Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 16 décembre 1944, samedi 16 décembre 1944
16 décembre 1944 8ième ANNÉE No 15 5 CENTS LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Directeur-Fondateur: Jean-Charles Harvey I nasi lon/flvmpa que te» chose» iront sys lé tn ni i q lient en t nuit, je continuerai sys té ni ali quvinent à tlire qu ’elles n« vont fias bien — Henri ROCHEFORT Administration et rédaction, IftO est, me Sainte-Catherine (mite 41), Montréal Caae postale 20, ^station **N" — Tel.*PLateau 8171 Hêtlnt'li'iir en chef: Kmile-Cliurlc» lluntcl Où se cachent nos fascistes ?Lutte contre l’inflation Les désespoirs de l’«Action Catholique» presgue Les désespoirs de l'Action Catholique sont parfois cocasses, pour ne pas dire plus.11 leur arrive aussi d'être feints et alors ils cessent d être comiques pour devenir sinistres.Nous n'en voulons pas d’autres preuves que les articles parus le 4 et le 6 de ce mois.Le premier traitait avec une desinvoiture frisant l'inconscience, de la question délicate des écoles d Ontario et présentait le problème sous un jour ambigu, en hurlant au sectarisme protestant, sans rien pouvoir prouver du tout.Le second, d une perfidie remarquable, qui dépasse les capacités habituelles du bonze L.-R.Roy, traite des troubles qui ont éclate dans l'armée et cherche à transformer le problème "zombie ", particulièrement celui de nuance québecquarde, en un vaste complot communiste éclatant a point.Sous le titre: "Des communistes dans l'armée?" l'illustre rédacteur de l’illustre feuille insinue, lui qui peu de jours auparavant remplissait deux collonnes entières pour expliquer pourquoi "nous sommes anticonscriptionnistcs" — que l'effervescence produite autour du décret de mobilisation pour service outre-mer est due aux communistes dans l'armée.Il semble oublier qu'il a lui-même dit, prôné, prêché, répété sur tous les tons que les Canadiens français ne voulaient pas servir en dehors du Canada.Et pour cela, il apportait des arguments dont le moins qu'on puisse dire est qu'ils ne tenaient pas debout.1 Or maintenant, après avoir endossé la respon- sonne de communistes omniprésents omnipotents.Quand M.Louis-Philippe Roy se demande, avec un faux air de gravité éploiée, s’il y a des communistes dans 1 armée, il n oublie qu’une toute petite chose: il n'y a aucune raison valable pour que les autorités dispensent les communistes du service militaire et les laissent à l’abri pendant que d'autres vont se faire casser la figure.Ainsi donc, il y a certainement des communistes dans l'armée, tout comme il y a des conservateurs, des libéraux, des socialistes, des créditistes, des cléricaux même, et aussi des anticléricaux.11 n'y a pas plus de raisons pour qu’un anti-conscriptionniste soit communiste qu il n y en a pour qu'il soit le contraire.Tous les blocards de M.Laurendeau ne sont pas des marxistes et pourtant ils hurlaient contre la conscription.Au lieu d'aller chercher la petite bête, M.Louis-Philippe Roy pourrait se demander si ce ne sont pas les professionnels de l'anticommunisme qui ont fomenté les troubles en question.Il est certain qu’il y a des communistes cachés un peu partout, mais il est non moins certain qu’il y a des fascistes embusqués dans maintes positions stratégiques.Nous en connaissons même .à l'Action Catholique, et ailleurs, du reste.On ne nous fera pas croire qu'on n'est pas fasciste quand on écrit des articles qui défendent le fascisme sous toutes ces formes.Et, nom d'un sabilité de ce mouvement anticonscriptionniste, ; P01'* bonhomme, on ne s est pas privé dans la .ilx _.1 * : M_»_.i 1 .1 1*11 t *11 _ nnnln r i* 111 ! !*» riii nnklo À » .1______ voilà que l’illustre rédacteur de l'illustre feuille, oris de peur devant le résultat de sa campagne fétide, tente de rejeter la responsabilité sur Içs épaules de quelqu'un d’autre.Et, naturellement, !e bouc émissaire était tout trouvé: les communistes.Depuis que.dans certains milieux, l’pn ne peut plus accuser M.Taschereau de tous les péchés d’Israël, il faut bien trouver une tête de turc.Cette tête est toute trouvée dans la per- -£ noble feuille du noble rédacteur de s’en donner à coeur joie quand il s'est agi de défendre le gouvernement Pétain et.plus récemment, celui du sieur Franco.Les colonnes entières de panégyrique à 1 adresse du gouvernement polonais réfugié à Londres en sont un autre exemple.Nous ne savons pas très bien où se tachent - (Suite la puye U - A.H.HOW M\\ A VEC LE SO URIRE D’Ottawa à Montréal Deux événements d’inégale importance, mais bien significatifs l’un et l’autre, se sont déroulés au cours de la semaine: le,wile de confiance accordé à M.King par la Chambre des Communes et l’élection de M.Camillien Houde à la mairie de Montréal.Le premier nous réjouit, le second nous fait hausser les épaules.Malgré les quelques faiblesses que l’on puisse reprocher à l’administration libérale dans sa politique de guerre, le maintien de M.King à la tête du gouvernement canadien s’imposait comme un acte de prudence et de bon sens.La majorité de la députation l’a compris et a voté en conséquence Ou ne change pas de capitaine en pleine tempête.Je crois bien que ni les progressistes-conservateurs, ni le C.C.K., ni les libéraux dissidents, ni même M.liaison ne désiraient des élections dan» les circonstances actuelles.Le» adversaires du gouvernement ne viennent pas à assrmer la responsabilité de la conduite de la guerre et des mesures impopulaires qui en découlent.Ils savent d’expérience que la plupart des partis succombent sous ce fardeau trop lourd.Quant aux ministériels, ils ne pouvaient se détacher de M.King' sans risquer d entrer dans la bataille comme un troupeau sans chef: ils doivent suivre quelqu’un ou devenir des candidats isolés dan» les groupes impopulaires des soi-disant indépendants.Ce quelqu’un est M.King.Eu voyez-vous d’autres?Moi pu».En notre qualité de citoyens de langue française de la province de Québec, nous redoutions plus que tout une campagne électorale sur la question de la conscription.Nous aurions assisté de nouveau à une débauche de discours démagogique», dont les répercussions en dehors de cette province et dans toute 1 Amérique auraient irrémédiablement compromis la réputation de notre peuple.Saboteurs de l’union canadienne et saboteurs de l’effort de guerre, joints aux éléments fascistes «pii, dans l’ombre, continuent à travailler contre les libertés humaines, se seraient rués dans la mêlée avec tant de passion et de fracas que la voix de la raison n’aurait pu se faire entendre.Non, pas ça! Laissons passer l’orage.Les autres provinces n’étaient pas préparées davantage à subir une campagne politique avec, calme, ponde ration et tolérance.Le ressentiment qui se manifeste déjà un peu partout, contre notre province, sc serait bientôt transformé en haine violente; certains journaux, qui déjà s’efforçaient de charger Baptiste de tous les péchés d’Israël, auraient intensifié le» animosités raciques; certains chef» de partis auraient voloutier» recueilli les fruits de la division et de la mésentente.Au sortir de cette crise, nous croyons que les fait* ont confirmé ce que nous écrivions ici même au lendemain de 1 incident King-Rulston: le débat soulevé, à cette période a vu n'vide la guerre, autour de la conscription, était non seulement inutile, mais nuisible.La cause de la concorde nationale y a perdu et l’effort militaire n’y a rien gagné.C’était une tempête dans un verre d’eau, mais au fond du verre, il est resté beaucoup de cendre, beaucoup d’amertume.On a essayé, et, en bien des milieux on y a réussi, de faire passer les Canadiens de langue française pour une masse do lâches, de tire-au-flanc, voire d’imbéciles.On a attribué à la majorité des nôtres la responsabilité de l’altitude déshonorante et des excès de langage d’une minorité de fanatiques et de sinistres sectaires.Le temps te chargera de dissiper le nuage de suie, de sécher la boue qui nous éclabousse.Une fois que ce peuple sera débarrassé des démagogues qui le trompent en le flattant hypocritement et des chefs de sectes qui ont emprisonné son âme, sa conscience et sa raison dans une camisole de crainte et de superstition, on verra s’épanouir les qualités rare» de son grand coeur et les fleur* lumineuses de sa vive et pénétrante intelligence.Notre peuple a des guides, comme tout autre peuple.H en a de forts mauvais.Pour le moment, qui voulez-vous qu’il suive?• • • ¦ M.Camillien Houde est élu maire de Montréal pour trois ans.Ce résultat ne surprend personne.Outre que la personnalité de l’élu est beaucoup plu* forte que celle de son adversaire, il faut tenir compte de l’effort déployé par diverses société* »upernationali»tes pour présenter en héros persécuté et en martyr politique celui qui, après tout, avait commis une faute très grave contre son pays et contre la loi.Au cours de la campagne électorale, nous nous somme* abstenus de parler ou d’écrire sur les candidats en présence, sachant bien, d’une part, qu'il était inutile de vouloir endiguer la “vague de l'Est”, d’autre part que le maire défait ne pouvait rien dans une campagne démagogique où la politique municipale disparaissait sous les appels passionnés à la sensiblerie et à la naïveté des éléments les moins éclairés de la population.La politique de notre province, dans les quelques années * venir, présentera un aspect pour le moins pittoresque: M.Duplessis à Québec et M.Houde à Montréal.Nous en verrons de toutes les couleurs.Nous ne serions pas surpris de voir ce* deux bonshommes aux prises l’un contre l'autre, un de ces jours.Un dit qu’ils ont des comptes à régler en commun.M.Houde n’en restera pas là.Je crois savoir de bonne source qui! entend participer aux prochaine» élections fédérales et qu il 6e présentera dans le comté de Saint-Jacques.Avis à ceux qui ont les yeux sur cette division.D aucun* sc demandent à quel parti se rattacherait le nouveau maire.Le Bloc Populaire semble tout désigné.Depuis ta fondation, ce groupe politique est acéphale.A Ottawa, la personne blafarde de M.Raymond manque tout à fait de glamour”; à Québec, un tout petit homme., brillant par son Wsignifiance et sa banalité, s’impose comme le borgne parmi le* t'eugles.M.Houde peut ramasser tout cela d’un coup de main.3 ,\r.t?tlion CSt ^,rle' v succombera peut-être.,, I tenter de proposer une solution ou d'analyser les causes qui ont précipité cette crise • a leureusement, le Bloc, tombé à rien âpre» le» dcrm< re- ,eront ailleurs.Qu on nous permette cependant de reproduire la traduction d un article e- ions provinciales, a été créé et mi* au monde pour et par a ‘Winchester Guardian il sera intéressant de noter l'opinion de ce journal anglais.Voici euçrre.11 mourra en meme temps que mourra la gurrre.voiIj Quand ou fera l'histoire du magnifique effort de guerre accompli pui le ('.unada, il faudra soigneusement tenir compte du rôle joué dans cet effort de guerre par le contrôle de» prix et des salaires en notre pays.Sun* un tel contrôle, il est douteux (jue notre pays eût pu faire ce qu’il a fait pour aider au triomphe de la cause alliée.La menace d’inflation était grave, au Canada, si l’on considère que notre programme de guerre nous a contraint, à lui seul, à dépenser plus d'argent qu'il n’était nécessaire pour maintenir l’économie canadienne tout entière durant la période d'avant-guerrr.Lorsqu'un pav» dont la production de marchandises et les services d'utilité publique se chiffraient avant la guerre par cinq milliard* entreprend de dépenser plus de cinq milliards chaque, année pour la guerre seulement - et c'est ce que le C.auada a fait au cours des quelques dernières année» — des mesures extraordinaires s'imposent pour le sauver do l'inflation.Il y a eu trois ans le 2 décembre dernier que le contrôle,des prix a été établi au Canada.Déjà, le rationnement avait permis a distribution équitable de certaines denrées devenues rares, empêchant que les prix de ces denrées ne deviennent prohibitifs.Cependant, on n avait pu prévenir la hausse des prix d’une foule d'articles et de produits échappant au rationnement, (“est pour enrayer cette hausse que l’on fixa un plafond des prix et que l’on imposa un contrôle du commerce.On se rappellera peut-être qu’au moment où le gouvernement canadien avait établi le contrôle des prix, Madame Eleanor Roosevelt avait assez vertement critiqué cello dérision.Il n'empêche que, l’exemple établi par notre pays dut être par la suite imité uux Etats-Unis.Seulement, le coût de lu vie chez nos voisins avait eu le temps de monter, dans l'intervalle, et do l’aveu même de» Américains, notre système de contrôle de» prix a fonctionné de façon plus efficace (pie le leur.C'est un aveu à enregistrer, et qui est tout à l'honneur de la Commission canadienne des prix et du commerce en temps de guerre.On a beaucoup parlé d’inflation.Il serait bon de s'entendre sur une définition exacte du mot, ufiu de savoir sans équivoque ce que nous devons nous efforcer de prévenir.L’inflation signifie une augmentation continue du coût de la vie et de» frai* de production.C’est d’abord, et c’est toujours, une situation économique qui enlève au dollar du travailleur et au dollar de tous son pouvoir d’acheter de la nourriture et des vêtements, do payer le loyer et le comhu«tih!c.Quelle que soit la forme sous laquelle se présente l’inflation, les résultats en sont essentiellement le* mêmes.Tout ce qui diminue ou détruit la valeur d'achat de votre dollar est de l'inflation et, en fait, diminue votre revenu.La guerre et l’après-guerre ont toujours causé l’inflation.Le souvenir ne s’est pus perdu des inflations terrible» qui se sont produites, en Allemagne et en d’autres pays européens, pendant et après la dernière guerre.Et l’on n’a pas besoin d’être bien vieux pour »]Ie est soigneusement c avalistes e?conservateurs pas loin de la vérité, cai le aauche et républicains Alexandrie et qui sont i és en Egypte Naturellement précier justement la valeur d est important d'en tenir compt /\i- qu ain et du commerce devra subsister longtemps encore apr«** l.i victoire, »i nous voulon» que l'économie «le notre pav- pui»»e *e rajuster am condition* normale- du temps de paix -an* trop de heurt-.*an* « ri-< grave.I ne grande partie de la population canadienne sc trouve a avoir, présentement, plu* d'argent en *a possession qu'elle n eri a jamais en: cependant, à cause de I absence ou de la rareté d'une foule d'article», elle n'a pu ¦*• procurer ce qu'elle désirait.Quand re- articles seront remis sur le marché, il serait a prévoir une ruée de» acheteur* et une enchère formidable, *i d’-* mesure» efficace* ne sont pas prise* en ce sen*, 'i tout contrôle était abandonné-, rien ne pourrait empêcher une hausse dispropor* tionnee de* prix.• .••rte-, on ne saurait nier que le coût «le la vie i augmente an niiir* de cette guerr':.malgré toute* le* mesure* prs- eut.«-«impur.Hivernent a une augmentation «l»“«’• quatre an» dan» un camp de concentration pour avoir tenté de •aboter une loi néce*»aire à la conduite de la guerre.CY*t d'autant plu» grave que cet homme-là avait mérité d'etre interné.Il ne re»te plu* qu’à tirer l'échelle.Jean-Charle» HARVEY Chez les cagoulards Dès J910, au début de la guerre, il y avait un »i grand nombre rie membre» de l'Ordre de Janine» Cartier dana le» école» de la Commi»*ion, que M.Oravel, le président général a cru devoir adretser cette lettre à tou» le» directeurs des écoles de la Commission.Des information% précises reçu et par la Commission depuis quelque temps, confirment let rumeur» en court à l'effet que certain» instituteurt et institutrice!, tant laïques que religieux, même durant let hcuret du datte, font une profHigamle en faveur île not ennemis, par des déclarai ions et • ix prenions d'opinion qui sont de nature à nuire à la cause des Alliés, dans In présente guerre.Afin de m'éviter Pobligation de.dénoncer cet personnes aux autorités fédérales pour faire cesser cet état de chose, je crois de mon devoir d'attirer l'attention de chaque directeur et directrice de nos écoles.Vous voudrez bien, par conséquent, avertir tout votre personnel du s'abstenir de cet commentaires car, à l'avenir, toute projHigande de cette sorte fera l'objet de procédure qui auront pour effet d’y mettre fin.liien à vous, le president général, ____________________________C,E.GRAVEL Aveuglement et Frousse Nationale mm ” ' ¦ * v ri.* - .J Située mitre Kte-Adèle et Val-MOrln, dan» un district qui offre une rare variété de côte* élevée» et de large» descente», SUN VALLEY FARM »’e»t acqul» une popularité »nn» re»*« grandissante, auprès des fervent» de la nature et des enthousiastes du ski, depuis qu’elle est ouverte uu public, c'est-à-dire depuis into.Kn fall, on a été obligé d’améliorer le» services et agrandir la Maison Centrale devant le» demande» de plus en plus nombreuses de sa clientèle.Durant l’automne, on a construit de» annexes à faite est de la bâtisse principale, et les Invités de SUN VALLEY FARM cet hiver trouveront une maison plu» spacieuse et [dus confortable.Cette annexe comprend une grande salle de réunion et de récréation bien éclairée, un large foyer, un bar moderne et bien fourni en re/^de-chaussé, également avec un loyer, lundis qu’une snllr-à-dlner coucoup plu» grande, avec une vue magnifique sur la côte du Mont a remplacé la salle de min Ion de l’ancien bâtiment.On mettra aussi à la dl*t>o»itlon des visiteur* plusieurs nouvelles rbambres-à-coucher dont quatre possèdent un bain particulier.Avec ces diverses amélioration», SUN VALLEY FAKM prendra 1a place qu'elle mérite parmi les meilleures station» de ski dans les laurentidc*.Toutefois, la direction dé»lre faire entendre que, maigri ce» mo-dlfieations, elle entend conserver l’atmosphère de chaude hospitalité et de cordiale simplicité qui, Jusqu’à aujourd'hui, a été tellement appréciée des visiteurs SUN VALLEY FARM s’est acquis une réputation des plus enviables comme un endroit où l'on trouve toujours, dans un entourage agréable, une cordiale réception, en même temps que du confort, une bonne nourriture et un service courtois.Avec une superficie totale do 800 âcres de terre, SUN VALLEYY FARM offre, pour la dltractlon de ses Invités, un large domaine enrichi par la nature de toutes sortes d'agréments dont le principal, du point de vue du skieur, est bien U magnifique côte qui nuit Immédiatement derrière la Maison Centrale et se dresse Jusqu'au sommet du Mont "J.C.", dont l'altitude est de 1,700 pieds.Cette côte offre une des meilleures descentes de tout le Maple Leaf Trait.— Montréal, samedi 16 décembre 1944 Lutte contre l’inflation — suifs de la première pagt — guerre.l.n fait encore plu# #ignificatif, c est que 1 augmentation du coût île la vie au Canada depui» que le coritrole de» prix a été établi, eu décembre 1941, n’a été que de 3 pour cent, tandis que pendant la période correspondante, il y a vingt-cinq an», l’augmentation avait été de 40 pour cent.Cependant, et les directeur» de la Commission des prix et du commerce en temps de guerre sont les premiers à le reconnaître, le succès d’un tel contrôle n est pas du uniquement à l’établissement de cette Commission.Le contrôle^ des prix a fonctionné parce que le peupla du Canada était determine à le faire fonctionner.Les ouvriers et les industriel», les cultivateur» et les salariés, le» distributeur» et les consommateurs, tous ont eu à coeur de bien remplir le rôle qui était assigné à chacun d’eux.Mais la lutte contre l’inflation n’est pas terminée.Elle exige encore notre concours à tous.N’oublions pas que si le contrôle de* prix est important en temps de guerre, il 1 est encore plus dans la période de transition.Nous en avons la preuve dans ce qui s’est produit après l’autre guerre.Aidons tous à assurer au Canada un prompt retour à la prospérité dans la paix.Emile-Charles IIAMEL LONDRES.— Des appareil» lan-ceurs de fusées sont employés par U Marins Royale afin de faciliter l’envolée des avions à bord dans un vent léger, transportant une plu» giosse charge e t allant à un* plus grande vitesse qu'autrefols.# ?* LONDRES.— Un grand nombre de livres suivirent les armées aillées qui sont atterrles en Normandie.En un jour, 1,000 paquets de livres furent expédiés par le servies central ds dépôt de livres.Un autre jour, 40 paquets furent transporté» par air à la demande d’une requête spéciale.Les livres sont recueilli» au moyen d’une campagne de réparation et de récupération de livres organisée par le ministère d'approvisionnement.100.000.000 de volumes furent recueilli», dont plus de 80,000,000 par 3.000.000 écoliers qui aidèrent le» autorités locales, le service volontaire féminin et les volontaire».Le Vrai Chez-Soi Hôtel St-Regis 392, RUE SHERBOURNE RA.4135 TORONTO -Enfin la crise est passée, et la victoire du gouvernement est complète! Malhereusement plusieurs des nôtres ont tenté de renverser Monsieur King.Ce* fameux patriotes qui patentaient libérer le Québec du Joug détesté des maudits Anglais ont voté avec le» tories — avec les Impérialiste» et les pire» Insulteurs de notre race.Ce» antl-vonserlptlonnlate» à tout crin ont voté avec les conscrip-tlonlites les plus ncharné».Voilà es qu'il* ont fait!.Quel manque de jugement! Généralement Map-tlste a plus de Jiirnigolne.Quand Il veut aller à Québec, Il ne prend pa» Is chemin de Toronto.Qu» se-ralt-ll advenu au cas où ils auraient réussi?Tout de suite le pouvoir passult aux mains de nos pire» ennemis — Tout de suite la conscription totale était appliquée dans toute sa rigueur.C'était le seul résultat prutlque à prévoir.Tout» Intelligence ordinaire pouvait facilement le comprendre.Quels tristes aveugles font le natlsmu — le manque de réfaction et In frousse de l'électeur qu’on n'a pns eu le courage d'édu qusr Intelligemment.L'opinion pu bllque est une chose qui »e forme — se façonne et se dirige à la condition que le» chefs ne soient ni des froussards ni des chien) muets.La veulerie n'nssurc jamais le triomphe.Au point de vue canadien fran- çais, nous avions bien peu à reprocher à Monsieur King.Il fut toujours un ami slncèr» et juste.Les paroles qu'il prononçait pou.notre défense à la session qui vient de se terminer le prouvent.Jamais des paroles aussi vigoureuses — aussi vraies et aussi justes n'étalent tombées pour nous des lèvre* d’un premier ministre du Canada.Mats II faut dire que la belle conduite de no» pères et de notre ancien clergé lui donnait droit et raison de les prononcer Ne soyons donc ni aveugle» ni Ingrats et que notre conduite d'aujourd'hui Justifie les premier» ministres ds l'avenir d'en agir encore ainsi.Nul plus que Monsieur King a respecté notre sentiment national.Mais nous n'avons pas le droit d'exiger qu'il ne tienne pas compte du sentiment des autres huit provinces différentes de race de religion et trop souvent d'opinion.Ces provinces ont des droits — dr» sentiments et une fierté nationale tous aussi légitimes que les nôtre», même s'ils diffèrent.Donc dans une démocratie mixte comme la nôtre le compromis des exigence* l’impose.Autrement c’est le conflit — la débâcle — le désastre.Le bien et l'avenir de notre pays sont à ce prix! Anglais et français eomprenon*-le.I.t-colonel de SALABF.RRY 'Hull, 8 déc.44.Rapport de France par le Capitaine Legate Dan» un rapport que viennent de recevoir les autorités de la Croix-Rouge, à Montréal, le capitaine David M.Legate, assis-tant commissaire de la Société, outre-mer, donne une description des scènes actuelles qut se déroulent dans les hôpitaux, aux ligne» de feu, où la Croix-Rouge Joue un rôle Important."J'ai eu l'honneur d'établir no» service* üe la Croix-Rouge en Normandie, pour les blessés et les malades", écrit-tl, "et H me serait facile de vous dire, par le détail, toutes les phases de l'Installation de nos magasins, de nos propres quartiers à noue, ainsi que la somme des choses que nous avons pu distribuer, un ou deux jour» à peine, après notre débarquement sur les grèves de France.Mais je crois qu'il est préférable d'oublier pour le moment les statistiques et de vous dire plutôt ce que U Croix-Rouge représente pour nos hommes, malade» ou blessés."Pour vous, qui êtes les ouvrières essentielles de nos approvisionnements, et pour nous ici qui somme» les dispensateurs de vos bienfaits, le terme quantité a toujours eu une grande Importance mais la qualité de la compassion est comme la "douce pluie du «le!*."Quand ce rapport vous parviendra la face ravagée de la pauvre Europe aura déjà changé.!»s rhsmps de bataille ne seront plus dan* le» mêmes provinces mais Tesprlt et la substance de la contribution de la Croix-Rouge resteront >* même», en Normandie, en L/irralr.» ou dans la boue de la Be'gfqus e* de lg Hollande.les sacs d'articles de confort, les cigarettes, les livres, enfin tout ce que le peuple du Canada nous avait fait parvenir.Il y avait mieux.il y avait le peuple du Canada dans la personne de nos officiers du Bien-Etre.et c’est à eux que je pensais quand js vous le tantôt de la quantité dexàp parlais tantôt de la qualité de la compassion."De quelles scènes attendrissantes n’al-Je pas été témoin, pas très loin de la ligne de feu, alors qu'on transportait dans les tentes d'évacuation des blessés, ces soldats épuisés même avant leur blessures par les nuits sans sommeil et par l'ardeur des combats.Etourdis de bruit, le flamme, de douleur, exténués ils se tournaient avidement ver* le sourire des jeunes filles de la Croix-Rouge, oui les recevaient avec un bonjour amical, allumant les cigarettes et offrant leur aide aux Infirmières qui refusaient rarement.“Il en était de même, plus à l’arrière, aux hôpitaux de base.Comment vous faire comprendre la terrible émotion qui nous prenait au coeur à voir arriver nos j blessés, accueillis là aussi par la Croix-Rouge.Pour ces hommes ' meurtris, c'était un peu de la patrie que ces femme* qui les recevaient avec un sourire, malgré le spectacle des blessures, qui leur disaient un bonjour amical, les réconfortaient par leur attitude naturelle, leur offraient rapidement une bonne tasse de thé chaud, la cigarette toujours bienvenue et donnaient à ces hommes souffrants, éperdus, la sensation qu'ils étalent rendus à bon port, chei eux, au Canada loin de ta •mm Wm SE PRÊTAIT AU COMMERCE Vers 1926, une ère d’extension rapide commençait dans l’industrie de l’aviation sur ce continent.Au cours des huit années qui suivirent, des réseaux de lignes aériennes s’étendirent dans le Nord et le Sud de l’Amérique."Tou! é'jilt là: !r s pansements | fournaise de la guerre, avec un •hi.Mrx'.caux, 1» sérum sanguin, ‘ peu du confort du foyer".(uéIm St Spou*'-* Les aciers au nickel, vu leur force et leur endurance supéri-[ eurcs, furent utilisés pour les arbres - vilebrequins, bielles, arbres de l'hélice, transmissions et autres pièces essentielles des nouveaux moteurs d'avions.D'autres alliages de nickel furent utilisés parce qu'ils font un plus long usage à de hautes températures lorsqu’ils sont exposes à des gaz d’cchappement corrosifs.L industrie Canadienne du Nickel, grâce à ses laboratoires de recherches et à ses usines de laminage, a donne toute 1 aide possible à l’industrie de l’aviation.Ln autre marche était donc créé pour remplacer ceux que la guerre de 1918 avait anéantis.Aujourd hui, le Nickel Canadien est encore consacré aux besoins de la guerre et, de nouveau, l’Industrie du Nickel entrevoit 1 avenir avec confiance.On a déjà fait des projets pour développer et accroître les anciens débouches et les nouveaux qui sc présenteront lorsque la I aix sera signee, afin que l’Industrie du Nickel puisse continuer, par sa propre initiative, à contribuer d’une façon plus étendue au bien-être du Canada.%» mcnilS THE IHTERNATIOJIA^IHCKEL COMPANY 0F CANADA, LIMITED, 25 King Street West, T0R0F Montréal, samedi 16 décembre 1944 - LE JOUR Page 3 QUELQUES PROPOS sur L’ACTUALITÉ par A miré Bowman Le mois de décembre 194-4 ne passera pas a la postérité comme un mois particulièrement glorieux pour lempire britannique.L'intervention en Gtèce est à elle seule susceptible de détruire ce qui restait de prertige à l'Angleterre, dans les Balkans, tout au moins.J’ai dans ces colonnes mêmes reconnu que l'immixion du gouvernement de Londres dans les affaires intérieures belges avait quelque justification, en ce sens que la Belgique est zone active de guerre et que, dans le reflux des Barbares, trou de rexi tes.trop de traîtres ont été laissés pour livrer de* combats d'arrière-garde pour que l'on puisse tolérer de* troubles politiques dans ce territoire d'une importance stratégique plus grande que jamais .Vn i donc en Belgique, pour regrettable qu'elle soit, l’intervention est justifiée.En Italie, elle l’est moins, beaucoup moins.En Grèce, elle semble inadmissible.Les Balkans oublieront difficilement que, pour une question monarchique apnaremment, des troupes anglaises soient appelées à tirer sur la foule, cette foule martyrisée depuis 1941 par les Italiens et les Allemands.Ce principe d’intervention accepté, c’est la négation même du principe du combat pour la libération du continent.C’est en même temps une erreur psychologique, parce que l’underground en pays occupés n'a plus aucune raison de se sacrifier pour n’obtenir pour tout résultat que cette réponre inhumaine : “Underground I Back you go.where you belong.Ce sentiment a du reste déjà inspiré quelques caricatures politiques féroces mais malheureusement, reflétant très exactement la situation, loujouis dans le même domaine, l'intervention ne peut manquer de provoquer des réactions pénibles entre alliés.Ce n’est pas pour rien que le State Department a clairement fait connaître sa façon de penser sur la question.Les explications de M.Eden ne satisfont pas l’opinion, et encore moins les protestataires.Les opérations militaires étant toujours d un caractère restreint, c’est le champ politique qui offre le plus d'actualités.elle aurait pu être complètement détruite, il n’y a plus qu’a poursuivre sa destruction par une action vigoureuse, persistante et en se gard int de l'optimisme béat.MARIE, D'APRES QUE SIGNIFIE L’INFLATION Problème de la Civilisation : “LA NATION” t*«r le P.P.J.-T.DELOS Le reverend Père J.-T.Detos.auteur du "Problème de Civilisation”, sans contredit l’ouviage le plue important paru en Amérique t depuis 1W».a (fuitie le Canada en Les indices sont nombreux d une preparation ju,n dernier, âpre» un «-jour de allemande à la contre-offensive.Tout d’abord, deux an» à Quebec.l’attitude qui peut paraître négative, sur le front | 1 ~ - oriental.La résistance acharnée, en Prusse orientale, n’avait d’autre but que de stabiliser le front, selon un certain alignement, beaucoup plus encore que de sauver quelques arpents du sol prussien.La défaite en Roumanie étant devrnue inévilab’e, le Haut Commandement n’a nullement persisté.Il a simplement abandonné le terrain.Les difficultés même du ravitaillement devaient jouer en faveur des Allemands, et retarder ‘suffisanv ment les Russe .A certain» jvoints stratégiques il V a eu de durs combats, mais c’est à peu près tout Pourtant, il y aurait eu d*s occasions magnifiques de passer à la contre-offensive, dans certains se :te"i-favorables à l’ennemi.Ce refus de se laisser maçonner montre bien que le Commandement aurait un plan préror'-’i.les é-énement» politiques ntérieuri qui se sont déroulés en Allemagne deouis le déclenchement de la grande attaque en juin, .-ont intimement lié* à la situation militaire et d’une façon générale on les a mal interprétés.Il est absolument certain qu’il y a eu une crise aiguë du Haut Commandement en Allemagne.Cette crise semble avoir été résolue par la nomination de Rund.taedt comme généralissime.Naturellement, il devait y avnii des rajustement» intérieurs délicats.Ceux-ci sont maintenant accomplis.D’où la possibilité pour If Reich de reprendre, au moins partiellement, l’initiative des opérations dans certains secteuis.Sociologue ilt- lepulaliun inleina- ; tionalc, tl h été charge dune nos «ion importante par I* gouverne- { ment français.Son livre, paiu ce» juui» derniers ! aux Editions île l’Arbre, île via le rejoindre eu Italie.C’est à VOUS de défendre U liberté!—Enrôlez-vous! (hit • nen-I enfant en campant sur sa figure fatiguée le képi j chee, pliée en deux, comme pour de son officier, I! r.e revient plus, et nous le 'r prosterner en marchant, et le» comprenons.main» jointes, comme a l’église.Il y a peu de chose dan» (elle histoire, mais Honoré, de loin, les vit passer.Colette a le son de nous la rendre attachante par , Il demanda: son art de raconter; il y a dans ies quelque toixanle- Ou-qu i va, not curé?quinze pages de quoi nous amuser et nous attendrir un peu.C'est en somme une lecture légère que Ion I [wrte I bon Dieu a ta mé, t pot de fer qui lui cachait la face, accueille avec reconnaissance à certaine* heurei.: pardi! et menaçant de son balai, comme Le Tendron est aussi une histoire touie gentille, au comique plus marqué, C’est l'aventure d’un don: Juan grisonnant qui a voulu la faille conquête d'une ¦ enfant, et qui ?e trouve en fin de compte obligé de l jr paysan ne s rlonna pas: - Ça s'pcut ben, tout d'même! l.t il sc remit au tiavail.un diable de guignol, la vieille pay-arme à Imul de vie.Eperdue, le regard fou, la mou- fuir devant la rneie et la fille, sans beaucoup rie reçut l’absolution, communia; et le gloire.prêtre s’en revint, laissant seules La Cire vert- et Armande sont deux courts récits ]'es deux femmes dans la chaumière qui se lisent agréablement et qui apportent au volume étouffante, une note de variété.On n en saurait vraiment exiger davantage.* * * La rri’-re Bontemp» se confessa, rante fii un effort surhumain pour Cléopâtre par Auguste BAILLY Tallandier Distribué par hu Edite,ni Variétés Alors la Rapet commença à considérer la mourante, en se deman- dant si cela durerait longtemps.I/- jour baissait; l'air plus frais entrait par souffle» plus vifs, faisait voltizer contre le mur une image se soulever et s'enfuir; elle sortit même de sa couche »es épaule» et sa poitrine; pui» elle retomba avec uri grand soupir.C'était fini.Lt la Rapet, tranquillement, remit en place tout les objets, le balai au roin de l’armoire, le drap dedan*, la marmite ?ur le foyer, le •eau tur la planche et la chaise ontie le rnur.Puis, avec, les gestes d'Lp.na! tenue par deux épingles ; profes’ionnels, elle ferma les yeux es petits rideaux de la fenêtre, énorme» de la morte, posa sur le lit une assiette, versa dedans l’eau du bénitier, y trempa le buis cloué jadis blancs, jaunes ma ntenant et De Cléopâtre, dt te» aventure», de set amour», touverl1 ,3
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