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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 25 avril 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1942-04-25, Collections de BAnQ.

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5ième ANNEE no 33 5 CENTS leu ennemis de la LIBERTÉ n 'ont jhis droit à la LIBERTÉ! JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur-t ondaleur : Jeail»ciiarles H arvey Administration et rédaction, 180 est, tue Sainte-Catherine (suite 44), Montréal ____________J Gate postale 20, Station “N?— TéJ.‘PLateau 8471 VOTEZ “OUI”! 25 avril 1942 Aussi longtemps ipie les choses iront system nliq u emen t mal, je continuerai systématiquement à dire qu'elles ne vont [hjs bien — Henri ROCHEFORT SUPPRIMEZ LE “DEVOIR” Un très grand nombre de Canadiens ont demandé, depuis je début de la présente guerre, la suppression du journal folonuard ap|»elé le Devoir.Aucun organe d’opinion de ce genre, en aucun pays engagé dans un grand conflit connue celui-ci, n'aurait permis la publication d une feuille de démoralisation ft de décomposition nationale».On sait peut-être que le Sen ice de» Postes, aux Etats-Unis, vient de bannir la revue du fasciste Père Coughlin.Cette revue n’était pourtant pu» plus pernicieuse que la feuille de M.Pelletier.Le Devoir a violé presque quotidiennement l’esprit de la loi de la Défense du Canada.Il u semé à foison, chez *e Devoir n’a rien fait, absolument rien, pour appuyer l'elan canadien vers la défense, vers le sacrifice, ver* la victoire necessaire à nos libertés, ü a insinué partout le venin qui /.C Voici un uuméL'o frU av hasard.Ce*t,eelui de liunüvdcntùn* le 20 avril.Toutes les pages sont consacrées aux tire-au-flanc, toutes sont de« apjiels indirects à la déloyauté, \oici quelque* litres et sous-titres de la première page: Grandet assemblées anliconscriptionnisles dons le Quebec.Le gouvernement continue, funir appuyer sa thèse (des "Oui'’) à se servir de.l'argent de tout le monde.Il (Laval) se brûlera vite, étant incapable de tenir ses engagements envers Hitler.Grande assemblée populaire sous les auspices de la Defense du Canada.Voici maintenant le principal titre et les principaux sous-titres de la dernière jiage: L'Assemblée (anliconscriplionniste) de Saint-hustache.M.Ligunri Lacombe conseille aux ruraux de voter non.Comme les héros de 1837, sachons défendre nos droits."Prévenir une seconde déportation des Acadiens , dit un orateur.— King et ses toutous en laisse.En deuxième page, ou non* apprend que M.Jean-t rançois Pouliot, à Lachine, demande aux électeurs de voter Non , On • trouve aussi un compte rendu de 1 assemblée de Lorette ou deux membres du clergé, les curés Martel et f.aron, ont fait acte de présence nynt/talliii/ue.On declare que M.l abbe ( anui a "demandé aux personnes présentes de voter Wi au plebiscite.D faut^ dit-il, que les jeunes gens et les hommes maries du (.anada restent au />avs".(Très édifiant, n est-ce pas?) I roi* autres phénomène* parlèrent à cette meme assemblée.MM.Oscar Drouin, Wilfrid Lacroix, Jacques Dumoulin.Titres pris au hasard dan» la troisième page: M.René Chaînait dans Sainte-Marie.Assemblée turbulente à CalM)r .Des orateurs parlant «I faveur du "Oui" ont peine (i se faire entendre - - - Des étrangers (sic) assaillent des /tarlisans des ‘ .M.Lacombe demain soir à Sainte- J lierrtc.Assemblée contre la conscription dans les centres miniers.Quatrième page: .Ceux qui conseillent de voter "Oui /taxeront-ils l impôt du long?Protégeons les jeunes gens.Ces paroles «ont du colonnard reconnu, collaborateur 11 lAxe, M.Georges Pelletier, directeur du Devoir.Toute celte page est consacrée a la pénible et ennuvcii-i élucubration de ce journaliste félon, qui s’efforce de démontrer lue la trahison e«t un devoir du citoyen.La |>age 5 est heureusement consacrée aux chose* féminine*.Li page 6 n'a rien d’intéressant: elle est neutre.La page 7 ne contient que de la littérature jiour le* 0,1 • Elle rapporte surtout l’assemblée de MM.Maxime Haymom René Chaloult, professeurs de lâcheté nationale, à baml- Hyacinthe.Donc, sur les huit /rages du "Devoir de lundi, six sont ">nsacrées en tout ou en partie â la propagande la plus dépi imante contre notre effort de guerre.Je.ne saurais citer, ici.certain* texte* de ce numéro < u Devoir _____:_ r:.1.-.tir I» feuille *ur laquelle L* plébiscite du 27 avril pose, pour le» Canadiens de langue française, mie question d honneur et une question d’intérêt.l.c gouvernement King demande au peuple de le dégager de promettes qui le lient et 1 empêchent de faire la guerre totale, comme I exigent impérieusement les circonstance*.Répondre "Non , c’est avouer que l’ou ne veut jia* se battre et qu’on refuse de défendre sa patrie jiartout où l’on peut rejoindre l'ciuiemi et l’abattre.La province de Québec ne «aurait répondre “.Non” sans marquer lui peuple entier du stigmate du déshonneur.Car il est déshonorant de faire figure de lâche et d'embusqué un moment où le* vingt-six nations qui sont no» alliee*, défendent au prix du sang leur» liberté» et bs nôtres.\ oter “.Non .c'e«l admettre *a sordide, resignation u la perle de lin dépendance nationale, renoncer à *e» droit* et â sa dignité d’homme libre, s'agenouiller devant le* force» d agression qui * avancent le fouet à la main.Je le répète, ee.-t un déshonneur, Tout individu qui refuse de lutter e t perdu: il lie sera jamais rien qu’un esclave.Et tout peu|ile qui a peur (l’aller â la rencontre de l'ennemi, pour se battre, e*t aussi perdu : se* voisins le réduiront en esclav age.II ne faut pas que les Canadiens de langue française, après le 27 avril prochain, aient limite de se présenter en dehors de leur province; il ne faut |ia* qu’il» soient montré» du doigt comme des pleutres.Le» Canadiens de langue anglaise, les Aîné* ricains, le* Anglais, le* Hollandais, le» Chinois, le* Polonais, le» Norvégiens, le* Français de In France Libre, même le» Philippinot* cl le» Russe» se battent jiour nous.C’est jiar l’effort, pur le» sacrifices inouï* de ces grande» masses humaines, toutes dressée* magnifiquement, douloureusement, sanguinaire* ment et passionnément contre les jiuiwsance# d’agression et d’asservissement, que non» jiour-rons garder, sur notre terre sacrée, le* institution* démocratique» «pii ont fait de non» l’un des peuple* le» plus heureux de l’histoire.Si nous disons “Non”, chacun de et-» peuple-continuera de se battre |iour non*; chacun versera son sang; chacun ucce|tlera de boire h: dent yo,u* pitons détqumé nu* lèi-no*.^ Mai» aussi chacun d eux nous regardera avec mépris et dégoût, parce que nous aurons failli à l’honneur et que nous uiirou*.par notre refus de porter aide à nos |iro|ires sauveteur», renoncé d'avance â notre droit de jiartager le* fruit» de la victoire.Nous serions alors considéré», et avec raison, comme les paria» du monde, car mille part sur le globe on n aurait assisté à ce Sjiectacle dégoûtant d’une nationalité dont la majorité serait dégénérée au point de refuser d’aller rencontrer l’ennemi pour le salut de son pays et de ses |iro|ires foyer».Et tous no» défenseur», qu'ils «oient des province» maritime» ou de l'Ontario ou de la Prairie, ou de la Côte du Pacifique, ou de» Etats-Uni», ou de la Chine, ou de la Russie, ou des Inde* orientale», ou des Pli i I ippiiw*-», ou de l’Angleterre ou de Rrazavillc ou d’aillctir», auraient b- droit de nous cracher au visage.Et cela fait beaucoup d’ojiprobre â la fois.Le» Canadiens de langue française n’auraient jiourtant fias mérité cet opprobre.Pourquoi faut-il que tant de démagogues criminels, tant d'illuminé», tant de «ectairw, tant d'exploiteur* privilégié*, tant de membre* d'une caste néfaste et innommable, tant de complice» de l'ennemi aient trompé ce peuple honnête au jioint de risquer la jierle de «on existence même?.N’oublions pa« que le» immense» déshonneur» nui s'attachent à de» nation» entière» «ont de» déshonneur* séculaire», que le tem|i» ne parvient iia» tou jour» à effacer.Non» connaissons de» ace» qui ne »e «ont jamais relevée» de certains acte» commis il y a de» siècle».¦ Aucune collectivité ne peut survivre vraiment au mépris universel.la** conséquence» d’un “Non”, dan» la province de Québec, sont telle», que je n’ose le» envisager toute».Elle» me font trembler.Il faut que lu réjionsc soit “Oui".J'ai la ferme confiance qu'elle le sera.(Iliaque foi» qu'une question u été bien posée à notre j»«-upl«*, la réponse a été jiarfaitc.Si celte réponse était mauvaise, e‘e»l que la question aurait été mal pimée; c'est que le» homme* chargés d'éclairer les masse* auraient failli n leur mission et aurait troji longtemjt» laipsé le champ libre aux gangster» de l'opinion Cl aux menteurs professionnel».Nos compatriote» sont ujite» â com|ireiidrc les terribles réalité* de l’heure.Si, par malheur, ils lie le» avaient pas encore comjiriae», c’est que I’oii ne »e serait |ias donné la |ici»e de s’y pr«*iulre à lenqis jiour les faire comprendre.Et l’on petit alors juger de la resjtotnaliHilé qui rejiose aujourd'hui sur certaines iqiaule».Pour n’avoir jia» détruit, d’un violent cou|i de balai, iio» ennemis de l’intérieur, ou aura risqué de livrer une nationalité entière à la haine générale.A la question d'honneur, â laquelle sont sensible» toute» le» nature» droites, s'ajoute la question d'intérêt, et celle-là aussi doit être révélée duns toute, sa force.Le jour où la provides?de Québec, par un “Non", se mettrait en marge du |tavs tout entier (pii iloiinera certainement une immense majorité de “Oui" , ce jour-là, vou* verrez quelle situation «cru faite aux Canadiens de langue française.?0n verra quelles |ilure* tiendront les nôtre» dull* le* diver* eliam|is d'action en ce pays, quelle» suspicion» s’élèveront »ur leur jiassuge, quel» refus il* rencontreront, qne’* affront* >4fsÉàfrietix-r*D» essuieront, «pitdlen jifrle» punir-rit-Ur» il< subiront, -Nous avons eu affaire à de» voisin* patienta.Depuis de* minée», il* non* tendent une main qui veut être amie.I)e mauvais bergers nous ont conseillé de ne jui» la prendre, Chaque fois qu'un des nôtres a fait vers eux un seul pu», ils en ont fait cent ver» nous.Je sais ce que je dis.Certains (le no* journaux les ont abreuvé» d’injure»! ils ont jiréféré ne p«» riposter et rester la main tendue.Mais la nature humaine lie saurait changer.A force de donner à quelqu'un de* marque* d'hostilité cl d’inimitié, on finit par jiroduire dans son coeur des blessures inguérissable*.Quand l’amertume que nous aurons semée riiez le» autre» sera assez profonde, nous ne pourrons plu* nous attendre, de leur part, à des traitements de faveur.Ge sera pour notre peuple un grand malheur.Nous ne sommes |m« seul* en Amérique.Et nous ne «aurions vivre seul*.Le jour où non* aurions fait le vide complet autour de nous, - Huile A lu pai/it *- , Jcan-Glmrle» HARVEY Rédacteur en chef: Lunilc-Uhurlc* Hamel PERSPECTIVES jxir Marcel II, Esticmw Oiseaux de malheur i yevoir sans avoir l'impression de *alir la j* trace ces lignes.Et je demande j»ardon à mes lecteur* d 'Irc '-an* la pénible obligation de lui servir ici, f>ar les citation* Hui précèdent, des chose* nauséabonde*.Presque quotidiennement depuis !»¦ début de cette -11'rr*-.J* Devoir accomjdit sa criminelle besogne.L'autorite a eu u aibl.-siç ,JC ne jamaj* *évir.Lcet pounpioi non» protestons avec la dernière energn.* L.uiada dépens,* de* milliard- |»our gagner la guerre cl sauv, r n°* libertés.Un demi-million de jeune* Canadien* seront bientôt fn plein combat, alors que.d’ici, «les scribes b** poignardent < * eur •dyiet infâme.Eli même teniji», le* jirojiagaiidisle» de 1 Allemagne.' par-j|n* toute l'Amérique, se serviront de cette campagne -oumoi-' e notre colonnard no I jiour semer la division dan- noire lM'r- «u bien ce» trahisons quotidiennes cesseront ou bien non-^toniencerons à croire que la faiblesse de quelque* jier-omu-'oi*in,.d une comjilicité.Le DeVoir et *on directeur.M.George* Pelletier, sont d.-*?çnta ,],.LraJii^on : il faut le* traiter comme tels.Paul RIYERJ.N I È Ihx Ht 7 S'il était nécessaire d'apporter une preuve de plus du désordre et de l'incohérence qui habitent les esprits, il suffirait de parcourir l’ensemble de la presse de ccs derniers Jours.Passée au premier rang de l’actualité l'accession de Pierre Laval au pouvoir a jeté le trouble dans les salles de rédaction et le lecteur, quand bien même ne lirait-il qu'un seul journal par jour, aura eu du mal à se former une opinion.Et voici un exemple typique: Sous le titre: "On demeure optimiste à Londres; les marins et les officiers Danois obéissent à Pctain et h Dar-lan, non à Laval, dit-on,” sous ce titre, un tournai de Montréal public le 21 avril un article où il est dit: ”Lc commandement militaire et naval restant entre les mains de Pétain et de Parian leur permettra de bloquer toute tentative trop audacieuse du nouveau chef du gouvernement de Vichy." Ceci sc |>asse page 9 et émane d'une grande agence d'informations de Londres.Mais page 3, même jour, même journal, nous trouvons ic qui suit, sous le titre "L'opinion britannique”: "Un jiéril .au mit menacé l'Italie, si la flotte française avait été utilisée, dans l'est tic la Méditerranée contre la flotte italienne .C?s mena en, Berlin semble les avoir écar-écs toutes deux d’un seul coup :n redonnant les pleins pouvoirs à Laval et en réduisant le Ma récital Pctain h n’êtrc plu* qu'une marionnette." Comment un lecteur tant soit tcti averti pourrait-il *e former me op nion en lisant deux appréciations aussi contrndictol- ’S?Ajoutons «i cela, toujours ' r;V^e jrr/r yi du même journal: OTtavva^étudie scs rela- tions avec Vichy" .: "On étudie la question (à Ottawa) pour savoir ce que le Canada pourrait gagner et quelles fins il jwurrait servir en poursuivant ses relations actuelles avec Vichy, (a conclu le premier ministre).” Voilà donc l'effarant désordre dans lequel depuis une bonne .semaine sc débat la diplomatie et la presse.Heureusement, pour l'honneur de notre profession, d'excellents articles ont paru.Le Major Eliott, Dorothy Thompson, l'éditorialiste du "Canada”, et quelques autres ont écrit dans celle affaire des choses sensées et pertinentes.Peut - être tout n a-t-il pas été dit et nous allons tenter de mettre un peu d'ordre en cette affaire en dégageant les faits essentiels qui, à notre avis, n’ont pas été .suffisamment soulignés.En premier lieu, si la question se pose de quel avantage pourrait être, tant pour les Etats-Unis que pour le Canada, le maintien des relations diplomatiques avec la France de Vichy, on peut répondre que le seul avantage serait du côté de Vie h y.gén w.Relevons que Pierre Laval est non seulement ministre de 1 Intérieur.mais encore des Affaires Etrangères et de l'Information.* Ministic de l'Information il a sous ses ordres tous les fonctionnaires attachés aux services de la Propagande.Ministre des Affaires Etrangères il a sous ses ordres tous les ambassadeurs et consuls.' Or qu'a dit Laval?: "Mon retour signifie le rapprochement franco-allemand."— "La Grande - Bretagne a prés nous avoir abandonnés dan» la lutte, nous traite maintenant en ennemi." — "Je n’ai jamais consenti A subir d'influence êtran-ère.ce qui explique que ashington ait incité l'Angleterre à combattre ma personne et mes principes.” Donc en tant que Ministre des Affaires Etrangères et de la Propagande, c’est dans le sens de ses déclarations que ses ins* (ructions parviendront aux ambassadeurs et consuls, représentants officiels de la Prance de Vichy, Autrement dit, tous les privilèges, fous les avantages dont bénéficient jiar la voie de l'exterritorialité I e s représentant» des pays étrangers, tant aux Etats-Unis qu’au Canada, seront maintenus en faveur d'un gouvernement qui fait connaître publiquement sa solidarité totale avec l'Allemagne, Ce gouvernement est non seulement solidaire de l’Allemagne, mais lui apf>orte sa pleine et entière collaboration, et l’aidera dans toute la mesure de scs moyens à combattre et fl battre les puissances mêmes sur le ipl desquelles scs représentation^ .offkidles waitjnstalléçs» Nfl*v'iiirt-r encoré, fl sern interdit d attaquer dans la presse M.Jberrc Laval, car par un paradoxe insensé, il est le chef d'un gouvernement ami, tout gouvernement avec lequel une nation entretient des relations diplomatiques étant, par définition, ami.Si donc, nous racontions quaprès l'affaire d'Ethiopie, rencontrant Parmaccl, secrétaire général du parti fasciste, cc dernier parlant de Lava! disait: "Il noux n coûté cher, celui-là." — nous en déduisions que Laval est une sombre fripouille, nous nous trouverions dans le cas d'élrc poursuivi et, peut-être, condamné! Nous préférons nous taire, on le comprendra.Nous n en finirions pas de reproduire les extraits de presse qui cette semaine écoulée ont donné le ton â l'opinion publique, Faisons cependant le point: D’abord le Maréchal dont lu politique était, selon nos confrères, une politique de conciliation et d'entente avec l’Amérique ne céderait sur aucun point essentiel.M, Sumner Welles, tout de noir vêtu, haut de forme h la main, digne et grave remet une note à l'ambassadeur Henri /Huit* n Ut pinjn S) 3/ém> 7//M< JEAN PERRIN (1870-1942) Jean Perrin fut un des type» a i'iü a!l«it iui »ucc>d*r, vsnu ri Europe.l'itArtt et «ri Conquis-(«dore# non tnntinti devoir f jmn* l« peuple Inc», méprisent son i» gsnlsstlnn, et tous «xvent que *t su rn de Bizarre "J# \aia me construit» un* ville dign» de mol", que Uitii dut mi fondation I/»» sueur# «t |« sang df» Inea» servirent à élever la Cludnd de lo» R#ye» dont l'i»u« annonçait In fondation le dimanche de t’Epipha-nia *n 1535 Kl r# fui un »utr* dl manche, »n 1541, que l’izurt» fut a»»«»*inè «t mourut en halaant la croix qu’il avait tracée aur le pava avec aon aang , .Un* hiatnlre écrit# avec de tala llsrnsnt» ne pouvait pa« être rail* de n'importe quel pay*, let vice-royauté qui fut la seconde pas» de l'hlalolra coloniale porte elle auoi de# tache» de aar,g, rl l'on »»lt que l'entrée ttiomphale, dan a la capitale, de IIImü'O Nuriet, porté am un« litière d’étoffe» rare» et htodée d# plerrra précieuse», ne »e termina pria au Te Drum chanté à la cathédral*., , .Ix* clocha» de» église» aont fondue» pour faire de* halle», et la vice roi «»t décapité pat un de ae» raclave».(,"e»t encor* un* fol* la révolution, avep un autre f»i-*»rrs, I* frère cadet du Conquis!*-dor, Gonzalu.Celui-ci cat nrcltmé romm* "Liberator y Protector" et (’cat alnal Juaqu’à la guerre da l’Indépendance, alor» que le Pérou forma dsuX république» la Bolivia et le Pérou.Aprè» la march* victorious* d* Bolivar itrr Lima, c'ait la déaenchantement amir, la lutta •ntr* l'oligarchie et l'anarchl*.PH encore dan» ce pay*.Il semble que J* rlttgé aa aolt montré trop favorable à l’arlttocratlr, en Initiant la claita pauvre dan* l'ignorance et l'Indigence.Da grand» nom» «'écrivent au livra d» l'hlilolr* péruvienne: Rota», Gutman, Blanco, Dial .Je» caudlllot fléchlaaent et c'eit Rarnon Castillo, un militaire indien, qui e«t au pouvoir d* 1X45 a 1X62.Il apport* d'importante* reforme» rellglauiet, financière* et éducative*.Pul» c'ait une pé-ilode noire, de corruption, et le grand préililent Manuel Pardo fonde la parti civil et ae montre favorable k un* aalor évolution.Hurvlent le icandaie du guano et dea nitrate*, et la Préildent Pardo.compromit, p«t assAsslné en 1878, à la veille da la guerre du Pacifique; le Pérou lain* aux main» du Chili •et province# de Tacna et Tarn-paca.L* rival de Pardo, Don Nicolai Pléroln, qui eit préildent de 1X95 à 1899 lente de relever ion payi, «t II invite même une million française pour réornnlicr l’armée nationale comme uno forco militaire cl civile.* * * I* politique péruvlcnno avait toujour» rlé disputée et malmenée pat tio!» groupe» principaux qui cherchaient a «'éliminer «an* Jamal* y réussir.Il eut étonnant pour de» Canadien» que le clergé »oit mêlé à la politique du Pérou, mai» c’en chom a»»e* commune dnm cet pay# du tud, qui nnt hérité de# quillté» et défaut» do leur# mère»-pairie#.l*e Pérou comptait à un certain moment un clergé absolument dtvlié tur le» question! politique» et temporill*#; on y trouvait de» partisans d'une nouvelle vice-loyauté, d’un retour a l'Kipagne.rt même., d'une République.Ce» di»»emloni étalent rcgiettable# parce que mal Interprétée»; Il n‘e»t pa» de notre domaine de juger l'influence et la part que doit avoir le clergé dans In direction de la chose publique, malt II c*t certain que le* évêque» et Ici prêtre» péruvien» poussèrent un peu loin leur action peisonoclle, et en ne n'accordant pa» entre eux, II» ic créaient un tort Immenir, en plu* de jeter la constcrnAtlon d»n« l'esprit de» «junlllea-cltoyin*.U deuxième groupe qui mêlait le» cartes était l'aristocratie irtel-lcctuclle cl coloniale, ces Espagnols né* cr, Amérique du .Sud.et qui comme tel», ne croyaient supérieur s aux Kspagnola nés en Kurope.et aux Indien» de leur pays.Cette clast* de réactionnaire», buurgeol-s.e de »nlon ou de laboratoire, #e prenait au sérieux rt pensait que réellement elle était rmentlcll* à la vie nationale.On imagine facilement le* prétentieuses aspiration# de» uni et de» autre».l,e gouvernement existait lui aussi, et formait le trolelèmc clément de déséquilibre, pour ne pus dlrt de discorde, pni-ce que, appelé a lutter de front contre ces doux groupes, il ne pouvait pas mieux faire que le# prendre un a un.et pour cela.Il le» rendait jaloux l'un de l'autrr, en appuyant tantôt celui-là, en acceptant la suggestion ccclèslaitlque parcs qu'elle allait embêter le» arlitos.Comme le gouvernement était le détenteur officiel et réel du pouvoir public.Il lui était a*#fï facile de ménager la chèvre et U chou, mai» c'était toujour# au détriment de quelqu'un, et le plu# souvent c'était le tcur de# province» de payer la ca**e.La dictature vlr-tuell* ou agissante qut avait le dessu» du panier avait donc adopte la technique centrallaatrice.qui enrichit le pouvoir central en appauvrissant le* satellite*.Celte cooperation unilatérale fut pou**ec a l'extrême par le dictateur Augusto Leguia, qui de 1919 à 1931, tenta de dominer tou* le» élément» de division à la fois, et disparut dan» la tempête.En 1936, le» élection» ne devaient avoir aucune signification particulière, surtout parce i que le parti Apra ne présentai: pas de candidat puisqu'on te consido-1 ralt comme une organisation inter- ; nationale.Lui* Antonio Egutguren , fut élu psi sut pris* et r.uce au concourt évident de l'Api a.ly; ¦ carte» avaient r>» tivtmiHflt fr.*-I iée«, mais n.al diftl Ibur»», et r eut i Ben»vide# qui »e proclama !'»>*»- ¦ der t pour une dictators de trot» si;r»e» lie put# d'sutrc* change- I rnenta sont survenu», trop récent# ! pour ijiscut# r leur porte0, et SOU-j vent même pour en connaître te# i r»uM » véritable* L'economie fia* j tlor.a!» semble toutefois Men reta-I bile, mai# iavenir e»t incertain j parce qu» U politique actuel!* ne semble pas avoir de iigr.» de r.-on-duiie particulière, de programme I définitif .et d'aillcun, comme di-j r a rt Cyrano; "En «Ut-rl un qu'il ne I servirait peut-être Juniata." i Puisque l'Idée d'indépendanex I faisait si bien son chemin.Il était j normal que la colonie qui avait 'déjà participé a la gloire da l'empire inca».et plu» lard a celle de l'emplie espagnol, fit à aon tour un» entrée sur la arène républicaine.(."était I* Haut-Pérou, la Bolivie.Son histoire aurait pu àtrs bail*, mr «Ile était née tou» le aigrie dea dieux, et à la gloire de l'un d'entre eux' Bolivar; mal» aon histoire fut trop rapide, mal balancés, dépassant les cadres d'un pays ordinaire.Elle était tirée de» flanc* de l'Argentine et du Pérou, mat» ion créateur n'eut pa* la main aussi heureuse que l'autre, car c'e#t cette constitution particulière qui lui amena la plupart de se* troubles Formée comme à la gloire du grand Liberator, de qui elle reçut son Président et »a constitution, la Bolivie était comme uns parti* de lui-même, *t quand Bolivar fût disparu, elle tomb*.Le chef qui lui avait donné l'Indépendance, le général Huer# fut déml* de *es fonctions et ce fut l'anarchie pour de bon.A h fav*ur du trouble populaire, André* Hanta Crux apparut comme un second libérateur, mais sa politique de tâtonnement, et finalement d'annexion au Pérou lui valut le dlacrédit et la guerre.On sait qu* le Chili «'opposa à uns alllancs de ce genre et livra à la Bolivie une guerre coûteuse.C'était une rnauvalso histoire et la politique n'avalt plus aucune stabilité.De 182H à 1898, la Bolivie connut 10 constitutions différentes, passa par 60 soulèvemsnta populaire» et vit tomb«r 6 présidents août les halles d'assassin»; tel est lo bilan tiagl-qu# présenté par Alcldcs Argued»» dans son "Pueblo enfermo" (peuple rnaladci.Lx Guerre du Pacifique a laisse la Bolivie plus pauvre que jamais, sans Issue vus la m«r, mala un «Impie droit d’usage du port chilien de Antofagasta; la population Indienne eit peu assimilable et il semble qu'il faudra un nouveau grand libérateur pour replacer ce pays dans la vole de scs destinées historiques."A chacun son tour" devait se dire le peuple d'Uruguay au lendemain de «es longuea négociations avec lo Brésil en vue de reconquérir son Indépendance, car ('Uruguay obtint sa liberté non en se libérant du Joug espagnol, comme la plupart des autre# colonies, mal# en décidant un gouvernement sud-américain à observer le droit inter-national.C'est en effet à la suite d'une annexion de la province argentine que formait l’Uruguay par le Brésil, en 1821, que ce petit pays, 1» plus petit de toute l'Amérique du Hud.entreprit de *e mesurer au plu» grand, et réussit à le convaincre rie son droit a la liberté.Des 1828, l'Uruguay proclamait son Indépendance, quoique bien entendu l'Argentine aurait préféré le fane rentrer au aeln de sa communauté politique, rein aurait peut-être été mieux."Mais, comme dirait Hacha Guitry, je n’y suis pour rien, et Dieu ne l’a pas voulu".La Benda Oriental ne devait pu# i'en tirer ù meilleur compte pour tout relu, et c>»t jusque ver* 1850 que ses deux puissants voisins et anciens maitirs »e disputèrent sa domination par t'cxtcrlcur.Les longues lutte» entre blancs et Indiens Prirent fin quand José Batlle y Or done* s'en mêla et liquida l’affaire dans le sang dn* deux snta-goni»tes.Dr» auteurs disent que ce politique fut un de# grands hommes de l'Amérique Latine, et qu’il lança le plus grand mouvement socialiste au monde, celui de Nouvelle-Zélande excepté On lui donne le credit de progrès marqués dans l'éducation et l'Immigration de masses populaire».Un fait remarquable et à l’honneur des habitant», c'est que leur pays, malgré qu'U possède le plus petit territoire en Amérique du Sud.a atteint le plus haut standard de vie, un des meilleur» systèmes éducationnels et ce que l'on est convenu d’appéler la démocratie la plu* per fectlonncc de toutes le» République* Latines En 193J, Gabriel Terra, socialiste et démocrate devenait président; I Uruguay est peut-être appelé a Jouer un rôle Important dans les affaires de l'Amérique du Sud parce qu'il remplit non seulement la fonction d'etst tampon coincé entre deux Impérialismes, mal# aussi colle de centre des relations internationale», L'Uruguay est un p«u comme la Hulssc du Nouveau-Monde.De 1811 à 1828.neuf colonie» ont obtenu leur Indépendance.Une outre devait le» rejoindre beaucoup plus tard au stade de la République rt c est I* Brésil.On a vu précédemment que c'est en 1 an de grâce 1500 que Pedro Alvares Csbral «borda sur la côte de l'Amérique du Sud et nomma le pays qu'il découvrit: Tetra de Véra Crux.Ce nom fut plus tard changé en celui de Terra de Santa Crux, et devint finalement Brésil, du nom d un bol* rouge connu sur les marchés européens.Cétaît à l'époque de» Grande» Découverte*, et l'on trouvait le Brésil bien pauvre a côté Je* richesses des Indes; cependant, après avoir "oublié" ce pays pendant de longue» années, le Portugal décida de lui appllqicr le Téglrr.c colonial des "capltanlas".Pernambuco et Sao Vincente #e développèrent ainsi et devinrent le# cen- tni 4* colonisation 4* 1s » reçu- -sale j-orugs;»*.En 1549, Is monarchie du Portugal s'étendait sur tout le Brrs.l, msn c ri: peu a peu, par conquête, acquisition ou autrement.qu ; '• gouvernement réussit contrôler routas les tspasnUs oit en le» rachetsnt ou en immo-sitisant Ce système, qui ressemblait sus concessions de fist# par la Couronne fc ries noh>«.nuisait beaucoup a i'unlté politique mus était peut être I* forme Idéal pour un début I* Brésil prenait toutefois d» l’importance aux yeux d»» Luro-j/éen»; en effet, on »» battait pour sa possession, et en Europe, les guei.e» sont tellement taris qu'sllss laissent toujours supposer un* cause importants .Des Krar.çsis venaient chercher noise aux Portugais; Nicolas Durand.de Vlllegaignon.un protégé du roi Henri H *t d* l'amiral Co-llgny fonda rn terre brsallisnr.u la coloni* d* l'Antactlqu* Krançab.e, ce qui poussa le gouverneur portugais Ment rie Ha à Jiter 1st hases ds Rio ris Janeiro.Durant de longues annéss, U Brésil fut disputé p«r rie» intérêts portugais, fiançais, anglais et hoi-landaii;, et ce fut le Cycle de l'nr, celui des diamants, qui amenèrent l'organisation ri* la capitanla d« Minas Gérai* et de» lois abuilvts rie Is part de la métropole.lot mécontentement populaire grondait un peu partout, et au milieu du XVIlle siècle apparut la Inconfi-dencla Mlnslta.première manifestation pour l'Indépendance.Les conspirateurs furent l'objet de cruelles représalllss et Mil va Xavier, martyr d* la cause, devint I* symbole de ta libération.I-a métropole avait peine à maintenir une autorité quelconque dans cette vaste colonie «usai en vint-elle a U création d» deux capitale», Rata au nord et Rio de Janeiro au sud.en plus de l’Etat de Ma-ranhao août contrôle direct de Portugal.Le pays était livré à j'*X-ploitatlon effrénée »t l'on no semblait le considérer que comme un Immense réservoir.Les Jésuites continuaient cependant leur oeuvr* d'évangélisation et de civilisation, et Jusqu’à ce qus le Marquis de Pombal le* eût expulsé* de la colonie.En 1762, 1* gouverneur de Rio, Corne» Ficlr* de Andrade, comte de Bobadella, fut nommé vlcc-rot du Brésil, et Rio devint la capitale de façon définitive.La vlc«-royauté fut une période prospère et mor-qua une grande évolution de l’éducation et dei Idées.L’IndépenJafice commençait à poindre, favorisée par la difficulté doe communications A l'Intérieur et le manque de capitaux portugale Investis dans la colonie.C'est à l’Histoire mondiale qu’appartient la fuite du Prince Régent du Portugal, Jean, qui refusa ds se joindre au bloc continental en guerre contre l’Angleterre; la marine britannique protégea la loyale fugue, et fin de novembre lbt)8, le Prince arrivait au Brésil.C'était l’Indépendance pour la colonie, puisque I* Prince Jean déclarait Rio; "capitale du Royaume-Uni de Portugal, Bréall et des Al-gurvea".L’influence du Régent fut Immense «t 11 apportait en terre américaine les fruit* d'une civilisation européenne séculaire et perfectionnée.Ha femme, la reine Car-Iota Joaquina, de deacendance espagnole, lui Imposa cependant de.» Idées dangeteuses "pour la securité de l'Etat", et l'on sait que l'Etat y perdit en effet.ses liens de colonie.C'est alor# que l’on fut témoin d'un spectacle probablement unique dans l'Histoire; celui d'une colonie où son Prince a cherché refuge.et qui réu»*lt a màter la métropole.En 1820, le Portugal s'était donné un régime constitutionnel, et le nouveau gouvernement voulut rétablir sa puissance perdue en Amérique.Il ordonna donc d# restituer à qui de droit les territoire* acquis par droit de conquête, dont la province de Clsplatln», (Banda Orlantal et futur Uruguay); le roi élu, Jean VI, devait retourner au Poitugal et laisser en Amérique «on fila Pedro.Le Prince Régent refusa de retourner en Kurope quand on le somma d'aller parfuire non' éducation royale, et le 7 septembre 1822, au cours d'un voyage, Il proclama rindo|>endance du Brésil et fut acclamé comme Empereur.José Bonifacio, le Patriarch) de l'Indépendance, venait de réuselr l'oeuvre de toute sa vie, car la Portugal ne pouvait s'opposer efficacement au nouvel état de felt.Et ce fut ensuite le départ d» Pedro pour le Portugal, I» Régence, le règne de Pedro II, de# trouble» Intérieur».et avec l'abolition do l'esclavage en mal 1888, l'avenemeit d* la République, le 15 novembre 1889.Un parti militaire prenait le pouvoir dirigé per le Maréchal Déodoro da Fonseca.Le 24 février 1891.l'Assemblée Constituante promulguait la nouvelle constitution et nommait lo Maréchal da Fonaeca premier Président.De nombreuse# querelles politiques, les différends avec l'Uruguay et le Paraguay, la queetlon de la sucosalon de Pedro II devant aller à Isabelle mariée à un princa français de la Maison d'Oiléans.tou» ce* événements hâtèrent la venue do la République.C'eat ainsi qu'un grand vieillard quitta aon empire «ani que personne ne vint lui dire adieu.Cétalt un roi de plus sur le chemin de J'cxll.Le Brésil est en progrès constant depuis le début du siècle et se# tendances politiques sont marquée* surtout par une lutte entre le pouvoir central et les province» L'équilibre commercial semble établi depuis plusieurs année» et cette colonie venue la dernière sur la scène de» démocraties sud-américaines y occupe une place de choix, digne de toute son histoire.?* * Le défilé des Républiques de l'Amérique Latine est terminé; 11 était vivant, spectaculaire.Cinq siècles d'histoire, la réussite d'une évolution normale.C’est vers ce» pays que le Canada tourne aujourd'hui les yeux pour y trouver des raison* de vivre, de* raisons d'espérer.Marcel ROUSSIN —“ Montréal, samedi 25 avril 1943 1 L’Alliance Nationale et ses Progrès L'Alliance Nationale a réalisé d'mtér eîaanU progrès au cours de imm u férente», savoir, la caisse d nssu-rance-vic, la cause de maladie et 1 caisse d'n&aurance juvénile.Dan» chaque cas, l'Alliance Nationale offre à aes assuré» non seulement lex garanties dr» réserves statutaires exigée* par- le* gouvernements et ciira départements d'aaaurance mais elle offre encore comme garantie.» supplérnen'aires à in t, assurés, des surplus et des reserve# additionnelles qui en font une de# corporation» les plu» intérexaantes de notre province I m f ï SI ceux-là pouvaient voter, LES MOTS JUSTES Nous let trouvons, lundi matin, dans MONTREAL-MATIN qui consacre un éditorial à Hitler, maintenant âgé de 53 ans.Le titre e»t simple: “L’anniversaire d’un tyran”.C’est tout à fait cela, mais combien l’oublient et combien travaillent à le faire oublier.Nous lei retrouvons aussi dans une déclaration qu’on ferait bien de lire attentivement: “Hé quoi, disait il n’y a pas si longtemps S.Em.le cardinal Villeneuve.en parlant du même Hitler, voilà qu'un potentat persécuteur et sacrilège a déclaré la guerre la plus sanglante qu’on ait jamais imaginée.voilà qu'oublieux des prescriptions divines, sourd aux objurgations du Père commun de la chrétienté, et au mépris des règles fondamentales de la justice entre les peuples, il a envahi de ses bataillons de fer les vastes territoires des nations voisines, qu’il a mis les pays à feu et à sang, qu'il a écrasé comme de viles bestioles non seulement de «aillantes années accourues protéger leur sol ou celui des peuples opprimés, mais les ci- vils eux-mémes, des femmes, des vieillards, des enfants, lancés errants et hagards sur les routes de l'exil ou de la détresse; voilà que par une propagande astucieuse il cherche à empoisonner l’opinion mondiale; voilà que ses doctrines de force brutale et d’égoïsme sacré lui assurent le concours des puissants jaloux et ambitieux; voilà qu'ils proclament, lui et les siens, ne vouloir rien moins que dominer la terre entière, y écraser la vie et l’histoire, y détruire jusqu’au souvenir des institutions chrétiennes; et il se trouverait des esprits pour hésiter à porter un jugement, pour douter de quel côté doive pencher la balance de nos sympathies et de nos efforts ; 'I se trouverait des cerveaux assez rétrécis pour se limiter à l'examen des points de détail et à des horizons tout bornés, et qui s’escrimeraient à partager dans un équilibrisme mental aussi peu stable qu'injuste les fautes et les crimes de chacun, et à vouloir profiter de l’écrasement qu’ils souhaitent pour l'avancement de sordides intérêts, d’un nali.^alisme brouillon ou d'une politique aveuglée!” LE Dr HECTOR CVITHOT, M.D., président et directeur général de l'Alliance Nationale.(Canadian Newspaper Service!.I Malgré la guerre, le* recettes de l’Alliance Nationale ont continué d’augmenter alnal que le nombre do ses contrats d'assurance.Hans doute, le public réalise aujourd'hui mieux que jamais l'Importance de l'assurance-vie.Il a raison de le faire parce que c'est son intérêt et au aurplua parce que nos compagnies et no.» sociétés d'assurance-vie font honneur à leurs obligations et continuent d’aider et de protéger les assurés et leurs familles.L'Alliance Nationale Jouit aujourd'hui plus que jamais de la confiance de ses membre# et du public.On peut juger de cette popularité par le fait que le total de scs assurances en vigueur passa de $5,987.500 en 1809 à $21.048,491 en 1914, aolt au début du dernier conflit, puis atteignit $35,700,000 au commencement de la présente guerre et $43,-370,000 à la fin de l'an dernier.Depuis sa fondation jusqu'à 1942, l'Alliance Nationale a payé la somme énorme de $20,000.000 à «es assurés et à leurs bénéficiaires.Auasi, se trouve-t-elle très à l'aise pour continuer de faire bénéficier «es assuré# actuels des indemnités et des profits qu’elle a payée fidèlement eux ancien# pendant CINQUANTE ANS.S’il 31.George* MO.NET, M^rfUirp néral de l’Alliance Natir.njl,.L'Alliance Nationale célèh t CINQUANTENAIRE r » u f‘4.„ pendant que la Cité de Montréal !;;# j,'juri! se d'offrir son concouru à tous cru qui veulent marque, d'une faWfl éclatante le TRICENTE>UIPe\u Montréal.A la suite de ces observation public reconnaîtra dans J'Ai: Nationale une institution qui cesné de nous faire honneur da.-.i passé et qui a droit par conséquer à notre encouragement prst.qur particulièrement en cette année «-son JUBILE D'OR.Gratitude de France Forever La Commission Politique de FRANCE FOREVER, inter-prête du sentiment des Français Libres, exprime xa çjratitude au gouvernement des Etats-Unis pour avoir marque avec tant de netteté et tant de force la position de la démocratie américaine.conforme à celle des nations unies, au regard du peuple français.Au moment où.sous la près-sion d’Hitler, Laval entre dan« le gouvernement du Maréchal Pétain, entouré par la haine c; le mépris unanime de la nation française, France Forever adjure les Français d Amérique de s'unir étroitement pour appuyer de tout leur effort le Général dr Gaulle, ses héroïques soldats et tous ceux qui, sous la botte de l’oppresseur, vont continue* avec une énergie accrue leur lutte tenace contre l’ennemi de leur Patrie et ses valets ii Vichy, Faite$ voire devoir : enrôlez-vous ! Qui voulez-vous au pouvoir?Mackenzie King.ou ses ennemis IL FAUT CHOISIR "En qui aurez-vous confiance?” "SL m ce momofif critiqua aatra tout, vous aa roulai pas foira coe-firmea ou gouramamaat at à rotra poriamaat at t i vous aa roulai pot croira qu'Ui aa faroat qua ca qui att taukmaat dom l'iatarit du pays, ditas-moi aa qui rout mattrat rotra coafioaca ?l'hun.M.Mackenzie King à la radio, 7 avril 1942.POUR POUR POUR POUR POUR POUR POUR que M.King ne soif pas brusquement privé de notre appui au bénéfice de ses ennemis .et des nôtres; que, fort de notre soutien moral, il soit en mesure d'adopter les décisions qu il jugera nécessaires à notre défense, aux exigences du moment et à la victoire commune; que le Canada, collaborant en associe puissant à l'oeuvre de guerre des Nations Unies, jouisse au même titre des avantages de la paix; que la province de Québec, oubliant même ses griefs légitimes pour servir le bien supérieur de la nation, commande le respect de tous les alliés; que trois siècles de labeurs et de traditions ne soient pas effacés par un seul acte impulsif mais soient couronnés, au contraire, par une attitude courageuse et réfléchie à l'heure la plus grave de notre histoire; nos familles, nos enfants, nos libertés acquises; I avenir et I honneur du Canada français Il faut voter // le 27 avril ( I à 105 rue Ste*Catherine O fit co;, Lïtnitëd 105 rue Ste*Catherine O Y At I l '*.( ¦ *&M' JT.hMfcS S sc%j£; fit CO;, Lïtnitëd Montréal, samedi 25 avril 1942 LE JOUR 5 Page L’entourage du bougnat /Kir MILES New York, le 2î avril 1942 Laval, dans ses declaration1' radio-diffusées attaque violemment l'Angleterre — et l Amc-rique — mais sa censure supprime le passage sur l'Amérique ( La “provocation de Washington) dans les dépêches .vers 1 Amérique: 11 ne sait pas encore l’étendue du terrain qu'il a perdu de ce côté-ci de l'Océan.Alors, à tout hasard, il va tenter r’apaisement" des Htats-Unis aussi longtemps que cela pourra durer: sur ses instructions 'on gendre.René de Chambrun a déjà adressé plus de 200 télégrammes A ses amis d Amérique pour leur dire que son heau-père est un grand ami des Etats-Unis! S’il y a encore dans le monde des gens ou même des officiels gouvernementaux que de telles explications rassurent, s’en est à désespérer de l’intelligence humaine.Heureusement, j’en suis sûr, l’Amérique a compris! • * • Dans son désir de ne pas brusquer les choses et de profiter le plus longtemps possible de l'équivoque sur laquelle a reposé et fonctionne le gouvernement de Vichy.Monsieur Pierre Laval a fait appeler pour compléter son gouvernement, quelques personnalités rassurantes dont les noms même ont longtemps été les synonymes de la courtoisie et de la modération.Au premier rang de ceux-ci il faut citer le nouveau ministre des finances, Pierre Cathnla, avocat à la Cour de Paris ancien ministre (en particulier de l'agriculture et de l'intérieur) qui doit toute sa fortune politique à l’amitié et à la confiance de Laval.Si Cathala se trouve placé à la tête du ministère des finances, département pour lequel il ne possède aucune aptitude ou connaissance spéciale, c'est certainement pour permettre A son chef de l'employer à de toutes autres besognes, plus conformes à ses possibilités, et où il em-ployera son amabilité souriante au mieux des intérêts de son déplaisant patron.En effet, les finances de la France sont réduites à leur plus simple expression: Le pays n'a plus de capital, étant entre les mains du vainqueur: il n’a plus non plus de revenus ayant une proportion quelconque avec ses dépenses: Le ministre des finances pourrait être un contre-maître de la Monnaie faisant marcher à toute allure la planche à graver les billets de banque pour payer l’indemnité journalière d'occupation et les salaires des fonctionnaires.Pierre Cathala aura donc des loisirs: I) les utilisera comme autrefois lorsqu’il était ministre de la République, pour rendre à Pierre Laval les services multiples que l’on attend d’ordinaire d’un aide de camp ou d’un bon chef de publicité.Voulez-vous un exemple de sa manière de faire : Lorsque Pierre Laval, ministre des affaires étrangères décida de marier sa fille avec le jeune avocat sans fortune, mais vaguement titré, qu'était René Pinctcm de Chambrun, il eut vent, quelques semaines avant la cérémonie, de ce que des incidents fâcheux étaient A redouter: En effet, certains communistes et socialistes.trouvant ridicules et déplacés les efforts de leur ancien camarade révolutionnaire Pierre Laval, qu'ils appelaient "le renégat" pour marier sa fille ‘ dans le monde" avalent décidé de troubler le mariage par des quolibets, des boules puantes, des cris d’animaux et autres plaisanteries dont le mauvais goût eût consterné l’orgueilleuse famille de Chambrun.Pierre Cathala.qui était ministre.apprit que les communistes devaient quelques jours plus tard célébrer leur fête annuelle dans un emplacement de la forêt de Senart qui servait toujours à cet effet : fl leur fit savoir brusquement.15 jours A l avance, que la police interdirait cette année-là la tenue d'une cérémonie quelconque dans la forêt de Senart.Les délégués organisateurs se ruèrent vers le bureau ministériel de Cathala et se plaignirent amèrement de cette mesure arbitraire et injustifiée puisqu’il n v avait jamais eu d'incidents.Pierre Cathala.ne leur proposa pas de marché .mais il leur fit comprendre que si le mariage de la petite José Laval « passait dans toute la tranqui-hté voulue, il y avait au moins 100 chances sur 100 pour que 1 interdiction d'utili«er la forêt de Sénart fut levée pour ia fête communiste.Le mariage fut donc célébré dans le recueillement et la "gardent partv ’ qui su;-.:- ur- les Jardins du ministère de; affaires étrangères fut tout à fait réussie Le côté de Chambrun ne trou* : vant à redire qu à l'aspect du ; heau-père et de la belle-mère | Laval, lesquels évoquaient un i PCu trop pour les nobliaux, un J couple endimanché de mar-j ehands de marrons — mais cela, j c'était inévitable.Les communistes pendant ce | temps, non seulement s'abstinrent de toute manifestation, mais encore firent une garde beaucoup plus active et intelligente que n’aurait pu ic faire la police, pour empêcher les socialistes d appioclicr et de troubler cette jolie fête d efamiilc Ils tenaient à leur forêt, et ils l'eurent! * * * Ce qui nous porte a croire que c est surtout comme adjoint au ministre de 1 intérieur (poste que s'est réservé Laval) que sera utilisé Cathala.c'est le choix du sous-sccréfairc d'Etat à la police en la personne du jeune René Bousquet.Celui-ci qui doit avoir à peine 34 ans, était avant la guerre sous-préfet et sc trouvait jusqu A ces derniers temps préfet de la Haute Marne; doux et paisible d aspect, c'est un ancien chef du cabinet de Cathala auprès duquel il jouait un rôle équivalent A celui que Cathala lui-même remplissait auprès de Pierre Laval.On attendait pour ce poste une quelconque brute, genre Doriot; il n'est pas défendu de croire que cette brute agira, qu elle sera l'un des sous-ordres policiers dont on ne donnera pas le nom mais qui sera le véritable maître: et qu'à toutes les réclamations et les plaintes on opposera les mots apaisants et les gentillesses de cour de 1 aimable Cathala ou du petit Bousquet.* * « L'un des autres personnages que l'on dit rassurants mais qui ne le sont pas, lorsqu'on les examine d'un peu près, c'est Jacques Guérard.qui devient l’un des 4 sous-scrétnircs d'Etat attachés A Pierre Laval.Voyez d.ront les représentants de Vichy, "Voilà encore un des grands fonctionnaires non politiciens de la Réoublique que l’on appelle A un poste gouvernemental.Jeune, intelligent, ancien inspecteur des finances, n'est-ce pas une garantie de notre modération et de notre bon vouloir!” Malheureusement pour cette explication, on a déjà vu le jeune Guérard à f oeuvre.car il était jusciu'à fin septembre 1940 le chef de Cabinet du ministre des affaires étrangères Baudouin.Tout le monde à ce moment prenait Guérard pour un esprit généreux et libéral: Envoyé par la République en 1937 comme conseil financier auprès du Schah de Perse, il était revenu en France et avait sollicité du gouvernement de Daladier sa nomination comme chef de la Banque des Réglement* Internationaux à Bâle.N’ayant pas pu obtenir ce poste, il devint directeur de la grande compagnie d'assurance: La Préservatrice, dont il nomma immédiatement comme avocat son meilleur ami l'Israélite Léon Netter.On fut donc plus que surpris de le voir, comme chef de cabinet de Baudouin, ministre des affaires étrangères, prendre la direction des mouvements anti-britanniques et antisémites; on affirme qu'il rédigea les plus violentes diatribes quc*prononça Monsieur Baudouin contre les Anglais: Guérard sc mit à dos en quelques semaines tout le ministère des affaires étrangères parce qu'il accablait de son mépris d'inspecteur des finances les fonctionnaires de la Carrière diplomatique.Aujourd'hui Daladier étant, en prison et I.éon Netter jeté dans un camp de concentration.Jacques Guérard revient su pouvoir: il ne nous saura aucun gré d'avoir rappelé ni la souplesse de ses démarches ni l’étalage de ses amitiés d'autrefois MILES Conversation tie table LE VIN ET L’ALCOOL -LES LOIS SOMPTUAIRES par: Louis P.De Gouy Il faut ihc avant d’etre htuieuj de peur de mourir sans avoir ri.— La Bruyfre.ROME Nous arrivons maintr-nant a un point dr l'histoire oii le cynisme ouvert, le profiteur peu scrupuleux, la politique sans pitié et implacable, ainsi que le brutal égoïsme entte dnns le "busine.-s" des lois somptuaires.Le Gouvernement romain, comme d'ailleurs beaucoup d'autres, à cette époque, avait besoin d'argent.Tous les duct if était engraissé pour le reste de ses joum, et ce, de pnt la loi, il recevait, l'immunité du couteau du beurher! ARRIVE LE "BOOTLEGGER" DE VOLAILLES - L* lot Kan-nlan (lex Fannla) mit les vétérinaires à penser comment délotirrvr une loi "si injuatc, et iis réiurslrcnt a transformer un coq en capon pat- moyens devaient etre cherches pour ln tru;|a flex Cornelia), plaçant la 11 t Rome empêchèrent 1er bon* ro- ! mlte à trois sesterce» pour les dé-jrnains de se régaler m catimini de ^ penses de la table pendant les jour* ce* "delicacies".De fait, plus écla- j ordinaires, mal* accordait .trente tante, plu* bruyants étaient la cam- «eMetcc* pour le# Nones, les Ides pagne de la pies» au pouvoir air,si ics Caiendr*.ainsi qu* pour les que le* discours contre ces "foreign frf,.* reconnues psr les loi# Impé-tidbits' plus grande en était U jnale*.Une taxe très élevée et prodemande La foule s'alignait devant hihiUvc frapi>alt les met* fins que les charcuterie*, au point de tes- : jel gourmet# désiraient plu* partl-semblcr à de petites émeutes Le* cullèr»-mcnt Mais, lui.Sulla, au- teur de cette loi.la violadt.Sous Luculhi*.la façon de vivre politicien* r1 réformateurs étaient perplexe*; Ils se demandaient d'où ' viendrait leurs solaires leur* pot# .^*4jt fjt# p]u* luxueuses, d'où ce* de vins, si le peupl» dépensait son j0j# somptuaires Main, demaqderes-; argent ainsi, en manger et en boire voua; Est-ce q»ir le* lois augmen-! jusqu'à satiété.tètent en raison de la haute vie.Ce vieux roué Apiciu*.pat exem- •: ou mt-cc que le refinement de pie dépensait son jmmen»»’ fortune augmenta en raison de ces ! pour «* tab> pour cm choses 1m multiple* loi t?Cette ér.lgme anti-| portées.trê« -mauvaise» pour ce* > qUg nr pourra jamais être aolution-i pauvres matadoirs réformeur».en : D$fi # moins que nous puissions 1 publie, bien entendu, mai» .analy.»» r notre dernière loi somp- i renards pour .«'en délecter en privé, tuain —• le ''moonshine law", i et ce pauvre Apiciu».lorsqu'il n>u« INSUCCES! INSUCCES! TOU • plus que la bagatcl!» de deux mil- JOURS INSUCCES! Tous ce* «f- lions de sesterce* en banque se tus.craignant la tm*ére.la pauvreté Un tel état de chose* ne pouvait durer, r.» devait pa* exister; de là ce en fam lier: "NOUS DEVRIONS FAIRE UNE LOI'" D'abord, reguiar: -,rv- U nombre j d'invités, dit un de c»» puritain# j farouche; alors la fameuse loi d Or-! chian, "le* Orchla fut tout d'abord cou fort# pour forcer le peuple à manger e».à boire, ce qui lui était dicté par ce* "Wolfsteadlstes" de l'époque n'obtinrer.t aucun succès, d a-bord par suite qu* le* créateurs de ce» loi# étalent Injustes et Inleyie* Un peu après 73 BC.I* loi Emliila fut créée pour non seulement régler les prix de# denrées et des boissons, mal* également pour dic- ' créée E’Ie ne fut pa# couronnée de }mpoaer, le genre d'aliments ou 'succès; t > ne répondait pas a o* 1 > gepp?% guj-.-it de pre*.ne put être ajoutée a la observée.Ces bonnes 4m«* de ré- Orcbia.Elle défendait s de cinq invités i*s y rché et pas p:u.» de t; et que tez ia inve formateurs tre.last,es lois chérie de dictateurs du venue constater que leuis ainsi que leur* décret# étaient pas ob* i* reli-ir* effort# jusqu'à l'ar-:>«.C«-*a: Sa loi (Lex lu.Julienne :**.*!'.le de* dépense* a 2CO ses-.»* jour» ordinaires «•* MAGNIFIQUE MOBILIER CHESTERFIELD TROIS ARTICLES Coimtrimlio» entièrement « pcoaort*.( otistiiie Itullnn, Hui# arli#lii|ucnicrit snilplé, Bien rembourré el recomert tie % clour# fantaisie, lu très beau mobilier A un |irix fort attrayant.( 1 MOBILIER k DÉJEUNER 6 articles à dessin cascade moderne Mobilier à déjeuner, h article*, «lesei/i ease,nie modernr - rxar* lenient «oniine l‘;llii«tr»l*ort -comprenant : grainl buffet avec tiroir (liesimulé pour la roulel» lerie, un placard à porte vitré»-et ou grand tiroir à toiler.Table •i rallonge aiitomalopic et 4 «baise* de solide construction, l'ifii naturel H rouge.LESSIVEUSE ÉLECTRIQUE COFFIELD Avec une lessiveuse Coffield, les jours de lessive deviennent des plus agréables.Modèle A DeLuxe d une beauté éblouissante.• Nouvelle essoreuse Lovell avec indicateur de pression.• Zone à sédiments avec gyrateur en saillie.• Tuyau d’écoulement mobile, très commode et à l’épreuve des fuites.• Cuve en porcelaine blanche.• Contenance de 7 â 9 livres.• Tension de courroie automatique protégeant le moteur.Entièrement garantie pour un an par Coffield Washer — Co.of Canada, Ltd.— $ 129 était sacrifié», et le c*>q un p: fimmrrviM» ifl# i«î • t* *rf»r/*oâ# IM * CS • hXM.r |ar» fltlf MUot-.J*râfrè* > ﻫ - m ' H»wlr t f %n tjéVrll* Rlnxnth 1 IM t'i- K i t i# Aê Sjm * »
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