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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 23 octobre 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1943-10-23, Collections de BAnQ.

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7ième ANNÉE No 7 5 CENTS im LEJOU INDEPENDANT POLITIQUE, LITTERAIRE ET ARTISTIQUE [Directeur-Fondateur: Jean-Charles Harvey LA TOUR DE BABEL l'rffr ff| Deux Canadien* «l'origine polonaise «-c trouvaient «l«v passage fit Pologne «juelrjius années avant la guerre.Comme il* «sc .: .j-.i_ niv «i »« »v (• t 'tuna h »; \ ur-w.Tt, il icür*"ijrit“faïua*p*r"Tic Administration et rédaction, 180 est, rue Sainte-Catherine (suite II), Montréal Case postale 20, Station “N” — Tel, ‘PLatcau 8171 POURSUIVONS NOTRE AVANTAGE ! 23 octobre 1943 \ussi longtemps (fttc les choses iront systémiitit/aomcnt nuit, je continuerai systématiquement à (lire (/u'ellcs nn vont pas hi en — Henri KOCH K FORT RêtlacltMir on chef: Emile-Charles Hamel Après des périodes d'épreuves et de doute, nous avons aujourd’hui la certitude de la victoire.Nos armes partout sont victorieuses et c’est au tour de l'ennemi de retraiter, de connaître l'amertume de la défaite, de voir ses lier à pile ou face en laissant tomber des pièces de monnaie fur le trottoir.Chaque foi* qu’une pièce tombait et roulait trop loin, nos gai* luron» couraient après et mettaient le pied dessus.Ils ne s'amusèrent pas longtemps à ce jeu innocent.Un grave gendarme les aborda, leur abattit sur les épaules ses lourdes : nains et leur dit: “An nom de la loi, je vous arrête.” Au comble 4 /«»«* «'« part au sein du llloe ., souscrivant à combat.Il nous faut poursuivre notre avantage, l'exploiter à fond.C est ce que nous ferons en l'Emprunt de la Vjdcfire.Et, en même temps que nous contribuerons A vaincre I ennemi, nous ferons beaucoup pour assurer notre après-guerre à chacun de nous.Chacun sc félicitera, la paix revenue, d'avoir su économiser alors qu'il bénéficiait de la prospérité entraînée par une production de querre intensive.Cet argent que nous aurons mis de côté, il nous sera précieux dans la période de réadaptation qui suivra cette conflagration universelle.Et quel meilleur placement pouvons notls désirer que ces Obligations de la Victoire?C'est notre Patrie, c'est le Canada aux ressources incalculables, qui promet de nous rembourser et qui nous offre un fort intérêt sur cct argent qui doit servir A notre salut A tous.Notre réponse à l'appel de notre Pays peut faire de doute.LE JOUR ne LE FRONT CIVIL II L'importance croissante du front civil provient de la part de plus en plus capitale que l'équipement joue dans la guerre moderne.Voici un exemple.de l'extension d'équipement.En 1914 une division d'infanterie française était pourvue de 36 canons, et c'était tout; elle n'avait ni mitrailleuses légères, ni chars d’assaut, ni aéroplanes.En 1929 la même division était accompagnée de 144 canons, 377 mitrailleuses légères.20 chars d'assaut et 30 aéroplanes.On demandera pourquoi l'administration militaire n'accumule pas, en temps de paix, tout le matériel nécessaire pour une future guerre, de façon à réduire l'importance du front civil pendant les hostilités.Il y a deux raisons à cela: D’abord le matériel militaire subit peu d'usure en temps de paix; il ne pourrait donc pas être modernisé progressivement, et parallèlement aux inventions nouvelles.Puis l’emmagasinage, la surveillance et l'entretien, d'un matériel aussi gigantesque seraient infiniment coûteux.Les nations sc contentent donc d'avoir en réserve un matériel suffisant pour les premières opérations militaires, en attendant que la production nationale soit réorganisée sur le pied de guerre.Dans cet ordre d’idées il est intéressant de constater l'accroissement de production militaire qui eut lieu en Allemagne pendant la durée de la Grande Guerre.En 1913 les fonderies allemandes coulaient 15 canons par mois; en 1914 elles en coulaient 100; en 1915, 480; en 1916.1,500; en 1917.2,000.Et voici les chiffres pour les mitrailleuses: En 1913 l'Allemagne en produisait 200 par mois; en 1914 elle en produisit 800, et en 1917 le chiffre monta A 14,400.Et les avions! Au début de la présente guerre on calculait que pour maintenir au front 2,000 avions de toutes sortes il fallait en fabriquer 15,000 par an.Or.pendant les huit derniers mois, les pertes alliées, en avions de bombardement seulement, s’élevèrent à plus de 2,000 appareils.Puisque le fron\ civil devient de plus en plus important relativement au front militaire, comment l'armée peut-elle conserver ses effectifs d'autrefois?Car les deux fronts tirent leur matériel humain de la même source, et cette source est limitée par le chiffre de la population.Il semble donc qu'il ait fallu tirer du front de bataille un certain nombre de soldats pour les mettre aux manufactures.Or les armées de 1943, loin d'avoir diminué, sont plus nombreuses que celles de 1918.Comment expliquer ce mystère?L’état-major allemand avait résolu le problème.Avant d’enpager la lutte avec l'Angleterre et la France, ^Allemagne a mis la main sur l'Europe; l'Europe est ainsi devenue sa manufacture d'équipement, son front civil, et elle a pu envoyer au front militaire (otite la population valide.Quant à l'Angleterre et A la France, elles devaient fournir d’hommes A leur front militaire et elles comptaient sur les Etats-Unis pour un complément de munitions.Lorsque la France passa sous le joug de l'Allemagne et devint, malgré elle, partie du front civil ennemi, les Etats-Unis redoublèrent leurs efforts pour sauver l’Angleterre, jusqu'au jour où le Japon les fit sortir de la neutralité.Alors les Etats-Unis, obligés de constituer aussi un front militaire, renforcèrent leur front civil par 1 enrôlement des femmes.Aujourd hui toutes les nations belligerent es ont dû faire appel A la main-d oeuvre féminine pour supplémenter le front civil sans dégarnir le front militaire.Voi là où nous en sommes.On calcule qu’il faut cinq ouvriers dans les manufactures pour équiper et pourvoir de munitions un soldat.Cela comprend les armes de toutes sortes, chars d assaut, avions, navires de guerre; cela prend aussi les bateaux marchands, car il n suffit pas de fabriquer l'équipement, il faut I transporter A travers les mers.Notre tâche e.s Kl ce samedi soir lû octobre, exactement, le Dr l'hilippo Hamel déclarait à la radio que MM.René Clialoull et Paul Gouiii, ainsi que lui-même, avaient décidé de s'alxMenir de tout» aetivile au sein du Bloc Populaire Canadien.Sans doute avait-il I intention de dire autre chose encore, mais, selon ses propres paroles, il a eon*eiili à modifier son texte “«i la tonte dernière minute, aslant aux demandes pressantes d'un urnnd nombre d'amis naturellement soucieux tie régler l'imbroglio actuel".Mai» M.Goiiin *'r*l empressé d'ajouter, mi lendemain de en discours, qu il ne fallait pas entendre, par les paroles de son umi le Dr Hamel, que eet ami, et leur ami commun Me René Clialoull, et liii-meiue eussent la moindre intention de quitter le llloe, )lai« non! ils demeurent dans le sein du parti, tout en étant bien «iéeiib-s à faire tout en «jii’ils pourront pour cm .bêler ee pauvre M.Raymond.C’est tellement plus élégant! On iloMert tellement mieux une eaii*e ipiaml on s’en désolidarise sait* l’abandonner .Lu journal avait annoncé, lundi, que M.Paul Gouin niait catégoriquement la declaration de ee.bon docteur.Avec ce* incurables dissidents, chez qui le mal est *i profond qu’ils trouvent moyen d'introduire la dissidence dans la dissidence elle-même, cela u aurait rien eu de particuliérement étonnant, que la bisbille régnât déjà parmi les collègue* en mécontentement perpétuel.Mais il semble que ee ne soit pus pour tout de suite.Rien n’assure cependant qu’on n’a«sistera pas prochainement à la rupture, avec fracas, d une belle amitié qui n'a pas «lû toujour* aller sans orage.Il » y a que les partis à membre unique, comme celui de eel excellent M.Lignori Laeoitlbc, pour ne pas connaître de ces dissentions! Après les démêlées Coiiin-DiipliVsis, après lu formation de I Union Nationale et la defection de l’Action Libérale Nulionule, après la brouille Dupli-ssis-Hamel et la gracieuse volte-face do Me Relie Clialoull, à «pmi ne pas s’allemlre?!,»• Bine Pop semble devoir rééditer l’aventure «b- l'Union Nationale, la victoire électorale en moins, probablement.C«-et le sort éternel promis à tous nos partis nationaliste*, m« de la reunion de divers mécontentement*, plutôt que d’êlro issu» du groupement de toute* les volontés constructives et créatrice:».Il y a toujours eu, daim le programme de tous «es partis, un element négatif «pii Je* vouaient à l'échec.Seule*, «les circonstance* exceptionnelle* qui aveuglent l’électorat et troublent son jugement, peuvent leur permettre d’éphémère* «"'' ' m ÜU Ifli s ïi£M:, MS ¦ >' ‘4 Z»-*- ' V Ç«vî>' '.Montréal, samedi 23 octobre 1943 LE JOUR Pa^c 2 ÉdgMfefi&fè ' Ce//c annonce est une gracieuseté des maisons suivantes: il in R ¦ Th "*¦ COn,,nerCial AICi,°01 C°- Umiteii SWitHk Canatlian Parachute U»lt«l The Roh->rt MMell r! .•* H Hydra“liC C°’ Limited Wolfe SlevedoreS Limited Robert Mitchell Co.Limited Guy Tombs Limited Fairchild Aircraft Limited Montreal Locomotive Works Limited Sun Life Assurance Company of Canada devoir patriotique.Quel placement plu» sur pourrions-nous rêver?Cet argent que nou» prêtons, il nous sera rendu, avec intérêt.Prêtons donc, généreusement, afin de hâter la victoire et d’empêcher que se multiplient longtemps encore ces tristes croix de bois.Quel nom portera la prochaine?Peut-être le nom d’un être qui nous est cher.Notre argent le sauverait peut-être.Prêtons donc sans compter, jusqu’à la limite de nos moyens Ainsi, nous nous serons acquîtes d un devoir sacre envers notre Patrie et envers nos combattants.La guerre nous impose à tous notre part de sacrifices; mais, avant de songer à nous plaindre de notre sort, songeons à ceux qui ont consenti le suprême sacrifice; songeons à ceux dont les yeux se sont fermés à jamais afin que nous puissions revoir l’aurore de la victoire et de la paix.Ceux-la dont une humble croix de bois marque la tombe ont payé de leur sang, de leur vie.A nous, on ne demande qu’un peu d’argent.Et encore, en souscrivant à l’Emprunt de la Victoire faisons-nous une bonne affaire en même temps que nous accomplissons notre wm til?; I wm Wmm irtAH: ( ce pest fas amosamf PE fA/££ PE S EMPLETTES.ÛV A/£ TEO/l/E Fit/S £/£//' / COMMENT SmZ-l'OVS S/ UCOS AMES ON 0M CALA/MS ?,- oo/, a sa or SE PASS eg os Beaucoup PS eposes Bohlen d'Allemagne, ce ironie.Aussi antisovict -IV MA/S APPSS LA 1/ Gosses, AM/ACO/K/j / JA/ COMMENCE SM */ ' SE JE UA/S CESPAZ/VEMEMP ACPETEP 7V0T es / QUE JS POUSSA/ AP l Emc/M/N SAfESOZ/r f FAC/iEMSJ/r./ SM OBl/GAT/CWS PE IA I J/CPO/PS/ QUA/ZP CW //£ I 7Z0UUE P/E O À ACFSPSF, .CS M'ssr PAS PVP i ps sa/PS psr/ss^ I JO% PS SS/V/SSPSPS / Pts pay s _________La mm ifjptlll $flff Montréal, samedi 23 octobre 1943 LE JOUR Page 3 QUELQUES PROPOS SUR L’ACTUALITÉ par André Bowman La conférence tant attendue des grandes Puissances vient enfin de commencer à Moscou.C est à proprement parler une conférence de déblaiement, qui doit paver le chemin à l'entrevue des chefs d'Etats et aussi au chemin qui fnènera à l'après-guerre.Par sa nature même, te conclave influera sur les opérations présentes on peut même dire qu elle a déjà influé sur Celles-ci — sur la politique internationale qui prendra une orientation libérale ou réactionnaire suivant les résultats atteints.D'où l'importance primordiale de ces conversations.Selon te qui en soriira il y aura ou il n’y aura pas fl’entrevue entre Roosevelt.Staline et Churchill.| Actuellement, on ne peut faire que des conjectures basées sur le caractère des hommes qui participent aux pourparlers de Moscou., Le problème est vaste, très vaste, plus com- - -gpbqüé qittl n'.-»pp.T.-»tt- Jl.promièr» V!ip, 11 y a line foule de questions militaires à discuter et un nombre non moins grand de problèmes politiques brûlants.La scène s’ouvre sur une reprise de l'offensive Victorieuse russe, offensive d’une ampleur tout à fait remarquable.Elle s'ouvre aussi sur des luccès alliés importants.Les deux camps ne manqueront donc pas d’arguments dans leurs plaidoyers pro domo.c ” La grande actualité, en dehors bien entendu, de la conférence de Moscou, est le soulèvement Balkanique déclenché par les partisans de Josip ." ïBrozovitch, à l'heure où la situation est très jrave dans la péninsule, par suite des victoires " pusses d’ur.e part et de la menace d'invasion alliée de l’autre.Ce soulèvemenl a pris un tel caractère que les autorités de Londres et de ¦•‘$|Vas!iington n’héritent plus à aider les Parti-fans et à le:; armer afin que la Russie n'ait pas monopole absolue de l’aide aux Puissances lalkaniques.Toujours de prime importance est la campagne d'Italie qui a:pire lentement des forces :'illcr.'.enc!e.'i toujours plus nombreuses.Enfin, pour un avenir rapproché, le champ d'action dans la péninsule ibérique.On signale des rassemblements importants de divisions •paeies du côté de la frontière des Pyrénées, pour parer à un coup éventuel des Alliés dans cette direction.Æ Ainsi donc ce phénomène de déploiement des forces allemandes peut être intégré dans la .gomme des opérations militaires actuelles.Très certainement les Etats - Majors doivent tenir Compte du caractère autonome des fronts futurs et considérer les victoires diplomatiques et politiques de ce genre comme autant d’engagements victorieux d’avant-garde.Tous les chemins mènent à Moscou.1 Si tous les chemins mènent, ou plutôt mêlaient, à Rome, on peut dire qu’au cours de ces dernières années, toutes les routes mènent à Moscou.Les Allemands sont allés à Moscou jB^gocier avec les Russes après que les Puissances occidentales eussent raté leur alliance avec Sfe> ine.Les Finlandais on cherché leur chemin de Damas après la défaite de 1940 et l’ont trouvé sur la route de Kremlin.Après Casablanca, après Québec, les Alliés ne pouvaient se dispenser d’aller eux aussi vers la "Ville Blanche".Il n’est que regrettable que des influences occultes aient si longtemps retardé ce voyage, dans l'espérance d'en faire un Canossa pu plus simplement de le faire avorter.Les chancelleries qui on le sait sont toujours les derniers piliers de la réaction, ont longtemps 'hésité.Elles auraient voulu voir Staline assister, à titre d’invité, à des conversations internationales.Le dictateur russe est resté sur ses positions.Les controverses de presse n'ont pas amélioré la situation.Et un moment est venu où il a fallu faire face aux réalités; où il a fallu tenter de réaliser une entente véritable entre les principales Puissances, ne serait-ce que pour résoudre certains problèmes d'ordre militaire.Il se fait, qu' en raison des circonstances, il y aura plus que des questions militaires à examiner, celles-ci étant fonction de certaines questions pûrement politiques.Telles sont les raisons primordiales qui ont valu les pourparlers actuellement en cours.Il est assez intéressant d'examiner le caractère et surtout la carrière des acteurs du drame — le mot n’est pas trop fort — qui se déroule actuellement dans la capitale de toutes les Russies.thies communistes, ni même russes, n’a pu s empêcher de faire quelques commentaires étonnés sur ces nominations.Le rôle de "jeune premier" est rempli par James Clement Dunn, membre par alliance de la tribu des Armour (conserves de Chicago).Jimmy, comme on l’appelle, est connu pour son élégance vestimentaire, ses parties fines, ses succès ., .mondains (à défaut d’autres .).son enthousiasme pour Franco, pour Mussolini, pour Pétain et son régime, pour Peyrouton.Sa carrière le classe comme un adversaire décidé des Soviets.Je ne sais si c'est simple inadvertance, ou de propos délibéré, que l'expert’ en affaires russes sc trouve être Charles E.Bohlcn qui.malgré sa naissance américaine reste le Junker prussien dans toute sa beauté.Bohlen est appa-renté aux Krupp von qui ne manque pas d que son partenaire plus haut nommé.Bohlen se déclare en faveur des Russes comme Russes (comprendra qui pourra) mais ne changera probablement pas de mentalité en se mirant djns les eaux de la Moskva.Bohlen a un assistant.Toujours comme par hasard c'est un nommé G.Frederic Reinhardt, le "lady killer" des salons de Vienne et des trois semble être celui qui déteste le plus cordialement les Soviets.Comme trio, c'est prometteur.On ne peut que regretter de ne pas voir Stettinius figurer sur la liste.Stett au moins est un homme sensé, un réaliste, qui ne laisse pas diriger par ses préjugés mondains ou politiques.Mais Stett est resté au State Dpt.Est-ce voulu?Enfin pour corser le tout, un Irlandais, C.W.Cannon tiendra le rôle d'expert balkanique.Comme il ne connaît rien, ou presque, à la Yougoslavie, dont l'importance est devenue très considérable au cours de ces jours derniers, il était tout à fait qualifié pour être au programme.Pauvre Cordell Hull .armées rouges envahir la péninsule, si elles brisent le front allemand de Russie.Non moins visiblement, les Allemands seraient prêts a évacuer les régions illyriennes plutôt que de voir les Nations-Unies les prendre à revers.1! n'est pas impossible que Berlin ait offert un protectorat balkanique aux hommes d'Ankara, en échange d une neutralité bienveillante.Le dernier mot restera aux insurgés: ceux de Tito ou ceux de Mikhailovitch.A condition toutefois que lesdits insurgés reçoivent nécessaire de la part des Allié-mettre d’accord à Moscou sur < Quant à I Espagne, elle est en ferment Les dissentions intérieures sont telles qu se demande si Franco restera longtemps e au pouvoir.Dans certains milieux bien informés, < donne encore pour six mois d’cxistoncc pol Ce sera encore six mois de trop .Quand mm vtii à TOIttiNTO l)i’%i i-ndez à H TEL ST.RESIS S3!.Ht L.Sltl ItllOlKNK K v im fn fai» In r«K|lM au Sarr»- La délégation anglaise Elle est dirigée par Antony Eden.Nul doute que sa mission a Moscou consiste en partie i adoucir les angles entre délégués russes et américains.Il est probable que le ministre Anglais des Affaires étrangères a devant lui la plus important emission de toute sa carrière.Il lui sera possible de donner toute sa mesure ; Capable, personne n en doute.Habile, tout le monde le sait.Le sera-t-il suffisamment pour faire accepter une solution commune aux trois parties?Ça, c'est une autre histoire.Quelques ombres au tableau, du côté anglais.On revoit Strang, qui avait assisté à la conférence franco-anglo-russe de 1939.Mais étant donné que le Foreign Office se rend compte de l'importance qu’attache Moscou au succès de la conférence, il est probable que la délégation anglaise fera tout en son pouvoir pour arriver à une solution.Du côté russe, rien à signaler: Molotoff représente Staline et Staline seul.Du point de vue soviétique, c’est un avantage.Five blind mice.De retour d’une longue visite aux différents fronts de combats cinq sénateurs américains ont émis leurs opinions.C'était leur droit.Encore auraient-ils pu en user avec discrétion.Mais pour des raisons faciles à deviner, ils n'ont pa^ montré le tact auquel on aurait pu s'attendre de la part d'illustres législateurs d'une auguste assemblée.Leurs histoires ne concordent pas toujours, loin de là.Elles ont été cependant assez déplacées pour avoir provoqué une réponse assez dure de Churchill.Le sénateur Lodge, entre autres, a froidement déclaré que la cession de bases sibériennes aux Etats-Unis économiserait un million de vies humaines dans les opérations futures.Lodge prétend que McArthur est du même avis, mais le sénateur Brewster déclare que McArthur n’a rien dit.Ce qui est remarquable c est qu’un homme politique du calibre de Lodge ne se soit pas rendu compte qu'après une déclaration aussi vague, il lançait en circulation l’idée dangereuse qu i 1 n’y aurait qu'à posséder des bases en bibérie pour battre le Japon en cinq sec.Il ne s’est pas rendu compte non plus qu’il contribuait à élargir le fossé entre les Alliés.Pourquoi voudrait-il que la Russie, jusqu'au cou dans la guerre contre l’Allemagne se déclarât contre le Japon alors que les Etats-Unis n’ont jamais déclaré la guerre à la Finlande?Les problèmes devant Nos petits princes Chouisky la conférence Après bien des hésitations, Cordell Hull, vénérable secrétaire d Etat, portant avec quelque peine ses 72 ans passés, s est décidé à se rendre en personne à Moscou.On a voulu faire croire que les hésitations du gentleman du Tennessee étaient dues à son horreur de voyager en avion, ce qui est une bien pauvre excuse.Cordell Hull ne voulait pas se rendre à Moscou parce, homme aux limitations marquées, il ne s'était pas rendu compte que Je centre.de gravité de l’Europe (et qui sait, peut-être, du monde) s'est déplacé vers Moscou, surtout depuis les victoires rententissantes de la campagne d’été.Il a fallu employer la persuasion la plus subtile pour faire comprendre à cet homme politique de la vieille école, de la très vieille école, qu’on ne pouvait, surtout après certaines expériences malheureuses, confier des tâches essentielles à des sous-ordres qui suivent parfois leur propre politique au lieu de s'en tenir à celle du State Department.Le vénérable Tennessien s'est donc dérangé.Mais il n’est pas seul.II est accompagné de quelques conseillers dont le moin« qu'on puisse dire est qu'ils sont '-irpren-fants.surtout étant donné le genre et le caractère des négociations en cours.Le State Department n’a jamais été très fort §n experts en matière slave et i! ne connaît pas non plus grand chose aux affaires du Proche Orient.Aussi ne pouvait-on pas s’attendre à Voir quelque; spécialiste; du calibre de ceux du , Foreign Office.Mais on a éprouvé un véritable choc en apprenant le nom des conseiller; de Cordell Hull.Même Time, le magazine le plu; ionservateur de; Etats-Uni', une revue que l’on éi pourra certainement pa« accuser de svmpa- Ce qui nous ramène à la question du jour: la conférence tri-partite.Les négociations ne se poursuivront certainement pas autour d'abstractions.11 y a quelques problèmes très concrets ; qui sont d'actualité brûlante, entre autre celle du second front, te! que le conçoivent les Russes; et tel que l’envisagent les Alliés.Il y a l'épineuse 1 question de la politique à suivre envers l^Mlc-magne, de la guerre jusqu à reddition sans conditions, des frontières d’après-guerre, de l’intervention dans les Balkans.Enfin, l'administra-1 tion des territoires reconquis.C'est somme toute une conférence qui sera autant politique que ‘ militaire, sinon plus.Enfin les bases sibériennes seront certainement discutées.Ce n’est pas tellement ce que l'on discutera qui est important — tout actuellement se trouve l’être — c'est la solution que l’on trouvera qui importe surtout.De cette solution dépend toute la politique future et de la Russie et des Allié' Dans les crescendo des opérations, il ne faut pas oublier le; raisons directrice; du drame mondial.Le revirement que l’on observe chez les neutre; en est un preuve.Les deux péninsules Depuis les succès marqués des Partisans yougoslaves — et.surtout, depuis l'avance marquée des Alliés en Italie — le problème balk.: nique reprend toute son acuité.Comme je l’avais remarqué il y a plusieur mois, on se trouve en! face d une des questions les plus épineuses de la guerre.Visiblement, les Russe; ne désirent pa; voir les Alliés attaquer dan; cette région.n moins visiblement, les Turcs ne veulent pas voir le; H'EST-CE PAS LA VÉRITÉ ?Tbr7t-JoS No 22 tpargnez maintenant dépensez plut tard Fn n’»chi*tant/»r/i maintenant, nous évitons de rendre lu choses rares encore plus rares, et aidons t\ protéger le plafond des prix.Assurez-vous donc, au contraire, un bon petit magot en plaçant votre argent de la façon la plus sure au monde: en Obligations de la Victoire du Canada.Fpzrgnc/maintenant pour pouvoir dépenser quand les gars reviendront! JOHN i Al ATT IIMITID London Conodo 000 JACQUES PEPRBVû&f PEACE AU FOYER ., f^loUS préparons le retour de Jacques.Nous sommes fiers de lui.Quand il reviendra, il trouvera un foyer confortable.Il bénéficiera de notre prévoyance.Grâce aux économies que nous aurons faites pendant la guerre, nous pourrons alors lui offrir l’utile etj'agréable."Jacques connaît bien nos projets, nous lui en parlons dans toutes nos lettres.En nous privant du superflu, nous épargnons des sommes rondelettes et nous achetons des Obligations de la Victoire.Ça nous rapporte du 3%.Le principal et les intérêts nous permettront plus tard d'améliorer la ferme, de renouveler nos instruments aratoires, d’avoir plus de bétail et de nous procurer toutes sortes de bonnes choses."Jacques comprend l'importance de la tâche qui s'impose à tous les Canadiens, à ceux de l’arrière comme à ceux de l'armée.Mais il peut être sûr que sa famille, ses amis et ses voisins sont heureux de pouvoir hâter son retour en achetant des Obligations de la Victoire, avec leurs éco-nomies ou en engageant une bonne part de leurs revenus futurs.Ils ne failliront pas à leur devoir, c’est certain!" ____mtffif _ (HAXONTuTOf ACHETONS DES b* ha iCil de !a W W à or.wu à Page 4 LE JOUR Montréal, samedi 23 octobre 1943 ÈRE DES NAÏFS vir» (J s Finit 'atîvf lir.individu» au-d«*ui if vinjt à vingt-cinq ¦il cent fon .;pçr.f ::c j ia lourde, pour cent du pa-r.Ce .serait une f;ï, h.oe de l’Etat.Cru cette ini- spoliation.t h • toute la civilisa* | Au fond de ce» sterr.e» rêvés ;ve cp fii rencontré plmirur» tociali»-trs en ce» dernier» trrnp».1, un de ce» sauveur» nie renvoyait récemment .i l'evpèce de .-, ,, i, an fette que M.Co'clwelJ pu- • on « .dentale, et c est la lourde par de» économistes en pantoufles, h! if le 1er rpt rmbre, tout for- {machine q;.l'écrasera.On l’a salie voit beaucoup d'ignorance.1! Je “q;ii-'.”, dan» le j dam !« p*,» totalitaires, Kipérom faut préférer l’avis du grand éco- Mugnunt dr Toronto.Je me su.»! qu’on tr le verra /ama s chez nom.proc uré le numéro eu question!Ce n etf pas tou» un régime so ;a- dan» l'espoir d’y trouver mon lie-(liste que 1 Amérique aara.t atteint ., , .J),irna» Je n’y a.guère lu son standard de vie et serait deve- Ta vogue de 1 économie dirigée que le» lieux commun» ressassé», nu la première puissance du monde, depui» cent ans au rnom», par le» \j CddsveJl nou» répondra nomiste Loui» Marlio, qui, dam vin livre La révolution d'hier, d’aujourd but el dt demain, écrit : illustré» utopiste» de la b rance et de l’AUernagne.A côté, d’innombrable» naïveté».M.Coldvsri! etf attable, modeste, «ympathique.I.’avant rencontré deux ou troi» foi», j’en ai gardé une impreMi'on de linccrite et «l’honnêteté.Comment a-t-il pu »e qu’il entend parler seulemem de» induitrie» "buiquei ".Or, perwn-ne ne peut définir ce qu’e»t une industrie bat que.Quand on veut tuer vm chien, on dit qu’il e»t galeux.Tou» les industriels ou à peu près prétendront qu’il» dirigent de» boutique* de première convaincre qu’un système comme importance.En fait, dan» l'esprit celui qu’il eapose~dant !r T/gr/iym i Jg flQi *r^iali»te», l'industrie basi- soit realisable et conforme au bonheur et au progrè» du peuple canadien ?Je n’arrive à m'expliquer ce phénomène que par la presence, chez lui, d’une forte do»e de naïveté et d'autotuggeit.on.A ictte question : "Dam le domaine que roui rem proputet de socialiter au debut, votre parti permettrait-il l'expaniion de l'entre-prise privée f", M.Coldsvell répond : "Es réponse à cette question peut se trouver dan» notre expérience de guerre.Par la création, à Ottawa, de diser» services de direction (control»), l’expansion de l'entreprise privée, même *ou» notre système capitaliste, n'est permise que dans la mesuir où elle favorise la réalisation de notre effort «le guerre.Ee même principe général s'applique dan» le ca* du gouvernement par le C.C.F.Notre objectif national serait alor» la production pour le bien-être du peup'r d’après un plan préétabli, 'foute expansion, publique ou pri sre, qui s’adapterait à cet objectif serait permise; toute expansion, publique ou privée, qui pourrait contrecarrer cet objectif, serait empêchée".En d’autres termes, le gouvernement seul, par l’autorité d’une bureaucratie de demi-dieux, ingérait s’il faut permettre ou défendre les entreprise», four qui sait jusqu’à quel point le "red tape", même sou» notre régime, cause des entrave», des embarras et des retard» à toute notre machine economique, c’est un bel avenir que nous promet là le chef de la C.C.F, Il est prouvé depuis tou- CH EZ PERRON J °ur m fUafta Vivace, à raUln, «iroarllllrra, i aaala, art.ua!r.roraemtata, rlr» (^WHPtRRONïfii 'WV caamiTiia» t.eleiNiiaijii» ' *»»»cva tHAUasalMONTRÎAl que est celle qui a réussi ou du moins qui a quelque importance.L’automobile e»t dan» ce cas, bien qu’il »oit trè» • difficile à un gouvernement, même vjus la direction d’un honnête instituteur et d’un zélé professeur de McGill, de faire mieux, en ceci, que M.Henry Ford.Je pourrais nommer la fabrication des meubles, des habits, des matériaux de construction, même tou» les produits de l’agriculture.Au reste, M, Cold-well nous fait entrevoir l’intention de son part*, quand, après avoir concédé qu’il faudra laisser quelque répit à l’entreprise privée, il nou* avertit qu’il en sera ainsi pour un temps seulement.(The C.C.F.believes that at least for some time the tsvo systems must nccessarely co-exist.) Je ne vois pas en quoi le régime cécéeffiste diffère substantiellement du marxisme.Or, la Russie a tourné le dos au marxisme quand elle l’a trouvé irréalisable.A une autre question, M.Cold-well déclare que les emprunt* portant intérêt, que lance le gouvernement chargent trop lourdement le budget fédéral et entrave la législation sociale : “C’est pour cette raison, dit-il, que la C.C.F.a concilié des emprunts de guerre sans intérêt".Encore une naïveté ! Allez donc proposer à Baptiste de prêter son argent sans intérêt.Admirons la vertu de désintéressement.Elle ne court pas les chemins, allez.Et si vous en faites dépendre exclusivement ’e bien-être et le progrès, ne vous faites pas d’illusion : vous «liez à une faillite certaine.M.Coldwell devrai être franc et nous dire ce qu’il veut : une confiscation au moins temporaire du capital et de l’épargne.Un des chefs de ce parti, prônant l’expropriation et l’étatisation d’un grand service public, répondait à peu près ceci à quelqu’un qui lui demandait avec quoi il paierait : "Nous paierions, dit-il, avec des bons du gouvernement dont l'intérêt s’éteindrait graduellement et prendrait /in r.u bout de cinq ans".Si une telle manoeuvre était consciente, il faudrait la nommer par son nom : ce serait un vol pur et simple.Des obligations sans intérêt ne se transigeraient guère ou, selon le beau mot de M.Wal ter Eippmarm, du collectivisme progressif tient à ce qu’elle satisfait la vanité des penseurs, l’orgueil des leader» politiques et ouvriers qui estiment que la direction de quelques hommes intelligents (ils pensent à eux-mêmes) permettrait de remettre de l’ordre dans le chaos individualiste."Toute l’économie dirigée est basée sur la itippressioii du système des prix feis qu’ils "résultent du libre jeu de la loi de l’offre et de la demande.Dans l’économie libérale, le mouvement des prix constitue le plébiscite permanent et automatique de tous les consommateur».Dans l’économie dirigée, c’est un fonctionnaire qui est chargé d’apprécier tous ces besoins, tâche impossible si le fonctionnaire se base sur des statistique», même exactes, c’est-à-dire sur le passé.Si le fonctionnaire opère par intuition, il y a peu de chance que *on appréciation personnelle réponde aux besoin» de la masse.Tout fonctionnaire, étant lié à la politique, est forcément partisan et instable.Où est le fonctionnaire compétent pour connaître mieux la marche de toutes les industries que les industriels eux-mêmes ?" Voilà le bon sen» même.Or, ce que nous propose M.Coldwell, ce n’est pas seulement l’économie dirigée, c’est la confiscation partielle on totale d’une foule d’industries dont il ignore lui-même le premier mot et qu’il désire confier à d’honnêtes employés civils et théoriciens aux mains blanches.Je n’en veux pas à M, Coldwell personnellement.Je crois que nous serions aisément des amis.Ce que je crains pour lui, c’est la déformation professionnelle du politicien forcé de donner dans la démagogie, c’est aussi l’état d’un chef prisonnier d’un parti, prisonnier des préjugés destructeurs de la masse aveuglée par de faux prophètes.J.-Ch.H.Switlik Canadian Parachute Ltd.tm» compagnie ewntlcllwnent canadienne J L On p*ut avoir entière confiance déni le* parachute* ••SWITLIK", car chacun d'eux e*t fabriqué iclon le* spécification* le* plu* rigoureuse* et soigneuiement éprouvé* pour •n assurer le bon fonctionnement 3375 Blvd St-Eaurent MONTREAL.QUE.CANT XL TKTX ET RESERVE *5.000.000 AGISSEZ-VOUS EN QUALITÉ D’EXÉCUTEUR — TESTAMENTAIRE?V- O.Don» Vire a ITuldtn; « Q«rir.t (Kntril MorrU W.Würen Oortfoa w.HicDoi;;»;!.CR.Vit»-Prendre* Si oui, et li voua désirez être relevé du travail de détail de la succession, nous serorrs heureux d’être votre agent.La loi vous autorise de recourir à nos services et nos honoraire* sont des plu» modérés.Montreal Trust Company 511 PUCE D'ARMES, MONTREAL XIJTaX RI.SMPEa mHOXTOX TORONTO VANCOUVER T «AN.TKRRX-Nv* LONDRES, ANGLETERRE NASSAU, BAHAMAS AVIS MB MKOriCTH FOIN DIVOHCB A vie M»t par le* présentm donné que DAME K LS IIS ROLLINGS-WOrtTH, Apouie, de la Cité et Dl«-trict de Montréal, dans la province de Québec, s'adressera au Parlement du Canada, A *« prochaine session, afin d'obtenir un mil de Divorce ii avec son époux HAItOLU «COHUE HOLLINGSWORTH, mécanicien, rte lu Cité et District de Montréal, dans la province de Québec, pour cause d'adultère et d'abandon.Daté A Montréal, dans !» province de Québec, ce quinziéme Jour de septembre 1943, OREF.NBLATT A GODINSKY Procureurs de la Itequérant*.AVIS DK REQUETE FOUR DIVOHCB Avis est par les présente* donné que WILSON ALLAN M Alt TIN, lincnt, rtc la Cité et Dlstu-l* de Montrés.!, dons la province de Qu ce, s'adressera au Pmrlwn-nt du Canada, A aa présente ou A sa prochaine susalon, afin d'obten:r un Mill de Divorce d'avec son épouse, OLIVE BERNICE PELLETIER, de la Cité et District de Montréal, dins la province de Québec, pour coure d'adultère rt d'abandon.Daté A Montréal, dans la province dr Québec, ce 9lème lour d'octo-br« 1943.LYON W.JACOBS, C R.Prooureur du réquérant Chambre 420, STS ouest, rue St-Jacques Montréal, Qué.AVI» DE RKtèl'KTE FOUR DIVORCE Avis est par le* préc*n*e» donné que Freda Watson Norman Danle’s, rtc la cité rt district dr Montréal, Province de Québec, s'adresse! a au Parlement du Canada, A sa présrn-le ou A sa prochaine setnlon afin d'obtenir un bill de divorce d'avec -on époux, Thomas Basil Hasard l'nnlcis, comptable, dr la c1 té et district dr Montréal, Provint» ce Québec .pour cauae d'adultère et ubandon.Montréal.« octobre, 1943.MEUGLER A MEUGLER.Procureurs du requérant, Chambre 803, 159 ounst, rue Craig Montréal, Québec.AVIS DE REQUETE POUR DIVORCE Avis est donné par les présentes que MAIUE STELI.A GISELE PAYETTE, employée de bureau, de la cité do Montréal, dans la province de Québec, s'adressera au Parlement du Canada, A sa prochaine session, afin d'obtonir un ht ! de divorce d'avec son msrl.W II.LIAM MacILAE.chauffeur d'autobus, de la cité de Verdun, dletrict de Montréal, dans la province de Québec, pour cause d'adultère.Daté A Montréal, dans la province de Québec, es IJe jour d'octobre 1943.» MENDELSOHN A FREEMAN Procureurs de la requérante, E second film é l'affiche sua ia comédie "Monsieur Aloe.-t" avec Noël-Noël, Edwige FeullH-re, fvtly Siockfeld.IA’ nom de ce» vedettes dit assez l'Importance de cute production ou un maître d'hôlei expose toutes le» qualités de son art au cours d'une comédie très habii-ment conçue et mené».La vie merveilleuse de DOC FRED critique mimical muni L’emprunt de la Victoire étant tout de même plus important que la précieuse personne de noire vieil ami.Doc Fred, critique musical sourd, (quoi que te dernier en puisse penser dans s» modestie proverbiale) nous remettons h la semaine prochaine le plaisir d'entretenir le lecteur de la vie merveilleuse de ce personnage, digne de la légende laurentienne, L'espace nous fait défaut .Ni le lecteur, ni Doc Fred, n'y perdra pour avoir attendu.________________________E-Ch.H.Terre Inhumaine' Après une série de comédies, lu direction de l'Arcade apporte do In diversité à son programme de la saison en mettant h l’affiche "Telle inhumaine", un drame de François de Clirel.C'est t.n chef-d'oeuvre de ce genre; solid.-ment charpente, mem-sans longueur, conservant sans cesse sa puissance d’émotion.En voici les grande» lignes: C'est la guerre, l'autre guerie Un olr, un officier allemand ».présente, dans In famille Fa'.Isot et réclame une chambre pour une darne mystérieuse A «on allure on comprend que Victoria appartient à la famille Impériale (l'Ailemagne.Or, ce même Jour Fu Parlant, en mission secrète et dangereuse dans lu région, a tenu à revoir «a vénérable mère.La .encontre avec lu noble allemand) e t, fatale Deux êtres ennemis qui devraient *-< dresser l’un contre I’autn; mail, les sentiment» humains sont plus puissants que les-frontières En!m Victoria et f'aul Farisot, s'établira une étrange sympathie, explicable pa r le «cul désir qu'ont, l'un et l’autre des amants de ne pas, en dévoilant leur identité, s'exposer lui, au pcléton d'exécution comme espion et elle, comme t.ai tresse n «on pays a un sembla idc.châtiment Ix-s époque» de glicrie sont propice» ii tout's les audaces et In par.«don y trouve souvent une flamme [.lus vive que Jamais.Comme f’aul reprend le chemin du devoir, et que Victoria e mob devoir icprendii celui de «on dis Un, in met.Pauline Farisot ln tervlcnt et tue l'Allemand- r>«( le dénouement logique et la l/,r-raine patriot' accomplit exactement le geste que l'on pouvait en attendre.Mme Jeanne Demons domine la distribution pu.non interprétât;:, éblouissante du rô'e Intensément dramatique de Pauline Farisot, EU a communiqué k ce per sonnage une passion patriotique, une grandeur materne!!.- «t ur.e «motion profondément humaine qui .ri font ur,«-composition transcendante.C'est, en bien de» spectacle», le plus beau rôlo qu'a tenu Mme Démons; ell» s'en c-t acquitté*! en grande artists dramatique.Dan* le rôle du Victoria, MH* Germaine Giroux, belle et.passion* ne« , n su rend, e avec beaucoup de lalent .t de sincérité le» sentiments contmdlctolre» qui »n heur* F-nt cri «on coeur.Jean f’aul Kingsley, (pii effectuait «n rentrée A l'Arcade, ne s’rjit pa» montré Inférieur n ce» deux excellente* ar-tlsle», dans rtori rôle de Paul Parient, Il n Joué *on personnage avec Pure et autorité, déployant le* ressource» d'un métier su Henri Letiindnl a fait une u .iipo-ritlon très Juste du rôle de H ‘ircl- n«-r.A G iSAHMA FOSTER CLAUDE RAJNS Création de “L’Amour” vendredi soir à l’Arcade Le programme du second concert Pierre Monteux Hommage à la jeunesse canadienne • française CLAIRE Fugue.K Symphonie.GAGNIER en récital d'adieu avec Pierre Daçenal* • Huguette Ollçny • Roger Carreau Berthe Derners.dan«eU», « Madeleine Raymond, planiste Denis Harbour, chanteur O Simone Fiibotte, .oprano.v>ii* / ^.ri "" ___ ^ * m ( j, .fj.fl,J IjIç HIS MAJESTY’S-DIMANCHE, 31 OCT.fjolt JJ p£Q'S Imprésario: Kajmond Daoiut «uw,/,1*’ *1 -n ArehamhsuM.VH.Mr-C aib*rlnr J v-.W.-ri 'I.I.lhrairle “l nrlri*., wh) Vf »nt-lto> a| I: $1*00.H ilfi* A ( *»., fc:ilnt*-( nrh*rln if Après avoir consacré *on premier concert à ia muai} ic f:an j ça!*e exclusivement, M Pierre Monteux dirigera au Vendredi du du Saint-Déni», le 29 octobre, un programme où «eror.t rapt «.enté* dej.compositeurs de »’y r » « d-tendance bien divers.Vci.ri en détail ce programme, auque.j partie» pera le violoncelliste Marcel Hubert: 1 —Pas^.acaill» Roxpight 2—Le.De.-’ 3t- ' 2» du Le f rai Chez Soi Brahms 3-Concerto pour vloluncel Saen».H.aphn!» Ghioé, lia-, suite).M Marcel Hubert, le «o.:: concert, fait cette tm+jn • core une tournée transcontin*- ^ ; - qui sera couronnée par un reci*.-.au U.nçairf I Town Hall de New York L.2H 1 septembre dernier I] alla.t ri re entendre à ia S’a? .1 fai-o* ivre éducative : r.joua.-, h .r.;-h school Washington Ir.ing.a • York.Philadelphie.Eve •'••'ri 'A Pittsburgh, Airin'-, i» e-Onéar.» e*.Hoiiyv, a-, r.’.rircc-e cette eataon à ,»on :t:né-' • Il retrouvera a Mon; Le dramaturge Henry Klstemae.cker» est bien connu de» amateur* de th.-àtre c’est avec joie q .e ceux-ci apprendront u nouvelle suivante.Vendredi soir à la scène .
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