit exclusif, du droit de jambage, trop longtemps détenu par les hommes, ce qui, là non pins, n'aurait.aucune as/wee tTimportance, le.Huron étant • •• dictateur.Ceci fait, et après avoir alloué une “ration” annuelle gratuite de rouge pour les dents, de vert pour les lèvres et de jaune pour les'yeux, le Huron réglerait les affaires des hommes, en cinq sec.Et maintenant, Faces-PBcs et Iroquois, écoulez bien! Le Huron commencerait par supprimer la liberté de la presse et celle de la parole, 'puisque au dire de la majorité jmli-tique, elle ne représente plus qu’une raclure de ce libéralisme odieux si souvent condamné, et qu elle est ipso facto mauvaise, damnable, condamnable.putride, etc., etc.Du moment que des gens demandent dans leurs journaux la suppression de.cette li-btrlé, le Huron commencerait par la leur supprimer, à eux, si intelligents.Ainsi donc, trente-deux heures après son accession au pouvoir, le Huron supprimerait une certaine presse en supprimant ceux qui l’écrivent.Cela supprimerait des chômeurs éventuels et aurait F inestimable wantage de développer consi-durablement les affaires des croque-morts.Etant maître absolu, le Huron n aurait nullement besoin d'une presse, telle qu'on l’entend en Hu-ronnie arriérée.Il aurait un bulletin f>ar lequel il ferait connaître ses volontés, que ron ne discuterait jamais, pour la bonne raison qu'il saquerait tout individu qui aurait la moindre velléité de résistance.Or, donc la presse serait réformée, pour devenir un instrument strictement éducatif, avec un certain nombre (Finforma- BULLETIN D'ABONNEMENT Tarif (FAbonnement au JOUR 1 6 an mois Canada .J2.50 $1.50 Etats-l tii< France Hovaimic-l ni Montreal.3.00 2.00 Autres paya.3.00 2.00 M.B.— Les paiements doivent ctre faits par mandat-posté ou chèque affranchi payable au pair à Montréal.L'abonné ne recevra de reçu que sur demande expresse.Veuillez faire le service de votre journal à M.lécrlr* bien lisiblement) pour une période de 1 an — t) mou tbiffer l’Indication inutile) n />ar/ir de .Ci-joint le montant de.dollars f$.(Payez par chèque ou mandat-poste) (Signe) .lions utiles au grand publie.La pensée se trouverait dans des revues, bien écrites par des hommes expérimentés et non par de pâles êphèbcs qui se masturbent le cerveau pour sortir des âneries dont tout le monde se passerait facilement.Pour Fédification de ses contemporains, le Huron dévoilerait Fori-gine de certains fonds qui alimentèrent pendant plusieurs années, ces Ga zettes des W.C.plus haut nommées.Puis, il passerait à 'Tastiquage” matériel du pays.En deux traits de.plume, il supprimerait les taudis.Il commencerait par supprimer les expropriations de ces infâmes baraques, puis U irait, lui-même, faire un tour en auto dans certains quartiers.Pas besoin d’intermédiaires: il verrait, il sentirait, il ordonnerait.Et le, propriétaire paierait les pois cassés, comme responsable d’avoir laissé sa maison tomber au rang de taudis.Cela donnerait de Fouvrage aux chômeurs et ne grèverait pas le budget, La population une fois logée convenablement, on /tasserait à la réforme financière.Le Huron se refusant systématiquement de suivre un système, ne ferait ni du capitalisme, ni de F'anticapitalisme.Il frapperait le mal à son origine: dans la “crooke-rie” des gens qui, hier encore, étaient savetiers, et qui, maintenant, se disent financiers.Il “cracherait” quelques douzaines de petites crapules qui volent le public cl leur flanquerait autant de coups de bambou sous la plante des pieds qu'ils ont volé de dollars.Il réformerait alors l'administration, les règlements de circulation automobile, supprimerait les dizaines de milliers de budge-tivores qui auraient du travail sur la planche, à abattre les taudis et à reconstruire des maisons habitables.Puis, alors, le Huron commencerait les grandes réformes.Et il commencerait par se réformer lui-même, car, en outre d'être impavide, bronzé, f m'en-foulistr et bien autre chose encore, il est sage, il est sage, que c'en est une bénédiction.Le HURON.* * * 1*.S.— N ayez aucune crainte, vierges sages et voit*, hommes qui ne I '’len pas, en vérité le Huron ne réformerait rien du tout.Question de 11e pas se rendre ridicule aux yeux tic ses contemporains.dre en considération 1 âge des élèves.Malheureusement, à Oka plus qué partout ailleurs, peut-être, on ignore cette condition de gros bon sens.Et l’honorable M.Duplessis sait-il que dans cette maison active et silencieuse il n’y a pas même unc infirmerie à l’usage des élèves .Dernièrement encore, il arriva que des élèves de I Ecole d Agronomie furent malades plusieurs jours sans recevoir d’autres soins que ceux que leur prodiguaient leurs camarades, qui n’avaient comme remèdes que leur sympathie.Cette médication, a-doucissante aux douleurs morales, n’est malheureusement d’aucune efficacité dans les maladies qui peuvent surgir aussi violemment à l’Institut qu’ailleurs.Les élèves de l’Eolc d’Agronomie sont pour la plupart des jeunes gens encore à la période de croissance et ont à accomplir une besogne rude, à laquelle ils ne sont pas habitués.Dans ces conditions la, malnutrition est un double danger.Comment se peut-il que ceux gui dénoncent avec le plus de vigueur la diminution des naissances ne fassent aucun effort pour conserver en bonne santé cette splendide moison humaine, les jeunes gens dont les dispositions donnent de belles espérances pour l’avenir ! Alphoetus Ducroc Divertissement La révolte du célibat On «ait généralement que l’Eglise catholique d’Oricnt (grecque catholique; reconnaît tous les dogmes de l’Eglise de Rome et «c laisse diriger par elle.Mais set prêtres ont le droit de «c marier.Et ce qui vient de sc passer à Bridgeport, Conn., prouve l'importance que ceux-ci attachent à ce privilège et la ferme résolution qu’ils ont de ne pas y renoncer.L’Eglise Catholique Grecque aux Etats-Unis compte au delà d’un million de membres et possède trois cents églises.Et tout semblait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, lorsque, en 1907, Pie X voulut, dans une lettre apostolique, enjoindre à tous les prêtres catholiques pratiquant en Amérique de s’astreindre au célibat.Sa Sainteté pensait uni doute que le privilège accordé à un seul groupe pouvait susciter des complications et voulait d'un geste péremptoire égaliser 1m situations.Dans cette même année, |c pape établit le premier d cète catholique grec aux KtaU-U., et y envoya Mgr Stephen -oter Or! tynski pour faire respecter la Uo* vellc ordonnance.Si le nouvel évêque s’était attend^ à unc soumission «ans réplique de |4 part de ceux que sa mission vi.*^ il dut être quelque peu étonné du fracas qui l’accueillit.Armé* d, traité de Ungvar en 1646, le* prêtre grecs ignorèrent l'ordonnance papal« et la lettre fut oubliée.Mais voici que, il y a quelque jours, la lutte s est réveillée de nou, veau à Pittsburgh.Le Rév.Bazil Takash (qui avait remplacé l’évêque Stephen Soler Or.tynski) lion garçon, gros, gra», tts.dre et doux, ayant un coeur Ur»* comme sa vaste poitrine, continuait sans scrupule à ordonner des prétrij mariés.Le Saint-Siège eut vent de la choit et en 1929, défendit à l’évêque d* nommer des prêtres mariés aux cm, plois de l’Eglise.Mgr Takash dut obéir.Mais il n’en fut pas ainsi de «j clergé.Un de scs prêtres, veuf cl «ai* doute accoutume à la résistance ci |« contradiction, le Rév.Oreste* Peter • Chornock, se révolta ouvertement, et fit unc propagande si active parmi «es co-religionnaires, qu’il fut cnlcv| de sa belle et riche paroisse rfJ Bridgeport cl relégué dans unc pj tite église du New Jersey.Mais U] poussée qu’il avait donnée avait ébranlé la stabilité de l'Eglise Grr* que Catholique.Ayant été excomm* nié par «on évêque, il fut nommi êvcqnc par la nouvelle faction dit* dente.Le nouveau diocèse se nomma déjà Grec Catholique du Rite Drieu, tal.Et, il n’y a que quelque* jours, quarante paroisses du nouveau dim ecsc envoyaient trois cents délégua à une convention de leur faction t» nue à Pittsburgh.Que fera Rome devunt ce résultat?Quarante paroisses sur trois ecntç c’est un chiffre.Et chaque jour de nouveaux adhérents, qu’éineuvcnt peut-être la perspective d’un loyer ft les rigueurs du célibat, viennent solliciter la bénédiction du nouvel éu.que modem style, Mais si le privilège du inariap était rétabli, afin d’empêcher une complète révolte du clergé grec catholique, ne sc trouverait-il pas ail leurs des recalcitrants qui demanderaient à faire lever les barrières d« célibat?Mais cela ne nous regards pas.Ce qui nous regarde, c’est a!c sant 6 grammes.11-—Ecrivain anglais, né dans l'H* Leuoade.— Conjonction copulative.— 1 riatlon du niveau de l'eau.!-*•—Préposition latine (n.ver.-, poiirl Couverture de bâtiment.— Cri de- ' bar tiers.I3-—Le Jour est un hebdomadaire In pendant politique et .— Titre d'- d cendants de Mahomet.IL—Ville d'Autriche — Préllxe priva — Député fédéral de Lafléclie (Salnl-M' rlce).15.-—Emploi de mot* nouveaux nu mots anc'cns dans un sons nouvea .— I Pèce de graminée.V1ÎHTJCAI.KM EXT !• Genre de vers cestodes, parn.-it'" animaux vertébrés.2.—Chef-lieu de' canton (liant' •¦1’! nées).— endroit d'une rlvièr* : 1 peut passersnu* naucr — Klvtèri d'A! magne.2-—Roue de poulie.— Ch«n' devrait hientèt remplacer n< hymne national.— Lettre ru „ J.QU OEU3QQD L—Ville do Turquie, J-Hurlu.— Genre de m&mmlft getirn.Ville de Turquie.— r>'" fougère#.• —Lit d*' nou verni.— f’réi*' (d*n») — Rivière, en espugi L—Héunl*.Hccuinul’u* P'; rnobe» ensemble.— Etend.peu profonde et fcuulei • 8-—Symbole chimique de i •'! Principe odornnt de la ravi: ¦ — Pionom personnel.IL—O rire.germé**.— R'1 mammifère* pronom ten?, d» de Ceylan.— Messagère d* * 10.—Cor iott^sè nu sofnm*r tèt* du cerf.—~ Ouvrier q’il f1, meuble*» d'èbènc ou d’autre • IL—Selençr- Innée antA r I étude.—- Adjectif démonsî^ 12.— Pic d»?Pyréné*^ de bois.— Faire une éllr1-1*1.—Locution rvopr* â U arabe.— Enlever la.cime M-—Etr«* témoin diR manquent °n commun l*»« f,ff Aoua-offlrferx d’un résinier L’une de# Grande?AnUlle* R».—Online de l'enuul.—* Lie Tout contre.
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