Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1 juillet 1944, samedi 1 juillet 1944
7ième ANNEE No 43 s CENTS JOUR indépendant politique, littéraire et ARTISTIQUE 1er juillet 1944 Aussi longtemps que les choses iront sys le mut i q tient en t moi, je continuerai sys ténia ti q tient en t à dire qu 'elles no vont fia s Inert — Ilri,ri ROCHEFORT Directeur-Fondateur: Jean-t ;rles Harvey Administration et rédaction, 180 eat, nie Sainte-Catherine (mite 44L Montréal Ca»e postale 20, Station “N” _ Tel.TLateau B171 Rédacteur en chef: Emile-Charles Hamel NOS LIBERTES EN PERIL Du dégoût à l’action L’avertissement courageux que le sénateur Bouchard a donné à lu nation canadienne, l’attitude ferme et digne qu’il a nullité adoptee devant les représailles dont il était l’objet de! |i part de* réactionnaires, ont provoqué l'admiration de tout l’élément démocratique, encore le plus important en notre pays, Dieu merci.Mais il ne faudrait pas que cette admiration l’exprime d une façon par trop platonique.Nous sommes à une époque où il faut savoir montrer le courage de ses convictions.Si nous nous laissons dépouiller chez nous de nos libertés alors que nos soldats meurent en France et en Italie pour la cause de la liberté, leur sacrifice aura été vain et nous serons indignes deux.Lest notre devoir sacré de combattre le fascisme au Canada comme ils le combattent à l’étranger, de leur assurer par une lutte courageuse le retour dans un pays libre pour des hommes libres.Que nos compatriotes de langue anglaise ne se désintéressent pas du débat soulevé par la déclaration de l’honorable Bouchard tous prétexte que c’est une affaire qui ne concerne que les Canadiens français et que nous devrons' régler en famille.Les questions soulevées sont d’intérêt national et touchent vitalement tous les Canadiens.Trop souvent par le passé, les Canadiens anglais n’ont pas accordé l’encouragement qu’il sursit fallu aux Canadiens français qui encouraient la colère et la haine de certains éléments provinciaux afin de défendre la cause de l’unité nationale et de la bonne entente.N’y aura-t-il pas au Sénat ou à la Chambre des Communes un Canadien anglais asseï clairvoyant et assez patriote pour appuyer le sénateur Bouchard?L’aspect religieux du problème a souvent détourné certaines personnes d’intervenir.Jl est temps que quelqu’un proclame qu’il ne s’agit pas ici de religion, mais bien de persécution.La façon dont M.Bouchard a été abandonné et renié par ceux-là même qui siégeaient à ses côtés, il y a quelques mois à pfino^Aj&l le fabirjei provincial, est ^triste,, infinpne/jt.Je ne, cuis pas souvent d’accord avec M.André Laurendeau, mais comment lui donner tort lorsqu’il dit: “On assiste à ce ipectacle répugnant: d’aneieiiB collègues de M.Bouchard, qui tremblaient hier devant lui, déclarent aujourd'hui à la face du pays qu 'ils ne commissent pas cet homme.” On pourrait se demander si c’est volontairement que M.Laurendeau compare par ces paroles M.Bouchard au Christ .Pourtant, parmi ces ministres provinciaux qui abandonnent et renient M.Bouchard, il s’en trouve qui savent fort bien à quel point il a raison.Lorsque, il y a quelques semaines à peine, le secrétaire de la Province défendait à l’assemblée législative la loi pour l’uniformité et la gratuité des manuels, n’a-t-il pas précisé que l’on menait campagne contre cette réforme dans certaines sociétés secrètes?La vérité, c’est que les motifs électoraux l’emportent sur tous les autres et que.pour se fuire réélire, nos gouvernants céderont à tous les chantages, feront le jeu de leurs pires ennemis.Cette déplorable faiblesse ne s’est pas trahie seulement en celte circonstance.Elle se révèle seulement aujourd’hui de façon plus éclatante.C’est même cette habitude trop répandue chez nos politiciens de faire bon marché de leurs principes pour quelques avantages immédiats qui a détourné d’eux la jeunesse et inet en péril la démocratie même.La veulerie de nos hommes politiques a donné naissance a one prévention générale contre l’esprit de parti, qu’on rend coupable de tous nos maux.C’est un tort.Ht c’est plus faux encore dans le Québec que dans le reste du Canada.Car, quoi qu'on dise, c’est encore la politique qui a sauvé les Canadiens français.Inférieurs en économie, dépasses dans tous les domaine!, comment auraient-ils pu défendre leurs droits et exercer une influence sans le jeu politique qui nous a donne la force du nombre?C’est par la politique que le Québec a plus d une fois influencé tout le reste du pays.Cela a pu etre d une façon malheureuse en quelques circonstances, mais le fait demeure.Malgré tous ses défauts, le parlementarisme demeure la seule façon dont l'ensemble du peuple pnissp faire entendre sa voix.Et les purtis politiques puissants font les démocraties fortes.Quand le pouvoir s’éparpille entre une multitude de partis qui n'ont plus d’influence, la démocratie dépérit.On pii a des txemples récents, et qui nous tiennent particulièrement au Or, que se passe-t-il chez nous?La jeunesse canadienne j cent crétins, conformistes et hypocrites, m est venue à assister aux luttes politiques en spectatrice san- Le renvoi de M.Bouchard est donc I our avoir prononcé, au sénat canadien et en sa qualité iw TV /T # 1 de sénateur, un discours qui ne plaisait pas aux crétins et JVI 11 Tl1C H crétinisants professionnels de notre province, l'honorable Damien Bouchard est démis de ses fonctions de président de VHydro-Québcc.HOMMES LIBRES, UNISSONS-NOUS! Mercredi dernier, le 21 juin, trois jours avant la Saint-Jean-Baptiste, le sénateur Damien Bouchard prononçait un discours devant ses collègues assemblés.Jeudi soir, à six heures, on apprenait que M.Godbout, premier ministre de la province de Québec, venait de démettre M.Bouchard de ses fonctions le président de l’Hydro-Québec.La raison de cette destitution : le discours du sénateur libéral ne plaisait pas à certaine hyérarchie québécoise et pouvait par conséquent compromettre le résultat des élections prochaines.Que M.Bouchard eût été dégommé de l’Hydro par incompétence, on l’eût accepté volontiers ; Qu’il fût devenu le héros d’un scandale retentissant, nous comprendrions que la situation fût devenue intenable pour lui et pour le gouvernement ; Qu’il se fût rendu coupable de tripatouillages dans la finance de l'hydro, son renvoi se fût imposé ; ?Mais qu’il àiL^ifrchi sbn fcmpîoi pour, avoir exercé son droit de sénateur sous le privilège parlementaire et conformément à la liberté de parole reconnue par toutes les démocraties libérales, un homme simplement honnête et intelligent ne pourra jamais l’accepter.On vient donc de commettre, contre la lettre et l’esprit de toute constitution démocratique un attentat probablement sans précédent dans notre histoire.Le sénat est le refuge suprême de la liberté de parole.Les hommes publics qu’on y nomme sont délivrés des exigences électorales justement pour leur permettre de surveiller et amender librement les lois du pays et pour dire plus clairement leurs idées et leurs principes.Admettre un instant la légitimité du procédé employé à l’égard du sénateur Bouchard, c’est, du même coup, exercer une sorte de chantage sur tous les sénateurs de langue française, ceux du présent et ceux de l’avenir.Le jour où certaines puissances occultes, les éminences grises, peuvent affamer leur contradicteurs pour appliquer l’abominable méthode du ’’crois ou meurs", ce jour-là, pas un seul membre du sénat, s’il est obligé de gagner sa vie et celle de sa famille, n’osera proclamer les vérités nécessaires.Le cas de M.Bouchard e^t spécial : il peut se passer d'un salaire et d une "job”.On n’en peut dire autant de la plupart de ses collègues, de langue française qui désormais devront se montrer cent pour de Québec A »ix nu» il’i ii 11* rv a 11 r, le Bucher «le Québec a remplacé celui île Berchtcugailcn.M.Boilchuril iiieume M.Benès.M, Neville (imlhout «’est incliné ilevunt Adolf et compagnie.Kn pleine guerre, le chef il’un parti libéral s’esl lni**é induire à sacrifier son libéralisme ce qui n’a guère importance et la liberté ce qui en a davantage sur l’autel de r.ipuisement, dont Ire grands prêtres sont connu» pour être iintaliahlcs et nans pitié.Telle e«l l’effarante nouvelle que nous apportent le» journaux.D'un trait de plume, un sénateur qui se trouve être on même temps président de 1*11ydro, c»l révoqué connue ntt vulgaire petrux, pour avoir dit à la tribune certaines vérités qui s'imposaient.On reste sidéré quand on exumiue la question sous tou» ses aspects.Qu’une opposition malfaisante ail profité de la moindre occasion pour créer de* ennui* au gouvernement à la veille d’une élection, cela fait partie de la règle du jeu, si lamentable que cela puisse être.Que des puissances occulte» se sentant menacées aient joué de leurs influences, c’est encore compréhensible, persoiiuo n’étant dispose à signer de gaieté de coeur sa propre condamnation à mort.Filtre parenthèse, la réussite de cette pression indue confirme les declarations de M.Bouchard: il existe une puissnaee redoutable qui ne recule devant rien pour arriver à scs fins.Que les mécontents, les jaloux se réjouissent de lu révocation du president de l'Ilydro, c’est encore dans lu norme: ils se réjouiraient de n'importe quelle destitution.Mais qu'un premier ministre de filiation libérale, qu’un homme, censé représenter politiquement hi province là une heure où elle n’a pus trop bonne presse dans le reste du pays) fasse pareille abdication des droits politiques essentiels, de ce droit fondamental de la liberté de parole de* représentants du peuple, ceja semble, incompréhensible.Dans un gc*l« de peur, •fans ntl pileux tiolœatWe, M.(milhiAit «’Incline devant le» adversaires de toute liberté, les ennemis de la paix intérieure, devant cet partis de la réaction internationale.A tout prix M.Lodbout tente d’apaiser l'opposition, mémo si cela doit abaisser la province aux veux du re«te du pays et dit monde.Le reste du puy* n’est nas près d'oublier ce déni de justice.Qu'on lise pour s'en reluire compte, la revue rie presse anglaise en dernière page.M.Lodliotit devrait savoir, il n’est pas possible qu'il tin sache pas, que scs adversaires sont irréconciliables.Avec eux, pus de grâce à attendre; ils sont embusqué» comme l'étaient à - (Hnito h ta jxji/o si- A.R.BOWMAN ïucune envie d’v prendre part.File ne trouve plug de parti qui h représente véritablement et qui lui donne des motif* d'enthousiasme et de confiance en I avenir.toute le nom iMuuBiuoiiic ci uc luiuivii» .navs sont proronaemcni maignes Et ce manque de confiance ,|.ji ^'.^VdLt scandalisés.Let répercussion, de f on’ eêt^devemj1'lynonvme de* farceurs -r de profiteur, dan, posé par le chef de notre gouverner le langage populaire.D’ailleurs, il *e produit ici cette chose inconcevable en démocratie que ceux-là que nous c i-om n'exercent pas le pouvoir, mais administrent tout sinipenunt.dominée par de» puissances qui le# courbent et 1»*# ont a/-*r* Si nous nous méfions des nouveaux partis et croyons nuisible j à ressentir la 1 inconcevable, et des millions de Canadiens, dans notre province et dans le reste de ce sont profondément indignés ou acte gouvernement provincial, à qui on a forcé la main — car M.Godbout est assez intelligent et renseigné pour savoir que M.Bouchard a dit la vérité et que cette vérité s’imposait __ déparent de beaucoup les limites étouffantes de la Laurentie : elles sont principe socialiste, connaît la pire intrusion politique que l’on puisse imaginer.'Je promets que la Régie de 1 1 lydro sera indépendante de la politique", avait déclaré le chef du gouvernement."J’accepte la présidence de la Régie a la condition que je sois indépendant de la politique", disait à son tour M.Bouchard.Et vlan 1 M.Bouchard est jeté par-dessus bord pour une raison purement politique ! La propriété d'Etat, la mainmise des politiciens sur les industries et les ressources d’un pays, c’est ça ! Libre aux socialistes à tout prix de nous fournir des explications et d’ergoter à l'infini, ils n'effaceront pas de la tache, ils ne laveront pas les mains de lady Macbeth.11 y a du sang là-dessus.Au reste, disons en passant que le socialisme, dans ses conclusions logiques, ne peut durer que sur le cadavre des plus chères libertés humaines.Et je trouve étonnant que de jeunes hommes, épris pourtant de liberté, ne ratissent raisonner sur ce point : ils sont prèti à immoler la liberté à leur lubie, tout comme M.Godbout a immolé M.Bouchard.Etrange ! Etrange ! En quelle époque de déraison vivons-nous ?A ce propos, je me permettrai d'abuser des droits de l'amitié ef de l’estime réciproque pour faire observer au héros de cette aventure tragi-comique qu’il a été la première victime de son propre système.Il n’en sera pas la dernière.J’en appelle au tribunal de l’avenir.On peut trouver des fautes graves dans la régie des entreprises privées : il n'y a pas d’hommes parfaits.Les péchés de la nature humaine sont les mêmes partout; mais je puis dire ceci : les fautes individuelles, mêmes certaines formes d’exploita.ion, sont infiniment moins dommageables aux intérêts de l'individu et de la société que ne l'est la dictature d’un pouvoir qui s'étend à toute l'activité d'un pays ou d'une province.Du moins, les entreprises privées nous laissent nos libertés, et elles sont progressives à l’infini : l’Etat est un colosse qui peut tout écraser sous le poidi de la puissance sans concurrence et des formules rilémorr.iiiqu«*.» et libérale* rigides.C’est là le monopole le plus absolu et le plus néfaste, celui surtout qu’il faut combattre.En ce qui concerne la province de Québec, nous voyons mal un Etat socialiste qui engloberait toutes les entreprises importantes «t qui seraient dominé par ces mêmes forces occultes qui .rent volume».resume en r,-» deux mot»: ru he ont violente la conscience d un honnête et intelligent Godbout.Je crois que tous les esprits libéraux me comprennent.Il leur suffit d’ailleurs de lire les diverses protestations contre M.Bouchard." ,l' de NIHILISME EN GARDE! Le désir inséparable de île il - XX iliangeineiit et de.mieiix-elre, qui * avern a nature humaine et qui doit elm satisfait dans toute la mesure du possible par l’organisation et le hou fonctionnement des institutions sim iale», présente un grave danger: il permet aux tyran* déguisé» en démagogue» d’exploiter i et instinct profond, de le Iran-former en pa»»ion rollerlivr, et de renverser, par les apparences de la légalité- et avec concours même de* marne» tronque», galité et avec le lis constitutions nombre, «le* démagogue» » intriguaient étaient ennemi* de» ( .elle vérité; n’e*t pa» nouvelle.“Le plu» grand tvran», écrivait Aristote, ont été auparavant de» auxquels le peuple faisait eonfiame parie qu’ contre ‘ le» aristoerate» ., pare» qu’ils ri* lies’’.Les roriflil» sociaux qui tourmentent aujourd’hui le» peuples ne sont doue pa» le propre d’une époque; tou» San* entièrement ; exception, ils «ont suscités par de* démagogue» ou de» illumine» la doctrine sociale, »i savante soit-elle volume», «e résume en ce» deux mot*: leur multiplication, nous en venons pourtant nécessité d’un parti neuf, qui ne se soit mille fois compromis, e «t qui nous donne des assurances d’exercer véritab ement, en | .mmenses.notre nom, le pouvoir que nous lui conférerions.Il faut que On vient de donner a tous les etrangers h démocratie canadienne demeure le gouvernement du peuple.Iqu; nous re?ardent avec curiosité et par le peuple et pour le peuple.En voyant les liberaux devenir compassjon l’impression que les forces •’instrument servile des forces de la réaction, nous noua prcnoii* scuranti1 avait dépêché un prélut a Vur.ovH.U ( tte du Vatican a .lernentl.Mal.Il te.tc Mull y u trot* jour».I.pape a ln,Ute ,ur .u volonté do léltôrer .on Immixtion en vu.d'une confcience dctlnéo u dUcutcr de, «xlKence.Itulo hitlérienne*.Kt cer-lainea xoui.e, font bol et bien état d'un document qu'il nuialt fait tenir dimanche n Varsovie, tn.latnt pour de, négociations soient engagées immédiatement «ntie la l’olugne et le lUIch.Le non.e pontifie.! a Heiltn aillait egalement reçu de» Indication, pour faire accepte) ma Initiative venant soit de M.Uuckhardt.oit de Vai.ovla.d'un autre IK-ruonnage neutre.Ne * ugll-l| pas xloi» du rot de Belgique qui fait convoque! poui merciedl aloi, qu'il connaîtra le» dé< talon* auétees lu veille a Ix.ndre, le “groupe d'Oslo" afin d'obtenir l'appui de» "neutres?disait d'un air déprimé: “Cette maudite guerre va tout déranger .A ma remarque que la guerre avait des chances de ne pas 1 regroupement des forces, les Anglo- éclater — l’esprit de Munich dominait tout et tou* les A -.u.kt- t— tpaisemenu étaient encore possibles — il répondit: "Oui, la fterre éclatera, c’e*t certain, ce n’est plus qu’une question de jours .Comment le bonhomme était-il renseigné?Apres wiquéte j’appris qu’il fréquentait assidûment un correspondant de journaux allemands ayant bureaux à Montréal et à Québec.qu’il l’avait vu le jour même.Inutile de vous dire que le faux correspondant — car tou* les correspondants boche» étaient des espions et de» agents de corruption — fila quatre jours avant la déclaration des hostilités.Il y avait donc eu collusion entre les éléments ennemis Baissons de côté le point juridique, et le- éléments au pouvoir.éléments ultra-réactionnaires.Si la guerre n avait pa» éclate •j y a longtemps que nous aurions officiellement un g.uner-Q^-;ent fasciste dans la province de Québec.La déclaration de zuerre a crevé la vessie de Munich, mais 1 esprit n en a pas été complètement chassé.Il fut cultivé soigneusement, sou» terre, en attendant des jours meilleurs.Il semble fleurir d' bouveau.D’où le cri d’alarme du sénateur.Le plus beau témoiirnaae de vérité de cette déclaration •H la révocation qui a suivi.1 attaque a ete un succès.D’ici Quelques jours, apiès un Américains vont probablement lancet une offensive vers le sud.On ne saurait due si l’attaque se portera vers l’est ou vers l’ouest.Il est probab!- qu’eüe se fera du côté de la Bretagne et si elle est bien menée.donnera les mêmes résultats qu’en Normandie On pourra alors dominer presque entièrement les bares sous-marine' de 1 Atlantique.Bien entendu, le fait d avoir pris pied sur le continent et d’avoir crevé le ballon de la ligne imprenable, ne veut pas due que .es plus gros combats sont terminés.Au contraire, ils n'ont pas encore commencé.Les bombardements intense' paraissent le Lamport de» troupes en-eiles-ci finiront'bien >ied d’oeuvre.A ce nmencera la grande ba- On pouvait croire qu’elle ne se déclencherait qu’après la liquidation de la Finlande.En effet, ce satellite une fois mis hors de cause, la Russie aurait pu entreprendre certaines operations préliminaires, destinées à paralyser les transports de minerai de fer dans la Baltique.Au contraire de toute attente.les troupes soviétiques ont attaqué en grand, sur un vaste front de 283 milles, avec quatre armées complètes, c'est-à-dire avec un million de combattants au moins.Cette ampleur indique que les ressources russes en hommes et en matériel sont loin d'avoir été épuisée* par la formidable campagne qui dura de juillet à la fin de mars.Les résultats tout à fait remarquables obtenus presque dès les débuts indiquent des changements dans la technique et la tactique russes.Vitebsk, un des centres les plus importants de la région, Orsha, Mog-hilev, sont tombés presque d’un seul coup, ainsi que Zblobin, Bobruisk, un des pointr-clcfs de la région esl peut-être déjà entre les mains des Russes.Si Moscou est capable de lancer un: très grande offensive contre l’Allemagne en même temps qu’elle avale la Finlande flans une attaque triple qui submerge tout, c’est que le moment est venu où la bataille décisive va s’engager.Les objectifs sont visibles: mouvement le long de la Dwina qui esl le pont essentiel, de passage vers la Lithuanie et vers la Prusse orientale.Il est douteux que les Russes puissent atteindre Koenigsberg cet été.mais il est à peu près certain qu’ils feront tomber le front de la l^a ville, dans TORDRE, Pertinax disait: , 2 Juln> le Pie XII .expliquait, d un.un «tlacoui.pul.lie, ,ur l'artlon de ltt diplomatie pontificale, quelque, .«malnra impaiavunt; "De cette demarche qui a icncontie en général nuu, le dhtuna avec un coeur reconnalaaunt la «ympathle de* gouvernemeiit* et la gratitude de, population» (quand cette démarche fut venue à lu connu!*, Hnnce du public), noua r.cueilllme, de» ti,,uranc«, de U bonn, volonté et du dealr de maintenir la paix tant dualréa de.peuple*.Qui .,lua que noua, pouvait être auti.fult de connaître ci! aentlment de détente dea «rue» et, aveo plu* d'ardeur, deal rer et oouhaltei que cette dét.nta ue consolidât toujour, plu,"" Put.|e Souverain Pontife IMoealt entendre que le Salnt-Miège n'avatt point été ml* en échec et que lu tentative de méditation aérait reprUe n la première oceualo».Plu» loin, Perlinax expose: Comment vous pouvez aider Comme approche la nulaon des vacanre», qui pose le problème de garder lo peraonncl «uffiarint pour répondre à la demande du public, le» employée de la compagnie de téléphone »e trouvent avoir eu nialne une tâche de» plu.difficile».I e» appel» téléphonique» Interurbain» (appel, à longue distance i hc multiplient pendant le» mol, d'été, et k cette époque préci.émcnt, let: ligne» se trouvent encombrée» d'un grand nombre d'appel, provoqué» par In guerre et une activité Industrielle et commerciale ,an, précédent.I-a seule solution possible repo*e dan» la collaboration de tou» le» usager» du téléphone.Ceux qui font des appels Interurbains doivent s'en tenir è ceux-là seulement qui sont absolument e»,rntle!s.Ils doivent éviter le» heur » d encombrement de la Journée d'affaire» et Comment le problème se poae-t-ll devant lui?Dabord, que •‘eet-t-tl passé au Juste il y a troU mois?Le fl mal, les nonces à Paris, Home, Varsovie, Hruxelle»*, le délégué apostolique à I-ondres ont essayé de falra prévaloir auprès des gouvernement» auxquels Ils sont accrédités fldéa d'une conférence où seraient discutées les revendications de l'Allemagne et de l'Italie.Ict, Il convient ^insister sur Mn point capital.!,» Kusste était lalsaéa en dehors du programma et cette exclusion suffisait k faire pencher la balance du c6té des Etats totalitaires.En effet, sans participation de la Russie, pas de possibilité fie construire un rerstème ils résistance a l'Allemagne et II va »an» dire qu* les puissance» occidental*», acceptant de se rencontrer avec le» Etats totalitaires, en l'absence des Hovlct», ne pourvalent plu» prétendra conclure avec eux, par la «oit», un pacte quelconque d'assistance mutuelle.En conséquence, la méthode de pacification envisagée au Vatican tournait nécessairement quelle, qu* fussent le» intention» de» médiateur, à l'avantagg* d, Hitler, de Mussolini et de leur volonté d'hegémonie.Sur la nouvelle tentative du Vatican, Perlinax pouriuit: .,L'aver»lon pour la Russie aboutirait-elle aujourd'hui au même résultat que jadis, la prédilection témoignée a l'empira dis Habsbourg.’ .D'après ceitalne, indication», la diplomatie pontifical* nuialt essayé récemment de changer de méthode.Elle n* »e découvrirait plus: elle Inciterait certains gouvernement “neutre* à s'entremettre.Et I* rot île* Belge».Ismpold III, lui semblerait le plu» apte a s'acquitter de la tâche.Et Perlinax conclut: La participation de la Pologne e! de la Ru»,le à tout, conférence chaigr* d'élaboier un règlement européen: telle est I» pierre de touche qui permet de distinguer entre un effort sincère de pacification et une reddition du tyj>* Munich.Toute tentative d* médiation qui n’y satisfera pas devra être tenue pour Inconciliable avec no.Intérêts nationaux.Baltique et alliirner le reste du front ullMl bref» que po«a sur celui du lecteur lud *i avancé en Pologne.A ce moment, il n'etl pas itnpoisib'e de voir une attaque sur Iw Balkans, question d'étendre le front allemand jusqu’au point où il finira inéluctablement par crever.hle dan» leur» conversation» Cela vaut la peine dj se rappe 1er, aussi, que le» taux de nuit sont maintenant en vigueur à paitli de six heure» du »olr, au lieu de »ept heure» comme c’était le en» précédemment.L'effort de gu-irr-! s'applique aux ligne» téléphonique» Ce jour-là, ce sera la fin, Teffon- j plus que jamais La choie ejt aiiez claire, il me semble.A moini d’être aveugle ou particulièrement prévenu, on ne peut pai ne pai le rendre à l’évi- le’solTet IU dolveît SVVRor* !fJenre' (** /*'" •'>"'«!*'»« »«n» aigreui et penonne ne peut en con- teitrr I authenticité Que celle politique sent dabord dictée par une lamie froime de la Runie, il n’y a aucun doute; elle »e pouriuit d’ail-leuri aujourd’hui, dam 1rs bulletin* paroi,tiaux et aulrr, petite* publication,.par de, attaquie tournoi,e, contre le, méchant, rouge,, et par de, louange, drolatique, de feu Mussolini et du caudillo f ranco.Sur le plan internatinoal.le, appel» "pour one paix ju«te” «ont impiré» par le, même, lenlirnent, et, heureusement, ne trompent plu* perjonne.encore par le Pierre GELINAS N'EST-CE PAS LA VÉRITÉ ?M-Jos No 43 nemie*.maiï par arriver à momen .OU/, NOUS, us CANAD/BHS, AVONS EU , Plus PE CHANCE QUE BEAUCOUP 1D'AUTPES APPÉS IA PE&//ÉÆE GVE&BE.MEME /C/, US Pfi/X ONT MO/VTE; !MA/S PANS CEZM//VS PAYS, .j-r 'miïbw.- mm ri ">AtM£//T CEIA, PAPA ?] rôisr CE QU'ON APPUIE E'/NEEAr/ON.! US pp/x AUGMENTENT TEUEMENT QU'/l N'/ A P/.US QUE IES P/CNES G?U/ PEUVENT ACPETEP .IAP6ENT CESSA P'AYO/P AUCUNE (XAIEUB 'Tn/N, ET CE N'EST PAS rJUSTE ENVEPSj US GAPS QUI SONT ÛUTPE-MEP, V\ 11 aille de France.I if [ce n'est pas TPÈS ¦'/> v 'pfmMT/QUE,M/N,PAPA Awm H Be.- ,épen,on,lemojnj po» cible, /pargnon, four ce que nou, pouvon,.N'achetons jamaii au mardic noir, JOHN LABATT LIMITED london Canota Page 4 LE JOUR Lett Cahiers de Fra Gèlatino VARIÉTÉS M ,ri Dtuc/tifri rr?r»’KèqMunicipal»-.S»ni doute est-ce un honneur qui .ui Yevient, t, quelque* petite» ine xaclitudet.tout » f « :¦ secondaire*, ne sont p»' 'iéprf.fr : ensemble du ten e»or.M.Dr*ro*iert fait neutre pi on i installait dam la cave, fi y a cave e* cave, tout comme i.y » rit.tin et éomairi-Triembfe-cJe-ia-.Société'Royaie.I outefoi».pour »paueu>e que soit la rave de la Mih.iotfièque, elle n’en demeure pas moins une cave, et offie le confort qu'offre toute cave municipale.I.» salle autrefois réservée a la collect.on pourrait contenir faci-iemerit .ne centaine de personnes a causer, ou une cinquantaine à travailler.Or, on y a établi une dizaine d'employés municipaux, occupés aux mlalogue*.le public, lui, -e vmt réduit a où l’humeur bohème de M.Deirosien a bien voulu le confiner.( e n’est pas que j'en aie particulièrement contre le principe de !a cave en architecture, mais quand il « agit de loyer une collection importante que beaucoup de gens sont appelés a consulter, on devrait y penser a deux foi*.D'autant plus que le déménagement a routé « her a la ville, t'ett-i-dire aux "cochons de payanti", au public, et m pure perle, rar.encore une fois, il ne nous est pas {«errnis rie soupçonner pourquoi diable M.Desrosiers a fait le changement.Il n'y a aucune raison.J aune l'humour et la fantaisie; mais quand c’est par humour et fantaisie qu'un fonctionnaire fait une dépense parfaitement inutile tout en embêtant le public qu'il est supposé servir, je ne comprends plus.La collection Gagnon, du moins a mon avis, méritait mieux que les «oui-bassementi obscurs d'un édifice mal construit.Un disciple de Gide écrira un jour l’odyssée d'un Lafcadio québécois et il intitulera ce grand roman tragique et douloureux: "/.es cuves de la Municipale".Mon ami IJoi rie Crandmont, dans «a chronique hebdomadaire lieaux-Arti, nous promet un manifeste de peintres "honnêtes" qui veulent s élever avec énergie contre les débordements de l'art dit moderne comme si l'art était moderne ou ancien, ou futuriste, au lieu d'être tout simplement Y ait).I* meilleur moyen de réfuter ces messieurs, c’est encore de les laisser parler.Lue page de Julien Menda, extraite de La trahiion des clercs: Cette adhésion ties clercs à la passion nationale est singulièrement remarquable cher ceux que j'appellerai les clercs par excellente, j'entends les hommes d Église.Non seulement l'immense majorité de ces hommes ont, tlqiuis cinquante ans et par tous les pays d’Lurope, adhéré au sentiment national et donc cessé de donner au monde le spectacle de coeurs uniquement occupe'* de Dieu, mais ils paraissent bien adopter ce sentiment avec la même passion que nous venons de signaler cher les gens de lettre* et étie prêts, eux aussi, à soutenir leur pays dans se* moins discutable* injustices.C est ce qui s’est vu en toute clarté, lors de la dernière guerre, pour le clergé allemand, auquel on n’a pas pu arracfier 1 oinlne d une protestation contre les excès commis par sa nation, et dont il semble bien que son silence ne lui ait pas été dicté aeulcmcnt par la prudence." Sans commentaires!.1-a culture par la religion", a décrété ces jours-ci je ne sais plus quel congrès de bonnes jeunesses.On dit que la culture rn serre-chaude produit d’excellents résultats.Notre confrère POUR LA VICTOIRE, de New-York publie ce qui suit: ‘ A propos du "Silviirv tir la Mer" l no Irttn.île l’Editem Jacques SchlJ/rin .I* publIcAtlon du ".Silence de la hltr", ce livre ns paa cessé d f *** dlacUaalona et d'attaque» passionnée».Il n'appartient ?~*J d'entfer ct> Polémique au sujet d'un ouvrage qu'il a pu- Im*.Nous n'avons donc pa» jugé opportun de picndre part au débat «usai longtemps qu'il est demeuré sur un plan d'tntrrpiètation, tjuelque surprenantes qu'eussent pu nous paraître certaines de ces Interprétations.Nous ne pensions pas non plu» devoir prendre la défense de notre auteur ni, moins encore, celle de l'underground fiançai».Or, dans un article de “POUR LA VICTOIRE" < que mon fils vit, pendant trois heures ses camarade* monter sur l'estrade et -s ¦ ede.see dre couronnés, tandis que lui-même demeurait assis sur son bar,'.» Cette philosophie souriante et r-'-izuép n'eM-elle pas la SURPRISE! VA H \ \ KNOW TME Y can't do \t : kn;c THE.Y DONT AIL 'Tin m %) l n roman cunndivn CHRONIQUE des LIVRES Du coté de chez Swann par Marcel PROUST aux Editions Varie fis chez Pony ne saurait songer, en Proust.‘'Découverte” quelques lignes, à du ‘groi Leon”, On définir Proust a été disséqué avec passion par tou» ceux qui avaient besoin de »e définir, comme Rivière, avec lucidité par des gens comme C’hastaiqg, pour n’en citer qu’un, ou avec ce détachement un peu scolaire qu'apportent les Thibaudct à leur» étude».De tous le» témoignages, parfois assez divergents, il ressort un point commun d’entente : l'existence chez Prou»t de la dimension.d’une dimension qui résorbe le temp».Tout se déplace sur une ligne unique qui n'a d’autres horizon» que »e» reflexions (au sens physique) sur elle-même.11 n'y a pas d’action, ce qu’on appellerait une trame, pas plus dans un Amour de Stearin que dans l’histoire de son roman avec Alhertine : il n’y a que des rappels.C’est-à-dire qu'il a admirablement rendu l'essence même de la vie, où tout n’est que rappel.Cette ligne même que j'écris, je ne puis en prendre réellement conscience qu’une fois qu’elle c»t entièrement écrite et une fois seulement après avoir fait l’acte de la lire.Il n'y a donc rien d’absolument présent, il y a toujours un écart, si imperceptible soit-il, entre Pacte que je fais et la ‘conscience’’ que j’en ai.Ainsi, la "pri-.e de conscience'', jx/ur employer un terme courant, n’est elle que le rappel de quelque chose de pa-sé.Ici, ou ne corn Mère qu'un acte immédiat, mais si on considère comme un bloc, une unité, tout un ensemble d'actes par rapport à une autre unité, un autre ensemble d'actes, (comme la naissance lu sentiment amoureux d’une part, et l'accomplissement définitif de l’amour d’autre part), lccart sera beaucoup plus large.\aj romancier ordinaire enchaînera directement, sans faire la part de cet écart, de la nécessité, au moment de l’accomplissement définitif de l’amour, du rappel implicite de la naissance du sent aient amoureux.Il y aura chez ce romanc er une action suivie, il n'y aura pas cette continuité dan» le temps qu’on trouve chez Proust.C'est dire que Proust, en ne faisant que transposer le temps, donne l'espace nécessaire à la spéculation mentale, à la pensée purement subjective.C’est pourquoi, chez Proust, le fait est toujours entouré d'un essai qui le sépare du fait qui le suit, la- fait est isolé, il prend sa signfication indu, iducllr, unique, irremplaçable, comme le sont en effet pour nous chaque fait qui passe au moment même où i! passe.Le fait, Pacte n’est plu» le résultat d'un acte précédent et la cause d'un acte postérieur en même temps.11 est par lui-même.Il est rappelé.indépendamment de tout ce qui a pu l’entourer, le précéder ou le suivre, il est rappelé pour sa seule valeur de fait unique.Proust a une admirable image qui définit exactement ce que je veux dire: "Divisant la hauteur d'un arbre incertain, un invisible oiseau s’ingéniait à faire trouver la journée courte e:plaçait d'une note prolongée la solitude environnante, mais il recevait d'elle une réplique si unanime, un choc en retour si redouble de silence et d'immobilité qu'on aurait dit qu'il venait d’arrêter f our toujours l’instant qu'il avait cherché il faire passer plus vile ", L’acte est pour Proust cette rote prolongée; il établit autour de lui un ti su de » lrnce et d'immobilité qui n’est que Presai indépendant, la spéculation sur un souvenir, un rappel.Ceci ne vient pa», comme on po via'; !e croire, d'un système étudié, mais simplement de la conception que s’est fait Proust de la vie.Il parle quelque part du “caractère purement mental de la vie”; J dira ailleurs: "La vie réelle e»t mentale”.Pour Proust, la seule réalité e»r ce que nous pensons.De là au cuit- de i’Incorttc.cnt, .1 n'y a qu'un pas et i! arrive à cette création du peintre P.lstir I l'ombre des jeunes filles en fleur) qui veut ce "dépouiller de to :tes les notions -le son intelligence”.On a conclu un peut trop aisément q u i annonçait ie surréalisme alors q .’;i cherchait u cerner cet rappels incessants à des événements de beaucoup postérieurs au moment même de l.t narration.l-c cbxhrr de Combray évoque tout un pan de qui qui normalement devrait être le futur et que Proust place au même étage que le présent logique, lin résorbant le temps, comme je le disais au début, la dimension de Proust s'étend dans l'espace et donne à toute oeuvre une densité qui faisait dire à Maxime Chastaing: "C'r»t une espèce de réussite monstrueuse.,.Proust a mené le roman d'analyse aux confina du possible”.Dm côté de du z Swann constitue la première partie de cet ensemble auquel Proust a donné le titre symbolique de A la recherchi du temps perdu.Il faut opérer «pie les Editions Variétés continueront la publication de cette oeuvre monumentale et extrêmement précieuse.Poésies choisies de Mussel aux Editions llernnrd Vnliquetle Il serait aussi vain aujourd'hui de décrier le "stupide dix-neuvième siècle'1 qu'il le serait de s’en prendre encore au siècle rie Voltaire.Ceux qui décrient trop facilement le romantisme apportent en e.xrmple les poèmes les plus ridicule» ou le théâtre le plus mauvais, comme le» détracteur» de» grands peintres contemporains combattent une doctrine générale en citant les i route» et le» fumistes, au lieu de voir dan» l'une et l'autre attitude un moment de l'art qu'il est impossible de mettre de côté.L'évolution de l'art ne suit pa» une ligne brisée selon la fantaisie de celui-ci ou de celui-là, niais une courbe très suivie : tout s'emboîte et un mouvement littéraire n'est jamais spontané.Il lui a fallu toute une préparation, imperceptible pour l'observateur superficiel, mais facilement discernable pour relui qui aborde la question sans préjugés d écoles.Qu'un mouvement soit lancé pour en continuer un autre ou soit dirigé en réaction c//ntre un mouvement déjà existant, il n’en est pas moins étroitement lié à celui (pii le précède.Baudelaire n’eût pas été possible sms la révolution romantique, Rimbaud s’imagine ma! sans Victor Hugo et Baudelaire devant, et ainsi de suite jusqu'à nos jours.Qu'il y ait du mauvais dans une époque littéraire, ce n'est pas surprenant : i! y en a eu avant (et s'il fallait juger le "grand sicle” par le» oeuvres de Rotrou et de Racan, ce serait comique), il y en a maintenant et ü y en aura toujours.Au lieu de s'acharner sur des défaut» inévitables, il est infiniment plus profitable de prendre dam une époque ce q.'elle a ajouté quelque chose au trevii et chaque époque a ajouté quelque chose au trrvtr de l’esprit.Ainsi, mettre Musvrf de cor- en invoquant le» (fontei d'Espagne et d'Italie ou A'alla tics’ pa» faire preuve d- grand jugement.Musset paraît bien I- plu» équilibré des romantiques et le moins .soucieux de "poser” pour Dp- -r ¦ qu'il n'a j< ¦ éna1 i- ou bo- teme-par-prir tre b on une du monde et ir it; il r - également f ie rj /i;é il proféra * cnie des arr -, meme Voltaire.pro;-/» duquel il faut va po .v.-,.r é r.r r A‘>r jV»t< rne George» San (\ ou Hugo compte de la ca-.ir [j’f talblr»»r e* ie rr )al comme •: il ‘ * JW'tf .1 homme uo:n a ,siq; erreur"._ Il If un.kssry.irî «n.la beaut hantemen* d- -i ttrfs'i.e *yr, f r1 i ’ ‘ cent M * hum V ’•mplic j ; Ÿf /j.A IV, •'•pr?b,,r/i ta fi vtr (.h'Âtic % f i î- M gesse meme L-lici'-n MONDOR P erre GLLI.N OSCAR HTKAt »n fe-rv/nn-, vi-nf)r» diriger un concert d-musique v Imnolv.v-ndr-di noir, I- T Juillet au Made M oison.U *x :» ’a* * (/mit'içnt 4*-i firefo.q.Jrteph P*»r»irv Gino* tknv,.‘-(.IniM Stocks.Cuseeau.Real Wheeler.Douglas Bouthsllier.Roland Roc que.Georges RsysMMtd.Aime Mowcrort.Spencer Credit.Alfred Poulin.Romeo Riel.Georges Labbe.V.lower.Lionel Belanger.Edgar Saebewoe.O Beaulieu.Romuald Dubois.Lucien Fortier.Rne an Brochu.Rotano Part.Maurice trappier Roger Demers.Phd Du for.Georges Bouvets.Fernand PefleiKT, Aotcnio La.omhe.bonard boxkrt.Rene Goulet.L P Marquis.Eddy Lnistrr.J Ps«l Bouchard, Gerard Tochttic.Armand Burton.John Monceau.Ciiode Bee»b«en.Geo Gervait.Leo Paqutn.Roland Drown.Alpcsonae Merc-er.Ganna Bigonacyve.Mi.td Charron.Don»Jd Aube.Msrcrl Boulanger.Edgar Bedard.Roger CoUerta.Jean - Jaan-Bnpcswa Courcy, Georges-Emue Michaud, Gerard iSTruu Brassard.Omet Leg»re.Robert Deroy, Leopold Richard.Omer SUrer.Harold Douta.Jean-Pad Theberge, Lionel Giron».Edouard Breton.Gerard Bilik Marc Leclerc.Armand Dcbioii.C At me Drolet.Gaston Cnte.Martel Btmrn.Jnveph Tremblay.C Aim* Legare.Cyrille Buret*.Peul laguna Modes.Jeen-Mane Boa bury.Fred Sweeney.Freest Tremblay.Adhe* Osborne.Arthur Autotte.Her** Argm*.Armand ÎM.-U Bel nr.Gerard Bea.dette.J.M Bciair.Rrne Belleville.Jndr* Mr»ea*.AJpnon*e Bergeron.Aldnr Bergeton.Gcsaan BrareUc.A/msnd Belt sic.Canon (amire.Re** Cemift.Otmne (hampoua.Edmond Chartier.RoAon Clark, M Ashing Cote.Anatole Coer.FeroArtd Cm*.J PV L ~ ne.L e Cnee.L e« C/wean C Holopberate Eroew T.Panl Corbett.NtO icrtU.Edward jehers.Cl ' oaa.David ite.Rene an.Vincent loMph Paul , lilteo Csmert, Antoine Connor.James B.Chnstie.Malcolm Cole.Fred Clement.Gilles Dun cum.John Dngmia.Wallace Dr saut r It.Reger Drew.Donald Doucet, Gerard Dufreanc.Aka an dr* Dufresne.Germain Dusreault.Getard Demers.Jet* Paul Evans.Patnck Feusome.SnJney Flanders.Cacti Fields.Wilder Foley.Frank Gvlchnst.John Gendron.Raymond Gilbert.Alfred Gambter.Charlea Garvin.Huntley Cited.J.Heen Goyette, Qmiea Gnmshaw.Frank Goyet*» Glenn Gendron.(Jemant Gravel.Joan Gravel.Sylvia Goulet.Roger Gamache.Lucien Gendrow.Rouville Gather.Idn*ur.4 Gaudreau.Wilfrid Godding.(Jiuri.Roeer Lareau.Launrr Lamontagne, Rogrt Lee.Maurice Lae.Alton Levaaaeur.LuCie* Laagloit.Artene Luwr.Charles 1 uwtoer.Roy Laurendeau.Gect0 Lrbitflin, Th cod era Laçasse, Sfl»*® Legsult.Henn Lauaon, Gtrtrd Malcolm.Roh«rt • MaJeuim.Ronald Malcolm.George Malcolm.Willi art Morin.Wilfrid Milne, Harty Moqutn.Camilla Mercier.Ma nui Mercier.Gerard Mercier, P*ul— .MtU.,1.Un.«¦•(•» McU«hUo.Inc Macintosh.Aleiandrt MU cita.Jean NichoU.Wilfrid NoUn.Dorothy Powers.DuugUe Peck.Florae* Powers.Drma Pcwees.Maunc* Paquette, Olivier Pepin.Paul .Poirier.Maunoe Pott.George Page.Gerard Chari and.Conrad Dorilas.Rot Laaglots.Antonin Raoul.Morin Valliere.Cht HraM Boudreau.Joaeph Aipmal.J a mes (Jeod.itnine.Chafiee I, Robert land mille Gerard, L-——¦ Barabey.Aril Hebert.Ca»« Meunier.Vincent Lampron.Gmlbert Court emaiu Ik, Ko butt S.mard.Rerr.t Asaeiia.Rolland La prive.Rolland Grégoire.Lauret Beaulieu fernauda Godbout.S«l*to Blanger.Otltloa Roy.Roland Audette.Erara Florin.Julien Garant.Arthur Raymond.Edward Gava nier.Redur h Prowia.Philippe (adoeette.L*o««l Lamoetagne.Conrad Bryant.Kenneth BurrelL William Barnes.Victor Bousquet.Theodora Bc-jvqwet.W illiam Begin.Detvs Baird.Thomas Beaulieu.Leopold (k-T hiriitf.Omet Bforsseau.(.r'ir! Barron.George Burrell.EJw - o Bvurcil.laflt Ba-lrv.h’tlwe Bergeron.Hr#et BeÜ.agttirt.CyfB flair d (*4::( B«iv,iUon.Lce*.ida B».'i anaot.U i iliart Cali.W endyi sadBsasffaaaîaBeg^ Montréal, samedi 1er juillet 1944 LE JOUR Page 7 Claire Gagiiier, Jean Dansereau Leurs Figures (Maurice Barrés) et Suzette Forgues au Chalet grand RA1MU au Saint-Denis Mardi soir dernier, au Chalet du Mont-Royal, M.Raymond Daou-t présentait un grand gala d artiste» ranadiens-lrançai* au public montréalais sous les auspice» du “Sénat de la Jeunesse".Environ 9,000 personnes s’v sont rendues pour applaudir à tour de rôle Claire Gagnier.Jean Dansereau et Sucette Forgues.Çlaire Gagnier que l’on a appelée le "Rossignol canadien » „ .montré une foi, de plus combien elle était digne de ce nom.Malgré »a ‘i:"H notra» .La déformation imposée par l'abbé Aupré a nos jeunes cerveaux fut si forte que ir n’ai jamais pu.en dépit ri'Asset in et de mon application, débaria» ser complètement mon expression des tiuiüteurriisr.» balounes.Le style d’Hubert porte souvent de» boursouflures.Si l’abbé Aupré eût enseigné uniquement Fart oratoire, ce n’eût été que demi-mal.Hélas ! il rnsr-i gnait *;»i l'histoire du Canada.Le manuel oit,c e valait ce qu’il valait.Je Fai feuilleté ces iours-ci.| grandes nationalités du Canada.Comme les siens, Commenté par un proies.,eur intelligent et conscient i les ancêtres de Jacques Hubert viennent de la région ,|ei réalité, canadiennes, ce manuel ne saurait faire de Saint-Charles.Son bisaïeul paternel, Anthimc Krand ma|; ,|u moins, ne semble-t-il pas essentielle- JP SBtqff?«Mk .,*&»• wûv'f.-; 1 K Gt'V DKIW.AN '-t RAI-It U.m» une sein*' ,|u film -|>» M**l film un ut n plaire nu p’iblie en n :ul et i-:ri ' d'une drôlcrl nuire et j a mu * Rabini en forme plu* en ver.¦ÿ “ r V inOSERT WALKER 7 OMvutma • .r,n mhchiir • V '7/ A, - , ,714mut À L’AFFICHE rn proKraïuiiie iloulile Vous êtes-vous déjà demandé ou seraient, sur la terre, vos arrières grands-pères et ce qu’ils ferïle 'l i I aujourd'hui, après tant d’années de ; leur disparition ?Croyez-vous qu'il leur serait pos-I sible de produire quelque chose ?, En d'autres termes êtes-vous ou : non partisans de la théorie de la I mort totale ?I! importe peu que vous versiez I dans l'une ou l'autre théorie, 1-i ; i 1 m "Between Two Worlds", qui sera à l'affiche du Capitol dès ven-! dredl prochain saura plaire a tous.Cette pioduction ezt une étude | fantaisiste des grandes théoiles de la vie et de la mort en général, I appliquées à la vie courante des : hommes.MONTREAL - CADTOL : "Between Two Worlds" — "Men On Her Mind".IMPERIAL : “The Desert Song"—"Minesweeper".LOEWS : “Gaslight’’, 3e semaine.ORPIIEUM : "Blanche-Neige et les Sept Nains".PALACE: "See Her Private Hargrove".PRINCESS: "Snow White And The Seven Swarfs".ST-DENTS : “Ce» Messieurs de In Santé" — “La Bête aux Sept Manteaux".ELECTRA : Jusqu'à vend.: "Smiling Through” — “Johnny Eager”; sam.a mar.: "HU Butler's Sister"—"Whispering I outsteps” —“California Joe”.SHERBROOKE - CINEMA DE PARIS: "Les Réprouvé*" — "I a- R Oman d'un Tricheur".QUEBEC CANADIEN: "Sou» le» X nu d*' I'Ocelilml " — "Enfant* de Paris".CINEMA DE PARIS: ••Sérénade" _ “lu.Main a Frappé”.TROIS-RIVIERES CINEMA DE PWU» T’ai * Berg- „ vedett* théâtre Loews pour une 3e semclne Trois grands favour de l'écran y sont en vedette Charles Boyer.Ingrid Bergman et Joseph Cotten j ________________ et .e.* rôles qui leur ont été conf.é* ; sont parmi les plus pu-iaxants de; PdlciPQ man a été assassine* des événements chargé* d'émotion ne succèdent avec une rapidité vertigineuse SOUSCRIPTIONS sr.10, 5T00.SE27, . * 'UtM t HT) JtM-tXiifU* H*rr*y.r.«1 tmjin7:A r*sr tA Compter.• * t ' r le* PUfie".1, *:.u-* 1*.f Jçj • ?t'.r,i M ?ft.r\.• H \ ’ • Le scénario du film "See tlTe Private Hardfrove", que le P» - .*¦ tiendra à S’affiche, vendre-.; p: *-chain, est tiré d’un voium* qui a Cette guerre est celle du Canada.Vous êtes le Canada.— Lnrôlez-vous ! Le Vrai Chez-Soi Hotel St-Regis 392, Rl i.ra u r.HJERBOF RNE Tono.vio H domu a GARFIELDHEHREIO GMSta * PARKER Ufa TIIRirWTOP shop il.ni llll I liUtttit.i Mill [ilflrr FRANCE Fil M point* 1 VKND.7 JUIF, au STADE MOLSON du M /,-P.oy O tenu* EN PERSONNE dr Montréal Itf tt t T \ I* ' *1*/^ *i \ j m tii r.N i*lji with POI'I LUI > i».V| ” T Ties'!.,/ AFt*^4 tut** Page 8 LE JOUR Montréal, samedi 1er juillet 1944 VENGES L’affaire Bouchard dans la presse anglaise (traduction Pierre Gélifias) Censure démocratique?M.Bouchard a rtc arcuié de denervir *r» compatriote» canadien» de lun/tir française, de mépriser tout ce rpre nou* avons de beau et de tuhlime, tout ce à quoi nom tenon» par toute» |r, fibre» intime» de notre conscience nationale, pour employer le langat'r cher à un personnage célèbre.Il faudrait s’entendre »ur la ri é f i n 11 i o n de “ce à quoi nou» tenons".D’ailleurs, quand le personnage en queition «lit nou» .on peut »e demander s’il a mandat de repré»entcr officiellement I opinion de tou» le» Canadien».Ne représenle-l-il pa» plutôt l’opinion d’une vaste organisation, dont il c t la tête) Nour avons l’illustration de cela en lisant le discours d’un obscur bonhomme, discourt dont nou» reptoduiton» le compte rendu fait par un journal de province: M.l'abbé Pinte Ouurl a ensuite adressé la parole.Dans h pittirr rsquo qu'on lut romr.lt et tncc au Dürle habituelle, Il il pat lé de bien tirs tlttscs, ituant re que nou* devons combattre trait à l'intt ¦ rieur qu'à l'extér leur et intlh/uaat nue 'Intentent le* remèdes et la ligne tir conduite n suittr pour rendre notre peuple plue prospère.Il n’a pa» oublié, naturellement, de relent les instille* du sénateur llou-< html qu’il appelle le né no te tir "hydiuuliquc” et II a émI* l'opinion qwiwl il il prononcé ces purolcn, Il ne devait pat être tout là.SI.l'abbé Qravcl tilt que nous avons d /aire /act à une centralisation rj-rrnsit emeut danger cu*c il il tld nue nous tu devons accepter rxircunt iéqivlu* on fédérale qui irait à l'encontre dt notre économie provinciale.Il e/l f que personne n'a le droit tl'ain-cher à notre province le privilège t If.s’occuper elle-mémo d’élever scs enfants en catholiques.Il dit qu'il faut sa défier des projets d'assurance sociales, des syndicats neulnr» et ties associations neutres.Un autre danger, ajoulc-t-il, c'est l'Impérialisme qui massacre les vies de nos Jeunes à tous les 25 an».Il proteste contre l'immigration ties Juifs qui viennent prendre la place des nôtres.Il ne comprend pas bien pourquoi les nôtres s'en vont quanti les autres s’ru viennent.En ce qui concerne l’impérialisme, (I dit qu'en le dénonçant, Il fait comme certains hommes qui l’ont déjà dénoncé, mais qui semblent aujourd’hui avoir changé d idt II s'élève canin l'enrôlement féminin disant que la peut dt la femme 'si au foyer pour donna des fils a la patrie >t tirs élus pour le Ciel Cet enrôle nient ilésotgunisrnt la fa mil P1.Il proteste aussi contre ceux qui obligent h potion rt dénoncer son propre fils, il i/l| qu'un til tlécict est diabolique, antisocial et anti rhiéli'- n, Parlant du sénateur /touchai il, il dit i/u'il est là pour nous protéger, non pas pour nous mépriser.Non discouis est de nature à nous fal’e tin fort.Puisqu'il a Jugt a propos de dénoncer ce qu'il dit être• une société caria- dlqune-française, l’orateur se eeemande comment il se fuit qu'il n'a pas dénoncé une autie socicté secrete, ta franc-maçonnerie.Et, alor» qu’un gouvernement démet de »e» fonc lion» un homme qui dénonce de» gen» traître» à leur patrie, le même gouvernement n’élève pa» un mot de protestation rontre de» quelconque* individu» qui incitent le peuple à la haine, qui «abotent l’effort de guerre en di;suadant le peuple de faire ton devoir et qui recommandent de désobéir aux ordonnance» du gouvernement.Si ce petit bonhomme juge que le discour» de M.Bouchard est de nature, à faire du tort aux .Canadien» français, je me demande si de» déclaration» dan» le genre de la tienne est de nature à non» faire beaucoup de bien, en nou» faisant passer tou» pour des traître», de» touillons aux yeux de no» compatriotes de langue anglaise et aux yeux de no» voisin* du sud.Si le discour» de M.Bouchard peut nom faire du tort, on voudrait bien ravoir en quelle manière.On s’est bien gardé de préciser, et le personnage célèbre s’est contenté de lancer les anathèmes sans pouvoir démentir un seul de» avancé» de M.Bou-thard.D’ailleurs, au cour» de sa déclaration, il n’a pas parlé de* ’accusation»” de M.Bouchard, mais des "délation*" de M.Bouchard.En consultant Pierre Larousse, on verra que c’e»t fort à propos que le monsieur, umateur de photographie», a employé le mot délation, au lieu d’accusation.Elle est drôlement démocratique cette censure qui condamne un homme coupable de dire la vérité et de chercher à préserver ses concitoyen» de l’influence d’une bande d’intrigant» en mal de pouvoir.Dénoncer le» élément* trouble», hypocrites et malsains de la race, maintenant, c’est faire du tort à la rare! .Il faut que certaine organisation soit ter riblement puissante pour contrôler d’une manière aus»i fasciste un gouvernement qui se dit démocratique.Nos lecteurs connaissent la déclaration de M.Bouchard.Qu’ils lisent attentivement celle d’un obscur petit abbé, reproduite plus haut.Et sincèrement, franchement, qu’ils pèsent dans leur conscience les deux textes.Ils diront ensuite quel est relui qui fait plus de tort à la race, de celui qui la voudrait libre et démocratique ou de celui qui la veut asservie à son charriot et crétinisée dans un fascisme à peine déguisé.Pierre GELINAS NOS SOLDATS DE L’INDUSTRIE Un défi au Par le me ni GLOBE and MAIL, (TORONTO) Le premier ministre de la prorince de Québec.M.Godbout, a '¦ ancé au Parlement du Canada un Jéfi qui dépasse en gravité toule divergence d’opinion» pos»ibie en ce qui concerne le» point» de vue ra-iaux et religieux.Le sénateur Bou-hard peut fort bien avoir trouble un nid de guêpe», et il semble que c’evt ce qu’il a fait en dénonçant directement l’Ordre de Jacques Cartier.Man quand le premier ministre de Québec a pri» sur lui de sévir, il a assumé une autorité tellement audacieuse et tellement »an* précédent que le gouvernement du Dominion et le Parlement, indépendamment des questions de parti ou de religion, ne peut pas lai«ser passer la choie sans mettre en danger tout l’édifice de la Confédération et la substance de la liberté.Le premier ministre Godbout a le droit de désavouer le sénateur Bouchard dan» les termes le* plus emphatiques qu’il lui plairait d’uier, comme a fait le sénateur Vaillan-court.Il a le droit de protester que les vues du sénateur ne sont pas celle» de son gouvernement.Il peut parcourir la province et répudier les déclarations du sénateur aussi violemment qu’il le désire, en autant qu’il demeure en règle avec la loi.Il n’a pa» le droit de punir le sénateur Bouchard d’avoir exercé le privilège de la liberté de parole au sein du Parlement.Manifestemmt, c’est ce qu’il a fait.Le sénateur Bouchard a été démis de se» fonction» comme président de la Commission Hydro-Electrique de la province de Québec après une brève réunion du Cabinet tenue immédiatement après «on discours.Maurice Duplessis a donné de l’importance à l’affaire en réclamant immédiatement le renvoi.L’événement met en cause un principe parlementaire fondamental, qui sera réduit à néant si on laisse le premier ministre Godbout établir le précédent qu’une autorité en dehors du Parlement peut sévir contre un membre du Parlement pour une déclaration faite dans l’une ou l’autre (les Chambres.L’article neuvième du Bill of Rights stipule que "la liberté de parole et de débats et de procédures ne doit en aucune manière être attaquée ou discutée en une cour ou en un lieu quelconque en dehors du Parlement." Cela est en vigueur depuis si longtemps qu’il est étrange d’avoir à le rappeler maintenant.Bourinot écrit que "parmi les plus importants privilèges d’une législature, il y a la plus parfaite liberté de parole — privilège depuis longtemps reconnu et confirmé comme faisant partie de la loi du pays en Grande-Bretagne et dans tous les pays dépendants.Conséquemment, ce privilège assure à chaque mem bre l’immunité contre toute procédure ou poursuite occasionnée par des paroles ou des actes dites ou faits par lui, en tant que représentant, dans l’exercice des fonctions de son office, que ce soit à Chambre elle-même ou dans un de ses comités." Le Comité du Royaume Uni.enquêtant sur le cas Sandy en 1939, a inclus cette déclaration dans son rapport: "Drs Parlements sans liberté parlementaire, dit Pym, ne sont que des chemins qui, naturellement et plausiblement, mènent à l’esclavage.Abolit-on la liberté de discussion que l’essence de la liberté du Parlement est par le fait même dissoute." Le Gouvernement et les officiers de la Couronne doivent reconnaître la gravité du défi, mais, vu la délicate nature politique du sujet, la chose pourrait être différée jusqu’à ce que l’opinion publique soit définitivement connue.Cela ne doit pas être permis.Si la liberté de patole au Parlement est niée par des menaces et des punitions, bientôt la liberté de parole n’existera plus nulle part.Nous croyons que la nation attendra avec grand intérêt les mesures que le Gouvernement et le Parlement se doivent de prendre.II est certain que le premier minis- l ut ne permettra pas qu’i! soit men- , M.Bouchard, le démettait de son Itionné dans l’hutoire qu’il a permi; I poste à l’Hydro.: au premier ministre et au Cabinet 1! résulte clai.ement • de cette séide Québec, ou a quelque autre au-j rie d’événemsots qu^ le droit foi» tonte de l’extérieur, de mettre d-« entraves à U' liberté de parole parlementaire.Si l’acte du premier minière Godbout peut être condamne au num de la paix, de l’ordre et du bon gouvernement, la chose doit être faite immédiatement.Le moms jue l’on puisse espérer, c’est que le* deux Chambre» du Parlement pa»-•ent une vigoureuse résolut on niant au premier ministre Godbout le droit d’intervenir, et réaffirmant en termes non-équivoques le privilège de la liberté de parole et de discussion.Quel est l’attitude de M.King, de M.Gray don, de M.Coldwell et de M.Blackmore en ce qui concerne ce fait vital?Jusqu’à aujourd’hui, jamau la Confé- rie damental de la lorsqu’i* meme chard.Il ne peut manquer de »u*.citer le plu- gund intérêt t survei.1er toute» le» conséquence» de *• ré ultats, non seulement à l’Hydto et sur les au’rea corps du gouvernement provincial, mais sur toute la liberté de pirole, est exercé à la Chambre du Sénat du Canada, est i vie politique de cette province, refusé par le Gouvernement de * * * Note.— La journaux Québec sous p*ine de destitution a 1 queiqu un a qui i! a accordé un pos- j l'ouest du pays commentant le rente.Quels que puissent être les droits | voj Je \f Bouchard comme pre-ou les tort» du «énateur Bouchard, J jû/enf J, /„ Commission de l'Hy- quoiqu on puisse pen»er de sa discrétion et du choix de ses termes, il a prononcé son discours en tant que citoyen et en tant que sénateur, et non en tant que président de 1 Hydro.Comme le sénateur a dit lui-même au cours d’une déclaration subséquente: “Quand j’ai accepté ce poste (président de l’Hy-dro) je n’ai pas abdiqué ma liberté de citoyen et je ne me suis pas en- dro ne sont pas encore parvenus à nos bureaux au moment où nous allons sous presse.Nous remettons a la semaine prochaine le soin d'en donner connaissance à nos lecteurs.Radio-Théâtre Lux français deration »’est trouvée dan» une si- ! gagé à rester muet quand je vois la tuation aussi dangereuse que celle paix de mes concitoyens en dan-crée par le premier ministre de la province de Québec.Bouchard chassé de l9Hydro La GAZETTE (MONTREAL) Dans l’usine de guerre où travaille M.Antoni Hébert, à Drummond ville, on fabriquait autrefois toutes sortes de boites servant à d’innombrables fins de paix.On y fabrique aujourd'hui des tubes pour obus.Toute l’industrie canadienne s est transformée pour satisfaire aux besoins de la guerre.La formidable production de guerre du Canada n’a été possible que grâce aux hommes habiles dont on disposait, grâce aux ouvriers vaillants et ingénieux qui ont su adapter leurs machines aux besoins les plus divers ce 3ui travaillent sans arrêt depuis plus e quatre ans pour armer les Nations Unies.En publiant aujourd'hui ce portrait de M.Hébert, nous voulons rendre hommage à tous les ouvriers de guerre qui contribuent si magnifiquement à l’immense effort du Canada vers la victoire.PUBLIE EN' HOMMAGE AUX OUVRIERS CANADIENS EAR IA BRASSERIE MOISON La majorité de citoyens de cette province, et même plus ceux des autres parties du Canada, vont être étonnés au point de n'en pas croire leur; yeux en lisant la nouvelle du renvoi du sénateur I .-D.Bouchard comme président de la Commission Hydro-Electrique de Québec.Le premier ministre Godbout a simplement annoncé que le sénateur avait été démis de ses fonctions.il n'a pas donné les raisons de sa décision et n'a pas fait de commentaires sur sa déclaration.Mais il n'y a pas l'ombre d'un doute que le sénateur Bouchard a été chassé de son ooste, après l’avoir occupé moins de deux mois, à cause du discours sensationnel qu'il a prononcé au Sénat.Il suffit de passer rapidement en revue les faits connus pour que cette conclusion apparaisse comme inévitable.Après de longues années de service public en cette province, M.Bouchard a occupé le poste de ministre de la Voirie depuis la fin de 1939 jusqu’à il y a environ quatre mois.Le 3 mars, il était nommé au Sénat et démissionnait de son poste au gouvernement provincial.Le 15 avril, il était nommé président de la nouvelle Commission Hydro-Qué* bec, instituée pour exploiter les propriétés expropriées de la Beau* harnois et de la Montreal Power.A cette époque, apparemment, il était persona grata et avec le gouvernement provincial et avec les pouvoirs qui sont à Ottawa.On n a entendu aucune objection publique faite à propos de ces deux nominations.sauf la critique politique faite par l’opposition à la législature.Mercredi dernier, il prononçait à la Chambre du Sénat un discours éloquent et provocateur.Il attaquait l’Ordre de Jacques Cartier et son influence; il l’accusait de soutenir et d'alimenter au sein de diverses organisations aussi bien qu'auprès des individus un mouvement séparatiste, antibritannique et même révolutionnaire.Jeudi, le premier ministre Godbout désapprouvait publiquement la déclaration de son ancien collègue en autant qu'elle visait le clergé et la Société St-Jean-Bapiiste, affirmant que ni lui ni aucun autre membre de son cabinet ne partageait des vues aussi préjudiciables.Le sénateur avait dit que l’Ordre de Jacques Cartier avait été fondé "avec la bénédiction du clergé catholique et français", et que les membres de cet ordre s’étaient infiltrés dans la Société St-Jean-Baptiste et dans d'autres corps.Jeudi également, Maurice Duplessis, leader québécois de l’opposition.lançait une violente attaque contre le sénateur et son discours, demandant qu’il soit démis d; ses fonctions à la Commission de 1'Hydro.Immédiatement, la controverse éclata à propos du discours, avec des dénégations haineuses de la part des groupes attaqués par le sénateur Bouchard.Vendredi, on apprit subitement que le premier ministre, sans avoir averti ou notifié paix ger’" Le discours n'avait absolument rien à faire, directement ou indirectement, avec les affaires de la Commission de l’EIydro, les problèmes de la distribution électrique, ou les devoirs du sénateur Bouchard en tant que président.Il n’a pas affecté au plus petit degré ses qualifications pour le poste, en dépit de vues contraires comme celles exprimées par ceux chez qui le distoui» a fait naître du ressentiment et de l'opposition.L'aspect le plus troublant de ce renvoi est qu’il réduit à néant toule prétention de maintenir la Commission de l’Hydro comme un corps absolument non-politique et indépendant, ce qui est la base sur laquelle la Commission a été établie.Car le dernier mouvement du premier ministre est purement politique, trahissant une faiblesse panique en face des élections prochaines et de la vague de protestations soulevées ncr le discours de M.Bou- LEOPOLD HOULE, publiciste membre de la Socicté Ito» ale, Docteur è* Lettre», lauréat de l'Antdérnle Française, officier de l'Instruction Publique et titulaire de» Palme» Académique» dont la pièce "Le Presbytère en Fleur»" sera Jouée jeudi »oir, Ï9 juin, au Radio-Théâtre Luxe français.À Voire Service THÉ ET CAFÉ 'SA1ADA S’il faut économiser sur la quantité il faut acheter votre thé et votre café pour la qualité.es mors uroisés du «Iour pur T ITT U V B 7 8 9 BULLETIN D7ABONNEMENT * ! » n i ffiCCCBCO HT BCCCCdcCDC CB !| ?BJDLLBJJ PC CCI CCCÜ UJÜJBLÜ m rrrn nnn < JJ"! 1C_CCCG J ?inc [• î, iij_ il nsnn j ?b ^ •' ?_?i !_! k i9 « i' s.) * ~c UL ce ccncnnicr —r~ r Tarif d’A bonnement au JOUR 1 art Canada — Royaume-Uni .$2.50 Montréal — Etats-Unis — Autre» pays .3.00 .Veuilles faire le service de votre journal i t mois $1.50 2.00 II0IU7.0VTAI.KM i:xt t—Traitement rtr« maladies par dr.« appareil* mécanique*.2— Qui a rapport à t'idottltrie.— Indubitable.3— Elévation d'un cooio: d'eau.— Auteur qui traite de différents rite».I— Refit, restaura.— Equerre — Bateaux plat» Mirvant de !>n à—Petit poème lyrique.— Enfoncer dan* es sables mouvants.— Léqumineuse.fi—Qui cède facilement au toucher.— Manière d’étre.— Pareil, semblable.— Fleuve d'Italie.7— Inscription mice par Pinte sur la croix.— Corindon uranu'a'.-re.— Avoir la hardiesse.8— Péricarpe des fruit* rte* céréale».— Rivière rt’Allemfticne.— l’ron.personnel
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