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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 12 avril 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1941-04-12, Collections de BAnQ.

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4ème ANNÉE No 31 5 CENTS Lu lecture du JOUR est rigoureusement interdite aux imbéciles LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE 12 avril 1941 Aussi longtemps i/uu 1rs choses iront sys l é m a /11/ u cm en t mut, je continuerai systématiquement a dire qu'elles no l'ont pus bien — Henri ROCHEFORT Directeur-Fondateur: Jean-CImrles Harvey 0 LE MAL EST DANS L’HOMME A propos de la loi des liqueurs Administration et réduction, 1.10 eut, nie Saiatc-Catlicrina (suite H), Montreal Caoo postale 20, Station “N" — Tel.M’Lalc^u 8IV1 Message des intellectuels français (Sorti secrètement de France) /I tous ceux t/ui dans le momie demandent mec angoisse: “France, où dîme, es-tu?” les intellectuels français, réunis (nmr travailler à In défais, libératrice, font enfin entendre, /xir delà les frontières, leur voix opprimée, l)ans ce message, nuijuel le JOL II s'honore if être le premier à faire écho, rest r esprit menu de la I rance tpii se dresse contre une capitulation humiliante et crie son aspiration vers la liberté.Réducteur en chef: Eiuilr.Qiurln* Hamel RETOUR AU MOYEN-ÂGE! Avec l'Ordre Nouveau de llitler On n'a jamais réuæi à enrayer les passion* humaines par la sévérité des lois et la complexité de» règlements.Quand le mal est dans l'homme, e’est l'homme qu'il faut réformer.Aussi naj.je aucune foi, absolument aucune, en l'efficacité des décrets .pie prépare le gouvernement «le Québec cur la vente et la consommation des liqueurs alcooliques.Il en sera de ceux-là comme de tous l«*s autres: ils deviendront lettre mort, dût-on mobiliser toute la police du pays pour les mettre en vigueur# (l'est uniquement par éducation, par caractère, par dignité personnelle qu’on observe la mesure dans J’usage des alcools.Le problème est individuel au premier chef, et c’est par conséquent chez l’individu «pi’il faut en chercher la solution.Personne plus que nous n'admire Je chef du gouvernement actuel et ses collègue».Par le gros bon sens, la prudence unie au courage, la modération, le sc*ns pratique et le réalisme sain, iis ont rendu à notre province une réputation qu’elle était en train de perdre.Souhaitons «pic le peuple sache le reconnaître.A cause de sa vive intelligence, je dirais de cette fines'.- qui lui fait ,«ai»ir rapidement le défaut «le cuirasse d'un adversaire ou le point faible d’un projet, M.(iodhout, mieux que tout autre, sait à quoi s’en tenir sur la valeur des nouvelles réformes à la loi des liqueurs.On les lui u imposées.Il est de ce» choses que des chefs, même les plus courageux, acceptent pour éviter un plus grand mal.Tout le inonde sait qui a fait pression sur le premier ministre pour l'amener à “composer”.On lui a proposé — prevue sous forme d’ultinm-tum, j’en suis convaincu — un tas de mesures impossibles et a lis uni es.qui équivalaient à la destruction partielle des brasseries, à la ruine de maints hôtel* et aulierges, au découragement de l'industrie touristique, à une diminution formidable des revenus de la regie des alcools et à une effloraison nouvelle de contrebande, de tripots, «le gangstérisme et d'empoisonnement collectif.Je vois d ici le sourire énigmatique «b- M.(rodhout la première fois que les "sauveurs de race” lui portèrent sur un plat le fameux poulet prohibitionni.-te.On lui faisait entendre que c'était à prendre ou à laisser.Il ne prit ni ne laift-a: il dépeça.(.'est «loue un poulet dépecé qui nous arrive aujourd’hui.Si on l’avait servi complet, Montréal se transformait en couvent, et Québec devenait encore plus couvent, ce «pii n’est pas peu «lire.Mais la carcasse de la volaille est encore imposante.Elle garile des parties indigestes aux-quelle» mx' estomacs, pourtant robustes, répugnent, il suffit d'examiner sommairement le nouveau projet pour h- rendre compte de ses fai-blesses.Les seuls hôtels où l’on pourra désormais boire des liqueurs alcooliques sont les suivants: ceux de cinquante chambres au moins dans Québec et Montréal : ceux de vingt-cinq chambres «laits les autres cités; ceux de xingl chambres dans les municipalités rurales.Dans la métropole, peuplée «le plus d un million d'habitants, il n y aura, outre les clubs avec membres en règle, que dix locaux où l'on pourra déguster un whisky, une fine, un rhum, une bénédictine: dans le» campagnes éloignées, où il n’y a pas de tavernes, il sera à peu près impossible d'acheter un verre de bière ou de vin.Dans les petits hôtels et restaurants.peu nombreux, où l’on aura un permis spécial, il sera défendu de tremper scs lèvres dans le jus de la «igné ou du houblon sans avoir préalablement commandé un repas d’au moins cinquante cents.Par là, on dit poliment uux nature*, «pii rocher-client les repas à 25 et 30 cents, «pie le \ in et la bière leur sont interdit* eu dehors des tavernes ou de leur domicile.Jean-Charles H AH Y K Y - rSutto il Ui p'i'jB SI - Nous nous adressons ici mm seulement aux Français, mais à ceux qui dans le monde, ont leur pensée tournée xers eux et qui demandent, in-«piicts «le leur silence: “France, où donc es-tu?” Où sont ceux qui, intcl-lectiieb, homines de pensée et de science, à toutes les crises de l'histoire faisaient entendre la voix de la raison et de l'honneur, et qui se taisent aujourd’hui quand sont foulé* aux pied* honneur et raison.Les voici qui \ou» parlent.S'il* ce sont tus jusqu'ici, c’est que leur voix a été brutalement étouffée, mai* celui qui vous adresse ce im-ssage est le porte-parole de nombreux intellectuels qu’il a pu joindre ou qui sont venus à lui spontanément pour travailler à la défense libératrice.Ils sont unis de coeur avec ceux qui, par delà une frontière fictive, représentent la Franco Libre, cl leur demandent aujourd hui une tribune pour luire entendre leur voix opprimée.Sacbcz-le, amis de la France et do partout, nous n’avons pas accepté, nous n acceptons pas, avec la défaite, le reniement et la honte.Ne vous laissez pas tromper par les apparences; la vraie France n'est pas la minorité ipii a subi sinon provoqué une capitulation sails honneur, «pii a abandonné et renié un fidèle compagnon d'armes en rompant le pacte sacre; elle n’est pas la tourbe de poli-lirions et de journalistes qui, au service d'une presse et d'une radio vendues adulent le vainqueur d’aujourd’hui et insultent l'allié d'Ilier; elle est I immense foule des trahis et des opprimés que nous sentons souffrir et s'indigner autour de nous, de ceux ipii u'acccptent pas la paix dans le déshonneur, it terminée mercredi dernier par un vif succès.Présenté, comme d habitude, tu Art Association of Montreal, ce quatrième concert mettait en vedette quelques-uns de nos talentueux artistes canadiens dans un programme varié et bien élaboré, qui a fort plu à la nombreuse assistance.Une jeune chanteuse de chez nous.Mlle Suzanne Denis, s'est fait connaître »u public d'une façon singulièrement brillante, Cette jeune soprano a impressionné l'asslBtancc par la pureté, la fraîcheur et la souplesse de sa voix.Manifestant, en outre, une belle tenue et beaucoup de culture musicale, Mlle Denis fut longuement applaudie dans quelques compositions bien propres à mettre en valeur la richesse de sa voix : “La Flûte Enchantée" et le difficile “Allcluja" de Mozart.Puis, avec accompagnement par le diatlngué flûtiste Hervé Baillargeon, "Aimant la Rose" de Rimsky-Korsakow, "The Russian Nightingale." de Licbling, "The Giypsy and the Bird" de Benedict et, en rappel."Les Filles de Cadix" de Léo Delibes.Hervé Baillargeon a interprété, avec Infiniment de sensibilité et de grâce, le "Menuet et Danse des Esprits" de Gluck fi le Concerto op.107 de Chaniinade : cependant que cet excellent violoniste qu'est Albert Chamberland joua avec Intelligence et maîtrise "La Folia" de Corelli, "Preludium e Allegro" de Pug-nani-Kreisler, et, comme premier numéro au programme, la Sonate no 3 pour violon et piano de Mozart, accompagné de Ross Pratt.M.Ross Pratl Interpréta, pour terminer cette agréable soirée, la suite "Pour le Piano" de Debussy.Mlle Marie-Thérèse Taquin, qui fut au piano d'aecompagnetnent pour plusieurs oeuvres, s'est avérée, malgré la discrétion de sa tâche, une pianiste souple et sensible.Au cours du programme, la distinguée directrice, Mme .Sarah Fischer, annonça avec plaisir que, devant la réussite do ce dernier concert, on pouvait déjà annoncer une deuxième saison qui commencera tôt dès lautomne prochain.Il est heureux de constater le zèle et le soin qu’on apporte à l’élaboration de ces magnifiques soirées, et noua croyons que le public répondra comme II convient à cette Initiative qui a surtout pour but de faire connaître et aimer nos jeunes artistes canadiens.Maurice BOULIANNE Intéressant récital de Judith Carinov Le 29 mars dernier.Mlle Judith Carinov, jeune et brillante planiste, présentait son premier récital montréalais.Ce n’était cependant pas une débutante.Toute jeune, elle s’eat faite entendre en récital à Toronto, et y a très favorablement Impressionné la critique par sa technique étonnamment claire et vive, ion sens naturel de la phrase musicale.A treize ans, elle se faisait, entendre en concerto avec l'orchestre du Conservatoire de Toronto, sous la direction de sir Ernest MacMillan.Mlle Carinov a gagné CINEMA^PARIS __ TROIMIKMK SEMAINE «H»'» Vialrtdi iUMVIl DARRIEIM *otir préparer le public * voir la aaltr “De Mayerling à Sarajevo” Hrod**f wynne sont nus ni ppter.dlfjf'- UurMn chitnhi « nu ch it firflx '.x Frit ntt Sri rrtury' i nr i '«•Cfit f* AfMlT )«¦»»» y Hard; * m 1^ À Jri •t/'T.** < i j fi cl 1 i«* u ix j ty" .lardy"'.'/?*?¦ ri* or*-h une chah r r>f «|t|! Pe t\t‘Kn r*,fJijrtlon (Worih p*’ tout nu \j.* capti vantfâf *,*- nouvelle; *rU •*«• fait yev, t u/ f/Hf-rioIn* dire qu'elle voie ! i ?R « v J’iioi • t Jnom «!*• • i f jrjt v von toi i nouvel;*- Vf'f «* Jeufré Uhe ’.» fllj 1 fui uprodui *-r Jo»f i’asternal.qui a toujour* bien guidé les pas de I»»•¦«r.>.i Durbin depul* ! neuvième dan* laque parait la gentille De.anna et encore un fol* * e -1 ur, produit de Rasteriiak.Ce* aus.-l un neuvième suff *’ ».établi.'.rant par là un r* uril qui nn Jama:» été Surpas.-û par acf.ui.e autre étoile dans |-|jl»tolr* d.- l'écran.Deanna Durbin symbolise » n.-ore 3 Jolie Jeune fille mal* toutefois on lut per met i|e vieillir [hjur bien démontrer qu -on ‘-'/irn - e Mé .i |.,|,p,.„ 11.« h i *ur le même plan que < élut d'une grande persona Le film est présenté n.er une Idée prlnelp.-.le d*- comédie et quelqu'* Tiol •tra.matlqu< qu »n augmentent P.otérét lu-,m,,.,*! la fille du-, prof** eq* dans une je-111 le L'une de *» s so*ur* aînée* e » : un* :-f-iriee ements prochains des opérations les amèneront à prendre position.* S ¥ LES BOCHES EN LIBYE * L* contre-offensive ita!o-a!lemande se développe.Après avoir retiré leurs avant-gardes d El Agheila et de Bengali, les Britanniques se replient sur des positions plus avantageuses pour la défense.L’ennemi aurait atteint Dcrna et menacerait Tobruck.Il parait évident qu après avoir achève sa conquête de ia Cyrénaïque l'armée impériale du général Wavell a du réduire considérablement ses effectifs, pour envoyer en Giècc ic.s importants renforts rendus néve*.e rri’ta.i’e autour du maréchal Pétain.Certains ne [•'usent pas croire que Pétain ' a la résidence contre une illusion qui suffit •>lu nanc Ciâii réticence ?chèvre et LE COMITE FRANCE-AMERIQUE Je remets la main sur un document.C’est une circulaire, datée de Royal, (Auvergne), 1er août 1940, adressée par le président de la commission exécutive du Comité France-Amérique, M.Gabriel Louis Jaray, dit "jarret de veau", aux membres des divers comités France-Amériqu* du nouveau continent.C’est intitulé : "Pourquoi la France a dû signer un armistice séparé ?” C'est, au service d'une mauvaise cause, un bien mauvais plaidoyer et une bien piètre excuse.Cela fait irrésistiblement penser au collégien mouchard qu’on a pris les doigts dans le nez et qui rejette sur son camarade la faute de cette incongruité.En voici le début : "La France a été contrainte de signer un armistice séparé parce quelle se trouvait dans l'impossibilité de ne pas le conclure ; d'ailleurs elle avait été préalablement presque complètement laissée à son destin par la Grande-Bretagne." Il y a là pour commenter deux mensonges flagrants.D'abord les moyens de résistance n'étaient pas épuisés ; 11 y avait possibilité de poursuivre la lutte comme la Belgique et tous les autres alliés.Ensuite la France n’était pas abandonnée, puisqu’à Tours encore, M.Churchill lui offrait généreusement une fédération complète avec la Grande-Bretagne.Suivent sept paragraphes de pleurnicheries qui ne réussissent qu’à établir l’incapacité et la négligence de TF.tat-major français et ne justifient nullement un coup d'Etat militaire.Belgique d’écouter les postes anglais à la rac dio.Mais tous écoutent.ceux qui ont un poste te» ne soit pas r»’ l’Allemagne C a entreter.>' prestige passé pour cm-!r» I tança,’ d- manifester leurs s^rt ms-ntt et fi** faire leur devoir ccenme ils le voudraient.* * * v««u, *nivl»!e-t-i! paie'i téton votre cococierce.h (lofr.iMtion ruue S'lpprirrersit I r-jiiit tp* voua nrr/ri, elie ’.ou» ur,'t//stnil une forme de cuite (re/v.me pir de» dituturu politiques.Atri»i q'tr le dusit le premier Minutie ' \jâk> U ,e r./is piilom de U'iver li dérrv/trsue, U chrétienté et U civiluition, non n'etr.pkr/on» de •.aim nv/.i I eiuter/.e de* trou est en jeu." 1/ -'té de* c iite* ei! ! m de» [i i* précieu ;rr, ! y/* dont j//,.«*e-,t le* C*radie- « ( > trou i r/rerrer ' »cquu e»t mu en péri!.Pif '.on— juer.t, v/.< '>.-/• tout roui unir pour co/itrivier i l'effort de k jerre du Carad* i/in de cor.*-r er ce'.'e liberté TENEZ PAROLE, Au^wnlti vos achats rigvlltrt do Certificats d’Épargne de Querre F* ».e.i :*-i % s »tt p u ir/rtj'.' léf^f -> wn •t J,.*/ - • • i y uni m U» A KUtff C*t*s Ssa’o • t* (/Mtt* i 'rtf*.*.a » \yttnM ¦t * *»«' t t ci C/ar"/ •> - - Trr.pa i Oriawi rublU* t•*»' l* (siftsh et# f / /Hl'f'»4 m f amp* (Le (*uerf*t (Pt U lui, un *oldat sorte qu apre< ies hostilité» eai ne peu r w m / W çaite.guère envisager d’uulisation quelconque. rieurcs nient nier ouvrier sat ion ./•« s •u\v Ifôsil S NV* .•.v.v,v?v5 wi î® Page 6 Que faut-il penser du corporatisme?(Dix-huitieme et dernier article) Nous avons amplement démontré que le corporatisme, prêché par les éléments antidémocratiques de *ette province, soutenu par une caste désireuse de mettre le peuple en tutelle, afin de mieux garder ses privilèges inouis, représenté par des sectaires et des doctrinaires qui ont intérêt a combattre la liberté individuelle, est absolument inacceptable.Pour le Canada français, ce serait une calamité.Il y aurait encore beaucoup a dire xur ce sujet.Malheureusement, il nous faut abréger et conclure.lit cette conclusion, la voici : Aux yeux de tous ceux qui pensent et savent penser avec sincérité et désintéressement, le régime démocratique est, de tous les régimes connus, le plus juste, le plus avancé, le moins imparfait que I on connaisse.C'est lui qui a produit, dans le monde, les résultats les meilleurs, et c'est encore lui qui.dans I avenir, sauvera la société et le bonheur de l'individu.La propagande venue de pays de tradition autocratique, entre autres l'Allemagne, l'Italie, la Russie et même l'Espagne de Franco, a répandu sur tous les continents son cri antidémocratique et antilibéral.Depuis des années, cette semence empoi-»onnéc a été jetée chez nous par une multitude d agents A la solde de l'étranger.Nombre darnes simples « y sont laissé prendre.Dans la province de Québec surtout, le terrain était d'autant mieux préparé que l’enseignement philosophique y bat en brèche la liberté de pensée, de croyance, de conscience, d'association, toutes choses qui ont fait la grandeur, la prospérité, le bicn-étrc et la dignité du monde franco-amé-rfeo-britannique et sans lesquelles, vraiment, la vie présente, ne vaut pas la peine d'etre vécue.Pourquoi cette levée de boucliers des Etats non démocratiques contre Jcs Etats démocratiques ?Pourquoi je vous le demande ?La réponse est facile : la jalousie du parent pauvre contre le parent riche.Mais ne trouvez-vous pas frappant que les parents riches aient été justement les diverses démocraties du globe, et les pauvres, les pays de régime autoritaire.Meme dans le nord de l'Amérique, n’avez-vous pas remarqué que c'est précisément le coin de terre le moins démocratique au point de vue philosophique.je veux dire la province de Québec, qui soit resté l'un des plus pauvres, des moins avancés, des moins cultivés ?Je parle ici en réaliste.Car notre province est l'une dr plus riches en ressources naturelles.Plus nous prenons vraiment con-avec la vie, plus nous nous accrochons à la démocratie.Ce qui se passe en ce moment, en Europe, devrait suffire à nous inspirer 1 horreur de toutes ces sectes économiques sociales, qui nous offrent leur panacée à la pointe de l'cpée et qui voudraient nous régénérer dans le meurtre des peuples réfractaires a l'esclavage.Certes, nos démocraties ne sont pas parfaites : mais telles quelles, clics sont encore cent fois supè-au point de vue du bonheur individuel, A tous les Etats corporatifs du monde.Les institutions ne sauraient être plus parfaites que les hommes qui les ont faites.Et aussi longtemps que les hommes seront ainsi, c'est-à-dire jusqu'à la fin du monde, aucune forme de gouverne-aucun régime économique, aucune organisation sociale, ne satisferont pleinement l'humanité.Il faut qu'il en soit ainsi.La perfection absolue marquerait la mort de notre espèce, car l'homme qui ne sent plus besoin d'avancer est un homme perdu : il appartient à la génération des morts, qui ne sont point perfectibles.Il existe une perfection relative, et c est encore celle de la démocratie.C'est clic qui possède les cadres lis plus souples, les plus mobiles, les plus ajustables aux événements et aux circonstances.Au cours du der-demi-sicclc.clic a subi des transformations sans nombre.Les réfor-pacifiqucs qui se sont accomplies en son sein sont innombrables.A 1 heure présente, aucun régime ne tend plus que celui-là, à la protection faible, à 1 organisation de la justice.au secours des déshérités, au relèvement du niveau intellectuel et moral des individus et des groupes.Quand on compare l'éducation d'au-jourd hui à celle d hier, le travail à celui d hier, la protection des familles à celle d'hier, l'organises foyers et des maisons à celle d hier, on constate qu'il reste encore beaucoup à faire, je le sais, mais que de progrès réalisés tout de même, et que d'espoir en l'avenir ! On ne saurait en effet dédaigner les faits suivants : qu'il y ait des pensions pour les veuves, les orphelins les vieillards : qu'on ait créé les assurances colcctives, pour protéger les chômeurs : que l'on ait induit les patrons à tenir des locaux hygiéniques pour les travailleurs, à* payer un salaire minimum, selon le coût de à paver une compensation les accidents de travail, à reconnaître.en bien des cas.les unions ouvrières, à accepter les contrats des comités paritaires : qu’on ait assure pauvres l'entrée des hôpitaux, de façon à mettre à leur disposition les meilleures organisations médicales que I on ait institué, un peu partout, des centres médicaux payés par I Etat; bref, que Ion ait adopté et mis en vigueur un grand nombre de mesures de protection, de sécurité, de bien-être et de santé, dont on n avait paa même l'idée autrefois.Toutes ces réformes ne sont pas venues d’elles-mémes : elles ont été gagnées de haute lutte, grâce a I organisation des masses résolues de se relever au point de vue économique, social, moral et culturel.Et.la lutte continue.Elle continuera au sein même de notre régime démocratique, grâce auquel, on peut jouir de la liberté de parler, d écrire, de penser tout haut et de revendiauer.Les puissances de l’égoïsme ont voulu et veulent encore empêcher ces progrès ; mais les puissances de la justice, de la décence et du droit ne sont pas moindres : elles profitent de la libre discussion qui leur est permise par notre régime, pour présenter leur cause à l'opinion publique, et elles finissent toujours par gagner.Ça prend parfois du temps, admettons-le.mais il vaut mieux évoluer lentement que de se jeter dans d#s révolutions dont le résultat est toujours douteux et après lesquelles.hélas! le peuple est livré en pâture aux chacals, c'est-à-dire aux demagogues et aventuriers ennemis de l’humanité.Quant à moi, je souhaite que la première réforme s’adresse à I âme à l'esprit même des individus.Il est de notre devoir de donner aux masses l'éducation, qui leur est necessaire pour le fonctionnement con- •.enable de la démocratie.Il faut que tous les individus appelés a participer, directement ou indirectement a la direction de l’Etat, soit par le suffrage populaire, soit par délégation, deviennent assez éclairés pour bien remplir leur rôle.On s'est plaint de ce que d’innombrables voteurs fussent allés aux urnes sans savoir ce qu'ils faisaient.A qui la faute ¦ Quand donc avons-nous réalisé l’effort suffisant pour relever le niveau moral et intellectuel des foules?Sans doute, des progrès considérables ont été accomplis dans ce domaine, mais que de chemin à parcourir encore pour révéler la valeur de chaque individu et pour tirer le meilleur parti possible des intelligences et des coeurs vivant sous la responsabilité de nos Etats démocratiques ?Je souhaite aussi qu'il y ait.dans l'avenir, une meilleure répartition des biens innombrables que la science moderne à mis à notre portée.Je n'admets pas légalité de fait entre les hommes.C'est l’égalité des droits qui importe, pourvu que ces droits soient respectés.Mais il faut à tout prix que l'Etat permette à chaque citoyen de vivre conformément aux besoins essentiels de son espèce.La division du travail, des salaires et des produits doit se faire de telle sorte que personne ne puisse manquer de rien, sur une terre assez riche pour suffire â tout.Je crois, je sais, qu'il est relativement facile d’arriver n ce résultat par l’union cordiale des hommes de bonne volonté.Je voudrais expliquer davantage: cela nous conduirait trop loin.Nous n’arriverons jamais à rien si la loi évangélique ne prévaut pas dans tous les pays, et si chaque individu ne s'imprégne pas du précepte divin, le seul qui importe vraiment ; "Aimez-vous les uns les autres !" Jean-Charles HARVEY LE JOUR MESSAGE DES INTELLECTUELS FRANÇAIS Montréal, samedi 12 avril 194.ou courageu*»-*, ré*i«tcnt ju mên la kitt .Su»le de Je* fut ouille» (les ernbr»), ni les anguilles, » d'ail avec, bien entendu, sel et poivre, et safran surtout avec quelque* tomates dans la saison, et deux ou trois pomme» de Iciic, sans oublier, pour les Parisien», une poignée de faim* dtilayéa dans un vcne d'eau.U ribambelle des petit* Brlcolle *t leur uièir n'en avaient pa* pour longtemps de sauter dans In liai que, «l'y net-loyer le poisson el de le Jeter tout frais dan» lu casserole ou les pauvre» anguille*, coupées en morceaux, glgolaltnt encore dan» l'eau bouillante.pas plua d'un grand quart d'haute de cuisson, e; la divin bouillon d'un Jaunr doré était aussitôt, A travers una piistolie, vrisé sur uns montagne de large» tranches de pain, la poisson servi A part.Et alors, m»* sn-fant», l'estomac errusé pai la promenade en nier, on s'en fourialt Jusque-là! Aujourd'hui, Je mo iégol(> encore quelques fois avec de» bouillabaisse*.•.parisiennes.Mal».Ici, héla» ! on est obligé «le lemplacnr le» fuvmilllea pur des moules, 1rs rit«ra»»e« et les ciiiinrirllcs par una modeste langouste ou un pauvre homard, rt ainsi de suite.L’n A j;eu piês, quoi ! Et rue» dix ans sont bien loin, et “CanSt" ne nous appartient plus, el qu'est devenu mon ami Brlcolle " Pourtant, ni pamil le» touilstmt étranger», ni,
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