Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 5 juillet 1941, samedi 5 juillet 1941
4éme ANNÉE No 43 5 CENTS Celle g«t'rre c,‘lle d" Canada loue ides le Canada FRÔLEZ-VOUS! JOUR INDEPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur -1 ondateur : Jeuu-Cliarles Harvev Administration t>l wiaciion, iso est, nu* Sainte-Catherine («nte 44), Montréal V J Case postale 20, Station “N” - Tel.TLateau 8471 LA LA 5 juillet 1941 Aussi lonf’h’rn/M qur 1rs choses iront s y* lent a ti (j u entent mol, je continuerai •y» t c ni u t i ij u cincn t à dire qu'elles ne von I pus bien — Henri ROCHEFORT Réducteur en chef: Emile-Charles llamrl PEUR EST MAUVAISE CONSEILLÈRE GUERRE EN MOLLESSE Lee chefs de ce pays ee sont souvent laissé intimider, dans I leur politique de guerre, par ce qu'ils appelaient le danger de L province de Québec.Nous comprenons leurs motifs: il» sont respectables.Sont-ils fondes sur des réalités?C’est à voir.I’our c0ai qui fréquentons Je peuple et qui, mieux que plusieurs | ministres, connaissons les divers courants d’idées qui agitent la pgnde masse «les Canadiens de langue française, nous sommes « mesure d affirmer ceci: Ottawa a subi une sorte, de chantage t, j tremblé devant des épouvantails.Nous publions en cette page, aujourd’hui même, un tableau wiiusant «le l’opinion canadienne-française en regard de la gue/re jctnelle.11 s’agit d’un relevé dû à l’initiative d’une grande toiporation de chez nous, la Quebec Power Company, {pii, en uni dernier, adressait à neuf cents de ses employés le question-mire suivant: , L —Etes-vous partisan du mouvement “France Libre’’ du Général Charles de Gaulle?' 2.— Etes-vous sympathique au groupe Pétain-Darlan-Laval?3.— Croyez-vous que l’Empire Colonial français devrait ronlinuer la lutte contre le nazisme même au risque d’une guerre civile avec la France elle-même?4.— Approuvez-vous l’occupation — s’il le faut, par force militaire, — des bases françaises de MARTINIQUE et de DAKAR pour les empêcher de tomber aux mains des Nazis?On a reçu 633 réponses à la circulaire, ce «pii fait une proportion considérable, je dirais même exceptionnelle.A la première question, 98.3% répondirent dans l’affirmative; A la deuxième, 95.2% dans la négative; A la troisième, 94.3% dans l’affirmative; A la quatrième, 98% dans 1’affirmativc.La moyenne en faveur d’un effort total contre Vichy od Jonc de plus de 96% .Si l’on tient compte du fait que la plupart des employés qui ont répondu étaient des Canadiens de languç française, cette expression d’opinion est l’une des plus définitives tt de* plus convaincantes «pie nous connaissons.Elle signifie, en effet, que ces 96%, des nôtres sont logiquement de coeur et d’âine avec le reste du Canada et du monde britannique pour le succès de nos armes et l’écrasement du nazisme.Cet échantillon de la volonté de vaincre, chez les Canadiens de langue française, a été prélevé à un endroit tel qu‘il est impossible de n’y pas voir la moyenne exacte de la pensée et du sentiment de toute la province de Québec.Nous y attachons presque autant d’importance qu’aux “polls Gallup’’, grâce auxquels on peut compter, mois par mois, les pulsations du coeur de la nation américaine.Nulle part ailleurs, ni ilans l’Ontario, ni dans les Maritimes, ni dans la Prairie ni sur la Côte du Pacifique, on n'aurait obtenu des résultats plus consolants.Se peut-il dès lors qu’on laisse indéfiniment en liberté une poignée de saboteurs et de colonnards qui, depuis 1939, ont fait de l’agitation démagogique pour dénigrer nos buts de guerre, diffamer nos alliés, excuser ou exalter no» ennemis, super la tonfiance des honnêtes gens, dénoncer notre participation, semer la désunion et la haine et détruire ainsi les ressorts de l’action canadienne au moment où toutes les énergies du pays doivent remployer à conjurer le plus formidable danger de notre histoire?De quoi a-t-on peur?Des quatre pour cent qui veulent nous tirer dans les jambes?Mais nous sommes 96 pour cent contre «es félons.Nous n’avons qu’à faire un geste pour les mettre en fuite: nous savons qu'ils sont des lâches et qu’ils rentreront son» terre, à Ja première répression importante et ferme.Pour rassurer les trembleure, faisons un petit calcul: eu supposant que, sur trois million* de Canadiens de langue française il y ait 1,500,000 adultes conscients de leurs responsabilités publiques, nous serions tout de même 1,440,000 (soit 96 p.c.) contre 60.000 (soit 4 p.c.).Cette infime minorité contient peut-être plus de forts-en-gueule H d’apprentis gangsters «p.ic la masse des citoyens honnêtes et paisible», mais elle n'est sûrement pas de force à se mesurer contre un gouvernement * p*r,*: Pellt Cho’ "Miss Helyett”.rùudlen ; LA POUNE; "L’Heure Suprême"; "Anne-Marie".¥ ¥ ?•U Feu de Paille” £ CINEMA DE PARIS) Ceit un film bien curieux et bien incluant à la fols qui prend au-•ourd'bui l'affiche au Cinéma de kft.Il s'agit de l’oeuvre "Grandir Nature" d’Henry Troyat, prix r/m cour.1938 adaptée à l'écran ,obi le titre : “Le Feu de Paille".Cnt l'histoire d'un homme jaloux de son propre enfant.De prl-abord le thème peut paraître iorrai.emblable mais voici les faits.Un cabot de théâtre, sans rôle, sans (uccèi et sans 6*olre et Qui n'a seul auditoire attentif que Jon épouse constate que son fils a .lu de talent qiue lui-même.Ce Lnt est vite confirmé par un juccè» phénoménal à l’écran.Le père est à jamais perdu dans la oluntur qui accompagne la gloire »on jeune enfant.L'envie et la jalousie tenaillent •f coeur de cet homme trop faible it qui préfère quitter son foyer ifin de ne plus assister au spectacle de sa déchéance et de son im-puimnee.Mais partout la gloire 4e son enfant le précède, le suit.Celt un véritable cauchemar.Pul» un jour le succès de l’enfant perd de son importance.le feu 4e paille.Le père retrouve alors it paix de l'âme.Voilà le postulat du film mais 11 faut entendre le dialogue de Troyat, voir le» images et la mise en Bcènc ti Jean Benoit-Lévy et il faut voir comment de grands artistes ont compris ces personnages.Lucien Baroux est le cabot ; Orane Dcmazls, son épouse ; Jean Fuller, leur fils.Autour du beau trio quantité do figures pittoresque! silhouettées par Aimos, Gaby Bisset, Jeanne Helbling et une foule d'autres excellents interprètes."Le Feu de Paille" est un film hors concours par la nature même de ion sujet.Ce n'est pas un essai de film psychologique mais une réussite en ce genre pourtant si difficile.On a fait du beau travail d'équipe et cela a porté fruit.- “J'aime tous les femmes” (au SAINT-DENIS) Le film "J'aime toutes les femmes" prend l'affiche aujourd'hui au Saint-Denis et nous permettra d'entendre le remarquable chanteur français et polonais Jan Kic-pura.Cet artiste lyrique est aussi un acteur de qualité et aux côtés de Danielle Darrleux, qui est sa charmante partenaire, il fait preuve de véritables dons de comédien.“J’aime toutes les femmes" est un film sans prétention qjui ne vise qu’à amuser l'auditoire en réunissant en 1 h.et 30 min.de film les aventures les plus cocasses dont la majeure partie se déroule dans un magasin d'épiceries.Kiepura et Darrieux forment un couple très agréable à voir.A entendre aussi car l'on sait que la jolie Danielle chante joliment et sait tenir le coup auprès d'un camarade aussi prestigieux de Kiepura.“J'aime toutes les femmes” devrait connaître un très vif succès auprès des amateurs de cinéma français qui demandent surtout un dialogue vif, piquant, plein de surprises et une action furibonde et d’un rythme toujours entraînant.Lon peut dire sans exagération que le présent film est doué de ces qualités et qu'il se laisse voir sans jamais la moindre lassitude.Le second film à l’affiche "La Maison du Mystère", inspiré d'une oeuvre de Jules Mary est, bien entendu, un film dramatique qui porte bien son nom.L'action est défendue par Blanche Montcl, Rolla Norman, Jacques Varcnnes, Georges Mauloy, Jean Paqiul et Monique Povel.C'est un drame de la justice humaine qui souvent emprunte le Bras de Dieu pour se manifester dans la lumière de l'équité.Un dénouement Imprévu, établi par la découverte d'une pellicule photographique, comporte un coup de théâtre fort habilement ménagé et Qui plaira aux amateurs de sensations fortes.TOURISME "Les Mimosas", 106 ouest, rue Sherbrooke.H- * * hLove Crazy” (au LOEWS) L'un des plus fameux couples de l’écran, Myrna I»y et William Powell, nous reviennent de nouveau dans l'une des comédies les plus amusantes de l’année.Les plans de Powell et Mlle Loy pour célébrer avec éc'at leur troisième anniversaire de mariage sont bouleversés lorsque la mère de la jeune femme qui était en visite fait une chute et se brise une cheville.Sur les entrefaites, Myrna Loy doit se rendre à la gare pour y rencontrer une tante.Pendant ce temps, Powell qui était fatigué de tenir compagnie à sa belle-mère aperçoit de r,a fenêtre une ancienne amie d'enfance, Gall Patrick qui l'Invite à lui rendre visite lui disant aussi que son mari est en voyage.Lorsque Myrna arrive, sa mère lui apprend la rhnse.t# jeune femme décide de faire une visite impromptue à Gall qu'elle connaît aussi mais se trompant d'appartement, elle entre dans celui de Jack Carson, un archer qui veut à tout prix montrer ses prouesses à Myrna.Carson, pour avoir la liberté de ses mouvements, n’est vêtu que jusqu'à la ceinture.Lorsque vint le moment de partir, Powell qui revenait de sa visite voit son épouse qui erft reconduite jusqu’à la porte par Carson.Les soupçons sont violents et une que relie s'ensuit: on parle de divorce.Powell qui était revenu à de meilleurs sentiments veut à tout prix retarder ce divorce et mémo ne pas en avoir du tout.Son avocat lui dit qu’il n'y a que deux so lutions; qu’il se casse une jambe ou qu'il simule la folle.Celui-ci choisit la dernière alternative.Les choses folles que Powell invente sont inimaginables.Finalement, il est déclaré maboule et incarcéré dans un asile d'aliénés.Comme sa situation n'est pas tout ce qu'il y a de plus enviable Bill cherche et trouve un moyen pour s’enfuir de l'Institution.C'est grâce à un subterfuge, quand 11 s’habille en vieille femme, qu'il réussit à s’évader.En plus de ce film, il y a des ujets courts et des actualités filmées.• Sous le signe de Mozart Page 3 Quinze jours déjà ont passé depuis qu’ont expiré dans la gothique chapelle de St-Laurent es dernières notes de la Symphonie Jupiter.depuis que s est terminé un autre des Festivals de juin .L heureuse inspiration d'avoir placé sous le signe de Mozart le dernier concert de cette grande fête musicale ! C était assurer de la plus exquise façon une fin en beauté.Car Mozart est un musicien complet, toujours actuel, un grand musicien.Il y a une mode Mozart qui sévit dans les milieux snobs.C’est malheureux.Non que cela diminue le compositeur ou son oeuvre.Mais cela agace ceux qui aiment Mozart parce qu'ils le comprennent et parce qu’ils sentent toute la beauté de sa musique.Pour ceux qui vont applaudir une composition de Mozart parce que cela fait chic, Mozart, c est de la dentelle Comprenez par là que c est quelque chose de gentil, de petit, de fragile ., C’est amenuiser singulièrement le génie de cet adorable compositeur! Que Mozart soit quand il le veut la délicatesse même, qu'il atteigne sans peine un raffinement à quoi tâchent d’atteindre, avec moins d’élégance et de sûreté, nos modernes les plus subtils, cela est certain.Mais à côté du Mozart délicat, raffiné, subtil, n'en subsiste pas moins un Mozart vigoureux, puissant, fougueux.C'est le parfait équilibre de facultés si diverses qui font le charme si particulier de Mozart et qui assurent sa durée.D’ailleurs, chez ce compositeur, tout est contraste.Les notes basses succèdent soudain aux notes élevées.après un passage tout de délicatesse vient brusquement un passage tout en puissance.Et l’on retrouve dans le genre de ses oeuvres autant de variété.Il est léger, il est gai.il est mélancolique, il est douloureux, il est ironique .toujours, il est lui-même profondément humain, d'un charme pénétrant.Le programme choisi par sir Thomas Beech-am mettait on ne peut mieux en valeur les divers aspects d'un talent aussi riche, d'une oeuvre aussi diverse.Les pièces données à la dernière soirée du Festival livraient toute la gamme de l'art mozarticn.De la grâce légère de l’Ouverture de la Flûte enchantée à la solide beauté des Symphonies.de la spirituelle gaieté du Divertimento à l'émotion tendre de l’Ave Verum et de l'Agnus Dci.Et sir Thomas a fort bien dirigé.Il est évident que ce musicien distingué possède à fond son Mozart, et il n’épargne rien pour nous le prouver.Il dirige de mémoire, avec une grande autorité et un souci extrême du détail fouillé.Avec, aussi, de grands effets de gestes et des sifflements un peu sonores.Ceux qui avaient entendu, au cours de l'hiver, la délicieuse Symphonie en Sol dirigée par ce chef d'orchestre éminent ont retrouvé avec joie les brillantes qualités qui marquent son interprétation de Mozart.Avec ses grâces très 1900, JUILLET LE RUBIS , fe nsM.i, r.it non *cutrmrnt un* l le "hnlsikftle" le ‘'drmbiiHtl" c ont-pici rr précieuse, moût H nymbolisr j h t»iond* aviliit ( >*f titre /'amour .le yrnmt amour., le patln, sc demande ce que sont devenus les peuples que l’on sait tels.Hé-la_s, sa pensée froide et résolument claire, rencontre le spectacle affligeant de races en pleine décadence' I>a France, pays de trahison et de lâchage ; l’Espagne, pays de famine ; l'Italie, la monstrueuse Italie, pays de l’opportunisme le plus Infamant que l'Histoire ait encore enregistré ! L'Italie, terre des Papes, que, lui le jeune Canadien français, qui a tant sacrifié à son mysticisme, aurait, toujours voulu | respecter.Il se demande, oui II se demande, sans faiblesse, qui a grugé, qui a pourri ces races Jadis nobles et grandes.Sa pensée ne s'arrête pas ! Il doit chercher, Il doit trouver les coupables.Jérôme leiir .splendeur r/i».* 1rs Joilllllei.s ils renom l.u pr/'snire du grand Afnt-Ire se signale partout et res pier• i r.t pr/'/.leuss» sont au nom tor des mrrvellles sortirs île Hes moins; ientlons-lui hommage!.’ S'il était donné it not/' proud-mrrti Eve (le soi tir île sa tombe, elle serait heureuse de retrouver chr ¦ ses "dignes filles" des tradi-lions non seulement religieusement sauvegardées mois remarquable* meut prodigieusement ntnélio* n’es ! t Marie-Ange DENYS-G1LL A I sltlrhf n'aroli jamais surpassé le Atnltr* dans ties chefs-d'oeuvre ; les /finies naturelles innées d'un soleil maiquée milir celui dt Bangkok j couchant ont une affinité ai ri les au Nia rn et relui de tlnrnonle, t, pierres précieuses, lires dans toute dernier étant d'une teinte plus foncée et conséquemment mieux évalué au raral II existe une iii/Ik mine fort considérable prés de Kaboul, en Afghanistan ; elle se nomme "A mlr".De tous les temps depuis des siècles, Il est reconnu que les hommes aimaient sr parer, s’orner plus que les femmes; comme les pierres pré-rieuses abondaient en Egypte, en Perse et ailleurs, constituant ainsi des richesses inouïes, on en faisait donc îles ornements, des statues, des talismans, îles amulettes.Les lapidaires de jadis travaillaient avec un art inné des choses ma-i/nifiques'! L'amulette Egyptienne, le scarabée, symbole de l'amour et de lu haute culture de ce peuple, était sculpté sur l'émeraude, le rubis, le saphir ou la turquoise, et représentait également le coeur sacré des momies.Les pleurs précieuses ne perdent pus de leur valeur avec le nombre des années.Elles peuvent rjisler depuis (les siècles, et elles persistent à rester ce, qu'elles ont toujours été; diamants, rubis, éme-r mutes, elr.Dr.nos jours le platine, l'or, l'argent sorti associés aux pierres précieuses pour en faire ressortir le charme et la braulé.Toutes ces pierres ne sorti pus nécessairement de récente découverte.Les experts dans la matière nous affirment que bon nombre existent depuis des siècles, et que ces joyaux ont fort bien pu orner les belles épaules de Jésnhel.At Italie.Dalila.Cléopâtre et combien d'aulres célébrités anciennes, pour ensuite faire leur chemin vers nous, appariant ainsi avec eux des histoires romanesques ou des chagrins.des tragédies sans nom.Ils nous sont offerts alors dans des versions plus modernes, tout en | gardant leur nom.Le collier et te bracelet ont été les punîtes I» < pins en vogue et les experts déclarent que leur origine remonte jusqu'il notre grand’mére Er e.La firr me a pu for 1er, mois les noms n’onl pas changé: Us dér/uenl de "cou” et de "bras", peu importe la langue ou le dialecte des pays nom- j breu.i qui les reconnaissent.En j France et ici le collier et le but ; re/cl sont Its bijoux les plus Ujt- : préciés.c.hee tes anglaises, le "necklace" et te "bracelet" son! j très recherchés.eu Italie le "col | larta" rt le "bracclaletto" faisaient -les délices des hommes comme dn.femmes.Il faut voir les Espagnols pour sr.rendre compte de la place i/u'ils accordent au "collât" et au "pu seras".En Chine l’on r oit te U uni AIN»; Le deuxième concert de M.Sevitsky au Chalel I/O distingué chef d'orchestre, M.Fabien Scvltzky, dirigera pour in teconde fois consécutive les musiciens des Concerts Symphoniques, Jeudi prochain 10 Juillet, au Chalet du Mont-Royal Il a, pour la circonstance, préparé un programme qui ne manquera pas de plnlreià tous les amateurs de bonne musique, tout en gardant cette note légère que l'on | t.” et le "sou-ti partout, surtout aime trouver aux concerts d'été.sculptés sur jade c’est ravissant Comme ouverture, une compost- j ____________________________I tlon de Gllnka, Riislun et Ludmlln.: Puis la deuxième suite Pear Symphonie Italienne de M c miels-Gynt du musicien Scandinave tou- shon.Ensuite, ce grand favori » Jours aimé, Grieg.Cette suite, on I public: le Bleu Danube de Aumuh le sait, constitue la musique de Pour terminer, la suite Htapnen scène pour le drame célèbre d'Ib- Foster, ai rangement de therm s d< ,p»n ce compositeur par tJuhensky.x- c , i.Au concert du 17, M Jean-Marie .Comme piece de résistance, la ' 1 Bcaudet sera le chef Invite.ÿssrst- Se-' "lr et- m Miniature Alfred Brunet à Sorel au Il y a l’eau, il y a le vin; et encore ce qui n'est l'un ni I autre, mais les deux harmonieusement.U a le btanc, et le rouge; et ce bleu qui riait des deux primaires conjuguées.L’amitié, affection sans secousses, c'est l'horizon nu spectacle inchangeant.On g découvre des couleurs attachantes, des décors qui plaisent.Mais est absent taut cela qui transporte.Et la passion, c'est la mobilité.Les toiles qui sr gonflent, éclatent C’est l'assaut de la vague, porte ouverte au vertige.Mais que le désir souhaitait bien tel.Ma tendresse amie, je lui ai don-j née le goût < page a tourne', r est fait II plus rien que nexus ne sa r.h maintenant Mais n'en contint pas me,ins d'ensemble cherche revoir Cf /h mawifnf bltu ou *Otl rt hit u JAI baseball la partie Peanuts ensemble ou* fM'h JOUJOU** WAV.f/r/r, VA IT ARRIERE-GRAND-PERE VOTRE BIERE Page 4 LE JOUR Montréal, samedi 5 Juillet 1941 À TRAVERS L’ACTUALITE MONDIALE avec Jean Le BRET ¦EtC LA GUERRE A» front russe Aprè» onze jour» d'une bouille j f*H «««- c'«‘ ! [mjimf'i m UHlNUUAt) r \ U/J *T»«'**.smm Cette en rte de In nouvelle lnvMlon allemande noua parvient par une agence américaine.Mala noua nomme* aûra que les lecteurs du IOUR ont assez d’esprit pratique pour avoir appris à comprendre l’anglais.mand du bord d’un Stuka lélcgra- suivre avec angoi»*e, du mieux phir’l : "Tout n’est que confusion au-dîfsou» de nous".C’est lui qui devait avoir raison.Dimanche, le haut commandement allemand publia enfin son catalogue de triomphe», depui» de» jour» promis et anxieusement attendu.J'admets que dans les campagne» précédentes les communiqué?de l'Etat-major nazi ont généralement côtoyé d'assez près la vérité, du moins géographique.Mais je prétends que qelui-ci me lai»»e des doutes.Il est d’abord de ton bien différent ; il émane du quartier-général d’Hitler au front ; rl est écrit d'une main qui n'a rien d’italien ; il est non seulement A moitié politique mais tout imprégné de propagande, coupé d'hymnes et d’invraisemblable épopée.Les gains et pertes, surtout en avions, y doivent certainement être pris avec un grain de aed ; il n'y est plus question de chiffres "légers" ou "étonnamment réduit»”, mai» simplement "modestes" par comparaison avec la magnitude du combat.Mais en même temps que les Allemands annoncent la destruction de 4,000 avions et de 2,200 tanks russes, les aoviets admettent la perte de 850 avions contre 1,500 appareils allemands.L'attaque nazie principale porte dans la plaine centrale, au nord et au »ud des marais du Pripet, celle du Nord vers Min?k et Moscou, celle du Sud ver* Luck, Kiev et l’Ukraine ; elle a lieu sur un terrain plat comme un billard, par des champs trop verts encore pour être brûlés, sous un ciel assez clair pour des pilote» même myopes, et par un temps d'élé qui durera trois moi».L'offensive du centre-nord »e développa à la manière familière de la pince dont le» immenses mâchoires d'acier pouvaient ici pénétrer plus lo.n et plu» largement.Le» pointes ont dépassé Minsk e! auraient en se refermant coincé des armées russes.qu'on le peut, les péripétie» formi dables de ec combat de titans, qui ébranle toute la contrée comme aux temps préhistoriques les corps à corps monstrueux des ichtyosaures et des mastodontes.* * * La.d’Angleterre Depuis la mi-mai, l’Angleterre jouit d'un répit dans les assauts sauvages de la Luftwaffe, marqué seulement çà et là de quelque» bombardements locaux et restreints.Par contre la R.A.F.multiplie et développe depuis le début de juin ses expéditions contre la côte française d'invasion et les régions industrielles de l’Allemagne occidentale, qu’elle bombarde maintenant presque quotidiennement, de jour comme de nuit.Elle envoie maintenant à l'attaque de puissantes vague» successive* de bombardiers, d’une envergure comparable à celle des armadas boches qui tentèrent de conquérir l'Angleterre l'automne dernier, et protégées d'escortes nombreuses d avions de combat.Au cours des assauts diurnes en juin sur les côtes de la Manche et a I intérieur de la France occupée, les Anglais ont descendu 168 appareils allemands en n’en perdant que 68.1!» ont démoli des aérodromes, des batteries, des chemins de fer.des quais et des ponts.Ils ont incendié la grande centrale électrique de Commine» près de Lille, et des arsenaux et ateliers aux environs de Béthune.Et de jour en jour la résistance ennemie à ces attaques se faisait plus faibles ; il arriva même qu'on ne put au retour compter au tableau de chasse aucun Messerschmidt.parce qu’il n'en apparut point pour combattre l'assaillant.Le Maréchal de l’Air Douglas, commandant de» escadrilles de chasse, ne s’y trompe pas.Il sait Ces commentaires sur les grands événements de la semaine ont été rédigés tout spécialement pour les lecteurs du /OUR d'après les meilleures sources d'informations canadiennes et américaines.vtmm bombardement* répétés.Cependant dei rapport* de plu* en plu* révélateur» filtrent toujour* qui viennent confirmer la terrible efficacité des attaque* britanniques.On nit notamment que Hambourg e*t aujourd'hui virtuellement pulvérisée.Les immense* chantiers maritimes y sont démolis qui ont construit en temps de paix des navires géants comme l'Europa, le Bremen, le Majestic ou le Leviathan, et en temps de guerre le puis-un Bismark, des croiseur» et des destroyer*.En ville, la Bourse, le* banques, le palais de l'industrie, le* grand* magasin*, le* théâtres ont été détruit* ou incendiés.Les grandes artère» commerciales sont éventrées.De* aqueduc* et de* égout» ont crevé qui ont inondé le* abri».Le» victimes ont été nombreuses.Les gares sont camouflées.Des palissades s'élèvent rapidement autour de» maisons bombardée» et en ruine».On y peut voir affiché le dernier slogan : "Pour tout ceci, nous devons remercier notre fuehrer" I Mai» l'Angleterre ne laisse, pas s’endormir sa vigilance.De récentes manoeuvres militaires en Ulster indiquent même qu'elle s’attend à une invasion de l’Irlande, et d'après les résultats de cette répétition générale, il apparaît bien qu’il n’est pas grand'chose qu’on puisse faire pour l'empécher.Le thème de !a manoeuvre était basé sur un débarquement ennemi réussi en Eire neutre.L’envahisseur était supposé attaquer ensuite l'Ul-ster pour s’emparer d'imaginaire» usine» de guerre autour de Belfast.Les condition» probables de la bataille furent reproduites aussi approximativement que possible, y compris la part qu’y prendrait la cinquième colonne.Conclusion : la défense serait trè» difficile.Les colonnard» n’ont d’ailleurs pas besoin d’être imaginés en Eire.Le pays est encombré d’Irlandais croupis dans une tradition périmée et qui haïssent encore l’Angleterre.La frontière d’Ulster est large ouverte.La légation allemande à Dublin (!!!) a envoyé de» observateur» aux manoeuvres ; ils ont pu librement y prendre des notes sur les armements et les tactiques britannique*."Nous sommes entourés d’espions, et nous le savons", disait un officier de l'Etat-major, "mais qu’y faire >" Qu’en pensez-vous, M.de Valera ?• « * Ailleurs Par comparaison avec le tintamarre de série mondiale que fait la titanetque batailla germano-russe, la campagne de Syrie fait figure d’un match rural de cricket, qu’on suspend pour le lunch et le thé.Avec Damas prise.Palmyre encerclée et Beirout vacillante, avec une poussée en progrès vers l’aéroport et le noeud de routes de Homs, il semble bien que le match sera bientôt gagné par l'équipe anglo-fran- çaise libre de Sir Henry Wilson.En Ethiopie, se vérifie l’axiome qu'une campagne gagnée n’est pas nécessairement finie.Les Italiens s’étaient cramponnés à quelques porte» isolé* pour occuper encore du forces britanniques.Addis-Abeba était tombée le 6 avril.Le dernier port érytbréen de la Mer Rouge, Assab, n’a été enlevé que deux mois plus tard.Et ce n'est qu'après douze semaines que les Alliés viennent de l'emparer de la forteresse de Jimma, faisant 8,000 prisonniers dont onze généraux.Restent encore à nettoyer le territoire au nord du Lac Tana, où se trouvent dix mille Italiens d’Italie, et deux régions au sud avec six mille fascistes.Le Gengis-Khan du vingtième siècle a essayé de donner A sa guerre de conquêtes l’appel émotif d’une croisade.Par le canal de la propagande nazie, Hitler a demandé A chaque pays "ami” d'Europe de lui envoyer une légion comme un symbole dans la lutte "sainte" pour libérer le continent du communisme.Six nations ont déjà répondu à 'appel et se sont rangées aux côtés de l’Allemagne contre la Russie : 'Italie, la Hongrie, la Roumanie, a Finlande, la Slovaquie et la Croatie.En Espagne, la phalange a commencé à recruter des volontaires.Le Danemark a rompu avec Moscou, interdi le seul journal socialiste de Copenhague et organisé la chasse aux communistes.Un régiment du Nord, composé de quis-lings norvégiens et danois, combat au front finnois.Un régiment d'Ouest, formé de nazis hollandais et belges, est arrivé en Finlande, dit Berlin.Vichy aussi a rompu avec Moscou.La Suède a accordé à l'Allemagne le droit de passage pour les divisions boches de Norvège en Finlande.Si le Portugal se tâte, la Suisse reste, elle, traditionnellement neutre.La Turquie semble repousser les perfide* accusations nazies contre les soviets ; si elle a accédé à la demande de Vichy d’accorder refuge à se» troupes de Syrie, c’est à la condition seulement qu'elles soient préalablement désarmées.Si une grande partie de l’Europe s’est ainsi, du moins nominalement, laissée enrôler dans la croisade sanglante d'Hitler, c'est surtout par la peur, la terreur qu’inspire une Allemagne monstrueuse, dominant le continent et ses gouvernements fantoches.Il est une autre Europe, celle des neuf gouvernements en exil, celle des réfugié» et des otages qui est encore civilisée, celle des ouvrier* et des paysans asservis ; et cette Europe-là est encore en guerre contre l’Allemagne.Il n’y a qu'une personnalité en Europe qui aurait pu appeler le petit peuple 1er, c’est le Pape.Or, le Saint-Père vient de parler deux foi*, et il n'a pas pris parti.Aprè* que le Pontife romain eut dimanche radiodiffusé au monde entier un éloquent sermon à l’occasion de la fête de Saint-Pierre, l'Axe a du abandonner tout espoir que le Saint-Siège endosserait la nouvelle guerre germano-russe comme une croisade contre le communisme.Le Saint-Père n'a même pas fait mention de la bataille gigantesque qui vient de k déchaîner ; s'en tenant strictement aux points de vue religieux et moral, il a, en termes émouvants, exhorté les fidèles à la résignation et à la patience."Si un Dieu de justice et de charité”.a-t-il dit, "permet que le» peuples soient accablés de tant de souffrances et d’horreurs, c’est que la Providence juge des événements en proportion de l'éternité ; il faut s’incliner devant sa volonté et attendre à son heure le retour de la paix et de la justice”.En fait, le Saint-Siège a refusé sa sanction au mouvement de l'épi»* copat catholique allemand en faveur d’Hitler.11 n'a pal voulu faire prêcher chez le» peuple» nazifiés la guerre sainte contre les soviet».Pa» de Pierre l'Ermite I la croisade reste laïque ; ce sera une swatli^roiiade I Grande Bretagne Nomination» Le Premier Ministre britannique a placé un nouveau général pour commander en chef dans la bataille vitale et critique de la production sur le front intérieur.De Ministre d’Etat, Lord Beaverbrooke est fait Ministre des Approvisionnements.On compte que le dynamique éditeur canadien renouvellera dans la production des tanks et autres équipements le* miracles d'organisation qu'il accomplit à l’aéronaytique.Sir Andrew Duncan retourne au "Board of Trade",, ou ministère du commerce, et le capitaine Oliver Lyttleton, un des plus brillants espoirs d'une administration rajeunie, est fait ministre d’Etat pour représenter le cabinet de guerre au Proche-Orient, avec résidence au Caire.Il s’y occupera au nom du gouvernement britannique de la direction diplomatique et politique de la guerre d’Orient, information, économie, finances, administration des territoires occupés et relations avec les forces françaises libres et le Négus d’Abyssinie.En même temps, le général Sir Archibald Wavell est transféré au commandement militaire des Indes, tandis que le général Sir Claude Auchinleck le remplace à la tête des armées impériales au Proche-Orient.Peu connu du grand public, Sir Claude, Ecossais âgé de 57 ans, avait dirigé l’an dernier le siège de Narvik, puis l'organisation de la défense côtière de l’Angle-à une croisade, et ce n'est pas Hit-'terre.11 est partisan d'une guerre L'ANGOISSE DES TURCS ••• Celle du centre-sud est moin» que 1® crème de la Luftwaffe est rapide parce qu’il a fallu d’abord enlever la forteresse de Pr/emysl et que les Russe* autour de Luck ont engagé une gargantuesque mêlée de tanks.Quant aux frontières de Finlan- allée tomber sur les rouges, en j Russie.Mais il n’hésite pas à en tirer tout le parti possible.Bien que la R.A.F.ait commen- ' cé aussi des raids de jours sur l’Al- j emagne.ce sont encore les puis- j de, ou il y a évitant île lacs que , ?an’s raids de nuit qui atteignent ! de trous dans un fromage d?la plus grande efficacité.Ha ont j Gruyère, et de Roumanie où il y été multiple» presque sans interrup- ts barrière du Piuth.les deux tion sur les ports et chantiers de Olden- figurants alliés n’ont fait que peu Hambourg, Kiel, Brème.tHI rien.j bourg, Borchum.sur la région in- ! Il apparaît évident que le pre* dustrielle de la Ruhr et les us;nes I m:er objectif allemand est armée rhénanes russe elle-même.La diviser, la cou- et Cologne.Duisb rg, Duesseldorf per, U rogner, la tronquer, la m& cher, la dé?organi*er au po nt qu'eli: ne puisse plus ?e rcotgan.ser.le est le but à atteindre.A l'inverse des Anglais, qui ad- I mettent les dégâts causés chez eux, ; ies Allemands préfèrent rester muets 1 sur le* effets dévastateur» de ces' ¦ Accord ave® ta Uu»*le « 'i •«s OU LA NEUTRALITE PRÉCAIRE défensive active et mobile, par de» contre-attaque» et de» coups de surprise.?* ?La Radiolocation Le 17 juin dernier, parce qu’on avait besoin de milliers de techniciens de la radio pour opérer les nouveaux appareils de radiolocation, la Grande-Bretagne a révélé l’existence et le fonctionnement de la première arme secrète de cette guerre qui se soit montrée vraiment effective.On l’appelle le "radiolo-cateur".et on s’en est servi avec un succès croissant depuis le début des hostilités pour signaler et repérer l’approche des avions ennemis à une certaine distance, même dans l’obscurité ou la brume.Il a été fait de temps en temps allusion à son emploi contre le* bombardiers de nuit, mais ce fut l’un des secrets le* mieux gardés de la guerre.On ne désignait même le système que par trois lettres convenues, pour ne pas en divulguer le nom.Le Maréchal en chef de l’Air, Sir Philip Joubert de la Ferté, a déclaré à son sujet : "Cet ingénieux appareil a rendu de si précieux service» que des observateurs des Dominions ont pu constater que la bataille d’Angleterre a été gagnée par le» chatseurt de la R.A.F, et leur» radiolocateurs." Lord Beaverbrooke, dans un rappel radiodiffusé pour le recrutement de techniciens américains et canadiens, a comparé l’appareil au Coq d’Or de l’opéra de Rimsky-Korsa-koff, qui pousse ses cocorico» pour signaler l’approche de l’ennemi.Le commodore de l’Air George C.Pirie, attaché britannique à Washington, qui a lancé la campagne de recrutement aux Etats-Unis, a dit du nouveau système que c’était "peut-être le plus spectaculaire développement scientifique de cette guerre".Pour le service des appareil» de radiolocation, il faut des hommes de 18 à 50 ans, avec une certaine formation professionnelle et spécialement entraînés, qu’on enrôle dans un corps technique civil et non-combattant.L’engagement est pour trois ans.ou pour la durée de la guerre si elle est plus courte ; il comporte les voyages gratuits, le port d’un uniforme similaire à celui de la R.C.A.F., un salaire de 24 à 38 dollars par semaine avec pension, logement et assurance.En trois jours le consulat britannique de New York, qui s’occupait du recrutement, reçut 1,565 candidatures de 37 états.Le radiblocateur a été découvert en 1935 par un Ecossais, Watt, conseiller technique au ministère de l’Air, connu pour ses patientes recherche» en radio et météorologie.Un autre spécialiste,' Elwell, ingénieur de l’université de Stanford, vint dès avant la guerre en Grande-Bretagne surveiller l'installation de tours, hautes de 237 pieds, d’où sont émises les ondes ultra-courtes utilisées par les radiolocateurs.Le fonctionnement exact de "appareil est encore naturellement un secret militaire.Le radiolocateur s’emploie au sol ou à bord des avions de combat.Tout avion ennemi qui vient voler dans les nappes d’ondes, émises par les tours ou les avions britanniques, y intercepte et réfléchit ces ondes courtes, et les ondes ainsi réfléchies, à la façon des rayons lumineux ou sonores, sont renvoyées à des récepteurs ou appareils d’é c o u t e extrêmement sensibles, installés eux-mêmes au sol ou à bord des avions de chasse.Par des recoupements appropriés, l'ennemi révèle ainsi automatiquement sa position.Allemagne Grise interne Hitler a probablement déclaré la guerre à la Russie pour deux sortes de raisons, les unes stratégiques, le* autres domestiques.Alors qu’allait s’ouvrir la nouvelle campagne, le chef de la Gestapo, Heinrich Himmler, venait de soumettre un volumineux rapport sur l’espionnage et le sabotage communistes, destiné à convaincre les boches que les troubles intérieurs dont souffrait le Reich étaient inspirés par Moscou.Les rouges n’étaient peut-être pas tout à fait innocents, mais la vérité c’est que 1 Allemagne fermentait d’un mécontentement spontané.On peut en juger par les faits suivants, récemment rapportés par un correspondant de la revue "Time", qui séjourna chez les nazis jusqu'à ces dernières semaines.L’Allemagne serait devenue maintenant une dictature militaire, et les chefs politiques du nazisme disparaissent ou s'effacent progressivement.Le leader des ouvriers, Robert Ley, sait que son règne est fini.On a encore donné au chef de la propagande, Goebbels, une chance de montrer ce qu'il peut faire dans le nouveau régime, mais toutes les figures secondaires du parti sont éliminées.Karl Bocmer, directeur des journaux et porte-parole du ministère de la propa- gande aux conférence* de prtHt disparu depui» environ troi* ,J.' ne*.Au lendemain de l’envolé* a Rud»K h», i.«u nord do Bodin ,i„„ ^ *' mton» de luipecu.dont bt*^ (sortaient l’uniforme de» „.jP d’élite.Urdt1 Hitler a.dit-on.perdu totUct avec le peuple j .1 n’.ccepu plj d avw m ce n est de» g^riu.Même le* plu.haut, fonctionnai,*; du Retch se voient refUMr lu.dience.Ce n eit que rarement et ,ur des sujets d importance exception, nelle qu ils réussissent, aprè» ->;u sieurs semaines d’effort», à »e f*ire recevoir par le fuehrer, et ce n’e»t alors le plu* souvent que pour i'tn.tendre rager et déblatérer.Adoîf est persuadé que chaque boche, ou presque, l’approuve encore finltj.quement.Il n’est personne qui »t>, le )*tidl 10 Juillet 1*41, pour la fourniture d'un* quantité approximative de 129.500 (talion» Impériaux d'huil» combiutlbl* a certain» édifice» publie» du Dominion a Montréal, p.g.On putt »* procurer dr* formule» de aoumltalon au bureau de M.Roland SlmaM.Architecte - «utintendant, 150 one»*, ru* Batnt-Paut, Montréal, ou du tecrétalre du nilnl»(ére de» Travaux public», chambre 7St, édifice Hunter, Ottawa.On i.» t lr mira connue que de» eoumle* «Ion» faite» aur le» formule* fourme» par le minuter* dea Travaux publics, et en conformité avec le» ipédflcallona et con-dltlona mlniatérlelle».Chaque aoumliakm divra étr* accompagne* d'un chèque vite par une banque avant une charte au Canada, fait payable a 1 ordre de l'honorable mlnl.-tte de» Travaux public», el foui A dix pour cent llOdi du montant de la soumission, comme garantie de la borne et parfaite exécution du contrat.On acceptera aussi comme garantie de» boni au porteur du Dominion du Canada ou de la compagnie de» chemin» de fer Nationaux du Canada et de ses compagnie» constituantes garanti» «tn» condition par le Dominion du Canada quant nu rapltal et à l'Inttrtt, ou le» bon» susdit», rt.s'il y a lieu, un chèque visé pour compléter le montant.Par ordre.J.-M SOMERVILLE Secrétaire.Mlnlatère des Travaux public», OUI"», le 24 juin 1941.long entrainement à la détente musculaire la plu» profonde.Dans ion biceps plongent deux électrode» de platine qui captent le courant paisible des échanges vitaux que rien ne trouble.Sur le tableau enregistreur les marqueur» électriques donnent une ondulation rythmique d'une régularité parfaite.On répète au sujet dr rester immobile, calme et détendu, tout en se représentant en imagination son avant-bras qui »e lèverait un tout petit peu.Tout de suite un tourbillon de décharge* électriques saisit le» fibre» profondes « vaincu», Editions Dtnoel, Parut, 1538.Vient de paraître Louis Francoeur, journaliste Biaise Orlter a destiné d'une manière vivante les portrait» phyvl-que, moral et intellectuel d» Louis Krancoeur; Il a évoque sa Jeunesse fébrile, sa carrière de Journaliste, si fin tragique, d'après M.I-ouls Hourgouln lul-rr.érne, le »eul survivant de la catastrophe du Isc Uulndon.Plusieurs pages sont consacrées aux luttes que Louis Fran-coeur a entreprises contre la bêtise sous toutes s»» forme»; d'autres ré»urncnt tea Idée* politiques du Journaliste, ainsi que certaines de ses opinions tes plus Intéressantes.On peut se procurer cette brochure dans toutes les librairie» et chez tou» le» marchands de journaux."Louis Francoeur, Journaliste", par Biaise Orlter, est é.sa-lement en vente chex |e* éditeur» Les Editions du Droit, S8, rue George», Ottawa.Prix: !» sous.On peut également se procurer quelques exemplaire» de luxe, en écrivant aux Editions du Droit; le prix en est de Zf, sous.Le nouveau front à l'Est "A côté du bolchévlsme, du communisme, spécifiquement russe, — qui a même existé du temps de* Ts&rt, sous une certaine forme, dans diverses parties de la Russie, — à cause des conditions toute» spéciales à celle-ci, et qui, pour cette raison, n’a pas de chances sérieuses de s'implsnter dans de* pays de caractères différent», l'astucieuse propagande allemande a inventé "la peur du bolchévlsme’’ et en a fait une ruse de guerre d’une extrême efficacité.Son invention date de 1917.à l’époque où la révolution russe se dessina.Elle a pour auteur le Juif Helphand dit Parvus, agent notoire, depuis des années, du grand Etat-Major allemand.L’article de tète du Temps du 20 avril 1921 a permis une constatation capitale.Elle établit.en effet, que Parvus a lui-méme reconnu 1e caractère artificiel du bolchévlsme propagé par lui et se* ; agents.Dans sa revue Die Glocke, j Par/us a déclaré, en 1521: "J’avaii j depdame.dan» von !.Défens* de I Amérique.Monties 1541.*— i ""'DOW**! M2 or mïïj cée otryt, Page 8 LE JOUR Montréal, samedi 5 juillet 1941 Poignantes vérités sur l’éducation québécoise Ce qu’on disait là-dessus il y a plusieurs année n’a rien perdu de son actualité faire.Les maîtres de notre instruction publique ont fait lamentablement faillite, et ils refusent obstinément de partager avec les responsabilités de I' » * * avenir.Mal préparés aux études supérieures par un enseignement primaire à peu prés ridicule, nos enfants entrent dans les grandes institutions avec un incroyable bagage d’ignorance et en sortent, la plupart, à peu près crétinisés.Les tout jeunes qui ne se sont rendus que jusqu'à la sixième, soit dans les écoles de campagne, ou des institutrices mal payées et non résignées à leur sort sont forcées de suivre un programme de foutaises, soit dans les écoles de villes, où la misère intellectuelle est plus profonde encore, à cause de l'éloignement de la nature qui sauve le petit paysan, ils n'ont à peu près rien appris que ce qu'il faut pour suivre machinalement les offices religieux et pour lire les histoires d'enlèvement dans les journaux et les affiches de Mae ^est A la porte des cinémas.Et c'est IA que se recrute la clientèle des collèges, petits et grands, là que des maîtres n'ayant guère, pour un grand nombre, qu'une formation de îrimaires, en dépit de leurs aachots, et inconscients, la plupart du temps, des plus urgentes réalités de la vie, façonnent l'Ame de cette jeunesse.II ne peut guère sortir de là que des invertébrés.Quelques-uns, très rares, échappent A la déformation et à la stérilisation, mais l’ensemble du troupeau est voué A l'échec, c'est-à-dirc à la médiocrité.A une vie rapetissée, ratatinée, à une conception étroite et mesquine des événements et des choses.A ces jeunes.on a imposé une discipline qui ne les a pas disciplinés, discipline qu'ils ont subie de mauvaise grAcc sans en retirer aucun profit au point de vue du caractère, de la volonté, de l'ambition.Les écoles soi - disant classiques ont cru nous donner des humanistes quand elles ont formé surtout des médiocrités, sans imagination, sans esprit créateur, sans sensibilité vraiment forte et normale, sans idée et sans pensée.Et nos universités nous ont procuré une multitude de petits messieurs dont un bon nombre se croient obligés d'ouvrir un bureau spécialement pour y passer douze mois à attendre un client.C’est dans cette multitude de ratés que surgissent non pas les créateurs et les organisateurs, mais les producteurs de salive électorale.Le temps mis à ma disposition ne me permet pas de développer ce chapitre comme je le voulais.Je me contente de l’indiquer en passant, avec la conviction que des milliers d'autres de mes compatriotes en diront beaucoup plus long aujourd'hui, demain et dans l’avenir sur cette question qui ne cesse d'etre de brillante actualité et qu'on ne réglera vraiment que le jour où quelque force brutale aura réglé le cas.J'ajouterai seulement pour terminer que c'est parmi les produits de cette éducation toute de surface qu'on trouve la foule des harangueurs et clowns de tréteaux qui ne cessent de hurler contre l’intrusion du capital etranger dans un domaine qu'ils auraient voulu.disent-ils, réserver à la propriété et à l'initiative canadien- RECUPEREZ METAUX DE REBUT.(HIFfOMEOIEUXOS ¦et hâfcj ta VICTOIRE pour nous si cette action créatrice n’est pas partie de chez nous.Voyons-y du moins une leçon pour l'avenir et sachons nous préparer à garder ce que nous n'avons pas cédé et A reprendre plus tard, peu A peu et par des moyens nobles, honnêtes et sensés, ce qui appartient aux autres.Malgré tout, les Canadiens français, tout en vivant d'une vie rapetissée.sont encore bien vivants.Ils possèdent les principales armes de leur rebondissement : l'école, les lois, la terre, l’état politique.Ils n'ont désormais qu'à s'en bien servir pour se reconquérir eux-mêmes et devenir une nation, un groupe humain qui vaut la peine d'être conservé.Depuis une cinquantaine d'années.les plus intelligents d'entre nous sont ceux qui ont su profiter de la présence et de l'activité du capital étranger dans la province de Québec, pq§r s'acquérir des fortunes moyennes.L’ensemble de ces fortunes moyennes forme déjà un chiffre imposant.Il suffirait d'en faire un faisceau pour brandir cette arme comme une force conquérante.Mais cette force, nous ne l'aurons que si nous nous corrigeons de nos défauts et si nous savons entreprendre, dans l’éducation, les réformes sans lesquelles nous sommes condamnés, non pas à vivoter éternellement, mais à mourir de langueur et de sottise.Rappelons-nous que ce n’est pas en nous tenant le front collé au mur des lamentations et en fatiguant l'air et les microphones de nos gémissements, de nos cris et de nos imprécations, que nous ferons fuir ces ennemis qu’on appelle le mauvais attavisme.l’ignorance, la paresse, la jalousie et la désunion.Ce sont là procédés de faibles et de cancres.Les faibles sont ceux qui crient ; les forts sont ceux qui se battent et agissent.Il est peut-être temps pour nous de préférer le culte de la force au culte de la parole.Cette force est en nous, en chacun de nous, car rien ne résiste aux hommes de forte et impérieuse volonté, attendu que deux ou trois de ces volontés viennent presque toujours à bout de 1 armée innombrable des abouliques.Par la compétence.l’énergie, la persévérance, le travail, l’imagination créatrice.nous sommes capables, nous à qui il reste encore quelques j nouttes de sang que le colonialisme et 1 hiver n'ont pas figées, de former un peuple respectable et respecté.Jean-Charles HARVEY (étU* déclaration de no* instituteur» eut an de* intérc*waut« résultat* d'une enquête instruite «ou* la direction île M.Joseph Pagê, president du *o u*-comité d’enquête* pedagogique* de l’Alliance catholique de* profeneeurB de Montréal.ln questionnaire avait été adremc à tone le* instituteur* de la UomniMsioti de* Ecole* catholique*.Pré» de 60% y ont répondu.I)c ce nombre, 94.2%, «Mit répondu par l’affirmative à la question: “Apufouvex-vou* l'instruction obligatoire juv qu’â l'âge de 15 an*, pour le* enfant* «le* centre* urbain»?” L’exemple de la cité du Vatican était donné.Il faut rappeler à ce #ujet ce patttage de l’encyclique de Sa Sainteté Pic XI »ur 1’Education Les paroles qui suivent ont nes-françaises.On oublie trop été prononcée», il y a plusieurs que cette initiative canadienne- années déjà, devant un audi- ! française n'existe pas, n’a ja- !>•* instituteur# de Montréal *e Mint déclaré* toire distingué de la ville de mais existe, qu elle n'existera en faveur de l'instruction obligatoire.U fait Québec.que Par un changement de ca- a d’autant plu* d'importance qu’en matière Elles contiennent de sévères ractère et de volonté et non pas d'e*ueignc*uent, l'avi* de* pédagogue* fait auto-vérités, mais en les relisant, on j des textes de lois nouvelles, j rite.11 ne devrait donc plu* «ubsiater id de n'aperçoit que notre régime n'a j Depuis environ 75 ans que l'on: dome sur la n
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