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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 27 juin 1942
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1942-06-27, Collections de BAnQ.

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5ième ANNEE No.42 5 CENTS les ennemis de la LIBERTÉ n ont pas droit à la LIBERTÉ! LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directcur-Fondaleuri Jean-Charles Harv Mystique de la race Administration et rédaction, 180 r*l, ru.* Saiute-Catlierine • découragement r*t grand, le moral trè* lia*.La boiMMiu fait «on ravage, le vice e*t à 1 honneur débauche règne.On *c lève à *ix heure* et, le »oir, il e*t heure* que nou* a» on* encore le *ac au do*! On ne ce qui non* attend d’une minute à l'autre (.) Ce»t de*olatiou cpie je »uui revenu ici.llrlaiiunt ajoute que ce n’c*t pa* la premiere plainte de relie nature qn'oti entend.L'organi*alinn d*** ra rii[>* militaire* au E.anada » e*t improvisée rapidement: elle neat pa* parfaite, mai* au dire de le* observateur* êérieux, la situation n’y a jamais été déplorable ni ain*i mauvaise que tente de le faire croire ce conacrit visiblement froussard, aux propos duquel on a donné insolite hospitalité.Peut-être intentionnellement, criminelle outrance, cette délectation dan* la l'Armée canadienne?“Le découragement c*t grand, le moral est trè* ha*.I.a boMton fait «ori ravage, le vice i l'honneur et la déhaudie règne.” A moins de vouloir perdre la guerre, on n'écrit pa«, à plu* forte raison ne reproduit pas, avec de* commentaire* sympathiques, d aussi flagrante* et effrontée* menterie*.S.Kxc.Mgr Philippe Uesranleau, l’ennemi de AI.Cardin, s’e*t déjà exprimé sur je* promiscuité* inévitable* du camp avec tin sens plu* élevé du devoir que n'en témoigne le* cervelle* d’oiseaux fourvoyée* à la direction de certaine* revue*.Voici ce que disait l’évéque de Sherbrooke: ‘‘S’il* le veulent, le* jeune* soldat* peuvent éviter le» péril» camp: le* faible* et le* paMionné* *c laissent glisser, mais volontaires, qui savent se commander et obéir, en reviennent plus forts et mieux préparés.Il* y ont appris la valeur de la discipline, la force de l’obéissance, la nécessité de l'initiative, l'entrainement de l'exemple, l'utilité de* exercices physique*.S'il* ont vécu, leur religion, il» sortent du camp meilleurs chrétien*." Dans son premier-Montréal de lundi 15 juin 1942, dans Le Devoir, Orner Héroux, le corbeau qui ne manque jamais de repaître de cette sorte de viande en décomposition, nous informe nue la revue Relation» possède le nom de ce jeune conscrit- On frémit rien qu'à la pensée qu'il ait, comme il le dit dans sa lettre, la garde de no* côte*.Nous demandons à Relation» d'envoyer ce nom à l'autorité militaire pour que cet isolationniste, incapable de .défendre le Canada au Canada, cède la place à un être plue viril.De quelle façon ce garçon, qui se croit entouré d'ivrognes, de vicieux et de débauché* se solidarisera-t-il avec compagnon* d'arme* ou maniera-t-il sa carabine, le jour d'une attaque?Déclaration du général Panet La brigadier général E.de B.Panet, responsable jle la défense des citoyens de Montréal, a communiqué aux président* conjoints de la campagne de recrutement de l'armée de réserve une déclaration Importante au eujet des officiera ce-nadlens-françale et dea groupes de Canadiens français dan* let régiments anglais de la ville.Il a promis dt créer, selon le nombre ot l’importance des recrues dan» lea régiments anglais, des unités auto-noms» avec leurs propres officiera et aous-offlciere.Voici ce qu'a communiqué le général: “81 un nombre suffisant de Canadiens français déelre s'inscrire dans des unités de réeorve, autrea que celle* d’infanterie où H exlate déjà un certain nombre de régiments ca-nadlens-françals , on formera en temps opportun dea unltéa et des compagnies, confiées à dt* officiers •t sous-officlers ds langui française.“Ainsi, par exemple, al un groupe de Canadien* français assez Important pour former une troupe ae joignait à l'Artillerie, ces hommes seraient groupés ensemble; s’ils étalent suffisamment nombreux pour former une batterie, un régiment ou une brigade, on ferait de même et on leur donnerait dea officiera de leur langue dès que le nombre suffisant aura été recruté.“On a déjà pris des mesures pour nommer un officier commandant d'une batterie canadienne française dan* la 2e régiment de la R.C.A.” Lea présidents conjoints du recrutement de la réserve, MM.de Gaspé Beaubien et ItusSell P.Bell, ont accepté avec enthousiasme et empressement cette déclaration du brigadier général Panet, parce qu'elle fait la Juste part due aux réservistes canadlens-françal*.Devant lea tribunaux Oa sait que noos ¦»•¦» ici exclusivement une lutte d'idée» et de persona»» — ceci cwtraireaent à certains de nos confrères.Nous nous inclinons avec respect devant U dépouille de L»a Dupire, secrétaire de la rédaction du “Devoir”.Depuis trente ans au “Devoir” Lonis Dupire y avait «qui» a»t place dt premier plia.Il s’occupait psrticulièremenl des questions municipales et sociales et faisait partie da conseil d’adminiitratios.Le journaliste est nu peu un combattant: Louis Dupire est tonbé à son poste le vendredi 19 juin courant, alors que rien ne pouvait fû, jrévoir cette fatale issue.Il étuit âgé de 54 a as.Nous prions Madame Lonis Dupire, ses proches, ses amis de creirt à notre sympathie attristée.M- H .1 Déclaration des intellectuels français Le juge Guérin de Montréal vient de condamner la Majestic Bicyclo and Supplies à 123 d'amende pour avoir excédé, dans la vente de tes prix maxima de la période baie.La Commission des Prix a accusé la compagnie Swift d'avoir vendu les viandes à un prix plus élevé que .on maximum.Elle a aussi pris plusieurs autres actions contra des propriétaires et des bouohers de la région de Montréal.Contre le terrorisme bestial instauré dans notre pays par l'occupation barbare, nous intellectuels de France, écrivain», artletee, professeurs et membres de tous les degrés de l'enseignement, médecins, Ingénieurs, techniciens, fonctionnaires et magistrats demeurés fidèles aux lois et aux droits de la patrie, nous élevons devant l'opinion française et devant l’ensemble du monde civilisé une aolen-nelle protestation.Depuis plus d'un an déjà toutes les liberté* françaises sont supprimées par la soldatesque de HITLER et ses laquais, lea traîtres de Parle et de Vichy.Depuis plus d'un an déjà la France est pillée Ignoblement, cependant que les Français affamés et bâillonnés sont contraints aux travaux forcés pour U machine de guerre de l'ennemi.Et perce que le peuple de France n'accepte pas cette tyrannie Infâme, perce qu'il n'accepte pas d'aider l'ennemi, parce que depuis plue d'un an il n'a cessé de lutter pour sa liberté, pour ccttc raison et uniquement pour cette raison, les généraux de Hitler viennent d’inaugurer contre notre peuple l'ire des sanglantes représailles.Tous les motifs pour lesquels les bourreaux cherchent à Justifier les assassinats qu'ils commettent chaque jour ne sont, en effet, que de misérables prétextes.C'est sous le Ce visa signifie qu'il nous est permis de dire que l’industrie textile du coton au Canada dépasse aujourd'hui de (11 fois les records établis dans sa production de guerre de 191448.L'industrie livre environ 215,000,000 de verges par année de tissus pour aéroplanes, cartouchières, tissus anti'gaz, filets de camouflage, bâches à canons, sangles à parachutes, sacs à poudre, tissus pour uniformes, bandoulières et autres fournitures essentielles.La Dominion Textile est fière de participer à tout ceci.Nous désirons aussi mentionner que les employés de nos établissements gagnent 28 fc de plus par heure qu’en 1939, et nous déboursons 5.4 fois plus en impôts que le montant total versé en dividendes à nos quelques milliers d actionnaires.DOMINION TEXTILE COMPANY LIMITED MONTRÉAL • • • • • CANADA prétexte “d’aider l'ennemi" que le général von Stulpnagel qui no laissera dans l’histoire d'autre trace qu'une mention méprisable dans la longue liste des bourreaux sanglants et Impuissants, fait fusiller lea Jeunes Français.Or, la France ne se connaît d'autre ennemi que l'Allemagne d'Hitler.Aider les ennemis de l’Allemagne d'Hitler, est, de toute manière, aider les amis et les Alliés de la France; c’est travailler à la libération de la Patrl* opprimée.L'occupant qui fait exécuter les fils d'un peuple luttant pour sa libération ne manifeste que sa volonté d’imposer l’esclavage par une sanglante tyrannie.Mais quels sont les faits Invoqués contre nos Jeunes martyrs?D’avoir manifesté contre l’armée d'occupation.SI le peuple de France n'était pas pillé, affamé et opprimé par l’armée d'occupation, 11 ne manifesterait pas sa colère.Mais tant que l'ennemi souillera notre sol, tant qu’il pillera nos richesses, tant qu'il affamera et torturera notre peuple, la colère des Français ne fera que grandir et 11 n’y aura pas de force au monde qui puisse, même armée de toute barbarie hitlérienne, empêcher la victoire finale des nations luttant pour la liberté.La vérité est que de jeunes Français ont été fusillés simplement pour avoir crié “Vive la France".Tel est le régime de terreur Instauré à présent en France sous l'égide de la “collaboration".La vérité est que le patriotisme français est désormais puni de mort par l’ennemi barabare et Impitoyable auquel les criminels de Juin 1940, les traîtres de Paris et de Vichy, ont vendu la France.Le général von Stulpnagel prétend qu’un membre de l’armée allemande a été tué à Paris.Mais ce général dlra-t-11 combien de Français ont été assassinés par les soldats allemands ou la Gestapo depuis l’armistice?Révèlera-t-il qu'à Camaret, en Juin 1940, la fille du poète français Saint PolRoux a été violée par des soldats allemands Ivres, puis grièvement blessée sous les yeux de son père qut fut lui-même sauvagement assassiné par ces brutes nazies?SI un membre de l'armée allemande a été tué.c’est peut-être par le père ou le frère de l'une des Innombrables victimes des bourreaux de la Gestapo! Le Général von Stulpnagel dira-t-il combien de jeunes filles et de femmes ont été souillées chez-nous par ses subordonnés?Si un membre de l'armée allemande a été tué c’est peut-être par un père ou un frère qui avait un honneur à venger.Le général von Stulpaa-gel dira-t-il enfin quel est le nombre des prisonniers français assassinés depuis l'armistice?| A la vérité, quand une soldates-! que barbare ctale avec Impudence | devant un peuple affamé par sa | faute et torturé par elle, son amv ; gance et sa luxure, qui pourrait i s'étonner de voir que la douleur et ! la colère arment des vengeurs?C'est ainsi aussi qu'a surgi Paul Collette des couches profondes de j notre peuple.Les balles tirées par .ui ont frappé des traîtres pour qui | 99 français sur 100 seraient prêts I à voter, sans la moindre hésitation, I la peine de mort Le bourreau allemand appelle aujourd’hui à son secours ses va-! lets et les valeta rivalisent de sauvagerie avec les ma’tres.Les Cours ! Spéciales instituées par les fanto-: ches sanglants de Vichy ont déjà ^ assassiné trois patriotes.Elles ont Lee assassins et les bourreaux du peuple français utilisent en vain leurs manoeuvres de division usées.Les Français savent que sous le prétexte de “communisme" ou de "gaullisme", ce sont les patriotes français que l'ennemi persécute; que ce sont les patriotes français qu'il veut exterminer, afin de pou voir réduire notre peuple en esclavage et anéantir la France con' formément au sinistre programme exposé par Hitler dans “Meln Kampf".A tes les manoeuvres de dl vision de l'ennemi le peuple fran-çala répondra par une volonté plus ardente de s'unir en vue de la lutte libératrice.A tous les crimes perpétrés par les assassins de notre peuple, la France répondra par une résolu tlon plus ferme de poursuivre la lutte Jusqu'à la libération de notre sol.La France que l’ennemi n’a vaincu provisoirement que par la trahison des criminels de juin, ne s'inclinera pas devant les menaces elle ne se laissera jamais Intimider par la terreur qu’ont déchaînée les barbares délirants dont la fin lné vltable approche à grands pas.Nous, intellectuels de France, rejetant avec mépris les appels hon teux à une lâche soumission, nous nous Inclinons avec un respect in fini devant tous les martyrs qui viennent de tomber dans la lutte pour les libertés françaises.Sur leurs tombes sacrées et devant le peuple dont nous sommes Issus, nous faisons le serment solennel de prendre notre part à la lutte llbé ratrlce, de mettre notre savoir, notre art et notre autorité au ser vice de la cause immortelle de notre patrie.Que le sang des martyrs retour be sur leurs lâches assassins! A Bas l'oppression étrangère! Vive la patrie française libre! Vive la victoire de la France et de ses Alliés qui luttent pour 11 bérer l’Europe et le monde de la tyrannie hitlérienne! LOUIS DUPIRE 1 LA CINQUIEME COLONNE À QUÉBEC Québec, le 22 juin 194-2* La cinquième colonne de Qué-*c profite actuellement des embarras nombreux des Alliés pour activer davantage l’agencement définitif de ses plans et l’élaboration de ses projets.L'un de ses principaux animateurs est le dénommé P.G., de la paroisse de St-Roch.Il est manifeste que P.G.double actuellement ses activités, car il a muni sa porte de chambre d’une serrure “Yald” à mécanisme très compliqué dont lui seul a la clef- Heureusement que la police fédérale a déjà vu de ccs “Yale”.11 n’y a pas très longtemps la cinquième colonne a tenu réunion à la résidence du dénommé R.C., à Giffard.Etaient présents le pa-triotard N.D., l’ami des “goglus” P’.D., le funambulesque R.C., le crache-dessus E.G., quelques autres finauds bien connus dans la région, et, non le moindre, le théologien du groupe, le dénommé P.G.Il y avait abondance de liqueurs anglaises, notamment de “Scotch” reconnu comme le meilleur stimulant des discussions contre tout ce qui est anglais.A l’exception du pingre G.aucun membre du groupe n'a craché dans son verre.Cependant, malgré ccs libations lourdement dosées, les déJi bérations ne furent pas de grande importance comme cela arrive souvent dans les assemblées révolutionnaires composées d'embusqués froussards qui attendent qu’un événement survienne pour procéder à la curée mais qui sont trop lâches pour faire surgir eux-mêmes l’événement attendu et désiré.La posture des embusqués est des plus fatiguantes.11 y a des mois qu'ils opèrent dans les caves basses, ne pouvant marcher qu’accroupis dans leurs cachettes.Une lueur d'espoir leur était apparue dernièrement.Ils comptaient sur l’exécution immédiate de la loi de conscription et sur la première petite insurrection locale pour offrir leurs services de chefs et de meneurs — derrière les barricades évidemment.Grande sera leur déception si aucun soulèvement populaire ne se produit en ce moment précis des embarras alliés.Ils ne veulent pas, prudents comme ils sont, susciter ouvertement l’insurrection, car ils craignent d’être incarcérés.Leurs projets prendraient cependant beaucoup plus d'ampleur s'ils pouvaient assumer le rôle de vengeurs des quelques écervelés mitraillés pour sédition ou incarcérés pout rébellion.Le dénommé G.redouble d’ef.forts pour donner du coeur ji ventre aux nombreux endoctriné» qui le visitent à sa chambre et qu; n’en sont pas encore venu» »ux voies de faits.Son organisation u cependant bon train sous 1» ban.nière des Ligueurs du Sacré-Coeur transformée en drapeau de Card* Ion dont on a enlevé l'emblème dj Sacré-Cœur afin de ne pas prrttr flanc à l’accusation de mêler I» religion à la politique.De nombreux pèlerins prennent pédestre, ment le vieux chemin de Ste-Anne de Heaupré pour s'exercer à une marche future sur Ottawa — un pustch, selon la phraséologie de» groupes analogues.Tendant que !e cortège fait à pieds, de peine et et misère, le parcours éreintant, ls dénommé G.confortablement installé dans une voiture automobile avec un micro e: un haut-parleur de réclame commerciale ou sportive, les précède d'étape en étape en les exhmtant au martyre et à la souffrance.Au retour, le groupe se disperse aux quatre coins de la ville et s'alite pour 24 heures et déhorde, le lendemain, d'un courage tout nouveau.Ce sont tou» des jeunes hantés du désir de « marier, mais qui ne se marieront pas tant qu’ils n’auront pas l’assurance que leurs enfants auront la pleine possession et l'entière propriété de la terre canadienne.Mais en attendant ce grand jour il faut les tenir en prières, car ils ont beaucoup de mauvais désirs auxquels ils ne doivent pas donner suite, ayant suffisamment de mauvaises pensées sans cela.Malgré tout, l'effort de guerre continue à Québec avec le plus grand entrain.Des milliers de jeunes travaillent dans les usines de guerre, préférant l’action aux délibérations.Et quand leurs efforts auront été couronnes par la victoire ils continueront de préférer l'action aux délibérations et le» actes aux théories.Et surtout ils reconnaîtront ceux qui les ont soutenus de leur effort moral.U dénommé G.peut continuer de cultiver son “prospect" — il n'est pas prêt de clore la vente.PHIL1DORE Aumônier • général de la J.E.C.Son Eminence le Cardin*' Ville neuve et NN.SS.les Archevêque» et Evêques de la province de Quebec viennent de nommer Aumônier-général de la J.E.C., et de la JE-C.F., le Révérend Père Emile De-gulre, C.S.C., Recteur de l’Oratoire Saint-Joseph, et jusqu'ici Aumônier de la J.E.C., et de la J.E.C.F, du diocèse de Montréal.DANS LA SOUTE AUX PATATES NOUS NAVONS PLUS DE PATATES” Un croiseur britannique ramassa un marin allemand qui avait des idées de suicide.Peu de tempe après, ce dernier réussit à sauter par-dessus bord.Cette fois, l’Assiniboine, bateau canadien au service de Sa Majesté, mit un canot de sauvetage à la mer pour le rattraper.Le livre de bord rapporte le sauvetage comme fuit: ”14 h.30—Baleinier ramassa prisonnier qui demanda au patron de le tuer.Patron regretta de ne avoir de fusil.” Averti par le croiseur de surveiller attentivement le prisonnier, T Assiniboine répondit, par le signal ci-dessus, que l’Allemand était en sécurité là où l’on mettait autrefois les patates! En plaisantant ainsi les navire* canadiens font leur devoir en toute occasion.Nous, Canadiens, nous ne leur ferons certainement pa* faux bond et ils auront les navires et l’équipement que nos achats réguliers de Certificats d Epargne de Guerre peuvent aider à leu* fournir! : condamné aux travaux forcés à perpétuité Lucien Sampaix qui ; avait démasqué avant la guerre l'espion Otto Abetz.Elles prépa- ! ren: l'assassinat de Gabriel Péri j qui avait démasqué Laval et toute [ cette politique extérieure qui a conduit à la défaite par la trahison.Elles préparent l'assassinat de j Jean Catelas député d'Amiens et de dizaine* d'autre* patriote*.Cette annonce fait partie d'uns série d’annonces publiées par JOHN LIMITED Brasseurs Wm\ ! A./4 mm Montréal, samedi 27 juin 1942 —i Paix et révolution LE JOUR Page 3 André Maurois nous écrit IVTvstioiie 22 juin 1942.ai déjà réfuté*?mai?ia vérité tic doit pas être Suite it la premtfie page 22 juin 1942, M onsicur le Directeur.L'un de vos collaborateurs, à propos d’un , petit traité où j avais exposé quelques idées ; politiques, celles que ) ai défendues depuis vingt ans.a déformé ma pensée de manière si extra- ! vagante qu'il m'a fait dire exactement le con L'ancien ministre espagnol rappelle le» origine* florentine» traire de ce que j'avais écrit, de la balance du pouvoir, heureti»c invention de» Medici* ver* 1j fin troublée du X\ le eiècle, remède magique offert chaque foi» qu’une crise a menacé l'ordre établi, Fui* il ajoute: Quel était 1 objet de mon essai?De répondre à la question: Line France forte peut-elle être en même temps une France libre?Quelle était ma réponse?Oui.certainement, et j'ajoutais que que la future constitution de la France devrait être approuvée par les Français librement consultés (page 31).Je souhaitais une Déclaration des Droits, et que les libertés essentielles fussent garanties à tous (page 30).J’affirmais à plusieurs reprises que seules certaines institutions: le jury, le contrôle du gouvernement par des représentants du peuple, permettent la défense de la liberté, (page 12 et page 30).Je le demande à tout lecteur honnête: sont-ce là des institutions fascistes?Ne sont-ce pas au contraire celles que le fascisme refuse à ses victimes?Et quant à l'expression chef de l'état, qui éveille chez votre collaborateur une si vertueuse indignation, n’est-elle pas employée par tous les traités de droit constitutionnel?En fait, si Ion se rapporte au contexte (page 27) on voit que.dans mon livre, elle s’applique notamment au Président Roosevelt.Quel est donc mon crime?D'avoir exprimé le désir de voir la France pourvue à l'avenir d un pouvoir exécutif plus fort et moins instable?C est le voeu de tous les juristes anglais et américains qui ont étudié la Constitution de 1875, à commencer par Woodrow Wilson.D avoir fait appel à l’union des Français?C’est, pour la France, la seule chance de salut.Mais votre collaborateur néglige textes et faits pour les remplacer par des insinuations, des interprétations et des insultes.J'ai déjà vu ces procédés employés à mon égard; c était par ceux même que votre collaborateur prétend combattre.Autant mon libéralisme est loin du fascisme, autant son fanatisme en est proche.Quant au reste des rumeurs absurdes que votre cpllaborateur rapporte avec tant de complaisance, et sans l'ombre d'uiie preuve, je les de la race sentiments distingués.Otto Strasser nous écrit foi» qu une crise a menace i ordre établi, rui* il ajoute “Tou jours depuis le Cnn près de Vienne.In balance du pouvoir a été une ruse cm/dosée avec sucrés /mur tromper les 'peu/des, au moment où leur véritable libération semblait /troche .• • •*.ce congrès devait non seulement liquider le rêve napoléonien, mais encore reconstruire l'Europe en vue (F un équilibre permanent." Un tel programme ne manquait pas de noble»»*, ni d’ambition.Mai» l’objectif ultime du congre», c’était de sauver l'auto-cratie de» danger* qui la menaçaient de toute» part».Sou» son inspiration, le* souverains européen* assumaient le rôle de gendarme* de la réaction.La balance .du pouvoir était établie dan* le but trî-s clair “d'extirper d'Europe, au fer ronge, la gangrène de la Révolution".Quatre grande» puissance* — l'Angleterre, la Russie, la Pniwe et 1 Autriche scellèrent au Congres de N ienne le sort de l'Europe.Un siècle plu* tard, à Versailles, quatre grande* puissances avaient, de nouveau, mission de réorganiser le monde.“.avant même que les délégations eussent quitté Paris, écrit del Vayo, les observateurs les plus honnêtes et les plus jterspicaces doutaient déjà rie l'efficacité du travail qu'on y avait accompli.La conférence n'avait /ms produit une /mix du peuple, le pis de tout, cest qu'aucun instrument n'avait été créé /mur assurer à la démocratie universelle une /tariici/talion directe dans le contrôle des affaires internationales, l.e maintien de la /Mix était entièrement abandonné à quelques gouvernements com/tosés (Fhommes élevés dans l'idée d'un nationalisme illimité, et dévoués à la vieille forme de société qui avait rendu possible leur carrière.“Il en aurait été autrement si les /roupies avaient pu se faire entendre aux délibérations de la Société des Mations.Du moment que le fascisme s'est établi en Italie, il a existé en Euro/re un courant /Hipulaire antifasciste qui eût été assez fort pour contraindre Genève ri adopter une politique de résistance à toute solution violente et unilatérale des problèmes internationaux.Mais les défenseurs de l'ordre économique existant virent dans le fascisme un moyen efficace de créer une nouvelle balance de pouvoir contre toute avance possible d'une démocratie qui /fourrait tenter d'aller trop loin." Les diplomatie» de la période qui a succédé à 1919 ont encouragé l'existence de quelques Etat* fascist' a, comme mesure de précaution contre tout pays qui se rapprocherait trop du socialisme.Et c’est ainsi qu’on a inventé la théorie qui veut que le nations de proie et celles qui respectent la loi internationale puissent vivre ensemble, qu’elle* puissent même signer des accords mutuels.“Mais, pour quiconque n'était /ras influencé /mr un secret attrait qui lui faisait voir dans le fascisme le contre/lofds possible dune démocratie trop progressive, il était évident que toutes les caractéristiques du fascisme — la psychologie de ses chefs, son programme économique, sa tendance « chercher dans une aventure à l’étranger la solution de ses problèmes domestiques — conduisaient fatalement à la guerre.Hitler ne pouvait demeurer chez lui.Il semble incroyable que l'homme en qui l'Angleterre libérale a mis le plus de confiance pour son jugement en politique étrangère ait dit, il y a seulement quelques mois, que ‘ce qui importe en affaires étrangères, ce n'est pas la forme du gouvernement intérieur d aucune nation’, et que l’ennui avec Hitler, ce n’est pas qu'il soit nazi chez lui, mais qu’il ne veuille pas demeurer chez lui’.Mais il faut admettre qu Anthony Eden a simplement répété de façon plus brutale le troisième point de la Charte de F Atlantique, qui respecte le droit de tous les /amples à choisir la forme de gouvernement sous laquelle ils rivent, insinuant ainsi que des régimes fascistes pourraient être tolérés après cette guerre." Del Vayo estime que l’évidente contradiction entre le* déclarations autorisée* sur la sorte de paix pour laquelle combattent le* Nation* Unie», et les fait* de la diplomatie de tous le* jours, a causé une confusion considérable.“Même en faisant la guerre, dit-il, la diplomatie des principales démocraties continue de jouer le meme jeu qu avant 1939.Mais le pis est que le flirt (Fhier avec Mussolini — soit durant tout le printemps de 1940 — et plus tard avec Detain, cl tout le temps avec Franco, n'était pas i/u une simple manoeuvre tactique basée sur la balance du /fouvoir.(.cite /mlitique n était pas simplement destinée à employer b'S dictateurs marionnettes afin de gagner du temps /tour les démocraties.Les Pétain et les Franco n étaient /mis simplement tolères.Ils étaient, et ils sont encore, considérés /far la diplomatie régnante comme d’utiles éléments de contrepoids dans une Europe qui /fourrait demain aller trop ri gauche.C'est pourquoi la diplomatie qui dirige, encore aujourtFhiti, la /tolitique étrangère du côté des Alliés préfère, quand elle a le choix, un Otto de Habsbourg à lin socialiste autrichien, un Eckhardt à un démocrate hongrois.Du point de vue de la vieille diplomatie, tout cela est 1res bien.Mais la vieille diplomatie n'est /tas compatible avec l idée de la conduite démocratique de la guerre .Et l'ancien ministre de* Affaires étrangères dit plus loin: “Si Fon permet ri la vieille diplomatie de jouer son jeu classique de la balance du pouvoir, le vieil ordre social trouvera encore moyen d'échapper à la transformation.On aura: ici un gouvernement libéral avec quelques ministres travaillistes, là an gouvernement d union nationale dont les conservateurs détiendront les princi/faux portefeuilles; ici une république progressive ; de Fautrc côté de la frontière, une monarchie qui conservera la ‘bonhomie’ dune certaine tutelle patriarcale ; plus loin un état corporatiste adaptant sa structure aux réalités nouvelles’ — et vingt-cinq ans plus tard, la troisième grande guerre." Mais del \ avo croit que nos moderne* Metternich* n auront pas la tâche facile pour mettre sur pied une paix qui soit un «impie compromis entre le* vieux intérêt* et le» idee* nouvelle*.Selon lui, c'est aujourd’hui l'opinion courante que.seul, un changement social fondamental empêchera que le monde soit plongé en un siècle entier de guerre* civiles et étrangère* “Une révolution sociale profonde, plus profonde meme que ,______________ celle qu’ont tentée [es communistes en Russie — voila ce que | défend nos principe, et nos idéaux,\en A He le long d' recommandait H -G Welle* dans un e-ai publié quelque six moi* ; notre mode d’existence et notre j nada et Jusqu’aux ttes du PactUvie uHuinanujJl ll.-w.«eue» 'un* ’ 1 .1 , ’ .j conception de la liberté.I.’Empire c’est un seul et même conflit ne avant le début de cotte guerre.Depuis.‘ grun * offensive sociale, si nous voulons gagner complètement la guerre, déclarait, à Durham, l'ambassadeur Winant.quelque» jour» âpre* 1 historique discours du vice-président Wallace.L idée fait son chemin.Et, en même temps, on constate la resolution de?peuples de ne pas »» laisser décevoir, cette foi*.-Nous sommes convaincu*, avec le eonite »i Athlon»-, et axer îsser vous somme* convaincu* le vice-président des Etats-Uni», et avec I ancien ministre d Espagne, et avec tant d’homme» de pen»*-* *t »t ainsi qu'a-prè* avoir été évincée de In politique fiançnise, on voyait Ivivnl ré-appaialtrr h In surface dès l'armistice de Compïègne et assumer le poste de vice-premier min 1*1 le dan* le cabinet Pétain.Expulsé, Il y h 18 mois, par le maréchal dont II tramait la pci te, j(, champion «le la collaboration reprend sa place dans le gouvernement, plus fort que j*-mais et plus résolu «ans doute n appesantir davantage lu Joug du peuple fronçai*.Tous les amis de la Fiance, désireux de connaître le* dessous qui ont conduit ce glorieux paya temporairement a l'nblme, vomiront lire "Li France trahie —¦ l'iorre I ai \ a I ", le plua récent ouvrage de Me Henry Torres "1m France treble — l’Ion c Isivei ", par Henry Torrè», (Edition» Bernard Vullquctte), est en vente à In "Librairie du Jour", Envol jmr la poste (naturel $1.38, Le prix de la glace Vu l'augmentation considérable du prix de revient de In glace, la commission de» prix et du commerce permet, en cortnln» cas, l'augmentation de son prix do détail.Mal» aucun marchand ne pont de lui-même augmenter son prix au-delà du maximum établi entre le 15 septembre et le 11 octobre 1941.Il lui faut, pour cela, une autorisation écrit, de la commls-«lon.Failet votre devoir : enrôlez-vous I Vient de paraître “La lanterne de Clio” (Retour» et rii-clcnrmcnt» de l’MLtoIre) tNtr l'aul Cardinaux Tel i st le titre de l'ouvrage qu« viennent de publier lie Edition.Bernard Valiquctto.Dans dix chapitre» de philosophie de lit.«toile, l'auteur s r»l attaché à faire revivre.devant le» yeux du lecteur, Ica origine» et la formation de la nation française.Les différend, anglo-français, le* guerres franco-allemande» ont soude le* élément, le* plu* divers qui commuent la France d'aujourd'hui.Le* lutte, et le» chicane* Intérieure* ont par contre, uu.il façonné, nffeiml non esprit frondeur, d'origine gauloise.C'est un* synthèse de haute actualité, dont tous le* clément* sont dérivé* de leuts point* de dé paît.Ce* esaal* «ont écrit» avec glande simplicité; lia »ont d'une lecture aussi facile qua captivante.On découvre chez l'auteur le ecus pedagogique qui lui permet d'expoaer avec clarté et pré-clslon un ensemble de fait* enchevêtré* et d’en dégager une signification, habilement tsp|M>rtée au< ' événement* qut es déroulent en ! Europe.C'est un livre qui s'adressa I à tout tu monde et que tou* liront avec plaisir et ptofll.L'ntlleur, très averti de* choses d'Europe, a eu la curiosité de relire l'Histoire, ciayon en main.C'est la fruit de ce travail personnel qu'il fait partager aux lecteur*.Son reprit critique a observé de» retour* régulier», d'étonnantes analogie* de* clrOoti*t*ftO«*, de leur* cause* et de leur, effet», de» loi* peuvent »’en déduire: on en dégage le sens, l rf ., , peuples.J anno ht c est a ce peuple ami.vieil ennemi loyal.n.vien.geait.on le voyait, des heures en.tières, gesticuler devant ur.e glace ; il vivait, il mimait ses Diabolique*.A Saint-Sauveur, patrie de l'Enl sorcelée, à Cautercts, où s'embarqua le Chevalier des Touches, oit gémit la Vieille Maîtresse, ;« «Walter Scott normand règne vraiment dans toute sa gloire.Voi.ci la Lande Bleue, où il épia la Malgagne et les bergers jeteurs dt noils.Voici, devant l'église Saint-Sauveur, le vieux chêne derrièr» lequel s’embusqua le fusil qui devait foudroyer le prêtre renégat à l’autel.Voici l'étang» de Blanche-Lande, le tragique lavoir où Jean-ne de Feu-Ardent, éperdue d'amour et de remords, alla se noyer.Toutes ces créatures de pession, créées par le génie de Barbey d'Aurevilly, et lèvent ensemble de la campagne normande, de cet «entre deux men* où vécut le romancier, et affirment sa gloire.Et voilà sans doute le vrai Barbey, celui dont la maison natale, la statue et la tombe se piratent autour du château féodal de Saint-Sauveur-le-Vicomte, celui qui, da Paris, de scs salons et de ses journaux, a renié tout l'artifice, celui qui a su remonter vers ses sources, y retremper son âme et son génie.«Baudelaire chrétien», a-t-on répondu; mais ni Baudelaire ni Walter Scott n’expliquent tout Barbey, Peut-être le dernier mot de sa via et de son âme furent-ils prononcés sur la Lande Bleue, au cours de ses derniers entretiens avec son saint ami Mgr Ange-Billard.Us étalent vieux.Ils étalent seuls.La figure de es monde allait disparaître.L'âme du saint et l'âme du dandy confrontaient leur* longues expériences, un antique sanctuaire de la Vierge mettait sa douceur dans le paysage, l'exorcisant de ses sorcières, de scs hérétiques, de son «dlaboilsme», le rendaient à ce Dieu chrétien dont le dandy vieillissant accueillait l'éternelle promesse.Marguerite d'KSCOLA (de TEMPS-PRESENT) r«i.< )n ftitcr-i le surreausnte pansera, nui la poésie d'Eluard survivra.I>r porte le plu* do .é du gro':;»r r’rvt incontriuMe, emorr q.„* ta forme soit insuffisante; mai» pour Yanette Deleting Tardif, qui le louange ardemment dam I, tir ope.Eluard serait la voix de toute la poésie de notre tempi.Parmi Ici mots qui estaient, vjus sa plume, de caractériser l’a d Eluard, il eri e*f un qui tomHe juite, c'e»t le mot : Irontpc.renie.Il y a, chez Eluard, te don de transparence qui first peut éfre à re degré l'apanage d’aucun autre.Yanette Delrtang-Tardif estime aussi que la prckhart, Alan Haie et Betty Le Vrai• Chez-Soi HÔTEL ST.RÉGIS va, RUE SIsETtHOl.’HNE RA.«ISS TORONTO en fera d» l'église du Hecré* Coeur, la eeule église catholique d» langue fraoçeise k Toronto.Palace “I Married an Angel" Tom Verney (Fred Mar Murray), ! un artiste qui doit te chercher du | ti avail, vient a l'agance de pubil-j cité Atwatrr A MacGregor svag , una lettre d introduction pour Ma*> J Gregor.Il cat bien étonné lorsqu'il I découvre que MacGiegor est una j très belle femme (Rosalind Huait!!).Celle-ci commence à bombarder Torn de question*.Après qu’il ait avoué n* rien connaîtra da la sténographié ou d* la dactylographia, Il se volt à aa g.ande surpris* engagé comma secrétaire particulier à IM.OO par semaine.MacGregor lui explique qu'ella a déjà congédié quatre homme* avant tut parce qu'lia aa faisaient una Idea trop romanesque de leur travail, qui consist* simplement à lassurer le* femmes Jalouse» des messieurs à qui elle vend de la publicité.Atwater (Robert Hsnchley) l'aa-aoclé d# MacGregor, prévient celle-ci que Jonathan Caldwell Jr.(Macdonald Carey), magnat dit tabac, eat en ville à la rechercha d'une nouvelle agença à laquelle confier aa publicité.Caldwell halt let femmes.Il a été marié quatra fol* et pal* des pension* à toute* ers anciennes épouiee.Quoi qu'il en colt, Mac décide d'obtenir ton contrat.Elle part dans ce but à ton chalet de la montagne aveu Torn.Ce dernier lui dit qu’lt la considère comme une froide femm* d'nffulice, Incapable d’émotions.U lui parle de aa peinture et lui dit qu'il met de l'argent de c6té afin de pouvoir aller peindre au Mexique.Mac tente de lui prouver qu’il l’a me) Jugée.Il l'tmbraaae.Eli* constate alors qu'elle l'aime et dé« clde de revenir en ville Immédiatement, Torn réuaelt à vendre la publicité à la aoeur da Caldwell, Klhtl (Constance Moore), male Mao devient terriblement Jalouse.A partir de ce moment, c>«t un chassé-croisé sentimental qui aboutit à Ik plu* heurauae conclusion.Brewer.L'action de "Juke Girl" sa déroula dan* un petit village de Klorlde, Les ouvriers de» plantations d* fruit» travaillent tout» U Journée aoua un soleil torride et n'ont d'au-tr« distinction que d'nJler, I» aolr, au cabaret qu* dirige Ann Sheridan.I*i chant et la danse sont tout* sa vie, mal* l'amour vient compliquer son existence.I.e r6le eat plu* léger que relui qu'Ann ,Sheridan Jouait dan* "King's Row", *an* toutefola manquer de montent* dramatiques dont cette Jolie comédienne lire le meilleur parti, Le aernrvl film à l’affiche est "Thla was l'arla", avec Ann Dvorak H Ben Lyon./.UatEtMES i^-flüWüL .d/fï COHOmOHQ ]>]} yj 7TV A l'albeM aONAIX) L'APPAT QU IL VOUS FAUT! deKUYPE l« gemevre o lu vraie saveur d* Holland» •f qui •»* maintenant exporté de Montréal à tout les pays libres dans le monde entiar.éal / ier./ ) 10 ONCIS.26 ONCIS, *0 ONCIS.rrr-ej 1.05 '240 '3.45 if me Ve«s S*M I* Serretkeesi «**#*» «* és *»»pe» 4 t*e 0 t*«»t»>>.!>•¦¦«*¦, V»CTO‘»r «''.MfTf/ r\ Of***'.*»r or ¦m àîirit » my*.¦•¦ mm WHÊ r à ml ; Hi $m'r- •fete M:\ M Page 8 LE JOUR Montréal, samedi 27 juin 1942 Tout libéralisme absent de nos écoles ¦X' ¦ - —* 4^» .Le contrmite entre l’enieignement du Québec et celui du reste de l’Amérique du Nord, c’est que le premier est essentiellement conservateur, et le second, essentiellement libéral.Noua jw/it» j»lu» «l’urw: foi» «oulirnr, i< i n»*nt
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