Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 31 octobre 1942, samedi 31 octobre 1942
Texte INTÉGRAL français de l’article de LIFE ayant provoqué les protestations de S.E.le cardinal VILLENEUVE et de Vhon.GODBOUT.6ième ANNEE No 8 5 CENTS VOIX DU CIEL « Quand le paya voui demande.de l’aider à accroître sa force par Far-mement.ton appel est légitime ».Mgr VERDIER.Card In al-Arc hevèque de Paru.JOUR INDEPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE lirecteur-Fondateur : Jean-Charles Harvey Administration et rédaction, 180 e*t, rue Sainte-Catherine (suite 44), Montréal Caae postale 20, Station “N” — Tel.#I»Lateau 8471 31 octobre 1942 Aussi longtemps que les choses, iront systemati que ment mol, je continuerai sys t vnw t i q u em en t « (lire qu'elles ne vont pas bien — Henri ROCHEFORT Rédacteur en chef: Emile-Charles Hamel ,e DEVOIR, organe de la Cinquième Colonne au Canada ISérie de documents écrasants et de statistiques indiscutables Est'il vrai que plus rien n’importe sauf la victoire ?Est-il vrai que la démocratie et les libertés canadiennes ne sauraient survivre à une victoire »xiste • Est-il vrai que notre effort de guerre est aujourdhui la tâche la plus importante, la seule Mientielle, qui s’impose à tous les Canadiens dignes de ce nom ?Est-il vrai que toute entrave posée délibérément à cet effort constitue un acte de trahison ?Est-il vrai que les responsables de cette trahison doivent être mis hors d’état de nuire ?Si la réponse à ces questions est affirmative — qui oserait répondre négativement ?—, nous dénonçons comme traîtres à notre pays ceux des Canadiens qui, les uns délibérément, les autres inconsciemment, sabotent notre effort de guerre.Nous dénonçons d’sbord le DEVOIR, dirigé par M.Georges Pelletier; nous dénonçons Ensuite FACTION NATIONALE, dirigée par M.André Laurendeau; nous dénonçons aussi les )is ou quatre autres périodiques qui font écho aux campagnes de défaitisme de ces feuilles "'es et sèment ainsi le doute et la déloyauté chex un grand nombre de nos compatriotes.Un des journalistes de cette confrérie écrivait récemment, en termes entortillés, qu’il valait lieux perdre la guerre que de faire la conscription du travail des femmes.En fait, ce triste Individu a plus d’une fois exprimé, de façon indirecte, que nous n’avions rien à voir à ce conflit.Le DEVOIR y met plus d’adresse et de perfidie.Sa prose suinte la félonie, mais elle procède de telle façon qu’elle dérouterait un tribunal faible en face d’un avocat retors.Et Dnune le gouvernement canadien semble s’en remettre uniquement aux subtilités et aux sophismes de textes absurdes pour museler les traîtres, il n’eat pas étonnant que les saboteurs du moral populaire aient toute liberté d’action.Quant à noua oui appelons chat un chat et fripon un fripon, nous n’hésitons pas à affirmer que le DEVOIR a trahi et trahit encore presque quotidiennement la cause du Canada et des Alliés dans ce conflit où nous sommes menacés de périr.S’il faut en juger par un ensemble de faits, par des notes perfides, des allusions défavorables, une information tendancieuse, ce journal a violé constamment l’tsprit des règlements de la Défense du Canada.Une analyse comparative a été faite, à ce sujet, de cinq publications de langue française, nommément le DEVOIR, FACTION CATHOLIQUE, la PATRIE du dimanche, FACTION NATIONALE (mensuel) et RELATIONS (mensuel).Cette analyse a porté sur les premières semaines des mois de janvier, février, mars, avril, mai, juin et juillet 1942, pour ce qui a trait aux troia journaux; sur 10 numéros de FACTION NATIONALE, de septembre 1941 à juin 1942; sur neuf numéros de RELATIONS, de décembre 1941 à août 1942.La totalité des textes de ces deux revues a été examinée.L’analyse avait pour but exprès de déterminer quelles sont celles de nos publications qui découragent notre effort de guerre et, par le fait, favorisent les pays de l’axe contre les intérêts supérieurs du Canada.On a fait d’abord le choix de douze thèmes qu’il faut considérer comme contraires à la cause que défendent, au risque de leur vie, des millions d’hommes et pour laquelle tous les vrais Canadiens sont prêts k tous les sacrifices.Ces thèmes sont désignés par ordre alphabétique : TERNELLE BATAILLE {DEUXIEME ARTICLE) Dan* notre étude de la semaine dernière sur le projet de .nationalisation de l’électricité, noua avon* examiné l’aspect pra- ^ tique de la question et démontré, par de* chiffre* et de* fait* K) a]a tira;]|e enlre Nations-Unies.Chacune fait m ?A) Notre effort de guerre e*t satisfaisant, gigantesque, égal, sinon supérieur, proportion gardée, a celui* de n’importe quelle autre nation alliée.I B) Le travail féminin est un bien grave danger social, nuisible même à l’économie de la nation.C) Les Canadiens français sont Canadiens avant tout et veulent la défense du Canada d’abord.D) Ce dont nos alliés ont le plus besoin, c’est d’armes et de ravitaillement.Production d’abord.E) Références aux atouts de l’ennemi, à ses conquêtes vitales, à ses succès décisifs.F) Références aux obstacles des Nations-Unies, à leurs déboire» qui prolongent la durée de la guerre, en rendent l’issue de plus en plus incertaine.G) Attitudes totalitaires de l’autorité politique du pays.H) Le peuple est berné par ses chefs politiques, par l’autorité du pays.I) Les Canadiens français sont injustement traités, dans leur langue que l’on ne se soucie pas de respecter, dans les fonctions publiques auxquelles ils n’ont pas accès, etc.J) L’Empire se disloque: divisions entre les différents membres du Commonwealth; divisions intestines en Grande-Bretagne.indéniable*, qtte la province de Québec ne pouvait retirer aucun {avantage d’une expropriation enmasse de la houille blanche, ht [toute comparaient! avec l’Hydro de 1 Ontario, di*ion*-nous, c*t [injuste et illusoire.Reste l’aspect social et moral.Trop de gens, induit* en erreur par une propagande habile ou anime* par une sorte de snobisme intellectuel, se laissent entraîner, les yeux fermé*, le* =! uns sur la pente facile du socialisme, le* autres, dans les abîmes du fascisme.On s’imagine que l’Etat peut et doit être le pour-I voyeur universel du bonheur des hommes.Le* Juif* du désert, I par besoin d’un dieu nouveau, fabriquaient et adoraient le veau d’or.Le monde est en train de créer sa nouvelle idole: le Dieu-| Etat.A l’ombre de cette idole, plu# de souffrances, plus d’in-| justice, plu* d’inquiétude ! La paradis retrouvé, quoi.Bien de* homme* courent de la sorte ver# une déception profonde.Ce ne sera pas la première foi* qu ils auront lâché | la proie pour l’ombre.Trop facilement, il* ont pris pour acquis que notre démocratie avait fait sou temps et que le libéralisme économique avait fait faillite sur toute la ligne.Le chômage, i insuffisance de* salaires, le manque de sécurité pour un grand nombre, l’accumulation de la fortune entre quelque* mains, I influence souvent néfaste de l’argent sur le# pouvoir* public* et I le prestige excessif du capital supplantant le* valeur* spirituelle* «?ont autant d’arguments invoqués par certain# groupes de socio-ogucs pour demander le renversement d'un régime qui, d’après iux, n’a semé que ruine et désolation.Il n’y a pas de système parfait de gouvernement, Il n’y a |uc de* homme* plus ou moins parfait*.La formule idéale l’existe nulle part, n'a jamais existé, n’existera jamais.Le* bonifie* auront tôt fait de mettre sur le* institution* les plu* admi-¦ fable* et le* pin* généreuse* le sceau de leur* pa**ions, grande* :j pt petite*.Je sais une chose avec une certitude que rien ne j saurait ébranler: on ne remplacera jamais 1 initiative indivi* | fluelle, dont le ressort est l’ambition, l’élan ver* une grandeur.| Il n’y a pas de civilisation, pas de.progrès possible sans elle.Elle çi i*t inséparable de l’esprit démocratique f j’emploie ici le mot | 1 f^prit”.car l’esprit se moque souvent de* forme* de gouverne-iü tuent ou de* loi* artificielle* de l’économie) et du libéralisme, i I ai une autre certitude: dan* notre monde contemporain, ce |l font tout de même le* démocratie* libérale* qui, malgré leur# 1 Ombreuses lacunes, ont procuré aux homme* la plu* grande Mfnme de bonheur.Il suffisait de faire le tour de notre petite danète, même en 1939, à la veille de la guerre, pour *’en rendre °tnpte.Et chez les tragique* fumistes, qui, du fond de l’Italie, lp 1 Allemagne ou de l’Espagne, noyaient notre continent de propagande anti-démocratique, il n’y avait que de* maître* et fta esclave*.,1 H faudra de* réforme*.l.e# faible* ont droit â la vie.à la tf*"mière et au respect.4>i doit le* protéger, les rendre moins aibles.Eet-ce à dire que ce* réforme* exigent soit la destruction un régime éminemment perfectible, soit meme une effusion de •mg?Jç })(> ]e crois pas?Je connais certains ideologues cana-’'«u et américain* qui n’ont que le mot révolution à la bouche f1 qui, rejetant toute idée d’évolution pacifique, soutiennent qu’il ^udra couper des têtes.Et après?Serions-nous plu# avancé*/ rju* ceux qui.après avoir vécu des année* en Russie, -ont reve-'1# parmi nous, sont unanimes à déclarer que le standard de vie ** Russes est loin, très loin, d'égaler le nôtre.Tout au plu# peut* n dire que le progrès réalisé par cette admirable nation, depuis Suite A la page t - Jean-Charlc# IIAKVE3 LA VICTIME L) La Russie est notre alliée, mais gare au communisme.guerre.FREQUENCE COMPARATIVE Thème» Le DEVOIR L’Act.Cath.L'A et.Nationale Relation- A) 8 0 4 0 B) 4 2 0 8 C) 14 2 7 0 D) 5 0 2 1 E) 14 0 0 0 F) II 0 0 0 G) 7 0 II 0 H) 6 0 II 0 I) 22 4 15 7 J) 9 0 0 0 K) 7 0 0 0 L) 3 3 3 5 Total t 110 II 53 21 196 Fréquence comparative Le DEVOIR: 56.1 pour cent; L’Action Catholique: 5.6 pour cent; L’Action Nationale: 27 pour cent; Relations; 10.8 pour cent; La Patrie: 0.5 pour cent; Total: 196 (100 pour cent).En deuxième lieu, notre analyste a dressé une liste de sept facteurs favorables à l’effort de guerre, et, »e basant là-dessus, a examiné le» mêmes publication».Voici ce» facteurs: FACTEUR I (Effort de production) .Sentiment de satisfaction relativement aux mesures de production et de financement relatives à la poursuite de la guerre.v FACTEUR II (El fort militaire) Sentiment de satisfaction relativement aux mesures adoptées pour la mobilisation fies homme» requis dans les armées.FACTEUR III (Confiance Victoire) _ _ .Sentiment de confiance dans la Victoire des N ahow-Unie», de notre Victoire.- (Suite A la page T) - Jcan-Cliarle* HARV'EY DANS CE NUMÉRO comportant 2 pages supplémentaires, nos lecteurs trouveront: Page 9 — Loui* VERNEUIL : Un Français à l’étranger Page 8 — PAW : Chronique des Livres Page 10 — Marcel H.ESTIENNE : Je lave mon linge sale Page 5 — Lt-col.de SALABERRY : Dieppe Page 8 — Jean-Aubert LOR ANGER : Sur l’Abside VN CONTE INÉDIT D’EMMANUEL DESROSŒKS Texte complet du discours du Major-abbé SABOURIN Dan# le cadre qui leur com malt si bien, de l’uujvcr»ité française libre aux K lut*-U ni#, de grande* et noble# parole# se sont élevée*: QuniqiTinsnffisaninient annoncée pur no# organe* de presse, lu conférence de Monsieur André Philip un Hunier Co!liege est venue marquer à New-York un moment de la conscience gaulliste.”La France u été u«#us#inée: elle est morte, mais elle, va ressusciter en une quatrième république, démocratie réelle et rénovée” Tel e«t le but que poursuit je général de Ouiillc avec la libération du pays.!#• coeur tout réchauffé, heureux d’avoir entendu une évo-cation magnifique de ce que serait la liberté reconquise dans la dignité humaine et le, respect de# valeurs morale*, noble réponse aux laudateurs d’un nationalisme désuet et de violence# rétrogrades, nous somme* sortis de l’enceinte, Ions vibrants de ferveur patriotique.Mai* sur la tombe encore fraîche d’où se relèvera plu# belle la République Française, nous aurions voulu voir pins de fleurs.Jusqu’à présent le# insulte* n’ont pas manqué à la pauvre assassinée: d’abord elles ont émané des assassins et de leurs complices qui y trouvaient la justification de leur# crime*.Berlin et Vichy, Goebbels et Marion *’y exerçaient à l’euvi: On *e serait cru dans quelque triste salle de Lour d’Assise où le# meurtriers salissaient la victime absente sou* le* ricanement* du public.Mais à côté des coupables, le# enfant* mêmes de Ta##u«#inéc, ceux qu’elle avait Je.mieux protégé# et comblés, se détournaient d’elle et, peut-être pour cacher leur remords de l’avoir *i /fiai défendue, l’accablaient à leur tour.Dr sorts que les Français semblèrent atteint* d'un complexe d’infériorité, d’un goût étrange pour la flagellation, fl* accepté» rent de considérer que la Troisième République était tontine dan* la corruption, la désorganisation *•( l'inefficacité : que la machine ne marchait plus, et, qu’au moment de la catastrophe, il fallait faire "table ra*c.du passé” et reconstruire «lu neuf.A vrai dire, l'accord cessait dès qu'il fallait définir le “neuf”: .S'agi*#ait-il d’homme* nouveaux et jeunes?Lorsque Ton nous avait annoncé cette réforme, en février 1934, cela avait abouti à placer au pouvoir Doumergue, Laval et l'étain.Vagissait-il d’institutions neuves?Comme on repoussait le fascisme et Titillé» risme, qu’on abhorrait le communisme, et que la royauté pour la France avait passé de mode, on retombait sur les idée# de république et de démocratie, en annonçant faiblement qu’on en améliorerait les rouages.On ne construisait donc rien, mai* on faisait ainsi inconsciemment le jeu de Vichy et d# se* gens: car enfin, si vraiment la Troisième République était tombée toute seule en lambeaux, incapable de se défendre, ceux qui avaient cherché au moment de l’armistice à rénover Je pays par la révolution nationale, se trouvaient en grande partie justifié* par re* autre* qui, la tête couverte de cendre, présentaient un tel mea culpa.Je veux donc apporter un hommage mérité à la morte insultée: je ne vais pa« “redevenir fier d’etre Français”- je n ai jamais cessé de l’être: Je ne soi* pa# honteux de la République française dont je n’ai été ni un profiteur ni un obligé, mai* à laquelle, moralement et intellectuellement, je dois tout, y compris ma reconnaissance et mon amour.De cette dette, ni le* blessures, ni la |‘J: ’ ; lP1?1 » lAlTimKBJEK ftSPstoT au fond de mon embarcation qui prit criait: Padre! Padre! Je le retardai alore et via qu'il lui ree- AUag\Jl«t V» ^ - « pat l’eatt ?1.jmVunelttC' \a cotto»^0 V att9« e*n 0’»0"eLàrte» mach‘ VW** caool»- îîicWen’°«0,“ de «b t»v l,ai le lendemain matin Ils voulaient se P„rc* quvTe'me dnnne i.^ ^i SbeetO-IITrer ViCtT d' - TraiTm^ procès! D.eppe Que, be.esprit, mesdames stons de la Fète-Diou dans n^im-et messieurs Et nous avons conti- porte quelle rue de ma ville et de nue et vers 4 heures le matin, à mon paya ?Parce qu’eUe me don- fère Infiniment plus que ce soit l'Angleterre qui veille à me* libertés, que d’être sous la tutelle de n'irnporte quel autre pays du monde dont je n’exclua pas même hélas ! la France.Je sais comme vous, mesdames et messieurs, qu’à la tête du gouvernement anglais, — je m'excuse auprès de mes frères protestant», — Je sais comme voua que le gouvernement anglais est protestant.Je le sais.Est-ce votre faute al voua êtes catholiques ?Est-ce leur faute s’ils sont protestants 7 “Laissez donc la Providence faire ce qu’elle a à faire, mais je ne veux pas ni’cnlcvcr de l'idée que ¦I J’ai toutes mes libertés dan» mon pays je les dois à d'Angleterre.Je préfère Infiniment plus en ce moment, malgré que te gouvernement ne soit pas de fol catholique, j'al-me encore mieux être gouverné par des anglo-protestants, que d'être sous la tutelle d'un Hitler, sous la tutelle d'un Mussolini ou tou# une leçon de disci pline.Demandez au colonel Ménard si le matin, à Dieppe, le* soldats se sont tourné# de son côté et lui ont dit : Pourquoi aujourd'hui au Heu de demain ?Pourquoi nous envoyez-vous sur une telle sorte d’embarcation plutôt que sur telle autre ?Pourquoi noua avez-vous choisi, nous les Fusiliers Mont-Royal au lieu du 22ième ou du Régiment de Maisonneuve ?Pourquoi nous en-voyez-nous à l’action ?Les gars de Dieppe étalent «le» gars disciplinés, des gars qui avalent confiance dans l'autorité, qut aimaient à obéir parce qu'iis avalent confiance dans nos chefs civil* et militaires ?Confiance en nos chef* "Est-ce que nous ne voulons pas prendre la place du premier ministre McKenzie King ou du général McNaughton?,Est-ce que nous ne nous Ingérons pas trop souvent d’étre de* diplomates ou de* techniciens en pantoufles qui se croient le centre du monde et qui sans avoir dans lea mains les éléments nécessaires pour Juger toutes les questions, se permettent de donner une solution à tous les problèmes dont ils ne connaissent même pas le 1er mot.Si nous avions confiance dans nos chefs, c’est un devoir civique, c’est un devoir religieux, c’est une vertq que d’avoir confiance à ceux que ia Providence a laissés à notre tête à tel ou tel moment.“Qu'Importe que McKenzie King soit rouge ou bleu, en ce moment-ci.11 suffit qu'il soit mon chef, qu’il ait la responsabilité épouvantable en ce moment-ci de gérer mon pays, cela me suffit pour voir en lui l’autorité qui lui vient de Dieu Montréal, samedi 31 octobre 1942 sieurs, pendant que nou* gardions I ITALIE ie rotor de 1 Empire britannique 1 L’Axe aur les fonte baptismaux, en Angleterre, pendant que nous j .GENEVE, Suisse.— Le bouicrag# Le Major-abhé SABOURIN et je n’ai pas à lui donner de leçon.Pourquoi McKenzie King ne là:he-t-il pas ses relations avec Vichy?Je vous demande un pçu ai c’est bien voua et moi qui devons régler pareille question.C'est lui qui le sait, ce qu’il doit faire, et ne pas faire, et j’ai assez confiance dans l'autorité que Dieu m’a envoyée pour avoir confiance en loj.Pour-que est-ce que McNaughton nous a envoyé à Dieppe.D'abord, je vous le répète Ici, s’il ne noua avait pat, envoyé# nous aurions été choqués.Le* meilleurs pour faire la “job" McNaughton nous a choisis, le gouvernement noua a choisis, nous les Canadiens français et anglais, car noua étions les meilleurs pour faire la “job".On a dit ceci: pendant que lea Canadiens français se faisaient casser la g., les Anglais ne faisaient rien.Mesdames, mes- gardions les côtes de l’Angletçrre, je suppose que nous sommes 100,-000 Canadiens eu Angleterre, je vous dis qu'il y a 100,000 Anglais qui se font casser la figure en Lybie ou ailleurs.Heureux de llionneur d’avoir été choisi* “Pour Dieppe, je suis le plus heureux du monde qu’on ait jeté les yeux d’abord sur les Canadiens, et le plus heureux du monde qu’on ait choisi les Fusiliers avec plusieurs autres régiment anglais.Us nous ont donné, à Dieppe, une leçon d’unité.Us ne nous ont pas dit, le matin de Dieppe: "Mais comment ee fait-il qu'il y ait des régiments canadiens-anglais avec nous ?“Nous devrions être seuls, les Canadiens français, pour aller à Dieppe.Non, mesdames et messieurs, ce matin-là ce n’est ni le Canada anglais ni le Canada français qui allait vous défendre à Dieppe, c’était le Canada tout court.Et nous sommes partis comme des Canadiens.Marchons donc la tête haute comme Canadiens français.Soyez aussi fiers des vôtre», Canadiens anglais.Soyez fiers des vôtres, Canadiens français.Pour vous épargner les horreurs de la guerre, voilà pourquoi nous avons consenti volontairement à noua rendre, au risque re notre vie, à Dieppe.” Vous qui ne donnes rien, prêtes U conclut en disant: "Vous, mesdames et messieurs, qui ne pouvez pas aller voua battre, prêtez votre argent, aliez-y jusqu'à ce que ça fasse mal, faites des sacrifices pour la guerre."Si vos gars ont donné leur vie & Dieppe, comment y en auralt-il un seul parmi vous, qui ne voudrait pas prêter son argent?" de crâne fat~iste obtient parfois de* résultats effarants.Une certain* Eminia Ravasin de la ville de Tré* vise a donné le jour à des triplets, une fille et deux garçon».Pour rendre hommage a Mussolini, qui pro-met des terres "plus tard en Afrique" à toutes les familles nombreu-ses, elle a nommé ses enfants, Roma, Berlins et Tochio.Celte guerre est celle du Canada.Voua êtes le Canada.— Enrôlez-vous ! Voua êtes assuré d’une détente corn» pièce ci de tous les confort» du voyage dans le “Washingtonian" .$ quelques moments de répit dans le wagon-club avant de vous retirer dans le wagon-lits climatisé où voua avez le choix d’une chambrettc, d’un compartiment ou d'une couchette ; .pour arriver frais cl dispot à destination.Arrivée >1 départ commodvv 4» I* Care Pa*fuylvanU,auc«ittr#m4madeJVe«f>ter^ A rumptrr du 1er auirnibre I» “Wm«-In'd’intan" quitters I* dsre n aa tii.rv.ent ir» t;iu» le» s >ir» à p.m.Pour KM niwlpwnmt.iQntio» MA till C AH ADI E H H AT 10 H AL y ‘PLFB BIEN NWOVE RAUF LA ttCTOtBÉ - a a a ACHETEZ DIB OBLIGATIONS DE EA VICTOIRE ’’ Montréal, samedi 31 octobre 1942 ¦ J’ACCUSE !.— Suite de la première page — FACTEUR IV (Confiance démocratie) Sentiment de confiance dans l'application actuelle des principe* démocratiques FACTEUR V (Solidarité canadienne) Sentiment de solidarité et de confiance entre les divers éléments humain» qui composent le pays canadien.FACTEUR VI (Solidarité impériale) Sentiment de solidarité et de confiance entre les divers pay» qui constituent le Commonwealth britannique, particulièrement la Grande-Bretagne, foyer principal et foyer menacé.FACTEUR VII (Solidarité alliée) Sentiment de solidarité et de confiance entre les divers pays qui composent le» Nations-Unies combattantes, pour vaincre l’ennemi commun (particulièrement: les Etats-Unis et la Russie, les deux plus puissants alliés de l’heure).LE JOUR Page 7 RAPPORT RELATIF AU “DEVOIR” Favorables Effort production .0 Effort militaire.1 Conf.victoire .2 Conf.démocratie .0 Solid, canadienne.2 Solid, impériale .0 Solid, alliée .2 Défavorable» 12 16 17 20 35 39 8 Pourcentage de» défavorable» nrc par le» plus haut» accomplissements intellectuel», n’aurait pas suffi à donner à Perrin son incomparable prestige, s’il n’avait eu toute sa vie la conscience du rôle que le savant ou l’artiste doit jouer dans la cité, s’il n’avait a côté de travaux qui eussent occupé rt honoré dix homme», trouvé toujours l’occasion d'exercer avec vigilance ses devoir» de citoyen.De sorte que lorsque vinrent h*» jours infamants de 1940, Perrin n'eût pour devenir français libre, qu’à rester ce qu’il avait etc toute sa vie, avec ferveur et avec conscience — Français, Jean Perrin est arrivé à New-York le 24 décembre 1941.il est mort le 17 avril (942.Ses amis ont réuni dans une plaquette trois discours et un article écrits "Pour la Libération”, pendant son court séjour aux Etats-Unis.Scs écrits ne doivent pas aller dans les panthéons’ bibliothécaires, aux rayons réservés aux grandes pages mortes de notre littérature nationale.Ils sont une parole vivante.Perrin avait voulu "servir” en les rédigeant.Lui disparu, il faut qu'ils servent à sa place.I.C» éditeurs ont fait avec raison précéder ces textes d’une préface écrite en décembre 19.48 pour une brochure du rassemblement universel pour !a paix.Il était en effet nécessaire de montrer au public que Perrin n'avait pas attendu la défaite pour dénoncer, non seulement la lâcheté, mais la stupidité de la politique d’abandon.— Pour apprécier hautement "la figure Olympienne’' du président Roosevelt.— Pour crier, ce qui fut prouvé si tragiquement par la suite, qu’en perdant l’honneur, on allait du même coup perdre la paix elle-même.En février 1942 il donna à "Free World" un article sur l’Etat d’esprit en France.Avec précision, comme décrivant une expérience, dont il tirerait au cours de son exposé les consequences philosophiques, Jean Perrin décrit les procédés de la collaboration, la déception rapide du peuple français, qu’on entraîne dans le déshonneur en lui promettant une paix honorable.L’unanimité avec laquelle ce peuple, s’est raidi dans scs convictions démocratiques, le fascisme sépuisant en vaincs tentations, pour le pousser à abandonner es libertés qui firent sa grandeur.Rejetant les responsabilités aux coupables, Jean Perrin rend à Léon Blum ce tribut magnifique: "le plus humain de nos chefs".A cet hommage, inconnu de lui sans doute, Léon Blum devait répondre par sa conduite au procès de Riom.Ainsi es deux hommes s’honorèrent l’un l’autre, Perrin en décernant le compliment avant lcprcuve suprême, Léon Blüm en le justifiant par une attitude que Perrin eut pu décrire et qui ne sera connue dans toute sa beauté qu’à la publication intégrale des débats de Riom.A l’inauguration de l’Ecole des Hautes Etudes c 14 février 1942, Perrin en fixant les buts de la nouvelle institution, traça les devoirs de ’intellectuel dans la cité.— "C’est ici le moment, dit-il, de flétrir un paradoxe derrière lequel certains hommes cherchent à dissimuler la médiocrité de leur coeur, La science, disent-ils, doit être étrangère à toute politique, et l’on n’a pas le droit d’exiger d’un savant qu’il se déclare ouvertement contre ceux qui suppriment la liberté”.Et Perrin conclut : "Cela signifie : Pourvu qu’on me laisse tranquille, je préfère ne me mêler de rien”.Il poursuit en démontrant que la science pure est la ba»c même des découverte» I; plus utilitaires; et qu’il est fatal que la suppression de la moindre liberté dans la recherche, amène à stériliser le génie.Perrin se refuse, au nom de la science, d admettre 1rs attitudes indécises ou le» attente» prudentes.— "Nous exigeons des nôtres, dit-il, qu’ils choisissent la France libre".E11 liant ainsi le principe même de la recherche aux qualités morales, Perrin rejoint la plu» ancienne tradition française.Rahelai» disait: Sapience neutre point en âme malivole, et science sans conscience n’est que ruine de l’âme".Au "French-Ainerican Club” en mars 1942, dam un appel à ses compagnons de lutte et aux aijiis américains, Perrin dresse 1rs devoirs de la France libre, “organisée par le général de Gaulle, en une de ces décisions fulgurantes qui changent les destins des nations".— Pour les soldat» : "Ils douent sans cesse quelques nouveaux lambeaux de gloire à la hampe de notre drapeau”.Les autre» doivent faire connaître die/, nos Alliés le vrai visage de la France”.Ainsi se fixent les rôles sans qu’une hésitation trouve sa place, ainsi dans ce bréviaire du français libre chacun verra sor.devoir.Et Perrin, sc souvenant (Je c*j >«• de IKFnre i)« tolri toiture *tc., d'un cm* rt n‘lrn'*or-l« quel leiU vu l'IlOlD au do«.P BIX 49' PLUS TAXE en timbrée w nr»*ndit — communiquée KlMl ittitt d^efrM.M.P.Co.Ste-Famllle, D/pt 51 MONTREAL la »*fHobt» ivvtvr d« HsUai-i** (•)« *« «• K«r**r I* Oin-O»"l4!on of* i.ne et de reconnu * uve dans leurevtse* s" de la s'erigen , détrui gcv, pa1 re» qu’il de let idées, ux docu Marsar ‘Diction que p-’ I : Page 10 LE JOUR JE LAVE MON LINGE SALE par Marcel-H.Estienne "POUR LA VICTOIRE” I Imrj de Kérilli* dam st/n jour-ru! “Pour lu Victoire" du 24 octobre a puMsé un article mettant notre journal en cause, ram le citer.Notre confrère M'iei, particulièrement viré, répond à cet articie dan» le piteent numéro.Nout n’avorn aucune raison, non», de ne pas citer notre confrère “Pour la l'irfoire" et d observer a »on égard la discrétion dont il fait preuve en te rjui nous coiKerne.Nou rie somme» pour lui *omadahc lanadieti .Va pour "hebdomadaire canadien ’.Mau si noire somme» un hebdomadaire ca nad ~n et nou» le somme», comment M.de Kérilli» peut-il écrire: "L’attaque contre la cause du gérrral de Gaulle.est lancée dam un journal étranger en pays étranger”.Vo là une de ce» habituelle* contra 1 'ion» voulue ou non d Henri de Kérilli»."Le JOUR” parait au coeur du Canada franc,ai» ; créé avec de» fond» canadiem-françai».dirigé par un Canadien françai», il e»t rédigé au Canada par de» Canad en* et de» Français.Cet “hebdomadaire canadien" est donc bien cela, *clon la première proposition d’Henri de Kérilli» et non un "journal étranger en pays étranger", selon sa seconde allégation, inexacte, celle-là.Par adleur» il n’y a eu aucune '‘attaque dirigée contre la cause du général de Caullc” et encore moms, si possible, de "provocation calculée" à l'égard d'Henri de Kérilli».En ce qui concerne le mouvement “France Combattante” rfotre directeur a dit dans notre précédent numéro ce qu'il y avait à en dire.En un mot, nous somme» cent pour cent avec ce mouvement, nou» l’avons été bien qu’avant "Pour la Victoire” existât; nou» l’avon» défendu, soutenu alor» que personne ou presque, au Canada, ne le soutenait ou le prenait seulement au aér'rux, et nous continuerons.Pour la “provocation calculée", celle-ci visant Henri de Kérilli» lui-même, voyons un peu.Je suis (du vtrbre» suivre) de Kérilli* depuis de nées.11 est un homme .dans toute la force du term fait en 1914 une très bel Venu au journalisme, il 'T Echo de Paris" à “l'Epoque" défendu longues Vian-cou'Aft eux Il a juerre.dans dans point de ___ "français et no'.amtncnt l'alTiancç franco-russe.Mais où sont tes amitiés naturelles?Que représentait-il à la Chambre?Une circonscription essentiellement réactionnaire, Neuilly.C’e» de Neuilly, de Passy et d’Auteuil que sont descendues les bandes qui avaient réiolu de renverser la République, le 6 février 1934.Et c’est au chef d'une de ces bandes qu’Henri de Kérilli» prête aujour- [ d’hui ton plu» large concours.Nou» n’avon» pas lu tout J-a plume — ceci n’est qu’un exemple — de ce* défentes enflammées lorsque l'amiral Muselier quitta ie mouvement.Au demeurant, de quoi s’agit-il?D’un problème pol tique.comme le fait observer M.de Kérilli» lui-même.Ce problème a été toulevé— avant que nous le fissions — par ’TObserver” de Londres, entre autres, et résolu, à Londres encore, comme le publie "Pour la Victoire du 17 octobre courant par le Groupement “Jean-laures .et le “Centre Syndical Français , qui sont quelque chote à Londres comme une émanation de la Confédération Générale du I ravail (C.G.T.).Ce» deux groupements ont voté de» résolutions protestant “contre l'admission dans Forganisa-lion de la France Combattante de l’ancien vice-président des Croix de l eu ?Le JOUR n'est pas allé jusque là.Défenseur de la première heure du mouvement de Gaulle, rl a demandé que l’on n'y accorde pas une place de choix aux transfuges dont le passé politique n avait été qu'une longue lutte contre les institution» démocratiques pour .lesquelles combattent aujourd hui le» Nations Unies, surtout lorsque ces transfuges ne “reniaient rien de leurs idées”.Que le» affinités politiques de M.de Kérilli» lui commandent de défendre ses ancien» amis, il en a le droit absolu, mais nous pouvons lui dire que le jugement qu’il porte sur des confrères, aussi français, aussi triotes que lui, mais qui ne partagent pas son avis, est pour le moins quelque peu précipité.Quant à la question de politique pure, nous l’examinerons la prochaine fois.¥ ¥ ¥ DE LEVIS A CANOSSA Un jxtit canard de Lévis pro-fessajÉrusqu’en ces derniers temps une ffitude défaitiste et antipatrio-tiqjF Cherchant sa pâture dam Devoir", il était parti en lutte >ontre le travail des femmes, l’enrôlement de» jeunes gens, l’effort de guerre en général.Dans son dernier numéro, le canard est venu à résipiscence.Sauf la bordée d’in-iures habituelles à destination du 10UR et qui ne dérange personne, le canard qui "entre dans ta sixième aimée" publie page» 4, 5, 6, 7, 8 lin fervent appel à l’emprunt, appel publicitaire, mais appel quand même.Comme il parait sur 12 pages, il ne lui reste plus assez de place pour nuire à l’effort de guerre par un texte qui contredirait au reste cette publicité payée.Par ailleurs, il écrit page 2 que “les Canadiens français conservent au bon Samaritain, qu'est le ma- (Suite d la page B) „ Montréal, samedi 31 octobre 1942 Le Canada français vu par LIFE \od lecteurs trouveront fi-dewrou» le texte complet, en français, du récent article paru dan* le magazine LIFE et qui a eu*cité les protestations officielle* de S.E.le Cardinal Villeneuve et de l’honorable Adélard Godbout, premier ministre de la Province.Le JOUR n’a pa« à prendre parti daus le débat; il laisse à LIFE la responsabilité de «on opinion comme il fait état de» protestations soulevées.Mais l’affaire est d’importance.LIFE est lu par un minimum de vingt millions de personnes.Cette publication représente donc une force réelle, une influence déterminante.Le JOUR a donc jugé boti que l’opinion publique de langue française soit informée de façon claire, impartiale et désintéressée de la même façon dont avait été informée l’opinion de langue anglaise.U corps du délit, si Ton peut dire, étant ainsi exposé, il reste à déterminer si délit il y a.Au lecteur de juger.La guerre crée des embarras au Québec catholique VOTRE MEILLEUR PLACEMENT *’ Le Canada o tou jours fait honneur à ses engagements.Comme jrar le irassê, U les respectera entièrement,” M Notre pays réclame impérieusement tous les dollars tirés de nos économies et de nos revenus.Il payera intégralement l'intérêt sur tous les prêts.Acheter des Obligations de la Victoire, c’est faire le meilleur placement de votre vie.Les Obligations de la Victoire, tout comme vos billets de banque, sont garanties par les richesses et le crédit du Canada.Or, rien n égalé la signature du Pays au bas d’une reconnaissance de dette.Les Obligations de la Victoire vous rapportent de bons intérêts, servent de gage à vos emprunts et, en cas de besoin, se négocient le plus facilement du monde.La défaite, ce serait pour nous la ruine totale, La victoire, nous ne l’aurons que si tous les Canadiens, si vous-même supportez nos combattants jusqu’à la limite de vos forces.PLUS RIEN A”IMPORTE, SAUF LA VICTOIRE Achetez des OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE (NOUVELLE EMISSION) Maurice Pollack Ltée 75-93, rue St-Joseph, Québec Au coeur de l’Amérique du Nord, de religion protestante et de langue anglaise, subsiste une «eu e province de 3,000,000 de Fiançais catholiques.C’est la province de Québec.Elle est d!us étrangère aux Américains que la France, car elle est aussi essentiellement étrangère au XXe siècle.Philosophiquement et religieusement, elle en est resté au catholicisme du XVIe siècle.Elle méprisait la France de la Révolution et de la Troisième République.A présent, elle admire la France de Pétain.Québec est un témoignage à la tolérance de la Grande-Bretagne Impériale, qui s'amenda après la déportation des Acsxliens en 1755, et assista à la multiplication des Français du Québec qui, de 65,000 qu'ils étaient en 1763, sont aujourd'hui quelque 6,000,-000 au Canada et per toute l'Amérique du Nord.La Couronne britannique ne tient plus que peu de place dans la vie de la province de Québec.L'épreuve de la politique anglaiae se tait aujourd’hui par la contribution du Québec à une guerre mondiale dans laquelle sont partout engagés les hommes libres.Lors du plébiscite d'avriJ dernier, Québec a voté dans une proportion de plus de 70% contre la conscription pour outre-mer.Les Canadiens français comptent parmi les plus a» comptent parmi les plus village, l'abbé Thomas-Louis 1 Les paysans du Québec vivent près de l’Eglise « nrè* du natif nminl* Aa a».nln*i*nr> nnnZs* de nriann.( Dieu est toujours très près du petit peuple de St Fidèle, et l'église encore plus.La dévotion se mêle Intimement à l'existence quotidienne.Elle affecte la vie tout entière du village, à la fois dans un sens temporel et dans un sens spirituel, bien plus que la vie dee villes.Cela chaufferait, à Saint-Fidèle, pour quiconque défierait le curé du village.Sou* le premier ministre précédent, une maison pouvait être cadenassée sur simple avis au procureur général, si l'on soupçonnait son occupant d'avoir des Idées “Mullcales”.SI cet occupant tentait de pénétrer chez lui pour y prendre tes effets, il était psuelble de Lm gromi famln espèrent peupler tout le Ctnade Les familles géantes du Québec ont donné, à ce qu’on estime, 150,000 de leurs hommes, jusqu’ici, pour servir en cette guerre, à demeure et outre-mer, Le village de Saint-Fidèle en a probablement donné moins que plus.Les Canadiens non catholiques sont réalistes à l'égard du Québec et, la semaine dernière, un Canadien français, le major-général LaFlëche, a été chargé de lever des soldats par tout le Canada.Le refus du Québec nationaliste à “se battre pour l’Angleterre" remonte à la guerre des Boers et à la première Grande Guerre.Mais chaque fois que la Grande-Bretagne a combattu les Etats-Unis, le Canada fMinçais a également combattu les Etats-Unis, Le premier miniatre combat Hitler et le souvent avec beaucoup de courage, généralement en échange d« concessions faites & l'Eglise dans le Québec.C'est ainsi que fut obtenu l'Acte de Québec, en 1774, qui a établi dans le Québec l’ascendant de l’Eglise et la vieille loi civile française.Les Canadiens français comptent vraiment être un jour une vaste majorité au Canada.Le Canada est aujourd'hui catholique dans une proportion de 45%— 37% de langue française.L’Eglise interdit le contrôle des naissances et, des 3.500,000 habitants du Québec, les membres de l’Eglise catholique forment un total impressionnant de 3,000,000.Avec fermeté, le troupeau est gardé français, catholique, compact et prolifique.Ce qui a maintenu uni le Québec catholique, c'est la crainte persistante de l’Eglise à régard des Canadiens'* de langue anglaise et des “sauvages" Américains.Les autres Français ont été absorbés par la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, mais pas les Canadiens.Les ancêtres de ces Normands ont combattu les Anglais de 1066 à 1763, généralement avec succès, La langage du bon sans a été parlé par le premier ministre Adélard Godbout, un homme vraiment canadien par ses origines de ferme et d’égliae.11 croit que le Canada a son propre enjeu en cette guerre et U demande une entière collaboration.H est en faveur d’une réforme de l’enseignement actuellement donné par l’Eglise.Sa proposition la plus forte cet qu’on enseigne davantage d’anglais dans les écoles du Québec.Le grand but' de ses réformes est d’aider les Canadiens français & obtenir de meilleures positions dans la civilisation moderne de langue anglaise.Mais, par-dessus tout, 11 est contre Hitler, "dont la vilenie est telle que les mots ne la sauraient décrire".L'état d'esprit du libéral Godbout est probablement très près du sentiment vrai de la plupart des Canadiens français, car, lors d’un Gallup Poll en août dernier, 60% d’entre eux choisissaient le premier ministre libéral du Canada, Mackenzie King, comme le plus grand Canadien vivant, tandis que 4% seulement choisissaient le cardinal, Le cardinal est contre Hitler et le changement L’homme le plus puissant du Québec est probablement Son Eminence le Cardinal Villeneuve, o.m.i.Tandis que le bas clergé du Québec s’oppose à la guerre, le cardinal Villeneuve s’est appliqué à soutenir l’effort de guerre, apaisant de la sorte le gouvernement d'Ottawa.Naturellement, cela crée quelque confusion dans le Québec.Dans sa jeunesse, le cardinal parlait de "la dispersion de ce grand et pompeux Empire” (la Grande-Bretagne), de la "convoitise de l’Ogre voisin" (les Etats-Unis) et de la “démocratie L’Eglise catholique du Québec organite sa jeunesse Même le clergé du Québec ne peut entièrement écarter les forces croissantes du monde moderne, vu que les jeunes gens de la province vont aux villes en nombre toujours plus grand, entendent les émissions radiophoniques, assistent aux films américains, se Joignent aux unions ouvrières et perdent contact avec leuoe curés de villages.Une solution de l’Eglise a été de mettre sus pied des organisations de jeunesse: la la J.E.C., la J.I.C., et la J.O.C., qui groupent la Jeunesse des fermes, des écoles, de la classe moyenne et des milieux ouvriers.Ces organisations trouvent leur justification en deux encycliques papales, Herum No varum (1891) et Quadrage- AVEC LE SOURIRE St-Alphonse-la-Ver tueuse L’Action paroissiale de Saint-Alphonse a publié une véhémente protestation contre l’établissement d’une taverne et d'un cinéma à St-Alphonse.On y lit ce qui suit: "A Saint-Alphonse., la partie la plus saine et la plus intelligente de notre population youvilierme ne veut ni.débit de boisson, ni cinéma.Notre paroisse al recherchée pour sa bonne réputation.pour celte seule raison qu’il n'y a pas de laverna, pas de théâtres.Lu travaux de guerre.vont attirer dans notre paroisse bien des indésirables.C’est déjà un danger très inquiétant.Si ca ouvriers veulent boire et gaspiller leurs salaires dans la théâtres, qu’ils retournent dam le bas de la ville.On nous rationne sur la chosa les plus nécasairu à la vie, on nous arrache nos petites épargna.Et F on favorise un commerce qui n'est d’aucune utilité, qui nul qu’une invitation à s’amuser et à gaspiller.Où est la logique?Des tavernes et des théâtres, dc-livrez-nous, Seigheurl” Telle est la prière de Louis-Philippe Lévesque, C.SS.R., qui est curé de Saint-Alphonse et nous souhaite le sort de Saint Simeon Stylite.Feuille de chou "Ne croyez-vous pas qu’il vaut mieux qu'il y ait des centaines des nôtres qui aient assez de coeur au ventre pour traverser l'Atlantique?Je ne veux pas dire que je suis pour la conscription du dernier homme et du dernier sou comme voudra le faire croire demain soir certaine feuille de chou." Ainsi s’est exprimé l’abbé Armand Sabourin, major aux Fusiliers Mont-Royal.Mais à quelle "feuille de chou" pouvait-il faire allusion?Au "Devoir" ou pas au "Devoir" qui s’est gardé de publier le lendemain une seule ligne concernant cette manifestation dont tous les autres journaux avaient fait amplement mention?¥ ¥ ¥ Dans le même ordre d’idées, le "Devoir” de mardi publie le texte du Lieutenant-Colonel Ménard au fjiaTtf ï*t> io •» — u» ;« a» — 2.70 40 •* — 3.00 MELCHERS CR Oi* 0 O R lA BOISSO* t A PiUS SAIN I •lül fOBTt HUi SAVCUHtUSf Ûckê&A biOlùqôùxMâ de faVütbtte SAMOA braves gens du monde; Ils ont un caractère doux et aimable, ils sont vertueux, frugaux, industrieux et honnête», très sociables et hospitaliers.L’église et la ferme dominent leur vie dans la plupart des cas.Sise à l’entrée du Canada, c'est la moins progressive des provinces peuplées et développées.Le taux des mortalités Infantiles y a toujours été élevé et dans une ville (les Trois-Rivières), ce taux dépasse celui de Bombay.Pour la ville de Québec, le taux des morts dus à la diphtérie a été le plus élevé du monde.Isa Québec rural est mené par l'Eglise catholique, qui prélève une dîme de 4% sur toutes les récoltes de grains.Le défaut de paiement de cette dime entraîne la saisie de la propriété.L'Eglise contrôle l'enseignement dans le Québec.La permission de fréquenter une école non catholique peut être donnée par l’évêque à des jeunes gens (jamais à des enfants).Les filles peuvent so marier à 14 ans, mais ne peuvent aller au cinéma avant 16 ans.Cette humanité douce et pieuse, qui vit à la frontière des Etats-Unis, a été étudiée au village de Saint-Fidèle, sur le Saint-Laurent, par le photographe de LIFE, John Phillips.Toutes les photographies qu'il a prises là l’ont été avec l’aide du curé de village, l'abbé Thomas-Louis Imbeault.Les M OTS ü BOISÉS DU IUR Par TITTUT plusieurs années de prison.Cette “Loi du Cadenas" est encore en vigueur, mais sous le premier ministre Godbout, elle n'a jamais été appliquée.Les gens de Saint-Fidèle ne sont pas des “radicaux".Ceux qui sont instruits lisent Corneille et Racine.Ils sentent que c'est leur devoir sacré de combattre le “communisme ou bolchévisme", qui peut englober à peu près n’importe quoi, des pensions d'Etat aux mères jusqu'à l'athéisme américain.Us ne sont pas peu troublés par le spectacle d'une guerre livrée par les bolcheviks russes, les bouddhistes chinois et les protestants de langue anglaise contre, entre autres, Rome, sanctuaire de l'Eglise.U 11 U 18 14 18 ¦1 1 EMJJL 1 JULi «1 1 « rm L n- i11 1 1 m JL JLC 1 1 1 ! j 1 N 1 ! L ?CPT u I J L® L ?TT i 1 ŒD C C ŒW j J r Ju LS ?rnrsis Cl i 1 ¦ te 1 nr i r 1 m «i LJ 1 i 1 i i 1 |i JL.1 J !» ¦ r J r 1 I r 1 C ¦ Tl ?C T .1 r JU ?C J i nr HOHIKOMTAI.EMEVr 1.—Jeu oû le mort a souvent la parole — Métal intermédiaire entre l'aluminium et le silicium.2.—Le mot “escroc" en smoking — Qui n les reins larges et forts.3.—Région de l'Armagnac — Prince troyen.4.—rouffonnerle dans le goût de celles de Trlvelln — Enjoué.6.—Fruit du hêtre — Transférais à un autre la propriété d'une chose.5.—La vieillesse des autres — AdJ.démonstratif — Façon orientale de dire le» Grâces; sentence de l'aérophage — Marcha.7.—Eunuque, général de Justinien - Avals un air gai — Prép.: dans.8.—Condiment — Advcrbo de Heu; loi — Cueilli depuis longtemps.9.—Conjonction copularive — Qui ont Heu par la vole de Ja conciliation — Crle( en parlant du cerf.lu.—Soumis à de iouiiïc» charges — Espaces d'un corps, 11.—Qui opère Choisit entre plusieurs Choses.12.—Inutilité, vanité — Eu un tir gai — Peintre français, fut le nuj.tre de David.13.—Dénué d’esprit — Agent poll.L tique de Louis XV — Ville d Ail*, t magne (Thurtnge) — Eté favorable, | 14.—Titre des descendants de Ma- j hornet — Terme sous lequel on désigne les Insectes hémiptères — lia lé.—Petit oiseau de» ties Cans* I rte» — Toile d’araignée.VERT1CALE.HKXT „ 1.—Cornac pour pachyderme 1 '¦ roulettes — Dispensaires pour maladies de Fol.* 2.—Un londemaln désaffecté — Pontife qui est nourri par l'hétel, 3.—Qui transmet lo feu — "CA TIR".4.—Qui appartient aux Slav De la Slavonie — Eu u 5, tins* Poète comique AbréV.air gu'., né a Cur-"m* sauvage, trompeuse et athée, qui règne aujourd’hui dans presque tous les pays du monde".Mais il a courageusement envisagé le fait qu’Hltler est encore pire et que le combat doit être livré par les Canadiens français loin du Québec.3a position morale quant à la liberté individuelle a été exprimée en 1938: “U n’est jamais permis d’admettre la liberté de penser, d’écrire et d'enseigner, et la liberté indistincte de religion, comme autant de droits donnés à l'Homme par la Nature", vide» dan» l’Intérieur «mie ., G>£Fbnïues"—"Qui présentent IW-r" la locomotion — mêmes propriétés physique.7.—Bruant de l'Euro* V pe — Symbole chlmlqus i du calcium — En ordre, \ 8.—Qui ne peut étr# raconté — “Cela”.9.—Titre légal de l'or .et dé l’argent — Plante SOLUTION DU PROBLEME No 263 Paru «Un» lo JOUR, 24 octobre 1942 E R K _D 7] a £ 7 TTt E ¦ T E ¥ H £ ft IE D] E' 1 A L11 B 0 Hl 0 N 0 ¥ ¦ El u\ A P s[j L I E N T P R 7j ¦ Ml 11 Mit E N am R R fr 1 B ®7 D| Epr 1 T 10 U E 7 HT T J s I A 0 u T| m E L M ¥ ft rr ïï mmm TT s 1 71 N | S | U L| ii N E T IR 3 i II 0 Rl ||| TIR ô| |l1 A T T Œ [F ¦ RI [n1 WR «PI o| [7] I T rr È u sieBTI [si ÏË1 R E M (El Quota inran i; rata , fPUHLlLlElurRTsWS e E u ! k IA11M p 111 e (t |1e PIRI E|| S IS IE j E ü| M | A I A| N | E fs 1 S 1E1 S M E | S | S | A1118| soporifique qui emnérh» les autres do dormir.10.—Autorisa A pren* dre chez un banquier, etc, — Fera un grand orl.11.—Père de Déjanlv* '— Descendu d’uno personne — Affirmation négative.12.—Dit qu'une chose n'existe nas — “CHON-DROSTOME'' — Renouvelant une obligation.13.—Qui n’est pohit égal — Couche de plMr« non lissé sur un mur.14.—Première note do la gamme ordinaire — Membre de» oiseaux — Massif montagneux «tes Alpes de Provence.15.—Soeur timide do lu calomnie — Aromatise avec de l’anls.I ‘1 simo Anno (1931), qu’on lit quelquefois pour promouvoir la société corporative.Les organisations de jeunesse sont construites sur le principe des ''cellules”, une cellule comptant quatre ou cinq membres, dont chacun dirige à son tour une autre cellule.Au sommet de cette structure se trouve le Conseil des Evêques du Québec.L«s chefs de cellules rencontrent le curé une fols la semaine pour la “classe d'études".Ils passent les instructions à leurs groupes respectifs et ainsi de suite.Les membres sont âgés de 16 à 25 ans.Us ont cessé1 de porter des uniformes depuis le debut de la guerre.Leurs devises sont: "Purs fiers Joyeux, conquérants” - “Famille, travail, Jrtslrs"’ Leur but est "une révolution non sanglante".GAGNANTE DU 24 OCTOBRE 1»»2 ! Mme Ls-Phlllppe Audet, 25a, nie Lachevrotiêrc, Québec, Que, banquet donne en son honneur et la dernière ligne dit: J ai maintenant le plaisir de vous présenter mon padre, le padre de notre 1er bataillon des Fusiliers Mont-Royal, le major-abbé Sjibou-rin." Et le lecteur qui s’attend, après ces points de suspension, à trouver le discours de l’abbé Sabourin, trouve.le néant.Pas un mot, là non plus! # ¥ ¥ Mais "Le Devoir" a accepté de publier une publicité du Comité National de Finances de Guerre annonçant la répétition à la Radio du discours du Major-abbé Sabourin.Tout est une question de prix.Sur le sentier de la guerre Les Iroquois ont déterré la hache de guerre, selon "Le Jour” de la semaine dernière.En effet nos amis typos nous ont fait écrire Hiroquois, comme Huron.Hénaurme, pourrait-on dire, avec Flaubert Responsabilité Peut-être ne pouvez-vous pai porter les armes pour la défense de la démocratie, mais vous pouvez porter noblement votre part de responsabilité comme Canadien libre en souscrivant—jusqu’à la limite de vos moyens—aux nouvelles OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE.Tenez bien serrés les cordons de votre bourse contre toutes autres dépenses.La guerre est une affaire personnelle et nous devons souscrire notre part du coût de la victoire en prêtant » jusqu’au dernier dollar possible INTERNATIONAL BUSINESS MACHINES COMPANY LIMITED
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