Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 22 juin 1940, samedi 22 juin 1940
3ème ANNEE No 41 S CENTS 22 JUIN 1940 Aussi longtcmpi que les choses iront sys i é m a liqu entent niai, je continuerai systématiquement à dire quittes ne vont pas bien — Henri ROCHEFORT INDEPENDANT POLITIQUE, LITTERAIRE ET ARTISTIQUE Directeur- Fondateur Jean-Charles Harv Administration et rédaction, 180 est, rue Sainte-Catherine (suite 44), Montréal Cneo postale 20.Station “N" — Té).'PLateau 8471 Réducteur en chef : Emilc-Charlcs llumcl IL FAUDRA BATIR SUR LES RUINES Le Secret d'Hitler Où tes démocraties ont péché Au moment où j'écris ces lignes, }a «wastika flotte sur Paria.Voua sa-veZ ce âvc vole en éclats.11 faut pourtant puiser dans l’avenir des raisons de vivre et d’espérer.Nous sommes des Canadiens avant tout, et il s’agit pour nous de bâtir, en marge* des vieilles civilisations qui croulent, une patrie nouvelle, où refleuriront les forces économiques et culturelles du monde.Quelle que soit l’issue de la guerre actuelle, le Canada se doit à Kti-même et doit à toute l’Amérique de prendre rang parmi les grandes nations forgées dans la douleur, la liberté et l'indépendance.La guerre nous aura du moins donne l’occasion — que nous devons saisir avec empressement — de donner au Canada une population conforme à ses ressources, à son étendue et à sa trop vaste organisation économique.11 ne tient qu’à nous d’héber-ger, en quelques années, .quinze à vingt millions de citoyens nouveaux, que l’orage européen aura jetés dans l’Atlantique.Là-b as, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été délogés de leurs foyers.Ruinés, harassés, désespérés, ils ont marché sur les routes balayées par la mi-traiMc.Ils ont fui sous la haine des harslits qui venaient voler leur pays, démolir leurs maisons et brûler leur» cités.Ces victimes de lu barbarie comptent parmi les meilleurs éléments de l’espèce humaine.bc Canada n’a jamais été dévasté par une grande guerre.Il ne faut pas comparer à l’horreur du conflit actuel nos petites batailles avec les sauvages et même les conquérants britanniques.Une heure de combat actuel dépasse en intensité, en massacre et en sang versé plusieurs années des combats anciens.C’est dire que l’Amérique du Nord est aujourd’hui la seule patrie du monde où l’on ait joui d’une paix assez prolongée pour en connaître le prix, (-es paroles abominables du gangster No 2, Mussolini: “La guerre est à l’homme ce que la maternité est à la femme.” font frissonner d’épouvante et d’indignation tous les Nords-Amé-ricains, car nous savons, non», que l’assassinat collectif est le crime suprême.A cause de cette habitude de la paix, de cet amour de la paix, les éléments les plus honnêtes de l’Europe voudront venir chez nous.Et nous ne pouvons refuser, «ans nous montrer inhumains, «ans pécher contre l’esprit de solidarité qui nous unit à nos frères souffrants, d’ouvrir à ceux-ci les portes de notre pays.Laissez venir à nous autant de Belges, «le Français, de Hollandais, de Danois, de Scandinaves, d’Ecoseais et autres nordiques qui voudront partager noire vie nationale.Tous les peuples nordiques — mieux adaptés (pie les autres à notre climat’ — devraient recevoir chez nous la plus large hospitalité.Nous pourrions les ra jeunir, et ils pourraient nous infuser l’esprit civilisateur transmis chez eux, de génération en génération, depuis des siècles.t Le Canada na pas assez de «ang: il souffre d’anémie.Pour dix mil-lions d habitants, nous avons dix gouvernements énormes, «an» compter des millier» de petites administration» cancéreuses, qui épuisent les ressources vive» de la nation.Deux chemins de fer, poussant, chacun, trois à quatre mille milles de rails à travers le pays, portent leur» wagon» a moitié vides, dans no» plaine» désertiques.Nous dépensons environ SI00,-000,000 par année pour la confection de nos chemins, et nous devons entretenir une chaussée de 500,000 milles, sans compter le» pont» le» plus coûteux., Sur une production nette de $2,-970,000,000, force noua est d’exporter, pour vivre, près de $1,000,000,000 en marchandises diverses, soit plu» du tiers.Tant il est vrai que nous dépendons des marchés extérieure à tel point que nous devrons eouffrir plus que tout autre pays de» crises survenues à l’étranger.11 n’est pas bon que le commerce extérieur «oit trop à l’avantage d’un pays.L’expérience démontre quà la longue ce pays subit des pertes énormes.Il suffit de la moindre altération des moeurs so-cialce et des lois économique», en payB débiteur, pour infliger des désastres financier» au pays créancier.A ce sujet, l’hietoire du dernier quart de siècle est remplie d’enseignements tragi unes.Nous avons donc déjà une organisation faite pour une population de quarante millions d’homme,».Il nous faut ce capital humain, car c’est lui qui formera notre marché.Il nous faut des consommateurs pour notre papier, notre blé et autres produits agricole», nos richesses minérale», nos articles manufacturés,' il nous faut des voyageurs sur nos chemins de fer, des promeneurs sur nos route», des habitants sur nos terres, des lecteur» pour nos journaux, des acheteurs pour nos annonceur», des locataires pour no» maisons et notre industrie du bâtiment: il nous faut les cerveaux et les mains habitués aux plu» fines techniques du vieux monde; il nous faut aussi la culture et l'art, l’amour de l’étude, de la recherche, l'ambition du penseur et du créateur.Notre marché, il est là! Inutile d’aller le chercher au delà des mers.Qu’on fasse entrer les hommes à millions dans le pas» ! On y verra une activité telle, un déploiement de richesses économiques cl culturelle» d’une telle valeur, que nous n’auront pas à non» inquiéter, pour cent ans à venir, des tourmentes du monde.Des pessimistes prétendent que la chose est, sinon impossible, du moins dangereuse.Ils sont de piètres prophètes.Qu’on mette autant d’énergie à peupler notre terre qu'on en met, en certains pay», à dépeupler le monde, cl le succès d’une telle entreprise ne fait aucun doute.Il «uffira de recourir à une économie dirigée, de régulariser de façon plus intelligente la distribution du travail et des produits, pour faire du (.anada le pays le plus puissant de l'Amérique aprèç le» Etats-Unis.El qui sait «i cette, oeuvre humaine entre toutes ne «* fera pas avec l’étroite collaboration de nos voisin»?Jean-Charles HARY E\ Comment Hitler peut-il remporter tant de foudroyants succès?Y a-t-il quelque magic, quelque arme secrète ou quelque infaillible recette qui rende ce petit caporul de l’autre guerre capable, aujourd'hui, de.triomphes napoléonien»?Nombre d'hommes public», d'homme» d'affaires, et de femmes et d’hommes de toutes classes, se croient en mesure de résoudre celte question.Ils sont convaincus de re (pic le Reichsfiihrer est “compétent" parce qu’il se passe de théoriciens et (le maniaque», parce qu'il ne «’embarrasse pas de routine administrative, parce qu’enfin il sait ce qu’il veut et prend les moyens de l’obtenir.Toutes ces personnes sont certaines qu’liitler "a quoique chose” que le» démocraties iront pas, et dont elles ont besoin, et «ans quoi elle» vont périr.Mai» je'dictateur allemand n’a pus de baguette magique.Le» raisons de scs colossales conquêtes militaires sont évidentes depuis des années, et clics auraient dû depuis longtemps sauter aux yeux de ceux-là qui »oitf broyé» aujourd’hui par la machine de guerre nuzistc.Depuis sept uns, uin#i que l’écrit dans le New York Times .M.Otto Tolischu», Hitler n’a cessé de mobiliser toute» les ressources morale*, militaires et économique» de l'Allemagne “dans le seul but de faire la guerre pur tou» le* moyens".Dans ce terrible dessein, il a détruit l’économie allemande, il u révolutionné le* concents moraux de l'Allemagne .il a fait de tous le» médium» d’information da» foyers d-propagande à se* ordre» et i! s’e/l servi dan» tous le* pays de dup inintelligentes (genre GoO"ge* Pelle-lier) ou de canaille* servi'et (genre Adrien Areand l; enfin, H’tler a infecté lu jeune»»#- de «on pay* d’un fanatisme qui vient de ronver/pr le* barricade» de la démocratie la plu» brave du continent européen.Il n’y a rien que d’honorable pour lu démocratie, dan» le contraste (pii exi-te entre la mobilisation “totale" du Führer et la mobilisation lente, intermittente, que le* nation» démocratique» ne font qu’à contre-coeur.La démocratie lie fait la guerre que contre »on gré, et parce qu’on la lui impose.I.#* homme* libre* ne partageront jamais cette opinion du général Ltidcndorff que “la guerre e»t la p’ns haute expression de la vie raciale", lu* but de* peuple» démocratique* a toujour* été la vie, l.i liberté et la conquête du bonheur, dans la paix et l’indépendance.lu* fait qu'Hillcr ait pu «e pa*»er de» gênante» procédure* de la démocratie ne prouve pas davantage la faillite de ce système.Le» méthode» de collaboration et de coopération qui sont l'es sen ce même de lu veritable démocratie «ont (du* difficile», il vu (h* soi, (pu* la simple et brutale émission de l'ordre d'un dictateur.Le claquement du fouet d'un Hitler n’aurait jamais résolu le» problèmes ouvrier», ni assuré lu sécurité sociale de millions de famille* ainsi que Font fait dans les génération» passée* le» démocratie» britannique, française et scntùHnuve; il n’aurait pas, non plu», fait sortir des désert» (lu Nouveau-Monde line puissante République et lin riche Dominion .Mais le» droits de la démocratie demandent également qu’on accepta les responsabilité» démocratiques, 1.6 veritable acte d'accusation, qui s’écrit aujourd'hui contre le» démocratie», en lettres de flamme et de fumée, au-dessus d’une Europe à demi-délruile, c est que le* peuples libre», lie no» jour», se sont trop peu préoccupé* do leurs privilège* et ont fait trop peu de cas de leurs devoir» démocratiques.Les chefs que se'sont donna la («rande-Brelague et la France nu cours des dernière* année» n’ont pu» conduit le peuple, mai» Tout bien plutôt flatte, et bercé de troiHOëtgjjtSS illusions.H» ont vu, ces chef», se lever la menace allemande: mais ils ont évité de la regarder en face, Ils ont en- AVEC LE SOURIRE gugner le» élection», mai* ils n’ont pat su renforcer et sauvegarder l’héritage détnofiruliqtie, El parce que ce* chef* qui répondaient si mal aux exigences de l’heure et de» circonstances ont été librement élu», et maintenu» au pouvoir par les vole* d homme» et de fenmie» libre», le» peuple» de» démocratie* occidentales portent leur part de responsabilité.Cm peuple* aussi ont préféré jouir de leur confort et reculer devant de d" •nerér.b e.» rérÜté.-, H* u’oql é’é pr.-! i qu’ujpr» qu’il n’était olu* ten;)*, a cou entir de* sacrifice» pour sato’C* g.trd-r leur mode d’exi tenee.f’.e» seer’fice , ç’arralt été le servie:* «•.!!!• t:*ir«* e!;’ gato’re e:i (Ircude-Breîaene, et une prm'uel'-y» *•• ’ '• *.» Le vieux sang Il est infiniment regrettable que la France »c soit trouvée entre le» mains de vieillards au moment le plu» tragique de son histoire, Wey-garni peut avoir beaucoup de vitalité, mais il ne pouvait combattre avec autant d’efficacité que l’armée allemande, conduite pur une féroce jeunesse.Pétain a 84 ans.C’est lui qui dirige les destinées de la France à cette heure même.Peut-il avoir l’énergie, la vivacité et l’imagination nécessaire» dans les négociations actuelle», qui préparent la chute de l’empire français?Nous écrivons ceci au moment où non» ne savon» pas encore le» détail» des condition» allemandes faite* aux vaincus.Et nous somme» plein» d’angoisse.Crédules et gogos On constate avec un profond regret qu'en dépit des heures tragique» que nous traversons, il existe encore des gens, chez nous, qui n'écoutent rien que la propagande naziste.Cette voix maudite »e fait entendre chez plusieurs, et, fait plus renversant, môme de» personnes apparent-ment Intelligentes s'y laissent prendre.Tant est grande la crédulité humaine ! Il y a, chez ces gens, moins de trahison que de naïveté.Les esprits superficiels abondent dans ic monde.On ne prend pas le temps de réfléchir.On ne ponsc pas un instant que la machine de propagande naziste est organisée depuis des années et fonctionne à pleine capacité A toute heure du jour et de la nuit.Ceux qui n’ont pas des principes solides et ne possèdent que des idées à fleur de peau, sont pris dans l'écheveau des sophisme».Ils n'ont, hélas ! ni la force de pensée ni la cultuie voulues pour démêler la vérité du mensonge.C'est un des malheurs do notre temps.Et c'est ici que la propagande allemande s’est montlée presque géniale : elle ne s'adresse pas du tout à une élite, car l’élite est une minorité, dans tous leu pay*.Sur cent pci-sonnes, il y a toujours nu moins 99 nodules.Les victimes des sermons nazlstes ne semblent attacher aucune importance au fait qu’un seul homme, sans nécessité aucune, sans provocation, sans avantage réel pour l’avenir même de son pays, n décidé de la ftiort, de la souffrance et do la désolation de plusieurs millions d'hommes : ils ne songent pas que des bien» innombrables ont été détruits de façon Irréparable, que la guerre ne réglera rien et diminuera toute ia civilisation humaine, que le dixième de l’effort militaire.employé au hien-ètre et au progrès des peuples, dans des oeuvres de paix, aurait entraîné l'univers à de nouveaux sommet.* de bonheui Bref, les cré- AIiizi (fit r*n cr:jiv: *iil (oy.lu New York Times.»i Français cl Anglais ont en conscience d| ce* responsabilité», il* ont préféré les éluder, à l’exemple des Eliils-Uiii* qtli, qui n'avait cessé de « affirmer chaque jour tout au long de ia route douloureuse.tout grand enfant.Félicitons particulièrement Harrel pour sa diction Impeccable.Plusieurs, avant la représentation, et J'étais du nombre, craignaient qu'un léger accent saxon ne vint rompre le charme Indicible du texte dc Maeterlinck, pas du tout ! pas le moindre accent ! et c’est tout à l'honneur de l'artiste du Metropolitan.Léon Rothler, bien connu Ici, tenait le rôle du vieux roi Arkel.Il fut magnifique à entendre e< à voir, On a rarement vu une telle aisance sur la scène Ce grand artiste français, racé et merveilleusement intelligent, souleva notre enthousiasme et notre admiration durant tout le dernier acte.Lydia Summers, un de» plus beaux contraltos que j'aie entendus à ia scène, chanta le rôle très court de Geneviève comme il doit être dan* la plus pure tradition de le chanter.Lilian Raymond!, une petite fille de moins de vingt ans, fut étonnante dans le rôle du petit Yniold tant pour son Jeu que pour son exécution vocale.Norman Cordon, basse, était lo médecin.Il n'avait à chanter que quelques mesures et II le fil bien.Peut-être* plus qua les solistes devons-nous féliciter l'orchestre qui fut splendide, Une Interprétation qui tenait par-fol* du miracle.Wilfred Pelletier obtient décidément tout ce qu'il veut de ses Instrumentistes., Les décors et lo» costumes ; bien dans la note ; très beaux en même temps que très sobres.Il aurait fallu être bien difficile pour avoir demandé mieux.Félicitations à M.Cecil West ! * * * • Enfin le Festival devait se terminer samedi après-midi devant quelques millier» de personnes à t'Aréna de Verdun par l'exécution dc la Neuvième Symphonie de Beethoven et la Cantate du Café de Bach.Rose Bampton, Lydia Summers, Jobin et Norman Cordon ainsi que la chorale des Disclpiea de Massenet, dirigée par Charles Goulet, étalent les soliste* dans le dernier mouvement de la Symphonie.Les Disciples nous rappelèrent à la mémoire qu'ils forment le meilleur ensemble vocal que nous ayons.Le» quatre solistes du Metropolitan furent très bien, et l'orchestre encore une fols se surpassa.Dommage toutefois que nous soyons obligés de donner des concerts dans des granges d'aelcr ! et dans une ville voisine I Pauvre musique ! Cela durera-t-il bien longtemps encore 7 Même s'il y a crise, causée par la guerre, la musique, pour cela, ne cesse pas d'exister ; élis ne cesse pas d'ètre nécessaire pour bien des gens et on lui doit porter tous les égards dus à son rang : celui du plus grand et du plus accessible de tous les ' Arts.Enfin on en reparlera., Un souhait à formuler, avant de terminer : Montréal est une des quatre ou cinq grandes villes françaises du monde, pourquoi pas alors donner à nouveau Pelléas et Méllsande, peut-être la plus grande oeuvre de ia musique française, l’an prochain ; et pourquoi pas plusieurs années de suite, ce serait une belle tradition.J Réal BENOIT IL DUCE!.A toi, bien à toi, rien qu'à toi, Je dédie ces nausées, Il Duce.Jean DEBPREZ.Hideuse, la face du traître sourit â ses machinations.Il croit parler en maître, il croit foudroyer les nations, Il se sent * puissant, immense I Il pense être Alexandre ou bien César, lorsqu’il n’est qu’un bâtard, un bâtard de la gloire, un bâtard [du génie, vil bâtard profiteur des débris du vainqueur, bâtard, couronné roi de Hinfâmt Car II n’a même pas la monstrueuse gloire de celui qui, là-bas, par la haine ét la force, lenchalna les victoires/., Car U n’a même pas dressé sa cocarde au milieu du combat ! Il n’a pas crânement côtoyé la Icamarde ! ., , Il n’a pas dirigé, combiné, arrangé, le vaste encerclement de ce désordre I Immonde I Il n’a pas fait frémir ni terrassé lie monde /.Oros, gras, nourri, crotté, bien à l'abri dans sa presqu’île, U attendait que cette guerre fût nubile avant dc s’y frotter.Et maintenant, K tend son auge.({ patauge derrière le tyran, espérant sa part du monde.Il sort sa fronde qu'il vou/lratt brandir A côté du canon.Il fait rire le monde.On vomit sur lui en hoquets sans nom.U se croit César, Alexandre t Il n’est qu’un bandit bon éi pendre.Il se croit un lion qui fait trembler Ui terre t Dans ces rlébris de guerre, il n'est qu'un colimaçon glué nue tentacules de la pieuvre majuscule : «n chien qui veut son os , un gras pourceau, qui dans son auge, patauge.Il Duce, tu as scellé ta gloire lions l’histoire Il Duce, vil roquet au tyran ficelé Jean DESPREZ 0* b* de la MUSIQUE et de» MUSICIENS Un des Nôtres donnait un récital A Boston II y a quinze Jours c t y remportait un vif succès f II s'agit de Jules Payment, violoniste, titulaire d'uns bourse d’études de la Province de Québec.Lo récital avait Heu en Is Oeorge W.Brown Hall, au Ntu)-Englani Conservatory of Music.Lo programme comportait le Tersatto de Dvorak ; la Sonate de Franck ; Sicilienne de Bach-Auer ; Allegretto de Boo-chcrlnl-Kreisler ; Menuet de Dsbussy-Cholsnet et Bcherzo-Tarentelle de Wie-niawsky.Des amis à mol qui assistaient au concert du Jeuns violoniste de Çuébea ne manquèrent pas d'affirmer que Payment s’était révélé artiste d’une malfriee parfaite et d'une formation accomplie.Interprétation soignée dane les moindres détails ; versatilité lui permettant de s’adapter aux différents genres ; sonorité rayonnante et une virtuosité Incontestable, , , » « « Le Berkshire Symphonie l'estival aura lieu cette année â Tanglewood du 1er su Il août.Les Canadiens se rendent de plus en plus nombreux d ce feetlval de l'orchestre symphonique de Boston, dit-on.Les solistes cette année seront : Ors-gor Piatigorsky, violoncelliste qui exécutera Don Quichotte de Richard Btrause ; Albert Spalding, violoniste ; le contralto noir Dorothy Maynor découvert par Kousseviteky ; Jesu Maria Banroma, planiste qui Jouera avec l'orchestre ie Ca-pricio de Strawinsky e( Elisabeth Schumann, soprano, Vlota Silva, messo-so-piano, William Haln, tenor, et Alexander Klpnis, basse, qui seront les solistes dans l'exécution de la Messe en si mineur de Bach.Pour plus amples Informations écrives A ; Berkshire Symphonie festival, Btockbrldge, Mass., U.8.A.U * U La Société internationale de Musique Contemporains tiendra son festival annuel en octobre, cette année.Le festival aura lieu A New York ou A Princeton, N.J.et non A Budapest comme II avait été décidé auparavant.Les compositeurs de toute nationalité peuvent soumettra leurs oeuvres A celle Sooiété, Les membres du fury sont ; Roger Sessions, B.-Unls ; Karol Ralhaus, Pologne, Hongrla et Autriche ; Ernest Krenek, Tchécoslovaquie ; Sydney Chappie, Anylelerre ; Joachim Nln-Culmell, pour la Prance, l'Espagne et l’Amérique du Sud., , R.B.¦ ¦ ¦¦ .——————— Dea femmes à la douzaine.• .Micheline Preste, Françoise Rosay, Primerose, Simone Renan, Simone Bsr-riau, Oaby St or lay, Blanchette Brunoy, Betty Stockfcld, Nina Myral, Pamela Sterling, Marion Delbos et Mila Parély, Dome noms de femmes, douse grandes vedettes de l’écran français, douse interprètes d'un même film.Voilà lie atoute quo nous trouverons dans le prochain film d'Yvette Mlrande, "Elles étaient douta Femmes" qui vient de sortir A Paris et qui sera sous peu sur les écrans du Canada.Film original, tant par son titre que par son sujet et nul doute que "Elles étaient douze Femmes" rivalisera d’esprit avec le film do Oultry, "lit étalent neuf Célibataires".-Crawford îZré-vJIAûTCh «c i SUSAN AND ^GODrë**; A l'sttlrh* PALACE MutWMnriooMf t?A l’Stflrh» Au début de l"i», Maurice Gommage donnera le premier tour dc manivelle d’un nouveau, film adapté du célèbre roman de Caston Leiour, "Rouletabille".Une interprétation icUitante sera bientôt publié' LES CONCERTS SYMPHONIQUES DE MONTREAL CONCKRT POPULAIRE «u ( hnlrt d» Mnitl-llnjul Jeudi, 27 juin à 8 .45 p.m.( hrf gt'orrh^frr FABIEN SEVITZKÎ Indlnnapr'lt* xjinph'mj Orelie»lr» «sn|f*tr ELEANOR 8FEBER «rtpmni» du Me»r*>P**IMe« Oi>»ro < urncunj «OMISSION e' Pour ren»«l'-fi»!**eM(»i LA.«0:i* rhambrr 210, llôlel «Vlnd»»r.F?—mjlkt—t mitiRno • THmiftOFF I»-.&t«dnûRi5orv^„\ Tw.BfSCUfT lATi \tod—~ Jok*\ ^ GARFIELD SHIRLEY l>’vWiWg« r i -) Page 4 LE JOUR Montréal, samedi 22 Juin 1940 Paul TOUPIN, puissance 'A* ' WMw ÿmm mem il*!*:**-.?* *M >#?S& ÜÜ'/l O&fc 'Ml SMggrffil il» WËM mm certain de jeunesse, — car le rire» ne LB JOUR Mt édité par la comp&fnl» du Jour Limitée, 180 est, rue Sainte-Catherine, (suit* 44), Montréal, té!.: APLateau 847!.Jean-Charles Harvey, directeur, Imprimé pat- la Cie de Publication "La Patrie", Limitée, Montréal.ABONNEMENT Canada, Angleterre: Un an, $2.00; six mois, 11.00.Montréal et à l’étranger: Un an, $8.00; atx mole,' $200.Le Livre Américain Deux romans historiques du Canada français: Loups tous la Lune — \\ ohm against the Moon /tar Julia Cooley ALTROCClll(J) Tranquille mon Capitaine ailend-QuicUy my Captain wails [tar Evelyn EATON(2) En dépit de leurs titres vagues et comme tirés a la loterie, ces deux ouvrages nous offrent des romans historiques aytnt notre pays pour thème *t pour théâtre, et méritent, à ce title, d'intéresser notre attention.Us diffèrent en ce qu’ils décrivent deux régions opposée» de notre sol, deux périodes distantes de no# annales niais Us »« ressemblent par les bases solides dont ils appuient leur énoncés, et le souci de vérité de leurs portraits et de leurs •cènes.Ils font revivre des personnage# de socond plan, et conséquemment plu eonnus, qui eurent pourtant leur heure d'action et d'influence, et qu’avait Jusqu’Ici trop négligés la grande histoire.Eur leurs gestes authentique# Ils brodent des trame» d’Intérét romanesque, accentuant les éléments humains, parée» d'une touche sentimentale, quelque peu féminine, qu’explique asscx la personne des auteurs.Lss chroniques de Québec ont conservé le nom de Joseph Bailly de Mcsseln qui, trente ans après la conquête anglaise, promenait sa vie vagabonds dans les Pays d’en Haut, et a'y amassait une fortune dgns le commerce des fourrures.Il était d’une noble famille, titulaire de la seigneurie de Balnte Anne, et alliée à la maison de# Aubert de Oaspé.Bon père, Michel Bailly, avait exercé sous les Français des charges publiques et gardait un haut rang dans la société de l’époque.Un do ses oncles avait été nommé coadjuteur de l'archevêque de Québec.Mais Joseph se sentait le goût des aventures, et préférait à des jouissances oisives l'existence ardue des trappeurs et des coureurs des bols.Laissant derrière lui aea parents et Corinne de Courcelles, la aédulsante coquette qu'il admirait pas-sionément, il s'était dirigé vers les rives des grands lacs, et là s’exerçaient librement, sa millau des traitants et des tribus sauvages, les ressources de son énergie.p'est la biographie romancée de Joseph Bailly de Mcsseln que développe Mme Altroechl dans ces Loups soua la Lune, où 11 y a, en fait, fort peu de loupa et paa plus de lune qu'il n'en faut.Las faits couvrant les mêmes années, et parfois le mime territoire, quo te roman récent de Mr Desrosiers, Léo Engagés du Grand Fartage, et les deux ouvrages présentent plus d'un point de comparaison.Ils nous mènent au début du siècle dernier, au .temps des luttes spasmodiques des tribus Indiennes contre l'envahissement des blancs, des rivalités sans scrupules des grandes compagnies, et à la veille de la guerre de 181$, dont la 'région d'en Haut' devait sentir les répercussions.Joseph Bailly circule surtout entre lu lacs Huron et Michigan: il habite tour à tour Arbre Croche et 111a Mackinac, peuplés an grande partie par du Français aventuriers ayant pris du épousu Indlennu • et fondé des familles encor» proches de l'éut uuvsge.Il a là pour rival un certain sieur Rutel, qu’il a connu au >aya de Québec et qui, dans son absence, lui a ravi le coeur de Corinne de Courcellu.Rutel s'adonne surtout à la contrebande des fourrures; et leurs Intérêts divergents, non moins que leurs rancunes Intl-mu, mettent constamment eu deux hommu en conflit.A Mackinac Joseph rencontre la Jeun# métlsu Marie, la fille d'Antoine Lefèvre et de Neengah, uno femme native, élevée dans lu moeurs uuvagu depuis ta mort du vieux trappeur, mais qui chérit la mémoire de aon père et soupire en secret après la vie civilisée des' blancs.Et 11 se trouve qu'Antolne Lefèvre avait été l'ami de coeur de la mère de Joseph avant son mariage au seigneur Bailly de Messein ! Ce souvenir rapproche les deux jeunes gens; et quand Joseph sauve Marie des pièges pervers de Reste] et des maléfices du sorcier J»avlgne.qui tous deux cherchant 4 1a séduire, Ils se découvrent un amour réciproque, et le roman coupé en herbe de leurs parents revit par leur classique mariage.Cette idylle est corsée d'épisodes excl-.tante, de fuites mouvementées, de dangers bravement subis; elle s’emmêle aux soulèvements Indiens, au massacre de Port Wayne, et se Ile au progrès des établissement# des grands lacs, des bourgades déjà Importantes de Détroit et de Cbecagou.L'auteur prétend, en ces tableaux, à une exactitude foncière que je ne me permets pas de discuter.Je ne veux que noter leur poussée dramatique, en une marche.pourtant un peu lâche.On peut faire des réserved sur la portion sentimentale du livre; elle me semble un peu trop pâmée et doucereuse.Mais d'autres aimeront peut-être à la trouver sucrée plutôt que salée.C'est une oeuvre, en tout cas, aussi Inoffensive que celles de Fentmore ôooper et sur laquelle l'abbé Bethléem peut en sûreté mettre son estampille." Tranquille, mon Capitaine attend, nous reporte cent ans en arrière et découpe un fragment de» chroniques de l’Acadie à l’orée du XXVlIIe siècle.C’est un livre qui, cette fols, s'apparente à l'étude de Mr Pierre Davlault, Lo Baron de Salnt-Castin, et, sous une forme partiellement fictive, redit des péripé'ies analogues.La dame qui porte Ici le tison d’incendie est Mme de Frencttsr.personnage d'ailleurs historique, dont les documents de l'époque débattent souvent le caractère.Et son vis-à-vis dramatique est Pierre Deny# de Bonaventure, capitaine de vaisseau dans la marine du Roi.qui fut même pour un temp*, en l'absan-ce de Mr de Brouillan, mis en tête de la colonie.Ils s’étaient connus à Québec dès 1694, et une affection tendre s'était éîahllc entre eux.Louise Guyon.alors toute Jeune, avait même voulu s'embarquer.déguisée en mousse, sur le bateau du capitaine et le suivre à travers les mers; mala II avait sagement repoussé cette affaire par trop hardie.Sept an» plus tard, en un second voyage, il l'avait trouvée mariée au baron de Freneuse.et s'apprêtant à aller rejoindre son mari dans leur domaine en Acadie.En route lui-méme pour Port Royal, il l’avait prise à bord et l'avait déposée sur la route de ses terres, perdues dans les forêts d« la Rivière Saint-Jean.Ils avalent échangé leurs regrets du passé, et de nouveaux serments d’amour impérissable.Et il ne l’avait pas entièrement quittée : il lui (1) THE MACMILLAN CO.New York.$2.75 et 70.rue Bond.Toron io.(2) HARPER ft BROTHERS.New York.$2.50 et MUSSON BOOK.Co., 480 avenue University.En allant au World’s Fair Paul Valéry Attitudes avait laissé son neveu Robert comme servant et comme protecteur.Pendant trois ans Us ne se revoient plu», tout* dissimule de son mieux I* lourd ennui d« cette absence, et se dévoue à son mari, qui pourtant souffre de sa froideur.Le jeune Robert, fatalement, s'éprend d’elle et lui cause de nouvelles Inquiétudes.Alors s'ébat una catastrophe.Les Iroquois attaquent La Frensuse, et les Micmacs amis sont impuissants à la défendre.La manoir est pillé, brûlé, et le baron est massacré sur place.Grâce au dévouement de Robert, Louise réussit à s’échapper et aenfutt Jusqu’à Port Royal, oü Mr.de Bonsven-turc les recueille l’un et l’autre et leur donne l'hospitalité.Mais la Jalousie a bientôt désuni fonde et le neveu.Robert, désespéré de voir son’amour refusé, s'adjoint à une tribu sauvage, dont il devient, au cours du temps, le chef.Louise, restée commensal# de Pierre, volt s'accomplir ses chers souhaits, et tous deux Ils s’estiment parfaitement heureux.Hélas ! le capitaine a une épouse et une fan Ills en France : U vie commune qu’il m ’ »e avec Mme de Freneuse est Ici sujet * scandale.Les miaaionnalras, les coions rigoristes, le dénoncent successivement à deux gouverneurs.Mais Mr de Brouillan, et après lui Mr de Bubercase, ont eux-mémcs succombé au charma de la gente veuve, et dédaignent cee accusations malignes.Ils lui obtiennent même une pension du roi, et lui font bâtir une maison qui sauva un peu les apparences.Toutefois, la naissance d'un fils, qui n’a pu être tenue eecrète, réveille toute» les clameurs; et les ennemis de la baronne, portant leurs plaintes à la cour, obtiennent enfin contre elle un décret d'exil.Mme de Freneuse passe en France pour y plaider elle-même aa cause; et elle plaide en même tempe celle de 1a eolonle.depuis longtemps négligée par 1a métropole, menacée par l'Anglais et dénuée de tout eecours, Elle eharge à ses frais un bateau de pro vis lone et d’armes et, défiant lea ordres du roi, retourne à Port Royal, où le» colons qu'elle sauve de la famine ne songent plus à l'inquiéter.Mais pendant son absence Pierre de Bonaventure a été pris par les Anglais, et elle apprend bientôt ea mort H lui faut assister, désolée, Impuisaante, à la conquête finale de l'Acadie.Alors elle retourne, pour y mourir, à son vieux domaine de Preneuse, dont les fidèles Micmacs l'aident à réparer tes ruines, et elle s'y consacre à son fils, dernier lien qui lui reste avec •on ami disparu.Remarquez que les archives acadiennes et françaises appuient ta plupart de ces faits : Il a suffi de lea grouper et de lea relever d'une couleur plus vive et plus chaude.L'auteur, qui a habité f Acadie, est au courant ü» *4; aspects, de son langage et de aea moeurs, et donne à ce récit une Impression de réalisme.Il y s bien quelques détails qu'on pourrait contester : ainsi les dévôts habitants me paraissent trop prodigues de leurs signas de croix.Fût-ce jamais la coutume, même pour de rudes soldats, de se signer chaque fols qu’ils s'adressent à un prêtre ou qu'ils prononcent le nom d'un trépassé 7 Je croyais que ce rite, en dehprs des heures de prière, n’était guère usité qu'en protection contre le diable.Est-Il exact que le prix d'une chambre à Parla pour une nuit, vers 1708, était égal au coût d’une paire de boeufs au Canada?Et c'est Mr de Pontchar-train.n'e*t-ce pas, qui fut ministre de Louis XIV, st non Mr de Pourtchartrain, comme l'auteur l'écrit constamment ?On peut trouver aussi que l'amour de Louise et de Pierre est quelquefois trop langoureux pour des figurants de cette trempe.Male en somme cette oeuvre est solide et fortement Intéressante.Mme Louise de Freneuse, la belle persécutée, faH pendant à Pédianaké, l'épouse indienne de Saint-Castln, qui soulevait, vers le même temps, et à quelques lieues de distance, les.protêts des âmes délicats.Il ne faisait pas bon, dans l’Acadie de 1700, d’en prendre à l’aise avec les lois morales, Louis DANTIN.M.Nevile Henderson et l’Anchluss Dans "The Failure of s Mission" où 11 nope communique ses souvenirs diplomatiques, l'ancien ambassadeur à Berlin raconte que, dès janvier 1939, Il envisageait une action immédiate contre l'Autriche.Le chancelier Schuschnigg, note l’ambassadeur, commit tout d'abord deux fautes: il accepta d'une part de se rendre à l’Invitation de Hitler à Benchtes-gaden et.d'autre part 11 resta à son poste après avoir accepté ce qu'il désapprouvait personnellement.M.Henderson note encore que le plan primitif de Hitler était sans doute de faire diminuer petit à petit le crédit du chancelier Schuschnigg, de manière à ce qu'il fût obligé de démissionner.Un gouvernement pro-na/.l l'aurait alors remplacé qui aurait favorisé les plans du Reich Enfin, lo chancelier d'Autriche commit une troisième et dernière faute en anno/rçanl un plébiscite: c'était là le geste d'un homme acculé et il lui fut fatal, déclare l'ancien ambassadeur à Berlin qui souligne que Schuschnigg prit cette décision sans consulter Mussolini, lequel aurait été capable, comme en 1934.de donner un appui militaire à l'Autriche.L'annonce de ce plébiscite fut l'occasion pour Hitler, maître opportuniste, de réaliser l'Anschluss.A la question que se posaient les Allemands: qu'allait faire la Grande-Bretagne, Sir Nevile Henderson répond : “L'Autriche était l’Allemagne et il y avait trop d’Autrichiens qui étalent favorables à une réunion de leur pays au Reich L'amour du peuple britannique pour la paix était trop grand pour approuver une guerre dont l'i'ssue morale ne faisait aucun doute".Le 11 mars, au cours d'une conversation entre l'ambassadeur britannique et lo maréchal Goering.celui-ci se livra à une violente diatribe contre Schuschnigg et fit ressortir l'impossibilité pour le Reich de procéder autrement qu'il ne l'avait fait.Rien, en vérité, n'aurait pu sauver l'Autriche, note encore une fois M.Henderson, ou même lui permettre de vivre dans l'indépendance, sauf une guerre engagée par les puissances occidentales, guerre dans laquelle la plus grande partie de la jeunesse autrichienne se serait battue du côté allemand.* U première fois que j’ouvris un livre de Paul Valéry, je me sentis quelque peu dérouté; je n’avais pas l’habitude de ces langage» mi-poétique», mi-scientifique», je connaissais a peine le valeur du terme "pensée”.Aujourd’hui, aprè* pluiieur» année», je n'hésite pat à déclarer que Paul Valéry, le poète-mathématicien comme on l’appellè psrfoi», »e classe parmi les plu» nobles représentants de la peniée moderne, de !a pensée universelle.Toutefois, je n’aurai» pas la prétention d’affirmer qu’il soit un penseur dont 1* perfection le place au-dessus de toute erreur; je le regarde avant tout comme un homme, un être à l’horizon plus vaste que le mien, mai» encore aa bava# voué à la souffrance, voué à la crise fatale de l'Inconnu, de l'Infini.Certes, à certains instants l'artiste oublie le penseur: nous ne pouvons plus saisir l'exacte frontière du naturel et de l’artificiel; et nous ne croyons plus trouver l’homme de chair qui se débattait avec son âme sous le souffle d'Earaka.Mais ce n'est qu'une ombre soudaine, la mystérieuse transposition entre deux étati de la "pensée valérienne".Valéry ne sera jamais autre chose que ce complexe humain, semblable à loua les autres complexes dits, eux aussi, humains, plus grand cependant que ses semblables par l'énormité du potentiel qu'il fait vibrer, par la merveilleuse synthèse qu'il réalise à l'instar de Léonard de Vinci —, entre les grandes abstractions dont notre vie porte une infinie série d'efforts vers la concrétisation.Valéry a réalisé le pont entre le Beau et le Vrai.Il a compris ses tendances.Et au lieu de tuer l’une pour servir l'autre, il • cherché I*éqnikWt.C’est à ce titre surtout que je l'admire.* • * ( Aussi, je comprends mal pourquoi M.Blais vient nous affirmer des foutaises sur le compte de Paul Valéry, nous offrir des perles comme celles-ci: “Dès qu'on fouille plus avant, on ne trouve sous tout cela que du vent" — en parlant de la phrase valérienne.Ce monsieur me semble déconcertant de jeunesse — autant que les rédacteurs de "Je suis partout" avec leur histoire de rapt lors du "concordat" de Munich./ Où vraiment prend-il "le vent” dans la phrase de Valéry) Il y a différentes façons de comprenne le beau.Et la plus mauvaise est celle du genre Simplice.Parce qu'on na plus ses images familières, parce que un homme se libère enfin de l’emprise du pontife Hugo, il faut crier au vide immédiat I Notre ami fait du bruit dans une trompette et croit nous annoncer “la Vérité”, en petit satisfait.Ne soyons donc pas surpris si M.Blais s'en prend à l'Art de Valéry.Quand on est trop petit pour saisir une chose, on se contente de la plaquer sous le titre de vide.M.Blais semble encore professer une confiance absolue dans l'inspiration de Rousseau.Qu'il me permette d'en douter.Rousseau, — cartésien par la méthode — s’est amassé des tas île matériaux qu'il aligne au gré des climats traversés; hors »n, il ne connaît qu'une sensibilité.C'est un désé- Ce n'est pas de jour qu'il rit profitable de voir l'Exposition.C’est le soir, ver» 9 heure», quand la virtuose électricité commence se» magies, dressant de toute part fontaines lumineuses, magara, aquacade, et quelle fait tournoyer au-dessus de nos têtes les ailes rouge» et bleue» d’un invisible moulin sur qui souflerait le vent d’un autre lui, ils restaient rapprochés, trop heureux, d'être servis par le Hasard.(Au retour, je serai moins chanceux, quand d'infâmes jazzeux hurleront des airs nègres de la mesure de leurs mains, de leur* pieds, de leurs mâchoires).Arrivé au World’s Fair je souhaitai un “good time" à mes deux pigeons.Ils me rirent la réciproque toujours de ce même rire quilibre.Le n est ni un visionnaire BJ tti chef, ni un révolutionnaire.Ü * Jr» ^ en un temps oü U monarchic s'et .1'! i jamais.Rousseau ne fut P., u„ ^ sa philosophie, il l emprunte k ,on pi ' grand lecteur de remans et sensiblard «A mirsble: ses idées, il les pui»e r„ grand, partie chez les Anglais du XVlIe ,jècL C'est, si l'on veut, un genre d inspiration qui ne fait defaut a aucun écrivain U tumulte de la sensibilité chez Rou,«»u peut nous faire croire à l'inspiration Ne nous y prenons pas.Il chauffe à blanc ce qu'il s acquis.Et c’est déjà extra0r.dinaire de le traduire comme il le fait, * * s» Contrairement à Rousseau — puisou'il “ji6 SP "7 V*1*iy *“ un cher.cheur d équilibré.Je ne dis pas que ^ un équilibre parfait.Autrement, il pren.drait cristallisation.Et quand la pensés cristallise, c’est un très grand mal.On redescend vite le» échelons que l’on avait péniblement gravis.Il a voulu satisfaire toutes ses tendances.La dominante peut se résumer ainsi: Valéry n’est rien d’autre qu'un théorique doublé d’un esthétique.Il harmonise.Il s'intéresse aux problèmes philosophiques et s’extasie du rythme, du mouvement, de la vie.Il veut aussi le pourquoi des choses et des vivants.L'étrange de notre univers l'emplit de visions superbes, qu’il sera seul proba-Llement à goûter dans toute leur plénitude.Il sent tout l'illogisme de certaines positions traditionnelles.Attitude forte, Attitude magnifique.Où tout parait avee ses défauts et ses qualités sans le clin-quant, que nos passions mettent trop fa.cilement sous le jeu du raisonnement.Sa poésie, tout comme la phrase des essais se ressentira du choc intérieur.Verg les trente ans, c'est quelque chose qui tient de la tempête, du combat entre les éléments qui vont s'allier.Le Valéry-1940 a simplifié les goûts du “jeune" Valéry, Il a peu à peu oublié les mathématiques pour contempler d'un oeil avide la science du "bios".Et sa poésie se dé-gage entièrement du langage scientifique.C'est de la pure intensité.Un dynamisme qui ne connaît pas les lois de l’oubli.Marc ALLAIN monde.Je ne suis même plus de la lune.Sont-ce de vraies étoiles.Pourquoi pas l'annonce d’une compagnie blasée de l'Empire State et qui serait montée plu» haut.?Cependant, les humain» n’ raient jamais fait scintiller des étoiles et donné à la lune cet air grotesque.La lune a en effet une bien drôle de gueule avec cette babine pendante.Est-ce l’amertume de voir une Terre ravagée par le délire-de la Folie ou la joie de contempler dans un parc l'histoire du Progrès condensé ?J’abandonne à ceux qui la savent la réponse.Je n’ai moi qu'à ouvrir les yeux béatement devant ce déluge de lumière.Et, comme un enfant placé à l’improviste devant un formidable short-cake, j’ingurgite gloutonnement, quitte à vomir si j’exagère.Le subway est sorti de terre comme un gros ver et dans un bruit de ferraille s’est grimpé sur un rempart d’acier.On aperçoit un ciel plus saumon qu’un ciel de ville.Reflet de l’Exposition.Deux amoureux #e sont gentiment penché» ver» ce feu d’artifice permanent, deux gentils amoureux qui s’embrassent comme deux oiseaux, par petits becs.Jolie bouche accentuée de jeune fille, la joue fraîche, une joue à la Renoir.(En attendant d’être comble par les magnifiques peintures françaises je regardais ces natures qui n’avaient rien de mortes).Ils riaient comme deux amoureux rient toujours.Lorsqu'un virage précipitait lui sur elle ou elle sur vieilli-t-il pas «va 1 tige ; L’Exposition a aussi ce rire jeune, .cette bonne humeur, ce ravissement, cette allégresse, cette absence de pose dan» l'exubérance, ce naturel d’une nation contente d’elle-même.Elle a cette pointe d’humour qui l'éloigne du ton sérieux, elle a cette assurance qui l'empêche d’être dupée.La note commerciale y règne.Une exposition est une exposition.Mais elle est de bon goût.Je m’attendais à du nasillage du haut-parleur, à du doré.Non.La musique du côté classique comme du côté swing est remarquable.Les architectes paysagistes ont tracé de vrais petits champs-élysees.C’est propre, c'est clair.L'odeur des patates frites n’écœure pas.Quel plaisir de se promener à ciel ouvert.Plus d’un Américain apprécie cette flânerie quand il songe à l’Europe.C’est l’arrière-pensée qui donne à cette çxpo-sition ce charme qui pourrait bien être rompu.Le “Trylon" appuyé par la périsphère monte long et mince dans la nuit, jonglant avec ses boules rouges comme des cerises.L’industrie d'Adam est extraordinaire.S’il est affreux de sc souvenir qu’il peut l’employer à niai, il est salutaire de réaliser qu’il peut l’employer à bien, comme dans cette exposition du peuple le plus libre et le plus riche de la terre.(à suivre) Ouelmie Montréal, samedi 22 Juin 1940 ' Aperçu nouveau sur la faiblesse économique de l’Allemagne PwRob*rt-MÂCKÂY1 (tuteur bien connu dt comment tiret sur let quettioni financière! et commerciale!).LE JOUR Plll 9 Bien que U rechercha continuelle de JaMsné» (ereatr) en Allemagne puisse !*moir>«r de l*ln«énio*lté dea Allemande, démontre l’état de pénurie dans la- elle »« trouve t'économie allemande.Il J".mème Inaufflaance de euccédanéa, et l liste d«a produite ersatz, que l’on peut utiliser pour faire du café ersatz.raccourcit de Jour en Jour.Il y a longtemps qu’on rationne Ica réiement».mala Ils *e font de plus en plu» rare» et leur qualité baiass cona-mnment.Un dé» indk 'S lés plu» »ûrs de la fai-M«oe économique de l’Allemagne est :L, de »on commerce d’exportation.Le Lcus britannique lui a enlevé ses dé-touché* d’outre-msr, mal» certain» as-!Lu de »on commerce continental avec ^Tpsyi suxquel» elle a entire accèa règlent ion affalblisMmcnt économique Interne.CoMidéron», par exemple, le décret qui Mite que toute# le» automobiles sortant d’Allemtgne laissent leurs pneus à la frontière.Rlsn ne saurait démontrer olui clairement la dlaette de caoutchouc «n Allemagne — dleette à laquelle son caoutchouc ersaU ne «aurait remédier.Pnr contraete, 1er Alliée# poeeédent d’a-tondant* approvlalonnementa de caout-d,ouc.En 19M, lee empire* britannique* et français ont fourni environ 55 p.100 Se la production mondiale, et Ile ae procurent dee eommee considérable# de monnaie étrangère par la vente de caoutchouc aux Etoto-Unl».De plue, en ce qui concerne les aciéries allemande*, la situation eat devenue telle aue l’acier destiné à l'exportation ne peut plu» être renforcé par l'adltloh de nickel.Même pour les plaquee de blindage et les pièce» d'avion dont elle a besoin, VAllemagne manque de nickel.Elle ne peut ni le produire ni se le procurer en quantité# Importante#.Près de tO p.100 de la pro-Suctlon mondiale de ce métal provient du Canada, te reste provenant en majeure partie de la Birmanie et de la Nouvelle-Calédonie française.Afin d'eeaaytr de remédier à cette dl-eette, l’Allemagne n récemment retiré de la circulation toutaa aaa plècea de monnaie de nickel, es qui a pu lui procurer environ 1.500 tonna* de ce métal, aolt l'équivalent de sa consommation normale ée deux mots en tempe de paix.On voit aussi à quallca difficultés l’Allemagne eat en butte lorsque ton songe qu'à l'heure actuelle il est de pratique courants pour site de ne pae «xportar de produite finis à moine que l'ncheteur étranger n'sn ait fourni tes matières première!.Ainsi Iss fabriques de fcr-blsnc d'Allemagne refusent de fournir de la télé aux pays neutres à moins que ceux-ci ne lui procurent l'étain nécsaaaire à l» fabrleation.1 Dans ce en# an core, la aituation des Alliés offre un contraste frappant.En UM, l'empire britannique n produit «2.000 tonnea d'étain, soit près de 40 p.100 de la production mondiale.Non seulement lu Alliée peuvent obtenir tout l'étain dont kurs laminsrles ont besoin tant pour fini domestiques que pour fins d'exportation, Mie Ile sont en meaure de fournir aux neutre» de grandee quantité» de ce métal.Pan» certain» cas, le» Allemand» manquent tellement de matière» première» que mémo leura clients étranger» sont forcé» d’accepter des produlU eraatz.Ain»! le» "lainages" allemands destiné» à la Scandinavie ne devront déeormsle contenir que 70 p.100 de laine pure mêlée de 30 p.100 de succédanés.On ne manque pas de laine dans les paya allié».L'empire britannique comprend trois de» plus grands pays producteur» du monde, et ccs trois pays, qui sont l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Sud-Africain, fourniment environ «0 p.100 des exportations mondiales Us pays de la Baltique sont peut-être les plus mal partagé» des client# de l'Allemagne, puisqu'ils doivent forcément «eccpter ce que l’Allemagne veut bien leur fournir.Par exemple, quand ils commandent des produits chimique» en Allemagne, 11 leur faut »e contenter dea variété» limitées que l'Allemagne peut vendre.L’état dea chemins de fer allemands est aujourd'hui bien connu.Le» accident» qui ne c/Liëèht d'y aurvcnlr sont entièrement attribuable# au mauvaia état de la vole permanente et aux défectuosités du matériel roulant.Lea condition» du trafic International par rail en Allemagne aont telle# que ses volaln* »ont de moine en molna enclin* à laisser leur» wagon» paaaer en territoire allemand.M arrive en effet souvent que ces wagon» ne retournent pa».La position économique de l’Allemagne a aussi été gravement compromise per la perte de sa marine commerciale.Las porta allemands sont encombré» de navire» inutilisé».Des navire» allemands d'un tonnage global de pré» d'un million de tonnes sont encore tmmobllieéa dans dea porta neutrea ; un certain nombre de navires ont été aatala dans les ports des Allié» à l'ouverture dee hostilités ; d'autre» ont été capturé» par lea AUiéè et ajoutés aux flottes commerciales de cei derniers ; enfin des navires allemande d'un tonnage global de 175.000 tonnes ont été sabordés par leurs proprts équipagss.Lea 4.244.000 tonnes de 1s marine marchande allemande ont donc considérablement souffert, et ce qui reste à l’Allemagne de tonnage disponible lui est inutile sauf pour un emploi restreint dans la Baltique.Toutefois, le plu» rude coup porté à l’économie allemande est la perte que lui cause la cessation presque totale dea services maritimes allemand».En 1938, par exemple, la marine marchande de l'Allemagne lui a rapporté 35.000.000 en devise» étrangères.Elle n'a plue ce précieux actif économique à sa disposition.La pénurie d'huile en Allemagne a été aggravée par l'immobilisation forcée de aa flotte de baleinière.Durant la dernière saison de pèche à la baleine, elle a produit 100.000 tonnea d'huile, proportion notable de sa consommation annuelle de 900.000 tonne» d'huile de baleine et d'huiles végétalea.Point n'est besoin de réfuter l'affirmation du Dr.Funk qui, à la foire de Leipzig, proclamait que l'Allemagne conserverait 80 p.100 de son commerce d'exportation.Un exemple concret expose cependant la véritable situation.Lea manufacturière allemands qui ont besoin de métaux pour remplir tes commandes étrangères ont reçu ordre de limiter leur* demande» à moins de la moitié dea quantités qu’lie ont employées normalement su cours des quatre premiers mois de la guerre.LA SITUATION POLITIQUE! Les É.-U.doivent | Evangile de Haine ACTUELLE DANS L’INDE LE PUBLIC L'une dea pratiques dignes de mention dont se servent les compagnies qui sont au service du public — et tout particulièrement des organisations d’utilités publiques—est celle qui consiste à faire connaître à leurs clients tous les détails relatifs au service qui leur eat fourni.La théorie veut que cette pratique leur sature une coopération intelligente de la part du client et donne comme résultat un plus haut standard de service pour tous et chacun.Des conférences, la représentation de vus# animées et d'autres systèmes destinés à éduquer te public sont employée pour ce travail et 1e résultat consiste en une entente continuelle dans lea problèmes auxquels lea compagnies d’utilité ont à faire face.Un représentant de la Compagnie de Téléphone Bel! vient Justement de compléter une série de conférences su cours de laquelle 11 a visité 35 centres différents des province» d’Ontario et de Québec.Il a'est adressé à différente clubs, à des cluba d'hommes d'affaires, à des groupes d'écoles techniques et d'universités.Les auditoires auxquels 11 s’eat adressé forment un total d’environ 28,000 personnes et l'intérêt avec lequel furent suivies ces conférences ainsi que les démonstrations des merveilles du service de téléphone moderne Indiquent que ce sujet eat l’un de ceux qui Intéressent le plus le citoyen moyen.C’eat sûrement une politique sage que de mettre le public dans ses confidences et un excellent moyen pour se rendre compte en même tempe comment tout ce qui touche le service est apprécié.SERVEZ EN ÉPARGNANT! Vous pouvez maintenant faire votre part En achetant des CERTIFICATS D’ÉPARGNE pour fins de guerre, tous les citoyens patriotes du Canada, hommes, femmes et enfanta, quelle que soit leur aituation, contribuent personnellement à l'effort de guerre du Canada.Quand voua achetas des CERTIFICATS D’ÉPARGNE, voui épargnez de l’argent pour l'avenir, et vous mettes à la disposition de votre pays le “ nerf de la pierre" dont il a un besoin urgent pour appuyer les soldats qui combattent pour vous outre-mer.Toutes les succursales de cette Banque vendent les CERTIFICATS D’ÉPARGNE; ceux-ci.garantis par le Dominion du Canada, constituent le placement lo plus sûr que vous puissie* faire.A l'échéance, lea CERTIFICATS D ÉPARGNE vaudront 25% de plus que le prix que vous en aurez payé.Pour $4 que vous déboursez maintenant vous recevrez $5 d'ins sept ans et demi.Achetez dis aujourd’hui vos premiers certificats; augmentez votre placement régulièrement en achetant au moins un certificat chaque mois.TIMBRES D’ÉPARGNE DE GUERRE 81 voo, ne pouTM P* T» n fTr Srp1 d« $5, procurei-Toii» de* TIMBRES D EPARGNE, il* ne coét-nl que 25c chacun.S»«« timbre* (a ns* valeur de W) aont échangeable* pour un certificat de «5.Toute* ln 'an cru reale* de la Banque Royale dn Canada*rendent de* TIMBRES D ÊPARGNE.Pour aider à défrayer le* dépeoaee de guerre ro* petites pièce* d*monnaie, toutauUntquero*dollar*.l^JS2SWroSS»»ï8Sl4 LA BANQUE ROYALE DU CANADA 600 SUCCURSALES DANS TOUT LE CANADA Environ deux mol* après l'ouvertura des hostilités, les ministères démissionnèrent dans huit de» onss provinces de l'Ind» anglaise, où le parti du Congrès national hindou était au pouvoir.Un ministère étranger au Congrès a été formé dans une des huit provinces, celle d# l'Aaaam, mala dans Isa sept autres, le gouvernement responsable a cessé d’exls-ter pour le moment st Is gouverneur ad-mlnletre en vertu de décrète d'urgence.is ministère» n’ont pas démissionné parce qu'ils étalent mécontent» des conditions dans lesquelles Us exerçaient le pouvoir.Au contraire, lia travaillaient avec zèle et compétence et la main dans la main avec les gouverneure.Ile ont démissionné sur l'ordrt du Congrès national hindou, qui parle de démocratie maie qui n'obéit qu'à des principes purement totalitaires.Pourquoi, alors, le comité d'action a-t-il donné cet ordre malencontreux ?Parce que le gouvernement britannique a refusé de proclamer l’Inde une nation Indépendante, libre de rédiger sa propre constitution dans une aaaemblée constituants, à l'abri de toute Ingérence étrangère.Certains inclineront peut-être à dire que eetts demande, après tout, n's rltn d'anormal ni de déraisonnable.SI l'Inde avait dae dimensions qui la rendissent gouvernable ainsi qu'une population homogène, on abonderait peut-être dans es sens.Male l'Inde eet loin de posséder ose avantages.C'est à la domination britannique qu’allé doit son unité, si faibli soit-elle, et loi d'entraver son progrès constitutionnel te gouvernement brltav nique a fondé et nourri le régime d'autonomie, •! vaste et si compliqué, en train de s'édifier dans ce remarquable paye.Rlsn S'étonnant que ceux qui connaissaient lea conditions dans ce paye ont pensé à deux fols avant de conclure à la possibilité du gouvernement démocratique.Il y a trentq# ans, feu John Morley, qui sa proclamait avec orgueil l’un des piliers de la démocratie et qui était alors secrétaire d'Etat pour l’Inde, posait tes asalasa d’un régime d'autonomls pour l'Inde; mais 11 ajoutait que si la constitution dont il était l'initiateur devait amener le parle nentarlame dans l'Inde, il a’an désintéresserait totalement.On ne saurait s'étonner de l'opinion de Morley st l'on considère lea dimensions du paya; sa population, qui se compte non pas par millions mais par centaine de millions; aa diversité de races et de croyances, da religions et de langues; ses régimes sociaux en conflit les uns avec les autres; le manque d’instruction de aea habitante; son système de caatea, î’ântitîisae même de la démocratie; le gouffre béant qui sépare tes deux extrêmes de eon niveau intellectuel, allant de l'aborigène, au cerveau primitif et organisé en tribus, au brahmane de Madras ou du Dakkan, à l'esprit al délié, bref de l'âge de la pierre au vingtième siècle.Bravant lee obstacles que ces conditions opposent à la création d’un régime démocratique, les successeurs de John Morlsy ont néanmoins résolu d’orienter l'Inde dans la vote suivie par les autres Etats du Commonwealth britannique.lA» yeux fixée sur ce but, c'est-à-dire le statut de dominion, Ils ont adopté une suite de mesures qu'est venue couronner la Loi du gouvernement de l'Inde de 1935, dont lea 300 et quelques pages exposent en détail la constitution actuelle de l'In de.Cette dernière Institue le régime parlementaire dans les onis provinces de l'Inde anglaise, .constituant elles-mêmes des paya aussi vastes et à populations autrement hétérogènes que tes grands Etats suropéana.La partie de la constitution Instituant le gouvernement autonome dans lea provinces eat entréé «n vigueur au printemps de 1937.Mais ce r'eet pas tout ce que la loi stipule.Pour atteindre l’unité polltlquo et pour fusionner lea divers éléments de la vaste population de ce pays en une nation hindoue, il faudra établir, au sommet de la pyramide, une autorité centrale qui fare contrepoids aux tendances centrifugea qui cont Inhérentes à la situation aux Indes, et une fédération des unités qui composent ce continent est la seule forme pratique qu'une telle autorité pourrait prendre.Mais dans ce cas une nouvelle complication surgit Inévitablement, car environ un tiers de ce contl nent n'eat pas territoire britannique et consiste d’Etoto hindous, gouvernés plus ou moins autocratiquement par des princes régnante qui aont liés par traité# avec la Grande-Bretagne.Ce* princes exercent une aouveralneté aur leur* peuples et ne sont aujeta qu'en dernier ressort à la suprématie du Pouvoir suzerain.Lez négociations entamées dans le but de lea amener à faire partie d'une fédération avec Lee province* dea Indes an glaises et de couronner ce vaste édifice politique étaient fort avancées lore de la déclaration de la guerre.€1 on se rappelle ce que l’on a dit de la situation dans l'Inde, on admettra que la tâche entreprise par la Grande-Bretagne,- mème si elle n'est pas encore complètement achevée, constitue une expérience dans le domaine politique qui est sans précédent dans les annales de l’humanité De plus, comme l’Inde avait nécessairement été entraînée dans la guerre en même temps que l’Angleterre, le vice roi offrit de faire entrer les chefs de tous les grands partis politiques de ce pays dans le Gouvernement central comme mesure ad hoc durant la guerre, à la condition que le Congrès National H In dou et la Ligue "panlndo-mahométane" puissent s'entendre.Il leur fit également bien comprendre qu’à la fin dea hostilités le Gouvernement entamerait volontiers des négociations avec les divers centres, partis et intérêts de l’Inde, ainsi qu’avec les princes hindous, dans le but d’obtenir leur aide et leur collaboration à l’élaboration des changements que l'on Jugerait bon d’apporter à la constitution Vous avez là un aperçu de la situation dans l’Inde et c'est de la que surgissent les difficultés lorsqu'il s'agit de faire droit aux demandes du Congrès.Lord Zetland, secrétaire d’Etat pour l'Inde, a déclaré à la Chambre des Lords le 7 novembre dernier que la longue association du Gouvernement de Sa Majesté dans l'Inde lui avait créé des obligation* à l'égard de ce pays et qu'il ne pouvait pas s'en libérer en sc désintéressant entièrement des mesures à prendre pour élaborer la future forme de gouvernement.Et puisque la Grande-Bretagne est également obligée de voir à ce que les diverses parties de l’Inde se constituent en une unité autonome, elle doit s’assurer à tout événement que le* principaux Etats de ce pays consentent a faire partie du nouvel Etat hindou.Elle a aussi des obligations envers les minorités.Par exemple, 11 y a quelque cinquante million* de parias, qui pendant des générations ont érté foulés aux pieds par les castes hindoues supérieures et qui.par l’entremise de leur chef, le Dr.Ambcdkar.ont refusé le droit au Congrus dé parler en leur non.Il y a par ailleurs les Mabométans qui, avec une population de 90 millions d'habitants, ne sont pas une minorité au sens où on l'entend ordinairement «n Europe.Il «st vrai que l'union n’exlate pas ches eux, pas plus d’ailleurs que ch«s les Hindous, car 11 y a d*s Mabométans qui appuient le Congrès tout comme 11 y a (le» Hindoue qui e’y opposent.Cependant, la Ligue panlndo-mahométane eet une organisation, qui au sens large du mot, est censée représenter l'opinion dea Maho-métana.M, Jlnnah, 1# préaident de cette ligue, s protesté plu* d'un* fola csa dernières semaines contre le droit que le Congrès s'arrogeait de parler au nom de toute l’Inde.Il faut admettra que cette prétention n'est pas Justifiée, car autrement 1rs gouvernements d# la grands province du Punjab, le foyer dse rare# martiale» da finds qua son premier ministre proclame à juste titre “le rempart de flnde”, du Bengal avao ses 55 millions d’habitants, et du «Ind, en suivant le# gouvernements dea autres provinces, s'engageraient dans uns impasse, lie n'en font rien; su contraire, Ils offrant leur entier appui à la causa britannique sans oondltlon.M.Jlnnah prétend aussi que l'établissement d'une démocratie absolue mettrait l'Inde entière sous 1s domination permanents des Hindous, et à ce régime, d'après ses propres paroles, "Lea Mahométana ns so soumettront jamais'1, Il exista donc un problème qui ne eauralt être résolu par le simple fait qu'on veut l'ignorer.Lo vlea-rol s'est efforcé de réunir les chef» du Congrès de 1s Ligue panlndo-maho-métsne et, bien qu'U n’alt pas encore réussi à établir uns entants antre eux, 11 déclare catégoriquement qu'U ne ceasera pas sas efforts en ce asna.En dernier lieu.Il y a la question de la défense de l'Inde qui pose un problème dont la solution n’eat pas facile.A 1s conférence de la Tabls ronds (Round Table) qui précéda la rédaction de la loi de 1935, il fut généralement reconnu, même par tes Hindous, que, pour quelque tempe du moins, la question de la dé< fense devait être considérée comme un sujet réeerwi, et en effet 11 eet difficile de voir comment 11 aurait pu en être autrement, car le Gouvernement de Sa Majesté na saurait placer fermée anglaise de l'Inde sous l'autorité exclusive d’un gouvernement Hindou responsable seulement qu'à un Parlement de l'Inde.La demande présentée par le Congrès en ce moment ne tient aucunement compta de ce problème, et cependant U eet Indiscutable que l'Inde ne pourrait i se défendre seule contre une agression de l'intérieur.En un mot, voue avez là dea éléments import rate du problème hindou.Il ne reste qu'à souligner le farlt que le Gouvernement anglais s'efforce dan* la mesure du possible de remplir la promesse qu'il a faite à l’Inde, et que Lord Zetland s répétée une fols de plus à la Chambre des Lords le 7 novembre, dans les paroles suivantes; "aldtr l'Inda par tous les moyen* à notre disposition à atteindre le plue tôt possible la situation que nous lui avona promise dans le Commonwealth de nations britanniques”.TROUPES CANADIENNES RENDUES AUX ANTILLES Le premier ministre vient de révéler aux Communes que des troupes cans d ten ne» ont été envoyées aux Antilles pour y remplacer une partie des troupes régulières britanniques qui s'y trouvaient stationnées mais que les nécessités de l'heure rappellent en Angleterre.Le contingent canadien, voyageant sous l’escorte de notre marine de guerre, eet maintenant en service actif là-bas.être prêts! Il se trouve encore chez noi voisin» quelque* aveugle» pour déclarer, avec le sénateur Vandcnberg, qu'ils t'op|H>tenl absolument au service militaire obligatoire en temp* de pan.Mai» le peuple américain, pour la grande majorité, a bien compris que, s'il est une leçon qu’il doit tirer de la guerre européenne, el de la stratégie el de» tactique» “Blitzkrieg'', c'eil celle-ci: qu’il eit fort probable que le temp* manquer* plutôt pour le* exercices militaire», une loi» la guerre commencée — surtout ii la force initiale est insuffisante et mal adaptée aux circonstance*.“Peu importe ce qui a pu être vrai autrefois”, lit-on dans la presse américaine.“l’entrainement militaire obligatoire est aujourd'hui inefficace, s'il n'a pas été commencé en temps de paix”.On eslime généralement, aux Etals-qu'il faudrait que le Congrès soit aveugle à la leçon la plut éclatante du conflit actuel, et fort négligent de ses devoirs, pour ne pas esquisser au moins, dès à présent, les grandes lignes du système d'entrainement militaire auquel on aura recours.Avant qu'un seul homme puisse être requis pour le service, on doit accomplir une formidable tâche d'organisa tion.Tous les Américains d'âge à servir dans l’armée devront être enregistrés, et l'on devra en même temps recueillir tous les renseignements les concernant.Car, aujourd'hui, une entreprise de ce genre doit être conçue plus soigneusement aue jamais par le passé.Personne ne doit être appelé sous les armes, par exemple, s'il doit mieux servir son pays comme habile mécanicien ou technicien spécis lisé.A l'instar de la Grande-Bretagne, les Etats-Unis devront dresser une liste des “occupations réservées"; car, ce qui est essentiel dans la guerre moderne, c'est que chaque homme' soit affecté à la politic où il peut rendre les services les plus effectifs.' Tout ce travail préparatoire, et lea organisations additionnelles, comme par exemple celle des bureaux de recrutement, tout cela demandera des semaines et des mois.Même si le Congrès est opposé s ce qu’on appelle actuellement un seul homme sous les armes, on estime qu'il serait sans excuse de ne pas mettre immédiatement sur pied toute la “ma chinerie" du système d'entrainement — soit: l’enregistrement, la collection des informations et leur classification, de telle sorte qu’à la discrétion du Président, les hommes pourraient être appelai dès qu'il en aurait beioin.Nombre de journaux américains sont convaincus de ce que le service obliga toire est une forme d'assurance que la crise actuelle rend indispensable.Les premières mesures destinées à jeter les bases d'un tel »v*''me d'entrainement représentent une pi.->e si minime en comparaison du danger couru, que ces jour naux croient qu'on serait inexcusable de ne pas prendre au moins ces mesures immédiatement.Rien ne sera perdu, au cas où ces mesures ne devraient pas être suivies de mesures complémentaires — soit; l'appel Volet quelques extraits de Mon Combat (Metn Kamjifi par Adolf Hitler: "La nature ne connaît pas de frontières politique*.Elle plaça las itraa vivant» le* uns à côté de» autres sur la globe terrestre, st contemple I* libre jeu des forces." (p.137.texte frsnçala des Nouvelles Editions Latines)."Personne ns peut msttra en doute aue Irxlstrnce de l'humanité n» donna lieu un jour à des luttes terribles.En fin de compte, l’Inetlnct de conservation triomphera seul, Instinct sous lequel fond, comma neige su soleil de mars, cette prétendu humanité qui n'eat que l’ax-pression d'un mélange de stupidité, de lâcheté et de pédantisme suffisant.” (p.137-158, id.) "Assurément on ne 1* fera paa volontiers (donner à l'Allemagne te part d* sol qui lui parait "nécessaire pour vivre").Mal» alors Intervient le droit de chacun à lutter pour son existence ; ce qui est refusé à te douceur, Il appartient au poing de conquérir." (p.140, td.) Les frontières de l'année 1914 «ont sans aucune valeur pour l'avenir de te nation allemande.Elles ne constituaient ni 1a sauvegarde du passé, ni une force pour l'avenir.Par elles, le peuple allemand ne pourra ni garder son unité Intérieure, ni assurer sa subsistence." (p.549, td.) "A ce propos, Je dois m'élever aveo te plus grande énergie contre ceux dea mauvaia écrivaine raciste» qui prétendent voir, dans une pareille conquête de territoire, "une atteinte aux droite aacrés de l'humanité" st s'en pour di- riger contre «lia leurs grttfonnsgss.Car aucun peupla na posaède Ici-bas un seul mètre carré de territoire en vertu d'une volonté ou d'un droit supérieurs." (p.«50451, id.) “Pas plus que nos ancêtres n’ont reçu en don du ciel le aol où noua vivons aujourd'hui ; ils ont dû le conquérir en combattent au péril de leur via.Ds mème, dana l’avenir, ce n'eat pas te gràcs "reciste" qui donnera à notre peuple le sol, et avec lui lea moyana d’existence, mais seule te puteeanee du glaive victorieux pourra l'obtenir." (p.«51, td.) n .I.k.¦!.¦—*^^^i .si nas ¦ Vomi par l’enfer "La plus hideux potsntet, le plus vil, le plus bu dt loue, un fou ds hatna st de rage vomi par l'enfer, comme on lui disait, en septembre dernier, de penser à l'horreur des musacre» at ds te guerre, répondait : "J’sl mol, tout à gagner à te guerre, st rien à y perdre." Rien, à peine un, deux ou trois millions des aaclavta aux ordres de ce maudit.Rlsn T Oui, eux seulement.Mais 11 est là, lui t II y gag ns, lui, tapi dans son antre blan caché, bien à l'abri, tissant dans sa bave Infernal* son cocon do mort et ds désutrs.Lui, I* plus lâche dee hommes.Berelt-c* usas d'enfoncer cent mille coûteeux dans te gorg» de ce démon, et de le couper *n cent millions de morceaux ?Non, trop peu encore.Que Neméels «'en charge et qu'elle le Tasse mourir dans Iss supplice» cent millions de fols, et remourlr encore et durant toute l'éternité de l’enfer."II n'a rien à perdre"! Caligula «et un bon garçon de petit fou, près ds es fléau sans pensée, sans conaclencs, sans coeur et aana âme.Tu n’a» rlsn à par dru, vermine Innombrable 7 SI, lea cent millions de cellule* damnées qui aont ta vie." — "André fluares, Nouvelle Revus Français*, mai 1940.aux armes —; mais li ce» dernière» me» ture» doivent être prise» — si le gouvernement américain y eit contraint par des événement» indépendant» de sa volonté — un tempi d'une valeur inappréciable aura été ainsi gagné.Jacques GAÜBOI5 CR6ES-MUSSE DE 34.06% DIUIDCIIBES—fllCIBE mOUIMT Années terminées le 31 mars GAGES i DIVIDENDES: 1939 $4,674,617 $1,465,642 1940 $6,266,719 $1,466,94?( Année terminée le 31 mars 1940 Valeur du marchandise» fabriquée» par la Dominion Textile Company Limited.$24,264,970 Coût de fabrication et de vente, excepté le* gage» aux filature».16,206,336 11 reste donc,.* 8,058,634 A rr.crnc ce montant le» employé» de» filature» ont reçu.$6,266,719 Et le» actionnaire».1.485,842 Solde.A ajouter: Revenu des placement» (moins l'impôt sur cette somme).7,752,361 $ 306,073 422,154 $ 728,227 Appropriation au fonds de pen- sion de» employés.$«50,000 Appropriation â U prime eur le» obligations et l'escompte.261,021 Réinvesti dans l'entreprise.*l7¦:¦ .:>.m :•: •.¦ .; ; .\v''Xv.' ••• ¦•• • ¦.aV.-x ;.y (P : .; ¦ ¦' :-v .¦: :>v’Wv:V-:¦ ïiè s/.a v/' - '-v i m mMWÊmÊÊé M i * m ' ' '•hi&ÿ' PP .mm Ü mmm Hi Plftl |PH K.: .;¦ p É paat ; % ;§fep$S i&VvA m m lit?; HRi Myi faveur de l'élaboration et du mairulcn des lois actuelles.Il est îecips que le public se rende compte de In véritable situation qui existe dans le {c-mjiefte du lait, et 3u'à son tour uvart a, )*• rnunlltnria 4 rharnplon fl** i u»- fjau df I afbna r.fj Ion (tant U* Uuriiui mfarm** a.vat«l ItlttlA't» ti Aile tliMMTO SOLUTION DU PROBLEME No 1*1 paru dan.te JOUR du 15 Juin L ¦ i i,rr*• d i rorpp "via grain A4;*'lif f O* tou if d«sur t Kn4 jil ItRiti »rî 4* !art*#f, r OpM-éltiv* •»*•» KH la U trop y ï C r L L t ¦ y E ï) i fV i E U R 1 E T K R V G I H 0 U I A c* ü H I H E S c L A U c sJ E A TT ¦ V L N E L £ N T R A C I E f U H f T H 0 M E y L A E 0 L E T r I M E U E R 1 si V 0 ;• d m i H M A I L % RI [Â| « A A L B i H 0 M C O G a E M M A U si lliL (J H I El H ¦ E A M M A E T E U T ,—Qut < ofi« »rn» la QUI t' r* atir 1* n( II » d* i A ! 1 *» f i f l U11v A Vf > fi* l>tiffe- he — Ai tk>n ou f — -4 'ouvriri jo 4 Ina ho* t Ufd lft .Ce qui ne — W j! rond'jlt 11 d *« 12 -Cerhltina 4* Ifs «elle r aoflirn » » Oh J MMr* ii frôla # » KH pltJl Vannai iront)** l’r«n»w If.MftrtlHK* m nt tout.t,\i,n vvr lit Plu\ n».lis*» Albert Meunier, Itimmitlrl.I* t) t 1 2121 to?fmm t# Ils sont £WA W U.I1M M «s.*2.*» m m.0.41 Produit* du Mticburt OMUkrta UaM.
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