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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 5 février 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1938-02-05, Collections de BAnQ.

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(ère ANNÉE No 21 S CENTS 5 février 1938 Indépendant politique, littéraire et artistique Directeur : Jean*Cha ries Harvey AdiiiinUtrutiuu et rédaction, 263, rue Ste>Callieriue est, Montréal — Tel.PL 3171-2 EN GARDE ! -•- Pour sauvegarder la liberté (l'associa lion en celte province J'ai lu avec intérêt et sympathie la lettre des évêques sur Le problème rural en regard Je la doctrine sociale de l'Eglise.En réinondant de quelques considération» oiseuses, ce document est et réitéra l’un des plus sérieux et des plu» importante que l'on puisse publier eu 1938.Félicitons d’uliord le clergé de mettre, à fûte des nécessité» spirituelles, les besoins humains.Jl reconnaît que, s’il y a tant de déracinés dun» no» villes, c'est qu’on n’a pas fait à temps l’effort voulu pour procurer aux terrien» certains avantage» rju’offrent aujourd’hui la science et le progrès.Ce passage est à méditer: "En un siècle oè toute sorte d’attirance» et de aécruftés ont, dan» I» plupart de» paya, déraciné k« population» terriennes pour le» concentrer dans les tilles, l’on est mal venu, semble-t-il, de ren ,„jff à leur» champ» tant de citadin» Improvisé», garder du moins à la terre ceux qui l’occupent racorr.Sans doute, la vie rurale ne saurait désormais se concevoir avec le» mêmes éloignements et les âpreté» qu’elle offrait naguère aux psjtans, lesquel» ont droit comme tous le» autres de profiter de la science et des inventions modernes.’ ]| ne faut pas, en d'autres terme», que les producteur» agricoles, cil comparant leur sort à celui des travailleurs urbains, se sentent humilié» ou inférieur».Il ne suffit pas de leur servir ces fleurs fanée» d’une rhétorique «tcrile: "Monarque du sol.Maître , chez soi.Vie saine et heureuse.Nourriciers de Thumanité!.” L’homme des champs eail que ces acce»»it« de bonne conduite ne con-tienueut que du vent, et "ça ne colle plus”.On n’empêchera jamais plu» le cultivateur de savoir qu’il existe, non loin de sa ferme, une foule d’être» humains, ses comupagnon» d'hier, qui, si pauvres soient-ils, jouissent davantage» matériels dont il est privé de par son isolement même: vie en société, facilités de transport, courtes journées de trafail, électricité, cinéma, radio, distractions de toute sorte.Ces jouissances peuvent être futiles en soi, niai» allez faire comprendre aux jeunes qu’il» sont condamné» à s'en passer toute leur vie.Vous ju’y parviendrez pas! Ici, ce n’eet pas la valeur philosophique des cliosee qui compte: c’est la nature humaine avec toutes se» faiblc*»es.D’où découle, pour les Etats moderne», le devoir d’agrémenter la vie rurale sou» peine d’assister à nu dépeuplement agricole plu» intense encore.Autre bon point dans la lettre des évêque»: l’adhésion complète au système coopératif.Ce passage en fait foi: L'union agrtoata sur» pour conséquence à peu près Immédiates l’esprit de coopération, puls I* création ou le développement de coopérative» de crédit (Caisse populaires) et d’wuuranoe, de production, de vente, d’achat, etc.C'ellev-ci à leur tour pousseront à une production plus égale et de meilleur* qualité, ainsi qu’à une inetlleure présentation.la» sélection des sols et la culture de» variété», le développement de» produit» régionaux, l'ouverture de marché» avantageux, l'organisation de la publicité, la dlmlnutlonkde» Intermédiaires qui dévorent toujours leur bonne part des profita, voüà autant d'avantage» pour le» producteur» de la terre.Etrange retour des chose»! I-c* coopératives agricoles avaient été fondées et organisées sous l’ancien gouvernement libéral, avec le.concours actif de M.Caron, alors ministre de l’Agriculture.Des faute» furent commises dans l’administration de cette magnifique entreprise.Cela donna prise à la critique de certains politiciens de bas étage, qui, au lieu de chercher à corriger et à collaborer, ne cessèrent de fustiger un «orps social dont la tare principale, à leurs yeux, était d’être protégée par un parti politique.Je dirai plus: l’Union de» Cultivateurs, qui naissait dans ce temps-là, fut dressée en adversaire irréductible de la Coopérative.Et si l’esprit de coopérative fut pratiquement annihilé, il faut en chercher l’origine non pas tant dans les fautes administratives que dans la mauvaise foi de certaine» organisations rivales.Le mouvement fut gâché par la pins vile politique: on ne Voulait pas que la Coopérative fût une fondation libérale.Mais oublions ces souvenirs peu honorables, pour nous rattacher au principe de la coopération, qui, ccttc fois, devrait vivre.• • • J’en viens maintenant à un aspect phi» délicat de la question: la tendance à un monopole d’association, qui mettrait en danger une liberté chère à tout citoyen.Je lis en effet ce passage troublant : (•’site vue d'ensemble ne dit rien des cercle* •çricolcs, des société* d'agriculture, des cercles de jeunes éleveurs, des cercles de jeunes agriculteurs.C’est que le temps parait venu à plusieurs, vérité, d’examiner s’il ne.faudrait pas subordonner d’une certaine manière au moins, à l'asso-riatlon professionnelle tous ce« organismes qui se disputent I» clientèle et le* contribution* des raleurs, sans grand avantage pour l’éducation t'heg eux du sens du bien commun.I.e* avantages lue leur procurent ces groupements particuliers, 11» devraient pouvoir loi trouver tous sous l’égide de leur association générale.Voilà qui «1 grave.Sans doute, on ne ^commande pas.ici, la suppression de toutes ta» sociétés autres que l'Uuion Catholique (suite à la page 2) APRES L’HOLOCAUSTE U* lléuT VATMÎI MoMKUROt l’i Tout va Très eiesl Tout va Très Biei i Au témoignage d'un «port, lo» •votant été prima oontro 1*1 luttons tas plu» rlgourouaoa à Soint'Nyaoiatho Avec le Sourire • En padelockant les blind pigs Qu'on nous excuse tout d’abord d’employer cet affreux anglicisme.Le verbe ’’padelocker” est en train de passer dans notre langue, grâce à la courtoisie de M.Duplessis.Cette fois, il ne s'agit pas de ces diaboliques de "communisses", qui sont le diable en personne et qui mettent le feu partout, mais des “blind pigs" (encore un anglicisme) qui, parait-il, poussent comme chiendent aux quatre coins de Montréal, cette Sodome.De l'aveu des agents de la Régie des Liqueurs et de la Sûreté provinciale, les tripots où l'on vend des liqueurs sans permis et où l'on débite des boissons de contrebande, à toute heure du jour et de la nuit, surtout la nuit, se sont multipliés de façon alarmante dans toute la métropole, depuis le centre jusqu'aux banlieues les plus reculées.“Ca fournit pas”, comme dirait l’autre.Tous nos Sherlock Holmes sont aux abois.Ils sont à 3e concerter sur les moyens d’exterminer cette peste.On nous dit que c’est surtout depuis le règlement de fermeture des cabarets de nuit — à deux heures du matin, s’il vous plaît, heure où les honnêtes gens ont fini de faire du mal et où les personnes malhonnêtes commencent à peine à se sentir en train — que la contagion tripotière et blindepigantc s’est intensifiée.C'est la loi des compensations.Or, nous avons souvenance que, dans Le Jour du 27 novembre, nous avons prédit : "Dans les tripots, on sera ouvert toute la bande, on y fera des accrocs à la sainte vertu et on fera de l'argent au dépens des boîtes licites, que l’on aura fermées au nom de l'ordre et de la morale." C’est une tireuse de cartes qui nous avait dit ces choses.?Le sens de l'humour Un expert en assurances a déclaré, à l'enquête sur les causes de l’incendie de Saint-Hyacinthe, que toutes les précautions avaient été prises et que le système de prévention était parfait.En voilà un qui a le sens de l'humour.Ceux qui ne comprennent pas l'ironie de cet homme d'esprit en ont ragé, naturellement.Quoi! disaient-ils.un collège brûle en pleine nuit, des enfants enfermés à double tour dans un dortoir sous les combles, sont pris dans les flammes comme des rais, dans une trappe, quarante-six personnes perdent la vie.et on nous dit que malgré tout ça.1^ précautions prises étaient parfaites ?Voilà ce qu’on dit tout d abord.Mais il faut songer que certaines gens ont 1 ironie cruelle.Car on ne saurait comprendre autrement 1 opinion de notre expert.C est madame la marquise qui en fera une crise! I>a jument grise, puis les écuries, puis le Château, puis M.le marquis, tout ça est brûlé, et tout çi est annoncé par morceaux, avec le candide refrein : Tout va très bien, madame la marquise 1" Où se loge le crétinisme Une grande institution de haut savoir du Canada français faisait récemment savoir au chef d’une importante industrie qu’elle lui retirait désormais sa clientèle.Savez-vous pourquoi?Vous ne le croiriez pas, mais voici: cette pudibonde institution refuserait à l'avenir, écrivait un quelconque secrétaire, d’acheter d’une maison que l’on disait américaine Certaine campagne d’achat chez nous, gui contredit souvent le bon sens et plusieurs lois économiques, et qui, heureusement, ne produira pas le résultat attendu, aura tout de même réussi à fausser bien des esprits et à servir maintes hypocrisies.Le comble, c’est que le chef de l’industrie en question était un Canadien français qui possédait la presque totalité du capital-actions.En outre, sa maison emploie presque uniquement des Canadiens français et per met à une foule de familles de vivre catholi quement et françaisement.Ce sont là, des choses que n>'a pas le droit d’ignorer une institution importante comme celle dont il s’agit.Ajoutons que plusieurs ultra-nationalistes, qui vont braillant à coeur d’année la doctrine de ill’achat chez nous" sont les premiers à délaisser les fournisseurs nationaux pour s’alimenter chez des Anglais, des Américains et même des Juifs.Nous pourrions citer nombre d’exemples, pour illustrer cet inconsistance, pour ne pas dire cette hypocrisie.Tout cela frise la déloyauté, * ?Causons un peu Il fait plaisir à notre collaborateur Emile-Charles Hamel de présenter cette semaine le premier d'une série d’articles : Les jeudis soirs d'Etienne Berger.Chaque jeudi soir, quelques personnes qui n’ont pas perdu la faculté de penser se réunissent chez un libraire ne manquant d’esprit ni de lettres.On discute politique, art, science, littérature: l'actualité est passée en revue, les opinions les plus diverses sont exprimées.et quelques détails plaçants viennent parfois s ajouter à la conversation.Il nous semble que la formule ne devrait pas déplaire : elle ne manque de vie ni d intérêt.S’il est quelques sujet que nos lecteurs aimeraient voir discuter, ils n’ont qu’à nous en exprimer le désir.Et s'il s’en trouve pour vouloir que leur opinion soit exprimée quelque jeudi soir par l’un ou l'autre des personnages animés par hauteur de ces articles, il en sera fait a leur gré.Nous vous invitons donc, bien cordialement.aux Jeudis soir' d’Etienne Berger.* * * Candidat à l'asile ou au pénitencier?Un sombre crétin — s’il n’était que cria! — me décoche dans une feuille ordur«çrc.qui rappelle celles dont se nourrit un certain bétaii dont parlait un professeur américain.BILLET Chrysis Un temple du /tutphyrn auiptcl ou accède l>ar douze marches de quartz.Une porte de cuivre luit au Joint d'un portail soutenu de.deux colonnes de marbre blanc.Bordée de conifères aux uiguilles d'or massif, une allée y conduit.Une allée {tarée tCémeraudes, de rubis, d'agates, de saphirs, de turquoises et de cristal de roche.Une flamme dans les yeux et un vaste es/toir au coeur, un demi-dieu, beau comme Adonis et intrépide comme Achille, monte vers le sanctuaire.Hormis le crissement de ses pieds dans les gemmes, tout est silence dans celte féerie de lumière et de.couleurs, La porte de cuivre s'ouvre devant sa face altière et se referme derrière lui.Un chant très doux, sortant de bouches invisibles, descend du détme bleu; l'air est saturé de [tnrfnms; dtms les prismes des vitraux, les teintes du jour s'ouvrent en intentai!.Devant un autel païen, bas cl moelleux comme un divan d'orient, le demi-dieu s'arrête.C’est là que, sous un baldaquin azur et vêtue (Pombre et de clUrtê, dort Aphrotlile.Toute la nature, toute la richesse de rie et toute la joie de l’être se concentrent sous la toison fauve, sous les /soupières fermées, sous les courbes éblouissantes, dms les plis des lèvres.Bar les sinuosités de bi gorge, descendant jusqu'à l'affaissement de la taille, les cheveux de Chrysis forment îles ruisseaux iTor entre des rives blanches, Les chants if amour ont des notes plus hautes, les /mrfums deviennent plus voluptueux, les rayons iTun vitrail violentent la l isage du la déesse assoupie.El deux yeux verts s'ouvrent tout grands! f.a voûte fait silence et le coeur du héros cesse de battre.Dans les sens et dans T time.du témoin sidéré, rien ne reste que le trait d'un regard vague et profond, où se condense, en une minute éclatante et pleine, toute In beauté du monde.Bien ne reste, ni les chants, ni Tor, ni le marbre, ni le /porphyre, ni les /lierres précieuses ! Bien que T furent d'un regard glauque, relui iTApliriulite, délire des grands Olympiens et des hommes.Et le héros tombe front contre terre.J.-Cli.If.i! n y a pas si longtemps, des injures et des calomnies à faire honneur à un égoutier ivre J'ai, jusqu a ce jour, gardé le sourire, car il n est pas dans mes habitudes de répondre à des gens qui me paraissent atteints de gommes au cerveau et qui mérilen de finir a l'asile d'aliénés ou au pénitencier.Je garde encore le sourire, en rappelant au sombre crétin qu’il n’y a pas, en matière criminelle, de prescription, ce qui me permettra de lui fermer net sa gueule de bro« hcl le jour ou j’ouvrirai la bouche, ce qui ne tardera pas.A.-R.B, (suite à la /mge 2) A tissi longt cm/)» que les choses iront systématiquement mut, je con lin uera i systernal iqu emen t à dire qu'elles ne vont (Mis bien — Henri KOCIIEFÜHT L’axe Londres-Paris —— f t On conserve encore quelque espoir, entre doux guerres civiles, trois révolutions et un coup d’Etat, d arriver malgré tout h prévenir une conflagration générale, dont tout le monde parle, que tous les gouvernements redoutent et t>ui éclatera, comme toujours, au moment où on s’y attend le moins.Depuis cinq ans, on a frisé à plusieurs reprises le grand conflit; chaque fois l’attitude prudente, sinon toujours ferme, des Puissances occidentales.est arrivée à conjurer ]> L de Jnan-Lltarles Harvey Un lecteur évidemment sympathique m'adresse le commentaire suivant de mon article "La petite industrie ne revivra plus", paru dan» le Jour du 29 janvier : *** En vous plaçant au point de vue industrie "qui fait vivre son homme , vous avez peut-être raison, bien que je connaisse des cas qui pourraient vous épater, où des familles entières apportent leur concours à des iruvaux domestiques, tels que tissage de tapis, tricotage de chandails, de bas de laine, fabrication de fromage, patisserie, etc., etc., et en retirent des profils qui leur permettent de vivre avec aisance, A mon sens, il y a cependant d'autres points de vue utiles dans l’artisanat, en dehors de la question picunière.Il se donne actuellement dans certaines paroisses de la province des cours de tissage, sous les auspices du gouvernement (ministère de l'agriculture).Ces cours durent quinze jours dans chaque localité qui les a demandés.Femmes et jeunes filles qui les suivent apprennent à manier le "métier ".D'abord, à la campagne.toutes ont certains loisirs.Pas de cinéma, pas de magasinage ni inspection de magasins.C'est donc pour elles un désennui intéressant.Dans mon village les femmes s'organisent pour faire l'achat d'un métier pour chaque groupe de dix d’entre elles qui savent s en servir.Elles tissent la laine, la toile, le coton même, que l’on ne trouve pas sur le marché, si ce n'est à des prix inaccessibles.Elles en font des foulards, des serviettes, des tapit, etc., autant d'objets quelles n'auront pas besoin d'acheter.Résultat : économie, passe-temps agréable et surtout satisfaction que donne la possession d'un art.Quelle que soit l'intention de "ces sympathiques.Ccs hommes, militaristes et nationalistes ne m'inspirent qu’une médiocre confiance.Je suis convaincu qu'ils se seraient bien volontiers pliés à toutes les exigences de» Nipons.Mais, contraint à livrer combat par le mouvement populaire chinois, je le» crois ci-pables pour servir les intérêts auxquels ils sont vendus, d'ordonner de fausses manoeuvres où s'engloutissent les forces de résistance du pays.Ce ne serait pas la première fois que se jouerait cette sanglante comédie.Après qu’il eût cessé de parler, il s’écoula un moment sans que personne ne dit mot.Des visions d'horreur et de mort passaient dans tous les regards.Se levant pour servir le goûter, la gentille Madame Berger demanda, afin de faire,diversion: , .- — Allez-vous entendre Jean Clément, la semaine prochaine, M.Roberty ?— Je ne crois pas, répondit le journaliste.J'avais fait sur Tino Rossi un papier que mon journal n’a pas voulu publier.Il est vrai que Clément semble plus sympathique.Puis, repris par le sujet qui l’obsédait, jl s’écria: — La Chine ne pouvait tout de même pas.Emile-Charles HAMEL pauvres aveugles ' en développant (ar.tisanat, ce geste a du bon, et je ne croîs pas, même en le généralisant dans nos campagnes, qu'il fasse osciller le moindrement la marche des grandes indu-tries."Chacun son mitic et les vaches seront bien gardées.Signé : R.D.* * * Je sais gré à cet aimable correspondant de me donner une nouvelle oco sion de traiter d'un sujet aussi impor-tant.Un seul article 11c permet d’envisager un problème sous tous sa aspects.Il est bon que le lecteur nous vienne parfois en aide.Il ne s'agit nullement de décourager une foule de travaux domestiques qui sont non seulement une source de revenus, mais un art intéressant.Je serai» le premier à regretter la disparition du fameux "home spun" de mon pars de Charlevoix, qui honore une population restée industrieuse et qui se rattache i tous mes souvenirs d’enfance.Vivent nos solides couvertes tissées au métier, nos catalogues et nos tapis crochetés! Ce que je veux dire, c’est que la petite industrie, qu’on trouvait autrefo» dans chaque foyer rural* et qui donnait une certaine indépendance et une vie plus individuelle à chaque famille obligée de se suffire à elle-même ne saurait ressusciter dans son ensemble.La grande industrie, qui produit avec moins d’effort, et, dans la plupart des cas, à meilleur marché, aura le dernier mot.C’est peut-être un fait regrettable, mai» c’est un fait.Nous ne verrons plus, comme au temps passé, la maison se meubler, 1rs drap* de lit se faire, Je» habits des hommes et des femmes se' tisser et se confectionner, les chaussures se coudre ou se clouer, par le seul personnel familial.II n’y aura là que de» cas exceptionnel».Le charron de la paroisse ne fournira pas aux habitants leurs voitures; le forgeron ne préparera ou ne forgera plu» tous les objets de fer et d’acier; le petit cordonnier ne fera plus toutes les chaussures et tous les harnais; le maître menuisier ne polira plus de ces beaux- et solides mobiliers, qui faisaient l’orgueil des anciens.Les temps sont révolus.Or, il existe, en cette province, de» économistes du rêve, des théoriciens qui n'ont rien vu de» réalités de la vie que leurs notes de "cours" ou leurs “programmes” de rénovation sociale et qui ne se font pas faute de baser le relève-rqfnt économique de cette province sur cette chimère de la petite industrie.Là est le mal.Qu’on envisage ces travaux particuliers comme une spécialité intc-rewante, même un luxe, fort.bien; mais qu’on y donne un sens et une portée qu'ils n'ont pas, voilà qui ne va plus.Nous avons assisté trop souvent à des fiascos politiques pour la raison que des utopistes avaient bâclé des "programmes” de ce genre, pour que nous ne mettions pas en garde une foule de naïfs à qui on a fait prendre des vessies pour des lanternes.Si le monde va aujourd'hui de culbute en culbute, c’est que les lanceur» d’idées ne tiennent pas assez compte des réalités.j J.-Ch.H.OÙ EST JOS ?î*fr- A PRENDRE une BIERE OLD STOCK Mow l’appréciation de vos Invité* quand vous servirez la bière DOW Old Stock Ale—commandes-en maintenant une caisse ou un carton chez votre épicier. LE JOUR AUX QUATRE COINS DU y////////////, Montréal, samedi 5 février 1938 Lettre de Bruxelles —•— Petit Pari», di»ent les Bruxellois.Mais au rythme fiévreux des grandes capitales Bruxelles substitue son atmosphère bour* geoisc avec tout ce que ce terme comporte d’absorption en la vie familiale, et les occupations réglées, d’intérêt pour la bonne chère plutôt que ies plats fins, pour le comfort immédiat plutôt que raffiné.La présence d'une cour et d'une haute et authentique noblesse et celle d'une tradition artistique et musicale très réelle ne font qu'accentuer par contraste ce qu'elles ne peuvent changer.^ Sans contredit la Grande Place est le plus aristocratique coin de Bruxelles.Encadrée par l’Hôtel de Ville et les belles façades des maisons corporatives aux ogives dorces, elle est digne des tournois qui y eurent lieu au XVème siècle, mais la Grande Place fut tout d’abord le marché de la ville et les rues qui y mènent, entortillées avec tellement d astuce que l’on peut contourner maintes fois la place sans s’en douter, en gardent le souvenir : Rue des Harengs, rue du Marché au Charbon, Rue au Beurre, Rue du Marché aux Herbes.Rue du Marché aux Poulets, Rue de la Montagne au Herbes Potagères, Rue du Persil.A ces noms qui font le charme de la ville intérieure l’on peut préférer ceux de la ville haute : Rue de la Pacification, Rue de la Vertu, Rue de la Prévoyance, Rue de U Prudence.Presque un code de vie.La Conférence du Pacifique qui eu lieu à Bruxelles au mois de novembre mis à rude épreuve les intentions pacifiques des nations rassemblées.Elle eut cependant un résultat immédiat, en attendant d'autres, car, élément tragi-comique, la Belgique, en pleine crise minisérielle, se trouvait actuellement sans gouvernement officiel.Les plus ardents adversaires du régime monarchique durent donc reconnaître l’utilité d’un souverain inamovible, de service en permanence, dont les semaines de travail furent alors, on s'en doute, d'un peu plus de quarante heures.A l’étranger, en Amérique comme en Europe, la Belgique est trop souvent considérée comme une unité internationale dont la vie politique, intimement mêlée aux fluctuations de la politique européenne, ne saurait avoir de réactions autonomes.Un important parti flamin-gand d’extrême opposition affiche cependant cette troublante devise : “Affranchissons-nous de la France !" Rome et Bruxelles ont fort peu en commun.Mais si l’histoire ne se répétait pas à travers le temps elle perdrait son nom et sa réputation.Il y a vingt ans le ballast s'effondrait aux abords de la Porte Majeure de Rome sur la ligne de chemin de fer Naples-Rome.On creusa.Un trou devint un puits, un couloir.' Le ciment coulé à l'époque des empereurs Romains portait sans défaillance depuis des années le poids immense de wagons roulants par milliers, chargés de voyageurs et de marchandises.Sous la pioche des ouvriers que commanditaient maintenant non plus les ingénieurs du chemin de fer mais les services archéologiques de la ville, le couloir s'élargit menant à une salle souterraine.La basilique de la Porte Majeure, unique vestige architectural de ces sociétés mystiques et philosophiques qui avivèrent à Rome aux premiers siècles de notre ère la doctrine de Pythagore venait d'être decouverte, grâce à un accident sur une ligne de chemin de fer.REVUE de la PRESSE Assurances et accident (U Journal de Québec) Périodiquement noua tombe aur la Uto quelque nouvelle tulle, comme la chose arriva dix fota aux Egyptiens qui ne voulaient pas laisser les Hébreux se diriger vers la terre promise.Voici, pour le* automobilistes, l'annonce que la Canadian Underwriters Association a dc-’ ddé d'augmenter do vingt-cinq pour cent *e» taux d'assurance en ce qui concerne la responsabilité envers le public.Pour se Justifier, les compagnies déclarent que 1* nombre des accidents a pris des proportions effarantes l’an dernier.Mais était-il nécessaire do punir toute la communauté à cause de cela?N'auralt-il pas été plus Juste et plus logique d'appliquer * de* taux plu* élevés, même prohibitif* aux mauvais cas ?Voici, par exemple, un chauffeur qui, depuis cinq ans, depuis dix ans, n’a pas touché un sou d'as-•uraneç.Pourquoi l'obliger à payer pour *on voisin moins prudent?Et, comme ¦ i n°us n'avons pas de loi qui force l'au-lomobiliste à s'assurer, est-ce que ce dernier, devant l'augmentation de taux.ne cessera pas de se protéger ou, ce qui *erait encore plus grave, de protéger les autres ?II nous semble que le problème Pouvait être solutionné tout autrement.?* Cette peste noire (de FAction Catholique) Comme au temps de la révolution française, la Liberté compte en ce moment des adulateurs zélés.Puissent ces enthousiaste* avoir moins à déchanter que les { i ''Intimes de l'Idéologie de 17881 f Sans être partisan de l'autocratisny:, surtout celui qui se pratique en certains Pays, nous pouvons bien rester un peu Mrplexee en face de cet emballement ) Pour une Idéologie nouvelle de liberté.i faisant écho à un rapport universitaire nonsacré à la presse, une revue destinée aux éditeur* de Journaux publiait récemment une vignette intéressante pour les nUoyens de cette province.C était une mappemonde représentant *n noir les pays infestés par !a peste wire (black plague) qu'est le contrôle gouvernemental de la presse, sn grl* le* états oÿ la presse est réglementée par des lois plus ou moins sévère*, et en blanc le* pays où 11 n’y a pratiquement aucune conauro officielle.L'auteur déplore qu'au cours do l’année, les provinces canadiennes de Québec et de l'Alberta (représentées pour cela en couleur grise sur la vignette) aient adopté des législations portant atteinte à la liberté do la presse.» • • Nous cst-ll pcrml* de dire que noua ne partageons pas ce fétichisme do la liberté de presse?La mécanisation de la presse Comme on l'a en Russie, en Allemagne, en Italie et ailleurs n'e*t sûrement pas désirable.C'est là un statut de la presse bien éloigné de notre idéal.Mais la liberté absolue est peut-être un mal plus grand, surtout à certaines époques do l'histoire humaine où la presse, entre les mains d'esprits malfaisants, peut jouer un rôle bien néfaste.* ?* Trois fois plus d’avortements que de naissances Trois fois plus d'avortement* que de naissances! Ou ça?.En paradis soviétique; à Moscou la “rouge".Est-ce que la loi n'interdit pas l’avortement?Oui, depuis, deux ans.Quand on a vu les desastres d'un régime "purement" communiste, on a changé de politique.Mais, les avortements continuent encore à une allure vertigineuse.S crut connaissons des avorteur» dans la province de Québec et même des avorter» qui se disent très patriotes et, bien entendu, anticommunistes .* * * La presse anglaise et l’Extrême-Orient Du rédacteur diplomatique du Daily Express : , Le Japon déclarera probablement .a guerre a la Chine.Cette déclaration aura deux effets important*: lo.Elle entraînera l’entrée en vigueur de la loi de neutralité des Etats-Uni» et empêchera la fourniture de matériel do guerre américain aussi bien à la Chine qu’au Japon; 2o.Elle permettra au Japon de faire le blocus de* côtes de la Chine et d’arraisonner les navires de toute» le* nationalité* tran»portant du matériel de guerre en Chine.On croit généralement à Londres que le gouvernement de Toklo e»t prêt à courir le» rl»que» qu'entraîneront de* dé-cl»ion* de ce genre.81 le Japon déclare réellement la guerre, une situation tout à fait nouvelle »era créée pour la Grande-Bretagne et le» autre* pays ayant de» Intérêt* en Chine.Le» ministres britannique* suivent de près les développements, aidé» en cela par le» rapport* de no* représentant* diplomatiques en Chine et au Japon, 81 le Japon agit commo on le prévoit, une réunion du cabinet britannique *era convoquée.II faudra qu'on étudie Immédiatement la question de» renfort* militaires et navals pour l'Extrême-Orient.* * ?L’exposé du colonel Beck est apprécié à Berlin Le Lokal Anzclger écrit, au sujet des déc'’rations de politique étrangère du colonel Beck : C'est le bilan d’une politique qui est satisfaisante dans ses résultats.Le point central des déclarations de Beck.c'est que le» forme* de la vie internationale traversent une crise grave.Le ministre des affaires étrangères polonais a pu *pri».de Marlnonl, excellent rotatlvistc, et du sombre Imbécile qu’était Judet.* On pourrait multiplier le* exemples : Le “Rappel ' de Victor Hugo et de Vac-querle était lu, sou* l’Empire, par peu de personnes, rnai* très actif.Classé comme le premier organe parisien, le "Figaro”, où J'ai fait mes début* du temps de Magnard, était électoralement nul.I! avait cependant 80 000 abonné» 1 Au Heu que le "Radical”, de Meret, comptait, au point de vue politique, énormément Je cède la parole à M.Elvln : “Cette Influence formidable, qui fait du rédacteur en chef de ce Journal, le “Times".— depuis un quart de siècle, avec une Interruption de 1018 à 1822, c'est M.Geoffroy Dawson — une sorte d'Eminence grise du régime, n'est pas due à un tlrag: particulièrement Impressionnant : au pays où deux quotidiens (“Daily Express” et "Daily Herald"> tirent à plus de 2 millions, deux autres ("Daily Mail” et "News Chronicle") à plu» d'un million certains h> bdoma-(] a 1res ("New* of the World"."The People") à plus de 2 million» d’exemplal- La dictature allemande dea fonctionnaires et des soldats De M.Albert JUvaud au Capital : La République a été prisonnière, été* se» origines, de* militaire* qui l'ont protégée contre Vémeutc, des diplomates et de» fonctionnaire,* qui lui ont fourni des cadre» technique*.La *ocl«l-démocratl# n'a guère fait qu'entériner le* décision» des bureaux.Aux «uelque» poste» d* direction qu'il* ont réusel à occuper temporairement, le» «oclallete» allemand* ont vite étalé leur Ignorance et leur Improbité.Ennemi* craintif* de» communiste* révolutionnaires, male lié* 4 eux par la fiction d'une doctrine commune, le marxisme, 11* m sont, trouvés forcé* de le* défendre contre la vindicte de* bureaucrate* et de* eoldat*.Pour réaliser par degrés le programme de relèvement qu’ils ont conçu dè* 1920, fonctionnaire* et officiers doivent ruser perpétuellement avec des chef* incapable* ou malhonnête*.Et c’est ce qu’à la longue, il* ne pourront plu* «apporter.En appelant eu pouvoir la démagogie natlo* n&le-socfallste, lia entendent conquérir la liberté de gouverner l'Allemagne k leur gul.v, s*,ns »- laisser arrêter par l’obstruction des politiciens.C'est ce que le p\r.‘e du V) Janvier 1823 leur permet do faire.Sun* doute, d'autres dangers naîtront de cet accord.Los natlonaux-eociallstoe ne sont pas hommes à se contenter du rôle de eollvaux.Ils prétendent appliquer leurs idé'» i/:A admlnlctra'eurs de métier considèrent avec «ceptlclsmo beaucoup de ces nouveauté*.Le tumulte continue! de la propaganda leur déplaît; Us redoutent les Imprudence* et les coups de tète de diplomates Improvisés.Mais, en échange, ils ont plein» liberté dans le domaine technique; quand 11 s’agit de question* grave”, tout l’appareil de contraint* du parti est à leur disposition.Des loi* Implacables assurent le jderet de leur» entreprises, les délivrent de toute opposition gênante.Bref, le répime actuel corn orte la d:ct.v.u.-> de fait de fonction-r.ires de so.'i .*.-vj'.tnu*.épaulés par une démagogie fanatisée Le retour vers le nationalisme administratif L'un d«» indice» le» plus surs de levo-Ltion progressive de la politique russe en altière nationale »e trouve dan» le changent du personnel administratif du VL.pe même qu’en Allemagne, ou une ,IgUe énorme a balayé tout ce qui n’était s jtrictement germain, dan» le »en» na-ii,te du mot.la Russie tent à revenir peu * peu vers la norme ilave (en réalité eu-riiia'-ique) qui consiste à ne laisser les Idlers de commandes qu'à des Russes, tout en conservant de» allogène» comme sdjointi oU comrae conseiller*.C’est là un des signe* les plu» certains it la liquidation de la révolution et surtout de l’esprit révolutionnaire, définiti-vement abattu, lors du grand nettoyage |'an dernier.Aucun pays, même pas li Rutfie.ne peut supporter une période révolutionnaire qui dure plu» de deux décades.La machine gouvernementale tend donc à revenir à un état plus "stable", pus national, et, derrière maintes exécutions ordonnée» en 1937.il y a une part de retour au nationalisme administratif.C’est ainsi qu’on «’explique ce» mutations — parfois sanglante» — qui «’opèrent tous les jours dans les rang» de la bureaucratie.Le» changement» «ont tellement nombreux et tellement rapide» qu’il est difficile de le» suivre, mais il semble, en dernière analyse, que ce «oient le» Grand’Russe» et le» Caucasien» qui détiennent actuellement le» poste» le» plus importants, politique» et administratifs, pour ce qui est de» Caucasiens, il n’y a rien détonnant à ce qu’ils soient un peu partout dans le» haute* sphères gouvernementales, étant donné que Staline est un Géorgien, ou plutôt un Ossète de Géorgie, et que Lénine était un Tartare.Cependant, dans l’ensemble, les Grand'-Russes et les Petits Ru»«ieni.ont la plus grosse part du gâteau, comme on pourra s'en rendre compte par la iiite ci-dessous.Quant aux Juif», il» ont été pratiquement éliminé» et c’e»t à peine »’il en reste encore quelques-uns dan» les postes supérieurs.On sait que le» Russes n’ont jamais adoré le» Juifs, et la Révolution n'a pat changé le sentiment des masses.* On note, d'autre part, que les Allemands qui occupaient si souvent des situations importantes du temps des tsar* sont près-qu’enbèrement passés à l’arrière-plan.Voici la liste des télés actuelles du ré-gime soviétique.Tout d'abord le Polit-Mpua, conseil suprême du Parti et de l'Etat: Le Politbureau consiste de 9 membre» cl de 4 candidats: Staline.Géorgien; Molotov, Grand’Russe; Kaganovitch.Juif; Voroshilov.Grand’Ruie; kalmine, Grand'Russe; Andreyev, Grand'Russe; Karsior.Stanidav Vikentievitch, Polonais ou Lithuanien; Mikoyan, Arménien; Tchubar.Vlas Jakolevitch, Petit Russe.Candidats: Postichev, Grand’Russe; Petrovsky.Petit Ruise; Chdaiiov, Grand'Russe; Biche, Letton ou Allemand.Le Conseil des Commissaires do Peuple est fomé actuellement des pesonnes suivantes: Président: Molotov, Grand'Russe; Le substitut du President et Commissaire des Hnances: Tchoubar, Petit Russe (Ukrainien).Le substitut du Président et Commissaire de l’Industrie lourde: Mechlaouk, Grand'Russe ou Petit Russe; Commissaire des Affaires Etrangères: Litvinov, Juif.Guerre: Verochilov, Grand'Russe.Intérieur: Yechov, Grand’Russe.Commissaire des Sovhoies: Yourkine, Grand’Russe.Justice: Krilenko, Grand'Russe; Santé Publique: Boldirev, Grand’Russe; Communications Bakouline, Grand' Russe; Agriculture: Tchernov, Mikhail Alex-androvitch, Grand'Russe.Industrie du Bois: Ivanov, Grand'Russe; Marine Marchande: Pakhomov, Grand’Russe; Commerce Extérieur: Soudbine, Grand’Russe; Industrie Lourde: F.Kaganovitch, Juif; Industrie de Guerre: L.Kaganovitch, Juif; Commerce Intérieur: Weitzer, Juif.Poste» et Télégraphes: Berman, Juif.Alimentation; Mikoyan, Arménien.De 19 Commissaires du Peuple 13 sont donc des grand'Russes et petit russes ou ukrainiens (il faut ajouter qu’il est parfois difficile de distinguer un grand d'un petit russe), I arménien et 5 juifs.chose» établies.Aujourd'hui, Thornton Wilder reprend ce thème inpuisablc, en le modernisant."Nora a remporté la victoire, dit-il, et cela nous permet de découvrir la femme en Nora, et L pièce comme un aspect éternel de la vie maritale." Il est certain que l’héroïne atteint enfin avec l’homme un statut d’égalité, grâce i l’évolution de» idées et des institution» de ces dernière» années.Mais, périodiquement, on entend ce cri de révolte contre l'esclavage, et le problème de la personnalité féminine se posera à nouveau.Nora demandera toujours son indépendance et la liberté, même dans lo liens du mariage.Thornton Wilder continue: "Au bout tie soixante ans, toute traduction, toute adaptation d'une pièce doit être conçue avec l'esprit tic l'époque, dans I* sens moderne.Il faut aller aux sour* res rt transposer le» valeur» en valeurs intelligibles pour le public.Alors, et alors seulement, peut-on dire que l'oit a fidèlement rendu l’intention de l'auteur, qui e»t de se dresser contre les conventions reçue* en montrant les problème» de la société." “C'est un angle nouveau de l’existence, un autre plan de vie de M.Wilder.” C’est en effet, un nouvel aspect qui s'est manifesté dans une pièce moderne; "Our Town”, exécuté à Boston et qui va venir d'ici une quinzaine à Broadway.Thornton Wilder a choisi comme motif de sa prochaine pièce, de» tableaux de 1a vie quotidienne dans un village du New-Hampshire.La pièce aura cette particularité qu'elle donnera des scène* de la vie passée et de l'avenir.Cela prn-jètera une perspective nouvelle sur l'oeuvre.On attend cette pièce avec le plua grand intérêt, et, aussi, avec la plua grande curiosité.Thornton Wilder est à la foi» exubérant et plein de restrictions.11 est assez difficile de se faire une idée exacte de ses projet».Mais 11 semble qu’il en ait de nombreux dan» la tête et que certains soient dea plua originaux.Quelles que «oient les piècea qu'il décidera d’écrire, si ellea contiennent la poésie du "Pont de San Lui» Rey”, Il profondeur sérieuse de "La Cabale” et le réalisme, l'humour et le dramatique de "Hcaven'a my Destination”, on peut être certain que la jeune génération cat prête à les acclamer.Régina SCHULMANN Le lire de, I\ou'* York RENSEIGNEMENT TRÈS UTILE.Pharmacies ouvertes nuit et jour ( Pharmacie J.A.Guulliior 520 rue Beaubien Est LH.Pliarmucic Montréal 916 rucS.-Callieriite Est HA.Pharmacie Sarrazin & Choquette 021 rue S.-Lulherine Est MA, 6262 Pharmacie J.E.Tremble 1151 rue S.-Lallterine Ouest MA.226-1 Livraison dans toute ta ville Thornton Wilder et le théâtre Confortablement enfoncé dans un de ces vastes fauteuils de l’Hôtel Algonquin, rendez-vous inévitable de toute» les célébrités littéraires de passage ou qui résident à New-York, l’auteur du "Pont de San Lui» Rey" se pencha sur son cocktail et me fit quelques confidences, "Je viens de passer la quarantaine, me dit Thornton Wilder, et en ce qui me concerne, je crois que la vie commence à cet âge-là.J'ai dressé mon programme.Après onze ans passés dans l’enseignement, le» six derniers, comme professeur de littérature à l’Université de Chicago, après avoir écrit quatre roman» et exécuté quatre tournées mondiale de conférences, j’ai décidé de tenter un nouveau départ." J’écoutai avec un intérêt soutenu."J’estime qu’à cette époque de controverses, c'est encore le théâtre qui est le moyen le plus sur de toucher le public et de transmettre les idées.C’est une des raisons pour laquelle je vais me consacrer à l'art dramatique.” Je ne pus m’empêcher de faire la remarque: "Mais il me semble que vous avez déjà écrit plusieurs pièce», M.Wilder: "The Long Christmas Dinner", "The Angel that troubled the Waters".Mon interlocuteur accoua la tête : "Oh! rien que de» piécettes en un acte, dont quelques-une» portent des germes d’idées.Mais ce qu'il faut maintenant, c’est une pièce véritable, en plusieurs actes." Il y a six ans, Thornton Wilder traduisit "Le Viol de Lucrèce" d'André Obey.C’était un sujet classique, académique, mis en musique par Deems Taylor et interprété par l’admirable Katherine Cornell.Mais aujourd’hui, le nom de Thornton Wilder est à lui seul tour un programme de choses et d'idée» nouvelles.T.W.a pris "Maison de Poupée”, le puissant drame social d'Ibsen et l’a remodelé, adapté spécialement au caractère de Ruth Gordon qui, dan» le rôle de Nora Helmer, remet en scène une question aussi ancienne que l'humanité.II y a soixante an», Henrik Ibsen jeta littéralement plusieurs pièces de théâtre à la figure de ses contemporain» en prophétisant qu’un jour prochain Ja femme demanderait, elle aussi, la reconnaissance de ses droits, le droit à une vie individuelle propre, le droit d'être considérée l’égale de l'homme dans le domaine mental et spirituel.Le cri était prophétique.Tout ce qu’il contenait s'est, depuis, réalisé, du moins en partie, dans la plupart des pays civilisé», l'Alleniagne et l'Italie exceptées.C’était, à l’époque, un véritable défit lancé à la société, à l’état de Le sous-sol sablonneux de Bruxelles fait aussi, en 1937, l'objet d'involontaire* explorations.Selon de vieux projets que le manque de fonds avaient fait abandonner, l'on se prépare à établir une jonction souterrainne entre le» deux gares principales, celle du Nord d'où l'on part vers l'Allemagne, la Hollande, le» pays Scandinaves, et celle du Midi où l'en de-ccnd venant de France: Cela présente des difficulté» exceptionnelles.Le nom même de la ville (Brue.brok, marais) indique la présence de marais plus ou moins desséchés et le* collines sur lesquelles s'étage la ville haute offrent dei pentes propices à l’infiltration des eaux.Afin que le percement du tunnel du chemin de fer ne cause pas.soudain, l’effondrement d'une partie de U ville, des sondages sont effectués, et en premier lieu prè» des fondements de la fameuse collégiale de SS.Michel et Gu-dule, vaste et lourde nef, style transition romano-gothique, dont les tours dominent la vieille ville.Les ouvriers piochent avec précaution, établissant une zone de sécurité autour des blocs massifs sur lesquels reposent PWifice.Mais ce ne sont plus des sables mouvants qu’ils déblaient, ces pierres qu’il* heurtent sont des murailles, des voûtes.Est-ce une ébauche de l’édifice actuel, une chapelle de fondation bien antérieure, un monument dont toute trace aurait été perdue 7 Et voilà qu'une fois de plus les ingénieurs cèdent le pas aux historiens et aux archéologues.On fouille maintenant avec ardeur les archives de la collégiale, des traditions obscures se révèlent sous un jour nouveau.Sainte Gudule, dit l'histoire, fut fondée au Xlème siècle mais ne fut construite qu'au XlIIème.Que se passa-t-il au cours de ces deux cents ans pendant lesquels Bruxelles devint, de simple village, une étape importante sur la route reliant Bruges, alors port de mer de grande importance, et Cologne centre commercial de l’Allemagne du Sud ?Les travaux de la jonction vont peut-être le révéler et les rails mèneront une fois de plus, non ver» la destruction d’un ancien état de choses mais vers la reconstitution d'un passé que seule l’ingénieuse passion des hommes pour la vitesse permet d’extraire de la terre où le temps, d’accord avec U nature, prend grand soin de l'enfcuir.Mireille GAULIN.décembre 1937.EapraacAiiftnlla CROISIÈRES AUX ANTILLES Psitas cet hlm une de cas mtrveilltuses croisières ms la* lias ensoleillé*» de U mtr d«* AntilUi.Tosie les amuMmeou è bord du paquebot .«port*, daese, cinéma, etc.Da Ndw-Ywfc OWS.IJ10.O0* ouri.*|U?tas- Il sono» l-.tur friiMlsn .11 II a.na fc r**>nt Social on à II.R.im-itv, airnl (SnSrtl.SOI, *, M-Urijuaa.(•|.al»»u SIM I w//fc/a lit fI VU ! i, Il n'e*t guère que d« quelque» 200.000.il* Il convient d’ajouter que c’e*t là un mbre suffisant pour atteindra l’élite Igeante anglaUc qui, en déflnltlv*, et l1«i6 le* apparence» purement démo-ttlque* de ta Constitution brlt*nalqu«i (It le* deitlnée* do l'Empire.” A tou* ceux de no» lecteur» et ami* qui noua procureront un abonnement nouveau, non» enverrons gratuitement un exemplaire dUiArt et Combat99 de Jean-Charles Harvey Page 6 LE JOUR Montréal, samedi 5 février 1933 Des colons, non des sauvages En marge du discours du Trône LES ARMEMENTS ET LA DÉFENSE NATIONALE Noua caüstaîüOî.jvtt; plaisir que le gouvernement fie Québec s'apprête a pa*wr une loi de colouration qui puisse satisfaire aux exigence» «le la charité et aux besoins du pay*.Ce pauage 1 H Iti m A «kla.A .A.V I 17 A A _ I f _ V A — _ .a a K Ma Xaai M A 2 M a matière inanimé, plus sensible et plus exigeant aussi.Quand on ne lui donne pas les joies légitimes d'une vie saine et qu’on le plonge dan* un ennui mortel, il ne se résigne pas: il regimbe, et.dans le cours du temps, il devient un révolté, Etats-Unis.Laissons aux Américains le soin de se battre pour nous." Cela était débité avec des violences de langage particulières aux jeunes dont le sang est bouillant et que l'expérience de la vie n‘a pas trem- L Rcrae it Marché i) n’y a pas Je «louto que le Cou vanicuieut ae rend compte du f«it quo fles dépenses énormes et que J’aupnentation de la dette fédérale n’ont paa beaucoup réduit le nombre dea chômeurs depuis la crise sous I Administration Hoover et qu’en vue de l’élection prochaine dea Chambres une attitude plut pratique doit être adoptée ai une reprise doit être en couw avant ces élections.On doit •usai ae rendre compte (et la aitua-lion économique eu Frauco est un exemple frappant) qu’il y a des limites i dea budgets déficitaires, que le marché des obligations gouverne-mentales à longuo échéance n’est pat •¦••dnble et que la lourde detto à courte échéance — dont un montant mt déjà émi« — représente une me* ¦•ce qui pourrait avoir de graves ré* pqrcuaalons, tant du point do vue economique quo politique.D’autre part, les affaires sont appelées à rc* connaître le côté social do la aitua* tion et à faire preuve d’une attitude plus libérale afin de coopérer plus amplement et de reprendre leun» fonctions légitimes d'administrateurs d'entreprises, en conformité avec les us et coutumes dea temps actuels.Noua pensons, bien que la tendance des affaires et des marchés sit été défavorable pendant la plus grandepartic de 1937, qu’elle devrait être favorable en 1938.Une tendance à la hausse est imprévisible actuellement mais, mémo si ce revirement devait s’effectuer lentement, un tel changement aérait encourageant cl empêcherait naturellement une continuation de la détérioration de notre système économique.Los chiffres do 1938 seront comparé* avec les chiffres plus étlevca do 1937 mais, au fur et à mesure que nous avancerons dans l’année,la différence s'atténuera.Cependant, l’cvidence statistique de la tendance à la hausse ne sera probablement paa discernable avant quelques mois, en sorte que même si le marché montait prochainement en prévision do cette tendance, de bonnes opportunités d’achats devraient se présenter avant que la tendance en question apparaisse réellement.A tous ceux de dos lecteurs et amis qui nous procureront un abonnement nouveau, nous enverrons gratuitement un exemplaire dUiArt et Combat99 de Jean-Charlc» Harvey c’est-à-dire, un être dangereux.L’expc- pés.L’un d'eux disait : ‘‘Plutôt que rirnee nou» démontrera de plu» en plu» d'aller me battre à l’étranger, je pré-1 —j 1 lérerait donner ma vie dans nos rues ou bien me laisser pendre au poteau du coin." Un autre, plus âgé, mais attardé dans sa jeunesse, s'écriait: “J'ai des fils qui seraient en âge d'aller à la guerre, si le conflit éclatait.Plutôt que de les laisser partir, je les tuerais moi-méme!" Qui peut affirmer avec certitude que jamais le Canada n'aura à subir les assauts, d'une puissance étrangère?Les éilé* nements qui se déroulent avec rapidité, nous apportent, chaque année, des surprises.Des choses que nous croyions irréalisables hier sont devenues les réalités du jour.La vie est pleine de ces illogismes apparents, qui déroutent tous les càjéulx.Il n’est donc pas si sûr que cela t\uc notre pays soit à l'abri de tout attentat â main armée.Quant à confier uniquement aux Etats-Unis le soin de se battre à notre place, ayons la décence de n’y pas songer ou du moins de ne pas nous en vanter.Tout homme, surtout s'il est jeune, se fait un point d'honneur de sc défendre lui-méme et surtout de ne pas laisser à un compagnon ou à un ami la tâche de laver une injure faite à lui-même.Si un voisin a la bonne grâce de venir me prêter main forte contre l’agression d'un ennemi à moi, ch bien! je ne me contente pas de me croiser les bras et de le regarder sc faire casser la figure à ma place.Je l aide de mon mieux.Dieu sait si je suis contre la guerre, contre les armements, pour la paix.C’est pourquoi je conserve un reste d illusion à l’égard de la Société des Nations, seul organisme qui l’existence de ce phénomène.Paul RIVERIN LWLtMi dirivtt, «m iaévi-Ublt aéctMté (Service de la maison Racine A Cie) —•— ' Nonobstant la répugnance aiérée de» gouvernement» envers le* mesures in fia-tionnaire».l’état de* finances nationales, déjà bien obérées, par le» crédit» fantastique* de guerre, fait que nouj ne pouvons plus vivre, sans inflation.Le» déficit» budgétaire! s'accroissent partout tan» Uisier d’autre alternative que l’inflation, à moots de n’avoir encore recour» à une (signée intolérable de taxes additionnelle».Comme disait finement un homme d’état au parlement hollandais, Mr.Deterding, "nous devrions commettre I erreur de dévaluer".Dans le même ordre d idée», Roger Babaon, en réaliste consommé, affirme que les circonstances nous obligent aujourd’hui, à une certaine somme de concessions doctrinale» et que le* Etats-Unis le veuillent ou non, elles seront bientôt acculées i répudier leur dette de 36 milliards de dollars ou d’avoir recours à l’inflation.Enfin, une haute autorité anglaise, Sir Henry Strakosch disait récemment dan» une lettre ouverte au Times de Londres "que la réévaluation de l’or dans le sen» ascendant, avait fourni le moyen le plus pratique et le plu» expéditif de restaurer l’équilibre économique interne du pays et que ceux qui décrient cette pratique envisageaient la chose dune manière absurde".En somme, peu d’obttacle» sérieux s’opposeraient vraiment à une évolution paisible de l’or vers son objectif final de $41 I once, vu que cette mesure s’est déjà considérablement infiltrée dans les rouages actuels du progrès.Malheureusement, celte étape décisive, visant à la tivement atteinte que lorsque la dette hausse du pris de l’or, ne sera définitivement atteinte que lorsque U dette publique des gouvernements montrera des signes évidents d’effondrement et à ce moment-là le remède héroïque sera appliqué hâtivement.Du reste, quelle que soit l’objection des théoricien» concernant la révision du prix du métal précieux, devant les nécessités impérieuses imposées par les circonstances, bien des pays se sont vus dans 1 obligation de laisser leurs devises monétaires chercher leur véritable niveau en attribuant au peu d’or dont ils disposent une plus-value considérable.Ainsi c prix de l’or a atteint $43 au Danemark, $44 en Nouvelle Zélande et en Australie.$45 en France, $49 en Argentine.$50 en Chine, $56 au Japon.$58 au Brésil et $71 au Chili.Il est impossible de concevoir, de nos jours, la réalisation de l'équilibre budgetaire et commercial d'un pays sans se résoudre à l’inflation et cet objectif sou-laitable ne peut être obtenu sans une musse sensible dans le prix de l'or.J.R.ROUSSO.Pins de crainte sur le prix de l’or Au cours dea derniers six mol» c'est la crainte erronée d'une baisse du prix de l'or qut a été le facteur dominant affectant le» titres de mines d'or à la Bourse.Nous avons déjà dit, en plusieurs occasions, que les Etats-Unis agiraient contro leurs meilleurs Intérêts en abaissant te prix de l'or: do fait une baisse du prix de l'or aurait été contraire aux vues du gouvernement américain ot tout â fait à l'encontre de leur programme de redressement économique.La forte baisse dans les prix de gros et des matières premières qu'aurait Indiscutablement accompagné une baisse du prix de l'or serait désastreuse pour les Etats-Unis.D'ailleurs le président des Etats-Unis ne possédait pns le pouvoir requis pour abaisser le prix de l'or: il tut fallait convaincro le sénat à légiférer à cet effet; la grande majorité du sénat est gonftée d’idées et de tendances à l'inflation; sûrement ces politiciens ne changeraient pas leurs idées à de nouvelles tendances aussi radicales.1.C prix de l'or reste donc à J35.00 l'once tout comme l'a déclaré le président Roosevelt en deux occasions cet été.On a craint, cependant, au cours de l'été, que l'administration américaine adopte un plan quelconque pour arrêter la rentrée de l’or en aussi forte quantité dans leur pays.Ceux qui ont surveillé les développements concernant le flot de l'or en Amérique ont cessé de craindre toute répercussion dangereuse.L'entente établie entre les Etats-Unis, l'Angleterre et la France qui ont fusionné des capitaux énormes disponibles & maintenir le marché do l'or a réussi à succès.De plus les Etats-Unis ont mis en "voûte morte" une forte quantité d’or; l'Angleterre a voté un milliard do dollars de plus pour transiger sur l’or absorbant ainsi des quantités d'or que des Individus par travers I Europe et l'Orient avalent conservé en voùto et que la crainte d'une baisse du prix a amené une sortie rapide.Nous notons les résultats des plans ainsi adoptés en Usant la dernière livraison de la Federal Reserve Américaine qui dit ce qui suit."Le mouvement considérable d'or de l'Europe aux Etats-Unis au cours du printemps a baissé de façon importante au début de juillet et a presque complètement cessé depuis." St l’on étudie la question de l’or sous tous ses aspects, on en vient à la conclusion qu'aucun facteur economique n'est actuellement présent ou mémo à venir qui pourrait apporter une difficulté quelconque à maintenir le prix de l'or à $35.00, soit à New-York, soit à Londres.(De la maison Forget et Forget.) Un seul numéro du journal “Le Jour” vous fournira autant de lecture que des “Digests” américains à dix et quinze sous, et “Le Jour” est en français.« ON NOUS ÉCRIT » puisse, avec les réformes voulues, mettre un terme à la folie universelle, je trouve inconcevable que les principales puissances aient dépensé en engins de destruction, de 1930 à 1937, la somme effarante de $48,000-000.000.et que le programme de 1938 comporte une dépense additionnelle de $14.000,000,000.Avec ces $62.000.000,000, on aurait pu créer des travaux pour employer une multitude de crève-la-faim, améliorer les conditions sociales, 1 hygiène, l’instruction publique, les relations entre diverses classes de travailleurs et entre peuples.Travailler pour construire et non pour démolir, que rêve autrement plus généreux! Quelques puissances de proie auront pris l'initiative' de cette honteuse politique.Nommons-les: Italie.Allemagne et Japon.Quand ces nations militarisées, transformées en viande à canon, se rendront compte de leurs responsabilités, elles connaîtront des heures affreuses, s’il est vrai que la loi des compensations agit pour les peuples aussi bien que pour les individus.Elles ont forcé les pays démocratiques, qui avaient cessé un moment de s'équiper, de reprendre la course aux armements, et l’on voit aujourd'hui le monde divisé en deux courants formidables, qui un jour peut-être, sc heurteront dans des flots de sang.Toute la civilisation est mise en danger par cette hystérie.Remarquons que ce ne sont pas les démocraties qui portent la responsabilité: c’est encore chez elles qu’on trouve le plus d'honnêteté, quoi qu'en disent le* naïfs, les fous et les emballés.Ce sont les Etats à base d'autorité tyrannique qui les auront forcées à interrompre leur mouvement de pacification et de confiance.Mais ces Etats militaristes sont bien payés de leur propre monnaie.Grâce à la réaction puissante de l'Angleterre et des Etats-Unis, liés au moins moralement, à la France, le triangle Romc-Berlin-Tokio sent bien que la partie est perdue.Voici les faits: les Etats totalitaires ou mi litaristes ne disposent que d’un tonnage de flotte de guerre de 2,032.632.contre un tonnage de 4,118,040 appartenant aux nations restant dans l’orbite des alliances ennemies probables: de 2,300.000 hommes, contre environ 2.400,000; de 9,000 avions contre 15,000.Les provocations des dictateurs auront produit ce résultat.Sans compter que les réserves en or, en vivres, en matières premières et en produits de toute sorte sont du côté des démocraties et non du côté des «valeurs de sabres.Ce spectacle est tout de même triste.Dans un monde qui aurait tout avantage ft vivre dans la paix et qui pourrait si bien laisser ses vaines et meurtrières théories racistes, pour s'adonner â l’amélioration de l'humanité entière, on fie trouve que des menaces, des canons et de la tra-paille.L'Espagne et la Chine sont couvertes de sang, en attendant d’autres horreurs.Le Canada, qui est depuis longtemps le plus pacifique des pays et qui le sera indéfiniment souhaitons-le, a été forcé de songer aux premiers éléments de sa défense.Peut-on le lui reprocher?11 suffit d'étudier le's comflits actuels de la Chine et de l'Espagne et de se rappeler la pénible histoire de l'Ethiopie pour se rendre compte que les pays entièrement désarmés sont invariablement les victimes des puissances de proie.Nous ne faisons que suivre les principes de la plus rudimentaire prudence.Mais il est de notre devoir de ne jamais abandonner notre lutte pour la réalisation d’un rêve de paix.A bas la guerre.J.-Ch.H.J’ai lu votre article — reportage sur Grey Owl.J'en avais beaucoup entendu parler par les journaux anglais.C est très bien devoir fait connaître aux nôtres un guide aussi véritablement humam.J avais toujours pente qu’un homme de votre trempe aurait compris et aimé Grey Owl.Et c’est toute une révélation ; vous le connaissez depuis longtemps.Je vous dis toutes ce» choses afin que vous fassiez un de ces jouis i education de nos sur une autre liberté pas assez comprise et que j’appellerais : “La liberté ou le droit à la vie des animaux .Que de massacres, d’abattage» inutiles, que de fureur sanguinaire ne constatons-nous pas quelquefois chez nos bon» Canadiens qui seraient les premier* surpris »i on leur disait que c'est mal de tuer le» animaux tans nécessité.Ainsi donc, pour vous donner un exemple récent, vous devez en connaître des douzaines de semblables.Je travaille vis-à-vis l'ile de» Soeurs à Verdun.Depuis quelques jours un hibou aux proportions respectables se promenait dan» les parages, cela dura deux ou trois jours mais cela ne pouvait durer ainsi.Il a fallu que quelqu’un 1 abatte.Vous comprenez un oiseau il faut tuer ça une bête en liberté, c’est à tout le monde, il faut vite la faire disparaître.On ne pense qu’au fusil.Quelle éducation n’est-ce pas ?Je n’ai nul doute qu’ayant si souvent combattu pour la liberté, vous aurez un de ces jour* un cinglant article à ce sujet et ferez comprendre aux nôtres que le plu» sincère ami est le plu» souvent l'animal qu’il soit domestique ou non et que la bête la plus dangereuse c’est l’homme.Agréez cher Monsieur Harvey mes salutations empressées.J.Charles DOYON * * * Ottawa, 19 janvier 1938.Mon cher Harvey, Je suis confut, vraiment, et je ne saurais trop m'excuseT de mon silence et de mon abstention.Votre journal a paru pendant me» vacances et à mon retour, votre lettre e»t restée dan» me» carton* avec d’autres papiers.La négligence fait boule de neige comme la malhonnêteté, la deveine, etc.Et voilà.Veuillez recevoir comme tardive réparation le prix de l'abonnement d’un an.J’admire votre talent et votre indépendance.Un homme capable de tenir une plume et de défendre se* idées, quelles qu’elles soient, mérite d'être encouragé.C'est rare, même parmi les administrés de M.Duplessis.Je ne croi» psi beaucoup en la démocratie (du séraH je connais trop les détours) et je me refuse absolument à frapper d'une même flétrissure le farcisme et le communisme, ma,, ^ sommes d’accord dans combien domaines.Alors, bien du succèi fL ceptez avec me» regrets l’expression ^ ma sincère amitié.LS.* * * Thetford Mines, le 22 jan.I9}g Monsieur et cher Confrère, Pemvettez-moi d abord de vous ter de tout coeur pour le courage vrii.ment héroïque dont vous faites preuve en disant à chacun, ce qui doit lui être dit; ça n’existait plus ce genre de journalisé depuis quelque temps.“Le Jour” est enfin, et bienvenu! Il nous ferait plaisir de recevoir un exemplaire de votre “Art et Combat"; en retour, nom publierons une note dan» notre hebdomadaire attirant l’attention sur ce livre dont j’ai déjà entendu dut beaucoup de bien.Merci d’avance et.bon courage! Confraternellement dévoué, C.A.* * * Montréal, le 22 jan.193a, Cher M.Rousseau, Le soussigné est un lecteur assidu d» votre remarquable journal et goûte pro-fondement cet esprit désintéressé de croi.sade qui anime vos écrits, contre 1rs tra.vers et le» médiocrités intellectuelle» de notre siècle.L état léthargique du marché ne nout permet pas de donner de l’ampleur à not.« publicité pour le moment, mai» à la prc.mière occasion, votre journal aura Cto Oto TftANtATLANTiOUC 11M FMIIIp* H— MA 2311 (a haine éamciya C *F*VA à-/ta JGHJ 4 de f a SW < t ÎM’ s&ï-.Ill DI FRANCE ¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥¥^¥¥¥¥» "LE JOUR ABONNEZ-VOUS! FÉERIE DE LA GLACE Tribune de la lectrice Montréal, le 24 janvier 1938.QUEBEC.- Hier soir c’était k féerie de la glace à l’Arén*.On l'avait teinte do Jaune, parée de troia feuille» d'érable canadienne* entre deux Immenses caator* québecola et entourée de guirlande» multloolorea.Déjà l’atmoaphère eat saturée de beauté.Et c'eat sur cette surface peinto qu'évolueront tour à tour de Jollee balerlnc*, le* couple* gracieux de* daneeur*.le* acrobate* et le* clowne.Par une aavantc graduation, chaque numéro «amble le summum, le nec plu* ultra de l'habilité et de l’élégance, quand le suivant est inédit et plu* merveilleux encore.Plusieurs foi* pendant le spectacle, Il m’a semblé entendre, comme un leitmotiv, ce thème d’un programme radiophonique: "Pirouette, c’est le geste gracieux du danseur” Oui, comme il* étalent gracieux les mouvements de ce* couple* sur leurs lame* d’argent ! Synchronisme parfait dans leurs évolutions dû à une technique Irréprochable et une direction Intelligente.Tantôt lia s’élancent à pas précipités pour filer ensuite longtemps, longtemps dans la même po*e plastique hardie.Puis ils repartent, scintillants sou* le» paillettes d'or et les chaudes couleurs de leur soierie; souples, légers, aériens, ne formant qu’un, par la simultanéité de leurs gestes, se séparent, tourbillonnent, se réunissent et »« confondent de nouveau, emporté* au même rythme musical.Quand Ils cessent, on veut les revoir; on applaudit de toute* ses forces, on frappe même du pied comme un bébé impatient.Ils reviennent une foi, deux fols, toujours charmants toujours nouveaux.On voudrait que cela dûre encore et c'est déjà presque fini.L’annonceur se fait entendre dan* un silence religieux; un silence inconu des amateurs de hockey, un silence inusité dans cc lieu où 1 on vient crier le trop plein d’énergie emmagasiné pendant la semaine.Une émotion s est emparée de cette foule: un peu de beau est entrés dan* son coeur.Emotion esthétique (catharsis, si la mémoire m'est fidèle», voilà le miracle opéré par l'art, Cette multitude a été vaincue par la beauté, par l’art chorégraphique dans sa plus parfaite expression.I*- danse divinisée par le patin et révélée par de grand* artiste*.Jeunes, forts et beaux comme des dieux païens, je ne puis songer sans pitié à ces autres foules réclamant du pain et de* jeux a César qui ne leur offrait que du *ang.Une dernière fois, les balcrlncs en costume militaire maneuvrent avec la précision des cadets de Kingston, accompagnées bientôt des autres artistes qui nous enchantent par leur dernière apparition.Et chacun de quitter sa place sans hâte, à regret, mais phis gai, plus heureux, plus riche d'un spectacle merveilleux et d’un atome de çette énergie dépensée s! généreusement pour nous laisser une parcelle de bonheur.Georges ROY Monsieur "L'homme du Jour", Moniteur, Réellement Monsieur je regrette infiniment de ne pas «voir U plume d’un As-selin pour vous marquer au feT rouge; il s'agit de Jean Sablon, ce n’est une de ces "p'thcj femmes qui avaient les yeux fixés sur le crooner et qui faisaient des bouches en forme de chose" ouf, qui vous écris, non, je ne l'ai jamais vu, alors vos petites insultes ne m’atteignent pas "qu’il soit laid ou beau" c’est une question de goût, "inintelligent", le ^ connaissez-vous tellement monsieur l’homme du jour, moi pas (je vous l’ai déjà dit) seulement s’il * eu le tour cTintércsser les Américains (Etats-Unis-Canada) depuis deux ans, je trouve que c’est une bonne note à son crédit; tant qu’à la question de "chanteur sans avoir de voix, même pas le plus mince filet”, je laisse au petit article suivant le fait de vous répondre.— "Jean Sablon vient de remporter à Paris le grand prix Collin du disque pour la chaoaonnett* française, avec son disque “Vous qui passez sans me voir"; parmi les membres du jury du prix Collin se trouvaient les éminents compositeur» Ravel et Charpentier".L'opinion d un Ravel vaut bien la vôtre ne vous en déplaise, L’homme du jour e*t un de ces p’Ut* messieurs dont l'âme envieuse et jalouse ne comprend pas tout le charme de cc chanteur, sa façon de chanter, encore moins la délicatesse de la femme, nous les femmes nous ne comprenons pas toujours les goûts brutaux de I homme quand il s’agit de boxe, de lutte, etc., mais nous nous taisons; s'il y a encore des femmes sentimentales dans ce siècle de snobisme à outrance, n allez donc pas par vos chichis journalistiques éteindre la petite flamme qui ne vous louche même pas.Ne vous en prenez pas trop à mon français et à mon orthographe, ils sont grippés, et je ne suis pas une bachelière satisfaite.Sans rancune.Pauline THERRIEN NOTE.— Ma chère Pauline, je vous invile à venir entendre avec moi Jean Sablon, s'il revient à Montréal.Je ne vous laisserai que convertie! L'homme du Jour Montréal.ff ABONNEZ-VOUS! Montréal, samedi 5 février 1938 - Les PROCHAINE S FÊTE S d e PARIS Saison de Paris 1938 Humour quand tu nous tiens ! Quoique* exemple* de ce* question* intelligente* que posent certains de non contemporains, et d* ce* réponse*, non moins brillantes, que certains journaux se croient obligé* de psaser pour satisfaire leur clientèle hautement Intellectuelle D.— Avsnt la venue de Tino Ro*si, j'étais fiancé.Depuis., je suit délaissé.Consoler-moi s’il-vous-plait.R.—¦ Je vous conseille de mêler vos chagrins à ceux de Fridolin.A deux on se console toujours mieux.* * * D.— Mon amie doit partir bientôt pour un séjour dans les montagnes.J'irai ia reconduire à la gare.Convient-il que je l'embrasse sur la {date-forme ?R.— Sur le bcc, mon ami.Au fait, y va-t-elle pour faire du ski ?* * * D.— Qu’y a-t-il eu de remarquable dans ia journée du 15 aeptembre 1837 ?R.— Le JOUR né le 15 septembre 1937 s’annonçait un siècle à l’avance pour clamer haut l'indépendance ! * à * D.— J’ai un oeil vert — l’autre gris.Est-ce un empêchement de mariage ?R.— Que non ! Ce n’est qu’après tout un petit travers d’une seule partie de 1a tête.Combien se marient avec toute la tête de travers ?ii h h D.— J'ai trois prétendants : L’un m’aime pour ma beauté — le deuxième pour mon intelligence et troisième pour mes sous.Lequel .dois-je choisir ) -R.—Attende! celui qui vous aimera pour votre modestie.Si vous craignez le délai, tirez les trois autres au sort.Advienne que pourra, votre part sera encore la part du lion.X.Y.Z.Dan» ma chambre j’ai une petite chaise, une berceuse qui occupe l'espace awez étroit entre le pied de mon lit et le pied.du mur.Ayanl dû servir beaucoup, elle n’est plus très belle, mais encore assez confortable quoique ion vernis soil usé, Le siège me plait beaucoup, et pour cause, j'y suis bien assis, c'est-à-dire qu'il est large.Ix dossier est, comme le siège, rembouré d'un tissu fleuii qui.en a vu bien d’autres.Quand je me dépose dedans elle me jette en arrière et je suis là, ia tète en l’air, comme un gros monsieur qui contemple la bouffée de fumée qu’il vient de prendre à ion cigare.Pour aider la "fonçure” qui commence à passer tout droit, j'ai placé un coussin écru que Maman a crocheté.La toile est forte et cinq carrés en dentelle de même couleur sont appliqué» dessus : quatre aux coins et le cinquième au centre.Quand je prends place dan» mon fauteuil, c’est le nom que j'ai donné à ma chaise, je me crois millionnaire, c'est dire qu'il n'en faut pas beaucoup pour s'illusionner.Si je veux m’y asseoir plus confortablement quand je lis me» nombreux journaux, une revue ou un roman ou tout simplement pour penser, (car il faut penser quelque foi» dans la vie) je "me passe" la jambe par-dessus le bras, je me glisse puis je me trouve confortable puisque je suis assis sur le dos.En a-t-elle rendu des service», en a-t-elle vu de» chose» ! A-t-elle apporté sa faible cote-part à l'augmentation de la nation en servant ; à une maman qui allaitait son enfant.Après avoir rendu tant de service» elle est mise au rancard, dans la cave avec moi ; moi qui commence la vie et elle qui est sur le point de terminer la sienne._ Elle est le seul être féminin que j’ai dans ma chambre ; chose rare chez un jeune homme (comme la femme, T homme doit en no» temps moderne», ne pas divulguer le nombre de printemps qui fait bouillonner son sang).Je suis bien avec ma vieille, seule dan» ma cave, elle est comme une bonne maîtresse de maison puisque, comme Maman, elle a toujours les bras tendu».Arthur PREVOS T Un gala d’étoiles La grande nuit bleue monte et déploie son voile transparent sur l'cchar-pc flamboyante que le soir a tendu.Le monde un instant vacille entre deux royaumes puis lentement ia souveraine prend possession de son empire.0 L'heure rose s'efface devant l’incomparable majesté car désormais lui appartient le vaste espace.De tous les points du zénith ruissellent les flambeaux de» étoiles.La tunique d'azur sombre apparaît cloutée de joyaux aux mille feux.Dans la glaciale lumière bleue les constellations, groupées en de fantaisistes formes, se dessinent avec une netteté presque géométrique; voici la Grande Ourse telle un immense cerf-volant, la Petite Ourse couronnée du diamant étincelant de l'Etoile Polaire, et Orion (t son inégal rectangle et le triptyque du Relier; voici encore le Grand Chien qui donne asile à la vedette Sirius, comme le Cygne à Deueb, la Lyre à Véga, les Gémeaux à Pollux, le Taureau à Aldébaran et aussi la Chèvre qui s'abrite sous l’aile du Cocher.Nos yeux rivés à l'inaccessible hauteur, font et refont le magnifique voyage et vont de découverte en découverte.N'est-ce-pas Cassiopée qui tremble d'un si vif éclat au-dessus de Céphre et près de Pcrsée?Et là au fond de la voûte céleste mais c'est la longue et svelte Andromède et le sinueux Pégasse.Quel enchantement nous offrent les étoiles, toutes 1rs étoiles en ce splendide soîr de gala.Elles ouvrent tout grands leurs yeux de lumière et jettent autour d'elles d’éblouissantes et froides clarté*.La grade nuit bleue en est toute illuminée et semble palpiter d'une vie nouvelle.Nos regards s'attardent longtemps sur cette fugitive beauté puis ils redescendent, à rpgrct, vers la plaine blanche, blanche à l’infini.LYNE U prochaine campagne des magasins à chaînes L* "Canadian Chain «tore Association" annonça qu’alls v* continuer plus largement encor* sa compagne de pshliclt* faite par l'Intermédiaire de* Journaux.Un vaste programma a été établi en *e basant sur la* excellent* résultat» donne* par 1» campagne d* près** pendant 1 été et l’automne 1037.Voici ce que dit un récent communiqué de l’A**ocl*Uon; "Le* membre» de l'Association qui four-nlaaant le* fond* nécc*salre* à celt* publicité *ont convaincu» de 1* valeur d» cete méthode cl du haut rendement qu'elle s donné.Le but de celle campagne est de faire connaître au public consommateur de la province de Québec, tou» le» avantages qu’il recueille du système des magasin* à chaîne, avantage qu* partagent aussi k» producteur* de» produits de grande consommation, le* fabricants «t leur personnel, ks municipalités, et le public en général."Le* magasin# à chaînes, en particulier les épiceries, ont trè* lnrgemenl employé lo système do l’annonce, dan» le* Journaux et i’expension de cette publicité est un témoignage à ** valeur.En effet, 1 «ut-nonce dan* le* Journaux est celle qui touche le plu» facilement le consommateur."Grâce à la publicité faite l'an dernier, U vrai «sût d* Holland» a toujours distingué os visu* «In bienfaisant ot lo* vrais Canadien* l'ont toujour* préféré dopul* plu* do sont ami U cortège féérifM 4* U liaière Ct cortège, dû à l'Imagination de Vf.fctany Gauthier, Conservateur du Musée é« Dite» de Bretagne à Nantes, mettrait «a valeur le* diverse* utilisations de la lumière.D servir* d’inauguratloq à la vole gr&n-éio*l, aujourd’hui terminée, qui va du Roed Point do la Défense à l’Arc de Triomphe et pourrait mime »e poursuivre Avenue des Champs Elysées jusqu’à la Place de la Concorde.L» projet dé M.Btany Gauthier est «omposé à la fol* de Char* et de figurants, 11 m compose ainsi; 1* L* Musique; 2° Les Torches; 3» Les Flambeaux; 4°.Le* Bougies; t>° Les «® Lès Vers luisant»; 7° Le* Lucioles; 88 Les Dlamànt»; 8° Le Quartz; 10° Le* Cristaux; 11° Les Phares; 121 L’Electricité; 13* La lune et le» étoiles; 14° L'Arce en Ciel; 15° Le Soleil.” Viendra d’abord le char représentant «ne TORCHE entourée de femme* vêtues dt ehlamyde» à la Grecque.Lis FLAMBEAUX ET LES BOUGIES stmt portés-par des laquais de l'époque.fc»l» XIH et Louis XJV.Tiendront ensuite les lampes, cortège composé d’hommes énferntés dons de -(rendes lamps* de carton.U VER LUISANT sera un long fuae-ligt annelc transparent et lumineux porté par des hommes à pied.Puis les LUCIOLES représentées par de* femmes en costume» orientaux ou japonais portant de* baguette» lumineuses.U QUARTZ et les CRISTAUX forme-Yont un seul char qu’entoureront des femmes dans des cubes lumineux figurent des diamants."LE NORMANDIE" avec scs hublots Iclsirés et ses projecteurs passera ensuite entre deux phares tournants entouré de figurants représentant des marins porteurs de falots.Vlsndra ensuite 1* CHAR DE L’ELECTRICITE, entouré de femmes et d'homme* portant des costumes à paillette» et des drapeaux métalliques.LE CHAR DE LA LUNE et de» ETOILES avec des femme» en tutu» de dan-stuies formant une voie lactée, tandis qu» de» Pierrots avec des mandolines lu-.mineuse* chanteront de* aubades à la ‘lune.Pu)» le CHAR de L’ARC EN CIEL pvfe de* figurants habillés de papiers métalliques et multicolores.Et pour terminer, le CHAR du SOLEIL •utour duquel graviteront les astre*.La force électrique de ces chars sera demandée soit i des accmulateur*.soit à des groupes électrogènes porté* par les Cbirs ou des camion* attelé» à ceux-ci.) U sut 4* la Ross à Bagatelle Cette année, la Direction de» Beaux-Arts de la ville de Paris compte réaliser don* le Palais de Bagatelle une exposition de tableaux consacré* à la "Rose”.En même temps que cette exposition, tne mirée «at envisagée sur la grande pelouse de Bagatelle.Les souper» seront servi* aur cette pelouse ct pendant ces «LE JOUR» est pour l'homme d'affaires un intermédiaire idéal pour la sollicitation de certaine clientèle.Page 7 LETTRE do FEMME New-York, 23 janvier 1938.Ma chère Claudette, I u c« riér omettante ! II y a du jours, je t'annonce une surprise.— Depuis, j'ai altemlu rn vam r«u*ut de question» que, jadi» en pareille ocutsion.tu n'sursi» pat manqué de poser.Seraiv-lu p»r hasard devenue pîu» patiente ou ninpicmeni curieuse } J'avoue que j'ai été un brin désappointer ri.qu'aujourd'hui encore, je nie perd» en conjecture» devant un (ail si banal rn toi mai» qui prend tellement d'importance puisque c'c»t de loi qu'il s'agii et que je croyais m bien te connaître.— Je souponne un malin lutin de (sire de» jiennr» et j’appréhende qu'à mon retour je *erai celle qu’on sur-prendra.— Son nom »'écrit-il avec un grand A ?— Ne me répond» pu — j’sime trop le» surprise» et, puisque ttou» y somme» revenues, je te dirai que la semaine dernière j'ai consacré une demi* joumée à la recherche d’un souvenir qui te (erait au moins un petit plaisir.J'ai donc traité, de» parfums aux bijoux, de» bijoux aux sac» à-main, des sacs à main s la lingerie fine, enfin, d'un comptoir à l'autre j'étais arrivée à ne choisir rien du tout aprè» avoir voulu lout t'apporter.J'avais tout d'abord jeté mon dévolu sur un parfum discret dont le flocon seul t'aurait émerveillée, puis je me suis souvenue tout à coup a'un bracelet d'or ancien qui avait attiré mon attention 1s veille.— Je laisse U !* parfum pour courir su bracelet d'or, mai» avant de revoir celui-ci j’ai arrêté mon choix sur dix objet» différent».—¦ Résultat : dix foi», j’ai changé d'idée ! Perplexe, je me décidai donc à remettre mon projet au lendemain ct m'acheminai derechef ver» l'hôtel.— J’avais compté tan» le hasard 1 Je n'avai* pas fait dix pas que j'aperçoit tout à coup là, devant mot.au beau milieu d'une vitrine, un minuscule et noir manchon d* plumes de coq.C'est ravissant, inédit.J'entre, je ressors, il est à moi, pardon, à toi ! Quand, au bal de Nicole, lu porterai ce bijou emplumé tu ne regretteras pas le bracelet d'or ancien ni le Hocon eux fines ciselures.Je me réserve le plaisir de te l'apporter moi-même puisque le bal n'aura pas lieu avant une dizaine de jours.Je le reviendrai peut-être d’ici-là.En attendant, je te "bonjoure".MICHELLE AB#* an Entre par U Hare#.Ata i digits *¦« coo-dHkiaa adaallre.Servie# (m-##uebl«.CtsMa# fraacata*.C#afret tans égal.Départ 12 &9*vt SfncuvçaL&e L'activité * du Commissariat des Kctea j pari» manifeste à la fols par la lordicetton de* manifestation» organi-*Tf pendant la saison de Paris et par la **J*tlon, à cette époque, de rnanlfes-Ünois dur, caractère exceptionnel.L'année dernière, le Commissariat des v te» d« Pari» a Prl* en char&e te réali-L'tlor.de quatre fêtes: U Centenaire de l'Arc de Triomphe.l2 Nuit du Directoire, dsns les jardins »u Palais Royal Le Songe d'une nuit d'été à Bagatelle.£ Minière de la Passion sur le run-u Notre-Dame.Cette année le» Commissions d’étude, la présidence de M.Robert Trebor, ÎTjbouti aux projets qui vont être in-iiauii ei-apre» et qui ont été approuvés mt le bureau du Commissariat, c’t Bureau est compose de: MM François LATOUR; DARRAS, di-Jîi»ur des Beaux-Arts de la ville de George* HUISMAN, directeur gé-iirtl’de* Beaux-Arts; Robert TREBOR, Üîsîident du syndicat des directeurs de théâtres ; Henri CHAUMET, directeur au Ministère du Commerce; Georges CON-«rirNOT président de la 4me Commission Su Conseil Municipal; Raoul DAUTRY; vfraSSON, président de la Chambre de Commerce de Paria; André MARIAGE, n résident du syndicat d’initiative de Pari,- Victor BUCAILLE, syndic de la vliir André PUECH.Lionel NASTOP.G, conseiller» municipaux; Lucien LASAL-fè trésorier de la Chambre de Commer-[f Georges de WISSANT.jy défaut d’une survivance totale ou «rtlelle de l’Exposition qu’elle* ne pouvaient préjuger au cour* de leur* tra-v»m, les Commlaaiona d’étude du Commissariat des Fête* ont pensé qu’en tout état de cause, elles devaient se préoccuper do l’utilisation pour la saison do Pari* 193S des monuments légués à Pari* par l'Exposition 1937 : la grande salle du Trocadéro et le* Musées d’Art Moderne.L» Commissariat des Fêtes de Paris gsit donc mis en rapport dans ce but tvtè les services qualifiés do la ville de paris et de l'Etat et a établi les projets suivant* pour les fêtes de Paris pendant l'étf 1938: * * * soupers, se déroutera sur une scène une .lo16 divertissements consacrés à !a Rose *t où seront évoqués par des chants, des danses, des poèmes, des ballets.tous les souvenirs littéraires, artistiques, théâtraux, chorégraphique* -Cçvn • sicrcs à ia Ri,.,* (ex- “Mignonne allons voir si la rose" de Ronsard; le ballet de la i°*e de J.I* Vaudoyer; le Spectre de la Rose avec Serge Lifar, etc.) Des roses seront distribuée» aux spectatrices auxquelles on demandera de venir dans des toilettes de couleur rose.L« concours des Rosatti sera demandé et peut-être leur fête annuelle ou l’on couronne la reine des roses pourra-t-elle coïncider avec cette fête.* * ?Le Bal des chtfa-d'oreivr* dans les musées de la vil!* de Pari* et de l’Etal, Avenue de Teki* Sur la terrasse Illuminée qui se trouve entre les deux Palais et dans l'un dee Palais lui-mème, sera organisé un Bal avec le concours des Ecoles de peinture.Le Bal sera costumé et chaque costume devra rappeler un portrait ou un Chef-d'Oeuvre pictural célèbre.Des prix seront décernés aux costumes les plus Ingénieux.D’autre part, la décoration Intérieure du Palais sera demandée à des peintres notoires.Un souper sera servi dans la salle de spectacles du Musée d’Art Moderne et pendant le sou;>er seront représentés des tableaux vivants évoquant les chefs-d’oeuvre connus de nos Musées.— Au besoin on pourra y ajouter une ou deux saynètes, comme le "Peintre exigeant” de Tristan Bernard et demander à des peintres ou à des caricaturistes des numéros de dessins ou même de chant.La centenaire d# Regain# de Btrliez #«x livilid#* Cette manifestation aérait destinée à fêter le Requiem de Berlioz dont le centenaire échoit en 1838.Organisée par Pierre Leroi, qui a fait exécuter l’année dernière, la légende de sainte Elisabeth à l'église Salnt-Euatacho, cette manifestation aurait lteu, soua réserve des autorisations nécessaires et do divers concours, dan» la grande Cour de» Invalides, où le Requiem serait exécuté par un orchestre de choix, dirigé par un Chef d’orchestre notoire.Ui festival Ravel a# Trocadéro Avec l'appui do la direction générale des Beaux-Arts, cette soirée consacrée au grand musicien qui vient de disparaître évoquera le souvenir d’un des plus grands compositeurs français.On puisera dans toutes les oeuvres de Ravel, oeuvres mélodiques, opéras et opéras-comiques, les morceaux et les scinea les plus caractéristique» de son oeuvre avec le concours des troupes de l’Opéra et de l'Opéra-Comique, sous la direction d'un ou de plusieurs Chefs d'orchestres connus.Peut-être ce festival pourra-t-11 Be compléter par- une semaine musicale.Le soapar d# (rood roi Cpttc fête $era établie en liaison avec les fêtes prévues à Versailles et à Saint-Germain, pour le Tricentenaire do Louts XIV.Elle aura lieu dans l’un des salons des hôtels de 1$ Place Vendôme, illuminée pour la circonstance- Le Roi Louis XIV et sa Cour convieront l'élite parisienne et étrangère, à un souper servi suivant la tradition royale avec un menu jla l'époque.Des ballets et des divertissements offerts au Roi Soleil précéderont un Bal des Bijoux au cours duquel, par une anticipation féérlque, le Grand Roi verra s’évoquer devant aes yeux, toutes les élégances de 1938.Cette manifestation est organisée avec le copcours du Comité Vendôme qui groupé la plupart des industries de luxe de la rue de la Paix ct de ses environs.L# vray mister* de la pa*>M Des représentants qualifié» des agences de voyage» française» et étrangère» ont demandé à l'unanimité que la tradition du "Vray Mlstère de la Passion” ne aolt pas abandonnée.Ce spectacle inoubliable qui fut présenté ces dernière» année» à de» milliers de spectateurs sur le parvis Notre-Dame sera vraisemblablement repri» en 1938 du 20 au 30 juillet.Les touriste» canadien» qui Iront en France pendant l’été 1938 pourront donc assister à ces fêtes splendides dont lis rapporteront un Ineffaçable souvenir.la public a apprla à apprécier !« RWgaatn à chaînes *t se rend beaucoup mieux compte actuellement de l'utilité du système qu’au temps où l'annonça 4* press# était moins développée.L’H6t#l Windsor #»t f« centre de* affaire* «t dt la vl# «odala à Montréal ., .c'est la rondex vou* par axcallanca pour lo déjeuner ou la dinar, laa réceptions, le» *oupar» opré* la théitro, la* ban* quet* at la» bal*.Sa cul* •ina y fait la* délice* de* gourmet*.Saa vin* ont une réputation k travail le Canada.Minis or "Pelleter la neige ne vous fatigue donc pas ?"Je reprends souffle en fumant une Sweet Copl” CIGARETTES SWEET CAPORAL “La forme la plu, pure ,ou, laquelle le tabac peut iire /«mé.” Ç Page 8 LE JOUR LES SINGES EN CHEMISE A pro/wH il’une manifestation de nazisme —dans la métropole- BILLET üü HURO S Le Huron, le Mégathérium, le Palais d?Glace assuré et la Squaw raquette use __________ qui ne Pétait pas.Crrtaics hommes àrvendrrA du ungr.c‘nl clair.Lr port tir I* themis* n gang et dr la croix awaitika, t quelquas-un» de no» rrjrtofi» dr chimpanzés, indique suffisamment que plusieurs membre» de IV*-ptee humaine n'ont rtm perdu du talent d'imitation de leuri ancêtres.On a découvert, quelque part en Euro-pe, qu’il suffisait de mettre une chemise brune, de te poser aur le brai un ligne cabalistique et de marcher au pas de l'oie pour entraîner le» maaaei derrière soi, défaire des régimes et en refaire d'autres, transformer des peuples entiers en troupeaux serviles, susciter des haines de races, niveler le» intelligence» ou chasser le génie at briller la beauté, employer l'effort de millions d’hommes à fabriquer des milliers de canons, de mitrailleuses, de tanks, d'avions et autres engins de destruction, préparer hi petite fête du sang, dans laquelle on immolera et fera immoler quelques millions de jeunes gens.Nos singes ont trouvé le truc épatant.Eux aussi se sont mis en chemise et se sont décoré le bras d'un signe cabalistique.Ils ont marché au pas de l’oie, ils ont levé le bras en l’air, avec un ensemble admirable, et, tout de suite, ils ont couru au photographe : "Voyez comme c'est beau, dirent-ils.Snapshottex-nous cal" Et, peu après, la lionne vieille Gazette, accueillante aux manifestations de la folie humaine, faisait paraître dans ses pages, ces spécimens de la jungle canadienne en train de mimer les persécuteurs de l'Eglise romaine.Conduits par quelques ratés, quelques farceurs, quelques fous et peut-être un ou doux roués, nos nazistes font, en attendant des jours meilleurs, des exercices qu'ils prêtaient Iris efficace» dans le maniement du pouvoir et l’administration de la chose publique.Eux qui n'ont jamais rien administré et qui n'ont fiai fait un succès de leur vie, ils ont la haute ambition de faire le •uccès du gouvernement.Ils ont la superstition de l'uniforme, en l'occurrence, une camiiole, et ils ont la certitude que l'habit fait le moine.Seulement, il existe encore, chez nous, pas mal de gens qui croient sincèrement que des ratés*et des spécialistes en farces ne peuvent rien produire de très liable.Il est des mouvements qui n'ont d'autre résultat que des fausaes couches.No* linges ne sont pas très nombreux, par bonheur.Il y a plus de fanfaronnade qu’autre chose dans le bruit qu'ils font.Pourtant, à force de te mettre en chemise et de lever le bras en l'air, ils se donnent l'illusion d'étre légion.Ils oublient que l'on est en pays britannique et que les britanniques, même s'ils ont du sang français, ont le sens de l'humour.On s'en amuse beaucoup dans !a Laurentie.Cependant, il est regrettable que ces éoergumènes puissent prêcher en toute liberté le mépris de la démocratie, le renversement de nos institutions, les bienfaits de l'esclavage collectif, les tactiques d’abrutissement en tnaue.Nous avons lu, dans le discours du Trône, que l'on était résolu de sévir plus rigoureusement encore contre ce qu'on appelle le communisme (chose dont nos gouvernants ne connaisstnt que le nom) et qu'on n’englobe p»s, dans la douce réprobation d- nos législateurs, les pire» ennemis de l'Etat ei de la Constitution.Nous nous demandons pourquoi il y a deux poids et deux mesures.On sait qu'il existe, m Europe, deux peuples que les Etals fascistes sont en tram d’abrutir totalement: l'Italie et l'Allemagne.Ce qui se révèle dans ce» Etals, c'est la haine de l'intelligence, la lutte contre l'art créateur, l’obstruction systématique contre la venté et I adoration de U guerre, c'esl-i-dire.de la force brutale.C'est là surtout qu'on est en train de faire perdre aux jeunes, au nom d'une abominable mystique raciste, les notions élémentaire* de deux autre» forces: la force morale et la force intellectuelle.Et on tue toute liberté, sous prétexte que la liberté est contraire à l'Etat.Chez nous, les singes se caractérisent par qutlque chose de monstrueux: l'aspiration à la servitude.On est en train de louer les bienfaits du coup de pied au c.„ d’en prôner îea vertu» curative» contre Its vices d?U démocratie.Et ces singes ne seront contents que lorsqu'ils auront fait reculer leurs semblables de quelques centaines années, peut-être même jusqu’à l'époque de» singea pur sang.r » Ce n'eit là qu’un rêve, porteurs de la chemise I Vous n’avez pas même l’ombre d'un chef à nous montrer.Et vous n'avez jamais lu ce conte délicieux d’Anatole F rance, où l'on apprend que l'homme heureux n'avait pas de chemise.Paul RIVERIN.Le» “PISSEUX NATIONAUX" Void un* carie et un r/eaatn que » ou» recevons it’unr organisation de crétins.Nous la reproduisons pour bien montrer la sottise et la grossièreté de certaine école nationaliste.MERDE “En bon commumle que vous «tes, ne nout aiderez-vous pat à piuer sur C Union-Jack, ct Jo/e Élorcht-cul." Que Taube du Nouvel An Faut revivre en nos coeurs Le souvenir étemel des patriotes ¦ de "37-55" Que leur noble sacrifice soit Pour nous un symbole d*union Vers l'idéal d’un état libre français.Signé: FAISCEAUX D'ACTION SEPARATISTE DU CANADA-FRANÇAIS.I.
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