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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 11 septembre 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1943-09-11, Collections de BAnQ.

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7ième ANNÉE No 1 5 CENTS LE JOUR 6 INDEPENDANT POLITIQUE, LITTERAIRE ET ARTISTIQUE Directeur Fondateur: Jean-Charles Harvey Administration rt rédaction, 180 pm, rue Saintc-Callierine (suite 411 Case postale 20, Station “N” — Tel, M’Lalcnu 8171 Montréal 11 septembre 1943 Aussi Innyhmnpt quo 1rs choses iront sv s I r m n l i que me n / moi.je continuerai syslemnliquemen t à ilire qu'elles n* vont jms bien — Henri HOCHE FO RT Rédacteur en chef: l'imili'.Charles 11 a ni rl Victoire ! 7< ANNÉE- Je vmip présente aujourd'hui le premier numéro de la rcpliùne année du JOUR.Le.* pereonnee ipii ont la euperetition des chiffres tireront de là un bon augure.Lucky seven! I,a superstition s’accorde avec la réalité.Pour un journal d’idées qui ne saurait s'adresser aux masses, un journal libéral, progressif et démocrate, qui bcitrlc la puissance la plue anlilibérale.antiprogressive et antidémocratique de l'Amérique du Nord, un journal attaqué, vilipendé, calomnié, boycotté, condamné dans les milieux que l'on sait, c'est une victoire Mais c est quand même une grande victoire j remarquable que d’atteindre sa septième année avec un regain que nous venons de remporter: I Italie éliminée, de vigueur et d’espoir NUMÉRO les idées de nation et de démocratie se complètent ou je corroborent l'une l'autre," A quelques mots près, ces principes s appliquent au groupe canadien d'origine française, cl, ici, je dois rendre aux \nglai-le témoignage que, depuis de nombreuses années, ils ont parfaitement compris la situation et ont agi en consequence.Ce contre quoi nous devons réagir, c'est non seulement I isolationnisme d'un certain nombre, le refus de s adapter aux conditions nouvelles, la résistance au fait norihamericaiu — fait énorme! , mais aussi l'exploitation que font du fait racial les .démagogues, les tribuns cl les profiteurs.I.c nationalisme étroit nos forces peuvent frapper en France ou dans| Notre succèa repose sur la fidélité aux principes que nous et exclusif cet un facteur de haine cl de de.traction, l’ont peuple Rome capitule — Le commencement de la fin L'Italie a capitule.Ce n est pr.s un adversaire bien redoutable que nous venons de mettre hors de combat: trahi par scs chefs, spolie par scs alliés, 4e peuple italien ne voulait plus combattre, ne le pouvait plus les Balkans; la Méditerranée est désormais un javions promis de défendre dès h* début de notre entrepri-e.lac contrôlé per les Alliés.Et il y a le facteur j Dans le prospectus que non» préventions n nos lecteurs, dès moral, énorme, toujours.Quel coup terrible septembre 1937, nous exprimions notre volonté de combattre pour l'Axe, et quel merveilleux espoir pour les nations asservies qui poursuivent la guerre à nos côté:.! Imagine: ce que doivent ressentir les Français, en ce moment! Nous vivons des heures où les événements dépassent tous les moyens d information, où l'histoire se vit plus rapidement qu on ne saurait l'écrire.Au moment où je fais cet article, il demeure bi"n des incon ucs: que devient la flotte italienne?que sera l’occupation alliée du territoire italien?quel sc a le sort des troupes allemandes en Italie?qi el • sera la réaction allemande?Mais déjà, c s faits sont certains, des détails connus: Aux t rmes de la convention damn's-1 tice.nn seul ment les Italiens ont accepté toutes les conditions posées par le général' Eisenhower, mais ils sc sont engagés à user de la force contre les Allemands, si ces derniers veulent les empêcher d'exécuter leurs engagements envers ie Alliés.Notons encore la déclaration du général Eisenhower à leffct que “l'armistice a été signé par ses représentants et ceux du maréchal Badoglio après avoir été approuvé par les gouvernements américain, britannique et russe ¦ On comprend mieux aujourd’hui toute la portée de l'annonce qui nous était faite, la semaine dernière, de la formation d'une commission de la Méditerranée — commission dont la Russie fait partie au même titre que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.D’après les paroles du généralissime allié, on peut déduire que les Soviets ont été tenus au courant de toutes les décisions britanniques .et américaines, pour ce qui concerne l’Italie, et qu'ils les ont approuvées.Voici complètement renversée la situation internationale telle qu elle se trouvait à la chute de la France.En juin lfMO.c est 1 une des nations alliées qui demandait un armistice; aujourd'hui, c'est un des pays de I Axe qui capitule.Nouveau point tourn; nt de la guerre.Il est intéressant de faire un parallèle entre la situation de la Grande-Bret.gne alors et celle de l'Allemagne aujourd'hui.Le Reich est encore puissant, maître d’un territoire immense, dispo sant des ressources de plusieurs états serfs, et pour / unité canadienne, lu concorde entre les deux principaux troupes ethniques de ce pays, le bilinguisme, lu réforme de l enseignement, les libertés démocratiques, les droits de l'homme; nous promettions aussi de lutter contre le fascisme, le communisme, le sectarisme politique et religieux, toutes les tendances extrêmes qui divisaient dès lors l'humanité en clans ennemis et qui nous ont conduits à la guerre.Les lecteurs de a première heure savent que nous n’avons jamais trahi cet idéal.Au milieu de l’extrême confusion des idées qui régnent actuellement chez nous comme ailleurs, il e-t bon rie profiler de cet anniversaire pour faire le point, dire où nous en sommes, où nous allons, sur la question nationale, sur la politique, sur les tendances économiques et sociales.LA QUESTION NATIONALE qui ne suit pas s'élever à l'universel risque «le s enliser dans nu marécage et d'en mourir.Bien souvent, depuis que je me suis libéré de l’étreinte nationaliste, j’ai agité ces pensées troublantes.K n consultant ries notes que j’eerivais aux environs île lùt.i.je iis eeei: “Pour tpie l'idée de patrie en raille la peine, il faut quelle se rattache à tpiebpie chose (Tuniversellement humain .I.es hommes les mieux trempés tirent iL abord l>oiir la just ire.l'art.In science.La justice n tt pas de pays, ni l'art, ni la science.Le catholicisme même n'a pas de pays.Ji’sus était antijuif en ce sens qu'il était humain, universe1, niant d'être juif," * e-vérilés sont presque il.n lapalissades, mais les nationalistes, qui 1rs bafouent, feraient bien de s'en pénétrer.Limite canadienne y gagnerait beaucoup.L’est parce que nous attachons une grande importance à l'humain rpie nous avons tant lutte, depuis six aile, pour humaniser l’éducation des noires, la detacher de ses étroitesses, de son esprit sectaire, de son e.-prit de pure propagande.Non* croyons fermement que le meilleur moyen d assurer I avenir du fait français en Amérique, er«t d'éduquer les nôtres en vue île perfectionner en eux l'homme et non pa« seulement d’exaspérer leur “complexe" racial.Notre pais est fondé sur le plan américain, e'es|.à-dire, sur la multiplicité des “rares" des traditions, des crovunees.Ou bien Ions les éléments ethniques, pour se combiner, se fondre, s'harmoniser, devront s’élever jusqu a l'humain, et alors le Lanada prendra vraiment conscience du fait national dans son sens le pim large, ou bien nous nous renfermerons dans le particularisme racial, el alors ce pays rc»ier morcelé, r est-a-dire trop faible pour aspirer aux grandes chose*, (.’est pourquoi les théories de no* parti* soi-disant nationalistes nous font horreur.NOTRE POLITIQUE .Nous repoussons la mystique raciale qui s'oppose à la franche collaboration, à l'amitié, entre les groupes de diverse origine, et qui.dans un pays comme le nôtre, entrave très sérieu-emciil l’unité el repousse même l'idée de nation.Celle mystique empêche aussi le peuple qui en est atteint d'élargir :ea horizons et de s'élever à la hauteur d'un internationalisme sain, c’est-à-dire, des intérêt s supérieurs de l'humanité.Français par la langue, la culture, |e* sentiments les plu* profonds de mon être, je tiens compte du fait français au Canada et en Amérique, j’admire passionnément ce peuple qui garde un originalité, qui lutte pour rester identique à lui-même, pour ne pas laisser détruire sa personnalité, qui ne saurait envisager, même dans un avenir Irè* lointain, la disparition de son caractère sans avoir l'impression de.sombrer dans le néant.Dans tout ce qu'il y a de sain, de raisonnable, île généreux et d'humain eu ces revendications, ce peuple me trouvera toujours au nombre de ses défenseurs.On me permettra de citer ici Léon Blum.Son esprit international le met au-dessus de tout soupçon de passion nationaliste.Le 81 octobre 1989, après le parapluie de.Munich et l’écrasement des Tchèques par Hitler, il écrivait i L'Histoire jugera, page 251, Editions de l'Arbre ) : “L'existence d’une, nation est une réalité vivante, vivace, tenace, qu'on ne supprime pas à son gré par une victoire de soldats, par un tlil.lal de despote, par lin contrai de diplomates, La réalité nationale subsiste, elle survit, lût-rr d'une existence Intente et secrète, el finalement elle se venge de ceux qui l'ont méconnue .La communauté nationale est une communauté de traditions, de goûts, d'usages, d'aspirations, d espérances, tissée et nouée elle-même par mie communauté d'efforts et d'épreuves, et elle est d'autant plus serrée, d'autant plus solide, ; i>rogrc*si-.tcs conservateurs pui**»enl en'ever qu’entre les citoyens règne une égalité de droits—plus.-complète, .deux articles.I un intitule "Morlr de vieille—i Propos sur un récent discours de M.Churchill En 1579.à la demand* d'Henri III, mon illustre homonyme Henri Esticnne écrivait un traité intitulé: De la Précellence du langage français '.Dans cc traité, Esticnne réagissait contre l.i tendance à l'italianisme qui, de U Cour, gagnait la rue.Plus près de nous, en 1781, l'Académie d« Berlin avait proposé au concours le su tel suivant : "Qu est ie qui n tendu In langue franrane universelle ’ Pourquoi méritc-t-elle ccttc prerogative’ list il à présumer qu elle la conserve?" Le prix fut remporté par un journaliste français.Antoine de Rivarol, auquel l’époque attribua le génie de Tacite, rt son ouvrage est bien connu sous le titic de Discouts sur l universalité de la langue française".Plus près de nous, encore des tentatives diverses furent esquissées, qui, si elles avaient abouti, auraient doté le monde d'une langue universelle, par exemple l'Ido, l'Universal, et plus communément connu, l'Espéranto (du docteur Zamcn-hof).Toutes ers langues dérivaient du latin, mais leur propagation sc heurtait à un obstacle très simple: la diffusion universelle du français comme langue diplomatique.Enfin, il y a peu d'années, en 1923 le president de la “Columbia University'' M.Nicholas Murray Butler, un américain, expliquait en quelques lignes et en français les raisons qui motivaient l'emploi du français en tant que langage universel.Il écrivait: Nombre de partie politique» ee eoni forme* depuis six .oie.I,e* min eonl diepann», d autre* nom en décadence, alorn que.certaine montent à l'horizon.Contrairement à la plupart de ce* confrère*, le JOUR a refusé et refuse encore il attacher sa destinée a la fortune il un parti.Son directeur a sympathisé souvent avec les libéraux, tant à Ottawa qu'à Québec.Les circonstance* et certaines amitiés personnelles l'ont voulu ainsi.Il n'a jamais voulu contracter une alliance avec le parti.Seuls la valeur des idées et l’interet commun le guident.Il en est de même, je crois, de tous ses collaborateurs.En fait, les deux v ieux partis sont sur le déclin.\ Quebec, le parti libéral n gouverné au milieu de la rri-e economique la plus sérieuse du siècle.Il a etc battu en 1936 comme doit I être tout gouvernement de crise.Il a repris le pouvoir en pleine guerre.Je crains fort pour lui.\ Ottawa, un sort semblable i parait être ré*crvé aux liberaux, el je doute fort que le- l.i sucee-sion.Eu 1 .l’autre.I “ \venir ; .j „ ce lut le cas pour la rèpublirir.r lehèco-slovarnic, et qui .armée allemande est encore une redoutable;_________________j__________[_________[____[ • ' machine de guerre.Tandis q i’cn 1940, I An j glcterre demeurait seule en Europe, presque .7N ¦ désarmée, ne pouvant compter (pie sur les j\l.1 ICWC Dit fitly nations du Commonwealth pour un sccour- n militaire immédiat .Mais il demeurait encore., , ., , , „ de la semaine dernerc.une note a ccttc epeque.de formidables inconnues — qu, .,, .SP.t i • • n .un: ie a 1 endroit de M.Pierre ont loue depuis, de façon decisive.Il v avait , .le, États-Unis.e.,1 y avail la Russie c, le1 " *• ],po„.Le par,arc des forces s'csl lait depuis.:'1» * 'f ' ‘ ' ° ¦ I ont quelque peu dépassé notre Suite rt In pnqr t — Jr,ui-Lb:irtes M ARVT.Y A VEC LE SOURIRE Deuil Le De-.¦ I )e\ I pas • I e phrase ce usait penser.La première comme suit: "Systématiquement I.et.pourrait on dire, de bonne foi.M.Pierre Dupuv sVst trompé, a été trompé, a trompé .Comme le mot systématiquement semble contredire le* mots rrr et il s’est fait à notre avantage.Aujourd'hui il n’y a gu re que l'Espagne et la T urquie.doni l'attitude laisse encore quelque doute.Leur neutralité favorise évidemment 1 Axe, mais cl!: ne saurait désormais rien cnipccher de ce qu: doit arriver.Même l'entrée en guerre des Turo du côté de I Allemagne — chose tout à fait improbable — ne pourrait que retarder la, victoire des Nations Unies.Quant nu petit père |, , , .Franco, le mieux pour lui serait de se taire ., n ' r .:-u po : : ne i.ii-.rr mie ceux- .oub hcr .Il ne reste aucun facteur qui puisse .oucr en faveur des Boches avec assez de force 1 , ,.’ ., , i t j-, , un .» ne doutons nullement de et de poids pour les sauver de la défaite — aucun, .si ce n’est le risque d'une division dans ‘ ' MO‘ an 'en In 1 le camp allié.A nous d'être assez intelligents et j! ' ' ’’ ,l" adroits pour éviter cet ecucil.bi nous savons .( , ' , tri rufic SYStriitalwecn, eut Car demeurer unis, la victoire est a nous.• r, r • , i; „ „ , i • j on.I n" pouvait ru '-trc autre- Pour finir, comparons la France trahie de 1940 a 1 Italie vaincue de septembre 19i3 .! Charles de Gaulle a pu dire: “La France a —- perdu une bataille, mais clic n'a pas perdu la' guerre!" Et les événements lui donnent à pré- PciHdCCC sent raison.Mais quel Italien pourra en dire ' autant?Nous doutons qu'il se dresse une armée! P d'Italiens libres (ou combattants) pour conti- m >::: nucr la guerre aux côtés des nazis Après des ?- : épreuves cruelles, dont clic n a d ailleurs pa encore vu la fin.la France a repris son ranq au et sein des Nation Unies.I.Empire français hrere -(à l'exception de l'Indochine, mais cela viendra!) et une magnifique armée et une flotte demeurée puissante malgré le sacrifice ci?Toulon, voilà cc que la France apporte à lu j cause alliée: en attendant l'élection d’un gou- i vernement constitutionnel par le peuple de France, le Comité de la Libération national est le gardien des intérêts sacrés de la Patr: L française, il organise la résistance sur le territoire métropolitain et collabore avec les A'.: partout où il le peut.La France, abattue cher elle comme la Belgique et la Hollande, et tan-; d'autres nations, n en sera pas moins parmi le vainqueurs de cette guerre.Tandis que pour j 1 Italie, tout semble bien perdu Nous ne pouvons que souhruvr au pr p •’ • ~ italien de retrouver son âme c: de repren?.:-?dans la famille humaine trop longterm L place que lui assiqne son génie Le peur ' ¦ qui nous devons le Dante et Leon erp.: • \ Garibaldi et d'Annunzio, ne do : pa' v -.re • ~ tflargç de la civilisation.Emilc-Charic' HAME1 t La presse de l'Afrique du Nord a parlé beaucoup au sujet d’une I)préheri*'on et de Ira ter ni té sincère .L'officier-conlcrcncler a du qur le» menés humaines de la R issir sovmtiquc excédaient de beaucoup relies de l’Allemagne naz e et que !a production russe de va t égaler la production américaine.Enfin, l'orateur de lare que to ; te -ire : d'une paix séparée entie la R i-* r rt l'Allemagne doit être écarte*.Apprenez à lire! La ('.CT.distribue, v».- le titrf \.D, Soutenu o (icritj'-îf üepcup et C'MHPO »rci on i rttf Oui "Vers la fin dit XVII siècle, le Latin, qui fut la langue officielle depuis l'époque de l Umpire Romain, fut remplace par le français qui devint alors, et fut depuis, reconnu comme langue internationale, excepte dans des cas si rares que.de ces exceptions, on peut bien dire qu elles confirment la règle."On pourrait produire ici d autres raisons a l'appui, air si I on accorde à l Anglais une dignité forte et sonore, il faut avouer que In souplesse, la subtilité, et In grâce sont bien les qualités de la langue française, De plus le.fiançais est devenu la langue de trait d'union entie les nations latines dune part et les nations germaniques, Scandinaves et slave: d une autre.Ces réflexions, ou plutôt ces constatations i sont inspirées par la récente dcchinùfon de AL— Churchill qui vient d'exposer "un projet trc: j soigneusement étudié de tangue internationale".Celle langue sciait i anglais.Il s agirait en I somme d'une sorte, de langue auxiliaire, comme l'était déjà le grec aux temps anciens, et plus nés de nous, au cours de.dix siècles, le latin, organe du monde savant.Puis, au cours du X Ville siècle, la langue internationale devint ie français, pour des raisons de précellence, c'est-à-dire comme le démontrait déjà Henri Esticnne.pour des raisons de supériorité.Os raisons n ont.a ce jour, perdu aucun?de.leur valeur.Même les partisans d'un langage artificiel, les espérantistcs les plus notoires, par ¦xemplc, ont convenu que les langues artificielles avaient peu de chances d’être universellement acceptées et que )e français, de par ses qualités, convenait à l'ensemble du monde C IVlilsé Quelles sont ces qualités?Langue de haute culture, clan?, élégante, dérivant du latin; langue internationale des gouvernement:, des diplomate-, des lettrés, des hommes de science, des intellec tuel i, des institutions internationales—et des gens bien élevés.Certes l'anglais occupe dans le monde de fort s positions, spécialement en Amérique et en Océanie.Il est parlé par environ 270.000.000 individus Mais le nombre n'a rien à voir en i affaire, car a ce compte le chinois est parlé par tout près de 500.000.000 d êtres.(Il s agit évidemment !a d une question de chiffres et non d une question d influence i.F.n outre et ces: est un aspect important du problème, il s agirait avant toute autre cho,e.pour le monde anglo-saxon, d adopter, avant de songer à l'universalité de la langue, le système métrique employé dans le monde entier, facultativement chez les peuples d* langue anglaise, obligatoirement parmi presque tou» les autres.Ce c Ciidca n d'anniversaire dit en gros —le sujet prêterait à des développement considérables — la solution •dp,,)e tiendrait dans l'idée'd'une alliance lin-qu.¦ tique, idée que l'on retrouve dans Anticipation'du grand écrivain anglais Wells.Les langues français*' et anglaises deviendraient l'idiome commun der Français des Anglais et des Américains du Nord.Le Français resterait la langue diplomatique celle par iaqueüe s’expriment le mieux les différences.>• nuance' les subtilité' les sentiments.— âme.l'Anglais davantage réservé au affaires •ro'iverai* son utilisation dans la reconstruction r,,.r,;r ,-f demain p' ainsi la tradition ef monde moderne marcheraient unis vers : avenir.i M.H EST! EN NE Page 2 LE JOUR Montréal, samedi 11 septembre 1943 D’ESTOC et de TAILLE,! CUec Ce "NOVEMBER-TAGE’ «sourvre 7e ANNÉE-NUMÉRO 1 Four nu* u rrr la rou te parcour lie ver» le «l»*â*ir» final de p ui.un an par le ir Reich, on a qu a lire Ira journaux hitlérien» #*! hi itlérop hile» du moi» • h '• eopteml ire «1» l'année dernière i: ” Lffnrl’’ publie a 1 .son, *nii» 1\ necipic «I le l’aul Rive», par la "F rot) j ft anda> laffel 1 , écrivait 1 e Ô eeple tu lire I0J2 au murin nt nii Uli la mol ori»i était «levai ut le* porte» de Stalingrad rt «Jau» la cité 1 l'arier • Ile- même : — 8utl« J« la premtirg pas» -i]e« Vieux”, nous avoue expliqué, ici même, âpre* élection* e semble i à Musso s'agite."I,i* effectif* nu* en action par le* Rue»e», I•norme quantité matériel engagé par eux et le* ouvrage* fortifié* défendant Bonne» gem, bonnes gcu /.! la?préducr à Muvw vrz le géant Victor ( ol icn I port :* 4* Québec, pour cause d'adultêre et d'abandon.Daté Montré*!, dauvi la province de Québec, ce lé!êm» j-.r d'août A_D.1043.Sarr, -i * ! MOSKOVITCH.Procureur de a réitérant» suite I, 4 23 rue Mayor Montré-U, Qu yeux pervenche bordés de jambon, sa filasse de Walkyric ménagère, tout cela n'était pai précisément un masque pour le carnaval de Nice.Ce couple avait deux enfants : le garçon, roux comme il se finit et malfaisant comme une hyène, la jeune fille aussi blonde que visiblement bête, tous deux faisant au Liée de la propagande pour nos amis "européem".Il ne faut pas rire de cette famille Gestapo.Si grossière que soit la farce, elle a porté.Suicez l'emploi du temps du père ; le matin, tours des calés de la \iilr.11 connaît peu à ;>ru les habitudes et les habitués de chacun d’eux.Il écoute, il bavarde.I n-suite, visite au marché où il achète aussi gros qu'il peut.Après un déjeuner copieux (où toujours un naïf est convié) rapport dicté — en allemand, bien entendu — sur les activités dans la ville.Ia?soir, les apéritifs, causeries.La mère, cependant, va de fournisseur en fournisseur.L’argent délie les langues et l'on sait tout, en province.Voilà de la bonne cinquième colonne ! Lue famille par ville suffit pour obtenir d'énorme» lésultat* tant au point de sue renseignements qu'au point de vue propagande.1-e piofeiucur »uuse ( alaine, de retour d’un voyage à Paris, publie dans le "Démocrate" ses observa-l.ons sur la capitale de France occupée depuis plus de trois ans; On dirait même parfois qu’une immense lassitude enveloppe 1rs êtres qui vont et viennent )a ou, autrefois, il y avait de la gailê et de la lumière, des regards clairs, de la couleur.Cette impression, on la ressent surtout dans les quartiers popul.ires oit la gêne est plus visible.“Ne vous étonner, pas de ces constatations, — nous disait un vieux médecin d’une importante usine, — la soirs-alimentation fait maintenant son oeuvre.Il m'arrive souvent de voir un pauvre diable chanceler et s'affaisser devant sa machine, dans la cour de l'usine ou dans la rue.Personne ne meurt de (aim, niais tout le monde s’étiole.Là 0Ï1 on employait un ouvrier, il en faut deux." » « « I andis que Doriol et le Parti social français accablent Laval de reproches et proclament ouvertement qu’ils prendront le pouvoir avec, ou sans l'assentiment du maréchal, quand ils voudront, certains services qui donnent le ton à la presse travaillent sans conviction à la collaboration dont tout le monde officiel parle, mais à laquelle |>er- sonne ne croit.La collalwration ne •ernble pas avoir conquis un {xmcc de terrain dejuns un an; au contraire, elle est en régression, sauf dans la presse et dans les déclarations gouvernementales.?* • Cependant, à côté de celte ques- tion île principe, il y a l'échec d« la relèsr.Cet éihec était-il attendu des milieux gouvernementaux qui connaissent pourtant ben In ^aï-laitons du pays qu'ils dirigent > C est douteux.Ll c'rst pour celt qu'il a été douloureusement ressenti.Malgré une propagande actise e< systématique, des offres allûhan* tes.une pression constante exercé# sur le monde patronal, le» engagement» volontaires |K>ur l'Allemagn* ont été si i*u nombreux qu'ils ont déroulé les prévisions officielles, ( et échfi a en outre prouvé la force de l'esprit de résistance du monde ouvrier aux mesures profitables au vainqueur.II 1 démontré A l’évidence que les travailleurs français de toutes les catégories n’étaient pas disjsosés à collaborer dan» le» conditions arrêtées par les porte* parole du chancelier et ceux du ministre des affaires étrangères.Le mécanicien, le cheminot, le tourneur, le technicien a préféré gagner moins, réduire ses dépenses, subir de nouvelles privation», plutôt que partir.Quant à l'industriel, à part quelque» rares exceptions, il n'a pas osé et pas voulu agir sur son personnel.l»e» sentiments de celui-ci lui étaient connus.C'rst à cause de cet état de choses que la président Laval a décrété la mobilisation industrielle qui fui |>cnnet-Ira — du moins en théorie — d’envoyer Han» le» centre» manufacturier* allemand», patron», maîtres, », 'cialistes, manoeuvres et machine» exigé» par le vainqueur.SIGMA Cette question est aujourd’hui posée partout au monde.Il n’y a pas besoin d’être expert pour y répondre.Il faut que ce soit un monde aussi paisible et aussi obligeant que la petite ville où vous habitez; un monde dans lequel les gens comme il faut peuvent élever leurs enfants convenablement.Il faut que ce soit un monde affairé où les usines et les fermes travaillent et où il y a du travail pour tous.Comment peut-on arriver à avoir un tel monde?I.c moyen le plu* sûr c’est d’y songer et d’en parler.Des discussions sur les porches des maisons de notre pays, par-dessus les clôtures, dans les églises, les écoles, les clubs, et aux repas—-voici comment les conditions d’UNE PAIX JUSTE ET DURABLE peuvent être formulées.Au cours de vos discussions, rappelez-vous que vos conditions de paix doivent être telles que les gens des autres pays puissent les accepter.Vos plans doivent comprendre une production soutenue et la consommation de cette production.Seule, une paix mondiale qui satisfait la conscience des hommes de bonne volonté peut être juste.Seule, une paix juste peut durer. f Page 6 ¦ La Tribune de Mentor LE JOUR J (if, i/r ic'-ilt 11 in tor '.i it Winter’* I Talon ft ft inf out Ho a no —Montréal, samedi 11 septembre 1943 Modernismeet Raison |U«- l'artiste soit réaliste et sache «'adresser à ¦ i ta fantaisie te porte à livrer de» me~age* habitante d'une autre planète que la tienne.à x siane »ou> iUt haute» ont permu qu i.lut aaorde ut/e toilette un?name danoive qui a prête Offenbach, qui, intU anl dans son for intérieur, reha»ov»kf.d» Pan|l«, d’Anreln, Otheim.M.Jean Beaudet.DIMANCHE :* aept.« en • «LA TRAVIATA" a»ee Bidif *aja«.Martini.Valentino, fttellman, OlhHm.feha-d'Anfe|n.M.Wilfrid Pelletier.Direction artUtUjne: M W pelletier Directeur de la »r*ne: M.D DeFrère FRIX 2TV* 2.M 3 Od 3 VI 3.73 Taae F .4* .V» do ,:o .73 Tiie P.25 .32 ,M «4 4d 92.95 $3 32 93.1» M «t 94.M BUlMt *e xenfe: au daJnt-Denia.PI 3171; Chef Afrharrhi'ilt.MA.«301 : Chet Llnd«aj «Oyeft» MA.7*01.Palace M.1 rancis Hckking a entrepris .le réfléchir sur le moyen pour les organisme» d’état d'utiliser les bonnes volontés et l’esprit d’entreprise.Il l’a tait avec l’extrême sérieux de la jeunesse, qui ne veut se permettre ni la nonchalance désabusée, ni lr> observations superficielles que l'on pardonne aux réputations établies.Il «* trouve que malgré son âge M.Hekking appuie ses démonstrations sur douze années d’expérience dans les administrations de l'I tat.Voici donc enfin un jeune fonctionnaire de talent et de coeur, qui n'a l'intention ni de quitter le service de l'Etat pour une carrière brillante dans une entreprise privée, ni de se laisser enterrer par la routine et fasciner par la retraite.Conscient des services qu’il peut rendre, et de l'incapacité du système actuel d'emplover ses compétences, il entend reviser la mécanique administrative.Il prouve ainsi son audace rt l'intérêt intelligent qu'il porte a son métier.Mais ses réflexions dépassent beaucoup le cadre qu'il serait fixé.Elles présentent une étude approfondi de la philosophie des commandements et de l'obéissance, une définition dynamique de la responsabilité, et îles règles qui rendront à l'autorité la possibilité d'étudier, de réfléchir, de juger, de diriger, de s'exercer enfin avec l’éloignement nécessaire et l'efficacité désirable: L'ancienne pyramide administrative n’admettait pas les personnalités.Toute idée, toute initiative, toute invention appartenait à d’administration "sans mention du nom île l'agent".La formalité de la signature laissait la responsabilité au seul directeur qui se trouvait ainsi comptable non seulement devient devant ses supérieurs, mais encore devant les services mêmes qui ava’ent en réalité accompli la besogne.Après tout "Il avait signé, il n’avait qu â lire".Or, si les reproches descendent la voie hiérarchique, pourquoi la reconnaissance officielle dépasserait-elle le bureau du fonctionnaire légalement responsable ?Pourquoi l'agent d'exécution se donnerait-il d'autres peines que relies qui, éprouvées puur la routine coutumière, se sont montrées sans risque ?Transmettre, se couvrir, faire approuver, classer, monter en grade à l'ancienneté, prendre sa letraite et, pour les plus actifs, écrire un roman , u une opérette, ainsi s'employait le temps de l'Etat, que M.Hekking cherche à servir.Tout travail est un combat.Le travail administratif présente donc un front de bataille et des états-majors à l'arrière.C'est autour des prcnv’ers, qui ont sa tendresse, que M.Hekking construit son système.La hiérarchie sera donc simplifiée à l'extrême : l’exécutant rt le directeur,-— L’exécutant sera jeune.11 aura lev connaissances techniques requises par son emploi particulier, il aura du caractère.On lui laissera l'initiative, on lui fournira les munitions nécessaires à la lutte qu’on lui demande d’entreprendre.Charge par son directeur d’une mission limitée, il aura pour cette émission autorité de coordination sur les exécutants, ses collègues intéressés moins directement par le problème particulier.Il signera lui-même les lettres et contrats afférant à son dossier, fl ne sera plus un rouage anonyme, son nom au contraire sera mentionné sur le papier de son ministère.Ainsi le public sera en contact avec l'Ivomme responsable et non.pour toute commande de boulons pour cuisine roulante, avec l'Etat tout entier.Ainsi pour chaque affaire notre jeune fonctionnaire aura devant son directeur général, devant même son ministre, la gloire ou la honte de la réussite ou de IVchec.Il aura l'initiative et la responsabilité.la: directeur au/a l'autorité.A lui dé limiter l’affaire aux compétences de l'exécutant.A lui d'estimer son subordonné et de lui confier une tâche à sa mesure.A lui enfin de voir avec sr< collègues directeurs intéressés par l'affaire â un moindre degré, que les requirements de leur service soient nettement indiqués à l'exécutant responsable.Jg’s directeurs s'obligeront à refuser les responsabilités qui ne seraient pas les leurs.Conseillers expérimentés de leurs jeunes subordonnés, ils pren- le ne pas donner d'instructions l’exécution, et surtout ils résiste- I dront bien garde pour les détails de ront à la vanité de signer rt dr couvrir besogne qu'ils n’auraient pas exécutée.Voilà donc notre administration en deux palier».C elui de l'autorité, et des idées générales.I^s affaires s’v inventent, s y précisent, s inscrivent rn ordre et rn instructions.Le projet v c»t muni des moyens de réalisation; accord des finances, approbation du contentieux, indications des antics département' que le directeur principal intéri>sé obtient, sans formalités rt par contacts directs avec ses collègues directeurs.11 est alors transmis à l'exécutant qui le réalise.A lui les moyens d’action, à lui la responsabilité.Mais certains individus doués pour la recherche ne le sont pas pour l’action.M.Hekking les veut couverts d'honneur, mais sans une autorité dont ils ne sauraient que fail c.Muni des moyens nécrssiires à leuis travaux ils seront les consultants techniques auxquels directeur» et exécutants .s'adresseront sans formalité» par téléphoné o.u par contact personnel.Quand aux éléments du haut personnel de l'ancienne administration, qu'une routine trop ancienne ou une sclérose de l'imagination irn-draient inaptes aux exigences du nouveau système, M.Hekking ne Irur veut d'autre mal que de 1rs grouper en un "conseil de critiques", conseil d'en liant, comité majestueux, bavard, bruyant et inoffensif, à l’occasion utile.Le petit personnel à .son tour trouvera »rs avantages dans la méthode nouvelle.Une “réserve générale" lui fournira les moyens de se perfectionner rt de »r spécialiser.Là encore les personnalités seront étudiées, les ontnets ne m* feront plus par dossiers cartonnés.Puisque, après tout, une administration emploie presque exclusivement du matériel humain, elle gagnerait à faire appel aux qualités humaines.Telles sont, très vaguement rtquissces, 1rs grandes lignes de la réfoi me proposée par M.Hekking dans un livre que le lecteur intelligent voudra lire.Il y trouvera matière à réflexions constructives et à discussions fructueuses.Ixr style r*>t d’un scientifique, précis rt concis, (/¦s comparaisons familières ou empruntées au contraire au langage de la physique et de la chimie sont toujours pertinents et lumineuses.Les exemples, presque tous personnels, illustrent sans pitié Jes vices trop connus des anciennes méthodes.L'auteur, s’il se permet souvent d'etre spirituel, s'interdit toute ironie facilr rt cruelle.Son livre est d'un constructeur.!» A \V Tl ce telle chronique, la soixantequittaime d’une série ininterrompue, se termine noire collaboration régulière au "JOUR".C'est avec beaucoup de regrets que nous disons au revoir aux fidèles lecteurs de >e journal dont nous avons reçu des témoignages de sympathie et des encouragements qui compteront parmi nos rares joies de l'exil.Qu'il nous soit permis d’exprimer in la reconnaissante profonde dim Français qui huma clans "Le JOUR", rn terre île culture français moyeu dr s’exprimer dans 'a langue 11 ai < e Sir THOMAS BEECHAM AU FORUM, LE 10 Montréal devient a»*urément tu> l pr,r^ vilio bien vue de* (franc* nuislclsna con,, et chef* d'orchestie, |,e retour de Sir Thomas Heeohn.ni dan* notre ville en est une prauv* éclatante.It dirigera vendiedl aolr, le 10 #ej>-tenihre.au Forum, le pi envier c m cert populaire offeit su public pai la Société de* Featival» de Mont-i cal.Le piogramm# du concert de ven opéi a*.île» i.i r , if* at '» a.vmphonl | i ** que tou* .nsi une j dredl *« cnmpoae convoie suit 1 -Ouverture, I«es Joyeuse* Commère* de Windsor (Mlmlal), : Symphonie No 2, en té majeur ( Brahms).Intermission 3 I*>* l'réltidr* tLilait), S-I-e Dernier Sommeil de la Vierge (MaMcnet).ft-Marche.Sigurd Jnutsalfn iGrleg).Comme on |* volt ce programme sauta plaire à tou* le* iiuMophlIe*.qui envahissaient le rond-point du mont Royal aux concerta d'été c’e la Société des Festival* de Mont niai.Le fait que sir Thomas Reecham ic sent* tout à fait chez lui dans in métropole démontre que le* efforts de la Société de* Festival* ne »ont [ws vain».1a population s'evellle au goût de la musique.Madame David a mla toute son énergie au service d,, ta musique et les concerts populalies offeit* par la Société des Festival* d* Montréal sont un dlgn» couronnement d* son oeuvre.I-e programme de la Société pour l'automne et l'hiver prochains corn- li Sir Thomas RFI.( RAM le la population pourra entendra Ce* ronrerts seront toujours à pria populaire* et seiont t'onnéi au Forum.Bidu Sayao fut lancée par le grand Toscanini célèbre chanteuse brésilienne bien le français et l'eapagnol #t La c Hldu Hayao que nous entendons an Halnt-Denl* d'abord dan* "I*s itar-bter de Hévllle" puis dans "La Tra-vlata" les 23 et 20 septembre las-pactlvrment (en soirée) n été lancée par le roi de* chefa d’orchc»tre Toscanini.C'est en avril 1030 que Toscanini la présentait avac la Philharmonique de New-Yqrk.L'année suivante «Ile étult engagée nu Metropolitan et depuis son sucrés n'a fait que.grandir.Mes rftlrs principaux sont Manon, "Mlml de la "Bohême"; "Roalne" du "Herbier do Hévllle"."Violetta" de "La Travlata"; |"/,ei llna" de "Don .1 uan" "Norlna" de "Don Pasqunle"; "Suzanne" du Mariage de Figaro" et "Juliette." de "Roméo et.Juliette”.Toute petite, délicate, élancée, fort Jolis, yeux noirs et chsvsux bruns Bidu Hayao eat d'un chic irréprochable tant a la ville qu'à lu scène.En nuire du portugais sa langue maternelle elle parle fort son angels est déjà très amélioré, Bidu Hayao est née à Huent» Alrr*.Toute petite aile avait |a passion du thé&tm rt un oncle médecin qui aimait le* arts guida sra premiers pu*.Idle fut d'abord uns diseuse.Kite apprit d'abord le piano puis le chant l lniéresss.Elàvs de Madame Theodnilnl les progrès fuient si rapides qu'elle sa rendit à Poils poursuivie ses études sous la direction du maître Jean d# Reske Ce drrnlr l'invita surtout aux lois de l'Inlsrprétatlon.Rldu Hayao débuta en concert à Rio, F.llr retourna en Kuropu et ehanta au Théâtre Royal da Rome, à la Heala et à Tmln et enfin à l'Opéra da Parla puis nu théâtre Colon ds Rucnos Aire».ICI 1st vient n New York plutôt en touriste rival* Toscanini qui se souvenait de l'avoir entendue à la Heala lui signa un engagement.On «ait le »e»te.Princess “To-Night We Raid Calais” I-oreque les bombardiers traversent la Mancha et i« dirigent veis la côte française pour y attaquer un objectif spécifié à l'avance, on peut être awiuré qu'un patriote français participe à es raid, non pas en prenant plaça dans l'avion hommes lf i mai* en fournissant aux de la RAF ou de la R.C.A.F.I«s ! Indications qui leur sont nécesial- liorrlc complete qui, nee au (.anaila au gente fran- perpétuer par les traditions de re« "To Night We Raid Calais", un film du 20th Century-Fox qui *er.i ft laffclhe du théâtre Prlnreix a partir de vendredi prochain, nous présente su sujet de ce* raid* aérien* d«* révélation* sensationnelles !,r* vedette* sont AnnabelW et John Hutton, L'Intrigue *e déroule particulièrement pn Franca occu- (ivs.v a rte l'd n girt erre.,7ux ¦ Etats-Unis- où une- hospitalité généreuse nous offre 1rs memes privileges, nom continuons ers chroniques.F A IV le rcqnttr amir r ment /,• départ de notre ami et confrère Pmv.Des rireornlniit es indépendantes de ma volonté et de la sienne nom forcent à interrompre les i /ironiques de ce collaborateur dont te H'* ,, , , ,, .L-i i I/t seron t film à l aflcha du l'rln- tulent et I esprit ont rehausse la tenue de notre 1 „„„ .QuU, P|ea*« Murder" journal rt fait les délires de nos lecteur!.|Bvec George Sanders et Gall P* .l'etperr que 1‘absence de Pau au "JOUR'' «zitrlek Tous deux sont de* sxs^s*lns sera pas définitive.Mais il m'en coûte beaucoup de pour le moins originaux.Richard voir partir, ne ficl-ce que pour un temps, ce rama-1 banning personnifie un détect ve rade vivant rt sympathique, cet ardent patriote français, qui a emploie chaque heure ,/,- son long exil a défendre la cause des S'alions-I'nirs il dr sa patrie.J.Ch.If.LoewJ* “The Constant Nymph” Lorsque tous les élément» stlsl-gnent la perfection, que le scénario, la direction rt le Jeu des artlate* bénéficient d'un irlpl» verni, la résultat n* peut être qu'exceptionnel rn fait de dlvertlasement.Ceat exactement ce qua nous promet "The Constant Nymph", qui aura vendredi se première nvontrèelsl*# au fView’s La distribution eat brillante rt comprend Charles Royer, Joan Fontaine e* Ale i* hmMh dans |e* rôles de prcrnPr pion.L’éloge de Royer n'est plus à faire; con J'u superbe d> "Algiers", "Mayerllng' et "Hold Hack Th* Dawn" sont des examples classique* de son savoir faire.Jjr second film »u programme est "Henry Aldilch Hw.ok* II", aveo Jlrnmy Lydon el Charles Hrnlth.C'est une gale comédie musIc/vU Jouée par de-, Jeunes acteur» artrlee* pleins de vie.calr* l/ynrve Rnbert* un blbllothé- Pour l’opéra au St-Denis i— r; K “Cra»h Dive” en 2e semaine "Crash Dive" mettant en vedette i Tyrone Power et Anne Baxter, a obtenu la faveur des cinéphiles du- I rant m première semaine de pro- ; jection au cinéma Palace.C'e*t j justice, et ce grand film en cou- j leur* demeurera a l'affiche durant I une seconde semaine a compter de vendredi prochain.Depuis la minute où les premières scènes apparaissent sur l'écran jusqu aux toutes dernières 'Crash Dlve" procure au spectateur de saines et grandes émotions inspirées par le courage, la force appliquée a- service du ST-DENIS SAMLUI I* ténor JOHN Gt'RNLV qu'on entendra dans "Aida", “Lohengrin" I* s 21 et 22 septembre en soirée au .St-Deniv droit."Crash Dive" est p'.u* qu’un film de fiction, c'*s* aussi un grand commentaire sur la vie de* marin» dans un grand sous-marin moderne :e,& Lo prftfcrMftinte double ’(0j çn temps ;ruerr*.1 Mal* de* L« F.ru’rnant de marine Tyrone artiste d» Power joue ici un rô> «xecp’lonnel \jc mère c qui :o grandit encore, dans 1 estime homme de dr (eup!e bulgare est entraîné par *es roi» allemand?e i r‘: •- 'i::’ - naturelles.I.es traduction» russe» d auteurs sj fervent, quasi mystique qu’au 1 sera l’intrus do notre sol.A travels frança.», an riais et allemands y étaient largement paya breton .'otre enthousiasme et votre impa- représenlé;.Sur les murs on voyait les portraits: écri- Et comme nous sommes “pays'1 tience de partir, je aenteis toute i j» r -, , rous avons ourle dc cett'* Breta- I ardente jeunesse bretonne — du va n», savants, musiciens, peintres, hommes d Etal, r'ous a; ,Mr c L " Jt'*j f-1 le» forces de la servitude na/ie, les ves politiciens sans scrupule*.lorce» d’aucun asservissement ne En 1913 (il y a trente an- exactement!) Ferdi-! obtiendront, f arte que I f.urope nand, roi de Bulgarie attaqua se» prr^sres alliés bal-ri a plus confiance dan*, feux qui kanique.*., rnai» son armée fut très vite écra éc dans i ont une fois dupée.FJarce que unt Iuttr inégale contre se* alliés d'hier (Serbie, vous faites le jeu de la propagande Grèce), son ennemi d'hier ( I urquie) el son voisin allemande, en agissant comme elle "n
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