Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 15 juin 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1940-06-15, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
iùm* 3ème ANNÉE No 40 5 CENTS Directeur: Jean-Charles HARVEY JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Quand la crapule gouverne Administration et rédaction, 180 eit, rue Sainte-Catherine (suite 44), Montréal Casfl postale 20, Station “N" — Tel.*PLateau 8471 SOUS LE DRAPEAU NOIR! Au milieu de nos malheurs, une chose nous console: les démocraties le sont pas gouvernées, comme les pays totalitaires, par des gangsters et des assassins.Deux bandits, Benito Mussolini — dont l’image se dresse au-dessus du maître-autel de l’église catholique italienne de Montréal — et Adolf Hitler, ont réussi, à la faveur des mouvements révolutionnaires qui ont tourmenté l’Europe au cpurs des dernier» vingt ans, à s’em-parer du pouvoir en Italie et en Allemagne.Ils s’y sont maintenus par la force et par l’empoisonnement moral 4’une jeunesse armée jusqu’aux dents contre les honnêtes gens.Ne pouvant garder le pouvoir par des oeuvres de 1>aix, ils ont décidé de procéder ù ’assassinat en masse des populations européennes.Ils portent la responsabilité du massacre de quelques millions d’innocents.Tous les fascismes peuvent porter cette définition: “L’art de faire de beaux cadavres.” Le plus méprisable de ces gangsters est sans doute Mussolini.Cet ancien blasphémateur, qui fut d’abord athée et communiste, cabotin, grandiloquent qui trouve sa suprême jouissance à lever sa mâchoire de gori.le au-dessus des masses fanatisées par sa mystique d’hypocrite et de grande canaille, a profité du moment où la France était prise À la gorge par son frère d’armes, Adolf Hitler, pour planter son poignard dans le dos de la patrie de nos pères.C’est là un geste spécifiquement-italien.Après neuf mois de guerre, alors que la France résiste héroïquement à uit envahisseur rendu aux portes de Paris avec 1,500,000 hommes et des milliers de tnnks et d’avions, le gangster romain profite de l’occasion pour porter secours aux massacreurs de femmes et d’enfants.“Il faut s’aider entre amis”, a-t-il dit dans son discours .de 1a déclaration de guerre.Jamais l’Italie ne fut déshonorée à ce point.C'est à dégoûter d'etre homme.Les héros de Caporetto n’ont pas lieu d’être fiers de leur Duce.11 se peut que l’entrée de l’Italie dans le conflit ait des résultats heureux pour les alliés.Les Italiens ne valent pas grand’chosc à la guerre.Ils n’en ont* jamais gagnée aucune.Ils sont loin de valoir les Allemands sous ce rapport.D’ailleurs, les Allemands les méprisent.Ceux-ci sc repentiront peut-être d'avoir entraîné Mussolini dans la fournaise.L’Italie était aux côtés de la France et de l’Angleterre lors de la Grande Guerre No 1.Elle a été plus nuisible qu’utile.Il a fallu la traîner sans cesse comme un poids mort.Le fascisme n'a pas changé en lions les pacifiques Italiens, et l’Allemagne aura un fardeau de plus à porter.L’avenir dira que nous avons raison.On sait que les Italiens, en Espagne, étaient plus portés à tourner les talons que la face à un ennemi.Mais laissons à d’autres les considérations stratégiques.Pour l’heure, je tiens à rappeler qu’une foule de Canadiens, leurres pur une propagande néfaste, se sont montrés sympathiques au fascisme italien.11 me •emble entendre encore un haut personnage affirmer, au cours d’une conférence, que Mousseline était un bon dictateur et ne devait pas être comparé à Hitler.Je pourrais relever nombre d’articles, écrits dans certaines feuilles crctinisantes, où les beautés du régime italien étaient portées aux nues.On s’imaginait que Mussolini, parce qu'il avait institué, dans son pays, le système corporatiste — cette foutaise — était un sauveur de l’humanité.On ne pensait nullement que le fascisme avait aboli l’initiative individuelle, érigé le hour-rage des crânes on outil de gouverne-Went, changé toutes les écoles en foyers de fascisme, étranglant ainsi dans^ un système maudit l’âme même de l'enfant, vanté la guerre comme la vertu suprême de la nation, transformé toute l’Italie en une caserne wililaire, épuisé toutes les ressources du peuple en préparatifs de meurtre el de destruction.Les sympathisants canadiens du fascisme doivent se rendre compte jusqu’à quel point ils ont été naïfs et crédules.Pour ma part, je combats tou* le* fascismes depuis des années, -•leme avant la fondation de ce jour-Wn, alors que, de Québec, je col'a-.ra*s à un quotidien de Montréal, Je dénonçais énergiquement l’Etat to-.taire.Je prévoyais nettement — et Ie 'écrivais en toutes lettres, — que fes régimes nous conduiraient directement à la guerre universelle.Pour avoir eu le courage tie dire de telles \f.r|t^*i des Canadiens mont accablé • injures.J'étais le premier des Cana-îIe,,s de langue française à montrer e danger qui uous menaçait tous., .®puis la fondation du Jour, je ® ai cessé, en dépit des reproches que me faisaient certains amis du fascisme, .de démontrer que Mousseline, aussi bien que Hitler, n’était qu'un voyou.On m’a taxé d'exagération.Dans la campagne d’Espagne, nous avons condamné l’inertie de la I rance et de l’Angleterre en face d’un fait qui crevait les yeux: l’Italie et 1 Allemagne allant, auprès de Franco, fourbir leurs armes contre tous les Etats démocratiques.Ici encore, les hommes sans vision, des individus soi.^isant intelligents, mais saus pensée et sans profondeur, nous ont lancé le mot trop facile: vous faites 1 affaire ties communistes.Argument sordide et ridicule, qui a servi à l’ex-cure tic tous les crimes! Tous les événements nous ont donné raison.C’est notre seule revanche.Nous n’en désirons pas d'autre.Surtout, nous éprouvons, malgré notre douleur, une satisfaction à penser que le droit, la justice, les valeurs morales se trouvent aujourd’hui du côté des démocraties.Celles-ci n'ont eu qu’une faiblesse — et ce sera bientôt une force irrésistible, — celle d'avoir gardé, dans l'apothéose du crime, la décence, le respect des neutres, la fidélité à la parole donnée, l’observance des grandes lois humaines, qui finissent par triompher.Nos petits fascistes, empoisonné} par la propagande ennemie, ont fait le jeu de l’Allemagne et de l’Italie en minant, citez nous, la foi aux libertés démocratiques.Partout, même dans plusieurs de nos collèges, cette lutte néfaste s’est faite contre nos institutions les plus chères.Sans le savoir, bien souvent, on o pactisé avec les gangsters et les a;sassiu3.Certains n’ont aucun sens moral: ils ont travaillé de coeur joie en faveur de l’esclavage tmiversel.Et maintenant, nom pouvons dire à tous les partisans du fascisme: voici que Mousseline attaque la France avec une lâcheté sans exemple danA l’histoire; le poignard italien ne frappe que dans le dos; l’Italie n’avait aucune raison de déclarer la guerre: tous les différents entre l’Italie et les alliés pouvaient sc régler par voie diplomatique; ni la France ni l’Angleterre n’ont rien refusé au Duce.Alors, pourquoi l’Italie sc bat-elle?Vous tous, Canadiens qui avez pactise avec la canaille fasciste, qu’en pensez-vous?Jean-Charles HARVEY 15 JUIN 1940 S Au?*! longtemps que les choses iront sys l v m a li qu e ni v n t mal, je continuerai s y s t ê ni a li q u v ni e n t à (tiro qu'elles ne vont pus bien — Henri KOCHKFURT Administrateur: REAL ROUSSEAU Rédacteur en chef: E.-Charlei HAMEL ^Ctvec te ôourire Les prix d'anglais Plusieurs hommes d'affaires canadiens-français attachent tant d'importance au bilinguisme qu'ils ont accordé à certaines Institutions des prix en aigent pour uu élèves qui auront le mieux réussi dans l'étude de l'anglais.Nous connaissons des étudiants qui en ont profilé et qui ant ¦u remercier comma U le fallait leur bienfaiteur.Or, voici une anecdote intéressant!*.Un do nos compatriotes les plus en vue avslt l'habitude rte donner, à certain collège, une assez forte récompense pour la meilleur élève «n anglais.A sa grandi surprise, l'autorité du collège on question cessa tout à coup de lui demander la récompense habituelle.Et depuis plusieurs années, Il non a plus entendu parler.Voilà un fait significatif.On en déduit quo dos ultranationalistes se sont Introduits à la direction de l'Institution.Cas gens veulent abolir l'étude de l'anglais chez les Jeunes.Ils aiment mieux priver notre Jeunesse do son gagne-pain que de risquer, pour elle, des contacts pre* deux avec les autres groupes de Canadiens.Mais le peuple canadlen-françal» ouvre les yeux.La masse de nos compatriotes veut plus d'anglais dans no» école» et nos collèges.On sait partout que, sans la connaissance dn cetto langue, Il est Impossible do faire sn vio dana l'Ame-rlque du Nord, C’est pourquoi la clique néfaste, qui, Il y a quelques année», * réussi à faim commettre, une Iniquité au Comité Catholique du Conseil de l'Instruction publique, na tardera pas à succomber sous la colère ot le mépris, Senito «/’Exterminateur repart on campagne! NOTE Cette caricature a été publiée pour la première fois dans le JOUR du 2,aciohrc 1937, alors qu'on nous traitait de communistes/mrce que nous osions dire que le fascisme était un système inhumain et criminel.Impôts sur le revenu dans Québec Confiscation partielle du capital dans le cas de revenus élevés.— Comparaison désavantageuse avec l’impôt de la Province d’Ontario.Le gouvernement provincial annonçait le 30 mai dernier que le taux du nouvel impôt provincial sur le revenu ecrait de 17 p.100 du montant de l’impôt payable au gouvernement fédéral.Il faut avouer que peu de gens s’attendaient à un taux aussi élevé et encore moins que l'impôt sur le revenu de la Cité de Montréal, dans ces circonstances, resterait crt vigueur.Comme on le «ait, depuis 1935 la Cité de Montréal, par tm règlement renouvelé chaque année, a mis en vigueur un impôt sur Je revenu dont la hase est le montant versé, par scs citoyens et ceux de quelques 'municipalités environnantes, au percepteur de l'impôt fédéral sur le revenu.Cet impôt est établi en prenant 10 p.100, si l’impôt fédéral n’excèdc pas 200 dollar», 15 p.100 si le montant est plus de 200 dollars mais n’excèdc pas 400 dollars et de 20 p.100 si le montant est de plus de 400 dollars.Voilà donc que les citoyen* de Montréal et de sa banlieue auront dorénavant à payer trois impôts sur le revenu.Et puisque en dehors de notre ville on ne paiera nue l’impôt fédéral et provincial, c’est une injustice flagrante pour les contribuables de Montréal.Plus injustifiable cependant est l’imposition d’un impôt provincial sur la surtaxe de guerre de vingt pour cent imposée à la dernière session pour défrayer les dépenses de guerre.En cela, le gouvernement provincial suit l'exemple de la Cité de Montréal, Le Montreal Board of Trade et la Chambre de Commerce du district de Montréal ont protesté vigoureusement auprès dos autorités municipales contre l'application de son impôt à la surtaxe fédérale de guerre.Leur* démarches furent sans résultat bien que le poids des dépenses extraordinaires provoquées par la guerre repose le plus directement sur le gouvernement fédéral.La Cité de Montréal comme la Province profiteront donc d’un impôt prélevé uniquement pour fins de guerre pour surcharger leurs citoyens du fardeau déjà lourd de taxes et susceptible de le devenir encore davantage avant la fin des hostilités.Cependant en plus de l’injustice de la triple imposition en notre ville et celle du prélèvement des impôts municipal et provincial sur une surtaxe de guerre, le nouvel impôt provincial par son effet cumulatif ajoute non seulement un lourd fardeau aux contribuables mais il constitue pour certains groupes à revenus élevés, une confiscation partielle du capital.La situation ressemble beaucoup, mais d’une façon plus accentuée, à celle qui existait en Ontario avant l’abolition de l’impôt municipal sur le revenu qu.- le premier ministre et trésorier provincial a qualifié, datte son exposé budgétaire du 9 mar* 1937 de “système déplorable, plein d’inégalités, d’anomalie* et de difficultés”.* L’impôt fédéral sur le revenu a ceci de particulier que b* taux sont progressifs pour le* groupe* à revenu* élevé-.Le rapport Sirois fait remarquer, non*eans raison, que sur les revenus considérables il est F un de-* plu* -'levés du monde et il a-'oute qu'en “général, ce régime, si on le compare à ceux Louis MARTEL - (Suite à la paya 6) - LES AMERICAINS OUVRENT LES YEUX Un moi# après qu’Hitler ait violé la neutralité de la Hollande, de la Belgique et du Luxembourg, Mu«ra-lini déclare la guerre aux Alliés, alors qu'ils sont dans la situation la plus critique qu'ils aient connue depuis le début de» hostilité*.Le 10 mai, le Führer manquait à la parole donnée; le 10 juin, le Duce frappe lâchement dan» le do» de la France, .soeur latin»- de l’Italie .Ce mois qui s'est écoulé entre deux trahieons- a été un moi» fatal; un mois durant lequel le monde a changé plu* qu’en aucun autre mois, au cours de son histoire.Ce changement ne saurait se mesurer seulement par lu conquête de trois nouveaux pays, par le nombre des ville* réduites en ruines fumantes, par les centaines de milliers d'homme* assassinés, non plus que par le» centaine* de millier» d'hommes, de femme* et d'enfant» privés d’abris, affamé* et affolé* par la terreur.On ne saurait, non plus, le mesurer par le* efforts désespérés des démocratie* française et britannique.Le grand changement qui s’est produit pendant ce mois-ci, le changement inouï, c’est la transformation soudaine et profonde qui s'est accomplie partout à travers le monde dan* les opinions et les altitude* — la transformation la plus soudaine et la plus profonde, la plu* radicale, qui se soit jamais produite dan* un même laps de temps.Si l’on sc reporte à il y a deux mois, le contrarie ewt encore plus frappant avec ]a situation militaire actuelle et l’état d’esprit qui règne aujourd'hui.C'est en effet le 9 avril que le* troupes allemandes occupaient le Danemark et la Norvège.Avant ce coup d'état, ou s'était complaisamment fait à l’idcc qu'Hitler , était pris au piège, dan* les milieux français et anglais.On y estimait trop volontiers que la France était bien à l’abri derrière son invincible et inexpugnable ligne Maginot, et que la Grande-Bretagne pouvait entièrement sc reposer sur *a maîtrise des mers .On avait trop vile conclu que le résultat final serait déterminé par une lente guerre d’usure .- Ces illusion» avaient reçu un choc terrible au cours des développement» (pii suivirent l’invasion allemande de la Norvège; elle» ont reçu leur coup de mort quand Hitler a broyé la résistance des I’ays-Ba*.De» idée* qu'on avait pour des années considérée* comme de* axiome* ont dû être abandonnée* .Ces idées ne régnaient pas que chez une seule nation, mais chez beaucoup.Elle» étaient de diverse* sorte*, il y avait ce* opinion» militaire», acquise* au cours de la dernière guerre, que la force de la defense est de “trois à ini” comparée à la force de l’attaque: que “la défense est la meilleure attaque”: qu une puissante ligne de fortification* e-t la meilleure réponde à une menace militaire: et ([tie, enfin, le* navire* de guerre ont peu a redouter de* avion».J| v avait aussi cette opinion qu'il n'était |>as seulement juste, mai» trè* avisé de la part des nations qui n'étaient p.;- déjà engagée* dans le conflit, de maintenir une stricte neutralité.Si von* ne vous mêliez pa* de* affaire* (Je* autre», la théorie voulait qu’on von* lai.—e en paix.Si vou* von- occupiez “de vos propre* affaire*”, le* dictateurs passaient à côté de 'ous »an» vou* déranger.Si von» montriez à l'égard d’Hitler des disposition* amicales ou concilia-Emile-Charlc.HAMEL /Suite à Ut page S) Ne manquez pa* de lire en page »."L'INSTITUTEUR LAÏQUE N'EXISTE PAS CHEZ NOUS" En même page : rVMIf.MEN RENVERRA SA DECORATION" Le salut infamant dans nos écoles Dans jilusicur* da nos collige* «t nombre d'associations on "istes", on s appris aux petits enfant à faire la salut à la Mussolini.Nous nous rappelons que, dans maintes cérémonies Imposantes, on a forcé notre Jeunesse à faire ce gesU de trahison.Le solut au prétendu drapeau était généralement fait le bras tendu en avant, comme on le fait sous le balcon du Duce, les Jours de cabotinage.Nous avons toujours protesté contra celte horreur, parce qu'elle était l'Indice certain que la propagande fasciste (‘était Introduite dans plusieurs écoles ou colliges.Maintenant que nous sommes en guerr* avec l’Italie et quo le régime da Mousseline sa révile un régime de banditisme, nous Insistons avec énergie pour qu* l'autorité scolaire accomplisse son devoir; qu'elle bannisse «an* pitié de nos Institutions ceux qui ont voulu s'aider d* I Inspiration Italienne pour combattre nui libertés démocratiques et assorvir l’âme des petits Canadiens français.L'école ou le collège ne sont pas et n* doivent pas être des foyers da propagande politique.Malheureusement, on a souvent enfreint ce prlncljic.Il y a tant d* chose utiles à apprendre aux Jeunes.Pourquoi leur bourrer le crâne da théories malsaines ?Les Juifs et nous Une petite feuille Insipide et baveus» no cesse d'insinuer que noire Journal est soumis à des Influence» Juive*.Certains particuliers portant un coatumc spécial font de même.La calomnie va ainal son tialn et profite do l'antisémitisme de plusieurs pour essayer d'amoindrir notre oeuvre, qui consiste à raffermir l'Unité canadienne, par l’entente entre les Canadiens de toute origine, et à obtenir la réforme de l'éducation dans la province de Québec.Or, nous affirmons ceci, sans crainte d’aucun démenti : Nom* n’avons Jamais subi, ni de loin ni de pré* l’Influence Juive.Avant, pendant et après *a fondation, notre Journal n'« Jamais élé ni directement ni Indirectement dirigé, Inspiré, aidé ou même conseillé par aucun Ail If que ce soit.Même parmi le» abonnés, le nombre de» sémite* est Infinitésimal.la» seule annonce Juive que noun ayons est celle-là même que reçoivent le* autres Journaux du pay*, *an* distinction de "races".Nous melton* no* calomniateur* un défi de nous démontrer autre chose.Nous déclarons donc énergiquement que noire Journal n'a Jamais été alimenté de quelque façon que ce roll, ni moralement, ni matériellement ni autrement par de» particuliers ou de-» groupe* sémite*.Ce n'est pa* la première fol* que nous faisons cette déclaration, à laquelle nous attachons autant d'importance qua *t elle était faite sou* la fol du serment.Et ceux de* Imbéciles, crétins ou malhonnête* qui répandent la calomnie devraient avoir ie courage de venir noua le dlro c-n face ou bien de signer leurs Inepties.On aurait voulu nous entraîner dan* un abominable "racisme", mais nous ne tremperons jamal» dan» cette saleté, c.ar le racisme est contraire à toute» le* / i divine» et humaines.Chiffres éloquents »v> D'après une Information déposée aux Communes, la valeur de* contrats de guerre accordés dan» le pays, depuis la 14 Juillet 1939, *e répartit, par provinces, de la façon suivante : Québec, $06,668,776; Ontario, $14,987,-4!K>, Colombie - Britannique, 120,426,278; *fl]e-Eco.»se, $4.433,920; Nouveau-Brunswick, $2,707,755; Manitoba, $920,302: Alberta, $367,317; Saskatchewan, $146,882; Ile du Prince-Edouard, $810.De toutes les provinces du Canada, c'est donc Québec, qui a eu le plu* da contrats, a date, PSSKlj >.¦ ?';V ::.jZmAik-m X'TtpM'S.f.-ï «••y.-L.J > rey""" .Ot** * T * « Québec! Riche dte produits de la terre — forte dr •et traditions ancestrales — cette province est le pays de la paix, du confort et du bonheur.Sa popuintinn est heureuse et satisfaite parce qu'elle est tempérante, modérée dans ses habitude».Et c'est probablement pour cela que les gens du Quebec savent apprécier la lionne bière — non pss seulement parce que la bière est un breuvage agréable, mais parce qu'elle constitue ches nous une véritable tradition.Page 2 ¦»" - 1 En marge de “ PRENDS LA ROUTE ” Edouard Montpetit n'abuse pat de la publication.Depuis une dizaine d’année» peut-être, à intervalles irrégulier», un nouvel ouvrage de cet écrivain paraît pour le plaisir et le bénéfice intellectuel du lecteur, pour l’enrichissement et l’honneur des Lettres françaises su Canada.il se fait peu de bruit autour de cet ouvrage» et pourtant chaque édition sepyipe usez rapidement.On ne trouve plus > dans sucupe librairie "Ld front contre la vitre”.Ce recueil ne contenait rierr qui put séduire le grand, ou mieux, le gfes publie.Il ne lui était pa» destiné, 11 *é proposait d’aUeindrc, ça et U.cef' tain*'hommes, appartenant aux meilleure» classe» de notre société, et de stimuler la pensée de ces homme», de fixer leur es* prit sur nos problème» vitaux.La plaquette "Prends la route” pour-suit la même (in que "Le front contre la vitre".Elle se limite à quarante-cinq page».Quantité restreinte qui est compensée par la qualité.On félicitera v>ns doute l'auteur d'avoir examiné le tou-risme en économiste.Cet aspect du problème ne relève pas de ma compétence et je l'abandonne aux ipécialiites.Je me bornerai à me réjouir qu'Edouard Mont-petit ait contidéré le touritme au point de vue de sa valeur intellectuelle et artistique.Cet angle du problème touristique «st loin de m’étre indifférent.Le commerce des objets-souvenirs que les nôtres pratiquent envers les Américains et les Européens peut devenir non seulement un facteur de prospérité mai» courre un efficace moyen de propagande.Cette industrie des objets-iouveniri est-elle organitée méthodiquement, dirigée avec soin?Noua avons dans les petites villes, dans les villages, dans les campagnes de la province des artisans et de» artisanes doués d'une heureuse imagination et d'une étonnante habileté manuelle.Les uns sculptent le bois en vrais artistes, les autres exécutent au crochet de ravissants tapis, etc., etc.Une idée directrice, issue d'un plan d'ensemble de propagande, •'efforce-t-elle d'orienter U» créations de cjts artisans st de ces artisanes ?Il ne • pçit pas de gAuchir ou d'embrigader les initiatives perionnelles, mais de veiller •ur les talents naturels, de voir à ce qu'ils ne se gaspillent pas à des ouvrages indignes ou stupides.Nous pouvoni contempler, dans les petites boutiques à bibelots de la métropole (surtout dans la partie ouest) d'affreux iroquoi» en bois, peinturlurés de couleurs horrifiantes.D'où cela vient-il?A qui vend-on cela?Qu’est-ce que cela est censé représenter?Le Canada fronçais?Les habitants de la résem, de la tribe québécoise?• • Les touristes qui nous viennent de l'extérieur emportent dans leur pays- dés objets-souvenirs.Arrangeons-nous pour que ces souvenirs ne perpétuent pas de nous pne image dégradante ou ridicule.Assez d'Jroquois abominables, de canots d'écorce, de flèches et de carquoisl Trêve de lances, de tomahawfo et de wigwams miniatures I On peut respecter les sauvages du pays, aujourd'hui miséreuses peuplades décimées, dégradées et en voie de s'éteindre sous l'ocil indulgent des Blanc?.Mais ces sauvages ne sont pas plus In ancêtres des Canadiens français qu'ils ne le sont des Anglo-canadiens.Ils représentent un passé mort, enterré dont l'évocetion ne peut servir, ici, qu’à aviver le» querelle» de nationalités.L’art canadien-français aurait tort de vouloir le resausciter.Pour charmer les touristes, nos artisans ont mieux à faire qu'à tailler des sauvages et qu'à reproduire la vie indienne.Nous avons vu en diverses occasions, et particulièrement à l'exposition de Plie Sainte-Hélène, en 1939, que la aculpture du bois pouvait toucher à la réussite en s'inspirant de nos vieilles traditions paysannes.Ce genre de sculpture est d'infiniment meilleur goût que le genre iroquois et il a l'avantage de ne pas nous diminuer.Ces remarques sur les objets-souvenirs an entraîneraient d'autres sur les "spécialités” canadiennes-françaises que nous pourrions fabriquer pour l'exportation.Ici interviendraient de» considérations sur la qualité des produits et la grâce de leur présentation.J'imagine, par exemple, que plusieurs familles paysannes du Québec pourraient établir une "tradition ou sirop derate”.Il s’agirait de mettre au point un sirôp de qualité supérieure (limpidité parfaite, saveur très fine) : de l'offrir en des bouteilles élégantes; d'orner ces bouteilles, d'étiqqettcs sobres, attrayantes.et sensées (certaines étiquettes des bouteilles de vin français fourniraient de bonnes suggestions).Peu à peu, en vingt, en trente,ans, Ja simple marque d'une érablière'deviendrait une garantie, serait recherchée de tous les connaisseurs.0b{ qne tradition ne s’improvise pas! Elle exige du métier et de la probité, de la persévérance et une invincible ambition ; elle 'exige aussi l'appoint du temps et le concours des bonnes volontés.Mais rien n’est si beau que de fonder une tradition.Les petits-fils continuent et améliorent ce qu’ont établi les pères et les grands-pères.La prospérité d’une famille s’accroît et la nation en bénéficie.Je parie qu’une seule érablière renommée vaudrait aux Canadiens français plus de prestige et d’estime aux yeux de l'étranger que cinquante discours patriotiques.Ceci dit, il reste sur que la réussite d'un produit rsffiné demande plus d’expérience, d'application, d'intelligence que la rédaction d'une harangue du 24 juin.• • • Nos touristes, de retour dans leur pays, se souviennent de nous.Que nous le voulions ou non, nous leur avons plu ou déplu.Ils ont conservé des impressions de leur passace et de leur séjour dans le milieu canadien-français du Québec.Quelles impressions?Ils ont admiré les paysages des Lsurentides et de la Caspésie, Ces paysages nous appartiennent et ils sont admirables.Avouons que c’est là un avantage naturel dont il nous est possible de tirer profit mais qu'il ne signifie rien au point de vue de notre mérite.Nous n'avons pas fait ces paysages magnifiques.Leur beauté est indépendante de notre volonté, de notre intelligence, de siotre art.Ce n'est pas par eux que les touristes jugeront de notre degré de civilisation.Ils nous jugeront — ceux qui en sont capables, du moins — sur ce que nous sommes, sur ce que nous avons fait.Edouard Montpctit raconte qu'il a souvent guidé des Français célèbres à travers la ville et il note: "Je mettais toutes les ressources de mon imagination et toutes les inquiétudes de mon coeur à expliquer nos rues, noa boulevards, not places publiques et nos demeures.Cela présente, je m'en rendais compte, un intérêt assez mince pour qui a vécu dans la richesse des siècles; et cela finissait par être décevant, et pour mes hôte» et pour moi-même".Et vraiment, le cicerone avait de quoi se torturer l'imagination et être inquiet.La plupart de nos rues, des artères que nous nommons prétentieusement des avenues et des boulevards, ne présentent pas un spectacle esthétique ravissant.La partie, canadienne-française de la ville ne rachète sûrement pas la partie anglo-canadienne.Mais la richesse, la aplendeur de» édifices public*, des monuments, des mutées, des bibliothèques compense peut-être l’esthétique miteuse dea rues, boulevards et avenues?Hélait Chacun peyt refaire, s'il en a l'occasion, l'expérience d’Edouard Montpetit, Je ne me auis pu trouvé fréquemment dans l'obligation de piloter des étrangers à travers notre villa.Cependant, il meat arrivé, une fois, de la faire visiter à une jeune architecte français, homme de goût et cultivé, Après une visite à Notre-Dame de Lourdes et à Saint-Jacques, nous remontions la rue Saint-Denis.Devant l'ex-bibliothèque Saint-Sulpice, il m'arrêta: "Qu’est-ce que cet édificeI" Je n’eu» pas le courage de lui avouer la vérité, de lui dire: ''C'était, il y a' quelques années, la plus riche et la mieux aménagée dea bibliothèque» de la province.Nous l'avons laissée fermer, transformer en une quelconque filiale du Service civil." J'eus' honte.Et moins de notre pauvreté que du ligne manifeste d'appauvrissement que révélait la déchéance de la bibliothèque Saint-Sulpice.Nous ne nous contentons pas d'être pauvres.Nous laissons périr avec une sou-vetaine insouciance le peu qui nous reste.$ • • "Le tourisme, en imposant au pays qui veut en profiter, un effort de *ur-veillance, de préservation, de fidélité, excellent en soi.a pour lui une valeur de reconstituant".Chaque fois que nous parlons du tourisme (surtout celui de l'étranger), nous ne \evrions.jamais perdre de vue cette juste remarque d'Edouard Montpetit, Une bonne ménagère, lorsqu'elle attend des visiteurs, nettoie sévèrement les pièce» de la maison, met de l'ordre dans chacune, Elle s'efforce de poser en relief 1m bibelots, les tableaux, les meubles, etc,, qu’elle estime les plus précieux, les plus propres à impressionner favorablement ses hôtes.Puis, elle apporte un soin particulier à la cuisine.EJle enrichit le menu ordinaire et elle consacre tout son talent à la préparation des plats.Bref, elle ne néglige rien de ce qui peut charmer ceux qu'elle recevra et provoquer leur admiration.Le cas de la ménagère qui se prépare à recevoir est aussi celui d'une nation attendant de» touristes, Comment trouveront-ils la maison?Leur paraîtra-t-elle pauvre ou riche?Apprécieront-ils le» repas qu'on leur servira?Et les enfants de la famille raviront-ils les suffrages de l’étranger par la distinction de leur tenue, la correction de leur langage?La légitime fierté familiale devrait devenir la légitime fierté nationale.En réalité, c'est la meme, transposée sur un plan plus étendu.On est fier de sa famille d'abord; puis de ta nation.Quelqu'un assurait même qu’il était fier de l’humanité, fier d’être un homme lorsqu’il se comparait aux chevaux.Ici, je crois que le cercle de la légitime fierté s'étend un peu trop.Restreignons notre fierté au cercle déjà assez vaste de la nation.Alain DESPRES I Pèlerinage à la Tour des Martyrs l’our le dlnuncl^ 23 Juin prochain, V'-Mle de la (Me de Saint.Jean-Baptist», la Ligue du Sacré-Coeur de St-Jean-de-Maths, avec lu pormiaslon de aon Excellence Mgr Deschamp*.organise un pèle-vinage A ta Tour de» Martyr» de Salut-Cêleatln, rointé de Nlcolet.La départ »o fera du la tara Bonaven-turc à S hr* 30 du matin, heure avancé'-, avec arrêt à St-Henri «t à la Polnte-St-Charlei.Prix du billet de* adultes est de *2*0.! d î ùr» -niants de ïi.iv.Une belle statue du Sucrè-Coaur sera tlré« au «art.comme prix de pr#*ence.A Salnt-Célentln il y nura un service d'autobus gratuit pour les malades et ica vieillards.l.e Sanctuaire de la Tour des Martyr* est le seul du genre en Amérique.Ii possède DU» de 5000 rel'ques de tous le* Maints et Saintes du calendrier.Jîéaervf* vos billets au presbytère de St-Jenn-de-Mathn, 2706 rue AUard, Montré’!.Tel: ri SUS.Venn._chrétiens, honorer le» reliques Des Saints du ciel, nos piircns glorieux, Olorlfmn* le! dan* nos '-antiques Ce qui plus tard !© sera dsns les cltux.O Saints de la Tour des Martyrs, Exaucez nos ardents désir*.Montréal le 10 juin 1940.Monsieur le Directeur du journal LE JQUR.Montréal.Monsieur le Directeur, Bravo à ce correspondant "du JOUR qui sous le pteudo de CANADIEN vient de manifester son indignation par suite de l'abandon de la plage de I lie Sainte-Hélène.Comme exemple typique d’incurie administrative.on peut citer la construction de la Plage de l'ile Sainte-Hélène.En outre de l'avoir érigée au mauvais endroit, on n’a pas su prendre les moyens de la maintenir en bon état et tous Ica ans, d'iprè» les ingénieur» de la Cite, u faudrait dépenser au moins $25,000 pour remettre les tonnes de sable que le» eaux du printemps auront balayée» et pour "recréuier" le canal qui permettait à la nappe d'eau de se purifier.L'an dernier, on a compté en une seule journée sur la plage de l’ile Sainte-Hélène, plus de 35,000 enfants.Cette année, parce que le» abords de la plage sont pratiquement inutilisables et parce que tout d’abord le» eaux de la vaste piscine se trouveraient polluée» du fait quelle» aont quaii atagnantes, le» enfanta des pauvres gen», no» mioches des faubourgs, les petits êtres qui vivent sous des toits de fond de cour ou dans de» bicoques avec facade sur la ruelle, ces enfants qui vivent dans une île qui est Montréal et qui vont se "promener dans l’IIe" qui est Sainte-Hélène, n'auront pas je privilège de se mettre les pieds à l’eau.Il y a longtemps, Monsieur le Directeur, que nous Canadiens français de la Métropole envions d’établir dçs "records” à la mode américaine.Mais nous en LE JOUR LA VIE ARTISTIQUE Exposition de bronzes de Suzor Côté— L’Exposition des Beaux-Arts— ¦Notre compatriote Louis-Théodore Dubé - Montréal, samedi 15 Juin 1940 En marche vers le rachitisme ! avons, diable.Nous avon» le d'une viUe "la deuxième cité francau* du monde" avec une Université qUt |'e# pourrait appeler pompeusement- ru LUSTRE INACHEVEE; avo£\ record de la mortalité infantile, teiu, ^ la tuberculose et celui des nombres familles.Nous habitons une ile, noui avons un immense parc en plein milita du Saint-Laurent et ceux qui fréquentent ’ ce parc n'ont que le privilège de regarder passer lea yachts de plaisance ou |M charbonniers ou cargos, il leur sers in-terdit de se mettre les pieds à l’eau.Mai» qu’importe ce détail aux bom proprios qui font du I2% avec les fond» de cour où ils entassent nos nombreme» familles.Ne viennent-ils pas d’ailleurs le déclarer solennellement par la voie de leur Ligue que "l’éducation, ça ne les regarde pas" et que conséquemment, on a tort de.les obliger à casquer davantage pour noua permettre de construire de nouvelles écoles et d’améliorer notre,e#.seignement.Messieurs les propriétaire», messieurs tes administrateurs) les milliers de petit» être» qui ne peuvent se baigner à l'ile Sainte-Hélène et qui marchent en rangs aerrés ver» le rachitisme, VOUS SALUENT! Ui citoyen de la droits Le regretté Suzor-Côté demeure un des artistes canadiens dont nous pouvons le plus justement nous glorifier.Il est peut-être celui qui a su le mieux traduire l’ûme de notre pays; nul mieux que lui, en tout cas, ne maîtrisait l’instrument artistique, ne possédait à fend son métier, ne savait intelligemment exploiter des dons splendides.Et, bien avant que la mort ne vienne l'enlever à notre admiration, il avait été frappé par la plus cruelle maladie.celle-la même qui l’empêchait de continuer de s'adonner à son art.Ce grand artiste — cet artiste arrivé, comme on a tendance à dire ici — déplorait son impuissance à produire, au cours de ses dernières années, estimant qu'il commençait seulement à posséder vraiment «es -moyens.Cecf pourrait servir de leçon à tant de jeunes qui croient atteindre tout de suite au génie dès qu'fis veulent bien produire.Suzor-Côté est peut-être mieux connu comme peintré qu'à titre de sculpteur.Cela nempèche qu’on lui doit dans le domaine de la sculpture des oeuvres absolument remarquables.On sera à même d'en juger en se rendant aux Galeries Frank Stevens, où Ion expose depuis samedi dernier, pour deux semaines, un groupe de bronzes de Suzor-Côté.Les oeuvres que l'on peut voir à cette exposition illustrent admirablement le merveilleux travail accompli par notre grand artiste canadien dans le domaine de la sculpture.Certains bronzes sont de véritable* pièces dé musée.C'est là un événement artistique qu’il ne faut manquer à aucun prix.Vous avez une semaine encore.Profitçz-en pour vous rendre aux Galeries Ste-vçai' C'eat là une visite qui vous enchantera.• * * Noua ne saurions malheureusement recommander avec une égale chaleur l'exposition de fin d'année des Beaux-Arts.L'exposftion n’est pas dénuée d’intérêt, Il s’y manifeste du talent.Mais on ne saurait, en toute sincérité, dire qu'il y a progrès sur les expositions des années précédentes.Les élèves des Beaux-Arts, d'une année à l'autre, sont façonnés siir un même modèle; une exposition n’est jamais qu'une réédition de celle de l'an qui précède.I! y a, noua le répétons, des dons remarquables, chez les jeunes aens qui suivent les cours des Beaux-Arts;, mais ce n'est pas à ce moment encore qu'on peut bien voir s'extérioriser un tempérament et voir s'affirmer un art personnel, vigoureux et significatif.* * * On ne connaît pas suffisamment, chez nous, Louis-Théodore Dubé.Cet artiste, qui atteint aujourd'hui L’histoire fascisée et nazifiée L'Allemagne prétend que Christophe Colomb n'a découvert l’Amérique en 14M que aur la foi de documente allemands — fait historique non authentiqué mais qui appuie la prétention nazie à la pou étalon de ce continent.L’Italie prétend que l'Amérique lui revient en partage puisque Christophs Colomb était Génois, donc Italien, On ¦ait auasl que les Italiens réclament du droits historiques sur Je Canada en donnant non pas à Jacques Cartier mais à Giovanni Cabotto le mérite d'avoir découvert notre pays.lia ne demeuraient pas dans notre quartier et cela me plaisait beaucoup.Tout de même leurs voisins étaient bien à plaindre.Ces oncles nous envoyaient souvent de leur nouvelles mais onze fois sur dix celles-ci étalent fausses; ils étaient tellement menteurs que nous ne pouvions même pas croire le contraire de ce qu'ils affirmaient.J’étais donc né d'une famille très étrange.Là, tous les vices et toutes le» vertus se rencontraient, se mêlaient, rt s’entrechoquaient d'une façon curieuse.C’était un monde que tout cela; un monde des plus disparates et des plus grouillants.Une querelle éternelle l'animait et un sentiment de tristesse planait sur le tout.Mon père et mol aurions désiré que l'accord y régna en maître mais ce n’était là qu'un rêve.Nous ne faisions rien pour cela d'ailleurs, car tel mon "oncle Sam” noua avions l'habitude d» nous mêler de nos affaires."Votre vie cher monsieur Slmpllce, n'a guère été merveilleuse à venir jusqu’ici, me direz-vous; et nous vous demandons bien pour quelle raison vous lui donnes ce titre" Mon Dieu i qui vous affirme le contraire?Jt le sais autant que vous.Je ne puis tont dire à la fois.Vous n'êtes pas pressés, attendez.Chaque nt^oie i son temps.Il faut avoir des méthodes J’ai les miennes.Mon chien aussi.(A suivre) Bruno BLAIS s« quatre-vingts ans, a quitté vers seize ans le Canada, où , U n’est revenu que de rares fois, et jpour peu de temps.Çependant.il est resté attaché à sa patrie; il est demeuré bien canadien de coeur et d’esprit, et son attachement à notre pays s est traduit en plus d’une occasion, Dubé a connu, en France et en Grande-Bretagne, des succès distingués; il sy est fait une réputatfon enviable, et plusieurs de ses oeuvres sont fort avantageusement cotées.Citons entre autres "La Dentelière une très belle toile dont la presse anglaise a dit le plus grand bien.M.Dubé a également peint les jortraits de nombreuses personna-itéi, et, au moment où j’écris ces ignés, j’ai sous les yeux de très >e!les reproductions de plusieurs de ces tableaux, Natif de Québec.Louis-Théodore Dubé a étudié à l’Ecole des Beaux-Arts de Québec,^ aous Gérôme, Benjamin Constant et Lefebvre.Il a obtenu quelques-unes des plus enviables distinctions, à divers Salons et en maintes expositions.C’est là un de nos compatriotes dont nous avons le droit d’être fiers, et que nous ne connaîtrons malheureusement bien qu'aux articles élo-gieux qui seront publiés quand il ne sera plus.« E.-Ch.H.LA VIE MERVEILLEUSE DE BLAISE SIMPLICE Mon pire ae disait descendu d'une famille illustre.Il m'avoun un jour qu'un da ses plua lointains ancêtres avait quelque lien de parenté avec ce bon pape Slmpllce qui régna de 46ê à 483 (voir Larousae), Toutefois je n'ai jamais pria cette affirmation au aérieux.Ma mûr» •’appelant Marianne.J'avale plueleure oncles: je dirai même quo j’en avala beaucoup trop: John, Jonathan, Patrice, Ulysse, Moïse, Adolphe, Benito, Joseph etc.etc.lia étaient tous si différente lea uns des autres qu’ils ne semblaient pas venus d'une même source.Mon grand-père s'appelait Dama et ma grand'mère Eva.Je ne les ai jamais vus parce qu'à ma naissance lia étalant morts depute longtemps.Une Indigestion de pommes Isa avait emportés le mime jour.Un de mes onelea se nommait Baptiste.Mon père le trouvait têtu, sot, ridicule maie l'aimait tendrement parce qu’il était aon frère, Ce pauvre oncle n’avait jamais le sou et disait sans casse que ce n'était pae de sa faute; e'était pourtant bien la sienne car ce n'était paa selle des autres.Il était paresseux de par habitude et désirait toujours faire quelque chose.Il ns connaissait rien de rien, parlait de tout avec aplomb, détestait les Juifs et les Anglais, et tempêtait continuellement contre l’immigration.Il empruntait souvent de l’argent à mon père et oubliait chaque fols de le lui remettre; il avait pourtant bopne mémoire, car il nous a raconté au moins cent fols la même histoire avec une exactitudê ennuyeusement frappante; eelle de te prise de Québec par lea anglais, Il possédait une petite bibliothèque de trois volumes: "Maria Chapdelalne", "La Belle au bois dormant", et "Les ténèbre» blen-aimées”.Il avait peur des loups-garous et des feux-follets.Bon journal préféré était le "Dovoir”; je n'al jamais pu savoir pourquoi car il ne le lisait pas.Cet oncle était aveugle, injuste, ignorant, ennuyeux; mais je l'aimais quand même parce qu'aussl il était pauvre et malheureux.A tous mea oncles, je préférais l'oncle Jonathan, que j'appelais "oncle Sam" par plaisanterie.Il était bon, gai, aimable, actif, travailleur et se mêlait de ses affaires.Financier habile et Intelligent il avait du aueeéa dans toutes sea entreprises.Je mentirais de dire qu’il n’était pas honnête.Il a souvent voulu aider son frère Baptiste: mais celui-ci refusait sottement sous prétexte qu'il ne priait pu le Bon Dieu dans la mime posture.Mea autres onoles étalent comme ceci •t comme cela.Tant qu'aux dénommés Adolphe, Bénito, et Joseph je les détestais de tout mon eoeur.Us croyaient que la foree prime le droit et passaient lsur tamps à battre avec tout le jnonde.Jusqu'à leurs femmes qui n'étaient pas épargnées: ils les privaient de nourriture pour s'acheter des armes à feu, car ils avalant la manie de collectionner des revolvers et des pétards.Mon père disait qu'ils étalent les moutons noirs de sa grande famille; ce qui m'étonnait beaucoup car ils n’avaient tien d'un mouton.L’HOTEL WLVUSOK possède une atmosphère de distlnct'or très recherchée et est visité | des voyageurs do renom voi 1 de toutes los parties du monde.H i est renommé pour ses chambres ; modernes et confortables, son i (excellente cuisine et son service courtois.«Qssr CAR»! DOMINION gTr;'-r-x=^-_____-, ’ Montréal, samedi 15 juin 1940 LE JOUR CINEMA DE PARIS lÜC o LOEWS Page 3 Montreal Capitol: — "W Mule Team'* “The Ghost conies Home”.laipérial: “Strange Cargo" "Johnny Apollo”.Loew’a: "Waterloo Bridge', 2e semaine.Pilace: "For Freedom".princess: "Allas the Deacon" "Enemy Cinéma de Farta: “MENACES", 2lème semaine.galnt-Denls: "L'Or dans la Montagne" “Chauve-Souris".feaublen: "Mon Curé chez les Riches" "Prison sans Barreaux", Mettra: sam.à mar.: “The Marines fly High"; “The Warning”; "Flaming Lead”; mer.à vcn.: "Jeunes Filles en Détresse"; "Le Collier du Grand Dgc" "Le Roman d'un Innocent".* # ?JUEBEC Cinéma de Paris: “Vive la Nation"; "Monsieur Bossemans".Canadien: "Education de Prince"; "Le Grand Elan"; "Une lettre d’Alder-shot"; Victoria: "Vidocq"; "Frères Corses".>•••••• Menaces”, en 2e semaine il Cl > KM A BE l'AHI*) Avant le guerre réelle nul Éclata le 3 eutembr* nous avons connu tous cette lierre des lierfs, un fait unique dans histoire mondiale.Cette situation -juv mi ne reverrons plus mÉr tait d Être iiÉr par l'écran et c est 1 objet du film Menaces" qui garde l'affiche pour une • semaine au Cinéma de Paris.La distribution du film comprend d abord 'rlc von Stroheim, médecin allemand i|Ui pourra pas poursuivre son oeuvre lut-îanltalre; Mireille Balln qui connaîtra jutes les affres de l'Inquiétude ft I oc-ailoli de celui qu'elle aime, John Code:-, >urnaii«te anglais; Il y a «usai Jean «al-,nd.pacifiste Illuminé qui voudra avant écroulement de ses rêves savourer quel-ue peu l« Joie de vivre; Il y a Hosc, i« ara du milieu qui sera coincé au -bon loment.__________ L'Or dans la Montagne" kl gAlütiVUEMI*) La direction du toujours populaire riné-n Saint-Denis, présente un drame de l montagne, situé dans le cadre prestl-ieux des montagnes du Valais Su sse.e sujet eal tiré dun roman de 1 écrivain Disse C.K.Humus, dont les oeuvre», rrlte» en langue française, ont une force ramatlque appréciée.Farlnet, Jeune montagnard qui a dé-auvert de i'or en niontugne, a frappé, légalement, des pièces de monnaie don-ées par lui aux pavsan» de son vlllag".mprisonné pour ce délit, Il s'évade et ¦rail longtemps la nique aux gendarme» il ne s'affichait ft la foire.Heprls, Il évade encore, grâce au dévouement une fille d Auberge, sa maîtresse.Cuchê sns une grotte après avoir battu les Imes avec les fermiers H est livré par i même servante d'auberge qu'il n'almc lus et qu'il refuse de suivre à l'étranger, salégé par une colonne de gendarmes.Il it abattu par une balle, malgré l’aveu de I fille, qui déclare avoir fait le vol de 10 fr.suisses pour lequel on voulait, stte fols, l’arrêter.Soigné ehe* le maire ont 11 espérait, avant le drame, épouser i fille, Fariner, dans un accès de révolte, jrt de son lit nom réclamer sa liberté, t l'hémorragie le tue.J.-L Barrault Joue avec exaltation le Me du batteur de monnaie révolté et isslonné.Husy Prim est bien: Jsnlno rlspin a du talent et l'on apprécie le rlo de loustics villageois: Jim Clérald, looel.Delmont.Alexandre nignault et le-rme apparaissent dans des rôles Innt-*ndu* oh ils ont une heureuse autorité.Comme attrac.ton supplémentaire, on erra "La Chauve-Souris", cette délicieuse pérette de Johann Strauss, interprétée ¦t lu blonde Annie Ondra et par cette randc artiste française que nous avons ! plaisir d’avoir actuellement parmi nous, In.c Marcelle Dtnya -*- For Freedom” u PALACE, II rat Impossible d'aaslstrr ft la repré-mtatiun du film "For Freedom ' de la lême manière que l'on pourrait voir so • rouler un autre film, car celui-ci est >in délre ordinaire.Comme pellicule inématographlque destinée ft rendre hom-n*e ft l'héroïsme et à la gloire de la tarin» anglais.’, on a réussi A la perfec-«n."For Freedom" a pour effet d'éveil-T nos sentiments patriotiques et de «monter le moral de ceux qui ont pu être •primés par |rs mauvaises nouvelles de i guerre actuelle.Les principaux événements qui se d*-’ulent «s, cours de la représentation d» • film ont été puisés dans le domaine des ujets d'a tusllté (newsreels) et tnêm., n «est servi de plusieurs Innnienr» d-In' datant de la dernière grande guerr.\ ver de tels débuta on en vient progrès-'ement aux événements actuels.I-* fameux combat qui eut lieu entre 1 est Sgee et PKseter ainsi que l’Ata» • vient ,« point culminant de l'hislolre n Itsnd nombre de marins qui ont pr « jrt ft c» combat Jouent de nouveau les “l*a çu'ila ont tenus dans la vie réell-.®ur le bénéfice des caméras.Il est aussi n* «utre des meilleures reconstructions rênique» et historiques c'est l'Invasion » la Pologne par.les Allemands, un ma-n d août dernier.L'acteur WHI F>ffe, dans le rô|» d un Hef cuisinier st laveur d" botlIctHes pout ne compagnie de prlee de vues, apporta 11 r-eu de gaieté par ses tirades hu n -ris-qu*s Mais la surprise d» ce film est »urme par le Capitaine PatrlcK Dm.du ç Afrii » Shell, qui Jou» de nouveau le Me qu'l! « Joué lors de l'Incident nu r»f Snee; || semble telloment à son sis.» jt* ! on pourrait Jurer qu'il s passé ».i parader devant la camera r«r Fresdom' est un film ¦:¦ Hu**''/ ft du "Canada Français : l-e Junker C .erlng.de "Candid»"- L'erir -, de du *ang.'le '-, rassurer car des études présentée» cor me il convient n’ont'rlen de rebutant E vérité, Il nous fait pénétrer d une faC( très agréable dans le domaine de grammaire, dans les études de Partiel du pom, du pronom, du verbe, de l'a verbe, dü subjonctif, du participe de préposition, de la conjonction, dei’maju cules et de la ponctuation.I] termine < parlant de la, clarté française.Toute* c questions de grammaire, comme II | dit lui-môme, on "leur charme, un charm austère, mais qui n’en est pas molm i charmé".Ajoutons qu’un art envelop] la prose pittoresque cl savante à !a fol* l’éminent conférencier de Radlo-Canad L.I ous êtes prié d'écrire pour demander une copie du dépliant “L’Ikdustki* du Niœlel ex 1939”, THE INTERNATIONAL NICKEL COMPANY OF CANADAt LIMITED 25 OUEST, RUE KING, TORONTO r Montréal, samedi 15 juin 1940 LA FAIBLESSE LC JOUR Pag# 8 DU NAZISME U monde fit en éist de crise.Quatre nations puissantes sont engagés dans un conflit dont l’histoire n'en a jamais vu de pareil.Par la presse et la radio les échos de cette bataille gigantesque viennent jusqu'à nous.Nous suivons, Time inquiète et le coeur serré, les péripéties d’une lutte formidable dont notre civilisation elle-même est l'enjeu.Notre loyauté nous a fait prendre parti.Plus que jamais la tournure que prennent les événements, devant la propagande qui s'infiltre partout, il est parmi nous des esprits qui ne peuvent pu établir de diagnostic sur, qui doutent de la valeur des arguments en faveur de notre cause, qui n'ont plus la force d’espérer en la victoire finale.C'est pour ceux-là que je veux rappeler aujourd’hui quelques principes de clinique psychologique qui s'appliquent très bien dans le cas présent.* • # C'est un fait d’expérience commune que le dément en état de crise aiguë fait preuve d’une force surhumaine.11 faut la camisole de force pour l’empêcher de blesser les autres et de se détruire lui-même.Son ingéniosité à profiter de la moindre distraction chez ses surveillants, la yitesse de ses réactions, l'élan vigoureux de ses attaques qui vont jusqu’à complet épuisement, tout cela est bien connu.Si on lui en donne la chance, il frappera de toute l'énergie dont il dispose, il tuera snns pitié, il anéantira sans regret.Il n’aura pas conscience des blessures qu'il reçoit; il y puisera même une témérité plus furieuse encore.Il essaiera de glacer par la terreur de ses rugissements ceux qui ne sont pu à 1a portée de ses coups.Le comportement du fou furieux ressemble étrangement à celui de ce peuple qui, après s’être donné un cerveau malade, a écrasé brutalement sept petites nations voisines et s'acharne maintenant à détruire s'il le peut les deux peuples gardiens de la stabilité européenne.Son mal a saisi de sa contagion un comparse dont le marnais équilibre émotif fait depuis longtemps la crainte des spectateurs.Mais il ne vient à personne l'idée que eette force déchaînée soit le signe d’un droit légitime.Vue sous cet aspect brutal, la sanglante mêlée nous rend facile de reconnaître les champions de la justice.Si les gardiens du fou furieux doivent pour un moment reculer devant ses assauts rageurs, jamais nous n'admet-trons qu’ils auraient mieux fait de ie laisser régenter le monde à sa guise.* * * Mais le dément ne ae sert pas seulement de la force physique pour dominer sou entourage.Il Mura recourir à une arme plus subtile et plut dangereuse : celle du raisonnement.Il a la logique tranchante et impitoyable, il dirige son comportement avec une habileté consommée, il décèle chez ses„ adversaires la moindre faiblesse dans les paroles ou les action*.C'est le délire systématisé du paranoïaque qui vous assaille d'une bordée de preuves qui s’imbriquent solidement les unes dans les autres.Il n’entend rien de ce que vous pouvez lui dire; il est sourd aux appels du bon sens; il vit dans un monde artificiel qui se tient solidement dans son esprit pendant que ses perceptions sont aveugles à l’évidence du réel.Pour le* gens qui ne savent pu s’en défier, ses hallucinations paraitront si logiques qu’ils pourront peut-être s’y laisser prendre.Il proclamera avec tant d'assurance ses lubies les plus abracadabrantes que les non initiés croiront qu’elles valent la peine d'être examinées sérieusement.Il fera preuve d'une stabilité vertigineuse, au-dessus et au delà des sphères du sens commun.C’est exactement ce que fait actuellement la propagande germanique.Lille revêt mille et une formes.Tantôt elle affiche les progrès scientifiques du Troisième Reich, tantôt elle pose en spôtre de la paix mondiale, tantôt elle relève dans la vie dei peuples qui la combattent des faits qui n’ont aucun rapport avec la lutte d’aujourd'hui.Elle présente aux âmes inquiètes un ordre social quelle promet de stabiliser dans un avenir rapproché.Elle assure qu’elle a découvert le secret du bonheur des peuples, au-dessus et au delà de tout ce que nous pouvons imaginer.Cette propagande est excessivement dangereuse, car elle peut induire en erreur les gens qui ne soupçonnent pas la subtilité logique des fous intelligents et des névrosés rationalisateurs.* * * Il existe pourtant un moyen bien facile de diagnostiquer ce genre de folie.C est qu’elle est toujours inhumaine.Elle est tout à fait étrangère aux sentiments nobles et généreux.Le paranoïaque a parfois de 1a tête, beaucoup même, mais il n’a pas de coeur.11 est un syllogisme articulé qui fonctionne comme une machine bien huilée; il est d'une Précision impeccable, d’une efficience brutale.Mais il n'est pas vivant; il n'a Pas de souplesse; il ignore la bonté.L est donc au niveau des sentiments qu il faut examiner la philosophie de la vie (la uclianichnuung pour employer leur mot très juste) des Allemands d aujourd hui.Demandez-vous s'il ferait bon de vivre en contact intime et continu avec un nazi intégral.Pesez dans la balance de votre propre coeur 1a valeur relative des décorations hautaines des dictateurs et celle du discours prononcé lundi dernier par le président Roosevelt à l'Université de West Virginia.Le choix vous sera facile.De ces exemples typiques et contrastants passez à toutes les autres manifestations qui peuvent arriver jusqu'à vous.Gardez toujours le même critère : t.u-ct bien humain, cela f" Ne vous laissez pas éblouir par 1rs raisonnements subtils ni impressionner par les démonstrations d efficience dans les domaines apparemment éloignés de la tuerie.Sachez que tout se tient chez le fou intelligent.Lût-il génial malgré ses errements, il ne mérite aucune admiration.lVit-il victorieux pour le moment, il ne faut pas le croire invincible.Dans la vie de l’humanité comme dans celle de l’individu le coeur est plus fort que U tête, et c’est toujours lui qui finit par l'emporter.________ Anselme BOIS.Burg Vogelsang - Université de formation en masse par T.B.CAUSTON Peu de temps avant la guerre l'auteur de cet article, qui habitait l’Allemagne depuis auelque» années, visita Burg Vogelsang, le plus important collège de formation de chefs nazis.Dans cet article, i| décrit l’impression que lui a faite cette institution st ses relations avsc le public allemand.LES AMÉRICAINS.Suit» ét lo première pope trice*, ou ai tout su moins vous ne faisiez rien pour soulever sa colère, vous n’aviez rien à craindre de lui.Toutes ces opinions, toutes ces préjugés ont été démentis par les laits.Comme résultat, en aucun pays au monde, aujourd’hui, le revirement de l'opinion en deux mois — et tout particulièrement au cours du dernier mois — n’a été plus complet, plus radical qu'aux Etats-Unis.Le Danemark, hi Norvège, la Hollande, ki Belgique .toutes ces nations avaient maintenu la plus stricte neutralité; toutes s'étaient mêlées “de leurs propres affaires*’ dans toute la mesure où on le leur avait permis .et leur longue neutralité s'est trouvée à leur nuire bien plus qu’à leur aider .Si Hitler avait, depuis longtemps, crié m haine à l’égard des Anglais, il n'avait jamais, avant de les envahir, manifesté de tels sentiments envers les Norvégiens, les Hollandais ou les Belges .et pourtant, B a réduil en ruines leurs pays.La neutralité américaine, nos voisins le reconnaissent eux-mêmes au- jourd’hui, reposait non settlement sur la conviction explicite qu’on y gsgn à “se mêler de ses propres affaires1 mai* encore sur la conviction inavouée que les Alliés allaient gagner la guerre, ou que l'issue demeurerait imprécise, ou que l’Allemagne, techniquement victorieuse, serait trop épuisée pour nourrir d’autre* ambitions et pour avoir les moyen* d'y N.F.H.-BOWE.gérant «s la division est nu Ml Telephone vient d’être élu président du chapitre Charles Fleetford Sise, des Plen-nlert de téléphone d’Amérique, h ht réunion qui eut lieu samedi après-midi.A.McKim présente la 33e édition de son directory La 33e édition du directory de McKim Limited nous révèle que le Canada s'est enrichi, au cours de cette dernière année, d'un journal quotidien, de trois publications hebdomadaires et de deux bimensuelles ; par contre, quatre publications mensuelles ne sont plue sur le marché.Ce directory de publication canadiennes est actuellement en vente.Le préeent directory, tel que mi prédécesseurs, donne d’excellentes Informations au sujet du marché ainsi que la population de ehaque ville du Canada où il y a un journal ou autre genre de publication.Dans la préface de l'édition actuelle, sous le titre de "Publicité en temps de guerre", Il est dit que "au cours des prochains mois de guerre et de la période de reconstruction qui doit suivre, on aura encore recours à la publicité pour faciliter les nouvelles tâches., , Des analyses et de sages prévisions, au Heu d'une crainte irraisonnée et une précaution excessive, devraient prévaloir”.A ce sujet, on réfère aussi au livre de publicité canadienne de l'année, intitulé: "The Story of Advertising in Canada ! A Chronicle of Fifty Years”, par H.E.Stephenson et Carlton McNaught.On attire surtout l’attention sur le chapitre intitulé: "The War f 1914-1918 ) and After: Expanding Fields" (La Guerre (1914-1918) et l’Après-Guerre ; Champs d’expansion).Le directory est publié par A.McKim Limited, Agence de Publicité, dont le bureau chef est à Montréal et qui a des succursales à Toronto.Winnipeg, Vancouver et à Londres, Angleterre.RECETTE ORIGINALE DE LA PONCE • La jus d’un citron • Eau bien chaude • Sucre au goût • Un peu de muscade Gin i: Kuyper DISP* «t tabetURM m Calé tmt U mrrtBUnct direct* d* JOHN d* KUYPU a SON, DWiiUUwi, RotUrdw.Hoflmdc.Maires fvsdéc m 1691 40 onces 26 onces 10 onces $3.45 $2-40 S*| .05 Mtafsire.On n’a pas à s'étonner de ce que, toutes ce* conviction* s'étant écrtmléet, l’attitude américaine ait changé aussi radicalement et aussi rapidement.Aujourd'hui, le monde entier se rend compte de ce qu'il se trouve en face d’une revolution plus sinistre, par son étendue et sa puissance, que toutes celle* qu’il a connues par le passé.Le monde entier comprend qu'il n’existe plu* de sécurité ni de paie .rien qu'un effroyable chaos, une dégradante terreur, où toutes les valeurs matérielle*, morales et cultu-retles de la civilisation sont menacées, aussi longtemps qu'Hiticr et le* éléments qui h- supportent seront aie pouvoir.Le* Américains ne tenaient guère è en venir à cette décision » Malé les événements de ces derniers mois, de ce* dernières semaine*, de cm derniers jours, ont fait violence aux esprits qui s’v répugnaient le plus.Avec l'entrée en guerre de Mussolini, l'attitude des Etats-Unis dans le conflit européen entre dans une nouvelle phase.Le discours du président Roosevelt eet déjà pour les Alliés un précieux encouragement ; le* déclaration* du maire La Guardia de New-York donnent à espérer flavor lige.Les Américains comprennent enfin que la cause de* Allié* est lt>ur ceuic/ Emile-Charles HAMEL FORMATION DES JEUNES CHEFS NAZIS D* quelle manière lee future administrateur* de l’Allemagne nazie aont-ila formé* et comment acqulèrent-il» la technique de la propagande ?Une vlalte à Burg Vogelaang dan» le dlitrlct d'Elfel, à l'ouest du Rhin, noua fournit une aieez bonne réponse à ces questions.Burg Vogelsang eat le plua Important collège de formation de chef* nazis.Le local, établi spécialement à ces fine, a l'aspect d'un château crénelé.On y a un beau coup d'oell sur les eaux du lao Urfstee et »a série de barrages géants sont d'une grande Importance stratégique pour ce qui e»t de cette région de frontière allemande.Il y a trois institutions de ce genre pour la formation des chefs, et dans chacune 11 y a environ un millier de Jeunes Nazis.Les deux autres collèges sont situés, l'une à Crosalneee dans le Meclclembourg et l'autre, à Bonthofen dans la région montagneuse d'AIlgaO, en Haute Bavière.On choisit les meilleurs étudiants à Burg Vogelsang, lorsqu'il* ont terminé leurs études, et on leur confie te rôle d'instructeurs dan* les deux autres institutions.Tous ceux qui fréquentent ccs collèges y suivent les cours sans bourse délier.Oh les choisit surtout dans les écoles dites "Adolph Hitler" où l’on envoie les sujets les plus "sûrs" et les plus brillants des organisations de jeunesse hitlérienne.On y reçoit aussi un certain nombre d’adeptes plut âgés qui font preuve d'aptitudes mais qui manquent de poil, car ccs Institutions représentent le summutfi de l’éducation politique donnée à In futiire élite de l'Allemagne nazie.On donne l'apparence de châteaux à cea Institutions afin de faire ressortir, comme leur nom "d'Ordeneburgen" le suggère, leur caractère quasi militaire de collège de cadets «t de perpétuer la tradition médiévale des "Chevalier* Teutons".C'eat l’ordre monastique de* "Chevaliers Teutons" qui maintenait l'ordrt dans une grande partie de la Pruaae actuelle à l'époque des barbares.Hitler aime particulièrement â t'entourer de l'équivalent moderne d* ces "ordres", qui lui Jurent fidélité.Cette émulation de »e» adversaires dan* leur aspect le plu* redoutabl- révèle un Instinct de bonne tactique, qui conslite s Imiter et à saper.Hitler eet l'ennemi Juré de la Franc-Maçonnerie et des ordres monastiques religieux, parce qu’il craint tout cc qui pourrait faire concurrence â ses propres organisation» Ainsi à Burg Vogelsang 1rs étudiants apprennent â vilipender leur* adversaires par tous le» moyens possible.C'est une partln de leur formation à litre de "soldats politiques de l'armée du National-Socialisme".Cette future élite du parti nazi est formée à l'acceptation aveugle des Idées préconisées pai le "directeur spécial de la culture allemande" désigné pnr Hitler, Alfred Rosenberg.Us acceptent en np-parenca cet Idéal qui consiste â placer le* Intérêts de la collectivité avant ceux de l'Individu, mais ccs rusés Jeune» aspirants au pouvoir ont tût fait de tirer leurs propre» conclusions d'une doctrine qui prêche "la survlvanca du plus fort" et “l'abandon des faibles".Ixirsque les finissants de ces institutions nazies font leur service militaire, les officiers de larmée allemande sc plaignent amèrement de leur arrogance, de leur Irréflexion et de leur indifférence à l'égnrd de l'exactitude, FEMMES NON ADMISES A BURO VOOEL8ANO Ijos Jeunes gens de moins d* ?1 ans ne sont pas admis h Hurg Vngclsan?, et un ne reçoit pas de femmes duns c« ,• trois collèges do formation de ch-.fs nazis.On permet aux épouses des étudiants do rencontrer ces derniers en fin de semaine, dans des hiMels du voisinage.Cependant, lorsque dp» étudiants prennent femme, la cérémonie du mariage a lieu dans la "Balle du Culte", en présence d’un* atntue représentant un athlète nu qui est consé être le symbole de la régénération de l'Allemagne.Un grand terrain d'exercice, taillé dan» le flanc de la colline en forme dé plateau et situé au-dessous du château, fournit tout l'espace voulu pour lea amusements, les parties de football et la formation physique.On a recours Aux eaux du lac Urftsee pour le bain.Les élu- dants sont tenus dp donner des preuve* de "leur force de caractère" en plongeant tête première d'un* hauteur de vingt pied» dan» le lac quand on leur en donne l'ordre, qu'ils soient versés dans cet art ou non On leur fournit également d'autre» occasions dr donner des preuves d* caractère au cour* des axerclces de saute en parachute.A Hurg Vogelsang on veut montrer à l'élite natle comment faire Impression sur la masse Irréfléchie, qui nV pas accès à l'opinion mondiale.C'est une université visant â Influencer la mais*.Tout l'eneelgnement concerns la foule.On y enseigne l'esprit des masses aux futurs chefs de l'Allemagne en leur faisant écouter tout le» Jours, groupés en masse, des discours sur la manière de convaincre et de tromper les auditoire!.On a recourt â la pratiqua en même tempe qu'à la théorie, car on envol* Iss étudiants de Burg Vogelsang donner des conférences par toute l'Allemagne, afin de leur apprendre.A adapter leur ton au* divers états d'esprit de la foui*.BIBLIOTHEQUE D’OUVRAGES ENNEMIB Il y a quelque chose de particulier à Burg Vogelsang, c'est sa "bibliothèque d'ouvrages ennemi» ', ainsi désignée parc* qu'elle renferme de» ouvrnget exposant des Idées que les Nazis considèrent comme opposée» h leur régime.Dans un cours sur 1rs meilleurs moyens à prendra pour détruite ces idées, un des Instructeurs groupa los noms de JélUs-Chrlst, de Karl Marx et de Jean Jacquet Houstcau en les désignant comme ennemis publics de I Allemagne, nos 1, 2 at 3.On croirait peut-ètra que toute opposition manifeste étant supprimée, les propagandistes nazis pourraient parler en public sans grande difficulté.Cependant, II» en sont venus A la con-oluaion que les orateurs doivent simuler à l'occasion h* Ion de leurs adversaires et critiques cachés puisque les audltslres n'osent pas formuler leurs véritable* objections, et, ai possible, détruira lsurs arguments.A Burg Vogelsang les orateuri se débarrassant du ton de fanfaronnade si familier dans les assemblés* nailcs st prennent de» accents htlelleua afin d’**-anver d'arrêter la vagua croissants de mécontentement public en Allsmagns.AVIS Avis est donné, par 1** présentée, que ('hurles Aumiiln A.I,.Bciujurl, agent, d* lu cité de Montréal, dans la district $.00.CE PLAN D’ÉPARGNE DE GUERRE S’APPLIQUE À CES FAMEUX PRODUITS OGILVIE “Tr1 OCIlVlfc UNDUE WHMIHMIT5 f?,;, J* Cuisson CORHMEât "APlOt LE JOUR Montréal, samedi 15 Juin 194g ^ La Vie Économique Revenu Fédérai IMPOTS Municipal Provincial Total % du Rev, • 3,000 $ 36 $ 4 $ 6 $ 46 1.6 5,000 144 14 24 182 3.7 10,000 781 156 133 1,070 10.7 15,000 1,789 358 304 2,451 16,3 90,000 6,514 1,303 1,107 8,924 28.9 50,000 *4,351 24170 2440 19,661 39.3 70,000 23.449 4,690 3,986 32,125 45.8 100,000 39,299 7,860 6,681 53340 53.8 200,000 103,698 20,739 17,629 142,066 71.0 250,000 139,243 27348 23,671 190,762 76.4 300,000 176,047 35309 29,928 241,184 80.3 400,000 253,436 50,687 43,084 347307 86.7 500,000 334,656 66,931 56,891 458,478 91.6 800,000 584,111 1164122 99,299 800332 100.0 - 1,000,000 750,431 150,086 127,573 1,028,090 1023 - Impôts sur le revenu dans Québec -.gui It dt la prtmlir» page - # de# eu tree paya, est hautement régreeeif”.La Cité tie Montréal comme le gouvernement provincial ont gardé le principe de progression de taux avec un résultat déplorable.Kn effet, comme on constatera par le tableau suivant, l'addition des impôts fédéral, municipal et provincial représente 100 p.cent d’un revenu de 1800,000 et atteint presque 103 p.cent de celui d’un million le dollar».Tableau I IMPOTS SUR LE REVENU Personne mariée sans enfanta (Calcul de l’impôt fédéral sur un revenu de placement) Revenu Moins Impôts $2,95» 4,818 8,930 12,549 21,076 30,339 37,875 46,160 57,934 59,238 58,816 52,793 41,522 232 28,090 Un nombre de faite intéressants ressortent du tableau ri-dessus.En tout premier Heu, on constatera par la dernière colonne qui représente le solde du revenu après paiement (les trois impôts sur le revenu qu’un citoyen de Montréal ne peut disposer pour ses dépenses personnelle» que d'un montant maximum d'environ $60,000 annuellement quelque soit son revenu total.Toute augmentation du revenu nu-deosua de $250,000 est entièrement absorbée par les trois impôts sur le revenu.Lorsque le revenu atteint $800,000 annuellement, non seulement le revenu total mats ans» une somme de $232 de capital est necessaire pour régler les trois impôts: pour une revenu annuel d'un million de dollars le capital doit être entamé d’un monntnt de $28,100.On notera aussi qu’un citoyen de Montréal recevant un revenu de $100,000 amiueHement dispose, après les .impôts, d’un montant plus considérable que celui avec un revenu d’un demi million de dottars.Enfin, fait paradoxal, une personne mariée gagnant trois mille dollars annuellement se trouve dans une meilleure situation au point de vue revenu qu’un miilionnasre ayant un revenu de $800,000.En effet, après le paiement des trois impôts il ne reste rien à ce dernier sur un revenu de $800,000 «Ion que le contribuable gagnant $3,000 annuellement retient $2,954.Sam doute, dira-t-on que les individus k revenus élevés sont peu nombreux et psr conséquent le nouvel impôt provincial ne retombera que sur le petit nombre.Tout de même puisque c est un impôt sur le revenu, Rétablissons pas de taux qui résultent pour certaines catégories de revenus en une taxation totale de ceux-ci et en une confiscation partielle du capital.De plus, ce qu’on semble avoir perdu de vue, c’est que la plus grande partie des impôts des particuliers au Canada, comme dans notre province d’niReurs, proviennent des groupes à revenus annuels élevés.Ainsi le dernier relevé statistique officiel indique, que pour l'année fiscale 1937-1938 ,»ur un total de 55,033 personnes domiciliées dam la province de Québec et qui ont payé l'impôt fédéral, 614 ayant des revenus de $25,000 et plus, ont contribué tout près de 8 million* de dollars soit 62 p.cent du total de 13.2 millions de dollars.A lui «cul, le groupe ayant un revenu de $50,000 et plus au nombre de 152 personnes a versé au trésor fédéral 4.8 million* de dollars en impôt, soit 37 j>.cent du total.U nouvel impôt provincial, par son effet oumulatif, affectera donc surtout le# gens de fortune et on semble ne pas se rendre compte qu’on est en train de tuer la poule aux oeufs d’or.De plus, on ne devra pas être surpris si, devant un fardeau de taxes aurai intolérables qu'injustes nous assistions à d’importantes fuites de capital ainsi qu’à l'exode d'un bon nombre de citoyens de notre ville.On compare à tort, en certains milieux, les taux de la province d’Ontario avec ceux de la province de Québec.On semble croire que l’impôt de celle-ci, parce qu il s élève a 17 pour cent de l'impôt fédéral, est moins élevé que celui de la province voisine dont les taux sont de 50 pour cent des taux du fédéral.Or, comme'on constatera par le tableau II ci-dessous, le résultat de 1 application de ces taux dans les deux cas est loin d’être identique.La différence provient du fait qu’en Ontario l’impôt est calcidé sur le revenu imposable après déduction de celui-ci du montant de l’impôt fédéral.Si donc, pour les revenus faibles cl moyens la comparaison est favorable à notre province, clic est désavantageuse pour les revenus élevés.D’aillun?pour établir une comparaison exacte il faut comparer le montant des impôts fédéral et provincial pour Ontario et les trois impôts dont sont assujettis ?es contribuables de Montréal.Ces chiffres, nous semble-t-il, peuvent se passer de commentaires.Tableau II Comparaison des Impôts sur le Revenu des Provinces d’Ontario et de Québec Revenu $ 3,000 5,000 10,000 15.000 30.000 50.000 70.000 100,000 200,000 250.000 300.000 400.000 500.000 800.000 1,000,000 Ontario S 14 56 221 455 1,421 2.881 4,314 6,355 12,371 15,158 17,800 22,531 2Ç.635 38,019 45,878 Québec S 6 24 133 304 1,107 2,440 3,986 6.681 17,629 23,671 29,928 43,084 56,891 99,299 127,573 Fédéral et Prov.Ontario $ 50 200 1,002 2,235 7,935 17,232 27,763 45,654 116,068 154,400 193,847 275,967 361.291 622,130 796,309 Féd., Prov.et Mun.Québec % $ 46 182 1,070 2.451 8,924 19,661 32,125 53,840 142,066 190,762 241,184 347,207 458,478 800,232 .1,028,090 du Rev.1.6 3.7 10.7 16.3 28.9 39.3 45.8 53.8 71.0 76.4 80.3 86.7 91.6 100.0 102.8 Quand F Allemagne dicte la paix Très belle offre d’Ogilvie Flour L'avidité de VAllemagne victorieuse atteignit à Brest •Litovsk son point culminant Par J.B.FIRTIl Devant les faits et les chiffres cités, nous croyons qu’une modification radicale des taux sinon l’abolition de l’impôt sur le revenu provincial ou celui de la Cite de Montréal s impose.Sur la base actuelle un nouvel impôt provincial superposé sur deux autres déjà très onéreuvaura des conséquences désastreuses pour notre Prpvince.Evidemment, la situation financière du Québec exige de nouveaux sacrifices de la part des contribuables.Il faut tout de même que les nouvelles charges soient distribuées équitablement et également sur toute la population plutôt que sur un groupe d’individus et une région de la Province.Une légère augmentation du taux de la nouvelle taxe de vente provinciale comblerait facilement la perle des trois millions de dollars de revenu que l’impôt provincial sur le revenu doit rapporter.Et si on doit garder l’impôt sur le revenu qu’on établisse des taux afin d’atteindre le groupe le plus co • :dérable, à revenus annuels inovens (S2,0(K) à $15,000) qui, jusqu’à présent s’eu cet tiré à assez bon compte.Louis MARTEL La controverse continue, un peu amortie et nécessairement vaine, sur les condition» que devra remplir la prochaine paix — il les Aillés gagnent |a guerre.J'observe toutefois qus les partisans de négociation» immédiates en vue d'une paix bâclée, qui laisserait l'hitlérisme intact, l'Autriche, la Tchécoslovaquie et la Pologne dan» la sujétion, et le Reich Insolent ’en possession des neuf dixièmes de ses biens mal acquis, évitent soigneusement de nous dire quelle serait la conception allemande d'une "Juste'' paix.Ils supposent que l'Allemagne abordera les négociation! de paix dans un état d’esprit raisonnable.Sur quels indices se basent-ils?Je n'en connais pas.Les témoignages de sens contraire sont écrasants.Le» traité» façonné» par l'Allemagne constituent un dossier historique.Un très mauvais dosaler.Bismarck n'offrait de jouer la partie honnêtement que lorsqu'il divisait des territoires non convoités par l’Allemagne.Mata récapitulons les traités conclus par la Prusse et l’Allemagne au cours des dernières générations.Us forment un tableau très précis: 18 — N'om erer du dieu d- 1 Amour Il Trop comport—Boutenu de, At«|N rte«< rit p«r le milt/in de Constantinople.12—Son t rclentlflque de la Jnu-nl*,e — p*rtnirA, favorisé — La m'Ill'ur» de» conJonctions.13,_llellade trè» cultivée *u Al- lemegne — V*«m de terre culte — Préfixe privatif 14—Chemin de hai»ge — Rivière d» Vrsme — V«le»e«u portant 1» «nnj; du coeur nux extrémité» I*.Nom d» l’Katonl*.»n »atoitlen K«pè-e de bo»uf de l'Jnd* — Commurfe du Morbihan.TT™ r 1 u IMIAI d Hjl ïi"h[u | U “"T*1-'*"- IjHfulTlilolKD m E ÏÏ rr nb I I B 1 E R EiH U|IM1U|K|u1R|E1 p 1 R ¦ 0 I Z I EI M I E iMI H1 ÂWl A [» êIf.ieIÉIr'IeipiuIîIaM1 ioU m tw III L | EI E ¦il I M I E I P.I EI f| H 11 i E fTiRTÂTclBlDle mai 01SI e i P~WÜ] Te I ¦; l I u I qïüTe wiaJ_b Ç'»l ê i ô i n] TUl S iail m I U l Ë]»I D I 11 E] t| EIfll-B IU, Tr"|'e 1 vIEITTlIL| 0 1N ai eI S | O 1 A I i 1 GAGNANTE DU PRIX DK $1.00 Mlle Marcelle f-vmlx, Valleyfleld, P.Q.5694 Montréal, samedi 15 Juin 1940 LE JOUR Page 8 L’instituteur laïque n’existe pas chez nous •• *>¦*' ^¦OBEnBBIvMNM / * .4« m » iMi frod.iu 4« Mtlcksrt DMllkrta Ll«tW4- «••‘*•1 * fcfUWnUl.Va-t-on laisser Mussolini autels ?Sur 9560 institutrices laïques de notre province, 496 à peine font vingt ans d’enseignement, et sur un total de 1353 instituteurs laïques, 335 persévèrent duratit cette période.conciliai est la ipectable sur nos d’ailleurs jamais empêché de dire ce que je pensais., La question se pose aujourd nui .Pendant deux ans, des cathol.ques ont enduré dans leur temple l’image d’un des plus farouches ennemi» de notre religion.Cette attitude nous i étonnés, mais nous devions reconnaître qu'en somme, c’était le droit des paroissiens de Notre-Dame-de-la-Défense d’etre absur- Etude brève l’hôtel de ni aux apôtres, et surtout nous ne croyons ni au bonheur, ni au salut ni à la terre promise." ("Popolo d ltaüa , 15 novembre 1914).” Est-ce pour de telles paroles qu’or.a placé à côté des évêques et des prêtre», sous l’image des saints et avec une auréole d’anges, le portrait équestre du Je vien» d’analyejr certaines données du dernier rapport statistique de l’enseignement dans la province de Québec.J’y découvre un fait extrêmement intéressant : les instituteurs laïques n'existent pratiquement pas dans U province de Québec.C’est là un phénomène tellement extraordinaire que les étrangers, qui se rendraient compte du fait, croiraient rêver.C'est vraiment une chose unique au monde.Et cela explique une foule de faiblesses particulières aux Canadiens de langue française.Un grand nombre d'instituteurs et institutrices des communautés religieuses passent toute leur vie dans le métier, ils ont sur les laïques plusieurs avantages.D'abord, ils se livrent à des prix tellement dérisoires en apparence, que la concurrence contre eux devient à peu près impossible.Ce n'est qu'à partir du jour où les commissions scolaires auront fait un calcul complet du coût de l'entretien des communautés qu'ils commenceront à rendre justice aux laïques.Deuxièmement, le fait pour les congrégations d’être les seuls organismes à offrir la stabilité et la continuité dans l'enseignement constitue une raison puissante en faveur de l'élimination des lai-facteur important Dam le» journaux, il rut un peu partout question, drpui» la iléi laration «le guerre de l'Italie, de cette fameux fic*quc de l’église Notre-Dame-ds-la-Défenw, qui montre comme per-üonnage central Benito Mussolini.ment une ca.ière.Vous savez pourquoi : il» sont mieux payé» qu’ailleurs.Là est tout le secret.Car ce n'est pas par un pur hasard que sur 420 instituteurs des districts ruraux, 50 à peine font vingt ans d'enseignement.Et ces cinquante sont ou bien des héros ou bien des imbéciles.Venons-en maintenant aux institutrice».Sur les 9,560 d'entre elles qui enseignaient dans notre province, en 1938, 496 à peine avaient 20 ans ou plut de métier.Le nombre des Valéry veut arrêter les Idées dès l«ur conception.Il va trop loin; 11 force l’im.plratlon là où il faut l'attendre, quand elle vient d’elle-mème il y résiste, la p*.ralyse, l’arrête à sa source par un effort de volonté.Il donne une forme à ses idées avant qu'ellea ne se lèvent vu vantes; et la vie qu’il leur prête est artu flclelle, toute en surface; c'est une vie (qui ressemble à la mort.Son art est faux; il aboutit à ce résultat étrange qu’il n’y a pas de fond, mats seulement des méthodes.De là sa philosophie que rien n’exlste que la forme.Sa théorie est celle du vide, car l'idée à sa coneep.tlon n’a pas de forme et n'en saurait avoir.Lui en donner une c’est de vêtir un foetus.Son procédé est une faillite Ayant manqué la vie à sa source et n'en ayant saisi qu'une ombre éphémère, 11 caressait cette ombre sur son coeur, le croyait tout, niait le reste.Valéry est un Inspiré; son Inspiration est véritable.Il ne ressemble en rien à ces rhéteurs du deuxième plancher qui nous présentent comme Inspiration du polsrons péchés dans le grand lac et noyés dans leur source.Mais Valéry est un dictateur des idées.Il ne se laisse paa dominer par elles; Il s’en empare, les tyrannise, les assomme, les trains par les cheveux et les amène où 11 veut qu'elles passent.Il les tue et l’ignore.Il aurait pu, avant de les discipliner, les laisser vivre, so développer et grandir jusqu'à maturité; mais ce n'est pas son moyen.Lorsqu’il s’en empare, elles ni sont pas encore nées, et 11 ne conduit que des embryons figés quand il »’lma.gine conduire des hommes formés par lui.Rousseau et Nietzsche, eux, saban-donnent à l'Inspiration.Ils sont des vo-lontés mais des volontés qui ne font pas tort à ce qu'ellea veulent, Contrairement à Valéry Ils attendent l’Inspiration, et, lorsqu'elle parait ne la manquent ni ne l’étouffent.Aussi quelles belles pages! Tout écrivain constate avec étonne-ment que la différence eet extrême entre ce qu'il pense et ce qu'il écrit (sans ironie).Les Idées naissent en nous de cent façons différentes et se montrent à nous sous autant d’aspects; mais généralement lorsqu’une Idée apparaît à la conscience nous y sommes ordinairement assez froids parce que notre faculté de la percevoir n’est pas suffisamment tou-j chée.L’Idée est alors dans toute sa grandeur et sa clarté.Malheureusement lorsqu’on se rend compte de sa présence elle est déjà à demi effacée et 11 n’en reste que des lambeaux; de là son obscurité, son insuffisance et notre Impuissance à l’exprimer dans toute sa vérité et sa couleur.C’est que nous l’avons manquée au passage.Dlaparue, elle ne reviendra pu, ou reviendra pâle, défigurée, morcelés.Nous devons la reconstruire soit par la raison, soit par l'imagination.Ceux qui imaginent trop sont les poètes, les métaphysiciens, les menteurs ou les fous.Ceux qui raisonnent trop sont les sophistes.Ceux qui raisonnent et Imaginent mal sont les obscurs qui se croient profonds parcs que personne ne les comprend et qui d’habitude ne se comprennent pas eux-mêmes.Ceux qui sont à la fols dis raisonneurs et des Imaginatifs sont loi habiles si ces deux /acuités sont I en etfb bien équilibrées.Il y a aussi les intuitifs qu’on appelle parfois les Instinctifs mais ceux-là sont placés sur un terrain dangereux: 11 faut qu’ils ne rd-sonnent ni n’imaginent; sinon Us sont perdus, A ceux-là je n’accorde que quel-I ques chances, car ce sont habituellement les gens qui n’ont pas de raison qui es mêlent de raisonner.C’est trop nous faire Sues comme e notre régime scolaire.Il se produit par là un déséquilibre dont le peuple subit nécessairement les conséquences.Il y Aurait lieu de faire, sur ce sujet, Une étude plus approfondie.Pour le moment, contentons-nous de les chiffres qui Saint Banito, à Notre- Dame-da-la-Défense réfléchir suivent.En 1938, il y avait 1,353 instituteurs laïques dans notre province.Là-dessus, 231 avaient I ans d’enseignement; des s’ils le voulaient.En démocratie, on a de ces libertés.Mais, aujourd’hui que l’anticatholique Mussolini est également devenu un des adversaires mortels de notre patrie, va-t-on tolérer que l’on continue de lui.rendre un culte dans notre métropole ?C’est aux autorités paroissiales de répondre à cette question.Nous-comptons qu’elles épargneront aux autorités civiles d’avoir s s’immiscer en cette affaire.Emile BARBANT grand homme ?• Jean-Charles Harvey, pour avoir souligné comme il sc devait cette absurdité, a été attaque dans la feuille fasciste que les Italiens ont publiée en cette ville jusqu’à la dernière semaine.il a été grossièrement injurié, • menacé (ce qui, d’ailleurs, ne l’énervait guère).C’est assez l’habitude des Italiens de chercher à intimider leurs adversaires par des menaces, et j’avais un correspondant fasciste qui ne me les ménageait pas, au temps de la guerre d’Espagne.ce qui ne m’a propos de cette “oeuvre d’art” quelques passages d’un article publié par notre directeur dans le numéro du 21 niai i9JH î “On pouvait voir, dans la “Patrie" de samedi dernier, la photographie d’une grande fresque de l’cglise Notre-Dame-de-la-Défcnse, de Montréal, dans laquelle on voit, au centre, à cheval, Benito Mussolini dans sa jeunesse; Italo Halbo, dont plusieurs ont imité la mer*’ veilleuse barbe; le maréchal Badoglio, le glorieux zigouilleur de nègres.(.) C’est fait à l’italienne, bien que çg ne soit pas tout à fait à la hauteur de Michel-Ange.“Ce qu’il y a de très curieux, dans cette apotcose fasciste, c’est qu’on représente le Duce à l’âge où dans un journal anarchiste, il écrivait ces lignes blasphématoires : "Mous avons mit en pièces toutes les vérités révélées, nous avons craché sur tous les dogmes, nous avons rejeté tout ' les paradis, nous avons bafoués tous les charlatans -— blancs, rouges, noirs — gui introduisirent dans le commerce des drogues miraculeuses qui donneront le bonheur au genre humain.Nous ne croyons ni aux pro• grammes, ni aux plans, ni aux saints, d'un à cinq 313, de 5 à 10 ans; 247, de 10 à 15 ans; 227, de 15 à 20 ans; 335, de 20 ans et plus.A première vue, ces chiffres n'ont paa mauvaise apparence; mais il faut entrer dans plus de détails.Nous constatons que le plus grand nombre des instituteurs qui enseignent plusieurs Années sont sous* la Commission scolaire de Montréal.Sur les 313 qui ont enseigné 5 à 10 ans, 198 aont de cette ville; sur les 247 qui ont fait 10 à 15 ans, 173 sont encore de notre cité; sur les 227 qui ont fait 15 à 2( ans, 168 sont d'ici, et sur les 335 héroïques qui se sont rendus à il sera inutile et risible de se contenter de discours sur l'achat chez nous et sur l'urgence de chasser du pays les "maudits" étrangers.Car si ces derniers ont développé nos ressources, n'en cherchons pas la faute ailleurs que dans nos rangs.Il faut faire les sacrifices nécessaires : I.— Fonder de vraies Ecoles Normales et abolir les fausses (elles sont toutes fausses, moins une, à l'heure actuelle); 2.—-se montrer très sévère sur la compétence des candidats à l'enseignement; 3.— Camillien renverra sa décoration Nous savons de source habituellement digne de foi que notre pittoresque maire, M.Camillien Houdc, renverra -incessamment à l’Italie la décoration qu’il reçut un jour du roi de ce pays.Nul doute qu’il se délivrera de cette saleté, M.Houdc n’a pas besoin de ces colifichets que le fascisme a distribués dans l’espoir d’acheter, par la vanité, les hommes qu'il croyait les plus aptes à seconder ses plans sordides.Notre premier magistrat aurait mauvaise grâce de garder sur sa poitrine l’insigne du crime.M.Houdc s’est mépris sur le véritable sentiment de ses compatriotes, à certains moments.Par exemple, il y a un peu plus d’un an, dans l’immeuble du Y.M.C.A., il déclarait que, dans le cas d’une guerre de l’Angleterre contre l’Italie, la plupart des Canadiens de .langue française se rangeraient du côté mussolinien.Eh! bien, qu’il aille consulter le peuple là-dessus, à l’heure actuelle.Il verra jusqu’à quel point il se trompait.Jamais les Canadiens de langue française n’ont été aussi violemment anti-italiens qu'aujourd'hui.C’est une rage plus profonde que celle qui suivit la déclaration de la guerre par l’Allemagne.Dans un plébiscite, nous avons la certitude que les Canadiens de langue française, dans la proportion d’au moins 93 pour cent, approuveraient passionnément la lutte jusqu’au bout contre l'Italie fasciste.Nous nous en réjouissons.Les ignobles propagandistes du fascisme, dont certains nids se trouvaient même dans quelques-unes de nos institutions d’enseignement, viennent de recevoir 20 Ans et au delà, 280 sont de la métropole.4 itjy RAISON.Ç&TIA MGU*U** I Q(t£jARJAMAIS coûtée! Qluec te t ôourire CIST UNE VRAIS BISNS Jusqu’auboutisme ' C’est un mot de Bernard Shaw qu’H faut entendre ”cum grano salis” : — La propagande, disait l’auteur de Pygmalion, eat devenue si parfaite que quand la guerre sera finie, les Anglais auront tous adopté le point de vue allemand, et les Allemands, le point de vue anglais.Et il n’y aura plus qu’à recommencer ! L’Allemagne tente de saborder l’Europe L’Allemagne nazie applique, à l’heure actuelle, à tout le continent dont elle forme le centre, le même principe destructeur qu’elle a mis en oeuvre au lendemain de sa défaite navale de Montevideo.en décembre dernier.Plutôt que de s'avouer, alors, incapable de lutter, elle a sabordé son croiseur de poche le "Graf-Spcc”.Aujourd’hui, devant 1 indomptable re sistance de ncs Alliés, elle tente de saborder l'Europe.— Le Bison.LE JOUR est édité par la compagnie du Jour Limitée, 180 est.rue Sainte-Catherine, (suite 44), Montré».', tél.: ?PLateau 8471, Jean-Charles Harvey, directeur.Imprimé par la Cle de Publication ‘‘-La Patrie”, Limitée Montréal.ABONNEMENT Canada.Angleterre: Un an.$2.50; six mois.$1.50.Montréal et à l'étranger: Un an, $3.00; six mois.$2.00.La famille Carletti au cinéma Après Louise et Vifforio Cai que leur jeune soeur tîélénc < cbuSmo.C'est dans le film "L iVo.V’, d'nprfs le roman de Je qu’lié line interprète l'héroïne qu'à Vâge de 10 ans.Louise, sf prend ce personnage quand c fille a atteint IS ans.Ainsi soeurs {ucamcront-cHés dans film, le mime personnage, 1 does différent*- LA BIERE DE BON GOÛT 150» Anniversaire * Wm; Dow & Co * 1790-1940 MftCHERS mm s vmf •Vf.ry-vç-.h; n ~i r iWf f ; 1 F, fW:A [t wHÊ L ml 1 m ?
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.