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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 1 avril 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1944-04-01, Collections de BAnQ.

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7ième ANNEE No 30 5 CENTS LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur-Fondateur: Jean-Charles Harvey 1er avril 1944 Aussi longtemps quo les choses iront syslènut tilinemen t niul, je continuerai système tiquem ont n dire qu'elles n« vont pas bien — Henri ROCHEFORT Administration et rédaction, 100 est, rite Sainte-Catherine Unite Ht, Montréal Case postale 20, Station ".N” — 1,1.‘Chateau K171 Kt'ilacU'tir en chef: Emlle-Churle* Hnmrl NIHILISME L’espérance américaine i II - En politique internationale, nombre de Canadien» font du nihilisme.J’entends par là que la plupart de nos idéologue» et songe-creux, dans le flot de démence qui entraîne le monde, oublient de voir les réalité» les plus évidentes et favorisent îles solutions funeste» à leur pays et à leur propre personne.Je dénonçai», I autre jour, la plaie de 1 intellectualisme - • ne pas confondre ce mot avec intelligence, culture et raison.Certains de nos soi-disant intellectuels sont des masochistes qui marchent la tete en bas en nous prédisant les pires malheurs si nous persistons à marcher les pieds sur le sol.Preuve que le surréalisme en politique internationale n’est pas un mythe.I.a folie la plus manifeste de ce groupe d’utopistes consiste a autosuggestionner de telle sorte que l’on y oublie l’importance de cette définition géographique: "Le Canada, /minante autonome dans le eommomcealtli des nations britannit/ues, est un pays de /’Amérique du \ord, borné à l'est par l'océan Atlantique, à l'ouest par l'océan Pacifique, au nord par l'Arctique, au sud par les Etats-Unis." Il ne faut jamais perdre de vue cette définition, quand on discute la position et les intérêts du Canada dans la présente guerre et surtout dans 1 après-guerre.Elle n’est pas un concept métaphysique: elle est la plus grande et la plus immuable des réalités canadiennes.En regard d’un tel fait, nos génies internationaux devraient, il semble, cesser de nous présenter comme de» endroits habitables leur» froides cites imaginaires.Nous sommes en Amérique pour y rester; nos voisins immédiats ne déménageront pas de continent pour nous faire plaisir.Nous resterons collés à leur flanc, et leurs 13j,000,000 d habitants, en vertu «le la loi de la masse, continueront à exercer, sur nos onze millions de Canadiens, une irrésistible attraction.C’est là une loi .moléculaire.Ln peu partout autour de nous, au cours des trois ou quatre dernières années, j’ai entendu porter sur les Etats-Unis des jugements si sévères, si malveillants parfois, que.j’ai failli me laisser influencer; il m’a fallu faire appel à toutes le» ressource» de ma pensée, de mu raison et surtout de la réalité pour discerner les causes profondes de cette sourde campagne et porter un jugement objectif.Disons d’abord que l’isolationigme continental est aussi condamnable que le nationalisme et le provincialisme.I.a vie moderne pat ^internationale.Désormais, tous les grand» événements economiques et sociaux- de l’Europe et de l’Asie se répercuteront chez nous.La réunion de Téhéran symbolise notre époque.Quand Cburrhill, Roosevelt et Staline se sont rencontrés dan» cette ville de l’Iran, ils ont senti que le monde était devenu presque indivisible.D’où la sottise catastrophique de toute politique d’isolement.Chose certaine, il est deux puissances dont le Canada ne peut s’isoler: l’Angleterre et les Etats-Unis.En 1939, dernière année do la paix, sur un total de $924,000,00(1 d’exportations, b: Canada vendait pour $381,000,000 aux Etats-Unis et pour $128,000,000 au Royaume-Uni; sur un total de $7.31,000,000 d importations, il achetait pour $497,000,000 des Etats-Unis et pour $110,000,000 du Royaume-Uni.Les deux puissances absorbent donc une proportion énorme de notre commerce.Que reste-t-il pour les autres?Rien peu.En ce qui concerne la république voisine surtout, il s’agit d’un fait géograpbico-economique que ni les guerres, ni le» révolutions, ni les perturbations sociales ne sauraient changer.Il importe beaucoup que 1 on s’en souvienne chaque fois que nos fantaisistes du grand soir nous proposent d’opérer des chambardements en passant par c’i'ssus la tête de l’Oncle Sam.Ce fait nord-américain, il en est, chez nous, qui l’ignorent ou feignent de l’ignorer: les uns, par une sorte d’union culturelle de l’Amérique latine, s’imaginent pouvoir remplacer l’influence de la république voisine par la culture des mulâtres et des métis du sud; la plupart d’entre eux ont des tendances fasciste»; les autres, qui se disent hommes de gauche plutôt par snobisme que par conviction, préfèrent volontiers les intérêts slaves aux interets de la famille anglo-américaine: ils sont des rêveurs ou des ignorants, généralement les deux à la fois.Nos relations économiques, politiques, sociales et même culturelles, a\ec les Etats-Unis, seront toujours plus importantes et plus étroites qu’avec la Russie, la Chine, l’Italie, l’Allemagne et meme la France.L’on pourra crier, chez nous: “Vive Fimochenco! \ ive Tito!’’ et siffler Roosevelt ou Cordell Hull, mais on n’empécbera pas ceci: que les Etats-Unis, dans I ensemble, ne permettraient pas, sur notre terre, des régimes sociaux et politique* qui heurteraient sérieusement leurs intérêts et leurs institutions essentielles.C'est ici qu’il faudrait répéter, en la modifiant, celte phrase lapidaire de Bossuet: “L’homme » agite et Dieu le mène.” Nous pourrons toujours, selon notre droit et nos goûts du moment, condamner telle, décision de nos voisins, critiquer tel de leurs chefs, ridiculiser telle ou telle de leurs manies, mépriser (cl de leurs défauts.Eux non plus ne se gêneront pas pour nous dire ce qu’ils pensent de nous à certains moments.Mais, dans I ensemble, nous ne pourrons- jamais, ne devrons jamais, en notre qualité de nation nord-américaine, adopter une politique 9ue la grande république considérerait comme attentatoire à ses intérêts supérieur* et à sa sécurité.Quand je vois des minorités remuantes et aveugles *e passionner pour tel pays lointain ou tel système étraar.-er.!>•« unes pour Franco, Salazar otUde Valera, le» autre* pour Chiaug Eai Check, Gandhi ou Staline et cracher ensuite sur toutes Je* institutions démocratique* du Canada, des Etats-Unis et de 1 Angleterre, institutions qui ont rendu*uo» peuples plu- fort-et plus heureux que toutes le» autre» nations de la terre, je souris et m’apitoie.Il m’est impossible de n’y pa* voir une preuve nouvelle de.la confu sion fie* idée» et d’une sorte de dégénérescence de l’esprit.J’y vois au»»i l’effet d’une propagande insidieuse, patiente, contre la démocratie et la liberté.Pour nous, qui avons eu la force de résister au poison, nous savon* bien avec qui nous avons vécu en une paix parfaite depuis cent ans et plus, et avec qui, dans l’avenir, nous devrons 'ivre encore.Nous Je constatons quand nous achetons une automobile et un appareil de radio et que nous faisons la comparaison des prix, non pas avec ceux du Japon, de la Chine, de Ja Russie ou de la France, mai» avec ceux de* Etats-Uni*.Nous le touchons du doigt, nous le percevons par les veux, le* oreilles et I esprit quand nous allons au cinéma, écoutons la radio, entrons dan* une librairie, achetons un magazine, examinons la toilette 'le no» femme*, -on» er*on» a sec |c* touristes.C e*t à e-* signe» et à mille autre* que nous nous rendons compte de la réalité, f’irasc realize! Je gui* l'un de ceux qui n’aiment pa* tout fie* Vméricain- NOS FASCISTES NE SONT PAS MORTS RECONSTRUCTION Au cours des conférences et interviews qu'il a données à Montréal, ces jours derniers.John Roy Carlson nous a rappelé que le fascisme était encore vivant, aux Etats-Unis et au Canada, et que la défaite de I Italie et de l'Allemagne ne signifie pas la lin de la lutte contre les tenants de la liberté et ceux de la servitude.Les démocrates ne doivent pas désarmer.Carlson est un américain d'origine Arménienne.Il y a quelques années, il émigrait en Amérique.Avec ses parents, d quittait une terre où la persécution est de tradition, où les conflits laciqucs sont sauvages et sanglants, où le fascisme a fleuri plus tôt et plus longtemps qu'ail-leurs.Pour lui, qui sortait alors de l'enfance, la ; vie démocratique, avec toutes les libertés améri-'caines.fut non seulement une révélation, mais un paradis.Il ne tarda pas à donner à sa nouvelle patrie son coeur, son esprit, sa loyauté.Cet immigré est un Américain, et son américanisme, très large, très humain, dépouillé de tout préjugé et‘de tout chauvinisme, est autrement plus authentique et plus sain que celui de certains natifs inutiles et ratés, qui songent à sc venger de leur insignifiance et de leurs insuccès par le sabotage des libertés populaires.Un jour, Carlson s'aperçut que les fervents fascistes levaient sur la terre d adoption.La démocratie, rongée par le dedans, battue en brèche par la propagande de la cinquième colonne, était menacée de destruction.Eh quoi! allait-on laisser périr les institutions les plus douces, les plus tolérantes et les plus humaines du monde?Allait - on transporter sur ce sol neuf le poison dont se mourait le vieux monde?Allait-on ravir à des millions de déshérités, en cet univers troublé, leur unique refuge et leur ultime espérance?Le petit immigré d’hier jura de faire sa part pour éloigner le péril: à tout risque, il entra dans les diverses et nombreuses associations du fascisme américain, y passa plusieurs années, entra dans tous les sanctuaires des sectes.connut dans 1 intimité tous les chefs importants du mouvement et, après cette lofigue et minutieuse enquête, il exposa au grand jour, avec des noms, des citations exactes, des adresses, des précisions d une authenticité indéniable, les ressorts cachés de la machine infernale.Son livre Linder Carer fut une révélation et un cri d alarme.Des sénateurs, des Congressmen, des1 fils de vieilles familles, des femmes adonnées aux oeuvres", des guenons peu "glamorous",, mais fort connues, se trouvaient tout à coupj exposés au grand jour comme des ennemis de la liberté, de la constitution, de l'effort de guerre.En fait, un grand nombre des individus j découverts et dénoncés par le vaillant "contre-espion sont aujourd'hui sous verrous, pour! trahison ou pour intelligence avec l'ennemi M ais Carlson nous avertit que le combat n’est! pas fini.Il a constaté, a divers signes, que le poison fasciste s est infiltré au Canada depuis longtemps et que les tactiques employées par la meute sont partout les mêmes.Il ne faut pas penser, nous disait-il lundi soir, que le fascisme sc résume aux mouvements d Arcand, dans Québec, ou du Canadian Nationalist Party en Ontario.Les chefs de ces groupes, frayaient avec le bund de New-York et fraternisaient avec les idées des American Eirsters.Il faut se défier des partis nouveaux, des ligues nouvelles, qui portent les noms comme ceux-ci: Front Chrétien.Etats-Unis d'abord.Canada d abord.Parti Nationaliste et autres du même genre.Presque toujours, ces noms voilent une organisation fasciste.Je sais personnellement que la plupart de nos associations dites nationalistes ou patriotiques, sans être toutes fascistes dans l'intention, sont devenues le refuge naturel des fascistes ou de leurs sympathisants.Il suffirait d'examiner de! près la composition des associations de l'O.J.C, de la J.O.C., du Bloc Populaire, de la J.E.C., voire certaines sections de la St-Jean-Baptiste, pour y découvrir un très grand nombre de fascistes.Ces gens sont peut-être les plus à Paul R1VER1N - Suit# à Us pape t - Triquet au Canada Nou* avons trop le respect de l’héroïsme véritable pour battre la grosse caisse autour de 1 arrivée au pays du major Triquet.Nous nous bornons dam ces ligne* à lui transmettre l’hommage de notre admiration pour sa magnifique conduite au feu.Tout autre commentaire nous semblerait une insulte à sa fierté de soldat.Le JOUR Interview exclusive au JOUR Emile Buré et Léon Daudet Dans une récente chronique, mon collaborateur Pierre Gélinas rappelait l'arrestation de Léon Daudet, pamphlétaire féroce et romancier truculent.Cela m'a inspiré de demander a mon grand confrère Emile Buré, ancien directeur de On assiégeait Y.h lion Françaiw” ’; l'effet d'arrêter Leon Daudet qui avait été condamné pour s'en être pris trop vivement à la police, au gouvernement, à tout le monde, de |a mort de son I fil».Philippe Daudet s’était suicidé et «'avait pas été assassiné comme le prétendait son père.Le médecin de la famille avait dit à Raymond Poincaré qui me l’avait rapporté: “Il a été victime d'une [double hérédité morbide, C'était un fugueur et la i fugue *ortance primordiale, manie, le Pruth sera définitivement ; On distingue la forme générale tourné et le Sereth — la partie su- des opérations futures: la défensive périeure, tout au moins — dépassé, à outrance, puisque l'initiative des Pour le profane cela sign.fie.la ! opérations semble bien perdue pour fin d’une campagne: celle de les Allemands.Ruisie, et l’ouverture d’un: autre; Pour revenir au front est, nous celle des Balkans.Pour l’observa- j remarquerons que les manoeuvres leur militaire, c’est peut-être le pré- j diplomatiques russes des dernier» lude de la bataille des Passes, les jours correspondent à un plan net-passes des Caipalhes.C’est l’axe tement établi: le Drang nach Wes-de la guerre orientale rapporté à ten, la marche vers l'ouest, contre-quelques cent milles plus à l oue t.partie de cette marche séculaire des C’est la grande retraite allemande.Allemands vers l’est.Il ne faut pas C’est le point tournant de la guerre voir là des visées purement annexio-contmentale.C’est par conséquent nistes, mais b:en une assurance et une victoire militaire d’une portée une contre-assurance.Le problème politique encore incalculable, mai?j russe est essentiellement une ques-certaincment considérable.j lion de sécurité.Moscou se trouve C’est à la lumière de ces récents à avoir un avantage sur Berlin: les événements qu’il faut interpréter j espaces au lieu de s’étendre indé-l'attitude diplomatique de Londres1 fimment, comme c’est le cas pour et de Washington, sur la question | le steppe russe, se rétrécissent au de la Charte de l’Atlantique, plu?.contraire à mesure que l’on pénètre particulièrement.! plus avant en Europe centrale.Il Cette question contient presque 1 y a donc possibilité de trouver une toutes les autres.Certainement, elle ligne de sécurité qui ne plonge pas From Hell, Hull, and Good Lord deliver Halifax us rr Quand Apprraon inscrivit dans »on recueil cet a nt usa Ht t (Proverbe anglais.1591) Aussi quand Cordell Hull a présenté la semaine dernière ! proverbe, il ne pensait guère que, .150 ans plus tard, les ses 17 points, ne faisait-il que constater un état de choses nouveau.ILu proximité do l'ittv nsion nere»«i|e l'etablissement d’ un »< rattache à toutes.En effet, la victoire russe a été tuivie de l'occupation allemande des Balkans et de la Hongrie.Aux dernières nouvelles, la Finlande, après avoir joué une petite comédie destinée à gagner du temps, vient de recevoir elle aussi son contingent de "protecteurs" germaniques sous forme de quelques divisions sup- plémentaires destinées à parer au péril le plus imminent: la capitulation finlandaise qui entraînerait la perte de la domination du nord de la Baltique.Cette maîtrise maritime est indispensable à l’Allemagne, afin d'assurer les transports de minerai de fer suédois.L'occupation des Balkans, de la Hongrie et de la Finlande aura ses répercussions politiques.En attendant, elle en a au point de vue militaire.Il faut s’attendre à voir des opérations d'un caractère nouveau, probablement purement dé- fensives.La défense de Berlin doit se faire »ur des théâtres extérieurs, périphériques, ce qui compliquera la tâche de tous les belligérants, mais plus particulièrement des Boches eux-mêmes.* • * “Drang nach Wetten”* La poussée russe s’accentue, l’allongement continu du front allemand a provoqué un amincissement progressif des lignes qui ont fini par céder.Ce qui est une démonstration écrasante de l’axiome militaire malheureusement presque oublié que: la guerre se fait avec des hommes pourvus de matériel, et non le contraire.C’est également la preuve qu’on en revient toujours à l’infanterie pour décider du sort de la bataille.La leçon n’a certainement pas été perdue.pour l’ennemi.H raccourcit ses lignes.I rop tardivement, si l’on en juge par le désastre qui a fini par se produire en Ukraine, pratiquement libérée.La retraite allemande sur le front russe a une suite curieuse qui affecte le front italien.Les Nazis tiennent désespérément le Cassin auquel ils sont accrochés et qu’ils ne peuvent plus maintenant abandonner, sous peine de voir leur front s'allonger d’une façon dangereuse, comme cela s’est passé en Russie.Ils se battent comme les Français se battirent à Verdun, sur placev à tout prix.Quoi qu’on dise, la situation n'est pas enviable pour eux.Ils sont obligés de maintenir ce front, s’ils veulent défendre Rome.Et l’on peut être certain qu’ils dé* trop profondément dans le continent.Le meilleur moyen d’obtenir cette sécurité est d’aider à la création de gouvernements sinon alliés, du moins suffisamment amicaux pour qu’il n'y ait pas de risques dans un avenir immédiat de voir se reformer une nouvelle ligue pour la destruction de la Russie.Ce qui explique l’attitude moscovite à l’égard des Yougoslaves qui combattent et l'hostilité envers le cabinet en exil qui prétend plus que jamais représenter la Pologne martyrisée.• * * Les opérations à l'Est La partie se déroule non plus comme une partie d’échecs, mais comme une partie de football.C est avant tout un travail d’équipe, une lutte intense pour user l'adversaire, le rapprocher de ses buts afin de pouvoir marquer le score définitif qui fera gagner la partie.Les opérations ont donc actuellement un caractère tactique plus encore que stratégique.Le premier point est — maintenant que l'Ukraine est libérée ou presque — de gagner les cols des Carpathes et de s'emparer des passes qui ouvrent la route des Balkans et de l’Europe centrale.Le second est de balayer la Roumanie pour atteindre les pétroles de Ploes-ti et de prendre à revers la Bulgarie.Le troisième est de liquider la Finlande, le quatrième est de forcer les Allemands à évacuer les territoires occupés, non plus jusqu à la Dwine, mais bien jusqu à la Victule.Pour des raisons stratégiques, les Allemands ne refuseraient pas de battre en retraite jusqu’au coeur de la Pologne, ce qui raccourcirait le front de plus de 50 uour cent et assurerait un appui assez sérieux sur les Carpathes.Il semble toutefois, depuis la chute de Czernovitz que les montagnes ne seront peut-être pas 1 obstacle suffisant pour arrêter 1 attaque russe.Quelques détails sont intéressants à noter.Si l'artillerie joue dans toutes les conceptions russes un rôle primordial, les événements obligent les troupes soviétiques à s appuyer de plus en plus sur ! infanterie.On note en même temps une renaissance de la cavalerie.En effet, les chevaux passent là où une colonne motorisée reste embourbée.Les operations de cavalerie ne se font naturellement plus comme au temps du fusil à pierre.La rapidité du tir des armes automatiques empêche m J*n photos cl-deMuv ne donnent qu’une faillie Idée de l’immense entrepôt du Corps des maeasin» militaires a 1-onxue-Polnte près de Montréal, l'un des principaux centres d’approvisionnement d»s Nations alliées.Du matériel de juerre en provenance des usines canadiennes et américaines y est expédié sur tous les front», aussi bien en Chine qu en Russie.lai photo du haut nous montre une longue lignée de tank» de fabrication canadienne tandis qu’en ha» on aperçoit une partie des voles ferrées ainsi que dis vsagous i hargés de véhicules militaires.Notons que plus de l,(m employés (hommes et femmes), civils et militaires, travaillent fébrilement a cet Important dépôt de réception et d'expedition qui couvre une wyrftid, de plus de 200 acres desservie par -1 milles de chemin de fer et une flotte de véhicules de transport.i Pîy.¦.* Armtt 'iimJ horreur» de la deitruction.Les prétextes le» plus divers »ont présenté» à tour de rôle, dans l’espoir que un d’entre eux finira par être avalé.Qu’il en coûte des dizaines de milliers de vies humaines de plu», ceux qui sont à l’origine du mouvement n’en n’ont cure.Il est bien évident que tout être civilisé déplorerait profondément une destruction même partielle de Rome.Il n’est donc pas question d’opérations improvisées, sans soucis des conséquence».Mai» le malheur veut que Rome soit non seulement la capitale de l’Italie, mai» aussi le centre spirituel de la chrétienté.A ce dernier titre surtout, elle représente un objectif d’une importance primordiale.Il faudra, un jour ou l’autre s’en emparer.Et connaissant les Allemands comme on les connaît, on peut être certain qu’il y aura de la casse, ne serait-ce que par pur sadisme de la part des Nazis enragés.Pour le moment, le haut commandement se livre s des opérations destinées s retenir le plus grand nombre de troupes ennemies possible dans la péninsule.Les objectifs sont évidents.D’abord, comme point de départ pour une invasion dans les Balkans, l’Italie est un tremplin idéal.Comme base aérienne, elle est encore plus importante.Comme champ de bataille défavorable aux Allemands, elle ne le cède à aucun pays.Il va falloir s'attendre à une lutte prolongée dans la botte italienne.Quand les Allemands seront rendus au point voulu par les Alliés, ceux-ci attaqueront à fond.La conformation géographique du pays aidera les force» anglo-américaine».En attendant, les Boches te servent de Rome comme d’un centre ferroviaire essentiel au maintien de leurs fronts du sud, malgré leurs déclarations hypocrites sur la fiction de Rome ville ouverte.Les cris et les grincements de dents d’un pro-fasciste notoire comme Mgr Shean seraient risibles, s’ils n'étaient sinistres.Le même Mgr déclarait il y a quelques années que Jane Anderson, cette demi-prostituée de la presse Huarst, condamnée en Amérique pour haute trahison, était une sainte, une martyre du christianisme.Jane Anderson, marquise de Cian huego, avait été arrêtée pour espionnage par le gouvernement espagnol pendant la guerre civile.Elle fut relâchée par suite de l'intervention diplomatique des Etats-Unis, hélas! et comme remerciement à son pays, elle ne trouva rien de mieux que de le trahir.Ce qui est une belle preuve de christianisme.Actuellement, Jane Anderson parle quotidiennement à la radio allemande.Elle demande qu on évite de bombarder Rome.Jamais elle n'en dit autant pour Guemica, ville sainte des Basques catholiques.Mgr Shean reprend l’argument de Jane Anderson.Peut-être est-ce par faiblesse pour celle qu'il porta sur les fonts baptismaux, il y a nombre d’années, quand elle était encore une innocente enfant.On est en droit de demander à Mgr Shean de se taire et de »e borner à remplir son rôle de prêtre et rien de plus.Ce qui est déjà suffisant.¥ * ¥ Traître», Bloc, C.C.F*.Comme suite logique, on peut rappeler que les gens qui firent fête à la fille Anderson lors de son passage à Montréal, à l'autcmne 1937, se sont bien gardés d’appa-raitre à la conférence très intéressante donnée par Roy Carlson, l’auteur de "Under Cover", lundi soir devant un public choisi.Le conférencier, qui connait son sujet à fond, a essayé de ne pas faire montre de trop de prwimivme, en parlant des menées fascistes sur le continent, particulièrement au Canada.I! n’a pes d'existence.Chacun d eux, que ce soit dans l’industrie ou I agriculture, veut revenir A une situation qui contienne «les certitudes d’avenir.C’est A nous de l'arrière de préparer A ce m onde «le demain une buse se trouvent complètement déparés par la nouvelle formule : les expériences strictement de laboratoire sont déjà d’un autre âge pour qui su!* attentivement le mouvement poétique.La Tour du J’ui et Aragon ont ramené ia r une, la métrique rigoureuse, toute» deux démantibulées par Claudel et assé- ^ j „ autr„ wnt dr chees par Valery; leur lyrisme | fr^ s'est imposé une charpente, des séparait du mouvemenet poétique général chez les peuples de langue française.Evidemment, le sujet demanderait des développements plus laborieux, mais chacun peut les faire; chacun est à meme de constater et de déduire.Le troisième Cant; du Ciel ne prévmtr que des poètes lyriques, nouvelle orientation, sauf Alfred Desrochers.(Je considère ici la formule générale et non la poétique particulière, à propos ,'/• laquelle je veux faire des réserves.) Malgré tout le respect que j'éprouve pour le symbole, je ne peux pas souscrire à la Communion des Faints de M, Alfred Desrosiers, long, très long, trop long poème philosophique, ou soi-disant, tri.Les deux ou trois verts forts «e noient dans une abondance de faiblesses et de mièvreries mot reprend sa valeur propre, sa signification, au lieu de demeurer un titnple son, utilisable à toutes les sauces.Le temps est déjà verni où l’obscurité et l'mcohér «on heure I Angleterre eut «on lot pfliste tu m i! j rnthulu urne n** ! h e P roîtifaurîim 'r : c’e*t UI1 je,.fi* : q ir 1 .je r f)1 :.re gens du inonde U r “r i )»rrr»i r'* irr portant r et quon jet q, - person inc ne se prenn' au trop.'!• .r».pour sér.e ,.\V 31 icétres gre'i rri 1 hoT, nrr.r a up" rit: rrmrnt rite!! g-ut •avaient qu ch Î/JÇ fi O".De foute q jV • 11 je.r • nspîe »pe etaeîe des ! façon, on Spp ren 1 davantage dans r,;» U'A jiv/îrt vu confrère s mophy- j Sophocle que < J an > Platon, iit ainsi efa.t .1 to:: G IV nte ce dor de la peinture d'une mami-re vibre et très intelligente.Il longtemps qu'un critique d'art eta.t adre-ve devait de choisir une oeuvre cadrant parfaitement avec l’atmosphère qui do.t nécessairement régner durant cette période.Or, le choix de l’"Kxaltatlon".drame religieux en '.lois acte» d'Edouard SchneMrr était l'oeuvre toute rêvée.En plu» d’ètre une création et de nous révéler un brillant drarnatuige trop peu connu h Montréal ce drame religieux aborde de façon directe le vaste problème de la vocation.L'ne mère a-t-elle le droit d’ernpè-rher sa propre fille d'entrer en religion.Cette question domine tout le drame qui, à compter de demain soir va se dérouler devant les habitués de l'Arcade, Une mère a abandonné son mari et son enfant pour vivre sa vie.Douze ans plus tard, elle revient nu foyer.Son rrnrl est mort et sa f ile va prononcer dans quelques jours ses voeux perpétuel» au cloître du village.La lutte s’engage donc entre deux êtres.IVun, encore tout déchiqueté par l’amour humain, l'autrd déjà transfiguré par l'amour divin.Qui l’emportera?Dieu ou le mon- de'.Bien entendu il ne saurait être question dans ce petit article de révéler le dénouement de T'Exalta-tion ” Disons que la pièce réunit Marcel Chabrler, Antoinette Giroux.Janine Hutto, Jeanne Demons, Elisa Gnreau et Denyze Saint-Pierre et trois artistes lyi.que» bien connues qui exécuteront les chants llturgl-uues et l’Ave Maria de Gounod au cours de la grande scène de la prise du voile.I.* mise en scène de M.Emile Uouffard; le» décors de Marcelle Salette et la direction artistique de MM.GoJeau et Letondal assurent à 1 avance un succès plu» que retentissant à cette création d'un caractère religieux tout à fait exceptionnel.Parmi les invité* qui asslsteron au grand bal de Vimy organisé par.« Section Mont-Royal No.65 de la 1 Legion Canadienne, L.S.K B., on remarquera le Major-Général et Mme E-J.Renaud, le colonel et Mm*-1 Paul Grenier, le lieut-colonel et j et Mme G E Leprohon, le üeut ¦ j colonel et Mme Lucien Lacroix, le ¦ lleot -colonel G.Lebel, le Capitaine ; et Mme L.Robitaille, Monsieur et Mme A.Chénier, M.et Mme Jo* lîelule, M.ei Mme Henri Lecours M et Mme Jo».Teaadale.M.et Mme J A Lefebvre, M et Mme Joseph Aria!.M et Mme E.Bertrand.M.| et Mme J.-O.d'Aouxt.M.e'.Mme A Allard, M.et Mme A.Alary, M.! et Mme G.E.Barbeau.M.et Mi le t A.Beaudry.M.et Mme J.-A.-D i j Beaupré, M.et Mme A-S.Benoit,! M.et Mme Gérard Côté.M.et Mme j L.Couture, M.et Mme L.Coutu- ( j i ier, M.et Mme Bruno Duchesne, I M.et Mme J.-P.Drapeau.M.et i Mme Louis Gagnon, M.et Mme E.; Jobln.M.et Mme Adélard Jodo.n, | I M.et Mine A.McGowan.M.et Mme ! J.-B.Rainville, M.et Mme Gérard | Tanguay, M.et Mme Joel Sauvé, M.i « Mme Héllodore Caron, MM.J.-E.Prévost.A.Doré, L.Bouchard, R.Campbell, F.Couillard, M.Dubord.A.Gagnon, P.Prévost, Raoul Gul-mond.J.-A.Lachance, G.l-aforest, A.Implante.M.Lapointe, R.Laro-»e, J.-P Laurent, J.-M.Lemieux, R.Mercure et plusieurs autres.M.Dawes fête ses 50 ans aux Nat.Breweries Il appartient à la quatrième génération de cette famille de brasseurs.A\l* IIB It I1UI ETE 1*0TU IIIVUIICR AVIS ,.it liar u „ présente» donné «lu *• JÜHKI’H ADOLPHE AIME tîKIlTKIAt'ME.membre de* Fore-» Armées Canadiennes, autrefois nu -«'hlnlste, «1» la Cité de Montrai, dnri» la province «le Québec s'adressera au Parlement du Canada.& sa présente ou prochaine session afin d'obtenir Un Bill de Divorce d'avec son r-pouse.GRACE ANNIE GODDARD.de lu Cité de Montréal, dan* la province de Québec, pour couse d'a>1uHère, Daté A Montréal, province d-Qu-ébec, ce Même Jour de mars 1914 GREENRLATT & OODINSKY, Procureur» du requérant.Ijt président et directeui-gèrant «les National Breweries Limited, M.Norman-James Dawrs, a célébré le cinquantenaire de son entrée dan* cette compagnie.Mercredi âpre -midi, à 4 heure*, lea quelque 1,500 employés de ce» brasseries se sont réunis dans une salle sise à l'angle des rue» William et Colborne, prè» des bureaux de cette compagnie à Montréal pour offrir leurs voeux à leur distingué président.I! y eut leoture d’une adresse, présentation d'un portrait à la peinture de M.Dav.es lui-même par le peintre J.-W.Morrice et allocutions.Le soir, un dîner a grotiDé un certain nombre (Je membres du personnel administratif et d'employés au St.James Club.L'anniversaire et la fête de mercredi témoignent du bon esprit qui règne parmi le nombreux personnel de cette importante firme.En effet, le* National Breweries sont reconnues pour l'excellence des relations qui existent entre employeurs et employés, pour la bonne entente entre les employés ernadiens-françai* au nombre de 80 pour 100 et les employés de langue anglaise au nombre de 20 pour 100, enfin pour l’esprit de progrès qui anime à la fols administrateurs et travailleurs.Les National Breweries forment une compagnie composée de plusieurs brasserie* anciennes de Montréal et de Québec, soit la Dawes Black Horse Brewery, la Dow Brewery, la Frontenac Brewery, la Dawes Draught Ale Brewery de Montéal.enfin la Boswell Brewery de Québec.M.Norman-J.Dawes préside aux destinées de ce groupement de brasseries depuis l’année 1921.Il est de la quatrième génération des administrateurs Dawei.Cette succession de* Dawes a son pendant chez Us ouvriers dont plu* ear* appartiennent aussi & 1» quatrième génération d’employés brasseur» »u 'service des brasseries Dawes Ne a Laehine, province de Qj-, .bec, fils de James-R Dawes ul.'même petit-fils du fondateur de i» ! brasserie Dawes, M Norman.James Dawes a toujours eu 4 préoccupation à la foui de la p:os-ipérité de la firme confiég a 'administration et du bien-être de ses centaines d'employé*.Même après cinquante années passée* au service des brasseries, loin de regarder en arrière et de ne reposer sur ses lauriers, 11 continue à regarder de l'avant et à améliorer le sort de son Industrie et ce.il de «on personnel.Ainsi, les c-onfe.-en-ce* qui se donnent à l'université McGill sur l'aspect humain des relations ouvrière» sont le fruit de lune de ses suggestions.Fie* tendent a démontrer qu'il ne faut pas traiter les ouvriers comme de» machines, mal* comme des homme» raisonnables et bien disposés Cette 1 politique administrative et ouvriè-jre de M.Dnwe.?fait que le per.sohnel, du premier au dernier rang, est attaché à lui et qu'il a été heureux mercredi de lui démontrer son estime par la manifestation qui s'est déroulée cet après-midi là Lo Vrai Chez - Soi (iréjirocAabla HOTEL ST.REGIS 392.RUE SIIEKBOURNK RA.4135 TORONTO en face de lêgllse du Sacré-Coeur, la seule église catholique de langue française & Toronto.DEUX TACHES S EFREM KURTZ, l’un de» plu* brillant* chef* d'orchestre, qui dirigera l'Orchestre l*t:>ll*" rtnonlque de .Montréal, lors du gala de .Mimique russe avec V II' :n :.« Il t on.o- soliste, vendredi, le 31 i: .-."* au Kalnt-Dfnts.Brompton Puip & Paper Co.Ltd.MouHn.s a EAST ANGUS HT BHOMI’TONVII.LE, QUE.MANUFACTURIERS DE PAPIER ET PULPE Bureau de vente» 320 Edifice Sim l.ifc, MONTERAI., Canada.IMPARTIAUX ET CAPABLES üVnK F.G.Don&Sdioo Prtii'Jent «*.Cl.Tant Général Ion II W.Wr.wo Vlce-Préstdtnt Oc ni en W.M a, IX ‘ipail.C.R.Vtet'Pré«id*nt T 1 OUS les actes concernant l'administration d’une succession nous sont familiers.Nous ne témoignons d'aucune narlialité.En tant qti'ndministrateur et exécuteur testamentaire, c’est notre devoir de veiller à ce que les voeux du testateur soient fidèlement exécutes.Désignez le Montreal Trust Company pour votre exécuteur testamentaire.Les Amis de l’Arl L'As»odation désire informer le* jeunes de plus de 18 ans, porteurs de billets de groupe, qu'ils peuvent visiter l’exposition de peinture isolément, entre 8 heure* du matin it 7 heures du soir, du mardi au samell et le mardi et Jeudi soir de 8 heures à 10 heure*.1a Ligue Amérique Françal*e et l'Alliance Française, dont les prochaines réunion» auront lieu le 5 et 11 avril respectivement, mettent à la disposition de no* membres un certain nombre de billets qu'Ua peuvent se procurer au secrétariat, A la fin de la présente année scolaire l’Association offrira 100 volumes à ceux de nos membres qui noue uuicnt fait parvenir le* meilleurs commentaires sur nos émissions aux différents postes de radio Prière d’adresser vos lettres comme suit: Concours des émissions, Association "Les Amis de l'Art', 1097 rue Berri, Montréal.(Communique) VARIÉTÉS C'est Jeudi le 30 mars, que Jacqueline Plouffe et Gérard Paradis présenteront le spectacle 'Variétés'' à la salle St-Alphonse dVou-ville, avec le concours de plusieurs vedettes de la radio, Simonne F l-botte, Gisèle Phancuf, Gisèle Oils.Rita Bibeau, Irène Mars, Gerald Duranleau, Raymond Gullbault, Roland Dauphinal* ainsi que Fernand Gratton et son ensemble.Cette représentation promet de remporter un succès magnifique, car tout est agencé de maniéré a plaire à tous les goûts.Signalons le conte féerique d'André RIvoirc, "Il était une bergère", interprété par Gisèle Otis, Jacquc,ine Plouffe et Gérard Paradis.On présentera aussi une délicieuse comédie "Mon Pierre", de France du Chatel mettant en vedette GéralJ Duranleau, chanteur bien connu de la radio et Raymond Guiibault.En plus de ces deux pièces on entendra plusieurs numéros de chant et de musique comprenant des 'extraits d'opérette et quelques unes des plus belles mélodies du répertoire."Variétés" est donc un spectacle unique, et le public ne doit pn* manquer cette occasion de venir applaudir des artistes de chez nous.Pour Informations signalez: FA.1862 et BY.1035.Tous les détaillants qui font le commerce des oranges doivent mettre à l'étalage une carte indiquant leurs prix et leurs grosseurs.LE JOUR c»t Mite par n compapn'.e Le Jour Limitée.ISO e»t, ne SsInte Csthenre.¦ rutte 44), Montreal, ttL ’PLateau *471 Jean Ctnrle» Harvey, directeur, et imprime rar La Gmtpsgni# de Publication de "La Patrie".Limitée.ISO.e»t.tus 8alnte-i*ntienne, Montreal.m U L fcc# -',=asy > AVIS Montreal Trust Company CAPITAL PATE ] ET 311 PUCE D'ARMES, MONTREAL KESULVE 1 $3,000 wo AVIS pubii-j est par les présente:' donné par les *.uss.gnés.qu'IL ¦rit accepté svu.s bénéfice d’inven-, tt.re, Ta su cession d*- feu Charl« Lercovicl, de s«'n vivant marchand Je la cité de Montréal.; Montréal, 25 mars 194 4.‘ Mme ETHEL 11 DUNN Mme UEUTHA H.HAMF.lt MM M VERSO N & SIGLER Procureurs des héritière At I* IIE ItKUt KTE 1*111 H D1VOIICE AVIS est donné que PAUL BEGIN.distributeur, de la Cité de Montréal, Prov.nce de Québec, pré-| e entera ur.e requite au parlement : du Canada, à sa présente ou pro-' chaîne »e.nlon.afin d'obtenir un ! h'il de «tlvorce.de *» femme YVETTE PE RC SSE, vendeuse des mimes lieux, pour cause d'adultère et de désertion.Dat( 1 Montréal, le 10 mars Î944.P.IV.WEBER.Avocat du requérant.l'ARMÉE d'autrefois était étrangère à la nation, c'était uns sorte de J rempart mobile édifié aux frais de l'État.L'armée d'aujourd'hui, c'est le peuple même, c'est l'expression de sa colère, de sa détermination, de son courage.Voilà pourquoi nous devons soutenir nos combattants sur tous les champs de bataille.Us font la guerre.C'est leur tâche, et ils l'accomplissent sans défaillances.Quelle est la nôtre?C'est d'abréger la guerre.Sans nous, qui leur four- # nissons des armes, combien de temps encore le conflit pourrait-il durer?Ne nous faisons pas illusion: nos succès depuis les batailles d'Egypte et d'Italie n'indiquent point que nous ayons gagné la guerre, mais seulement que nous combattons enfin avec des armes égales à celles de l'ennemi.C'est en continuant d'outiller nos armées que nous finirons par réduire l'Axe à l'impuissance.Notre rôle, à nous civils, est donc clair: mettre toutes nos économies, tout notre labeur, au service de la patrie, placer notre épargne dans les Obligations de la Victoire.Les Obligations de la Victoire portent la signature d'un pays qui a toujours payé ses dettes à l'échéance; elles rapportent plus que l'argent en banque; elles sont pour le détenteur une assurance de sécurité future.Achetons des Obligations de la Victoire, tant que nous pourrons, et abrégeons la guerre! Que ferez-vous au VI- Emprunt de la Victoire?US-1W-M.H COMITÉ NATIONAL DES FINANCES DE Montréal, samedi 1er avril 1944 GOLGOTHA " au Saint-Déni» LE JOUR Page 7 PRINTEMPS le p!u< grand poète de son stèle, sur lequel il eut une influence énorme.Ron'ard.s est ni peu a peu ensevelir dans / oubli.Botlcan le considérait dédaigneusement.Il fallut Sainte -j Heure, en 182$.pour le remettre en lumière.Brave Saintc-Bemc, ,i qui Ion doit tant et j qu un certain snobisme iruxlerne telcgue trop j volontiers au rancart, les coeurs tendres, a cause de Madame Hugo: les poètes neo-futu-[ ristcs.à cause de Joseph Delorme! | Italianisant si / on veut.Ronsard est tout de même marqué du merveilleux sceau de clarté et de limpidité française.Certains de ses poèmes atteignent à cette forme la plus pute de la poésie quest la chanson, forme cristalline que \'illon.avant lui.même lorsqu il est le plus hermétique, cisèle sur un rythme parfait: forme quon retrouve cher \'erlainc.che: Apollinaire, et chc: les modernes les plus avancés.Patrice de la Tour du Pin.Aragon.Spue Dans IODE XII.on verra un procédé de composition repris de nos jouis rejets, transposition de mots, coupe des vers, etc Emmanuel Signoret.poète mort .1 2 î ans.est presque totalement inconnu ici.Ciide a preface ses Poésies Complètes.Dans le poème que nous donnons, on voit le Printemps personnifie d originale manière.Pois.Mr n tC h t’hu e L'un d iij" Renom ril ttuf ftftdifZ lOUit le t oi ihcicur plats à i/ut s< irnouvelle aussi lotte chef; Mais 1e mien prui Ravoir sa perruque •if he/ P G “-Render à César ce qui appartient, à féaur et à I)ln« re qui appartient à Dieu” .h •.•Ile »ré:ie du film "(j » I j; o t h a ”, u\ec LeVIGAX, dan» le rôle de Jésus.Ce film prend l'affiche samedi nu SulnUlenl*.JOEPNICOLAS Joep Nicolas, un lies jeune* artistes hollandais dont les tableaux font partie de l'exposition ‘'CINQ SIECLl-.d D I- PEINTURE HOLLANDAISE" qui se tient actuellement d la Galle,te des Ails dt Montréal, arriva aux Etats-Unis il y a cinq ans.Dés le début de 1933 l'atmosphire politique de Hollande lui semblait trop lourde pour un artiste créateur.A us.si itécula-t-il de Jenner son grand atelier de vitraux — ou, avec d:x apprentis il exécutait de tnagn’.flqvts.travaux pour les églises et les salles publiques — et de se ?en die en Amérique.Le dernier tableau qu’il /if avant de quitter la Hollande est "Prémonition du Mal”, allégorie des maux qui frappent les hommes quand la colombe de la paix est immolée.Cette splendeur qui illustre bien l'art de Nicolas est une des oeuvres présentées éi l'exposition qui se finit ncti.ellemenl à h ilallerie des Arts, au profit dis enfants de Grande Bretaync, dt Hollande et autres pays occupés.A New-York où il vif maintenant, Joep Nicolas s'rsf déjà acquis une grande réputation comme dessinateur et peintre.Il a dessiné un rouvert rie Noël pour la m ue mensuelle américaine "Fortune’ et "Life" a reproduit en couleur les tlf,mur qu'il fit récemment pour une église u Détroit.Depuis qu’il est installé à Ntw-York l'artiste a perfectionné une nouvelle technique de peinture aveu coule ms plastiques.Conférence donner par M.Joep Socolas le 11) mars dernier PIERRE de RON’S A R ( 1524 - 1585) ODE XII quand )c suis vingt ou finite Bios Sans i etcrui ner t n Vcndomois, Plein rie pensifs vagabondes, Pltin d’un remords et d’un souri, Aux tacher s je inc plains ainsi, A u.1 buis, aux auh r s et au.ondes Rochers, bien que soyc dges De tiois mille ans, vous uc change: Jamais il'état ni de forms: Mais toujours mq jeunesse fuit, Et la vieillesse qui ni » suit De jeune en \ iallluI II me h a n «/orni - A /’Arcade lu semaine prochaine S’il est permis de considérer la peinture d’un peuple comme un témoignage de son histoire, il y a peu de peuples qui ont une histoire plus Intéressante, mais à la fols plus compliquée que la Hollande.Ce pays, au décHn du Moy?n-Agf, fut un foyer de vie mystique et religieuse, tandis que les pays latins cachaient une frivolité bien en contraste avec une apparence ds fante religieux plutôt formaliste.L'aversion des pompes et des fausses apparences innée au peuple des .Paya-Bas fut accentuée par l'occupation de leur pays par les Espagnols qui se servaient de 1 Inquisition et du rigorisme de ! Eglise comme d’un instrument d oppression politique.Ce sont ccs phénomènes historiques qui tendront a pous.r les artiste hollandais ft abandonner le domaine de l'art religieux, et a chercher de nouveaux domaines qui avaient semblé peu Intéressants, et mini ’ inaccessibles aux maîtres des écoles latines.Et voilà comment se manifeste une oéculariaation parfaite de lart Hollande, Inaugurée par des dateurs d'une peinture bourgeois; démocratique en Europe.Us furent les premiers à étudier les nuances de la lumière mystérieuse qui entoure leurs rivières, leurs villas sillonnées de «anaux; le dernier layon de soleil qui tremble dans une vitre et se projette sur le parquet du salon.Ils contemplent avec amour les enfants blonds et les femmes en robes de dimanche.Ils peignent avec autant de dévotion des orgies de payons et d’ouvriers, des scènes de tous las jours, et même des intérieurs de cuisine.Ils sont les premiers paysagirtes qui n’enjoiivcnt pas, qui ne mélangent pas Jes montagnes du Teseln avec les plaines de Flandt comme l'avaient fait les "Italianistes" de tou* les pays.Ce sont eux encore qui ont révélé la beauté de la vit simple, les premi:ra démocrates dans le domaine de l'Art.Ce pays, qui à la glande époque, n'avait pa." plus d'un million d'habitants.possédait quelque quatre mille peintres, et parmi ceux-ci, Il éléments vérlste3 et profanes dans | y en a eu moins, une cinquantaine i .!.• .«\aut ofinaiHtir.'if f»fl l'TTli lf F les compositions de, maîtres du XVIe siècle, et réalisée au maximum dans les oeuvres de cette pléiade de peintres Illustres du grand XV* le siècle.Les Hollandais ont été les ini- ARCADE Menml,ir ilu ai mur» U NMT «IRPÉCIIM «¦ WW PiWTIf 1 macii oia—TëT ANTOINETTE CiROUI JANiHE SUTTO JEANNE DIRONS IliJâ CABféU Bumj'PiKM S JL Amif’i -IV.,t [Y ji ir JT — i - ) — i i -L -, : que l'on peut consider r parmi les plus grands du monde et de tous les temps.Si la Hollande n’a pas pu toujours maintenir le même niveau miraculeux dans sa production artistique, il faut considérer que l'époque actuelle, l'époque d la ; domination allemande, présente pas j mal de ressemblance avec celle de | l’occupation espagnole.Kl je suis convaincu que c tte | épreuve douloureuse ne manquera 1 pas d'avoir un effet paialièie sur j notre peuple.U- caractère ai fort, si sain, mais non-conformiste des Hollandais en j sera qu purifié et fortifié.Et, si en ce moment, ifs Ilol.an- t dais souffrent et mentent par mil- J Hers sous le joug infâme, lait! Hollandais ne mourta jamais, il vivra pour voir le jour de la Victoire.| m DHQme neiiGieü À L’AFFICHE MONTREAL SHERBROOKE ‘•GOVERNMENT GIRL” au Palace To wn&rmrr-' jt mi Aui* 114 • ht 2 i'>u« A voir jadis t ri ru U \ g»nmu .Ls corps hibUe ft ht muni bonne ,1/nii mu ;‘i HiMt jnomfnf.h i town menti rf rumcnfl Vn» flots du i comu é/iit tir séjourne; ht m «h ,ninn font huit/ ** jour Je m'r’i t -it.t de nuit ft de joui .Mois comme coma, ft tie tourne.Ni est-ce i[ue te nu votutrois Aiini été rocher ou huit, Pour avoir la peau plus f puisse, lit tditicrr le temps emplunu , Oi» mhh dut jt n tusse aimé Toi n 41 m'a» fait i iullii, MaUtesse.i Le Quatrième* livre dm Odfi) EMMANUEL SIGNORE T (1872 -1900) EPOUSAILLES Monseigneur le Printemps *n tobr épiscopale D'un t to let vivant comme les fltu>n d'vis, Ouvmnt à driu Initiants 1rs hauts pot tails fleuri», A u son des cUiirons d'aube enht en sa cathédrale.t nt tulipe fait sa crosse en frais ramail Monseigneur le Printemps sous le dôrnt bleu marche, | Au loin plongent les nefs, et sous b tu dernière archet ; f,t: soleil arrondit son aveuglant vittail f Les ornngeis tout blancs, firhteu » f' nuptiaux, (hit des frémissement» d'orgue ; ni la campanule, i'iéir eniensoir, l’encens doré du jinllcn brûle.i sSwi les nuis psalmodie un choeur sacré d’oi»»¦* festival* présentent : “LA PASSION Pelletier, le 7 avril.du de VJoritréa! av„ gov./Nù SOMMYTUFÏS n: 1 JMUMIÎJ l««« fjo/y Showing rTT.iOHARltS COBURïl Scnuitionnr; pi mute Je 21 ans BfLLF.T* If.I .,*#•» 2 fri pta« tllê( \l NTK ait rh»l \A Arrhcmhault ti isn't**} • L- | Loew’s | “What A Woman’ NOCVKAC DELHf (Jap ifol “The Purple Heart' '///A ’///At,/////s/x//fWW.À LES FESTIVALS DE MONTREAL présentent LA PASSION »*l«n saint M.-tr.i-j de J S.Bach — version drama:-*-»» THEATRE HIS MAJESTY le Vendredi Saint, 7 avril à 7.30 p.m.f ’hr f d’orrben»re WILFRID PELLETIER rt» MrH,tr»nl rii.ir * l*«dr.—sein II.K.I hadnlrk — s«.|l«,e» S» sonsefipiioBs: ru:.,*!, r.;.**,.Ei m.txi.im.bureau !» HAi*l AV.nd»or - Tfl - B “V/hat a V du film qui vendredi au production r ç;*us- Rosal Ahern».Ce! une "career de* chose/ ' le» premier! Cette ignora *érie d'aven spectateur B ! été salué a .- critique et n ! sera grand Ahern» n ».tant.Son ;« omar* prend éma L , r.v< -Ri-» coméd: .aîf.>CW'| Purple H* a rt met Dean Andrew Farley Grange: Ti , Jierdra î affiche vent Capitol Ce ; lm lîqu-e d :¦ x An.Princess ‘ My Kingdom For A Coo!:” Hengal Ri : r^i c», jn h» iai dan i o g y.té i dr< , oh: M c rochi m qui .* borr.t Jar-e pro: Ljunml i mit iu \ n TOHO.N ro Ijr-i rnilrz ' HOTEL ST.REGIS V.ri.Rt i -It; It ROI II NT.BA 413.» POUR LES CINEPHILES CANADIENS-FRANÇAIS A PARTIR DE SAMEDI LE 8 AVRIL • «•flHfttfttU** i*bi J>«#> f vmnifiWRt è I t h.4-i «Mtpr0'; , .! vi»;onnenient» et le, matière» pre- numero deux, c est I existence, au •• -, , .,• .rnierr* qu il* veulent pour — Min meme de* lignes er.oerrvra, des leur | usage personnel.La façon la plus facile de nuire .„ , .aux Allemands était de s attaquer combattre jusqu au bout.On a eu • .• , ,, a leur jv sterne de transport.Cha- armée» clandestines, mal équippée» et mal nourries, mais résolues à des preuve» probante* de leur efficacité en Russie, en Yougoslavie et en Grèce, pour ne parler que de ce* trois pa>s.Nou* .allons essayer ici de jeter un rapide coup d'oeil sur le» troupes de guérilla françaises.Il n’est pas mutile de rappeler, avant, que ce sont ce» troupe» clandestines qui ont presque entièrement opéré la libération de la Cor *.Une armée disciplinée Si on fa't foi aux plus récents rapport», plus de vingt pour cent de la population française vit maintenant sous un faux nom et, dans un service cla.vdestin ou dans un autre, poursuit la lutte contre l'Allemagne.Parmi eux.des hommes d'âge militaire ont formé une armée clandestine entraînée et disciplinée, sous le commandement d’officiers réguliers et d'officiers de réserve venu» en grande partie de» rangs de l’armée française désorganisée.Quand ils s’enrôlent, ce* hommes signent un serinent par lequel ils s’engagent à combattre dans le» cadres de l’Armée française de la Libération, à accepter la discipline de l'année et à respecter les ordres de leurs officier* supérieur».En retour, ils auront la même pension, compensation, les mêmes avantages et honneurs dûs aux soldat* réguliers de France démobilisés après la victoire.Suivant les traditions de la République, des hommes de toutes provenances se sont enrôles dans leurs bataillotu, où ou ne fait aucune espèce de distinction de race ou de rang.Leur état-major e*t connu sous le nom du Comité national militaire det Francs-Tireurs; c’eat lui qui, en collaboration avec les dirigeant* d'Alger, prépare les plans généraux de toutes les activités militaires des guenilas.Comme c’est normal pour une nation qui conierve une grande tradition militaire, c’eet «rua l’autorité du Code Militaire français que ccs hommes ce sont organisés en «crions, pelotons, compagnies, etc.Au début de 1943, ils ont envoyé un message émouvant au général de Gaulle à Londres demandant "ttu grand soldat que vous êtes de n'entretenir aucun doute sur le fait que nous faisons partie de la l'rance Combattante".Depuis lors et à leur propre demande, les guérillas français reçoivent leurs ordres du Comité National de la Liberation et composent des unités régulières de l’armée française.que nuit des groupe, sont assigné», j, à cette tâche.Un déraillement près i de Dijon coûta la vie à trois cent.; Allemand».Près de Douai, deux cent.Allemands sont tué».La destruction de.wagons et de» s oie* ferrées retardent le transport •le» approvisionnement» de l’ennemi.Un inspecteur de» chemins de fer de France .1 déclaré qu’au rnoin.quatre mille tonne* de matériel de guerre avaient été détruites par le sabotage en deux semaines.En mai dern er, cent quatre-vingt locomotive» avaient été détruites tandis que cent dix étaient gravement endommagées.On aura une borne idée du travail accompli par le.guérillas en examinant la liste suivante des dommages causés au»' Allemands pendant le mois d’août seulement.Sabotage de manufactures .14 Déraillement de trains .Déraillements de train de troupes.15 Sabotage des fils à haute tenslop.Feux.Sabotage sur matériel de de chemin de fer.15 Sabotage de voies de chemin de fer.Sabotage de moteurs .Sabotage de grues dî secours Sabotage d’aviotis-types .Sabotage de canaux et d’écluse.baliotage de fils téléphoniques .iO Sabotage d- dragueurs, d’écluse» et de grue» .7 Sabotage des losses de mines j Assauts sur hôtel» de ville et prisons.8 A»»aufs contre détachement» allemand».'8 Assaut* contre Allemands.en particulier.12 Assaut* c intre des policiers fratvei».7 Assaut, contre collabora- trur».24 A*»aut» contre le.quartier» généraux de la Militia, I égiwn, etc.14 eux allumé» sur des camions allemand» ou sabotage de» camion» .110 Motocyclettes ou side-cars en feu ou endommagé.35 Vo! de gi/'ilinr et d’huile et autre» feux.!» 40 32 36 30 58 7 3 5 Dans le même mois, on obtint d’autres résultats, comme ceux-ci : Transformateurs élu h iques brûlés : à l’Arsenal 4e Foulon à l’usine Peugeot à l’usine Citroën ù Lvon à l’urine Simon à l'établissement Lurschmitt à Lyon à l’usine de torpédo de .St-Tropez Actci de sabotage et fiux : à l’usine Desmarais de Toulouse à l’usine Salsigne, département de l’Aude à l’aqueduc de l'usine de carbure de Briançon.L’ouvrage a été interrompu pendant un mois et demi, et le feu a etc mis à un grand nombre de pneux aux urine» Michelin de Clermont-Ferrand.L'usine de cellulose de Nantes a subi de» dommages évalués à vingt millions de francs.(à suivre) Claude KERR SILHOUETTES SATANIQUES Théophile Gautier par Maximilien RUDWIN et petite» fille» parvenu» à l’âge tisseurs, qu’attend-on pour leur in-nubile?San» tambour ni trompette, tenter un procès à ciel ouvert?une petite ftlle de treize ans, dont, Qu'attend-on »urtout pour les em-j’ai le nom, y gagnait le printemps j pécher de répandre davantage la 'dernier un arrondissement dans les | criminalité juvénile, en leur impo-hanchcs tout à fait significatif, j sant une honte publique, et en don-Faute de l’enfant ignorante?Ou dant aux autorité» civiles et laïques manque de surveillance?lia direction de ce» institutions ?Les colonie» de vacance» sont i Ainsi, le contrôle serait aisé et la au»ri d’excellente» choses, dans le j collaboration facile entre tous les principe.Nou.avons eu certains amis de la jeunesse, qui croient Armement L’armement des guérillas se compose presque uniquement de fusils de chasse, de petites armes conservées en dépit îles ordonnances de Vichy, de quelques mitrailleuses et grenades à main subtilisées aux Commissions d’Armistice allemandes.Ccs armes s xit si rares que le guérilla qui détériore ou perd scs arme, est passible de la peine de mort.Un relevé récent démontre qu’en fait un seul homme sur vingt possède une arme à feu.Le 10 janvier 1944, au cours d’une cession de l’Assemblée Consultative à Alger, les délégués de la Résistance ont fait savoir à leurs collègues sou» quelles tragiques condition* les patriotes ont été capables d’infliger à l’ennemi en France plus de dommages que les bombardements des Alliés.Ik ont fait ressortir le fait que l’action des patriotes ne frappe pas les citoyens français sans défense comme le font les bombes alliées.Les délégués de la Résistance ont aussi rappelé que plus de 40,000 patriotes ont perdu la vie au combat et qu’ils ont subi plus de 400.000 pertes .'blessés ou prisonniers).Ils ont aussi insisté sur le fait que les Alliés doivent fournir de» armements s’ils ne veulent pas que soit exterminée une armée dont le secours, quand l’invasion se iera.sera décisif.Les résultat* obtenu* Les guérillas emploient tons les moyens a ieur disposition pour détruire le moral de l ennemi, pour saboter les manufactures qui tra- linquante est un des plus important» de l’heure.Il importe de l’aborder du bon côté.Ce n’est pa» tant la rapports qui sont des plu?intéres-; qu’une faute passagère n engage i punition immédiate qu’on doit se! mes précis ou pittoresques, est sur- IV ThéeytliiU Gautier est le premier libérateur de Lucifer parmi le» poète» français.Dan» ce feu d’artifice d’humour et d’ironie qu’il appelle la Larme du Diable, ce romantique irrévérencieux o*c soulever, par la bouche de Magdeleine, la question du retour de Satan à la félicité céleste.Mai» le bon Théo ne put pa» fixer le moment précis de 1a fin de l’ancienne querelle entre le bon Dieu et le Diable.En général, son Satanas, comme nous l’avons déjà dit, laisse ’impression d'un brave garçon, beau et amusant, et toute» les saintes du Paradis intercèdent pour lui auprès du Créateur afin d'obtenir sa grâce.Le» portes de l'espérance s’entr' ouvrent finalement pour le Réprouvé.Sa condamnation perpétuelle n'est plus »ans appel.Le bon Théo introduit ici l'instance qui doit un jour délivrer le diable.Le motif principal de ta Larme du Diable est un pari conclu entre le ciel et l'enfer au sujet de l'âme de deux vierges pures.Satanas affirme qu'il les fera tomber; mais touché par leur innocence, la force et la pureté de leur sentiments, il verse une larme que les anges recueillent dans une coupe de diamant.Le diable de cette poésie qui n'est pas du tout méchant, a posé, comme condition de son pari, qu'au cas où il le gagnerait, la fugue d'Eloa serait pardonnée à l'ange féminin; mais celle-ci, toujours amoureuse de Satan, déclare aimer mieux l’enfer avec le grand condamné que le ciel sans lui.Le bon Dieu est en principe prêt à pardonner au Révolté, mais, ne voulant pas revenir sur une sentence qu'il a prononcée, il préfère traîner l’affaire en longueur."Dans cent mille ans nous verrons!" répond-il aux sollicitations des femmes qui se trouvent (on ne le croirait pas!) parmi les bienheureux du ciel.Cent mille ans! Quid ad aelerni-lalem.L'inondation qui sortit de la Larme du Diable submergea les lettre».La "larme rédemptrice" devint un thème prosatanien pour les grands romantiques.Pour cette campagne de la délivrance du i Damné, tous les grands poètes ro- i mantiques sont accourus à la rescousse: Lamartine, Souavet, La-prade, Béranger.George Sand.Victor Hugo, Quinet.Théophile Gautier écrivit égale- j ment beaucoup en prose pour vivre, et il e»t peut-être plus remarquable en prose qu’en vers.En tout cas, la prose plutôt que la poésie est la partie de son ocuvtc qui a survécu.En effet, sa prose est hors de pair ; j elle est écrite dans une langue impeccable.Son style, fécond en ter tant» à ce propos.Sans entrer dans pas toute la vie d’un homme, qu’on donner comme but, que le releve-let détails, constatons seulement I peut fauter une fois sans pour cela; ment de cette jeunesse en vue de qu’un directeur d’une colonie de va- j être m:s au pilori pour le reste de lui assurer cances, non loin de Montréal, con- ses jours.' a droit dan» la société, sidéré comme un grand apôtre de | Le problème de la jeunesse dé-1 Claude KERR tout artistique, descriptif et coloré.Théophile Gautier a donné en place à laquelle elle j prose une oeuvre extrêmement abondante, qui comprend des romans, de.conte», de» récits de voyage dans les pays divers de l'Europe et dé l’Orient, enfin des livres de critique, ou littéraire, ou artistique ou dramatique, au total une soixantaine de volumes au bas mot.Dans ses romans et contes, Théophile Gautier reprit souvent le thème maintes fois traité par les ballades allemande» de la Morte amoureuse (1836), puis intrigué à son tour par les phénomènes de l'au-delà qui passionnaient alors les esprits, il écrivit Spirite (1866) et quelques autres nouvelles moins importantes où paraissent des spectres et des revenants de tous les âges et de tous les visages.I ouïes ces oeuvres sont habiles, trop habiles même, pourrait-on dire.11 y manque la conviction.Le spiritisme qui est à base de la plupart de ces nouvelles surnaturelles n’est qu’une variante du satanisme, car certains prêtres arriérés veulent ramener les phénomènes spiritistes à une manifestation des puissances infernales.Parmi les autres contes où le merveilleux joue un rôle plus ou moins grand, signalons la Cafetière (1831), le Nid de Rossignols (1833), Omphale (1834), le Chevalier double (1840), la 1002e Nuit (1842), Une visite nocturne (1843), Une Nuit de Cléopâtre (1845), l'Enfant aux Souliers de Pain (1649), l'Ame de la Maison (1852), le Pied de Momie (1852), Arria-Marcella (1852), Avatar (1857) fettatura (1857), et le Roman de la Momie (1857).Les romans les plus connus de Théophile.Gautier sont Mademoiselle de Maupin (1835), et le Capitaine Fracasse (1863).Le premier, un roman cynique et passablement ennuyeux des moeurs perverties d’une courtisane, a empêché son auteur d’entrer sous la Coupole.Le roman du Capitaine Fracasse, où l'auteur a retrouvé la tradition des "grotesques”, se recommande surtout par ses descriptions, ses paysages et ses portraits.C’est SEMENCESESSSai PERRON Catalogue de Semences ou Supplément ou les Dcti» GRATIf Afin d'é-1 partner le wpicr et cider f effort de guerre, nou» ne pu-blioni pat un nouveau catalogue pour 1944; mais noua «va» préparé un aupplément indu; uant lea char.* Cernent* de prix et articles épuisé».Pi veut pot»édti déji notre catalogue 19444», matt nave» pa» reçu cotre aupplément, demandex-le.SI vous n'avex ni l'un ru l'autre.
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