Le jour : indépendant politique, littéraire et artistique, 23 décembre 1944, samedi 23 décembre 1944
eième ANNEE No 16 5 CENTS LE JOUR INDÉPENDANT POLITIQUE, LITTÉRAIRE ET ARTISTIQUE Dh-edcur-Fondateur: Jean-Clmrles iïarvev 23 décambre 1944 iun.si lon$lvmp$ 7uv 1rs rhnsrs iront svs I r m n I i tfiivm rnt mal, je continuerai system n ti 7 uv ment à tlire iju 'elles no vont pus bien — Henri ROCHEFORT A >1 m i 11 i il r.i t ion e| redaction, l;!0 r*l, rue Saiutc-( iatlierine unite Ht, Montréal (.iM* postule 211, Million “N” — Tel, *|'| uleau 11471 Itnluclnir ni clirfi Kniilr.f Itnrlca llamrl LIBERTE DE LA PRESSE Quand 11mm disons que lu liberté île presse et cus ne saurons que plus tard à quel point nous sommes passés près de la rupture, peut-être même de la victoire au cours des derniers jours qui ont précédé l’attaque de Rundstedt.Toujours est-il, qu'après les revers de France, avance russe, le développement progressif du gr.gnotage des lignes, le Haut-Commandement allemand devait procéder à une contre-offensive.n eût-e!!e été qu'une opération de dégagement.En fait 1 opération, si redoutable par André Uoivitian i—La supériorité aérienne des Alliés e^t telle qu une fois la première surprise passée, il est à peu près impossible que les Allemand.-puissent renouveler leur exploit.2- — Même avec une supériorité de nombre et de qualité des tanks (ce qui est douteux, ou au plus temporaire), les Alliés disposent non seulement de moyens puissants de défense, mais aussi et surtout d une technique effective pour enrayer un mouvement de grande envergure.3 —Même si les pertes sont lourdes, les remplacements sont relativement faciles à obtenir et les réserves totales alliées sont supérieures a celles des Allemands.4 —Une offensive capable de rejeter les Alliés J’élai* imité il \ un |’rnii|H- (Mlulr ,| Kingston.a quelque/ ITltiili.iiil* quiiue jour» a ailres/ter lie l’IJniiernité Quern’#, le j d’ leur mlerilil île prétendre a quoi que ee «oit d uiiiier-el, d 11 il in u i U.les restreignant de Ionien part* par de» barrière* do .préjuge» raciaux et doctrinaire».On le* gaie de formule*, un ne l.e professeur II roi, a qui je devai» le voyage et qui m’olïrail leur apprend pu» à penser par cux-mènie», à exercer librement faculté» critique» .On leur défend l’étude de» maître» I e*prit français, non» prétexte de leur liapti»male et de respecter la pureté de «’étonner ensuite que la production littéraire pativ re! peut douter raisonnablement de la puissance des Allemands à la monter.5 —Une contre-offensive alliée, bien réglée pourrait provoquer un désastre dans le camp ennemi.Il y a encore d'autres raisons, trop techniques, pour qu il soit utile de les développer.une hospitalité généreuse, m’avait suggéré de parler de» tendance* littéraire» de la jeune»»»* québécoise, l.e sujet ne manquait point d intérêt et je trouvai avec bonheur qu’il éveillait un sentiment de sympathique curiosité chez un bon nombre de no» compatriote» ontarien», l.e *oir même de mon arrivée, nn jeune juif.à la mer devrait être d'une telle envergure qu'o'n ‘.‘T’.""1." ,1’'."°"* '“j.Im'nl neuf douter raivnnn»kl«n,»»i i- j.''e parler de Quebec, de la jeunesse canailieimi-françnise.Lu curiosité de mon interlocuteur était insatiable; il voulait savoir ce que nous pensions de la conscription»; de M.Bouchard qui, la semaine précédente, uvuil fait une visite à l’Université, Je dus lui rappeler plusieurs foi# nue j’étais venu traiter de littérature, mais ne pu» me défendre d exposer le* tendance» politiques de la majorité de la jeunesse universitaire ., .l.e lendemain après-midi, uprè» ma causerie, quelque» étudiant* se réunissaient elle* M.Tirol; ou me posa un peu le* mêmes questions.Kt je lu* surpris de voir avec quelle liberté d'esprit ce» jeunes gens et res jeunes fille» abordent des problèmes qui soulèvent ici, dès qu’ils apparaissent, le* préjugé» le* plu* aveugle».Bien elle* eux de celle prevention qui marquent trop souvent certain» des not les, aucune trace d'idec» reçue# sali* avoir été rout mice* ou de jugementl imposés et ai.liés sans avoir été revise*.Kst-ce leur religion, qui leur donne le libre examen, est-ce leur système d educationt mais on u affaire en leur parlant à des individus qui pensent, non à des machine# qui répètent.i u» une seule fojs je u ai eu à m’exprimer en anglais avec eux: et, ma foi, il ne ni a guère semble que ce» gens qui apprennent le français dans Voltaire parlassent plus mal notre langue que nos collégiens qui rapprennent dans Hcné Bazin.Nous avons cause littérature: j'ai été tout heureux de constater comment, en parlant d’un écrivuin, il» n’embarrass aient leur esprit de considérations politiques ou morales.Evidemment, h leurs de la langue et de conserver l'innoccucc la Race, soit »i ('.omment point Les points sensibles Malgré ces facteurs, en majorité favorables à la défense alliée, il y a des points sensibles, qu'on ne saurait négliger.L—’Si I avance allemande se poursuit bien à 1 ouest de Liège, i! sera peut-être nécessaire d évacuer la Hollande, le nord de la Belgique et.bien entendu le secteur du Reich occupé.2.—Si 1 arme nouvelle dont on parie se révèle vraiment efficace, elle peut entraîner un repli encore plus considérable.3.—Suivant remplacement des réserves, il sera peut-être nécessaire de puiser dans les armées environnantes afin de trouver les effectifs destinés à boucher la brèche.4.—Si ces prélèvements sont considérables, il .l’'v,,l'‘mmont, le grand sujet, c riait notre jeune littérature est possible que les avances réalisées par la 11 le u‘ r,’l,t‘|‘‘ d autre» mol» ce que j’avais dit le matin, et la Vile années soient complètement enrayées .jr Laiiadieu français a une nature riche; on remarque chez lui des aptitude» pour tous le* métiers, pour tous le» art».Laissé a lui-même, il fait preuve d’un jugement particulièrement sain, d un esprit d’invention fort poussé.Il est audacieux et débrouillard, volontiers frondeur.Une bonne partie de la population, qui n’a pas été asphyxié sous les cloches où certaine» gens s’efforcent de le faire entrer, respire une santé morale qui peut »e comparer à celle de n'importe quel peuple.Celte partie de la population, idle n est point formée de la classe bourgeoise, attachée a de* traditions surannée», ni de “intellectuel»’, trop fortement influencée par de il endoctrinement et d écrasement moral dans le» collé I diversités, mai» de ce petit peuple de» fonctionnaire», d’où sortent les autodidacte».U rendu à la à line heure où I on était presque rupture des lignes ennemies.5.—L'activité inévitable de la Ve colonne en pays libérés.Dans tous les cas, il y aura certainement des pertes considérables en hommes et en matériel, ce qui allongera la durée de la guerre d'une façon que l'on ne peut encore prévoir.Il faut également prévoir des difficultés intérieures, toujours possibles et des désaccords entre Alliés.Il n’y a pas lieu d’envisager l'hypotrèse extrême d'une débâcle alliée sur le front occidental.Mais on est certainement en face d'un commencement de revers sérieux.Avec les preuves fournies de la capacité d’organisation de l'Etat-major aliié.on peut normalement attendre un redressement de la situation.Telles sont, dans leur ensemble, les données de la situation actuelle au point de vue militaire.Il est certain qu'avant la Noël, on pourra mesurer l'ampleur de ces opérations.Li situation politique Jusqu'à ces tout derniers jours, la situation politique était presque facile à analyser.D'une part, offensive de paix de la part de l'Allemagne, de l’autre tentative de resserrement des lignes entres les Alliés.Subsidiairement, des interventions dans les affaires intérieures de petits pays, interventions malheureuses, peut-être, mais correspondant fort bien au plan général prévu pour l'après-guerre.Malheureusement, les succès de l'offensive allemande sont de nature à changer la situation politique du tout au tout, par une de ces interprétations erronées si communes dans les milieux où l'on veut croire de force à une idée préconçue.Il est certain, par exemple, qu'en Espagne on doit relever la tête.Il y a si longtemps que l'on attendait un succès allemand! Il en est peut-être de même dans certains milieux romains.(Il serait injuste de généraliser à outrance).La Vc Colonne, dont certains éléments sont soigneusement camouflés en super-patriotes (dans tous les pays du monde) va certainement reprendre son offensive larvée.Les tièdes, les timides, le» peureux vont regarder anxieusement du côté de l'Allemagne.Mais d’autre part quand l'offensive sera contenue, il y aura réaction contre la complaisance parfois coupable que l'on veut monter envers les collaborationnistes de tout poil.L’Underground aura le droit de parier bien haut et pourra dire: ‘Je vous l’avais bien dit." Et plus que jamais les Partisans, dans tous les pays libérés, refuseront de rendre leurs armes.Dans les circonstances actuelles, le pacte franco-russe prend une valeur que l'on ne soupçonnait pas, il v a seulement huit jours.La question polonaise cesse de présenter le moindre intérêt, tout comme le sort de Mikhaiiovitch, ou le statut de l’Italie.D'autres questions qui avaient été présentées la élusse île* ongue* année» •ge* et !«•* journalier», «1er petit* - — #ont ee# autodidacte* «pii sont présentement l’espoir de notre littérature.Lu, d autre* circonstance* et en d’autre» pay#, celte distinction sérail pénible à faire.Ici, elle s’impose, (“csl un fait remarquable qu’il* sont tri'*# rare*, infiniment rare», le» gen* qui subissent toute leur jeunesse l’atmosphère île* collège» classique» et reçoivent I education qu on y dispense sans en être marqués |)our la vie.Loin bien de bachelier» non» ont donné uni oeuvre viable?.La tournure d’esprit qu’on s’entend à leur façonner Ioutefoi», avec la diffusion du livre, uvec la liutiusc de» salaires pour le petit peuple, lu vie de l’esprit n’est pas demeurée ouverte seulement aux privilégiés de# cours classique», mal» à tout le monde.Beaucoup de jeunes gens intelligent», qui n’ont pas eu le» moyeu» de *e payer des étude» supérieure», ont pu prendre contact directement avec les maître» français.Kl il #’e»t produit ceci que certains de ce» jeune» gens, particulièrement doue», ont pris le» devunt», car il* n étaient pu» retenus en arrière par un sinistre bagage de preventions et d'idées toute* faites.Ajoutons à cela que ce* jeunes gen* se sont trouvés plu» rapidement dans la melee de la vie, oblige* qu’il» étuicnl à gagner leur vie ïi un âge où d’autre* n’ont d'inquiétudes que le» ns à passer et de stupide* déliai» publics à organiser, Cela a contribué à donner à leur esprit une belle maturité en même temps qu’utie expérience plus réaliste de la vie.('e sont ce» autodidactes, comme me» ami» Roger Lemclln et ^ ve* I heriaiilt, qui nous ont donné le» oeuvre* le» plu# significatives, le* plus personnelle».Je sais bien qu’on ne peut jamais acquérir seul cette disci-plinc de l’esprit que donnent le» humanités, en d’autre» pays.Actuellement, dan» la province du Québec, les humanité» déforment plu* qu'autre chose.Lorsqu’un jour le système d’enseignement sera réorganisé sur d’autres bases, le problème »c présentera d’une façon différente.Kn attendant, nous sommes bien forcé» de constater le# faits.Il »e fait cependant dans le milieu étudiant un fort mouvement dans le sen* du progrès.Le» conditions présente» forcent le» individu# qui veulent se libérer à prendre une attitude agressive; il leur est pratiquement impossible de ne pas s’instituer dès lu début ro/itr,i> quelque chose.L’effort est louable, mai* les résultat» sont discutables, car ou ne fait pas do la littérature pour ou contra.Cette disposition d'esprit poussera infailliblement le* jeune» gens à commettre quelque* extravagances, a seule fin "d'effaroucher le» bourgeois’’, à *e laisser aller à de» extrémité# où le souci littéraire passera après le souci d établir sa position d homme libère ’, Kt l’on aura ec roman qui s’appelle Ornge sur mon ror/u, où il y a du talent, certes, mai» au»»i beaucoup de donquichottisme.Pour protester rontra un certain esprit, on prend la tangente et l’on est vite rendu aux antipode».Le juste milieu, seul favorable à l'éclosion d’une oeuvre littéraire, I absence de préjugé et de parti-pris, ou le trouve elle/, ie» jeune» homme» qui se sont formes seul», au contact de 1a vie.Plu» tard, le* donnée* du problème pourront cbuuger.Aiijuurd hui, si j ai à parler de» tendance» littéraires de lu jeunesse québécoise, il ne m'est pas possible de présenter autrement les lait».\oila a peu [très ce que j’ai dit à nos jeune» compatriote* d Ontario.Je rapporte de mémoire, car je n’aval» pas «le texte, mai» je crois que c'est un résumé assez précis.Pierre GKLLNAS Société Médicale à la- Dr FAIL LETONHAL, élu tiler *o|r président (le lu Société Médicale de Montréal pour 1915, lor# de la séance de tin d'année de cette société, * * * Cest maidl soir qu'avait U'.u à la Hociété Médicale de Montréal, l’élection des membres de l'Exécutif pour 1945.Le Dr Paul I^etonda! a été élu président; le Dr Air.nd Frappier vice-président; le Dr Ori-gène Dufresne secrétaire général.le Dr Jean Denis secrétaire des séances; et le Dr Edouard Desjardins trésorier.Fondée en 1900 incorporée en 1929.la Société Médicale de Montréal comprend plu# de IV; .#.Elle est la plus ancienne et Ui plu# importante Société d/1 médecine, i .i i, r .i dan* notre ville, chez les Canadien» sur le tapis vert des salons de conferences nter- j tranra;jl nationales seront forcément changés par les | Hon but est de maintenir et d'inévénements actuels.La seule chose utile qui ressortira de l’offcn- i sive allemande sera d’avoir dissipé cet optimisme béat, plus dangereux pour la poursuite victorieuse de la guerre que bien des revers sur le j champ de bataille.On est en droit de croire qu'après le b'ian i de la contre-offensive allemande, il y aura une j vigoureuse réaction intérieure chez les Alliés et que l’on finira par procéder à l'élimination systématique de tous ces colonnards qui.so"s un prétexte ou sous un autre, tentent de saboter j la victoire des Nations Unies.j ten#:fler, au *«*:n de la profession j médicale, le goût de l'étude et de ia recherche scientlfi-.ue.et partant, de contribuer au développement de la Médecine Canadienne.LES ETUDIANTS CHINOIS l’KEFEHE.VT LE DENIE est j d* du Un expert américain visite le» cour* de justice en Chine CHUNGKING.— Le Dr Milton Heitr.ick, un expert américain en matière» légale# a visité la Cour Expérimentale à Chungking, La Cour Supérieure de la province de S ze en •van et ie» quartiers CHUNGKING - Le génie populaire chez les étudiants Chine, suivant le# statistiques Ministère de l'Education Dans les université# chinoise» j il y a 6,590 étudiants dans les fa-j cultés de* art», 15,033 qui étudient j ie droit et le» sciences économiques i et financière», 5.555 étudiants en j scienc-s et 12,699 en génie.\s- génie e#t le choix eu plu# ! grand nombre d’étudiants.Ainsi a CIRCULATION EXCESSIVE DURANT LES FÊTES les tramways et les autobus sont toujours remplis à pleine capacité au cours de la période des fêtes.Ceux qui se rendent quotidiennement à leurs occupations — le nombre beaucoup plus considérable à cause de la guerre — doivent voyager durant les heures d’affluence.Vous pourriez grandement aider ces travailleurs en voyageant en dehors de ces heures d’affluence.Au nom de ces travailleurs, nous vous demandons de projeter vos emplettes de A old de façon à ne pas voyager avant 9 heures 30 du matin ou entre 4 heures 30 et 6 heures 30 de l’après-midi.paraisse, peut faire long feu.Les raisons: qu eue de détention.Il a été simplicité des procédu: experimentally* Dr Helmick fut Etats-Unis pour étudier Chin- Il a révélé qu* autorités légales du go lent égaiemer,* â simpl: pro?è» et qiun comité étudier ee problème.rivement es adopt- par l’Unlversité Jeunes g-r.z d'admission, inscrit# poui i>* Gouv.s'efforce de l’éducation - I' ont le rn- rna male, ou ubl le# e /ii: cent .de la 10 000 «amer,# envoyé en ie système j dans son pr ivernement f ier les prce.e spé',:ia! a Chi vient ntenir h le* oon u m k '0 itn\j cia;re de e payb, i d‘e im air*-», imair*A ant» dar fcuer on U ¦a et un; uu.nom d'un million cU voyuyeurt nu/jlulitiu KM-44 8077 Page 4 — Lettre au collégien de Macropolis LE JOUR Montréal, samedi 23 décembre 1944 LE VIEUX PAÏEN Mon jeune ami.Je croyait, aufourd hui, vous parler autrefois pris par le Japon et l'Allemagne.Le Dr Koo a assuré son auditoire que la Chine restera urne et stable après la guerre et qu'il croit ou- le problem» communiste en Chine sera régie avant longtemps.JAUNE m-^ÊkriM fjr." t m m '-ttïBt HUtll luifit)® Plusieurs restrictions apportées à la fabrication civile, au début de la guerre, sont maintenant abolies.Cela ne veut pas dire qu’il y aura plus de marchandises disponibles dès maintenant.Les exigences de la guerre sont encore énormes et passent en premier lieu.Donc, attention! Ce n'est encore que la LUMIERE J AU SE! C'est-à-dire qu’il y a un peu plus de certains articles et que les fabricants seront en mesure d’augmenter la production des qu’il y aura plus de inain-d’oeuvre et de matériaux disponibles.Et, même advenant la fin de la guerre, à la lu» mière verte, le retour à la production normale ne pourra se faire que par étapes.Notre mot d’ordre est donc: Le signal vert—qui annoncera en même temps la fin des hostilités—ne sera que le début d une production enticrcmcnt consacrée aux besoins civils.IA COMMISSION*DES PRIX ET DU COMMERCE EN TEMpS DE GUERRE ^ Montréal, samedi 23 décembre 1944 LE JOUR Page 5 BILLET Petite Correspondance Mon cher ami, • | nus le dirai-je?., ivus m'ennuyez! J aI fort peu, ce soir, la tile à la lecture ou à la discussion.£t rORUISATIOS de M.Hand a m'vm .bête! le n'ai /tas attendu votre envoi pour en prendre t onnaissance, sachcz-le! .Mais ce (pti me donne sur 1rs nerfs, c'est cette attitude hautement littéraire, dégagée des choses tfiri-has.qu’affecte ce monsieur et que cous sous plaisez à copier, réduisant tous les sentiments et l,s mouvements du coeur ri des prétextes ù jolies phrases.Le lyle, mon cher ami, volts entendez, le style, je m’en balance! ."Les gens qui ne sont que pensée me font horre ur! Me fait horreur ce ton hautement désinvolte que tou* pratiquez ai disséquant les âmes.Oui, mus avez bien entendu, fai dit: les Unies.Lt je n'essaierai J ms de vous expliquer ce que fentend par: fume.Mon goût pour certains livres, il tient à tout mon être, ri rua chair, et non ri ce que vous appelez (Lune façon simpliriste: l’intellect.Nous ne pouvons pas nous comprendre."Ce soir, je me.f .de vos livres! On vient d'annoncer ri la radio que Lupc Celez s'est suicidée .fDe grâce, ne faites pas de commentaires; avec votre stupide maie des BELLES PENSEES écrites, je sens qui: ce ne pourrait être qu'odieux.) Je me souviens (Lavoir vu, il y a un mois, un film où jouait Carole Lombard, De la savoir morte et de l'apercevoir revivre tous nos yeux, comme, ça, ça avait quelque chose de morbide.Et f aurais voulu, pourtant, être « sa place, dans le film.Je ne sais pas si vous comprenez.Mais volts qui écrivez, quel sujet!., Une star vit toujours dans le film après sa mort: elle sait qu’elle est morte et, par une sorte de déroubleinent, se regarde ressusciter ri chaque représentation.Elle se désespère (Lêtrv morte quand on remise le film, retrouve l'espoir quand on le projette une dernière fois sur l’écran; il y u dans la salle celui quelle avait aimé; elle fait un effort pour sortir du personnage qu'elle est forcée de jouer, sortir de la toile, retourner à la vie; mais en vain, son personnage l'écrase et elle meurt pour de bon quand on brûle la pellicule .Ah, et puis zut! avec ces imaginations.“Je pense à la mort .à Lape Velez ."Que ma vie est sans histoire! J'aimerais assez, ce soir, m’être RÉFLEXIONS AVANT-VEILLE DE NOËL, 1944 Dans le plut grand magasin orta l’Art de lire de M.Fa guet.De < et état d’eiprit, le plu» que j’en puis dire r»t qu'il était dé»intére»»é et dénué de tout préjugé.I.a jeunesse n aime point le» subtilité», qu’elle trouve dérisoires, et le» distinction», qui lui jemblent le propre ries vieille» gens.Aussi accueille-t-elle avec plai«ir le* jugrment» catégorique» et les procédés de classement par formules ; cela ne démontre qu'ignorance et satisfaction de soi.Ce» deux veitus, chez MM.Albalat et 1 aguet, forcent l’e»timc de» bachelière* et la considération de» professeur» d’école, cri mémr lernp» que des tout jeunes grn».Malheureusement, cela que j admirait chez ces deux maîtres" au cours rie jadis, le retrouvant dimanche dernier dr.ns une causerie radiophonique de M.Jean-Marie Laurence, ne m inspire plu» qu’agacement.A C.Ü.F., M.I .aurence nous livra quelques propos lur la lecture, "avec le concours de la sémillante Ingénie", personnifiée par Mme Olivette Thibault qui est au naturel infiniment moins pédante qu’en ce personnage.M.Laurence a remis à la sauce du jour ces bons vieux préceptes de lecture, qui n’ont de respectable que.leur vétusté, dont le premier consiste à lire un crayon à la main.Je connais des confrères qui te sont fait avec ce système un admirable service de fiches; il y avait de tout, des citations, des belles pensées, des phrases nobles d’Ozanam ou de Sala/ar.des définitions, des références, des titre» d’ouvrages.Boite» de fiches à la main, ce» gens étaient des puits de science : le temps de se retrouver et l’on avait, sur commande, le trait qui frappe.Hclas ! séparés de leurs boîtes, ces confrères étaient d'une déplorable vacuité d esprit.Lire le crayon à la main, faire la chasse aux expressions rares, c’est le meilleur moyen de ne tirer aucun profit de sa lecture.Il n’est point surprenant qur M.Laurence nous ait déclaré, avec componction : "La lecture sérieuse est un travail ardu".Je répugne infiniment à cette expression de: lecture sérieuse, comme à classer certains ouvrages — ainsi que le fit M.Laurence parmi le» "livres insignifiants”.D'abord, il n’est point de lecture qui ne soit sérieuse; ensuite, il n'est point d'ouvrage dans lequel un honnête homme ne puisse trouver quelque profit.Il ne faut jamais lire que [>our son plaisir — quoi qu'rn dise, encore une fois, ce bon M.Laurence.Et il e«t, a mon sens, assez vain de prétendre qu'il faille “diriger ses lectures" je ne parle pas du cas où l'on aurait a faire un travail qui demanderait des recherches.Ici, 1 on comprendra ce que M.Laurence signifie par: lecture dirigée, lorsqu’on saura qu'il accompagnait cette déilaration d'une citation de M.Louis \ euillot.Dieu ait son âme ! Ce bel esprit d’académie est déjà passablement démodé, et je m étonne que Radio-Canada se prête a de telle* inepties N’offre-t-on pas au public ies charmantes causeries de l'abbé Llewellyn sur les fables de La Fontaine ?On pourrait facilement trouver d autres conférencier» qui posséderaient, sinon cette manière poétique et infiniment agréable de causer, du moins un esprit d une autre dimension que celui de M.Laurence.Ce ne doit pas être si difficile ! * t» * Histoire naturelle comparée il LL MOUTON.— L.Cj encyclopédies et les livres savants ne parlent jroint du mouton laurentien.C’est un tort, nous semble-t-il.A I encontre du lièvre, le mouton n'est pas peureux.Cela lient à des impondérables, penserez-vous.Mais non.c est < lair.Le mouton laurentien ignore la peur jiour la raison qu il n est jamais dans l'occasion d avoir peur.Il ne pense point, ne désire rien, et ne remue que rarement.Il obéit, i] suit.Ce sont les Irergers qui pensent pour lui, désirent |>our lui, et le font remuer pour leur profit.Paix mes brebis!.Ce qui caractérise le mouton laurentien, c’est la confiance qu il a en ses bergers, en ses pasteurs.1! ne discute jamais, accepte tout.Un certain nombre de lois jrar année, il se laisse généreusement tondre par scs pasteurs: sa laine tomlre par terre et reluit au soleil comme des pièces d’argent.Les pasteurs s’en emparent, vont la vendre et gardent les revenus.Dans tous les pays du monde, les pasteurs font la même chose, mais c'est en Laurentie, croit-on, que ce commerce paie le mieux.Le mouton laurentien est content d'être mouton; il se sait privilégié d'être si bien vu dans les milieux bibliques: un grand Précurseur ne prit-il pas comme compagnon un de ses semblables?Emblème de toute une race, le mouton laurentien est généralement conscient de sa supériorité.Il le proclame volontiers et, au besoin, en ajipelle à ses pasteurs.Ces derniers le flattent et disent comme lui, car ils ne pdtdent point de vue les profits qu'il leur apporte.Parce que «es pasteurs le flattent, le mouton laurentien est fier de ses pasteurs et, par occasion, se montre agressif si quelque méchant loup fait mine de les attaquer.Pasteurs enrichis et brebis tondues sont donc également heureux: tout va bien en Laurentie.P.G.Les Amis de l'Art Four que ta poénle de l'art se mêle à la poésie de Noël.Nous conseillons à tous no* membres de ne pa» oublier durant les vacance*, la littérature, la musique et la peinture, et nous leur fnisons les suggestions suivantes.Donner des livres à vos amis, le cadeau dont on ne se lasse jamais.le cadeau durable et profitable qui est aussi un hommage de celui qui l'offre à celui qui le reçoit.Visiter les expositions de peintures qui se tiennent, à l’occasion de Noël, chez les principaux marchands de tableaux, notamment à la Dominion Gallery, à l'Art* Club et à l'Art Français.Faire de la musique, Inviter à vos réunions de jeunes artistes, organiser chez, vous des auditions de disques, des causeries sur la vie et l'oeuvre des grands musiciens et chanter, chanter en choeur, au foyer, les vieux cantique* de Noël et les belles chansons venues du doux pays de France.Suivre attentivement nos émissions radiophoniques: Tous les mardis, à CBF.de 5 h.30 à 5 h.45 tous les samedis, à CKAC, de 12.30 à 12.45, tous les jours à CHLP, de 11 h.à 11 h.30.A tous les directeurs et directrices, à tous les professeurs et étudiants, l'Association des Amis de l’Art offre ses souhaits de joyeux Noël.Profiter de la période des vacances pour aller voir et entendre, au théâtre His Majesty'*, en matinée.du 1er au 7 janvier, le premier film-concert nvec José Iturhi: "Adventure in Music”.Sur présentation de leur carte de membre et d’une carte spéciale, échangeable au guichet du théâtre III* Majesty's, les Amis de l’Art pourront assister à ce spectacle de choix.Cette carte spéciale peut A besoin D'AIDES BÉNÎVOlis (fOUS Adressez-vous au plus proche centre de la CROIX-ROUGE ou -signalez PLateau 17 5 1- Gracieuseté du journe.1 LE JOUR être obtenue en s'adressant à un représentant de l’Association, ù la directrice ou au dlrcvteur des maisons d’enseignement.Pour tout renseignement s'adresser à 1097, rue Bcrrl, Tél.: Be.3357.(Communiqué) Montréal, samedi 23 décembre 1944! NEIGES et CENDRES & Joséphine 5 C'fitait, c'était, c'était.;e ne me souviens plu», Aux joui» évaporé» de» époque lointaine», Oii l’hiver, et •/» ch tens et ses chevaux poilus, Ne» hommes en bonnet, ses femmes en mitaine», Emerveiilaieqt no» yeux de petiot» joufflus; Où la lie était douce autour du poêle rond, A regarder le y ivre enluminer le» ylace», An rarrasnnt le chat qui roulait son ronron, Avant daller coucher au creux de se» paillasses Les rives enfantins qui nous brûlaient le front; Ou la guerre n'était qu’hlstoire de vieillard, Mêlée au conte du Petit Chaperon rouge, Que l'on nous racontait par les soirs de brouillard p:t qui, tard dans la nuit, lorsque rien plus ne bouge, Transperçait no» sommeils d'un affreux cauchemar; Où le père Xoé'l venait mettre en nos bas Des cornets de bonbon», des jouets mécaniques, Des fantassins de plomb armés pour les combats, Et, dans ceux de nos sreurs, des robes, des tunique» Et la blonde poupée en tulles et rabais.Héla» ! pour nous, t ieillis, ces jours-lâ, ne sont plus Que vestiges épars flottant à la surface Des eau ' languides que repoussent les reflux; Et sur ce» chers débris tiendront, quoi que l’on fasse, • S’amonceler It» cendre» des uns révolus.ht décembre tari llt-nri SMITH LA TEMPÊTE DE TORONTO Da tempête de neige de la semaine dernière a été particulièrement violente à Toi onto et Jans le voisinage de cette ville.Des routes étaient bloquées, et le transport par tramway et par autobus se trouvait paralyse.En de telles conditions, presque chacun dut avoir recours au téléphone.Da Compagnie de téléphone fit rapidement les arrangements nécessaires et 200 de ses opératrices se virent assurer des occomodations pour la nuit dans les édifices de la Compagnie et duns les hôtels situés à proximité des centrales téléphoniques.Comme il arrive si souvent, le service de téléphone, auquel on peut toujours se fier, fit beaucoup pour être à la hauteur de la situation.Une communauté ne se trouve pas entièrement désorganisée, aussi longtemps que les gens peuvent converser entre eux.Il y eut danger pour un moment, que l'usage excessif du téléphone ne débordât le mécanisme du bureau-chef, mais le public se rendit rapidement aux appels qui lui furent adressés par radio, "d’éviter les appels téléphoniques non nécessaires”.Cette expérience a servi à démontrer une fois de plus combien le service téléphonique est devenu Indispensable à la communauté.avis 11E m:qt i:tk roiu divorce AVIS est par le* présente» don-» que U AMU VIOLET REACH, d, .» Cité de Verdun, district de'.Montréal, dan» la province de Qutbw épouse, «adressera au Parie nu ai du Canada à nu présente ou t ,j prochaine session, afin d'obten r un >4111 de Dlrotce d’avec époux.CORNELIUS JOSEPH jjÿ.UKD1TH, major, lie la Cité et de-trlot de Montréal, dans la provij.ce de Québec, et Jirêseuitement av», "armée canadienne, au-delà dti mer», pour cause d'adultére Daté a Montréal, dan» ;a provint, de Québec, ce Hlème Jour de novembre 1944.SAMUEL MOSKOVITCII, Procureur de la requérant, 4 23 rue Mayor, »uite !, Montréal, Qué.Procured- de* la Requérts*» AVI» DE REQUETE POUR DIVORCE Av!» est donné qu» WILLIAM BERNARD McCARHICK, électricien de la cité et district de Mont» réal.Province de Québec, demie dera au Parlement du Canada, i ,» prochaine session, un acte de d-vorce d'avec sa femme, DAME IRENE M A V CAMERON McCAR-RICK, de la cité et district is Montréal, Province de Québec, pour adultère.MONTREAL, ce îlièrne jour de novembre, 1944 ALEXANDER A USHER, Procureur» pour le requérant, 276 St-Jacque«.oueet, Montréal 1, Qu».Le Vrai Chez-Soi Hôtel St-Regis 392, RUE SH K H BOURNE RA.4135 TORONTO m «ai LE PINGOUIN IMPERIAL CHAMPION-JONGLEUR LE PINGOUIN IMPERIAL NE CONNAÎT PAS LA TERRE.IL VIT DANS LES GLACES ANTARCTIQUES, À 70* SOUS ZERO.SES OEUFS ET SES PETITS A PEINE NES NE DOIVENT JAMAIS VENIR EN CONTACT AVEC UN LIT DE GLACE.LA MERE LES PLACE DONC SUR SES PATTES LES PROTEGEANT DE SES PLUMES ET DE LA PEAU LACHE QUI LUI PEND AU-DESSUS DES PATTES.ELLE PEUT SE GRATTER LA TÈTE PENDANT QUE L'OEUF OU L'OISILLON REPOSE SUR UNE SEULE PATTE.ELLE ESCALADE DES ROCHERS SANS ECHAPPER L'OEUF.ON L'A MEME VUE COMBATTRE DES OISEAUX DE PROIE L’ATTAQUANT DE TROIS CÔTES SANS LAISSER L'OEUF TOUCHER LA GLACE.LE PINGOUIN NE NOUS ENSEIGNE-T-IL PAS MERVEILLEUSEMENT A ASSURER L'AISANCE ET LA SÉCURITÉ FUTURES DE NOS FAMILLES.NOS OEUFS À NOUS, CE SONT LES 0BLIGATI0NS.DE LA VICTOIRE, LES TIMBRES ET LES CERTIFICATS D'EPARGNE DE GUERRE.CONSERVONS* LES AVEC AUTANT PE SOIN ET D'INTELLIGENCE QUE LE PINGOUIN JONGLEUR CONSERVE ET PROTÈGE 5Pi PROGÉNITURE. ¦wwbbmbbbmwwmbmwi Montréal, samedi 23 décembre 1944 LE JOUR Page 7 FILM SUR LE CIRQUE AU SAINT-DENIS j Propos sur l*nrt ' r hT- LouKe CARLKTTL Guillaume de SAXE rt Fabien I.OJUS, dans un.- Mène du film "LES GK.NS DI VOYAGE" dès samedi au Saint-I)rnU.LES COMPAGNONS À QUÉBEC Les Compagnons jouaient samedi dernier à Québec dans les Fourberies de Scapin.Il y avait matinée et soirée au Palais Monterîm.Les représentations se donnèrent luus les auspices des Etudiants de Laval.Cette tournée dans la région de Québec a été précédée d’une série de représentations aux Trois-Rivières (Théâtre Capitol) et à Chicoutimi (Théâtre Capitol).Aux deux derniers endroits une foule enthousiaste a ménagé un accueil de grande classe aux Compagnons.Ceux-ci ont dû faire le voyage à Chicoutimi par avions afin de gagner du temps entre deux programmes à la radio.Les Compagnons mettent u l'affiche de l’Ermitage pour les 17, m.20, 21.23 et 24 février "Le Pauvre sous l’escalier", du regretté Henri Chéon.Cette série de représentations sera réalisée connue une sorte 1 KHI PICASSO par Irène Legendre T*» mÆm wss h L’hon.sir THOMAS CHAPA1S, ministre dans le cabinet Duplessis.conseiller législatif et sénateur, dont les Editions Bernard Yallquctte viennt de rééditer |e “Cours (l’Histoire du Canada" en huit volumes).Les quatre premiers tomes sont parus; les quatre derniers paraîtront d’ici Noël.Cet ouvrage fait autorité pour la période qui va de la Conquête du Canada jusqu'à la Confédération.Parler "peinture moderne", c’est provoquer cher le public quelque réflexion de ce g-nre: \ ous ne vous ferez pas croire que les unie.i.\ de Picasso sont beaux.Voyons! des déformations grotesques, un oeil au milieu du front, un nez de face et de profil en même temps, c'est un peu fort.Nous voulons admirer de belles femmes, non des monstres." Pour lui.la peinture moderne, c'est Picasso et Picasso, c est l’horrible.11 faut accorder au public qu’il a du gros bon sens.S’il ne sait pas discerner le côté pictural de l’oeuvre, s’il se trompe le plus souvent sur sa valeur, il a du moins le sens du ridicule, il dira d’un tableau: "les couleurs sont belles mais je n’y comprends rien", et d’un autre en hochant une tête perplexe ou en riant à gorge déployée: il veut se moquer de nous." Je n insisterai pas sur le fait que l’artiste ne sc moque jamais.S’il en était ainsi, serait il aussi souvent blessé, éprouverait-il une telle sensation d isolement l\ entendre les réflexions inconsciemment stupides qui se font autour de lui?Etudions la carrière de Picasso, voyons pourquoi il est le prototype de la peinture moderne, pourquoi sa réputation a fait tant de bruit?D abord ce qui nous frappe en examinant son oeuvre, c’est son esprit de recherche.11 sen défendra avec énergie: "On m’accuse, dira-t-il, de différents péchés dont le plus grave, celui qu’on prétend être le principal objectif de mon oeuvre, est l’esprit de recherche.Quand je peins, c est pour exprimer ce que j’ai trouvé, non ce que je suis en train de chercher.En art, les intentions ne sont pas suffisantes et comme nous disons en espagnol: l’amour se prouve pur des faits, non par des raisons.Ce qui imporlc est ce qu'on fait, non ce qu’on compte faire."Nous savons que l’art n’est pas la vérité.L’ait est un mensonge qui nous fait réaliser la vérité, au moins la vérité qu'il nous est donné de comprendre.L’artiste doit savoir convaincre les autres de la vérité de ses mensonges.Si dans ses oeuvres, il montre seulement qu'il cherche et recherche la manière d’exprimer scs mensonges, ils n’accomplira jamais rien."L'idée de recherche a souvent faussé la peinture et conduit l’artiste à se perdre en élucubrations mentales.Cela a peut-être été le tort principal de l’art moderne.L'esprit de recherche a empoisonné ceux qui n’ont pas pleinement compris tous les éléments positifs et concluants de l’art moderne et leur a fait essayer de peindre l’invisible, par conséquent ce qui ne peut être peint." Qu’il le veille ou non et en dépit de la justesse de son argumentation, Picasso a cherché toute sa vie.Assimilateur par excellence, il a puisé dans toutes les richesses accumulées et s’en est servi en virtuose accompli.Qu’au point de départ on subisse certaines influences, personne n'y trouvera h redire.C’est le marchepied nécessaire duquel on s'élance pour prendre son vol.Mais si, ayant pris ce vol, on revient chercher à droite, à gauche, partout un point d’appui, cela devient tragique.On a beau avoir une force splendide, une audace sans limite, l'aventure n’en est que plus lamentable.Car en art.dans tous les arts, il faut avoir quelque ihose à dire.Et quand on a trouvé comment le dire, il faut perfectionner ce langage, aller jusqu’au fond de ses possibilités, en extirper tout ce qu'il faut pour le rendre plus profond et, par la.plus universel C'est en tirant tout le suc de sa propre pensée, en s’élevant toujours plus haut dans l'expression de son idéal, que 1 artiste atteindra le grand ar', celai qui se fait comprendre dans tous les siècles puisque l’essence de l'homme ne change pas.Au début de sa carrière, Picasso est influencé par Renoir, Cézanne.Toulouse-Lautrec.Puis ce sont les périodes bleues, roses, arlequins, nègres.Il fonde ensuite le cubisme avec Braque.Il retourne au classicisme avec du gréco-romain.Il revient au cubisme avec plus de force.Puis c'est la période "Ingres": enfin il navigue entre le cubisme, l'abstrait, le surréalisme et arrive à cet "horrible” qui est presqu une dépravation du goût.Tous ces styles différents, ce tintamarre qui entraîne la jeunesse artiste derrière lui, cette audace désiquihbrée ont fait de Pablo Picasso le plus célèbre représentant de l’art moderne contemporain.Pourquoi Picasso a-tll tant cherché, pourquoi est-il sans cesse à l’affût d’un nouveau problème à résoudre?Si nous nous reportons au début de sa carrière.si nous examinons avec attention les périodes bleues, roses, arlequins et grecques, ses plus belles et où il est plus facile de le juger, un fait apparaîtra, évident: Picasso n trop de talent, trop de facilité.J'ajouterai même ceci qui surprendra sans doute: il fait trop "joli".Mais ce mot, appliqué à Picasso, est bien difficile «i expliquer.Je le tenterai cependant en autant que faire se peut.Prenons quelques-unes de ses oeuvres: "Femmes effrayées au bord de la mer", "Mère et enfant", "La toilette" rt com-parons-les avec les madones de Léonard et de Raphaël; ou, si nous préférons, opposons-le â Delacroix puisque ce sont là deux grands romantiques.Quelle grandeur émouvante ou tragique chez les uns et quelle habilité magnifique chez l'autre! M.iis dans cette habileté, on sent plus la souplesse du crayon, le don inné de l’artiste trop sûr de lui-inéine que les traces d’un combat ou l'homme est toujours vaincu.Il n'a ni l’inquiétude intellectuelle et si profonde de Cézanne, ni le tourment douloureux de Van Gogh.Il est énorme et il est pauvre.Pauvre de n’avoir rien trouvé, ayant tant cherché; pauvre de tant d'efforts à éviter ce "joli" qui l'a fait tomber dans "l'horrible”.Et < et "énorme" nous empêche de nous attacher à lui comme a d'autres, plus humbles, qui ont dit te qu'ils avaient à dire.Picasso a-t-il réalisé sa déficience, a-t-il compris qu’il portait le poids de la fatalité d'une l'foquc.Nous ne saurions l'affirmer.Il restera cependant, non pas par le meilleur de lui-même qui, seul, aurait suffit à sa gloire mais puisqu'il l’a voulu ainsi,’comme l'image la plus curieuse de la force, de la confusion, de l’incertitude du temps, Irène LEGENDRE IRÈNE LEGENDRE jTAOHfiûfaê program ni «" «I.hiMp * / Mu\ U CMF-DG€üV»l JlÀH ttiÇHf P*n Palace “Laura” Gene Tierney, Dana Andrews et Clifton Webb, sont les vedettes du film de la Twentieth Century Fox, "Laura” qui prendra l'affiche vendredi au Baluce.Ce film est un drame psychologique dans Icq rel évolue un étrange couple d’amoureux.Le scénario décru i amour qu’éprouve un homme pour une femme qu'il n’a jamais vue et comment cet amour entraine des incidents très déplaisants pour la jeune femme.Dans le roie de Laura, Gene Tierney tient le meilleur personnage de sa cari.ère cinématographique et ce rôle la consacre comme artiste dramatique de grande classe.Dana Andrews, joue un rôie complètement différent de ceux qu'il a tenus jusqu’ici.Capitol “Marriage Is A Private Affair” "Marriage is a Private Affair avec Lana Turner, James Craig ct John Hodiak.prendra l'affiche vendredi nu Capitol.Ce film, adapté au cinéma d après le roman de Judith Kelly, est l’histoire d'une jeune femme frivole, personnifiée par Lana Turner, qui prend un chemin tortueux pour arriver a l'amour et au bonheur.Mais la na.fi-sance d’un enfant lu: met un peu de plomb dans la tête et le jeune roupie est enfin heureux.Frances Gifford.Hugh Mar owe, Natalie Schafer, Keen-.n Wynn, Herbert Rudley.Paul Cnyanaugh.Morris Ankdum, Jane Green et Tom Drake font aussi partie de ia distribution.A'oiu croyons que nos leclcurs aimeront à avoir quelques notes sur l'auteur de celte série d ai tides sur l’art.l)e 1929 à 1932, elle cludic le dessin ct la peinture à l'école des Beaux-Arts, à Québec.1933 premier voyage en Europe où elle visitera les grands musées de Londres, Paris et Bruxelles.1936 deuxieme voyage en i rance.Entre temps, sous le nom de Renée Cen, elle public, à Québec, des critiques d'art.FJIc part ensuite pour Nctv-Yorl( où elle restera cinq ans.En 1939 et 1940, elle travaillera avec.Alexandre Archipenko, sculpteur cl peintre rime de réputation internationale et exposa a à la galciic Ardcn avec un groupe.En 1941 et 1942, elle obtient des octrois du gouvernement provincial ct continue ses études à Nch’-Yorl( sous la direction d'Amédcc Ozenfant, giand peintre français, fondateur du "Purisme", Nous pouvons troue à bon droit, qu'avant lono-temps, elle, nous offrira une exposition individuelle de.ses oeuvres.LANA TURNER au CAPITOL t •HHIN IIODIAK et I.\N.\ Tl KM It dans une scène d» ’¦marriage is \ riuv\ ri ; \u \iu\ “Madeleine et Pierre 45” un spectacle sans pareil Un spectacle rapide, où le dra- mit assisté nu tqieclncla do l'un mntlque alterne avec lu comique., une féerie merveilleuse, telle qu’on n’a Jamais vu à Montréal îles décora Inoubliables, conçus par Alfred Pellun.le grand peintre canadien qu’on a appelé "l« magicien des couleur»"., du la musique d'André Mathieu, le Jeune compositeur ta nadlen-fiançala de mionimée Intel nationale .voilà ce qu'offre au public 1" spectacle "Madeleine et Piono 45" qui sera à l’affiche du Monument National à partir du 27 décembro 1044.André Audut, auteur et metteur en «cène, s'est encore surpassé cetto année et son spectacle prie .net d’etre un triomphe sans précédent.El, pourtant, tous ceux qui dci nier *, Laughton.- March, Joue le rôle d'un patricien • 'lenr.e, r.-!a L.ar,dl.! «e déroulent a i’amph:-dan» lesquelle» on vol’ ’"irs aux pr = * avec 1er , ' si r‘ r\ r* y (»}¦] r non** de lort'jztê u oui DÉBAT flous le «igné du théâtre: Voila la devise d»-» Chevaliers d- : i Gueule.Après un succès fantastique lors du débat ’’Moustache ou Rase", nous nous faisons un d meute de rajroulanU, ont t«’«t ; ver «pi'il n'est pas mi-n.hre J.fait «le reconnaître l’invimiifiau-1 l’Ordre de Jacques t artier re «Je cette affaire.C'est à rai- Nous en avons «le» |,r, son «|u ils font fi de tous les |»r«;jugés qui animent les dirigeants de l’Ordre de Jacijues (.artier.Celle Chevalerie mal ! famée, en |ilus de ses membres sincères et dévoués, recèle nom* POUR L’UNITÉ CANADIENNE Le TORONTO GLOBE AND MAIL publiait dans son édition de vendredi, 15 décembre, une lettre de son correspondant de guerre Ralph Allen, sur ’ ! opmion des militaires canadiens.L’un de ces militaires.le canonnier D.Miller, s’exprime ainsi: "A titre île soldat de tangue anglaise, je puis proclamer l'admiration que nous poitons il nos eumarudtss de langue française.Pourquoi la camaraderie de la bataille ne se changerait-elle pas en unité nationale complète nu Canada, quand la paix sera revenuet" Le sergent quaticr-mailre R.W.Morton est fier de sa nationalité: "Iai renaissance de la pensée canadienne doit mener les gens d cioire au canadianisme, à penser et «t dure se/on le canadianisme.Nos gens doivent se rendre compte que la grandeur présente et future du Canada exige les bases les plus solides.La 1 grandeur future de n'importe quelle nation ne peut avoir de base plus solide qu'une intense fierté nationale.Bien plus, il ne peut y avoir de giandeur sans cette fierté.’' comprendront toute l'étendue du courage manifesté par AJ.Bt-lsiurent, A la Chambre des Communes, mercredi dernier.Les faits prouveront la sagesse de sa décision.La montée du Canada de l'état de colonie il celui de pays indépendant s’est fuite vite; mut* plus rapide encore a été la poussée de la civilisation occidentale vers lis précipice au bus duquel il n y aurait plus que ruine.C’est la reconnaissance de ce fait qui illumine de tant de clarté le discours du ministre de la Justice.A l'avertir, tous les Canadiens devront être prêts A réunir leurs forces pour faire face aux.dangers et aux vicissitudes qui peuvent les assaillir.Il non* faut adopter les “vérités léelles’’ soulignées par AI.St-Lauient si nous coûtons vicie comme nation.” ¥ ¥ ¥ "LE CANADA DOIT SE GARDER” — L idéal de l’autonomie canadienne est fort vivant chez plusieurs journalistes anglo-canadiens.Lundi, e ^.décembre, 10TIAWA CI 1IZEN commentait l’intervention britannique en Grèce et rappelait que nombre de publicistes anglais ne la prisaient guère.L éditorialiste souligne: de Jucquf avons «Je» écrasantes.Nous les fourniront à I occasion avec «I aiiln-» J,, tails d’un incroyable intérêt |>our les autorités de 1(1.niai, surtout pour les autorité.(.«T|î.siasliques.IvSOR LONDRES.— La gratitude des Londoniens, dont les maisons furent endommagées par le nouveau blitz, envers les constructeurs qui travaillent si fort pour rendre les LONDRES — A la dat« du octobre, les Autorités du Trarupoit de la K.A.F.ont ramené au Kojiu-mc-Unl pas moins de 40,000 bleu ¦ du théâtre de guerre du fror,: Ouest.Ces cas d'évacuation par t.¦ - i- “-“.“"'‘''ii c maisons habltales, fut exprime par représentent 36 pour cunt du non.-.- - bre total des blessés transport*.) Le sujet de la lettre du correspondant Allen est une enquête menée parmi les troupes combattantes par le journal: 1 he Maple Leaf”, organe des Cana- diens sur le froit Ouest.L’enquête posait la question: Quels changements voudr:ez-vous voir s'opérer au Canada après la guerre?” Les cinquante-cinq premières réponses préconisaient: une amélioration de 1 instruction publique, une plus grande mesure d’unité nationale, des services sociaux plus étendus, surtout pour la protection de la santé, de meilleures habitations, la lutte contre le chômage et diverses autres O V mus ÉCRIT Québec retourne à l'inquisition sur les relations entre le gouvernement fédéral et les provinces.¥ ¥ ¥ Elmore Philpott, dans sa colonne "As I See It” de 1011 AWA CI I IZEN, du 15 décembre, traite des relations entre Canadiens de langue française et Canadiens de langue anglaise: "Il n'y a qu'un moyen pour les Canadiens de vivre ensemble en harmonie.C'est que tes deux éléments de la nation respectent l'esprit et la lettre de ta constitution.Cette constitution reconnaît certains droits bien spécifiés «i ta minorité canadienne-fiançaise.Si les Canadiens français étaient asses aveuglés pour déchirer la présente constitution du Canada — une nouvelle constitution serait rédigée.Il n'y nu>ait plus alors d'obligation morale, de la ' part île la majoiité, de respecter une entente qui - | aurait été répudiée par la minorité, laquelle jouissait C" i éducateurs I privilèges garantis par cette entente.Dans un tel cas, je, suis convaincu que la nouvelle charte instituerait mi système national d'instruction publique, libre de tout contrôle délicat qui donnerait A « haque enfant le riioit d'apprendre l’anglais aussi i bien que le français.” ¥ ¥ ¥ Le discours du ministre de la justice, l’hon.Louis St-Laurent, continue de soulever les plus élogieux commentaires dans la presse canadienne.Le WINNIPEG FREE PRESS lui consacrait lundi, le I I décembre, un long éditorial dont nous extrayons ! les passages suivants: “Trop peu de Canadiens de langue anglaise “Le Canada a raison d'itre sur ses gardes contre cette tendance (d’intervention) de n’importe quelle nation associée, qu’elle appartienne au Commonwealth britannique ou non.Il serait inquiétant d’apprendre que des troupes canadiennes servent à combattre Us andins guêrilloj grecs — même s’ils sont ce qu en dit M.Churchill, dans «on style mimi-table “une bande de montagnards et de paysans." Et I auteur conclut ses remarques par le paragraphe suivant: “La paix dans le monde, après cette guerre-ci, reposera surtout sur une démocratie libérale et attentive.Il fa ut que l’opinion publique soit bien renseignée sur les relations internationales — et avec indépendance même «i l'égard de puissantes personnalités politiques, tel M.Churchill.Il peut lui-même commettre des erreurs.Le libéralisme vigilant des Britanniques se manifeste actuellement au sujet de la question grecque.C'est km signe réconfortant.” ¥ ¥ ¥ L.e FUNDY FISHERMAN de St-Jean N.-B.publiait récemment un vigoureux éditorial intitule Financing Peace (le financement de la paix) dont nous extrayons quelques passages: “Lue guerre peut se perdre faute d'hommes et île matériel, mais jamais faute d'argent.Il eu est de même de la paix.Aussi longtemps que notre pays possédera en abondance les choses essentielles, c est-A-dirc les hommes et le matériel, nous pouvons aller de l’avant et développer ce pays A la limite de ses ressources.C’est ce que désire l’immense majorité de nos concitoyens.Tout système de finance qui sen tient aux méthodes désuètes devra être modernisé."Y a-t-il quelqu’un qui s'attende de vivre nu Canada, maintenant ou plus tard, alors qu’il n'y aurait pas mille choses utiles A accomplirt Si quelqu'un pense de cette façon négative, il fait mieux de s'éveiller.Le mythe que la monnaie so'.t un obstacle .insurmontable sur la vo e du progrès nous vient simplement de l’ignorance ancienne.Le pays se doit de marcher vers de plus giamies et meilleures réussites.“Le financement de la guerre n’apporte aucun dividende, sauf de nous conserver le mode de vie qui riant est cher; mais dans te financement de la paix il y a de tiès substantiels retours matériels, parce que le développement d’un pays en temps dé paix ajoute chaque année A la richesse de ce pays." le Ministre de ta Santé, Mr.Will ink.II fit mention des milliers de constructeurs qui vinrent des provinces donner de laide dans les travaux de réparation, des forces armées, et de la Garde Métropolitaine qui leur aida le soir et pendant leurs fins d esemaincs.Mais les Londoniena restent le principal centre, travaillant 7 jours par semaine.Avant l'attaque de bombes bes volantes, un bon mouvement d'avance était en progrès, annonça Mr.Wllllnk.Le travail fut complètement achevé sur 110,000 maisons tandis que le travail de conversion et d'adaptation se continuait.* par avion et par bateau depuis < jour D (6 juin).Les blesses ram .nés par les Autorités du Transput ! faisaient surtout partie des troupe britanniques, y compris un pet • nombre de marins et d aviateur-mals le chiffre de 40.000 compter.: aussi des blessés américains et d'-utres Alliés.IcONDRES — Surrey, un d catlon de cette industrie.Une pio-priété de 600 acres située près c* Guildford fut désignée pour c.-institut, dont le coût initiai e.: estimé à Î132.900.Les Mots C OIS wROISES OU par TITTLÏT J OUR 7 8 9 10 11 12 13 11 15 LJL 1 i ujau rnaî n il A' b ! (i r i J M i Ul_j ?i jlu j jo t n ra M * c i ?Gone JLU ¦ UJÊJ m rwr 3 ! 1 1 ¦ L LD1_T! ?¦?CD * ! 8 i Ê f j ÎM l®jG Il 1 ij Cü-uaa L Cl.Lfl l!M ;¦ « ' 1 D».' 1 a i ZK 1 ¦L r .m t g n UJ r —^ i ?i -CL'lLF BZCZZ LLU w « •> —1 ! 1 l! • 1 F'."' “Fl Q J ' *?! l_j nn .iio::r/.Dvrvi.KMi:vr 1 -qui :« «1- .,1,.|„ nutivlt.du G h ri st — Interjection ma | - • • • | i • ( • .la 11 .r t! — S nu .i- t r:»é.3.—Iiwt» ivu.;«fa'retn.-et fournil lil.i t.lu ” — lîro.-i hum;*- Iconj.— ,\ iisorltlc- — iv.v«rb*.mr.x'.nie — Kn —Clief-lleu de canton (liératiiti de Québec, le 8 déc.M.Jean-Charles Harvey, Montréal.Cher monsieur, r’ouri-nl, le commis gardait son .¦ _ -.r- .air sombre.J’allai jeteu un coup.'11" pl'a|^"'cl!J,cun « nos ™ou' , Et.'°'>a! Excusez-moi d avoir où d'halr- VC2nent?* 1^ous devrons faire j abusé de votre temps et de ne vous «or m-; • i•’ •comme autres: étrangler dans ; apporter que des plaintes.Nous I d'oeil tude.sur le comptoir se trouvaient les comme les autres: étrangler dans ! apporter que des plaintes v avait bien du Delly, dÜMTgaü.i'T* !" dc ^ dc ' -* • • - 8 • ! protestation, ou bien crever.Deve- étouffons! notre voix ne peut être bien éloquente.JD.(A A: ; Je voudrais vous faire part d’un ; du Dckobra même, mais Martin du ; « , , - fait extraordinaire, incroyable cl Gard.!e "mauvais", avait disparu '7 , c5clavcs :oumis Par’ dune tristesse indicible.Voici en ! le me renseignai: ce qu’il m’avait1 JVnC COn‘,enJ car-Jc îlur,era,s, quelques mots comment se situe i dit était !a vérité 11°ut' la ««Koçur qur m étouffé, j l’événement, car c’en est un etf - , Bntler Martin du Gard.A Québec, combien svmplomalrque! M’étant ! COiin i' « ^ ‘"V'’! ^ous ^îvez avoir 'a procuré déji le.qL„ p„m”! û ,'v!o ' T “T/,"'' ! * «.croi.e: jc ne peu, pu) volumes des “Thibault” de Martin 1 ordres du ^abon”' v"*3’ Ie cro rc mo,-mème- tellement c’est1 du Gard, j’appris que la librairie P ’ Nous ^.fantastique.Mais, comme le disait c.e*':»,* ¦» « w seaux volumes de celte chronique, désabusé ou cvn-mir ^n'^k S P.Y *,re tlonnt: c naturel; c est Comme mes moyens d’étudiant ne ! Voilà où nou* en «ommes AQuéîS:' i !,aboUÜS1,aP,I naJVrel d’un é.tat.d.c i me permettaient pas l’achat tmmé- ; Brûler 1-s chefs-d'œuvre Brùïr'î'k'5 dfplorah e.ma» rrreme-; d;at des livres, j attendis quelques un Prix \'oS?l d» 1 «i-é M c 'ab.e.Irremediable, comme (ou,, c, c-c, hic, r= j, L U- ”nd„ du DeiLTScliJ^ du!" T T "t* ™ »! •entai à la librairie pour me les i Magali déformer !r rm'ii riLi ngt ans et qu on croit, qu on veut.procurer.Le commis se pencha vers i Vo^ dT ^ "H moi doucement et me dit.confiden-; ' ng;ren-e induc dvn- !» ! de 'rai‘, qiJ*Rd °" S50,t a a supre-1 .tellement: "Nous ne gardons plus j D» clt t V°iU Ia les "Thibault", nous avons jeté â! achèvent de déco rrager’ coS£| ! ' nOUi^[ la fournaise les quelque deux cents j ment leî jÏUnc5 et |„ mojns jeunes j>cra- Un aUfa P’tie de nous.Pitre, cinquante v olumes de cette série ; nui espéraient encore nous voir ?0r-1 de ces Jeune5 au san8 «oient, bouil-t que nous avions en magasin.Je.tir de ! abâtardissement intellectuel i l*bt- dont on enserre lentement le1 •ouris légèrement.La plaisanter.c où nous somme:.Nous espérons ?arrot pour étouffer toute la n était pas très drôle mais enfin’ .encore secouer le.- chaînes stupides - vigueur.= BULLETIN D’ABONNEMENT Tarif d’A bonnement au JOUR t an Canada — Royaume-Uni .J2.50 Montréal — Etats-Unis — Autres paya .3.00 Veuilles faire le service de votre journal A t mou Jî 50 2.00 •••••••a ••••••••• (écrire bien lisiblement) pour une période de t an — S mois (biffer l'indication inutile) A partir de Ci-joint ie montant de .dollars «X.(Payer par ctéou» eu mandat-poste) (Signé) N B - Les paiements doivent être faits par mandat-poste ou cheque affranchi p>\yable au pair a Montréal L'abonne ne recevra de reçu qua aur demande expresse.— rlranJ fleuv Chem n» bordé» — VIIV (1« IVla I.:•'•«(¦) — Itlv.||,.«lîiü-< i,- Ithr.n» — 1 (|U(- — I *0.-«Hç-fl », 7.—Art.rontractf ¦ l'eut 5 haut- v r\ «é rd- '«¦) S.— l-7iu co-i!; tier de Fraiiiv — mavnr.9.—Kxlstera — Kl!» al » — Capita'.- i rral — préfixe lndbiualit j ‘‘Ht ->n.11.—QueJ'tS dnt sfd.i.lï.- — x 1J.- —Qui «ù dét de : - Vdf chip-l«o‘ e nrl Vff 1' + * gag.va.vt nr.r.\ sktiaink dlrmurk: Henri Tranquille, 5663.ru.- f?t-Dcnts, McatTcal, P.Q.
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