Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 13 septembre 1941, samedi 13 septembre 1941
5ème ANNÉE No 1 5 CENTS Lo COMMO.XW i: \LTU des ai ions hrilaiinit/ues doit être défendu à tout prix, même au prix du sung.Cardinal VILLENEUVE LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur-!Olldaleur: jc&Il’CllflrltS HeI'VCV Administration '; tmis no» effort» doivent tendre a *a défaite.Cette défaite, il la faudrait totale, complète, absolue.*i nous n* voulons pa* avoir a "reinctlri ça dan» vingt ans: il faudrait Dour que la défaite allemande -oit définitive, il faudrait une j guerre longue, et qui il entre non* peut - i'en ouvrira n (l inn de tou* t celle* uvenl a tan» «a Jnequei* Kl pfln-'» nju (¦* i vivre Ici plu» cormen -* (l’un ilouie* Il Icin» « ppelei : » ilitl, u mon » (le t» i -iii* , ' n« inopinée a r texte i* pour hUtnr I-!» nu*»i •¦! qiiol- I - i|é-ld pin» t ettr • 1 élll H ¦i Irtl •» ja l:¦¦lira* ru>- e C'a le-Ion m* II III III r! If » ¦ , C| Moiiii- 21 -p- 21 i n sssstaa rmi ¦r~ +£- ï i B m i Page 2 LE JOUR Montréal, samedi 13 septembre 1941 SANG ET LARMES Plis mes brebis ! üif itt w répan'lu de I’' «jU fair /da', ! e i tel qu’un éponge, soit Juteux au dedans comme nu dehors.Dix minutes uvant de lv soit:, de la rôtissoire, quand on v^lt L jrolsson *e recroqueviller Insensé , blement, se fendiller, blondir sous les gouttelures grasses, alors un ajoute au beurre un mélange d'é chalote et de persil, avec une pointe ; de cerfeuil, le tout haché menu,! pour obtenir une sorte de purée, j presque aussitôt dissoute, qui l'incorpore à la sauce dont elle devient l'âme et l'essence.J’Insiste sur le hachis en que» tlon, qui pimente le beuric fondant d’aronies et de saveurs rom | plexes, on ru1 peut |>lus charmeurs I du goût et ravigotent s «le l’appétit 'Vous continuez a arroseï voir» j poisson, et bientôt son a»j>ect lui ¦ saut, surtout si vous avez une belle carpe, rissolé brun jaune et craquelé, vous dit qu'il Hina sous la «lent tout b tendre voulu tout le I croquant désirable.On flalie l'In» liant préi'ls de la cuisson complète, et on retire son rôti, en se précau-Uonnant contre lu rassure rjuc l'on évite presque toujours si on » applique a le fail e gllssn en douceur de la broche «lans le grand plat ovale qui devin le recevoir.Puis tout du long, avec de fins ciseaux, on coupe le fil du dessus qu'on enlève ainsi liés commode ment On verse le Ixîurre et pour qu'il ne se fige pas.si c'est en hiver, on sert le poisson «ur un réchaud Ce m is savamment confectionné tente et corrompt les plu» endurcis pratiquants du Jeûne : J'ai vu îles végétariens ascétique», de» prêtres timorés, d'intraitables pénitentes, qui couvaient ces friandls » pols-sonnwiqiies «l'obliques oeillades ron-voltcuses et rjil.s'étanl promis «l'y goûter à peine, se laissait rit si bien allécher par elles que, vrais possédés de leur gourmandise Ils *e pâmaient â les déguster et y teve naient a outrance avec la jilus cy-nlouc Indiscrétion.Croyez moi, on en ferait vite le compte des maisons où Eacoffler consentirait, s'il était encore de re monde, a venir dîner une seconde fois.Menus «le gargote et giand* crus d'épicier».D'ailleurs, In plupart ont-ils le ternj>s de s'attarder a table comme le faisaient nos pères?Dne jeune femme jadis s'enor-gUClDfssalt de savoir nccornrnodei de scs blanches mains quelque plat «le friandise», connaissait les recette* les meilleures, s'inquiétait «l«-s goûts et de» préférences de s«^ amis: aujourd'hui, tous nos petit» tracas ne songent qu'aux parade» extérieures, qu'à l'aventure et qu'aux essayages «I couturier.I» ! Princess frmi-'l’A lie ne perdiait plu» sa bague dan» un gâteau «le | fleur de farine Ce n< d««lt pn» j être drôle rie juatlquer le métier j « I * - parasite Mais les spécialistes pour maladies d'estomne devlen-i rient millionnair e» en dix ans Je nie rappelle e- chef ndmlrabb-! que le corn!z* réellement une Luis d'éiiquetir «|u«- «le ne pee «iir «|ue «le plut en plut «I.geo» tiliqiuuit L I absll ( e-pcmlsnr, nuut «b tout *«lirieiire que n tout li ste/ j»III41 s gu,lie ., |j 1,1,,,, tout iiurrie, «'éti .trsiment «lom-auge! Je tenx dire «|uc tout atre nunque qutiipie i hôte—tout »*ez manque de gOulcr 4 I4 bière qui < b goût une tout iter loujourt .SOI'.IIAI 11 qu'une bière sir ., L bière «lom le t4trur t .uiarde dgrC4blrnirn( turb peltitapri t qu'elle eti Huile Imr .le bière- dom D (41111111e re< eu, -jointe 4 I C4u «le puùt proiomtr «le 1 «union cl 4 l'4ft «In lu itugr qui rti «I» traililion «Lut li 14m 1 i11- J 4b»ir -lui 4 permit de gagner lull rttitemclll plillirurt l’rc-mil m Prix «tant «l« t innuiurt Inrrrna-lionaux.lut) er une taballinjaurd'litit Commandez par Téléphon* L AB ATT.ne codfs pas p/us I % i b 1 ,1/r/Dü/n %lt 7 I Jn% Zf / HUilt toir 4 H /»., < L 11 u.i r.ou* Bi UQhénl Un nouveau livre de M.Jean Bruchéii • I,«s Editions Barnard Vnllquctic publieront prochainement veau livre Rappel*.Doué d'une vnnto ciiltuie, 1» «tous-secrétaire «le In l’rovlnce eut l'avantage «i«« parcourir jiliiHleui» fol* l'Eurojie.Pour le bénéfice «h lecteur* et parfois rie se» t «*ui» 11 t l ès Juste* choses II n iui»»l fait «le nornbieu-!*' se» Incursions dan* notm hlstoii ‘a polltln d'un» pièce qui II fait les «bilces «le tous les publics de» cnjiltalr», rt celles «h'» «inephlb» «pii la retiuuvenl n le* i l'écran au d frnichn «|ii« dans sa m,dj.| version ni Iglnnle, en n rapporté de» vues ] "Tovaritch", pièce de Jacques sur b's hommes i * D"* f >< v« 1.raconte l'histoire «l'un juln- rusec, échappé de sun pays api r-s Révolution, et qui pour vlvie j doit a«'i eptei le* besognes les plus *••1 viles Lui et »a femme consenti rit a devenir domestiques d'un [banquier', mal» Ils sont «let domes* I tiques dim genii' spécial, ju leur» (patron» se «intent porté» à appeler i Excellence et Alte, e r,vt aiusl, [pour l'usage de* homme» du mon i'ié, un pi Ht çour* il’hlstqiie de Pi Russie blanche.e« rie ce qui nuisit son abolition II y a certain» moments où le sourire fait j,la«e a une émotion viV', lorsque le texte quitte un p u la comédie pute pour I tombai dan* In narration historique ri b choc de sentiment* aussi j noble» le» un» que le» m ut r «1 quol-«|tre coritialr'» Toute l’action • 1 roule dans la bonhomie la ! amusante.l'iiir pimenter dignement Hilecc, la Coin'die «l«- Montii' il -t réuni uni troupe dont les ve b n •» sont Antolriedc Giroux, Win Rlrl-j «lez Jerques Anger François Ho-/*e*i Kr.t/»»f, • Rev Hïfn/dbn, Mjrréllf T'**irr|, 4* an tt]*kmv«i Katktà, IpHik hfralng tchaljl Chez-Soi - HOTEL ST.REGIS It A ltî*E 4133 ^11 Kit ROI It N K TORONTO Vf j» rl J.Nurman I IVff».M«/k J'pviti, Iter, , 4 , 4run >1114» K'irfcr, A VathaJie K'**1 *' VM i ;fiuH (2*n > if.hh jnum I Page 4 LE JOUR n-*-""1 samedi 13 septembre 1941 Ci \}(iC À TRAVERS L’ACTUALITÉ MONDIALE j-ubbct Canada Retour Kir Notir premier ministre.et| fr.'fij fi Ar ;irlerrf au»»l soudainement qu ,! était peril.P*f le ferme w» e de» sut et sans plu» ti' Céfrfn'vfïiri.Apre» trois semaine» de contact 4 D/ntlffl avec le Cabinet 'Je irjeffe, il e|f revenu COflvailK U fJU< If gljt»nte»qüe conflit exigera de r.r.ui rjei effort» plus considérable» encore et quTI faudra, pour avurer U victoire, la bonne volonté complete de tou» le» hornmn libre* La» plu» qu'avant ion voyage M Kmir n’eitime néfeimre I» formation d'un cabinet impérial pour la coordination de» effort» de guerre de» Dominion».Sa visite-rclaïf eri fit une nouvelle preuve non» lomme» au «lè'lr de la radio ; ei .ici avion», o.|e ternp» et ! e« paie lie lonl plu* de» obitacle» in-»urmon!ab|e» Nom »omme» bien d’accord aver M.King rpie la place rit a Ottawa, ou nou» lornme* heureux de laluer »'r au ralenti rie» rrur.eun du Cap-Breton continue Viola de» mo.i fjue durent rett' Pmtance panive au bon ieni, cet entétemer.t buté de» différent» parti» en préienre Plu» d’un demi million de tonne» de charbon ont manqué a U pro- j du'lion, foui le» rargot dupontble» devar.t être contaerét au ravitaille- ' rr/er.t de la Grande-Bretagne par i l artere vitale de ! Atlantique, d e»t , difficile de lupoléer a I» diiette r|e la houille par l’importation.Si elle ! continue, |e» tram» du f N fi.vont a leur tour manquer de rornbui-tible, alor» que le trafic ferroviaire lur b » ligne» de» province» Maritime» e»t mdiipen»ab|e a la pour-«u.te de la guerre fout l’effort du Canada est menacé.I.e problème e»t complexe, certei II touche aux patron», aux ouvrier», aux «yndiral».aux diffident», a de» quettiont économique» et tonale», et à bien de» intérêt» iliver» enchevêtre».Mai» r’e»t l’intérêt du pay» qui.en lemp» de i/urrre lurtout, doit [ia»»er avant le» autre» Le mini»lre du Travail, M.Mac-I arty.a érlioué jmqu’ici riant »r» tentative» de com illation.Il appartient maintenant au Gouvernement une autre déclaration a propo» des .federal d’intervenir, d’adooter une relation» diplomatique» du Canaria | solution équitable et f|e l’imposer d-.er Vtchv.et U nous déploron» de ne [>a» etrr de «on avis.Nou* continuons a rie trouver au maintien provitoire du statu quo aucune raison valable; nou» y voyon» au contraire bien de» inconvénient».Le «eut argument qu’oppoie en-«ore le Premier Ministre a la rupture avei Vichy, c’e»t r|ue «,» poli-lif|iie en relie matière e»t conforme aux aviv du Cabinet de l-onJre*.| ¦mix parti» en cause, au nom de l’intérêt «upérieiir dit Canada, dut-! a»i»)l*-»uer la loi de mobilisation ”*mfr ' V Grande-Bretagne D’n» une revue rie la '!ii"',r faite mardi ¦» la Chambre fie» Commu-”e< à Londre», |.premier mmistre a mi‘ C V a _ .„ ., Winston Church’ll a annonce que °,' |f (-inaila rM ,,,,f n*"0,n y: Ma bataille de l’Atl-ntioue.tou.en verame et ne peut avec.docilité rellant RMVe f, ac},#rn;r prena„ accepter ., etc.etc.; c e»t Lord, l)ne ,oltrnurr p|UJ favor,f,|e p()ur Tweed.mUir qui l a dit et c «t j ]ei Allié*.Au cour» de» deux mois I insidieux Devon qui le répété écoulé» de juillet et août, par l’ap-tou» le, jour.' en exergue du | p|jc(,lion de Rhodes oerfectionnée» ,ournn | rt rénovée», fruit de l'evoérience et On ne voit pa» du tout, au sur- du travail, la Marine britannique flie New Republie", hebdoma-plus, en quoi cette affaire de net- nsec »r» a»»ocié» avait réussi à cou- daire d'opinion libérale de New loyage dome»tir|ue peut intéieuer Jer Pfè» de ,ro'} foi» autant de vais- York, marque le contraste entre M.Churchill, et il ett invraisembla- ’eaux ennemi» qu’elle n’en avait j l'allocution de M.Roosevelt à la blr qu'avant lui-même pri» la pré- oerdu».I! attribue une large part i fête du Travail et le discours de caution de jeter a la porte de chez, de ce.» résultats à l’efficacité du «y»- M.Churchill une semaine plus tôt.ces indésirables collaborateurs ; ,pme de patrouille américain.M Vois done ee que nous ayons fait pour VEspagne! Etats-Unis Comparaison lui ces incleiiraDle» collatioratrurs ; lr">e ue pairouuie américain.Mais de l'ennemi, il nous îonseillc de d ajoute franchement qu une aide fairr exactement le contraire, mal- navale plu» considerable et plu» ef-gré le danger de propagande et j fictive de» Llat»-Lnis serait dési-oYipionnagr et contre le lenliment; r*b!e.de la majorité du peuple canadien.' M- Churchill déclare aussi que , , ., , le» Américain» devront envisager de " argument < un point (< -on nouve||M restrictions dans leur contact éventuel ., garder entre Un- ,ommalion civi|e u f>ire |eur dres et \ tchy ne tient plu, debout.par| dan, ,a destn|flion du nazismf (Juand un contact de ce genre Acte , i - - < < i , N .L , ., et la realisation de la charte en souhaitable, il s est trouve a Wash- c , i i-a.i .ni, .„ huit points de I Atlantique.Il faut ington ou a .Madrid, pas a Uttavva.I ».a , , r».r , ' que 1 Arsenal des Ucmocraties aug- Lncore un simple el unique agent | ^ „ lur|)on de tou, |„ j/.U !ra' yT'/ ,?llIbc’01" matériel» de guerre, s'il entend faire face aux Iresoins croissant* et im-l>érieux des nations qui combattent agresseur.Le Premier Ministre n’a pas ca-i ché non plu* son pressentiment qu’Hitler pourrait bien être amené à changer d'altitude, et prévoit puisse maintenant chercher à imposer un état de guerre navale \ euillr/ noter que si nous avons aux Etats-Unis avant d'en avoir in un ministre et des consuls de i fini avec la Russie et l’Angleterre.\ ichyfrance, il n'est plus là-bas j Parlant ensuite de 1a magnifique d agents officiels canadiens.Oh résistance des Soviets, M.Chur-non! ils n en veulent plus, eux! Au j chill envisage la possibilité que C anada, on peut faire viser un i l'armée rouge forte de quinze mil-passeport pour Vichy; en h rance, lions d'homme», réussisse à conte-où nous avons de» compatriotes nir les nazis tout l’hiver sur l'énorme front russe.Il constate, à son propre étonnement dit-il, que les pertes allemandes de Finlande en l kraine ont clé en moins de trois mois plus élevées qu’en la pire an- de tout un état-major de di|>lomalcs et de consuls qui n'ont rien à faire.Lt si ashmgton, Madrid ou Ottawa venaient à manquer, il y au-rut toujours Berne.Lisbonne oui Stoc kholm, le Mont-Blanc ou le lac1 Jiticaca! (e n'est pas la mer à boire que de *e rencontrer quand f (| on le veut au 20t siècle.internés ou surveillé», il n'est per sonne qui puisse donner un visa pour le Canada.Lt M.Dujiuy, me direz-vous?"Winston Churchill”, dit-il, "est en train de gagner rapidement sur M.Roosevelt l’oreille du peuple américain.Plus que le Président il parle comme un homme qui pense ce qu’il dit et le pense de tout son coeur et de toute son âme.Au retour de ion voyage en mer.son discours au monde était vibrant de drame, non du drame théorique évoqué au coin de Pâtre, mais du drame vivant des continents ravagés par le fer et par le feu.Son apostrophe aux peuples conquis, son appel à leur courage, étaient d'Homère; de Milton, son opposition des anges et des démons; de Dante son sens du destin, du salut et de la souffrance.M.Roosevelt semble vouloir ménager l'opinion publique de son pays, qui ne serait pas prête encore à le suivre, et son propos s'en ressent.Il parle comme s’il voulait continuer longtemps encore à vouloir persuader, tandis que san.» le concours de l’action attendue sa parole devient moins persuasive." * * * Encore l’apaisement?La terreur continue en France; la révolte y gronde contre le gau-leiter Quisling-Pétain.Herriot y organise, à l’ombre même de la guillotine, la protestation des anciens parlementaires contre la collaboration des traîtres avec l’ennemi.Avec le moindre encourage- Whvfranrr autre chose qu Hitler consentira à l'Est toutes ses troupes disponibles au détriment de la police dans l’Ourst.Et c'est à ce moment opportun qu on déplore de voir le gouvernement américain tourner le dos "Que vont dire maintenant nos honnêtes propagandistes démocrates à leurs frères démocrates de France?Courage, camarades, rebellez-vous! Faites sauter les trains, jetez des pierres dans lez rouages des machines, tirez sur les traîtres! Manifestez dans les rues! Nous sommes de tout coeur avec vous! Mais pour le moment il n'y a pa* grand’chose que nous puissions faire pour vous.Notre Département d'Etat déclare que rien ne doit permettre de troubler nos relations avec les autorités de Vichy qui vous écrasent sur l’ordre d’Hitler.Nous ne voyons pas trop comment nous pourrions vous aider.Mais soulevez-vous frères, en avant tout de même!” Et Madame Kirchwey se demande, en concluant, combien de temps encore va durer cette méprisable lâcheté.» * * Sur le sentier de la guerre Un deuil cruel a frappé dimanche dernier à Hyde Park le président Roosevelt; il a eu la douleur de perdre sa mère, noble vieille dame au grand coeur que tous révéraient.Le Président a dû remettre à jeudi, trop tard pour que nous puissions en faire la revue cette semaine, une adresse au peuple par radio, projetée pour lundi, et que tout le mônde attendait anxieusement.C’est que les circonstances et de nouvelles complications internationales donnent une importance toute spéciale aux déclarations du chef du gouvernement des Etats-Unis.Au large de l'Islande où il allait porter le courrier, le destroyer américain "Greer" a été torpillé, sans succès d'ailleurs, par un sous-marin nazi.II a riposé par des charges de fond qui ne paraissent pas avoir réussi davantage.Berlin admet l’engagement, mais prétend contre toute vraisemblance que c'est le Greer qui a commencé.Hitler, fidèle à sa politique — un ennemi à la fois et chacun à son tour —, avait jusqu’ici évité de provoquer les Etats-Unis.S’in-quièterait-il assez maintenant de l’importance du ravitaillement américain pour changer de méthode et Mais il r*t à Londres, pas en ; ., ,ni, France.Il peut toujours y aller ! T 'de,1 au,re *uer,e ~ ^ faire un voyage d’enquête, et rap-! !“ b°che‘ V'T/ ^rdu 3’26/’OOÛ » I a hommes, tue», blesses ou captures.inenl» inlére ,,t- ' !chy ont joint le» forces j quent de perdre la guerre pour les j ouest de l’Islande encore, un autre Berlin en voit de belles.et autre t u ?enpra^ Gaulle.Puis démocrate*.; cargo était attaqué et sombrait* il passe en revue la campagne j Ayant ainsi exprimé son appré- c’était le "Sessa”.ancien bâtiment , lran'i r?suhaU* Ut d con- hens.cn, "The New Republie" s- danois réquisitionné et naviguant dut \ o ,a ou nous en sommes, refuse à cro.re que M.Roosevelt sous le pavillon de Panama pour aujourd hui.fur la route terrible ; puisse commettre la faute désas-1 une compagnie américaine; ,1 n’y Que nous avons chôme a .appel au : treuse de se cramponner à cette eut cette fois que peu de survivants trri nZ 7r 'Ta maî* v.La parole es, à M.Roosevelt.1res de notre destm e, de nos Et Freda k.rchwev s’écrie pa- Nous l’aurez probablem-n, enten- mC- I thetiquement dans "The Nation”; |du avant que de m’avoir lu.tion de ses pirates5 Quelle sera alors l’attitude de Washington en face de la guerre?Autant de questions dont on attend avec angoisse l’inévitable solution.Coup sur coup, lundi r\ mardi, à moins de vingt-quatre heures d’intervalle, deux nouveaux incidents surgissaient dans des relations déjà tendues.Le cargo américain "Steel Seafarer" était torpillé dans la Mer Rouge par un avion de l’Axe parti des bases de Grèce, et Italie chose itou, je ne dirai pas tout.L’armée a besoin d’hommes.Elle a besoin de VOUS ! Les Allemands y construiraient actuellement des casernes pour une éventuelle armée nazie de 300,000 hommes qui aurait une double mission : repousser une tentative de débarquement des alliés, et saisir le contrôle complet de l’Italie en cas de révolte populaire contre le régime fasciste.Bien entendu ces casernes seront beaucoup plus confortables que celles des soldats italiens, de même que les troupes allemandes voyagent dans la péninsule en voitures de première classe tandis que les soldats italiens sont entassés dans des wagons à marchandises.Un article du "Popolo di Roma" révèle les tribulation» des ouvriers italiens envoyés en Allemagne.Ils n’y sont affectés qu'aux travaux les plus durs et les plus vulgaires, avec des salaires bien inférieurs à ceux des indigènes.Leur ration de vivres aussi est bien inférieure et doit venir surtout d’une Italie ellç-même affamée.En Libye, c’est maintenant le général boche Rommel qui commande en maître absolu.Les Italiens n’y sont plus que ses sujets.En Grèce, les nazis font tout ce qu’ils peuvent pour augmenter les difficultés des autorités italiennes d'occupation et le ressentiment des Grecs contre les troupes du général Bastico.C'est ainsi qu’ils confisquent au profit de leurs armées de Russie la plus grande partie du ravitaillement envoyé aux Grecs affamés, 990 boites de lait sur 1,000 par exemple.C’est ainsi encore qu’ils encouragent les cruelles représailles des fascistes contre les populations en Grèce, en Croatie et jusqu'en Italie même, pour augmenter la haine générale contre le fascisme e, mieux dominer les leaders, qui sans eux ne seraient plus capables de se maintenir au pouvoir.Récemment les agents d’Hitler à Rome ont brusquement rappelé aux fascistes que leurs réclamations contre la France ne peuvent plus être tolérées par le maître de l’Europe.La France et l’Italie sont aux deux bouts de la bascule ; le boche au milieu les fait monter et descendre, et, s'il gagne la partie, toutes les deux feront la culbute.Allemagne Le chef des Cinquièmes Colonnes Dans un obscur bureau situé du côté de la rue opposé à celui où s’élève la colossale chancellerie' d Adolf Hitler à Berlin.se trouve : un personnage d'allure modeste et entouré de mystère.C’est Edward ! W ilheim Bohle.chef des Cinquiè-i mes C oionnes du monde entier, de ! qui relèvent tous ceux qui.au cour» de cette guerre et des années nécessaires à sa préparation, ont délibérément ajouté leurs nom.» à la liste des ^ grands félons de l’Histoire : N idkun Quisl ng, en Norv ège, Léon Degrelle.en Belgique.0;to Abetz ! et Pierre Lava! en France, vani Mussert et Rost van I onnigen en Hollande c, nombre d autres.Bohle n’a qu'un maigre titre officiel et sa place dans la hiérarchie du parti nazi n est apparemment que de troisième ordre.Il n y faut voir que du camouflage car on ne tient pas du tout a faire connaître ce machiavélique directeur du front de la trahison.On le désigne ce-jvendant comme futur gauleittr de Grande-Bretagne.Fils d'un professeur d allemand en Angleterre, il est né a Bradford, dan» le Yorkshire, en 1903.Après avoir séjourné longtemps en Afrique du Sud où son père fut interné au cours de la dernière guerre, il s’établit dans sa patrie, I Allemagne, à la fin des hostilités.C’est en 1931 qu'il s'enrôla dans le national socialisme.11 s y distingua aussitôt par une remarquable aptitude à'acheter, pour le compte du Ille Reich, les politiciens tarés de l’étranger.Ses fonds secrets sont considérables, mais sa besogne n est pas propre.De là son désir de rester caché.- Russie Le Dnieper déchaîné La grande (ligue du Dnieper a sauté ! Symbole du premier plan quinquennal soviétique, premier grand monument d’utilité publique érigé par et pour le peuple de Russie, témoignage de l’épooue où le nouvel état socialiste enflammait l’imagination des hommes de bonne volonté, la digue a été détruite par les soldats de Budenny pour empêcher les Allemands de traverser le Dnieper.L'ordre était stoïque et l'acte héroïque.Il est rare qu'un chapitre de l'histoire se soit clos sur un fait aussi éclatant.Comment, la page tournée, commencera le chapitre suivant ?Par un retour de la Russie dans l’estime et le respect du monde occidental?Ami ou ennemi, personne ne saurait refuser son respect à un peuple qui se défend aussi magnifiquement contre l’envahisseur.Pourtant il n’est point de prophète assez téméraire pour prévoir la suite du drame, même s’il n’est personne au monde qui puisse affirmer que son sort n’en dépende pas, pour une part du moins.Amérique Latine En /frjjcn/ine, le comité "Dies" du député Damonte Taborda.formé de sept membres du Congrès pour, enquêter sur les menées subversives nazies, a déposé le 29 août son premier rapport à la Chambre.C’est un long document qui établit, preuves en main, l’existence par tout le pays d'une organisation politique et militaire nazie, recevant ses ordres de Berlin, en dépit de l’interdiction des partis étrangers en Argentine en mai 1939.Le rapport de l'investigation Ta-borda fournit l’évidence que cette organisation subversive opérait derrière la façade trompeuse d’associations éducationnelles ou syndicales ; qu’elle disposait de gardes et soldats entraînés ; qu’elle com- C’est pour cela que le deKuyperestleginde Hollande qui se vend le plus dans la province de Québec et dans le monde entier.lOenc*», 26 ont*», 40 ont*».*1.05 *2.40 *3.45 Distillé tl *mbovtetilé ou Conodo sou» lo sw»* vetllonct directe de Jeta de Kuyper A Soa, D‘$»il(c?eun, Rotterdam.Holiortde » Ul f prenait plus de 64,000 membre, j tous numérotés, tous ayant juré 4 Hitler obéissance absolue jusqu'à a 'mort, et répartis en plus de 1,200 i cellules dont les chefs sont connu» ! et nommés.On remarque parmi ce» Headers tous les 156 attachés de l'ambassade allemande à Bueno».j Aires, jouissant de l'immunité diplo-! matique.tous sans exception, depuis i l'ambassadeur, baron von Thee ! mann, jusqu'au portier.Le juge fédéral Ramon Vasquez de Buenos-Aires a contribué pour une large part à la découverte du complot en ordonnant des descente» de police chez 36 nazis, au premier rang desquels figurait Gottfried Sandstede.Ce personnage ne serait autre que le représentant locul d’Heinrich Himmler, le grand-maître de la gestapo boche, qui transmettait ses ordres à l’amba»-sadeur lui-même ; il émarge à l'état-major de l'ambassade comme agent de presse.Le baron teuton invoqua en faveur de Sandstede le privilège de l’immunité diplomatique, mais le ministère argentin des affaire» étrangères décida qu'elle n'était pa» applicable en l'espèce, parce que le dit Sandstede était en outre agent d’une compagnie de navigation et, comme tel, sujet à investigation de ses activités commerciales et privées.Sur quoi le dit Sandstede retira aussitôt de la banque tout son argent et disparut.Profitant d'un relâchement dans la surveillance, parce que la police avait cru l'arrêter en appréhendant son frère, il s’échappa au Brésil par un avion de la ligne boche "Condor".Comme il arrivait à Rio, son baron d’ambassadeur annonça que le fugitif avait été rappelé d’urgence à Berlin pour y faire un rapport sur les activités antiallemandes en Argentine.C’est le troisième nazi important qui file depuis le début de 1 enquête.Enfin.Taborda laisse prévoir d’autres révélations sur Herr von Thermann qui recevrait de l'argent boche douteux pour fins de propagande et autres, absolument étrangères à son rôle diplomatique.A ces nouvelles la sensation en Argentine fut profonde.La semaine dernière, les quatre grands journaux de Buenos-Aires, la Nacion, la Ptcma, El Mundo et Crilica, soutenaient le Comité d enquête, réclamaient du Vice-président Castillo et de son gouvernement l’abandon de leur politique de neutralité passive et une vigoureuse action contre les menées nazies.Les jours de l’ambassadeur Thermann sur les rives de la Plata paraissent désormais comptés.* * * Le mouvement antinazi gagne toute l'Amérique Latine.Le Chili a ordonné 23 enquêtes distinctes des activités allemandes.Un tribunal a condamné quatre membres d'une organisation soi-disant sportive.Au Mexique, vingt-deux sénateurs et députés ont publié un manifeste demandant à tous les Mexicains de s’unir contre les menées fascistes.Une légion mexicaine de la Victoire, dont les 25,000 membres arborent le V symbolique, patronne un nouvel hebdomadaire pour combattre la propagande nazie.Au Biciil, trente-sept journaux de propagande en langue étrangère ont été définitivement supprimés.it AN — CE PRODUIT SE RECOMMANDE D’UNE EXPERIENCE DE 245 ANS k Moison fondée en l’dir 169ST>'• ‘ • ‘ r. I if fv Montréal, samedi 13 septembre 1941 LE JOUR r* H Page 5 L’ACTUALITÉ MONDIALE avec Jean Le BRET Australie Au début de cette année le Premier Minutre australien.Robert Menzies.fit un long séjour à Londres, où il produisit excellente impression sur les Anglais comme homme d’affaires et politicien.On *e rappelle son retour par les Etats-Unis et le Canada, où il reçut un accueil chaleureux.M, Menzies rentra en Australie convaincu qu’il devrait siéger pour le Dominion au Cabinet de guerre l'Empire.En son absence, le gouvernement australien avait été dirigé par intérim par son Ministre du Trésor, M.Arthur Fadden, nouveau venu au Parlement, grand travailleur et doué d’un remarquable talent d’administrateur.Le parti de M.Menzies (United Australia) et celui de M.Fadden (Country Party), qui forment la coalition gouvernementale avec une majorité réduite à une voix, acceptèrent le point de vue de M.Menzies.Mais l’opposition travailliste, bien que favorisant l’envoi à Londres d'un délégué au Cabinet de guerre, exigea que le Premier Ministre reste à son poste à Canberra pour répondre aux critiques contre la politique et l’effort de guerre de son gouvernement.M.Menzies proposa alors la formation d’un gouvernement d'union nationale où tous les partis seraient représentés.Le leader travailliste, M.Curtin, déclina la suggestion, tenant pour essentiel le rôle de l'opposition.Son parti ne lésine pas sur l’effort de guerre du pays, mais voudrait le voir moins éparpillé, plus concentré sur la défense propre de l’AuMralie, menacée à ses portes par l'agressive ambition japonaise.Devant cette impasse, M.Menzies démissionna le 28 août.Les coalisés lui choisirent aussitôt comme successeur M.Fadden.Le nouveau Premier Ministre est à 46 ans le type du “Self made man" cher au coeur de l’électeur australien.Modeste employé dans une sucrerie du Queensland, il s'instruisit lui-même, devint comptable licencié, puis député et ministre du Trésor, où il réussit par son travail, son sens des réalités et son talent de négociateur.M.Fadden a, provisoirement du moins, gardé intact le Cabinet de M.Menzies, où celui-ci est resté en charge de la coordination de la défense.Le nouveau Premier Ministre annonce nue, après l'adoption par la Chambre ce mois-ci de l’important budget de guerre qu’il a préparé, il enverra comme délégué à Londres son ministre du Commerce, M.Page, avec des pouvoirs étendus.Le Japon devant la guerre Voici deux semaines que s est répandue la rumeur d un rapprochement diplomatique entre le Japon et les Etats-Unis, après que l'ambassadeur nippon, Amiral Nomura, fut allé à la Maison Blanche remettre au Président Roosevelt une lettre du Prince Konoyé.A vrai dire, cette rumeur a pris naissance dans les pays de lAxc; sa source justifie la méfiance.Pour expliquer le délai apporté par les Etats-Unis à déclarer la guerre au Japon, on avance que ce serait là jouer le jeu d Hitler, qui pousserait le Japon à la pro-voquer.Ce n'est pas sûr du tout.Il semble même plus probable que le Fuehrer préférerait le prolongement de l'actuelle situation ambiguë.Il espère encore pouvoir disposer successivement de la Russie et de l'Angleterre avant que l'une et l'autre puissent être aidées efficacement, puis se tourner ver» l’Afrique et l'Amérique du Sud: et c’est alors qu’il lui serait utile de voir les Etats-Unis occupés et retenus ailleurs par les Nippons.L’Empire du soleil levant s’intitule parfois avec fierté I' ‘‘Allemagne d’Extrême-Orient".C’est une erreur aussi bien qu’une vantardise.Le Japon est bien plutôt l'Italie du Pacifique.De même que Mussolini pouvait paraître formidable tant qu'il ne fut pa; mis au pied du mur, ainsi les Nippons semblent formidables tant qu’ils n’ont à combattre que des troupes misérablement équipées, voire des femmes et des enfants sans défense.Leur politique nationale n’est qu un pseudo-fascisme, dirigé par une armée et une marine qui sont à couteaux tirés l'une contre l'autre.Les amiraux sont plus raisonnables; mais les généraux sont animés d un fanatisme qui va jusqu’au suicide, signe de faiblesse dans la machine militaire et germe de destruction pour la nation comme pour l'armée.Je ne veux certainement pas 'Lit que les démocraties alliées, et spécialement les Etats-Unis, devraient déclarer la guerre au japon, tant qu'ils peuvent atteindre leurs buts par de pacifiques négociations.Mais nous ne devons pas nous laisser berner et rester par ifs i fl S 2 r z La saison du tourisme est terminée et inertes jusqu'à ce que notre ennemi ait choisi un moment plus favorable pour lui.Par une attitude hardie et ferme, adoptée dès maintenant, les Etats-Unis pourraient détacher le Japon de ses engagement» avec les complices de l’Axe et assurer notre sécurité dans le Pacifique tant que nous serons occupés à exterminer les nazis dans le reste du monde.Mais pour cela il faudrait agir avec détermination et sans perdre un instant.* • * Histoire contemporaine de la Perse ou Iran A côté de la formidable guerre russo-allemande qui grondait à l'Ouest comme tous les tonnerres du “Crépuscule des Dieux”, la campagne d'Iran fit plutôt l'effet des grains de maïs qui pètent dans la poêle.Pourtant en quatre jours à peine, elle avait ouvert aux alliés une route de Burma vers la Russie, et bouché une fissure dans la digue qui enserre les puissances de l'axe.Par cette preuve concrète de collaboration, les soviets peuvent se rendre compte de la sincérité des démocraties à leur égard et renoncer à toute velléité de paix séparée avec le boche.Si l’ennemi passe le Dnieper, les troupes impériales peuvent maintenant coopérer à la défense des puits d'huile du Caucase.Les champs pétrolifères d'Orient sont sauvegardés pour le ravitaillement des alliés, et trois ou quatre mille spécialistes teutons sont expulsés loin des frontières dangereuses de l’Inde.Le gouvernement persan a pris le parti d'ignorer l’invasion.Tout ce qui est ‘‘officiellement’' arrivé c’est que le Premier Ministre Ali Mansur, qui avait rejeté [’ultimatum anglo-russe et décidé la résistance, a démissionné ; le lendemain un nouveau Premier, Ali Furanghi, lui succédait et finissait 1a guerre ; il arrange maintenant avec les Alliés les conditions d’une paix nouvelle.Ali Furanghi est un éminent Iranien : historien et économiste, il a déjà été Grand Vizir, trois fois ministre des affaires étrangères, ambassadeur en Turquie et Président de la Ligue des Nation*.Mais ce n’est pas lui qui commande effectivement en Perse, c’est le Shah.Si quelqu'un a jamais eu de bonnes raisons de s’étonner des virevoltes imprévues de la politique internationale c’est bien S.M.Re/a Pahlavi.Depuis vingt ans qu’il jouait successivement la carte de Londres et celle de Moscou, il n’avait jamais perdu une levée.Depuis vingt ans que Londres et Moscou rivalisaient d’efforts et d'influence, il tirait les marrons du feu.Mais voici que l'incroyable est arrivé, que les deux adversaires irréconciliables ont décidé de s’allier comme jadis, et qu’ils ont choisi i Iran pour venir se rencontrer.Descendant d’une famille de militaires.Reza Pahlavi est né en 1876 près de I éhéran.L’Iran alors était encore la Perse.Les Russes s'infiltraient dans ses provinces du Nord et, pour y consolider leurs positions, organisaient à I éhéran ia brigade des Cosaques de Perse, sous le commandement d’officiers du Tsar.A 24 ans Reza s'enrôlait dans ces régiments, de venus ia force militaire la plus effective du pays.1 andis qu’a cette époque les Russes développaient leur influence au Nord, les Britanniques posaient au Sud leurs jalons.On venait d’y flairer l’odeur attirante de l'huile.En 1901 le Shah Mu/affar-ed-Din accordait pour 60 ans à un financier d’aventures anglais, William Knox d'Arcy, un monopole pour l’exploration et l’exploitation dej champs pétrolifères par toute la Perse, sauf les cinq provinces du Nord où dominait Moscou.L’Angleterre s'inquiétait des ampiètementi russes dans la direction des Indes.Pour lubrifier les rouages diplomatiques un arrangement fut conclu en 1907 qui définissait les sphères d’influence en Perse.Il fut convenu entre les rivaux que la Russie prédominerait au Nord et que les Britanniques auraient les coudées franches au Sud.Quant aux Perses, qu’on négligeait de consulter, un dessin de "Punch" les représentait alors comme une chatte inquiète entre le lion et l’ours., Dix ans plus tard le Tsar était chassé par la révolution russe, qlii mettait fin à l’agrément.Et Lord Curzon fit le rêve ambitieux d’étendre l’influence britannique du golfe Persique à la mer Caspienne, en ajoutant sur le glacis des Indes une vaste province frontière.Après la victorieuse campagne de Mésopotamie contre les lures en 1918.les Anglais occupèrent les points stratégiques de la Perse traditionnellement neutre.Ahmad, qui était alors Shah, n'avait pas d’autre alternative que de souscrire à un ar-j rangement par lequel son pays pas-| sait sous le contrôle politique et mi-^ litaire de la Grande-Bretagne.Mais en 1920 le plan de Lord Curzon fut dérangé.l-e» Bolche-I viks reparaissaient au Nord, des ideux côtés de la Caspienne et les i Anglais, aidés de la brigade des i Cosaques de Perse, tentèrent vai-inernent de les arrêter.Les anciens : officiers du I sar périrent ou se dis-persèrent et la brigade fameuse 'commença a se désagréger.Ce fut | alors qu’à Kazvin, où les forces antibolchevique' avaient retraité, un ! colonel anglais aurait remarqué ! dans les débris de la brigade un Pe rsan de six pieds aux yeux gris ; d’acier.I! s’appelait Reza Khan, iil était brave.Il reçut le commandement de la brigade, et aus'itôt la I chance lui sourit.I^es bolcheviks renoncèrent à so-! viétiser le Nord de ia Perse, dan1 j la crainte que la Grande-Bretagne ne s’empare alors du Sud.La Grande-Bretagne renonça aussi a : s’emparer du Sud dans la crainte ique les bolcheviks ne soviétisent alors le Nord.D on tacite accord le “statu quo ante ’ s’étabhoait , profitant de ia trêve.le rolone Re/a Khan marchait sur I éhéran.où entrait en février 192! a ia tète de deux mille Cosaques per- sans pour y prendre le pouvoir.Le Shah Ahmad n était plus guère qu’un poussai), court, gras et lourd.Ses rares édits n atteignaient même plus les faubourgs de sa capitale.On l’appelait communément le “Commis d'épicerie ’ parce que, durant une famine, il avait accaparé tout le grain pour le revendre hors de prix à ses sujets affamés.Il avait une passion pour les tripots et boites de nuit de France.Il quitta son pays, emportant avec lui, dit-on, pour deux cents millions de dollars de joyaux, pour aller à Nice donner des carnavals fantastiques et couvrir de pierreries des demoiselle» complaisantes.A 32 ans, en 1930, le Shah mourait de cirrhose.A I éhéran, le colonel Reza Khan avait trouvé le I résor vide, le brigandage installé et le peuple désillusionné.Les routes du pays n'étaient que des putes à chameaux; les communications étaient a ce point difficiles qu’il y avait surabondance de grain dans une province tandis que dans l’autre la famine faisait rage.Partout la corruption, l'ignorance et la maladie exerçaient leurs terribles ravages.D’abord ministre de la Guerre, puis Premier ministre, et enfin dès 1925 comme Shah à son tour, Re/.a réorganisa la force armée sur le modèle occidental, réprima le brigandage, soumit les chefs rebelles, dépouilla les "mullahs" de leurs prérogatives judiciaires et politiques, édita un code civil, interdit les mariages précoces, affranchit les femmes, bannit son prédécesseur, encouragea l'instruction, ouvrit des écoles, démolit des taudis, bâtit des édifices magnifiques, modernisa l'agriculture, développa les services d'hygiène et de santé, construisit des routes et ranima le commerce et l’industrie.Il couronnait enfin cette tâche gigantesque par l'inauguration du chemin de fer tran«-iranien, long de 870 milles, qui joint le golfe Persique à la Las-piennc ; sa construction avait duré on/e ans et coûté 160 millions de i dollars.Ln 1935, Rc/a Shah, fervent i nationaliste, avait rendu à la Per*e j le nom d'Iran qui fut le sien dès .avant la grande époque de Cyrus, ! de Darius et de Xerxès, quand la i Perse n’était alors qu’une des provinces de l'Empire.Et il avait ajouté à son propre norn celui de Pahlavi, le Parthe dont la flrche 'fut jadis si redoutée.(.’est le sort d'un homme de | cette envergure et de cette trempe i que d’avoir des détracteurs.Ses adversaires lui reprochent un derpo-! tisrne orienta! .a les entendre, il giflerait ses ministre*, battrait les 'prêtres et empalerait tes ennemis.L.’iran vivrait dans la peur de ses ! colères, sous le poids dei taxe» et , dei abus.II aurait asservi le Cabinet et même "Assemblée Natio-jnaie, posséderait toute la richesse et régnerait en tyran sur un peuple de fumeurs d’opium.Mais en revanche il a jusque, en Occident beucoup d’admirateurs : CeuX-ci rétorquent qu'il ne faut pas j juger des choses d'Orient d'après .?s principes de notre civilisation.I s font justemer,' remarquer que Re/a n eut point, pour l'aider dan* 'on oeuvre cic rrytntntion cornrne Kema Atatürk, toute un* * :‘e d m-euroo'ien*.* Re/a fi* i*Iran ck rien*, disent*)!!.‘V .a force était la seule méthode possible.Si 60 pour cent des gens fument l’opium, ils sont en grande partie immunisés contre ses effets, comme Mithridate le fus jadis contre le poison".Ce sont là matières à discussion.I! n’en reste pas moins que la politique extérieure de Re/.a fut habile.Dès qu’il assuma le pouvoir, il réussit à se débarrasser du traité qu Ahmad avait signé avec les bolcheviks.Condamnant les méthodes agressives des tsars, les Soviets promirent de ne plus »e mêler des affaires domestiques de la Perse, mais se réservèrent pourtant le droit d’occuper temporairement son territoire dans le cas où une tierce puissance s’en servirait pour une attaque contre la Russie.Ll comme son régime se stabilisait le nouveau Shah, dont le I ré-sor s'enrichissait des revenus des concessions de pétrole, prétendit contrebalancer les ambitions rivales de se$ grands voisins.En 1932 il voulut annuler le monopole d’Arcy.qui était devenu la puissante "Anglo-Persion Oil Co." (depuis Anglo-lraman Oil Co.), patronnée par le Gouvernement britannique.I-ondres protesta et porta le différend à l'arbitrage de la Ligue des Nations.L'Iran obtint 21 pour cent au lieu de 16 |>our cent des profits nets et l’Angleterre une prolongation de 30 ans de la concession.Dans la prospérité qui s'ensuivit, le .Shah s'assura les services de techniciens allemands pour la construction et l'exploitation de chemin» de fer et d'usines.I out en détestant le communisme, il restait pourtant en bons terme» avec la Russie.Vint en août 1939 le paste russo-alletnand.Avec la guerre en Europe la prospérité crût encore en Iran.Nazis et Soviets ne disputaient ses produits ; 1rs Britanniques consommaient plus d'huile encore.Aucun- menace à l'horizon, l-cs Allemands entraient au pays de plus en plus nombreux.Soudain, au ciel serein, l’orage éclate.Hitler se jette sur là Russie.Londres et Moscou s'unissent dans la lutte formidable.Le Shah doit maintenant jouer cartes sur table.Echos Goebbcls avertit les Allemands qu’ils sont passibles de la peine de mort pour écouler la B.B.C."Il eu esl", dit-il, "qui sc prétendent d’esprit assez solide pour enlendre sans danger les mensonge» anglais.Ce n’est pas vrai.Ces mensonge» vous entrent dans le sang, empoi-| sonnent les auditeurs, le» affaiblissent et les dégoûtent de la guerre." Ah, ah ! Goebbcls n’est plus »i sûr de son peuple supérieur ! * ¥ ¥ La rareté de la main d’oeuvre, le rationnement, le manque de ga-; rime, mais surtout les réglement» d’obscuration ont porté le coup de grâce en Angleterre au fameux cirque ambulant Sanger, l’un des plus vieux du monde.¥ ¥ ¥ Ln achetant des timbres d'épargne de guerre, vous pouvez obtenir le privilege d’envoyer un message personnel a Hitler, en faisant ins-j crire votre nom sur une bombe de 500 livres destinée a un objectif boche.¥ * ¥ l Quand le V de la victoire fit son apparition en territoire vichy»-sois, "Gringoire" na/ifié suggéra qu’on ajoute au V un P pour qu’il lignifie "Vive Pétain ”, Mai» aussitôt des f rançais anti-na/i» écrivirent R,S.avant le i V.P.! ¥ ¥ ¥ Opinion d’un Américain de Bal-' timoré : Nous faisons tout ce que nous pouvons pour détruire Hitler.Mais, en le faisant sans déclaration de : guerre nous endossons un des précepte, les plus empoisonnés du nazisme, à savoir qu’une nation n’est I pas tenue d'agir comme un honnête homme.¥ ¥ ¥ Ln «•'leur du “Pittsburgh Pott-i Gazette" suggère les primes sui-! vant's pour jr 1 o*,t.*.c'est que tout simplement un referendum sera tenu, le 25 du mois, pour décider si, désormais, la vie d»-* habitant* de la fertile région seront régis par la loi Scott I Le* résultat* en ont été publiés .i» ¦ brave» citoyens de Thetford, parce qu'on leur refuse le privilège de vider un ver re de bière dans un endroit respectable, ce qui consti- Beile prière a ‘garder la terre’.'et tout un hommage à la famille paysanne L/e voyage de la directrice.Fmn-çoiie Gaudet-Smet, A travers le Canada” se continue.Une nouvelle de guerre, par F m manuel Detroaii.ii, un poème fort amusant, M Robert Rumillv, historien et biographe.vient de publier le sixième tome de sa grande Histoire de la Province tic Quebec.Cette oeuvre est la suite logique de l'Histoire du Canada de F.-X.Garneau.Toute la presse a salué avec enthousiasme le magnifique travail de M.Humilly.Voici quelques opi-nions sur 17/isfoire de la Province de Québec .- "C’est la première tentative de Inclinstlons profondes, d»-i haMtu-dr« acquises, du millieu farnlllAl et i apport complet d examen, qui corn social, rf«» possibilités qui s'offrent prend d'ordinaire un profil psychologique.un exposé de» résultat* et une diaaer talion »ur la manière dont on n obtenu d*« conclusions pratiques.Cette méthode **t meilleure que le» deux précédentes, mal* r il*- no fait pas a»»l»ter aux péripéties du travail d orientation, pa» plus que I* ;»-portag* d’une Joute de baseball ne fait revivre les émotion» qu'ont r»s*entle» le» specU leur*.l/i meilleur moyen de bien «»• rendre compte de ce qu’est I»- travail d’orientation, c» »*rnlt d’asils ter non seulement aux tests rrwu» a toute» le» entrevues.!-n chose est impossible.C* -euait aussi de subir sol même ce t exsrnen, d'être en même temps sujet et témoin.Mal» pour accepter cette façon d» procéder Il faut »i"jà »'-tr* convaincu d affirme voile, de 1."Grande Hermine’ dans connaître qu II a I Ironie lomdn.^ (]( > jnflupnccii djv>n4 morak.J) , , , , »t' i auAüi lourd/» nue 1 Ironie boche.Main 1 ., , .la cour de la legation de France à | ^ a ,ln^(.e n0Ui )ul coniel!.^J_nont rien à_ voir daw »a qu» Ions fortement de consulter son Larousse, et d’y voir la véritable signification du mot: "Neutralité".S’il l’avait fait avant de parler, ,-ela lui aurait évité le* critique* qui ! sa pnrolc malheureuse n sucltées Peut-être ne naviz-you» pa.*.ce qu’est la loi Scott on en parle maintenant si peu.I/•* moins jeunes vous diront que c’est cett établir en Europe cet ordre n qui tout le prouve sign suppression de toute* le* ||| et aussi de toute» les rehgl >o me et surtout la religion cathollq ir dont le maréchal » honore d'êtie l'un »1e« plu» fermes et de.» ! fidèle* soutien» 7 On a dit Jadis au temp» grande Révolution française ! berté, que d» crime» on êomm ^ ton nom .Parodiant cet:*- p, on peut dire maintenant ‘N* pour J veau (fie la rtés.mfr- OluifiquA Quuuiie* dans bien des milieux à Ottawa.CHARLES COL'CKE Vice-président Comité national des Français Libres.Section d'Ottawa.Mais les Beaucerons, toutefois, : ont eu l'avantage, ces derniers (temps, de devenir familiers avec i le.» effets de la loi Kc«)tt.Un groupe de citoyens respectables, en effet, a fait une enquête serrée dans la seule ville de la province où la loi | impôts Scott est en force : Thetford Mines la municipalité où il était chargé de faire régner l'ordre ne comptait pas cent trente-cinq mais seulement trente débits clandestins ! ! ! C»'la se passe évidemment de commentaires ! Les adversaires de la loi Scott se déclarent assurés de la.victoire.Ils ont pour eux la majorité de la population et l'aide d'une partie appréciable du clergé, un groupe de prêtres convaincus dos désordres qui ne manqueraient pas d’éclater dans leurs belles paroisses si la mesure était adoptée.Espérons rjue le vote du 25 fera disparaître à revoit Jamais la couleur de son argent.Ou il perd la cause, tout simplement, ou il la gagne et alors lu condamné ne peut payer l’amende .et les frais, ou s'il le peut, il pré- J"™* le groupe des vertueux hy-fere la prison.Et les conseiller*11**^* reepomabe.de ce refe-municlpaux, instruits par »xpé- j I lition de l'inique loi Scott les deniers do leurs administrés de! Thetford Mines.Il ne restera plus peur de provoquer une hausse des al* gouvernement qua rappeler tout le monde les «tte mesure demodee, demorall- ce dont approuvera.D'ailleurs, voit santé, dangereuse et criminelle ALAIN.a voulu combler cette lacune et a réuni une vaste documentation pour expll-quer les développements de la province-mère du Canada depuis le pacte fédératif de 1867.Tou.» les aspects sont étudiés".Roger Duhamel (Le Canada)."Seul un travailleur infatigable comme M.Robert Rumilly pouvait s'atteler à un grand ouvrage de longue haleine sur l’Histoire de !& Province de Québec”.Donatien Frémont (La Liberté, Winnipeg)."L’ouvrage est une masse de renseignements.C'est un essai d'histoire synthétique, comme Jacquci Bainville et Louis Madelin en ont réussi de magnifiques".Hermas Bastien (L'Action Universitaire).L’Hlstolre de la Province de Québec, par Robert Rumilly, est en dans i vente au prix de $1.00 le volume ($1.10 par la poste) aux Editions Bernard Vallquettc, 156-4 rue St-Denis, Montréal, et dans toutes les bonnes librairies.Les six volumes reliés: $7.50 ($8.00 par la poste).Room Limited 1455 avenue McGill devons chasser le* H itnrnl- College, Montréal.que* d'Europe, et aider l'Allema- ! gne de toutes nos forces à établir cet ordre nouveau que nous n'avon* j pas su créer après notre victoire en J918." Rappelons aussi cc que disait Darlan il y » deux mois ! T.Angleterre est iriéméd ah!ement j battue.Il est donc de l'Intérêt de la j Franee, pour le bien-être d» ’.'Europe.d'aider l'Allemagne a gaguet cette guerre le plu.» rapidement ! possible." Neutralité, toujour»' Et enfin, pour couronne: ,» tout le maréchal Pétain lui-même, en des terme* ambigus mai-clairs quand même, ne vient-il ns.» contre la volonté du peup»- Han- ; çai» (il Ta reconnu lui-même) de! mettre son pav» à la remorque de d ac-1 n tÜ/ft/JLJJ /./tl »¦< \ w///iiunimi\ rmnmumi wfmtmm mmm wmmnv Le Nickel Canadien DANS NOTRE EFFORT TOTAL DE GUERRE l.’affincrie canadienne de l’International ISickel Company of Canada Limited.Cf vaste amphitheatre nr 12 «otr* ur talent et d'en tirer de substantielles récompenses.Les ouvrages sont choisis dan* le domaine entier de la littérature nationale, et ils .sont gradés par des juges de la plus haute compétence.Depuis la fondation, vingt prix de poésie ont été ainsi adjugés et.sans preten-dre que ces prix aient été par eux-mémes de* certificats Infaillibles, on peut croire quils se sont tenus sur les sommets de la poésie nméi icalne.Mlle Marjorie Barrow a eu l'heureuac Idée de réunir en une anthologie des extrait* de tous 1rs ouvrages primés, en ces derniers vingt ans.C’était une garantie plus sûre que bien d'autres de la valeur de ces poèmes : et leur ensemble, en fait, indique un art digne du plus grand respect, Ils sont loin d'épuiser, sans doute, le catnlogue de l'élite.Plusieurs poètes des Plus modernes et ne* plus distingués étalent morts peu de temps avant l'institution du prix; d'autres ont pu ne rien publier au cours de telle année prêche; d'autres enfin n'en étalent pas moins excellents pour n'avoir reçu aucune palme.Cela explique t-uo ce choix se restreigne à seize écrivains, et que des noms connus comme ceux de Sherwood Anderson, William Rose Benet, Countce Cullen, T.S.Eliot.Dubose Heyward, Vachell Lindsay, Robinson Jeffers, Edgar Lee Masters, Louis Cntermeyer, Ezra Pound et bien d'autres, n’aler.t pu y trouver place.Eugène Jolas, dans une anthologie e-mblable, en traduction française (2) a cité cent vingt-six poètes.Il est également clair que les trois ou quatre morceaux empruntés à chaque lauréat ne donnent pas sa pleine mesure.Mlle Barrow, par principe, a élagué de ce volum-me ce qu’elle appelle "la poésie abstruse et difficile, uniquement r.ppiéclée du petit nombre", pour n'en tenir à des inspirations plus simples, propres à émouvoir l'âme cio tous.Et la "poésie difficile" peut être aussi la poésie majeure, la poésie transcendante et sublime : mais certes pas nécessairement.La simplicité reste normalement la loi des oeuvres forte».Si les poètes de ce recueil ont pu foire beau en restant simples, Il ne faut pas s'inquiéter s'ils ont pu é're aussi splendidement obscurs.Seulement, à ne voir que leurs effusions tihnsparentes, on r.e les connaît pas toujours Intégralement.Qu'il suffise de trouver ici au moins un aspect de leur art : une .poésie, rlaire sans être commune, et mitoyenne sms être médiocre.On pourrait diviser en groupes 1-3 nuteurs inclus dans ces pages; et ce .seraient le* mimes qui départissent ailleurs les écoles poétiques modernes : — poètes de la nature et poètes du coeur; poètes des grand» tableaux et poète.» de» miniatures; poètes tic la pensée et poètes de la forme; poètes du fait et poètes du symbole.On trouverait ainsi qu'Archloald MacLeish.par exemple, et Stephen V.Benêt ont des tendances plutôt épiques, tandis que Robert Frost et Robert P.Tristram chantent les scènes de la terre et les âmes proches de la nature; que Maria Zaturenska et Audrey Wurdemann cultivent le sentiment, tandis qu’Amy Lowell, George Gould Fletcher cherchent l'éclat des mots et des images.Mais la plupart ne s'isolent pas dans des domaines enclos : leur vision est plus large et leurs moyens plus étendus.Ils puisent la poésie à toutes ses sources et l'interprètent én ses maintes formules, en les marquant seulement h leur sceau.Ce qu’ils cherchent è.y mettre, c'est l'Image totale de ce monde, la plénitude des émotions, le sens ultime des phénomènes.Et ils sont excellents parce que leur voix est égale à leur rêve.J’ai remarqué parmi ces pièces celles d'Edna, St.Vincent Millay, cette Erato aux cheveux roux, aux yeux verts de sirène, qu on a pu voir maintes fois parcourant nos cités pour réciter se.» vers, ou Rctrlce-amateur dans des théâtres libres, et que la critique, tout d’une voix, nomme la reine de nos muse» lyriques.Il y a à tout ce qu’elle crée une intensité chaude, une Infinie délicatesse, un art tout personnel “dont le moule", écrit une ernule, "périra avec elle.” Un expert de la taille de Thomas Hardy n'a-t-il pas osé dire : "L'Amérique a feux grandes oeuvres d'art: 1 architecture des gratte-ciels et poésie d'Edna St.Vincent Millay" ?On n’en présente ici que quatre pièces très courtes, mais drapées pourtant à ses armes.Est-il possible de mieux resserrer en trois •trophes l'avidité sans bornes et inconstance du coeur ?"Comment saurais-je.à moins [qu* d'être ailé A Allabahad et au Caire, Si le lieu béni que j'habite Est béni entre tous Fs [lieux ?"Il se peut que la fleur de mon [destin Soit celle qua 1 instant je [respire, Mais comment le savoir, à [moins d'avoir humé La rose qui croit à [Carthage 7 "Le beau tiasu de mon fidèle [amour, Rien au monde ne peut le [rompre 11) Random House, New York J2.50 (2| Anthologie de la Nouvel'.; Poéfie Américaine Pans, 152s.Tant que je suis ici; — [mais, cher, Si jamais j'allais en [voyage!" Amy Lowell fut un type humain et littéraire bien autre.Cette fille des braminea de Boston passa sa vie à défier «c* origines.(On la voyait fumant Je long* cigares et suivie constamment de sept chiens de bergerl.Mais elle biavatt aussi les traditions classiques.Elle fut en Amérique la p-ètresse du vers libre, au temps ou le vers libre semblait une monst: uosité.Sa poésie n'est pas fort tendre, mais elle est Imagée, brillante, et elle manie toutes les ressources des nouvelles formes qu'elle emploie.Voici d'elle un mélancolique lumento du sort, supposé "maudit", du poete : “j'ai saisi un fil d argent, et il m'a coupé Jusqu'à l'os; — J'ai cueilli un fruit a la branche, et il était dur comme une pierre; —J al tendu la main vers un coeur, et j'ai touché une lame vive.— C'est le marché que m’a Imposé Dieu.— Pour un don de langage dépassant la ligne d'une coudée.— C'est la dette que l'insensee devra payer jusqu'à la moit.' D'autres femmes figurent ici, et à bon droit : — Leonora Speyer, introspective et frémissante; Audrey Wurdemann, dont la Cloche enfouie évoque Debussy et Verlaine; et Maria Zaturenska, c-tto immigrante russe, ouvrière, étonnante par ses dons.“Oh ! que ma mort soit brève", soupire Léonora, "légère comme un envol d'oiseau: — une décision soudaine prise au milieu d'un chant.Que mon aile ne soit pas tremblante, et que ma dernière note soit la pi entière d’une chanson neuve.Veuille faire en sorte, ô Toi !" Mais la pensee mâle maintient son juste rang.L’Archlbald MacLeish du Conquistador.Le v’inccnt Benêt de John Brown, le Conrad Aikcn de Festus, lancent des incantations exaltées ét puissantes.— "Regarde les éto.les, Festus, qui, foulais aux pieds les royaumes; toi qui portais le monde comme un oiseau en cage; toi dont la Jeune épée était une foudre à sept tranchants.Elle git maintenant émoussée, et ton coeur est un »ab!c endurci par l'hiver, Vois ! de nouveau les Immortels marchent à l'horizon, les Immortels que tu as méprisés et niés.Il* marchent dans le.» jardin» obscurcis et bleuâtres au son d'une musique Inouïe.” — Tout ce poème est d'un très haut lyrisme; ci l'apostrophe de Stephen V.Benêt invoquant la défaite du Sud csclnvagistc est d'une entraînante éloquence : — “Avec cet homme (John Brown) enterrez le Sud du passe; entraînez le ménestrel mielleux et le porteur d'épée vantard; cnteirez l'orgueil du planteur, ses révérences courtoises «t son insultante arrogance; entetrez le fouet et le fer à marquer; enterrez toute la chose inique, que d'aucuns, étant sages, tentaient d'apprivoiser, mai.» dont iis re pouvaient éteindre l'uell de tigic ni dompter la férocité.Enterrez ,rs violons ei les danse», et les magnolias d'une fausse Arcadie, et toute cette chevalerie malade, fanée avant d'avoir mûri.' S'il s'agit des beautés cosmiques, John Gould Fletcher, Carl van Doren, Leonard Bacon, Robert HiHyer, John DUlan, les sentent et les traduisent; et Robert I’.Tris-tram y joint un sens profond des harmonies entre 1c monde et l’âme.Quelle délicieuse élégie que ce petit morceau, lin Enfant, un Lac, un Soleil : "L'enfant, le lac profond et vaste, — Et le grand soleil qui descend, — Naïvement causent ensemble — à cette heure où le jour finit."L’enfant est «ranquiile, et ses mèches — Luisent des reflets du couchant; — Il joue, assis en confiance, — Sur l'étroit rebord de la nuit."Petites bulle d'or errante — Par les espacés élernels — Le soleil est son a:nl comme — La mousse, l'abeille ou l'oiseau."II ne sait pas qu'il est petit — Ou différent des autres èircs; — L'astre pour lui n'est pas plus grand — Que le coeur de la marguerite.“Mais II aime à me voir venir, — Et, souriant, il me fait place — Entic lui et le beau soleil; — Et je me sens fier jusqu’aux larmes." Mai* où est en tout cela le sol du pays, l'Amérique, en ce qu'elle a de réservé et de distinct ?Elle a ici au moins ur.chantre, Robert Frost, qui se plait aux tableaux de la glèbe yankee, aux scènes de la vie domestiques, à ces mille traits qui forment la figure unique d'un pays.Il y déploie une bonhomie et un humour qui font songer à Francis Jammes.SI vous croyez que deux voisins réparant leur clôture de roches après les ravage.» de l'hiver, qu'un attelage lassant halte sous bois, qu'un couple d'amoureux croisant dans un sen-I tier une paire de daims flirtant i comme eux, ne sont pas des thè-j mes poétiques, voyez ce qu'en a i fait ce Catulle délicat vêtu d'éteffe { rustique.Edward Aiilngton Robinson est , aussi bor.Américain, décrivant les | moissons, comparant les Javelles, | hier jonchant le sol et qu'on a I recueillies, à "des milliers de filles J aux cheveux d'or, qui se seraient étendues pour dormir et seraient parties toute» ensemble." Les legs de Pulitzer justifient i leur mission; ils trouvent a cou-ronne- des oeuvre» supérieures, ni,; font home-;- è leur patri* r- *nr.-' eh,»*en* la li’tératr * entiétr I Louis PANTIN Sou.» le lent isolent qui hurle duu» le bon, nou» sommes cinq d Aj cour» He I exposition uu jjs ^ doux suivre l'étroit sentier qui mène au village.Canadien National dr Toronto, qui j j Comme des mains amies, au-dessus de no» fêles, les branches «*r«t terminée ïamrdi dernier nlu» lourdes de feuilles se sont jointes que le vent secoue, impêtutu tl I Je 30,000 personnes ont pavé le rageur.De temps en temps, une feuille rousse tournoie dans l’an., .i i s'accroche aux cheveux et finit par s’abattre, vaincue et mourante, nu mi,,l0n j!°Ur„p' f,IC lr , * creux des ornière» où d’autres feuilles jaunes ou rousse* i/o«r ht» ufdt I vo,x électrique de r edro, the la rejoindre.A travers les rares éclaircies, où quelques bouleau: oui j Voder .Cette invention relative- grandt solitaires, le lac Echo apparaît moutonneux et splendide sous ni ' ment récente e»t tellement extraor-rafale.Et nous marchons toujours, tandis qu’autour de nou.» la forêt se fail plus mystérieuse et plus belle que jamais sous ses neuves couleurs."Il fait bon!" Ces mots résonnent dans le sous-bois, et le faible écho qui répond là-bas me semble venir d’une autre voix.Je ne reconnais plus la mie une.Est-ce le vent qui lui donne ce son frisfe t Est-ce la joie que je frôle qui me fait mal f Est-ce ce froid hdtif de septembre qui fait mentir mon coeur si effrontément t Le veut glarial cingle les joues encore toutes broutées par le soleil de l'été qui a fui.Cheveux au vent, la main dans la main, des gais propos sur les lèvres, ils sont quatre à marcher allègrement vers l'inconnu.Sans un regard en arrière, sans une note fausse dans la voix, une flamme joyeuse au fond des prunelles, ils s'en vont, les yeur.fixés sur cette route en lacet qui mène quelque part IA ou il y a du bleu, du soleil, de l’amour.Ils sont quatre A aimer la vie ef d fouf a tendre d'elle.Quatre ù ne pas senlir peser sur eu.r le poids des illusions mortes.Quatre d avoir le coeur plein de.soleil, malgré le ciel yris tir: ce dimanche.Comme ils semblent heureux1 Et comme la vie est belle d vingt ans.' La forêt, avec ses sapins éternellement veils et ses érables momentanément rougis, n'est-elle pas l'ernbUme de leur coeur tout pétri de cette espérance qui jamais ne nous quitta et de l’amour qui ne dure, qu'un tempsf Va! Jeunesse nu coeur neuf et aux yeux remplis de rêve, suis la mute sans regarder en arrière! L'automne n'est pour toi que l'automne; rir/i de plus.Sa tristesse ne saurait entamer ta joie ni le faire regretter l'été puisque tu les portes en ton coeur.L'amour ne t'a pas encore meurtrie; tu le soupçonnes d peine ef tu cours vas lui les bras grands ouverts.L'été de tout le monde reviendra qui fera éclore pour toi seule les fleurs les plus belles.Tu les cueilleras sans trop y penser - romni'' chacun de nous l'a fait a vingt ans — et sans t'arrêter d mesurer ta foie, la croyant durable, la voulant éternelle.Le temps viendra tisses tôt où tu ne devras plus vivre que de souvenirs et d'un reste d’espérance, n'ayant que la }oie des autres pour attester que cette chose-là existe vraiment.Lac Echo, 7 septemoro 1941.MICHELLE dinaire qu'elle est devenue un stijel de con\ersation autant dan» le» milieux scientifiques que chez les curieux.Il s’agit en effet d'une méthode de reproduction du ion qui.par de» courant» alternant» et combiné», rend à la perfection la voix humaine.Un opérateur expérimenté peut faire parler, rire, etc., "Pedro".Le» recette» recueillir» à cet exhibit, soit environ $3,000, ont été remises par la compagnie de téléphone Bell au British War Victim’» hund.Ce» démonitralions de la parole électrique onl émet veillé lou» ceux qui en furent témoin» et l'exhibit fut désigné comme le plu» intéressant de toute l'exposition.Le but de ce» démon»tration» était de faire connaître jusqu'à quel point les lavants ont réussi à analyser le» différents facteur» qui entrent dan» le» »on» parlé» et l'application qu'il» en ont fait au développement du service téléphonique.LA CARTE Très courte historiette par Alexandre HUOT un homme, une tous deux, qui s en viennent par ce chemin vicinal.nous cette vcspréc de septembre Il lui a dit ; — Viens-tu faire un tour avec moi ?On prendra la route du ranq double, là où il y a des Iraivcs en été.J'ai quelque chose d important à te dire.fille a répondu, simplement ; — On y va.Maintenant, ils font tête au vent du nord, et leurs pieds ratissent des feuilles mortes que la bise emporte en de merlus maelstroms.Le soleil vient de s'enfoncer dans 1rs abîmes de I inconnu, vers un «autre jour, vers d «mires contrées.Des muges carmins voguent dans le ciel.Les jeunes gens se sont appuyés à la rambarde d’une passerelle qui enjambe un marigot tapi au fond des «mines.La jeune fille s'est faite lourde au bras de son compagnon.Ils ne se sont plus adressé la parole depuis le début de leur promenade : ils n'éprouvent g 1ère le besoin de parler: peut-être parce qu'ils savent que de tel* moments ne doivent pas s'entacher de la vulgarité des mots, mais rester purs.Plus tard, lorsque des ans et des ans «auront pesé sur leur amour, leurs yeux ternis, lors des crépuscules religieux se L’homme dans le train dit à ses compagnons : — Vous racontez tous des histoires qui n’ont ni rimes ni bon sens.Moi, je m'en vais vous en raconter une authentique.C'est l’histoire de la carte.La voici : Un jeune homme marchait rue de Bullion, à Montréal, quand il vit une carte sur le trottoir.Il s'empressa de la ramasser et de la lire, mais cette carte était écrite en anglais.Or il ne savait pas l'anglais.Rendu à la maison, pique de curiosité, il dit à sa mère : — Maman, j'ai trouvé une carte.Tu sais l'anglais, toi, tu as etc élevée aux Etats.Dis-moi donc ce qu'il y a dessus.Comme clic lisait la carte, l'indignation envahit la physio-noic de la mère : — Voici ta carte, fils dénaturé, dit-elle, et va-t-cn.va-t-cn tout de suite, je te chasse ! Piteux, le jeune homme fit ses valises et déguerpit.Le lendemain matin il se rendit à son ouvrage et il demanda à son contremaître : Monsieur, comme je ne sais pas l’anglais, voulez-vous me dire ce qu'il y a d’écrit sur cette carte ?Le contremaître ne jeta qu'un regard sur le bout de carton et s’écria : — Dehors ! Dehors vous ! Allez-vous faire payer immédiatement au bureau.Décontenancé, le jeune homme décida d’aller voir son confesseur.Celui-ci lui déclara qu’il allait faire les démarches nécessaires auprès de l’évêque du diocèse pour le faire excommunier.Le jeune homme, de plus en plus ébahi, se dit : — J'ai travaillé à la dernière élection-de Monsieur le Maire; il m'aidera bien, lui.Après avoir attendu des heures dans l’antichambre du bureau du maire, il y entra enfin et lui montra la fameuse carte.Le maire se leva solennellement et.montrant de la main la porte, dit d’une voix formidable; — Jeune homme, je vous donne 24 heures pour quitter la ville.Le jeune homme n’en revenait j pas de son étonnement.I! décida de s'engager dans j les chantiers et partit pour le ; haut de la Gatineau.Dans le chantier il devint | l’ami intime de Joe.Ils passaient leurs veillées ensemble à jouer aux cartes.Mais le jeune homme ! se gardait bien de parler de la ; carte.Trois mois se passèrent.La i drave allait commencer.Un soir, l’homme à la carte j se décida : — Joe, commença-t-il, tu es j mon ami.n'est-ce p«as ?— Mais ou!.— «Mon grand ami 1 — Mais oui.— Mon trè' grand arr; ?— F'coute.toi.a quoi vcu>-t — Voici, Joe ; J'ai en ma pos- clôture!!.«lu "Bien î'ubllt".l/urmé** américain»*."La 11vu• «1»« !)1 u- i tt «ouft* 11K M Af» a h< r anus tu* n en.•• «nnvi nfalri* la au< l-rj» .*f.n de feu 4 'n* |»*-r H|m*< for, f a j- f* r* vl VII lit «le .1 «n/ «1 '< > u 1 rf*rno»if, (II** irld d ¦ M untr^uli propr Ht! ulr» do llrv r ( lie M on 11 r*ul.If* 31A n »•> Jour «D “«¦P* t -in I.» •• iiill.r Ml A MI’Kt 'TMIt IJtiimtl 1 'oiib vies à TORONTO Dcsnaulct d HÔTEL ST.RÉGIS 302, lit K SIIEHHOI HNK HA.4ISA r n fi*, e *-« |Vg|!-f ~nnrè- 1 iieiir la seule e.Il** csiliolbjus de tangua frmiqniss h Toronto.\\\e* , A i Wm?v - avis n»; demande DE DIVORt 1.Avis *«• par le* p r£»*nte* u.qu» C-.ra May E-ifc.* t BiLett, «*e !*» 1 ' 11A d * Montre* dan* le < 0 rr.• ' d'Hoche tu.danr a province d- Qttéb*' • a«1reM«Ta au l'ar,• ! du Canada k *a prt «ent* ou \ >4 j prochaine session, af ¦ d'obtenir u EU! de D!vorce d h v*c a on mari.| Hyd.oey Jame* fülle it mécanicien.! fjc >.r\*f fi«* M -itr^fcl rr,TTA f‘ «VH'V j rheisge dsn* la prov ; n ' 0 «J * Q u * b »• • pour «,au»e d'adultêr e -1 d e d 4 # e r • tlon.Pair- i Mr.ru-4.!.prov inc d- Québ*' re )- ur d août KM : NATHAN KOLO MON.r h .procureur à- la 'I * N*otre-Dam*!.Montréal, Q,ii.AM* IJ'VPPU* VTtON DE DM Oil f A ’ 1 » f- * t *1 .N r Jf « r.f .do» - f j Haï field.A'r '.û¦ - t du djsjr b *c At*fl9*CTaj»b* Parl^m^nt «V'.'.'L d’obtenir ur* Bill 'J* I>ïvôréë"d’av*c j * '¦ fn f» t A b ! #5 «• Ig* f !*f • diitrin •> | 11 V V1* Vite Une Bonne /g, C5*cm, &cat£ 1 iiaôTii h jy A VOTRE DIVERTISSEMENT CE SOIR ECOUTEZ C.F.C.F.A 6 H.25 TOUS LES SOIRS SAUF LE DEMANCHE Page 8 -LE JOUR •Montréal, samedi 13 septembre 1941 Moins de bacheliers et plus d’hommes v"&JMi|[l3i» Ç+.4*1 CROIX D OR Ou bien, qu'on nous fournisse plus de bacheliers qui soient des hommes jir de savoir, de penser, d être , ;vant.comprendre que notre or demain, toute notre vie dans ‘ domaines., dépend de j Il m a patu intéretsani, au i moment même ou cette province q est plus que jamais encline a ; considérer sous son jour vi.v ; b I enseignement tel qu on le don- U ne dans nos écoles et nos colle- , rr ges, de vous soumettre certaines ! par considérations.Pour l inst int désireux de faire des constatations d ordre général, je laisse de côté le* écoles normales qui de normal n'ont que le nom.et les collèges classiques ou dasrique- itri tion et on a compris ue 1 une ne peut qu ajouter a autre Elles sont a ce point si •en confondue*, que Ion ne ¦s distingue pas et qu'un seul tous les notre développement inteüec- j tuel adapte aux besoins d auiour-d hui.et se heurter a une résistance impitoyable! La discussion es! même interdite.On dirait que la question éducative est un dogme dans Québec et que L'IDÉE NE IX BOISSON IX Plus SXINI Plus rosn nus sxwsucsi Pto4«IW *ê Htlchxn Dl»tlD«rt*4 UaitUS.HootrHJ (I VrUWrrU» MEURT PAS A suffit à exprimer I ensemble une c|assc est compétente rquel st révèle l’homme complet Education • Qu il s agisse du physique, du moral, de I intelligence, c est toujours la même discipline, les mêmes principes, raison qu car on considéré avec tout cela est une ment on n apprend que peu sou-j chaîne qui do.: se tenir Durcir vent a apprendre.Je me bornerai i la volonté humaine, y assujettir aujourd hui .'i peindre l'état d es- un caractère bien trempé, 1 ani-prit qui domine chez ceux a qui mer par une âme simple, .ran-sont confiés nos enfants.jehe.loyale, indépendante, c est Partout, de la plus humble I le rôle de l’éducation bien com-école au college le plus préten-|p”* pt hiCn donnée.Qu on lise tïeux.régne ^'crainte chez l élé-l certaines revues de nos jeune .i„ I universitaires! quels sont la, les piisonnement des cerveau) s'aigrissent tandis que tout fort des enfants se concentre en une haine de la regie et de l'autorité, qui éclatera plus tard en violence, quand ils passeront de cette servitude a une liberté illimitée Haine de la règle et de l'autorité, voilà bien ce qui sépare le caractère du canadien d'origine française du candien d’origine anglaise, et cette caractéristique de notre mentalité est cause pour nous, d une écrasant»* infériorité.Voilà la résultante d’une contrainte qui, dans nos maisons d’enseignement, pèse sans cesse sur la volonté de l'enfant.Système de crainte, de violence mentale, qui forme en apparence des enfants dociles et obéissants, mais hypocrites et dissimulés en réalité.L’expérience des années cruciales que nous j traversons ne démontre - t - elle pas que nous avons, dans notre peuple, un grand nombre de révoltés contre tout et contre tous, mais bien peu d hommes libres sachant user de celte liberté qu’ils déclarent aimer.Cette expérience ne nous prouve-t-elle pas aussi que.si nous avons beaucoup cl ambitieux et et d "intrigaillcurs " nous avons fort peu de citoyens imbus d'un vrai civisme.D ailleurs, quand, chez nos éducateurs, s est-on soucié de former des citoyens ?¦Tout notre système d éducation, au contraire, conspire à détruire l’énergie et la moralité du vouloir.La personnalité, — nulle tentative n est faite de la développer où elle existe, de la créer où elle est absente.Aucune orientation particulière aux cas particuliers, tous dans le même moule.A u s s i, diplômes en mains, tous nos gradués de collège se ressemblent dans leur déplorable manque de formation.On forme à la centaine des bacheliers, mais qui se soucie de former des hommes ?Cela tient au manque d’instruction, soit, mais aussi à l'absence d'éducation adéquate dans nos écoles et nos collèges, lin Angleterre.on a le souci de ne point séparer l'éducation de idées personnelles ?Vf et le geste de domination ! umvr chez l’instituteur.Résultat cm- «mains exprimant des qui saines, propres j ,.f.i A quelques exceptions près, est I exhibition la plus évidente de la non-formation de notre jeunesse qui, pourtant, demain devra jouer un rôle dans la gouverne de notre société et de notre pays.Si c'est là, et c'est là, que devra se recruter notre élite.—- quelle pitié et de quelle faillite collégiale elle se fait la preuve ! Monseigneur Camille Roy eut certes raison d avoir le courage de demander, un jour, où nous menaient nos collèges classiques.La cause du mal: pas de professeurs ! Personne ne niera le dévouement d un grand nombre d’entre ceux qui ont accepté la mission d'éclairer notre jeunesse, mais le malheur veut que le flambeau qu'ils désirent transmettre, manque de C I a r t é.Professeurs dévoués, mais sans formation pédagogique: résultat: élèves intelligents, mais sans savoir et sans culture.a la discuter.Combien de bonnes volontés ont été écrasées et combien d énergies ont été brisées par ceux-la qui s arrogent le droit de se substituer a la famille et à la société quand il s agit d instruction.Qu'on prenne garde : "Tant va la cruche à l'eau et les idées et les Suite de la p’ernitre paye — # Réclamer «I*- réforme* dan* l'instruction publique; Travailler *an* r0UreU-,Vr°nt encorc lai!na,wk a la -Plu* ex,rpnip fai' hrieg aérienne.Ses villes ont èlélT™ ,qU?lqUe* n'* Tm" '*!^ n.ou* devrom reme,1,cr a , sauvagement bombardée*, h* .Ia ^ ^"T lU ^ leUr °pI!09anl en.! Du monuments détruits, ses trésor# «««.demande, que fe iionr/.oxTA UEM ext 1.—Kill# nalurel!#, mais reconnus, du bienfait: une des firme» d'amnésie tes (dus répandues — Kpj.jue, 2.—Homme qui doit être un |:du là avant d'être un peu las — I.ch hérauts du pire; comment on désigne ceux qui osent dire la vérité.3.—3.H16 — Supprimé, annulé — Mur derrière lequel il n'y a lien.t—Pommade de blanc de plomb — Anneau de fer — Trois fois — Préposition latine (d*.par).5.—Ville d'Allemagne (Thurlnge) — Pamphlétaire et auteur dramatique espagnol, né à Madrid en 1S a 9 — "Cela'’.—Sifflement pour appeler — Synonyme de "Epine-Vinette"—Vuur't-et-unième lettre grecque T.—Pièce de boi» d" la charrue — Humeur aqueuse — Séjour d * bienheureux.S.—l'ne maîtresse qui n entretient 13.—Surveillance attentive - An , .- amants.nence une combinaison de forces i '—Elément gaiaux \.m d#.; au plomb par le» anciens alchiima- artistiques saccagés, *e* îndeuillés,
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