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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 15 octobre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1938-10-15, Collections de BAnQ.

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2ème ANNEE No 5 S CENTS 15 octobre 1938 Imbéciles ou malfaiteurs?Sur une grossière affirmation de M.l'abbé Lionel Groulx “/.rj petits Canadiens français, dam le Québec, ne savent jamais le français.I.a chose A apprendre, c’est bien la langue maternelle, On nous dit que pour réussir, il faut savoir l'anglais.Oui, de l'anglais, il en faut pour un policeman ou pour un conducteur de “petits chars"; mais le peuple cana-dieu-français na pas été créé et mis au monde simplement pour faire une rare de policemen et de conducteurs de “petits chars", — (La “Patrie", 3 octobre, pape H.> (.'auteur de cette insanité est un professeur d’histoire dans la plus grande université canadienne-françaUe du pays; il est l'anima-teur-suns-le-savoir du mouvement séparatiste de Québec ; il est l'inspirateur de maintes rutiles associations de soi-disant patriotes, où l'on cultive intensément l'ignorance de la vie et des faits au profit de chimères malfaisantes; il est l'un des rares hommes du Canada français à qui un grand cardinal décernait im titre de supériorité intellectuelle.Le nom-nierai-je ?C’est M.l’abbé Lionel Groulx.Ce suffisant abbé, dont les toquades seraient à pouffer de rire, si elles n'avaient pas de si tristes oonséqucnccs sur certains esprits crédules et confiants, n'a jamais connu le “struggle for life”; il n’a pas eu à lutter, comme tant des jeunes égarés qu’il traîne inutilement à sa suite, pour chercher un emploi dans le vaste monde cauado-améri-cain, où tout est et sera fatalement anglais en dehors de petits cercles québécois: il n’a pas ouvert les yeux, cet aveugle volontaire, trop orgueilleux pour avouer un tort ou reculer devant sa mauvaise besogne, sur les réalités historiques, géographiques et ethniques qui font aux Canadiens français désireux de vivre et non de végéter éternellement, une stricte obligation d’apprendre et de parler la langue d’une majorité écrasante « laquelle nous n'aurons pas l’enfantine prétention d’imposer notre parler; il ne se rend pas compte que Québec, avec moins de trois millions de francophones, fait face à cent-quarante millions d'anglophones avec lesquels il est obligé de traiter, de commercer, de converser, de vivre une commune vie économique et même sociale.Cet homme-là n'a donc jamais rien vu ni rien compris en ses vingt années d'histoire ou plutôt de propagande historique ?Je voudrais voir l’ahhé Groulx avec une famille sur les bras.Il changerait d’opinion et ne prêcherait plus sa prétendue doctrine des “vivants” (Oh ! là là !).Je lui souhaiterais simplement une petite nicce à placer quelque part dans un grand magasin de Montréal.Qu’il aille même chez Dupuis Frères, et il verra si, dans la seule maison eanadicnne-françaisc du genre, située dans I est de Montréal meme, on n’exige pas une connaissance sommaire de l’anglais.Votre nièce, M.l’abbé, elle devra laver les parquets ou rester chez elle, si vous ne lui faites pas apprendre le parler de toute l’Amérique du Mord.L'anglais, langue de policemen et de conducteurs de petits chars?dites-vous.Allez-y M»ir.Vous «ayez que c’est faux.Faites le recensement des quelques centaines de Canadiens français qui, depuis une cinquantaine d’années, ont quelque peu réussi dans les affaires, Je commerce, la finance, l’industrie et même dati6 certaines carrières libérales ?F aites-Ie consciencieusement et jugez ! Vous verrez que 99 pour cent d’entre ces travailleurs intelligents et judicieux, qui n‘avaient pas, dans leur jeunesse, des guides de votre acabit, auraient manqué la moitié au moins de leur succès sans une certaine connaissance de la langue anglaise.Voulez-vous des noms ?¦Je pourrais vous en faire défiler, ici, une byriellc tellement éloquente que vous en resteriez bouche bée.Mais pourquoi donner tant de noms ?Tous les Canadiens français au courant des faits le savent déjà.Et puis, ces hommes de chez nous, qui ont gagné leurs épaulettes en dépit de l'éducation qu'on leur donnait, auraient probablement végété toute leur vie, si, par malheur, ils avaient rencontré, dans leur jeunesse, un berger d'égarement comme vous.# # * Au fond, je sais bien la pensée profonde de M.l’abbé Lionel Groulx.Il n'est tout de même pas assez naïf pour croire en ses propres paroles.J'estime assez son intelligence pour admettre qu'il n'est pas sincère.II serait ridicule de qualifier cet homme d'imbécile.Non, il y a un calcul plus sérieux.On a dit et on a prétendu, contrairement à tous les enseignements de I église universelle et en dépit de l'existence, aux Ktals-l ni- et au Canada, d’une trentaine de millions de catholiques anglophones aussi bons (pie les nôtres, que la langue était gardienne de la foi.Là est le grand secret des bourdes et de* charges de certains maîtres contre l'enseignement de l'anglais.Le secret est là, pas ailleurs.Pensez-y bien et vous verrez.Pour s'attacher à cette marotte, on n'hésitera pas à sacrifier le bien-être, le repos et la paix de [très de trois millions de Canadiens français, nos frères, qui ont droit à la vie comme les autres et qui devraient participer au progrès et à l’évolution nord-américain*, tout *n gardant les traditions essentielle*.Ceux de* nôtres qui ont aujourd'hui la ttaitrise absolue de l'âme, du coeur, des JOUR Indépendant politique, littéraire et artistique ’ Directeur: Jean-Chartes Harvey Administration cl rédaction, 180, rut* Stc-Cuttimiii* est (suite 11), Montréal — Tel.: l*L 8171 Aussi longtemps que les choses iront SYS t êni a l i q u e m en i mal, je continuerai svs te ni a t i q u e ni en i à i/ire qu 'cites na vont pas bien — Henri ROCHEFORT BO-LO.NEY! L s y 7, POiGNEZ-LÂ, LA PBLOTTE! AVEC LE SOURIRE Pléthore de sociétés Jamais on n'a déployé tant d'activité que de cc temps-ci pour créer de nouvelles sociétés avec des noms bizarres.Nous avons eu l’ACJC, puis l'UCC, puis les JOC, puis les jeunes patriotes, puis les nationaux et autres.Un document enfantin qui nous tombe sous la main nous révèle l’existence de la Sigma Kappa Delta Gamma, avec un journal qui porte le nom de "Le Gonzague".Tu parles d'un titre.Nous parions que c'est un bon jésuite qui a trouvé ce nom élégant.Les Gonzaguais s'entraînent à fréquenter honnêtement les jeunes filles et à devenir hommes du monde.Tout ça est fort bien.Et plus tard, ces jeunes éviteront sans doute d'entrer dans des sociétés neutres.?Les ennemis de l’Eglise Pendant que certains maniaques de chez nous arborent la croix gammée, nous apprenons que l'enseignement suivant est donné aux nazis de l'Autriche par les nouveaux maîtres de ce pays qu’on est en train de déchristianiser: 1— La Chrétienté met les Nègres et les Allemands sur le même pied: 2— Les mauvaises choses périssent et les bonnes survivent; c’est pourquoi 1 Eglise catholique doit périr; 3— L’idée d'un Messie universel ne peut appartenir qu’à un peuple mauvais, car un bon peuple n'a pas besoin de sauveur; 4— La chrétienté a toujours entravé le développement de la science, de la médecine etc.; 5— Le Pape est le représentant de Dieu, mais 150 ans après la mort de Pierre, il n’y avait pas de pape: les papes furent toujours les pires des hommes: 6— La Prédestination, la lithurgie de l’Eglise, la Trinité et le péché originel, tout ça est absurde.Ces détails ont été dévoilés par le représentant de l'Irish Indépendant, à son retour d'un voyage en Autriche.On comprend, après cela, que le cardinal Innitzer ait failli être lapidé et mis en charpie par de jeunes fanatiques du régime nouveau.Le cardinal autrichien a cru.un moment, pouvoir amadouer le ftihrer.Il s'est étrangement trompé.Il était aussi confiant que M.Chamberlain après la conférence de Munich.Mais attendons la fin.consciences et parfois de la sic économique et " ' de notre peuple, ont une phobie superstitieuse des contacte avec les “étrangers”.Ils s'imaginent que de tels contacts comporteront, pour nos compatriotes, de telles révélations, qu’ils perdront leur emprise sur eux.Ces craintes (Mint chimériques.Le bien est le bien partout, la morale est la morale partout, la divinité est divine partout.Les hommes qui ne cesseront de prêcher la bonté, la tolérance, la paix, l’amour de ses semblables, le respect des lois divines et humaines, resteront éternellement les vrais maîtres du troupeau, où qu’il soit.Mais ceux-là périront, qui se seront nourris de mensonges et qui auront allumé partout des fovere de haine.jean-Charles HARàEV Tactique révoltante On pouvait lire, la semaine dernière, sur le bulletin d'information d’un quotidien; “Le gouvernement espagnol rejette un règlement qui mettrait fin à la guerre." Celui qui lit cette phrase sans plus sc renseigner demeure sur l'impression que les loyalistes, pouvant faire cesser les massacres qui atteignent les civils plus encore que les soldats et à même d'arrêter la destruction de leur pays, ne veulent pas se rendre à la raison.refusent volontairement de mettre fin à l'oeuvre de mort.C’est bien là l'impression que certains veulent créer chez nous.La vérité est tout autre: Le gouvernement de Juan Negrin s'est opposé avec indigation au démembrement de l'Espagne, voulant épargner à sa patrie le sort affreux de ia République tchécoslovaque.« On voit comment notre bonne presse interprète les mouvements patriotiques d'un grand homme d'Etat.MILLET Enivrez-vous ! Toujours ivre ?Quand donc te i errai-je sobre, loi que j'aimerais comme un frère, si seulement tu voulais m'acmrder un jour de lucidité ?Tu m'as repotulu par ces mois trisies de Huudelaire : Il faut être toujours ivre.Tout est là : c'est l'unique question, Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans cesse.Mais de quoi ?De vin, de poésie ou de vertu, à votre nuise, mais enivrez-vous.Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l’herbe verte d'un fossé, dans la soli-tuile morne de votre rhambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou dis/mriie, demandez au vent, à la vanne, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémît, à tout ce qui roule, à tout i e qui chante, à tout ce qui /tarte, demandez quelle heure il est; et le vent, la vanne, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, i nus répondront : "Il est l'heure île s'enit rer ! Pe vin, de poésie ou de vertu, à votre nuise." Ilaudelaire ne il il pas un mot de l ivresse de l'amour, la seule qui compte.Et c’est [H’Ut-étre [>arie que ton coeur est sans amour, ce t in de l'esprit et îles corps sains, que tu cherches éperdument dans la liqueur blorule, l'oubli de f es [tare et du temps.Mais si tu n'aimes pas, si lu n'as jamais aimé et si lu ne peux aimer, il ne te reste plus qu’à trouver l’oubli total et definitif dey choses, J.-Ch.JL Eu mmmœmsu Baptistarderie d’un crétin par Paul RI VER IJS Un ami de Chicoutimi non* fait tenir par le courrier de la semaine dernière le texte d’un discours prononcé, le L» avril dernier, au poste CK CS, heure catholique, par uu nommé Jalhert.Cela date de loin, pensera-t-on.Oui.mais le sujet est diablement d’actualité.Et nous savons gré à notre correspondant de nous avoir adressé ce chef-d'oeuvre de la stupidité de certains groupes cana-dictis-français.Solennellement, ponipièrcmcul, le nommé Jalhert terminait sa harangue pur ce , * : “Je crois au Dieu des Francs (remarquez que c’est un Dieu nationaliste que se créent ces gens ; ; “Je crois à la mission de ma race (sic) cri Amérique; “Je crois à la supériorité de ma culture; “Je crois que je suis fils de preux, et j’en M.'i* fier ' “Je crois que je suis de la race noble sur ce continent !” Avant d’en arriver à cette envolée, qui nous rappelle qu'il y a un Dieu spécial pour chaque peuple et que chaque peuple a le droit de penser (pic le dieu du voisin est le diable, le fougueux orateur avait cité abondamment “Mennud, mailre-draveur”, ce chef-d'oeuvre de stupidité,*el avait lapé à bras raccourcis i-ur tout ce qui, chez nous, sent l'anglais ou l’américain.Ecoutez-le : “Tenir ! le mot il’ordre des ancêtres.Concéder! le mot d'ordre de la dernière gêné-ration des morts.Après avoir lutté si long-temps pour simplement vivre, nos ancêtres ont commencé à jouir d'une certaine aisance.Pourquoi y Ils étaient encore trop près de la lutte pour cesser de tenir.Mais voici quit la dernière génération est échue une ère île prospérité, prospérité matérielle subite et folle.On n perdu la tête.On est devenu homme d'affaires, et être homme d'affaires, qu'est-ce y Cela a été est encore imiter lout ce qui tient de l’extérieur.C’est surtout s'américaniser.Ce n’est déjà plus tenin à ses traditions et à sa langue.Des preuves ?Mais que ceux qui ont des veux pour voir regardent iloiu.Kegardons les rues de nos villes et même de nos villages ! Examinons les montres de nos magasins !.Mais pénétrez dans les /over* et faites-y l’inventaire de ce qu'on y lit.Comptez le nombre de magazines américains ou toronlois.El quand on sait que les abonnements à res publications sont veii/lus ici même fnir îles étrangers qui ne parlent lias notre langue et que nos gens n'ont pas meme le courage de les flanquer à la porte, oserons-nous appeler cela tenir ?.D'autres preuves ?Mais il n’y a pas si longtemps qu'un groupe, d'hommes rt affaires pensait à fonder un “High School" à Chicoutimi.Pourquoi ?Pour apprendre l'anglais à leurs fils qui auront à commercer avec des com fuit riotes de langue française qui forment 99[jt pour cent de la population.Et on ne songe même pas que le jour où on aura réussi à angliciser nos gens autant qu'on le voudrait, ce jour-là, des commerçant de langue anglaise auront perdu toute gêne et l/t facilité qui leur aura etc donnée [iar les mitres de traiter avec leurs (suilc à la page 2) Le soi! de la democratic en jeu fuir Emile-Charles HAMEL Après des semaines d’une tension créée, entretenue et aggravée par les informations — toute» plus déprimantes les unes que les autres — que ne cessaient de verser la presse et la radio, les gens ne songeaient pour la plupart au lendemain de l'accord de Munich qu'à se réjouir de l'événement qui mettait fin à leur cauche- mar.Comment exiger de la foule qu'elle approfondisse scs joies et rpie, lors d'une réaction presque physique, elle se demande |r prix que lui coûte la délivrance d une menace de guerre immediate .Il était dur pour nous de ne pouvoir nous associer à tous ceux qui célébraient la paix.Paraître désirer la guerre quand on est pacifiste! Mais nous savions trop combien illusoire était la promesse des dictateurs er des politiciens.,, combien éphémère, l’apaisement payé du sacrifice des I chèques.Expier quelques mois d'une paix honteuse par un conflit plus sanglant et plus périlleux tel est Ir sort préparé aux démocraties par Chamberlain et Daladier.Le discours agressif tenu à Sarrrbruck - à quelques milles de la frontière française —• par le chancelier Hitler démon-» tre l'inanité de l’humiliation j franco-britannique.Ce que dé- sire le Führer, c’est la complète destruction de la démocratie.Il dit ne pouvoir se fier à la parole de lamdres on Paris à cause de leurs irginie» démocratiques.lui qui a rompu tous les pactes, n'a respecté aucun engagement et s’est imposé à force de chantage et de bluff.I.'Allemagne a augmenté sa puissance au détriment des démocraties, et cela avec la complicité de Chamberlain et de Daladier, Ce qu'l lit Ici a obtenu ne lui suf/it déjà plus.Les engagements pris à Munich ne tiennent plus.Pourquoi ?Parce que les hommes politiques qui succéderont aux pleutres actuels, à la tête de la France et de la Grande-Hretagne, ne consentiront peut-être pas à ravaler plus longtemps 1rs nation» qui devraient logiquement tenir la tète de l'Europe./ Le Reich n'était pas prêt à la guerre, cet automne; au printemps prochain, il le sera.Pans et l/ondre* pouvaient cette fois compter sur Moscou, Prague, flrlgrade et Uucarrat ; désormais, il ne leur faudra compter que sur leur» propre» (ones.Et 1rs dictature», résolues à faire triompher partout la contrainte et la force, s'apprêtent à porter à la liberté et au droit des gens une nouvelle atteinte, Voilà ce qui nous empêchait de crier "bravo"! lors de la trahison de Munich.Si les grands peuples français et britannique or »r ressaisissent pas, c'en est fait de la démocratie en Europe, la1 sort des principes de justice et de liberté pour lesquels ont combattu des générations de héros et dr génies est en jeu, Toutes les forces spirituelles et morales de l'humanité doivent empêcher qu'ils périssent.Il n'y a jamais que le premier pas qui compte.Comme 1rs autres sont faciles, dans la voie des concessions ! Sitôt Prague sacrifiée à Merlin.l'Angleterre et la France s’apprêtent à reconnaître la souveraineté italienne sur l'Ethiopie, reniant par là l’attitude qu’elles avaient prise il y a deux ans.Et Paris songe à *r„ faire représenter auprès du traîneur de sabre assassin et parjure Franco, Tant de lâcheté gagne-t-il attx pays qui s'en rendent coupables quelque /Wantage ?Mussolini, qui respecterait une France hostile, mais digne.( lame a présent qu'il faudra que cette nation fasse antre chose que lui envoyer uu ambassadeur, pour (pie leurs relations deviennent plus cordiales.Et pour précipiter la mise en vigueur du pacte anglo-italien, le Duce consent à rappeler d'Espagne 10,000 de se* 80,010 "volontaires ", alors que le gouvernement de Barcelone licencie toutes ses troupes étrangères.Il est, de plus, bien entendu qu’au premier revers de Franco, Rome intensifie sort aide.Mais déjà, la conscience populaire s’affirme, en Grande-Bretagne aussi bien qu’en France.l-c premier moment d'exaltation passé,., une (o t apaisée la joie factice issue du menymge de Munich, l’indignation naît et grandit contre le» poli* ti.cm.qui ne représentent plus l’opinion dr : eux ' 'es avaient élus.Le peuple français exige des élections générales, l/rrs d’un vi üt’ii complémentaire tenu dimanche dernier, !e candidat Daladier a été défait.Ne doutons pas qu'il en soit ainsi par tout le pays, quand on donnera aux O* to;, erts de France l’occasiort de se prononcer sur la pcd.-rique de ses gouvernants actuels.Nous pouvons nous attendre a un nouveau groupement électoral et parlementaire, opposé a t parti radical-socialiste, qui a failli a sa mission.En Angleterre, il ne serait pas étonnant de yju- pe les hommes d’Etat pn» a paru (suite à la page 2) 66 19 Page 2 LE JOUR CONTE DU JOUR TU TOUSSES?Mon am; Sigourdin m’as ait invité à paoer une tin de semaine à sa villa de* champ», et j'avait accepte, quoique atteint d'une légère bronchite.J etai» installé, un peu avant l'heure du départ, dan» le train de Vaudreuil.Prendre un train est toujour» pour moi une »orte d'aventure et de plongée dan* l'inconmt.De» que je *atire dan» le wagon, je respire un air pétillant et vif, je me trouve de» *en* rajeuni», une curio-»ité neuve.J'ai laiv»é derrière moi la plate routine de» journée», le martellernent de l'usine, l’encagement de la chambre, la banalité de» trottoir* et la monotonie de» face»; et j’ai quitté une part de moi-même identifiée avec toute* ce* chose».Je m'en vai* pour un jour, libre et léger, dan» une autre vie, dont le but »c, ait souhaitable que *ir Clement Attlee et quelques-uns de ses partisans travaillistes soient appelés à participer à la formation d un nouveau gou* vernement, am, représenter dan* mesure possible Le Reiehsführer a |» défi aux dém< tence même, pable» de rcl seul légimc qui pubre de paix et de bonheur, assuré de ;¦ a plu» large opinion britam dim; fies qu'il menic aut à leur tête r ce défi et de misse .insurer ai M mue.5 LE JOUR Page 3 THEATRES, LETTRES ET ARTS ffl CHRONIQUE RADIOPHONIQUE Enfin ! c'est entendu, nous aurons dé-lormais, et régulièrement du théâtre classique à la radio.* ¥ ¥ Et cela grâce à une très belle initia* tive de Radio-Canada.?* * Pour l’instant, on est assuré que tout ]t théâtre de Shakespeare y passera, en résumé, bien entendu, mais c'est déjà quelque chose.¥ ¥ ¥ Ces émissions ont lieu le dimanche loir à neuf heures, et la première fut présentée dimanche dernier.On y joua le Marchand de Venise.« ai ¥ Si l’on en croit la rumeur, les classiques français seraient également présentés sur le réseau du Québec.* « ¥ Les esprits qui s’intéressent à autre chose qu’aux sports, à la politicaillerie ou eux meurtres sensationnels, regretteraient alors un peu moins l'absence d’un vrai théâtre de Comédie.¥ ¥ ¥ C'est inconcevable, mais il faut b'on l'admettre, Racine, Corneille et Molière sont aussi méconnus à Montréal ‘ qu’à Rouyn.¥ ¥ ¥ Grâce à ses immenses possibilités, la radio peut, dans une mesure plus que satisfaisante, jouer le rôle du Théâtre National de Comédie que nous n’aurons probablement jamais.¥ ¥ ¥ Ce serait donc sans réserve que nous ipprouverions la Société Radio-Canada, si vraiment elle entend doter la province d’une Comédie Française.de l’air.¥ ¥ ¥ Il convient de rappeler ici que de son côté, l’Heure Provinciale a plusieurs fois tenté l’expérience avec succès, nous iemble-t-il.-il est regrettable que cette émission n’ait pjs continué plus avant dans cette orientation.¥ ¥ ¥ CKAC a fait publier un prospectus en anglais intitulé ‘‘Program Ideas”.Comme le titre l’indique, il s'agit d'un imprimé où sont brièvement exposés des projets d’émissions à l'intention des commanditaires éventuels désireux d’accélérer leur chiffre d'affaires par un programme dit ‘‘bon vendeur”.,.¥ ¥ ¥ On y lit des choses vraiment intéres-lantes.A la page dix-sept, on propose un programme qui serait intitulé “Initiation à la Musique", composé de cauteries traitant de l’influence de la musique à travers les âges, jusqu'à nos jours.Des disques de musique "classique” (on peut dire qu’elle est classée celle-là) viendraient apporter un peu de lumière eux explications précédemment données.on garantit la valeur éducative de l’émission.¥ ¥ ¥ .jusqu’ici tout va très bien; le projet lans aucun doute est très bon.mais tenez-vous bien ; ces causeries éducatives (s'il vous plaît) seraient préparées et données par nul autre que ce bon gros Ferdinand Biondi.¥ ¥ ¥ ,.je reconnais volontiers les talents ^'annonceur de Ferdinand; je ne nie pas qu’il ait quelque expérience de la scène.Mais que M.Biondi ait la prétention de donner une éducation musicale à toute vue province, c’est vraiment trop fort.¥ ¥ ¥ .une belle voix chaude, une diction Mette, un grasseyement savamment cultivé ne suffisent pas dans ce cas.il faut â ant tout avoir une connaissance solide de ce qu’on veut enseigner aux autres.ih! si Fridolin savait ça !.¥ ¥ ¥ Dans le même prospectus, on parle SAINT - DENIS PIERRE LARQUEY dan* "L« Mariage de Véréna” •m arann Boltel, lien* Dell, L.Gonnot, Mad?Herrr EN PROGRAMME DOUBLE DANIELLE DARRIEUX dan* “Mademoiselle ma mère" *tm Pierre Brasaeur, Larquer Alemte CINEMA DE PARIS 21«me SEMAINE Jean Murat — Kate de Nagy dan* “NUITS DE PRINCES »* avec Larquey, Fernand Fabre Marina Shubert d'une émission qui serait intitulée : "Les Grands Maîtres b tançais.” Le programme consisterait à présenter simultanément musique* et poèmes des grands maîtres français contemporains.et on donne comme exemples : "Paul Verlaine, Claude Debussy; Rosemonde Gérard, Maurice Pesse".¥ ¥ ¥ Claude Debussy, Maurice Pesse !.et M.Biondi qu: n’a pas protesté ! ¥ ¥ ¥ Il est des “fatiguants” qu’on aimerait voir passer moins souvent devant le micro.¥ ¥ ¥ Par contre, il est des artistes qu’il nous plairait d’entendre de temps en temps.¥ ¥ ¥ .telle Mlle Sylvia Heppel, délicieuse chanteuse, ou Mme Laurence Lavoie-Durieux remarquable interprète de Schumann et de Fauré.¥ ¥ ¥ Si Phil (encore une fois typo, attention) et autres directeurs de postes cherchent avec tant de zèle les nouveaux talents, qu’ils s’intéressent donc à ces deux chanteuses.puisqu’on s’obstine à ne les pas considérer comme des artistes accomplies, elles pourraient toujours se présenter sous la rubrique, humiliante j’en conviens, des “nouveaux talents".Micro SCO ME L’ORCHESTRE DE MONTRÉAL M.Walter A.Merrill, président de la campagne de recrutement de l'orchestre de Montréal, noua communiquait récemment sa satisfaction de ce qu’en trois jours, avec encore dix jours devant elle, cette campagne avait déjà dépassé la moitié de son objectif total.En effet, l’objectif est cette année de mille billets de saison et, au début de la semaine, cinq cent trente étalent déjà placés.Plus de cent solliciteurs bénévoles visitent à domicile ou à leur bureau tous ceux qui veulent l'expansion de la bonne musique à Montréal.Il ne fait pas de doute que leurs efforts soient couronnés du plus franc succès d'ici la clôture de M.WALTER A.MERRILL cette campagne de recrutement — c'est-à-dire d'ici le 15 octobre prochain.En parlant de ce succès, M.Merrill fait remarquer que, depuis neuf ans que l’orchestre donne des concerts symphoniques, les amateurs de bonne musique ont apporté chaque année un appui de plus en plus fort.Nous en sommes rendus à un point, dit-il.où Montréal n'est plus considérée comme arriérée, mais plutôt comme enviée pour le développement progressif de ses activités culturelles.Des orateurs distingués se sont fait et vont se faire entendre en divers cercles, pour'promouvoir la cause de l'Orchestre de Montréal.Parmi les solistes de la prochaine saison, on mentionne dès à présent Eugène List, Georges Enesco et Harold Bauer.Ceux qui désirent se procurer des abonnements pour la prochaine saison pourront le faire d'ici le 15 courant.Durant la présente campagne, on a établi les quartiers-généraux à l'Hôtel Mont-Royal, chambre 2002.On peut y communiquer directement par téléphone en appelant HA.2324.(Communiqué.) Les Variétés Lyriques présentent CARMEN avec n.VOÜI, JOBIX, de l'Op/rn de Paris 20, 22, 23, 25 et 27 OCTOBRE Anna Malenfant Carmen Raoul Jobln Don Joui Thérèse Drouhaln MIchatMa Lionel Daiinai* K«rnml Mo PRIX DES PEACES 11.40 - SI.IS - SI - I.o*e» i S1.6S (taxe Inclusei Billet* en vrnle an Monument \ntlonnl i I.Ancaster 5033-4418 Tous les jours du 10 h.am.à fi h p m Direction t DACXAI» - COI I.ET ENSEIGNEMENT TRÈS UTILE.Pharmacies ouvertes nuit et jour Pharmacie J.A.Gauthier 520 rue Beaubien Est CR.11-55 Pharmacie Montréal 916 rue S.-Catherine Est HA.7-51 j Pharmacie Sarrazin & Choquette 921 rue S.-Catherine Est PL- 96_- .n.armacie J.E.Tremble 1354 rueS.-Cathcrine Ouest MA.2264 I Livraison dans toute la ville LES SPECTACLES MONTREAL Capitol: "My Lucky Star", "Speed to burn".Imperial: "I’ll give a million”, “Passport Husband”.Leow’i: à l'écran: "Sky Giant"; sur la scène: Vaudeville.Palace: That Certain age".Princess:."I am the Law", "City Streets , 2ième semaine.Cinéma de Paris: "Nuits de Princes", 2ième semaine.Saint-Déni»: "Le Mariage de Verena", "Mademoiselle ma Mère".Beaubien: "J’Accuse", "Les Conquêtes de César ”.EJcetra: "Yellow Jack", "Men are such fools"; série: “Zorro rides again", * * * QUEBEC Cinéma de Paris: "Forfaiture"."M.Breloque a disparu".Canadien: "Les Dégourdis de la liicme , Jenny .Victoria: "Maman Colibri", "Quatre heures du Matin".“Sky Giant" (AU LOEWS) Un film qui ne pourra manquer d'in-tétesser toua ceux qui suivent de près ou de loin tous ce qui se rapporte à l'aviation.Dans le présent film, on y représente trois aviateurs qui s'envolent dans le but de tracer une nouvelle route pour l'aviation commerciale.Plusieurs aventures s'ensuivent, et le spectateur est toujours tenu en suspen* dane l'attente de ce qui va se produire.Les producteurs ont su donner à l'histoire et surtout aux adène* aéronautiques, tout le réalisme qu'elles méritaient.C’est sans' contredit un très beau film qui peut rivaliser avec les meilleures productions de ces derniers temps.Des numéros de vaudeville du meilleur choix contribueront à donner à ce programme un attrait encore plus grand.Qu'on en juge par l’énumération de ces numéros: Miss Rose Marie "The Darling of N.B.C.Frank Small’* "International Brevcties" "A quick round trip around the world’* Sully and Thomas "The scrcam-llne comics of the air”.A1 Mardo and Kay "Watch the Dog".Edna Murphy "Jazz toe artist”.Plcchiani Troupe "Scnsctlonal acrobatics" Jerry Shea and his Swing-O-Leers.?* “My Lucky Star" (AU CAPITOL) Avec cette nouvelle production, il nous sera donné d'admirer une fols de plus les évolutions gracieuse* de la championne du patinage de fantaisie.La popularité de Sonja Henie n’est plus à falro car son jeu aussi bien que son patinage sont toujours de premier ordre.Joan Davis et Buddy Ebsen donnent aussi une excellente performance de danse et de comédie.Billy Gilbert fournit lui aussi sa part de comédie.César Romero tient le rôle du fils incouciant d'un propriétaire de grand magasin départemental.George Barbier tient ce rôle.Louise Hovick fait une brève apparition comme épouse de Romero qu’elle marie pour son argent.Arthur Treacher incarne un secrétaire indulgent.Ce film est l'un des meilleurs de Sonja.Or.prut y voir des décors magnifiques.La musique y est entraînante et ;a photographie y est des plus clair.Le spectateur peut-être assuré d'assister à un spectacle de tout premier choix.Comme deuxième film à l’affiche, la direction du théâtre Capitol présente "Speed To Burn." * * * “That Certain Age" (AU PALACE) I.e programme à l’affiche du théâtre Palace nous présentera deux jeunes vedettes que l’on a pu applaudir individuellement dans déjà plusieurs productions.Ce sont Deanna Durbin, la petite canadienne à la voix magnifique, et l’incomparable Jackie Cooper, ancienne vedette des comédies “Our Gang" et de plusieurs autres films.Ces deux jeunes gens sont particulièrement bien supportés par des acteurs de la taille de Melvyn Douglas, Irene Rich, Nancy Caroll et plusieurs autres tous aussi connus.L’intrigue est construite de romance, de comédie et d'un peu de chant.Une atmosphère de fraîcheur s'en dégage qui lui donne bewcoup de charme.Douglas, dans le rôle d'un correspondant de guerre, est très sympathique.La petite Durbin s’en éprend sans que celui-ci s’en aperçoive.Plus tard lorsqu'il apprend la chose, il prépare une mise en scène afin de faire comprendre à la fillette qu'il n'est pas de son âge.Le tout s’arrange à la fin et tous sont contents.C’est un film qui sera apprécié de tous les cinéphiles et en particulier des plus jeunes.?* ?“1 Am the Law", en 2e semaine (AU PRINCESS) Acclamé comme l'un des films les plus importants de l'année à cause de la portée de son scénario, de l'excellence de ses interprètes et de l'efficacité du personne! technique qui la réalisé, “I am the Law", gardera une seconde semaine l’affiche du cinéma Princess.Edward-G.Robinson en est la vedette.C'est, l'histoire d’un homme qui, seul, entreprend une lutte à finir contre les "rackets" dans une grande ville.Robin-Bon Incarne un placide professeur de loi qui devient subitement un ennemi acharné des bandits et des profiteurs, et qui s’engage dans un combat mortel contre eux.Otto Kruger joue le rôle du chef de bandits qui se cache sous les traits d'un honnête citoyen toujours pré*, à appuyer Robinson.Barbara O'Netl tient le rôle de l'épouse de Robinson.Complète le programme: "City Street", avec Léo Carillo et Edith Fellows.N%V»SWVWVaVA^*V,Y.V.V.V.V.V.Y.V.Le Vrai CHEZ-SOI SERVICE IRREPROCHABLE HÔTEL ST.RÉGIS 292, rue SHERBOURNE RA.4135 TOHO.XTO en face de l'église du Sacré-Coeur, fa seule église catholique de langue française â Toronto.____\_______________ SHERBROOKE Cinéma de Pari»: "La Mort du Cygne", "Au Soleil de Marseille’’.TROIS-RIVIERES Cinéma de Pari»: "Si tu Reviens", "L’Innocent".* * * ST-HYACINTHE Corona: "L’Etrange Monsieur Victor", "Titan de» Marligue»", * * * ST-JEROME Reu “Hercule", "La Glu".* * * THEATRES ET CONCERTS Hi» Majeity’i: "Mordkin Ballet", 18 et 19 octobre.Monument National: Daunait et Goulet: "CARMEN".20-22-23-25 et 27 oct.Auditorium du Plateau: Les Concerts Symphonique», 28 octobre."Suits de Princes", en 2e semaine (AU CINEMA DE PARIS) Le lilm "Nuit* de Prince*" qui tiendra une deuxième semaine l'affiche du Cinéma de Pari*, est vrai, humain, Juste.L'histoire est simple.Un homme aime sa femme.et puis disparaît.Elle se présente pour gagner sa vie à un cabaret russe où elle est sujette à des invités stupides, qu'elle ignore d'ailleurs avec nertè.Un jour un homme (Jean Murat) lui fera comprendre que la vie es*, chose délicate, l'amour, un bijou précieux.Kate de Nagy, dramatique, froide, belle fougueuse, Joue avec vigueur un rôle do femme malheureuse traquée par la vie.Elle a mis toute son &me dans uon interprétation pathétique.Jean Murat domine le film de sa fascinanto personnalité.On assistera aussi aux débuts de Marina Schubert, chanteuse remarquable dont le numéro constitue l'un des clous du film.* * * "Le Mariage de Véréna" (AU SAINT-DENIS) Voici une oeuvre sensible d'une portée sociale certaine.Elle peut constituer une leçon utile et faire réfléchir.De beaux sentiments de charité chrétienne, d'amour du prochain et de pardon généreux s’y trouvent exposés.Des artistes tels que Larquey, Jeanne Boltel, France Ellys, René Delx et Mady Berry assurent le succès de cette production.Véréna, jeune servante tyrolienne séduite par Sepp, va avoir un enfant.Elle échoue, morte de fatigue, à la porte de Mile Peters qui, d'abord mal disposée à son égard, s'adoucit et accepte d'ètre marraine de ia petite Rasl.En vain Mlle Peters s'emploiera-t-clle à faire comprendre à Sepp son devoir Ce n’est qu'au moment où Véréna est mnumnte qu’il répare sa faute en l'épousant et en donnant son nom à Resi.Le second film au programme du Saint-Denis la semaine prochaine ne le cède en rien au premier.Il s'agit en effet de "Mademoiselle ma mère", aven la délicieuse Danielle Darleux, entourée de Pierre Brasseur, Larquey et Alarme.Beau succès de Leslie Holmes au Victoria Hall M.Leslie Holmes avait choisi pour son récital dr jeudi dernier au Victoria Hall des mélodies pour la plupart assez peu connues, qu'il a interprétées avec un art raffiné, fait de goût et de sûreté.Déjà, le choix éclectique des pièces qu’il avait inscrites à son programme témoignait d’une culture musicale telle que peu de musiciens en ont à leur crédit.Doué d'une très belle voix de baryton, il s'est affirmé dans les nuances.Il a chanté avec, beaucoup de succès huit mélodies bohémiennes de Brahms, des pièces de John DovvUnd, de Tobias Hume.De Francis Poulenc, il interpréta ce curieux éyde du "Bestiaire" inspiré d’après une poésie de Guillaume Apollinaire.Il chanta avec non moins de goût trois pièces courtes de Ravel.\x Ravel et le Poulenc ainsi qu’un air sur trois notes de Jean-Jacques Rousseau, arrangement de Ferrari, ont permis de constater combien M.Holmes possède une excellente diction française.Le reste du programme comprenait d’intéressantes mélodies dont une de Strawimky.I.e distingué baryton anglais, qui avait été invité à Montréal par Mme Russell, chanta aussi une pièce de M.Alfred Whitehead.E.B.Mise au point J'avais Jeté sur le papier, la semaine dernière, quelques impressions sur l'émission de l'Heure Provinciale du 2 octobre.Mlle Annette Brunet, planiste, m’a fait depuis observer que, vu l'Importance du rôle qu'elle y a joué, son nom aurait dù apparaître dans ce papier qui n'avalt.par ailleurs pas la prétention d'être un compte-rendu (Je ne suis ici chargé de ia chronique radiophonique.) L'observation de Mlle Brunet est Juste, j* rn'y rends de bonne grâce, m'excusant de ne lui avoir plus tôt donné satisfaction.Je me croyais fort mal désigné pour m'exprimer sur son interprétation et.de plus, ai dû rédiger mes notes à la hâte.Je mentionne donc la présence de Mlle Brunet au programme gouvernemental du 2 octobre dernier, en laissant a d autres mieux qualifiés le soin de Juger de son jeu.E.-Ch.H.“ FAIS-LÉ SOUFFERT ! ” La première revue de la saison.De quoi piquer la curiosité de chacun.,.Le public, attiré par une publicité bien faite, intrigué par le litre, vient pour s’amuser ferme ; les confrères de Paul Gury viennent pour.voir, c’est-à-dire pour juger de l’opportunité de présenter à leur tour une revue au cours des moi» qui vont suivre ; enfin, la critique est là pour.critiquer, Disons tout de suite que "Fais-lé souffert" est un succès pour la troupe Barry-Duquesne.Quant à l’auteur, il n’a pas fait plus mal qu'un autre.,, mais pas mieux non plus.Le jeu des artistes a donné toute leur saveur à certains tableaux qui n'étaient pas très neuf», non plus que bien original.Encore M.Gury-Legotiriadec n’a-t-il pas tiré tout le parti possible des comédiens excellents qu’il avait réunis.La revue ne manque pas de mérites : elle est en général amusante : l'enchaînement des scènes se fait habilement grâce au truc du député amnésique, qui fait d'Ovila Légaré mieux qu’un compère habituel.Du début à la fin, la revue fait ainsi un tout d’une agréable fantaisie, et le dénouement est on ne peut plus heureux.Cependant, "Fais-lé souffert" n’est pas exempt de défauts.Le plus grave est peut-être qu’on diffère trop de baisser le rideau après que s'est produit le "clou" l’un tableau (le "punch" si vous pré-érez).Dans "Le roi de» bluffeurs", par exemple, où l'on assiste à la séparation de la charmante Sudette de son mari Tchéko, au profit d’Adolf, le mot le plus drôle est certes quand john empêche Marie-Anne de tirer son épée en lui disant : "Wait and see !" ; cependant, la scène s'attarde ensuite pour le seul plaisir de nous montrer Hitler faisant marcher Sudette au pas de l’oie, en lui bottant le derrière.L’effet est en partie perdu.Ensuite, s'il ne manque pas de chansons (il y a quatre tours de chant par les deux vedettes), il n’y en a cependant qu'une qui soit vraim nt “de revue" : celle que chante pendant “Le congrès des spectacles" Mlle Lucille Turner et qui commente, sur une air de» "Cloche* de Cor-neville", les mystérieuse» disparition» de “Carmen " dans sa forme originale —•— Comma deuxième spectacle de la saison, les Variétés Lyriques présenteront les 20, 22, 23, 25 et 27 octobre, en soirée, l'oeuvre Immortelle de Georges Bizet, l’opéra "Carmen”.Cette oeuvre magnifique, une des plu* populaires qui soient, a été Interprétée dos milliers de fols dans l'univers entier.MM.Daunnls et Goulet croient intéresser doublement le public en présentant la partition authentique, telle que l'a voulue et créée Bizet.Il nous est rarement donné d'entendre un chef-d'oeuvre musical dans l’originalité de sa conception.La tradition, U répétition fréquente et parfois l’Incompréhension de l'oeuvre l'ont déformée à un point qu'une réhnbl-litstion s'impose à la veille du centenaire de la naissance de son auteur.MM.Daunals et Goulet ont retenu les services de notre compatriote Raoul Jo-hln.ténor de l'Opéra et de l'Opéra-Comique de Paris, pour le rôle de Don José, ainsi que d’Anna Malenfant pour le rôle-titre.La distribution complète fait prévoir un excellent spectacle.Nous apprenons qu’une représentation supplémentaire sera donnée le 27 octobre, vu la demande énorme de billets.J AN Peer ce chantera ici le 6 de novembre Il y a des années que l’on entend à la radio la magnifique voix de Jan Peerce.Chaque dimanche notamment, depuis des années, ce Jeune ténor â la voix puissante et nuancée fait le sort le plus heureux aux airs les plus divers du répertoire d’opéra, d’oratorio et de concert.Ha voix est devenue si familière aux radlophlles que Von s'étonnait à bon droit qu’il ne nous fût jamais donné, de voir ce chanteur sur le plateau de concert.C’est tout simplement que ses engagements a New-York l'empêchaient d'accepter ton', projet de tournée, sauf à proximité de la métropole américaine.Cette année enfin, Jan Peerce peut se rendre chez nous, parce qu'il s'est déterminé à répondre aux instances qui lut venaient de partout et à refuser certains engagements radiophoniques pour entrer en contact plus direct avec son public.MM.Goulet et.Maugé.qui entendent bien ne pas restreindre leur initiative a faire venir à Montréal des artistes déjà entendus et archi connus, se sont empressés d'engager Jan Peerce, et.le dimanche soir 6 novembre Ils nous le feront entendre au Monument National.jHIS Mardi-Mercredi, 18-19 Oct.EX MATINEE MEHCHEBI MORDKIN BALLET Avec Patricia Hweninn, l.ucla Chase, Dlmttrl linmanoff, Ois» Ktreadnava, I.eon \ nrltfl» et une troupe de «O.Oltt'HESTHE COMI-I.BT Crin 73e S 92AO.Mat.50c h »ITA.T*** *n plu*.COMMANDES P A II POSTE HEÇt'ES MAINTENANT U THEATRE Billet» en .ente, mardi le II octobre Duplessis.Quelque» autre» de ce genre n auraient pa» éié de trop Enfin, on peut se demander ce que venait faire dans une revue essentiellement comique "1.* mère crucifiée ce gros mélodrame qui pouvait paraître de la propagande.Nous croyions d’abord assister à une parodie de* ‘Main» rouges"., ce n’en était qu’une copie.Pour ce qui est de» artistes, MM.F red Rarry et Ernest Loiselle, de même que Mme Juliette Béliveau, sont d’une drôlerie consommée ; toute» les scène» où il» apparaissent remportent un gros succès de rire, M.Gaston Daunae, qu’on ne voit pa» assez souvent, le» seconde bien, de même qu’Ovila t.égaré.Mmes Bell* Ouellette et Marthe Thierry sont élégantes.Albert Duquesne campe un Hitler des plus remarquable» dans le "Roi des bluffeurs" ; il domine cette scène.Enfin, Mme S.I remblay est fort amusante, de même que MM.I remblay et Juliany.La présentation de Jean Clément, qu’on voulait humoristique, n’a réussi qu’à être inutilement longue, et plusieurs personnes dans la salle ont cm un moment qu’il était "réellement arrivé quelque chose.” ! M.Clément est en voix plus que jamais ; son art semble d’année en année se perfectionner.cependant, il ne nous a pas paru jouir de la faveur du public autant qu’à ses concerts de l’an dernier.Le sympathique chanteur nous a présenté, entre autre, une délicietun pièce de Reynaldo Hann sur un poème de Verlaine, ainsi qu’une jolie fantaisie t "Sur deux notes".Mais ce ne sont pu les pièces que les auditeurs npt U plis* goûté.malheureusement.C’est encor* lorsque Jean Clément donnait de petitea choses sentimentales chantées et rechan-tées au phono et au micro, que le* applaudissements se sont fait le plus nourris.Mlle Lucienne Drivai chante avec beaucoup de charme des chansons heureusement choisies, dont les plus remai* quables sont deux extrait» de "L'Opéra de quai’ sous”, ce film de W.-B.Pabit que Montréal n'a pas vu, naturellement.» Dans son "Hommage à Lord Chamberlain", M.Gury a raté une belle occasion de se montrer spirituel ; il n'a réussi qu'à présenter une figure de cire du Musée Eden, plu» ou moins animée.Parmi les meilleurs sketches, mentionnons : "Les frères siamois", le "Congrès de» spectacles", "L'assurance funéraire" et "Le* deux pochards” — transposition à la scène d'une blague qui a couru le» journaux.Enfin, "La radiophemite", intermède bouffe qui vaut par la drôlerie de Juliette Béliveau, est une satire de» mélos radiophoniques ; cela étonne da l’auteur de "La mère crucifiée".A noter le joli programme, édité par notre ami Paul Maugé.Sur papier de luxe et abondamment illustrée, il constitue un agrsble souvenir pour ceux qui les collectionnent chaque saison.E.-Ch.HAMEIJ ’ ;„»TlO*UL >•*“ oïiirt ^TheRlTZ BROTHERS vBTWBm PHtUIÎ «books m A l’affiche /eœttsuL DURBIN UatŒRM/JVAGE' MELVYN DOUGLAS Jackie Cooper • Irene Rich NancyCarroll -John HaJliday AU FORUM Les Concerts Symphoniques ROSARIO BOURDON MARDI 18 OCTOBRE à 8 b.30 p m.de Montréal chef d'orchf-*tre CONCERT POPULAIRE K*n*flre '', », ,w mmnmmm*.*.* mv%' ivj.,: a?t UU WJi' Page 4 CURIEUX DIPTYQUE L#?“mere ” e/ /*?pittoresque Pui»-j« ouvrir.He même que ’’indique fprm hire, une cautene »ur K imprecation canayenn* ,un* omettre au mom* He aacrer, tout bonnement, et plu» H un* toi» / je rrain* d'être à !a Kauieui Ht eefie chaire Pourriez-vou» m'entendre U je parlai! «erre / Le manda!*, au ta» d’un échappement, qu’on l’en rapporte au directeur du JOUR et aux piloie» Huviaux du parcourt M rai tr» ai-Québec (Pour men lenir i Ik dualité du Curieux Dyptique.il me fallait deux accu»**!).Jean-Charle* Harvey auurait, 1» 'ernaine dernier* : — Ce que nous avon» fourni de plu» original à l’expremon humaine, c’est une poignée de bon» "«acre»”, de ce» mot» qui faisaient dire aux Franc,*!», durant I» Grande Guerre : "Ce» gem-U «on* doiK tou» de» ecr|é»ia»tique» !’ l^e partage e»t autsi allribijable aux marin», parce que je naviguai, plu» d’un jour, dan» leur compagnie.1 je.bon "»*cre”, exprmtion du Québec, et de l’Arabie, »e range habituellement du côté du blasphème, dé» que Jean-Baptbte y ajoute,' au nom d une Divinité, un touhait d* malheur à queîqn un.C e»t encore un blasphème, ou sacrilège, *1 1* même Canayen y met, évoquant une dignité, terrestre celle-là, de» imprécation» envers quelqu’un ; de» exécration», de» malédiction» ; le tout mélé à une impatienta ou 4 un sentiment d’horreur ! Mai», au»»i, le *‘»acre’’ peut »e confiner ï une seule métaphore et, »i elle e»t "bonne”, devenir littéraire ; une trouvaille excellente pour I amélioration d une langue qui déroge ! Ici, nous oubhercm», sans l’excuser tout de même, le caractère distinctif de l’élément blasphématoire.L’image prévaut ! lue ’’»acre a toute chance d’étre véniel, puisque le mauvai» terme ne servirait ici que de ponctuation, de rythme, de cé»ure.et que le goddam remplirait le» silence» de» muette» ! Si tou» le» corps de métier», et no» profeMionnel», prenaient »oin du côté pit* toreaque de leur» expre*»ion» d’impatience «t de joie, il y aurait lieu de croire que cela demeurerait la partie la plu» vivante et la plu» variable de la langue.Plutôt que de chriner en rappelant votre »ouffie, pourquoi, me»tieur», ne crachez-vou» pa».ou ne ravalez-vous pas, maudit I de maudit I Vo» expre»*icm» »ont riche» et nouvelle».Elle» paraîtraient ti belles, loin de» proce»tions interminable» d'ornement» *a-cerdotaux ! Ce n'e»t pa» l'argot paritien qui fit la valeur de* livre» de Rictu*.de Carcot et de Charles-Louis Philippe, mai» la seule trouvaille de» images neuve» sur-gie» du peuple, de sentiment exprimé par l’aide de rapprochement» littéraire» imprévisible».L'argot du peuple ?Le» bon» auteur» ne »'en sont »ervi» que de para* ! On ne faisait ici que ponctuer.Trop d'argot, et le lecteur français lui-même eut fini par ne rien comprendre, maudit t de maudit / Le prestige de Maria Chapdelaine ne vaut point à cause de l'intrigue (elle était banale), de l’at-(elle était servie, en de»crip- •irai.par un* !»ngue déjà vieille d école), du preiiig* d'Hémood (quiconque eut réussi avtc la Prem.ere édition de» Cahier» Vert»).Hémond vivra par *«» dialogue*, le» root* et !?* métaphore» de »*» gen», non pa» fie» beat, de» labour» et de» rivièret ! Hémond «avait faire SACRER »on monde, tant avoir recourt aux maud'.U / le» leur», et c'ett là, maudit qu'il a eu r*i*or.! ¥ ¥ « l>e corpi de métier qui.à mon sent, conserve le plu» de pittoresque canayen, »e trouve isolé dan» le» timonerie» internationale» de* vaisseaux, »ur le Saint-Laurent.Vou» tavez que no» pilote», de Montréal à la Pointe-aux-Pére», ditpo-lent d'une union où seul» le* Canadien* francai* peuven' « inscrire et cela malgré le» critique» de» armateur*.Le» pilote* parlent françai» et leur pittoretque d’ex-presuon», qu’il »’agi»»e de ’’sacre»” joyeux ou d’impatience, vient de l'union ou de la famille.Si le pilote rencontre un vaisteau de* Grands-Lac* et que et vaitseau rencontre mal, puiique ton fond est plat, et que sa cheminée r*t arrière, comme une poignée, le vaisseau de* lac* e»t qualifié de Maudite varlope ! Un Dominion Coal, celui-là porte un grand V majuscule de*-tiné en bleu sur »a chemn.dc noire, on le traite de : Sacrée, vieille-fille dei Dames du Sacré-Coeur ! Vou» comprenez ?C’est que le grand V évoque un ruban qui porte une médaille *ur une poitrine ! D'une barge plate, on dira : un sabot ! un tiroir pour l'ajustement des canaux ! Les île» et les pointe» portent le» nom» des vieille» famille* qui le* h»b't*nl, souvent le» nom» de baptême, ou le surnom de» grandes-fille» ! D’autre» île» rappellent, par exemple.l’Ile-aux-Fesse» ! la Descente de* Dames ! la Roche tâchée ! la Brique oubliée ! etc.Les signaux aussi jouent un rôle.Le «ifflet d'un long coup vient d'un c.cons-tipé ; trois longs coup», d'un c.flasque/ Dan» le brouillard, un péteux! paresseuxI D’un phare éteint, on dira : Il se passe quelque chose à la maison ! D’un phare bien allumé et vitible : Ici tout le monde est marié I Une bouée qui se balance est : Indécente ! La bouée immobile et bien allumée : Morte en action I Doii-je dire que le pilote, aussi bien qu’un autre, ponctue souvent à l’aide de terme» ecclésiastique» ?Sur le fleuve, souvent de même naissent de» Divinité» ! Du "Sacre" au pittoresque, il n'y a qu'un mot et c’est ce mot qu’il est bon de conserver ! Si Harvey n'a point rai-ton, je me remet» à SACRER I Jean-Aubert LORANGER >u» Aujourd'hui: la propaganda propre à uni malpropreté Abonnez faites journal Si OVÏ-'i comme un un époque porte gant ROYAL TYPEWRITER COMPANY, LIMITED Fabrique et Salles de Ventes: 711.73J,_RUE BOURGET, MONTREAL TELEPHONE Wl, 71 SJ* LOCATION - REPARATIONS - ACCESSOIRES Pf ^CND/.V Montréal, samedi 15 octobre 193g Le plus grand Montréal St ta caricature comporte un certain sens critique .• • • .pourquoi ne donnerait-on pas A la critique une tournure caricaturale ?.On constate que, pour s’amuser, le caricaturiste, en soulignant tel trait cocasse manie déjà l’arme du ridicule.• • • .e’esM-dtre, ta seule qui puisse vraiment avoir raison de la fatuité.C’est précisément ce que Fridotin, trop rarement hélas.tente de démontrer.• s » Sous tes apparences d’une candeur inouïe, l-e p'tit gara de Montréal vous fait de ces réflexions acidulées que ne peuvent oublier ceux a qui elles sont destinées .t • • Ainsi, la semaine dernière, visant quelques prétentiards de Us scène et du micro, ce bon Fridotin répond à un de ses élives qui lui demandait comment il faut fane pour devenir grund comédien.• • • "C'est bien facile, lut répondit-il, il faut avoir du ‘front", grasseyer beaucoup et parler fort".ajoutant qu’il n’est aucunement nécessaire de travailler puisque leur le mande aujourd’hui n'a qu’A se déclarer artiste pour l’étre dans l’imagination des foules.• SS Cette vérité énoncée sur un ton de rigolade.a dû créer de la consternation dans les milieux ds cabotins.On a beau dire que dans les circonstances, le pire des cabotins s’imagine toujours qu’on parle de "l'autre", il en prend malgré tout quelque chose .s s s Je pense toutefois qu’il n’est pas prudent de trop suivre l'exemple de Frido-Un., parce que, règle générale, le cobolln est un fat, et un fat stucieux dans la vengeance.t or cette race ches nous sst très nombreuse, que dis-je t elle pullule, elle grouille.et il faudrait être bien myope pour ne pas voir le triomphe de toutes ces médiocrités ambitieuses, non seulement A la radio, mais dans toutes les sphères de nos activités.• 90 Ht le plus triste de cette histoire, on te constate chaque jour, c'est que, par une anomalie bizarre qu’on ne parvient pas à comprendre, les nullités qui sont parvenues, qui sont arrivées pour employer le terme propre, deviennent sujet tabous.consacrées A jamais par l’opinion populaire.• • • Bien imprudent est celui qui osera percer d'une plume satirique ces réputations gonflées de prétention et de publicité mensongère.• • • .les représailles alors, sont implacables, farouches.une A une tes portes menant aux situations convenables se ferment avtc une régularité qui tient du prodige.tel est le châtiment réservé à ces jeunes ”effrontés" qui ojent crâner devant le piédestal du crétinisme glorifié.• * • A l'exemple de Renan, ces jeunes se disent non tans amertume "que l'idéal et la réalité n'ont ri en d faire ensemble; que le monde, jusqu’à nouvel ordre, est voué sans appel A la platitude, A la médiocrité; que la cause qui plaît aux âmes bien nées est sûre d’étre vaincue; que ce qui est vrai en littérature, en poésie, aux yeux des gens raffinés, est toujours faux dans ie monde grossier des faits accomplis".• • • Qu’ajouter d cela, si ce n’est que d'inviter nos classes "dirigeantes" à méditer cette citation de Renan, Renan que Val-dombre, pour sa plus grande honte, a qualifié d’auteur désuet, vendu et pourri.• • • D'Autriche, nouvelle province de la plus grande Allemagne, nous est venu la nouvelle que le cardinal Innitser a été blessé par de jeunes nazis et que son chanoine Johan Krawanik, après avoir été traîné jusqu’à une fenêtre, fut flanqué dans le vide.• • • Dans la petite feuille rose-tendre et fasciste par surcroît, V1LLUSTRATI0M, puisqu’il faut l'appeler par son nom, (on ne pourra pas dire que noe renseignements nous viennent de Moscouj on y lisait des choses comme celles-ci : "Les catholiques de Vienne vivent dans la crainte." "Les jeunes natls entonnèrent des chants guerriers (A pax üermanica !J et répétaient en choeur : où doit-on placer le cardinal Innitser t A Dachau !" (camp de concentration J.Ou encore : °La police secrète et des détectives gardent ci soir le palais archiépiscopal et protègent la vie du cardinal ¦ • • Mous ne sommes pas des "rongeur de balustres", mais nous déplorons profondément que de jeunes patriotes enragés blessent des cardinaux et joutent des chanoines par les fenêtres.Il ht tous le» Bulletins de Tempérance; rideaux baissés et portes closes, il ee saoule la gueule comme un cochon.mat» c’est un bon garçon.Il fait la charité avec ostentation; il rogne impitoyablement le.salaire de scs • • • employés.mais c’est un bon garçon.(t lapiderait la fille de joie; il cajole sa secrétaire en douce.mais c'est un bon garçon.• » • Cinquante-deux jours par année 11 va d la messe; trois cent treize jours par années Il cherche des schemes.mais c’est un bon garçon, • • « Dans son gousset gauche un chapelet; dans son gousset droit : une boite métallique.mais c’est un bon garçon.• • • Il évitera certains mots; il risquera tous les maux.mal» c’est un bon garçon.Il fréquente les Heures Saintes.et les heures moins saintes.mais c"est’un bon garçon.» • « Il est patriote en parade; il vendrait son pays comme "Vautre" pour trente deniers.mais c’est un bon garçon.Il a le respect des lois; par raison démonstrative il ruinera légalement son prochain.mais c’est un bon garçon.Les Concerts Symphoniques de Montréal M.Jean Dansereau, «oliife au concert du té octobre La direction de» Concerta Symphonique» de Montréal est heureuse d’offrir à ses auditeurs, au premier concert de la saison sous la direction de Monsieur Wilfred Pelletier, Monsieur Jean Dansereau, planiste virtuose, comme soliste.Monsieur Dansereau, élève d'Edouard Rlsler, Prix d'Europe en 1914, plus connu à Montréal, comme Hector-Jean Danac-reau a pour des raisons d’euphonie et pour fa.re plus français laisser tomber un de ses prénoms.Depuis les tournées qu'il a faites comme accompagnateur de Mary Garden, de Rodolphe Plamondon et de Jean de Reské, Monsieur Dansereau a été fort occupé à se tailler une superbe réputation en Allemagne, en Hollande et en Angleterre.Les critiques des Journaux européens ne tarissent pas d'éloges sur le compte de notre compatriote.Entre autres le "Anzeiger" de Dresde éeriviit de lui qu'il était “un maître du piano"."La personnalité musicale du planiste canadien.ajoutait-il, est extraordinaire et sa manière d’interpréter des oeuvres si opposées les unes aux autres est une démonstration convaincante de la puissance artistique et de la richesse de la conception de cet artiste extrêmement doué.” Les abonnements pour la saison 1938-1939 s'enlèvent avec une grande rapidité.La direction demande à sa clientèle de vouloir bien faire ses réservations au plus tôt au bureau des concerts, chambre 219, hôtel Windsor, téléphone LA.6037, Matinée d’initiation à la Musique Symphonique Samedi le 15 octobre, sous la direction de Monsieur Wilfred Pelletier.Programme : 1.—L’Italienne en Algérie, Glaocchlno Rosslnl.2.—Haydn.Sa vie.Son oeuvre.3.-La Symphonie enfantine, François-Joseph Haydn; a) Allegro; b) Mcnuetto; c) Finale.Intermission.4.—Preciosa.Ouverture.Charles Marie de Weber.5.—Initiation aux instruments de l'orchestre.6.—Questions.7.—Symphonie en la, Camille Saint-Saëns.Il y a quelque temps, M Candide Rochefort, député dé Ste-Marie, donnait, à la radio, une causerie sur la fédération des dtierse» municipalité» de File de Montréal.Il insistait sur les avantages économiques et sociaux d’une telle fusion administrative Mous croyons intéressant de reproduire ici, «a»i* les modifier, quelques parties du texte de la causerie en question : A mon avis, le point principal dont dé-pend réellement le redressement économique de Montréal, est la disparition de la veritable hérésie — hérésie administrative et hérésie économique, que repré-gente l'existence autour de la Métropole de trente-cinq autres municipalités qui devrait n'en être en toute logique que des quartiers, qui devraient en faire partie, qui, a tout le moins devraient sous une forme quelconque, participer à l’administration commune d'un plus grand Montréal, prendre leur part de ces charges comme de ses bénéfices s'il y en a.Les taxes ne s'en trouveraient pas augmentées, mais bien au contraire, les citoyens constateraient rapidement un allégement de leurs charges, en même temps que les municipalités voisines, c’est-à-dire les nouveaux quartiers tireraient de cet état de chose des bénéfices dont elles ne jouissent pas actuellement.De nouvelles possibilités existeraient qui faciliteraient la mise en exécution de tous les projets d'ensemble touchant à l'urbanisme, à l'hospitalisation, à l'hygiène sociale, à la sécurité, à un meilleur trafic, à l'éducation.à l'utilisation des loisirs des travailleurs, etc.Nous serions alors capables également de créer et de développer chez nous un système nouveau de propagande, de véritable publicité qui devrait être capable d'attirer, dans les limites du plus grand Montréal, de nombreuses Industries à qui l'on offrirait, non plus seulement certains avantages fragmentaires, mais dans une vaste étendue, une situation exceptionnelle à des conditions toutes nouvelles.Enfin, la décongestion de la circulation, avec l’amélioration certaine des taux de l’électricité dans l'étendue du plus grand Montréal, de» taux de gaz également, des tarifs de tramways, on pourrait aussi envisager la création possible d’un chemin de fer souterrain, d'un véritable "Metro" comme à Londres, à Parts, a Berlin, à New-York, c’est-à-dire comme dans toutes les grandes cités du monde.Notre projet amènerait une amélioration rapide dans la vie agricole des environs de Montréal, de Montréal ai Je puis dire, car nombreux seraient à ce moment, les cultivateurs sur le sol de notre Métropole.Il y aurait lieu de prévoir la construction d’un gigantesque marché semblable aux halles centrales de Paris, d'où partirait vers des marchés de quartiers et chez tous les marchands détaillants, une production agricole augmentée, améliorée et sélectionnée avec une bienfaisante méthode.D'où naîtrait une situation bien meilleure pour la classe si intéressante et si nécessaire des marchands détaillants indépendants, du moyen et petit commerce de détell, d'où naîtrait bien sûrement la solution de graves problèmes que doit rencontrer, affronter notre populaire et sympathique "épicier du coin".Mais pour que le projet, dont j'expose en ce moment la structure, puisse se réaliser 11 faut deux choses : la coopération des municipalités voisines du Montréal actuel, de la population dei campagnes avoisinantes, d'une part et d’autre part, l'aide franche et complète du gouvernement provincial.Voyons la première condition.Il existe malheureusement dans les campagnes, mime les plus voisines de Montréal, un sentiment qui n'est pas toujours de très grande amitié pour la grande ville.Je dois avouer que certains politiciens ont peut-être développé cette tendance au cours de campagnes électorales et nous avons constaté là une fois de plus que la semence de mauvaises herbes germe toujours très vite.La grands ville n’est pas coupable de tous les méfaits dont on l'accuse et la majorité de ses habitants sont frères de travail et de misère, des cultivateurs.Il ne faut pas oublier que Montréal a une population ouvrière de plus de 600,000 âmes, 600,000 personnes qui peinent, qui luttent, et qui sont dignes non seulement de la confiance mais encore de l'amitié la plus vive de cette autre classe de travailleurs que représente la classe agricole.A l’heur* actuelle, ie district agrico» autour de Montréal souffre dune culté de gain, du fait que le marché ?çar.tcsque qu» devrait représenter — lui noire métropole est en grande plrt", alimenté par les provinces voi»)af.quand ce n'est pas par la Colombie Br! tannique ou l’ile du Prince Edouard, ç dira jamais les quantités de lait, de fn^' de légumes, de conserves, de viar^.j congelées, de poissons sous toute |(i formes, qui viennent, hélas, d’en dehc i de Québec Etat de chose que supTnos.rait, avec un peu seulement d’organin, tion, la création du plus grand Montrés' qui serait pour la classe agricole tout» entière dans un rayon de plus de eer> milles autour de notre grand* cité * début d'une ère de véritable prospérité Mais cette modification à cet état dt choses actuel ne peut pas, je le répété H faire sans l’aide du gouvernement prtk vincial.Il lui faut comprendre l'intérêt, non pas de cette centralisation car ce est pa3 une, mais de cette coordinate des efforts, de cette fédération d'intérêts communs, en un mot, de ce besoin able t que ressentent tous les citoyens qui hib-, tent non pas seulement Montréal nj4J toute l'ile de Montréal et ses alentourj, d'un grand Montréal, définitivement r»! dressé et organisé.11 serait indispeni»K« que le Ministère Provincial inscrivit p4r.ml les affaires les plus urgentes l'étuda de ce projet, parmi celles qui devraient prendre force de loi dès la session pro.chain*.Et le gouvernement provincm pourrait en même temps prendre aussi quelques autres résolutions qui seraient de nature à répondre à l’équité la riui élémentaire.Il pourrait, par exemple, i» rappeler que le grand Montréal que nom prévoyons représenterait plus de ia mol'.:» de ia population de la province de Qu», bec et qu'il serait seulement que l'entit» nouvelle soit consultée par lui chaqm fols que le Parlement provincial serai saisi de législations concernant le travail, sa règlementaUon, 'e* loi* ouvrières, lM lois de circulation, l’établissement d» taxe et de nouveaux Impôts, l'allègement, si souhaitable, de certaines charges pou* l’industrie, la règlementation des taux d'utilités publiques, les lois Industrielles, les lois commerciales, celles des chemini de fer, du camionage, et même les lo» purement morales tel que la loi dii Cadenas.Bien entendu dans tout ce que nom venons de dire, dans notre projet lu.même, il n'y a pas, je tiens à l’affirmer tout de suite, la moindre Idée de la cré».tlon d'une nouvelle province, encori moins d'un état Laurentten sur les bord» du St-Laurent.Nous laissons cela à de» rêveurs, peut-être sympathiques, très honnêtes et tout a fait charmants, mas manquant, à tout le moins, de sens pra-tique, de réalisme.Non, ce n'est pas us Etat dans l’Etat que nous voulons.C'en simplement la réalisation moderne dur.» véritable cité digne dù temps présent, réalisation qui permettrait d'appliquer t cette ville Immense et raisonnée toutM les lois scientifiques de l'urbanisme, d» l’Hygiène, de la santé publique et du bien-être social.C'est aussi un acheminement que nous souhaitons vers l'unité natio-nalc, un exemple qui pourrait servir a nos gouvernants pour créer aussitôt qua possible, en tenant compte des besoin» historiques, des traditions les plus respec-tables, un plus grand Canada, uni, sar.» Inutiles et stériles barrières Enfin, je ne vols pas du tout en quoi la réalisation d’un tel projet, qui apport»-rait évidemment infiniment plus da mieux-être à la classe ouvrière, qui per-mettrait de multiples terrains de Jeux, d» sport, qui supprimerait automatiquement la plaie du taudis qui apporterait dans la grande ville plus d’air, plus de lumière, d'hygiène, physique et morale, je ne vol» pas, dis-je, en quoi, la réalisation de c» projet pourrait heurter, si peu que c» soit, les Intérêts du capital et de» capitalistes.Je ne vise pas du tout à contrecarrer leurs intérêts, ni leurs désirs.Bien au contraire, le capital trouvera dans 1a mise à exécution de mon piujet merveilleuse de s'employer, comme 1» plus grand Montréal aura également besoin des capitalistes qui lui apporteront, contre les meilleures garanties, une aids indispensable.Mais je serai heureux d’entendre, cependant, si elles existent, les objections que l'on voudrait bien m» faire, les observations que l'on voudrait bien m'adresser.même si pour cela t’hon.juge Fabre-Surveyer nous soupçonne de faire le jeu des communistes ou d'émarger des fonds secrets du Kommtntern.mai» s'il savait le piure, comme on s’en contrcfout • RR £« tout cas, ce qui est certain, c'est qu’Adrien Arcand, rédacteur en chef officieux et caché de VILLUSTRA TIOM va encore une fois être obligé de bafouiller pour atténuer cette "maudite" nouvelle qu’un étourdi a dû publier A son • • • .A molli» que Goering, le lointain instructeur de notre führer de foire, ne lui apprenne par voie de câblogramme, comment rejeter le blâme sur les communistes.• • • Et ce cher Mario, dans sa page de politique étrangère, comment va-t-il s'y prendre ?.• • • .les journaux italiens qu’il martyrise si dextrement avec tes ciseaux et te pot de colle sauront-ils le tirer encore une fois d'embarras ?• • • Toutes ces questions sont de ta plus haute impo-tance.et tellement amusan- .tes avec ça.Motre camarade Arthur Prévost commence aujourd'hui même la publication de son hebdomadaire, "Le Quartier Abuntsic’’, feuille destinée aux Intérêts du quartier où il habite.Bonne chance à l'ami Prévost.VM BOM GARÇOM • Si excitante que soit la chasse .ai abondant et varié que soit le gibier .vous constaterez bien vite que toutes les bonnes pistes conduisent a la Black Horse—la bière la plus délicieuse au Canada' Fabriqué par la célèbre BRASSERIE DAWES, ce moelleux breuvaee ' depuis cinq générations, a fait les délices de ceux qui préfèrent ce’ qu'il y a de mieux.II n’y a donc pas i s'y tromper: pour trouver une source de pure satisfaction, guidez-vous sur la Bière Black Horse et.n'oubliez-pas que la Black Horse favorise aussi la digestion.La meilleure bière au Canada Black Horse Une favorite depuis cinq générations Page 5 Montréal, samedi 15 octobre 1938 LE JOUR Tribune libre Quand va-t-on résoudre le problème de nos taudis?—•— j; y»* ridicule de voir qu'une question l! importante — spécialement à la veille de la préparation de la grande fête qui aura lieu en 1912, à l'occasion du Troisième Centenaire de la fondation de Ville-Marie — aujourd'hui Montréal — parait pas faire songer nos administrateurs municipaux.Ui main-d’oeuvre manque-t-elle pour jr-er les taudis de la métropole, à terre ?•‘."y a-t-il pat des chômeurs par milliers nui attendent avec anxiété le jour où on embauchera et ou ils seront mis au travail, en un mot ?Ce sera alors une situation normale pour eux.Seraient-Ils heureux de voir ce fait ?Leur joie serait très grande, c'est évident.Que notre cité — i.e.ses admlnistra-,PUr?_ tngage les chômeurs à un salaire raisonnable.Les plus bas salaires doivent être 50 sous de l’heure.Les plus longues journées devront être de huit heures de travail.Ford donne des salaires minimum de Jl.no l’heure.Et ses employés roulent Uuto.Quel mal y a-t-il à cela ?Les gens qui sont contre les salaires de moins de cinquante sous l'heure, romprennent-ils que si les ouvriers gagnent une pitance, ils sont malheureux et des victimes du communisme.Les agents de Moscou ont facilement beau jeu à enrôler ces mécontents.Mais qui en est responsable, sinon nos administrateurs ?Puis ce salaire-pitance ne peut pis faire prospérer le commerce.Les chômeurs peuvent être employés à la préparation des matériaux de construction : comme la pierre dans les carrières.Notre cité n'a-t-elle pas des terrains qu’elle pourrait convertir en carrières ?En un mot nos chômeurs feraient des matériaux de construction avec de la matière première.Mai3 vous direz que Montréal va prendre la place des particuliers ?Pourquoi pas ?puisque les particuliers ne trouvent pas les moyens de faire dlsparaitre nos taudis ?I*s chômeurs seraient donc divisés en deux camps, les démolisseurs et les autres dans la préparation des matériaux.Ensuite, quand les taudis seraient disparus, les chômeurs construiraient de belles résidences.Les propriétaires de ces taudis verraient de belles et modernes résidences remplacer leurs maisons délabrées.Eux aussi y trouveraient de grands bénéfices.Où trouveraient-ils l'argent ?Le gouvernement fédéral prête à ceux qui construisent actuellement.Pourquoi ne le ferait-il pas aux propriétaires de taudis ?Seralt-ce un acte de mauvaise administration que de contribuer à l'embellissement de la métropole du Canada ?N'est-il pas temps que Montréal se réveille, si elle ne veut pas que Toronto lui enlève le titre de métropole ?Pensez-vous par exemple que Toronto endurerait aussi longtemps que Montréal le trou béant que nous avons, à l'angle des rues Dorchester et Mansfield ?Ah ! nous sommes des mous, nous les Canadiens français de Montréal.Notre intérêt va-t-il enfin nous faire changer de tactique.La crise dure parce que nous ne donnons pas de travail à ceux qui en ont besoin et que nous ne faisons pas les travaux leR plus nécessaires.Qui en portent la responsabilité; les gouvernants, n’est-ce pas ?Cessons nos prises de bec et à l’oeuvre.J-T CHENARD Montréal, 11 octobre 1938.WHITE OWL Les hommes avisés savent qu* les White Owls ont meilleur goût.INVINCIBLE et 'STREAMLINE' t *-] PALETOTS I 'M.V Am?.C V'V'V < .y L» • }y-yôrr Messieurs! 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Aurez-vous le malheur de les négliger une fois ?ils seraient capables de bouleverser toute la ville, de mettre le leu à votre journal et de vous abattre là coups de revolver ! Ce que vous attrape/., en tout cas, comme coups de gueule ! Dire que, bien souvent, si on n'en parle pas, c'est simplement pour éviter de dire sur leur compte de dures vérités.Il y avait les “m'as-tu vu".A propos d’un gars de lettres fort en gueule, i ami Micro Scome a troué : "m'as-tu lu '.Il y a encore, avec la radio plus que jamais, les "m'as-tu entendu”.Et les femmes ne font souvent pas les moins | féroces.Sûrement pas les moins prétentieuses.LISEZ ‘’LES GREVES DE SOREL” 250 pages île lecture Intéressante *1.00.franco *1.10 , à la Librairie J.A.Pony Limitée •Vil CM, rue fite-Cntherlne, Montréal Des taies d’oreillers en papier ! On aura tout tru / Un procédé spécial de préparation permet aux manufacturiers de nous offrir ces préservatifs contre la poussière.De plus, la plume ne peut passer au travers et l’odeur de pin dont elles s’imprégnent rend le sommeil plus réparateur.Quand vous êtes à TORONTO Descendez à l'HÔTEL ST.RÉGIS 39i, rue SHERBOURNE RA.4135 en fare de l'église du Sacré-Coeur, !» seule église catholique de langue française à Toronto.Grand'mère la guerre.—%— Silencieuse elle se tenait, près du foyer, blottie, dans sa bergère qui avait vieilli avec elle.Elle songeait la vieille grand'ma' man aux cheveux que les jours avaient [toudrés, et les souvenirs tris-les, tristes comme sa vie affluaient en nombre depuis quelle avait surpris un sujet qu’on ignorait en sa présence, La GUERRE, on voulait recommencer la guerre.Victime de cotte monstruosité humaine elle ne peut concevoir que c'est enebre un mot canadien.La dernière Ta fait veuve, d'un homme qu'elle adorait et ravi deux grands fils qui étaient à vingt et un ans demeurés ses tout petits.Elle le voit, lui, l’Aimé à son départ.Il était colonel et ma foi avait grand air malgré un demi siècle d’années à son crédit dans le livra de la vie.Son absence serait brève, bien non, la guerre ne pouvait durer.Il ne revint jamais.Un malin un banal papier timbré lui apprit froidement: “Tombé au champ d'honneur".Ce message qui était h glas de son beau roman d’amour la brisa toute, mais il y avait ses petits qui étaient simples soldats là-bas et pour eux elle vécut de l'espoir de leur retour- Jean fut lue un soir de bataille et Pierre compta au nombre des disparus.Mère-grand à tête blanche pleure en sourdine le départ des petits, des hommes, qui demain seront appelés sous le drapeau de la patrie, dé/rart qui sème des pleurs dans les yeux de toutes celles qui aiment.Silencieuse elle sc tenait, près du foyer, blottie dans sa bergère qui avait vieilli avec elle.Simone CHAMPOUX Pour tous vos problèmes personnels voyez un psychologue consultant.L’INSTITUT PSYCHOLOGIQUE offre un service de consultation confie à des professionnels d une compétence reconnue par les universités.1C6.University Totver 060, Stc-Catherinc ouest LAltcaiter 563$ Montréal Pour la débutante ou l'épousée de T automne, rien de plus seyant que celle robe du salin /lèche, d’allure on ne peut plus romanesque.Noter la forme de l'encolure.C’est un modèle ('.allot Soeurs.Éducationnel et educatif Montréal, il octobre, 1938.M.le rédacteur du journal “Le Jour”, Montreal, P.Q.Monsieur, Dans son dernier roman, “Cécile parmi nous”, Georges Duhamel fait dire à l’un des personnages auteur d’un portrait de l’explorateur Stanley : “Mais le dictionnaire Larousse, tu penses peut-être qu'il est fait pour les mouches ?.Tous les gens qui font ces romans extraordinaires que tu lis, le soir, en bavant jusqu'à ce qu'il n'est plus une goutte de pétrole dans ta lampe, tous ces gens ont pioche le dictionnaire Larousse".Piocher, vous savez ce que cela veut dire, mon cher rédacteur.Evidemment, il n’est pas donné à tous d’avoir le “gros” Larousse.Il faut se contenter — si l'on peut dire ! — du Petit Larousse Illustré, Sans doute, le "petit'' n’est pas mal, bien que si j'avais l'ambition d’écrire un roman comme le personnage de Duhamel ou comme celui que nous donne M, Paul Morin le dimanche soir, j'aurais mauvaise grâce de ne pas aller consulter le "gros” chez le monsieur d'à-côté.La boutade de Georges Duhamel m'est revenue à l’esprit, l'autre jour, quand M.Paul Morin est venu prétendre, à la radio, que le terme "éducationnel” était un pur anglicisme.Le conférencier dont 011 connaît l’inépuisable ingéniosité quand il s'agit de présenter son sujet, s’est prononcé "ex cathedra" sur l'emploi de ce mot qui n'est autre que le mot anglais "educational" employé à tort, dit-il par nos éducateurs.Un seul mot est français, explique-t-il, pour traduire “educational", c'est éducatif, M.Morin a tort.Il s'abuse et il ne consulte que le "petit” Larousse.C’est malheureux.Educationnel est très français.Educatif aussi.Mais que dira-t-on chez les éducateurs éducables quand ils auront entendu cette sommation pour le moins étonnante, eux qui emploient couramment l'adjectif “éducationnel" tout comme le font les ouvrages pédagogiques.Ces deux termes qui dérivent d"‘cducation" ont la même valeur, mais il y a une nuance entre les deux.M.Morin en sera quitte pour l'expliquer à son cours dimanche prochain.ROSEMONDK FANTAISIE COQUIN D’AMOUR.Même si Ovide en a fail un traité, le Docte des vas, le romancier une maîtresse longuement fréquentée, il n'en de-meme pas moins vrai que l'amour c'est une bien triste chose qui tend les hommes gagas et fail commettre aux femmes., des bêtises, Vous avez lu la mésaventure de Lula Belle ?Vous vous souvenez, c’est la fille du geôlier ; elle a donné la clef des champs à James Godwin, ce chenapan de malheur, qui lui a conté fleurette det-riére les barres de sa cellule.Je panerais quen vojiont la pholo de ce couple disparate vous avez ri ?Moi aussi d'ailleurs, mais ça n'a pas duré.J'ai d'abord regardé le criminel.Le reporter a un peu exagéré en le qualifiant de beau.J'avoue toutefois que, placé pies de.sa conquête, il avait presque l’air honnête, malgté scs oreilles décollées et son nez trop court.Mais Lula Délie — let noms ont parfois de ces cruelles ironies — son double menton, scs lèvres tombantes, son nez énorme, son oeil amorphe, sc s sourcils hirsutes, ses cheveux plaqués à la diable, le tout juché sur une charpente monumentale, est vraiment repoussante.Mais c'est celle laideur même qui a brusquement arrêté mon tire narquois, car à travers elle j'ai vu un coeur, un coeur ingénu dont le goujat a abusé.Si elle eut été jolie, cette aventure pitoyable ne lui serait pas arrivée.Bien avant ses vingt-deux ans Cupidon lui aurait fait la cour.Elle aurait eu, comme noui toutes, sa première deception, elle se set ail con solée, mais jamais elle n'aurait été tentée d'écouler “les dérlaialions fougueuses et admiratives” du prisonnier.Mais avec ce physique ingrat, ce dut être là son puniiei voyage un pays tendre et elle fut une proie facile pour l'aigrefin qui Ta séduite.Vous réalisez n'est-ce pas la panique qui s’empara de tout son être lorsque James lui chanta sa romance.Merveilleux émoi du premier amour, d'autant plus ardent chez celle disgtaciée que jamais elle n'y avait rêvé.On comprend facilement qu'en dépit de tout son bon sens, de l'expérience acquise au contact des criminels, elle fil confiance à celui qui lui avait parlé d'amour.Imaginez le désarroi, l'humiliation, puis le désespoir qui durent l'assaillir lorsqu'elle apprit que son protégé, T homme de su vie, avait lâchement trahi ses promesses, qu'elle avait été la dupe d'un farceur.On Ta mise sous les verrous, ton père a été disqualifié mais tout ça ncsl rien pour Lula, sa peine seule compte.Même dans son cachot elle ne peut s'abandonner à son chagrin.Il lui faut, comme une bête curieuse, exhiber son visage ingrat aux photographes de la presse.Son beau rêve d'amour devenu une triste réalité est livré aux badauds que l'histoire amuse.E(, toute seule, sans une sympathie humaine, elle écoute la plainte monotone Je son coeur qui a mal.Pauvre Lula Belle t MIT50U Pour votre banque, une tonf/a île /cullies d’automne en divert torn de bronze.Us petite pochette, grotte comme un cinq tout, ett l’article indique pour cnn-terver votre fétiche.que ce toit un tUeiu' tou ou un éléphant d’ivoire.Grand banquet de la Fédération dea Sociétés Médicales de la province de Québec Kn l’honneur du Dr J.-K.Desrocher*, président du Collège de» Médecin» 4 Chirurgien».Pendant que les enfants jouent au BO-LO Les enfants jouent au bo-lo et leurs grands frères n’iront pa« à la guerre.Dan» le tourbillonnement des feuilles morte3, le monde a l’impression de ressusciter.Tranchées que l’on creusait, convois de réfugiés, mobilisation presque générale, masques à gaz distribués de maison en maison, mères de famille qui croyaient embrasser leurs fils pour la dernière fols: cauchemar que tout cela.Les chefs des grandes puissances se sont rencontrés à Munich et, en un tour-de-niain, le dieu Mars a été mis à la porte pendant que.timidement, la paix rentrait Ah ! nous l'avons échappé belle.En dépit des promesses d’HIller 11 se peut qu'avant six mois le sort des peuples soit remis en cause.Et, alors, quels nouveaux sacrifices faudra-t-il consentir pour échapper à la conflagration ?En attendant.If» enfants jouent au bo-lo.Chacun veut battre le record du voisin, battre son propre record : ''Hier, j'ai retenu la balle pendant onze minutes; demain, ce sera douze minutes".Ainsi le Fuehrer commcnça-t-ll par fusionner tous les partis allemand», pul» il occupa la Rhénanie.l'Autriche.Même dans les Sudètes, la palette ne lui est pas tombée des mains.Cela rappelle l'histoire du bonhomme qui s'habitua à soulever sur ses épaules un animal.Le veau était devenu un boeuf et il le manoeuvrait aussi facilement.Que ne fait-on pas avec une volonté et une discipline toujours tendues vers les mêmes fins ?Dans la guerre à la tuberculose, le principe du clou à frapper, à refrapper sans ccs»e est le bon.SI, après quatre ou cinq mois.Il y avait du relâchement, presque tout l'acquis serait compromis, sinon perdu.Ne vous étonnez donc pas que nous revenions à la charge, que nous res-sassions souvent les mêmes idées.De toutes les provinces canadiennes.Québec est celle dont le taux de mortalité par tuberculose reste le plus élevé.Alors que l'Ontario n'a que 36 décès par cent mille de population, nous en avons encore quatre-vingt-huit ou quatre-vingt-neuf.Da tuberculose, d'autre part, est un m-t! contagieux.Avec une meilleure hygiène, avec des précautions élémentaire», on la prévient; avec le traitement médical, avec le sanatorium on la guérit.Pourquoi, alors, ccs hécatombes qui se renouvellent chaque année ?Trois mille morts, vingt-cinq mille blessés ! I*a guerre, avec ses bombes, avec se» gaz, n'aurait pas fait plus de victime* chez nous.Et Dieu sait si nous la craignions, elle.Rappelons-nous la ferveur avec laquelle, l'autre semaine encore, nous ouvrions le journal et notre angoisse devant le radio ouvert, Pour écarter ce spectre, il a- suffi d'un' peu de bonne volonté.I>?» hommes d'état comme Chamberlain, Daladier, Roosevelt »e sont posés en champions de la paix.Mussolini lul-méme a consenti à agir comme médiateur et Hitler a mis de l'eau dans son vin.On » vu le pape Pie XI offrir sa vie pour épargner au monde de nouvelles années d’horreur.l»i crise a coûté, paraît-il, cinq cents million» de dollar».Etait-ce trop cher pour le résultat, même problématique, obtenu ?Cinq cents millions de dollars t Voyez-vous le» nations dépenser cinq cents million» de dollar* dans une croisade contre les maladie», la tuberculose en particulier.Voyez-vous ce qu'avec la centième, la millième partie de cette somme on pourrait construire de sanatorium» et faire le dépistage Intelligent d»ns la seule province de Québec.Mais que l'on demande encore dix fois moins, et no» gen3 trouveront cette dépense superflue.Parce que la tuberculose, pour multiplier ses victimes, ne re sert ni de la mitraille, ni des gaz, on ne la prend pas au sérieux Comme la guerre pourtant, et a un rythme Ininterrompu, elle nous prend notre plus belle jeunesse.Y a-t-il espoir que Jamais nous en convenions, que )»-maia nous prenions les moyen» de la forcer dans ses derniers rempart» ?Voilà pourquoi il faut continuer ardemment la campagne commencée.Il faut toujours cogner sur le même clou.Iî ne faut par que la palette manque la balle.• Pendant que les enfante Jouent au holo, nous continuerons de mener la bataille contre la tuberculose er °' foi mestique, chez les Roumaine- -" • j -J.conjugaison.— yuadiflc à la ‘°.,, , is?tapeur et le tapé (privé complet ment du sens de l'ouïe).;'î 9.—Raison.— Ancien morte).Tranquille, calme.IjËf 10.—Prép.; dnns.— Grand lac »n’- AHmzm rmrmrnirnuu ¦HBHi HaDHi 1HHHI1R j UBiaHüHBHHBH 1 IHD uuu uuu inHHHnnB I u I U RU |E|L "sis fsTI ï]l A Ml A IK | T M| G|R|E|N|IlE|R| A | N 11 | E | R AMIMIE U—|T|A| E IÉI S |E I S in¥~ G EN E L I 11 A HI S ! U j E | R M A | R | E' v I 0 I N 1—1 E | S H M 11 IH E t R G 1 IHl G | 0 HI S | C | E | N | E HI v | A -Prép.: dnns.— urauu 1»- —-rlcaln.— Adj.possessif.fïS 11.—Chimiste allemand (1811-1*; — Tourneur sur bols (perso* s'occupant de spiritisme).•) 12.—Nymphes des monts «t “ -% grottes.— Prép.dans.— 13.—Une distraction qui fait -*"~ (pratique méthodique de.» prchP physiques).— Echappement» accusés de réceptions (ajout'-ments).^ 14.—Symbole chimique du tüaj1 "J Confident qui n'a qu'une orçiu* pnrfols un oeil.— P*'re de DeJ'UP' 13.—Ea trompette de la ru (petit vase où l'on met de I encre- ^ Sentiment — le conjugaison.Gagnant du prix dé MARCEL MARINEAl .!LÎ5 est, rue Laurier, Montré
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