Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 7 juin 1941, samedi 7 juin 1941
4ème ANNÉE No 39 5 CENTS LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur-Fondateur: Jean-Charles Harvey Droits du travail Cinquante ans après que Léon XIII promulgué l'Encyclique Rerum No-ïurum et dix ans après que Pie XI ait confirmé et développé celle-ci dans son Encyclique Quadragesimo Anno, Sa Sainteté Pie XII élève la voix à son tour pour faire valoir les prérogatives du travailleur, pour défendre les droits de l'individu.En 1891, quand Leon XIII écrivit Return Novarum ("Des Choses Nou-seîlc*") • le grand ennemi était le socialisme ; lorsque Pie XI, en 1931 rédigea Quadragesimo Anno ("Quarante Ans .Après"), c’était le communisme ; aujourd’hui.en 1941.c’est le nazisme.Toujours.quelque doctrine vient s’opposer à celle du Christ, et l’Eglise sent bien que h elle veut conserver sur les masses toute ,0b influence, il lui faut offrir aux ouvriers mieux que ne lui offre l’adversaire.Amsi que le disait fort justement le cé-jibre prélat anglais, Mgr William-Francis Barry : _ Si l'on me demande comment le christianisme peut atteindre les masses, je réponds : "Montrez-leur comment il peut lu sauver (.) en ce monde-ci ; peut-être alors vous croiront-elles lorsque vous leur parlerez de F autre monde.T ont que sous ne le leur montrerez pas, elles ne Vous croiront pas.Avec sa souplesse traditionnelle.l’Egli-ic catholique a su s’adapter aux conditions sociales du XXe siècle comme elle avait su.au Moyen Age.s’adapter à la féodalité et, après la réforme, au capitalisme.L'Encyclique de Léon XIII, Rerum Novarum, était révolutionnaire à son époque.Rappelons que, cinq ans seulement avant qu’elle ne fut promulguée, le Saint Siège avait interdit aux catholiques canadiens de se joindre aux Knights of Labor (les précurseurs de l’Association américaine du Travail) et que.seule, la vigoureuse intervention du cardinal Gibbons, de Baltimore, avait empêché le Vatican d’étendre ce ban aux catholiques américains.Notons aussi que, dix ans après la promulgation de Rerum Nova-rum, il n’y avait encore de cours élémentaires d’économie et de sociologie en aucun séminaire catholique d’Amérique.f En 1891, en un monde qui redoutait par-dessus tout la menace ouvrière, 1 Encyclique de Léon XIII reconnaissait la nécessité des unions ouvrières et la justification des grèves éventuelles ; elle réclamait des salaires raisonnables et la règlementation de l'industrie par 1 Etat, ainsi qu’une distribution plus juste de la richesse, une possession plus répandue de la propriété, et d’autres mesures tout aussi "radicales".Lorsque, dans Quadragesimo Anno, Pie XI confirma et développa quarante ans plus tard l’Encyclique Rerum Novarum, qu'il appela "la Grande Charte de toute action catholique dans le domaine social", des représentants du travail libre étaient venus du monde entier en pèlerinage au Vatican.Quel contraste avec la situation actuelle, alors que les organisations ouvrières libres ont pratiquement disparu d'Europe! Aussi le Saint-Père, fidèle à l'oeuvre de ses prédécesseurs, se devait-il de s’élever contre une situation aussi révoltante et de réaffirmer, à un momerit où ils sont aussi gravement menacés, les droits de 1 ouvrier.C’est ce qu’il a fait avec la dignité et la fermeté que l’on sait.Défendant les droits de l’individu, et la propriété privée qui est l’un de ces droits.Pie XII a énoncé ces trois principes essentiels à tout ordre nouveau dans le monde : répartition plus juste des richesses, respect des droits de l’ouvrier, intégrité et bien-être de la famille.C’est l’ordre nouveau chrétien opposé à l’ordre nouveau nazi.F.t l’on est à même de constater combien le Souverain Pontife se trouve profondément d’accord sur ce point avec les chefs américains et britanniques : après le Président Rosevelt, et après M.Eden parlant au nom du gouvernement anglais, il vient proclamer que toute paix durable devra reposer sur l’affranchissement de la misère.Nous avons désormais une absolue confiance que, de cette guerre, sortira une démocratie améliorée.Je ne veux pas dire que la guerre était indispensable à cela, et je n’admettrai jamais que la guerre puisse, à quelque égard que ce soit, être une "bonne chose” ; ce n'est qu’une écoeurante boucherie qui fait peu d’honneur à notre civilisation.Mais, puisque nous sommes en présence du fait, du fait brutal.puisque nous sommes en guerre, il nous faut gagner cette guerre et, de notre victoire, tirer tout le parti possible.Si cette guerre peut hâter d’un quart de siècle des réformes économiques et so cialcs qui s’imposaient, ce sera une compensation.oh ! bien faible, mais une compensation tout de même pour tout le mal qu’elle nous aura fait.Déjà, en Angleterre, dans les conditions pourtant les plus difficiles, on a vu s’accomplir en’ un an une évolution sociale étonnante.On voit s écrouler d anti ques privilèges et s’affirmer les droits des classes laborieuses.Voilà qui explique éloquemment la magnifique résistance du peuple anglais.Il a conscience de combattre et de se sacrifier pour la sauvegarde de droits et d’avantages chèrement acquis, et d’autant plus précieux.A l'ordre nouveau de l’Axe, il fallait opposer un ordre nouveau démocratique et chrétien.On ne pouvait s'attendre à ce que les nations alliées ne luttent que pour conserver à quelques groupes favorisés des privilèges périmés et désormais injustes.Il était temps que l'on assure à chaque citoyen de chaque pays les droits économiques indispsnsables sans lesquels les droits politiques qu’on lui reconnaît demeurent vides de sens, lamentablement ineffectifs.Il était temps de donner à ceux à qui l'on demande tous les sacrifices une grande et profonde raison de se battre.Ces grandes puissances démocratiques et chrétiennes que sont le Vatican, les Etats-Unis et le Commonwealth britannique ont parlé.Nous savons désormais ce que sera l’après-guerre et nous envisageons l’avenir avec confiance ! Emile-Charles HAMEL Qlu ce te 6©urire Hitler et les sorcières C est une jolie histoire, racontée dans "France d'abord .la nouvelle revue illustrée de la France Libre, publiée en sa capitale provisoire de Brazzaville, au Congo.Quand il devint chancelier du Reich.Hitler alla trouver une sorcière et lui dit “Heil moi-même ! je 'eux.sorcière, qu’à dater de ce jour, tous les petits allemands naissent intelligents, honnêtes et nazis".La sorcière invoqua ses démons, Lappa trois fois sur une boule de 'erre, fit un signe de croix gammée sur une demi-livre d’ersatz de marc de café et dit, après s être recueillie: Führer, qu’il soit tait selon tes ordres." Or.il était, au village voisin, une sorcière concurrente de la première.Lette sorcière, qui n’était point nazie.âPPrit la part qu’avait prise sa rivale, au nouvel essor du nazisme et s en trouva fort marrie.Elle invoqua à son tour ses dé-ftons, frappa quatre fois sur une Boule de verre, et se livra à tant de manifestations qu’elle réussit à neu-,i£liser l’un des dons accordés par 1 première sorcière aux petits en-a"ts allemands.De sorte que.depuis ce jour, tous '"'s petits enfants allemands naissent: o,J intelligents et nazis, mais ils ne "nt pas honnêtes; ou intelligents et nc 'ont pas nazis; ou honnêtes et na-î,s- alors ils ne sont pas intelligent;.Actions de grâce La circulation du Jour augmente-Sa vente au numéro monte.Nous devons pour une part cet encouragement à la publicité gratuite que nous fait le Devoir et particulièrement son Grincheux, qui croit faire de 1 esprit en faisant de£ calembours.Georges Pelletier et ses scribes s’attaquent à nous avec tant de véhémence, de grossièreté, de platitude et de persistance que leurs propres lecteurs se disent inévitablement: "Tiens, tiens.ce jour doit être vivant et intéressant pour qu il provoque à ce point la colère du journal fossile le plus embêtant du monde, rédigé par les cafards de la rue Notre-Dame!" Merci, ineffable professeur Georges ! Continuez, comme le nègre de MacMahon.Et félicitations aussi, somnifère pontife ! En contribuant à répandre le Jour, vous faites au moins un acte de patriotisme canadien.J.L.B.Joli cavalier! Le cavalier assidu à Paris de ^Corinne Luchaire, la blonde actrice de "Prisons sans barreaux" qui plaisait à Alexandre Korda, n’est autre que cet avorton rachitique de Goebbels.La demoiselle n’est vraiment pas dégoûtée ! Digne fille de son père, l’ami d Abetz, qui édite maintenant a Paris pour ‘e compte des boches le Matin et tes Nouveaux Temps I Administration et rédaction, 180 rat, rue Sainte-Catherine (suite 44), Montréal Caae poatale 20, Station “N” — Tel.*PLalcau 8471 Qu’on sache sévir Comme tous les pays en guerre, le Canada a dû.depuis le début des hostilités, enfermer sous bonne garde nombre de sujets ennemis et plusieurs citoyens canadiens soupçonnés ou convaincus de trahison à divers degrés.Parmi ceux qui vivent aujourd’hui dans les camps de concentration, il en est sûrement beaucoup qui sont moins coupables et moins dangereux que certains personnages des deux sexes qui travaillent de toutes façons à saboter moralement notre effort de guerre et que personne n’ose inquiéter.S’il faut que le haut rang ou la situation sociale confère à quelques-uns une sorte d’immunité, même dans la trahison, nous nous demandons ce que deviennent la justice et le fair-play.La démocratie est fondée essentiellement sur l’égalité des droits et des devoirs, et toute mesure d’exception dans ce domaine peut donner aisément à croire que les petits sont maltraités là où les grands sont épargnés.Nous ne doutons pas et n’avons jamais douté du patriotisme, du dévouement et de la loyauté de nos ministres fédéraux.Mais nous nous demandons parfois si leur bonté de coeur ou leur patience n’est pas l’équivalent de la faiblesse.C’est cette faiblesse qui a fait le malheur de plusieurs pays démocratiques aujourd’hui tombés sous la botte allemande.Nous sommes entrés en guerre pour une jusfo cause.C’est le Canada que nous défendons.Pour la victoire, nous dépensons des milliards.On demande à chaque citoyen de se uaigner à blanc afin de suffire à la tâche formidable qui s’impose.Mais à quoi servirait-il de faire tant de sacrifices, si on permet à certains individus d’user de leur situation ou de leur influence pour neutraliser notre effort, tuer des convictions sincères et amoindrir ainsi notre élan ?Nous vivons à une heure où tout ad • de sabotage de ce genre est un crime contre la nation et doit être enrayé comme tel C’esl pourquoi, en ma qualité de citoyen canadien épris de liberté et désireux de défendre contre l’ennemi une terre où ont vécu six générations de mes ancêtres, je demande à nos ministres fédéraux, au nom de la sécurité nationale, de se montrer plus fermes et de sévir.Jean-Charles HARVEY Nouvelle Jeanne d’Arc 7 Juin 1941 Aussi longtemps f/f/c 1rs choses iront sy sic nui li qu entent mal, jo continuerai sys lc m a I i q u entvn t à dire qu'a tics no vont pas bien — Henri ROCHEFORT Réducteur en chef: Emile-Charles Hume! u Il y a toujours des Cauehons en France! FRANCOEUR Frattcociir cal mort.C’est presque incroyable tellement il incarnait I ardeur de vi\rc, m elle-même, toute la vie avec «•» charme» et «m peine*, mm pa-mn- et m-inisèrc*.m* triomphe* et mm révéré, km sourire* et mm lamie*: relie vie qu «J aimait «le toute la puissance «le «*oti tempérament, «jn il semblait hunu-r «> la ronde, embraser d’un regard curieux et amuse.On l’aurait dit toujours à l’affût d’un hasard «pii pa~*c ou «1 mie joie fugitive, comme toujours prêt nueri à s'attarder sur une émotion.I l de Imilr cette vie «pii chantait, ot> dansait, ou pleurait autour de lui, il *uis Bourgoin, le seul survivant de l’accident, n'a pu retenir 'es larmes." Tout cela est évidemment très beau .Le qe.ste est.certes fort touchant .• Mais n aurait-il pu été plus lopùpie d’abattre au plu' tôt, au Heu de le fleurir, cet arbre tr-ini-que".avant que d’autres voyageur» ne viennent s’y assommer ?Le Gouverneur est sévère! .*0 Géorgie.-o! ,* du Gouverneur I a» De» personne1 butaient la clérn.- madge en faveur d’une femme ivrogne et assassine que le régime de ia prison avait ramenée à la religion '°* hriété.Le Gouverneur répondit : "Us chrétien» devraient plutôt m aider à ériger en face de» tribunaux de» pilons pour y fouetter le» ivrogne* .|! *u évident que s «halrment «trait __ ,, efficace «lue 1 in- pjui exemplaire c1 piu i diligence* Page 2 LE JOUR Montréal, samedi 7 juin 194^ wmnpm/4mm WËéÊÈÈ ON DEMANDE hommes POUR LA LIBERTE1.déferre L'Allemand Amérique en du Sud D*r.â »on ouvrage Intitulé "Eln pan-germanUcht» D On se demande pourquoi Franco a penché vers la phalange.Veut-il concurrencer la France de Vichy dans les faveurs d’Hitler et obtenir le Maroc ?A-t-il décidé, en »e rapprochant de l’Al- lemagne.de renoncer à apitoyer les Etats-Unis ?Ou a-t-il simplement voulu consolider la position de son gouvernement en neutralisant 1 opposition 7 G est ce qu'insinue le journal de Madrid "Arriba", en remarquant que les nominations militaires du mois dernier subsistent."La phalange", conclut Arriba, "propose à l'Armée une trêve honorable, franche et irrévocable, une alliance sacrée pour le plus grand bien de l'Espa- I» gne .u.* * D'autre part, la phalange espagnole marque un autre succès par le concordat que vient enfin de signer Franco avec le Vatican, après d'interminables discussions.L'Eglise catholique d Espagne restera plus espagnole que romaine, comme le voulait le parti de Suner.D’après les rapports reçus, le Vatican aurait enfin consenti à laisser à Franco les prérogatives du feu roi Alphonse XIII, et le pouvoir de nommer les évêques sous réserve de ratification papale.Dix-huit des soixante-dix sièges épiscopaux d’Espagne sont devenus vacants depuis la guerre civile, y compris le siège primatial de Tolède.Dans les dix-huit concordats que l’Eglise a signés depuis 1918 à la fin de l'autre grande guerre, elle n’a jamais accordé ce droit à aucun autre gouvernement.En reconnaissance du privilège que le Vatican lui consentait, Franco a témoigné de suite de ses bonnes intentions en rétablissant les salaires du clergé catholique d’Espagne, s'élevant à $6,200,000 par an, et que la République avait abolis.Il a en outre rendu à l'Eglise la plupart des propriétés confisquées, et notamment des biens pris aux Jésuites et évalués à 30 millions de dollars.C’est donc aussi un arrangement d’affaires.-*- Les Marionnettes Le guignol boche compte deux pantins de plus.L’Axe vient de les découper encore dans le corps pantelant de la Yougoslavie conquise.Hitler les a fabriqués et c'est le saltimbanque Mussolini qui les montre à la foire.On fait ce qu’on peut, et tant qu’on le peut, n'est-ce pas ?Le Montenegro revient sur les cartes d’Europe avec le titre de principauté, et à peu près tel qu'il était en 1914, c’est-à-dire pas bien grand et en robe d'opérette genre "Veuve joyeuse”.C'est une contrée montagneuse et pierreuse, de pauvres pâturages dont les bergers résistèrent aux Turcs pendant cinq siècles.Le Montenegro se joignit à la Serbie dans la guene de 1914, mais, craignant l'absorption des slaves par la Russie protectrice, le vieux roi Nicolas et son fils Danilo intriguèrent à Vienne et durent fuir en Italie, où la Reine Hélène abrita son royal et rustique père.Ce prince pittoresque, bucolique et quelque peu brigand, dont les chèvres hantaient la Cour jusqu’au pied du trône, fut déposé avec sa dynastie des Petro- vitch «1 le Montenegro devint b»rt; grante de la Yougoslavie W lt ,E"-Le nouveau Prince-Pantin de , tagne,-Noire *«a Michel.petiSl, ^ | Nicolas âgé de 32 an,.* H vivant des Petrovitch mâle, r'j **•'• q» lui payait Btlg„dt p*, "" sur la R,viera française à soigl, berculose.* ** lu- .^ est l'autre nouvel!, I rionnette.Elle est formée des Dro' ft‘- Zara de Split et de Cattaro sur deux cents milles de côte» J' entre la Croatie et l'Albanie ' 'a.00 ‘*.ve * 900,000 habita*,?" un quart d italiens résidant surS f ' les villes ou rivage, et trnù % d,r' Croates vivant à l’mtélurl ^ pares par es Alpes dinariques U * cheurs et fermiers dalmates ont éf; cessivement soumis par Venise, dJT ont garde I heritage d'une délicate .Lf tecture.puis par l'Autriche depuis L congres de Vienne en 1815 juL- *' qu ils soient annexés à la You*»!, ' apres 1 autre guerre.La Dalmatie constituera un gouvtni Yot\( Times, Otto Tolischus ; il s’en fut, intrigué, en chercher la raison.Et il découvrit que, derrière les portes closes des chancelleries, les hommes d’Etat ou d affaires, les politiciens, les économistes et les grands pontifes de l’Armée et de la Marine discutaient passionnément la question de paix ou de guerre avec les Etats-Unis.L’aspect légal du problème est celui-ci : l'escorte par les vaisseaux ou avions américains et convois destinés à la Grande-Bretagne constitue-t-elle une attaque proprement dite contre l’Allemagne, que le Japon s’est engagé à défendre en cas d'agression ?Selon M.Tolischus, le ministre des Affaires étrangères nippon, Yosuké Mat-suoka, répond par l’affirmative.Son avis est partagé par les groupes qui croient dans le totalitarisme et l’invincibilité nazie, et particulièrement par les jeunes éléments de l'armée et de l’administration.Les plus vieux au contraire, les groupes plus conservateurs des états-majors militaires et civils, se méfient instinctivement de l'Allemagne comme de la Russie, et ils ont derrière eux la majorité de l'opinion publique.Ils ne se soucient pas de précipiter le Japon dans , une guerre dangereuse contre aucune puissance en dehors de l’Asie, quels que soient l’esprit ou la lettre des traités ou conventions.L'Allemape a cependant pris soin, avec assez d’à-propos, de rappeler au peuple nippon ses obligations existes par une opportune interview de son grand-amiral Erich Reader avec le correspondant berlinois de l'agence japonaise de nouvelles "Domeï”.Et par surcroît la propagande Goebbels ne manqua pas de radiodiffuser de par le monde les menaces de Raeder à la veille même du dernier discours du président Roosevelt.“Convoyer veut dire risquer le combat", a dit l'amiral boche."Puisque les cargos transportent de la contrebande de guerre, leur escorte et leur défense constituent un acte contraire & la neutralité, et même selon les conventions internationales un acte de guerre et d’agression non provoquée’’.Voilà évidemment un domaine où l’Allemagne peut prétendre à quelque compétence ! En d’autres mots, si les Etats-Unis escortent les convois, l’Allemagne tirera, et s'attend à ce que le Japon tire aussi.-*- La Marine des Etats-Unis aujourd'hui Nous avons reçu du Service de l'Information de l’Institut canadien des affaires internationales l’intéressante étude qui suit : Si les Etats-Unis entraient en guerre ou prenaient de nouvelles mesures non-belligérantes pour venir en aide à la Grande-Bretagne, ils trouveraient leur marine pratiquement sur le pied de guerre.Depuis la chute de la France, les Etats-Unis se sont lancés dans un formidable programme d’expansion navale qui vise à leur donner une flotte de combat entière sur l’Atlantique comme sur le Pacifique.Aucun des navires dont la construction a été autorisée l’an passé n'a encore cependant été lancé et si la plupart des navires de tonnage moyen devraient entrer en service d’ici.I945 la marine dite des “deux océans” ne sera pas une réalité avant I946 ou 1947.Une crise immédiate signifierait que les Etats-Unis devraient combattre avec leur flotte d’ “un océan" qui dépendrait pour sa mobilité du passage par le canal de Panama.Au cours des dix dernières années, la flotte américaine est demeurée presque constamment dans le Pacifique, ne maintenant que de petits détachements en Europe, en Asie et dans la mer des Antilles.Lorsque la guerre a éclaté en Europe, les navires de guerre qui se trouvaient de l’autre côté de l'Atlantique ont été remplacés par des garde-côte et quelques-uns des contre-torpilleurs et des sous-marins du temps de l'autre guerre ont été remis en service pour aider à la patrouille de la zone de neutralité panaméricaine.Le printemps dernier, on a envoyé le gros de la flotte à Pearl-Harbor, Hawaii, qui lui a servi de base depuis lors.Le département de la marine s’est alors employé à renforcer le petit noyau de navires qu'il avait en Atlantique et cinq jours après l'entrée du Japon dans le système de l’Axe en octobre dernier il a annoncé l’établissement d’une nouvelle force de patrouille sous commandement séparé.En février 1941, cette force était élevée au rang de flotte séparée et la marine revenait au système des trois flottes qu'elle avait abandonné en 1922.A l’heure actuelle, la distribution de la flotte est à peu près la suivante (les chiffres exacts ne sont évidemment pas disponibles) : 1.La flotte du Pacifique, qui opère de Hawaii, comprend le gros de la force offensive de la marine.12 de ses cuirassés les plus modernes pour faire contrepoids aux 10 vaisseaux de haut bord du Japon, 4 porte-avions qui vaudraient largement les porte-avions plus nombreux mais plus légers du Japon, le gros des croiseurs légers et lourds, nombre de contre-torpilleurs et de sous-marins et 4 divisions d’avions de reconnaissance, chaque division se composant de 3 à 5 escadrilles de 12 avions.2.La flotte de l'Atlantique compte probablement 125 navires.Elle a été constituée en prenant comme noyau les trois plus vieux 'cuirassés et le navire-école "Wyoming” à demi démilitarisé.Elle comprend plusieurs nouveaux croiseurs, 2 porte-avions, des contre-torpilleurs.des sous-marins, des avions de reconnaissance.Comme la flotte du Pacifique, ce groupement possède tous les navires auxiliaires et tous les navires de ravitaillement nécessaires.En attendant que l’on ait fini d’aménager les nouvelles stations sur les îles anglaises ainsi que le nouvel ancrage de la flotte à Porto-Rico, la flotte de l’Atlantique utilise les trois grandes bases continentales de Boston, de New York et de Norfolk en Virginie ainsi que les avant-postes de la mer des Antilles qui s'échelonnent vers le sud jusqu'à la zone du canal de Panama.La flotte de l’Atlantique qui doit connaître une grande expansion grâce aux nouveaux navires que l’on va construire est assez forte pour prendre soin des corsaires.C’est à elle que revient la besogne de la patrouille navale qui s’étend jusqu’à une grande distance en Atlantique et c’est à elle que reviendrait vraisemblablement la besogne d'escorter les convois si on décidait de le faire.Pour accomplir ces deux tâches, elle pourrait compter sur l'apport précieux d’avions de bombardement et de reconnaissance à grand rayon de croisière ; il se trouve environ 300 appareils de ce type en service sur tous les fronts à 1 heure actuelle.3.La flotte asiatique compte environ 35 croiseurs, contre-torpilleurs, sotu-marins de même qu'une petite force d'avions de reconnaissance qui a cependant été renforcée récemment.Elle a m base à Manille aux Philippines, un port puissant qui manque cependant de l’outillage voulu pour réparer les cuirassés.Ni les Anglais ni les Hollandais ni les Américains ne maintiennent un seul cuirassé en Extrême-Orient.Effectif approximatif de la Hotte des "deux océans" (1946?) : Cuirassés.32 Porte-avions.18 Croiseurs légers et lourds 91 Contre-torpilleurs .365 Sous-marins.185 Flotte en service au 31 janvier 1941 : 1 Cuirassés.15 Porte-avions.6 Croiseurs légers et lourds 37 Contre-torpilleurs .159 Sous-marins.106 ! m.D31! f I) Echos Les marchés de Rome vendent aujourd’hui de la viande de bison.La source de cet approvisionnement imprévu est constituée par un troupeau de quelques milliers de bisons aquatiques à longues cornes, dont la race a été conservée depuis des siècles dans les Marais Pontins.Ces animaux contribuaient au drainage des canaux en y broutant les herbes aquatiques.» ¥ ¥ Il est à Gibraltar une vieille légende qui veut que la forteresse tombera quand le dernier singe en sera parti.Aussi les singes ont-ils été exclus du massacre général, récemment ordonné, de tous les animaux du Roc, aux fins de défense militaire.On y a tué deux cents vaches suisses et un millier de chèvres, ainsi que les chiens et chats.¥ ¥ ¥ Les bombes allemandes, qui ont dé moli à Londres le Collège Royal des chirurgiens, y ont détruit la plus vieille momie du monde, celle de Ra Nefer, un Egyptien qui vivait quarante siècles avant notre ère.Elles ont aussi dispersé les ossements de la Reine Berengaria, femme de Richard Coeur de Lion.¥ ¥ « Un décret du 23 mai a ordonné en Italie à tous les propriétaires de bars, cafés et restaurants de mettre à 1a disposition du Gouvernement leurs comptoirs detain.¥ ¥ ¥ Les Anglais boiront assez de bière cette année pour payer 588 millions de dollars de taxes, soit environ le coût de 11 jours de guerre.Le montant des taxes sur le gin, le whiskey et autres boissons à haute teneur alcoolique devrait rapporter assez pour payer les frais de deux jours et demi de guerre.¥ ¥ ¥ Au cours de la semaine de l’Armement en Angleterre, un oignon a été payé aux enchères douze mille dollars.Un plein panier de ces précieux légumes s’est vendu $137,532.¥ ¥ ¥ Les oignons sont si rares que leur prix atteint sur les marchés jusqu'à onze dollars la pièce, et qu’on a été obligé de monter la garde autour des potagers.¥ ¥ ¥ L’un des premiers actes de l’administration italienne en Dalmatie a été de lever une taxe spéciale pour reconstruire le fameux Lion de Saint-Marc, érige jadis à Sibenik.Cette statue, qui perpétuait le symbole de la domination vénitienne au seizième siècle, avait été détruite en 1928 par les nationalistes yougoslaves.¥ ¥ ¥ Les moineaux étaient jusqu’ici protégés en Italie par des édits sévères.On peut maintenant les prendre au piège ou les tuer par tous les procédés.Le gouvernement a aussi permis 1 élevage des poulets à domicile.¥ ¥ ¥ Quelques nouveaux citoyens en perspective pour les Etats-Unis : L* rajeuni régénérateur russe Voro-noff, 74 ans, et sa femme Gertrude, 28 ans.rentrés définitivement à Niagara-Falls.Le célèbre biographe allemand Emil Ludwig, à Santa-Barbara.La décoratrice Elsie de Wolfe, alias Lady Mend!, 84 ans, qui a demandé à Manhattan le recouvrement de sa nationalité, à laquelle elle avait renoncé en épousant en 1926 sir Charles Mendi.Par contre, de» puritain» protestent contre la naturalisation du professeur Albert Eimtem.qu'ri» considèrent comme un athée.¥ ¥ ¥ Le mormon Jack Dempsey et sa femme baptiste Hannah William», séparé», se sont rencontré» à I occauon de la première communion de leur fille Joan, catholique.¥ ¥ ¥ Fatiguée de Pans, où elle s est foulé le pied dan» I obscurité et où la vie est trop chère.EUa Schiaparelli est revenue par “Clipper” à New York, ccanme immigrante cette foi»."Les clients sont rares » Paris”, dit-eile.¥ ¥ ¥ D'après une enquête de i association américaine d Hygiène sociaie, 3 pour cent des adultes aux Etats-Unis seraient syphilitique».Le gibier de prison arrive en tête de cette statistique avec une proportion de près de 20 pour cent.Puis ce sont le» domestique» et gens de maison avec 1 ' J.» U BRET Chez W00DH0USE muSSmk PREMIERE MENSUALITE ASSURE LA ÜVRA1SON r MOIS pour PAYER PAS D'INTERET PAS DE SURCHARGE U politique rigide de la Maison Woodhouse est de vendre a des prix vraiment économiques en plus des accommodantes facilités de paiement dont bénéficient des milliers de personnes.Elle est, de plus, reconnue pour le grand choix de meubles que 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La vieille grand’mère a subi bien des épreuves.Les soucis ont ridé son front.Mais elle ne s’est jamais abandonnée au découragement.Elle prie avec ferveur pour nos soldats, pour nos aviateurs, pour nos marins.Elle a une confiance inébranlable dans la force de nos armes et dans la bravoure de nos combattants.Sa confiance s’appuie sur sa foi en l’intervention divine.Elle en a eu tant de preuves pendant sa longue existence! EUe sait que Dieu suscite, quand il en est besoin, des hommes au coeur vaillant, et que, si nous passons maintenant par l’épreuve de la souffrance, nous triompherons demain dans la paix, la justice et la charité.Prions avec nos grand’mères.Demandons à Dieu de sauver nos libertés, de protéger nos foyers, de sauv* garder l’avenir de nos enfants.À l’arme de la prière, joignons celle de notre argent* Achetons des Obligations de la Victoire.Comité Nations! * l'Emprunt dé !• Victoire INI, Ottaw», 1 I E ministère des Travaux publies recess \ rn jusqu'A .1 heure, p.tn, (heure avancée île l’e.li, le vrmlrrdl II juin ml, de» soumissions pour des changement* «u deuxième étage du vieil entrepôt de vérification.Montréal, l’.q, lesquelle» soumission» doivent être eaehotées, adressées au soussigné, et iwrter sur l'enveloppe, en sus de l'adresse, le» moi»: 'Soumission pour changement* nu deuxième étage, vieil entrepôt de vérification, Montréal.Un peut prendre connaissance des plans et du devis, et te procurer la formule de Soumission aux bureaux de l'architecte en chef du ministère de* Travaux publies, Ottawa, de l’architecte surveillant, lin ouest, rue S iint l’Htil, Montréal, l’.q.Un ne tiendra compte qu» de» soumission» qui seront fait»*» sur la formule fournie par le ministère et en conformité de* condition* qui y sont stipulées.Un chèque fî t! A 10 pour 1 -n nion-«ant de la soumission, fait A l’ordre du ministre îles Travaux publics et vl»é par une banque A charte canadienne, doit ac-compugmr chaque soumission, un acceptera a u • si comme cautionnement des bons au porteur du Dominion du Canada ou de la i*ie de chemin de ter t'unudien-Natlonnl et de >es compagnie» constituantes, garanti* .-ai!» condition par le Dominion du Canada quant au principal e: A ITn-térét.ou lc« bons susdits pour une partie du cautionnement et un chèque visé pour la balance.REMARQUE.— Irf ministère fournira, par I"entremise de la division de l'architecte »*a chef et du bureau d»> '.'architecte surveillant.Montréal.l’.Q., les bleu» et le devis de l'ouvrace sur réception d'un dépôt au montant de }lo.o»>, sous forme d'un chèque de banque visé fait payable A l’ordre du ministre des Travaux publics.t*e dépôt sera remis au déposant dès que lesdlt» bleus et devis seront retournés au ministère, pourvu que la chose soit faite pu» pus tard qu'un mois après la date fixé» pour le.réception de» soumissions.Si les bleu« et le devis ne sont pas remis au ministère dans ce délai, le dépôt sera confisqué Par ordr- J.X! SOMERVILLE.Secrétaire.Ministère » Tr •.u.x publics.Ottawa, Je 30 mai 1341.UllrHONt lAnciiUf 4191 WH PERRON GSAINCTIIRS L ftOINl(RISTIi •xsslvo ST LAuatat.month! al Montréal, samedi 7 Juin 1941 ———— T'V i LE JOUR-—^__________ Dans le monde des arts des lettres et des idées Le Livre^Américain Heywood Broun, journaliste Edition compilée par Heywood Haie Broun (i) Page 7 L* preue américaine a perdu técem-pier.t un de ses "colonnistcs" !ea plu* originaux, ica plus libres d'idées et de plume, et peut-être de tous le plus voyant tt le plu» pittoresque.Dans les bureaux ,1e rédaction Heywood liroun émergeait comme une figure unique, non seulement pax ses six pieds de solide ossature, j,ar j« poids de ses trois cents livres, par si tenue négligée a l'excès, mais par la radiance de bonne numeur, de vitalité chaude, de sympathie humaine, qui émanait de sa structure géante.Il eut dts nuées d'adversaires mais fou j>cu d’ennemis.parce qu’il n’était lui-même l'ennemi de personne.Il défendit des causes impopulaires — cc sont celles-là surtout qu’il chérissait — mais il jouit dans scs milieux d'une popularité constante, hommage au charme d'une àmc sincère et d'une droiture presque naïve.Il remplit à merveille ses tâches de chroniqueur, de scribe, mais toujours il les dépassa, impuissant à s’astreindre à leur rôle de simple miroir, prenant parti vigoureusement pour ce qu'il croyait le progrès, là justice, risquant à l’occasion son avenir à leur défense.Il y mêlait souvent des aperçus plus larges, des rpo-Jogues philosophiques atteignant à la profondeur.Au milieu du fracas des luttes il garda le sourire, et sa "colonne" fut toujours pétillante de verve Ironique et do drôlerie spontanée.Il a publié des volumes en plus de ses articles, il a été correspondant de guerre, critique de lettres, auteur dramatique, a écrit des brochures de propagande sociale, et il s’est cru.pas très sérieusement, une vocation d'artiste, Il est mort président de la "Guilde des Journalistes", qu'il avait conçue et fondée, et qui compte à cette heure la grande majorité des plumitifs de la presse quotidienne.Le témoignage posthume rendu à sa mémoire par une assemblée spéciale convoquée à New York est probablement sans exemple.Le maire La Guardia, une élite d’écrivains, d'artistes, des représentants du travail et de la presse de toutes nuances, et mémo ceux de l'Eglise, à laque))" sur le tard, il s'était rallié, exprimèrent des éloges émus, affectueux.Heywood Broun ne fut pas un génie transcendant, mais il fut Intensément homme, .rèchcur et type de bon vouloir dans un monde en proie à la haine, et c'est pourquoi les hommes le regrettèrent.Dans cet amoncellement de trente années de prose, Heywood Haie Broun, son fils, a colligé un choix de courts morceaux, où l’on suit les phases progressives de sa pensée et d« ua conscience.Sa première période fut humoristique et légère, avec seulement des éclairs d'apostolat et d humanisme.Le sport y tient beaucoup de place, et il resta jusqu'à la fin un enthousiaste des jeux."J'étais, .'it-ll, la honte de mes confreres quand, au milieu d'une joute, je me dressais, battant des mains, vociférant des cris sauvages, et tiré par les basques pour me rabattre sur mon banc.” Il écrit des choses délicates sur les enfants et la vie domestique, et, sur un ton plus haut, des contes symboliques comme Le Manteau du iiol et I* clnquantc-eLunlème Dragon, qui ont depuis pris place dans les anthologies.Ses scntinionls humains, sa compassion, pour les déshérité:), circulent dans ces morceaux à l'état d’atmosphère, enveloppés de serein optimisme.Ce fut le rhoc d'une cruelle injustice qui éveilla ses instincts plus profonds.Le procès, à Boston, du cordonnier Üacco et du colporteur Vanzctti, leur condamnation «ans vraie preuve, leur exécution pitoyable après sept année» de cachot, reste jusqu'à ce jour, une tache «ombre sur le fonctionnement de nos lois : — plus choquante même que celle de Tom Mooney, car elle poursuivit jusqu'au bout son erreur inique.On retrouvait dans cette affaire tous les caractères odieux d'une 'engeance de classe, toute la sauvagerie des persécutions de l’idée, tous les abus de l'influence et de l'argent.En haine de leurs opinions "radicales", et pour nulle autre cause, deux citoyens inoffçn-sifs expiaient de leur \ le un crime qu'en certitude morale ils n'avaient pas com-mi,: et les recoifs légnux, et: les j>rotèts venus de tous côtés, ne nouvaient les sau-ver des griffes de leurs bourreaux.Cet outrage révolta l'âme honnête d'Heywood Broun.U ne put garder le silence, et sa chronique du World touchant à ce »ujet (D HARCOURT BRACE .Juif au temps d’Achab — Symbol inique de l'erblum.S.—Qui n rapport aux Médlcls rc de France.9.—Pronom personnel «3e per-châssC- une pierre dans un - ha fixe signifiant "égalité" copulative.10.—Gros oiseau palnui-'m , droite est toujours à di " " a quand elle est gauche » .*.trutinllM’ ine*Iil chc gara nivii- — En-Pf • Conjon- t’ n est toujours à gauche me-m -elle est «droite — Pièce -I 11.—Donné des q«ge« p- tir une dette — Reptile “,|Ur ’ Partie épaisse du Vin., 12.—Préfixé tiré du lat n 1 quant un nombre d- dix phyllée à fleurs roses.13.—Corps compos-’-, v ; mldon — Commune -les I rénées.14.—Pièce -le vêtement baleines — Petit mot : ton.chante, enchante ou le premier cri : celui d i br prême.le dernier soup" -et Ift A l'aventure.13.—Sollpède — Blanc pa:t»ut IMusèdes.GAGNANTE DU rW* sl 0(11 Mlle Marguerite Montreuil.St-Stanislit’.Champlain.l’-Q- é- ri* .• nheur .Ail-’* ï» SOUSCRIVEZ A L’EMPRUNT DE LA VICTOIRE!
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