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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 11 janvier 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1941-01-11, Collections de BAnQ.

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TANK DE 45me ANNÉE No 18 5 CENTS La lecture du JOUR e*l rigoureusement interdite aux imbéciles JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur - Fondateur : Jean • Charles Harvey FIEL ANS L ÀME .! Quelques milliers de Canadiens de langue française ont le courage de power.Quelques milliers seulement! Ceux-là, il faut les saluer bien bas.lis sont de ces hommes dont le Christ dirait aujourd'hui, s'il vivait ches „oué _ probablement dans Sa coudi* tion du persécuté - : “Vous êtes le K1 de la terre!" Seuls, au milieu d’un troupeau docile, dompté, domestique à l’extrême, ils ont déchiré le voile qui leur cachait les dures vérités; kuIs, ils tiennent en leurs mains viriles une garantie de progrès et d'évolution.Je ne parle pas ki de la masse du peuple.Elle est encore saine: elle n’a pas subi le sabotage intellectuel.Je parie d'une classe soi-disant instruite.Les esprits pensants, veuilles le croire, forment notre élite.Nous n'en avons pas d’autre.On ne fait pas une dite avec une armée de petits bourgeon conformistes, dont l’idéal su-prime consiste à exercer le métier de thuriféraires et à déployer, par des Îrédigés d'hypocrisie, des vertus que artuffe meme n'a pas égalées.Ceux qui pensent, ceux qui voient, ceux qui parient franc, ceux qui frappent les préjugés cristalieés au risque de s’y écorcher les poings, voilà les vérita-blés amis du peuple, car ils ont asses de conviction, de caractère et de sincérité poùr sacrifier leur tranquillité personnelle au salut de leurs semblables.Us ont renoncé à toutes les fades et déshonorantes consolations que peuvent offrir les hommes cramponnés à leur passé, à lèum privilèges et à leurs faux dieux.liÜPsont mal vus dea sots, redoutés des filous honora-Mes, haïs des médiocres.Pour les combattre, on n’épargnera ni le men-ronge, ni la calomnie, ni Je dénigrement.Toute la meule des impuissants Mtisfoits sera lancée contre eux, et a'ils n'avaient une énergie surhumaine tt des nerfs d’acier, ils ne pourraient entendre sans s’affoler les aboiements de tant d'ennemis.S’ils tiennent bon, c'est qu’ils savent que le triomphe de leur» idées dépend de leur perse vé-ronce et de leur ténacité.Us s’habi-tuent à mépriser la haine, à ignorer h calomnie, à regarder avec un dédain tranquille Je* petiteases et les mesquineries d’une société destinée à succomber sous le poids de sa propre bétiae.Mais l'animosité de l’eaprit petit-bourgeois n’est pas facile à désarmer, surtout cites nous.On a dit que l’un des défauts les plus cultivés au Canada français était la jalousie.Les plu*^ impitoyablement dénigrés, déchirés, couverts d’opprobre, dans le Canada français, sont sans aucun doute ceux qui font le plus honneur 4 leur nationalité.Contre eux, la Persécution va jusqu’au sadisme.Je n?*uw P»* loin de croire que, Je jour on notre peuple aura donné au 01 un génie capable de s’imposer * I univers, ce jour4à, le martyrologe comptera un saint de plus.Je me souviens comme d’hier de ce *oir mémorable de l'année 1911, alors que les dernières dépêches nous apportaient de façon définitive la nou-'elle de la défaite de Wilfrid Laurier, -e fut presque un délire de joie, dans “Petit cercle des âmes pieuses au nnlifu (lesquelles je me trouvais.En-semblait-on dire, nous l'avons le miserable! On était content de voir compatriote tombé, et même torn-c *ous les coups d’un “Angfas”.billet L’ENVIE Un nain passait prés d'un homme aux fortes épaules, St Us pygmée eut dans les yeux un feu d’enfer : "Dieu, dit-il, est injuste”.Et il cracha dans l’air.L’iphèbe s’en allait chantant un refrain drôle.Un triste laideron, croissant une beauté, Pense en son coeur amer : "Bien moins belle que sotte, Elle n’est propre à rien qu'au métier de cocote.” La sirène au teint blond sourit dans la clarté.Un pédant rencontre un poète génial Dont te front lumineux se gonfle de pensée : "L’orgueil perdra, dit-il, cette gloire insensée.” Mais le vers immortel vainc le monde banal.Une dme timorée a dédain du courage.Malheur, dit-elle, A ceux qui s’exposent au péril! Et quand elle est terrée en son nid de souris, Le héros au bras dur triomphe sous l’orage.L'eunuque méprisé déteste les amants, Car son désir est plein de visions obscènes, Et il convoite en vain l’inaccessible scène, Mais le bonheur est là qui dresse ses bras bhincs.Il y aura toujours, des laids, des nains, des lâches ! Ailes votre chemin, sous le baiser divin, Vous que le sort combla de génie et de ri# San-» vous que deviendraient toutes les autres tâches » J.-Ch.H.Administration et rédaction, 180 est, rue Sainte-Calherine (suite 44), Montréal Case postale 20, Station “N” — Tél.*PLaleau 8471 Sun Vallnjr Fana 11 Janvier 1941 Aussi longtemps que les choses iront system atiifu ement mal, je continuerai systématiquement à dire qu’elles no vont /mis bien — Henri ROCHEFORT Rédacteur en chef: Eniiie-Cliurle* Hamel Pourtant, Laurier est la personnalité la plus forte, la plus intelligente, la (dus bienfaisante et la plus attachante que notre “race" ait fournie à la politique canadienne.Hélas! On le trou-vait trop grand pour nous.Le petit-bourgeois hait la grandeur partout où U la sent.Rien n’est changé depuis.On n'a pas encore oublié Oliver Aaselin, je l’espère.H fut sans aucun doute une des plus belles intelligences et une des plus fortes plumes que notre pays ait données au journalisme.Aaselin a été tué par les siens.Je pourrais multiplier les exemples.Dam la politique, tant au fédéral qu’au provincial, ce sont nos hommes les plus valeureux, les plus respectés du reste du pays, les plus sincères, en un mot, ceux dont nous devrions tirer le plus de fierté, que l’on couvre sam cessé des accusations les plue viles et les plus sales.Nos superpatriotes, qui sont les plus prompts à brailler partout leurs mots à effet: “Racé, sang de nos pères, gloire des aïeux!’’, soin le plus souvent à la tête de toutes les croisades qui ont pour but de descendre un “national".C’est de leur clan surtout que partent les flèches empoisonnées contre quelques Canadiens de langue française qui ont commis le crime de s'élever un peu plus haut que les autres dans les affaires, l’industrie, la finance, le commerce, la société.Je repasse de mémoire quelques noms remarquables.Nous avons eu, nous avons encore, «u milieu de nous, quelques hommes supérieurement doués, cultivés et aptes aux plus grandes choses.Ceux d’entre eux qui ont réussi à éviter l'anathème sont ceux-là seulement qui otit abdiqué ou qui, en d’autres termes, se sont réfugiés dam l'hypocrisie pour mieux gagner leur vie.Ils ont eu assex de sens pratique pour sacrifier leur talent, leur idéal, leur véritable mission, afin de ne pas choquer les susceptibilités de la médiocrité et de se faire pardonner d’avoir péché, un jour, par excès de supériorité.Les autres ont résisté à la tentation.Iis ont eu cette ineffable consolation de vivre conformément à leur nature, à leur conscience, et d’apaiser ainsi leur soif de vérité; mais tous ils ont été mis au ban du troupeau et relégués parmi les brebis galeuses.Ils gardent malgré tout des milliers d’amis.Les coeurs droits et les esprits clairs les admirent et les envient.Ils marchent ainsi dam des remous dé haine et d’amour.Et c’est leur récompense.Les conformistes et les clriens couchants n’en auront jamais autant.On aura beau couvrir ces courageux d'insultes, on ne les empêchera pas de grandir.Les autres seront oubliés, ils ne seront que cendre et poussière, mais eux, quand ils auront donné sans faiblir l'exemple d'une vie droite, intelligente, féconde et toute faite d’honneur et de sincérité, ils laisseront derrière eux une oeuvre qui leur rendra témoignage.On aura fanatisé contre eux une jeunesse trompée, mais n'oublions pas que les jeunes ont Je privilège de l’avenir, et que demain s’éveillera en eux, à la lumière des fait», la vérité, toute la vérité.Eh bien, c'est cette jeunesse, crovez-le, qui élève toujours le monument de la reconnaissance aux persécutés et qui venge ainsi la valeur et les services méconnus.Jean-Charles HARVEV Un nouvMU centre de «ki à Vtl-Morm, dans les Laurentides.(Voir, en page 2, 1‘article, de Jean D'Argey : "Soleil — Neige — Vic"J ROOSEVELT ENTREVU PAR UN FRANÇAIS Nous n’avons jamais vu le Président Roosevelt.Nous n’avons jamais manqué de l’écouter chaque fois qu’il a parlé à la radio.Nous avons naturellement suivi par les journaux, sa vie depuis une dizaine d’années, dans les domaine# politiques et sociaux.Nous avons beaucoup lu ce qui s’est écrit pour et contre Jui, durant les deux dernières campagnes électorales, (1936-1940).Nous avons été témoins de sçs succès et de sa popularité à New York, au soir de sa ré-élection en 1936.Une voix chaude, sympathique et sans emphase.Une diction précise.Des phrases courtes rendent le Président compréhensible à tout étranger qui l'écoute.Nous avons connu sur le vif, la situation économique du Peuple américain de 1929 à 1933.Et nous avons admiré l’Homme qui tentait de faire quelque chose d’osé pour la Masse Humaine qui lui avait fait confiance, qui l’avait élu.Le "New Deal” n’eut pas l’heur de plaire à tout le monde.C’était inévitable.Certaines critiques étaient peut-être justifiées.Il n'y a rien de parfait sous le soleil, tout évolue, même les équi-• noxes ! — Le New Deal a été surtout attaqué par ceux dont il touchait les intérêts.Et cependant, la politique du Président Roosevelt a probablement sauvé tous ces gens-là d’une révolution dont les répercussions eussent été funestes au monde entier dans les circonstance» actuelles.Le "New Deal" nous a rappelé un entretien à Paris, durant l’automne 1917, avec le grand promoteur de la Çie Générale Transatlantique Française, M.Eugène Pereire, alors un vieillard au regard profond et lointain.Debout devant ses fenêtres donnant sur le parc Monceau, il nous disait, “Allez ! Mon jeune Ami, la guerre va finir, mais si nous ne savons pas donner assez, on nous prendra tout.” Le Président Roosevelt, sous une bon-hommie extrêmement captivante, a un sens aigu des réalité*.Sa conduite politique des dix dernières années a été profondément humaine.Servi par une lumineuse intelligence et une intuition très développée par la réflexion, il passera à l’Histoire comme un Grand Honnête Homme.Nous ne croyons pas exagérer en disant qu’il est actuellement le plus grand Homme d'Etat du Monde entier.Le calme relatif et la stabilité politique de la Constitution des Etats-Unis permettent à leur Président d’étudier plus sagement et plus profondément, les problèmes sociaux et économiques.En retrait de cette Europe turbulente et constamment perturbée, il a des bases de comparaison et d’étude que ne possèdent plus les hommes d’Etats européens.Le Président Roosevelt s’est astreint à une discipline physique fort courageuse.Il s’est consacré davantage à l'observation, à l’examen et à la réflexion.Il a regardé évoluer les hommes.Il les a jugés dans le calme, suivant toutes leurs réactions.Il n'a pas d’illusions à leur égard.Durant son long séjour à la Maison Blanche, il a appris à les manier et à les manoeuvrer.Il est incontestablement, un meneur d’hommes de premier ordre.Nous sommes persuadés que sa volonté d’obtenir un troisième terme à la Présidence n'était pas dictée par une simple ambition politique, mais par l’angoisse de Ja situation et de ce qu’il sait et voit tout.On peut être l'adversaire du Président Roosevelt, mais jamais son ennemi convaincu.Son bon regard et sa voix per- suasive réduisent les pires mauvaises volontés.En dehors de cette aisance que donne l'atavisme social, il possède cette très belle simplicité que l’on n'acquiert qu’après avoir “tamisé” tout ce qu'jl y a de futile dans nos attitudes, nos vanités et notre orgueil.I jc tact du Président et son sens de la mesure sont les qualités dominantes de tes causeries à la radio.Naturellement tout n'est pas rose dans le métier de Président de» Etats-Unis.Lorsque M.Roosevelt rencontre des obstructions, des incompréhensions, alors, il disparaît, il se tait, il attend.Mais au préalable, il a lancé l’“idée" comme une semence, et elle germe.Lors de la capitulation de la France, le Maréchal Pétain lui adressa une lettre personnelle à laquelle il n’a jamais répondu.Toutes ses conceptions morales se dressaient contre un acte qu'il 11e considérait pas digne d’un Pays ayant le grandiose passé de la France.Il attend.Le Président Roosevelt personnifie pour nous, l’Amérique et sa belle et large conception démocratique.Dans son discours du 29 décembre 1940, il définit avec une froide énergie, la position honnête de son grand Pays, en regard de la fourberie dévastatrice des dictateurs perdus d’orgueil.II a déjà dit et répété que les cessions de matériels à l’Angleterre ne _ constituaient plus des opérations commerciales.11 s’agit du salut public.C’est un grave avertissement.Jars temps sont révolus.Si nous voulons avoir droit aux libertés démocratiques, nous devons être honnêtes et retrouver un droit aux libertés démocratiques, nous devons être honnêtes et retrouver un esprit civique fourvoyé du haut en bas de toutes les classes sociales.Suivant ce Colonel Américain, retour de Londres, et qui parlait après un déjeuner, à un groupe d’homme» d'affaires de Wall Street, la démocratie d'après guerre ne devra pas être un "cream puff democracy.” Sans quoi, nous irons à une catastrophe mondiale dont nous serons incapables de limiter les dégâts.M.Roosevelt a demandé aux Américains de pousser à la limite, l’effort dans le rendement, et de ne pas se soucier des répercussions économiques qui pourraient surgir par le fait de l’arrêt brusque des hostilités, Lorsqu’il demande un effort suprême, il s'adresse autant à la main d'oeuvre qu'au capital.Chacun a ses droits, ses devoirs et ses responsabilités.Le Président a été le grand ouvrier, le tenace artisan de cette tâche qui consistait à sortir scs 135 millions de compatriotes du marasme créé par les répercussions de la guerre 1914-18.II connaît toutes les données du problème, il a en main les éléments de la solution, soyons assurés qu'il saura le résoudre.Nous ne doutons pas que dans le calme de ses retraites, tant à la campagne qu’à la Mer, M.Roosevelt ne travaille à l’élaboration d'un programme social et économique d'après-guerre, digne d'une vraie démocratie, c'est-à-dire d'un état social qui doit fournir du travail, c’est-à-dire des moyens d'existence à tous scs membres.Continuant la marche inéluctable vers l’Ouest, le sceptre de la Civilisation est abandonné par l’Europe vieillie aux mains de l'Amérique jeune.Nous sommes persuadés que si le T rés Honorable .M.Churchill peut gagner la guerre, le Président Roosevelt saura Sept Mystères\du Destin de l'Europe ¦ C’est lui document que le dernier livre de Jules Romains, document d’extrême intérêt, qui éclaire d’un jour tout particulier tant d'événement» qui ae «ont déroulé» en Europe, depuis la nazificatiou du Reich jusqu’à l'écroulement de Ja France.Romaine fait de l’iiietoire, dans Stt pi Mystères du Dent in du P Euro [tel mai» il fait de l'Iiietoire comme seul «ait en faire un grand romancier: en attachant au facteur humain toute son importance, en le mettant résolument au-dessus (le toute* ce» considération* qui n’ahoutiment qu’à enrichir de quelque* date* le* inunuol*: en déployant, aussi, une psychologie que ne, saurait montrer l'iiislorien de carrière, en échappant à la *écherc*»c coutumière et pour ainsi dire professionnelle de celui-ci.L'hi*tnrien truite l'hi«toire comme une matière morte, désormais figée eu de* forme* immuable*; le romancier la travaille comme une mutière vivante, sujette à de constante* transformation», et subissant mille influence* qu'il s’ugit de déduire et de déceler, si l’on veut comprendre In pourquoi de* événement*, en découvrir le sens véritable et les conséquence* probables.Romains nous fuit sentir jusqu’à l’angoisse combien le caractère d’un Daladier, d’un Gamcliii, d'un Léopold III a pu donner aux événements des derniers seize mois une orientation déconcertante; précipitant, peut-être, ce* catastrophes que nul u'avait prévu .En de* raccourci* saisissants, il présente le Mystère anglais, évoque le* hésitation* incompréhensibles, le» atermoiements timoré* de eertain» chefs britannique* de* dernières années; il po«e le troublant problème qui tant de foi» a confronté le» dirigeants français, dan* leur# relation# avec leur principale alliée, lu Grande-Bretagne.Le Mystère nazi à son tour e#i étudié, et il s’y greffe le Mystère lliblien-trop et (au.Enfin, c'est 1111 magnifique chapitre d'histoire contemporaine que Romains a écrit, quand il répond à la question: Qui a smtvè lu Easrisme}1 Et pourtant .que n's-t-on dit de ce livre! Déjà, alors que se* différents chapitre* paraissaient en urticle» duns le Saturday Evening ht si, d'aimable* critiques «'aiguisuieut griffe* et crocs pour le mieux lacérer dès «a publication eu volume.L'uigreur de quelque* commentaire* indiquaient à quoi il fuudroit s’attendre.Tous le* motif* ont paru bons pour multiplier les reproche* et pour dénigrer davantage l’oeuvre et Vautcur.Oubliant que le vrai peut bien être parfois plus invraisemblable que la fiction, il s’eu est trouvé pour crier à l'invraisemblance —* et partant, conclure à lu fausseté — devant certains épisode* qui ne cadraient pas avec leur conception étroite, conventionnelle de la vérité.La coutume est assez répandue de croire qu'une chose c«t vraie quand il est de convention de l'estimer telle; dès que ce* notions admise* «ont bousculée», on eat perdu! Certain* ont trouvé à redire lorsque Romain* nous u entretenu* de son intimité avec tel homme d’Etat, avee tel chef militaire; c'était cependant pour lui reprocher ensuite, k propos du Mystère anglais, de n'avoir guère rencontré, à Londres, de |»er«niifiaUtc* de premier plan, si ce n'est Harold Nicolson, qui n'u d'ailleurs pas joué un très grand rôle politique , ., On n’est pas plus logique! Il s’est trouvé de nos compatriote* pour suivre cet exemple, et reprocher û Jules Romain# de s'attaquer k l'Angleterre data ce même Mystère en» gluts .cela, après «’en être violemment pris à lui parce qu'il» le •jugeaient trop pro-brilantiiqnc à leur gré ! Hélas! on n'est pas mais ou c»l de mauvaise foi .ou l’on ne suit pas lire! Romains écrit en effet, au chapitre mentionné, uprè* avoir évoqué la «tir-prise avec laquelle \\ lndimir d'Or-nu-son et lui avaient appris, eu juin Emile-Charles HAMEL - (duns A la page ê).— Nos interviews \ interviews Le prince Abdulla ben Aïad m'a dit.gagner la .Maurice QULDRUE Un de» résultat» de la .pierre, des persécutions, de* mauvais traitements, de la crainte, en un mot, de la malice de* homme», c’est de chasser d’un pays à l’autre, d'un continent à l’autre, tin grand nombre de personnage» remarquables.C'c#l ce qui nous vaut, à nous, habitants de la paisible et heureuse Amérique, la rencontre de maintes célébrités.La guerre est toujours une chose horrible, mais elle a parfois de ce# compensations, Par exemple, la lutte stupide faite aux intellectuels liberaux de l'Allemagne a valu aux Etats-Unis un Thomas Mann, un Einstein et bien d'autre*.De même, le sauvage envahissement de la France par le* Hun* moderne» a poussé vers nou bords nombre d'écrivains et d'artiste* que nous n'espérions pas voir de si tôt en Amérique, (.elui qui m'aurait dit, il y a deux ans, que je connaîtrai* Jules Romains en personne et que je me lierai# d’amitié avec lui, aurait semblé se payer ma tête.Nous vivons une époque où toutes le* *urpri*«# sont possible», le* bonnes et le» mauvaises.Mais celles-ci sont bonne*.Un jour de la semaine dernière, jetais en train de dactylographier mon premier-Montréal, quand jc reçu# un appel téléphonique: — Ici Je prince ben Aïad, de 1 unis, Jc ne compris pas tri** bien tout d’abord.Je fis répéter.—prince ben Aïad.Ne vous étonnez pas si jc vous appelle.J'ai lu votre journal plusieurs fois depuis mon arrivée au pays.C'eut une heureuse découverte pour nous, croyez-le.J’acceptai le compliment le plus modestement possible, mai* je ne pus m’empêcher d’éprouver une vive satisfaction à la pensée que, de tous les journaux et périodiques écrit* chez nous en français, le Jour pût offrir, au double point de vue langue et pensée, la lecture la plu* saine et, je dirais, ja plus digestible.Le# Européen* et même le* proebe-orientaux cultivé* savent nous en rendre le témoigna ge.Je ne pu* résister à la curiosité et je demandai un entretien avec le prince.Abdulla ben Aïad?heu Aïad?J’ai déjà vu ce nom-là quelque part, nie disais-je.I! me souvint même d'avoir, parmi me* vieux papier», cer- taine» pugew (Je revue* ou de journau* où il était question d’une très an* vienne famille musulmane .Do retour û la million, je fouille dans nie* paperasse* et je découvre une feuillu de revue, où, sous le titre, La question syrienne, je lis le* ligne* suivantes: “Claude Farrcre, le célèbre orientaliste ., désigne l'élu de* tiopulu* tion* syriennes: le prince Adil Ben Aïad .La personnalité du candidat est une garantie contre tou* le# malentendu* et mécompte* futurs.Il a l'affection de# indigène* et possède Ja confiance de la France .1st prince Adil ben Aïad, descend do» Omcya* des, ancien* rois de Syrie.Sa brandie paternelle a fourni, depuis plusieurs siècle*, de* ambassadeurs et des homme* d’Etat en Tunisie, en Orient, eu Europe et surtout à Paris, C’est un lien Aïad qui fit don d’un splendide berceau, enrichi de pierre* précieuse», pour le petit prince impérial Louis.Ancien élève du lycée I/Ouis-le-Crand et de la Faculté de Droit de Pari», le prince nourrit, à l’égard de la France de» sympathies si sincère# que sa vie s'est écoulée entre le ('.aire et Paris .I,a fidélité dan* l'attachement à la France est une de* traditions de cette noble famille." Une autre revue, Les Potins du Paris, parue dans le même temj»*, contenait ce passage: “Ce prince, descendant direct des fondateurs de 1j dynastie égyptienne et des Khalifes Omeyadcs, s’appelle Adil ben Aïad et est pour Je moment, le plus parisien des souverain* orientaux.Il habite eu effet un somptuux appartement de Pa*»y, avec sa femme, — qui est sa propre cousine et la nièce du roi Fuad d’Egypte — et quatre enfant# ravissant*." Enfin, le Hullèlin Officiel du Comité “France-Orient”, janvier 1929, publiait, *ur les Omeyades, une rote historique dan* laquelle on démontrait que la dynastie de# ben Aïad en Oient remontait au sixième siècle de notre ère.I#» ben Aïad eurent deux règnes, celui de Syrie, de 540 à 1146, et celui de Murcie, de 511 à 1146.Armé de ce# documents, je me rendis chez le prince ben Atari de Tunis et lui demandai si le» article#, J.-Ch.H.(Suite a pvix européenne, traité que non seulement nous vouions respecter aveuglément, maie au sujet duqfuel nous n'avons qu’un désir: celui de le voir se prolonger et se renouveler constamment, alnai que de i tsserrer noe relations d'amitié qui ne cesseront d'y trouver us nouvel aliment.Nous avons tait cela bien que nous renoncions ainsi, par exempte, définitivement à rAVmce-Lorrotne, pays pour lequel noua avons fait Jadis deux grandes guerres, Mais nous avons voulu épargner pour l’avenir, particuliérement à notre peuple allemand, de nouveaux sacrifices sanglants.Nous sommes convaincus d’avoir ainsi rendu la plus grand service non seulement à notre peuple, mais encore eette région frontière." — Hitler, au Reichstag, 31 mal 1983.Le prince Abdulla ben Aïad m’a dit.¦ — Suite de la première page —— cités j»iu* haut, le concernaient.Il me répondit: — Le prince ben Aïad dont il a élc question, il y a quelques années, comme roi de Syrie, eat mon neveu, il a épousé la cousine du roi Farouk d’Egypte, actuellement régnant.Je me trouvais en présence d’un oriental très racé, affable, simple comme le sont tous les grands seigneurs.I)és mon entrée, il m’avait présenté â sa femme, la princesse ben ATad, d'origine anglaise.Puis nous nous mime* à causer comme de vieux amis.Son Excellence vit fort modestement, à Montréal.Arrivé ici il y a quelques mois déjà, il a dû laisser en Angleterre toute sa fortune.On sait qu’il n’est pas facile d’obtenir l'exportation du capital anglais dans un temps pareil.Mais le prince n’en a perdu ni son sens de l’humour ni sa bonne humeur.Fils du général Mahomed ben Aïad, reconnu pour les services qu’il rendit à la France au siècle dernier, U a voyagé dans tous les pays musulmans.Très longtemps employé dans la diplomatie, il a connu personnellement Lyautey, Wey-gand et Pétain, dont il dit beaucoup de bien.11 a connu, plua récemment, le général de Gaulle, chef de la France libre, en qui il a beaucoup d’espoir.Pas un plus que lui ne désire la jonction et la coopération Wey-gand-de Gaulle.— Que pensez-vous du maréchal Pétain?demand ai-je.— C’est un honnête homme et un grand soldat ^lit-il.J’admire le sacrifice qu’il a fait quand il a accepté de diriger les destinée» de la France dans un moment pareil .Mais c’etl un militaire .-Est-ce un défaut?— f.’e*t une grande qualité, mai» je ne crois pas que le métier de soldat soit compatible avec la politique.Pensez à Clemenceau .Mais parlons d’autre chose, voulez-vous?Evidemment, le prince ne voulait pas se compromettre sur ce sujet, mais je devinais bien sa pensée secrète.-Avez-vous visité Paris avant la capitulation?— Oui, dit-ii.Cela me fait mal au coeur d’y penser, car j’ai, dans la France occupée, des fils dont je suis •ans nouvelles.Je vous dirai toutefois que je suis allé à Paris avant la guerre.J’ai vu le Quai d'Orsay dans un désordre épouvantable.Je devais rester trois semaines à Paris.J’ai pris la fuite.Tout en causant, j’apprends que le prince ben Aïad a pris part au coup d'Etat de Mustapha Kémal, en Turquie, qu’il a connu Venixélos dès les débuts de sa carrière, qu’il a traité avec tous les chefs arabes et qu'il était, là-bas, une puissance.* Une anecdote particulière vaut la peine d’être racontée.Il s'agit du fameux agent anglais, Lawrence d'Arabie."Je me trouvais, dit Son Excellence, •nr la terrasse d’un hôtel du Caire, quand je vis un inconnu qui me semblait de la noblesse arabe.11 parlait admirablement notre langue.Je n’arrivais pas à le situer par son langage.Car, vous savez, U y a plusieurs sortes d'arabt*: on le parle fort bien en Arabie et en maints endroit# de la Turquie.En revenant ver» 1 Ouest, la langue perd sa qualité.En Algérie, c'est déjà iui charabia.Or, mon inconnu pariait «ans aucune caractéristique .Vint à passer un officier en uniforme anglais.Instinctivement, l'inconnu salua à l’anglaise, en portant la main au front.— Diable, me dis-je, un Arabe ne salue pas ainsi."Quelques minutes plus tard, il entra dans le bar de l'hôtel.Je me fis encore la réflexion qu'un Arabe ne va pas boire ainsi.La curiosité m’emportant, je le suivis dans le bar et m'approchai de la table où il sirotait un whisky.— Vous n'étes pas un Arabe, lui dis-je."Il se contenta de sourire.Puis il se mit à causer de pluie, de beau temps, de sport, de n’importe quoi.Il était fort aimable.Je voulus aborder la question politique.Il se mit un doigt sur la bouche: “A demain les affaires sérieuses'’.Et presque au même moment, il sortit.Plus tard, je voulus le revoir.Il n’était déjà plus au Caire.Et quelqu'un me dit: — Lawrence d’Arabie «t disparu."Le brave agent parcourait ainsi tout Je- pays.Sa puissance était illimitée.11 avait su se convertir en véritable noble Arabe, et, en outre, il •avait comment se manient les grands, surtout en Arabie.Pas un autre que lui, durant l’autre guerre, n’aurait pu réussir ce qui ne s’était jamais vu: la révolte de l’Arabie contre ses maîtres traditionnels." Le prince sourit puis ajouta : — Il faut dire que Lawrence avait le pouvoir de faire un chèque de 250 iftille livres comme un autre en ferait un de dix dollars.J’ai donc passe une lieure agréable entre le prince et la princesse ben Montréal, samedi 11 janvier 194^ façon Aïad.C’est une d'étudier un peu .clurnu^ ,a P-Ographie n l'histoire a line époque ou {’UBt " l’autre se font et se défont.C«t .J! une excellente façon *0*j d’écouter L roman ou plutôt les romans d’une v£ J-Ch.H.du camouflage L'expression "te théâtre de 1* prend maintenant un nouveau sen*, ^ Rosa L.Shaw, dans L Ovale C-I-L d* y.cembrs, car l’art du camoufla*# rscejr en effet aux principes de la ‘ pour csler Iss mouvements et lea positif, des soldats, de l’équ'psment et de rests, lage ds guerre.Couleurs, dessins, v OU?QUI?COMBIEN?& t D n’est guère de eitoyen canadien — homme ou.femme—qui ne devra supporter sa part du fardeau des frais de guerre cette année.On comptera un million de nouveaux contribuables.Le Gouvernement tient à la disposition des contribuables dont l’impôt aur le revenu est considérablement augmenté un plan de budget personnel.On demande aux Canadiens de contribuer de bon gré à la poursuite de la guerre.En payant régulièrement votre impôt sur le revenu, vous faites votre part pour accélérer la production du matériel de guerre et noua rapprocher du jour de la victoire.Etablissez le montant de votre impôt et prenez vos dispositions pour voua acquitter ponctuellement.Prenez le moyen le plus facile: payez par versements et économisez des intérêts.Conservez cette page à titre de renseignement.D "*HE?*" CE REVENU?\^\*rX>x.Si vous êtes célibataire J-VA /j sans charges de famille et si votre revenu a excédé S760 en 1940, vous êtes assujetti à l’impôt général sur le revenu.Si vous êtes marié sans charges de famille et si votre revenu a excédé 31600 en 1940, voub êtes assujetti & l’impôt général sur le revenu.Si vous êtes marié et si vous avez des enfants, vous avez droit à une exemption de $400 par enfant ou petit-enfant à votre charge en plus de l’exemption de 31600.NOTEi—Outra l'ImpSt général tur la menu, votra revenu rat frappé de l'ImpAt de la béfeius Nationale, uni exemption il voua Itae célibataire et el votre revenu dépaue 1600 ou ti voue être marié et U votre revenu excède » Nombreuses vedettes engagées pour donner “Naughty Marietta La direction de» Variété» Lyrique» a groupé plusieurs vedette* pour eon premier spectacle de 1941, “Neughty Marietta”, verelon frahçalee de l'oeuvre de Victor Herbert.En effet, cette comédie musicale noue ramènera la pétillante Olivette Thibault, le sage el magnanime Robert Dupuy, la sympathique Caro Lamoureux, l'irrésistible Henri Poliras, l’élégant Lionel Dau-nais (dans un double rôle), le comique Rosslre Phsrand dsns un rôle à sa taille, Paul de Vassal, le svelte Noël de Tilly, la douce et frêle Cécile Vandette, et Adrien Lachance dan* lo rôle du capitaine Richard (Dick) Warrington, son premier grand rôle'aux Variété» Lyriques.On verra aussi les gentilles Gisèle Phsneuf, Olsèlc Oils et Harmelle Co-meau dans lea rôlea de Fanchon, Nanette et Féllce.“Naughty Marietta" demande beaucoup, et les Variétés savent répondre aux exlgencea.Chacun à sa place et une place pour chacun, A propos d’exigences, "Naughty Marietta” a exigé des droits spéciaux pour la création française mondiale, droits que l’on n’a obtenus qu’a-près de iongt/es démarches.Dea décora d’une conception originale occupent encore les techniciens de la acène, ainsi qu’un éclairage nouveau que le metteur en scène est à mettra su point, des choeurs augmentés et une mise en scène spectaculaire.Tout est déjà en mouvement aux Variétés Lyriques pour la présentation du premier spectacle de la nouvelle anné/.‘, les 23, 24, 20 et 20 janvier en soirée.Egon Petri et Fritz Stiedry aux Concerts Symphoniques Le prochain concert donné par la Société des Concerts Symphoniques de Montréal, aura lieu mardi soir, le 14 Janvier 1941 è l’Auditorium du Plateau.A cette occasion la Hoclété est heureuse de présenter deux artistes que ' le public montréalais a eu In plaisir d’applaudir l'an dernier, le Docteur Fritz Htldry et Efron Petri, planiste.Le Dr.Stiedry obtient en ce moment un succès éclatant avec son orchestre des "New Friends of Music” qui sont acclamés A l'unanimité par la presse américaine, Egon Pétri commença scs études musicales en prenant des leçons de violon dès l'Age de cinq ans.Il étudia ensuite le piano, la composition, le cor et l’orgue.A l’Age de vingt ans, encouragé par Pederewskl, et ftusonl, Il décida de devenir planiste.Depuis lors, en récital et comme artiste Invité arvec les plus grands orchestres d'Europe et d’Amérique, 11 parcourt le monde et est devenu un des plus grands planistes du siècle.CONCERTS Symphoniques Mardi soir Il janvier HMI Chef d'orchestre FRITZ HTIKDRV holiste; KQO.Y l'RTIII.planiste The Montreal Orcheitra ( hef tl9«trrhentre Douglas Clarke Dimanche, 12 janvier à 3 h.1) p.m.Théâtre H IS MAJESTY’S l'KODHAMWE mtAIIM» fcrmpbnal* .%» 2 ConfeHn \a 2 |H«r pIura LKOKAKf) .SlfUBE Frlxi t6r, 07r, 05c.SI-1*1, *2.1» TAXK INCLUSE ENCORE DES PREUVES jamais plut agréables meuagert.plut convaincant! et plui convaincus ) Ils lonl allé! dite à noi couiim de là»bai, qu’ici, au Canada, on ie louvienl.Mais leur» yeux rayonnent d’une joie d’artiile, fraîche comme une joie d’enfant, quand ib racontent l’accueil que leur fit la France loute entière, elle le! a acclamé», féléi ; partout où ili onl pawé, ce fui un triomphe.Et quand, invité! à chanter à Notre-Dame envahie el bondée à craquer par tout Paru, ili ont senti leur coeur »e contracter d’émotion “et quand” me dit O’Brien “j’ai entendu leun voix monter veri les hautes ogivei et s’épandre dam l’immense cathédrale, j’ai éclaté en isn-gloti.” Le» Français onl compris mieux que nous la valeur de cel ensemble, eux si avertis et si difficiles en matière artistique, mais justes et impartiaux, ils ont reconnu la valeur incontestable de notre Quatuor.Mais nous, les avons-nous écoutés vraiment une seule fois, leur avons-nous pemps de se faire entendre dans leur répertoire ?Non, nous n’avons entendu d’eux que quelques pièces, et rarement* dans une ambiance favorable.Voilà des artistes que Radio Canada devrait présenter toutes les semaines dans un récital de morceaux choisis par eux.Il ne s'agit pas là d'un encouragement à donner à des Canadiens ; c'est plus encore, il s'agit de répondre à un besoin que tous nous éprouvons d’enfendre de la musique qui calme, qui repose nos nerfs tendus, qui soit quelque chose de beau, de bon et de sain.CANADIEN ABAT T • Toute image raconte une histoire! Il y a un moment, cea verres étaient tous pleins d'un* bière moelleuse, piquante, mousseuse, (oui, vous l'avez deviné) Pleins de Labatt—la bière dont la saveur s'attarde agréablement sur le palais.Et maintenant, 10 personnes de plus viennent d’adopter la Labatt.Et ainsi de suite: la formule originale de l'india Pale Ale, les qualités de l'eau de puits nro» fonde de London, le vieillisse» ment long et soigné de la Labatt .tous s'unissent pour continuer A faire une bière qui s'attire des amateurs d’une façon inimitable.Soyez un amateur vous auisil wW»»W»fW*"WW ¦ WW ¦ •IWpflWf» W LABATT.m ceéf* pm pAn Mardi mir à 10 h., CKAC, CULT, CHLN, CKCII ''Les Amours de Ti-Jos” “La Flambée99 au Monument le 16 L’Alliance Artistique, qui débuter* I* 18 Janvier dan» “La Flambés”, au Monument National, présentant cette pièce da Klstomaeker» nvee Fred Harry et Jacques Auger pt néglige rien pour offrir un spectacle de première qualité.Cette nouvelle troupe comprend plusieurs artistes de la radio et de la scènè bien connu*.Fred Harry et Jacques Auger, vétérans des meilleurs jours du thé-étro à Montréal, forment une équipe d# premiere choix et donneront k l’Alllancs Artistique un essor qui l'aidera à passer à travers les nombreuses difficultés d'une première saison.MM.Haul L'Anglais et Marcel i’iovoet travailleront de concert pour assurer a cette troupe tout ce dont elle aura besoin pour s'affirmer.Il y aura deux autre» représentations de “La Flambée” les 19 et 19 Janvier, en soirée, avec une seule matinée, le 19 Janvier.En plus de Fred Harry et Jacques Au-ger, qui dirigeront la troupe, on trouva Mmes Marthe Thléry, Olivette Thlbeault Andrée Unslllèies, Juliette Huot; MM, Clément 1-atour, Paul üury, Paul do Vassal Alfred Vlgnnud, J.-llené Coutléo, Orner Renaud et Avlla Cusson.HüM-fy J) KX1 CdWMVS cC&âoü'A.ft SKSIAINK P^IDfNN ' ^ÜDeHAVMAND |*~4USSEH stssssu ,t ) •ittrU* î&üï K m® / j ARO ¦U HlmvadmttUm* tonsiMwto I ûUluKu A l’atflrhe jouai iutr/n mvr: su» »«( «ut ri*,»» E*»U> »!K4» « l'ü.lifh* NATIONAL PLATEAU 6404 LL (/ALLIANCE ARTISTIQUE; INC.Iirè—ntr * LA FLAMBEE M Tf JACQUES AUGER — FRED BARKY -t Warts- Ihl-rry.l'n.il l.ar), Mèmrnt l.*t«u».Ve*rê- n»«t»èr*w.t'eul H-f.-ft—X ( -nllèr.OU,-II- ThlbenH.t.nhrtrl V .lull-ltr lliiut.Emit- Jtiilan».Ml» ('«•*•>n.Unllnè- I» II» ln*t,l»f 16 - 18 - 19 JANVIER ::,r Lu tml* tin 'l'in.iumi Ngflniuil.f»M« !f« |»ur* A* 10 h.w.m.w O h- I 993569 Page 4 LE JOUR Montréal, samedi 11 Janvier 194) À TRAVERS L’ACTUALITE MONDIALE avec Jean Le BREï Libye Au temps de» César*.le» deux parue» de U Ubye.U Tripolitaine à l'Ouest et !a Cyrénaïque à l'Est, passaient pour le» grenier» de Rome.Au cour» de» siècles, te* colonie» jadi» »i fertile*, ruinée* par le* invasion».absn-donnée* à l'incurie de» nomade», brûlée» par la *échere*te, devinrent le champ ne poussière de l’Afrique du Nord, et je déiert de l'intérieur gagna le» bord» de la Méditerranée.Tout te varie payi.aride et arriéré, resta improductif tout la »uzerawete plu» ou mom» nominale de* Turc* ju»qu en 1911.Voici trente an».l'Italie envoya au Sultan de Coo»tantinople un ultimatum de 24 heure», réclamant la cession de la Ubye.Le Grand Turc refusa et I Italie fit 1a guerre.Elle y était pousaée par plusieurs rai*on* : un renouveau d ambitions impériales, frustrée* et déçue».ailleurs ; un désir de profiler de la position •lors précaire de la I urquie dans les Balkans ; et la crainte que les Turcs ne fortifient le port de Tobruk.Après un an d'une guerre rudimentaire, la Turquie, lassée, fit la paix et céda la Libye aux convoitises romaines.Pendant la guerre de 1914-1918, où les Italiens étaient occupés ailleurs, les tribus arabes des Senusii, les |du» fiêres et Ica plus remuanMi de ces peuplades du désert, se révoltèrent contre les nouveaux mnltm étranger», qui durent réduire leur occupation à quelques camps retranché* de U côte.Après la grande guerre, et la Turquie vaincue, la révolte fut mai-Irisée at l'autorité Malienne rétablie.Mais il fallut l'arrivée des fascistes M pouvoir pour provoquer un véritable et actif mouvement d’intérêt colonial.Alnrs qu’il était jeune et socialiste Mussolini n'avait eu que propos contempteurs pour l’impérialisme ambitieux ; promu dictateur, il se fit impérialiste.Il nomma gouverneur général de Libye un banquier, M.Giuseppe Voipi, que Ins scrupules n'embrnrasssient pas trop, et qui commença vigoureusement l'organisation d* la colonie.En même tempi, le maréchal Rudolfo Graziani.alors général, était chargé de la pacification du pays et entreprenait une longue série de guérillas contre les tribus rebelle».En 1934, il était parvenu à imposer l'ordre dans la contrée ; par la rigueur de ses méthode» répressive», il s’était aussi acquis le surnom de "Terreur de la Libye".Le progrès réel de la Libye, cependant.ne date que de l'administration Balbo.C’est en 1934 que le maréchal Italo Balbo, fasciste de la première heure et devenu héros de l'air, fut nommé Gouverneur Général.En ce proconsulat lointain, sa popularité portait moins ombrage à la gloire chatouilleuse du Duce.11 y consacra ses talents et ton activité jusqu’à-ce qu'il rencontrât, voici quelques mois, une mort mystérieuse.au.ciel du déært.A l'arrivée du maréchal Balbo, il n’y avait en Libye qu'une poignée de familles italiennes éparse*.A sa mort, 89.000 Italiens s'étaient établit dans la colonie, parmi 800.000 indigènes.Balbo s'attacha dès l'abord à améliorer l« moyens de communication.Les pods de Tripoli et de Bengasi, les deux principales villes du pay*, furent développés et outillés.A Tobruk, ville de 4.000 habitants, une base navale de premier ordre fut établie.Avec une rade longue de deux milles et demi, large détroit quarts de mille, avec un tirant d'eau de 40 pieds, Tobruk offre le meilleur him naturel de toute la côte entre Alexandrie et la Tunisie.Bardis devint tma villa moderne de 2.000 habitant*, avec un bon port pour de* navire» de tnmip moyen, une station de T.S.F.et des ateliers.Balbo dota aussi la Libye d'aérodromes à Tripoli, Bengasi.Tobruk et Bardia.L'aviation militaire y comptait environ 500 appareils quand l'Italie entra en guerre en juin dernier.Il n'y a dans la colonie que quelques courtes lignes locales de chemin* de fer.Mais de Tunisie en Egypte, suivant la côte, court aujourd'hui une grand'route modieme, longue de 1.200 mrHes.Poursuivant son programme de développement de la Libye.Balbo y établit ce qu'il appelait la colonisation démographique.11 amenait d'Italie des familles completes, spécialement choisie* pour le grand nombre de leur* membres, leur frugalité, leur courage et leur résistance.Il le* installait dan* le* région* côtière», sur des champs pourvus de puits artésiens et qu'on le» aidait à irriguer.Chaque famille eut sa ferme blanche.Le plan de.Balbo comportait PimmigTation de 80.000 familles pour 1942.En 1938.18.000 familles de colons étaient arrivées de la métropole » établir en Libye, surtout le long de la côte de Cyrénaïque entre Bengasi et Bardia.C’est ver» celte région fertile que s'avance aujourd’hui l’armée britannique et impériale du Nil.Dimanche dernier, après un siège de vingt jour» conduit avec toutes les ressources d’un art militaire consommé, l’infanterie australienne a pris d’assaut la citadelle italienne de Bardia.y capturant 30.000 prisonniers dont six généraux, ainsi qu’un matériel de guerre considérable.En moins d’un mois de campagne.la redoutable armée coloniale du maréchal Graziani a perdu le tien de ses effectifs et unr énorme quantité d’approvisionnements de toutes sortes.Elle est pounuivie sans relâche par les Britanniques, qui ne sont plus qu’â vingt miHes environ de l obrulc : les Italiens vont probablement y tenter un nouvel effort de résistance derrière des retranchements complétés en hâte : mai* il paraît difficile qu’ils puissent y recevoir les renforts nécessaires.Le port de To- bruk est déjà bloqué par U Marine Royale et la flotte italienne reste cachée.Il n'y a de Bardia à la Crète qu’un bras de mer que patrouillent le» navires anglais.Dès maintenant la Méditerranée orientale est sou» le contrôle britannique.Canada Le Ministre fédéral du Commerce James A.Mackinnon, qui a dû.pour raisons de santé, interrompre son voyage en Amérique Latine, est rentré i Ottawa avec des nouvelles encourageantes {>our le développement de* affaires canadiennes aux Bahamas et aux Antilles anglaises.En ce qui concerne le traité de commerce projeté avec le Pérou, il appert que ce pays a surtout besoin d’un marché pour son surplus de sucre et de coton.Le Canada pourrait en absorber une partie en échange de fourniture de blé.« * * L’hon.Manion, ancien leader du parti conservateur national, prend la tête d’un mouvement parmi les Canadiens d'origine irlandaise, pour faire savoir à Dublin que ceux-ci sont solidement derrière la Grande-Bretagne dans sa guerre héroïque contre les dictateurs.11 y a en Amérique beaucoup plus d'Irlandais qu'en Irlande.Si un bloc important de ceux-ci faisait ainsi connaître leur opinion, ne ferait-elle pas réflféchir M.de Valera ?Comment ton pays pourrait-il m passer de la sympathie de ses fils â l'étranger ?« * * Après deux longues sessions des comité* conjoints canadien et américain pour l'étude du projet de canalisation du Saint-Laurent, le comité canadien termine ton rapport, qui doit être soumis cette semaine au Gouvernement fédéral â Ottawa.Ce n'est qu'après examen et discussion de ce rapport par les gouvernements intéressés qu'on établira le texte préliminaire d'un traité ou arrangement.¥ ¥ * L’hon.J.Arthur Mathewson, trésorier provincial’de Québec, annonce que l'impôt sur le revenu provincial sera maintenu au niveau de l'an dernier.Au lieu d'un prélèvement de 8% du montant de l'impôt fédéral, la nouvelle taxe sera progressive de 4 à 12%.La Province continuera ainsi à percevoir des contribuable* le revenu dont elle a besoin, sensiblement égal à celui de l’an dernier, alors que l'impôt fédéral a été considérablement augmenté pour fins de guerre.¥ ¥ ¥ La deuxième session de la 2lième législature s'est ouverte â Québec mardi dernier.Sir Eugène Fiset.lieutenant-gouverneur, a donné lecture du discours du Trône.Le gouvernement provincial y renouvelle sa détermination de combattre jusqu'au bout la barbarie et la sinistre domination des nazis.Il annonce aussi l'introduction prochaine de nouvelles mesures législatives pour la réforme de l'éducation, et d'un amendement k la loi de*'liqueurs qui permette l'application de la loi sans hypocrisie; la loi de colonisation sera aussi révisée.Le gouvernement proposera encore au cours de la session l'amélioration du système routier dans les communications avec l'Etat de New York, en vue d'augmenter le tourisme.Il soumettra aux députés des mesura pour enrayer la propagation des maladies contagieuses.Pendant que les comités se mettront au travail, les séances de l'Assemblée seront interrompues pour permettre au Gouvernement de prendre part aux réunions d'Ottawa pour la discussion du rapport Sirois.— ?— Etats-Unis Le Comité de M.W.A.White, pour l'aide à la Grande-Bretagne, s'oppose au rappel de la loi de neutralité et de la loi Johnson sur les prêts aux débiteurs en défaut.On ne comprend pas bien qu'on parte ainsi en croisade en se mettant des menottes.'C'est la démocratie qui doit être sauvée, non pas tel statut du code.Et pourquoi faire passer une disposition législative momentanée avant l'essence même du combat qui se livre ?H est plutôt naïf de croire que certains actes, comme des prêts, pourraient conduire â la guerre, tandis que d'autres, comme des ventes, en préserveraient; c’est Hitler qui fait les décisions.H peut faire du propos d’un savetier un "casus belli", ou, au contraire, se montrer aussi fourbe et patient qu'avec Is Russie.C’est pour nous délivrer de ce jeu de devinette* perpétuelles que la démocratie a pris les arme*.M.White, qui sait montrer du bon sens, semble aussi parfois jouer ce jeu lui-même.On rapporte qu'il va maintenant abandonner,son comité; aussi bien le sort en est jeté et les Etats-Unis ont pris part:.* « « On prévoit à Washington entre le nouveau Congres et la Maison Blanche une collaboration plus facile et plus cordiale qu’en ces dernières années! Le Président a consulté les leaders plus fréquemment qu il n avait accoutumé, et pris leur avis sur toutes les questions importantes.De même, MM.Hull et Morgenthau sont restes en constante consultation avec les différents groupes du Congrès.Si l’Administration.comme tout le fait croire, persiste dans cette attitude, elle ne devrait pas manquer d’obtenir la législation quelle voudra dans l’intérêt de la défense.* * « M.Hopkins, ancien ministre du Commerce.ami intime et aviseur du President.familier de la Maison Blanche, vient de partir pour Londres en qualité oc Ces commentaires sur les grands événements de la ! semaine ont été rédigés tout spécialement pour1 les lecteurs : du JOUR d*après les meilleures sources d'informations ; canadiennes et américaines.représentant personnel de M.Roosevelt, pour une mission courte et déterminée.Il y va probablement exposer en détail les plans récemment arrêtés par le Gouvernement américain pour une aide immédiate et maximum à la Grande-Bretagne.et s’y documenter aussi sur place pour rapporter â Washington des informations plus précises et moins tendancieuses que les dernières impressions de M.Kennedy, irlandais défaitiste.Le choix d'un nouvel ambassadeur à la Cour de Saint-James sera soumis prochainement au Sénat.* ¥ ¥ Le Président a investi le nouvel "Office of production management" de l’autorité et des larges pouvoirs, expropriation comprise, qui seront nécessaires pour assurer le passage rapide de l'industrie américaine du pied de paix au pied de guerre.Ce comité tout-puissant inclut, on le sait, M.M.Knudsen, magnat industriel, et Hillmann.chef ouvrier, avec le* Secrétaires de 1a Geurre et de 1a Marine.Les deux premiers en seront respectivement Directeur Général et Directeur Général associé.M.Roosevelt les considère â eux deux comme un seul chef, dont le nom est Knudten-Hillmaon.* * ¥ Le ?7ième Congrès de* Etats-Unis s'est réuai lundi dernier au Capitole, pour entendre de vive voix l’annuel message présidentiel sur L situation de l’Union.Le rapport de M.Roosevelt développait encore le magistral exposé qu’il avait fait au peuple, huit jours auparavant, du grave péril extérieur qui menace la nation; ü engageait formellement et solennellement les Etats-Unis dans un effort national pour la défaite des puissances agressives de l'Axe.Ce discours signifie que les Etats-Unis ont pris parti.II aura une répercussion mondiale.-Le Président y définit ainsi la politique de son administration: "(I) Conformément à la volonté du peuple librement exprimée, et sans esprit de parti, nous sommes voués à la préparation d'une défense nationale totale; "(2) Nous sommes de même voués à aider pleinement et partout le* peuples résolus qui résistent à l’agression, et contribuent ainsi à ccarter la guerre de notre hémisphère.Nous manifestons ainsi notre formelle détermination que la cause démocratique doit l’emporter; "(3) Nos principes de liberté, ainsi que le souci de notre sécurité, nous font .un devoir de repousser toute paix qui serait dictée par des agresseurs et secondée par des apaiseurs." 11 ajoute: "Notre but est pour l'avenir un monde où régnera la liberté d'expression, la liberté du culte, la liberté économique, A d'où sera bannie la crainte.C'est notre ordre nouveau, opposé à celui de la tyrannie".¥ ¥ ¥ Le nouveau budget présenté au Congrès dépasse 17 billions de dollars, dont plus de dix billions pour la défense nationale- On prévoit en outre des crédits supplémentaires, qui atteindraient dix autres billions, pour la fourniture de matériel de guerre à la Grande-Bretagne, sous la forme de prêts ou locations.Nous reviendrons sur ces dispositions financières, et les mesures fiscales qui en découleront, à l'occasion de la discussion de ces appropriations au Congrès.Grande-Bretagne Pour répondre â l'urgence de plus en plus pressante des besoins du pays, sous la menace d'invasion allemande, le Premier Ministre Churchill a décidé la création de trois nouveaux comitéj exécutifs, chargés respectivement de la pro- duction, de l’importation et.de la reconstruction après la guerre.M.Churchill a ainsi concentré de nouveaux pouvoirs très étendus entre les mains de trois de ses ministres.M.Ernest Bevin, ministre du Travail, dirigera la nouvelle organisation de la production industrielle ; sir Andrew Rie Duncan, ministre des Approvisionnements, assume la responsabilité d’activer et de réglementer les importations de matières premières et de vivre* ; M.Arthur Greenwood, ministre sans porte-feuille, établira les plans de la reconstruction.Il* siégeront au Cabinet de guerre.¥ ¥ ¥ Un reporter de T "Associated Press qui revient d’Angleterre, raconte des raids britanniques audacieux «t France occupée, qu’il dit tenir de source sûre.Un petit chalutier traverse la Manche dans l’obscurité et vient mouiller dans une anse isolée de la côte français.Lâ, il débarqua une cinquantaine de soldats anglais, armés de mitrailleuses et pourvus de motocyclettes, qui s'élancent vers le but désigné d’une attaque-éclair.Ces raids hardis, effectué* par des volontaires, sont chargés de missions variées.Ils harassent l’ennemi, dont le* garnisons au long de mille milles de côtes sont forcément en certains endroits assez réduites pour être vulnérables.Ils capturent des prisonniers, pour en tirer des informations sur le* mouvements allemand et les préparatifs en cour».Ils sabotent une usine, font sauter un poM ou coupent des voies de communication.Ces expéditions, bien entendu, sont toujours tenues secrètes.Il arrive que le petit chalutier n’en revienne jamais.* ¥ ¥ LA GUERRE VUE Dfe LONDRES L'Europe est en suspens.La plus puissante machine militaire au monde, l'armée allemande, marque le pas depuis six moi».Son chef, le maréchal von Brauchitsch, fut la visiter pendant les fêtes au Cap Gris-Nez et dit â ses.soldats : "La Manche ne protégera l’Angleterre qu'aussi longtemps que nous je voudrons".Hitler fit aussi sa tournée au front maritime de l’Ouest, parlant aux troupes de* immenses effort* qui les attendent.L’Etat-major anglais connaît le risque ; il a fait reprendre le* bombardement» continuels des ports d’invasion, de Norvège â Bordeaux.Si l’armée allemande est immobile au Nord-Ouest, elle est en plein mouvement au Sud-Est vers les Balkans.Homme* et matériel continuent d’affluer â travers la Hongrie, et vont prendre position tout au long du Danube gelé.Plus d’un demi million de soldats se massent aux frontières de Yougoslavie et de Bulgarie.A quoi va servir toute cette force mécanisée, formidablement équipée ?C’est ce qu’on se demande avec angoisse.Est-ce que tout ce remue-ménage ne serait destiné qu'â détourner l’attention, pour mieux masquer un nouvel assaut du Reich sur les îles britanniques ?Est-ce que Hitler, pour aider Tltalie et rétablir son prestige, va sauter sur l'Albanie par la Serbie, sur la Grèce par la Bulgarie?.Va-t-il arriver à Salonique, s’emparer de l'héroïque Grèce, avec laquelle il n’est pas en guerre ?.On ne voit pas qu’il y puisse gagner rien de tùsgible, de positif.Ce sont deux petits pays pauvres, où il n’y a presque rien à piller qui en vaille la peine.Et au bout de la Grèce, c'est encore la mer, un fossé plus large que la Manche qu'H n'a pu passer, où veille aussi la Marine Royale, appuyée à ses nouvelles bases de Crète.Est-ce que Hitler ne sait pas qu'au bout du fossé l'on culbute ?.S'il le veut, il peut, pour la gloire ( I ) de ses armes, annexer â son Europe esclave deux petits pays de plus ; il n’est personne qui puisse sérieusement s'y opposer, pas même pour a i nugf r.hr ;¦$: Comme te bombardement aérien auquel se livrent les Boches en Angleterre se tait au hasard et à l'aveuglette, le* I.ondonniens ont décidé de mettre en Heu »nr le* réverbères qui, depui* plusieurs générations, ornent le voisinage du palais de Westminster.l’instant une armée britannique ; et encore n’y faudrait-il qu’une faible part de» forces allemandes massées aux Balkans.Mais, car il y ¦ un mais, et combien troublant, quelles réaction* cette nouvelle conquête entraînerait-elle ?La Turquie, même si elle n’intervient pas tout de suite efficacement, s’opposera certainement au passage des Dardanelles» barrera â Hitler la route d'Asie-Mroeure, vers la Syrie.l’Irak.la Palestine et l'Egypte.Et que le sera l'attitude de la Russie ?L* Kremlin en garde encore hermétiquement le secret ; aucun geste, aucune indication ne peut la faire prévoir.On dit qu’un haut fonctionnaire de Moscou serait â Sofia.Pourrait-il y cootre-balancer Hitler ?Celui** a circonscrit la Bulgarie ; elle est impuissante à résister à sa pression, et ne »e croura-t-elle pas obligée par la force à céder â un ultimatum imminent, à livrer passage aux hordes boches ?Sous cette menace directe au panslavisme traditionnel que va faire la Russie, contre qui Hitler garde probablement en réserve une grande part de se* troupes de Roumanie ?Va-t-elle continuer â jouer le bluff, ou jeter dans la balance une force qu’on cornait mal et dont on peut douter ?Va-t-elle ronger son mors et tendre l’échine, ou bien va-t-elle encore essayer d'un marchandage ignoble ?Allons-nous enfin savoir ?-*— France Il est très difficile de discerner au juste ce qui se trame en France depuis notre dernière revue.La veille de Noël, le maréchal Pétain par radio dit au peuple : "Une France nouvelle naît.Ayez confiance, prenez courage, serrez le* rang» pour que la France nouvelle puisse se développer et prendre des forces".# .Depuis la capitulation de juin, Pétain s'est efforcé de garder un semblant d’-in-dépendance nationale dans une Europe de plus en plu* nazifiée.Le renvoi de Laval a tendu des relations déjà délicates entre Vichy et Berlin.A Noël aussi, l'amiral Jean Darlan fut deux jours à Paris, Il y rencontra Abetz et aussi, dit-on, une très haute personnalité allemande.C’est bien possible puisqu'on sait que le fuehrer, Goering et le maréchal von Brauchitsch s'y trouvaient pour le* fêtes.On ne sait rien de précis sur ce que fit DaHan à Paris, ni sur son rapport à Vichy dès son retour.On croit qu’il confirma aux Allemands qu’une rentrée en grâce de Laval n'était pas possible, mais que Vichy restait disposé à une collaboration avec le Reich, pourvu qu’elle n'implique pas d'aide à sa guerre oontre la Grande-Bretagne.Du côté allemand, l'attitude parait loin d'être amicale.La radio de Stuttgart avertissait les Français qu'on leur donnait leur dernière chance.Berlin trouve les relations peu satisfaisantes ; et Marcel Déat dans "l’OeuvTe" publie à Paris d'amères attaques contre le régime Pétain.Pendant ce temps à Londres des rumeurs courent qui viennent de Lisbonne, de Berne ou de Budapest, et qui ne présentent aucun caractère formel ou authentique.Pétain, dit-on par exemple, aurait menacé Berlin de reprendre la guerre en Afrique aux côtés de l'Angleterre plutôt que de céder la flotte ou des bases navales.Des avions, dit-on aussi, attendraient à Vichy pour transporter leSgou-vernement â Alger.Des nsvires, dit-on encore, auraient déjà quitté Toulon pour l’Afrique, sous prétexte d'y accorder des congés aux équipages.Parmi ces rumeurs, le général de Gaulle conjurait les Français de reprendre les armes avec lui.Enfin, de Vichy, on apprenait qu’un autre combinard antibritannique quittait le Cabinet en la personne de Paul Baudouin.Ce fait seul est confirmé parmi des bruits de remaniement du ministère.Le maréchal Pétain formerait, sous son autorité, à la tête du gouvernement un triumvirat composé de l’amiral Darlan, qui ne passe pas pour pro-britannique, du général Huntzinger qui "négocia" l'armistice, et du nouveau ministre proboche des affaires étrangères, le grand Flandrin sans R.Comme on le voit, la tendance qui se dégage de ces informations est loin d’être claire et précise.Quoi qu’il en soit, l’incertitude de la position de la France indique toujours un renouveau de son moral après l’humiliation de l’armistice.Cette incertitude exerce à n’en pas douter une influence restrictive sur la politique d’Hitler.Même si les rapports qui parviennent à Londres ne sont pas tous entièrement vrais, il en ressort néanmoins une hostilité croissante contre l’ennemi en France occupée ou non-occupée.Les amendes pieu vent sur les villes pour des fils coupés, des affiches déchirées et toutes sortes d’autres manifestations.Il y a du sabotage dans les usines.On écoute les émissions radiophoniques étrangères.On applaudit les Anglais au cinéma.Et même si l’on a faim on raille le Boche : "Il y a’’, dit-on, “un Allemand au derrière de chaque poule pour attendre l’oeuf qu’elle va pondre”.En juin, beaucoup de Français admirent avec tant d'autres que la Grande-Bretagne ne pourrait résister seule, et cette erreur de jugement conduisit à la fatale politique de T armistice.Quand l’Angleterre tint bon, l’opinion française dès septembre commença à évoluer.Les récents succès contre Tltalie accentuent le revirement.La grande majorité des Français espère aujourd’hui la victoire britannique, mais il semble que beaucoup la voudraient avec Pétain et de Gaulle réunis.Il ne devrait y avoir qif’un gouvernement français libre quelque part dans I Empire, ri ralliant toutes les bonnes volontés pour reprendre la guerre avec l’armée d’Afrique et ce qui reste de là flotte et de l'aviation.C’est I» qu’appellent de tous leurs voeux le* y?Français, même s’il fallait pour y sacrifier des intérêts chers, qu’^ d'ailleurs pas sûr du tout de po^T sauvegarder.C'est aussi la seule sol^ qui permettra la renaissance d'une Rè, blique française épurée et régénérée.^* Le général Dentz, qui va prend* Syrie le poste que n'y pu rejoindre L Chiappe, y sera, nous apprend-co, %, les ordres’ direct* du général WeymJ Ce devrait être un autre mauvais à* pour l'Axe.Enfin le nouvel wnbassadeur «q& cain en France, spécialement envoyé p» le président Roosevelt, doit être nui* nant sur le point d’arriver à Vick» L’amiral Leahy ne manquera pu d'^ poser au maréchal Pétain la détera* tion des Etats-Unis d’aider jusqu'à k victoire la Grande-Bretagne et là & mocraties ; son influence s’exercer* d* le sens de la resistance à l’oppression, Italie Les effets cumulatifs d’un désastre « deux fronts ont augmenté la tension cin le peuple italien.Quelque secourt ilk.mand est bien arrivé à l'armée d’Albuâ, mais, pour autant qu’on en puisse encore juger, il ne consiste jusqu'ici qu'en avioa» de transport et des avions de plongée 11 n'y a pas de signe évident de la pretext en Italie des quatre divisions nazies doit avaient parlé des rapports balkaniques.Mussolini reste discrètement silencien, mais sa presse contrôlée a fait de k contre-propagande à l’appel de ChurclxE aux Italiens pour chasser le Duce et fût la paix.Les journaux fascistes traitai le Premier anglais de rustre, et son ms veau ministre des Affaires étrangères e* étiqueté "l’efféminé et implacable Eda, aux belles mains et à la voix suan".b discours de M.Churchill est qualifié de manoeuvre puérile ; l’Axe est reprisait plus fort que jamais et Tltalie combattu jusqu'à la victoire.11 y a cependant comme une pédale douce à tout cet accompagnement de leitmotiv : Farinacci admet tacitenai que le défaitisme est sourdement au travail dans certains milieux ; il lance da tirades ambiguës contre les brebis galeuxi qui infestent le troupeau.A la suite de l’affaire de Tarante, ta complot d'espionnage fut découvert.Dca traîtres, dont un officier de Marine, furent passés par les armes ; et 22 autm, dont un autre officier de Marine, apa-sonnés.Ils auraient fait tenir aux Angbi des informations militaires.A l’inverse du nazisme, où l'allégea» est unique et exclusive, le fascisme p» met encore la fidélité au Roi et au Pp aussi bien qu'au Duce.On voyait là j» qu'ici un signe du génie mussoliniqat On se demande maintenant si ce n’est (* un germe de division.Le 24 décembre, Pie XII renoua par radio son appel pour une paix juik.au moment où toute idée de paix étii repoussée par les leaders fascistes.Lr message de Noël de Victor-Emmu» à l’Armée ne fait même pas mention à mot “fascisme”.Mais pour démontra que, contrairement aux rumeurs, il M aurait aucune divergence entre le Trou et le faisceau, les journaux commenterai longuement l'adhésion spontanée au p»A fasciste de la princesse Marie-J» femme du Prince héritier Humbert t soeur du Roi Léopold de Belgique.Cetîe initiative semble d'autant plus étrange qu’on parlait depuis longtemps à R® des différends du Prince avec MuhoIb- Le facteur essentiel de la crue a Italie reste néanmoins sa faiblesse éco» mique.On y est à court de charbon.« matières premières et même de draw alimentaires.Pour réduire l’usage « tissus, la propagande recommande »a hommes de porter des culottes courtes n lieu de pantalons.Les stocks de g«o® sont si bas que même les automobiles « diplomates sont rationnées, et le tu-bicyclette a fait son apparition dans » rues.Mais ce qui affecte le plus 1* œ® domestique, ce sont l'accumulation pnw et le» hauts prix des vivres.La vra* organisation fasciste est venue ici renfottf la discipline.Comme aux premier» de la révolution, les "Chemises Noi» guettent partout les marchés et les r» gasin* pour administrer une raclée »a clients qui achètent trop, ou aux m*-* chands qui vendent trop cher.En outre, le 28 décembre, un déc* officiel a promulgué la peine d< contre les amasseurs ou les destructc® de denrées, tandis que M.Giuxff* Tassinari, ministre de 1 ’Agriculturt fasciste de la première heure, était W dictateur aux vivres.Hollande Le haut-commissaire allemand & Pays-Bas, M.Arthur Seyss-lnq11^ docteur ès-tout ce que vous vouœ®i* persuasif.Mais, comme les HoU*®^ refusent de se laisser persuader, » au bout de sa corde.ÿ Il a fait récemment une propagande au cours de laque He 1 ^ tribua généreusement des pamphlet*, blés : sur une page était reproduit tel qu’on le caricature en tandis qu’en face, d« photographe _ teuse» illustraient “la vraie.• *1®*' personnalité du fuehrer".Les HolU^ prirent le pamphlet, le plièrent en ^ pour n’en laisser voir que leur csnc* favorite et l’affichèrent ainsi PartoC, ., A La Haye, le Commissaire c* ^ à un libraire d oter de sa vitrine ¦< ?de la Reine Wilhelmine.Il y ^ placé le lendemain par un P0-' ‘ ^ pied d’Hitler, copieusement entcurt exemplaires d’un nouveau hvr* “Comment apprendre à nage .P*f 1 BrSün, chxrtipionr."néerlandaise t re Montréal, samedi 11 janvier 1941 LE JOUR Page 5 A TRAVERS L’ACTUALITE MONDIALE tnrrrr“fmma avec Jean Le BRET ¦ filant la toilette d'un croUeurde bataille britannique affecté à la défeaae de lacdte anglaise.C’en une de» nombreuies raillerie» par laquelle» la Hollandai» »e gaussent de l’fchec allemand à traverser la mer pour ,(teindre la Grande-Bretagne.En sep-lembre déjà, M.Seyss-Inquart avait dû interdire à »e» propre» troupes de chanter l’hymne ‘‘Nou* embarquons pour PAn-«leterre”, parce que de» gamin» suivaient le, soldats, et sur le» trot» roulements de urobour entre le couplet et le refrain, «lspissaient : “Nage, nage, nage !” Le» Hollandais placide* trouvent partout à rire.Quand il fut commandé aux journaux d'annoncer que rien, »i ce n’e*t des vache», n’avait été atteint par le* bombardement* britanniques, un facétieux «clama l'érection d'un monument à “La Vache Inconnue" de M.Goebbel*.L’autre jour, de» avion* allemand* et le» canon» de la défense aérienne tirèrent pendant deux heure» au-dessus des Pays-Bas sur un ballon échappé d'un barrage sailai».Quand il tomba enfin, dégonflé, un plaisantin s’écria : "Il a éclaté de riifc !" Le patient M.Sey**-Inquart a l’air d’un professeur pédant dan* une cluse d’élèves irrespectueux.L’autre jour il engmsonna un marchand et ses deux fils pour avoir ostensiblement détourné les yeux d’un écran où l’on projetait les fait* et gestes du Commissaire boche lui-même.Pour couper court aux ondes moqueuses.il a placé tous.le contrôle de l’Etat les quatre postes d’émissions radiophoniques.Au synode de l’église réformée, il fut décidé de commencer le» offices religieux •vec une prière pour la Reine, la famille royale et le gouvernement néerlandais en oil ; M.Seyss-lnquart s'en offensa.Mais il perdit patience quand les pasteurs l’avertirent que ses loi* antijuives étaient contraires à l'idéal chrétien.Pour montrer aux protestants ce qui les attendait, Arthur commença par arrêter les catholiques et les envoyer aux camps de concentration.Logique boche ! Le Commissaire allemand bafoué n'arrive pas à comprendre ençore comment de telles informations peuvent filtrer à travers sa rigoureuse censure.Le fait est qu'il en passe bien d'autre».L'autre jour, psr exemple, ces petits malins que sont la militaires teutons eurent une fameuse idée ; pour attirer les avionp britanniques et leur faire perdre leur temps et leurs bomba, ils édifièrent un faux aérodrome avec des panneaux de bois ingénieusement ponts d'avions et de hangars.La nuit suivante, un bombardier anglais splitaire survolait le camouflage, et y laissait tomber une seule bombe.de bois aussi ! Ce fut une de ces explosions auxquelles le prestige ne résiste pas, une explosion de joie qui dure encore ! -A— Iriande Il at un vieux proverbe qui dit : “Quiconque veut gagner l’Angleterre doit commencer par l'Irlande''.Durant la première guerre mondiale, l'Irlande, déjà, encore et toujours dressée contre l’Angleterre, conformément à une tradition qui a perdu depuis longtemps toute raison d'être, offrait à l’Allemagne une cible aisée.Après la guerre, l'établis-«ment de l'Etat Libre, puis d’une république qui s'appela officiellement l'Eire *n 1937, n’élimina qu'une partie des causes de friction entre la deux pays.En septembre 1939, l’Irlande, vexée de ne pouvoir s’annexer les six comtés de l’Ulster, se déclara neutre.L’Angleterre * repentit alors de lui avoir bénévolement cédé en 1938 la trois basa navala de Lough Swilly, Berehaven et Cobh ; elle y perdait d'importantes facilités pour ttturer la sécurité de sa communications •vec l'Amérique du Nord.Mais bien Que l’Irlande dépende de la Grande-Bretagne pour vivre, elle se refusa obsti-“ément à laisser la Marine Royale ré-cccuper ca trois ports ou à coopérer avec 1 Angleterre pour fortifier sa côtes contre la menace nazie.Cette menace at aujourd'hui plus grave que jamais, et la Grande-Bretagne M Peut se protéger en Irlande.La sous-marins boches hantent l'Atlantique ; bien que le tonnage marchand perdu pour la remain* du J 5 décembre soit tombé à 41.000 tonnes, contre 101.000 la semaine précédente et une moyenne hebdomadaire de 63.000 tonna depuis le début de la guerre, la situation rate critique.Le gouvernement de l’Eire sent bien le danger puisque son chef, Eamon de Valera, s'adressant aux Etats-Unis par radio dans un masage de Noël, decla-111 que le blocus épuisait les réserva de Ilrlande, et demandait à l'Amérique daider son pays à obtenir da denrées alimentaira et da arma pour se défendre.Le discours, comme tous ceux çla neu-![**' eut le don de déplaire à tous le» belligérants, et même aux Etats-Unis.La presse de Berlin y vit une manoeuvre pour amener en Angleterre, via Eire, da con-'0w américains ; elle avertit que ces transports n’arriveraient pas à destination.A Londres, le ministère du Commerce ‘oum't à la restriction du régime des li-«n»es les exportations de fourrage, grain», engraii, tabacs, fruit* et outil* divers 'en I Irlande ; Dublin dut bien encaisser te C?UP dur et admettre que c’était le Premier devoir de l’Angleterre d’ assurer ” ,on propre ravitaillement., L Irlande va-t-ell* enfin se décider à |***b*f ce que tout le monde a compris 'kpurs longtemps, que sa neutralité n’est qu ilmsion ?qu'elle ne sera pas plus respectée que n importe quelle autre par la g*ngsters de Berlin ?Voici maintenant que °e» avions boches “s'égarent" sur ’em territoire sacro-saint : sur Dublin et î*1 *nyiron* sont tombées des bombes, dont !** éclats c! débris portent manifestement " m"qu« allemande.Qn ne saisit pa» *nc
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