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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 15 juillet 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1944-07-15, Collections de BAnQ.

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7ième ANNÉE No 45 5 CENTS LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE 15 juillet 1944 Aussi longtemps qne It's choses iront systématiquement mal, je continuerai sys t ématiquota en t à dire qu 'elles no vont /hi s hi en — Henri ROCHEFORT Directeur-Fondateur: Jean-Charles Harvey Le langage des chiffres I,a PRESSE publiait samedi dernier les résultat» d’une enquête Gallup tentant de déterminer l’influence des divers Ce quatorze juillet se lève sur la France et sur le monde comme un jour d espoir.Toutes les libertés dont cette date commémorait la conquête pour le peuple de France et pour les démocrates de tous les pays, vont renaître en .I .I -L .UC8.,i',,',.r8 terre française.Déjà, les armées canadiennes, parti» politique» dan» la province de Quebec, a a veille des ., .“ - - • • 1 Y britanniques et américaines ont commence oeuvre de libération; déjà, en un coin de Administration et rédaction, ISO est, rue Sainte-Catherine (tuile II), Montréal Case postale 20, Station “N” — Tel.M’l.ateau 8171 QUATORZE JUILLET élections provinciale».Voici comment, d’aprè» ce relevé de l'opinion __ , ¦'établissent le» position» de» parti» eu présence: Libéraux.37% Bloc Populaire.27% Union Nationale.11% Pro-con».9% C.C.F.6% Divers.7% Comme le fait justement observer la communication de l’Institut canadien de l’Opinion publique, ce» chiffre» ne sauraient être utilisé» pour prédire le» résultats de» élections du 8 août prochain, sans que se posent aussitôt de nombreuse» questions: dans combien de circonscription» le» parti» désigné» à l’enquête présenteront-ils des candidats?Le» électeur» ne seront-ils pas appelés à appuyer le» candidats d’autres partis dan» certaines circonscriptions?ne se produira-t-il pas d’alliance entre deux ou plusieurs partis?Cependant, tels quel», ce» chiffres ne laissent pas que d’iiupirer bien de» réflexions.Les libéraux conservent la confiance de la majorité de la population, et c’est là assurément ce que l’enquête en’question nous révèle de plus réconfortant.En dépit de ses faute», le parti libéral demeure en notre province le plus stable et le plus progressiste à la fois.Les année» de l'administration Godbout ont été en général de» années de saine administration, prudente et éclairée.Plusieurs mesures marquant un véritable progrès, particulièrement dans le domaine de l’enseignement, ont été adoptées par le gouvernement libéral de Québec.M.Godbout lui-même, homme honnête et intelligent, s’est affirmé comme l’un des meilleurs hommes politiques que possède la province de Québec.Sa politique agricole s’est avérée excellente.Partagé entre la nécessité d’appuyrt la politique de guerre du gouveniement fédéral et le souci de ne pas s’aliéner la population québécoise, sans cesse travaillé par une foule d’éléments antiparticipationniste», M.Godbout a fait ce qu'il a pu pour concilier ce qui souvent était incompatible.Dans les circonstances difficiles où il se trouvait, le premier ministre de Québec s’est tiré d’affaire le moins mal possible, et on ne saurait guère lui reprocher tel geste ou telle carence qui nous a pourtant choqué.Le parti libéral demeure le seul, dans l’arène provincial, autour duquel puissent se rallier tous les éléments démocratiques.La valeur personnelle de M.Godbut le place au-dessus de ses adversaires et le désigne au choix de tous les électeurs vraiment consciencieux.Voilà qui explique que, en dépit de diverses vagues de mécontentement, le parti libéral conserve encore la majorité des suffrages.Malheureusement, et c’est là la deuxième réflexion qu’inspire l’enquête, cette majorité n’est pas absolue.Cela veut dire que M.Godbout pourrait se trouver à la Chambre dans la même position que son collègue ontarien, le colonel Drew.Position qui serait.instable encore, étant donné les autres éléments dont se composerait l’Assemblée législative.Seule, la rivalité du Bloc et de l’U.N.le maintiendrait au pouvoir, avec le risque constant d’être mis en minorité.Par ailleurs, le fait qu’il ne retire que 37% des voix n’empêcherait pas nécessairement M.Godbout de s’assurer plus de la moitié des sièges à la Chamre.Certaines circonscriptions ont des populations beaucoup moindres que d’autres, tout en disposant cependant d’un siège au même titre.Cette inégalité peut jouer également pour ou contre lui.Si M.Godbout ne dispose pas de la majorité des voix à la Chambre, •a position sera fort précaire.S’il ne dispose que d’une marge trop faible, comme lorsque M.Taschereau fut élu pour la dernière foi», le sort de son gouvernement sera aussi bien incertain.Les chiffre» de l’enquête Gallup, nous montrent le Bloc populaire plu» fort qu’on ne l'aurait cru et semble écarter l’éventualité d’une lutte livrée seulement entre libéraux et membres de l’Union Nationale.Avec 27% des voix, le Bloc supplante l’U.N.comme principal parti d’opposition, M.Duplessis ne conservant que 18% des suffrages.Il resterait à l’ex-prcmier ministre de tenter une réédition de la manoeuvre qui lui avait si bien réussi avec M.Paul Gouin.Mais M.André Laurendeau s'y prêterait-il?11 paraît que l’expérience des autres ne nous profite jamais .Il n’est pas impossible qu’après une victoire seulement partielle des libéraux, la soif du pouvoir pousse le Bloc et l’U.N.à une alliance.Ce qu’elle vaudra et combien de temps elle durera, voilà ce qu’il ne nous appartient pas de déterminer.Seulement, M.Duplessis n’aura pas, cette fois, d’enquête des comptes publics pour se hisrer au pouvoir.Logiquement, les partisans de la C.C.F.et les conservateurs de langue anglaise devraient se rallier aux libéraux contre l’élément nationaliste et.antidémocratique que représentent le Bloc et l’U.N.Mais il ne faut point chercher trop de logique dans les campagnes politiques .Ce qui semble évident, c’est que nous nous trouvons en face d’une opinion publique profondément divisée, incertaine, mobile, et que pousse en bien des cas le seul désir du changement.C'est une conséquence inévitable de la guerre.Puisse notre province ne pas avoir trop à en souffrir.Emile-Charles HAMEL A la manière de.Normandie, des Français pourront célébrer dans dans leur liberté retrouvée la grande fête républicaine.Ici, au Canada, si tous ne sont point pénétrés du sens profondément démocratique de cette fête, tous du moins la célèbrent d’un même coeur, unis par un commun amour de la France.La visite du général de Gaulle à notre pays, ces jours derniers, est venue resserrer encore des liens historiques et sentimentaux que le sang versé en deux guerres a rendus sacrés.L'accueil enthousiaste fait par la population de Montréal au président du Comité français de la Libération nationale nous remplit de |oic Pt, l’avouerons-nous, de fierté.Ces apllaudisse-ments qui saluaient le général de Gaulle étaient pour nous comme l'écho d’une victoire.Quand, en juin 19*10, Charles de Gaulle prononça ces mots historiques: “La France a perdu une bataille, mais elle n’a pas perdu la guerre!" un seul journal canadien de langue française — le premier journal de langue française au monde, peut-être—se déclara gaulliste, sans hésitation et sans réserve.Alors que le reste de la presse canadienne-française prenait fait et cause pour saint Pétain, un seul journal de Montréal se mettait ardemment au service de la France Libre.Ce journal, c'était le JOUR.Pendant des mois, nos colonnes demeurèrent seules ouvertes aux partisans du général de Gaulle.L’un des premiers représentants de la France Libre en notre ville fut longtemps un collaborateur régulier du JOUR.C'est notre journal qui entama le combat et le poursuivit; en dépit des injures et des attaques que cela nous attirait de la part des bien-pensants, alors tous viciards; en dépit même des vexations qui nous vinrent plus tard de certains représentants gaullistes .A présent, la cause du général de Gaulle triomphe au Canada.Sans faux orgueil et sans fausse modestie, nous nous attribuons notre part de ce succès.Quand Montréal a applaudi de Gaulle, nous avons applaudi aussi.De tout coeur, mais de loin.Car on n'avait pas jugé à propos de nous inviter aux fauteuils d’orchestre.Les trois V de la victoire Vitebsk— Mina— Varsovie.* * Un soldat allemand a pris tous les oeuf?de la ferme de Marie.Il n’avait pas le droit mais elle a eu peur.Quand son mari rentrera, il ne sera pas content.L Allemand essaie de bavarder en français.___ Avec quoi vous nourrissez vos poules?Avec rien.Ce son.des pou.e.Un 0ff;:jer allemand s'approche de race allemande.E: es vont man- j’une occupé par unç dame ger chez le voisin et viennent pondre ; désoeuvrée, salue poli- ici.! ment et demande: L’Histoire, l’histoire militaire surtout, a une façon curieuse de se répéter, sans pour cela être la même.Sauf aux temps où des civilisations entières chavirent, les conquêtes ne durent que si elles sont faites par étapes.Sinon le reflux finit toujours par l’emporter.Ce fut le cas de la Russie, au temps des invasions mongoles; du Proche-Orient, à l’époque de Timour; de l’Europe centrale, aux temps’ héroïques du Grand Turc; des Allemagne.» et des Espagncs, pendant la période napoléonienne.L'axiome se vérifie de nos jours, quand on contemple le reflux des Barbares, pendant quatre ans maîtres de l’Europe, et maintenant battus sur tous les fronts, les uns après les autres.La Horde au swastika est en pleine retraite.Celle-ci s’accentue chaque jour davantage.Stalingrad est éclipsé.Korsun n’est plus qu’un souvenir pâle.La libération *de la seconde capitale russe est presque oubliée.Trois ans, trois ans seulement après une avance fantastique qui amena la Horde du fond de la Germanie aux rives du Volga, puis au Caucase, les rôles sont entièrement renversés.Finis, ces rêves d'hégémonie mondiale! Finies, ces idées de domination continentale! L orgueilleuse Wehrmacht recule, bat en retraite, puis finit dans le désordre .t Des pays entiers ont été ravagés, des populations entières ont été exterminées pour arriver à quoi?A la retraite, peut-être même à la déroute.En guise d’anniversaire, les troupes russes ont attaqué le 23 juin, dans une offensive de libération, premier pas vers la victoire.Où sont donc les “experts qui donnaient huit semaines de délais à la Russie, en 1941?Où sont les prophètes qui assuraient que l'Allemagne aurait raison du colosse russe?Où sont Rédacteur en chef: Emile-Charles Hamel La rumba des dictateurs “II* étaient quatre aux carrure» terrible»'’ nmir paraphraser Pierre Loti.Il lie s'agissait pas île “Pêcheur ilTshiude'’, tuais bien de pécheur invétéré», hisré» etd’huiuciir plutôt riirtorialo i munie l'indiquent les nombreux cadavre» qu'il» mil laissé» iur leur roule.Cadavre» voué» à la plu» grande gloire de la “république" et de la “constitution”.Sans compter, évidemment, quelque» avantages matériel» pour le»dil* dictateur».Ou avait fini par baptiser ce quadrumvirat: le club de» dictateur».Il sis composait, jusqu'à ce» dernier» temps, de Maximilian Hernandez.Martinez, président du Salvador, Jorge I bien du Guatémala, Tihurcio f'.uria» du Honduras et Auastasio Sainoza du Nicaragua.Les deux derniers survivent, au moins temporairement, à la vagua révolutionnaire qui a secoué l’Amérique centrale après de» années de dictature et qui, sans doute, en remontreraient au régime d’Hitler.Le feu a pris aux poudres lorsqu’un jour, la république d'Equateur liquida son président.Infiniment plus avisé, le fameux sergent-président, Baptista, maître de C.uha par la grâce de l'armée, depuis plus d’une décade, décida de quitter de «ou plein gré la magistrature suprême pour permettre à (irait San Martin de se faire élire selon toutes les règle» constitutionnelle».Le contraste est frappant.Baptista vint au pouvoir après avoir balayé l’effroyable régime Machado et montra que, même »ai#v experience préalable, on peut faire énormément avee de l’énergie, de la bonne volonté et une profonde sincérité, Fulgencio Baptista mériterait que l’on traçât de lui une silhouette, car il est à peu près le seul président de république d’Amérique latine qui ait lait preuve d intelligence cl'd honnêteté politiques au cours de ces 7.» dernières années.J’excepterai» peut-être l’ex-préiident Cardenas du Mexique qui, lui aussi, a l’étoffe d'un véritable homme d'Etat.Baptista avait un homme, un protégé: darln» Saladrigo», e| Baptista avait un autre protégé, la ConUilurion, Il n'a pas hésité à faire des élections libres, sans influence gouvernementale, et, pour la première foi» depuis 1913, le candidat du parti au pouvoir restait sur le carreau.Avec une élégance de castillan (bien qu’il ne.soit pas castillan; loin de là).Baptista «’est effacé après avoir salué son successeur.La chose mérite d'être soulignée cur il est d’usage courant en re» bon» • lais dits latins de saluer son adversaire a coups de carabine et non pas à coups de chapeau.Lu Equateur, Curlo» Arroyo del Rio, homme aux tendance» autocratiques, dominait depuis de nombreuses année».Mai», bientôt, le pays fatigué des révolutions incessantes —¦ quatorze presidentr.en quinze ans — le pays, drs-je, exaspéré des menée» des politicos, finit dans un mouvement d’énergie, rare sous pareil climat, par un retour vers Velasco Ibarra et le remit de fore» à la présidence.Au Salvador, lu révolution éclatait uprés mm grève générale à laquelle se joignit l’élite rie la nation.Mémo l’urnice lâcha Martinez.Elle en avait assez de massacrer par milliers les pauvres Indien» de la république.La liste de» meurtre» était telle qu'on pouvait croire que l'rx-dirtulour allait lui aussi tomber sous le» balles d'un peloton d’exécution.Le pays lui fil grâce et lui permit de partir pour le Guatémala où il ira faire de I agriculture et dépenser son activité spirituelle en faisant de la théosuphic.il semble que l’arrivée de Martinez i au Guatemala a porté malheur au dictateur de ce dernier pay».Jorge Ubico croyait toujours que son peuple lui obéirait.Il disait lui-rueme en 1931: “Je suis comme Hitler; j’exécute d abord et je fais le procès après.” Il est difficile de Irouvrr dans les annales du Guatémala un président qui se soit [dus servi dans le trésor public.Son départ ne sera certainement pa» pleure pur les Guatémaltèques.Reste Tihurco Garin» du Honduras qui, dan» sa jeunesse, brisait en deux une earahinn entre ses bras tie vrai gorille.Président depuis 193.3, il a su écraser les révoltés successives «pii ont éclaté dans re malheureux pays.Le Nicaragua semble à la veille, d'une révolution; peut» être meme, à I heure où nous écrivons, Samoza figurera-t-il au musee ,les vieilles lunes.Le reste de l'Amérique latine est bon d avoir la stabilité qui serait utile pour une action conjuguée I ver» la victoire.Il n'est pas impossible que les exemples qui Usèrent une avance foudroyante.Le 2 1 ju.n.: viennent de se produire en Amérique eenlrale servent d'averti»-Bagramian attaquait sur Vitebsk: le 25, il! sèment a ce» |iresident*-dietateurs ou que certain» d'entre eux, capturait les positions ennemies.Plus ai su I sous la pression de» événement», comprennent qu’il n’y a foi» Cherniakhovsky et Zakharov réussissaient une j de victoire possible ni de paix durable en se servant en dernier manoeuvre magnifique d encerclement e! Minsk.| ressort des haymmeUe» de h-ur soldais, ear on peut tout faire la grande base du front orient,il.tombait junx avee celle-ri eauf s’asseoir dessus.Même certain» métis sud-coup férir le 3 juillet, après la chute précipitée, américain» sont susceptible» de comprendre relie vérité, des positions les plus fortes: Zhlobin.Bobruisk.André BOWMAN (,c n’est pas ce qui nous empêchera jamais de nous réjouir de la victoire d’une cause qui nous est chère.11 est rare d ailleurs que ceux qui ont été à la tâche soient également à l’hon-neur.On ne peut tout avoir.Sans doute bien des Français qui ont tout sacrifié A la cause de la patrie apprendront-ils â leurs dépens, lorsque sera venu le jour de gloire, que les lauriers vont rarement aux combattants de la première heure.Certains en savent déjà quelque chose.Ainsi que le disait le général Giraud en quittant son poste de commandant en chef des forces françaises: “Les hommes passent, mais la France reste!” C’est vers cette France que nous aimons que nous nous tournons en ce jour de (été du quatorze juillet.Puisse le quatorze juillet prochain être célébré dans une France entièrement libre, ayant retrouvé un gouvernement démocratique, et déjà engagée dans ! oeuvre immense de restauration nationale qui va s’imposer.Nous avons foi en l’avenir de la France, la-peuple qui a jeté bas la Bastille saura toujours retrouver sa liberté, et il est peu probable qu’après quatre ans de joug nazi, il consente à sc prêter à line dictature militaire ou au règne d’aventuriers politiques.Les grandes puissances alliées sont garantes de ce que le peuple de France pourra se donner librement un gouvernement de son choix.Ce gouvernement, n’en doutons pas.sera essentiellement et profondément démocratique.Nous souhaitons que les armées françaises jouent dans la libération de leur patrie un rôle glorieux.Rien ne fera davantage pour relever dans le monde le prestige de la France.Déjà, les forces françaises de l’intérieur se sont gagné l’admiration et la reconnaissance des Alliés pour leur travail héroïque.Nous pouvons croire qu’après la visite du général de Gaulle à Roosevelt, visite qui devait avoir un autre but que la répétition d’une déclaration déjà fait il y a quelques mois par M.Cordell Hull, les années françaises d’Afrique du Nord prendront leur place dans l’alignement de forces qui doit balayer les Boches du sol de France.En ce jour du quatorze juillet, il n’est qu’un voeu que puissent formuler tous les amis de la France: C’est que.par-dessus les personnes et les partis, la République Française se relève, grande et puissante, sur les ruines de la Bastille nazie.Emile-Charles HAMEL est.Puis l’on vit des divisions entières se dissoudre sous le choc.Sur un front de trois cents milles, quatre années russes: l’armce de Bagramian, cede Je Cherniakhovsky, celle de Zaharov et celle de Rokossovski, cent divisions probablement, réa- Orsha, Moghilev Puis l’avance pris des proportions fantasti-ques.Rokossovsky balaya la région du Pripet j j , ., et menaça Brest-Litov.sk.Les autres arnée», J~iaglOrapilie poussant avec une violence toujours accrue, procédant par grands coups de faux, isolant des garnisons entières, écrasant tout sous leur artillerie lourde, balayant l'ennemi sous des milliers de Stormoviks et de Yaks, sont arrivées a Vtina.Des éléments avancés ont dépassé la vtlJc et marchent vers la Prusse orientale, à soixante milles plus à, l’ouest.Tout le front de la Baltique est à la veille de s'écrouler.Le nombre de prisonniers, plus de 80,000, depuis le 23 juin, indique bien l'ampleur de l'attaque, sur, succès.Cent mille cadavres ennemis ont été ramassés pour rire M.René Benjamin, de l'Académie Concourt, écrivain d’Action ,| française, s’eit institué hagiogra- j • phe particulier du Marérbal.I! a ,lr'_'’ri déjà consacré à Saint-Pétain trois petits volume».Voici un extrait: “La Marérbal est dans »on train qui roule à travers la campagne ver» une autre viür.I! tâir >» Le grand homme seul d’armistice, rejoindre la garnison h plus proche.” Quand on connaît l’esprit d’or ganisation et de prévoyance des j les Lindbergh qui déclaraient d un ton tran-AUemands, voilà qui en dit long.' chant que l'aviation soviétique n'existait que sur le champ de bataille.L’armée russe peut!poche Son discours y est.I! !'y » chanter.Le chant traditionnel de l’infanterie mis pour l avoir sous la main, une commémore la victoire de Borodino -ur l_-> trou- idée peut lui venir, pes de Napoléon.Sans doute qu’un chant nou- “lout à coup, ton visage »’est veau a déjà fait son apparition, qui commémore ; immobilisé, tout à coup nom avons Voici un autre extrait du livre collaboration riiste René Ben-l.r Maréchal et ion peupla “.I/¦ Maréchal était assi» entre quelque» invité-,; dès qu’il vit Maurra», il «e leva ; Maurra' > é-iança.mit sa main dan» celle du Maréchal, s'imbua avec grande déférence, pui» sc redressa, radieux.Et le- y*u> de en deux homme» croisèrent leur» feux, ce furent deux éclairs, je crois les voir encore: la lumière du r-’pect; la Dans un café de Paris dans l’imagination des maîtres de Moscou?Ils continuant.Mais au lieu de prophétiser des victoires boches, ils chantent maintenant les louanges de l'armée rouge, tout en bavant silenrieu-! sement de fureur.Que l’on eût des doutes sur l'issue du conflit, rien de plus logique.Mais que des “experts aient commis pareille gaffe monumentale, c'est incompréhensible, à moins d’admettre que lesdits “experts" ne faisaient Ÿ * * Tiens.Tiens.cédée: Savez-vous que, depuis quelques semaines (c'e
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