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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 24 février 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1940-02-24, Collections de BAnQ.

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3ème ANNÉE No 24 5 CENTS Direcleur: Jean-Charles HARVEY Soyons démocrates, oui, mais non pas imbéciles ! LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Administration et rédaction, 181) est, rue Sainte-Catherine (suite 44), Montréal Casn postale 20, Station “N” — Tel.‘PLatcau 8471 24 février 1940 .1 uuni longtemps que les chosts iront sys te m utii/u e ni ont malt je continuerai systématiquement à dire qu'elles ne vont /mis bien — Henri ROCHE KOHI Administrateur: REAL ROUSSEAU Rédacteur en chef: E.*Charlea HAMEL Histoire sans paroles ou.t.Il faut ae défier dee belle» âme-, Ellça août bâties souvent à coups du I rrincipes auxquels elles prêtent une valeur absolue, sans tenir compte ni de a vie ni des réalités.Les principes sont rigides et cassants; la vie est souple, capricieuse et variée; la réalité est la réalité, rien de plus, rien de moins.Si'on ne réussit pas â concilier ces trois éléments de l’action humaine, on échoue lamentablement.C’est ainsi que les belles âmes ont décidé que le principe de toutes les libertés individuelles était inséparable de l’idée démocratique.Je ne pense pas autrement moi-même, et, à ce principe-là, je vouerais volontiers toutes mes énergies.J’exècre les Etats totalitaires parce qu’ils écrasent l’individu et détruisent ainsi la civilisation dans son essence même.Car la civilisation ne peut se faire par l’Etat, qui n’est qu’une abstraction: elle se fait par des hommes libres d’agir, et tant valent les hommes libres, tant vuut la société.U est impossible de concevoir le vrai progrès sans le respect de la personne humaine.L’Etat est étranger à la science, à l’art, à la pensée, à l’invention, à la religion, car les savants, les artistes, les penseurs, les philosophes, les théologiens, les sociologues, ne sont jamais des collectivités, mais des individus, c'est-à-dire, des hommes qui, par leur effort personnel, leur force d’intelligence, de pensée, d'étude, de réflexion et d'initiative, sont seuls capables de grandes choses.C'est pourquoi l’absolutisme, qui se manifeste aujourd’hui par l’Etal totalitaire, la plus formidable hérésie et la plus monstrueuse brutalité des temps modernes, ne peut avoir d’autre résultat que de conduire à l’abrutis* •cmeut total.Par exemple, si les Allemands et les Ru*** subissaient vingt •us de plus leur régime de nivellement, de discipline mortelle et d’esclavage collectif, ils tuerqjent chez eux tous les ferments de supériorité et prendraient cinquante ans au moins à reprendre le terrain perdu.D’ailleurs, on verra, • la fin de la présente guerre, l’immense avantage de l’initiative individuelle, c'est-à-dire de la liberté, sur le caporalisme des nazis ou des soviets, deux produits d’esprits primaires.C'est contre ces horreurs que nous nous battons aujourd’hui.Quant à moi, si j’approuve de topt coeur la participation du Canada au conflit européen, ce n’est pas pour sauver un impérialisme, ni un pays, ni une nationalité, maie^)icu pour garder à notre société la tradition la plus humaine, la plus douce, la plus généreuse et la plus conforme à l’instinct profond de chacun de nous: la tradition démocratique et les libertés qu’elle comporte.Nous autres, Américains du Canada, issus de plusieurs générations dliommes et de femmes qui ont désiré la liberté individuelle d’un désir infini, parfois même violent, nous concevons que la vie ne vaut pas lu peine d'être vécue quand chacun de scs mouvements lui est dicté, par quelque caporal au cerveau fêlé et aux instincts de mégalomane criiel et bouffi ^'infaillibilité.Nous sentons bien que si l’Angleterre et la trance tombaient sous la boite des sauvages et des cosaques, notre tour ne tarderait pas à venir, car le rempart naturel, le plus puissant rempart, de nos institutions se serait écroulé pour faire place à un esprit que nous répudions de toutes nos forces et à un standard d’existence qui est loin de valoir le nôtre.Nous appartenons à un monde tout autre que celui où vivent nos ennemis d’aujourd’hui, disons plutôt nos ennemis de toujours, les nations que nous combattons n ont jamais connu ni la démocratie ni la liberté, et comme leurs chefs n’en veulent pas, clics ;c laissent convaincre aisément: comment pourraient-elles aimer ce qu’elles ignorent?11 nous appartient, à nous, de les leur faire connaître.Pourquoi faut-il, Indus! que ce soit à coups de cauon?C’est elles qui 1 auraient Voulu, car elles ont été les premières à vouloir nous apprendre “par le sang cl les lurmes”, suivant l’expression même d’Hitler, les beautés de l’esclavage.J’en reviens maintenant à nos belles âmes.Je les entends souvent protester, de ce temps-ci, au nom des libertés civiles, contre les mesures de guerre prises pour annihiler la propagande ennemie et toute activité défaitiste.On a vu des associations prendre la défense des partisans dç Staline au Canada, sous prétexte qu’on portait atteinte à la liberté de parole.D'autres n’ont cessé de maugréer contre lu censure, pourtant bénigne, imposée aux organes d’information.O naïveté, ô candeur des bonnes âmes! La démocratie ne doit pas être synonyme de faiblesse et de bêtise.Il est des moments où il lui est nécessaire d’agir à la manière forte, et c’est justement ce recours à la fermeté qui montre lu souplesse du régime et qui lui permettra de surnager parmi les débris flottants des autres formes de lu politique du monde.En temps de guerre, il n est pas permis aux démocraties d’être faibles, La main de fer sous le gant de velours, c est elle.Sans cette main-là, elle périrait.Quand donc nos bonnes âmes le comprendront-elles?* Bien que je sois le plus démocrate des hommes, je ne conçois pas que la démocratie accorde la liberté de parole à ceux-là mêmes qui combattent cette liberté et voudraient l’abolir.C’est une grande sollisq par exemple que de ne pas mettre au violon les propagandistes du nazisme et du communisme.Ces gens-là veiflent abolir la liberté: donc, ils doivent être les premiers à en être privés.C’est juste, c’est logique, c’est sensé.La démocratie qui, par principe, en agirait autrement, fournirait des armes à ses propres ennemis.L’instinct primordial de la coiwervation et la loi éternelle du “corps défendant” commandent impérieusement aux tenants de la liberté démocratique de bâillonner ceux qui veulent se prévaloir de cette liberté même pour les asservir.C’est la coutume de la guerre «le tuer l’ennemi qui veut nous tuer.Heureux ceux qui peuvent, comme nous, tirer les premiers! Agir autrement, c'cst être imbécile.Si les coeurs généreux qui, depuis longtemps, sc débattent pour favoriser les menées de nos pires ennemis, sc scandalisent de ces paroles, je leur dirai que, s’ils ont envie de'présenter la joue gauche après avoir été frappés sur la joue droite, moi, je préfère botter au derrière ceux qui ont •ne cracher au visage.Jean-Charles HARVEY sur voulu BILLET Gardes votre rêve SI Votre rive a fait un dieu de l’homme que vous aimez sans le connaître, Restes loin de cet ttre que votre pensée tient au fond du sanctuaire de Votre àmt, Sur un autel inaccessible, devant lequel votre coeur brûlera sans cesse comme J«* veilleuse rouge du temple.üe gravisses jamais les marches de marbre blanc qui conduisent d l’idole, Afin que vos mains frémissantes n’atteignent jamais celui que votre chère Ww-sion a coûta intangible.Que vos yeux ne cherchent pas « percer le mystère caché derrière te rideau *‘or où Vamour idéal, Par la magie de l’inconnu qui hante vos désirs, conserve la valeur d un culte Et garantit la permanence de votre fol, dans l'immatériel baiser qui ne saurait looffrir le baiser de la chair ! J.-Ch.H.LIRE EN PAGE 2 une LETTRE PUBLIQUE de M.Henri Perreault à M.l’abbé Henri Jasmin 11339 % J 1940 L’hiatoire par l’image (ouverture de la «cation de la législature de Québec).Le discours du Trône Le gôuvernemcnt Godbout vient de rompre avec une vieille tradition qui voulait que le discours du Trône fût invariablement un document vague, banal et insignifiant.Cette fois, on y donne des précisions et on sait déjà à quoi s’en tenir sur les principales tendances de la session qui commence.C’est ainsi que des mardi soir, immédiatement après la cérémonie d’ouverture du Parlement/ on savait de la bouche du lieutenant-gouverneur un tas de choses: 1.—qu il y aurait de nouvelles taxes pour faire face aux obligations contractées sous le régime Duplessis: 2.—qu’on allait abolir la loi des salaires raisonnables et la remplacer par une loi du salaire minimum; 3.—que les femmes de.la province de Québec, après des années de pèlerinages à la Législature, auraient enfin le droit de vote: 4.— que des mesures passées sous 1 ancien régime, susceptibles de nuire à notre développement industriel, allaient être abrogées: 5.—que 1 on s'efforcera d’éviter l'accroissement de la dette provinciale en subvenant aux dépenses du chômage au moyen des revenus ordinaires: 6.—que 1 on accordera une attention toute spéciale aux problèmes du travail, des pêcheries, de l'agriculture et de 1 éducation.Il est trop tôt pour commenter comme il convient les questions soulevées dans ce discours important.Nous suivrons avec attention les débats de l’Assemblée législative, avec l’espoir que nous-mirons plus â louer çju'à blâmer.La seule note sombre est l’annonce de nouvelles taxes.Il faut aujourd'hui du courage, de la part des gouvernements pour annoncer au peuple de nouveaux sacrifices.Déjà, nous sommes rançonnes de tous côtés: par le fédéral, par le provincial, et par le municipal, par les corporations scolaires.par le culte et par une foule d'organisations auxquelles on ne saurait refuser l'obole annuelle ou même mensuelle.On comprend toutefois que le gouvernement Godbout a pris un triste héritage, après trqis années d’orgie financière.C'est ce que nous payons aujourd’hui.Toutefois, l’effort de notre province doit porter sur le développement industriel : ce serait là le meilleur moyen d’éviter de nouvelles taxes.Il nous reste encore bien des ressources à exploiter.Il est vrai que.par certaines agitations sottes et par les gaspillages des années dernières, nous avons éloigné de cette partie du pays des industries importantes: niais maintenant que nous avons, à la tête de notre gouvernement, des hom«nes sensés, nous connaîtrons de meilleurs jours et nous rendrons à Québec une réputation qu elle n aurait jamais dû perdre.j.-Ch, H.AVEC LE SOURIRE New World, bravo! \jt! Canada n'avait pas encore, jusqu’à la semaine dernière, des magazines richc-ment Illustrés comme LIFE, des Etats-Unis, PICTURE POST, de l'Angleterre et MATCH, de France.Voici que cette lacune est comblée par l'apparition, ces jours-ci, de NEW WORLD, qui nous présentera désormais, chaque moi», l'actualité en Images.Le premier numéro est fort bien réussi.Les illustrations sont nombreuses, typiques, variées et bien mises en page.Plusieurs articles d'une belle concision et fort au point accompagnent l'Image.Bref, c'cst un début des mieux réussi», et tout nous laisse prévoir qu'avec tant de bon goût et de talent, on est capable d’aller loin et d’intéresser k public du Canada et même de l'étranger.On sait que les publications de ce genre, qui nous viennent du dehors, ont chez nous une circulation énorme.Dca milliers de dollars prennent pur là le chemin de l’étranger.D’aucuns auraient voulu que le tarif douanier rendit difficile l'entrée des publications américaines ou autres au pays.C'est là un moyen négatif qui entrave le progrès et est contraire à l'idée libérale la plu* saine.Le meilleur moyen est de rivaliser avec les magazines de l'extérieur.On ne prohibe pas une chose comme celle-là : on la remplace par quelque chose d'aussi bien et même de mieux si possible.C'est ce que s'efforcent d'accomplir, avec un talent remarquable les directeurs de NEW WORLD, dont le personnel comprend : J.K.Thomas, rédacteur en chef, Max Newton, rédacteur artistique, puis MM.Hugh Shaw, Kenneth Johnstone.Margaret Burris, F.F.8mith et Keith Sinclair.Vous souhaitons d ce magasine une grande popularité, afin qu’on puisse bientôt eu faire un Uebdomaduuc de premier uidre.M.Phillippe Brais La nomination de M.Philippe Brais a la présidence du Conseil législatif a été bien accueillie de tout le monde.On ne pouvait mieux choisir.Et comme il portera en outre le titre de ministre sans portefeuille, 11 pourra faire servir sa solide intelligence et son sens pratique au bien de la province.Car M.Brais est l'un des esprits le» plus clairs et les plus distingués que nous eonnala.siori*.On aurait voulu d'autres réformes dans le Conseil.Nou» avons déjà exprimé ici le voeu que le corps désuet fût transformé en Conseil économique dans lequel seraient représentée» les diverses corporations de cette partie du pays.Il nous semblait qu'on pouvait en agir ainsi sans déplacer les conseillers actuels.Tout au plus les auralt-on remplacés, les uns après les autre», par des hommes spécialisés dans, diverses bran ches de l'activité sociale et économique, de façon h procurer au gouvernement de véritables conseillers.M.Brais est uri de ces hommes-là.Puissent le» nominations à venli avoir la même inspiration! * * * Moquerie italienne Nous avons connu des Italiens fort bien élevés.II cri est parmi eux qui ont un charme Incontestable.Nous parlons de ces Romains de vieille race et de bel!:* éducation, qui conservent la meilleure tradition d'un grand peuple.Mais tous les Italiens ne sont pas semblables.Certains d'entre eux man quent sensiblement de me ure de tact et de bon goût.CT journaliste qui a écrit cet article a probablement le sens de l'humour, mais les lois élémentaires de l'étiquette Internationale défendent de telle» attaques.En cela.l'Italien a manqué de politesse, de courtoisie et de discrétion : Il s'est justement rendu coupable de ce manque d'éducation qu'il reproche aux ambas- forcément 1rs direction» nouvelle».Mail un grave souci se fait jour dan» le» con* iril» dr» «leux partis : à quel prix ont été acqui» ce» progrès, ces réforme* ?Ils ont coûté nécessairement très cher; pas trop peut-être pour ce qu’ils ont produit, mai» a»*/, pour inquiéter les homme» d’état qui songent aux échéance» futures.L'irruption gouvernementale en tant d activité nouvelle» s était fondée sur l’espérance qu’apres un temps elle» «fraient reprise» par le» forces normale» qui les avaient jusqu'ici exercée».On supputait le capital, l’industrie, le commerce, une foi» remis sur pied, prêt» a jouer leur» ancien» rôle» et s redevenir le» gardien», le» guide» responsable», de» intérêt» commun».Cette coopération active a été jusqu ici trop lente et, en bien de» cas, pretqtif nulle.Est-ce timidité excessive t Est-ce «ppo-lition politique ?Ix fait est que le capital ne prend pas la part «pi il faudrait à la restauration complète et, bien aveuglément, ne parait guère «en soucici.Malgré plu» d'un million de travailleurs soustrait» l’année dernière au fléau du chômage, il y en a encore neuf million/ errant, jeune» et vieux, a la recherche d’un emploi.Il y en aurait bien plu* si le» travaux d’état rien occupaient toute une armée.Il faudrait, trè» évidemment, une expansion de 1 industrie proportionnée à ce surplus, et aux accroissement que le» nouvelle» couches lui déversent sans cesvr.Or 1 industrie *e maintient, elle prospère, mais elle ne s’étend pas; elle se montre craintive ou revêche à entreprendre et a risquer._ Sc» dividende* dépassent les cime» de ses dépôts dans le» ban- que» atteignent des chiffres inouïs.Malgré cela elle ne perd pas une occasion de lév rier sur la main-d’oeuvre, de lui substituer la machine; et, quoique très hostile aux interventions de l’état, les éternise par va propre inertie.On ne peut donc prévoir le jour où cesseront le- apports fédéraux à la sécurité de* masses, où se reverra le jeu libre, suffisant autonome, de l’entreprise et de l’initiative privées.•—• Beaucoup prédisent q ce jour ne reviendra jamais.Et voici oil s’érige l’impasse.Les budgets annuel», obéré» de tant de fonction», n’arrivent pa» à s'équilibrer, et leur» déficit* s’accumulent.La dette publique s'accroît, par suite, de chiffres effarant»; elle touche de près â la limite de 4Ç billions, fixée jadis par le Congre» ; et de* alternatives inquiétantes _ _ .1 .ary.oeieuinl (Suite à la page tj. Page 2 LE JOUR Montréal, samedi 24 février 1940 Nouvelle lettre publique à M.l’abbé Henri Jasmin M.l'abbé Jasmin, Prof, tic/, n'a fia» daigné répondre à la première etlrç ' " «lue je lui écrivais dan* le “Jour” «lu 3 février.Il e*l trè» facile d'explûjuer #ou silence: pourquoi frrait-il «le la publicité à deux cent* mille exemplaire* autour d’une affaire aussi fâcheuse?Et d’ail» leur*, que pouvait-il répliquer, ce brave prof, (aie) ?Il n’allait tout de iiiéiur pa* crier éperdument : “fie n'eat pni vrai, ma prose ne ressemble pa* à de* intestin* ou à de* boyaux h incendie’’.Il *ait fort bien que *a prose e*t un charabia indescriptible, “ftui n’a de nom en aueune langue”.Mai* VI.J'ablié Jasmin est prof, (aie) i l’université de Montréal; cette qua* iité ne lui donne-t-eHe pa» tou» le» droit»?Non.décidément, la réplique était interdite i M.l'abbé Jasmin.Seule* ment, aurè* lecture de cet éreinte» inent bien mérité, M.l’abbé entra dans une grande colère (une sainte colère, permise par l’Egli*e).“Coin» ment, ae dit»il, il y a des idiots nui n'aiment pas mon style! Il y a de* imbéciles qui prétendent que i'écris malt Attendes un peu! Je vais leur montrer, à ce» crétin» malappri», ce que c’est «pie mai écrire!” Il rua, regimba comme un mauvais écolier, et prenant sa plus belle plume pata-gonne, la Diurne préférée de «es pré» chea hebdomadaires, il voulut nou« prouver qu'il n’y a rien d'impossible pour un professeur à l’université de Montréal, il voulut noua démontrer par A plus B «pie le style jasminique n'a paa de limitée, qu'il eat infini, en longueur comme en ridicule* M.le prof.(aic) peina, eouffla, sua.L'auteur de Salatnoô avait la plume facile en comparaison des tortures que dut s'imposer M, l'abbé pour en» fauter eon nouveau chef-d'oeuvre.Mai# il gagna le pari qu'il avait fait avec lui-même.ET LES FRUITS ONT PASSE LA PROMESSE DES FLEURS Dana son prêche abracadabrant du 20 janvier, M.l'abbé avait établi un record de «tyle jasminique: une pbra»e de 215 mots, bien comptée.Pour notre méditation du 10 février, R s’est surpassé, il a établi un record de loua les temps.Le p,rentier élan d'cndiouaiaame — ou de fureur — lui inspira une phrase de 220 mots.Cette phrase initiale dut le fatiguer considérable-ment, car dans la deuxième il man que de souffle et s'arrêta au 211e mot seulement.Mais reprenant i deux main» son énergie et sa plume patagonne, il fit un effort gigan tesque, titancaque, biffa, ratura, mau gréa, sua des gouttes de sang, et lorsqu’il eut mis le point final, il revint au début de celle phrase olympienne, compta fébrilement tou» le* mots dont raceouabemeiil avait été ai pc liible, et, se rejetant lourdement dans son fauteuil au capitonnage moelleux et profond, remercia le ciel de lui avoir donné la grâce et la lumière indispensables pour écrire une phrase Oc 301 mots.L'ancien Tcstumcnt rapporte que Dieu,, après avoir créé rUnivers, ae reposa; M.l’abbé Jasmin aussi s’est reposé après avoir créé son chef» d’oeuvre.Mais U eût mieux valu qu’il terminât là son oeuvre de créa» lion; (1 se fut évité le spectacle douloureux de se survivre à lui-même et de noua offrir, dans le reste de son article, des phrases qui comptent tout au plu» 158 et 174 mots.M.l'abbé, je vai« vous suggérer une idée épatante pour votre pro-chain prêche.Votre article hebdomadaire mesure environ 150 lignes, soit quelque 1500 mots.N’avex-vou» jamais songé à écrire tout cela dans une seule phrase?Ce serait un véritable'tour de force, M.l’abbé.Pensez donc, une phraéc de 1500 mots, cela n’a jamais été accompli; il n’y a que voue qui puissiez exécuter une telle pièce.Après cela, vous pourries prendre votre retraite en toute confiance, avec l’assurance «|ue personne après vous ne réussira jamais à égaler votre record.Qui sait, M.l'abbé?On vous nommerait peut-être Recteur! Mais soyons sérieux.Je voudrais dans cet article pouvoir donner une idée quelque peu adéquate du dernier sermon écrit de M.1 abbé Jasmin.Mais ia tâche est impossible.La prose de M.le prof, (sic), c’cst comme de Ja vase que vous essaieriez de manier avec une pelle: c’est flasque, gluant, amorphe.Ça n’a ni commencement ni fin; ça glisse, ça coule, ça déborde de tous côtés.Quand vous avez retiré la pelle et.que vous croyez avoir capté quelque chose, vous vous apercevez que la gulxdance pâteuse qui reste au fond ne ressemble que vaguement à la vase originale.C’est pourquoi, lecteurs, si vous désirez savourer pleinement lu prose ineffable de l’abbé Jasmin, si vous désirez en retirer toutes les jouissances possibles, lisez- L’HOTKL WINDSOR possède une atmosphère «le distinction très recherchée et est visité par dt* voyageurs de renom venant o'e toutes les parties du monde, li est renommé pour ses chambras modernes et confortables, «on excellente cuisine et son servir* courtois.«Qsor ia en entier dans la page éditoriale de la Tresse*’ du 10 février.Vou» en aurez pour va* cinq cent*.Pour ma part, je me contenterai de relever quelque* perle*, certain» petit* bijoux d’une e«»ca**erie toulr particulière, toute ja*mini a fait preuve d’une grande versatilité.^ Il a été un père léger, plus préoccupé de son pi -nrc plaisir que du sort de scs enfants.Mais il a montré à la fin une émotion sincère, communicative.En ce rôle, Pierre Durand a été comme toujours admirable.Mais, on me permettra de le préférer en d'autres personnages ! Paul de Vassal, ce jeune acteur remarquablement doué dont nous avons déjà dit tout le bien que nous pensions a tenu à son honneur le rôle important de Sartorys.De Vassal a une personnalité fort sympathique, un jeu sincère et prenant.François Lavigne a, de son côté, fait une très belle création, en Valréas.Il a été élégant, passionné, comme l’exigeait son rôle.Son jeu est irréprochable.Lucie Mitchell, Eugénie Verteuil, Edouard Monnet, Emile Bouffard, Boissonnierc et Lagacé faisaient également partie de la distribution.Nous réservons une mention spéciale a la petite Mimi Jutras, qdî est bien la plus mignonne enfant que nous ayons vue en scène, et qui s’y tient avec une assurance de grande artiste.Les Comédiens Associés mettront à l’affiche, le 9 mars prochain, la pièce bien connue La Femme .V.E.-Ch.H.Vient de paraître Par la croix et la charrue (1) 748 "Editions -, Prlnceps" viennent de présenter leur second volume.Après avoir publié: "Que s o n t - i 1 s devenus ?" de M.Robert Prévost, voici que le frère de ce dernier, Arthur Prévost, a réuni en volume quatre reportages et trois nouvelles sur rAbitibi.C’est au retour d’un voyage dans •ette région de colonisation que l'auteur décida de publier des reportages sur •La ferme des Clercs de St-Vlateur” à •La Ferme", Abitibi, sur "Les vingt ans d’une paroisse (La Motte), sur un Curé, mécanicien, menuisier, colon (Lac Cas-tagnler) et sur un "Restaurant de religieuses” (Rouyn).Les trois nouvelles se rapportent à l'Abitibi et mettent en relief, en épingle, les avantages multiples qu’il y a de s'établir dans ce district nouveau, sur des terres neuves où il est plus facile que dans les grandes villes, de faire sa vie et de bien là faire.Des jeunes gens •t des jeunes filles qui sont nés dans l’Abitibi, se sont épousés et sont déjà papas et mamans.Tous les lecteurs trouveront profit à se renseigner sur ce centre de colonisation ou à se rappeler ce qu’ils ont vu au cours d’un voyage même de courte durée.Préfacé jfar le R.P.Alphonse Dc-grandpré, c.s.v., supérieur du Séminaire de Joliette, "Par la Croix et la Charrue" est appelé à propager l'amour du sol, du sol nouveau où vivent des colons heureux qui sont devenus des fermiers (1) Aux "Editions PHnceps" JJ72, rue iainte-Elisabeth, Montréal.CINEMAt.PARIS TROISIEME SEMAINE SomUUmfMm .n M-cwfautmmdial!) 1T-DEV1I1 SAMEDI vxm Human nijC r\ iÇ_ CORDiCHC U tu sc à l'aise sur leur grand domaine où s’établirent leurs fils.“Comment ne pas lire avec sympathie les brefs articles sur la paroisse de “La Motte” et son intrépide jeune curé, sur les oeuvres entreprises avec tant de succès par les PP.Franciscains du Lac Castagnlcr et sur le Foyer établi à Rouyn par les Soeurs de l’Institut de Sainte-Jeanne d’Arc ?Si on a visité l’Abitibi cj le Témiscamlngue, on revit, en lisant ces esquisses, de bien doux et vivants souvenirs.Et comment 11c pas s’incliner avec respect et admiration devant les religieuses pleines de courage, les gardes-malades dévouées et les généreuses épouses do colons qui n’ont pas reculé devant les sacrifices qu’lmjyjsc la vie rude des défricheurs et des ouvriers miniers.” Ce paragraphe de la préface du R.P.DcGrandpré en dit très long et Justifie le pourquoi de ’’Par la Croix et la Charrue".Mise ha Levitzki soliste au dernier concert de la saison La Société dos Concerts Symphoniques de Montréal est heureuse d’annoncer l’engagement du célèbre pianiste Mischa Levitzki comme soliste au dernier concert de la saison régulière, qui aura lieu mardi prochain à l’auditorium du Plateau.Mischa Levitzki est un des grands pla-nltes contemporains.Il a donné plusieurs récitals déjà à Montréal et scs nombreux admirateurs seront intéressés d’aller l’entendre avec l’orchestre.Né en Russie do parents américains, Levftzki révéla de bonne heure un talent musical extraordinaire.Il étudia à Varsovie avec Mlchailowskl.A l’âge de 8 ans il revint aux Etats-Unis et après une audition do \yaltcr Damrosch il devint l’élève de Stojowski.Il a fait son début américain en 1916 et depuis sa carrière a été couronnée de succès répétés dans le monde entier qu’il a visité plusieurs fols.Pour toute information on e3t prié de s'adresser à la chambre 219 de l'hôtel Windsor, LAncastcr 6037.Le chef d’orchestre à ce concert sera M.Charles O’Connell, qui n’est pas un inconnu pour les habitués des Concerts Symphoniques.M.O’Connell a toujours été accueilli, tant au Plateau qu’au Chalet de la Montagne et à la chapelle de Saint-Laurent, avec enthousiasme et sympathie; on sera donc heureux de cette nouvelle occasion de l’applaudir.LES CONCERTS SYMPHONIQUES DE MONTREAL Mardi, 27 février 1940 Fkrf d’rtrrhnifrf CHARLES O’CONNELL MISCHA LEVITZKI l’Ian!»!* Pour route Information «’«dresser à l’hôte! Windsor, rhnmbre ïin, LAneastrr 6037 DEUXIEME GRANDE SEMAINE SALLE W.SAINT - SULPICE présente "L’AIGLON 17 .35 .40 .50 .00 En matinée: 24 et 25 février.Prix: .25 En soirée: jusqu'au 27 février.Prix: .30 Information: MA.3937 — 6201 Tout la monde va voir "l'Aiglon” - POiRQWI PAS I Vt V' Palace : / : : : • i i » ; ê ••• * « • • • • • • • • : • ; • • ••#«• • .* CINEMA DE PARIS iViONTREAL Capitol: "The Fighting 69th".Impérial : "Tower of London", "The Witness Vanishes".Loew’s: "GONE WITH THE WIND”.2c semaine.Palace: "Broadway Melody of 1940".Priaceu: "Invisible Stripes", "Young as you Fed".Cinéma de Psrii: "Le Quai des Brumes", 3e semaine.Saint-Denis: "Entente Cordiale", "Le Gagnant", Baanbien: “Belle Etoile", “Petite Peste", Electra: sam.à mar.: "Remember?", “Mystery of the White Room", "Red River Range"; mer .à veil.: "Raphael le Tatoué", "Port Dolores".* * a QUEBEC Cinema da Paris: “Métropolitain", "Le Paradis des Voleurs".Canadian: “Orage", "Les Deux Papas".Victoria: "Education de Prince", "Mademoiselle Mozart".?* ?“Quai des Itrumcs" en Ha semaine lai CII.NT.MA UK PA MIS) "Qunl des Brume»" reste A l'afrlrhe du Cinéma de Paris une 3e semaine.Ce film splendide est appelé lui A une carrière remarquable.Le» admlruleurs de Jean Cabin et do Michèle MorKun le.» verront dun» un drame très fort, empreint d'une mélancolie prennntc."Quai de» Brume»", c'est la nostulgtc de» départ».C'est aussi l'amour qui.au dernier moment, relient l’homme même »! cnlul-ul prévoit l'ablnie.''Quai de» Brume»", c’c»t uu»»l tu fnla-lité qui » acharne sur de» être» né», «emble-t-ll, pour le mnlheur et In misère.Seule la qualité de» sentiment» qui animent le» deux amoureux de en film parvient un peu A percer la brume qui ensevelit tou» le» personnage» comme un linceul.Michel Simon et Pierre Brassour font deux composition» qui tranchent nettement »ur ce que ce» deux nrtiHte» nous ont donné Jusqu'Ici, "Qmil de» llruine»" cHi une oeuvre qui ne ressemble A aucune autre et qui s'impose pur son traitement nouveau.f'A louer meublé'’ complète le spectacle, * * * “Entente Cordiale" (nu SAI.VT-DKMK) Le scénario a été réalisé par Abel Herman! d'après l’oeuvre d’André Maurois: "Kdouard VII et «on temp*”.Le film est de Marcel 1,’Herbier.Il réunit une foule de vedette», comme ou n’a guère l’habitude d'en voir f»nt a In fol»: tîaby Morlay, Victor Franoen, Pierre Jllchard-Wlllln.André Lefaur, .lunine Jinrcey, n«r-nard Laneret, Jean Worms, Fixant, Jacques Httumer, Arlette Marchai, Jean (iiillund, Paulette Fax, Paul Brorhard, (frétillât, Horvllle, Jeun U’ïd et d'autres encore! A Windsor, rv 1833, la reine Victoria, gouverne sou pays avec une grande dignité, Son fils, le brilbinl Bertle, Prince de Huiles, passe se» loisirs a Paris.Cependant, arrive Kuchodu.Le Commandant Marchand dolt -11 abandonner Kuchodu au Sirdar Kitchener?Delcassô cède pour éviter la guerre.Nous suivons au cours de» scène», le» réactions de cette humiliation nationale dans le petit peuple, à la Cour d'Angleterre, et dan» une famille française, celle du député patriote Houssel, pamphlétaire dont le fils afné n combattu aux côtés de Marchand en Afrique et le fil» cadet, Jean, aime Sylvia Clayton, fll!o de Lord Clayton, confident du Prince do Uulles.Après la mort do Victoria, l'avènement d'Kdouard VII verra se former i'iintcnto Cordiale qui cimentée au feu de la (Iratide tiuerro resplendira en 1913, alors que les armées fraternelle» montent à l'arc de Triomphe.Comme attraction supplémentaire, une comédie des plu» gale», "Le tlagnnnt", réalisée par Yves Alleg et d'après un scénario de Pierre Lestrlnguex.Ce film bénéficie d'unt brillante distribution: René Lefèvre.Sylvia Bataille, Saturnin Fabre, tltnette Leclerc, élenln, Ternerson, SlnoiM et Almos.C'est une production susceptible de plaire A tous les publics.* H 4 “Invisible Stripes" tan Piiixciiss) l.o thème de "Invisible Stripes’ si peut-être été employé très souvent, mal» il n'en pci»! pas de sa valeur dun» le présent film.C'est l'histoire d'un ancien forçat qui essaie de »e réadapter à la vie normale.Il retourne dan» -a famille, déterminé ô suivre une route droite et à devenir un parfait citoyen.Toutefois, .‘o premier coup dur qu’il h A essuyer lui vient de son ancienne amie qui refuse de le revoir D'autre» lut arrivent aussi, dont plusieurs dan» «es effort* pour »e pro-curer du travail et le» refu» qu’il reçoit.Mal» le plu» grand problème qu'il a ît faire face lui rient de son Jeune frèr, 18 pour E, 82 pour y, 6 pour G, si l’on désigne par A, B.le» différentes couches, 'A' étant la plus voisine du noyau.Puis on mentionne une règle par laquelle il ne peut y avoir plus d’un certain nombre de planète» dans une couche donnée.Bref, Bohr a voulu un atomo nucléairq dont les couches correspondent chacune à la division en groupes de Mendéléieff, admettant que ie nombre atomique est la principale caractéristique du corps simple.* * * Subséquemment, on porta à l’attention des savants le fait suivant : la couche externe possède une capacité limite de I électrons admettant les deux probabilités : la rentrée des premiers électrons do la série ‘F* par exemple, dans une couche plus profonde lorsqu'un nouveau •locataire” se présente en "F" ; la perte ou le gain de particules à la couche externe si une force extérieure venait à agir dans le champ magnétique développé autour du noyau.C’est de là que •ont nées nos idées sur la nature de l'isotope et de l'ion.L’isotope, comme l'indique l’étymologie du terme, est un l>cremptoirc."Si je m'exerce â appt entire des vers, conclut-il, ma mémoire acquiert plus de facilité à mémoriser d'autres vers, et dans une moindre mesure de la prose, mais elle ne devient pas plus apte à retenir des airs de musique ou des dates.Celui qui aurait appris à raisonner en arithmétique pourra raisonner plus facilement en algèbre, mais cct entrainement sera moins profitable quand il s'agira d'apprécier les mérites de la démocratie ou de découvrir la cause d'une panne de moteur.L’observation au microscope n'améliore pas les autres genres d’observation, elle Peut même être nuisible.Chaque problème ou situation requiert sa technique spécifique, laquelle ne peut être utilisée dans un domaine diffèrent, à moins dune adaptation appropriée," Ayons le courage d’appliquer ces vérités à notre enseignement primaire et secondaire.L'étude de la littérature, du latin et du grec ne donne pas une culture générale qui puisse se transférer toute entière dans le domaine des sciences ou celui des affaires.La formation classique, malgré tous les mérites quelle possède, n’est pas la meilleur préparation à certaines carrières supérieures.Nous avons souvent répété ici qu’il serait necessaire d’avoir cher nous un baccalauréat ès-Kiences parallèle au baccalauréat ès-arts.La raison, c’est qu’il n’y a pas de transfert entre les deux disciplines intellectuelles qui préparent à ces domaines très différents.Si ce ne sont pas les études classiques qui peuvent assurer la culture générale que nous cherchons, serons-nous obligés d’admettre que cette culture est imposai* ble ?Pas du tout.Ce n’est pas en accumulant des connaissances particulières, souvent inutilisables plus tard, qu’on forme son esprit.C’est en s’entraînant aux bonnes méthodes de penser.Quoi qu’on en ait dit, le devoir de l’éducateur n’est pas d'abord d'enseigner quoi penser, mais bien comment penser.La vraie gymnastique intellectuelle consiste à montrer aux élèves comment généraliser leur expérience, leurs connaissances, comment les appliquer à de nouvelles situations.Elle ne consiste pas à leur imposer dans des manuels arides des formules toutes faites, des solutions arbitraires à des problèmes qu’ils ne se sont jamais exercés à résoudre eux-mêmes.* * * La culture générale chez l'enfant, c’est donc l’entraînement à percevoir le concret.Chez l’adolescent c’est l’apprentissage à penser sous la direction de précepteurs qui le dirigent afin de lui éviter les retards inutiles ou les accidents regrettables.# La haute culture de l’adulte est le prolongement des deux premières.Elle s’obtient par l'entraînement à la recherche.Elle exige une grade objectivité dans la perception du concret, un détachement intérieur total à l’égard des solutions déjà acquises, une souplesse vigoureuse qui sache édifier des hypothèses plausibles, un sens critique raffiné qui exige une vérification rigoureuse des solutions qui se présentent.Celui qui sait appliquer les règles de la recherche à tous les problèmes qui se présentent dans sa vie professionnelle, que ce soit en affaires, en politique, en médecine, ou ailleurs, est vraiment un homme cultivé, meme s’il manque d'érudition dans certains domaines éloignes du sien.' Se cultiver c'est donc exercer scs sens à percevoir, son esprit à penser et toute* scs facultés à dégager du réel des aperçus nouveaux et vrais.Anselme BOIS.Qu’est-ce que la cuit générale ?On commence à se le demander en plus d’un milieu, et j'avoue que la psychologie expérimentale n'est pas encore prête à donner une réponse catégorique.Nous avons tout de même là-dessus quelques idées desquelles naîtra, j'en suis sûr, une doctrine cohérente.Sans pouvoir appuyer tous mes dires sur les travaux de recherches complets, je peux bien me permettre d’y aller, moi aussi, de quelques considérations.Elle» me sont suggérées par des articles que viennent de publier de bons amis des méthodes expérimentales en éducation.Dans la Revue Dominicaine de février, Madame Vallerand nous introduit à l’intérieur d'une ccolc maternelle.Elle nous dit que là.le souci de l'éducation "prime celui de l’instruction.Le travail se fait en profondeur sur la formation des habitudes et des attitudes Elle nous rappelle que "de la naissance à six ans l’enfant passe par une période dite sensorielle.Il éprouve à ce moment un réel besoin de voir, toucher, goûter, sentir." Et elle conclut avec raison que c’est cette culture sensorielle qui doit être l'objet des attentions constantes des institutrices d’une maternelle.Je crois que c’est tout à fait juste.La culture générale, au cours de la petite enfance, c’est celle des activités sensorielles.Pour seconder le travail de la nature, on doit former l'enfant à percevoir, à imbiber par tous ses sens le monde concret dans lequel il évolue.Il ne s’agit pas de lui faire apprendre un tas de notions abstraites, d’exercer sa mémoires des mots, de lui faire faire des tours d'acrobatie en calcul mental.Sa tendance à généraliser n’a pas besoin d’être stimulée, bien au contraire.11 faut plutôt que ses perceptions étendent leur emprise sur autant d’objets que possible.U faut accumuler chez lui et mettre en ordre des expériences nombreuses et variées.On peut ensuite diriger discrètement la formation de ses idées générales.Si je me contente ici de l’aspect surtout intellectuel de la formation du tout jeune, ce n'est point que j’ignore l’importance capitale de son équilibre émotif et de son entraînement moral.Madame Vallerand dit là-dessus des choses qui méritent d’être lues et méditées par tous ceux qui s’intéressent aux problèmes éducationnels du jeune âge.Sur toutes ces questions, on peut citer les livres et les articles publiés par 1rs spécialistes d’ailleurs.Pourquoi ne suivrait-on pas avec encore plus d'intérêt une réalisatrice de chez nous qui repense les théories des autres et les rafraîchit de son expérience pratique ?* * * M.Charles Bilodeau vient de nous faire parvenir un tiré à part d'un article publié dans l’Enseignement Secondaire de décembre.Il y parle du transfert de l’entraînement et soumet à nos pédagogues les principales conclusions des recherches expérimentales en ce domaine.Il démontre qu’on se fait illusion quand on croit que les facultés peuvent se développer d'une façon globale et que l'habilité acquise en s’exerçant dans un domaine peut se transférer toute entière dans un autre.C’est ainsi pas exemple que la faculté de raisonnement, exercée par la géométrie, permettrait de mieux raisonner en toute autre branche ou dans les problèmes de la vie courante; clic servirait à résoudre des cassc-tctcs, comme à établir un bon diagnostic médical.Cette théorie du transfert est fausse.M.Bilodeau l'établit d’une façon LE SPENCER PONTIAC las meilleure valeur Jamais •fferte dans cm prix-là.Fait avec le* meilleurs matèrlans qui soient par un de* plus Importante fabricant» de poètes du Canada.Trônes note de ce» particularités toutes nouvelles: Nouveau foyer avnle avec, briques de fonte Men ventilée» «I grille cylindrique à trola barres pour assurer l’uniformité de chaleur et l'économie decombustlble.comme vous voyez ’-vrrtrTE’r***”! Et maintenant, ti nous disions un mot de cette structure ?.Il est adm.s depuis une vingtaine d’années que le noyau se compose d’un certain nombre de proton» et d’électrons dont la différence donne la charge positive *N’ du noyau.Les découvertes récentes du neutron, — particule de matière de charge nulle et de densité sensiblement égale à celle du proton, — et du positron.— électron positif, •— viennent compliquer ccttc conception.Il a paru clair d’admettre que la différence entre la masse atomique ou PA et le nombre excédant de protone désignait le nombre de neutrons.Do plus, on suppose aujourd’hui que tous les noyaux sont des résultants compacts de noyaux d’hélium, — quatre protons «t deux électrons, — et qu’il se trouverait auasi des protons, des électrons, des positrons et de* neutrons à l’état libre.Four de il” i lift" a *#” avec fond ne gauchissant pas- Cadre» de» portes du four et du foyer en nichel brillant et panneaux m émail-porcelaine Ivoire lui* •uni.Nouvelle base niche-IM avec égalisateurs de pted» réglables.Surface à six rond» et polie à In machine.Grand réchaud.Réunir ces éléments, en déduire une définition, aboutir à la levée du secret de la matière, voilà quelle sera la tâche de demain.Je ne veux pas anticiper.Mats les études des rayons alpha, béta et gamma, — depuis peu, le» rayons cosmique», — semblent ouvrir des vole» qui s'élargissent à vue d’oeil.D'autre part la chimie fait des progrès à pas de géant en même temps que la théorie de» quanta revient sur'le tapi» avec une idée de “grain»" pour toute» les forme» de l'énergie, de sorte que nous possédons une théorie respectable do l'atome, des données renversantes sur les formation» géométriques (cristallographie) at la théorie de» "doublet»" qui perrtiet d’expliquer théoriquement la liaison des atome» deux à deux.C'est, Je croie, suffisant pour espérer dans l'avenir ! Jean de k PLANTE PAS DE DEPOT - la première mensualité assure la livraison.24 MENSUALITES DE $248 - Pas d'intérét — Ta» de supplément.Le Royal Princess Spencer L'institut de culture physique JEAN-GUAY Annonce l'ouverture des cours de ‘’gymnastique du ski" pour daine» et meeslenm.Ce* coure sont donnée en classe ou individuellement à prix très populaires.Pair t»»
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