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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 16 mars 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1940-03-16, Collections de BAnQ.

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3ème ANNÉE No 27 5 CENTS JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur: Jean-Charles HARVEY Administration et rédaction, 180 est, rue Sainte-Catherine (suite 44), Montréal Case postale 20, Station “N" — Tel, *PLateau M71 Au pays de Québec il faut que ça bouge Dans une circulaire rédigée par des inconscients et adressée aux cercles lies fermières, au sujet du suffrage féminin, nous lisons le passage suivant: ‘‘Devrons-nous nous en laisser imposer par une petite minorité?Il est donc urgent d’agir et d’exprimer votre volonté à monsieur le Premier Ministre ainsi qu’à monsieur votre député provincial.Voici le texte d’une résolution qui pourrait servir de modèle: “Considérant qu'au pay» de Québec rien ne doit changer de ce qui est de nos traditions vitales, nous prions le Premier Ministre de tenir compte des désirs exprimés par notre cercle, parce que noqs voulons que nos maris, nos pères ou nos frères se rendent compte de leurs responsabilités individuelles et collectives, qu’ils nous gardent aussi longtemps que C'bïe en dehors de cette chose suite qu'est la politique, et parce Îue nous voulons pouvoir toujours ire et leur apprendre que nous voulons compter sur eux, nous fier à eux,” Qu’on excuse d’abord le mauvais français qui s’étale dans ces lignes prétentieuses.Les personnes qui se donnent ainsi pour mission de morigéner toute la politique devraient commencer par apprendre leur langue.Mais c’est surtout le crétinisme de la pensée qui nous intéresse ici.“Au pays de Québec, rien ne doit changer’’.Voici un bout de phrase que l’on a tiré du roman de Louis Hémon sans en sentir la puissante «t triste ironie.Dans toute cette histoire de Marie Chapdelaine, il n’y a qu'un seul passage ridicule, et c’est justement oelui-là qui fait pâmer d'admiration tous les esprits obtus et toutes les ménoposantes donzelles incapables de voir que ce sermon pompeux et vide est un hors-d’oeuvre Sans à-propos dans le cadre d’un rouan d’ailleurs magnifique.Il tt?y a que les morts qui ne changent pas.Les vivants sont^ en perpétuelle évolution.Le jour où le mouvement s'arrête chez eux, ils sont mûrs pour le charnier.C’est justement parce qu’on ne veut pas changer, dans la province de Québec, que nous comptons tant de cadavres ambulants.Je connais des individus qui ont vécu cinquante ans ou plus et qui n’ont rien de la vie.Ils ont arrêté le mécanisme de leur pencée depuis leur plus tendre jeunesge.Aucune idée n’a germé, depuis quarante ans, dans leur cerveau pétrifié en des formules absolues autant que puériles, lis ont horreur de la sainte violence de la vérité, des élans de la sensibilité humaine, des audaces salutaires de l’imagination, des jugements foudroyants de la raison.Ces cadavres-là, ils sont légion chez nous.Et nos esprits progressifs, les rares vivante qui marchent courageusement vers l’avenir, sont obliges de trainer derrière eux tous ces inanimés putrides qui n’ont pas même la décence de se faire enterrer.Ils sont l'entrave loürde et nauséabonde à l'évolution, au progrès, à la liberté, à la pensée, à la raison.Les fils de la lumière sont toujours obliges de marcher contrô leur volonté, de progresser contre leurs protestations — car ces morts-là parlent, — de penser et de raisonner contre leurs anathèmes.Car dans le pays de Québec, une foule de choses doivent changer.Si nous ne changeons pas, nous disparaîtrons sûrement de la face du inonde.Le joyr viendra où les plus intelligents de cette “race” détruite pur les imbéciles s’en iront de chez nous en secouant la poussière de leurs pieds et où les crétins, c’est-à-dire les hommes et les.femmes moralement atteints de rigidité cadavérique, n’auront qu’une valeur documentaire, valeur bien inférieure à celle des momies de l’ancienne Egypte, car nous n’aurons pas même à offrir des tombeaux comparables à ceux des pyramides du pays du Nil, autrefois civi-lieé infiniment plus que la Laurentie.Oui, certainement, Québec doit changer sa manière de penser, de sentir, de juger; Québec doit transformer ses écoles, ses universités, scs collèges, ses couvents; Québec doit changer ses idoles poussiéreuses pour de plus neuves; Québec doit changer sa conception de la vie, afin que la vie respecte son existence même; Québec roit changer, en mettant des vérités à la place de scs légendes; Québec doit changer, en mettant des conquête de sa propre pensée, en arrachant celle-ci à l’étreinte de ceux qui se sont donné pour mission de penser pour elle; Québec doit changer, en cessant d’embrasser des fantômes et en se mettant aux, prises avec la matière, pour la conquérir; Québec doit changer, en terminant son sommeil de la belle au Bois Dormant et en se rendant compte que le moyen âge est un affreux anachronisme sur cette terre d’Amérique; Québec doit changer en jetant tons ses cadavres séculaires en pâture aux marsouins du Saint-Laurent et en reprenant allègrement la grande aventure inaugurée par les pionniers héroïques, qui avait tourné le dos au passé et pris leur élan vers l’avenir! Quant aux inconscients qui ont voulu endoctriner nos fermières, nous n’écrivons pas pour eux: ils sont incapables de comprendre.Ils sont de la génération des morts.Leur cas est désespéré.Libre à eux de penser que le vote des femmes serait désastreux pour les maris, les pères et les frères: on aura toujours, pour les démentir, le témoignage éloquent de tous les pays où la femme vote et où aucun foyer n’a même été dérange pour ccttc raison.Et on sait bien que le suffrage féminin existe dans tout le pays, y compris dans la province de Québec, depuis plus de vingt ans, pour les élections fédérales, et que notre sainte population n’en a nullement été contaminée.Quand la Laurentie n’aura que ce fléau-là à combattre, elle sera bien près de la perfection.Il ne lui resterait peut-être plus qu’à vider le musée des horreurs qu’on appelle le Musée Eden.Un mot encore.Nos imbéciles affirment que la politique est une chose salissante.Dans ce cas, tous les mâles de ce payg doivent être terriblement sales, et je me demande comment les femmes de ces hommes peuvent souffrir d’être touchées par eux et de leur donner des enfants.Jean-Charles HARVEY BILLET Le beau livre Les livres coûtent moins cher que les robes.Et comme elle était pauvre, elle fréquentait plus souvent le libraire Pony que U magasin Morgan.Les belles robes, qui moulent les formes impeccables, peuvent apporter l’amour; Mais les beaux livres racontent de touchantes histoires d’amour.Et les histoires ne pouvaient suffire à nourrir son coeur avide de réalités.Il ne suffit pas toujours de noarrir son rêve, Car un grand rêve est lourd à porter quand on ne fui permet pas de mordre fruit savoureux de la vie, ttves, Alors, elle aurait voulu, elle aussi, échanger parfois ses livres, porteurs de Contre des robes, porteuses de réalités vivantes.Elle «avait qu’elle était belle, mais elle pensait que la page géniale d’un livre Me révélerait jamais à personne sa discrète .beauté.J.-Ch.H.APRES UNE LONGUE ABSENCE L’HOMME DU JOUR nous reviendra la semaine prochaine dans un sensationnel reportage LE MUSÉE DES HORREURS VA DISPARAITRE La bitic* humain* QUE DEVEZ VOUE VIEUX AI VU U CHRETIEN 00 LE JUITI wssQaæwa v Qisr Coaçstrlats Cutadisa Frugal* Avsi-vsua 44> réfléshlt I U gravité* as l'ut* qps «sus faits tn «Booursgsat 1st Juifs# soit ptr vos sohstv A ltur ugailn su psr tout sutrs nantir* qui sit ds nsturs à Iss snoourogsr A résldsr parais nous# an wlntsnant lsun oontrosi qui d'un* MBlèrs ou d'uns sutr* travailla toujours oootro no* intérêts, Volfl un *Mgq>l* frappant pour vous dénentesr qu'un Cafeoliqu* qui onoours* gs un Juif «ontrlbu* à fairs dlspsraltrs lo régna du Christ.Volçi un ptr* ds fa-¦111* estholiqu* qui ** prêtante ehsl un Juif pour sobot*r lo* toilettes néssssal-rs t ton «nfant qui dolt fair* *s pr*altr* eouaraloa toloanslls, U ptr* s*t content 11 volt avoir fslt un bon ¦arthé,rals *'11 osvslt par si-«¦pis qu* lorsque *on *nf*st tgsnoulUé t la saint* tsbl* pour rsosvolr 1* Christ 1* satin d* m prssdérs Contai**#qu'un* parti* d* «on argsat **t *114 i Mds» sou (Capital ds U Ruasll pour servir ls oomwaIsbo qui travailla arts acharnsnent t fair* disparaîtra U R dpi* d* e* alna Christ qut nous croyons qu'il rdflfohlrslt us instant avant d'tiler apporter «on argent t «a* personnage*, Savai-vous char oonpatrlot* quo 1* Juif ait-la plr* ounanlt du Chrlsti ls pr*u« S'sst qu'il sttsnt «neor* 1* Masils, U Juif sst hypoorit* 11 aslu* 1* prîtes as souriant nsi* al voua laviat «a qui boullls dans aon egaurioatta haine qu'il s sentes tout e* fil oit Cattiollqu*|uss sutr* prouva lit ont oontrlbud *t lia contribuant toujour* t faire tusr daa nilllara d* prttrs este* on Russia su Vaxlqut st an Espagne durant ls rdvolutlon, SI oss short prttrs* pouvaient vous dira st vous fair* oonprsndr* qu* la Juive» ris sat ls asus* d* tout **• persecutions atroaaa.il n'y aurait plu* un caul Catholique qui la* saoouragsralt, il forait pluttt I0S*M Rote# Soigneur lui nts*#ll prendrait un fouat *t la* ohsaaarslant du pays# Vote* Soigneur ns Isa n-t-11 pas trait* d'hyposritas «t ds sépuloras blsnohlsii Peur writer oeil 1* plus tit passible volql ls wt d'ordre donnd par la Comité d'achat chai-neua d* St Joseph d'Alaa st qui devra ttr* «uivli sinon nous sn subi» rona tout lot aonsdquancai.jtssasos**! rnmmmmmmmmmibmmm JJ 0 T B'BIBJl ACHETONS CHEZ NOUS iDES NOIRES ACHETER CHEZ NOUS» C'sat d'abord oxlgor loi produit* naturelles agrlaelai st sûtes* d* note* provlno# qt sn particulier eoua d* nos oonpstrlotes Canadians Français- ACHETER CHEZ NOUS.C'est donner ls préférant* nui produite do notro Industrie i août) Cast avaal tranilgnar svso noi Calas** Populaire», avao nos ooapsgnla* d'Aiaursnoas svoo toutes las Institution* qui «ont aux nains dss altras.LE OOUITE D'ACHAT CHEZ-TOUS.Cette céMMlaira, ou plutôt cette affreuse caricature du français et du bon sens, a été distribuée récemment parmi les ouvrier* de Mver Bend, par iine des succursales (le l'Achat C’hes Nous.En même temps qu'un spécimen de l'orthographe que produit notre régime scolaire, cette "littérature" nous révèle Jusqu’à quel point lo crétinisme massacre la vérité et gâche tes meilleures causes.L'OMBRE RUSSE SUR LA SCANDINAVIE La Finlande a succombé.Réduite pratiquement à ses propres ressource* contre le colosse rouge, il était fatal qu’elle succombât.Son opiniâtre résistance a donné au monde une leçon d’héroïsme dont nos temps modernes ne «ont pas prodigues.Les Russes ont chèrement payé leur victoire.Mais les pertes leur importent peu et ils ont aujourd’hui obtenu ce qu’ils voulaient.Inutile, pour se consoler, de vouloir déprécier leur succès.Us viennent de conquérir des positions stratégiques précieuses, et les chefs soviétiques n’admettront certainement pas les avoir payées trop cher.La Finlande se trouve à présent dans la tnêmc situation que la Tchécoslovaquie au lendemain de Munich.La région des Sudètes livrée à l’Allemagne, la petite république tchèque devenait une proie facile pour l’ogre nazi: toutes ses fortifications étant situées dans le territoire cédé.L’isthme earélien remis aux Russes, la Finlande se trouve désormais sans défense, à la merci d’une nouvelle agression.Si, dans quelques mois, Staline, à l’imitation d’Hitler, veut s’annexer le reste du pays qu’il vient d’amputer de tous ses points stratégiques, rien ne «aurait l’en empêcher, Loin de conseiller la soumission à la victime comme ils le firent dans le cas de la Tchécoslovaquie, la France et l’Angleterre soutinrent au contraire s» résistance.On leur reproche de n’avoir pas fait davantage.Le pouvaient-elles?L’offre d’aide que Londres et Paris ont fait en fin de semaine à Helsinki permet de croire qu’il aurait été possible de venir plus tôt à la rescousse de la petite nation finnoise.Si cela est exact, nous déplorons que ccs propositions aient tant tardé à se formuler, et que les démocraties occidentales ne soient pas venues à la rescousse de la Finlande alors que la ligne Mannerheim et toutes scs autres défenses étaient intactes et que les Soviets, démoralisés, étaient encore sous l’effet de leurs premiers échecs.Une prompte intervention franco-britannique sauvait alors la situation .Mais il y a divers facteurs à envisager.En agissant de la sorte.Londres et Paris déclaraient la guerre à Moscou.Vétait-cc pas compromettre leur position dans les Balkans et le Proche Orient?N’était-ce pas resserrer les liens qui unissent déjà PU.R.S.S.au Reich?.Vétait-cc pas s'attirer des représailles dans les Indes, qui confinent à l’Union .Soviétique pay la frontière avec l'Afghanistan?Un parti en guerre n’a pa« le droit de multiplier ses ennemi- "ans avoir la certitude de vaincre et de retirer de cette victoire un avantage équivalent aux sacrifices consentis et aux risques encourus.Un fait certain, c’est que la niau vqise volonté — ou tout au moins la pusillanimité excessive et impre voyante — de la Suède et de la Norvège ont grandement compliqué lu tâche des Alliés et les ont empêchés de secourir la Finlundc comme ils auraient voulu le faire.Ces deux Etats Scandinaves «e sont objectés, on le «ait, ail passage des troupes bri t annuities et françaises.Sauf dans le cas «’initiatives privées, Oslo «t Stockholm n’ont manifesté à la répu blique finlandaise qu’une sympathie toute platonique.Dans la crainte d’indisposer Moscou et de s’attirer sa vengeance, ou a laissé massacrer sans intervenir le peuple voisin.Mais ils s’illusionnaient grandement en imaginant que cette attitude réservée leur vaudra dans l’avenir les faveurs russes .Après l’Estonie, la Lettonie et la Lithuanie, la Finlande a été vassalisée par la Russie.C'est maintenant au tour de la Suède et de la Norvège.Grâce aux positions que PU.R.S.S.vient de s’assurer dans la Baltique et dans l’Extrême Nord, elle pourra, de concert avec son alliée, l’Allemagne, déclencher quand elle le voudra une agression capable de broyer la résistance de* Scandinaves.L’ombre russe s’étend aujourd'hui éur la péninsule Scandinave tout entière ., .C’est une menace de tons les instants qui plane désormais sur ces nations pacifistes.Elle* qui ont sacrifié leur soeur la Finlande au culte de leur neutralité devront peut-être prendre demain les arme* pour défendre leur propre existence.Mais ce sera un combat désespéré.L’ennemi est rendu trop loin.On l’a trop laissé s’avancer.Suède et Norvège sont attirées irrésistiblement dans l’orbite germano-russe.Ils n’auraient jamais eu à craindre une hégémonie anglaise, (le sont des considérations qu’elles ont peut-être trop ignorées .Nous ne pouvons que réitérer aux nations Scandinaves le voçu que formule Paris à leur intention: Puissent-elles n’avoir pas à »e repentir de n’avoir pas fait ou laissé faire plus pour la Finlande! Emile-Charles HAMEL LA QUADRATURE DU CERCLE I pour la version définitive, ce qui montre qu’on Soirée 18 - 19 - 20 - 21 - 22 mars La Passion du Filsi'I’Homme de Paul Gury Le Gourludec MA.3937 - MA.6201 Prix: JO - .40 - .60 LES VARIETES LYRIQUES présentent les 28 - 29 • 30 - 31 mare en soirée Les CLOCHES de CORNEVILLE avec: Caro I .amoureux • Dolorès Drolet • fred Barry Joeé Dclaqucrrière • Lionel Daunaié - etc.En vente au Monument National, de 10 hres à G lire».Téls: HA.0747 - LA.3633 - PL.6101 lïïCfl u (fl Robert Casadesus donne un concert splendide Nous avons la certitude, après avoir entendu Robert Casadesus, que l'un des plu* grands pianistes qui soient, vient de jouer pour nous.Casadesus possède des mains prodigieuses, uniques.de merveilleux instruments admirablement organisés pour créer les belles sonorités, pour faire éclater la souveraine beauté de la musique.Instrument de haute précision que ces mains de Casadesus.Instruments, aussi, d'une force incroyable, qui sculptent puissamment l'harmonie dans l'ivoire magique du clavier.Casadesus ne semble pas un passionné, et 11 reste flegmatique jusquo dans son Interprétation de Chopin.Le compositeur polonais, joué par le virtuose français, nous apparaît dépouillé du fard sentimental et mièvre dont tant de romantiques attardés se sont plus à t’affliger.Cette grande qualité française qu'est une claire Intelligence domine constamment dans le Jeu de Robert Casadesus, qui Interprète d'ailleurs avec fidélité les compositeurs dont 11 exécute les oeuvres, et dans la meilleure tradition.La première partie du concert était fort bien choisie pour mettre en valeur l'impeccable technique du planiste, sa force, sa souplesse, sa précision — toutes les qualités qui en font un virtuoso accompli.Dans les six Sonates do Scarlatti qu’il Interprétait tout au début, U a fait preuve d’un métier admirablement possédé, de l'inteNigente utilisation d'immenses ressources; son jeu a été ébloui-sant.Il a montré toute la netteté qu'exige une musique, aussi pure.Ces qualités, nous les retrouvons quand Robert Casadesus nous Interprète onsuite les trente-deux Variations en Do' mineur de Beethoven.C'est à la perfection qu'il jouo le maître allemand.On le constate de nouveau quand il donne en rappel un court mouvement d'une sonate du même compositeur.Après l’Intcrmisslon, Casasdesus donna la Sonate fen SI bémol mineur de Frédéric Chopin — celle où l'on trouve la marche funèbre.C'est uno oeuvre pleine de noblesse et de beauté, bien faite pour tenter tout interprète.Nous l'entendions pour la seconde fols en quelques semaines Jouée.» par un très grand pianiste: Jean Danse-rcau l'avait exécutée à St-Lanrent on février.Le Canadien avait rendu l’oeuvre de façon plus émouvante; le Français lui a communiqué plus de puissance.S'il n’&ffiche guère de sensibilité, Casadesus joue par contre avec une grande sincérité, Ce n'est pas lui qu’on pourra cortes accuser de trahir ceux dont il joue les compositions; 11 montre, de plus, qu’il sait admirablement les comprendre et faire rcsortlr toute la valeur musicale d'une pièce.Il a rendu avec une absolue sûreté la Sonate de Chopin, l'a détaillée avec relief.Excellent Interprète du Polonais, Casadesus & de nouveau prouvé qu'il l'était dans la Mazurka qu'il offrit on rapjscl.Pour finir, on avait Inscrit au program-mc un groupe intéressant d’oeuvres do Claude Debussy, six Préludes : ilunseuscs de Delphe, les Co.linc» d'Anacapri, La Cathédrale Engloutie, Général Luvlnn-Kccentrlc, La Puerto del Vino et Feux d'artifice.C’est peut-être dans ccs pièces •— ainsi quo dans le Menuet de la Sonatine de Ravel offert en rappel — qu’il a été le plus intéressant d'entendre Cn-sadesus.Il les joue dans un style dépouillé, lumineux, d'une vibrante intelligence.La grâce deslhsnseuses, l’éblouissante lumière des Collines.*, comme il a su rendre cela! Avec quel sens aigu des nuances, aussi, a-t-il joué la Cathédrale engloutie —- que trop de pianistes font un peu brusquement sortir de la mer.La spirituelle fantaisie de Isivine-Eccentric semble pour Robert Casades'is aussi aisée que la volupté de la Puerto drt Vlno et, dans Feux d'artifice se déploie toute la virtuosité du grand planiste.Je sais peu de musique aussi sensuelle que le Menuet de la Sonatine de Ravel, morceau qui nous étonne et nous ravit a tout instant par d'exquises dissonances dont Ravel avait le secret.C’est une joio presque physique de l'entendre interpréter comme sait le faire Casadesus.Comme dernier rappel, nous entendîmes unç pièce de Grenades au rythme ensorcelant, que Robert Casadesus joua en planiste do grande classe.Le public, nombreux, a été enthousiasmé par le jeu do l’artiste français.Tout au long du concert,’les applaudissements furent nourris et prolongés.Nous regrettons pourtant que certains auditeurs, à la fin, aient manifesté une telle hâte a quitter leurs sièges alors que Casadeïus semblait disposé à sc montrer généreux en rappels admirablement choisis.E.-Ch.HAMEL ssas3aaaaeaa^js==.1 a cherché tout ce qu'il y avait de meilleur dans l'oeuvre de Margaret Mitchell.J.a projection dure près .de quatre heures.C'est une oeuvre Incomparable, une épopée tour ft tour émouvante et satirique.une fresque splendide qui se déroule majestueusement pour l'émerveillement des yeux.Réalisé en TechnU-olor, ce film donne pour la première fois l'Impre-.-slon de» couleur» naturelles et, ft tel point, qu'on se croit transporté dan» la vie même Le* paysages enchanteurs de la Géorgie revivent dan* toute leur beauté: Immenses plantations, chnmps de coton ft perte de vue.arbres fruitiers multicolores, et cette douceur bleutée du ciel du Sud.?* * “The Karl of Chicago” en 2V semaine (nu l'HISfF.SS» Le film que Robert Montgomery commença ft t lurnor en Angleterre mal- qu'il termina ft Hollywood ft cause de la guerre, "The Earl of Chicago" garde l’affiche du Prince** pour une seconde semaine Montgomery joue dans cette production le rôle d'un gangster de Chicago qui devient Comte anglais par héritage."The Carl of Chicago" a été prodylt par Victor Havlllo, ft qui nous devons 'The Citadel" et "Goodbye Mr.Chips", et mis en scène par Richard Thorpe.Outre Robert Montgomery, l'Important" distribution de "The Ear! of Chicago” comprend Edward Arnold, Edmund Gwenn.Reginald Owen, E.-E.Clive, Ronald Sinclair.Norrna Varden, HaLiwelI Hobble et I’eter Godfrey.Comme attraction supplémentaire la comédie "Fast and Furious” avec Ann Solhern et Franchot Tone.LES "EPOUX TERANNE Jacques Teranne dont te film "LA LOI DU NORD” marqtie les débuts a l'écran est mobilisé “quelque port dons it nord", tl est affecté aux relations ar e/ l'armée anglaise, et tl est curieux de note, que Lionel Daunais s’affirme comme • compositeur C’est devant .une assistance nombreuse ft nettement sympathique que Lionel Daunais a présenté dlmancho soir un choix de aes compositions, avec te concours d'artistes distingués.Ce concert b remporté tout lo succès auquel on pouvait s'attendre en connaissant la qualité de l'oeuvre de M.Daunais, d'une part, et, d'autre part, la belle popularité dont il jouit à titre de chanteur.Comme je l'ai écrit déjà, Lionel Daunais est venu au moment opportun combler un vldo en notre monde musical.Nota avons des compositeurs doués; il n'y en avait cependant aucun qui possédât à fond l'art de faire la chanson comme sait la réussir M.Daunais.Artiste intelligent et raffiné, celui-ci procède de Fauré, Duparc, Fourdratn, et tous les maîtres français les plus autorisés du genre.Mais il ne s'en tient plus à la mélodie, et nous avons, lors de cc premier concert d'oeuvres vocales composées par lui .entendu d'excellente musique sacrée.C'est avec succès qu'il a abordé la musique chorale.On a la preuve de la culture et du goût de Lionel Daunais en consultant la liste des poètes dont 11 a mis en musique les vers : Paul Fort, Marie Noël, Jean Moréas, André Rlvotre, Tristan Kiingsor, Guillaume Apollinaire — sans nommer nos auteurs canadiens.Quand on entend les paroles que Daunais lul-mémc a écrites pour d'autres pièces, on constate qu'il possède un talent de plus, et qu'il sait rimer de façon très élégante ou très plaisanta selon son intention.La première partie du programme do dimanche dernier comportait quatre groupes de mélodies que Milo Anna Ma-lenfant et M.Daunais ont présenté alternativement fort habilement accompagnés au piano par Jean-Marie Iieaudet.La tris belle voix, chaude et prenante, du contralto a mis en valeur ces compositions de la plus bello facture: L’épouse châtiée, Mon coeur, qu’est-ce que tu faisais f et Une jeune fille parle.Lionel Daunais n’est plus à présenter comme Interprète.C’est l'un des barytons les mieux doués ot les plus aimés qui soient.Il a admirablement rendu la belle pièce qu'est: Mon coeur est «n aïeul; dé même Les beaux yeux clairs.Ces compositions empreintes du sentiment lo plus délicat, dégagent uno émotion prenante.Le Pointe hindou d'après Sarodjlni Naldou mérite à M.Daunais des félicitations comme poète et comme compositeur.Bon adaptation du texte anglais en vers français est très belle, cause beaucoup d'impression; la musique qu'il a composée sur ce poème est do la plus haute qualité.Elle doit produire chez tous une Impression très forte.Dans Le Chien de Jean de Nivelle, lo compositeur témoigne do cette excellence dans la fantaisie dont nous reparlerons pour d'autres pièces.A sa seconde apparition, Mlle Malenfant a présenté deux oeuvre» d'après Rl-volre, dont la musique est remplie de poésie: Tu m’as fermé les yeur >>t Hous les branches.Ensuite, une Ronde sur des vers de Marie Noël, mélodie d'une charmante gnité.Puis une Iterreuse esquimaude d'une tendre mélancolie, émouvante et touch&nto au possible.A son tour, Lionel Daunais chanta Bourrasque, une pièce trè* forte, pleine d'ampleur.Dan» le même groupe, on entendit Le coeur oublieux, Lu Diable dans la nuit et Les Croix.Le Diable démontre admirablement, avec trois pièces donnée» en rappel: L'innocente, Théo et L’astronome, quelle heureuse veine fantaisiste possède Lionel Daunais.Il excelle chaque foi» qu'il veut l’exploiter.Il sait admirablement être tendre, passionné, mélancolique, emporté; mais comme 11 sait auaxl être fantasque, primesautler, spirituel! C'eut plaisir d'entendre une muslquo qui ait un tel sens de l'humour! Comme dernier rappel, le compositeur-interprète donna une gentille mélodie; L'écureuil.La deuxième partie du concert était consacrée à la musique chorale.On entendit d'abord le» Disciples de MaMNcnet exécuter, sou.» la direction de Charles Goulet, un groupe de pièce* de la plus heureuse fantaisie, Ucstifolagcs.I^e» chanteurs y évoquent de la façon la plu» amusante et souvent la plus réaliste la Carpe, l'Ecrevisse, le Rorc-épic, le Perroquet et le Chameau.Cello musique peut sc comparer à celle rie certaines pièces du répertoire des Cosaques du Don: Il y a là-dedans une vigoureuse saveur populaire, et ces chanson* auraient tout cc qu'il faut pour devenir des ballades qu’on se transmet dans le peuple de génération en génération.M.Daunais peut parodier l’exotisme en telle ou telle pièce; c'est tout de même du folklore qu’il crée là.En rappel, les Disciples donnèrent Le petit chien gris et Le tailleur, Mlle Marcelle Hogue était au piano.L’Association Chorale Saint-Louis do France, également dirigée par M.Goulet, interpréta ensuite un groupe de trois pièces religieuses: D'abord Punis Ange-Heus; puis, avec Lionel Daunais et Paul Trottier, Kyrie Eleison et Benedlctus.Dans sa musique sacrée, Daunais atteint une véritable grandeur; ses oeuvres «ont pleines de noblesse et de sentiment.La musique en est par ailleurs admirablement écrite et témolgn*: d'une technique Irréprochable.Ces compositions furent rendues à la perfection.A l'orgue, M.Antonio Letourneau.Cette soirée d’art canadien finissait en beauté avec un magnifique Agnus Dei admirablement interprété par Mlle Anna Malenfant, MM.Daunais et Trottier, ainsi que le choeur des Disciples de Massenet et l'Association Chorale de •Saint-Louis de France.E.-Ch.HAMEL sa femme, elle, qui est à Ut tête de la troupe radiophonique américaine, sert de son céti également les relations de la Prance avec les pays étrangers de Iringuc anglaise Ce qui a sujqén n leu,* omis communs de surnomme, 1rs époux Téranne le ménage de l'Entente-Cordbtle.“ LA FEMME X »> De tous le» mélodrames, /. York Times.Alors, il ne put résister à la tentation d’assister à l’un des grand» drame* de l’histoire humaine.Il accepta la propo-sition.C'est oe qui fait qu'il a visité toute l’Europe de 193J à 1939 et qu'il * vécu cg écrit ces pages d’une poignante actualité.Birchall, durant^ toute cette période, n'a cessé de câbler à l’Amérique le* péripéties de la tragédie qui ae jouait sur le vieux continent.Il en a fait un livre, On jugera de toute la richesse de cette matière quand on lira la genèse des événements : 1a conférence du désarmement de 1932; la célèbre conversation entre le vieux Hindenburg et le jeune Hitler; l'incendie du Reichstag; la célébration du nazisme à Nuremberg; l’état d'esprit et la vie de Londres su moment de l’hitlérisme; les incidents relatifs à l'assassinat Dollfuss; les purges de Hitler et le bain de sang; l’histoire de Hallé Selassié, de l’Ethiopie et d» la Ligue des Nations; l’abdication sensationnelle d'un roi épris d'une Américaine; la politique polonaise du miré-chai Piltudski; Munich, la Tchécoslovaquie, la Pologne; enfin, l’orage, la guerre.Le livre de Birchall est vivant.Non seulement les faits y sont racontés avec une grande objectivité, mais le style en fst coloré, imagé, entraînant.(1) THE STORM BREAKS, The MacMillan Company of Canada, prix $3.30.En vente dans toutes les bonne* librairie.«Vu dt FyilU 1940” Un ârame ds l'amour, l'éplsods qui tient en haleine le plu* de radlophllex ¦era joué sur la scène du M.R.T.F rinça la à la exile Balnt-âulpice à partir du SS mare 1M0.Toute* lea vedettes qui ont rendu ce programma 1* plu* populaire actuellement sur las ondes joueront elle-même sur la scène.En plue l'auteur jouera lui-même un dea rôles, U sirs accompagné de Miml d'Estée, la reins de la radio, de Marthe Thierry, une habituée de la scène, de Oieèl* Schmidt, d'Tvetta Brind'Amour et ds Paul Oury L* Gou-rlsdec.Avec uns tslls distribution I* publie •et certain de passer trois heures de franc spectacle.De voir une tranche de la vie car ce que voue verrez sur la scène, voue le voyei chaque jour, vous le côtoyés et môme certains d’entre vous la vivent chaque jour male ne peuvent l’exprimer.Vous y reconnaîtras les sentiment* que vous ressentes voua-mêmea Information MA.1987 au bureau de location du M.R.T.Français ou ches Edmond Archambault, MA 1201.— LE JOUR ¦ i RONDIN et ENCENSOIR Le public montréalais est un charmant public.¥ « * .Voyant pas eu le très grand avantage de noua balader à la surface de la boule ronde, U nous ••t impossible de le comparer au publia d’autres métropoles.Hais nous avons quand m «me l'intime conviction que c'est un charmant public.¥ ¥ * fl arrive généralement en retard aux spectaclee et aux loncerle.¥ ¥ ¥ Il g apporte des grippes et des rhumes tenaces qui le font tout le tempe tousser, cracher et et moucher.,.¥ ¥ ¥ Cotte agréable musique est malheureusement gâchée par le bruit des programmes qu'on froisse.¥ ¥ ¥ Les fimmti cholilseent pour sc rendre au théâtre leur chapetsu le plus haut, le plus grand; celui qu’orne la plume la plue longue ou le bouquet de fleure le plue luxuriant, fit elles es gardent bien d'enlever cee magnifiques bible.¥ ¥ ¥ Mime quand certaine programmes en formulent courtoisement la prière.¥ ¥ ¥ Par ailleurs, noire public a le sens artistique le plue sûr, et c’est avec le plue intelligent discernement qu'il dis-Iribue ses applaudissements.¥ ¥ ¥ Quand une chanteuse, A la fin d’un morceau, tient une note filée, on ne saurait ee retenir de couvrir en toute hâte sa voix sous lea applaudissements.On a trop hâte de es frapper dans les mains, de laisser bruyamment dciujer son enthousiasme.¥ ¥ ¥ Maie, sitôt le rideau tombé, au théâtre, ou, au concert, la dcrnlàre note rendue, c'est la ruée vers la sortie.¥ ¥ ¥ Si on ne les avait pas entendus', l'instant d'avant, taper comme des eourds et aven un merveilleux â-propos, on croirait que tous ces gens n’étalent demeurés Jusqu'ici clouée d leur siège que par quelque épouvantable contrainte, tant ils manifestent de hâte de les quitter I On en oublie, cette fois, d'applaudir.¥ ¥ ¥ Et si un artiste bonhomme consent A un rappel, il le donne devant des banquettes désertées, des dames paralysées dans les allées et des messieurs debout qui enfilent leur paletot.¥ ¥ ¥ Le publia montréalais est un charmant public.¥ ¥ ¥ Et caetera.¥ ¥ ¥ Sous estimons que Paul Gury est un acteur excellent ; noue i'écoutons toujours avec plaisir A la radio, et nous déplorons de n'avotr pas de plus fréquentes occasions de le voir à la scène.¥ ¥ ¥ Cependant, nous regrettons de ne pouvoir adresser A Oury auteur les mêmes compliments qu'à l'interprète.* * « Nous avons déjà vu avec un frisson de dégoût son "Mortel Baiser” et noue ne gardons pas trop bon souvenir d'une aeees mélancolique revue.¥ ¥ ¥ Si l'an dernier, la première dmieeion "Au page det rêves” noue avait agréablement surpris, les suivantes furent loin de maintenir l’initiale qualité.¥ ¥ ¥ Cette année, noue devons avouer que eon "Chopin“ noue a désappointés.¥ ¥ ¥ Quant à sa "Maria Chapdelaine”, la franchise nous contraint d dire qu’il n’a pas su tirer parti d'un magnifique sujet.» ¥ ¥ ¥ Et il ne s’est pas montré aueei bon observateur de noe moeure que son compatriote Louis Hémon.¥ ¥ ¥ La laxie est loin de valoir la musique dont l’agrémente Hector Gratton — celle-ci digne d'éloges et d'une veine typiquement canadienne.* * * Nous serions moi qu'un acteur aueei doué délaisse la métier d’auteur où il n’atteint aucuna envergure, et e’en tienne d l’interprétation, où U excelle.EUZEBIUS et FLORESTÀN Chronique Radiophonique Le paste CK AC offre depuis deux semaines une nouvelle série d'émissions d’une facture tout à fait originale et d'une trèa belle tenue.II s’agit de "Bill Smith teams French", qui paste tous les samedis soin, i 8 li.15 (on a présenté le programme de aamedi dernier à 9 h.45 par exception).Tout en conseillant i tous de l'écouter, je recommande particulièrement cette émiceion à nos lecteurs de langue anglaise, qui sont nombreux.C’est précisément à l'intention de scs auditeurs anglophones que CKAC a inauguré oette intéressante série, destinée i leur enseigner le français.La méthode e*t vraiment une trouvaille dea plus heureuses, et elle devrait être d’autant plus efficace qu’elle exige peu d’effort de "l’élève” et a le grand avantage de l'amuser.C’est Roger Baulu — un aa-«peaker qui u’eat plus à présenter — qui agit comme profeaaeur.Sans avoir rien d’un pion, U s’entend! Il a avec le dénommé^BiU Smith (Eddie Auger) de petits entretiens fort instructifs, entaillât de blagues d’une aimable fantaisie qui, toutes, ont l’avantage d’apprendre à l’auditeur anglais quelque expression courante de notre langue.Roger Baulu et son compère savent communiquer à ces conversations à bâtons rompus beaucoup de vie et un intérêt soutenu.Et, encore une fois, il sers très profitable à tout auditeur anglais de suivre oette émission.Lea innovations de cette valeur sont trop rares à la radio pour que nous négligions de les signaler quand il a’en présente.Learn French with Bill Smith .and Roger Baulu ! • • • Mentionnons aussi «ne autre émie-sion nouvelle , .Qui n’a pas lu, enfant, les contes de la simplette et inénarrable Réemsine dont les aventures — ou {due souvent les mésaventures —- font a joie des tout petits?Après s’être amusés aux dépens de Bécassine en parcourant leurs livres d’inuges, comme leurs petits cousins de France, lea jeunes Canadiens français auront cet outre plaisir d'entendre à la radio les "Aventures de Bécaaaine”.Cette émission est dorénavant présentée tous les lundis et vendredis soins à CKAC, de 6 h.15 à 6 h.30.Paul HERTZ "Tout avait été arrangé par télégramme.Jérémie Cordage aurait à chercher dan» la foule un chauffeur nègre en uniforme gris, avec un oeillet i sa boutonnière ; et le chauffeur ouvrirait l’oeil pour un gentleman anglais d'âge moyen, qui tiendrait à la main les Poèmes de Wordsworth." Telle fut l'entrée du savant érudit Jérémie Cordage dans l'existence du millionnaire Jos.Stoyt.Et pendant que l’auto 't transportait, par les vallée* et le» plages californienne», vers le château de son nouveau patron, il se demandait, comme en rêve, en quelle aventure incertaine il venait de s'engager.On le chargeait de dépouiller, étiqueter, cataloguer, avec notices et commentaire», toutes les archives de la vieille famille des Hauberk, dont Mr.Stoyt, par un de ses caprices, s'était fait acquéieur à ton dernier voyage d’Europe, Mr.Stoyt avait l'habitude d’acheter ainsi au hasard ce qui lui tombait sous la main : momie*, armures, reliques de tou» les âge*, statues grecque», tableaux classique», à côté des produits de l’art le plus moderne.Absolument ignorant lui-même, il savait s'entourer des hommes les plus capables de mettre en valeur ses trésor*, ae démontrant ainsi que l’argent valait mieux que la culture, puisqu’il pouvait l'accaparer et l’asservir.Jérémie s eta't arraché à ses routines de professeur dans une école du Sussex pour cette tâche en terre d'Amérique où tout lui était inconnu.Et pendant que l'auto rapide brûlait lea routes cimentées, il s'émerveillait de tant de choses nouvelles : des annonces gigantesques, des luxueuses •tâtions de gazoline, des villas des acteur» et des actrices de Hollywood que lui désignait le chauffeur.Mais quand il aperçut le profil fantastique de la demeure de Mr.Stoyt, il eut à retenir don souffle.C’était, dressé sur un rocher que baignait une petite rivière, un donjon qu’on eût cru surgi d’une féerique chanson de geste.Aussi haut qu’un gratte-ciel, il découpait l’azur d'un cntaiaement de murailles, de bastions, de tours, de tpachicoulii.de redoutes, plus gothiques, semblait-il, que tout le XUIème siècle.Un fossé l'entourait; un pont-levis en défendait l’entrée.C’est dans cette prison féodale que le pauvre savant allait avoir à s’enfermer ! Mais, passée sa porte massive, il se fissura quelque peu.Elle était pourvue, grâce à Dieu, des' raffinements les plus modernes; et l’art de tous lea siècles en faisait tin complet musée.Le crucifiement de saint Pierre faisait face dans une encoignure à une toile charnelle de Rubens; des vitreaux de chapelle or-ftoient les cabinets d’aisance.Aucun goût n’avait présidé à ce ramassis de tbefs-d’oeuvres,' qui pourtant, comme le château même, étonnait pas sa profusion Ct sa masse.Traité dès le début comme un domestique, mais grassement payé, par le rotond et bourru Stoyt, Mr.Cordage s’attela bientôt à son travail herculéen : vingt-quatre caisses énormes de documents, de chartes, de cahiers, de mémoires jaunis, poursuivant au cours de dix siècles, et jusqu’aux abords du XXènie, l'histoire de la famille Hauberk.C’était un travail qu'il aimait.Et pourtant, à mesure qu’avançait sa tâche, son intérêt ae distrayait de ces drames du passé pour observer celui, plus actuel et plus intime, qui se déroulait sous ses yeux.Mr, Stoyt n’était pas seulement un richard excentrique : c était un névrose hanté de la peur de la mort, qui mettait à la fuir toute sa ténacité d’esprit et tout l’effort de sa richesse.Peut-être était-cc pour s’en garder qu’il se protégeait de tant de murailles.Nul ne devait en sa présence faire même allusion au trépas.Des inscriptions gravées partout attestaient sa défaite : “Je suis la Résurrection et la Vie" ; — “O mort, oit est ton aiguillon ?" Le docteur Obispo et son assistant Peter Bourne, résidents au château, n’avaient d’autre mission que de surveiller jour par jour la santé du maître, et de couper court aux moindres causes de malaise.^ Us disposaient en plus de fonds illimités pour des recherches scientifiques vouées à l’extension de la longévité humaine.Un laboratoire b en équippé dans les sous-sols, des cages de rats et de cobayes pour leurs expériences, un aquarium et une ménagerie dans les jardins, leur offraient les dernières facilites.On reconnaît, à ce qui précède, le* éléments d’un conte philosophique : •atire de la richesse ignorante, égoïste, •e cramponnant aux biens dont elle redoute la perte inévitable; — et c’est «urtou^ ce qu’est cette oeuvre.Autour du Crésus^ agité, des hommes unis par le hasard^ échangent leurs réflexions sur la destinée, sur la vie, explorant parfois les domaines de la mystique et de la morale les plus hautes.Cela n’est pas (i) Harper & Brothers, New York, $2.50 ct Musson Book Co.Ltd., 480 University Ave., Toronto.LIVRES FRANÇAIS USAGÉS »rfroid ni si aride qu’on le croirait : car cela se dit dans le style alerte, incisif, hardi, spirituel, familier, d’un éciivain de race, dont l’ironie rappelle celle» d’Anatole France et de Swift.Mais il a suffi de tout temps d’une gentille damigrllc pour mettre à feu le» plu* austères retraite».Deux yeux clair», un teint de seize an», de» forme» ravissantes, de» lèvres d’une courbe enfantine, un rire d’une pureté céleste : et voilà culbutés dan» une même catastrophe la finance, la philosophie, la paléontologie et la médecine.— Car au château de Mr.Stoyt règne Virginia Maunciple, une radieuse adolescente san* aucun caractère gothique, qu'à côté de ses collections coûteuses le millionnaire étale comme un vivant et précieux joyau.U l’a “acquise" comme tour le reste : elle lui tient lieu de fille, d’infirmière, de maîtresse; et avec une bonne volonté, une douceur ct une patience infinies elle s’acquitte de tous ce» rôles.“Après tout, se dit-elle, il faut avoir bon coeur.Et si “onde Joe", comtam-ment, se montre parfait envers moi, me comble de présent» et satisfait tous mes caprices, cela mérite bien un retour." D'ailleurs, pas un principe dans cette tête frivole et naïve.Seules l’empreinte de vagues catéchismes ct les prêches du Père missionnaire opposent à ses instincts des contrepoids insuffisants.Sans l’influence de cette sirène, le conte philosophique tourne bientôt au mélodrame.Tous les hôtes du château sont épris de Virginia, et aux terreurs du dernier jour s'ajoutent pour Mr.Stoyt les tourments de la jalousie.Le docteur Obispo, un cynique sans scrupule, s’est juré de la séduire sans meme lui faire briller l'illusion de l’amour.Ia jeune Peter Boone, lui, l’adore sincèrement et éperdument.Même Jérémie Cordage, par nature très timide, te sent, fortement attiré, et voudrait bien lui lire certaines chroniques osées qu’il tire des archives des Hauberk.C’est finalement à Obispo que cède Virginia.“Et satu doute, songe-t-ellc, ce n'est pas bien ; c'est pitié pour pauvre oncle Joe.Mais à quoi pouvait-il s’attendre, à son âge et au mien ?Au fond, je ne puis croire que cela soit si mal que le dit le P.O’Reilly." Pour mieux cacher sa trahison, elle fait mine d’accepter les attentions de Pctc, jusque-là tenu à l’écart.Si bien que Mr.Stoyt, les surprenant un aoir de lune aur un banc du jardin, tue le jeune ssaiitant tout à la fois dupe et victime ! Dès lors Stoyt, Obispo, Virginia, Cordage, aont de complot pour cacher le meurtre : ce qui, grâce à des flots d'argent, t’accomplit à la perfection.Mais la tragédie a accru dans l’âme du millionnaire la terreur de la mort, devenue maintenant une obsession.Une découverte inattendue les clcctrise tous.\* dernier manuscrit de In famille Hauberk, le journal olographe du cinquième duc du nom, poussé jusqu’en 1920, relate une existence de près de trois cents ans, sans rien qui fasse prévoir son terme.Au contraire la dernière entrée constate une frasque du vieux roué qui prouve bien scs forces robustes.11 est poursuivi par la loi pour avoir, à cet âge, mis à mal une jeune orpheline.11 a dû se réfugier dans les caves du château, fuyant la fureur populaire, ct exprime son dessein de sc faire passer pour mort.Les mêmes pages contiennent les détails d’une méthode assurée de prolonger la vie humaine dont il a usé pour son compte, et qui coïncide avec celle dont Obispo flairait la trace.Un soupçon foudroyant traverse l’esprit du docteur.Si le dernier Hauberk n’était pas encore mort ! Si l’on pouvait vérifier sur lui le succès de sa découverte ! En toute hâte, à travers l’Atlantique, il entraîne Stoyt et Virginia vers l’ancien château délabré, vers le caveau qui a servi de refuge au vieux duc.Chose inouïe : ils l’y découvrent, toujours vivant avec sa ménagère, grâce aux entrailles de carpe dont ils se dosent chaque jour.Mais hélas ! la nature a de ces vengeances.Ces deux êtres, ayant dépassé le cycle du développement humain, sont retournés aux premiers stages de l’évolution simiesque.Ce sont deux gorilles Hideux, lascifs et querelleuh, qui font reculer Mr Stoyt ct la douce Miss Maunciple, mais qui font éclater de rire le cynique docteur Obispo."Quand voulez-vous commencer le traitement ?" demande-t-il, railleur.Mais Mr.Stoyt s’est ressaisi, a surmonté le premier choc.Ces deux gorilles, apres tout, sont heureux d’être en vie.“Cela prendrait du temps, n’est-cc pas, beaucoup de temps, avant d’en venir à ce point ?Et il me semble que le duc, à sa manière sans doute, s'amuse encore énormément.” Ainsi ic conte, le mélodrame, se dissolvent en fable toute pure, mais sans cesser d’être ironiques et suggestifs jusqu’à la fin.A part les dissertations prolongées, d'une métaphysique trop obscure, où ces pages s’attardent parfois, elles offrent un ragoût délicat, raffiné, à quiconque sc plaît aux idées vêtues de moquerie subtile.Louis DANTIN.LIBRAIRIE FRANÇAISE 1564, rue Saint-Denis LA.2SS6 ACHAT TiE BIBI.ÎOTKEQUES AU COMPTANT Quand vous êtes « TORONTO Descendez à HÔTEL ST.RÉGIS 392.rue »HF.RBOURNE RA.4135 «n tion pétrolifère pour pouvoir avoir accès aux marchés importants de l’Est du Canada et de la Côte du Pacifique, D’autre part, si elle produit plus, il tu résultera un surplus embarrassant pour le marché existant, de seul sur lequel elle peut compter actuellement, mai» qui est malheureusement restreint.Quoi-qu’il en soit, la Province d’Alberta semble destinée à devenir le plus grand centre de production de pétrole au Canada.Les prévisions pour l’avenir sont excellentes et si cette province continue à accroître sa production au rythme de» trois dernières années, les marche» lui seront ouverts, d’abord dans les autre» parties du Canada et plus tard eu Angleterre et dans les autres parties de l’Empire.Louis MARTEL FAUX.Le Canada rang parmi les consommateurs du pétrole dans le monde et au second rang (après les Etats-Unis) pour la consommation par tête d’habitant.Grand consommateur de pétrole, le Canada j'usqu’à ces dernièrer années n’en produisait que très peu.De fait, aussi récemment que 1936, notre production atteignait a peine 1.5 millions de barils alors que notre consommation durant la meme année était d’environ 35 millions de barils.Chaque année nous importons pour une valeur de 50 à 60 millions de dollars d'huile brute et de ses sous produits.Le dernier relevé statistique officiel indique que les raffineries canadiennes ont traité environ 38 millions de barils de pétrole brut en 1937, dont 70% en provenance des Etats-Unis, 23% de l’Amerique du Sud (Venezuela, Colombie, Pérou) et à peine 7% du Canada.Le marche canadien du pétrole est donc surtout un marché d’importation.Cependant, comme nous allons voir plus loin, sa situation se modifie par suite de l’augmentation considérable de la production de la vallée Turner en Alberta.Il y a aussi d’autres régions du Canada qui produisent du pétrole, notamment le Nouveau Brunswick, l’Ontario et les Territoires du Nord-Ouest.La production du Nouveau Brunswick et des Territoires du Nord-Ouest, est peu importante, (35,000 barils), et on ne s'attend pas à une augmentation appréciable dans l’avenir.Quant à l'Ontario, qui nous fournit environ 165,000 barils annuellement, sa production pétrolière date de plus de 70 ans et les puits s’épuisent graduellement ; aucun gisement nouveau de quelque VRAL FAUX.vrai faux VRAL vrai faux FAUX.vrai faux vrai faux vrai faux FAUX, vrai faux VRAI.vrai faux FAUX.I.On apprend tout aussi blon, et souvent mieux •t plus vite, à l'âge adulte que pendant l'a-dolcscencc.4 Les personnes timides ont une écriture plus légère que les personnes qui ne le sont pas.10.En général les meilleurs ouvriers sont ceux qui travaillent le plus vite.IJ.La forme de la tète et les traits de la figura permettent de juger du degré d'intelligonco d'un individu.».L’alcool pris en petite auantité stimule l'activité mentale et lui fait donner un meilleur rendement.st étendu que sur une période d’environ quatre semaines." — "Ce rôle du petit aigle blanc, était-ce un rêve de Jeunesse de l’interpréter*?" — "Franchement non, même si ce n’est pu dans la note de l’avouer; au M.R.T., on ne choisit pas, à l'ordinaire, une pièce pour tel artiste, mais bien plutôt les compositions théâtrales susceptibles d’atteindre l'approbation de notre public, et ce n’est qu'aprèa coup qu’on fait la sélection des artistes.C'est ainsi que lorsqu'on décida de porter l'Aiglon à l'affiche, on me confia le rôle-titre pour l'unique raison que Je semblals apte à le remplir, ians plus.Croyez que ce n'eat pas oana quelque appréhension que J’abordai le chef-d'oeuvre de Rostand, et, ma fol, c'est assez explicable.Je m’en voudrais de ne pas remercier tous et chacun do mes camarades qui m'ont encouragée de façon si spontanée que ce m'est une Joie, rien que d’y penser.La confiance qu'ils m’ont témoignée m'a été plus qu'un réconfort, un stimulant ; et Je devais plus qu'à mol-mëme de bien faire, Je leur devais encore à eux.Papa Roberval a été mon guide, Je lui dois un gros merci, de même qu'à M.Mario Dullani pulsquo c'est toujours sous sa direction générale que #e donnent les spectacles.” La présomption n'eat pas le défaut de Mlle Basillères.C’est même admirable de l’enteadfe ainsi rendre Justice à chacun.Elle a trouvé un mot aimable pour chacun, même pour les Jeunes, car on aura remarqué en parcourant la distribution querM|ll|LT., leur ouvre bien grandes ses pertes, seul accès à une scène permanente.C’est ainsi què dahs l'Aiglon elle jahabjait tout ayssi à l’aise de donner la répwirA des débutants qu'aux artistes qui ôhf fait leur preuve, tels Paul puèvj-eokmt et Paul Leduc, —'“Et,"'vous avez dee projets pour Tavenlr ?" — "Je ferai ce qui me aéra dévolu.Ac- tuellement Je remplis un rôle dans "La Passion du Fils de l’Homme" de Paul Qury le Gourladec dont le texts sst, vous pouvez m'en croire, de toute beauté.Vous savez que cette Paasion Nouvelle a obtanu beaucoup de auccèa à Paris!" — Et maintenant, dltes-mol, comment vous est venue l’Intention de faire du théâtre ?— "D’abord Je vous dois cette franchies: Je n'ai jamais eu la moindre intention de faire du théâtre, et encore molna, cala s’entend, de m'en faire une carrière; o'eat tout à fait par hasard (cas pour noua da dire que le hasard fait parfois bien Isa choaes) que j’ai été amenée à affronter les feux de la rampe, il me souvient qu'à mon temps de couventine ce m'était une véritable corvée, une pénitence même de monter sur les planches.Mes débuta A la scène montréalaise remontent à quelques années, alors que, sous la direction de Madame Larocque-Auger, Je figurai aux programmes du malls; pula J'allai toujoura avec Madame Auger participer au Festival Dramatique National, tenu à Ottawa.Et depuis l'établissement d'uno section française du Montreal Repertory Theatre, J’ai toujours fait partie de ce groupement, et j'espère bien y demeurer cncoro longtemps”.Il n'y a pas de doute que Mlle Basl-Itères gardera un impérissable souvenir de l’Aiglon, et assurément il figurera parmi les plus émouvants et les plus aimés de sa carrière.Elle me racontait que Madame Martha Allan (directrice du M.R.T.) détentrice de la médaille Sarah Bernhardt pour son Interpréta'.loh de L'Aiglon, et qui tient ce trophée des mains mêmes de la grande vedette, au soir de la première, vint à sa loge l'embrasser, et Andrée Basillères éprouva la même sensation que Flambeau quand 11 est décoré de son dieu Impérial.— "Vous avez bien quelques affections qui vous sont particulières ?" — "De la littérature je m’attache aur-tout aux romanciers, notamment Henry de Montherlant, Colette et le très humain Marcel Pagnol.J'almo la musique, surtout celle que Je comprends ; les Valses de Strauss ne manquent jamais de m'entraîner en un véritable tourbillon, et je me défenda pas contre une prédilection bien accentuée pour lo “BOLERO" de Ravel.Les animaux me sont de grands amis (ce que je suis à même de constater en voyant un joli aquarium où s'ébattent deux gentils petits poissons).Et les gravures représentant des enfanta me plaisent beaucoup (à preuve son boudoir où l'on en retrouve plus que quelques-unes.) Il faut se séparer I J’espère que voua aussi aujourd'hui, voua trouvez en Andrée Baailièrea plus qu’une âme d'artiste, mata encore une âme de femme qui se donne toute à son art.En lui souhaitant, (et à mol), "au revoir", je lui serre la main bien fort pour me faire l'Interprète de l’admiration unanima et profonde qu'on éprouve pour Andrée Baailièrea, pour notre “Aiglon", Gll FONTAINE Mardi le 12 mars 1940.SECHE OU AMARINÉ i /^NUTRITIF et ÉCONOMIQJJE IE poisson canadien, séchc ou mariné, j est un des aliments les plus nutritifs et les plus économiques.Il est riche en protéines et en éléments minéraux si essentiels à la santé.Qù que vous demeuriez, votre marchand peut vous procurer du poisson canadien, géché ou mariné.Vous avez le choix de poissons séchés tels que la morue, l'églefin, le merlan, la merluche et la morue noire, de poissons marines tels que le hareng, le maquereau et l’alose.et chacun d’eux se prête à la préparation d’une grande variété de plats appétissants.Servez souvent du poisson canadien, séché ou mariné, à votre famille.Ce sera un heureux moyen de varier vos menus.et vous le trouverez très économique.MINISTERE DES PÊCHERIES; OTTAWA.Meldameli Mlnbtir» 4« PWitrl*».Otuwt.Vtsültt m'cnToytr mit brochure snruite it 57 pajgti, intitulée *'100 Délicieuse» Roretiei it roi»* ton" « conifcmt 100 recette» délicieuie» et ccooo* nuque» pour U preptnuun du poiuoo.Nom.DEM AN.DEZ LA BROCHURE GRATUITE Admit.- CW-EF “Vie de famille 1940” du “Jour” COWERSATION DE TABLE Page 7 ' •’HP* jath 1 " i U $r Hv/fc : .A- ; V.i \ : AI- ¦f.¦ '* V ¦ .* ' CETTE PARENTÉ DE CHOIX I/hcmmt est «* grand enfant qui «aura fair# set rivet et masquer tet amUtioM ai, une foie, voue en ave* eouri.O’eit ou l’orgueil qui le fait agir «inet ou un reete de fraîcheur enfantine que V&gt et l'expérience n’ont Jamais riutti à étouffer.Mais le fait eet notoire et c'est eane doute ce qui noue porte d dire qua les hommes ne sont, «u fond, aue de grande enfante.( Malgré tout, quelques-uns d’entre sux feront de la femme une amie ai noire.Ceet qu'ile auront trouvé en elle l’indulgence et le tact qui «ont comme les vertus primordiales à la base de toute compréhension et de toute amitié.Cela commencera par une camaraderie sans importance aucune qui se changera peu à peu en une amitié profonde, pour peu que les deux personnes en cause e’en tiennent à ce pacte tacite qui veut que l’une soit solidaire de l’autre, et réciproquement.Inutile de parler id d’amour, puisque l’amour ne t’eiplique guère, en raison des contrastes qu’il unit trop souvent.L’amour : ce carrefour oü ne se rencontrent pas nécessairement les plue parfaits spicimsns de l’humanité I Pour es qui sst de l’amitié, c’est autre chose.S meet Legouvi a dit ; ”L’amitié est une parenté de choix", IA ce sont donc les ressemblances et non tes contrastes qui s’attirent.Et, antre deux dmes éprises du même idéal, «as harmonie parfaite ne peut qu’exieter.Le voile que tend l’amour devant les yeux est donc «ne chose inexistante, et l’homme qui se lie d’amitié aveo une femme exigera d'elle — eane le lui dire et eane te rendre compte de ces exigences — qu’elle ait du taot, de Viniuition, une facilité à saisir les nuances et une forte dose de compréhension.Il en fera eon alliée, ou plutôt l’alliée de ton rêve et de ses ambitions.C'est elle qui sera sa bonne étoile et qui le guidera dans les sentiers qu’il s'est lui-même tracés.Il fera en sorte de choisir une femme qui ne soit pas cruelle au point de sourire de tes ambitions un peu folles.Il veut être compris surtout, alors que tout, dans eon propre cerveau, ferait obscur et trouble.Et parce qu’ils auront tous deux let mêmes goûts essentiels, les mimes tendances morales ou intellectuelles, en retour de BEü exigences, elle lui demandera tout simplement d’être bon et Juste.Deux mots bien courts qui englobent pourtant l’oubli de soi, «ne sollicitude agissante et dee attentions délicates, ce qui n’est pas toujours facile.Maie ils se comprendront c’est sûr.Et il y aura entre eux cette parenté mystérieuse qui fait qu’on va le long de la vie avec les mimes rives au fond du coeur, qu’on désire les mimes choses presque sans le savoir, et qu’on les obtient aussi sans trop de difficulté, par la seule force de la volonté et le magique pouvoir de l’amitié.MICHELLE Le M.R.T.Français et la charité Le SS avril produit une fête de charité a offerte au profit dee oeuvre* de Notre-Dame de la Merci Tout le monde doit faire «a part pour •oulager les miséreux.Lca artiste* ne peuvent paa demeurer en arrière.Après s'être rendu à l'Hôptt&l de la Merci, à Ahuntzlc, pour égayer les vieux, voici que le M.R.T.Français donne, bous le dtatingué patronage de S.E.Mgr Gauthier et tous la présidence de l'honorable Henri Groulx et de Mme Groulx, une •oirée de charité au profit des Oeuvrez de Notre-Dame de la Merci.Un trèa grand nombre d’interprètea évolueront sur la acène sensiblement agrandie du nouveau théâtre du M.R.T.Français à cette aolrée, qui aura lieu )« 25 avril prochain.Nul doute que les interprètes qui Jouèrent "La Vie Profonde de Saint-François” et qui préaentent "La Paeaion du Flis de l’Homme” sauront présenter un programme en tous points parfait.Cette aolrée de variété aéra dirigée par M.Mario Dullani, C.D.L., directeur du M.R.T.Françaia qui, avec le président de cette organisation théâtrale méritoire, Mtre Emery Phaneuf, et de tous les pensionnaires sauront voua faire passer une agréable soirée qui vous sera utile, à vous d’abord, et qui aéra hautement appréciée et entlèremçnt tangible aux vieillards qui sont hospitalisés chez les Frère* de Saint-Jean-de-Dieu.Un R6STRURAflT oc RCPUTftTion inTCAnATionoie HD POISSON N’IMPORTE QDEL JOUR GRILL Lfl SRLLE mUSIQU€ D€ oanse ppr les’cavoliêrs ouftAnr lcs Din€R-SOUPeR Bnnquers b Béumons ORcnmsé: DRUMMOND'.STE CATHERINE L’opéra comique au Ms Majesty’s Im première représentation sera "La Fille du Tambour-Major" L’Opéra-Comlquc de Montréal présentera les 0, 10, 11 et 12 mal prochain au His Majesty's l’immortel chef-d’œuvre de Jacques Olfenbach, "La.Fille du Tambour-Major”.Cos représentations seront dirigées par M.Albert Roberval et le public verra évoluer sur cette scène nombre d’artistes qui ont fait courir le tout-Montréal.A ces chanteur* de réputation viendront se Joindre cinq nouveaux ar-tistes que l’Opora-Comlquc de Montréal a découverts lors de récente* auditions.Un choeur magnifique, un orchestre de premier ordre, bref des spectacles qui feront époque.Rappelons-nous que l’Opéra-Comique de Montréal ne néglige rien pour donner des représentations admirablement montées: eetto organisation n'est pas née pour un but lucratif; uniquement fondée dans le but de travailler au développement de nos artistes canadiens, «lie donner* à tous ceux qui sont doués l’occasion de ae produire devant le grand public.L’Opéra-Comique n'eat l'oeuvre de personne en particulier mais l'oeuvre de chacun de ses sociétaires.La mise en scène des Cloches de Corneville —•— L'attente qu’ont eu à subir les admirateurs d».l'oeuvre de Robert Planquette, "Les Cloches de Corneville”, ne sera pas déçue.Ifs Variétés Lyriques apporteront à ce spectacle un renouveau qui fera l'étonnement de tous: aveê des décors nouveaux, une mise en scène originale et une attention toute spéciale au détail de l'intej-prétation.M.Jean Goulet prêtera sa maîtrise à la direction de l’orchestre dan* les airs brillants de cette opérette.M.Goulet, qui voit aussi à la direction du choeur, aujourd'hui reconnu comme l’un des plus puissants de Montréal, promet que "La Légende des Cloches" sera enhvée avec une magnificence tout à l'éloge de se* dociles choristes.“Les Cloches de Corneville" réunira une distribution de tout premier ordre.Elle comprend Fred Barry, Caro Larnourcux, Doiorès Drolet, Lionel Daunals, José Delaquerrjère, Henri Poliras, Jacqueline Montclair, Doriange Fontaine, Gisèle Phaneuf, Emile Ju'.iiany, Roiand Gravel , et Rosaire Pharand.U n'y aura que quatre représentations, ie* 28, 29.30 et 31 mars, au Monument National.LE BROCHET par Lou in P.Dp GOUY Comme moeurs, le brochet laisse beaucoup à désirer.Comme chair, ton mérite éclate dans toutes let sauces qui le parent et qu’il tait ennoblir.On savoure ce poisson à U génevoise, la Chambord, à l’italienne, à l’étuvée, en casserole, sur planche, en filets frit*; en salade, en terrine, en tourte, en pâte chaud.Est-ce assez ?c’est peut-être l’avis du brochet; mais il convient d’ajouter qu’il est surtout délicieux à la broche.Voici comment.— On le pique de lard choisi et il accepte volontiers une bonne farce de foies de volaille qui réjouira sa chair dorce par la flamme.Pendant sa rotation doucement rythmée, on l'arrosera de vieux sauternes et de jus d'orange.Vous ne ferez que votre devoir en •ervant ce rôti original sur une /sauce au coulis, relevée d’anchois et d'huîtres amorties avec de fines câpres.Les brocheton* sont très délicats.Exquis en salade, la sauce maître d'hôtel leur sied à ravir et la friture leur plaît.Le foie est un pur régal.Si la chair du brochet est excellente, •a voracité est extraordinaire.Son effroyable gueule toujours ouverte pour saisir une proie, avale, absorbe, engloutit tout.La rivière est son, chatnp de carnage et son garde-manger.Sa mâchoire insatiable ne distingue ni n’épargne lei poisson* de sa race.Lea plus féroces animaux sont excellent* pour leur petit*.Le brochet mange les siens.C’est le tyran de la famille comme il est le fléau des fleuves et des lacs.On l'a surnommé : "Le roi des étangs", il n'en est que le bandit.Il ne règne pas sur les eaux, il les dépeuple.Il s'élance sur sa proie, la saisit, la triture et l'avale en un clin d'oeil, La digestion est aussi prompte que la capture est rapide.L’appétit est éternel.D'aucuns prétendent que la gloutonnerie du brochet est un frein salutaire à la trop grande multiplication de» raux.Pour soutenir cette thèse, il , ne faut pas aimer le poisson.J'estime au contraire que nous n'aurons jamais assez de matelotes et que le brochet doit expier ses crimes à la vinaigrette.Dan» le fleuve des Amazones, se trouve une gigantesque espèce de brochet fameux dans les annales gastronomiques.Ce colosse, toujours repu et jamais rassasié, possède une chair délicieuse qui fait la joie des gourmets américains.On dirait que la délicatesse de ce poisson est en raison directe de son énormité.On pare magnifiquement cette pièce magistrale, honneur des tables somptueuses, pour l'allonger sur un lit de roseaux où elle semble un ogre mort.Je ne crois pas qu’il y ait dans la nature de gueule plus effroyablement meublée que celle d'un brochet de* Amazones.Sur le palais du colosse s'allongent longitudinalement, en rangées serrées, plus de sept cent dents.Ce n’est plus un poisson, c’est une râpe — mais qu’il est bon, ce monstre, à la sauce, hollandaise, flanqué de tronçons de jeunes anguilles, aromatisé de jus d'orange et de muscade.De Tours à Nantes, en France, par Saumur et Angers tout au long de la Islirc paresseuse chaque cordon bleu, chaque aubergiste, chaque chef est certain, oh, mais là ! convaincu de posséder le tour de main, et le plu» jûr, encore, la meilleure recette, pour préparer le Brochet au Beurre Blanc.Voici comment mon père s’y prenait et jamais personne de la région ne l'a fait aussi bien que lui.Tout d’abord, le brochet est cuit au court-bouillon et égoutté.Mais «'anticipons pas, Faire cuire le brochet ou l’alose, ou quelquefois un bar, au court-bouillon de vin blanc de Tourraine avec aromates selon la méthode habituelle.Là n’est Oh bass, oh pike, oh cod, oh sh J — I’ve given you th» best we had ; I’ve tried to set each butterfish And playful carp obtained its wish / Each pollack, herring, trout and smell Must realise the way I have fell ; from tucker to Jolly boni fa gay, I’ve tried to drive their caret away • *•*••»• — From the Lamentations of a Chef, pas la difficulté, tout le monde peut le faire, 4’importsnt, c’est la sauce qui accompagnera le poisson.Mon père mettait dans une petite casserole, par convive, une échalote moyenne hachée très fine passée à l’eau dans un torchon et pressée après avoir été hachée : une pincce de sel, du poivre frais moulu en bonne suffisance.11 mouillait d’une fcttillerée à café de vinaigre de vin blanc et d’une cuillerée à soupe d’eau par convive.Ensuite, il faisait bouillir et réduire rapidement les dcux-tirri.Alors, en maintenant toujours & la même chaleur, c’est-à-dire au point d’ébullition, en avançant, en retirant U casserole, tantôt sur le feu, tantôt sur le côté du fourneau, et, parfois, pour un court moment sur la table, il exprimait un mouvement de rotation vif et régulier à sa casserole et faisait absorber au liquidr, peu a peu, pur morceaux gros comme une noisette pour commencer et jamais plu» gros qu’une noix pour finir, sans jamais mettre un morceau que l’autre n’ait été bu auparavant, un gros demi-quart d’un beurre frais, riche et gras, par personne.' Et il versait immédiatement cette •auee sur le poisson bien égoutté.Ce n’est que cela, dites-vous ?Et c’est ce qui a fait dire tant de paroles et couler tant d’encre.Eh 1 oui, ce n’est que cela, mais cela c’était une sauce onctueuse, blanche, un peu mousseuse, légèrement piquante, fleurant bon 1a noisette qui tirait des exclamations d’enthousiasme après le moment de béatitude passé à M, le Comte et à Monseigneur l’Evêque.Foin des accessoires vantés et des trucs recommandés.Pas de beurre mis en pommade auparavant.Pas de fouet.Pas de cuiller en bois.Pas de farine, pas d’oeufs.Sa casserole, son feu, son beurre et son tour de main.C’était tout et c’était du grand art.Louis P.De GOUY.Fin de saison au Montreal Orchestra Dimanche prochain, alors que la Montreal Orchoatra présentera aon dernier concert de la »érie 1939-40, s’achèvera pour cet orchestre la première saison da temps de auerra da son histoire et, d'un point do Au* musical, la plus brillante saison qu’il ait connue.Hur demanda populaire, l'orchestre remplira aeul tout la programme, et 11 n'y aura paa da soliste.Il y a seulement six mois, M.Graham Drlnkwater, le viee-préaldant du Montreal Orchestra se demandait s'il serait seulement possible d'entreprendre cette saison.Comme on était a préparer le série de concerts, !a guerre éclata en Europe.Il dovlnt douteux que plusieurs des artistes Invités soient capables de venir, II y avait aussi à tenir compte du fait que Montréal devrait, comme lo reste du Canada, faire sa part pour les diverses oeuvres de guerre.Cependant, les amateurs de musique Insistèrent tous, déclarant qu'on avait davantage or core bosoln do musique en ces temps troublés.L'orchestre donna suite à ses proj» ta.Le* résultats ont été plus qui satisfaisants.I* publie s répondu do tout coeur à l'effort de l'orchestre.Il y eut nécessairement quelque* changements; mai* les artistes qui *e firent entendre aveo l’orchestre étalent de grande classe.La musique Jouée par l'orchestre cotte année a dépassé tout ec qu’on avait entendu Jusqu’Ici.directeur.M.Clarke, et tous ie* membres de son orchestre semblaient Inspiré» p*r le besoin de bonne musique en ce* temp» de guerre, ainsi que l’a dit M, Drlnkwater, Au programme do dimanche prochain, on entendra ie poème symphonlqus Tu pi «la, de Hlbélius; Brlgg Fair, de Delius; et Jn Quatrcime Syrnphonla do Brahms.ErCh.H, À îd (IM liyrvi Vf) C«fr» JÊÊSl ou 1 :•,'» IΫ un*-.S {H(0>
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