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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 11 novembre 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1939-11-11, Collections de BAnQ.

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Sème ANNEE No 9 5 CENTS Directeur: Jean-Charles HARVEY LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Administration el rédaction, 180 e»t, rue Sainte-Catherine (auite 44), Montréal Caëe pratai* 20, Station “N” — Tel, “PLatcau 8471 11 novembre 1939 Aussi longtemps que les choses iront systematiquem ent , mal, je continuerai systcmaliquem ent à dire qu'elles ne vont pas bien — Henri ROCHEFORT Administrateur: REAL ROUSSEAU Rédacteur en chef: E.-Charles HAMEL METTRA-T-ON FIN AUX LOIS D’HYPOCRISIE?De nombreuses restrictions à la Régie des Liqueurs ne sont que des règlements de Tartuffes Une lourde succession Depuis que, pour plaire à quelques esprits peu éclairés, le gouvernement de Québec a restreint la vente de la bière et des vins, dans les cafés, hôtels et restaurants, il ne s’en est pas bu une goutte de moins.Les buveurs se sont désaltérée dans les tavernes et les tripots et la plupart des autres intéressés se sont moqués de la loi.Preuve que la vertu se cultive moins par la force que par la persuasion.Québec n’ést pas la seule province de sott espèce.Allez dans l’Ontario et vous verrez que, dans cette région où le whisky trouve pourtant de bons gosiers, lorsqu’on boit à la santé du Roi, ou lève un verre plein d’eau claire.Sa Majesté serait plus honorée par une coupe de champagne; mais le puritanisme a horreur du vin.Chez nous, l’hypocrisie se manifeste sous d’autres formes.Les épiciers vendent de la bière; mais il leur est défendu d’éeouler le vin et le cidre.Pourquoi?Je vous mets tu défi de justifier cette étrange anomalie.Le vin fut la boisson de nos ancêtres.Parce que nous avons abandonné cette liqueur des dieux, nous avons fait aux nôtres, suivant une expression d’Asselin, du sang de poisson.Quant au cidre, il devrait être fort en vogue, en un pays qui se targue de produire les pommes les meilleures et les plus abondantes du monde.Ces fruits pourrissent au pied des arbres.Et en ce tenip«-ci, alors que l’Angleterre, notre principal débouché, importe surtout des armes, les propriétaires des vergers seraient enchantés de porter leurs pommes au pressoir.Mais on en a décidé autrement: on collera quelques mois de prison à quiconque se lennettra de vendre quelques gallons de cidre, boisson du pauvre.Autre tartufferie: en quelques endroits d*' la province de Québec, surtout dans les villes, on vend les ligueurs au verre.C’est le régime du vieux bar, que l’on a abandonné sous prétexte de tempérance.Ces endroits, situés dans les principaux hôtels, portent le nom de clubs.Tout le monde sait que ce ne sont pas des clubs.Pour avoir droit d’y boire, il suffit de signer son nom dans un régistre, sans aucune contribution en espèces.De grâce, appelons les choses par leur nom : ce sont de simples bars.Pourquoi jouer ainsi avec Ie6 mots?A mon point de ^ug, on devrait accorder franchement deux sortes de permis: des permis de vrais clubs, comme ceux des Clubs de Réforme, Saint-Denis, University el autres,' et des permis d’hôtels, de cafés et de restaurants.Qu’on élargisse un peu la loi de la Régie, qui est devenue absurde, inefficace et tracassicre.Nous connaissons un bon nombre de restaurants et d’auberges bien 1 tenus et joliment organisés, qui n’ont pu, malgré toutes les requêtes ' et toutes les garanties, se permettre de servir le moindre verre de vin, à table, sans risquer l'arrestation et l'amende.On a ruiné de la sorte une foule d’entreprises légitimes et intéressantes.On préfère sans doute favoriser les maisons de désordre.Toutes les prohibitions excessives ont un résultat contraire à celui que l'ou recherche.Chaque fois que, par de prétendues réformes, ou ne s’appuie ni sur le bon sens, ni sur la saine raison, ni sur la franchise, on donne des armes à la crapule.On enlève des moyens de vie à d'honnêtes gens pour les livrer à des éléments beaucoup moins recommandables; et ceux-ci savent mieux que les autres exploiter et cultiver les défauts, les fautes et les vices des hommes.J’écrivais, ici même, il y a quelques mois, qu’on était en train de transformer nos villes en funèbres couvents.Les touristes qui viennent ici ne désirent pas précisément faire des retraites fermées dans les rues de Montréal.Si on veut les y forcer, autant veut leur dire, avant le passage de la frontière, de rester chez eux.Car toute l'annonce que nous faisons pour les attirer au pays seraient de fausses représentations.La guerre va empêcher des millions d’Américains de voyager en Europe.A ces voyageurs, il reste le Canada, surtout Québec, la province la plus caractéristique.Le gouvernement a déjà exprimé son désir de s’occuper d’eux.Il y a là une source importante de revenus.Na» déficits d’exportations pourraient cire aisément comblés par l'afflux touristique.Mais ne noua faisons pas illusion: si nous restons incapables «l’offrir un bon repas et un verre de liqueurs après une heure du matin, surtout dans une ville comme Montréal, nous allons tous passer pour de “sacrés fous” et chasser la visite.Il y a longtemps qu’on parle de tempérance chez nous.Mais nos gens ont continué à boire en dépit des lois.Ce n’est pas une réglementation excessive qui diminuera le nombre de nos ivrognes: c’est l’éducation.Qu’on fasse un effort sérieux pour enseigner aux gens comment il faut boire ou ne pas boire, et nous pourrons, ensuite, faire comme dans tous le*‘pays civilisés; avoir des bars à tous les coins de rues sana pour cela voir plus d’individus ivres embrassant les poteaux ou versant dans une encoignure le trop-plein, de leur estomac.Pour tout résumer, disons que le nouveau gouvernement devrait faire, pour'la Régie des Liqueurs, des lois destinées à des animaux raisonnables et non à des bvpocrites vicieux.Jean-Charles HARVEY LE RÔLE INFERNAL DE LA RUSSIE Jusqu'où peut aller la sottise humaine?Un mot à la Commission scolaire catholique de Montréal Je savais que la Commission des E-oles catholiques de Montréal était pleine d’enfantillages et de sottes prétentions.Mais le document qui o>8 tombe aujourd’hui sous les yeux me démontre que j’étais en deçà de la vérité.Je n’aurais jamais cru, vraiment, qu’on» pût pousser si loin l’insignifiance, l’ignorance et la bé-tice.H s’agit du numéro de novembre d ; L'Ecole Canadienne, revue pédagogique de la Commission montréa-li.se.Tout d’abord, à la page 103, je li : “Serment de fidélité an drapeau canadien-français .” Formule du S' .'ment: “A mon drapeau, je jure d être fulèle .A la race quil rc-p ésente, au Canada français, j en-g ge mes services ." Avis: “Ce •alut se fait soit la main droite portée au front, soit le bras droit ti’idu vers le drapeau.'' Signé: La direction des Etudes.Nous avons publié, dans notre ai ant-dernier numéro, une photo présentant les petits écoliers de 11 cole Saint-Stanislas en train de 6«*Uer à la “nazi” le prétendu drapeau canadien-français.“\ous avez doublement raison de vous moquer de cette cérémonie, m'écrit un père de famille.1—Iæ salut nazi devient de plus en plus idiot; 2—il ny a pas de drapeau canadien-français.Il est étonnant de remarquer qu’aucun des personnages photographiés sur la véranda ne daigne saluer le dit drapeau en même temps que les écoliers.” Ces observations sont fort justes.Quand j’ai publié la fameuse photographie, je pensais que l’autorité de l’école Saint-Stanislag avait pris l’initiative de cette cérémonie ridicule.Je lui fais mes excascs.Ce qui dépasse mon imagination, c’est que la Direction des Etudes de la Commission scolaire catholique ait pris l'initiative de faire prêter aux enfants ce que j’appellerais un faux serinent.Le petit catéchisme nous apprend qu’il est défendu de jurer en vain.Or, on force de pauvres petits à jurer devant rien.Car, je le répète, il n’existe aucun dra/ieau canadien-françnis.Un drapeau représente la patrie.Notre patrie est le Canada et non pas la province de Québec.Et les maîtres qui enseignent autre chose aux enfants ne font que faus«er la géographie, l’histoire, la vérité et le sens national.Je suis sûr qu’une initiative aussi folle n’a pas été prise par les Jean-Charles HARVEY % léS^s Maurice.• te laisser.Adélard.¦ Mon cher Adélard, c'est le seul cadeau que je puis -Je vais te le dégonfler, ton cadeau 1 LE CABINET GODBOUT Mercredi après-midi, au milieu du cérémonial habituel, les nouveaux ministres choisis par M.Codbout, ont prêté le serment devant le lieutenant-gouverneur de la province de Québec.Le cabinet se compose comme suit: M.Adélard Godbont, premier ministre, Agriculture et Colonisation: M.Damien Bouchard, Voirie et Travaux publics; J.-A.Mathewson, Trésorier provincial; M.W.Girouurd, Procureur général; M.Pierre-Emile Côté, Terres et Forêts et Chasse et Pêche; M.Osc&r Drouin, Affaires municipales et Commerce; M.Edgar Rochette, Travail; M.Henri Groulx, Secrétaire provincial et Hygiène; MM.Léon Casgrain, Cléopha» Bas-tien, Frank Connors, L.-J , Tbisdcl, Georges Dnnsercuu et Wilfrid Hamel, ministres sans portefeuille.Nous félicitons non seulement les nouveaux ministres, muis aussi M, Godbout lui-même, qui, dans la circonstance, s’est montré à la fois judicieux et courageux.Nous disons “courageux” parce qu’il a dû résister à de fortes pressions pour réduire de trois les portefeuilles et désappointer ainsi des amis.En effet, la Colonisation, la Chasse et la Pêche et les Travaux publics «ont absorbés par d’autres ministères.Nous savons que plusieurs autres députés avaient bien mérité du parti et de la province, mais la loi de l’économie l’a emporté sur le sentiment.MM, Groulx, Girouard et Mathew* son sont des figures tout à fuit nouvelles, non seulement dans le cabinet, mais à l’Assemblée législative.L’opinion publique accueille avec satisfaction leur nomination.Le* autre* nous sont mieux connus.Ils ont fait Clvec te «sourire Propagande bêbête On nous apporte la circulaire que faisait distribuer, durant la dernière campagne électorale, Mc Philippe Ferland, candidat de l'A.L.N., dans le comté de Laval.Nous y lisons, parmi d'autres notes biographiques: "Membre durant plusieurs années de l'ACJC, 11 fut élu président des cercles Sta-Marle et Colin, vlco-président du comité régional de Montréal.11 entra pour ainsi dire dans la vie publique A titre de président du Comité de Refrancisation.Créateur d'un mot d’ordre qui fit fortune: "Refrancisons!", M.Philippe Ferland, deux ans durant, dirigea une vaste campagne de refrancisation.A l'occasion du Congrès des ligues du Sacré-Coeur, il eut l’honneur de prononcer un discours à l’église Notre-Dame.” Kn d’autres termes, le candidat gouinls-te faisait valoir, comme qualités législatives, son Intense acéjlclame, L*îs électeurs n’ont pas semblé voir là-dedans un certificat de compétence.Ils l’ont renvoyé à scs études sur la refrancisation.Nous ne voulons faire de peine à personne, mais nous tenions à Indiquer Ici, de façon frappante, combien de nos Jeunes perdent leur temps à des baptisteries alors que le pnys aurait tant besoin d’hommes réalistes.Ce qui caractérise certaine génération de patrlotards, c'est la méconnaissance de la vie.lettre preuve».MM.Bouchard, Rochette, Côté et Drouin représentent un élément de travail, d’intégrité et de compétence qui rendra de «érieux «ervices.Noue espérons que notre espoir ne sera pas déçu.Nous connaissons plusieurs de ces ministres: jamais peut-être, depuis la Confédération, ii n’y eut autant de bonnes volontés réunies dans un ministère.J.-Cb.H.BILLET L’OEUVRE (Suite A la page S) L’art a brûlé ton coeur de .ra flamme féconde Et ta lèvre a senti son baVer créateur ; Aussi tu connaîtras la beauté de ce monde, Qui sortira de toi /tans un cri de douleur I Un long tressaillement vient du fond de ton r/re Qui grandit en ton sein avant de naître au Jour ; IL a bougé dans toi comme le blé gui levé Après avoir germé paimi les chauds labours.C’est par un matin cia; que fu verras ton oeuvre, Satisfaite d’avoir évité le néant, Vaincu l’oubli, la mon.écrasé la couleuvre Qui respire l’envie en ton gosier béant.Tes beaux yeux s’ow riront sur la clarté nouvelle Çut vient de ton dé»t comme tombe »tn fruit mur Et qui refait ton nom 'i lettres immortelles A travers l’infini de ' rêve d’azur t J.-Ch.H.M.Molotoff, ministre des Affaire» étrangères de l'U.R.S.S., a voulu traiter de haut ce qu’il appelle le monde capitaliste.Il prétend que seuls les intérêts impérialistes et capitalistes ont préparé et voulu la guerre.Il se réjouit au fond de lui-même des ruines que peuvent apporter au monde les malheurs présents, car il s’imagine sans doute que la révolution universelle, prédite et voulue par le bolchévisntc, est en train de «'accomplir.M.Molotoff est de mauvaise foi.11 «ait fort bien que seule l’Allemagne a préparé la guerre et posé toutes les causes du conflit actuel.11 sait aussi quelles sont les responsabilités de la Russie elle-même.Si le pays stalinien l'avait voulu, le monde aurait évité la catastrophe.L’Allemagne n’aurait jamais osé déclencher les hostilités sans son pacte avec les Soviets.Ce pacte favorisait directement la guerre, et les Russes devaient le savoir.'Fout indique que les pseuilo-com-munistes de Moscou ont voulu cette guerre, afin de transporter ailleurs, à ht faveur des souffrances universelle*, le virus dont ils sont atteints eux-mêmes, Les dirigeants de.la Soviétie ne veulent pas que les choses marchent bien dans un monde qui ne reconnaît pas leur idéologie.Us ne peuvent progresser, en dehors de chez eux, qu’avec la complicité de la douleur et du désastre.C’est pour cette raison qu’ils ont signé un pacte avec Hitler, avec l’agresseur, Staline et Molotoff n’effaceront pas cette ta«he de sang de leurs mains perfides.Que les p s e ti d o • communistes du Kremlin ne se fassent pas illusion: le temps de, la révolution universelle est déjà passé.Du moins, si elle se produit, ce ne sera pas dans le sens du stalinisme, cet égorgeur des libertés humaines.Tout le monde sait aujourd’hui que le communisme a fait faillite en Russie: il n’y existe pas.On a simplement soumis ce grand pays à une dictature de fer, qui étrangle l’individu et qui ne diffère guère que de nom avec le nazisme.Staline et Molotoff ont voulu profiter de la catastrophe européenne pour tirer les marrons du feu et pratiquer eux-incmes l’impérialisme qu'ils dénoncent.Ils ont pris la moitié de la Bologne; ils ont soumis la Lithuanie et l'Es-thonic; ils veulent asservir la Finlande; ils ont des vues précises sur la Roumanie et les pays balkaniques.Ils possèdent pourtant le plus grand et le pim riche pays du monde; il n'ont besoin de rien; et personne ne songe à les attaquer, pas même les Japonais.Le rêve de Lenine, ils l'ont changé eu un rêve d’agressions masquées et de conquêtes.Ce qu'ils veulent surtout, c’est la décomposition du monde, pour satisfaire non seulement leur impossible idéologie, mais aussi leur ambition démesurée.L'un de leurs orateurs ne faisait-il pas, mardi dernier, appel à la révolution mondiale?Pour ces raisons et bien d'autre», les Russes ont perdu la plupart de leur» amis dans l’univers.Ils comptaient de» million» de sympathisants.Aujourd’hui, il n’en reste plus le quart.Beaucoup avaient cru, un temps, que l'expérience soviétique avait une grandeur et une générosité.Staline a détruit entièrement cette croyrticc.C'est pourquoi il n'y aura pas de révolution dan» le sens russe.II faudrait que ce sanglant dictateur fût bien aveugle et bien rempli d’illusions pour espérer le “grand soir” avec les procédés qu’il emploie, Il ne sème que la haine et la défiance.I/f monde démocratique combat aujourd’hui pour des libertés qui lui sont chères.II vaincra, nous n’en doutons pas.Il ne se laissera plus berner par les niveleurs du communisme, qui s’imaginent qu'on peut violenter la nature et les faits au point de détruire chez le» hommes, les lois étemelle» de la concurrence, de l’énergie et de l'inégalité.Car la concurrence entre les individus, où se combattent toute» les énergies, est aussi nécessaire à la beauté et au progrès de l'homme que l’humus à la plante, Les Ru»k.n'ont pas réussi à la détruite: ils l'ont déviée d- son cours, et ils ont qicé la concurrence collective, qui, en ce moment même, menaceTexistencc même do l'Europe.Car cette concurrence collective, c’est l'impérialisme stalinien.A ccs hontes, à ces brigandages internationaux, à ces rapines, je préfère cnit fois la concurrence individuelle, où l’on peut, avec quelques bonnes lois et une morale, conserver la beauté, la douceur, la pitié, I humanité.C'est pour ça que nous nous battons, ht nous nous battrons jusqu'au bout I J.-Ch.H.Les forces morales pour les alliés Toute* le* grande* force» spiri tucllcs du monde «c rangent aux côté* de* Allié», Il aurait fallu, pour qu’il en *oit autrement, que toute notion d'humanité, de justice et de liberté fut disparue de l’univers.Lu Grande-Bretagne et la France se battent parce que leur existence même l’exige.La guerre n’a pas été pour elle* affaire de choix; elle leur a été imposée comme une inéluctable nécessité.Français» et Anglui* luttent aujourd’hui non «cillement pour la sauvegarde de leurs patrie*, mai* encore pour conserver à l’individu tout ce qui fait le prix de sa vie, et lui est plu» cher que cette vie même: Je droit de disposer de soi .,.et un peu de bonheur.L'Eglise, cette haute puissance spirituelle, a toujours eu le respect de la dignité humaine.La première encyclique de Pie XIJ en e*t une preuve nouvelle, éclatante, I,e Pape flétrit le totalitarisme, qui est la negation même de l'individualité, ou droit de chacun à «on existence propre.“L'idée qui accorde à l’Etat une autorité illimitée n’est pas seulement une erreur dommageable à la vie interne d’une nation, dit Sa Sainteté, mais de même, elle nuit aux relation* entre peuple»”.Si Londres et Pari» se sont engagées dan» le conflit actuel, c’est pour préserver ce* droits sacré- que l’Eglise a toujours reconnus à l’homme comme un héritage imprescriptible; c’est j»our empêcher que s'étende sur toute la terre ee honteux totalitarisme contre lequel s'insurge Pie XIL Le Pape a demandé an monde de sympathiser avec la Pologne; Il a parlé de la résurrection de cette infortunée nation.Il a demandé qu’on mette fin aux hostilités par la conclusion d'une paix durable, avec des traite* animés de justice et d'équité envers tou», '¦eule.la victoire de l’Entente nous vaudra une telle paix.Sa Sainteté pouvait donc difficilement exprimer plus de sympathie à la cau*e franco-britannique, si l'on imagine la prudence extrême à laquelle doit s’astreindre un homme qui parle au monde entier, el compte partout de* fidèles qu’il importe de ne pa» blés-»er dans leur patriotisme et leur» conviction» politiques, Le grand peuple américain, vivante incarnation de la démocratie la plus avancée, la plu» parfaite que l'humanité ait encore connue, a de même témoigné aux Allié* une sympathie agissante.En mettant fin à l’embargo sur les armes, le Congre* des Etats-Unis a fait plu* pour la victoire finale de Londres et Pari» que n’auraient pu faire les plu* éclatant» succès militaires depuis le début des hostilité*.Mais ce n’est pa* que pour la cause anglo-françaiso qu’ont travaillé les hommes (J'Etat américains; c’est dans le plus grand intérêt de leur peuple, e'est au maintien de la neutralité de leur pays.La République américaine et les démocraties européenne* ont un même idéal, de* intérêt* identiques; toutes les déclarations possible*, et la volonté la plu* ferme de demeurer neutre* n’auraient pa* permis aux Américains de laisser disparaître sans intervenir l'Angleterre et la France.En fournissant à l’Entente franco-britannique le* moyens de vaincre plu» sûrement, Washington écarte de ce fait l'éventualité où il lui faudrait à son tour entrer en guerre.Le# immenses avantage* moraux et matériels de l’encyclique papale et du rapj»el de l'embargo sur !••* arnu-*> viennent fort heureusement consolider la magnifique victoire diplomatique, que constituait pour le* puissance» occidentales la signature d'un accord avec la 'J tirqtfie.Et celle alliance vient précisément de >e renforcer et de compléter d un renouveau d'amitié italo-grecque.Voilà autant de facteur» de victoire pour la France et la Grande-Bretagne.I/pur cause est celle de la justice et du bon droit.Tout être conscient de se* responsabilités se doit d* travailler dans toute la mesure de «es moyen» à la faire triompher.Emile-Cbarle» HAMEL » sans une rgoistr; mais développait sc COMMENT S'HABILLAIENT ELEGANTS 18 2 0 Et voici co qu'il* 'POU* MM JOUJOU# BIERE VOTRE AR RIERE-GRAND PERE BUVAIT M*»* L y y y - A- XiM' ¦ï , eniple, les travailleurs ont le droit it> jri donner des représentants chargés de ri - les justes intérêts des ouvriers taup is des employeurs.¦C'tte liberté d'action est intimement la,, un bonheur des citoyens et de la ,talion entière.C’est Id su raison d'etre cl , t justification.Il est des choses que l,,,ti individu intelligent peut accomplii c‘ d développe, par ce moyen, sa pi -sounalité.Ce point n’est pas a néglige) Ion .sein d’une démocratie.Cnflll, et toujours d’apres le principe di muriatique, on ne doit pas oublie i que Ions les citoyens ont des droits égaux.‘¦Chaque fois qu’un individu traite il i questions politiques, économiques, cin-b - tcligieuscs et auhes, il doit tuujouis (roi) à lo penser que les autres citoyens oui (les deoils eux aussi, qu'il doit a s perler et qui limitent les siens.Do démo-ntic suppose, en nu mot, le respect du caractère sacré des inrliiidus, car il,s ont rtc faits a l’image cl a la ressemblance de Dieu." Mgr J.-A.fl Y AS Cette définition est une réponse cinglante >i nos propagateurs de doctrines îinziïtrs ou fascistes ou communistes Par bonheur, depuis la déclaration de la gurirc.le gouvernement n pris de telles dispositions que la plupart se sont en-fins comme des rats épouvantés.Notre pays ne se portera que mieux de la dis-parltion de ces énergumenes, et 1er v:ais démocrates pont tout cont inuer a garder le pays sain et prospère.V H- -Y- Ixs agences de nouvelles ne sont pas, évités, des fabriques à romans ou à contes, mais il n’en reste pas moins que les nouvelles qui sont communiquées aux Journaux, nouvelles destinées a etc;-distribuées nu publie par la voix de leur quotidien ou de leur hebdomadaire, sont d une sécheresse incxpliquablc.Lv censure exerce une tâche des plus ingrates mais même pour elle, les nouvelles de guerres lui arrivent tellement insuffisantes qu'elle en reste autant dans l'obscurité que le lecteur avide de rénseigne-ments.A ce sujet, le CHRONICLE-TELEGRAPH, de Québec a cru bon d'en dire un mot."Des communiqués de guerre, fournis par les belligérants, sont froids et durs comme des analyses chimiques.Pin exemple, d’un communiqué français, portant le numéro .‘".grinça une voix éraillée de vieille femme.Eà, en effet, le seigneur découvrit André, le loyal, le bon, l'honnête et le distingué André, vomissant sa boisson au milieu de compagnes et compagnons de fête, pendant que là-bas, au manoir, la douce enfant rendait son âme â Dieu, eu donnant son coeur au jeune homme dans une prière fervente qu'elle balbutiait en sa faveur.Aussi, si le beau mécanacien n’était pas venu une première fois.Et puis, si le lampadaire n'avait pas eu sa damnée fluxion de poitrine non plus! Claude-Mcrnard AUBRY.JUSQU’OÙ PEUT ALLER.I.S'iiitc rlc la pu mii rr page) membres le»» plnn intelligent* de la Direction, niais par un ou deux crétin»!.Je demanderais à M.Dunsereau, qui en fait partie, de lions renseigne; là-deh-ufi.U* itc revue soi-disant pédagogique, qui ;> nom l'Ecole canntlivnnc.est publiée, naturellement, à l'intention des maîtres et des élèves.Or.j’affirme qu’elle est le plus bel instrument de déformation et d’abnili-sement que l’on puisse rêver.J y |i» d’abord deux ou trois article-» lourds, insipides, mal écrits, sentant le vieux sermon et la sueur d'un sous-primaire: "E héroïsme tout au long de la journée n'est-ce pa* tout le contraire du dilettantisme, qui nous recommande de fuir la douleur et chante la joie de vivre.” Imaginez un peu: pour de petits enfants.I héroïsme tout le long de la journée Et ce bout de phrase, dont on admirera l’élégance: “Un tel maître devient comme la prunelle des veux de l'écolier.(,ela rappelle la fameuse rei ne de Molière: “Madame, d'amour e»).beaux veux mourir me font.’ Dan- le* onze ou douze page* qui suivent, je ne lis que des chapitres sur l’Alliance catholique de* professeurs.les Jeunesses catholique» canadienne*.l'Instruction religieu-».l’histoire de l’exécution d’un pn-lrc par les Bouges n Black Horse La meilléure bière du Canada U BRASSERIE DAWES, MONTRÉAL ^ Montréal, samedi 11 novembre 1939 LE JOUR La femme Page 7 du “Jour Chasse ces papillons noirs! Petite Madame au front lourd ^d'anxiété, penchée sur le moisc vide, te berceau que tes mains ont pur ni île dentelle et enrubanné de rose et , île bleu .Petite Madame, tu recommences tes rêves rfautrefois .Bientôt lu ras de nouveau jouer à :la poupée, comme jadis lorsque lu avais sept ans et (pie, dans la grande chambre tapissée de marquis et de marquises, tu chantais un cantique en manière de berceuse à une petite chose au corn bourré de.son et au lie: cassé que lu appelais Françoise.Il te souvient, un jour de grande colère, déavoir poussé la cruauté jusqu’à larder de coups de ciseaux le corps de relie petite.Après ce moment, tu tiens plus entre les mains qu'une fictile chose au ventre flasque, llétri i>ar la suture tpte la “grand-mère” de Françoise avait jugé urgent de faire.C'était la plus laide de tes poupées et tu l'aimais plus que les autres, justement à cause de ce ne: fracassé, et de ce corps endolori.Tu l'entourais de soins: c'était ta petite infirme, Tu croyais a'ors remplir de grands devoirs.Tu y mettais tout T amour et toute la sincérité de ton coeur de.petite mère ., , D’ici quelques jours, dans un fouillis de dentelle, une autre pou pée que tu trouveras rouge cl laide d’abord, et qui remplacera Françoise, t’appellera de ses vagissements.Ses poings roses s'emprisonneront dans les rubans de sa robe de mousseline.Ton rêve aura pris corps et, avec lui, tes soucis renaîtront .Tu ne sais pas encore si ce doit être une fille .Papa aimerait bien un garçon .C’est le pourquoi des rubans bicolores ipti ornent le moïse.Ton anxiété ne vient pas de là.lu n'ignores pas qu'il saurait bien aimer Nou» prion* le* collaboratrice* de la Page féminine d’adreuer désormais leur* essai*, billet* ou autre* à MICHELLE, directrice de U Page.une Idle comme toi tu saurais tout aussi bien jouer à la maman avec un I rançois autant qu'une Françoise.Ce qlie tu crains, c'est qu'un jour on te prenne ton trésor.I out peut le prendre ce trésor alors même que tu l'entourerais d, soins jaloux, de tendre solUcitutle.( ar la vie est traîtresse et la guerre se répète hélas ., , Tu es bien jeune encore, mais tu es née toi aussi à une période aussi douloureuse.Seulement, toi, tu étui, line fille, et quand tu naquis lu rendis sa .sérénité à une maman qui broyait du noir , ., Mais, au jour-(Thui.justement imrce que tu es leinme, tu songes tpte si ce rideau qui s'est baissé, il v a vingt ans sur lu tragédie de la guerre, n'a pas su rester baissé, et qu'il ail dû se Ici < r de nouveau pour une reprise, tu songes, dis-je, que le monde ne pourra jamais plus connailre la joie et le bonheur puisqu'on fait fi de la /xn'.v durable.I.e monde et les hommes (loin ni vitre constamment dans lu crainte et l'anxiété.Les femmes surtout se rendent compte de l'horreur qu'engendre la guerre, mais elle n'y peuvent rien, hélas ., F.t c'est cette impuissance à écarter le danger (pii rend ton anxiété si cruelle.Qui saitY Qu'adviendra-t-il dans lingl autres années?Ft si c'était un fils que.tu doives mettra an monde l u fils, t/u'unc autre guerre nlus cruelle encore puisqu'elle se détient lie et s'abat toujours sur h monde avec un raffinement de cruauté - te prendrait ., , Petite Madame, tu songes trop à la vieille poupée, au petit ventre fias-que et flétri par la suture ., .Songes plutôt qu'il est beau et noble et grand de donner au monde un peu de soi-même.Cette gêmérosi té ne peut être perdue à jamais ., Tu connaîtras des heures si belles que lit oublieras tes craintes.Puisqu'on oublie tout! Ft puis, l'amour qu'on donne fait tellement de bien .MICHKI.I.K “Rêve de Valse*9 à la fin de ce mois C’eut à la suite du référendum de la saison dernière que les Variétés Lyriques s'acheminent vers un succès certain en présentant, à la demande du public.Rêve rte Valse", une des opérettes légères les plus charmantes jamais écrites, et dont la composition est duo à l'indiscutable talent d'Oscar Strauss, un maître de l'opérette viennoise.“Rêve de Valse", avec son action bien vivante, l'originalité du texte et l’imagination féconde qui a présidé à sa mise en scène, s’impose comme une oeuvre de choix, oit chaque Interprète trouve a s’assurer un succès personnel en plus de contribuer au succès de l'ensemble.Les airs de "Rêve de Valse" n'ont pas besoin d'être énumérés pour rappeler des mélodies vivantes, emportées, fougueuses comme les valses de Vienne, reconnues comme les plus brillantes de toutes."Rêve de Valse" marquera le retour de Charles Goulet à la scène, cette saison.Nul doute que sa composition fantaisiste du Grand-Duc Joachim no plaise a ses nombreux admirateurs.C'est au Monument National que cette opérette sera présentée les 23, 24, 25 et 26 novembre en soirée.-—-— M.José Delaquerrière au Cercle Tricolore C'est jeudi le 16 novembre, u 0 heures du soir, qu'aura Heu en l'Hôtel Berkeley, la première réunion de la seconde saison du Cercle Tricolore.M.José Delaquerrière, le réputé ténor parisien racontera ses souvenirs sur la grande diseuse française Yvette Guilbert avec laquelle 11 chanta quelquefois au fameux cabaret montmartrois le Chat Noir.Ce sera de plus un régal de la veritable chanson française puisqu'au cours de la spirituelle conférence de M.Delaquerrière on pourra entendre la voix d'Yvette Guilbert nous interpréter, sur enregistrement électrique, ses plus grands succès de genre.Un croquis à la sanguine reproduisant les traits de la grande Jiscusc ainsi qu'un de scs derniers livres de Mémoires seront gracieusement tirés au sort et offert à deux membres de l'auditoire.Personne n’étant admis sans carte de membre, on est instamment prié de s’inscrire avant le 16 novembre, au secrétariat du Cercle Tricolore ou chez l’un des Membres du Conseil dont les noms sui vent, si l’on désire avoir bo.x entrées libres durant toute la saison.Quelques modifications ont été apportées au quorum du Conseil d’aministra-tlon a cause du départ de l’un de ses membres.Conseil, pour l'exercice 1939-40, se composera donc désormais de dix membres avec Mme J.Lavlgne-Squlre, présidente, la Baronne d'Hérall rie Brisis, vice-présidente, M.Jan-Squirn, administrateur-délégué, Mlle Marthe Dillon, direction littéraire, Mlle Anne-Marie Durand, secrétaire-générale, Mlle Pauline Dumoulin, trésorière, Mlle Lucille Desparoiï, présidente du Comité de réception et Mlles Germaine Bougie.Made, lelno Hurtubise et Gilberts L'Heureux secrétaires adjointes.Festival-Concours beurre d'écrevisses.Puis il rentrait à Pars joyeux et charmé, le cure-dents aux lèvres.Un jour, malheureusement, la fantaisie lui prit de revenir par Périgueux.Là, il rencontre des truffes et les courtise à toutes le* sauces.Un soir, il s'enferme dans sa chambre avec une terrine énorme, embaumant comme un parterre.Que se passa-t-il?Ik lendemain la terrine était vide et mon ami était mort.Ainsi finit son doux pèlerinage au.\ lamproies rie la Gironde.D'ailleurs, ces dernières pouvaient lui être aussi fatales que la terrine de IV-rigueux.Il est certains estomacs qui suportent difinlement la lamproie.Ne raconte-t-on pas que la mort du roi d'Angleterre, Henri ter, fut causée par une indigestion provoquée elle-même par la lamproie?Sans savoir si ce n'est pas là une pure calomnie à ladre,-'-d’un poisson exquis, il faut reconnaître tpte ce tragique exemple n'a pas ci le don d’effrayer les Anglais ou le s rois.Il n’existe probablement pas de pays au inonde ou la lamproie soit plus est inéc qq’cn Angleterre, où on en consomme des quantités considérables sans (pile chiffre de la mortalité semble en augmenter de beaucoup.La ville de Glocester est même de s l'usage de faire présent, chaque année, au roi ou à la reine d’Angleterre, d u pâté de lamproie, à l'époque des fé;• de Noël ; ce présent a toujours été a -ceptc avec plaisir, et mangé en grand-pompe au plus prochain repas de la famille royale, peu sensible au souvrn.-du roi Henri.Si les Anglais aiment passionnément la lamproie, il est bon d'ajouter q ; n'ont pas été les mérites le» premiers t apprécier exceptionnels de ce poison savoureux.Jadis, les gourmands de Rome q>.poussaient si loin l’art de la ta1 avaient pour la lamproie une sympath ! de mer remontant les fleuve* à l’époq - | du frai, deux espèces estimées de la c-i - j «itie et chères aux gourmets.La Loire et le Rhône en prod ;-sent d’ex ellenr— | mais les plus déliâtes, les plus javou* Nouvoiles oeuvres du petit André Matliira ¦ 0 lorsque M Luus Il Bourdon aura l'honneur, eomn , Il le (lit lul-inèinc, de presentn au public montréalais le plu nista-compo-stteur de 0 ans André Mn Ihlcu, nolle Jeune compaiilote, loue le printemps dcrnliu par toute 1» critique parisienne, jouent probablement la plu paît de» oeuvres qu'il faisait applaudir i, «on concert do la nalte Gavcou, u Paris.Depuis se» deux années delude* a Bails, Andie Mathieu a composé de nouvelle» plèrr» Ainsi la Suite pour deux piano», écrite en février dernier, et comprenant un ullvgio.Dan» les champ»; un andante, Repu» ; un final, Orange L'Homme à Mozart enfant, le» Mouette», la Berceuse et le* Vague» sont de» coin poMillons de criti année vt de l’an der nier que Montréal nu pa* enciue entendues.("est le Jeudi sole 23 novembre, mu Plateau, pui* le HAiiu-dl en matinée pou i la Jeune**»-, qu'André Mathieu paraîtra pour la première fui* devant les sien», car le petit est né dans la métiopolc la»* première» oeuvre» du Jeun» Mathieu, qui a maintenant 9 an», ne s.nit celles pa» a dédaigner.El le» musicien» de carrière n'ont pas fini de » émerveiller de la «ubatance et de la technique de ee» trois Elude» que l'enfant ecilvit à l'âge extraordlnall e de 4 ans, et que do» cet âge II jouait devant une élite étonnée, enthousiasmée et émue.rrusrs, les plus renommer» sont pêchées dans la Gironde.Après la lamproie de Bordeaux, il faut rengainer la fourchette.C'est la merveille de cc genre exquis.Abondante en Italie où on la marine en grande quantité, la lamproie est randans le Nord.Ce délicat poiiion *c savoure étuvé à l’angevine.Avant de le cuire, il convient de l’échauder pour retirer la peau qui e»t sans écailles, visqueuse et lisse comme celle des anguilles.Divise/.-la en tronçons que vous laisse/, mucéier pendant une bonne heure dans le sel et le vinaigre.Après avoir lavé rf épongé les morceaux, vous les étendez délicatement dans une casserole dr terre-, sur un lit de tianches d'oignon»; arrose/ a\ec de l'huile d’olive; saupoudrez de .sel et de poivre et ajoutez une douzaine de champignons.Mette/, maintenant sur un feu modéré pour colorer légèrement l’oignon; mouillez ensuite le poisson avec une bouteille de lanterne et 4 à S cuillerée* de vieille fine champagne; couvrez votre casserole avec une assiette creuse remplie d’eau, la fermant hermétiquement; puis laisse/, cuire doucement dans un four très lent pendant une heure (si le poisson pèse 5 ou O livres).11 convient ensuite dr dégraisser la cuisson, d’y ajouter un léger roux préparé à part, arrosé largement d'un jus de citron, relevé de piment et de persil haché.Cc plat est exquk c’e»t un vrai régal, et peut-être fait avec l'anguille ordinaire, si vous le désire/.On accommode aussi la lamproie (ou l'anguille) en civet, sauce au vin de Bordeaux, épaku’ de farine choisie.Llle charme la bombe a la tartarc, aux champignons, a la sauce douce, a I ita lirnne, en matrlotte bourguignonne.Avec la lamproie, on confri tienne des pâtés froids d'un goût dé).¦eux, on pr ce".C'est Edmond 8c- qui l'écrit.Edmond 8ée, autrui et président de la critique française et pi eaident do U censure parisienne.".Je le répète, rt Je ne ««mal» a»»»-* le répéter, Ira auteur» rte "l.-t holla-Royce".MM.Mai to Dullanl et Jean Re-frolgnry, ont prodigué le talent le plus fin, la plus Juste riélleatr»*.-.l'Ironie la plu* sensible et lu plus pénétrant», tout au lony; de celte pièce, tantôt «area*, tique et tantôt poignant», et qui va loin dan* l'analyse des piiiivic* Coeurs humain*, «an* jamais insister."Chaque personnage a lei son accent, »a vie propie, sa personnalité.Il dit co qu'il faut dire (et ne.dit que celnj, agit comme II doit iikIi.Voilà de lait dramatique et du meilleur ' S II y avait uno Ju*i|ee au théâtre, la “Uolls-Roycs" connaîtrait une vogue égale â celle (le "Topaze".J'ose affirmer que In comédie satirique de MM Dullanl et Renfrolgney m'appnraU nettement supérieure a (elle de M.l’agnol, et d'un accent plus subi-.-, plu» véridique, plus humain t" Edmond Séc signale aussi que 1rs Dois notes de cette comédie »«nt "net*, aigu», incisifs, d'une âpie signification et d'une singulière plénitude".En terminant Il éeill que la "Holla ttnyec est "une plèee de tout premier ordre".On ne saurait laisser passer les six représentations de cetts oomédlo ail nouveau théâtre du M.R.T, Français.l/i reservation m- fait dès maintenant pour Jeudi et vend t «d I le» 15 et 17 no-vembra en soirée et pour les samedi et dimanche 13 et >0 un matinée et en soirée.Appelez le M.R.T.Français.MArq.3937, ou In maison Edmond Archambault MArquetto 6201.On tourne â 6 000 pied* d'altitude: Cnlaines scenes tie "Suns I.itnilcnutin", le Moueeou film Wlitiwlye P'euilltrc, sa tlCiiiulent tlnns la nelj;r.C’est pour tourner t es r rit1 l ieues que toute lu Iniupa mi allée rdcommeni a VulOeig, un pstlf i illut/c situé uu-dessux de Ni ce, n tl.üut) pints il'altttiule, où /ment tourné» les extérieurs tie ee film.Un seul numéro du jour* nal “LE JOUR” vous four* nir» autant de lecture que des “Digests” américains à dix et quinze sous, et “LE JOUR ” est en français.a*r$**fK frf** (J nanti tvn s file» d TORONTO Descendu: à HÔTEL ST.RÉGIS 31».rue 4IIKRBOIJRNK RA.4135 en f i-e d« regime du fluor*.Coeur, lu M',,* égllku iulhuil(|ii« (J* laligu* français* a Toronto, / POISSON SECHE OU MARINÉ Non?.Alors vous ne savez pas ce que vous avez manqué 0 Votre marchand favori peut vous procurer une variété de poissons canadiens, séchés ou marines, donc L „ivcur Vinci jxiraitra aussi bonne tjue- xi vous veniez de le* pécher vous-même.Vous pouvez les préparer de pluvieur* manière.,ippç-tissantes Le poisson sèche- tel que ia morue, I églefin, le merlin, la merluche et la morue noire, (t le poiv/tn marine te! que le hareng, le maquereau ci Ldov jo-vent (dre v.-rvu *ur votre table vm» forme de mm nouveaux .pour régaler toute la famille.Servez du poisvm canadien plus vivent.Mettez ‘Le Poisson au Menu du Jour .Si loin que vous soyez des grandes eaux, votte marchand peur vous procurer du poisson séché ou mariné .dont uy.it>: la saveur er la valeur alimentaire ont été conservée* pour vous saris-faire, ht, il n'y a pa* de doute que v;n économie saura aussi vous plaire.MIMI5TEPE DES PECHERIES, OTTAV/A.M V | M * ;•»,« DtMANDfZ U BROCHURE GRATUITE d«l Pie-Mettf, L (iv'jcaU* ioo r*: tfjf J f/J ttws of friendship shall triumph over the laws of hatred, ,0V,— ^ iÇ.st PKOfVttf* (I hill GOO Ala* \flC- T" ,n«- • tl'r ,»«• Xt'- •5* UN AN $2.00 SIX MOIS si.no CANADIAN FORUM - 23 WELLINGTON ST.W.- TORONTO f;n exemplaire gratuit mux sera envoyé sur demande In order that our country, a* sl north American nation, may be made ready to snatch up, in strong hands, the torch which old Mars Is trying to extinguish in Europe.” * * * New organization aims at promoting Canadian spirit MONTREAL DAILY HERALD, November 4th, 1839.Creation of the first unit of a "Pancanadian Union" which will “seek to maintain Canadian unity, goodwill among different ethnic groups, truly Canadian spirit and progress In education" Is announced by Jean Charles Harvey, editor of the llheraJ French-languagc weekly, Le JOUR, In Its current Issue.After tho magnificent success of the Quebec election», "Mr.Harvey tells The HERALD, "we arc convinced that wc never had such an opportunity of promoting Canadinn unity In a strong organization supported by all the elements able to fight against the agents of disunion, hatred and separatism." To Mr.Harvey's Le JOUR, according to tire account in that paper, has fallen the lot of forming the first unit of the I’&ncanodlan Union, and the article announcing the establishment of the union expresses belief that those of English origin will soon take up the work.it it it Montreal, lc 6 novembre 1939 Monsieur Jean-Charles Harvey, Directeur, Le Jour, Montréal.Cher Monsieur.J’ai lu avec beaucoup d'intérêt votre article en page 8 do votre journal : "Consolidation of the Friends of Canadian Unity".D’après mon humble avis, e'eat bien le moment opportun de commencer un tel mouvement.Je vous prie de me croire.Monsieur, Votre tout dévoué.J.P.L.BRIEN * * * Toronto, Novembe»- Crh 1939 The Editor, Le Jour, Montreal.Que.Dear Sir: I have read of the Pan-Canadian Union In Miss Judith Robinson's column in the Globe & Mall of the 4th Instant.It seems to me that the Union exactly hits the nail on the head, and I would like to join.I shall be obliged If you avili let me have further Information.Faithfully yours, A.B MORTIMER ¥ ¥ ¥ Rimouskl, 6 novembre 1939 Monsieur Jean-Charles Harvey, Directeur LE JOUR, C.P.20.Station "N”, Montréal.Mon cher Jean-Charles, Je réfère,à l'article que tu as écrit en 8c page dans le numéro du Jour en date du 4 novembre, et il me fait plaisir de t'assurer de mon adhésion au projet que tu exposes.Je ferai tout en mon possible pour seconder tes efforts dans la région du bas St-LaurenL Je te pris d'agréer mes amitiés, Bien à toi, Amédée CARON, C.R.?* ?Qucb- November 4th, 1939 "Le Jour” M.Jean-Ch.Harvey, Director.Dear Sir, Congratulations on your leadership of a movement for "PANCANADIAN' UNION"! May the day come soon when the term "Canadien” has a wider significance than its present one.How can we achieve greatness rs long as a Canadian is recognized here only as a French-speaking Roman Catholic who has never strayed more than a few arpents from the lower St.Lawrence.By a!! means let us guard our heritages of culture, religions, language — but iet us be broadminded enough to get together in fusing all these elements into a greater Canada.The material* are here, rich and abundant, spread from Atlantic to Pacific.All that 1* required la the cement to bind them together.I am sure you will find thomand* ready to work together for a be.ter and stronger Canada.Quebec City may prove n rather difficult field of operation* for tho “Union" — I hope you will enter It in th ¦ near future.Youra very truly, D.RHODES.¥ ¥ ¥ Québec, 3 novembre 1939 M.Jcan-Charle* Harvey, I/> Jour, Montréal, P.Q., Mon cher M.Harvey, J'ai lu avec beaucoup d'intérêt dans LE JOUR de cette semaine votre article concernant la création du premier noyau de l’Union Pancanadienne et je vous félicite sincèrement de votre heureuse initiative car Je n'hésite pas à dire quo Je vois là votre Initiative.II me serait donc de* plu* agréable* de me joindre à cette Union, voire même de prêter main forte à ceux qui voudraient former un groupe dan* la vieille cité de Champlain.Avec mes meilleurs voeux de succès, Je demeure, Votre tout dévoué, A.F.MERCIER ?* * * ONTARIO Legislative Assembly 4 novembre 1939 Monsieur J.-Ch.Harvey, LE JOUR.Cher monsieur Harvey, Mon adhésion à l'idée et l’Union Pancanadienne des deux main* et de tout coeur.A vous sincèrement, Aurélien BELANGER, M.P.P.Clarkstown, Ottawa.* * * St-Césaire, P.Q., 4 novembre, 1939 Monsieur J.-Ch.Harvey, Montréal.Mon cher Harvey, Excellente Idée.Il est très heureux que la province commence ce mouvement J'y souscris de tout coeur.J’en profite pour vous féliciter de l'apostolat de votre journal.Le* dernier* événements prouvent que la bonne semence n’a pas tombé en trop mauvaise terre.Grâce à vous et à vos collaborateurs.notre province *e réhausse un peu.Puissiez-vous continuer! loi ténacité dans le bien viendra à bout des mauvais germes qui nous infestent encore.Bien à vous, , G.R.BRAULT, M.D.?¥ » Tou* le* amis de l’unité canadienne sont priés de nous faire parvenir leur adhésion.TBÊ SALAMI Orange Pe\oe Les Mots Croisés du Jour n zrxmnrr uznrr n in ¦ ¦ ?ŒUUL irr ~T Z rm rm~ JLBL JL m JUL • m i ¦ i ai ?narr ¦ZD.H ' rm 10 11 TM1 TTTT 15 ?lDBTTTTBL JL IL»J ¦ M ¦ 1 II JUL I ¦ 1 ¦ 1 L Kl « niTmi i UL uulm i i mm rr A la Fédération Provinciale du Travail du Québec Arthur D’Aoust, de Hull, e*t nommé président.On sait que la constitution de la Fédération Provinciale du Travail de la province de Québec interdit à ses officiers généraux de s'occuper de politique.Cette attitude a pour but de sauvegarder la neutralité du mouvement ouvrier syn diqué en matière politique.Ces officierl généraux sont: le président général et le secrétaire-trésorier général.Le prsident Raoul Trépanier ayant brigué les suffrages populaires aux dernières élections provinciales comme candidat officiel du parti libéral, il avait, conformement à la constitution précitée, envoyé sa démission de président général de la Féd ration.Au cours d'une réunion de l'Exécutif général de la Fédération, tenue à Québec ces jours derniers, la démission du confrère Trépanier a été acceptée et c'est le confrère Arthur D'Aoust.de Hull, qui a été désigné en son lieu et place.L" nouveau président général de la Fédération est déjà vice-président de l'Exécutif du Congrès des Métiers et du Travail du Canada et vice-président général de lT'nion Internationale des ouvriers papetier* d'Amérique.1— -Une épée lonmiement affûtée qui ne sert «|U A taper dans l'eau (essai, épreuve) — L'n mur nul bégaie.2— \ 11le de l'ancienne Egypte, aujourd'hui "Assouan” — Le plus célèbre des inconnus: chef do rayons (une lettre) — De Haïti.3— Vingt-troisième lettre de l'alphabet grec ancien — Beaucoup d'autres gestes des mains témoignent d*- plus de sincérité; féliciter quelqu'un de l'avoir compris 4— Volcan du nord-est de la Sicile — Roi de Suède du IXe siècle — Espèce de timbré.5— Qui existent réellement — Substance osseuse, «onstltue les défenses «le l'éléphant — Symbole chimique de l'aluminium.6— Parcouru, des yeux — (Je qui fait que la chose est — Petite prairie.7— Masse de neige durcie — Vivres qut restent après la distribution faite & une escouade — Note «le la gamme.S—Deuxième fils de Noé — Rivière de France — Liqueur splrltueuse Urée du riz fermenté.5—Symbole chimique «le l’erbium — Titre légal de l'or et de l'argent — Sous-genre de saumons.10—Ville d'Italie (Brescia) — Garçon d'écurie
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