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Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique
Hebdomadaire combatif de Jean-Charles Harvey qui porte haut et fort les principes du libéralisme et de la tolérance. Il se démarque par des pages culturelles de haute tenue qui accueillent des collaborations importantes. [...]

Lancé à Montréal le16 septembre 1937, Le Jour est un journal hebdomadaire. Il est fondé par l'auteur et journaliste Jean-Charles Harvey après son expulsion du quotidien Le Soleil survenue à la suite de l'interdiction de son roman Les demi-civilisés. Harvey demeure le directeur et principal propriétaire du journal jusqu'à sa fermeture en 1946.

Journal de combat et d'opinion, Le Jour porte les principes de l'idéologie libérale. Le programme de Harvey mise sur la promotion des progrès de la technologie et de l'économie modernes, visant la conquête des biens matériels et s'appuyant sur l'orthodoxie libérale de la compétition et de la libre entreprise plutôt que sur l'intervention étatique et les corporatismes professionnels et sociaux.

Libéralisme économique, donc, mais aussi social : soutien aux combats pour l'émancipation des femmes, fortes prises de position contre la xénophobie et surtout l'antisémitisme, rapprochement culturel avec les anglophones, défense des droits des travailleurs. Ces principes libéraux sont érigés face au corporatisme et au nationalisme traditionaliste canadien-français avec sa tête de proue, le très influent abbé Lionel Groulx. Au-delà des enjeux canadiens, Harvey démontre dans les pages du Jour un vif intérêt pour la politique internationale.

Le Jour combat vivement l'Union nationale de Duplessis, mais garde son indépendance vis-à-vis du Parti libéral du Québec. Son rédacteur se prononce pour le renforcement de l'unité canadienne, pour la laïcisation de la société et pour le déploiement d'un réseau d'éducation public, gratuit et obligatoire.

Jean-Charles Harvey se réclame de la tradition de farouche liberté de pensée d'Olivar Asselin et, avant lui, d'Arthur Buies. Il aborde des sujets sérieux mais sur un ton souvent légèrement humoristique en vue d'offrir une lecture agréable à un public informé et lettré qui souhaite aussi se divertir. Les arts et la culture tiennent d'ailleurs un espace important dans le journal : musique, peinture, lettres, cinéma, comptes rendus de concerts et d'expositions.

Jean-Charles Harvey est le principal rédacteur du Jour, que ce soit sous son nom ou celui d'un pseudonyme, comme Paul Riverin. Charles Hamel, André Bowman et Berthelot Brunet y sont aussi actifs.

Des textes littéraires trouvent régulièrement leur place dans Le Jour, qui publie

de nombreux textes, que ce soit d'auteurs de la relève comme Gabrielle Roy, Jean-Jules Richard, Gilles Hénault, Jean-Paul Lemieux, Yves Thériault, Andrée Maillet et Henri Tranquille, ou d'autres plus établis comme Jean Narrache, Jovette Bernier et Robert Choquette.

Louis Dantin y est aussi un contributeur important. En plus d'une chronique sur la littérature américaine qu'il tient pendant quelques années, il y signe une chronique sociopolitique d'esprit socialiste qui l'oppose parfois aux positions libérales de Harvey, mais les deux esprits se rejoignent dans la lutte aux idées conservatrices et passéistes de l'idéologie clérico-nationaliste dominante.

Le gouvernement libéral fédéral et de grandes entreprises fournissent un soutien financier au Jour, qui est tiré à 25 000 exemplaires en 1937, à 10 000 en 1940, et à seulement 3000 en 1946.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1985, vol. 7, p. 91-93.

GUIMONT, Pascale, « Le Jour, 1937-1946 », dans Idéologies au Canada français, 1930-1939, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1978, p.131-163.

TEBOUL, Victor, Le Jour : émergence du libéralisme moderne au Québec, Montréal, Hurtubise HMH, 1984, 436 p.



Éditeur :
  • Montréal :[Le jour],1937-1946
Contenu spécifique :
samedi 14 octobre 1944
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 1944-10-14, Collections de BAnQ.

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LE JOUR INDEPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur - Y ondateur : Jean-Charles Harvey 1 Administration n ¦ 'anion.wo e*t, me Samte-Catherine unite -in, Montréal poMale 20, Station “.N" — Tél.•IM.atcau R471 14 octobre 1944 Aussi louaient fis qu• 1rs choses iront s vs té mn ti quem en t mol.je cnn lin itérai s va lêma li qtient en t à dire qtt elles /)• cont /his bien — Henri ROCHEFORT .-fï; iP Krtlaolcur en cltef: Eniilr-CliaiTts Hamel QUE FERA CHURCHILL à MOSCOU Oï Ï’FÏ I F ATT >i celle»! pu# avec «ramie surprie, c'est CluirvIiiH?H ne possédons point de JL JL JL JL ¦g»* ^ néanmoins aver Mill* DrnfnllJp Him nnrili.iil.1.1* W LE C.C.F.?On prévoit, avec raison peut-être, que lis prochaines rleelious fédérales, qui auront lieu sans doute en 1945, changeront profondément l’aspect de la Chambre des Communes.Il se peut que M.King, favorisé jusqu'au bout par sa bonne étoile et par la faiblesse de ses adversaires, reste au pouvoir.Du moins, les divers relevos d opinions, au cours des derniers mois, révèlent que ce vieux lutteur conserve encore une avance sur sc* rivaux.Mais il est certain que nombre de figures nouvelles paraîtront au parlement.La question se pose un peu partout: quelle force représentera notre parti socialiste?Les membres du C.C.F.se nourrissent d'optimisme depuis que l’Ontario a failli tomber entre leurs mains et que la Saskatchewan a succombé à leur séduction.Ces e.poirs sont-ils fondés sur une réalité présente?Il faudrait être aveugle pour nier à ce parti un accroissement de popularité.Presque inexistant aux environs de 19.15.le voici qui compte douze députés fédéraux el 1 OH représentants provinciaux, (.’est déjà beaucoup.Est-ce suffisant pour accorder au C.C.F.une influence prépondérante dans les conseils nationaux de demain?.Nous ne le croyons pas.Dans un article consacré à ce sujet, le FINANCIAL POST du 7 octobre dernier, se basant sur des données incontestables, constate que 1e parti socialiste, à l’heure actuelle, compte environ un cinquième seulement des votes de l’électorat canadien.Ce n est pas assez pour affirmer que le Canada s'oriente en masse vers la gauche.Notre confrère réfère d'abord aux trois derniers (>a Hup Polls: P un, tenu peu après les élections ontariennes, portait à 2*1 p.c.l’appui du vote populaire au C.C.F.; le deuxième, un peu plus tard, montrait un recul à 21 p.c.; enfin, nu troisième, à la suite des succès cécéeffistes dans lu Saskatchewan, donnait 24 p.c.Le Callup Poll, dans l’ensemble, ne se trompe guère.On a reproché à cette institution d’avoir erré dans ses pronostics électoraux de Quebec; mais, elle avait prévu juste en ce qui concernait M.Godbout, puisque celui-ci obtenait la ma jorité des votes sur chacun de ses adversaires.L’opinion québécoise s’est d’ailleurs modifiée au cours des quinze jours précédant les elections, et si, durant cette période, on avait pu fuire un nouveau J relevé, il est certain que les chiffres relatifs au Bloc Populaire nuruient sérieusement changé.Au reste, les auteurs de ces calculs de 1 opinion concèdent eux-méme une possibilité d’erreur de 4 p.c.Il existe une situation de fait qu’il convient de considérer et qui confirme les prévisions du Gallup Poll.Le total des votes, aux élections les plus récentes des diverses provinces du Canada, * élève à 4,774,720.Là-dessus, le C.C.F.a pris 995,270, soit environ -0 pour cent ou un cinquième.La même proportion existe quant au nombre de sièges gagnés par ce parti.En effet, 500 députés ont été élus aux diverses assemblées législatives.Le (LC.F.en a 108, soit moins de 21 pour cent.H sendde donc que des élections fédérales, tenues immédiatement, donneraient aux socialistes environ 45 sièges sur un total de 245.On se demande si ce nombre suffirait à transférer au L.C.T.le role de l'opposition officielle.On nous lira (pie le courant porte à gauche et que l'élan donné dans cette direction 'a s accélérer de semaine en semaine, de mois en mois.C’est possible, mais peu probable.Coup sur coup, le C.C.F.a subi deux échecs retentissants, l’un dans les Provinces Maritimes et 1 autre en Alberta.Ici, il a été écrasé par le Crédit Social, qui a jeté beaucoup de lest et qui gouverne suivant la tradition des 'ieux partis.Aura-t-il plus de succès aux urnes fédérales?On en doute.>i ce n est pas avec grande surpri-.e, c est neanmoins avec une profonde admiration que non» avons appris que le premier ministre de Grande-Bretagne.Winston Churchill, était rendu en L.H.S.S.pour s’v entretenir avec le maréchal Staline.Mesure-t-on bien tout ce qu’il faut d énergie au doyen des chefs d’Etat pour se déplacer comme ij le fait à travers le globe afin d'avoir de* conversations directes, absolument indispensables, avec les autres grand* chefs de* .Nation* l nies?l ue fois seul» ment, Staline s’est dérangé pour rencontrer MM.Churchill et Roosevelt; de son côté, le président des Etats-Unis n’a pas souvent quitté l’Amérique pour conférer avec ses grands alliés.Mais, infatigable, le premier ministre britannique a entrepris d innombrable* vovages qui l’ont mené de Washington à Casablanca, de Québec au (.aire et de lelieran à Moscou, chaque fois •U* il finit nécessaire pour la poursuite victorieuse de la guerre qu’il s’entretienne avec les autres chefs allies.Grâce à son activité prodigieuse, à son courage et à sa volonté, M.Churchill apparaît comme le grand artisan de la,victoire, comme celui qui aies) personnellement le plus dépensé pour atteindre à une parfaite coordination de l’effort de guerre allié.Une rencontre entre Churchill et Staline nous est toujours de hou augure.Ce* deux hommes nous semblent faits pour s’entendre.Ions deux sont de grands réalistes, sachant très bien I un et 1 autre ce qu’ils veulent, et lie se gênant nullement pour l’exprimer avec vigueur, avec crudité à I occasion.Cela vaut infiniment mieux que les échanges polis de parf dis diplo-mates trop habiles à dissimuler leur pensée veritable, échangés trop souvent stériles pour l’excellente raison qu’en évitant de traiter des sujets épineux ou laisse subsister les pires problème* .M.Churchill est un vieux tory impérialiste (pii ne se gene nullement pour déclarer qu'il nest point devenu premier ministre du Roi afin d assister a la liquidation de l'Empire britannique; le maréchal Staline est un bolchevik rugueux doublé d’un nationaliste ru:,se «pii veut asseoir sur des hases solides la puissance soviétique, et ne le dissimule pas le minus du monde.Ainsi, chacun sait à oui il a affaire, et évite de parler un jargon idéaliste qui seruit incompris.Aucun de ses deux hommes ne fera Chinois — et cela, malgré leur antipathie de concession à l’autre sans y être contraint par envers Tchailg-Kai-chek, qu’ils accusent de les la dictee des interets propres de son pays: mais, avoir trahis par le passé .Les escarmouches ( .hnrchi11 ?Si mm* ne possédons pmut de certitude, plusieurs liv pothese* sont v raisem hlables.Il y a d’abord lu querelle russo-polonaise ou.plu* exactement, lu querelle filtre le Kremlin et les chefs polnilui* réfugiés a Londres; jamais non» ne souhaiterons trop vivement de voir ce différend réglé à l'amiable entre le* chef* britannique et russe, avant qu’il ne risque de brouiller entre elle* le» principale* Nation* l nie* et de nuire à lu poursuite de la guerre contre le Reich.Les fascistes du monde entier prennent avantage en ce moment de cette querelle pour tenter de non» dresser contre la Russie en nous faisant oublier que l’Allemagne demeure l’ennemie et que non» devons oublier tout le reste pour l’écra»cr.Non* ne sommes point du tout prêt* ù donner rui»nu aux Soviets et à leur consentir toutes le* concessions; mais nous devons reeounailre que nous avons absolument besoin de leur aide pour terminer victorieusement lu guerre et pour assurer la paix, et cette considération ne doit jamais être perdue de vue.Nous pouvons compter sur M.Churchill pour défendre les interets allies — nos interets à tous, Américain* et Britannique» —- et le* droits du peuple polonais, mais sans se laisser entraîner à quelque hevue (pii risquerait de nous brouiller avec notre puissante alliée la Russie, M.(.Iiurrhill est un grand honnête homme, possédant au plus haut point le respect de lu parole donnée et des engagements pris: mai* il sait concilier a cela cette suprême habileté qui fait ipi il ne mettra jamais en danger la cause qu'il defend, par pure obstination de théoricien, et ipi il n ira point compromettre la victoire, ultime et totale, pour jouir du triomphe momentané d un succès idéologique.Staline et < .lui rch ill s'entretiendront vraisemblablement aussi de la guerre du Pacifique.A mesure que se rapproche lu fin d'Ilill-r.le sort du Jupon doit de plus en plu» préoccuper les Allies.LT .ILS.\, puissance d’Asie, a île trop vastes intérêts dans le Pacifique pour qu'il lui soit possible de se désintéresser de la lutte qui met aux prise.» se* allie* anglo-américains et les •Nippons, (.c n est un secret pour personne, d ailleurs, que depuis le début de lu guerre sino-japouaise, il v a sept ans, les Russe* ont constamment aidé de diverses manières le* mit précisément parce que ces concessions se seront révélées indispensables, il n'y aura point le risque de le# voir devenir lettre morte au bout de quelques mois ou de ipirlqtics années.De quoi sera-t-il question entre Staline et Lire en dernière page Mais avec cet atlas, hélas! L’Europe sait mieux /mr Paul Phelps MORAND La paix s’approche.Il ne faudrait pas qu’elle soit une réédition de la dernière paix, qui fut inéluctablement suivie par la guerre actuelle.On se fatigue de ces rééditions sanglantes.Là dernière paix, si l’on peut l’appeler ainsi, fut faite sans tenir grand compte des désirs des peuples dont elle fixait les tristes destinées.Elle fut faite sans comprendre que la guerre n’était pas venue toute seule sans raisons et que ces raisons ne devaient à aucun prix être réinstallées dans la paix.Or nous voyons se dessiner des tentatives d’installer dans la paix qui se prépare les germes de la guerre qui pourraient dévaster la décade après la nôtre.Puisque l’humanité telle que nous la voyons n’y survivrait peut-être pas, il est bon d'exercer une certaine vigilance, de ne pas s’en remettre les yeux fermés aux secrets des négociations secrètes tenues derrière des portes closes.Ces négociations que l’on nous cache et dont on nous dit seulement qu elles existent, sans nous permettre de les voir, ont-elles pour but quelque nouveau découpage fantastique de l'Europe par lambeaux de territoire, en long en large et en travers?Un nouvel Empire d’Autriche et Hongrie, étiré horizontalement sur une carte, mince et sans vie économique possible, et conçu pour ressusciter le danger d’une dynastie des Habsburgs que la guerre précédente avait j détruit?Nous prépare-t-on quelque replâtrage d’une monarchie espagnole destinée à avoir un nouveau Primo de Rivera, un Franco No 2 et un massacre imité de celui qui a déjà ravagé l Espagne?Nous prépare-t-on ça et là de nou-, velles dictatures qui amèneraient forcément de .'-L.r.a commis, en outre, certaine» erreurs qui | nouvelles tentatives de révolution et de nou- eraient lui conter cher.II a accepté, par exemple, d’identifier j veaux flots de sang, avant même que la guerre .a ce^e d’une filiale de la C.I.O., organisation j finisse?Dans certaines régions?on est déjà allé lencaine.Par là, il *’est aliéné une foule de Canadien-1 si loin qu'on s inquiète et feint de faire marche ,me _ intiment national.Nombre de no» compatriotes.I arriére.Les populations italiennes furent \n ,ou.* a ^ autre (le ce pay*, considèrent qu’il est suprêmement I premières à j.J r01*- pour un parti, de risquer d’être un jour à la remorque ; L’arrivée de Fui**ante organisation internationale.De lù à le, .il n y °nner i • rpcevoir de l’étranger des directive* et de l’argent.J l’Europe et à ses conditions de vie.qui bien:ôt * • .a f)a?0U1- En outre, le conflit entre le* association» rivale* j ne trouva rien de mieux que de s appuyer sur les en f ?rnrna^eaElc au parti.Déjà un différend exi*te à ce sujet anciens Fascistes échappés à la colère de la ' 'a cnewan: il se généralisera aux élection» fédérale#.population.Ce joug étranger sur une vieille terre E» résumé, I, C,n„l, pa„ mûr p,„„ 1, u.ucl„; il tî-nt.! de (i“civilisation' est si ma I supporté, saccote.P" 'le.racine, profonde., à I,'tradition lil.rale - il ne .V* I#*** de "t” ”1 fT' ‘"V1 ,min y renoncer bientôt, au moins en partie.LJuon le veuille ou non.les Italiens se gouverneront eux-méme*.Iis ne comprendrons jama;- l’illo- Lc serait une illusion que de sc figurer (pic 20 pour cent de# électeurs canadiens sont des socialistes.Sur les 108 députés *"i# dans les comtés provinciaux, un très grand nombre urent favorisés, d’une part, par un vote minoritaire, dans des uttes à trois et à quatre candidats, d’autre part, par la vague 1 (• mécontentement général qui accompagne toute guerre.Le* receeffistes ont donc combattu dans des conditions exceptionnel-(’ment favorables.En sera-t-il de même quand la victoire nous tiendra !,ar rct*p de grâce à l’Allemagne et que le» diverses test ridions, qui accablent actuellement les citoyens, seront levées ?n “l'égécs?Ce ne sont pas les partis extrémistes qui y gagneront e plus.De même que, chez nous, le Bloc Populaire, apres un *t*prêtnc effort, s’éteint sans gloire, de même, le C.C.F., en ' autres -partis du Canada, semble devoir diminuer ou rester Magnant.C r v ^ rt^exfon' l’électeur moyen se rend compte que le j” .* Pr°met beaucoup plus que ce qu’il peut donner; que, si e principal article de son programme consiste à augmenter la propriété d Etat au dépens de la propriété privée, cela n’en vaut *0, re la peine, puisque les entreprises fédérales, telles la radio rt les chemins île fer, ont été généralement “financées” par le sOinerncment au lieu d’etre une source de revenus; que l’excès 'e bureaucratie, né du trust gigantesque de l’Etat, ne garantirait ni a liberté individuelle ni la compétence et l’efficacité administrative#; que 1 Amérique du Nord, après avoir connu, sou* , .riJ2'n,e (1R 1 entreprise libre et personnelle, le plus haut jlanj ard de vie du monde, n’est pas préparée à chambarder ^ on rc établi par simple désir de changement; que la socialisa-!on * P nombreuse# entreprise#, provoquée par l’état d’urgence, t-a-dire la guerre, n est pas précisément un idéal à poursuivre en temps de paix.Le rrai ,a cause DES DENTS ! Le# entretiens de Moscou entre le premier niiiiislrn Churchill cl le maréchal Staline se poursuivent avec la plus entière cordialité, et l’on retrouve elle* le# deux grand» homme» d’Etat no même il.sir d’établir la paix f ut n n- #ur des base» solide* et durable*.Au cour» du banquet qu'il offrait murdi à j #on hôte, Staline u porté avec éloquence un toast à la | collaboration des gratine# puissance* pour maintenir la paix.; Le» convive» ont oh»crvé qu'ils avaient rarement entendu de *i ; chaleureuse* expressions d’amitié qu'à re repas, où les Etals-1 l ni* et le (atiindn étaient également représenté».Le problème polonais, qui trouble depuis longtemps déjà les relation* entre la Russie et «es alliés aiiglo-aniéricain», semble enfin cil bonne voie de règlement.Le Premier Ministre do Pologne, accompagné de plusieurs de ses collègue», doit »n rendre à Moscou afin d’v prendre part aux conversation* russo» britannique», Nous ne doutons pas que, grâce à l'influence de M.( Jum bill, beaucoup de difficultés s'aplaniront, et quTuin solution acceptable à tou* sera atteinte.Après lu conference de Dumbarton Oak* et le» entretien* de Québec, le» conversation» de Moscou prennent tout leur sens.Le» délégué» rassemblé* â Dumbarton Onk» s'étaient mi» d’accord sur 9(t‘, de* point» discutés; non» ne doiilmi» pas que plusieurs des sujet* encore en litige seront réglé# à l'amiable par le# chefs d'Etat réunis cil rc moment.Non» connaissons déjà, dans rc» grandes ligues, l'orgunisniA de p.iix projeté pour remplacer la Société des Nations qui s'étuil si malheureusement révélée inférieure aux espoirs (|u’i:llo avait suscité*.Nous savon» que la nouvelle S.D.N.sera affranchie de beaucoup des défauts qui entravèrent l’oeuvre de l’aiieiemie.On #c propose, de donner ail nouvel organisme de paix une puissance d'action plus grande et plus rapide; les nations capable* de maintenir la paix et, au besoin, de l’imposer, comptent bien so réserver toute faculté d’agir.Voici en résumé le» proposition» des Britanniques, de* Busse», des Américains et de* (Illinois pour une institution permanente de paix : 1.—l n conseil de sécurité de II membres, dont quatre pour le» quatre grande» puissances et un pour la Franco éventuellement.Le conseil décidera quand la paix est inciiaeée et quelle force il faudra employer contre l’agresseur, On n’a pus déride la fueon de prendre le vole.2.Une assemblée générale de toute* le» nation* pacifique* sera formée pour avis er le conseil, .,, _ .’L—-Un conseil économique et social de 18 membres lion» permanent* sera constitué.4.—Formation d'une cour internationale.5.Un secrétariat général permanent sera formé.(>Formation d’un comité de l'éiat-inajor, »o composant de* chef» d’états-majors des membres permanent* du conseil de sécurité, 7.—Des contingent* aérien* seront toujours prêt* à entrer en action, si les u.ovens pacifique* ni: réussissent pas à arrêter l'agression, et d'autres contingent* seront mi* aussi à la disposition du conseil.Si l'on eu juge par relie large esquisse de» propositions 'le* quatre puissances, il semble qu’on ait soigneusement évité le* définition» et le» garanties trop détaillée# qui ont si gn.venient liandicappé le Govenant de la Société des Nation#.Ainsi, il n’y est pas fait mention de garantie» territoriales ou politiques, et il semble également que la proposition russe de créer une force aérienne internationale soit, sinon écartée, du inoiii* remise pour considération ultérieure.Sur ce dernier point, si la proposition russe était finalement adoptée, nous croyons que le Ganuilu devrait être appelé à jouer un rôle de premier plan.Après l'effort immense qu'a fait nulrn pavs pour assurer le since* du gigantesque plan d'entrainement aérien du Gommonweallli, et avec les innombrable* installation* dont notre v,i»te territoire *.cn Ltd.-las.V Orll nry Morgan Ltd.L.-V Me, Montréal, samedi 14 octobre 1944 LE JOUR 4 t Page 5 HENRI MASSON Le procès de la République Pour la deuxième année con- «fCI utise, la ; galerie de ia rue Lau- rirr "L’Art Français ’ et son acc ¦jeiliant propriétaire.M.Lan- 4e* nous présentent de» oeuvres du peintre de FOutaouai», Henri Mai ¦son.Malgré certaines facilités et l'absence de recherche, la factu-tt de Masson est celle d’un pay-ii'iste attentif qui se double parfois d’un folkldoriste impénitent.Plus nombreuses, ses compositions déterminent rurtout son style qui dénote un expansif.Cette fois, il rst saisi par un épisode dont il raconte les phases successives.Henri Masson n’a rien de son homonyme français, auquel le style d'un Borduas s’apparente quelquefois.Au physique on le croirait frère de Harrison.Il se complaît aux paysages composites et aux effets de groupe.Cela est bien loin cependant du charme qui dérive des paysages gradués ou faits de souples nuances, de Louise Gadbois, ou de l’équilibre architectonique et de la consistan-ce de tons d’un Lyman.Par sa facture Masson se rattacherait à ce post-impressionnisme qui refleurit ici avec Marc Aurèle Fortin, Jean Paul Lemieux, deux peintres qui ne manquent pas d’habileté et Jean-Charles Faucher, André Morency et quelques autres.Si le but de l’Art est une démonstration et non une représentation, s'il est plus louable de flatter le goût avec des scènes traditionalistes, par des’ interventions mystiques ou par des comportements visant à créer une atmosphère de terroir, les adaptations de ces peintres sont souveraines.Cela quelquefois fait pendant à cette honorable littérature "pure laine du pays” qui nous a valu: Les campagnards de La Noraye, "Les Rapaillages” et “A Vau le Nor-det".Lt c’est ici que Masson dc-* vient complaisant, avec cet encensement progressif; "Procession", "Enfants de choeur”, "Messe des enfants" et "Actions de grâces": mais je crois plutôt que cet environnement ou s’adonne le peintre, agit comme un thème.Nous n’avons rien contre de dels procédés, pourvu que les qualités essentielles de l’art y soient résumés.Chacun AVIS DR HRttrr.TK HOIR DIVORCE Avis est donné que JOE EiSE.W Mécanicien, de Montréal, province de Québec, demandera au Parlement du Canada, a sa prochaine session, un acte de divorce d'avec son épouee, EDITH GOFFMAN El S EN, de Montréal, province de Québec, pour adultère.S.XV.WEBER, Procureur pour le requérant 276, rue St-Jacques.ouest.Montréal, l’.Q Montréal, ce 51ème Jour de septembre, 1911.Le Vrai Chez-Soi Hôtel St-Regis 392, RUE SHERBOURNE RA.4135 TORONTO a bien le droit de trouver un filon df 1 exploiter.Le véritable ar-! tiste offre plus de variété.Le su-[ jet n étant pas si important après j *°ut.Il peut être le noeud autour ! duquel I oeuvre s épanouit.Ce qui ! compte, c est I équilibre de la composition, le sens des valeurs et I harmonie des tons.Ce qui n'eg-clut pas l’originalité, loin de là.S il existe une dominante bleue i faite d enchevêtrements intermé-| dianes chez Marc Aurèle Fortin, ; il y a, quoique moins soutenue une dominante rouge dans la palette de Masson.Masson a un faible pour les effets de groupe.Certes la répétition de ces taches de peinture crée un mouvement et anime une ronde.Mais on les voudrait plus équilibres et venant de l'intérieur.Une procession devient la présence du même être jusqu’à évanouissement.C’est ainsi que Méliès animait ses silhouettes.Aussi Masson n’a rien du sédentaire’ Ses personnages se déplacent et tournent autour d’un horizon imaginaire.Ainsi l'espace vide se dégarnit.Est-ce que ce tourbillonnement viserait à masquer une insuffisance d’imagination et delà à donner l’impression que l’oeuvre est quelquefois bâclé.Dans le choix du sujet l'idée d’accumulation est prédominante chez l'artiste.Elle existe dans la plupart de ses toiles.Ainsi, avec "Quatre chalands, pour les ombres jaunes de "Quatre Dominicains" et dans "Quatuor" ou le mouvement, tache sombre, est un geste ininterrompu, d'où la musique jaillit en rouges reflets.Quelquefois une tache rouge, une découpure verte est le prétexte d'une dissonance, une couleur insolite détermine le texte.Au moins les aquarelles de Masson nous laissent respirer.Certaines sont diaphanes, ainsi ce mioche ébourifflé: "Fillette en rouge” et cette délicate évocation "Il pleut" qui baignent dans une atmosphère irréelle.* Mais pourquoi sont-elles si haut perchées; serait-ce en raison de leur légèreté?Se* dessins affirment une sûreté d'exécution qui l’autorisent d'exploiter ces personnages indécis et ces corpulences flottantes qui semblent être l’objet de ses préférences.On les voudrait plus vivants! Telle qu’elle est l'exposition Masson offre des possibilités.Dans certains cas l'intention n'est guère voilée: Céder à de futiles exigences, plutôt que d’exposer ses vues.C’est pourquoi notre artiste obtient les suffrages de toute une calégorie de visiteurs.Quant aux autres ils ne semblent guère persuadés et tout en accordant comme nous leur préférence à ces tableautins: "Don Quichotte" et "Violoneux bleu", ils acceptent "Danse verte", Quatuor" et "Enfants de choeur" comme les plus significatifs de l’auteur, s'il» n'oublient pas ses personnages à thèse de l’an dernier.Avec ces réflexions nous tournons une autre page consacrée à cette peinture régionaliste où Masson figure avantageusement avec Lemieux et Fortin.Charles DOYON AVIS AUX DÉTENTEURS D'OBLIGATIONS 4 y, % 0 Ml CANADA échéant le 15 octobre 1944 et AUX DÉTENTEURS D’OBLIGATIONS 3/,% échéant le 15 octobre 1949 (qui seront remboursées au pais le 15 octobre 1944) Vos obligations peuvent être converties en Obligations du Septième F-mprunt de la Victoire, datées du 1er novembre 1944.Vos obligations seront acceptées à 100ys% en paiement d Obligations du Septième Emprunt de la Victoire, Vous pourrez convenir vos obligations durant l’Emprunt de la Victoire, par l’intermédiaire d’un vendeur de l’Emprunt de la Victoire, ou d'une banque, société de fiducie ou de prêt, de qui vous pourrez obtenir tous les détails nécessaires.MINISTERE DES FINANCES 2 VOLUMES par Pierre COT hdilious ili* lu Mui.tuu Française Mais il serait puéril de penser qu’en aeda-I mant de Gaulle, les Communistes ont cessé • d être Communistes, les Francs-Maçons sont 1 devenus cléricaux et les démocrates se sont ralliés à la doctrine du pouvoir personnel.Le i destin héroïque du général de Gaulle n’a pas modifié à ce point les bases de la politique i française.Le conflit des "Deux France" existe toujours.Sous les Croix de Lorraine dont sont i couverts les murs de France, se trouvent en réalité des bonnets phrygiens, des faucilles et des marteaux, plutôt que des fleurs de lys".Ecrites il y a déjà plus d'un an.ces lignes se révèlent d’une actualité prenante.Ht il nous aura fallu attendre le Procès de la République pour avoir, enfin, un livre qui parlât de France, de la France véritable, celle du peuple, et qui donnât des événements des dernières années an aperçu sinon complet, du moins clair, précis, véridique.La personnalité de Pierre Cot est certes lune des plus pures de la 11 le République.II demeurera pour les réactionnaires étroits et imbéciles l'un des "mitrailleurs" du 6 février, le "fossoyeur de l'aviation française", et tout ce qu’on voudra de mensonges colportés par une presse au service de l’idéologie fasciste.Pour les véritables démocrates, son nom, avec ceux de Léon Blum et de Thorez, Indépendamment des partis, reste un des symboles de la lutte pour la liberté et la vérité, dans Légalité et la fraternité.On n’aura pas ménagé à Pierre Cot—non plus qu’à tous les autres de sa trempe — les attaques et les calomnies les plus odieuses.L'Humanité, du H septembre 19-H, sous la plume de Marcel Cachin, ne sc voyait-elle pas obligée de défendre Thorez, accusé de désertion par M.Régnier, "ancien secrétaire général de l’Institut de France et de l’Académie française ?A Pierre Cot.Pétain fit l’honneur de le mettre en accusation à Riom.Il nou semble plus que probable qu’il sera appelé demain à siéger comme ministre au sein d’un gouvernement français élu par le peuple.On pourrait ajouter au: "Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu un: “Dis-moi quels sont tes ennemis, je te ration et à la manière dont elle fut conduite.Il est curieux qu’on ait semblé oublier jusqu’à présent que l’armée française, au printemps 1940.non seulement avait été trahie — ça, on l'a répété — mais aussi bel et bien battue.Il n est pas question de mettre en doute la valeur du soldat français en tant qu'individu; ce qui est en cause, c'est l'armée, en tant que machine \ux I mis dr 1' \ rt Jean Dansereau M.Jean Dansereau a donné au l’Ialrati la première tl'uii# série de raillerie* musicale* — si ou peut dire — *ou* l« [•a trôna (je de* Ami* de l'Art.Apre* une courte introduction par un Monsieur que je nommerai pa* pour riiter de lui dire de# chose» désagréable», M, Dansereau nous a parlé de Mozart .Jasai* eu, au temp* jadis, l’héroïsme de paner au inner* de l’excellent mais fort ennuyeux volume que M.(«Iléon eoiuaerait à Mozart.J'avoue n’en avoir guère été impressionné.Effet d'un âge tendre, peut-être ., , mai* j’avais confondu le* qualité* lOporifique* de l'écrivain avec le génie du mmicien.(.munie quoi le* exégètes sont dangereux , .moins en musique pi en peinture, si on veut, niai» dangereux tout de même.Or, et» ( moderne à faire la guerre.Et c’est ça qui fut ‘I11** n uvu*l pu faire le talent laborieux île M, Ghéon, ht limplieité battu.Le volume de Pierre Cot indique assez ,u,u recherche de M.Dansereau l’a accompli d’emhlée: éveiller bien qui doit en porter la responsabilité: encore «urrcaliste est belle elle e-.t belle; sodé.", de» "groupe»", de ,cène» "°" Pas parce «J»." e,t tuirr"a' traditionalistes’’.Il semble scan- ; man parce qu elle répond aux da!i»é qu’une promenade d'enfant» j exi?ence* d' • aft- J* voudrai» d' choeur en .outanes et surplis! aU!SI 9ue le» partnan» a outrance avis ni; np,u?yvxr.PO tu DI VOUCH Av « 2«r !*¦ D AM K KANMi CL Y, «fcrar.'r.«K U CitA »t G* Mont'/-» a provir.ç^ fit Qjfbe?, « tu Parlement 4 i Canada, A prochain* 9**9 ,-t.afin r ur> Ci ! d» I>./or*-*- fj'dv* *on IfAftRY CLA.VMHAV, ’.-er.de ur.d* (' i t t- Mu r >:t d 9 Montré a ; d a r * It province de pour caji* d'adüJtf T9 \r*'( ft Montré*;, dan* '* de Québec, ce Uém# Jour de leptem* Urt 1>4 « JOKL MA RF O VIT Z Procureur ^ ch.71C AdIf - •> f>rummoftd, 1 ! 17 o rue Ste*C)th«rin« Montr**:.Ouf A VIH m; llKfU.KTK PO CH m v oui 1: table au.de l’art moderne admette qu on ; r’e,tjpeut fort bien faire une bell' toile d’un sujet comme "Procenion" ou j fassent le “sujet" d’un ! Doyon s'attarde très peu à peine s'il »'y gii»»e — sur la j facture même de la peinture.On Action» de Grace .non pa» n k,en __ peut-être est-ce »i1 cause du lujet, mai» a cause de la « I beauté de la matière pictural".Maison rn’rn voudrait de lui attribue- du génie; je ne cacherai; 1TH l'EAf! et Ir.*• '' I D24B Page 6 LE JOUR Montréal, samedi 14 octobre 1944 1I1IP 1mm fÉ|pSllp| ¦¦¦¦v.IPHIIUM :*****' S«» Sit nécessaire d’insister.Georges Toupin * for: bien interprété le rôle du comte Oscar; nom n’avons jue des felicitation» à lui offrir pour son jeu: nous ne saurions imaginer le perymnage autrement qu’i! ne l’a campé, lit h même observation est juste dans le cas Je Roland Crépeau, qui nous a donne une interprétation de, plus soignées, et des plus réussies, Ju rôle de l'alchimiste Popolani.Tout le reste de la distribution s'est montré à la hauteur des principaux interprètes, rt chacun aurait droit à sa part de félicitations pour l'excellent travail accompli.Mentionnons tout particulièrement Gérard Paradis et Robert Lussier.Sans vouloir en rien priver de leur mérite tou» les excellents arrivants qui, «le la coulisse, contribuent si puissamment au succès général, signalons la tâche réalisée par M.Paul Gurvremont.Voilà, pour MM.Daunais et Goulet, un précieux collaborateur ! Et c'est aussi ie cas pour l'excellent décorateur Faniel.\s décor du premier actr.avec son castel perché dans le lointain, tout au sommet de la montagne effiler, est d’une exquise fantaisie.La salle du palais et le caveau Je l'alchimiste yjnt également dans la meilleure not:.En renouvelant nos félicitations à M.lean Goulet pour la façon dont il a dirigé la riche partition d'Offrnbach, nous exprimerons le regret que le galop des retardataires et le» conversations à voix à peine retenue de l'assistance r.n général nous aient empêché de goûter l'ouverture, et le-, préludes aux divers actes.\/i\ instrumentistes se dépensent trop pour qu'on ne leur manifeste pas un pe; plus de respect.Emile-Charles HAMEL Monteux et Francescatti Monteux revenait à Montréal.Le public qu'il avait conquis l'année dernière nn pas manqué de se rendre le voir diriger au St-Denis notre orchestre symphonique, qui se révéle un instrument de plus en plus parlait, Noue confrère du Canada Maurice iiuot, disait cc qui suit."Le soliste au programme était l'éminent violoniste français Xino Pranccscatti.Bien qu'il nous répugne d établit des comparaisons, chaque grand soliste ayant ses caractéristiques bien personnelles, il faut d emblée comparer Francescatti aux Unesco, aux Heifetz, aux Manuhin, aux /.ighctti et autres princes de I archet.Pranccscatti, s est surtout révélé hier soir comme un virtuose puisqu’il s est présenté sous I égide de Paganini, en exécutant de cc compositeur le fulgurant Concerto en mi bémol.Cependant, I oeuvre offre des passages assez chantants pour que nous ayons pu upprécicr l'exquise musicalité de cet artiste, su profonde sensibilité.Dans les passages tic virtuosité proprement dits, Pranccscatti a simplement triomphé des milles traquenards que cette pièce comporte.Paganini y a mis mille grâces, mille coquetteries, que Pranccscatti a fait ressortir avec une limpidité, une égalité d archet et de doigts indéfectible.Peu de violonistes s attaquent à ce concerto de Paganini.Une version plus abordable existe, mais les maîtres comme Pranccscatti tiennent à rendre 1 oeuvre telle qu écrite pur le sorcier du violon que fut Paganini.Après que le soliste eut, exécuté la cadenza, l'auditoire lui fit une ovation.En rappel, Prancescatti a exécuté le 13c Caprice du même compositeur.Une autre pièce hérissée de pièges d oh le violoniste est sorti avec tous les honneurs L orchestre avait débuté par l’Ouverture "Le Roi d Ys" de Lalo.Comme le no ni le suggère d ailleurs, l'oeuvre est un résumé sonore de I opéra du même nom.Plusieurs thèmes prennent place ici que I orchestre a su faire pleinement valoir notamment l'An* dantino.I.oeuvre content un solo de violoncelle où M.Jean Belland recueillit de justes applaudissements et des félicitations personnelles de M.Monteux.Variations P.nigma' d'Elgar est une oeuvre touffue, aux rythmes des plus variés, qui manque pourtant île profondeur, il s agit d esquisses biographiques par lesquelles l'auteur n voulu décrire certains de ses amis.Musique descriptive si l'on veut, avec tout 1 artifice que comporte ce genre Oeuvre redoutable aussi pour un orchestre.Mais, sous le bâton autorisé de Monteux, les musiciens ont su éviter les écueils de tonalité et de rythme." La soirée sc terminait par la Quatrième symphonie de I chalkowski, toujours très aimée du public.I.e moins qu'on puisse dire est que Pierre Monteux l'a rendue avec une justesse et un doigté infinis, un peu dans la manière de Beecham.comme faisait remarquer un autre critique montréalais.Lu foule n'a pas ménagé ses applaudissements au brillant chef d'orchestre.C est le désir de Prarrc-Film de faire de celle séiie Je Concerts quelque chose d exceptionnel et on peut dire que la première soirée n'a pas déçu notre attente.Si on en |uge par le* noms de chefs il orchestre et de solistes a venir, on peut être sûr qu'il en sera de même pour les huit concerts.C'est une agbJne exceptionnelle que les Montréalais ne manquent pis d’apprécier à sa juste valeur.P -X.LAPORTUf Saint-Denis “L’Epervicr” L* film "I.'KpervIcu ' r|til prendta l'afficha «arnatll un Ht-ficni* u-t-il besoin d'être présenté nu public cinéphile?Nous .-)«• I* noyons pas! tei pièce a fait le tour du monde cl fut traduite don» toutes le* langues.le) personnage d" Pr.selia « af devenu classique Ce Joueur et tricheur dont l'épouse est In complice envoûtée par U sujétion que l’homme exerce sut sa faiblesse féminine est certainement l” portrait le plus fidèle qu'on ai! Jamals fall au théâtre.Le cinéma « voulu lu apporter sa puissance d'exposition et le film fiançais a tiouvé dans Charles Boy ci l'acteui le plus puis aant qu'il soit possible.Boyer eut suffi au succe.i du fllrn M/ila on a voulu agir en prince m vers le put,Ile »n donnant pour vis-â-vls a Charles Boyer nul autre ! que Pierre Blehuid-V.'lllui qui, lu; ! aussi tient avec sa rmltiuic h-ibl- ; tuellfi le iole du diplomate dont l'épouse de Dasetla s'éprend dai.s 1 l'espoir de «e fa:i« une vie tneill’i; : re, plus propre.On verra i|Tclu n'y parvient pas.I.» femme du film est Nathalie Paley, très help mystéueuse la femme type pour un >ole '>;, semblable fit une étoile de Spencer Tiacy, et un au’ e a-Jouta grandement a la mg e de Pat O'Brien.De rôle du père T:rn dans "San Francisco” lança Tracy dans ur.» ascension extraordinaire ver* ia grande vedette.Deux ans plus tard, i! endossait *mre la soutane po :r "Boys Town’ et Men of Boys Town".I Princess \ “Jungle Woman” AquanetU, cette beauté brune et ! exotique qui se faufila d an» les • stjdlos en laissant croire qu'elle; ! était latine, nous revient dan» son i second giand rôle, un film d'hor-, retir, "The Jungle Woman" qui! prend ; affiche au cinéma Prince'»! de» vendredi.C'est dans "Captive : V.'iid Woman on s'en so.- :e.v j que nou» fit introduite cette ,ej-! j r.e et belle personne.Dans “Jungle Woman", Acqus-j netta a encore le rôle titre et on la ! dit plus captivante que ;am«.s Vous *:tes nécessaires à la l victoire! — Enrôlez-vous! [MiEÜ U t K & Q U i ü t i ü •four , LA.1 | t fUimraf('en tf»s l»«r A* tm ll+AUt S r munqvr/ r'-** un ttnjt i 4M 4g rinwti'»n.K*ryU» Ar IJrrait'H» t, 1*4* Ft Soir Fl li 2 .1 4“|îgvæ'^ss0' Ijisn J Le Vrai Chez-Soi Hôte! St-Regis 392.BLE SH ER BOURNE RA.4133 TORONTO du ri uitr, i üitf/ un t»’, (Ottlfl KtiiiiS MÜSf VMM K»mu ACQUANETTA &HOMN0 Page 8 LE JOUR Montréal, samedi 14 octobre 1944 MAIS AVEC CET ATLAS, HELAS! Le manuel de géographie le plu» en vogue dan» no» école» e»t fortement teinté de catéchiime, de fantai*ie et de »ectari»me, aan» compter le» erreur» due» à l'ignorance ou au parti pris.St- M a! heur aux peuplct qui rrié.enl la Irl j^oa à loute» le» »aurc» ! 1!» h umi ni par (>erdre tout retpert |KWI le< I yrn » t nte».Il eri e-t rie» mdi- «r ni mt •raie» comme de» i n ci : - ge- i ont t> orpore'le»: elle» font ai! rn r.On nou» accutera p»ul -étie el‘i UU 'juer i ci la leli/ion: c e»t une et: f Uf N oui n av^/n» jamait pré- leu du que le caléchî'ine ne drva.i P*' ! r Ire en ir;yrié.Ce ronlfe quoi nou» * •n avon*.c ni dt tranuo rrner rn i vo 'jmf» (l’spolovcl^que (OUI no* mu frie \ tO' v'aire».l a grammaire, tnt re le» rrv i n* de no» lavant» pc- fias f' il devenue une ronstanle lec< 5n de piété ; l’huloire pént’ ralr COfl fond avçe relie de l'I'.g llA' le* de vo m oraux ou écrit», »ur le» «u;i tii ICirn'i 1 ”iie», n auront air :une ir '.'ex -irnrt originelle de n't* di* -rr• ^• I! n'etl pa» même prouvé de MAILLOL Les affaires au Canada (titrait du Bulletin Commercial Je la Banque de MontrealI Les journaux nous apprenaient en fin de semaine !a d'Aristide Maillol, sculpteur.de mort ' QUEBEC.— I-a commerce ! ?ro« et de détail reste a un niveau I Maillol était né le 8 décembre 186).à Hanyuls-sur-mer.(bien avec'Vl PROVINCE DE DA PRAIKIE-Le commerce de gros et de dé-se comparent I tall reste actif, et le volume .1 - .* .y a un an.Lee ren 'ventes l’emporte généralement sur département des ryrcnnées-Orientales.sur la Méditerranée.Illtrée* eont très bonnes.Le motive-: Il y a un an.Articles d'éplce.-le, I fit ses humanités à Perpignan et entra, à I âge de vingt-et-un ans.|ment touristique d'origine amért viandes, fruits et légumes frais »e • i A l'Fcole Nationale de« k,3„v A,,.J j.’ calne a été plus considérable que : vendent en grandes quantités.Iats nos puiuant» peda- * *‘-««f «es Beaux-Arts, dans un atelie» de penture .„ dtrBler> pu dernande de ^ vêtement, d’hommes et de femm-s i privilège» tellement _ ' J" F 9 ' quelques temps dans 1 espr t Je Gauguin,, ontinue d'excéder la production | la chaussure et les nouveautés sont !e« Ch r.oi» blanche.ne er par l'exploitation PX^cu,a des tapisseries et des céramiques, puis se consacra à laie» ‘ir;on absolue que oient psi de sourb Seu'emrnt, ’Ojrtiei ont r| nouîi à ronierv lu mythe rie U rare qu’ili en inven-‘eront parlour.Ici, l’ignorance va de tiir aver l’inlérét de caste.Voulez-vo"* un autre exemple l’iynorance> Voyez, a la paye 42, a daisifiration de» religions.On y lane le boudh'tme et le confucia-ii»me parmi le» religion» polythéis-r».r.'est trop »imp'ifier.I,e bou-Ihisme à l’état pur était plu» voi*in le IVhfi'me que du polylhéume.Il s’est rorrornpu par de» factions a production le Royaume-L’nt est disposé t acheter toutes les quantités disponibles.Les scieries travaillent a plein.Les chantiers s'organisent sur une échelle comparable a l'an dernier.Les stocks de bols à pâte sont Insuffisants pour la demaide et l'on éprouve quelque inquiétude ’“‘.“üLlî*.!1.?jJ.T iyh‘ P”'ii Z papier-journal en août a été a peu sculpture.Le comte de Kessler s'intéressa tout de suite A ses oeuvres, et fit.avec lui en 1909 un vovage en Grèce: il lui commanda des gravures sur bois destinées à illustrer Virgile.Maillol vivait retiré dans sa maison de Banyuls l'hiver, et A Marly I été."fin lui.a écrit Maurice Denis, se concilient deux traditions successives, le Ve siècle grec et le Xllle siècle chrétien vsl-ur iciVjit'Gpie *’»!s nr comme» rent psi le "rnavnifiral” et ne w lermnent par le "le Deurn", Ce n'ejt pa» lout.Certain» de no» manuel» »ont frnprr'nl» d’un chauvinisme provincial et lauientien qui dégoûte le, meilleur» palriote*.j ne mét.aohyiicien» inepte», et cer-jun Primilif classique.olénitude et la simplicité de la forme .S'il approche parfois les grecs de Phidius, ce n est pas qu'il les comprenne par quelque application intellectuelle, par I application d un raisonnement, ou qu il les copie, c est qu'il sent directement comme eux et que leur perfection est sienne, véritablement conforme à son instinct.C est fort demandés.La quincaillerie c»t active.Les appareils électrique.-, domestiques continuent d'etre rares et le choix est restreint dans La meubles ainsi que les tapis et carpettes.Le commerce rural -e maintient bien et le volume des affaires l’emporte sur l’an dernier.Les achats se font preique tous au comptant et les rentrées elle» ont vrr»é dan» rr.Quelle reliy.on, au durée n’a pas été forte- aine» il entre e polvlhéir cour» de ta lient influencer par le» »upcr»tilion» de la marre et par If» sottises de certain» chef»?I.e confucianisme, vrai culte na- No» pauvre» petit» ne peuvent | l:onal de la Chine, e*t plutôt une échapper un intlanl au ré«rau im-1 philosophie morale, fort élevée, p lovable de propagande que I on j qu'une religion.Il n'a pa» de cler-tend au'ou» d'eux.Ce sont deijgé.Il n’est pa» polythéiste dan» le toile» d'araignée» qui le» envelop-1 vrai »en» du mol.Ici, on peut pent tout entier», c.orp» et âme, el | iouer «ur le» rno'« et verser dans un qui permettent aux fabricant» de j !>y»anthi»me stérile : cela n'empêche e ju» de leui'oa» le confucianisme d'être une race» de pomper loul cervelle, J'si «ou» le» veux VAtlas-Céo• glaphique de» If.Marble», pour le» 8e el 9e ann'e» (Edition 1944) I) excellente» chote» »’y trouvent, évidemment.Qu'on ne t'imagine pa», parce que nou» critiquons un volume, que nom le condamnoni intégralement.Nou» nom en prénom Jurloul 4 ce qui en gâte le» meilleure» parties.Il suffit parfois d une goutte de fwbon (|an, |'fau pure pour la rendre mortelle.Or, ouvrez le dit Alla» à la page 184, au chapitre de la province de Québec, paragraphe 2: .La province de Quebec, y filon, a été le noyau du Canada: c'est là qu'abordèrent Its prenvers colons français, nos ancêtres.C'est de là que les missionnaires et les hardis explorateurs s’élancèrent, pour aller, de pioche en pioche, jusqu'aux bouches du Mississipi tl aux Montagnes Rocheuses, portant avec eux l'Evangile el la civilisation.C nf nu pnji» de (hiébcc que fut applique d'abord le nom de Canada: voilà pourquoi nou» lOfmne» le» vrai» Canadiens." Von» voyez ça?Si nous somme* LES vrais Canadiens, il faut en conclure que nos concitoyen» d'une autre far.ne ront I.ES faux Caria-ditns.Avi» est donné par là aux Amjlonhone» de tout acabit, qui, simple philosophie de la vie.Il v aurait long à écrire lâ-des-su».Faisons observer deux chose» seulement: I.—que ce» considération» sortent passablement du cadre de la géographie: 2.—que le» bou-dhisle* et les confucianiste».en étudiant trop superficiellement notre sainte religion, [wurraient nou» accuser, nous aumi, de polythéisme.Parsons à un autre chapitre.En page 6 de l'Atlas, Chapitre I, on répond à la question: qu’erl-ce que l'univer»?par celte définition: "L'univers est l'ensemble des oeuvres visibles de Dieu.” Cette réponse n’est pa» des plus scientifiques.Si je vou» demande qu’c*t-ce que l'imuhnc, allez-vous me donner cette définition: "L'insuline est l'oeuvre du docteur Banting"?Lt pui», le» oeuvres visible» de Dieu.c'f»t trop peu.Il existe, dan» l’univers, une multitude d’être» matériel» qui ne sont visible» ni à l’aide de» yeux ni à l’aide de» plus puissant» mienveope».Donc, l’Atlas ne définit pas, il donne du catéchisme.Savez-vous maintenant quel est le lieu historique le plus remarquable de l’Italie.Voici, textuellement: “Loretlc, lieu où sc trouve aujourd'hui la maison habitée autrefois pur la sainte f amille, à Naza Parmi ses oeuvres principales, citons: Portrait (1898): la, Pensée (1900): Jeune Fille (190)): Flore (1911); PomonejJ'** a,elie'* de con,'ctlon (.19’.2,: T?“* {I9,5>: Jeune FlIle j 191 fi): Monument aux i.iorts de*“foulure»U^ut« reste t de Céret (1920-1922); Femme allongée (1923); Monument à Cézanne (1913-1925): Vénus (1928).* Citons également ce passage d’une critique de Charensol parue dans 1 Arf Vivant, du premier décembre 1928: "Aristide Maillol, qui est de beaucoup le plus grand sculpteur vivant, n'est n’einement apprécié que d une élite, car son oeuvre restreint est dfficilcment accessible.Même certains de ses admirateurs ne le jugent que sur un très petit nombre de ses productions, et il se trouve justement que ses morceaux les plus répandus ne sont pas toujours les meilleurs: faisons une exception pour le romantique "Torse de Femme" (monument Auguste Blanqui); mais cette splendide figure elle-même n'est guère représentative des recherches actuelles de Maillol." Le plus simple, en vérité, est de recourrir au Grand Memento Larousse qui donne (article Philippe Mercier) la position de Maillol dans le mouvement de sculpture moderne: "Le courant qui entraîne l'art moderne vers la simplicité s'est marqué lui aussi en sculpture,, mais sans les excès qui ont atteint les métiers du fer ou du bois.En 1900.Rodin triomphait, magnifique exécutant de morceaux et médiocre architecte.On cherchait le mouvement oour lui-même, la bosse pour son opulence.Jules Dcsbois, dans la grâce, continue ce que Dalou avait réalisé dans la force.Mats, dans 1 atelier même de Rodin, des sculpteurs pensaient à plus de style, tels Dcspiau ou Alfred Halou.Bourdelle (1861-1929) fut par excellence un artiste de transition.A sa suite.Lucien Schncqq (1834-1909).Halou, Dejcan, Drivier, sortirent ,eux aussi de I atelier de Rodin.François Sécard.Hippolyte Lefebvre, mêlaient au réalisme une distinction traditionnelle; P.Lmdcwski s'affiliait directement à Rodin avec ses "Fils de Caïn", ainsi que Jean Boucher et André Vermare.Mais tandis que P.Berthoud s’attardait après 1 italien Mcdardo Rosso â des recherches d'enveloppe et de couleur, des indépendants comme Joseph Bernard (1866-1931 ), comme Aristide MAILLOL revenaient de leur côté aux exemples des grecs, le premier en donnant sa "Jeune Fille â la cruche , une sorte de gaucherie délicieuse, le second en exagérant épaisseur des formes, des attaches et des extrémités." sont bonnes.Le* vendeurs d’ins’.ru-prè» au même niveau qu’en juillet.1 ments aratoires sont actifs et In ¦nais bien plu» forte qu'il y a un j demande de machines aratoire» an.L'industrie textile en gêné- ! sont actifs et la demande de ’natal produit à plein rendement ou j chines agricole» dépasse l'offre, presque, la production ne dépen- ! L'activité Industrielle reste grande dant que de la main d'oeuvre et j Le» Industrie» du bâtiment sont malgré leur» papiers en bonne rt du- ’ ,c^,: c^e V n f(é transportée par forme, sont tout à coup sacrés étrangers.Je stnpose que le» nombreux Normand» qui prirent l'Angleterre sous Guillaume le Conquérant rt oui y ont fait souch* depuis de» siècle» ne font que de faux Antlais.Je suppose aussi que le» quelque cent million» d'habitants dé» F.lats-Cnis qui ne descendent pa» de l’époque du Mayflower sont également de faux Américains.Attendons un peu.Cette théorie peut nou» jouer de mauvais tour».•Si la qualité de premier occupant »eule peut con*acrer un titre national, 1rs Peau-Rouge» »ont les vrai» Canadiens.J’entcnd» déjà le chef des Huton» de Lorelle, celui des Abénalcis, de Pierreville, celui des Iroquois, de Caughnasvaga, tou» le» descendants de ce» "races" que nou» avons décimée» par l’alcool et n,enl se compose: les anges.A propos du Vatican, que l'on place en premier et à la tête de tou» le» autres Etats du monde, on c te (en l’année 1944) ce» parole» de Mujsolini: "La Cité du Vatican est petite par le territoire, mais elle est grande moralement.” En celte année 1944.nu lieu de citer ce gangster international, il aurait mieux valu rappeler certaines parole» de cet honnête grand protestant qui s'appelle Roorevelt.Faisant de la géographie astronomique, les Maristes disent encore que le Vatican "csf une puissance dont I étendue est toute en hauteur: elle un i la terre au ciel.” Nous sommes encore en 1944, el "L'Espagne est une république uni-tau e depuis 1931.Le gouverne- la tuberculose, crier halte-là aux FF.Marister.Dire que ces inepties s’impriment et s’enseicnrnt en 1944! Au chapitre des races, on ne peut résiner à la tentation de sir-vre Hitler et de classer les Juifs parmi le.» demi-nègre».La race blanche cotmrend (je cite): l _ hJn type de coloration claire: Français, Anglais, Allemands, //aliens, Espagnols, Canadiens .*-¦ Gn type de coloration bas once: Sémitiques (Juifs, A ra- pt ésident élu pour I .-Dur, six ans; 2.—D'une chambre des députés ( unique ) ; 3.—D'un ministère responsable.” Et Franco?Oui, le petit Franco, le sauveur, le saint aux mains d’assassin, le croisé comblé de bénédictions apostoliques, que dira-t-il le petit Franco?L’Atlas est, va sans dire, fortement laurentien.Il consacre au Canada et aux provinces le nombre de pages que voici: page Une association de tous les vrais canadiens Cat avec le plus vif intérêt que nous avons entendu le sénateur Bouchard annoncer mercredi, dans le discours qu’il prononçait devant les membres du Club Kiwnnis.son intention de crcer une grande association de Canadiens des deux langues et de toutes les provinces, afin d'aider à établir la bonne entente indispensable au maintien de l'unité canadienne.Une telle association vise aux mêmes buts que la Ligue Pancanadienne lancée par des amis du JOUR il y a quelques années; c'est en quelque sorte cette Ligue Pancanadienne que nous voyons se relever aujourd hui.Il y a une tâche énorme à accomplir pour une telle association, et M.Bouchard peut être assuré de l'appui de tous les patriotes éclairés.Nos lecteurs liront avec intérêt le passage du discours de M.Bouchard ayant trait à l'association nrojetée: Personnellement je crois que l'heure est venue de créer, un peu sur les bases de l'Institut Démocratique, une puissante association bilingue dont le principal objectif sera ce rapprochement' si désirable.Les susceptibilités et souvent la hnlne qui existent entre nous proviennent du fait que les adversaires de l’unité ont roussi à diviser * citoyens te langue anglaise de ceux de langue rançaise, en tout • nortouL A nos écoles pour les catholiques et nos écoles pour les Protestants établies par ta constitution sont venu» se joindre nos hôpitaux pour les catholiques et nos hôpitaux pour les protestants, no3 refuges pour les catholiques et nos refuge» pour tes protestants, nos l’union ouvrière pour les catholique» et nos unions ouvrières pour ies protestants, nos parcs publics pour tes catholiques et nos parcs tubllcj pour le» prolestants, nos ¦rrains de jeu pour les catholiques et nos terrains de jeu pour les proestants; bientôt nous aurons notre ; enseignement technique pour les catholiques et notre enseignement Canada.17 page»; Province» ! ,e:hnlIPIU7.0\T.W,KMK\T L—C'-’ -i uui approvisionne ™;,rVarlctèrB du n aU — Marche, conduise.i 3 i~T*.s's0?' criltu' “ Ancien nom de 1 araignée — Capitale du Pérou.».—Aussi de même — Qui a rapport à la production du vin 5.—Courbure concave — ' Kspèco d euphorbe — Conj.copulative «.—Pronom indéfini — Raccorde» avec du plâtre — Kabullste grec.Supérieur d’un couvant — ven-i au mond* — Tête d'un» tj*,,.e,):G— Argl'e rouve ou Jaune s—Poisson d’eau douce irf?»•«.rac,, — Commerce charnel en»re proche parent>i £ï.r — Mathématicien eui»«.né a RAIe.10.—Pas** du dedan.— Eloignement den an dehorn n f-c" t -e pour 13.—Déesse drs Egyptien- -le d'Italie Piémont I — Mot signifiant "au delà".13.—Deux fols — A tr.tve H v, de France affinent de < rnltmerfalanne ennem1' dési- j coupons qui expireront à cette' daü gne contre 1 invasion, fut mis hors ; sont: les dix coupons F de sucre : pour la mise en conserve, les cou- •o.n.je en disant es — :: trois pa» me tromper i de quelqu’un qui l'aime beaucoup.¦fut d* rendre silencieuse* dix bat- courons* d» U!,ui! 5* -i t.o, harvev a onze Canadiens e octobre.il£ 111 S I A |I | N J £ HI £ I u I E 1st j I E I S IM P | E | R | c ! a | L I 11 M I F.IC»| A j _A 11 ÉF B IA | K 11 mi G I A IN I T IMi A I H f j_l L | M | E | H ig, E | V | A | D | E IB' F I R iTj' L U I A | H | 0 | S M E IR I 0 \1 ’ L|I|S|E|R|A[Gl JlBISia'AlGlEjNlTIBlNloinwn-' M Ml EIR I m 11 IN IBI' A I R ID | U P53?jT|'r[ ! 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