Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 27 mars 1943, samedi 27 mars 1943
LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Dircetcur-Foiulalcur: Jeun-Clmrles Harvev 6ième ANNEE No 29 5 CENTS ÉPITAPHE ( j.fit ( laudeile Henri .! qui donc?foui comme E’ie il croqua ( la ; non me; (fui là mn péché mignon: Postant, n'en accuse qu'un [homme! Administration et mluction, 180 rue Sainte-Catherine '»uite 44 i.Montréal Ca*e puetalc 20, Station *\V — Tél, ‘PLateau 8171 27 mars 1943 \ U nsi Ionplrmpa 4/tu* ira chose* iront sys le ma tiifucmcnt mal, je continuerai s vstématilinemen t à tlire qu'elles ne vont pas bien — Henri KOUIEFUKl Rédacteur en chef: l,mile.('hurles llanicl BLOC POPULAIRE” S’EFFRITE L’avenir nous M.Maxime Raymond est malade, dit~on, et le trio Gouin -Chaloult-Hamel aurait créé la scission du parti et formé de nouveau le groupe de l’Action libérale nationale.— Que feront MM.Godbout et Duplessis?On répété pour !e Bloc Populaire canadien, fonde à coups de tambour et au son des trompettes.ces vers que l'on ne cesse de réciter sur le» Ou a dit souvent, avec rai»on, que It*» grand» »ouffl révolutionnaire.*, qui ont autrefois ébranlé, purifié et libéré une partit* de 1 humanité, avaient paj»e «ur notre peuple sans même lVffleurer.CV?t pourquoi ce dernier, au point de vue moral, intellectuel et spirituel, eu t»l encore au teint»» féodal.I.’ère d< la mécanique lui a donné les apparence* du moderni me et cela fi/rnie un contraste violent aiec l'âme qu’on lui a forgée.Parce qu'il est de bonne race, ce peuple intelligent et vigoureux marche lentement, prudemment, conduit par son instinct de cou ers at ion, vers une sorte de délivrance.Il chemine « tâtons dans la nuit qu'on a faite autour de son intelligence; il h* heurte parfois le front au mur épais qu’on a bâti entre la lumière et sa raison.Mais le jour où quelqu’un aura la puissance et le courage de l’éclairer, ce jour-là.son amour et sa fureur, amour de la vérité, fureur d’être resté si longtemps dans l’ombre, ne connaîtront plus de liornes.Au coure des siècles derniers, ce sont les nations qui ont joui le plus de toutes les libertés qui ont maintenu le plus haut l’esprit de progrès, la civilisation, la culture, le bien-être et la morale.Ces nations fournissent aujourd’hui des millions d'hommes à la cause de la liberté.Elles y ont voué toute leur énergie et toutes leur» resource.5.Elles savent que, advenant une victoire des pui sauces d’asscrvifsemenl, la vie ne vaudrait plus la peine d’être vécue.mot liberté est le seul qui, du côté démocratique, puisse remuer les coeurs au point de les pou-ser jusqu'au sacrifice de la vie.S’il revient si souvent dans les écrits, les discours, le» proclamations, dans la presse, à la radio, partout, c’est qu'en vérité rien ne saurait, rien ne doit le remplacer.I^s autres mots, travail, ordre, discipline, famille, sécurité, n’ont pins aucun sens, aucune valeur, si, pour en obtenir les fruits, il faut cesser d'être libre.Et nous.Français d’Amérique?Nous, chez qui nu a entretenu, depuis un siècle, une haine farouche contre le» principes de 89?Nous que l’on a tenus soigneusement dans le mépris des idées universelles des divers “bill of right"?Nous pour qui n’a jamais existé la grande charte des droits de l'homme?Il me faut peut-être une certaine témérité pour poser de telles questions; mais il faut bien que quelqu’un, chez nous, ose les poser, afin que l’on puisse comprendre pourquoi certains hommes ont réussi à rendre indifférente à la guerre, indifférente au plus épouvantable cataclysme de l'histoire, j (es esclaves seront des nationaux non-allemands et seront p’H.'s d' tous droits sur leur propre territoire.Je demande q.' le mot esclave ne soit pris interprété comme une métaphore ou «.«imm> , une figure de style.Pleins no'rc pensée il s’agira d'un' ferme modei ni de l’esclavage médiéml que nous voulons et que nous désirons instaurer, parc que nous en avons besoin pour e limite de grandes tâches.A ces esclaves les bienfaits de l’ignoran'e n ' plus dt maisons, plus de culture et piu• de btautt.i non *-l*e doit mounr.” En ce qui concerne particulièrement la Belgique, citon» un ruemorandum qui fut -oumis officiellement au Chancelier a.~ ®and au mois de mai 1915 par la Ligue des Paysans Allemand'-, Marie-Edmc-PatHce-Mourn^, comte de MaoMahon, Republique Frar.-courr de su vie politique, et au moins a «leux reprlae», l’occasion de prouver .sa flne;;*c p«jl.tique, Li première fois qui.fut ptésenlr a un homme de couleur, il lui »»ira la main en lui disant: "Cut vous le nègre, très la en mon «irai, continue' et la seconde fois, en voyage officiel, arrive dans une ville sise au bord de la mer, qu'il n’avalt jamais vu», il s'exclama devant cette étendue: ' Que, d’eau, qwe d’eau'" I! serait a souhaiter «jue certain» generaux, arm «aux, officiers de tous guides et de toutes fonction* prleaent exemple dt ce maréchal qui «avait parler pour ne rien dire.Kn l'espace d< quelques sema.ne.à, et pour n évoquer que le.-.Incidents le* plus saillants nous avons eu une avalanche de de«:!arations, Uiute* dues a «les militaires, qui ont provoqué de vastes remous dans le camp allié, suscité des campagne* de presse aeaez viv.a et soulevé d arnerex protestations Voici .' amiral Lcahy qui Intervient afin d assurer a Marcel Peyrouton une nomination inconcevable a toii'e pf-rronne sense», a tel.e fin «ju aujourd’hui.homme étant en place Ton ne sait comment s'en défaire.Vous :nc direz "Mai* il était ambassadeur drdre d«r.* confrère :« dont la couleur de le ur uniforme kaki d épais.-, ut !a bavette blanch» sacrés dans la nouvelle proie r.*ion où iis jur, nient de défei id te la veuve e* l orpheiin, repartirent ¦¦ «e;^ !e ca na! A! berî.>W4U peu- | en 074 é\f Ad elin H artveld, était parc eux! Cou résolu-.• Mtuil de la vie il ! -e rendait compte que d^ux gr ave s rêne lonsafe liités e non* l’appela ient d’i in ’•eu! coup.Il fit tout son des t(f\Ï (JtlT)"- le de jeunes .leurs qui av, itentjo n Page 2 LE JOUR L’avenir et Montréal, samedi 27 mars 1943 nous — Suit* &4 la prtmUrt p'ig§ — plu» aucun art*.Pourquoi k battrail-on, en effet, »i I*» liberté* éloquemment proclamée* par le» Churchill, le» Kooasvclt, le» Km?, »i ardemment détirée* par de* million* d'homme* avide* de vivre leur vie, seraient un mal pour la “rare?Je re«,oie d’un ami pour lequel j’ai beaucoup d’e*time et île prédilection, mai» dont je doi» taire le nom, de peur d attirer aur «a tête tou» le» anathème*, une lettre émouvante, dont voici un extrait de nature à faire réfléchir “Je me demande quel propre* aura fait la rau*e de la liberté dan» Qué)*-,;, une foi» la guerre finie .La liberté de penser et de «’exprimer, la liberté de n'avoir pa» “leur»” préjugé* et “leur culte, la liberté de vivre «a vie, dan» le cadre de» loi» et de la chanté bien comprUe, en un milieu qui ne vou* opprime p pour de» rbuaea qui ne regardent que vou»-rnéme, voilà ce qui compte, il rne semble.Depui» le dé*a»tre de l’Armada l'Angleterre a'e»t débarraneée d'un totalitarisme qui dominait toute la politique européenne.Bien auparavant, de large» portion» île l’Europe «'étaient affranchie» de l'impérialiarne intellectuel que vou» connai**ez.En France, la Kévolution a victoritruaemrnt remplacé de prétendu» devoir» par le» “droit* de l’homme”.“Ma U noua, Canadien» de langue français, noua «anime» reelé» en marge de tou» ce» mouvement» libérateur*, fieux qui vivent k côté de nou» et dont le» père» »e «ont affranchir depui» longtemps ne soupçonnent que nou» en »ornmr» encore aux Corporation» et a Henri IV .“Il vou» eat peut-être arrivé, comme j« l’ai fait récemment, d’analyter attentivement le texte d’un broadcast en français marquant le début d’une aorte de croisade verbale pour notre effort de guerre, c’e»t-à-dire, pour la liberté.J’ignore ce qu’en pen»« l’Office de l’Information, mai» il ne faut pa# être grand clerc pour en tirer de» déclaration» qui équivaleut à du rabotage pur et aimple.” (Ici, je doi» arrêter la citation et devenir moi même censeur, tant il eat vrai que la liberté de parole n’exiate guère dan» la province de Québec.) I)e» individu» qui, chea nou», avaient aouvent emeigné la haine de la France républicaine, la France glorieuse et civilisée, lumière du monde, ont commencé à aimer ce paya juate au moment où la liberté a’y était éteinte.D’où le nombre conaidérahl* de Vichyaaoi» au milieu de noua.Je me aouvien» du temp* où de pauvre» petit» diable» étaient puni» pour avoir entonné la Marseillaise.Mai» voici nue Je» décret» du vieux maréchal Pétain «ont aboli» dan» tout l'empire français reconquis, en attendant que la nation française elle-même jette par terre ce monument d'ahaurdité construit «ou» l'oeil de la Geatapo.Et le» ennemi» de la liberté commencent k trembler, (iela ae voit, ae sent, tran»pire, dans mainte» déclaration» et maint» »ou»-entendn».On ne veut pa» que la merveilleuse devise: Liberté, Egalité, Fraternité brille encore en lettre» de feu au centre de la plu» belle constitution qu'ait enfantée le rêve humain.L'autre jour, je voyai# le fUm Casablanca.Quand, i la fin, éclatèrent le» note» de la Marseillaise, un sanglot monta dans ma gorge, et, pour la première fois depui» bien longtemps, je pleurai comme un enfant.Comme en un éclair, je vis tout ce que représentait, pour un homme de culture française, une France libre et forte, et je aentia douloureusement tout ce que noua perdrions, noua, de l’aile libérale et démocratique du Suébec, en perdant la France de la République et de la évolution.Il ne nous-raterait plu» que l'exil ou la soumission, pire que l'exiL Jean-Charles HARVEY Un héros Belge: Adelin Hartveld — fuit» »« la prtmlir» page — voler un avion pour rejoindre l’armée en Angleterre.Son nom fut découvert sur une liste et la cause de son arrestation.Il fut courageux dans sa prison comme il l'avait été derrière le canal Albert.Il réconfortait sa fiancée, donnait de l’espoir à scs pauvres parents qui s étaient réfugiés en Amérique.Lui-méme qui ne s Illusionnait pas sur son sort, avait la force de mentir pour consoler les siens.Il répétait toutefois dans ses lettres censurées par les boches: Il est des moments où l'esprit de patrie doit passer avant l'esprit de famille!” Le 21 janvier 1942, il fut fusillé sans pitié avec ses camarades.Il s était montré un officier irréprochable: il avait été un avocat qui fut regretté par tous ses confrères: il m'a été donné au|ourd'hui même de savoir qu'Adelin Hartveld était aussi un jeune poète.Très tôt, il avait publié des vers mélancoliques où »on sombre destin s« laissait pressentir: écoutez .J'ai vécu tous un ciel de tempête et de froid U* ciel bat, prie et noir, un ciel d’ombre et d'effroi Et «ou» lequel ridait un epectre de tristesse C'est sous un ciel du Nord qu’ett morte ma jeunesse St dans Iss nuil» d'hiver je ne te parle pas C’est que j’ai peur du ciel m lugubre et ei bas ! Pauvre Adelin Hartveld.mon confrère noble et héroïque! Ta jeunesse est morte sous un ciel du Nord à une heure douloureuse où les nations entrechoquées se battaient pour leur indépendance.Tu as payé au monstre nazi l'offrande de ta vie pour que la Belgique puisse renaître! Un petit matin d'hiver, grelottant dans 1 aube froide, tu t’es trouvé à la place où Edith Cavell est entrée dans l'Eternité et où Philippe Baucq s'est effondré en criant son dégoût à l’Allemagne.Vous voici rapprochés tous les trois dans notre amour patriotique! Tous les trois unis dans la mort, de religion catholique.protestante et juive, vous avez réalisé dans l'au-delà notre devise nationale: “L'Union fait la Force", Carlyle a écrit: “Je n’ai pas connaissance d'un homme vraiment grand qui n'ait pu être toutes sortes d'hommes!" Pour toi mon cher Adelin Hartveld.la phrase ne se conjugue pas au conditionnel.Grand officier, avocat plein de promesse, profond patriote, excellent poète, tu es devenu un héros belge.Tu n'es pas roort poar nous puisque tu revivras.Tu es entré dans I immortalité.Si tu n étais tombé si jeune peut-être l'aurais-tu atteinte comme poète.Des vers comme ceux-ci qui font penser •u Rimbaud des Illuminations" nous donnent le droit de le croire i Quel est ce cieJf II est bleu ÇueUe est Pombre serane qut descend sur la tête des hommest _ „ C*est Dieu ! »- Ist “J** ,O.rC0•.l*.r* d» !'«42 |/i d «ij.1 dUtlor d-j r*x« j fevir !»* d*-;* f-rem-er* mo'» d» IMS »ont d» %'¦'*,NC JCJ,l .t-39.WT.MlO $30 017 'XX) 4 4 ft 90.000 Frui» d'ex[.’ .30,011.078 42.113 446 7.8W; 228 Roc.natu*.4 9,39.3 334 4 8 801 332 1 793 772 pur Mori* S K OMO Tt\ jWVTt r- Z de i.v< 44! niaient, qu'il* sont couvert* par l'étage supérieur: lecteur* et directeur*?C’c»t là, par conséquent, qu'il faut porter le fer rouge, M Bonnard.Il r.e faut pas hesiter a vous débarrasser «i« ceux de vos directeurs et de vos recteurs qui, ouvertement ou non, sont d'accord avec les ennemi* de la France.Il ne s'agit pas de les révoquer, de le* réduire à la misère.Il faut, tout simplement, leur donner dis fonctions enseignante» de leur compétence.Je leur veux moins de ma! qu’ils ne m’en ont voulu a moi-même.Mais il faut que leur malfaisance prenne fin là ou elle «’exerce, c'e.st-a-diie dans ces emplois supérieur» ou ils servent de magnifique et ample couverture à des millions d'ennemis de la France nouvelle, pacifique et socialist" (?), en même temps qu'ils paralysent le* effort# de persuasion que pourraient faire auprès de lents collègues ceux de nos amis, beaucoup plus nombreux qu'on le croit en général, qui, non seulement ne se sentent pas soutenus, mais sont littéralement ligotés."Remède brutal?Sans doute.Nous ne sommes plus à l’heure de# émollients et des cataplasmes.Nou* sommes a l’heure de la chirurgie.Qu’on le comprenne pendant qu'il est encore temps." L’heure de la chirurgie.A rappeler a tous les partisans de la "Kollahoration" quand Hitler sera écrasé et que le régime de "Vichbadon” s'effondra dan* La boue et dans le sang.BON SENS POPULAIRE L'L’nlveraité française est résistante.Da classe ouvrière française, fidèle a ses traditions les plus nobles, l'est également.Elle ne croit pria au "socialisme" hltléro-lavalicn et forme l'avant-garde de l'armée antifasciste.Ecoutons Georges Dumoulin, ex-syndicaliste révolutionnaire, devenu un fervent admirateur du “Arbeitsfront" (Front du travail) nazi.En fnisant dans "L’Atelier" l'éloge de la législation sociale de I’étaln.11 reconnaît toutefois “que le préjugé populaire porte sur les lois qui viennent de Vichy un jugement de condamnation.Il semble qu'à la base la rumeur publique prête aux lois qui viennent du gouvernement une origine étrangère, pour ne pas dire une inspiration venant des autorités occupante#," Voix du peuple, voix de Dieu.Boris SKOMO Le Pacifique Canadien et la guerre Cette compagnie participe à la défense du Canada avec aon personnel et ses services.Organisation de.paix et de progrès avant tout, la compagnie a su.quand vint le moment de défendre no* libertés menacée» par le nazisme, s'adapter rapidement »u« exigence* d'une situation difficile et mettre aon personnel ainsi que ses nombreux services à la disposition du paya.Deptil* le début de» hostilités, sa contribution à l'effort de guerre du Canada, n'a cessé de s'accroître et l’on peut dire qu'elle atteint aujourd'hui des proportions qui en feront l'un des principaux facteurs de notre victoire.Le Pacifique Canadien compte en temps normal un personne! de 6.3,000 employés do toute# catégorie».Au début de l’année 1943, 14,062 d'entre eux avalent pri# du service nctlf dans l'armée, la marine et l'aviation.C'est le chemin de fer, naturellement, qui a fout ni le plu* grand nombre de ces volon Commonwealth britannique, une école élémentaire de vol, six écoles d'observateurs aérien» et cinq ateliers de réparation# et de mises au point de» moteur#.La compagnie ne retire aucun bénéfice de cette exploitation car tou» les profits sont remis au gouvernement.Lr# employés enrôlés ne sont pas les seul# à contribuer à l'effort de guerre du Canada.Ceux qui sont restés dans le service font aussi leur large part en travaillant sans relâche pour maintenir train* et bateaux en circulation et assurer ainsi le transport rapide des troupes, de# munitions, denrées et autres fournitures nécessaires à no# forces armées.I-a compagnie, qui possède des usine# vaste# et bien outillée# pour la construction et le# réparations du matériel roulant, a mis celle.-i-ci à la disposition du gouvernement («1res.soit 7.949 employé*.La con- “ , T™16 du gouvernement tribuUon de# servie» maritime» j S’ dM.obu8 Pt d" .^ .1 .materiel de guerre.Aux usines n pm ete moins imposante pro- *ntrn.Vf * ., , .portion nettement.^ 1MontrJW’ on :l construit Se* activité# en haute mer n'ont ! U J" ¦ w J?‘pe P»•’ été sun* coûter à In flotte du J -¦ » de Weston, l’aclflque Canadien de durs sacri-' P , ‘ !itte?tees a."-*« .j .fabrication de canon# de manne • -'-*** ri quenjutM-un* de» KroJidâ , » ." pour le compte de l Amirauté.UNE IMAGE DU PROGRÈS \»Mirane-te» 8 on' (l"Ilt!'' plusieurs amhuian- Dans > domaine de l'air, ^ ITV'1 compagnie a pui.aamment aidé 'u*.on* donne de 'elJr notr.programme de guerre par^ l'intermédiaire de sa filiale ,M ! 8euI de Montréal.Canadian Pacific Air Line» Llmi ted.Celle-ci dirige, en marge du Plan d'entrainement aérien du Des campagnes, organisées pour j ia récupération du vieux métal le j long des voies et sur le# propriété* I de la Compagnie, ont produit de# tonnes et des tonnes de vieux métaux.Un bon nombre d'employé* ont i déjà été décorés pour le courage et l'intelligence dont lis surent | faire preuve r l'action.I L» Pacifique Canadien a pris les j mesures nécessaires pour reprendre à son emploi tous le# membres son personne! enrôlé» dans les .- - forces armée» de la nation.Ces; Paré' à v ntrèal.ce lîifm.jour K*1 iT*-.1’1 ^HtiqUe qui fut sui' de m»r.«.tîrr J vie a la dermere guerre, alors que LVZAP.CS L TINKOFK.' 11449 employés servirent dans l'ar- _________ ‘r“ur ** '* requérante, mée.la marine ou l'aviation.Le temps qu'un employé passera sous 1 es drapeaux lui sera compté corn- La Croix-Rouge et les torpillages On #e «ouvient qu’en juillet et en septembre, de# cargos furent torpillés dan* le St-Laurent.I#i division provinciale québécoise de la Croix-Rouge s'est aussitôt empres-*éc d'expédier 700 sacs spéciaux pour naufragés, contenant dvs vêtements et tricots, des couverture*, divers articles de toilette et d'hôpital, etc., et ceci a de# points aussi éloigné# que Baie-Comcau et Harrlngton-Har.x/r, sur la rive nord, Rimouskl, Matanc, Cap-Chat, Mont-Louis et autres endroits sur la rtve sud.Ces différents poste# de secoure ont reçu tout ce dont iis ont besoin pour la aalson de navigation de 1943, de sorta que lea volontaire# de la Croix-Rouge, u ce# endroits, sont prêta à faire face à toute éventualité.Si de nouvelles attaque* de sul>-mcrsibles se produisent dans l'estuaire du St-Laurent, la Société Canadienne de ia Croix-Rouge sera donc en mesure de secourir tou# les rescapé# qui atteindront les côtes, où que ce «oit.Le- postes de secoure pcimanents établi# par la Croix-Rouge sur les deux rive# du St-Lriui er.t, sont complètement équipés et peuvent immédiatement répondre «ux diver# besoins des naufragés qui n'ont rien autre chose sur le dos que ce qu'ils portaient au moment du torpillage.SI certains de ces survivants sont blessés, la Croix-Rouge est encote là pour panser leur# blessures et leur donner tous les soins médicaux ou chirurgicaux requis.lev bénévoles de la Croix-Rouge qui forment le personnel de ces poste# de secours dans la Gaspé-sie et sur ’a rive nord seront sur le qui-vive, dès l'ouverture de la navigation.La Croix-Rouge du Québec a pris les disposition# voulues pour dépêcher n’importe où sur le# deux côtes, des équipes de médecins et de gardes-malades, advenant un désastre maritime d'importance.¦ AVI* UE IIK(|I ETE l’Ol K 1)11 nlll K Ax:.« .»ra au Parlemen du Canada, i ]» présente ou pro chaîne * ê-oo-iv rHILIP T.AZ.VNTK.de, cil* e.41* trict de Montrés Province de Qu*' bec.présentement résident dan- !» 1 a dite ciré .Je M r.tré»’.pour 1 ° d adultère -t d'»b#r.don du dorr.Quand foin êtes à TORONTO Descendez à HOTEL ST.RÉGIS »?.RCE SHFRBOURNE R \.4133 en face de l'èr:,.An c-,,».me s :1 n'avait pas quitté son vail.de sorte qu ’!» n’y aura p; d interruption dans les années de service.Le Pacifique Canadien est t:e: de !a conduite de se# employé# a cette heure critique.Il# ont su écrire une belle page dans !h:-toire de la Compagnie et se mon-I trer les dignes successeur# de leur# collègue» de j# première grande guerre.SEMENCES BflMuq uiaaiisii Nouveau Guide du Jardinier 1943.44 GRATIS achetant un tFjt chacune des rffux grande.»-M nouveautés IJ ItPtoill leriSaUue,*^!- 10 (] pqt 15c.’ S - 2Vi7 PdtRÊR eseœciUJc ou y carde Ritl BARBE.]r -w jv ^ 2fÀ f(L.Sf«tfS dan» le ca-.^;.j-*,.‘ ' ~ V~hrf’ r’J ^'n-Po.te et deux „-t> 5 flRATIS?01” W r'0tre “OBveav CIE ;} WH PERRON \) CCAimr-nr-w .c.Montréal, samedi 27 mars 1943 Valeurs immobilières jpOUR plus de trente ans, nous avons négocié et conclu des transactions immobilières pour le compte de 110s clients.Nos experts ont aidé à éviter les complications et à résoudre les diverses difficultés soulevées par les transactions immobilières.Adressez-vous à nos experts Crown Trust Company Exécuteurs Umlamentaires • Administrateurs Agonis financiers J.C.MALONE & COMPANY Conlracteurs généraux Il L'If K A U.Y IKXI.KYAIM) TLHOOTTE TROIS RIVIERES, l'.Q.CANADA.Banque Impériale du Canada Etablie en 1875 BUREAU-CHEF - TORONTO SUCCURSALE DE MONTREAL angle St-Jacques et McGill A.R.R.Hearn, gérant.Brompton Pulp & Paper Co.Ltd.Moulins d EAST ANGUS ET BROMPTON VILLE, QUE.MANUFACTURIERS DE PAPIER ET PULPE Bureau de ventes 320 Edifice Sun Life, MONTREAL, Canada.BARCLAYS BANK (CANADA) vous ojlrc un service bancaire complet Comptes courant* et comptes d’épargne i’rêl# commerciaux Perception de« factures canadienne* et étrangères Garde de toutcn valeur# Coffrcrs-fort# louée Succursales à MONTREAL 214 rue Sl-Jacquca TORONTO 60 oue?t, rue King IMPARTIAUX ET CAPABLES y G.I>unuwa.n I*rénldent *' Ocrant Généra) Morris VV.U’»!*"! 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T.OUS les actes concernant 1 administration d’une succession nous sont familiers.Nous ne témoignons d’aucune partialité.En tant qu’administrateur et exécuteur testamentaire, c’ejt notre devoir de veiller à ce que les voeux du testateur soient fidèlement execute-.Désignez !e Montreal Trust Company pour votre exécuteur testamentaire.Montreal Trust Company .:*txvt CAPITAL 11 PLACE D'ARMES.MONTREAL m f Wig ifÿ wBESm Y/.V* ./»> /.' f't ¥/*-aS$t %¦*•*#* Jmti m ra .¦' • wi&¥m mmfy* nf:Æ *:'}' 'mmm mm wmm Kitii AVir* "b&\* ¦ ’ ¦ m /TV.*1: K 1 T' ¦^ïftM »pi è^tis 0mm U.N fat, *fs «4 • rt/y,; V < V *’ rsm 4-.%r- fS?^ Wftyfy'f'/ :2 ¦*»:&?& ¦?tt*y hïHvMdM ¦/¦¦-.mmmgfo *rk&-& s-h«tGwp f ±J/A.La guerre ['usine et les femmes N ,; a.-j.i*ton* dan* U province rp men sin camp'.;ne.* .".»n-e« i’* y *i plusieurs mm» «/quelque moraliste «va t un 'danger - des femme*.«H* Mt devenu* timoré qui ! d.\nt> l’émanci- favori de nos quichoUe* | prennent * ent.en*.voyant tout le parti, elles le entre:, d'autant plus qu'e.ks I avaient plus .le îoiiirs Mai* .n eat pa* la question.Puisque le* ; homme* s-int pri* pa, le service j militaire et la défense de r.,>* liber- j tés, Il faut bien que le* femmes j prennent leurs places partout où ; peuvent, *i noue voulons ; pourraient tirer dans leur ! que le pays continue à produire çe n a 11 o n a 1 e j dont il a heroin pour sa défense] et sa subsistance.Los femme* tout : comme les hommes ont un devoir j à remplir envers leur pays, et celles ! qui ont répondu spontanément à j cet appel patriotique ont droit à j tout notre respect et a notre ! admiration.Droite Française et l'Allemagne Hitlérienne /mr Charles MIC 11 l) i*ur qu'ils en latte contre contre notre effort «le l'imité sabord, .rre ensuite, et enfin contre rtrgletene, ils l'exploitent à fond.‘ .Ci qui nous vaut ce nouveau 1&t‘ d assez mauvais goût «ï'ftll-, ri qui.ajouté aux autres, corse },e u trop le menu des imbécültés quotidiennes qu’il nous faut ah- soi ber.ybe:i de leur nouvelle trouvaille, -j, heraulU (attention à la liai-, de la "race" clament a tout ver.&nt que le» bolcheviks et les Angl*is ont entrepris l'extermination des Canadiens français et que le travail des femmes dan» la province de Québec serait une des me .ires de cette diabolique entre- TroUlt-tue article Heir Hit a.« à se gêner si elle veut d< .orer la proie qu'elle convoite " Le Jour, (de par lui.l'Action Française, la l iberté, > Matin e! les hebdomadaires Candide, t.rln-golre et ,1e «ni» partout conduisaient cette campagne; tnal» le célèbre article de M Barthélemy dans le Tempe du 12 avili mont: a bien que le Néo-Pacifisme ne se limitait pa* à l’Extrême Incite I,e professeur de droit mit à profit son imagination Juridique pour prouver que la France n'était plu» liée par son pacte avec la Tchécoslovaquie et quelle ne devait J>ns intervenir contre l'Allemagne I*> 12 juin.M.Flandin affirmait è Vienne que la France ne pouvait pas mobiliser, a moins qu'elle ne fut attaquée et que toute* le* méthodes do conciliation et d'arhltra-tlon n'aient été épuisées pour evi- curiUnoalent a «opposer it toute 1 solution qui ne fût pa» < omputibv avec l'indépendance et l’intégrité de la Tchécoslovaquie, I Kxtiénu' Droite semblait toujours précéder d'un pas l«» demandes de M.llnnîetfv lui même, ("est alr.'-t «jUr M Blum devint trinquent aviicnt d«r 'Thclve i tlsatlon" «lu pay*, qui aurait sa '! aucun doute conduit la victime ft l’ftutel sacrlflcfttolte.L’Initiative prise par M Chant-Isa lain d un tete-â-tète avec lient Hitler à B< : ohtr g olt'li fut 1 avec enthousiasme par lu press» de Druitn «t le démirnbra tuent ik ,a Tchécoslovaquie ne lui parut pas un sacrifice trop cher pour «chuter la paix Dé* lors la France avait definitivement abdiqué; les quinze dernier* Jour* de la dise, et surtout la "guerre des nerf»" qui suivit l’échec d« l‘«ntrevu« de (joJi bel g, ne firent que icndie l«- *iei i five piu» pénible, mai» aussi plus desirable pour la grande majorité de la Droite, qui avait consul'i, lkichtt gadcii comme k point final de l'hUtolte."Nous n'Hvans pas « nous battre pour les Tchèque»'’ « ¦ • 11-valt Ix'on Daudet et Mauirfta répétait hystériquement; "A lias t guerre!" "Fa* de guéri e.non! non" La pre iee d'Kxtrèmo Droite suivait, son chef avec une ai leur militante d'objecteur de conscience Elle • < piquait à nos lerteuis que Moscou t Tonit’s X rt XI de l’Hiitoire de ta Province de Québec par ltolx-rt Komlllt I : I ! "• |V( • 11 I Yollquett* P .t .' ' miment les ptm*» X «I NI d l'HisI ¦ de a l'rsivtne* île 1,'ticbeç.par Hob'll Itunitlly, ait : tr2 Jc val, et Amphitryon SX, rie Jean invr, * rappellent "b < trol* gb«iieuse*’ «n* 21.2*i et 2'l juillet 1 H.V)> a il,-c-baril L* GaJIuniie, écrivain américain de nal*»ance anglaise, qui poursuit »e* article» rie samel!, ai plein de suc et d* sel, dan» le New York Sun.Ce» art oie* écrits pendant de longue» année» à l’ar1.» on laissent toujours noui le titre "From i.l'ai.» Garret rDun Grenier |>a r:»lenr", malgré le fait que leur auteur n été obligé ds fuir d» Krsn e âpre» l'occupation par le* foi.'cs allemand** M \* Gallienne, un ,1e n « meilleurs critique», a fait peut-être plu* qu'aucun autre pour fane connaître la è ranci aux Etat* Unis.Il résidait en Fiance depu!» de longue» annéi » et n'ignoie rien .te de ce qui ext fiançais.Dan» »e* lettre» du Grenier à son Joun.il new yorkals II s'irccupe exclus ve nient de fait» historique», llttérn!» r** et art*»tlque*, sans Jam a » *'im-mreer dan» la politique C',-*t l'ambassadeur littéraire de» E* iU-l'n * en France M.Jarque» Mnritain vient d'etre r lu president de l Ecole de* Ha ".1 Etude» de New-York pour remplacer Henri Foclllon, qui est mort récemment.L'élection n eu lieu A risiue d'une grande séance pu.clique tenue ii l'occasion du premier rinrv! versa n e de cette Institution M.Maritarn, catholique militant de* nouvelles équipes, est la vérification vivante de la philosophie néo-Thomlste, Même quand 11 critique.il #»t toujours digne.In Mernorbini.Le» écrivains fiançai* suivant» sont mort au cour» de l'année dernière: Albeit Acrc-rnant décédé le 28 juillet.André Belle sort le Tl Janvier, Loul-, .'-•r-trand le B décembre.Aldéric Cn-hurt le 1er février, Pierre Chim-plonet I-éon Daudet le 1er Juillet, Gabriel de* lions le 7 décembre, Ernest Jauhert le 6 janvier, Maurice Leblanc le 0 novembre 1941, Maurice Maréchal le lfi février, Victor Margueritte le T’, in.io e( GhaUe* 8c f.nobo» le 29 avril 19»2.M.Jcnn de la Varcnde n été élu a l'Académie Goncourt pour remplacer Léon Daudet, tandis que le .liège de Pierre Champion reste tou-jour* Inoçrupé Jamais, depuis * londntion de l'Académie Goncourt, lu mort n'avalt, frappé *1 cruellement le.» Dix: depuis 193B aucune année n'n passé sans un deuil pxr-ml eux.Leon Hrnnlque mourut ,n 1938 (Léo Ixirguier successeur), flanton Chùroau en 1937 I" ris Car co successeur), Raoul Ponchon en 19.18 (René Banjamin succcs-seuri.Pol Neveux en 1939 (8.,,-ha Guitry succeifiem ).J H Rosnv en 1940.Léon Daudet et Pierre Champin en 1942.Depuis 1900, date de lu naissance des D.x, en ne retrouve heureusement pas de «éric noire pareille à celle-là ,.A propos de.» differences ent’f le Comité National de Londres et l'administration de l'A Trique lu Nord française, un Français doit pouvoir aimer deux grand* Frau çai» qui »e Imitent contre l'ennemi commun.Maître Henry Tories, qui a transféré la rédaction en chef de la Voix de France (New York) à xon confrère, M Emile Buté, anco-u directeur de 1 Ordre (Paris» it M-recteur politique de ce journal r.cv,-voïkai*.pour la raison que "le see.v ce de France-Forever.où il < st chargé de la section politique risquait de le retenir quelque temps loin de New York", est supposé contempler aller à Londres où 'e général de Gaulle I avait appelé.Parmi le.» morceaux qui compilant lbuitholog e catholique r.c .»|-!.rur la grâce divine : tout a .ne, tou jy l'a dit : J 'j y* ?Qui [rent, parce qi e Péguy vér t.r et tout écrit, dire : “Peg raison” ?Chacun peut manger le pain blanc qn a fa t la bonne farine moulue du bL de la Beauce, Chacun peut chanter les chansons du peirple, chacun peut prier dans *rs c athédrale», chac ut peut marcher sur la terre «les hommes, mais : ".V , , , , ., vendre sous le manteau, d autl st trouva alors le quatrième, j De „tle f _ je ix du jivre j A diverses époques de : antiqu.- dç M rt M;|cW1 “Gone-with i te, et meme en t rance, avant le vr j-« i i • , , .! the v\ ;nd .rendu si ponulatre par .régit e de Lhar.es l.\, annee corn-!- .• j inn r 1 , .;!e cinéma, a monte de IUU trancs : , mencait au mors d avril, ce qui était .peut-être plus raisonnable que de j , la faire commencer quand tout finit j i e( meurt.Cher les anciens, et long- j „îemps encore au commencement de 1 notre ère, on célébrait au mois : a / 50 fr ancs.SIGMA retour du printemps et la : la terre, par des fêtes fertilité en 1 honneur de l agncuiture.uau'.ct, U.xlrt»!, P»:n« Le l rai —- Chez - Soi Service tvrochable HÔTEL ST.RÉGIS 392.RUE SHKHBOFRNE K A.4135 TORONTO à Te s ET AIDEZ À ÉCRASER L'AXE ! La prochaine fois que vous ferez frire rôtir quelque chose, songez a la M'•> faction que vous auriez de verser cela graisse chaude dans le dos d Aioipce, de Tojo ou de Benito.Vous pouvez faire encore mieux que ce«a.Avec la graisse, on fait de la glycérine, et avec la glycérine, on fait des expie*'-» pour faire couler leurs sous-mar.as et ¦détruire leurs avions et leurs chars c -*¦ saut.Les os fournissent de la ars-^e, ainsi que de la colle pour les industries de guerre.Chaque cuillerée de grai**e coT-* once de gra3, et chaque os, cuit, cru su sec, doivent être gardés.Passez toutes les graisses au tamis crern-aire dans une boite métallique propre a grande embouchure.Quand vous eu avez ur.o livre ou plus, portex-I*^* votre boucher.Il vous paiera le Lié pour la graisse et le gras, ou bien vous pouvez la remettre au Comp* de Récupération Municipal 0 FONCTIONNE dan* votre localité.Vous pouvez travailler aux rnunê tions dans votre propre cuisiÇ*.Travailler donc tous les jours à I* "j' •toire en gardant toute la graisse^ oe r-tous les déchets de gras et tous tes et- Cette campagne de recuperation durer* jusqu'à la fin de la guerre."\\ 4 MINISTÈRE DES SERVICES KATIOKAl’X DE GUERRE Division de ia Récupération Nationale PRINCESSE Montréal, samedi 27 mars 1943 LE JOUR Page 7 Dès samedi au Saint-Déni A L’AFFICHE Demain, à l'Arcade CLAUDE RAINS 'VR&fûrf' m, +T- ; WrtiÇ rr-çr 4$.JF* .1»'% * MONTREAL t'APITOL : “Bambl" — ‘Journey InUt Frar".IMPERIAL: “Thunder Bird»" — “Between l’i GlrU".UIKU 'S : ¦ It-inmni ||arve>t", Sar la maladie.Mlle Antoinette Giroux, notre grande artiste dramatique, est émouvante et touchante en Gertrude.Elle joue avec tant de conviction et de sincérité que son personnage demeure toujours plausible, humain, même au coins des tirades lus plus déclamatoires Mlle Huguctte Ollgny remplit avec beaucoup de talent et do conscience professionnelle un rôle qui n’est guère fait pour elle et pour lequel elle n’est guère faite non plus.Au dernier acte, alois que le personnage d'Irène prend tout son sons, qua l’on entrevoit les ténèbres et les secrets d'un camctèie pathologique, Mlle Ollgny peut déployer enfin tous ses dons dramatiques En Jacqueline, Mlle Janine Hu-tto est exquise.C'est avec infiniment d« naturel qu’elle marque l'évolution de son personnage; elle nous fait très bien comprendre comment "la petite femme, légère devient tout à coup sérieuse quand elle se volt sur lo point de perdre l'homme dont la fidélité lui paialsaalt a jamais assurée.Marcel Journet a été excellent dan* le rôle de Maurice Bertrand, ce mari qui, n'ayant |m\s joui de sa jeunesse quand c’était le temps, se laisse prendre, à quarante ans, aux ruaes d'une Jeune fille cynique ot avertie.Il montre, au dernier ncle, une belle autorité et son Interprétation est, tout au long, d'une note très Juste.Enfin, Roger Garceau demeure, *t nul autre qua la baron von Wa«el-Waldlngnn.Mais avant que le» Jeune* cinéphile* averti* protestent vigoureusement, admettons qu'il «'agit du brlllunt acteur Paul ifenreld.Le titre du jeune nrtlnte e»t bien authentique, car »on père, un Buédols, le reçut de l'empereur François-Joseph a la suite de certaines faveur ».Paul Ifenreld vient de Vienne II quitta la capitale de la valse en 11*3.7, avant l'Anchluss, et se rendit a leOndre* pour continuer sa carrière théâtrale.Il Joua le rôle de prince Albert duns "Victoria Reglna" durant un &n et demi, pui» 11 arriva a New-York «ans le sou.Hcnreld perdit «a résidence, évaluée k îlôo,-000, a Vienne lorsque le» Allemand* s’emparèrent de l'Autriche.Il mesure six pieds et trois pouces et est considéré comme u ri jeune premier qui ira loin a Hollywood.Il seconde brillamment Bette Davis dan* “Now Voyager", C« sera aussi la plu* grosse distribution de In saison, Outra M I>«-champ* rt Mtnn Albany slgnnlona In présence de Jaque Cutslnln, Henri Letondal, Hlta Rlddez, Kingsley, Montrai, FoiTtz, Lucienne Leton-rial, I)«ny»« Saint-Pierre, Fréchott* et UUllcs.is.it trois nctes de "J'te dl* qu'ella t’a fait de l'oell" seront un feu roulant et le» amateur» qui aimant rira feront bien do réserver sans larder leur* fauteuils à l'Arcade car II y aurn sûrement foula à chaque spec-tac le, COLMAN GArSON fflitdoi* jlarvesi m m Ter» si» ioeultéÊ- SKXMINK j, «r.MAI.SK tléftiil 'WEISSMULLER wut, rustii Mftee nmm Ier/ IKHIUI EXPOSITION de» couvres de GOODRIDGE ROBERTS DOMINION GALLERY \m OUEST, Kl.K "TK-CA f IIKHINK HA.7471 Du 27 MARS au 8 AVRIL Festivals de Montréal 1943 Û avril, au Forum, 7 It.30 SKIT I EM F.SYMPHONIE 1)1 SlfO'T ACOVH.H orchestre de |()I musicien* dirigé par EUGENE ORMANDV 21, 23 avril, à l'Ermitage E A PASSION SELON SAINT MATTHIEU muv forme de drame musical dirigé par WILFRID PELLETIER 24, 26 rnai, au His Majesty N LES NOCES DE ITGAHO Opéra de Mozart dirigé par Sir THOMAS BEECH VM Direction: Vernon G.Cardy l i niai, au Hie Tajexly i TRIS! AN ET YSEUET Op- ra de W LOVER dirigé par Kir THOM A S BEECH AM (’r Canadien Cançaix qui n ; r.'1 r.'• r.* j/r .«or»r.r?d'" y ¦ , - • s .-, ff i f.yr>11A •j • .;t -, -, on JTJ'f*.J'tii • f r • r; m - éiA , Ban Is-n dUtrji/utWro* rompr^nn^nt art'M'-* du Metropolitan Mn tfi:*- MarjorD lAwrffirr, Frano*» Gr»*'*r, fliirnhaw, John Brownlee, Mac Harrell, Gerhardt I'/-cbrier, Arthur fiarrun, J'/bn Gurney, Jidlus Hulin.-V>uvrlptlon au* tfuatr*- talions: $10.^>0, rlptlon partlrlH': %\JX) a -**3-00 f,.-* hin^tü n«* f^uvrnt •'if r*ir*nu«i f|n'»i 1.» • h-uahr* M.\** if>»Nor \ Montrai I .plut distingué*.Sir Ed^.rd dirigea 1 mi meuve réseau du Pacifique depui-.If»!8 jusqu en 1941.alors que la maladie le força a abandonner s i fonction.I r engagerait en aucune façon te r/ou ce»'nement légalement élu.'1 C'est tout ce que demande la logique et la bonne fol.’Pour la Victoire "Roi ne puis, duc ne daigne.Rohan suis”.La Voix de France n’a pas connu cette fierté.i .Nous it regrettons pour ses lecteurs, pour ses collaborateurs aussi en félicitant noire heureux confrère, Pour la Victoire acquisition.tout de son Traditions d’agression Suite de la première page par l’Association Chrétienne des paysans de l'Allemagne, pat l'Union Centrale «ks Industriels Allemands, et par l’Union des! Classes Moyennes Allemandes.Ce memorandum dit en partie ce qui suit.'‘Farce qu'il est nécessaire d’assurer notre crédit sur mer et notre situation militat e et économique pour l'avenir, en face dc l'Angleterre, prix r que te fenifoin belge, économique, ment si important est étroitement lié a notre principal territoire industriel, Ut Uclgique doit ’fhe au point rie vue monétaire, financier et postal, soumise â la législation de l'Empire.He.s chemins de fer el ses vole» fluviales doivent être étroitement reliés à nos communications.En constituant un territoire flamand prépondérant et en mettant en des mains allemandes les entrepr isrs et les propriétés économiques si Importantes pour dominer le pays, on organisera le gouvernement et l’administration (le telle manière que les habitants ne puniront acquérir aucune influence sur Us destinées politiques de l'Empire d'Allemagne." L'hypocrisie d'une telle déclaration est frappante.Une petite nation comme la Belgique ne pourra jamais "influencer" les destinées politiques dc l'Allemagne, Fn fait le mémorandum i suggère la colonisation pure et simple dc la Belgique au profit i dc la Germanie; la transformation de la Belgique en un état j vassal inférieur.Nous trouvons des idées similaires dans un autre livre publié j rn 1905 "Ein Pangcrmanischcs Deutschland qui réclame des' annexions sur une grande échelle et l'attribution aux habitants non-allemands des territoires annexés "de certaines industries et entreprises â intérêt limité ”, Cet ouvrage préconise encore ce qui suit: "Une administration consultative comprenant des ouvriers allemands devrait veiller â ce que les ouvriers étrangers ne consti-j tuent pas un danger dc concurrence pour les Allemands.Ces ouvriers non-allemands n’occuperont que des territoires bien' definis et limités dans l'étendue: ils n'auront bien entendu aucun! droit politique puisqu'ils n’auront pas rang de citoyen.Les popu-1 huions pourront également être installées dans des régions isole»*' ! ou envoyées dans des districts qui sont considérés comme ne' pouvant convenir à la colonisation pour des Allemands.’’ C'est exactement ce que Hitler fait aujourd’hui.Ce n est pu.- lui qui a inventé cela.Il a simplement mis à exécution uni projet conçu par les Allemands il y a 40 ans.Et notiblions pas) que c'est lc Kaiser qui a mis à la mode en 1914 la déportation' des ouvriers belges.En I8(>1.le président de la Ligue Pan-Germanique lc profes-j seur Ernst Liasse, clans un essai intitulé "Deutsche Politik”.déclara "les peuples ne doivent pas être traités sur un pied; d égalité avec les Allemands .et en ce qui concerne les territoires5 à annexer par l'Allemagne: "lc nombre de non-allemands ainsi! que leurs droits politiques doivent être réduits à une chose insignifiante." Nous pourrions continuer à citer des passages semblables sans jamais arriver à la fin des écrits allemands sur ce sujet.! Ils entraînent tous une conclusion identique et c'est que le pro-! gramme des Nazis est un programme purement allemand; les! conquêtes et les méthodes nazies ont été l’objet dc tous les projets! allemands avant le temps dc Hitler et ont toujours été mis Cni pratique lâ ou cela a été possible et notamment par le Kaiser en j 19)4 avec la bénédiction et l’approbation chaleureuse du peuple! allemand.Il n v a pas de pays au monde comme l’Allemagne où le- masses subissent autant l’influence des auteurs nationalistes qui chantent les vertus de la force.D'autre part, il n'est pas de! pavs où les auteurs nationalistes suivent d'aussi près la mentalité' des masses et leur fournsisent la littérature nationaliste qu’elles! réclament.C'est pourquoi on peut dire, sans aucune hésitation j que le peuple allemand tout entier a toujours soutenu ses chefs dans les guerres d’agression.Dc telles guerres d'ailleurs ne seraient pas possibles dans un monde moderne sans non seule-! ment le soutien mais le soutien enthousiaste du peuple.Ludcndorff nous confirme ce point de vue lorsque étudiant! k début de la guerre 1914.il écrivit Le peuple s’est levé, comme I ii 1 a fait en 1870, peut-être même plus tumultueusement.Le! peuple adopta le point dc vue des hommes conscients de leur! force et assoiffés dc pouvoir.Ainsi le peuple a montre son instinct po.itiquc sain et s.i passion pour la patrie.Le peuple tout entier! a compris quels étaient ses intérêts vitaux et la nature de cette guerre totale".De son côté.Bethmann-Hollweg écrivit: (toujours au sujet' de la meme guerre! Une guerre mondiale de cette enverqure qui amande le dernier souffle de l’énergie du peuple ne pouvait e.re conduite qu avec la volonté et le consentement des qro«s»*s! masses du peuple ’.en ,?,tç1C,SOnia!‘démTrtC Wo!/9a,n,q Hcinc devait devenu en 191S le Premier M.mstrc de 1 Intérieur du gouvernement républicain allemand, écrivait en 1915: "Aujourd’hui l’armée est la nation et la nation est l’armée Et c est pourquoi, alors que sans nul doute les Belges sont' connus pour leurs traditions d’indépendance et de liberté le peuple allemand, lui.n est connu que pour ses traditions de force ci u agress on.Henri FAST i 'Achetez des Certificats d’Éparpe de Guerre Saveur Sans Égale THÉ ET CAFÉ "SALAM Lorsque lu quantité est limitée, la qualité devient encore plus importante.ES isi nSBBKl 1‘ur TITTL1T * !» >« H 1:.‘ 13 H 1 •• COMMENT REMPLIR VOTRE DEMANDE DE SUCRE POUR LES CONSERVES pour les conserves cl lcs'cmifirilr^^^ » u • i r
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