Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 22 janvier 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1944-01-22, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
7ième ANNEE No 20 S CENTS JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE 22 Janvier 1944 Aussi longtemps que les choses iront s ys t é ni a t i querne n t mol, je continuerai sys tvniatiquemen t à ilire qu 'elles ne vont pas bien — Directeur-Fondateur: Jean-Charles Harvey Administration et rédaction, 180 eet, rue Sainte-Catherine (suite 41), Montréal Case postale 20, Station "V — Tel.'PLateau 8471 Henri ROCHEFORT Réducteur en chefs Emile-Charles Hamel POURQUOI FAIT-ON la GUERRE à >’ABBÉ MAHEUX?QUE FERA l.t* 1.1 janvier dernier, la .Semaine Religieuse de Québec publiait, au nom de l’archevêché, la note suivante: "Quelquits feuille* publiques et divers carres-piaulants en appellent à l'Ordinaire de Québec des opinions h istorico-patriotiques ifiin membre du clergé diocésain."Sans allai lier plus d'importance que de.juste à cette espèce de chantage, il faut pourtant rappeler que les opinions en cause ne relu eut point de l'Ordinaire.Si contestables constituent au point de rue ni du droit naturel, civil, ni du droit canonique, un de sanctions ecclésiastiques."l'.n matière étrangère au dogme et à l'ensei-•:nement religieux, même un prêtre a le droit de penser selon ses rues « lui.Il n'a besoin iFaucun mandat à cet effet, non plus d'ailleurs que ses contradicteurs; il suffira à tous d'exercer la droiture, la justice et l'urbanité."Au demeurant, les protestataires seraient les premiers « s'étonner si l'on pratiquait dans leur ram p des exclusif es de ce genre." Quel est ce membre du clergé auquel certuins zélateurs voudraient faire appliquer le haillon par l’archevêque de Québec?On a reconnu tout de suite M.l’abbé Arthur Malieux, archiviste, de l’Université Laval de Québec.t Et quelles sont ces “feuilles publiques’’ (admirez le choix de ce terme: feuilles publiques! i qui ont voulu pratiquer, auprès d’un prince de l’Eglise, “cette espèce, de chantage”?La Houssole'l Le Devoir?Nous avons voulu en avoir le coeur net.Et voici que nous voyons dans le dernier numéro de la llotissole, bimensuel sordide, organe de l'Ordre de Jacques-Cartier, du Bloc Populaire, de l’Achat Chez Nous et du dénigrement systématique, cette vomissure: on y demande, presque sous forme d’ultimatum, si Publié Malieux a mandat.V A.F.L.?Aux yeux des observateurs de la politique ouvrière, l’orientation de l’Americun Federation of Labour au Canada goulèie un problème intéressant.L’affiliation publique du C.C.L.avec le C.C.F., l’automne dernier, a certainement impressionné les membres du purti Travuilliste-Progres.iste et de la Fédération du Travail.Les avances faites par les travaillistes au C.C.F.avant été glacialement reçues en août 1943, il ne pouvait être question de voir le C.C.L.prendre une autre attitude, depuis que cette organisation s’est identifiée avec les Co-Op.qu'elles puissent paraître, sans qu'on se donne Il ne restait done plus que lu Fédération comme organisation ht peine de les juger arec sérénité, elles ne ouvrière d’importance qui pouvait prêter son concours aux Travaillistes-Progressistes.La Fédération, de son côté, voyait, 111 du droit non sans anxiété, un rival formidable, le C.C.L.faire cause délit passibl commune avec un parti politique.Si les dirigeants de la Fédération restaient sur leurs anciennes positions, à savoir qu’une union ouvrière ne doit pas avoir d’attaches politiques, les éléments plus radicaux — les mêmes éléments qui ont développé l’unionisme industriel, en opposition avec l’ancienne formule de l'unionisme strictement ouvrier I artisannal ) les mêmes éléments radicaux, disons-nous, ont reproché à leurs leaders d’avoir laissé le C.C.L.prendre l’initiative de l’entrée dans b: domaine politique.C’est à la lumière de ces faits que nous pouvons voir plus clairement les événements récents et déduire l’orientation possible dans l'avenir.H est assez curieux de constater que les manifestations les Îlus positives d’une entente possible entre la Fédération et les ravaillistes-Progressistes proviennent de la province de Québec plutôt que de l’Ontario — de Montréal et non de Toronto.Il est vrai que le “Canadian Tribune”, orgune officiel du parti, est publié dans la capitale ontarienne et est dominé par Tint Buck.Ce journal a consacré beaucoup d’espace — éditorialement et autrement — à la Fédération du Travail, mais le centre de l’effort d'organisation, si vigoureusement soutenu par cette feuille, est bien la province de Québec.Il y a peut-être quelques ruisons logiques à ce fait.Tout d'abord, la Fédération, en Ontario, est sous la direction immédiate de leaders énergiques et expérimentés, du type qui dirigent 1p« unions pn Anglele**.LerVtnnistreMn Travail actuel, M.Mitchell, est un exemple typique de ce genre de chefs travaillistes.Grâce à lui, les éléments les plus radicaux ne purent jamais dominer le mouvement ouvrier.Dans le Québec, la situation est toute autre.Là, les leaders nominaux de la Fédération n’ont pas le contrôle effectif de l’aile gauche du mouvement qui a été libre de suivre sa propre voie.Il faut aussi tenir compte du fait que les syndicats catholiques groupent derrière eux les ouvriers canadiens-français les plus conservateurs ce qui fait que les autres sont, par élimination, nettement de tendance plus radicale.Ajoutez à cela que la politique du parti travailliste-progressite au cours de ces dernières années a été d’insister sur la situation spéciale qui, d’après lui, règne dans lu province.Cest ainsi que nous trouvons dans un livre écrit par Stanley Rverson et intitulé “Canada Français” un aperçu de la situation de la province .telle qu’il la voit.D’autres anciens communistes comme Flvariste Dubé et R.K.Rowley travaillent activement dans les milieux travaillistes-progressistes ou encore dans les organisations de la Fédération du Travail.Il en résujte que cette dernière est profondément influencée par les travaillistes-progressistes, d'autant plus que certains personnages influents comme Paul Fournier et Robert Haddovv, que l’on considérait, jusqu’à présent, comme appartenant à la branche “saine” du travaillisme, ont adopté une attitude agressive et sont en partie responsables de la grève des ouv riers de l’aviation et de l’Aluminum.Ces deux grèves, du reste, furent déclarées illégales par le ministère du Travail.Il est trop tôt pour discerner les réactions du Conseil des Métiers et du Travail du Canada, organe dirigeant de la Fédération, en ce qui concerne la ligue suivie par les leaders provinciaux du Québec.M.Percy Bcngougb, président du C.M.T.C., n’a pas donné au mouvement une approbation formelle, mais il n’a fait aucun effort pour endiguer le flot radical.le “Canadian Tribune” a récemment fait l’apologie de M.Bengough, mais l’on ne saurait dire encore si cela signifie une alliance permanente ou simplement une phase passagère.H n’est que juste de dire que, tandis que le parti travailliste-progressiste a pris sous sa “protection” la section québécoise de la Fédération et lui donne un très grand appui, la Fédération hii a rendu la pareille, par le truchement de certains organisateurs, dont quelques-uns furent membres du parti communiste avant de devenir travaillistes-progrcgsistes, tandis Parce que ce prêtre, selon le précepte de l'Evangile, enseigne la loi de charité et prêche l'union des Canadiens, les groulxistes l'insultentLa Saint-Jean-Baptiste et les manuels d'histoires.que la flute et la crécelle n’eussent pas il’ciu-pour venir parler à l'Institut Démocratique dé nh)i.De guerre lasse, il décida de quitter la 'Montfèaltrtbbh qualité d’aréhilistè de l’unlver-v- Vaïlr.Jl devait ê‘ r' 1 1 ! x,-c sité Laval, puis on ajoute: Je comprends qu'il enlève sa soutane cil de telles circonstances, mais de ce fait il n’enlève pas pour autant son caractère sacerdotal ni les litres qu'on lui prête « faux “d’historien de ri/nirersilé Laval de Québec', Il nous semble que le fail tie nous avoir fait “Sabou• riner" les oreilles pendant près d'un an avait jeté assez de discrédit sur notre noble, clergé et assez de ridicule sur notre race pour qu’on se décide une fois pour toutes à mettre au rancart les personnages de ce.calibre.Ht l'abbé Malieux continue à se créer une.popularité parmi les traîtres à notre race, et parmi des gens dont la valeur morale, ou le sens national est plus ou moins douteux.Ceux qui l’invitent, qui le flattent, qui le montent en épingle, nous donnent une idée de la valeur des inepties et ties insanités qu'il débile.Fin dépit de la pression faite sur lui pour l’empêcher de venir parler à Montréal — l’as-scmblcc de l’Institut a dû être contremandée Ego J'ai en mains le Bulletin de nouvelles polonaises publié par le Comité québécois des Amis canadiens de la Pologne.J’y trouve quelques remarques sur les territoires de l’est et des documents sur la frontière qui fait l'objet du litiqe actuel.Les arguments mis en avant par ce bulletin sont tels que je crois devoir les relever et faire la mise au point qui s’impose.Si la controverse acerbe engagée autour des frontières avait eu lieu en d'autres temps, avait revêtu un caractère académique, s'était déroulée dans une atmosphère sereine, elle aurait peut-être FRANCE et ALLIÉS M.Winston Churchill a fréquemment témoigné, dan* m gestes, scs discours, scs démarches, de cet esprit d'à-propos qui appartient aux grands hommes d’Etat.C'est le.ras pour son entrevue à Murrakecb avec le général de Cuullr.Cette entrevue, qu’on a dite des plus cordiales, a eu lieu au moment même où lu presse alliée commençait à s’inquiéter sérieusement de l’hostilité «lu Comité d’Alger à l’égard (U Londres et Washington.Déjà, le Nom’ York Herald-Tribune avait public, sous la signature de Sonia Tomnra, un article significatif sur le Déclin des Etats-Unis dans l’estime des Français.Dimanche dernier, c’eM le “managing editor” du Acte York Times, M, Edwin L.James, «pii, dans un article admirablement documenté, exposait la gravité du problème nord*africain et réclamait qu’on v apportât une prompte solution.Fit dimanche, précisément, on nous annonçait lu rencontre du premier ministre britannique et du pa’sidcnl du Comité français de Libération nationale.Il y a eu des erreurs commises de part et d’autre, dans Ira rapports entre Français, Anglais et Américains, en Afrique du Nord; chacun en convient aujourd’hui, et l’on ne saurait jeter la pierre uniquement aux gaullistes, non plus «pie l’on ne doit faire porter aux seuls Anglo-Saxons la responsabilité du désaccord regrettable qui s’est élevé entre les trois grandes puissances occidentales.Mais le temps n’est plus uux discussions stériles «t aux luborieuscs recherches sur les torts «le chacun.Alors que les Alliés s’apprêtent à rentrer en France que ce soit par un assaut général à travers la Manche, ou que ce, ne soit que par des opérations mineures en Méditerranée — Anglais et Américains doivent être en parfaite entente avec les F’rsnçais, sur le sol de qui se dérouleront 1rs opérations dont pourraient dépendre le sort de la glerre.Après avoir montré de part et d’autre du ressentiment et de la mauvaise humeur, Français et Alliés ont enfin manifesté un sincère désir de se mettre d’accord, et sont entrés dans la voie des concessions mutuelles.Le Comité d’Alger a donné aux capitales britannique et américaine une première satisfaction, en décidant que le* personnes accusées de trahison par les gaullistes ne seraient jugées que lorsque le peuple, de F'rsnce aurait retrouvé sa souveraineté.Les Alliés ont, de leur côté, assuré à de Gaulle qu’ils ne tenteraient pas d’imposer à la France un gouvernement militaire après l.> «6,'«Ire-invasion de son territoire, mais abandonneraient l’adminlstrutloil aux autorités civiles françaises.Il reste quelques points sur lesquels il peut y «voir litige, comme la participation des troupes français** i l’invasion et la distribution d’armes aux partisans français.Les entretiens de M.Churchill »*l du général de Gaulle ont certainement beaucoup fait pour préparer le règlement dea questions encore, discutées.Ce* deux hommes n’ont ni l’un ni I autre le caractère facile; mais tous deux sont loyutix, sincères; tous deux sont d’ardents patriotes et, en même temps, chacun a appris à aimer et à respecter la patrie de l’autre.Leur entrevue a dû se dérouler dans une atmosphère de franchise et d’estime bien propre à amener l’accord complet que tou* souhaitent.La nomination de M.Alfred Duff-Cooper, l’un des hommes politique* le* plus en vue de Grande-Bretagne, comme représentant du gouvernement de Sa Majesté auprès du Comité d'Alger marquait déjà tout le prix que les Anglais attachent à la résurrection de l'Fintente Cordiale, La démarche personnelle du premier ministre, ne laisse plus aucun doute sur la volonté britannique de renouer avec la France de* Urna d’amitié indispensables à l’un et à l'autre pays.Four les Alliés en général, une entente étroite avec la France est absolument désirable pour la poursuite victorieuse de* opérations militaires sur le continent européen.Les Américains, malgré toute leur puissance, ont appris qu'ils avaient eux aussi besoin de l'amitié et du concours dr* peuples aujourd’hui ré«luiU à l'impuissance, mais qui demain reprendront leur plaee dans la grande famille humaine; de plus, le Comité d’Alger, avec les territoires ql'il administre, les troupes qu’il commande et la flotte dont il dispose, représente dès maintenant une puissance avec laquelle il faut compter une puissance qui ira croissant dépasse tellement les cadres d'une revendication, à mesure que le territoire français sert libéré.Nombre normale que je me demande si elle en a vraiment1: d'Américains, n'en doutons pas.souffrent de l'animosité que le caractère ou si elle poursuit d’autres buts, j D ur témoignent depuis un an les Français, et souhaitent un Certains faits assez troublants permettent retour à l’amitié traditionnelle oui a toujours uni les deux fois - M.l'abbé Malieux est venu chez nous et a parlé.Ici, ou permettra à tut modeste journaliste, mie l’on a accusé je ne suis pourquoi — d’etre un romancier mécontent, de rendre hommage au tact, au sens de la mesure et à I esprit de justice de Son F.mincnce, le cardinal \ illeueuve, qui, avec une fermeté Courageuse et digne, a soutenu contre la meule I un de scs prêtres les plus sincères, les plus iionuetes et les plus vilipendés.Souffrant, dan* son propre milieu, d'une sorte d'ostracisme, ce prêtre avait besoin d’un tel réconfort.Pourquoi «’cite rage des natioualcux et sectaires s'est-elle déchaînée contre l’abbé Malieux?Pourquoi?Mais pour la même raison que votre humble serviteur est calomnié, traîné dans la bouc, voué à l’enfer éternel, pour avoir prétendu qu’entre Canadiens il vaut mieux s’entendre que se prendre aux cheveux.Pourquoi?Mais uniquement parce que M.l’abbé Malieux ne partage pas toutes le* opinions de M.l'abbé Lionel Groulx et de M.Maxime Raymond.Pourquoi?Mais simplement parce que M.l'abbé Malieux en tient pour la loi d’amour entre les hommes, ulors que M.l’abbé Groulx en tient, loi, pour la loi do talion contre Ica maudits Anglais.Toute lu question est là.Inutile de chercher ailleurs.L’est même pour cette raison que de petit* jeunes gens qui s’étaient faufilés dans l’assistance, à lu conférence du Windsor, lundi soir, avuicut juré de chahuter Rassemblée an moindre signe de “mauvaise conduite” de la part du conférencier.Ils étaient bien une quinzaine en tout.L’un d’eux, bon enfant je crois, l’air un peu naïf, essayait de cacher sous sou manteau une petite flûte et une crécelle.Le* instruments très nobles et très sérieux n’attendaient que.l’occasion d’agir.Et l’occasion ne se présentait pas, car l’abbé “avait promis d’être sage”.Le bon gaillurd avait l’air de regretter être très fier de lui.Mais jé suis sûr que, plus tard, dans la vie, il ne dira jamais à sa femme cl à scs enfants, s’il en a, que, ce soir du 17 janvier 1941, il était venu au \\ indsor avec une petite flute et une petite crécelle dans l'intention de réfuter, avec ces objets résonnants et raisonnables, un prêtre honnête et sincère, qui lui parlait de la grande loi morale, maîtresse des destinées humaines, un prêtre qui lui uurail souri tout doucement, s'il lui avait parlé, et qui, sans hésiter, l’aurait absout.“Seigneur, veuillez leur pardonner, ils ne savent pas ce qu'ils font.” Non, ils ne le savent pus, mais d’autres, ceux qui les ont trompés, fanatisés, lancés sur une voie où il n’v a ni honneur ni couruge, ceux-là savent, et ceux-là rendront compte.M.l’abbé Malieux est un historien.Dans son étude: Pourquoi sommes-nous divisés?il révèle, rnvers sa “race”* et envers son pays un attachement et un dévouement sans bornes.Plus I r-Cli-rlcs HARVEY — — (Hulte es forces.La création d’un second front aurait justement pour effet de forcer les Allemands à les éparpiller.C'est ce qui explique les efforts frénétiques de Berlin en vue de séparer les Alliés, de retarder l'offensive le plus longtemps possible, de se ménager des amitiés dans Jes milieux politiques et militaires dirigeants afin d'arriver à une paix blanche, maintenant que les chances de victoire allemande sont bien passées.On trouve dans ces tentatives maintes explications de faits curieux qui se sont succédés aux cours de ces derniers mois.Pour revenir à l'aspect militaire du conflit, notons que tout le front russe s'est embrasé, de Léningrad à la Mer Noire.La stratégie soviétique semble s’inspirer, en partie du moins, de ia méthode employé par Foch en 1918.Au point Je vue tactique, trop de différences existent pour pouvoir faire des comparaisons utiles, mais on peut enregistrer les résultats.Lentement, sûrement, l’armée rouge détruit l'armée allemande.A certains égards, on peut croire que le haut commandement soviétique préférerait se battre sur place et non pas avancer.Cela éviterait ces destructions inimaginables qui transforment un pays en,désert en rendent plus difficiles les opérations.D’autre part, l'Etat-Major allemand se replie lentement en rasant tout derrière lui, ce qui a prévenu à plusieurs reprises 1 enveloppement complet de certaines unités.Mais, chose importante;, il est obligé de battre en retraite.On est maintenant rendu en Pologne, ou plutôt dans ce qui fut la Pologne d'avant septembre 39.D'ici peu ce sera le tour de la Roumanie de voir les troupes rouges reprendre les! terrains perdus après 1^1 S.Quant aux pav baltiques.une avance un peu plus poussée vers Dvinsk et tout le front allemand s écroulera dans cette région.Il est probable que c'est cette avance implacable qui.après avoir soulevé la question des frontières polonaises est au fond de l’incident de presse causé par la dépêche de la Pravda.Les petits pays et la nouvelle Europe tels que vus par un norvégien par le docteur Ame ORDING La pretention que le- petit» paix n oui plus de rôle important à jouer dan- le inonde international est a la base des discussion* dans les milieux pro-re-i-te- de (iraude-liretatuu 11 Libération en vue On se demande toujours pourquoi des gens qui empêche toute entente, qui ne connaissent rien à une question essaient Prenez le cas de la \,, e*t encore lmp tnt pour discuter de la formation d’un tel orgaïuetne.Il faut naturellement que dès le début toutes le» .- et peut-être I mandes pui.-*aners alliées en .oient membres, 11 n’eet pas plu» encore aux Ktat-l m,.l e -impie fait que le patriotisme questton d inventer un opposition dogmatique entre le» grandes allermi plutôt «|il affaibli sous et le» petite» puissances comme tel.L' oc» peuples d'Europe oppression étrangère.» est 1 »OII\Cilt rejeté avec une impatience j.,, > -1 i reliez le cas d en débattre et d envenimer des problèmes dè|à forl aucun t.n.p nien délicats en lançant des arguments absolu- j ,jt.¦rvi ge.Xujourd'hui, le patriotisme est notre histoire, mai- il serait faux ; rm.ni j • .“ , | marquer ce sentiment rumine simple reaction.\u contraire, i facts' indiscutables " * *“ *““*•« "" M.| séculaire, ( est pourquoi, pour non-, un fasciste est aulomali- ! quement un traître, et tou- b- patriotes sont de» démocrates.Il i eu découle que menu avec la meilleure intention, toute tentative | mouler aux volontés d* il nm avec de forcer notre nation à se extérieures susciterait l'oppi internationale que ignorerait ce lait inévitable finirait dans I.«n pages |-ltl\ — l'exemplaire >2.5 Président Chiang Kai-¦er.ice Corj*", le colonel J.L- Shek.c*« délégué* lui présente-ces jeune* gens ont corn- ront un drapeau et.au gouverne-un cours de trois mois d’en- m»n'.un fonds pour Sacha- d’aé- I ment.j organisation mtrrriatmnalr.Pour c il,: raison, b-s ronfér«:nc« * '!i voi bien» jont peu comidérablet, il est d outant plu» important que vou» fassiez en *orte que vos dépendants retirent le plus d'avantages possibles de ce que vous leur laisserez.Gardez-vous de croire que les petites succes-xions n'intéressent pa» la Société de fiducie, ou encore que ïes honoraires sont plus élevés que ceux d'un simple particulier.The Royal Trust Company a en administration des successions de toutes les importances, de cinq mille dollars et de cinq cent mille dollars et plus, et chacune d'elles jouit des mêmes soins attentifs, de la même administration expérimentée, de la même sûreté corporative, à peu de frais.En nommant The Royal Trust Company comme votre Exécuteur Testamentaire, vous procurez à ceux qui dépendent de vous une plus grande mevure de protection.ffhén'tez pat à nous dtmaivJir des renseignement», f/ous vous aiderons vo/onfiers à pfojeltr votre testament.THE i t C U » I T I c o»»o*xrr/i ROYAL TRUST COMPANY i l » /ICI nnotiHii 105 ovfit, rue Sf-Jacquet HArbovr 4?2Î I I V ~Mï» PPPPÜPW iUIP! :?• ?¦ l*.; ' .* * , • .•k j* V •?, ' Réc/om* publiée dam /‘Mitral * ?/o-j litique, et commercial, a m h»u j dimanche âpre»-raidi dernier U cérémonie d* réouverture officie : le ,1e la bibliothèque S vint SuljUn-e, ! qui était fermée au public depth* une doutulne d'année*, lai r*r« monte était rehaussée par pré sence de Kan Excellence Mgr J-, soph Oharbonneau archevêque de Montréal, de ! honorable He.tor 1‘rrrler, secretaire de U province i el de Mme Perrier, de M Jean Bruchési, auuaaecré'.atre de U province, de Me Claude J.-Pdi», di pute de Saint-Jacques, et de K.m Honneur V maire de Montréal, M.Adhémar Haynaul! ' Avant 1S4.1.Ion» d# bihllc th.qora et de a cotv* -.i .- re:-(Cituse.» muniraient la diffua.on du Aux Mesal* merit* d'avoir, çu le projet publique.‘ Te, r» revient donc la l t ’ êal> Tout plein de nombre, rti erlee Ah ! quel trUte tort A le hareng sour ! Oh ! le* sardine» tes parente», Rommolent nu moins dur.» de» boit'» Appéti.fante», attirante», Et nagent dnns de» huile» moite».Ah .’ quel tr\»te »ort A le hareng eaur ! K0t\ prv .’-r température Ie’un baler le eoletl te dore O neible rarienture éjendarmique et multicolore ! Ah ! quel tri»te H'ert A le hareng »nur ! De même, ONT ENROLES LONDRES — Quoique la vitesse du Mosquito n'a jamais été connue .- , .| officiellement, 11 est reconnu que La réponse volontaire de notre ,,, bombardli,r rsl lc plus rnp^„ personnel a 1 appel du pays a etc Ulu momle.o'après un rapport magnifique, a dit M.Dobson, et ; d’origine Suisse, sa vitesse est d'en- nous comptons maintenant 2.123 hommes dan3 les forces armées.Sur ce nombre.2,009 étaient employés au Canada, ce qui représente 69' de notre personnel canadien d'âge militaire, au début de la guerre."La banque verse à ces hommes une partie ce la différence entre leur salaire et leur paye militaire.Ils continuent à faire partie de la Société du Fonds do Pension et la banque pa leurs primes d'asju-ranco de groupe.Il nous fera plaisir de les accueillir lorsque le mo- viron 430 milles à l’heure ou d'un peu plus de sept milles la minute.Atis iik itr.qi i;tb l’Ufil D1VOHCK „At.s 'st l*»r les présentes donné ,i,u’.Margaret Kathleen Hol- • m.;.de la Cité dfi Verdun, dis-L-l de Montréal, province de l'i,s'adressera au I ai.cmeiu du Canada, a „a pru-ni !'n7 'ss,otl afin d’obtenir un no.de Divorce d'avec son époux, " I* UK IIKQI'KTE l’Ot II IIIVIIIICË AVIS est par les présentes donné d Ue J lame MlFtlAM SCHWARTZ, de ' i cité et district île Montréal, dans la province de Québec, s’adressera nu Parlement du Canada A sa pro-chatne cession u f In d’obtenir un 1 * * * I de Divorce d avec son époux MAX SILCQKF, opérateur, de la cité et district de .Montréal, dans Li province de Québec, pour cause d adultère et d'abandon Un té à Montréal, dans In province de .Québec, ce 30!éme jour de dé- Adrlen Fortin, machiniste, de a vin e‘i (,e Montréal, pro- V ' do Québec, pour cause d'a-dujjtcre et d abandon.¦' Montréal, province do A D.llMl0 *>ur de Janvier SAMUEL MOSKOVI TC H procureur de la requérante : 4 2-n.me Mayor, Montréal.Qué.entre les collègues de l’édition a .uu llïlc ^elle Dlac, , Montreal, a Québec et à Ottawa, et a-t-il dit.il ne faudra pas h pe, en fit n-'sortir les avantages.Le j lorsque la guerre rétabli, a les t •Pn fill 1iim«> .anikl.i .1 .commerce du livre semble prendre de jour en Jour une ampleur Inespérée et l'on peut espérer trouver bientôt des librairies partout, dans tous les quartiers, près de l’église ditions normales du commerce livre.Et c’est pour garantir l'a nlr que l'Association s'avéri peut-être la plus utile.POUR ECLAIRER LE VENTRE DE L’OBU! L* plastique "Lucite" a la singu Hère faculté de canaliser la lumière électrique, On s'en servait d’abord pour les instruments de chirurgie : on l’emploie maintenant pour éclairer la cavité des obus, dans les usines de guerre du Canada.Une ampoule à faible voilage est insérée dans un manche spécial, à l'épreuve des étincelles, et attachée à une tige solide de "Lucite".tige conduit la lumière, mais .conduire la chaleur, de sorte qu n’engendre jamais une tempera dangereusement élevée dans sections où l'on emmagasine hauts explosifs.Ce système do un éclairage concentré, sans bres; il est léger et pratiqueir incassable.National Trust Company Le Rapport annuel de la National Trust Company, qui a été envoyé aux actionnaires, montre un actif sous administration de $321.800,588.52, comparativement à $318,232,156.92 l’année dernière.Les profits nets furent de $476,294 60, ce qui permit à la Compagnie de payer $187,906.46 en taxes fédérales, provinciales et municipales, autres que les Impôts rur la propriété immobilière; de payer, en plus, des dividendes trimestriels réguliers de $240,000 pour l’année, laissant $48,388.14 à ajouter aux profits et pertes, qui s’élèvent maintenant à $595,627.66.Les dépôts d’épargne se élevés de $17,270,859.93 à $1 943.84, *' montant d'argent lit s'élevant aussi de 87.51 Q corn; tiveinent à 7672% en 1942.L’assemblée annuelle a été au 25 janvier, à 2 h.30 de l'a midi.Quand mut êtes à TORONTO Descendez à HOTEL ST.REGIS 392, RUE 8HEUHOURNE RA.«135 en face de l'église du Sacré-Coeur, la seule église catholique do languo fronçai?» A Toronto.Three Rivers Grain and Elevator Company Limite TROIS RIVIÈRES, QUÉ.- - — .ment sera venu pour eux de re-1 cembr?mu.sur le total de ces deux montants, prendre leurs services a la banque.I GllEKNBLATT & GOD1NSKÏ C'est, pour ne pas dire plus, une : "Malheureusement le nombre des ' bien petite somme.” j pertes a doublé depuis mon rapport! M.Dobson rapporte que les pro- : de l’an dernier; 67 de nos jeunes : grès des succursales de la banque ! gens ont maintenant donné leur ' - »a i OJA2IWC on O.'trlf de Norm.utdle", THEATRE ET CONCERTS s M M DENIS; France-Film présenté.“I.ES »OS\(||K.s III DON du (.encrai ISatoff, ••s '.'(I et 21 janvier.'*** 'DF: I .tiler-Film prevent,-: “FRENE- MF '.semaine (lu M janvier.MO.NFMF.NT N vnONAI.: • M.VDELE1NE LT PIERRE 41", Ie, :: et ÎS janvier.“LE CHANT DU BERCEAU” l ne mimique amusante du comédien FERNANDE!., en vedette celte semaine eu St-Denl» dans le film “ E e » 5 sous de Laverêde”.A l’Arcade — A l’Équipe Nous remeltons à la semaine prochaine la critique des rpectadei de l’Equipe et des comédiens de l’Arcade.Création de “Frénésie” à la scène de l’Arcade La direction de l'Arcade pour-son quinzième spectacle de la saison offrira à son nombreux public une autre création.Il Vagit dt ‘‘Frénésie” d'un auteur peu Mlle GERMAINE GIROUX en vedette dans “Frénésie", In pièce la plus sensationnelle de toute L saison à l'Arcade.Première représentation vendredi, le îl Janvier, en soirée.' connu & Montréal mais qui ntt tardera à se faire apprécier comme il le fut à Paris.Journaliste, M.Peyret-ChDspuls sborda le théâtre un peu en ama- teur et réussit dés son premier essai."Frénésie" fit courir tout Paris: on salua avec frénésie (c’est le ca3 de le dire) le succès d'un nouveau dramaturge dont le talent était exceptionnel et dont la formu’c offrait une absolue originalité.“Frénésie" qui prendra l'affiche vendredi soir à l'Arcade es' ur.e oeuvre tri 1 forte et extrêmement captivante.L’auteur a voulu étudier plusieurs aspects rie la mystérieuse âme féminine et ses sir; personages féminins sent chacun il’ime rare vérité dramatique.L'auteur a scruté scs personnages avec une plume-scalpel et tous ses dialogues sont pour ainsi dire de la choir vive tellement l'écrivain possède une observation clairvoyante.aigue, voire cruelle par moments.L'égoïsme, l’hypocrisie, l'amour et ses méfaits, la ismen-table tromperie des apparences, tout cela est étudié, monté en épingle avec un brio qui dénote un très habile écrivain.MM.Godeau et LctonJal ont groupé des interprètes de premier plan.Miles Germaine et Antoinette Olroux, Mme Jeanne Demons.Denise Pelletier.Juana Lavlolet-te, Elisa Gareau vont être les six femmes de cette pièce cependant que MM, Jean-Peul Kinsley et Denis Drouin vont leur donner la réplique.Les amateurs de beau théâtre peuvent compter sans mesure sur ces artistes: lis sont de taille et leur travail n'est jamais indifférent.Princess "Son of Dracula” "Sou of Dracula" sera a l'affiche du cinéma Princets a compter de vendredi ptochvn avec l»u:«e All-brliton, Robert Paige, Evelyn An-1 ker».Frank Cravtn, txm Chaney, j C'est un film d’aventures et de ! mysté'ie qui devrait plaire à tous! le* nmateuis du genre L'action se j passe dans une maison de rampa-1 gn« isolée La firme Univers*! s'est spécialisée dans ce genre de films sensationnel* C'est elle qui a produit la série "Frankenstein”.I«* second film su programme eera "The Mad Ghoul”, mettant en vedette David llruee et Evelyn Anker*.C'est un autie film d'aventures et de myatcie mettant en vedette cette fols, des acteur» tels que Turhan Bey.Roheit Armstrong, David Brice Lon Chaney Joue un rôle capital dans "Son of Dracula”.On tonnait les succès déjà 1 emporté» par ce spécialiste des râle» de vilain.Plusieurs sujets rouits seront aussi au programme du Princes*.RE FTI.D\\ IS et MlltlWI IIHI'KINS dan» one v.-nie de “Old Acquaintance”, l'affiche, 10 1‘alncc, Reprise au Monument National de “Madeleine et Pierre ’44” \ou* empruntant, au 1)1 l OIH ilu /7 j„nrin tfernier, nltit critique parue taut la signature île nulle euellnet vimfrera Lucien lle.thien: Li jeune troupe radiophonique,son anil blés».«a mauvaise action.Saint-Denis “Les 5 sous de Lavarède” Tout film de Forr.nndel est une série d'aventures cocasse» dont l'excellent comique est à la fois le héros et la victime.Dans le cas du film "Les 5 sour de Lavarède" qui prendra l'affiche samedi au .Saint-Denis il semble que ARCADE Mnuiim» «lu “i Jnut.'er GERMAINE GiROUX ANTOINETTE GiROUX [JEANNE DEMONS FlUflfSîf àtm * c**mn a pupu-cha; .» DINiS DROUiK “DENiSE PELLETiER (USA GAREAU-JUAKALAViOLEïTE JEAN-PAUL KiNGSLEY ST-DENIS Fernandcl se surpasse en cet exploit.En effet un scénario fort habile oblige Fernandel à faire le tour du monde avec cinq sous en poche et l’on imagine déjà ce que cette situation peut donner lorsqu'elle eit exploitée prr un maître comique comma Fernande!.On a de tout dans cette production.Aventures, voyages, coups de théâtre, surprises, la gamme y est complète et exploitée à fond.Naturellement Fernandel est tout 1 cfllm et c’est juste car ce comédien n’est pas aussi burlesque que d’aucuns veulent le dire.Il y a de la finesse dans le Jeu de cet artiste qui travaille toutes ses compositions avec Un réel souci de ia trouvaille comique.On s'amusera d'autant plus dans ro film que Fernandel y multiplie les costumes, les déguisements et rxplol.te ii fond des situations drôles d'une fantaisie débridée.Outre Fernande) le film est joué par Josette Day et l'amusant Félix Oudnrt et tourne une kyrielle d'interprètes de haut calibre.I«c film est mené dans un mouvement.très rapide et le dialogue donne a Fernandel l'occasion d'u- Mère vicaire dan» “Le Chant du Berceau” qui est à l'affiche de l'ERMITAGE, chez les Compagnon* de salut Luirent pour les 21, 26, 28 et 29 Juin 1er.L» pièce se déroule dans un couvent mais comme le notait un critique parisien, Il ne faut pas croire à une oeuvre niaise ou mièvre; non, humaine tout simplement, mal* d'une humanité qui “par hasard ne fait pas rougir du théâtre.,." Location chez le» Compagnons (TAIon 1118) et chez Archambault.Capitol “I Dood lt” "I Dood lt” mettant en vedette Red Skelton et Eleanor Powell, d'André Audet, du jirogi aniino .Vudrlrlnr rt /Vue, présentait, récemment, »u Monument National, son spectacle annuel qui s'intitulait, eeltu (ois: Li Uriyade blanche.Nom connais son* d*» papa», de* mamnnx accourus au Monument National dans te kiuI but dr procu-Mtr une distraction saine a leur» petits et qui *e sont laissé eux-même» prendre tout entier a cette féerie en neuf tableaux ou U mu Ce dernier, apte* avoir lutté avea lui munie, non seulement pardonne au malheureux adolescent, mai» décide de ne souiller mot a aucun membre du club, de l acts déloyal dont il a ou a souffrir.* ¥ * Comme d'habitude, Audet sets.lt assuré d'habile* colhthoiatours jaïur le montagu de sou spectacle, entra autres do son fièio Jiutn Maro Audit, qui a le don de irvriphi a lui seul trois ou quAt.ifl rôles des slque, i vsp.it et la morale «'unis- i l>,u* divers, de Jean Fontaine *1 »< nt pour former un tout harmo- j Roland d’Amour, le» régisseur», d« nitux.au*»! agitable u l'or U qua Guy la-roux, pour l'administration, du "maestro” Zéphirln Marcoux »t d'Arturo Plppalo qui, aveo Jean- l’oreille Dan» cette /fnjude blanche défient tour h tour n\ic leur ptuson- prendra l'affiche vendredi nu cl- ntt111* l'ropie Je» Jeun-» acteurs et néma Capitol.Cette comédie mu- “'-D'iots rue la scène 'vis.bie de Conversation île.Table Développement de Tari culinaire VII par Louis P.DE COL Y Les médecins Egyptiens de l'an 700 avunt l’éic chrétienne nvuient non seulement le de voir d'inspecter les réserves d'aliments îles marchands, mais aussi lt pouvoir ilr confisquer et détruire tout aliment qui était de grade inférieur et de mettre le vendeur en prison sur le champ.il y » de bons métiers dans ce monde, laisse-nois languir, la misère est notre lot, nous devons y mourir.Ce temps est celui des (relies fortune!, >1 suffit d’avoir de l’esprit pour en faire une, et lu n’en manques pas; va, petit, ce soir ou demain quelque Ironne mai*on s’ouvrira peut-être pour loi.Va avec, ce que le bon Dieu t’a donné cl ce que j’y ajoute." Et l’excellent liomrne y ajouta sa bénédiction.A part.r de ce soir-là, Marie-Antoine Carême ne revit plus ni son père, ni sa mère, qui moururent jeunes; ni ses frères, ni ses soeur!, qui se dispersèrent dans le monde.Cependant la nuit était venue.L’enfant vit une fenêtre qui brillait, il « 'la y frapper; c’ctait l’officine d’un gargotier dont l'histoire n’a pas can-lervé le nom; c-Iui-ci le recueillit et le lendemain l'enfant était à son service.A seize ans il quittait ce cabaret borgne pour travailler en qualité d’aide de cuisine chez un restaurateur en pied; res progrès y furent rapides, l'adolescent annonçait déjà ce qu'il serait un jour ; admis chez tiicale groupa autour dr» vedettes plusieurs altiste» de talen*.Jimmy Dorsey et son orchestre, Buck and Bubbles, Patricia Dane, ajoutent un grand intérêt à la production On ne rappelle le succès de Skelton dans "Du Barry Was A Lady".Co succès continue de s affirmer dans "I Dood lt”.Un groupe de Jolies danseuses fait nusal partie de ce spectacle.Vincente Minnelli qui a direction du cinéma Lmw’s a joint un mouvement d indépendance, tourte* à la crème et fournissait la maison du pr.rice de lal'eyrand; à partir de ce moment, il vit clair dans son avenir et découvrit sa vocation."A diX'*ept an», dit Marie-Antorne Carême dam »es mémoires, j’éla;* premier tourtier chez M.Bailly.Ce bon maître «’intéressait à moi; i! me facriita des »ort;es pour aller detsmer au cabinet des estampes ; il m- confia la direction dç»ti- oable de I occident.Enfin II n'en peut plus, et révèle de lui mémo h Palace “Old Acquaintance” “Old Acquaintance” prendia J’af fiche vendredi au cinéma I'aiace.|ime poignée de “pirates de Malte” j (-C Hint met en présence deux fern-parcoururtnt pré» de 200,000 mille» | caractère opposé mal* dont < n Mosquito, détruisant de* appa- le» vies sont Intimement ll/y» par relis ennemis, des train», dour faire son chemin une connaissance plu* étendue que celle qu’on exigeait il y a vingt ou trente ans.Jusqu'à un certain point, on peut juger un homme à la façon dont il s’exprime; joie délirante l’entrée de la Russie du côté des Nations-Unies.Mais à ce moment-là, des voix se sont trouvées jvour dire, des plumes pour écrire : "Souhaitons maintenant que l’Allemagne et la Russie s’exterminent mutuellement, afin que ( univers soit délivré du cauchemar holchévique".lié en français, moitié en anglais, ! Ceux-là se rendaient-ils compte que les "rouges” avec de» bouts de phrases dans une tant vilipendés par la propagande nazi-fasciste 'angue e< d'autres hou!» dans une allaient tout de même nous sauver en combattant pour leur patrie et en mourant par millions pour elle ?Se rendaient-ils compte que la R je n’ai à apprendre à personne l’importance du facteur "présentation" et "tenue”.Je serais le premier à douter des capacités d’un individu qui m’arriverait en s’exprimant moi- fait.D’ailleurs nous n’avons pas à nous en plaindre: il vaut toujours mieux savoir deux langues qu'une seule.Mais ce n'est pas une raison pour massacrer le français comme on le fait.On n'a qu’à lire, pour s’édifier, les annonces commerciales dans les journaux ou sur les placards.Ce serait amuiant si cela ne dénotait une ignorance profonde S'il faut souhaiter chez les nôtres une belle connaissance de l'anglais il faut souhaiter encore davantage une connaissance parfaite du fran rais, qui est notre première langue Et cela pour le bénéfice même des individus aussi bien que pour celui de la communauté.Claude KERR iju il est fernp* de faire faire, des deux côtés de la barr.vj le.le tintamarre de la propagande et les glap vements de la peur.I.-tudc objectrice des iéal 'e» devrait suffire.Le ne vint jias 1rs “rouges de Russie qui nous inquiètent : outre qu'ils en ont j ¦leja plein le» bra» — et jiour longtemps - iU ne tiennent pas à s engager dans un conflit idéologique •îpiis une guerre où ils’auront perdu 2n millions d homines et où auront été rasces leurs régions les j>lus riches et les plus industrialisées.Nos vrais ennemis sont chez nous: ce sont nos russomaiK» communisants qui n ont jamais rien vu ni connu de la Russie et qui seraient disposes à sacrifier leur propre patrie à je ne sa» quel rêve puéril de soviétisation universelle.On entend encore l’un d eux déclarer qu une petite république soviétique de Québec ferait notre bonheur.Pour ces gens, les succès moscovites en Ukraine sont une preuve Je la supériorité du régime politique et social de .Moscou; ils oublient que les Allemands et les Japonais aussi sr battent admirablement et que, pour être logiques ils devraient admettre la supériorité du nazisme et du nipponisme.S ils voulaient ouvrir l’histoire, ils apprendraient que les Russes, sous un autre régnn*.celui de Pierre le Grand, furent des soldats de premier ordre et battirent Charles XII, le plus grand guerrier de 1 Europe.Pourquoi mettre sur le compte de la politique une ardeur au combat qui provient avant tout du patriotisme et de la valeur du commandement ?1-a Rome des Russomanes, c'est Moscou.Leur culte pour cette religion nouvelle a été jvnissé si loin, un jour, qu elle a inspiré à nombre de nos réformateurs, ennemis de la démocratie, des tactiques voisines de la trahison.C'était entre 19JO et 194t.1-e pacte de non-agression germano-russe était en vigueur.Prenant cette entente fragile pour un ordre de neutralité, nos communistes, sympathisants communistes et même une partie de nos socialistes .» «.donnèrent la main pour la premiere toi*» ai;v national, a sa propre grandeur, alors que l’Allema- - éléments pro-fascistes et pro-na/is du Canada et de, gne, ivre d orgueil marchait,, sur des monceaux Etats-Unis, pour saboter le moral de nos popula- te cadavics, vers la realisation de son vieux rêve fions.Ces pacifistes étranges devinrent des bellicistes d hegemonic universelle .Savaient-ils enfin que, farouches des sans I aide inespérée de la Russie, nous entendrions peut-être sonner dans nos pies, à l'heure présente, par Pierre Rrlux>n La France d.m2 a a«nti.dan* aa détresse, comme une immense nécessité de retourner a se* génies immortels, a ceux qui ont fait sa vraie grandeur, pour y puiser confiance en son avenir.Au premier rang de ceux-ci, neu» devons placer les écrivains de France.Et parmi ces grande* figures se détache avec un extraordinaire piee-tige, celle de Molière dont les prit et le talent «ont typiquement .ranrais.\oici une remarquable biographie de o grand Français écrit* en France en 1542, et‘publie* au Canada par Les Editions Variétés.Brlsson n a p;:8 voulu, dans le livre qu’il consacre a Molière, étudier seulement l'oeuvre du grand auteur et 1 histoire de son prestige a travers les siècles; plu* humain, sachant qUe l’âme d’un homme inspire ses oeuvres, que Je* variations dune vie d'artiste se retrouvent dans ce qu’il nous laisse, il s’en efforcé, et « a réussi Pleinement, a nous révéler i’hem-me et a nous raconter avec sa vie 1 histoire de son époque.Molière est un des plu* jUus.Ues témoin* de cette histoire en nieme temps qu'un des acteurs les Plus importants de la vue du Grand Siecie.Car Molière était bien de «on temps par certains travers meme j vementé et ,1 tro l'homme de U na.j écrit Sainte-Beuv» On vedt b génie quelle il cetV'Æ* - * a.et comment n .*.& *°n combien il s'v adspj ^ «t combien il en r,L deur.Il „ Mt ni LT' ê£ * Par son époque^T' * ti0cnené' U f .VU*.ie ->- Ce comédien nnLi t*1-ancien tapis,,er JJ**4 Prompt, 1.gaieté ‘t8*/ * rhangeant a chefs - d'oeuvre 4„ Tartufe, 1* Misanthrope’ .Gentilhomme T’ *«»•».maigre lui, et d( ’ J* Me**,, très pièces o^breu*, ,, Sous la plume de Pi.r, «m- toute cette hu*irY «T*,®*’ ces oeuvre* magi , *} ment un livre où MoUu ' *’ f*-Pletement nii, ^ dans des côtés quon * ®^t* du'ici méconnus vtt In».c"' - >"» u * « 1.U.pour l’école vent Cn volume de 320 format publié par Variétés.Prix ,iw Ldit»M En v,»„ J,’"1: W, bonnes librairie, et »îf ^ Variétés, ,410.rUe réal, Canada." ‘ y- M«m- autre langue.C’est élémentaire! La connaissance de l’anglais est .^ indispensable au Canada.C est un j soviétique n’avait jamais manifesté le moindre désir f.ii rv_iii_________ *____ 1 .éle-m£I —^Pet te# lettre?.rPi'rir.— Jloi de JiKla.— rr l ; mi'riciln.4—Voile dont le# Juif* .«e cou-l-'s Tpauîes il îi #yna
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.